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    Face à des contraintes budgétaires croissantes et à une demande de services toujours plus exigeante, les administrations publiques cherchent à réinventer leur modèle de productivité. Une étude récente réalisée par The Economist pour SAS met en lumière le rôle crucial que joue l’IA dans cette transformation. Toutefois, si la technologie est un levier puissant, elle ne peut être efficace sans une évolution culturelle et organisationnelle significative. L’IA, un catalyseur de modernisation Selon le

IA et productivité dans le secteur public : une transformation en marche

6 février 2025 à 12:00

Face à des contraintes budgétaires croissantes et à une demande de services toujours plus exigeante, les administrations publiques cherchent à réinventer leur modèle de productivité. Une étude récente réalisée par The Economist pour SAS met en lumière le rôle crucial que joue l’IA dans cette transformation. Toutefois, si la technologie est un levier puissant, elle ne peut être efficace sans une évolution culturelle et organisationnelle significative.

L’IA, un catalyseur de modernisation

Selon le rapport intitulé Reimagining the Future of Public Sector Productivity”, basé sur les réponses de 1 550 employés du secteur public de 26 pays, plus de la moitié des administrations publiques compte sur l’IA pour stimuler leur productivité dans les trois prochaines années.

Elles intègrent progressivement l’IA pour optimiser leurs opérations. Parmi les cas d’usage les plus répandus figurent les analyses prédictives (66 % des répondants), qui permettent une meilleure anticipation des besoins et une allocation plus efficace des ressources. La cybersécurité et la prévention des fraudes (54 %) deviennent des priorités, alors que les menaces numériques se multiplient.

Cependant, l’étude souligne que l’adoption de l’IA reste prudente : 70 % des administrations publiques n’intègrent de nouvelles technologies qu’après validation de leur efficacité ailleurs. Ce conservatisme traduit une volonté de minimiser les risques, mais peut ralentir l’innovation.

Les défis budgétaires et technologiques

Les administrations publiques disposent de budgets limités et ne peuvent donc pas toujours gérer de nouvelles technologies. Les questions relatives à la confidentialité des données (75 %) et les contraintes budgétaires (64 %) sont considérées comme des défis majeurs à une adoption réussie. En outre, 47 % des répondants citent l’incapacité à mesurer la productivité comme un frein.

Néanmoins, bien que les participants à l’enquête reconnaissent ces obstacles, une écrasante majorité d’entre eux (91 %) considère que les technologies digitales présentent plus d’avantages que de risques pour leur organisation.

Une transformation qui ne peut être uniquement technologique

L’IA seule ne saurait suffire à améliorer durablement la productivité du secteur public. L’étude insiste sur la nécessité d’une transformation organisationnelle parallèle. Une conception adaptative des structures et un engagement actif des employés sont des facteurs déterminants. Pourtant, plus d’un quart des administrations interrogées n’ont encore initié aucun projet en ce sens.

L’implication des agents est un enjeu majeur : seuls 15 % des employés du secteur public interrogés participent activement à l’évaluation des besoins en technologies, 14 % au choix des outils et 36 % à leur implémentation. Pour que l’IA révèle pleinement son potentiel, il est crucial d’accroître la formation et l’adhésion des collaborateurs.

L’importance des partenariats stratégiques

L’étude met également en avant le rôle des partenariats avec des fournisseurs technologiques. Près de la moitié des répondants (49 %) considère l’externalisation comme un moyen efficace d’améliorer la productivité. Toutefois, cette stratégie doit s’accompagner d’une gouvernance rigoureuse pour assurer une compatibilité avec les objectifs de service public et une gestion efficace des coûts.

Vers un modèle de productivité plus agile

L’évolution du secteur public vers un modèle plus performant repose sur un équilibre entre innovation technologique, transformation organisationnelle et implication des employés. Si l’IA représente une opportunité indéniable, son intégration réussie dépendra de la capacité des administrations à moderniser leur culture interne et à adopter des stratégies d’implémentation plus audacieuses.

Jonathan Birdwell, directeur de la politique et des perspectives chez Economist Impact, conclut :

“Face à des contraintes budgétaires et à une demande croissante de services publics pour répondre à des défis complexes tels que le vieillissement de la population, le changement climatique et l’incertitude économique, les gouvernements doivent agir de manière décisive pour mettre en œuvre des réformes de productivité. Par exemple, la réponse budgétaire à la pandémie de Covid-19 dans certains pays à haut revenu s’est élevée à 21 % du PIB, soulignant le rôle crucial de l’intervention gouvernementale en période de crise.

Notre recherche montre que si la transformation numérique est essentielle, elle ne suffit pas à elle seule. Le succès repose sur des structures organisationnelles adaptatives capables de surmonter la résistance au changement et d’impliquer les employés dans la conception et la mise en œuvre des nouvelles technologies. L’intelligence artificielle offre au secteur public l’opportunité de transformer la manière dont il sert les citoyens et d’améliorer l’expérience des employés.”

IA et productivité dans le secteur public : une transformation en marche
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  • Sommet pour l’action sur l’IA 2025 : lancement de l’AMI « IA au service de l’efficience »
    Le jeudi 28 novembre dernier, lors de l’événement Impact PME, Antoine Armand, ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, et Clara Chappaz, secrétaire d’État chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, ont lancé l’appel à manifestation d’intérêt “IA au service de l’efficience”. Initialement prévue pour le 31 décembre 2024, la date de soumission a été repoussée au 15 janvier 2025. L’IA représente une opportunité stratégique pour stimuler la croissance économique en augment

Sommet pour l’action sur l’IA 2025 : lancement de l’AMI « IA au service de l’efficience »

Par : Thomas Calvi
20 décembre 2024 à 11:30

Le jeudi 28 novembre dernier, lors de l’événement Impact PME, Antoine Armand, ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, et Clara Chappaz, secrétaire d’État chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, ont lancé l’appel à manifestation d’intérêt “IA au service de l’efficience”. Initialement prévue pour le 31 décembre 2024, la date de soumission a été repoussée au 15 janvier 2025.

L’IA représente une opportunité stratégique pour stimuler la croissance économique en augmentant la compétitivité, l’innovation et la productivité dans de nombreux secteurs mais son adoption est freinée par des préoccupations liées à son fonctionnement.

Piloté par la DGE, l’AMI vise à recueillir des exemples concrets d’intégrations réussies de l’IA afin de renforcer la confiance, offrir des perspectives pratiques et motiver d’autres organisations à adopter la transformation par l’IA.

Les projets lauréats seront mis en avant lors du Sommet pour l’action sur l’IA qui se déroulera les 10 et 11 février 2025,  bénéficiant ainsi d’une visibilité internationale.

Qui peut candidater ?

L’AMI est ouvert à l’ensemble des entreprises (microentreprises, PME, ETI incluses), administrations publiques et organisations internationales qui ont mis en œuvre des projets d’IA visant à améliorer la compétitivité, les capacités d’innovation et la productivité de l’une des thématiques prioritaires : l’IA pour l’administration publique, l’IA pour les entreprises ou l’IA pour l’industrie.

Projets attendus

Les organisations intéressées sont invitées à soumettre leurs contributions pour examen dans ces trois domaines thématiques et sous-thèmes, y compris mais sans s’y limiter :

IA pour les entreprises 

Cette thématique explore comment l’intelligence artificielle peut transformer les opérations commerciales dans les organisations :

  • Service client alimenté par l’IA ;
  • Automatisation et optimisation des processus ;
  • Gestion des connaissances ;
  • Analyse prédictive et prévisions.

IA pour l’industrie

Cette thématique explore comment l’intelligence artificielle peut augmenter la productivité et améliorer la durabilité dans diverses industries (par exemple, la fabrication, le transport, l’énergie, la santé) :

  • Robotique intelligente dans la fabrication ;
  • Améliorations du contrôle de la qualité ;
  • Maintenance prédictive ;
  • Réduction de la consommation d’énergie et optimisation des ressources ;
  • Réduction des émissions de CO₂ ;
  • Automatisation des tâches difficiles ou dangereuses.

IA pour l’administration publique

Cette thématique explore comment l’intelligence artificielle peut fondamentalement améliorer les opérations gouvernementales et les services publics :

  • Chatbots pour les services aux citoyens ;
  • Détection de la fraude ;
  • Planification urbaine;
  • Réponse et gestion des urgences et des catastrophes.

Les critères de l’AMI

Les projets déposés devront remplir plusieurs critères :

  • avoir dépassé la phase d’expérimentation ou la phase pilote ;
  • être en phase de déploiement, d’industrialisation ou de passage à l’échelle, avec des résultats concrets et mesurables ;
  • être facilement transférables et utiles pour d’autres organisations, avec des exemples concrets et des métriques.

Si vous désirez candidater, cliquez ici.

Sommet-pour-action-IA-2025
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