La bixonimanie n’existe pas, mais des articles de blogs et des prépublications sur cette maladie inventée par une chercheuse en médecine ont suffi à tromper plusieurs intelligences artificielles conversationnelles et à s’introduire dans un article scientifique officiel, soulevant d'inquiétantes questions sur la vérification des données à l’ère de la démocratisation de l’IA.
Attention aux fausses images de la mission Artémis II autour de la Lune. Des visuels créés de toutes pièces par des intelligences artificielles sont diffusés sur les réseaux sociaux. Voici où trouver les véritables images de la mission lunaire de la Nasa.
C'est terminé pour deux usines à fakes. La plateforme YouTube a enfin pris des mesures radicales à l'encontre de Screen Culture et de KH Studio, deux chaînes qui cumulaient des milliards de vues. Comment ? En trompant les internautes et les médias avec de fausses bandes-annonces, créées par IA.
Le 3 décembre 2025, NewsGuard a publié une enquête sur le nouvel outil de génération d’images de Google, NanoBanana Pro. L’entreprise américaine, qui évalue la fiabilité des sites d’information, a voulu tester la capacité de cet outil à participer à des campagnes de désinformation… et les résultats sont édifiants.
Vous avez toujours rêvé de travailler dans l’IA, sans forcément détenir de compétences techniques en Data Science ou Machine Learning ? Découvrez tout l’intérêt de suivre une formation de Prompt Engineer, pour tirer profit de votre talent littéraire et de votre créativité !
L’intelligence artificielle générative est en train de révolutionner le monde de l’entreprise. Dans tous les secteurs, les outils comme ChatGPT ou MidJourney permettent d’automatiser de nombreuses tâches.
Si l’on peut redouter un grand remplacement du travail humain, cette technologie va aussi permettre une explosion de la productivité et stimuler massivement l’économie.
Toutefois, comprendre la façon dont les modèles de langages comme GPT se comportent est tout un art. Même les plus grands experts techniques ne sont pas forcément capables de maîtriser ces IA.
C’est la raison pour laquelle les personnes capables de communiquer avec ces outils sont désormais très recherchées en entreprise. On les appelle les Prompt Engineers, et le salaire pour ce métier peut dépasser 335 000 dollars par an…
Qu’est-ce que le Prompt Engineering ?
L’ingénierie de prompt est une puissante méthode pour optimiser les résultats produits par les IA génératives comme ChatGPT ou MidJourney.
Cette discipline consiste à créer des prompts efficaces, telles que des questions ou des instructions, afin de diriger le comportement et la production des modèles IA.
Elle implique de créer des prompts précis et complets, minutieusement structurés, permettant aux utilisateurs d’obtenir exactement les résultats souhaités.
C’est en 2017, avec l’invention des Transformers par Google, que le Prompt Engineering a pris son envol. Ces modèles de langage d’un genre nouveau se distinguent par leur compréhension du contexte et leur adaptabilité.
Il est possible de les pré-entrainer à grande échelle et de leur apprendre à représenter les mots et les phrases en contexte. Cette innovation a notamment permis à OpenAI de créer GPT (Generative Pre-Trained) en 2018.
Dès lors, les chercheurs ont commencé à user de techniques d’ingénierie rapide pour diriger ces LLM (larges modèles de langage). Différentes approches et stratégies ont été expérimentées.
En guise d’exemple, on peut citer la conception de prompts riches en contexte, l’utilisation de templates basés sur des règles, l’incorporation d’instructions, ou l’exploration de techniques comme le prefix tuning.
Le but était d’étendre le contrôle, de limiter les biais et d’accroître les performances globales des modèles de langage. Au fil du temps, l’ingénierie de prompts s’est popularisée parmi les experts en NLP et les programmeurs à travers des publications scientifiques, des forums de discussions ou même des bibliothèques open-source.
C.A.R.T.E.L. et le raisonnement contrôlé
Toutefois, l’évolution rapide des modèles de langage, particulièrement avec l’arrivée de systèmes très puissants comme ChatGPT-5 en fin d’année 2025, a intensifié le besoin de structure. Ces modèles, plus exigeants et basés sur un « raisonnement contrôlé ». Ils requièrent désormais une « grammaire du raisonnement » claire pour activer leur plein potentiel et éviter les réponses génériques.
C’est dans ce contexte qu’émerge la Méthode C.A.R.T.E.L. (Contexte, Audience, Rôle, Tâche, Exemple, Livrable), une approche qui décompose la requête en six éléments logiques. Chaque composante, du rôle assigné à l’IA jusqu’au format exact du livrable attendu, agit comme un repère précis.
Cette structuration avancée permet donc à l’IA d’intégrer des nuances complexes et de fournir des résultats extrêmement précis et contextualisés. Cette tendance récente, met l’accent sur la « communication intentionnelle ». Et elle confirme que le Prompt Engineering est une discipline rigoureuse, allant au-delà de la simple clarté pour encadrer le processus cognitif de l’IA .
À quoi sert l’ingénierie de prompts ?
L’ingénierie de prompts est indispensable pour améliorer l’utilisation et l’interprétabilité des systèmes IA. Les avantages sont nombreux.
Tout d’abord, en donnant des instructions claires par le biais des prompts, il devient possible de diriger le modèle de langage pour générer les réponses souhaitées. C’est donc un moyen de contrôler l’IA de façon précise.
Il s’agit aussi d’une manière de réduire les biais dans les résultats, ou même de modifier le comportement d’un modèle de langage pour permettre à l’IA de devenir experte dans un domaine ou une tâche particulière.
Face à l’essor des outils d’intelligence artificielle au cours des derniers mois, certains considèrent que le prompting va devenir l’interface du futur. C’est pourquoi les entreprises recherchent désormais des experts capables de manier ces solutions à la perfection : les Prompt Engineers.
Qu’est-ce qu’un Prompt Engineer ?
Contrairement aux idées reçues, un Prompt Engineer n’est pas forcément un expert technique. Ce métier requiert avant tout des compétences universelles qui ne sont pas limitées au domaine de l’informatique.
Ainsi, l’essor de l’ingénierie de prompt ouvre la voie de l’IA générative aux personnes créatives avec une large diversité de compétences.
En janvier 2023, l’ancien directeur de l’IA de Tesla, Andrej Karpathy, affirmait sur Twitter que « le nouveau langage de programmation le plus à la mode est l’anglais ».
Et même si certaines organisations comme le Boston Children Hospital ont publié des offres d’emploi pour des Prompt Engineers avec plusieurs années d’expérience en ingénierie ou en code informatique, ce n’est pas toujours indispensable.
Par exemple, le site Business Insider a relayé l’histoire d’Anna Berstein : une rédactrice et assistante de recherche historique devenue Prompt Engineer chez Copy.ai.
De même, la startup Anthropic a publié une offre d’emploi pour un Prompt Engineer et encourage les candidats à postuler même s’ils n’ont pas un haut niveau de familiarité avec l’utilisation des Larges Modèles de Langage.
Pour cause, un bon Prompt Engineer doit avant tout compenser les limites de l’IA. Par exemple, même si les chatbots sont très bons en syntaxe et vocabulaire, ils n’ont pas d’expérience concrète du monde. C’est à l’ingénieur de leur prêter ses 5 sens.
Parmi les compétences non techniques que doit posséder ce professionnel, on compte la communication, l’expertise métier, la maîtrise de la langue, l’esprit critique et la créativité.
Certains experts s’interrogent sur la pertinence de rôle à long terme, car les IA génératives vont évoluer rapidement. Il sera bientôt possible d’obtenir de meilleurs résultats même avec des prompts minimalistes.
Pour l’heure, toutefois, il s’agit d’un métier en plein essor. Suivre une formation de Prompt Engineer dès maintenant peut vous permettre d’accéder à de nombreuses opportunités !
Comment fonctionne l’ingénierie de prompts ?
Afin de créer de puissants prompts, l’ingénieur s’appuie sur un processus méthodique. Il commence par fixer clairement le but ou l’objectif qu’il souhaite que le modèle de langage atteigne : complétion de texte, traduction, synthèse…
Dans un second temps, il définit les « inputs » (entrées) requis pour le modèle de langage et les résultats (ouputs) désirés.
L’étape suivante consiste à créer des prompts communiquant clairement au modèle le comportement attendu. Les questions doivent être claires, concises et adaptées au but visé. Ceci peut nécessiter plusieurs tentatives et modifications.
Afin de tester l’efficacité de ses prompts, l’ingénieur les teste en les donnant à un modèle de langage et évalue les résultats. Il cherche aussi les failles et modifie ses instructions de manière itérative pour accroître les performances.
Enfin, en fonction des résultats de ces évaluations, il calibre et perfectionne ses prompts par le biais d’ajustements mineurs.
Pourquoi suivre une formation Prompt Engineer ?
Le métier de Prompt Engineer est désormais considéré comme l’une des professions les plus en vogue dans le domaine de la technologie.
Les entreprises recherchent ces experts afin de les aider à entraîner et adapter les outils IA à leurs activités, afin d’exploiter toutes les possibilités offertes par cette puissante technologie.
De manière générale, la demande pour les professionnels capables de comprendre et de travailler avec les outils IA est en plein essor.
Sur LinkedIn, le nombre d’offres d’emploi mentionnant l’IA générative a été multiplié par 36 entre 2022 et 2023. De même, entre 2021 et 2022, le nombre d’offres contenant « GPT » a augmenté de 51%.
Or, certains de ces postes sont accessibles même aux personnes sans bagage technique. C’est donc une occasion rêvée pour commencer une carrière dans le domaine d’avenir de l’IA et de la tech.
Et les salaires peuvent atteindre des montants mirobolants. Par exemple, la startup Anthropic propose 335 000 dollars par an pour un poste de Prompt Engineer à San Francisco. Les candidats doivent avoir « l’esprit d’un hacker créatif » et « aimer résoudre des puzzles ».
De son côté, Klarity propose 230 000 dollars pour un poste de machine learning engineer capable de « prompter et comprendre comment produire le meilleur résultat » avec les outils IA.
Le cabinet de conseil Booz Allen Hamilton a proposé un poste de Prompt Engineer à 210 000 dollars pour les candidats avec plus de trois ans d’expérience dans l’implémentation des modèles de machine learning.
Même l’acteur Donald Glover cherche à recruter un ingénieur et un animateur de prompt pour son nouveau studio de création.
Ainsi, suivre une formation de Prompt Engineer peut vous permettre d’accéder à de nombreuses opportunités d’emploi hautement rémunérées et vous ouvrir de nouvelles portes pour le futur.
Les meilleures formations Prompt Engineer
Il existe déjà de nombreuses formations Prompt Engineer. Sur YouTube, beaucoup de vidéos de tutoriels permettent d’apprendre l’art du prompting.
Par exemple, Isa Fulford d’OpenAI et Andrew NG de DeepLearning.AI proposent une formation d’introduction très instructive.
Vous pouvez aussi découvrir des guides gratuits comme ceux de Learn Prompting. La plateforme PrompHero propose également un Crash Course en ligne à 99 dollars.
Les plateformes de formation comme Udemy et Coursera ont d’ores et déjà créé des formations dédiées aux Prompt Engineers.
En guise d’alternative, vous pouvez apprendre en autodidacte en étudiant les prompts prêts à l’usage sur des plateformes comme PromptHero ou FlowGPT.
Une tendance éphémère ?
Malgré la forte demande, certains experts pensent que l’ingénierie de prompt n’est qu’une tendance éphémère.
L’IA évolue rapidement, et pourrait vite devenir capable de générer ses propres prompts. Par conséquent, le métier de Prompt Engineer serait totalement inutile.
Ainsi, si vous envisagez d’apprendre cette profession, le professeur Ethan Mollick de l’Université de Pennsylvanie recommande de faire preuve d’une extrême prudence.
Selon lui, « il n’est pas clair que l’ingénierie de prompts va compter à long terme puisque les programmes IA deviennent meilleurs pour anticiper les besoins des utilisateurs et pour générer des prompts ».
De plus, « nous ne savons pas non plus s’il y a une compétence spécifique impliquée dans l’ingénierie de prompt où si elle requiert juste de passer beaucoup de temps avec les chatbots ».
Toujours d’après Lennon, « ce sont des métiers que seulement 500 personnes peuvent faire à l’heure actuelle, donc les salaires sont fous, mais dans six mois 50 000 personnes seront capables de faire ce job ».
Il estime donc que la valeur de cette connaissance est plus élevée aujourd’hui qu’elle ne le sera demain. On peut s’attendre à ce que les salaires élevés proposés à l’heure actuelle diminuent rapidement.
Plutôt que d’opter pour une formation en ligne payante, il peut donc être pertinent d’expérimenter par soi-même les larges modèles de langage comme GPT et Bard afin de développer sa propre approche du prompting.
C’est d’autant plus judicieux que les systèmes IA changent si vite que les prompts qui fonctionnent aujourd’hui ne le feront pas forcément dans le futur. Les enseignements d’une formation pourraient devenir obsolètes en quelques semaines…
Émergence de l’IA autonome : fin du métier de Prompt Engineer ?
Le métier de Prompt Engineer connaît aujourd’hui un recul marqué. Cette évolution est principalement liée à l’émergence d’outils et de techniques intelligentes capables d’optimiser automatiquement les prompts, sans intervention humaine directe.
Des approches comme Prochemy ou GAAPO utilisent respectivement l’ajustement automatique de textes et les algorithmes génétiques pour affiner les requêtes envoyées aux modèles IA. Ce qui offre une amélioration significative de la qualité des réponses générées.
En conséquence, ces innovations réduisent la nécessité d’une expertise humaine pointue dans la formulation de prompts. Auparavant, des ingénieurs spécialisés et des personnes hautement créatives y passaient des heures à tester et affiner des formulations pour obtenir un résultat optimal. Les systèmes automatisés effectuent actuellement ce travail en quelques secondes, et ce, avec une efficacité souvent supérieure. De la sorte, les entreprises revoient leurs besoins.
Selon des études récentes, le poste de Prompt Engineer figure désormais parmi les moins recherchés dans les perspectives d’embauche à court terme. Le marché évolue vers des profils plus polyvalents, capables d’exploiter des outils automatisés plutôt que de concevoir manuellement des requêtes.
Cela-dit, le métier ne disparaît pas totalement, mais il se transforme profondément, à mesure que l’IA devient capable… de mieux se comprendre elle-même.
Évolution du métier : du Prompt Engineer au rôle d’AI Interaction Designer
L’année 2025 s’écoule vite parallèlement à une mutation rapide du métier de Prompt Engineer. Les entreprises ne recrutent plus uniquement des profils capables de rédiger des instructions efficaces pour ChatGPT, MidJourney ou Claude. Elles recherchent davantage d’experts capables de concevoir une véritable expérience utilisateur avec l’IA. C’est justement pour répondre à ce besoin qu’émerge la fonction d’AI Interaction Designer.
Ce nouveau rôle consiste à dépasser la simple création de prompts pour intégrer des compétences en UX design, communication et stratégie numérique. L’objectif est d’optimiser le dialogue entre l’humain et la machine. Ceci, afin de garantir des résultats plus pertinents et mieux contextualisés.
Cette évolution traduit une tendance forte. En réalité, le marché se tourne vers des profils créatifs et transversaux, capables de relier langage, technologie et expérience client. Pour les candidats, cela signifie que le futur du Prompt Engineering s’ouvre à une vision plus globale de l’interaction homme-IA.
Formations 2025 : certifications et diplômes émergents dans le Prompt Engineering
Pour répondre à la forte demande d’AI Interaction Designer, les formations en Prompt Engineering franchissent un nouveau cap. Alors que les cours en ligne gratuits et les tutoriels dominaient jusqu’ici, nous voyons apparaître des certifications professionnelles et même des diplômes universitaires spécialisés.
Aujourd’hui, plusieurs écoles d’ingénieurs et universités, en Europe comme aux États-Unis, proposent des parcours spécialisés en IA. Certains sont axés sur le Prompt Design, d’autres,sur l’éthique de l’IA générative et la conception d’expériences conversationnelles. Ces formations permettent aux étudiants et aux professionnels de se distinguer pour faire face à la mutation rapide du secteur.
En parallèle, des plateformes comme Coursera, Udemy et DeepLearning.AI enrichissent leurs catalogues avec des cursus plus avancés. Les formations intègrent en fait des cas pratiques adaptés aux besoins des entreprises. Cette tendance reflète une volonté claire de normaliser et structurer l’apprentissage du Prompt Engineering. Ce domaine se place alors au même niveau que d’autres disciplines de l’intelligence artificielle.
FAQ sur le métier de Prompt Engineer en 2025
Le métier de Prompt Engineer existe-t-il toujours en 2025 ?
Oui, mais il a évolué. Si la rédaction de prompts simples peut désormais être automatisée par des outils d’IA, les entreprises recherchent des profils capables de concevoir des interactions plus complexes. Le rôle s’oriente vers l’AI Interaction Design, où la créativité, l’UX et la stratégie d’usage prennent une place centrale.
Quelles compétences faut-il développer pour devenir Prompt Engineer aujourd’hui ?
En plus de la maîtrise du langage naturel, les candidats doivent développer des compétences en communication, UX design, stratégie digitale et analyse critique. La technique pure devient moins prioritaire face à l’importance du contexte et de la pertinence des réponses générées par l’IA.
Existe-t-il des formations diplômantes en 2025 ?
Oui. Plusieurs universités et écoles d’ingénieurs proposent désormais des certifications professionnelles et des diplômes spécialisés en Prompt Engineering et IA générative. Ces cursus permettent de se démarquer sur un marché compétitif et en constante évolution.
Le métier de Prompt Engineer a-t-il un avenir à long terme ?
Le rôle ne disparaît pas, mais il se transforme. À mesure que l’IA devient autonome, le Prompt Engineer évolue vers un profil plus stratégique, capable de guider la conception et l’intégration de solutions intelligentes dans les organisations.
Vous rêvez de travailler dans l’intelligence artificielle ? Google Cloud vient de lancer toute une nouvelle série de formations, dont deux totalement gratuites ! Découvrez tout ce qu’il faut savoir !
L’intelligence artificielle est la technologie la plus révolutionnaire de ces dernières années, et s’apprête à bouleverser le monde du travail en profondeur.
Toutefois, si beaucoup s’inquiètent du grand remplacement du travail humain, l’intelligence artificielle va aussi créer une ribambelle de nouveaux emplois.
En se formant dès à présent, il est possible d’acquérir des compétences qui seront de plus en plus recherchées dans les années à venir. C’est donc une opportunité à saisir de toute urgence.
Afin de vous y aider, Google vient de lancer une série de ressources de formations centrées sur l’IA générative et les outils comme Bard ou ChatGPT. Deux nouveaux parcours d’apprentissage ont été ajoutés à Google Cloud Skills Boost.
Introduction à l’IA générative : une formation totalement gratuite avec badge numérique à la clé !
Le cursus « Introduction to Generative IA » (introduction à l’IA générative) propose des cours non-techniques à destination des professionnels du marketing, de la vente, ou encore des ressources humaines.
Ce programme est totalement gratuit, et ne vous prendra que 45 minutes ! Il permet de découvrir les principes permettant d’utiliser l’IA de façon responsable, et les manières dont l’IA générative peut impacter les entreprises.
Vous pourrez ensuite continuer avec les cours « Introduction to Large Language Models » (introduction aux larges modèles de langage) et « Introduction to Responsible AI » (introduction à l’IA responsable).Comptez deux heures pour la formation complète.
À l’issue du parcours, vous pourrez obtenir le badge numérique Generative AI Fundamentals (fondamentaux de l’IA générative). Vous pourrez l’exhiber tel un trophée sur votre CV et vos réseaux sociaux pour démontrer vos connaissances.
IA générative pour développeurs : une formation conçue pour les professionnels
De son côté, le parcours « Generative AI For Developers » (IA générative pour développeurs) inclut des ateliers de prise en main et des cours conçus pour les développeurs et les ingénieurs logiciels, les Data Scientists et les professionnels du machine learning.
Pour commencer ce cursus, vous devez impérativement compléter les cours « Introduction à l’IA Responsable » et « Fondamentaux de l’IA générative ».
Notez que ce parcours n’est pas gratuit. Des crédits Google Cloud sont indispensables pour les ateliers techniques les plus avancés sur les services comme Generative AI Studio et Vertex AI.
Toute une gamme d’ateliers de prise en main permet de gagner de l’expérience pratique en travaillant directement sur Google Cloud.
Avec un seul crédit, vous pourrez accéder aux ateliers Generative AI Studio, Vertex AI et Qwik Start. Vous pourrez aussi apprendre à concevoir des prompts avec PaLM. Afin d’essayer Gen AI App Builder et Model Garden, vous aurez en revanche besoin de cinq crédits.
Un abonnement Google Cloud Innovators Plus ouvre l’accès à tous les cours sur l’IA générative, et une année complète de formation à la demande via le programme Google Cloud Skills Boost.
Vertex AI : une formation en collaboration avec DeepLearning.AI
Si vous avez déjà tenté de vous former au Machine Learning, vous connaissez probablement Andrew Ng et sa formation gratuite destinée aux débutants.
À présent, Google Cloud a collaboré avec son organisation DeepLearning.AI pour créer un nouveau cours intitulé « Understanding and Applying Text Embeddings with Vertex AI ».
Il s’agit là encore d’un cours gratuit permettant de découvrir des notions telles que la classification, la détection d’intrus, le clustering de texte ou la recherche sémantique.
Chacun de ces parcours offre un mélange de théorie et d’expérience pratique, avec des cours en vidéo, des ateliers de prise en main, et l’opportunité d’obtenir des badges de compétences !
À l’avenir, Google promet de régulièrement mettre à jour ses ressources de formation pour s’assurer de suivre le rythme de l’évolution rapide dans le secteur de l’IA.
Pour commencer dès maintenant votre initiation à l’IA générative, ne perdez pas une seconde et rendez-vous sur la plateforme Google Cloud Skills Boost !
Aujourd’hui, la plateforme propose de nouveaux modules sur les modèles génératifs multimodaux, l’IA conversationnelle et l’intégration de l’IA responsable. Les ateliers incluent désormais des fonctionnalités avancées pour la création de modèles personnalisés, l’analyse sémantique, le clustering, ainsi que l’usage de Vertex AI Workbench et Model Garden. Certains cours sont toujours gratuits, tandis que d’autres nécessitent un abonnement Google Cloud Innovators Plus ou des crédits spécifiques pour les ateliers pratiques les plus avancés.
FAQ
Quelles compétences sont nécessaires pour travailler dans l’IA ?
Pour travailler dans l’IA, il faut maîtriser le machine learning, les modèles génératifs, le traitement du langage naturel, et l’IA multimodale. Des compétences en programmation (Python, TensorFlow, PyTorch), en cloud computing (AWS, Google Cloud, Azure) et en éthique de l’IA sont également essentielles pour concevoir et déployer des solutions responsables et efficaces.
Quelles formations suivre pour débuter dans l’IA ?
Des parcours comme Google Cloud Skills Boost, DeepLearning.AI, ou des masters spécialisés en IA proposent des cours gratuits et payants. Les programmes couvrent l’IA générative, les modèles de langage, le machine learning et l’IA responsable. Les ateliers pratiques, projets et badges numériques permettent d’acquérir des compétences directement applicables en entreprise.
Quels métiers sont accessibles dans le domaine de l’IA ?
On peut devenir prompt engineer, développeur IA générative, data scientist, architecte de solutions multimodales ou responsable éthique IA. Les métiers hybrides combinant informatique, cloud, analyse de données et gestion de projets sont de plus en plus recherchés, offrant des opportunités dans la tech, la finance, le marketing ou la santé.
Absents en France, les résumés IA (AI Overviews) de Google sont mal perçus en Allemagne par la presse et les éditeurs. Ceux-ci ont décidé de déposer une plainte contre cette fonctionnalité, en mobilisant la récente réglementation européenne du DSA sur les services numériques.
Personne n'est totalement immunisé face aux images générées par IA. Même Elon Musk. Mais c'est un souci quand on retweete un visuel factice d'un évènement politique en pensant visiblement que c'est une vraie actualité.
Le crash d'avion survenu en Inde le 12 juin 2025, qui a causé la mort de près de 270 personnes, a mis en lumière le principal défaut de l'IA générative : l'hallucination. Dans les résultats de Google, une information erronée a circulé, générée par IA. Elle affirmait que l'avion impliqué dans la catastrophe était un Airbus, au lieu d'un Boeing.
La Russie cible désormais les outils d'intelligence artificielle en tentant des les nourrir avec des campagnes de propagande. Une enquête révèle comment ces modèles relaient et amplifient des récits pro-Kremlin.
Face à des contraintes budgétaires croissantes et à une demande de services toujours plus exigeante, les administrations publiques cherchent à réinventer leur modèle de productivité. Une étude récente réalisée par The Economist pour SAS met en lumière le rôle crucial que joue l’IA dans cette transformation. Toutefois, si la technologie est un levier puissant, elle ne peut être efficace sans une évolution culturelle et organisationnelle significative.
L’IA, un catalyseur de modernisation
Selon le rapport intitulé “Reimagining the Future of Public Sector Productivity”, basé sur les réponses de 1 550 employés du secteur public de 26 pays, plus de la moitié des administrations publiques compte sur l’IA pour stimuler leur productivité dans les trois prochaines années.
Elles intègrent progressivement l’IA pour optimiser leurs opérations. Parmi les cas d’usage les plus répandus figurent les analyses prédictives (66 % des répondants), qui permettent une meilleure anticipation des besoins et une allocation plus efficace des ressources. La cybersécurité et la prévention des fraudes (54 %) deviennent des priorités, alors que les menaces numériques se multiplient.
Cependant, l’étude souligne que l’adoption de l’IA reste prudente : 70 % des administrations publiques n’intègrent de nouvelles technologies qu’après validation de leur efficacité ailleurs. Ce conservatisme traduit une volonté de minimiser les risques, mais peut ralentir l’innovation.
Les défis budgétaires et technologiques
Les administrations publiques disposent de budgets limités et ne peuvent donc pas toujours gérer de nouvelles technologies. Les questions relatives à la confidentialité des données (75 %) et les contraintes budgétaires (64 %) sont considérées comme des défis majeurs à une adoption réussie. En outre, 47 % des répondants citent l’incapacité à mesurer la productivité comme un frein.
Néanmoins, bien que les participants à l’enquête reconnaissent ces obstacles, une écrasante majorité d’entre eux (91 %) considère que les technologies digitales présentent plus d’avantages que de risques pour leur organisation.
Une transformation qui ne peut être uniquement technologique
L’IA seule ne saurait suffire à améliorer durablement la productivité du secteur public. L’étude insiste sur la nécessité d’une transformation organisationnelle parallèle. Une conception adaptative des structures et un engagement actif des employés sont des facteurs déterminants. Pourtant, plus d’un quart des administrations interrogées n’ont encore initié aucun projet en ce sens.
L’implication des agents est un enjeu majeur : seuls 15 % des employés du secteur public interrogés participent activement à l’évaluation des besoins en technologies, 14 % au choix des outils et 36 % à leur implémentation. Pour que l’IA révèle pleinement son potentiel, il est crucial d’accroître la formation et l’adhésion des collaborateurs.
L’importance des partenariats stratégiques
L’étude met également en avant le rôle des partenariats avec des fournisseurs technologiques. Près de la moitié des répondants (49 %) considère l’externalisation comme un moyen efficace d’améliorer la productivité. Toutefois, cette stratégie doit s’accompagner d’une gouvernance rigoureuse pour assurer une compatibilité avec les objectifs de service public et une gestion efficace des coûts.
Vers un modèle de productivité plus agile
L’évolution du secteur public vers un modèle plus performant repose sur un équilibre entre innovation technologique, transformation organisationnelle et implication des employés. Si l’IA représente une opportunité indéniable, son intégration réussie dépendra de la capacité des administrations à moderniser leur culture interne et à adopter des stratégies d’implémentation plus audacieuses.
Jonathan Birdwell, directeur de la politique et des perspectives chez Economist Impact, conclut :
“Face à des contraintes budgétaires et à une demande croissante de services publics pour répondre à des défis complexes tels que le vieillissement de la population, le changement climatique et l’incertitude économique, les gouvernements doivent agir de manière décisive pour mettre en œuvre des réformes de productivité. Par exemple, la réponse budgétaire à la pandémie de Covid-19 dans certains pays à haut revenu s’est élevée à 21 % du PIB, soulignant le rôle crucial de l’intervention gouvernementale en période de crise.
Notre recherche montre que si la transformation numérique est essentielle, elle ne suffit pas à elle seule. Le succès repose sur des structures organisationnelles adaptatives capables de surmonter la résistance au changement et d’impliquer les employés dans la conception et la mise en œuvre des nouvelles technologies. L’intelligence artificielle offre au secteur public l’opportunité de transformer la manière dont il sert les citoyens et d’améliorer l’expérience des employés.”
IA et productivité dans le secteur public : une transformation en marche
L’Université de Technologie de Troyes (UTT) a récemment annoncé le lancement à la rentrée 2025 d’un Bachelor en IA, une formation professionnalisante de trois ans conçue pour répondre aux besoins croissants des entreprises en compétences IA. Ce programme innovant, intégré au Cluster IA Hi! Paris, bénéficie des ressources mutualisées et de l’expertise des partenaires de ce centre dédié à la recherche, à l’innovation et à la formation en IA
Lancé en septembre 2020 par HEC Paris et l’Institut Polytechnique de Paris (IP Paris), Hi! Paris est un centre interdisciplinaire de recherche et d’enseignement consacré à l’IA et aux Sciences des données. Rejoint par des institutions de premier plan comme le CNRS, l’INRIA, l’ENSTA, l’École Nationale des Ponts et Chaussées, l’ENSAE, Télécom Paris, Télécom SudParis et l’UTT, il est l’un des lauréats de l’AMI “IA Cluster : pôles de recherche et de formation de rang mondial en intelligence artificielle”.
Dans ce cadre, l’UTT a reçu 2M€ afin de créer un Bachelor IA, une formation répondant aux enjeux actuels du marché de l’IA et contribuant au plan de souveraineté européenne en IA.
Un cursus professionnalisant et pluridisciplinaire
Destiné aux titulaires d’un baccalauréat général ayant suivi la spécialité mathématiques ou d’un diplôme équivalent reconnu, ce Bachelor se distingue par son approche combinant théorie et pratique. La formation comprend une forte composante scientifique (mathématiques, informatique, codage, IA) et plus de 600 heures consacrées au machine learning et au deep learning. La dernière année en alternance permettra aux étudiants d’acquérir une véritable expérience de terrain.
Le programme abordera également la gestion de projets, l’aide à la conduite du changement, l’optimisation d’algorithmes ainsi que le déploiement et la mise en production dans les environnements cloud. En troisième année, les étudiants auront la possibilité, en fonction de l’entreprise choisie pour leur alternance et des projets qu’ils auront à y mener, de s’orienter vers une spécialisation comme l’IA pour la santé, l’industrie 4.0, la finance, ou encore les énergies renouvelables.
Une formation ancrée dans les enjeux éthiques et environnementaux
Consciente des défis soulevés par l’IA, l’UTT intègre dans son programme une réflexion approfondie sur les enjeux sociétaux, éthiques et environnementaux. Transparence des algorithmes, protection des données, équité des systèmes automatisés et conformité aux réglementations telles que le RGPD et l’AI Act sont autant de thématiques qui seront abordées au cours de ces six semestres.
Une réponse aux besoins du marché
Ce Bachelor, dont l’accréditation au grade de licence est en cours, entend former des professionnels immédiatement opérationnels. Les diplômés pourront accéder à des postes tels qu’assistant data scientist, développeur IA, analyste de données ou encore spécialiste en vision par ordinateur.
Processus d’admission
Le recrutement en première année s’effectue via la plateforme Parcoursup. Les candidats seront sélectionnés sur la base de leurs résultats académiques et d’une lettre de motivation, mettant en avant leur intérêt pour les sciences des données et l’IA.
Les frais de scolarité s’élèveront à 8 000 € par an pour les deux premières années. Ils seront pris en charge la 3ème année par l’organisme d’accueil tout comme la rémunération mensuelle des étudiants dans le cadre du contrat d’apprentissage. Afin de favoriser l’égalité des chances, 20 % des étudiants admis pourront bénéficier d’une bourse et recevront un ordinateur personnel à leur entrée dans le programme.
Lors de l'événement Cyber Humanum Est, l'armée a mis à l'épreuve les futurs experts en cybersécurité avec des scénarios impliquant des campagnes de désinformation générées par l'intelligence artificielle. L’objectif : les préparer à contrer les menaces numériques dans un contexte géopolitique complexe.
Avec Aurora, un nouveau modèle conçu pour générer des images réalistes, xAI pourrait proposer l'alternative la plus crédible à Midjourney et à Dall-e. Le modèle est capable de générer de fausses images indiscernables de la réalité, sans la moindre limite légale. Il peut parfaitement usurper une identité ou jouer avec l'image d'une marque.
Selon le rapport “Skills in Review 2024″ publié par Lepaya, l’un des leaders européens de la formation professionnelle, le monde de l’entreprise connaît une transformation majeure. Les compétences analytiques et techniques ne sont plus la priorité des responsables RH, qui mettent davantage l’accent sur les compétences humaines et le leadership.
Lepaya est une entreprise de développement personnel basée à Amsterdam, fondée en 2018 par René Janssen et Peter Kuperus. Acteur majeur d’un marché fragmenté de l’amélioration des compétences, évalué à 800 milliards de dollars par Morgan Stanley, elle soutient les professionnels en combinant compétences techniques et soft skills via une plateforme de formation alimentée par l’IA.
Pour ce rapport, elle a analysé les programmes de formation qu’elle a dispensés à plus de 25 000 employés à travers l’Europe.
Leadership et vente : au cœur des enjeux organisationnels
Selon Lepaya, le leadership est devenu le thème de formation le plus prisé en 2024. Cette tendance reflète une volonté des entreprises de renforcer leurs capacités de résilience dans un environnement économique instable et marqué par des mutations technologiques rapides.
Les compétences en vente ont également gagné en importance, avec une hausse spectaculaire de 178 % du nombre de formations dispensées dans ce domaine. Face à la pression économique des douze derniers mois, les organisations cherchent à maximiser leurs revenus.
Une évolution dictée par l’automatisation
En revanche, les formations en analytique et en analyse de données ont reculé dans les priorités, passant de la troisième à la cinquième place des thèmes les plus populaires. Ce glissement s’explique par la montée en puissance de l’IA, capable de gérer efficacement de nombreuses fonctions analytiques. En réponse, les entreprises privilégient désormais les compétences humaines complémentaires à l’automatisation, telles que la créativité, la collaboration et les relations interpersonnelles.
Cette redirection stratégique est soutenue par les données du rapport : 82 % des employés estiment que les exigences modernes du lieu de travail dépassent leurs compétences actuelles, car l’IA et la technologie se développent et modifient l’environnement professionnel à un rythme rapide.
René Janssen, PDG de Lepaya, souligne l’importance de cette réorientation :
“Avec le rythme rapide de l’IA et des avancées technologiques, les compétences sur le lieu de travail deviennent obsolètes plus rapidement que jamais, ce qui conduit les équipes RH à redonner la priorité aux compétences de vente et de leadership par rapport aux compétences qui sont menacées par les nouvelles technologies ”.
Il ajoute :
“Les organisations qui ne tiennent pas compte de cette réalité risquent de perdre leur avantage concurrentiel. La clé n’est pas seulement d’investir dans la formation, mais de s’assurer qu’elle est intentionnelle, mesurable et directement alignée sur la stratégie de l’entreprise”.
L’apprentissage continu : clé de l’avenir
Le rapport anticipe qu’en 2025, les entreprises devront adopter des modèles d’apprentissage continu capables de répondre aux évolutions rapides de l’IA et de la technologie. Une formation fondée sur les données et adaptée aux priorités stratégiques – productivité, rétention des talents ou croissance – sera essentielle pour rester compétitif.
Pour les entreprises, il ne s’agit plus seulement de combler des lacunes immédiates, mais de construire un socle de compétences pérennes, capable de résister aux perturbations et de saisir les opportunités à venir.
Pour découvrir le rapport “Skills in Review 2024” de Lepaya dans son intégralité, cliquez ici.
les entreprises redéfinissent leurs priorités en matière de formation
Le ministère de l’Éducation du Québec a récemment publié le guide “L’utilisation pédagogique, éthique et légale de l’intelligence artificielle générative”. Ce document propose au personnel enseignant, mais également aux élèves des pistes de réflexion et d’action quant à l’utilisation responsable de la GenAI.
Ce guide, qui s’appuie sur des initiatives préexistantes, comme le rapport « Prêt pour l’IA » du Conseil de l’innovation du Québec, s’inscrit dans une démarche globale visant à doter le milieu éducatif d’outils pratiques et d’une vision stratégique pour une IA au service de la mission éducative.
Selon le ministère de l’Éducation québécois, l’utilisation responsable de la GenAI par le personnel enseignant doit être complémentaire au développement des compétences professionnelles et de la compétence numérique. Il estime donc qu’une attention particulière doit être portée à la formation du personnel enseignant à cette technologie.
Le guide propose trois critères pour une utilisation judicieuse de l’IA générative dans un contexte éducatif : la pertinence pédagogique, les principes éthiques et les obligations légales. Pour chaque critère, il explicite différents enjeux et suggère une liste de questions pour soutenir les réflexions. Chacune des sections traite des implications liées à la compétence numérique.
Pertinence pédagogique
La GenAI doit soutenir le développement de compétences et l’acquisition de connaissances : le guide invite le personnel éducatif à réfléchir sur sa valeur pédagogique, que ce soit pour son propre profit ou pour celui des personnes apprenantes. Inspirée du “Guide d’intégration de l’IA pour les écoles” du ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance du Nouveau-Brunswick (2024), cette réflexion pédagogique doit être structurée en trois temps : avant, pendant, et après son utilisation.
Avant l’utilisation de la GenAI :
Identifier les objectifs pédagogiques spécifiques que l’IA générative peut soutenir (par exemple : différenciation pédagogique, soutien aux élèves avec des besoins particuliers, enrichissement du contenu éducatif, etc.) ;
Former le personnel enseignant et les apprenants à une littératie de l’IA pour en garantir une utilisation responsable et critique ;
Vérifier la conformité de l’outil choisi (âge minimal requis, objectifs pédagogiques spécifiques, sécurité, respect des principes éthiques et légaux).
Questions clés :
Pourquoi et comment sera-t-elle utilisée (planification, différenciation, etc.) ?
Le personnel enseignant et les apprenants, disposent-ils des compétences numériques nécessaires ?
Pendant l’utilisation :
Effectuer un suivi de la pertinence des contenus générés (alignement avec les objectifs, engagement des apprenants, correction des biais ou inexactitudes) ;
Ajuster au besoin l’utilisation de la GenAI pour s’adapter aux défis ou limites identifiées.
Questions clés :
L’IA générative, répond-elle aux objectifs fixés ?
Les apprenants, sont-ils motivés et engagés ?
Après l’utilisation :
Évaluer les résultats obtenus et réfléchir à des ajustements nécessaires ;
Partager les expériences pour améliorer l’intégration future.
Questions clés :
Les objectifs pédagogiques, ont-ils été atteints ?
Quels défis et réussites ont été identifiés ?
Assistance pour l’évaluation des apprentissages
Le guide rappelle que l’IA peut aider dans la conception, la rétroaction et l’évaluation des apprentissages, mais ne doit pas remplacer le jugement professionnel du personnel enseignant.
Automatisation partielle pour gagner du temps, tout en validant manuellement les résultats.
Précautions nécessaires :
Vérifier l’exactitude des contenus générés ;
Garantir la confidentialité des données des apprenants ;
Respecter la propriété intellectuelle des travaux des apprenants.
Principes éthiques
Le document met en avant cinq principes fondamentaux pour une utilisation responsable : sobriété numérique, explicabilité, équité, inclusion et agentivité. Ces valeurs visent à maintenir l’intégrité intellectuelle et l’autonomie professionnelle des enseignants tout en préparant les apprenants aux défis technologiques émergents.
Sobriété numérique : Réduire l’utilisation excessive de l’IA générative pour minimiser l’impact environnemental ;
Qualité : Vérifier la qualité des contenus générés pour éviter les erreurs factuelles ;
Équité et inclusion : Assurer que l’IA ne marginalise pas certains groupes et qu’elle représente diverses perspectives ;
Transparence et explicabilité : Utiliser l’IA de manière transparente et comprendre ses limites en matière d’explicabilité ;
Agentivité : Maintenir l’autonomie professionnelle du personnel enseignant et éviter une dépendance excessive à l’IA générative.
Obligations légales relatives à l’usage de l’IA générative
L’accent est également mis la sécurité de l’information et la conformité légale, notamment en matière de droits d’auteur et de protection des renseignements personnels. Le guide recommande de :
Sécurité de l’information : Ne pas fournir d’informations sensibles, confidentielles ou personnelles sans validation ;
Protection des renseignements personnels : Respecter les lois sur la protection des données personnelles ;
Droits d’auteur : S’assurer de respecter les droits d’auteur.
Le PEPR (Programme et Équipement Prioritaire de Recherche) Intelligence Artificielle vise à accompagner l’accélération de la France dans le domaine de l’IA à travers trois grandes thématiques de recherche : l’IA frugale et embarquée, l’IA de confiance et distribuée, et les fondements mathématiques de l’IA. L’ANR (Agence Nationale de la Recherche), qui opère ce programme, annonce le lancement d’un AAP s’adressant à ce troisième axe.
Lancé le 25 mars dernier, co-piloté par le CEA, le CNRS et Inria, le PEPR IA est doté d’un budget de 73 millions d’euros sur six ans, financé par France 2030 dans le cadre de la stratégie nationale pour l’IA (SNIA).
Ses objectifs sont multiples : renforcer l’écosystème français de recherche et d’innovation, lever les verrous du déploiement de l’IA, faire émerger des technologies de rupture, positionner la France et l’Europe comme des leaders sur des thématiques stratégiques.
Le PEPR IA vise également à faciliter l’interdisciplinarité, attirer les talents et créer des passerelles entre la recherche publique et l’innovation, en collaboration avec les start-ups et les PME. Il s’inscrit ainsi pleinement dans la seconde phase de la SNIA axée sur la formation à l’IA, le développement d’une offre de technologies deeptech sur l’IA embarquée, l’IA de confiance, l’IA frugale et l’IA générative ainsi que le rapprochement de l’offre et de la demande de solutions d’IA.
L’AAP “Mathématiques de l’apprentissage profond”
Cet AAP vise à mobiliser et développer des recherches fondamentales en mathématiques pour analyser les mécanismes sous-jacents des réseaux de neurones profonds et des modèles génératifs et améliorer les techniques d’apprentissage automatique, en termes, entre autres, de frugalité, de confiance (robustesse, préservation de la vie privée, certification, détection et élimination des biais, explicabilité, etc.), de performance, d’évolutivité et de modularité.
Sur les 73 millions alloués au PEPR IA, six seront consacrés aux projets sélectionnés qui devront impliquer au minimum 3 structures de recherche. Chacun d’eux, dont la durée sera comprise entre 36 et 48 mois, bénéficiera d’une aide financière allant de 600 000 à 1 million d’euros.
Les projets devront se positionner par rapport à au moins l’une des deux thématiques ci-dessous :
Thématique 1 : Mathématiques des modèles d’IA générative
Cette thématique vise à promouvoir les recherches mathématiques de pointe pour analyser et perfectionner les techniques d’IA générative. L’objectif est de rendre ces techniques plus performantes, efficaces et sûres. Les projets sélectionnés devront exploiter un vaste éventail de techniques mathématiques, incluant la théorie des probabilités, la théorie des jeux, les équations aux dérivées partielles, le contrôle optimal, le transport optimal, les systèmes dynamiques, les systèmes désordonnés, les théories des matrices et des réseaux aléatoires. Ces théories joueront un rôle clé dans le développement de techniques d’apprentissage telles que l’entraînement par réseaux adverses, les modèles de diffusion, l’apprentissage profond par renforcement et les grands réseaux de type transformers.
Thématique 2 : Méthodes géométriques pour l’IA
Cette thématique se concentre sur l’apprentissage profond géométrique, qui permet d’aborder des données avec des structures non-euclidiennes comme les graphes, les surfaces et les nuages de points. L’objectif est de promouvoir les recherches mathématiques de pointe pour analyser et perfectionner les techniques d’IA au cœur de l’apprentissage géométrique. Les disciplines mathématiques concernées incluent la théorie des graphes, la géométrie computationnelle, la théorie des groupes, les décompositions tensorielles et la topologie. Les projets devront démontrer une maîtrise des fondements mathématiques et proposer des applications pratiques pour avancer dans les problématiques de l’IA, en particulier dans les domaines où la structure des données sort des cadres traditionnels.
Les consortiums candidats ont jusqu’au 04/02/2025 pour déposer leur projet électroniquement.
Lors de son assemblée plénière du 25 octobre, la Région Sud a adopté un plan ambitieux baptisé SUD IA. Doté de 70 millions d’euros sur cinq ans, ce plan vise à faire de l’IA un outil utile, accessible à tous les citoyens, et un levier de compétitivité pour les entreprises et start-ups régionales.
En 2023, la Région Sud a sollicité les avis d’experts (universitaires, ingénieurs, sociologues) pour évaluer les bénéfices et les risques liés au développement de l’IA. Leurs conclusions ont été positives : l’IA présente un potentiel de transformation pour de nombreux secteurs de l’action publique, allant de l’emploi à l’énergie, en passant par la gestion des déchets, la qualité de vie et la compétitivité économique. Après avoir annoncé un partenariat avec Microsoft afin d’accélérer l’adoption de l’IA dans l’administration régionale, par les entreprises et les habitants du territoire, la Région dévoile un vaste plan pour faire de la Région une “Terre d’IA”.
Un cadre structurant pour un développement responsable et inclusif
Afin de tirer parti des opportunités de l’IA tout en répondant aux questions d’éthique, de souveraineté et de préservation de l’emploi, le plan SUD IA repose sur trois axes stratégiques :
Faire de l’IA un outil au service de la population
Ce premier axe vise à moderniser l’action publique en mettant l’IA au service de la résolution des grands enjeux régionaux, comme le changement climatique et la santé publique. Dans ce cadre, la Région accompagnera les collectivités locales dans la mise en œuvre de solutions innovantes.
Un Conseil stratégique des IA sera créé pour superviser cette initiative, accompagné d’une charte garantissant une utilisation éthique d’une IA fiable, industrielle et souveraine. D’autre part, la Région organisera chaque année un challenge IA pour stimuler l’innovation et proposera la création de chaires interuniversitaires destinées à favoriser le dialogue entre le monde académique et les entreprises.
Rendre l’IA accessible au plus grand nombre
La sensibilisation et la formation des jeunes, des élus, des petites entreprises et du grand public seront des leviers essentiels pour assurer l’inclusion dans cette révolution technologique. Le plan SUD IA prévoit une allocation de 2 millions d’euros pour développer la formation en IA.
Elle mettra en place des cours en ligne pour le grand public et les TPE/PME et créera des outils pédagogiques destinés aux collèges et lycées afin de familiariser les jeunes aux concepts de l’IA. Des événements festifs autour de l’IA seront également organisés pour sensibiliser les citoyens de manière ludique et engageante, et toucher ainsi un public plus large.
Faire du Sud un territoire leader de l’IA
Le troisième axe est consacré au soutien des entreprises et pépites régionales ainsi qu’à la promotion de la Région Sud en tant que pôle d’excellence en IA.
Dans ce but, la Région mettra en place un guichet unique dédié aux entreprises de l’IA et développera avec l’Etat les infrastructures de données et de calcul nécessaires à la croissance de l’IA. La Région a également l’intention de créer un fonds d’excellence IA pour attirer les talents et d’organiser de grands évènements liés à l’IA pour promouvoir la région comme un carrefour de l’innovation et de la recherche en IA.
Renaud Muselier, Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Président délégué de Régions de France, conclut :
“Une Intelligence Artificielle utile à tous, à chacun des habitants de notre région, c’est possible ! Grâce à un écosystème performant et innovant, autour de nos start-up, d’outils modernes et d’une offre de formation adaptée, les atouts sont là ! Avec 70 millions d’euros mobilisés dans un plan d’actions ambitieux, la feuille de route est tracée pour faire de la Région Sud un pôle d’excellence des IA !”.
Une vidéo produite par une IA montre des géants en train de construire des pyramides égyptiennes. Elle aurait pu rester au rang de la blague, mais le web étant ce qu'il est, cette vidéo est un prétexte pour questionner les faux créés par IA.
La nouvelle édition du magazine ActuIA vient de paraître, avec un numéro qui va droit au cœur des débats actuels sur l’intelligence artificielle et l’emploi. Avec l’évolution rapide des technologies, les entreprises se trouvent face à un dilemme : l’IA remplacera-t-elle les travailleurs ou deviendra-t-elle une alliée essentielle pour leur permettre de gagner en productivité et en efficacité ? C’est un sujet que nous avons décidé de traiter en profondeur, en explorant les avantages et les limites de l’automatisation dans le monde professionnel.
Dans ce dossier, nous analysons l’impact de l’intégration de l’IA sur les métiers et la façon dont elle transforme le paysage de l’emploi. D’un côté, l’IA promet d’automatiser les tâches répétitives et de libérer les employés pour des missions à plus forte valeur ajoutée, mais de l’autre, elle suscite des inquiétudes concernant la disparition de certains emplois et l’avenir de certaines professions. Pour illustrer ces enjeux, nous présentons plusieurs études de cas sur des secteurs fortement touchés par l’automatisation, tels que l’industrie manufacturière, la finance, et le secteur des services. Nous examinons également des métiers qui bénéficient d’une synergie entre l’IA et les compétences humaines, comme le diagnostic médical, où l’IA assiste les médecins sans les remplacer.
Cyril Dallois, secrétaire national de l’Union Générale des Ingénieurs, Cadres et Techniciens (UGICT-CGT), partage son point de vue sur l’accompagnement nécessaire pour que cette transformation soit bénéfique à la fois pour les employés et pour les entreprises. Nous explorons aussi la manière dont certaines entreprises ont su intégrer l’IA de façon éthique et responsable. Nous partageons des témoignages de dirigeants qui ont réussi à combiner l’utilisation de l’IA avec une amélioration des conditions de travail, par exemple en utilisant des systèmes intelligents pour alléger la charge administrative et permettre aux employés de se concentrer sur des tâches plus stratégiques.
À travers des interviews exclusives, nous découvrons comment certaines organisations ont mis en place des programmes de requalification pour les employés dont les postes ont été affectés par l’automatisation.
Nous abordons aussi les réglementations en cours de développement pour encadrer l’utilisation de l’IA dans les entreprises. Nous détaillons les nouvelles normes proposées par les instances européennes et internationales, qui visent à établir des lignes directrices sur la transparence, l’équité et la responsabilité des systèmes d’IA. Yann Ferguson, sociologue à l’Inria, se penche sur les implications sociales de l’utilisation de l’IA et sur les risques liés à la perte de contrôle humain dans les processus de travail automatisés. Il met en lumière les défis liés à la gouvernance de l’IA, notamment la nécessité de maintenir un contrôle humain sur les décisions critiques et d’éviter une dépendance excessive aux algorithmes.
L’essor des formations à l’IA
En complément de ce dossier, nous vous offrons un aperçu des nouvelles formations disponibles pour aider les entreprises à développer les compétences nécessaires à l’intégration de l’IA. Nous nous penchons sur des initiatives menées par des universités, des centres de formation et des entreprises technologiques pour former la main-d’œuvre aux compétences de demain. Selon une étude récente, 87 % des dirigeants d’entreprise envisagent d’investir dans la formation IA de leurs collaborateurs, signe que les compétences en IA deviendront rapidement essentielles sur le marché du travail. Nous vous présentons les différents parcours de formation disponibles, allant des bootcamps intensifs aux cursus universitaires spécialisés, afin de donner aux professionnels les outils nécessaires pour s’adapter à ce nouvel environnement technologique. Enfin, nous analysons l’impact des IA génératives, comme ChatGPT, sur les métiers de la création et de la rédaction. Si ces outils permettent de produire des contenus rapidement et à grande échelle, ils posent également des questions sur l’avenir des métiers créatifs. Comment garantir que l’humain reste au centre du processus créatif ? Nous vous apportons des éléments de réponse grâce aux analyses d’experts du secteur, qui évoquent à la fois les opportunités et les risques associés à l’utilisation croissante de ces technologies.
Retrouvez ce dossier et bien plus encore dans le nouveau numéro d’ActuIA, le magazine de référence pour les professionnels de l’intelligence artificielle. Ne manquez pas cette édition qui promet de poser un regard critique et éclairé sur l’avenir du travail à l’ère de l’intelligence artificielle, en vous offrant des pistes concrètes pour comprendre et anticiper les transformations à venir !
Dans le cadre de l’ouverture prochaine de son bureau à Paris, OpenAI annonce un partenariat avec Simplon, entreprise sociale qui se distingue par son approche inclusive et son engagement en faveur de la diversité dans le secteur du numérique. Celle-ci devient le premier partenaire européen à rejoindre le programme OpenAI Academy dédié à la démocratisation de l’accès aux technologies de l’IA lancé le mois dernier.
Fondée en 2013 par Frédéric Bardeau, Andrei Vladescu-Olt et Erwan Kezza, Simplon vise à rendre les compétences numériques accessibles à tous, en particulier aux personnes éloignées de l’emploi ou en reconversion professionnelle. L’entreprise propose des formations intensives et gratuites dans des domaines tels que le développement web, la data science, le design numérique…
En plus de ses formations en présentiel, Simplon a également développé des initiatives en ligne, des MOOCs, et des partenariats avec des entreprises comme Microsoft, Meta ou des institutions pour étendre son impact et favoriser l’insertion professionnelle des personnes formées.
Un programme innovant pour démocratiser l’IA
Dans le cadre de ce partenariat, OpenAI fournira à Simplon un soutien sous forme de formations spécialisées, de conseils techniques, ainsi que des crédits d’API pour permettre le développement de projets à fort impact social. Cette collaboration stratégique vise à familiariser les organisations à but non lucratif avec les outils d’IA et à maximiser leur impact positif auprès des populations vulnérables.
Frédéric Bardeau, président et cofondateur de Simplon, commente :
“Nous sommes ravis de nous associer à OpenAI et ChatGPT pour apporter les super-pouvoirs de l’IA générative aux communautés sous-desservies et sous-représentées. En étendant les bénéfices des modèles multilingues et multimodaux de pointe aux organisations à but non lucratif et en rendant ChatGPT largement accessible à notre équipe, nos apprenants et nos bénéficiaires, nous visons à libérer tout leur potentiel et à créer un impact durable”.
Un hackathon GenAI pour l’inclusion sociale
Pour marquer le lancement de ce partenariat, Simplon organisera, le 13 novembre prochain, un hackathon GenAI en partenariat avec Big Bloom et avec le soutien de RAISE Sherpas. Cet événement, qui se déroulera juste avant la Semaine Européenne pour l’Emploi des Personnes Handicapées, réunira des associations engagées telles qu’EPNAK et Club House France, qui œuvrent pour les personnes en situation de handicap, ainsi que J’accueil by SINGA et UTOPIA 56, actives dans le soutien aux réfugiés.
L’objectif de ce hackathon est de développer huit solutions concrètes basées sur l’IA générative pour améliorer l’accessibilité et l’inclusion sociale. Des sessions d’acculturation à l’IA seront également organisées à destination de publics éloignés de l’emploi, ainsi que des équipes travaillant au sein d’ONG et auprès de personnes fragiles.
L’intelligence artificielle, levier d’inclusion et d’égalité des chances
Au-delà des aspects techniques, ce partenariat vise à sensibiliser les acteurs de l’économie sociale et solidaire (ESS) à l’utilisation de l’IA comme levier pour l’inclusion, l’accessibilité, et l’égalité des chances. Simplon prévoit d’organiser des formations et webinaires afin de familiariser ces acteurs avec des outils comme ChatGPT, contribuant ainsi à renforcer l’impact des initiatives sociales et solidaires.
Les professionnels de l’automatisation jouent un rôle essentiel dans la modernisation et l’optimisation des processus au sein des entreprises. Chaque année, UiPath, l’un des leaders de l’automatisation des processus robotiques (RPA), enquête auprès d’eux pour appréhender leurs perceptions et l’évolution du secteur. Menée auprès de 1 909 professionnels et étudiants, l’édition 2024 révèle une transition notable dans les tâches des développeurs d’automatisation, ainsi qu’une forte adoption de l’IA pour améliorer la productivité des entreprises.
L’étude UiPath 2024 révèle une année charnière pour l’automatisation, marquée par l’intégration de l’IA, la croissance des équipes spécialisées et l’évolution des tâches des développeurs.
L’IA pilier central de l’automatisation
En 2024, l’IA est devenue une composante incontournable des projets d’automatisation : 81 % des répondants indiquent utiliser des produits d’IA dans leurs projets d’automatisation au moins plusieurs fois par semaine, voire quotidiennement.
Selon le rapport, 90 % des professionnels de l’automatisation utilisent ou prévoient d’intégrer l’IA dans leurs workflows d’ici la fin de l’année. La principale raison avancée pour cette intégration est l’augmentation de la productivité, citée par 66 % des répondants.
Les développeurs d’automatisation utilisent l’IA de diverses manières, notamment pour :
Coder des solutions automatisées (67 %) ;
Créer de la documentation (57 %) ;
Effectuer des tests (47 %).
Des équipes d’automatisation en pleine croissance
Le rapport met en avant une croissance significative des équipes d’automatisation, reflet d’un marché en pleine expansion : 61 % des répondants ont observé une augmentation du nombre d’employés travaillant dans ce domaine au cours des 12 derniers mois. De plus, 81 % s’attendent à des embauches supplémentaires dans l’année en cours.
52 % des entreprises comptent désormais au moins 25 professionnels de l’automatisation, un chiffre en constante augmentation. Cette expansion témoigne de l’adoption généralisée de l’automatisation, devenue un levier clé de transformation pour les entreprises.
L’évolution des tâches des développeurs
L’étude révèle, comme chaque année, un changement dans la typologie des tâches réalisées par les développeurs d’automatisation. Selon les résultats, en 2024, les tâches liées à la révision du code et à la documentation ont diminué par rapport à 2023, une optimisation des processus d’automatisation et l’amélioration des outils utilisés.
Parmi les activités exercées au moins une fois par semaine, les plus courantes sont :
Conception de solutions d’automatisation en fonction des besoins (78 %) ;
Maintenance, support et débogage des solutions en production (68 %) ;
Tests des solutions d’automatisation (48 %) ;
Création de documentation (47 %) ;
Révision de code (44 %).
La formation, clé de la montée en compétences
Pour accompagner cette évolution rapide, 98 % des professionnels de l’automatisation ont suivi une formation au cours de l’année écoulée. Parmi les méthodes les plus populaires :
Tutoriels vidéo (62 %) ;
Documentation (56 %) ;
Cours en ligne autonomes (50 %) ;
Forums en ligne (49 %) ;
Formation virtuelle (39 %).
L’utilisation des moteurs d’IA (33 %) et des vidéos sur les réseaux sociaux (20 %) est en augmentation, ces deux nouvelles méthodes ayant fait leur apparition en 2024.
L’avenir prometteur de l’automatisation
Le rapport souligne que 84 % des répondants croient fermement en la croissance du secteur de l’automatisation logicielle. D’ailleurs 80 % d’entre eux estiment qu’ils joueront un rôle de plus en plus important au sein de leur organisation au cours de l’année à venir. Aujourd’hui, 60 % des entreprises utilisent des solutions d’automatisation depuis plus de cinq ans, contre 47% l’année dernière, ce qui marque une maturité croissante dans l’intégration de ces technologies.
Les automatisations sont principalement développées pour les secteurs de la comptabilité et la finance (67 %), l’informatique (53 %) et les opérations (51 %).
Si des défis persistent, comme la documentation incomplète ou les variations dans les processus, l’avenir de l’automatisation s’annonce prometteur, porté par des innovations technologiques et des équipes de plus en plus compétentes et polyvalentes.
Agi Garaba, Chief People Officer chez UiPath, commente:
“Les résultats de notre enquête montrent des progrès notables en matière de découverte technologique et de préparation à l’IA et à l’automatisation. Les professionnels de l’automatisation ont tout à gagner à sauter le pas des intégrations spécialisées d’IA et de GenAI dans leurs projets d’automatisation.
La combinaison de l’automatisation et de l’IA offre un potentiel de transformation inouï pour les organisations, en augmentant la productivité tout en donnant à ces professionnels essentiels les moyens de faire passer leur carrière à la vitesse supérieure. En outre, des workflows d’IA agentique encore plus performants devraient arriver très prochainement sur le marché et devraient offrir de nouvelles perspectives aux entreprises”.
Devoteam a dévoilé son nouveau plan stratégique « AMPLIFY », une initiative ambitieuse pour renforcer sa position dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA). Ce plan s’étend jusqu’à 2028. Il vise à doubler le chiffre d’affaires de l’entreprise pour atteindre 2 milliards d’euros, dont 50 % seront générés par des projets liés à l’IA. Devoteam prévoit également de former l’intégralité de ses employés à l’IA générative.
Un plan pour doubler le chiffre d’affaires
Le 10 octobre 2024, Devoteam a annoncé son plan « AMPLIFY », un projet à long terme qui s’étendra jusqu’en 2028. L’objectif de cette initiative est donc de renforcer la position de l’entreprise en tant que leader des technologies guidées par l’IA. « Nous avons construit une position en EMEA de leader du Cloud, de la Data et de la Cybersécurité.« , a déclaré Stanislas de Bentzmann, co-fondateur et Président de Devoteam.
Devoteam vise à doubler son chiffre d’affaires en quatre ans pour atteindre 2 milliards d’euros en 2028. Parmi cet objectif, 50 % du revenu devrait provenir de projets liés à l’IA. En 2023, seulement 5 % des services de l’entreprise étaient liés à l’IA. Ce pourcentage devrait atteindre 20 % en 2024 et 50 % en 2028. Cet objectif sera atteint grâce à une combinaison de croissance organique et d’acquisitions stratégiques.
La formation, un pilier du plan AMPLIFY
L’une des priorités du plan « AMPLIFY » est la formation. Devoteam s’engage à former 100 % de ses 11 000 collaborateurs à l’IA générative. Cet effort de formation a pour but de renforcer l’adoption des nouvelles technologies par l’entreprise. Devoteam peut ainsi conserver son leadership en matière de transformation technologique.
Cette démarche s’inscrit dans la vision de Devoteam de devenir une « learning company« . Dans ce cas de figure, les employés sont en constante formation et certification. « L’IA ne doit pas seulement être performante, elle doit être déployée de manière éthique« , souligne Devoteam. Elle met un point d’honneur à garantir la transparence et la responsabilité dans ses projets IA.
Des partenariats stratégiques pour soutenir la transformation IA
Pour renforcer son expertise, Devoteam s’appuie sur des partenariats avec les géants de la technologie. Citons entre autres AWS, Google Cloud, Microsoft Azure et NVIDIA. Ces collaborations permettent à l’entreprise de rester à l’avant-garde de l’IA et d’accompagner ses clients dans leurs projets de transformation numérique.
Ces partenariats stratégiques sont renforcés par des projets concrets. Il y a, par exemple, celui réalisé pour La Poste portugaise, avec le premier chatbot transactionnel sur Azure. Il y a aussi la chaîne hôtelière européenne Strawberry, où un assistant a été développé pour 20 000 employés. Ces exemples montrent l’étendue des capacités de Devoteam à intégrer l’IA dans des secteurs variés.
L’intelligence artificielle (IA) a révolutionné le paysage des entreprises, et ouvert un large éventail d’utilisations possibles, telles que les chatbots, l’analyse en temps réel du comportement des clients, le contenu marketing personnalisé, la détection des fraudes et la maintenance prédictive. Bien que les projets basés sur l’IA aient déjà démontré leur capacité à améliorer les performances et la productivité, de nombreuses entreprises restent prudentes, comme l’indique une récente étude du Boston Consulting Group. Néanmoins, l’adoption de l’IA va au-delà de ses avantages immédiats ; elle introduit également d’importants défis techniques, économiques, éthiques, réglementaires et, surtout, humains. Former les employés pour qu’ils comprennent mieux les outils d’IA et les utilisent avec discernement est crucial afin d’accroître l’efficacité, d’encourager l’innovation et d’améliorer la prise de décision pour en faire de véritables utilisateurs augmentés.
L’IA et l’apprentissage automatique s’intègrent progressivement dans les flux de travail quotidiens, souvent sans que les collaborateurs en soient pleinement conscients, que ce soit à travers des moteurs de recommandation pour le e-commerce, des systèmes de messagerie automatisés pour filtrer les spams, ou des plateformes collaboratives destinées à améliorer la communication interne. Cette présence croissante soulève des questions cruciales sur la formation et l’engagement des employés. Une étude de Forrester Consulting a révélé que seulement 31 % des décideurs estiment que leurs équipes sont enthousiastes à l’idée de l’intégrer dans leur travail. En effet, les appréhensions et les difficultés liées à ce changement peuvent compromettre le succès des initiatives en matière d’IA. Pour faire du facteur humain un avantage stratégique, la technologie doit non seulement stimuler la productivité, mais aussi susciter la confiance des employés – un objectif qui reste à atteindre.
L’importance de la formation continue
Pour atteindre des performances optimales, il est essentiel d’établir une collaboration transparente entre les employés et les machines, qui exploite leurs forces respectives : le leadership humain, le travail d’équipe, la créativité et les compétences sociales, associés à la vitesse, à l’évolutivité et aux capacités fonctionnelles des machines. Les collaborateurs doivent être formés pour enseigner à ces outils des tâches spécifiques, interpréter et expliquer les résultats générés par l’IA, en particulier lorsqu’ils sont controversés ou biaisés, tout en garantissant une utilisation responsable de la technologie. En outre, l’évolution des algorithmes d’apprentissage automatique exige une formation continue avec des ensembles de données spécialisés. L’IA générative, qui s’appuie sur de larges modèles de langage (LLM) conçus pour interagir avec le langage humain et entraînés sur de vastes quantités de données, en est un excellent exemple. Selon un rapport de McKinsey, un tiers des entreprises déclarent aujourd’hui utiliser régulièrement l’IA générative dans au moins une de leurs fonctions.
Adoption stratégique et conformité réglementaire
Pour que l’IA soit pleinement intégrée par les collaborateurs, elle doit être une priorité stratégique pour les dirigeants. Ces derniers ont tout intérêt à privilégier des solutions logicielles accessibles et conviviales, garantissant une adoption rapide et un retour sur investissement (ROI) plus élevé. Il est tout aussi essentiel que les organisations définissent clairement leurs objectifs avant d’introduire l’IA. Aligner cette technologie sur les défis commerciaux spécifiques permet aux entreprises d’assurer non seulement son efficacité, mais aussi une meilleure compréhension de ses objectifs par les employés, ce qui favorise leur engagement et la compréhension et renforce les chances de réaliser un ROI significatif.
Par ailleurs, les organisations doivent rester attentives aux cadres réglementaires, tels que la loi européenne sur l’IA, et adopter des politiques solides pour garantir la conformité aux exigences en constante évolution. Ces politiques devraient être intégrées dans la stratégie de conformité globale de l’organisation, guidant l’utilisation éthique et responsable de l’IA. Pour ce faire, les employés doivent recevoir une formation approfondie sur ces réglementations, afin de les aider à comprendre l’importance du respect des politiques de l’entreprise et la manière dont elles s’inscrivent dans le paysage réglementaire plus large. Cette formation est indispensable pour créer un environnement d’IA conforme et digne de confiance, en adéquation avec les obligations légales et les valeurs de l’entreprise.
Un catalyseur pour maximiser les avantages pour les entreprises
Pour tirer pleinement parti de l’intelligence artificielle, il est essentiel que les employés ne se contentent pas d’en reconnaître l’importance, mais qu’ils comprennent également son fonctionnement et son potentiel. En approfondissant leurs connaissances, ils peuvent maximiser l’utilisation des outils d’IA, réduire les tâches répétitives et accroître la productivité. Une meilleure compréhension des capacités de l’IA leur permettra aussi d’identifier de nouvelles applications dans leurs domaines respectifs, favorisant ainsi l’innovation. Une formation solide équipera les employés pour interpréter les données et les résultats générés par l’IA avec une plus grande précision, ce qui améliorera la qualité des décisions et élèvera leur expertise globale.
Une gestion efficace du changement est cruciale à la réussite de tout projet d’IA ; sans l’adhésion totale des employés, l’entreprise risque de ne pas tirer pleinement parti de la technologie. La qualité des données qui l’alimentent est également déterminante. Ces données doivent être fiables, complètes et compatibles pour garantir des performances optimales. Les modèles d’IA doivent également être étroitement alignés sur la stratégie de l’entreprise afin d’en maximiser la valeur. En outre, ces architectures doivent être évolutives, permettant une adaptation aux fluctuations du marché et un recyclage basé sur de nouvelles données afin de garantir une bonne expérience utilisateur.
L’avenir de la transformation numérique des entreprises sera indéniablement porté par l’intelligence artificielle. En investissant dans la formation et la sensibilisation des employés, les organisations peuvent libérer le potentiel de réussite de projets innovants, conduisant à l’émergence d’une véritable intelligence collaborative augmentée. Bien que l’IA ne soit pas destinée à remplacer les humains, il est clair que dans un avenir proche, les employés qui sauront exploiter son potentiel auront un avantage significatif sur ceux qui ne le feront pas.
En 2012, Centrale Lille, établissement public d’enseignement supérieur, était l’une des premières écoles d’ingénieurs à s’emparer des sujets IA et data science et depuis n’a cessé d’intégrer davantage d’IA dans ses formations. Ce 27 août, elle a annoncé que de nouveaux modules et électifs seraient proposés aux élèves de l’École Centrale de Lille et de l’ENSCL dès la prochaine rentrée universitaire.
Créé en 1854, Centrale Lille forme des ingénieurs et des chercheurs de haut niveau. Ses quatre écoles d’ingénieurs, l’École Centrale de Lille (ingénieur généraliste), l’ITEEM (ingénieur manager entrepreneur), l’IG2I (ingénieur pour les systèmes d’informations et les systèmes industriels innovants), et l’ENSCL (ingénieur chimiste) regroupent plus de 2000 étudiants et sont aujourd’hui une référence dans le monde de l’enseignement supérieur.
À l’École Centrale de Lille
Dès la rentrée, deux nouveaux électifs (cours optionnels) seront disponibles pour les élèves de 1ère et 2ème année :
Deep Learning : Encadré par Benoit Trouillet, cet électif permettra aux étudiants de comprendre les fondements des réseaux de neurones profonds, essentiels dans les modèles d’IA contemporains.
Représentation des signaux et problèmes inverses : Dirigé par Pierre-Antoine Thouvenin, ce cours se concentrera sur la reconstruction d’informations à partir de données incomplètes, avec des applications allant de l’astrophysique à la physique des matériaux.
Pour les étudiants de 3ème année, le parcours “Sciences des données et intelligence artificielle” s’enrichit de nouveaux cours sur l’apprentissage profond. De plus, les élèves ont la possibilité de suivre un Master Data Science en double-diplôme, en collaboration avec l’Université de Lille et l’IMT Nord Europe.
L’IA est en outre abordée dans les 5 autres parcours de 3ème année en vue d’applications à l’ingénierie :
dans le parcours “Industrie 4.0” du thème “industrie du futur” ;
dans les parcours ” Systèmes Intelligents et réseaux avancés de communication” et “Réseaux du futur et intelligence ambiante “du thème «”Smart system et smart environments” ;
dans les parcours “Construction & matériaux durables” et “Energie, mobilité électrique et réseaux intelligents” du thème “Construction durable et énergie”.
Parallèlement, des conférences mensuelles, animées par des entreprises de divers secteurs, sont organisées pour les étudiants. Ces sessions offrent une interaction directe avec les professionnels, couvrant des sujets variés allant des applications pratiques de l’IA à ses implications éthiques.
Un Data Challenge est organisé chaque année à l’attention des élèves centraliens et du master Data Science. Sur une semaine, les étudiants travaillent sur des projets ayant trait aux LLMs, à la vision par ordinateur ou encore à la reconnaissance automatique des émotions.
À l’ENSCL
Les élèves ingénieurs de l’ENSCL bénéficieront de nouveaux contenus pédagogiques, incluant un MOOC de dix heures qu’ils devront suivre au semestre 7 et une mineure de 20 heures dédiée à la programmation et à la mise en œuvre d’algorithmes d’IA. Ces formations visent à renforcer leurs compétences dans l’application de l’IA à la chimie, notamment dans des domaines émergents comme la chemoinformatique, domaine de la science qui consiste en l’application de l’informatique aux problèmes relatifs à la chimie.
L’IA joue un rôle croissant en chimie, facilitant des avancées significatives dans la prédiction des propriétés chimiques, la simulation des réactions complexes, et la conception de processus plus respectueux de l’environnement.
Avec ces nouvelles initiatives, Centrale Lille continue de former des ingénieurs et des experts en IA capables de répondre aux défis technologiques de demain, tout en contribuant à l’innovation dans des secteurs variés.
Centrale Lille nouveaux électifs et modules dédiés à l'IA à la rentrée 2024
Bonne nouvelle ! Vos entretiens d'embauche seront moins stressants grâce à Conversation Practice, une IA de CodeSignal. Cette technologie vous prépare pour vos oraux en pratiquant des conversations et en vous donnant des retours. À vous de choisir le rôle qui vous convient, recruteur ou candidat.
S'entraîner sans gêne avec une IA pour ses entretiens d'embauches
Actuellement, les compétences techniques ne suffisent plus. Les compétences en communication, négociation et leadership font désormais partie des prérequis comme l'affirme Tigran Sloyan, PDG de CodeSignal. Et c'est exactement la raison pour laquelle l'entreprise propose Conversation Practice. Cet outil utilise des agents IA pour préparer les utilisateurs à divers scénarios d'entretiens d'embauche.
Quelle idée de recourir à une IA pour préparer ses oraux ?
Pour beaucoup, l'idée de simuler un entretien d'embauche avec un partenaire humain peut sembler inconfortable. Et qui sait, c'est peut-être votre cas ! Mais pas de panique, Conversation Practice vous facilite la tâche avec ses agents IA sophistiqués. Vous pouvez ainsi travailler vos axes d'amélioration sans vous soucier des jugements.
D'ailleurs, cet outil n'est pas seulement dédié aux candidats. L'IA peut également entraîner les recruteurs. Vous n'avez qu'à choisir le rôle que vous souhaitez jouer, superviseur ou employé, et l'IA propose une simulation adéquate. Après tout, une conversation est toujours meilleure lorsqu'elle est bien préparée !
Pratique itérative et feedback instantané
Le processus commence par des leçons de base sur les concepts essentiels tels que la pensée critique et la résolution de problèmes. Une fois la théorie terminée, vous pouvez vous entraîner avec un partenaire IA dans un contexte simulé. Vous recevrez ensuite des retours vous permettant d'améliorer vos compétences conversationnelles de manière ciblée.
Personnellement, je crois que les générations d'aujourd'hui ont de la chance avec cette technologie. Lire des tonnes de guides sur la gestion des entretiens est vraiment utile, mais les mettre en pratique est un autre défi. D'où tout l'intérêt de cette IA. Et vous, qu'est-ce que vous en pensez ?
Ce serait cool si on pouvait avoir accès directement aux informations les plus pertinentes pour nous, sans être submergé par le bruit constant des trucs sans intérêt. Et bien c’est exactement ce que propose Auto-News, un agrégateur d’actu personnel qui exploite la puissance de l’intelligence artificielle pour vous aider à vous informer de manière plus efficace.
Notre temps étant précieux, il est crucial de bien l’utiliser et malheureusement, tout ces moments qu’on passe à chercher, filtrer et organiser le contenu provenant de différentes sources, c’est un peu du gâchis.
Cet outil est donc capable d’agrèger les flux de diverses sources telles que Twitter, RSS, YouTube, des articles web, Reddit et même vos notes personnelles et grâce à l’utilisation de modèles de langage comme ChatGPT, il est capable de résumer et de filtrer le contenu, éliminant ainsi plus de 80% du bruit.
Comme ça, vous pouvez rester concentré sur la lecture des actus qui vous intéressent vraiment, en fonction de vos centres d’intérêt, tout en restant aligné sur vos objectifs. N’oubliez pas quand même de mettre Korben.info dans vos sources :))
Mais Auto-News va encore plus loin puisqu’il est capable de générer des listes de tâches à partir de vos notes. Il peut également les organiser en les résumant avec les informations clés et y’a même une fonctionnalité expérimentale appelée « Deepdive » qui grâce à un agent de recherche web et à l’outil Autogen de Microsoft, vous permet d’explorer en profondeur des sujets qui vous passionnent.
Côté technique, Auto-News prend en charge plusieurs backends d’IA, dont OpenAI ChatGPT et Google Gemini. L’interface utilisateur est basée sur Notion, ce qui signifie que vous pouvez y accéder de n’importe où, que ce soit via un navigateur web ou une application mobile. Son déploiement est plutôt flexible, avec une prise en charge de Docker Compose et de Kubernetes donc ça peut s’intégrer facilement dans votre flux de travail.
Après le succès de l’académie IA et cybersécurité en Occitanie et de l’académie dédiée aux grands systèmes et à l’IA dans les Hauts-de-France, IBM a récemment annoncé l’ouverture d’une nouvelle académie des grands systèmes et de l’IA à Noisy-le-Grand, en Seine-Saint-Denis. Soutenue par France Travail Île-de-France et l’OPCO Atlas, cette initiative vise à combler la pénurie de talents dans le secteur numérique en formant des demandeurs d’emploi et des profils diversifiés.
Une formation adaptée aux besoins du marché
L’académie, hébergée dans les locaux d’IBM à Noisy-le-Grand, propose une formation intensive de 12 mois, dont 9 en entreprise, pour former des administrateurs système. Ce programme, délivré par l’organisme de formation LearnQuest, permet aux participants d’acquérir un diplôme RNCP (Répertoire National des Certifications Professionnelles) de niveau 6. Tout au long de leur formation, les apprenants seront appuyés par des professionnels et experts du domaine, notamment dans le cadre de sessions délivrées par des experts d’IBM.
Une collaboration stratégique secteur privé et public
En Ile-de-France, 50% des emplois sont dans le secteur numérique, et la moitié des 230 000 recrutements prévus dans le numérique et la tech d’ici 2027, soit 115 000, se fera sur ce territoire. Cette collaboration avec IBM permettra à France Travail Ile-de-France de faciliter les parcours des demandeurs d’emploi souhaitant s’investir dans ce domaine tout en aidant les entreprises à répondre à leurs besoins de recrutement.
En tant qu’opérateur de compétences pour les secteurs du numérique, de la banque, de l’assurance, et du conseil, l’OPCO Atlas joue un rôle clé en tant que facilitateur pour construire l’ingénierie financière du programme et en s’assurant que la formation dispensée par l’académie d’IBM répond aux besoins réels du marché, en particulier dans des domaines en tension comme l’IA et la cybersécurité.
Les entreprises partenaires du programme telles qu’AXA, BNP Paribas Partners for Innovation, Crédit Agricole – Group Infrastructure Platform, BPCE Infogérance et Technologies, BRED, Matmut et Société Générale accueilleront les apprenants en alternance, leur offrant ainsi l’opportunité de mettre en pratique les compétences acquises.
Un engagement en faveur de l’équité
Avec 110 ans de présence en France, cette nouvelle académie s’inscrit dans la mission d’IBM de combler la pénurie de talents numériques à l’échelle nationale. Elle contribue également à l’engagement d’IBM de former 30 millions de personnes dans le monde aux métiers du numérique d’ici 2030, comme le souligne Béatrice Kosowski, Présidente d’IBM France :
“IBM est particulièrement fière de lancer cette nouvelle « académie des grands systèmes et de l’intelligence artificielle » à Noisy-le-Grand, en Seine-Saint-Denis. Ce projet s’inscrit dans notre engagement de toujours pour le développement des compétences dans le secteur du numérique et la formation de 30M de personnes dans le monde d’ici 2030. Cette « académie » viendra notamment répondre à la pénurie de talents du secteur. Nous avons la chance de pouvoir travailler avec de nombreux partenaires, que je tiens à remercier, pour faire de ce projet une réussite et créer des opportunités de formation à des profils variés, parfois éloignés de l’emploi”.
IBM lance une nouvelle "académie des grands systèmes et de l'IA" en Ile-de-France
Cybelia est un programme de R&D de l’IRT SystemX visant à renforcer la cybersécurité des industries françaises. Co-construit avec une douzaine d’acteurs industriels, il a pour objectif de lever les principaux verrous de cybersécurité auxquels sont confrontés les industriels et de développer des méthodes et solutions innovantes qui s’intégreront dans les systèmes industriels, en tenant compte de leurs contraintes opérationnelles et métier (robustesse, embarquabilité, évolutivité, performance, etc.).
Créé en 2012 dans le cadre du Programme d’investissements d’avenir (PIA), désormais intégré à France 2030, SystemX, l’Institut de Recherche Technologique (IRT) dédié à l’ingénierie numérique des systèmes, vise à créer des ponts et favoriser la collaboration entre académiques, industriels et institutionnels. Pour ce nouveau programme de R&D qui s’inscrit dans le cadre de France 2030 et de la stratégie nationale d’accélération pour la cybersécurité lancée en 2021, il s’est associé à l’ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information), au Campus Cyber, initié en 2019 mais lancé officiellement en février 2022, et au Comité́ Stratégique de Filière des Industries de la Sécurité.
Initié en février dernier pour une durée de quatre ans, visant un budget de 20 millions d’euros, Cybelia complète d’autres initiatives de recherche fondamentale et de transfert de compétences et de technologies de France 2030 telles que le PEPR (Programme et Équipements Prioritaires de Recherche) et le PTCC (Programme de transfert au Campus Cyber) dirigé par l’Inria, lancé officiellement en mars 2023.
Cybelia se distingue par son caractère multifilières et sa co-construction avec une douzaine d’acteurs industriels issus de divers secteurs tels que l’aéronautique, la défense, le transport et l’énergie. Son objectif est non seulement de développer des solutions augmentées pour l’industrie mais également de constituer un patrimoine cyber ouvert à l’écosystème national, renforçant ainsi la souveraineté et l’innovation françaises en matière de cybersécurité.
Gilles Desoblin, coordinateur du programme Cybelia, affirme :
“Cybelia est un programme emblématique et structurant pour l’industrie car il répond à des enjeux communs exprimés par de nombreux acteurs français issus de filières variées. Il cherche à tirer le meilleur parti de l’IA pour proposer des solutions cyber augmentées. Reposant sur une méthode agile et incrémentale, il ambitionne, à terme, de doter les industriels de moyens efficaces pour gérer les crises cyber de demain et accroître leur résilience”.
Un programme structuré autour de trois cas d’usage
Cybelia s’articule autour de trois cas d’usage principaux, chacun adressant des besoins spécifiques exprimés par les industriels :
Opérateurs cyber augmentés
Ce premier cas d’usage réunit trois partenaires : Airbus Protect, RTE, OverSOC.
Objectifs : Augmenter les capacités des opérateurs de Security Operations Center (SOC) grâce à l’intelligence artificielle pour la détection d’anomalies et l’émission de recommandations, améliorer la gestion des incidents par les opérateurs métier, et faciliter la collaboration entre opérateurs cyber et métier.
Les deux cas d’usage suivants devraient quant à eux débuter l’an prochain, les consortiums de partenaires qui les porteront sont en cours de constitution.
Autonomisation des systèmes embarqués autonomes
Objectif : Doter les systèmes embarqués (drones, voitures, trains, systèmes de défense) de capacités de cyberdéfense autonomes et de confiance, conformes aux contraintes de frugalité, pour gérer les incidents de cybersécurité en l’absence ou en cas d’intermittence de connectivité.
Collaborations sécurisées en environnements non maîtrisés
Objectif : Développer un système sécurisé de partage d’informations entre industriels et leurs partenaires (fournisseurs, sous-traitants, filiales), afin de minimiser les risques de cybersécurité tout en assurant une gestion fine des accès.
Les méthodes et solutions développées seront évaluées et validées sur la plateforme d’évaluation des infrastructures cyber-physiques complexes CHESS mise au point par SystemX, puis, une fois la preuve de concept validée, seront intégrées dans les systèmes des partenaires industriels du programme.
Feuille de route de Cybelia
Pour atteindre ses objectifs, Cybelia propose une feuille de route ambitieuse centrée sur :
L’intégration de briques d’IA de confiance pour la veille, l’analyse, la détection et la réponse aux menaces émergentes ;
L’évaluation et la maturation des technologies cyber émergentes pour sécuriser les collaborations inter-organisations ;
L’accompagnement de la conduite du changement et l’accélération de la montée en compétences des opérationnels ;
Le développement d’outils adaptés pour évaluer et intégrer les solutions de cybersécurité dans les environnements industriels.
Appel à la participation de l’écosystème Cyber
SystemX lance un appel aux industriels, aux fournisseurs de technologies et aux académiques pour rejoindre le programme Cybelia et contribuer à lever les verrous scientifiques et technologiques. Le programme invite également les PME et les start-ups proposant des technologies innovantes à rejoindre l’initiative à travers plusieurs appels à manifestation d’intérêt (AMI) dès 2025.
Cybelia le programme de R&D de SystemX pour une cybersécurité augmentée de l’industrie française
La toute nouvelle Bugatti Tourbillon aurait été achetée plus de 4,5 millions d'euros par le couple Zelensky. Il s'agit bien sûr d'une fake news, pilotée depuis la Russie et relayée en masse sur les réseaux.
Des experts en cybersécurité ont noté plusieurs opérations de désinformations menées par un groupe russe. Une vidéo autour d'un faux meurtre de militant palestinien a notamment été détournée avec l'aide de l'IA.