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  • Développement et adoption de l’IA : l’AIE appelle à une coordination renforcée des besoins énergétiques
    Hier, alors que le Sommet pour l’Action sur l’IA réunissait des dirigeants du monde entier, le Dr Fatih Birol, directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), est intervenu pour rappeler l’interdépendance croissante entre l’IA et le secteur de l’énergie. Selon lui, le développement rapide de l’IA nécessite une infrastructure énergétique robuste, en particulier en matière d’électricité, pour soutenir l’expansion prévue des centres de données, mais également une collaboration étr

Développement et adoption de l’IA : l’AIE appelle à une coordination renforcée des besoins énergétiques

12 février 2025 à 14:00

Hier, alors que le Sommet pour l’Action sur l’IA réunissait des dirigeants du monde entier, le Dr Fatih Birol, directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), est intervenu pour rappeler l’interdépendance croissante entre l’IA et le secteur de l’énergie. Selon lui, le développement rapide de l’IA nécessite une infrastructure énergétique robuste, en particulier en matière d’électricité, pour soutenir l’expansion prévue des centres de données, mais également une collaboration étroite entre l’industrie énergétique, le secteur technologique et les gouvernements.

En décembre dernier, l’AIE a organisé à son siège de Paris une conférence mondiale sur l’énergie et l’IA qui a contribué à jeter les bases des résultats énergétiques du Sommet de cette semaine à Paris.

L’essor de l’IA et, en particulier celui de la GenAI, nécessite d’énormes datacenters, chacun consommant une quantité d’électricité équivalente à celle de 100 000 ménages. Selon l’agence, bien que les centres de données ne représentent actuellement que 1 % de la consommation mondiale d’électricité, le réseau est déjà confronté à des défis importants dans les zones où ils sont concentrés, et la demande devrait continuer à augmenter. Ainsi, en Irlande, les datacenters représentent déjà 20 % de la demande d’électricité, tandis que dans l’État américain de Virginie, cette part est supérieure à 25 %.

Lors de son allocution, le Dr Fatih Birol a souligné les nombreuses opportunités offertes par l’IA, mais également le risque que les progrès de l’IA ne soient entravés si l’infrastructure énergétique nécessaire n’est pas planifiée de manière adéquate :

“Il n’y a pas d’IA sans énergie, en particulier sans électricité. Des milliers de centres de données devraient être construits au cours des cinq prochaines années. Mais notre analyse à l’AIE montre que si l’industrie de l’énergie, le secteur technologique et les gouvernements ne collaborent pas pour fournir l’infrastructure électrique nécessaire, de nombreux projets pourraient être retardés, voire annulés.”

Il a ajouté:

“C’est pourquoi il est si stratégique et si important de réunir les entreprises et les décideurs politiques en matière d’énergie, et c’est pourquoi l’AIE continuera de travailler avec les dirigeants du monde entier sur cette question essentielle.”

Un observatoire de l’énergie, de l’IA et des centres de données

Mr Birol a annoncé que l’AIE lancera le 10 avril prochain ce nouvel observatoire afin de collecter les données les plus complètes sur les besoins en électricité de l’IA et sur les innovations de rupture pour l’IA appliquée à l’énergie.

Elle a également prévu de publier un “rapport spécial sur l’énergie et l’IA” ce même jour. Il explorera des solutions pour répondre à la demande énergétique croissante des centres de données et comment les innovations en IA pourraient transformer la production, la consommation et la distribution de l’énergie.

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  • Agents IA, Azure AI Foundry : les innovations Microsoft présentées à Ignite 2024
    Microsoft Ignite 2024 s’est déroulé la semaine dernière à Chicago. L’événement a été riche en annonces et innovations pour les entreprises, notamment dans les domaines de l’IA, de la sécurité et des outils de collaboration. Parmi les principales annonces, de nouveaux agents d’IA pour Microsoft 365, le nouveau service “Azure AI Foundry” ou un mini-PC basé sur le cloud.  Automatiser les tâches quotidiennes avec les “Copilot Actions” Actuellement en beta privée, les “Copilot Actions” sont conçues p

Agents IA, Azure AI Foundry : les innovations Microsoft présentées à Ignite 2024

Par : Thomas Calvi
26 novembre 2024 à 15:02

Microsoft Ignite 2024 s’est déroulé la semaine dernière à Chicago. L’événement a été riche en annonces et innovations pour les entreprises, notamment dans les domaines de l’IA, de la sécurité et des outils de collaboration. Parmi les principales annonces, de nouveaux agents d’IA pour Microsoft 365, le nouveau service “Azure AI Foundry” ou un mini-PC basé sur le cloud. 

Automatiser les tâches quotidiennes avec les “Copilot Actions”

Actuellement en beta privée, les “Copilot Actions” sont conçues pour automatiser les tâches répétitives au sein de Microsoft 365. Ces outils permettent, à partir d’un prompt, de recevoir un résumé quotidien des actions importantes, automatiser la collecte de feedback pour une newsletter hebdomadaire, ou préparer des réunions avec les résumés de dernières interactions avec les clients.

De nouveaux agents d’IA dans Microsoft 365

Microsoft introduit de nouveaux agents pour Copilot dans Microsoft 365 qui permettent de trouver rapidement des informations, de résumer des documents et de répondre aux questions courantes des employés.

Copilot dans Teams et PowerPoint : une collaboration enrichie

Copilot dans Teams peut désormais comprendre, récapituler et répondre aux questions basées sur le contenu visuel partagé à l’écran, en plus de la transcription et du chat. Dans PowerPoint, Copilot peut traduire des présentations entières dans 40 langues tout en conservant la conception des diapositives.

Copilot dans Outlook : planification et personnalisation

Copilot dans Outlook aide à planifier des entretiens individuels et à rédiger des ordres du jour de réunion. Les utilisateurs peuvent désormais personnaliser l’apparence de leur interface avec des thèmes uniques.

Agents en libre-service et interprétation en temps réel

Les nouveaux agents en libre-service pour les employés dans Business Chat répondent rapidement aux questions de politique courantes et facilitent l’exécution des tâches clés. L’agent d’interprétation dans Teams fournit une interprétation vocale en temps réel pendant les réunions. Pour une expérience plus personnelle, l’utilisateur peut choisir de lui demander d’imiter sa voix.

Azure AI foundry

Microsoft a également présenté Azure AI Foundry, une plateforme conçue pour rationaliser le développement, la personnalisation ainsi que la gestion d’applications et d’agents d’IA au sein des entreprises.

Elle se compose du portail Azure AI Foundry, anciennement Azure AI Studio, qui a évolué vers une console de gestion d’entreprise centralisée, et du SDK Azure AI Foundry, un kit de développement logiciel unifié qui facilite l’intégration des modèles avec des environnements de développement familiers tels que GitHub et Visual Studio.

Windows 365 Link

Microsoft a dévoilé le Windows 365 Link, un mini-PC basé sur le cloud destiné aux entreprises. Ce dispositif compact permet aux employés de se connecter à leur environnement de travail depuis n’importe où en intégrant pleinement le service Windows 365. Il supporte des moniteurs 4K doubles, dispose du Wi-Fi 6E et du Bluetooth 5.3, et sera disponible en avril 2025 au prix de 349 $.

les innovations Microsoft

OpenAI et Simplon s’associent pour rendre l’IA accessible aux communautés sous-desservies et aux acteurs de l’impact social

15 octobre 2024 à 14:00

Dans le cadre de l’ouverture prochaine de son bureau à Paris, OpenAI annonce un partenariat avec Simplon, entreprise sociale qui se distingue par son approche inclusive et son engagement en faveur de la diversité dans le secteur du numérique. Celle-ci devient le premier partenaire européen à rejoindre le programme OpenAI Academy dédié à la démocratisation de l’accès aux technologies de l’IA lancé le mois dernier.

Fondée en 2013 par Frédéric Bardeau, Andrei Vladescu-Olt et Erwan Kezza, Simplon vise à rendre les compétences numériques accessibles à tous, en particulier aux personnes éloignées de l’emploi ou en reconversion professionnelle. L’entreprise propose des formations intensives et gratuites dans des domaines tels que le développement web, la data science, le design numérique…

En plus de ses formations en présentiel, Simplon a également développé des initiatives en ligne, des MOOCs, et des partenariats avec des entreprises comme Microsoft, Meta ou des institutions pour étendre son impact et favoriser l’insertion professionnelle des personnes formées.

Un programme innovant pour démocratiser l’IA

Dans le cadre de ce partenariat, OpenAI fournira à Simplon un soutien sous forme de formations spécialisées, de conseils techniques, ainsi que des crédits d’API pour permettre le développement de projets à fort impact social. Cette collaboration stratégique vise à familiariser les organisations à but non lucratif avec les outils d’IA et à maximiser leur impact positif auprès des populations vulnérables.

Frédéric Bardeau, président et cofondateur de Simplon, commente :

“Nous sommes ravis de nous associer à OpenAI et ChatGPT pour apporter les super-pouvoirs de l’IA générative aux communautés sous-desservies et sous-représentées. En étendant les bénéfices des modèles multilingues et multimodaux de pointe aux organisations à but non lucratif et en rendant ChatGPT largement accessible à notre équipe, nos apprenants et nos bénéficiaires, nous visons à libérer tout leur potentiel et à créer un impact durable”. 

Un hackathon GenAI pour l’inclusion sociale

Pour marquer le lancement de ce partenariat, Simplon organisera, le 13 novembre prochain, un hackathon GenAI en partenariat avec Big Bloom et avec le soutien de RAISE Sherpas. Cet événement, qui se déroulera juste avant la Semaine Européenne pour l’Emploi des Personnes Handicapées, réunira des associations engagées telles qu’EPNAK et Club House France, qui œuvrent pour les personnes en situation de handicap, ainsi que J’accueil by SINGA et UTOPIA 56, actives dans le soutien aux réfugiés.

L’objectif de ce hackathon est de développer huit solutions concrètes basées sur l’IA générative pour améliorer l’accessibilité et l’inclusion sociale. Des sessions d’acculturation à l’IA seront également organisées à destination de publics éloignés de l’emploi, ainsi que des équipes travaillant au sein d’ONG et auprès de personnes fragiles.

L’intelligence artificielle, levier d’inclusion et d’égalité des chances

Au-delà des aspects techniques, ce partenariat vise à sensibiliser les acteurs de l’économie sociale et solidaire (ESS) à l’utilisation de l’IA comme levier pour l’inclusion, l’accessibilité, et l’égalité des chances. Simplon prévoit d’organiser des formations et webinaires afin de familiariser ces acteurs avec des outils comme ChatGPT, contribuant ainsi à renforcer l’impact des initiatives sociales et solidaires.

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  • Berger-Levrault et Inria : un partenariat stratégique pour un numérique plus responsable
    Depuis 2017, l’éditeur de logiciels Berger-Levrault, et Inria, l’Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique, travaillent de concert pour accélérer le développement de solutions numériques basées sur l’IA destinées aux secteurs des collectivités, de la santé et de l’industrie auxquels Berger-Levrault s’adresse. Ils ont récemment présenté les résultats concrets de leur collaboration. Berger-Levrault fournit des solutions logicielles de ressources humaines, de gestion f

Berger-Levrault et Inria : un partenariat stratégique pour un numérique plus responsable

Par : Thomas Calvi
2 octobre 2024 à 14:00

Depuis 2017, l’éditeur de logiciels Berger-Levrault, et Inria, l’Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique, travaillent de concert pour accélérer le développement de solutions numériques basées sur l’IA destinées aux secteurs des collectivités, de la santé et de l’industrie auxquels Berger-Levrault s’adresse. Ils ont récemment présenté les résultats concrets de leur collaboration.

Berger-Levrault fournit des solutions logicielles de ressources humaines, de gestion financière et de gestion de maintenance. En 2021, le partenariat avec Inria a été renforcé, avec un objectif partagé : construire un numérique plus responsable.

Les résultats de cette collaboration illustrent parfaitement la valeur ajoutée d’une alliance entre la recherche académique et le secteur industriel. L’un des principaux aboutissements est la création d’un outil de génération de code qui accélère considérablement le développement des logiciels chez Berger-Levrault. Cet outil booste la productivité des équipes de production, permettant une mise sur le marché plus rapide des solutions.

Les équipes d’Inria et de Berger-Levrault ont par ailleurs intégré des solutions de réalité augmentée aux logiciels de maintenance. Celles-ci facilitent l’accès instantané à l’information et offrent des services de téléassistance aux techniciens sur le terrain, garantissant ainsi des interventions plus rapides et précises.

Elles ont également développé des algorithmes d’IA dédiés à l’Internet des objets (IoT) et au edge computing. Ces solutions optimisent la maintenance prédictive des équipements et infrastructures, permettant une gestion énergétique plus efficace et une réduction des coûts opérationnels.

Parmi les autres réalisations, on trouve des assistants intelligents, développés pour les clients de divers secteurs de Berger-Levrault, alimentés par des IA génératives sécurisées et spécifiques à la réglementation de chaque métier. Parmi eux, le premier assistant personnel conçu spécifiquement par et pour les secrétaires de mairie des collectivités de moins de 5 000 habitants.

Les travaux en cours

Il est clair pour les deux partenaires que les assistants numériques joueront un rôle central dans les solutions de gestion. Ils travaillent donc à relever plusieurs défis afin de pouvoir optimiser l’interaction homme-machine grâce à la GenAI.

Ils s’efforcent donc de renforcer les capacités de mémoire et de raisonnement des IA, et d’optimiser leur efficience énergétique afin de minimiser l’impact environnemental.

Mustapha Derras, directeur de la recherche et de l’innovation technologique chez Berger-Levrault, souligne :

“Les défis que nous relevons avec Inria témoignent de l’importance d’investir en amont dans la recherche. Notre collaboration de longue date délivre des résultats tangibles qui accélèrent l’innovation numérique au service des utilisateurs de nos solutions”.

Shahin Hodjati, directeur des opérations pour la direction générale déléguée à l’innovation chez Inria, conclut :

“Nous constatons avec grande satisfaction les résultats positifs de la collaboration avec Berger-Levrault dans le domaine du génie logiciel. Aujourd’hui, la mise en production de résultats scientifiques et technologiques apporte un impact significatif à Berger-Levrault. Nous nous réjouissons également de la confiance mutuelle établie entre nos directions respectives et de la volonté de Berger-Levrault d’étendre nos collaborations, notamment sur les sujets gravitant autour de l’intelligence artificielle”.

Berger-Levrault et Inria : un partenariat stratégique pour un numérique plus responsable
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  • L’AP-HP et Owkin prolongent leur collaboration afin d’accélérer l’innovation en IA médicale
    L’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), premier centre hospitalier universitaire d’Europe, et Owkin, licorne franco-américaine spécialisée en biotechnologie, annoncent une reconduction pour 5 ans de leur partenariat. Ce renouvellement stratégique vise à renforcer l’utilisation de l’IA et des données de santé pour la découverte de nouvelles thérapies, en particulier dans les domaines de l’oncologie, de l’immunologie et de la cardiologie, ainsi qu’à améliorer la prise en charge des patie

L’AP-HP et Owkin prolongent leur collaboration afin d’accélérer l’innovation en IA médicale

27 septembre 2024 à 14:00

L’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), premier centre hospitalier universitaire d’Europe, et Owkin, licorne franco-américaine spécialisée en biotechnologie, annoncent une reconduction pour 5 ans de leur partenariat. Ce renouvellement stratégique vise à renforcer l’utilisation de l’IA et des données de santé pour la découverte de nouvelles thérapies, en particulier dans les domaines de l’oncologie, de l’immunologie et de la cardiologie, ainsi qu’à améliorer la prise en charge des patients.

Cofondée en 2016 par Thomas Clozel, chercheur clinicien et ancien professeur adjoint en hématologie clinique, et Gilles Wainrib, docteur en IA appliquée à la biologie, Owkin s’est donnée pour mission d’utiliser l’IA afin de découvrir et de développer de meilleurs traitements pour les besoins médicaux non satisfaits, à commencer par la lutte contre le cancer.

Spécialisée dans l’IA et dans l’apprentissage fédéré appliqué à la recherche médicale, elle collabore avec de nombreux centres hospitaliers, dont l’AP-HP.

Un partenariat fructueux

Depuis le début de leur collaboration en 2019, l’AP-HP et Owkin ont réalisé des avancées majeures dans la recherche médicale, avec plus de vingt projets de recherche, dont plusieurs ont conduit à des publications scientifiques.

L’hôpital Bicêtre de l’AP-HP, pilote en pathologie numérique, a fait figure de pionnier en testant Dx RlapsRisk BC, une solution d’Owkin, développée en collaboration avec l’Institut Gustave Roussy, qui a reçu en 2022 la certification CE-IVD (CE Marking for In Vitro Diagnostic).

RlapsRisk BC est une solution de pronostic basée sur l’IA conçue pour prédire la probabilité pour une personne atteinte d’un cancer du sein précoce de rechuter après le traitement, permettant ainsi aux oncologues de déterminer quelles patientes à haut risque peuvent bénéficier de thérapies ciblées et quelles patientes à faible risque peuvent potentiellement éviter la chimiothérapie. Le projet pilote, mené par la Pr Catherine Guettier, a permis de fournir des retours d’expérience à Owkin pour le développement de sa solution.

Dans le cadre de leur premier partenariat, AP-HP et Owkin ont également développé PACpAInt, un modèle de deep learning permettant de prédire les sous-types génomiques de l’adénocarcinome pancréatique, la tumeur la plus fréquente chez les patients atteints du cancer du pancréas, un cancer dont le taux de survie est l’un des plus faibles, mais évolue positivement ces dernières années grâce à la recherche médicale, un dépistage précoce et des thérapies ciblées.

Cet outil, qui a été développé en utilisant les ressources histologiques et moléculaires uniques de quatre hôpitaux du réseau AP-HP (Amboise Paré, Beaujon, Pitié Salpétrière, Saint Antoine), a fait l’objet d’une publication dans Nature Communications, en juin 2023.

L’AP-HP collabore également avec Owkin et Sorbonne Université dans le cadre du projet RHU AI-Triomph pour optimiser les essais cliniques en oncologie grâce à l’IA et une approche multimodale. Ce projet, dirigé par la Pr Magali Svrcek et le Pr Jean-Baptiste Bachet, se concentre sur les adénocarcinomes canalaires du pancréas et de l’œsophage, ainsi que sur les cancers de la thyroïde réfractaires à l’iode radioactif. L’objectif est de développer un système d’IA pour améliorer les traitements personnalisés, optimiser les essais cliniques et créer un “cancer intelligence hub” associé à l’AP-HP.

Le renouvellement de ce partenariat permettra d’étendre l’utilisation de l’IA à d’autres domaines médicaux, tout en continuant de s’appuyer sur l’entrepôt de données de santé (EDS) de l’AP-HP, qui rassemble les informations de 14 millions de patients. Ces données précieuses, combinées aux capacités d’IA avancées d’Owkin, ouvrent la voie à des innovations de rupture dans la recherche et le développement de nouvelles thérapies.

Nicolas Revel, directeur général de l’AP-HP, commente :

“Le renouvellement du partenariat entre Owkin et l’AP-HP est la reconnaissance partagée du succès du partenariat conclu il y a cinq ans. Il permet aux équipes hospitalières de mener des projets collaboratifs d’excellence dans le domaine de l’IA, en s’appuyant notamment sur l’exploitation de l’entrepôt de données de santé de l’AP-HP. La poursuite de cette collaboration vise à approfondir les avancées technologiques, à étendre les domaines d’application clinique et à augmenter le nombre de projets portés conjointement. La collaboration entre l’AP-HP et Owkin s’inscrit, à ce titre, en cohérence avec la politique de recherche partenariale de l’AP-HP, labellisée Institut Carnot”.

Thomas Clozel, PDG d’Owkin, ajoute :

“Le renouvellement de cette collaboration marque une étape clé dans l’évolution de nos solutions d’IA et témoigne de la confiance que l’AP-HP, institution de référence, accorde à nos innovations. Grâce à l’IA et au potentiel d’innovation de l’AP-HP, nous entendons accroître nos partenariats industriels et développer de nouvelles thérapies et de nouveaux outils diagnostics au service des patients. En partenariat avec l’AP-HP, nous intégrons l’expertise des cliniciens et chercheurs à chaque phase du développement de nos technologies, toujours au service des patients. Cette synergie renforce notre engagement à concevoir des solutions robustes et performantes, enrichies par l’apport inestimable de l’AP-HP, comme les données multimodales des patients”. 

L’AP-HP et Owkin prolongent leur collaboration afin d'accélérer l’innovation en IA médicale
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  • Sommet de l’Avenir 2024 : l’ONU et l’OCDE s’allient pour renforcer la gouvernance mondiale de l’IA
    Le Sommet de l’Avenir 2024 s’est tenu les 22 et 23 septembre derniers au siège de l’ONU à New York. En marge de cet événement qui a réuni plus de 130 chefs d’État et de gouvernement pour discuter des défis mondiaux actuels et futurs, l’ONU et l’OCDE ont annoncé une nouvelle collaboration pour renforcer la gouvernance mondiale de l’IA. Cette initiative vise à répondre aux défis croissants posés par le développement rapide de l’IA et à maximiser ses opportunités tout en gérant les risques associés

Sommet de l’Avenir 2024 : l’ONU et l’OCDE s’allient pour renforcer la gouvernance mondiale de l’IA

24 septembre 2024 à 12:00

Le Sommet de l’Avenir 2024 s’est tenu les 22 et 23 septembre derniers au siège de l’ONU à New York. En marge de cet événement qui a réuni plus de 130 chefs d’État et de gouvernement pour discuter des défis mondiaux actuels et futurs, l’ONU et l’OCDE ont annoncé une nouvelle collaboration pour renforcer la gouvernance mondiale de l’IA. Cette initiative vise à répondre aux défis croissants posés par le développement rapide de l’IA et à maximiser ses opportunités tout en gérant les risques associés.

Créée en 1961, l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) a pour objectif de promouvoir la coopération économique entre ses pays membres, mais aussi de faire progresser le bien-être social au niveau mondial en dispensant aux gouvernements des conseils sur la mise en œuvre de politiques à l’appui d’une croissance résiliente, inclusive et durable.

Dès 2017, l’Organisation s’est intéressée aux usages d’une IA bénéficiant à toute la société, a adopté en 2019 les principes sur l’IA établissant les normes d’une IA responsable et digne de confiance qu’elle a révisés en mai dernier, prenant en compte l’émergence des IA génératives et à usage général et abordant plus directement les défis associés à l’IA : la protection de la vie privée, les droits de propriété intellectuelle, la sécurité et l’intégrité des informations. Aujourd’hui, 47 pays y adhèrent.

Pour aider les gouvernements et les parties prenantes à les comprendre et à les mettre en œuvre, elle a lancé, en février 2020, l’Observatoire des politiques publiques relatives à l’IA,(OECD.AI), fournissant aux gouvernements des données comparatives et des analyses des politiques adoptées à travers le monde, leur permettant ainsi d’anticiper les impacts de l’IA sur leurs sociétés. Servant de plateforme de dialogue et de partage de bonnes pratiques, il couvre divers aspects de l’IA, tels que la gouvernance, la sécurité, la confidentialité des données, et l’impact de l’IA sur le marché du travail et les compétences.

Depuis 2020, l’OCDE héberge le secrétariat du PMIA à Paris, une initiative franco-canadienne favorisant les échanges entre décideurs et experts en IA afin de combler l’écart entre la théorie et la pratique en matière de politiques relatives à l’IA.

De son côté, l’ONU travaille également activement pour s’assurer que l’IA soit utilisée de manière bénéfique pour toute l’humanité. Par le biais de l’UNESCO, elle a adopté le premier accord mondial sur l’éthique de l’IA en 2021, sa résolution sur les systèmes d’armes autonomes a été approuvée par 152 pays en décembre 2023. Plus récemment, son projet de résolution visant à promouvoir des systèmes d’IA sûrs, sécurisés et dignes de confiance pour répondre aux grands défis mondiaux, tels que la pauvreté, la sécurité alimentaire, la santé, l’éducation, l’énergie et le changement climatique, a été adopté sans vote lors d’une de ses assemblées générales en mai dernier.

Une collaboration renforcée pour la gouvernance mondiale de l’IA

Amandeep Singh Gill, Envoyé du Secrétaire général des Nations Unies pour les technologies, a souligné lors de l’annonce l’importance cruciale du renforcement de la collaboration entre les deux entités :

“Le développement rapide des technologies d’IA et l’ampleur de leur impact nécessitent une collaboration renforcée, et en temps réel, entre les divers écosystèmes de politiques publiques. Cette nouvelle initiative entre l’ONU et l’OCDE mettra à profit leurs capacités complémentaires pour aider les gouvernements à agir rapidement et efficacement en réponse aux enjeux liés à l’IA. L’objectif est d’établir des mécanismes de gouvernance mondiale, inclusifs et robustes, en coopération avec des parties prenantes clés, dont des centres universitaires de renom et des scientifiques du monde entier”.

La collaboration entre l’ONU et l’OCDE s’articulera autour d’évaluations régulières, fondées sur des données scientifiques des risques et des opportunités que présente l’IA. Les deux organisations mettront à profit leurs réseaux, plateformes d’échanges et travaux en cours respectifs en matière de politiques publiques et de gouvernance de l’IA pour soutenir leurs États membres et d’autres parties prenantes dans leurs efforts visant à promouvoir une approche inclusive à l’échelle mondiale.

Ulrik Vestergaard Knudsen, Secrétaire général adjoint de l’OCDE, explique :

“L’évaluation scientifique rigoureuse et fondée sur des données probantes doit être au cœur de la gouvernance mondiale de l’IA. Notre annonce marque une avancée notable dans cette direction : le partenariat alliera les capacités techniques et analytiques de l’OCDE au vaste rayonnement mondial des Nations Unies et à ses efforts complémentaires pour soutenir une coordination internationale de la gouvernance de l’IA”.

Concluant :

“L’Observatoire des politiques publiques relatives à l’IA de l’OCDE, les travaux d’envergure que nous menons pour faire progresser la mise en œuvre des Principes sur l’IA et le Partenariat mondial sur l’intelligence artificielle à l’OCDE offrent une base solide à cette collaboration. Nos efforts conjoints aideront les pays à tirer parti de toutes les possibilités offertes par l’IA tout en atténuant et en gérant plus efficacement les risques et les bouleversements qui lui sont associés, afin de favoriser une IA centrée sur l’humain, sûre, sécurisée et digne de confiance”.

Sommet de l’Avenir 2024 : l’ONU et l’OCDE s’allient pour renforcer la gouvernance mondiale de l’IA
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  • IA et lutte contre le cancer : Airbus, Accuray et l’IUCT-Oncopole collaborent pour améliorer la radiothérapie
    Airbus, Accuray et l’IUCT-Oncopole ont signé récemment un accord visant à améliorer la disponibilité et la maintenance des équipements de radiothérapie à l’Oncopole grâce à l’IA. Ce partenariat, qui repose sur l’expertise d’Airbus en IA et celle des spécialistes de l’Institut universitaire en radiothérapie et physique médicale, exploitera les données d’Accuray, pour prédire les dysfonctionnements des systèmes de radiothérapie, afin de réduire les retards et les interruptions dans la prise en ch

IA et lutte contre le cancer : Airbus, Accuray et l’IUCT-Oncopole collaborent pour améliorer la radiothérapie

17 septembre 2024 à 15:50

Airbus, Accuray et l’IUCT-Oncopole ont signé récemment un accord visant à améliorer la disponibilité et la maintenance des équipements de radiothérapie à l’Oncopole grâce à l’IA. Ce partenariat, qui repose sur l’expertise d’Airbus en IA et celle des spécialistes de l’Institut universitaire en radiothérapie et physique médicale, exploitera les données d’Accuray, pour prédire les dysfonctionnements des systèmes de radiothérapie, afin de réduire les retards et les interruptions dans la prise en charge des patients.

Si Airbus, géant de l’aérospatial, s’est emparé dès l’an passé de l’IA générative pour améliorer son mode de fonctionnement, cela fait des années qu’il exploite l’IA et les données pour suivre l’état de ses flottes d’avions et extraire des informations.

En 2016, l’application de l’IA dans OneAtlas a permis de traiter des images satellites à haute résolution, fournissant ainsi des informations précieuses aux agriculteurs, assureurs et énergéticiens. Depuis 2017, la plateforme digitale Skywise du constructeur aéronautique , qui utilise des technologies telles que le traitement du langage naturel (NLP), permet d’améliorer la maintenance prédictive et de limiter les pannes d’avions en service.

Un partenariat novateur pour la santé

En 2022, Airbus a signé un premier partenariat de deux ans avec l’IUCT-Oncopole pour accélérer la recherche contre le cancer grâce à l’IA et met aujourd’hui à profit son expertise, développée pour l’industrie aéronautique, pour anticiper et prévenir les dysfonctionnements des systèmes de radiothérapie, optimisant ainsi le parcours des patients.

Ces systèmes, fournis par Accuray, une entreprise américaine, sont essentiels pour le traitement de nombreux patients à l’Oncopole, un centre de référence pour la prise en charge des cancers en France. L’Institut traite chaque année 11 000 nouveaux patients, son département de radiothérapie prend en charge 3 500 patients par an et a assuré l’an passé près de 56 000 séances de radiothérapie.

Klara Wittkowski, directrice du développement de la R&T et des partenariats chez Airbus, souligne :

“Chez Airbus, nous nous efforçons de développer nos connaissances et les technologies d’intelligence artificielle d’une manière responsable qui privilégie avant tout les personnes. Lorsque nous avons commencé notre partenariat avec l’Oncopole il y a deux ans, nous savions que nous pourrions grandement exploiter notre expertise au bénéfice des soins en oncologie, car la nature transverse de l’IA la rend facilement transférable d’un domaine à l’autre”.

Prédire les pannes pour des soins continus

Le projet repose sur l’utilisation de modèles prédictifs qui analysent en temps réel les performances des systèmes de radiothérapie adaptative Accuray Radixact, une technologie non invasive offrant une précision accrue dans le traitement d’un large éventail de  tumeurs. Ces modèles permettront de détecter de manière proactive les signes avant-coureurs de défaillance, assurant ainsi un fonctionnement optimal des machines.

Suzanne Winter, présidente et directrice générale d’Accuray, explique :

“Les patients en radiothérapie reçoivent des soins selon un calendrier déterminé par leur équipe médicale. Notre priorité absolue est de veiller à ce que nos systèmes fonctionnent sans interruption. Nous continuons à rechercher les meilleures pratiques dans d’autres industries, telles que l’aviation, domaine dans lequel la performance opérationnelle constante est primordiale, et la surveillance du bon fonctionnement des composants essentielle”.

Un projet au cœur de l’innovation en oncologie

Pour le Professeur Delord, directeur général de l’Oncopole, ce partenariat s’inscrit dans une stratégie plus large visant à intégrer les nouvelles technologies dans les soins oncologiques. Il affirme :

“Le futur de l’oncologie doit se construire avec tous les acteurs qui peuvent contribuer à faire accélérer la recherche en oncologie. Élargir nos collaborations au-delà de notre écosystème « santé » fait partie de la stratégie data et IA de l’Oncopole. Après des premiers accords signés il y a deux ans avec Airbus et l’IRT Saint Exupéry qui ont déjà fait l’objet de publications, nous nous réjouissons d’avancer concrètement sur un projet qui vise à terme à faciliter la prise en charge des patients à l’Oncopole”.

Woman Receiving Radiation Therapy Treatments for Breast Cancer

Anthropic annonce la disponibilité générale des Artefacts : vers une nouvelle ère de la collaboration pour la création de contenu

3 septembre 2024 à 14:00

En marge du lancement de Claude 3.5 Sonnet en juin dernier, Anthropic dévoilait les Artefacts, une nouvelle fonctionnalité qui transforme l’interaction des utilisateurs avec Claude, faisant de son IA conversationnelle un environnement de travail interactif et collaboratif. La start-up annonce que la fonctionnalité, jusque- là en preview, est disponible pour tous les utilisateurs de claude.ai, y compris pour le plan gratuit.

Pour rappel, Claude 3.5 Sonnet est disponible gratuitement sur Claude.ai et via l’application iOS Claude, il est également accessible via l’API Anthropic, Amazon Bedrock, et Google Cloud’s Vertex AI. Les abonnés aux plans Claude Pro et Team bénéficient de limites de débit plus élevées.

Que sont les artefacts ?

Lorsque les utilisateurs de claude.ai sollicitent Claude pour la création de contenus tels que des morceaux de code, des fichiers texte ou des maquettes de sites web, ces éléments sont générés dans un volet spécial, juste à côté de leur dialogue en cours. Cet ajout offre un environnement de travail interactif où les utilisateurs peuvent non seulement visualiser mais aussi éditer et enrichir les productions de Claude en direct, ce qui leur permet d’intégrer de manière fluide le contenu généré par l’IA dans leurs projets.

Les utilisateurs peuvent afficher le code sous-jacent d’un artefact, copier le contenu dans leur presse-papiers ou télécharger un fichier pour le réutiliser facilement en dehors de la conversation. Il est en outre possible d’ouvrir et visualiser plusieurs artefacts lors d’une même conversation.

Selon Anthropic, depuis le lancement de la preview en juin dernier, les utilisateurs ont créé des dizaines de millions d’artefacts. Il est également possible de créer et afficher des artefacts sur ses applications iOS et Android.

Cas d’utilisation

Les artefacts facilitent la création rapide de contenu de haute qualité. Par exemple :

  • Les développeurs peuvent créer des diagrammes d’architecture à partir de bases de code ;
  • Les chefs de produit peuvent créer des prototypes interactifs pour tester rapidement les fonctionnalités ;
  • Les concepteurs peuvent créer des visualisations puissantes pour un prototypage rapide ;
  • Les spécialistes du marketing peuvent concevoir des tableaux de bord de campagne avec des mesures de performance ;
  • Les équipes de vente peuvent visualiser les pipelines de vente à l’aide d’informations prévisionnelles.

Collaboration et partage

Les utilisateurs des plans Free et Pro peuvent publier et remixer des artefacts avec la communauté. Ceux du plan Team bénéficient d’une option leur permettant de partager et collaborer sur des artefacts au sein d’un projet sécurisé, ce qui facilite la collaboration au sein de l’équipe.

Les artefacts font évoluer Claude.ai vers une plateforme de travail collaboratif, offrant aux utilisateurs une flexibilité et une efficacité accrues dans la gestion et la création de contenu.

Anthropic annonce la disponibilité générale des Artefacts vers une nouvelle ère de la collaboration pour la création de contenu
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  • Hugging Face renforce son infrastructure IA avec l’acquisition de XetHub
    La licorne franco-américaine Hugging Face a annoncé récemment l’acquisition de XetHub, une start-up américaine spécialisée dans la gestion de fichiers pour les projets d’IA, ce qui lui permettra d’améliorer ses capacités de stockage et de gestion des données afin de répondre aux besoins croissants de modèles toujours plus grands et complexes. Fondé en 2021 à Seattle par Yucheng Low, Ajit Banerjee, et Rajat Arya, tous anciens membres de l’équipe de machine learning (ML) d’Apple, XetHub s’est donn

Hugging Face renforce son infrastructure IA avec l’acquisition de XetHub

Par : Thomas Calvi
13 août 2024 à 11:00

La licorne franco-américaine Hugging Face a annoncé récemment l’acquisition de XetHub, une start-up américaine spécialisée dans la gestion de fichiers pour les projets d’IA, ce qui lui permettra d’améliorer ses capacités de stockage et de gestion des données afin de répondre aux besoins croissants de modèles toujours plus grands et complexes.

Fondé en 2021 à Seattle par Yucheng Low, Ajit Banerjee, et Rajat Arya, tous anciens membres de l’équipe de machine learning (ML) d’Apple, XetHub s’est donné pour mission de simplifier l’expérimentation de données à grande échelle. Sa plateforme peut gérer des fichiers individuels de plus de 1 To (téraoctet) et des référentiels dont la taille totale dépasse 100 To, une nette amélioration par rapport à Git LFS, qui limite la taille des fichiers à 5 Go et celle des référentiels à 10 Go.

La start-up s’est démarquée en adaptant Git pour gérer des référentiels de données massifs, une compétence essentielle pour les équipes travaillant avec des modèles ML complexes et volumineux. Sa technologie permet non seulement de stocker efficacement ces énormes fichiers, mais aussi de faciliter la collaboration en permettant aux équipes de travailler simultanément sur ces ensembles de données.

Yucheng Low, cofondateur de XetHub, explique :

“L’objectif de XetHub est de permettre aux équipes de ML de fonctionner comme des équipes logicielles, en adaptant le stockage de fichiers Git aux To, en permettant de manière transparente l’expérimentation et la reproductibilité, et en fournissant les capacités de visualisation nécessaires pour comprendre comment les ensembles de données et les modèles évoluent”.

L’impact de XetHub sur le développement d’Hugging Face

La plateforme collaborative Hub de Hugging Face stocke 1,3 million de modèles d’IA, 450 000 jeux de données, 680 000 espaces et reçoit chaque jour 1 milliard de requêtes.

En 2020, lors de la création de la première version du Hub, l’équipe a choisi d’utiliser Git LFS (Large File Storage), une solution de stockage permettant de gérer des fichiers volumineux de manière efficace, mais qui montre désormais ses limites face à l’augmentation exponentielle de la taille des modèles d’IA. La technologie de XetHub permettra de passer à une solution de stockage plus adaptée, optimisant non seulement la capacité, mais aussi l’efficacité des mises à jour et des collaborations.

Grâce à cette acquisition, Hugging Face prévoit de remplacer Git LFS par une version optimisée de son propre système de stockage et de gestion de versions, intégrant les avancées technologiques de XetHub. Les utilisateurs du Hub pourront ainsi bénéficier d’une réduction significative de la bande passante et du temps de téléchargement lors de la mise à jour de fichiers volumineux.

Des cas d’utilisation concrets

Les innovations majeures que XetHub apporte sont la gestion des fichiers fragmentés et la déduplication. Par exemple, dans un scénario où un fichier Parquet de 10 Go nécessite une mise à jour d’une seule ligne, les utilisateurs ne devront plus télécharger l’intégralité du fichier, mais seulement les fragments modifiés. Cette fonctionnalité est cruciale à une époque où les modèles d’IA atteignent des tailles inédites, comme le nouveau modèle BigLlama-3.1-1T de Maxime Labonne.

De même, la mise à jour de fichiers de modèle GGUF, où une simple modification de métadonnées dans un dépôt Llama 3.1 405B pouvait auparavant nécessiter le téléchargement de plusieurs gigaoctets, sera désormais possible en quelques secondes.

Yucheng Low conclut :

“Avec toute l’équipe de XetHub, je suis très enthousiaste à l’idée de rejoindre Hugging Face et de poursuivre cette mission visant à faciliter la collaboration et le développement de l’IA – en intégrant la technologie XetHub dans Hub – et à proposer ces fonctionnalités à la plus grande communauté ML au monde !”

Hugging Face renforce son infrastructure IA avec l'acquisition de XetHub
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  • GenAI et assurance santé : le Groupe Talan et la Mutuelle Générale lancent le “Lab IA”
    Talan, groupe international spécialisé dans le domaine du conseil en transformation par l’innovation, la technologie et la data, et La Mutuelle Générale, acteur majeur de la protection sociale en France, ont annoncé hier le lancement de leur “Lab IA”. Ce programme d’innovation inédit vise à exploiter les technologies d’IA génératives pour transformer et réinventer le métier de l’assurance santé. Un programme ambitieux pour transformer l’assurance santé Le “Lab IA” a pour objectif de stimuler l’i

GenAI et assurance santé : le Groupe Talan et la Mutuelle Générale lancent le “Lab IA”

23 juillet 2024 à 11:00

Talan, groupe international spécialisé dans le domaine du conseil en transformation par l’innovation, la technologie et la data, et La Mutuelle Générale, acteur majeur de la protection sociale en France, ont annoncé hier le lancement de leur “Lab IA”. Ce programme d’innovation inédit vise à exploiter les technologies d’IA génératives pour transformer et réinventer le métier de l’assurance santé.

Un programme ambitieux pour transformer l’assurance santé

Le “Lab IA” a pour objectif de stimuler l’innovation à tous les niveaux : produits, services, ressources humaines, organisation, et plus encore. En s’appuyant sur les technologies d’IA génératives, Talan et La Mutuelle Générale cherchent à répondre aux défis actuels du secteur de l’assurance santé, notamment en matière de e-santé.

Objectifs clés du Lab IA

Le “Lab IA” est un programme d’innovation qui vise à tirer parti des données métiers de La Mutuelle Générale en les rendant plus exploitables grâce aux IA génératives tout en respectant les réglementations en vigueur spécifiques au secteur de l’assurance santé.

Le programme se fixe plusieurs objectifs majeurs :

  • Développer des services et produits innovants et personnalisés : L’ambition est de créer des offres d’assurance santé qui répondent plus finement aux besoins des adhérents, en utilisant les capacités de personnalisation offertes par l’IA ;
  • Améliorer l’efficacité opérationnelle : Le Lab IA vise à optimiser les processus internes, depuis l’actuariat jusqu’au service client, en passant par les fonctions juridiques et financières, grâce à l’IA ;
  • Renforcer la capacité d’innovation : En co-créant des solutions intégrant l’IA générative, le programme cherche à répondre aux défis actuels et futurs de l’assurance santé.

Collaboration et mise en commun d’expertises

Le Lab IA bénéficiera de l’expertise sectorielle de La Mutuelle Générale et de son savoir-faire en matière de connaissance client et de tendances du marché. Cette expertise sera complétée par les compétences technologiques de Talan, spécialiste de l’exploitation des données avec l’IA. Ensemble, ils rassembleront des profils divers autour d’experts métiers et techniques pour une collaboration efficace et complémentaire.

Engagement pour une innovation responsable

Le Lab IA vise à devenir un centre d’excellence en IA génératives appliqué au secteur de l’assurance santé. Il contribuera activement à l’évolution des standards et des meilleures pratiques pour l’utilisation éthique et responsable de l’IA dans ce domaine.

Philippe Cassoulat, Directeur général groupe Talan, affirme :

“Je suis ravi du partenariat entre Talan et La Mutuelle Générale qui se traduit par la création d’un Lab unique qui marie les compétences métier de La Mutuelle Générale et les expertises technologiques de Talan et particulièrement dans les domaines de la data et de l’IA/IA générative”.

Frédéric Rousseau, Directeur général adjoint, développement, digital et marketing de La Mutuelle Générale, conclut :

“Cette collaboration avec Talan répond parfaitement à notre enjeu stratégique d’accélérer notre transformation digitale. Le « Lab IA » permettra de découvrir, de développer et d’expérimenter les cas d’usages transformants pour les métiers de l’assurance santé et de la protection sociale”.

GenAI et assurance santé le Groupe Talan et la Mutuelle Générale lancent le Lab IA
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  • Collaboration de pointe : Mistral AI et NVIDIA lancent Mistral NeMO 12 B
    Mistral AI ne chôme pas : après avoir dévoilé lundi dernier deux nouveaux LLM open source Codestral Mamba 7B et Mathstral 7B, il a annoncé, le vendredi suivant, Mistral NeMo 12 B, développé avec NVIDIA. Combinant l’expertise de Mistral AI en matière de données d’entraînement avec l’écosystème matériel et logiciel optimisé de NVIDIA, le modèle, également sous licence Apache 2.0, offre des performances élevées pour diverses applications, grâce à sa flexibilité. Publié le lendemain de GPT-4o mini d

Collaboration de pointe : Mistral AI et NVIDIA lancent Mistral NeMO 12 B

22 juillet 2024 à 09:30

Mistral AI ne chôme pas : après avoir dévoilé lundi dernier deux nouveaux LLM open source Codestral Mamba 7B et Mathstral 7B, il a annoncé, le vendredi suivant, Mistral NeMo 12 B, développé avec NVIDIA. Combinant l’expertise de Mistral AI en matière de données d’entraînement avec l’écosystème matériel et logiciel optimisé de NVIDIA, le modèle, également sous licence Apache 2.0, offre des performances élevées pour diverses applications, grâce à sa flexibilité.

Publié le lendemain de GPT-4o mini d’Open AI, Mistral NeMo 12B dispose lui aussi d’une fenêtre contextuelle allant jusqu’à 128 000 jetons et est également adapté pour les entreprises qui cherchent à implémenter des solutions d’IA sans avoir besoin de ressources cloud étendues.

Une collaboration Mistral AI – NVIDIA

NVIDIA a participé à la dernière levée de fonds de 600 millions d’euros de Mistral AI, ouvrant la voie à cette collaboration pour le développement de ce nouveau modèle.

S’appuyant sur une architecture transformateur standard, Mistral NeMo a été entraîné sur la plateforme d’IA NVIDIA DGX Cloud, qui offre un accès dédié et évolutif à la dernière architecture NVIDIA. NVIDIA NeMo, un framework cloud-native permettant aux développeurs de construire, personnaliser et déployer des modèles d’IA générative a été utilisé pour faire progresser et optimiser le processus ainsi que NVIDIA TensorRT-LLM, un conteneur NVIDIA NIM prédéfini qui permet aux développeurs de réduire les temps de déploiement de plusieurs semaines à quelques minutes.

Le modèle utilise le format de données FP8 pour l’inférence du modèle, ce qui réduit la taille de la mémoire et accélère le déploiement sans aucune dégradation de la précision.

S’il est publié sous licence Apache 2.0, facilitant l’adoption par la communauté de recherche et permettant aux entreprises d’intégrer Mistral NeMo dans des applications commerciales de manière transparente, il est fourni par NVIDIA sous la forme d’un microservice d’inférence NIM de la plateforme NVIDIA AI Enterprise 5.0 introduite en mars dernier lors de la GTC 2024.

Guillaume Lample, cofondateur et scientifique en chef de Mistral AI, commente :

“Nous avons la chance de collaborer avec l’équipe NVIDIA, en tirant parti de leur matériel et de leurs logiciels de premier plan. Ensemble, nous avons développé un modèle offrant une précision, une flexibilité, une efficacité élevées ainsi qu’un support et une sécurité de niveau entreprise sans précédent grâce au déploiement de NVIDIA AI Enterprise”.

Performances de pointe dans sa catégorie

Mistral NeMo se distingue par son raisonnement avancé, sa connaissance approfondie du monde et sa précision en codage. Grâce à son architecture standard, il est facile à intégrer et peut remplacer directement les systèmes utilisant le modèle Mistral 7B, assurant ainsi une transition en douceur pour les utilisateurs existants.

Il est conçu pour des applications telles que les chatbots, les tâches multilingues, le codage et la synthèse de document.

Selon les tests comparatifs de Mistral AI, il surpasse les performances de deux modèles open-source récents, Gemma 2 9B et Llama 3 8B.

Tekken : un tokenizer révolutionnaire

Mistral NeMo excelle particulièrement en anglais, français, allemand, espagnol, italien, portugais, chinois, japonais, coréen, arabe et hindi. Il utilise un nouveau tokenizer appelé Tekken, basé sur Tiktoken, qui a été entraîné sur plus de 100 langues. Tekken surpasse le tokenizer SentencePiece utilisé dans les précédents modèles Mistral en compressant le texte en langage naturel et le code source de manière plus efficace. Il est ainsi environ 30 % plus efficace pour compresser le code source et plusieurs langues majeures, et jusqu’à trois fois plus efficace pour le coréen et l’arabe.

Accès et disponibilité

Les poids de Mistral-Nemo-Base-2407 et du modèle ajusté pour les instructions Mistral-NeMo-12B-Instruct sont disponibles sur HuggingFace. Les utilisateurs peuvent essayer Mistral NeMo avec mistral-inference et l’adapter avec mistral-finetune. Le modèle est également accessible sur la Plateforme de Mistral AI sous le nom open-mistral-nemo-2407 et est empaqueté dans un conteneur NVIDIA NIM, disponible sur ai.nvidia.com.

Collaboration de pointe Mistral AI et NVIDIA lancent Mistral NeMO 12 B
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  • Comment Microsoft veut aider le Japon à tirer parti du potentiel de l’IA
    Le premier ministre japonais Fumio Kishida était cette semaine en visite officielle aux USA où il a évoqué avec Joe Biden les tensions politiques, le renforcement de leur coopération en matière de défense et technologie, notamment en matière d’IA. Il a également rencontré Brad Smith, le vice-président et président de Microsoft qui a annoncé l’intention d’investir 2,9 milliards de dollars au cours des deux prochaines années pour accroître son infrastructure de cloud computing et d’IA à grande éch

Comment Microsoft veut aider le Japon à tirer parti du potentiel de l’IA

Par : Thomas Calvi
12 avril 2024 à 10:00

Le premier ministre japonais Fumio Kishida était cette semaine en visite officielle aux USA où il a évoqué avec Joe Biden les tensions politiques, le renforcement de leur coopération en matière de défense et technologie, notamment en matière d’IA. Il a également rencontré Brad Smith, le vice-président et président de Microsoft qui a annoncé l’intention d’investir 2,9 milliards de dollars au cours des deux prochaines années pour accroître son infrastructure de cloud computing et d’IA à grande échelle au Japon.

Il y a deux marchés dans lesquels le Japon tente de rattraper son retard : celui de l’IA et celui des semi-conducteurs. Microsoft, y a installé son premier bureau international, ces 2,9 milliards de dollars représentent son plus gros investissement en 46 ans d’histoire au Japon.

L’expansion de son infrastructure d’IA et de cloud permettra à Microsoft de fournir des ressources informatiques plus avancées au Japon, y compris les dernières unités de traitement graphique (GPU), qui sont cruciales pour accélérer les charges de travail de l’IA. Ce qui lui permettra de soutenir le Generative AI Accelerator Challenge (GENIAC), un programme dirigé par le ministère de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie qui aide les startups et les entreprises japonaises à obtenir les ressources informatiques nécessaires au développement de modèles de fondation et à encourager la collaboration entre les parties prenantes.

Renforcer les compétences du Japon en matière d’IA

Microsoft s’est engagé en outre à former pas moins de 3 millions de travailleurs japonais à temps plein et à temps partiel au cours des trois prochaines années, dans le but de doter le pays des compétences nécessaires. La société a annoncé plusieurs initiatives, notamment une formation dédiée aux femmes, des cours et des architectures de référence pour les développeurs d’IA et les entreprises technologiques, une aide à la mise en œuvre de programmes centrés sur l’IA dans les lycées professionnels.

Ces formations seront dispensées en partenariat avec des institutions de renom telles que l’Institut des Nations Unies pour la formation et la recherche (UNITAR). Microsoft soutiendra également les jeunes pousses japonaises par le biais du Microsoft for Startups Founders Hub.

Ouverture du 1er laboratoire Microsoft Research Asia

Microsoft Research Asia va ouvrir un laboratoire à Tokyo qui se concentrera sur des domaines clés tels que l’IA incarnée, la robotique et l’IA sociétale.

Le centre de recherche collabore étroitement avec des universités, des instituts de recherche et des entreprises technologiques de la région Asie-Pacifique, notamment avec les universités japonaises depuis plus de deux décennies, ce qui a d’ailleurs contribué à propulser la recherche interdisciplinaire et à encourager les talents.

Afin de favoriser une meilleure collaboration en matière de recherche, Microsoft accordera 10 millions de dollars de subventions de ressources au cours des cinq prochaines années à l’Université de Tokyo et au partenariat de recherche en intelligence artificielle entre l’Université Keio et l’Université Carnegie Mellon.

Nvidia, Amazon et d’autres entreprises privées soutiennent également ces partenariats entre les universités des 2 pays, 110 millions de dollars y seront consacrés.

Microsoft a d’autre part l’intention d’approfondir sa collaboration avec le secrétariat du Cabinet japonais pour renforcer la résilience en matière de cybersécurité du gouvernement, des entreprises et de la société.

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  • Transgene, NEC et l’Institut Curie partagent leurs avancées dans la lutte contre les cancers ORL
    Le congrès annuel de l’American Association for Cancer Research (AACR) qui s’est déroulé du 5 au 10 avril derniers à San Diego aux Etats-Unis, a été l’occasion pour Transgene, NEC et le Dr Olivier Lantz de l’Institut Curie de présenter les résultats prometteurs d’une nouvelle thérapie personnalisée pour éviter les récidives chez les patients atteints de cancers ORL. Les vaccins thérapeutiques font partie des immunothérapies. Visant à induire une réponse immunitaire, lorsque cette dernière fait d

Transgene, NEC et l’Institut Curie partagent leurs avancées dans la lutte contre les cancers ORL

11 avril 2024 à 14:00

Le congrès annuel de l’American Association for Cancer Research (AACR) qui s’est déroulé du 5 au 10 avril derniers à San Diego aux Etats-Unis, a été l’occasion pour Transgene, NEC et le Dr Olivier Lantz de l’Institut Curie de présenter les résultats prometteurs d’une nouvelle thérapie personnalisée pour éviter les récidives chez les patients atteints de cancers ORL.

Les vaccins thérapeutiques font partie des immunothérapies. Visant à induire une réponse immunitaire, lorsque cette dernière fait défaut chez le patient atteint de cancer ou à fort risque de récidive, ils font l’objet de nombreuses recherches ces dernières années.

Transgene, biotech strasbourgeoise détenue à 60% par l’Institut Mérieux, s’est associée à NEC Corporation, une entreprise japonaise leader dans les domaines des technologies de l’information, des réseaux et de l’IA, pour développer TG4050, un vaccin thérapeutique personnalisé, le premier produit issu de sa plateforme myvac. Les algorithmes d’intelligence artificielle de NEC sont utilisés pour prédire, après séquençage de la tumeur d’un patient, les cibles tumorales les plus pertinentes.

Le vaccin TG4050 s’adresse aux patients atteints d’un cancer de la tête et du cou et aux patientes atteintes d’un cancer de l’ovaire.

Il a été évalué cliniquement pour le cancer de la tête et du cou aux Etats-Unis, au Royaume Uni ainsi qu’en France à l’Institut Curie, par le Professeur Christophe Le Tourneau, responsable du Département d’Essais Cliniques précoces de l’Institut Curie et co-coordinateur de cet essai clinique international de phase 1 et à l’IUCT-Oncopole de Toulouse par le Professeur Jean-Pierre Delord. Ce sont les résultats de cette évaluation clinique qui viennent d’être présentés à l’AACR.

L’étude randomisée incluait 33 patients atteints de cancer épidermoïde de la tête et du cou (HNSCC) négatif au VPH, de stade 3 ou 4 ayant subi une intervention chirurgicale suivie d’une radiothérapie adjuvante et une chimiothérapie standard. Ils ont été répartis aléatoirement en 2 groupes : 17 ont été vaccinés dès la fin du traitement (bras A), à raison d’une fois par semaine pendant six semaines puis toutes les trois semaines pendant un an, les 16 autres devaient l’être en cas de récidive, un risque important dans ce type de cancer.

Aucun des patients du bras A n’a connu de rechute de la maladie après un suivi médian de 16,2 mois tandis que le cancer a récidivé chez 3 patients du bras B : l’un après 6,2 mois, le second après 8,8 mois et un troisième après 18,5 mois.

Olivier Lantz, directeur adjoint de l’unité Immunité et cancer (U932 Institut Curie / Inserm) a déclaré lors de la présentation de l’essai clinique à l’AACR :

“Nous sommes vraiment enthousiasmés par ces données préliminaires, ainsi que par l’ensemble des preuves qui sont en train d’être construites par la communauté en faveur des vaccins à base de néo-antigènes. Des études comme la nôtre démontrent le potentiel des vaccins thérapeutiques individualisés à base de néoantigènes pour faire partie de la norme de soins de demain”.

Le vaccin est actuellement en cours d’évaluation dans une étude multicentrique randomisée de Phase I/II en monothérapie dans le traitement adjuvant des cancers de la tête et du cou HPV-négatifs. Forts des premiers résultats obtenus dans la partie Phase I de l’essai, Transgene et NEC préparent une extension de cet essai avec une Phase II randomisée, dont le démarrage est prévu dans les semaines à venir.

L’abstract de l’étude est disponible ici

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  • AdvanThink et l’Inserm UMR-S 999 s’associent pour lutter contre l’hypertension artérielle pulmonaire
    Le pôle BioAnalyse d’AdvanThink, un éditeur français de logiciel spécialisé dans l’exploitation et l’exploration de données massives et complexes, annonce son partenariat avec Sylvia Cohen-Kaminsky, Directrice de Recherche au CNRS et chercheuse reconnue pour ses travaux sur l’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP), menés au sein de l’unité Inserm UMR-S 999 à l’Université Paris Saclay. L’Inserm UMR-S 999 est un acteur majeur de la recherche translationnelle nationale et internationale sur l’hy

AdvanThink et l’Inserm UMR-S 999 s’associent pour lutter contre l’hypertension artérielle pulmonaire

22 mars 2024 à 11:30

Le pôle BioAnalyse d’AdvanThink, un éditeur français de logiciel spécialisé dans l’exploitation et l’exploration de données massives et complexes, annonce son partenariat avec Sylvia Cohen-Kaminsky, Directrice de Recherche au CNRS et chercheuse reconnue pour ses travaux sur l’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP), menés au sein de l’unité Inserm UMR-S 999 à l’Université Paris Saclay.

L’Inserm UMR-S 999 est un acteur majeur de la recherche translationnelle nationale et internationale sur l’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP), une maladie chronique évolutive des vaisseaux sanguins des poumons, qui peut conduire à une insuffisance cardiaque droite.

Cette collaboration est née lors des “Rendez-vous de Bioanalyse Paris Saclay”, des séminaires scientifiques interactifs mensuels, portant uniquement sur des sujets de recherche, à un stade pré-compétitif et non commercial. Fruit de discussions approfondies, elle vise à exploiter et explorer les vastes quantités de données générées par Sylvia Cohen-Kaminsky et son équipe dans le contexte de l’HTAP. L’objectif est de mieux comprendre le positionnement physiopathologique d’une cible thérapeutique potentielle identifiée dans le cadre de cette maladie.

Une approche multiomique est nécessaire pour comprendre la finesse des mécanismes moléculaires mis en jeu dans des pathologies d’origine multifactorielle comme l’HTAP. Des données transcriptomiques, protéomiques et lipidomiques ont donc été produites dans le cadre de ce projet.

Chacune de ces dimensions omiques permet d’éclairer sur certains aspects de la pathologie. L’enjeu consiste donc à analyser, de manière combinée, ces différents types de données, afin d’additionner les contributions de chacune d’elles et d’obtenir, au final, une vision la plus holistique possible des mécanismes moléculaires entourant la cible potentielle identifiée et leur aspect critique dans le cadre de l’HTAP.

De son côté, AdvanThink, pionnier dans le domaine du Machine Learning depuis 1990, fournit l’expertise technologique nécessaire pour exploiter efficacement ces données massives et complexes. Son pôle Bioanalyse, composé de biologistes expérimentés, joue un rôle essentiel dans la collecte, l’analyse et l’interprétation des données biologiques de ce projet. Leur expertise contribuera à éclairer les avancées de la recherche médicale dans le domaine de l’HTAP.

Jean-Philippe Meyniel, PhD Head of Bio & Health Dept, et Brice Perdrix, CEO AdvanThink soulignent:

“L’HTAP est une maladie complexe et ses mécanismes moléculaires représentent un formidable terrain de jeu pour relever ce challenge avec un outil tel que notre plateforme de Data Science Amadea”. 

Sylvia Cohen-Kaminsky, apporte son regard critique et son expertise opérationnelle essentielle à l’analyse des données, avec le soutien de son étudiant en thèse, Florent Dumont. Elle conclut :

“L’HTAP est une maladie rare (48 à 55 cas par million), mais pas orpheline. Plusieurs actifs de la classe des vasodilatateurs sont approuvés et utilisés en combinaison bi- voire tri-thérapie. Ils prolongent la survie des patients, mais ne sont pas curatifs. Identifier de bonnes cibles dans un réseau moléculaire complexe, celles centrales dans le mécanisme de remodelage vasculaire pulmonaire conduisant à l’HTAP, est le challenge que nous allons relever avec AdvanThink”.

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  • Microsoft lance DirectSR, une nouvelle API Windows pour améliorer la résolution des jeux vidéo grâce à l’IA
    Joshua Tucker, responsable programmation chez Microsoft, a annoncé DirectSR dans le blog des développeurs DirectX Microsoft. Cette nouvelle API Windows a été conçue en partenariat avec NVIDIA, AMD et INTEL pour permettre une intégration transparente de la Super Résolution (SR), une technique de pointe qui sert à augmenter la résolution et la qualité visuelle des jeux, dans la prochaine génération de jeux. DirectSR ouvre de nouvelles possibilités pour les jeux en offrant une qualité graphique sup

Microsoft lance DirectSR, une nouvelle API Windows pour améliorer la résolution des jeux vidéo grâce à l’IA

12 mars 2024 à 10:00

Joshua Tucker, responsable programmation chez Microsoft, a annoncé DirectSR dans le blog des développeurs DirectX Microsoft. Cette nouvelle API Windows a été conçue en partenariat avec NVIDIA, AMD et INTEL pour permettre une intégration transparente de la Super Résolution (SR), une technique de pointe qui sert à augmenter la résolution et la qualité visuelle des jeux, dans la prochaine génération de jeux.

DirectSR ouvre de nouvelles possibilités pour les jeux en offrant une qualité graphique supérieure sans compromettre les performances.

Selon Joshua Tucker, “DirectSR est le chaînon manquant que les développeurs attendaient lorsqu’ils abordent l’intégration SR, offrant une expérience plus fluide et plus efficace qui s’adapte à tous les matériels”.

DirectSR est un ensemble commun d’entrées et de sorties qui permet d’activer différentes solutions de SR, notamment DLSS (Deep Learning Super Sampling), une technologie développée par Nvidia qui utilise les réseaux neuronaux pour générer des pixels supplémentaires dans les scènes en ray tracing les plus intensives, FidelityFX Super Resolution d’AMD qui permet d’obtenir des effets visuels de haute qualité tout en minimisant l’impact sur les performances, et Xe SS, développé par Intel pour obtenir des performances accrues et une grande fidélité d’image grâce à une mise à l’échelle améliorée par l’IA.

Un aperçu public sera bientôt disponible via le SDK Agility, où les développeurs peuvent afficher de nouvelles fonctionnalités DirectX sans attendre une mise à jour du système d’exploitation. Grâce au SDK Agility, DirectSR sera disponible sur les plateformes Windows qui intéressent le plus les développeurs, notamment Windows 10 et Windows 11.

Les Work Graphs, des graphes prêts pour la production

Une autre innovation mise en avant par Joshua Tucker est l’API Work Graphs qui représente une autre avancée significative dans le domaine de la programmation GPU. Alimentés par le Shader Model 6.8, ces graphes permettent au GPU de gérer de manière autonome son propre travail, ouvrant ainsi la voie à des gains de performance et d’efficacité sans précédent. Cette fonctionnalité offre aux développeurs de nouveaux outils pour exploiter pleinement le potentiel de leur matériel GPU, en parallélisant les charges de travail de manière optimale.

Ces nouvelles fonctionnalités, ainsi qu’un aperçu de nouveaux outils pour PIX, qui permet l’optimisation des performances et le débogage pour Work Graphs et DirectSR, seront présentés par Microsoft lors de la Game Developers Conference qui se déroulera du 18 au 21 mars prochain à San Francisco, un évènement incontournable pour les leaders de l’industrie, les développeurs et les passionnés de jeux vidéo.

Microsoft lance DirectSR, une nouvelle API Windows pour améliorer la résolution des jeux vidéo
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  • Capgemini et Mistral AI s’associent pour accélérer le déploiement de la GenAI
    Pour Capgemini, l’IA générative est un pilier clé de la transformation digitale des entreprises. Après avoir annoncé des partenariats stratégiques avec Google Cloud et Microsoft ainsi qu’un investissement de 2 milliards d’euros pour renforcer son leadership dans cette technologie de rupture, c’est avec la jeune licorne française Mistral AI qu’elle entend accélérer le déploiement à l’échelle d’une GenAI plus accessible, plus polyvalente et plus efficiente. Créé par Serge Kampf en octobre 1967 à G

Capgemini et Mistral AI s’associent pour accélérer le déploiement de la GenAI

15 février 2024 à 10:00

Pour Capgemini, l’IA générative est un pilier clé de la transformation digitale des entreprises. Après avoir annoncé des partenariats stratégiques avec Google Cloud et Microsoft ainsi qu’un investissement de 2 milliards d’euros pour renforcer son leadership dans cette technologie de rupture, c’est avec la jeune licorne française Mistral AI qu’elle entend accélérer le déploiement à l’échelle d’une GenAI plus accessible, plus polyvalente et plus efficiente.

Créé par Serge Kampf en octobre 1967 à Grenoble sous le nom de Sogeti, Capgemini est aujourd’hui un leader mondial du secteur des services numériques et emploie 350 000 personnes dans plus de 50 pays.

L’ESN a mis en place une équipe dédiée à l’IA générative pour rapidement renforcer ses compétences. Pour faire évoluer ses solutions et sa livraison, elle a créé un laboratoire d’IA générative pour suivre l’évolution de la technologie et rechercher les cas d’utilisation et les collaborations les plus pertinents pour ses clients.

Elle a identifié Mistral AI comme le partenaire idéal pour “faciliter l’accès à l’IA générative pour les entreprises qui veulent adapter de multiples cas d’usages à leurs besoins et les déployer pour un grand nombre d’utilisateurs, avec une moindre empreinte carbone“.

Mistral AI, fervent défenseur de l’open source, s’est rapidement imposé comme un acteur français et européen incontournable de l’IA générative. Un peu plus de quatre mois après sa création, la start-up annonçait en septembre dernier la mise à disposition open-source de son premier LLM : Mistral 7B et s’associait elle aussi à Google Cloud le mois suivant pour l’intégrer à la plateforme MLOps Vertex AI. En décembre, elle finalisait une levée de fonds de 350 millions de dollars, la valorisant à environ 2 milliards de dollars, et annonçait son second modèle Mixtral 8x7B.

Ces deux modèles, bien que de petite taille, sont très performants et facilement personnalisables par les entreprises, tout en protégeant leurs données propriétaires. Ce qui permettra aux 2 partenaires de répondre aux besoins spécifiques des clients, en particulier dans des secteurs réglementés et sensibles tels que les services financiers, l’aéronautique et la défense, les télécommunications ainsi que le secteur public.

Arthur Mensch, co-fondateur et CEO de Mistral AI, déclare :

“Mistral AI a pour mission de faire progresser l’IA générative et ce n’est qu’en collaborant avec des acteurs qui partagent la même vision que nous accélèrerons le déploiement à l’échelle de cette technologie révolutionnaire, qui est l’un des principaux obstacles à son adoption. Notre partenariat avec Capgemini permet aux entreprises innovantes, quelle que soit leur taille, de personnaliser nos modèles d’IA légers et puissants pour des applications concrètes”.

Fernando Alvarez, directeur de la Stratégie et du Développement du groupe Capgemini et membre du Comité de Direction générale du Groupe, ajoute :

“Les entreprises doivent pouvoir passer à l’échelle pour progresser sur leur transformation durable, ce qui implique d’avoir des modèles d’IA générative ouverts efficaces et hautement performants, nécessitant moins de capacités de traitement, et des installations à plus faible empreinte carbone. Mistral AI et Capgemini contribueront ensemble à la révolution de l’IA, en permettant aux entreprises quelle que soit leur taille de tirer des bénéfices considérables de cette technologie révolutionnaire et accélérer la double transition vers une économie numérique et durable”

Capgemini et Mistral AI s'associent pour accélérer le déploiement de la GenAI
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    Cela fait près d’un an qu’OpenAI, la start-up derrière ChatGPT, face à la pénurie et au coût des puces nécessaires pour alimenter ses projets, prévoit de fabriquer ses propres puces d’IA. Avant son éviction temporaire de la société, Sam Altman aurait approché plusieurs investisseurs dans l’objectif de mettre en place un réseau mondial d’usines de fabrication de semi-conducteurs, projet relancé selon un rapport récent de Bloomberg. Confronté à la pénurie de puces mais aussi à une totale dépendanc

OpenAI envisagerait de se lancer dans la fabrication de puces d’IA

Par : Thomas Calvi
23 janvier 2024 à 13:30

Cela fait près d’un an qu’OpenAI, la start-up derrière ChatGPT, face à la pénurie et au coût des puces nécessaires pour alimenter ses projets, prévoit de fabriquer ses propres puces d’IA. Avant son éviction temporaire de la société, Sam Altman aurait approché plusieurs investisseurs dans l’objectif de mettre en place un réseau mondial d’usines de fabrication de semi-conducteurs, projet relancé selon un rapport récent de Bloomberg.

Confronté à la pénurie de puces mais aussi à une totale dépendance à des fournisseurs comme NVIDIA ou AMD, Microsoft, le principal investisseur d’OpenAI, s’est lancé en novembre dernier dans le développement de ses propres puces d’IA pour Azure, OpenAI avait d’ailleurs collaboré avec lui pour affiner la puce MAIA et la tester avec ses modèles.

OpenAI n’a pas les moyens de Microsoft, développer ses propres puces d’IA serait pour lui une entreprise complexe, coûteuse et très risquée qui nécessiterait plusieurs années pour être mise en œuvre. La société a donc opté pour une collaboration avec d’importants acteurs du secteur des semi-conducteurs, Intel, Taiwan Semiconductor Manufacturing Company (TSMC), le principal fournisseur de puces de NVIDIA, et Samsung seraient, entre autres, de potentiels partenaires.

Ce projet, auquel s’intéresserait Microsoft, permettrait à OpenAI de s’assurer d’un approvisionnement certain pour le développement de ses IA génératives, mais également d’étendre ses capacités technologiques et de forger des partenariats stratégiques. Pour le concrétiser, Sam Altman s’est lancé dans une quête active de financement et serait en discussions avec des investisseurs majeurs, dont G42 et SoftBank, pour lever entre 8 et 10 milliards de dollars.

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