Mistral AI s'allie à l'entreprise suédoise EcoDataCenter pour mettre au point un centre de données en Suède au nom de la souveraineté européenne en matière d'intelligence artificielle. Un projet qui souffre cependant d'une limite : la provenance des GPU.
Mistral AI s'allie à l'entreprise suédoise EcoDataCenter pour mettre au point un centre de données en Suède au nom de la souveraineté européenne en matière d'intelligence artificielle. Un projet qui souffre cependant d'une limite : la provenance des GPU.
La Commission européenne annonce lancer deux nouvelles procédures contre Google. Le but : obliger le géant américain à partager les clés d'Android et ses précieuses données de recherche avec ses rivaux, pour empêcher Gemini de tuer toute concurrence.
La Commission européenne annonce lancer deux nouvelles procédures contre Google. Le but : obliger le géant américain à partager les clés d'Android et ses précieuses données de recherche avec ses rivaux, pour empêcher Gemini de tuer toute concurrence.
Le supercalculateur Jupiter, installé en Allemagne, est devenu le premier système européen à franchir le seuil d'un milliard de milliards de calculs par seconde (un trillion, soit 10 puissance 18). Le quatrième au monde.
Le supercalculateur Jupiter, installé en Allemagne, est devenu le premier système européen à franchir le seuil d'un milliard de milliards de calculs par seconde (un trillion, soit 10 puissance 18). Le quatrième au monde.
La Commission européenne dit s'engager à ce que l'Europe achète pour 40 milliards d'euros de puces spécialisées dans l'IA. Mais comme pour d'autres promesses liées à l'accord entre l'Union européenne et les USA, cette perspective ne semble pas contraignante.
La Commission européenne dit s'engager à ce que l'Europe achète pour 40 milliards d'euros de puces spécialisées dans l'IA. Mais comme pour d'autres promesses liées à l'accord entre l'Union européenne et les USA, cette perspective ne semble pas contraignante.
Welcome to the 83rd episode of Decode Quantum, the quantum podcast where we like to get in depth in quantum science and technology. I was this time with Wilhelm Kaenders, the president and CTO of Toptica. Fanny is not there, again, she’s so busy, she’s like a minister, sometimes she has meetings that she can’t […]
Welcome to the 83rd episode of Decode Quantum, the quantum podcast where we like to get in depth in quantum science and technology. I was this time with Wilhelm Kaenders, the president and CTO of Toptica. Fanny is not there, again, she’s so busy, she’s like a minister, sometimes she has meetings that she can’t […]
La première bêta développeur d'iOS 18.4, qui sera suivie d'une bêta publique dans les prochains jours, active Apple Intelligence en français dans les pays de l'Union européenne. Sa version finale est attendue pour le mois d'avril, avec quasiment les mêmes fonctions qu'aux États-Unis.
La première bêta développeur d'iOS 18.4, qui sera suivie d'une bêta publique dans les prochains jours, active Apple Intelligence en français dans les pays de l'Union européenne. Sa version finale est attendue pour le mois d'avril, avec quasiment les mêmes fonctions qu'aux États-Unis.
Hier, lors du Sommet pour l’action sur l’IA, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé que 200 milliards d’euros allaient être mobilisés pour faire de l’Europe “l’un des principaux continents de l’IA”. L’UE participera à hauteur de 50 milliards d’euros tandis que les 150 milliards d’euros supplémentaires proviendront de l’initiative “European AI Champions”, à laquelle plus de 70 organisations ont déjà adhéré pour asseoir le leadership européen dans l’IA et dont l
Hier, lors du Sommet pour l’action sur l’IA, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé que 200 milliards d’euros allaient être mobilisés pour faire de l’Europe “l’un des principaux continents de l’IA”. L’UE participera à hauteur de 50 milliards d’euros tandis que les 150 milliards d’euros supplémentaires proviendront de l’initiative “European AI Champions”, à laquelle plus de 70 organisations ont déjà adhéré pour asseoir le leadership européen dans l’IA et dont la liste continue de s’allonger.
En annonçant le fonds Invest AI de l’UE, la présidente de la Commission a souligné:
“J’entends trop souvent dire que l’Europe est en retard dans la course où les États-Unis ou la Chine ont déjà pris de l’avance. Je ne suis pas d’accord, car la course à l’IA est loin d’être terminée. Nous n’en sommes qu’au début. La frontière est en perpétuel mouvement. Le leadership mondial est encore à prendre.”
20 milliards d’euros pour des gigafactories
Parmi ces fonds, 20 milliards d’euros sont spécifiquement alloués à la création de quatre giga-usines d’IA, des infrastructures conçues pour soutenir le développement de modèles d’IA de grande envergure. Elles seront dotées d’environ 100 000 puces d’IA de dernière génération, soit quatre fois plus que les usines d’IA en cours d’installation autour du réseau des 9 supercalculateurs européens de calcul à haute performance d’EuroHPC. Trois de ces supercalculateurs EuroHPC sont aujourd’hui classés parmi les 10 supercalculateurs les plus puissants au monde : LUMI en Finlande,Leonardo en Italie et MareNostrum 5 en Espagne.
Ursula von der Leyen compare cet investissement pour une intelligence artificielle digne de confiance à un “CERN pour l’IA”. Pour rappel, le CERN (Conseil Européen pour la Recherche Nucléaire) est un laboratoire international de physique des particules situé à quelques kilomètres de Genève, en Suisse. Fondé en 1954, il est le plus grand centre de recherche en physique des particules au monde.
Elle déclare :
“Nous voulons que l’IA soit une force pour le bien et pour la croissance. Pour ce faire, nous adoptons notre propre approche européenne, fondée sur l’ouverture, la coopération et l’excellence des talents. Mais notre approche doit encore être suralimentée. C’est pourquoi, avec nos États membres et nos partenaires, nous mobiliserons des capitaux sans précédent par l’intermédiaire d’InvestAI pour les gigausines européennes d’IA. Ce partenariat public-privé unique, semblable à un CERN pour l’IA, permettra à tous nos scientifiques et entreprises, et pas seulement aux plus grands, de développer les très grands modèles les plus avancés nécessaires pour faire de l’Europe un continent de l’IA”.
L'Union européenne se remue sur l'intelligence artificielle. Elle annonce vouloir mobiliser 200 milliards d'euros pour l'IA en Europe, avec une forte contribution du secteur privé. Une alliance, baptisée initiative « EU AI Champions », est lancée.
L'Union européenne se remue sur l'intelligence artificielle. Elle annonce vouloir mobiliser 200 milliards d'euros pour l'IA en Europe, avec une forte contribution du secteur privé. Une alliance, baptisée initiative « EU AI Champions », est lancée.
S’il est une entreprise qui occupe le devant de la scène médiatique durant cette Semaine pour l’Action sur l’IA, il s’agit sans conteste de Mistral AI. La licorne avait déjà fait fort avec l’annonce d’un partenariat avec France Travail le 4 février dernier, d’un autre avec Stellantis le lendemain. Elle a ensuite abordé la semaine dédiée à l’IA avec le partenariat de Free, l’annonce de la création de son propre datacenter avant-hier et celle hier d’un partenariat avec Helsing, axé sur l’IA de déf
S’il est une entreprise qui occupe le devant de la scène médiatique durant cette Semaine pour l’Action sur l’IA, il s’agit sans conteste de Mistral AI. La licorne avait déjà fait fort avec l’annonce d’un partenariat avec France Travail le 4 février dernier, d’un autre avec Stellantis le lendemain. Elle a ensuite abordé la semaine dédiée à l’IA avec le partenariat de Free, l’annonce de la création de son propre datacenter avant-hier et celle hier d’un partenariat avec Helsing, axé sur l’IA de défense.
Fondée en 2021 par Torsten Reil, Gundbert Scherf et Niklas Köhler en Allemagne, également présente en France et au Royaume-Uni, Helsing est une licorne européenne spécialisée dans les technologies de défense basées sur l’IA. Elle affirme placer l’éthique au cœur de leur développement et vouloir se consacrer à la défense des valeurs de démocratie et de liberté.
L’entreprise travaille en collaboration avec des gouvernements et des partenaires industriels pour améliorer les capacités des matériels existants. Elle a ainsi été sélectionnée en juin 2023 avec Saab, par le ministère allemand de la Défense pour améliorer les capacités de guerre électronique de 15 Eurofighter de la Luftwaffe.
Le projet prévoit l’installation à l’horizon 2028 de la suite de capteurs Arexis de Saab, augmentée par la solution d’IA développée par Helsing. Cette intégration permettra une analyse en temps réel des données radar collectées par les capteurs de l’avion, générant en quelques millisecondes des mesures d’autoprotection précises contre les radars adverses modernes.
En décembre 2024, Helsing a dévoilé son premier drone d’attaque, le HX-2, utilisé par l’Ukraine. Ce drone peut être produit en masse grâce à des techniques avancées de fabrication, notamment l’impression 3D, à un coût inférieur à celui des systèmes existants. Lorsqu’ils sont mis en œuvre au sein du système de reconnaissance-frappe Altra développé par Helsing, les HX-2 peuvent fonctionner en essaim autonome, contrôlé par un seul opérateur humain. Ils sont proposés aux alliés de l’OTAN comme un “bouclier anti-invasion”.
Un développement conjoint axé sur les Vision-Language-Action models
Le partenariat, qui combine l’expertise d’Helsing avec celle de Mistral AI en matière de GenAI, a pour objectif de renforcer la collaboration entre l’humain et l’IA sur le champ de bataille.
Antoine Bordes, Vice-Président de l’IA chez Helsing, affirme :
“L’avenir de la défense repose sur des systèmes intégrant l’IA et travaillant en complémentarité avec l’humain dans le monde réel. La robotique et l’IA vont transformer la conduite des opérations militaires en optimisant l’efficacité, en réduisant les risques et en accélérant la prise de décision dans des environnements contestés.”
Le développement conjoint reposera sur les Vision-Language-Action models (VLA), des systèmes permettant d’analyser en temps réel l’environnement opérationnel, de comprendre et d’interpréter les commandes humaines, et de générer des actions adaptées aux situations complexes. Ces modèles devraient permettre d’accélérer la prise de décision militaire, en améliorant la rapidité et la fiabilité des réponses opérationnelles.
Un enjeu de compétition mondiale
Dans un contexte de tensions internationales accrues et de complexité du contexte opérationnel militaire, ce projet entre les 2 licornes européennes pourrait offrir une alternative souveraine aux technologies américaines et chinoises.
Gundbert Scherf, cofondateur de Helsing, commente :
“L’Europe doit affirmer son rôle d’acteur géopolitique majeur. L’IA en est une pierre angulaire, et ce partenariat avec Mistral AI nous place à l’avant-garde de l’innovation militaire.”
Arthur Mensch renchérit :
“L’intégration de nos modèles dans les systèmes de défense constitue une avancée majeure pour le positionnement technologique de l’Europe sur la scène internationale.”
Lancé ce lundi 3 février, OpenEuroLLM est un projet collaboratif réunissant 20 institutions de recherche, entreprises et centres de calcul de premier plan. Cette initiative, qui bénéficie du soutien de la Commission européenne dans le cadre du programme pour une Europe numérique (Digital Europe), vise à développer une famille de modèles de fondation transparents et performants pour les langues européennes et d’autres langues d’intérêt social et économique, adaptés aux besoins des secteurs public
Lancé ce lundi 3 février, OpenEuroLLM est un projet collaboratif réunissant 20 institutions de recherche, entreprises et centres de calcul de premier plan. Cette initiative, qui bénéficie du soutien de la Commission européenne dans le cadre du programme pour une Europe numérique (Digital Europe), vise à développer une famille de modèles de fondation transparents et performants pour les langues européennes et d’autres langues d’intérêt social et économique, adaptés aux besoins des secteurs public et privé.
Soutenir la compétitivité et la souveraineté numérique de l’UE
OpenEuroLLM s’inscrit dans une dynamique de renforcement de la compétitivité européenne en matière d’IA. En garantissant l’accessibilité, la transparence et la conformité réglementaire, le projet entend offrir une alternative robuste aux modèles propriétaires tout en préservant les valeurs et la diversité linguistique européennes.
Il est d’ailleurs le premier projet financé par Digital Europe à recevoir le label d’excellence STEP (Strategic Technologies for Europe Platform, une nouvelle initiative de l’UE visant à renforcer la compétitivité industrielle européenne en soutenant les technologies critiques, notamment l’IA).
OpenEuroLLM bénéficiera d’un budget total de 37,4 millions d’euros, dont 20,6 millions du programme pour une Europe numérique. L’entreprise commune EuroHPC fournira quant à elle un accès à ses services de calcul.
Un consortium d’acteurs clés
Coordonné par Jan Hajič de l’Université Charles en Tchéquie et co-dirigé par Peter Sarlin, le plus grand laboratoire d’IA privé d’Europe, racheté l’an dernier par le fabricant américain de puces AMD, OpenEuroLLM rassemble des partenaires prestigieux issus du monde académique, de l’industrie et des infrastructures de calcul haute performance :
Instituts de recherche et universités : Université d’Helsinki, Université d’Oslo, Fraunhofer IAIS, Institut ELLIS Tübingen, Université de technologie d’Eindhoven, entre autres.
“Au lieu d’efforts fragmentés, il s’agit d’une action coordonnée visant à créer des modèles de langage européens ouverts que les entreprises peuvent posséder, contrôler et intégrer dans leurs produits. “
Transparence et collaboration avec la communauté Open Source
Un des piliers d’OpenEuroLLM repose sur son engagement en faveur d’une intelligence artificielle ouverte et responsable. En partenariat avec des organisations comme LAION, OpenML et open-sci, le projet veillera à ce que les modèles, les logiciels et les ensembles de données soient accessibles à tous, favorisant ainsi l’innovation et l’adaptabilité aux besoins industriels et publics.
Laurent Daudet, Directeur Général Délégué et cofondateur de LightOn, conclut :
“L’Europe dispose des talents et des ressources nécessaires pour prendre une place de choix dans cette compétition internationale autour de l’IA.Pour transformer ces efforts en un véritable levier stratégique, l’Europe doit non seulement capitaliser sur l’IA Act, véritable catalyseur de l’innovation vers une IA de confiance, mais également soutenir une approche coordonnée de ses leaders. C’est aujourd’hui rendu possible grâce au consortium OpenEuroLLM.”
Entre Nice et Menton, il existe une petite principauté de 208 hectares qui n'est pas dans l'Union européenne. Quand on passe sa frontière, tous les services habituellement inaccessibles en Europe deviennent soudainement fonctionnels. Numerama est allé faire l'expérience.
Entre Nice et Menton, il existe une petite principauté de 208 hectares qui n'est pas dans l'Union européenne. Quand on passe sa frontière, tous les services habituellement inaccessibles en Europe deviennent soudainement fonctionnels. Numerama est allé faire l'expérience.
Sora est enfin disponible en France depuis ce 28 février. Plus besoin de VPN pour y accéder, mais il faut toujours un abonnement. On vous explique comment l'essayer.
Sora est enfin disponible en France depuis ce 28 février. Plus besoin de VPN pour y accéder, mais il faut toujours un abonnement. On vous explique comment l'essayer.
IBM a inauguré hier son premier datacenter quantique en Europe. Ce nouveau centre de données, situé à Ehningen, en Allemagne, est la première installation d’IBM en dehors des États-Unis dédiée à l’informatique quantique. L’entreprise possède un autre datacenter quantique à Poughkeepsie, dans l’État de New York, dont elle vient d’achever l’extension.
L’inauguration a eu lieu en présence du Chancelier allemand, Olaf Scholz, de dirigeants d’IBM, dont Arvind Krishna, son PDG, et Ana Paula Assis, Gen
IBM a inauguré hier son premier datacenter quantique en Europe. Ce nouveau centre de données, situé à Ehningen, en Allemagne, est la première installation d’IBM en dehors des États-Unis dédiée à l’informatique quantique. L’entreprise possède un autre datacenter quantique à Poughkeepsie, dans l’État de New York, dont elle vient d’achever l’extension.
L’inauguration a eu lieu en présence du Chancelier allemand, Olaf Scholz, de dirigeants d’IBM, dont Arvind Krishna, son PDG, et Ana Paula Assis, General Manager d’IBM EMEA, ainsi que de nombreux représentants de grandes entreprises européennes telles que Volkswagen, Bosch, Crédit Mutuel, E.ON et des institutions de recherche comme l’Université du Pays basque et la Fraunhofer-Gesellschaft.
Le nouveau datacenter abrite déjà deux ordinateurs quantiques, fonctionnant à une échelle utile, basés sur le processeur Eagle et accueillera prochainement un système quantique utilisant le processeur IBM Quantum Heron, qui permet de réduire les taux d’erreur, offrant des performances 16 fois supérieures et une vitesse 25 fois plus rapide par rapport aux précédents ordinateurs quantiques d’IBM de 2022.
Ce passage à l’utilité quantique signifie que l’informatique quantique n’est plus une technologie théorique ou exploratoire, mais qu’elle peut être utilisée de manière pratique pour résoudre des problèmes réels dans des domaines variés. En juin 2023, IBM a démontré que son matériel quantique pouvait exécuter des calculs de manière plus efficace qu’un ordinateur classique, ce qui permet de franchir une étape vers l’avantage quantique, le moment où un ordinateur quantique surpassera définitivement les ordinateurs classiques sur des tâches spécifiques.
Plus de 80 organisations européennes accèdent actuellement aux ordinateurs quantiques du nouveau centre de données via IBM Quantum Platform pour explorer les applications potentielles de l’informatique quantique dans leurs secteurs respectifs. Parmi celles-ci, le Crédit Mutuel, Bosch, E.ON et Volkswagen.
Selon Frantz Rublé, Directeur général adjoint de Crédit Mutuel Alliance Fédérale, :
“La mise à disposition de ce datacenter quantique sur le sol européen adresse nos contraintes en termes de proximité des traitements et l’approche du Crédit Mutuel en matière de conformité réglementaire. Il permet également d’envisager sereinement les prochaines étapes du projet Quantique au Crédit Mutuel, au CIC et ensuite chez Targobank”.
Pour Javier Aizpurua, professeur à Ikerbasque, au Centre international de physique de Donostia (DIPC) et directeur de BasQ, le datacenter permettra aux scientifiques et aux chercheurs du Centre de s’attaquer à des problèmes exigeants en sciences des matériaux, en physique des hautes énergies et en biosciences.
Il assure :
“Une utilisation combinée de l’informatique quantique, de l’IA et de la science des données, si elle est généralisée, donnera lieu à un scénario de nouvelles possibilités non seulement dans la recherche fondamentale, mais aussi dans l’innovation industrielle”.
Le jour même de l’inauguration, IBM a annoncé avoir terminé l’installation d’un deuxième ordinateur quantique basé sur le processeur Heron, à Poughkeepsie.
Ana Paula Assis, General Manager d’IBM EMEA, conclut :
“L’ouverture de notre premier datacenter quantique IBM en Europe marque un moment crucial pour le développement technologique de la région, démontre notre engagement envers l’Europe et met en évidence le rôle clé de la collaboration avec l’industrie, le monde universitaire et les décideurs politiques pour un écosystème quantique paneuropéen. Cette installation de pointe favorisera l’innovation dans le domaine de l’informatique quantique, en créant de nouvelles opportunités pour attirer les talents et en assurant que l’Europe reste à la pointe des avancées technologiques mondiales”.
IBM étend son empreinte quantique avec un premier datacenter européen
Plusieurs mois après l'annonce polémique d'OpenAI, le nouveau ChatGPT Voice, capable de parler, de rire et de blaguer comme un humain, est disponible pour les abonnés ChatGPT Plus. Problème : OpenAI a décidé de bloquer sa sortie dans l'Union européenne, le Royaume-Uni, la Suisse et d'autres pays européens.
Plusieurs mois après l'annonce polémique d'OpenAI, le nouveau ChatGPT Voice, capable de parler, de rire et de blaguer comme un humain, est disponible pour les abonnés ChatGPT Plus. Problème : OpenAI a décidé de bloquer sa sortie dans l'Union européenne, le Royaume-Uni, la Suisse et d'autres pays européens.
Ce 19 septembre, une trentaine d’entreprises, des chercheurs et des institutions européens ont publié une lettre ouverte adressée aux régulateurs de l’UE avec un message clair : l’Europe doit harmoniser ses approches réglementaires en matière d’IA si elle veut libérer pleinement le potentiel de l’IA générative, notamment open source. Parmi les signataires figurent Mark Zuckerberg (Meta), Daniel Ek (Spotify), Yann LeCun (Meta), Christian Klein (SAP), Maurice Lévy (Publicis Groupe), Börje Ekholm (
Ce 19 septembre, une trentaine d’entreprises, des chercheurs et des institutions européens ont publié une lettre ouverte adressée aux régulateurs de l’UE avec un message clair : l’Europe doit harmoniser ses approches réglementaires en matière d’IA si elle veut libérer pleinement le potentiel de l’IA générative, notamment open source. Parmi les signataires figurent Mark Zuckerberg (Meta), Daniel Ek (Spotify), Yann LeCun (Meta), Christian Klein (SAP), Maurice Lévy (Publicis Groupe), Börje Ekholm (Ericsson) qui soulignent l’urgence d’une prise de décision rapide et cohérente pour garantir que l’Europe reste compétitive.
Selon la lettre ouverte, “l’Europe est devenue moins compétitive et moins innovante par rapport à d’autres régions, et elle risque maintenant de prendre encore plus de retard à l’ère de l’IA en raison de décisions réglementaires incohérentes”.
L’environnement réglementaire européen, qui a pour but de protéger les consommateurs et de garantir une concurrence équitable, a été source de tensions entre des géants technologiques comme Meta ou OpenAI et les régulateurs européens.
La loi sur les Marchés Numériques (DMA), cherche à limiter le pouvoir des grandes plateformes en ligne, en imposant des règles pour empêcher les comportements anticoncurrentiels alors que la loi sur les Services Numériques (DSA) vise à créer un espace numérique plus sûr, exigeant des plateformes en ligne une modération rigoureuse des contenus. De son côté, le règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) impose des règles strictes sur la collecte, le traitement et le stockage des données personnelles des citoyens européens.
L’AI Act, entré en vigueur le 1er août dernier, sera quant à lui appliqué progressivement. Il établit un cadre pour l’utilisation de l’IA, notamment pour les applications à haut risque, imposant des exigences strictes en matière de transparence et de sécurité, mais selon certains, manque de clarté et d’exemption à part entière pour les modèles de fondation open source.
L’Europe à un tournant décisif
L’un des points cruciaux soulevés dans la lettre est l’absence d’une réglementation unifiée en Europe sur l’utilisation des données pour l’IA, empêchant les entreprises de développer des solutions innovantes à l’échelle locale. Les interventions récentes des autorités européennes de protection des données ont semé le trouble quant aux types de données qui peuvent être utilisés pour entraîner des modèles d’IA, ce qui freine considérablement les efforts de recherche et développement.
Les signataires avertissent que sans règles harmonisées et cohérentes, l’Europe se privera des dernières avancées technologiques dont bénéficient les États-Unis, la Chine et l’Inde, comme celles des LLMs multimodaux qui pourraient radicalement transformer des secteurs comme la santé, la science ou encore la culture, tout en contribuant à une augmentation significative du PIB mondial estimée à 10 % au cours de la prochaine décennie. Elle va également se priver d’un second élément essentiel à l’innovation en IA : “le développement de modèles “ouverts”, disponibles gratuitement pour que tout le monde puisse les utiliser, les modifier et les améliorer, multipliant ainsi les bénéfices et diffusant des opportunités sociales et économiques”.
Pour Laurent Solly, vice-président de Meta Europe du Sud :
“Les entreprises qui travaillent sur l’IA générative ont besoin de décisions harmonisées, cohérentes, rapides et claires dans le cadre de la réglementation européenne sur les données. C’est l’avenir et la place de l’Europe qui se jouent ici”.
Ce que la lettre ouverte souligne :
“L’Europe fait face à un choix qui aura un impact sur la région pendant des décennies. Elle peut choisir de réaffirmer le principe d’harmonisation inscrit dans des cadres réglementaires comme le RGPD afin que l’innovation en matière d’IA se produise ici à la même échelle et à la même vitesse qu’ailleurs. Ou bien, elle peut continuer à rejeter le progrès, trahir les ambitions du marché unique et regarder le reste du monde développer des technologies auxquelles les Européens n’auront pas accès”.
Vous pouvez retrouver la lettre ouverte et rejoindre les signataires ici.
Le 8 mars dernier, le ministère de la Culture et le ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique ont accueilli la première assemblée des membres de l’Alliance pour les technologies des langues (ATL-EDIC), une initiative européenne visant à protéger et valoriser le patrimoine culturel et linguistique au sein d’un écosystème d’IA innovant, compétitif, éthique et souverain.
Un Consortium européen pour les infrastructures numériques (EDIC) est un instrument m
Le 8 mars dernier, le ministère de la Culture et le ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique ont accueilli la première assemblée des membres de l’Alliance pour les technologies des langues (ATL-EDIC), une initiative européenne visant à protéger et valoriser le patrimoine culturel et linguistique au sein d’un écosystème d’IA innovant, compétitif, éthique et souverain.
Un Consortium européen pour les infrastructures numériques (EDIC) est un instrument mis à la disposition des États membres de l’UE dans le cadre du programme politique de la décennie numérique à l’horizon 2030 afin d’accélérer et de simplifier la mise en place et la mise en œuvre de projets multinationaux.
Le 5 décembre 2023, la Bulgarie, la Croatie, la France, l’Irlande, l’Italie, la Lettonie, la Lituanie, les Pays-Bas, la Pologne et la Slovénie ont demandé à la Commission de créer le Consortium européen sur les infrastructures numériques pour l’Alliance pour les technologies linguistiques (Alliance for Language Technologies Consortium-EDIC ou ALT-EDIC). La Grèce s’est jointe à cette demande le 16 janvier 2024.
La Commission européenne a agréé à leur demande et l’initiative a vu le jour le 7 février dernier, portée et coordonnée par la Délégation générale à la langue française et aux langues de France du ministère de la Culture, par la Direction générale des Entreprises du ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique et par la Coordination nationale pour l’intelligence artificielle. Son siège social se situe au château de Villers-Cotterêts, dans l’enceinte de la Cité internationale de la langue française, inaugurée par le Président de la République, le 30 octobre 2023.
Cette alliance entend impliquer non seulement les partenaires institutionnels mais aussi la société civile. De nombreux groupes industriels et des PME ont d’ailleurs déjà manifesté leur intérêt pour le projet et les opportunités qu’il représente. En 2024, l’Alliance s’attachera notamment à fédérer cet écosystème, via la création d’un consortium industriel qui garantira l’impact des efforts de l’EDIC sur les entreprises.
Lors de cette première réunion, M. Thibault GROUAS et M. Juan Martinez SAMALEA, représentants français et espagnol, ont respectivement été élus Président et Vice-président de l’Assemblée des membres.
Actuellement, douze Etats membres font partie de l’alliance : la Bulgarie, la Croatie, l’Espagne, la France, la Grèce, l’Irlande, l’Italie, la Lettonie, la Lituanie, les Pays-Bas, la Pologne et la Slovénie. L’Autriche, la Belgique et la Région flamande, le Danemark, l’Estonie, Malte, le Portugal, la Roumanie et la Slovaquie y ont un statut d’observateur. Les discussions se poursuivent afin que d’autres Etats membres puissent rejoindre l’initiative.
Rachida DATI, Ministre de la Culture, soulignant l’importance de cette initiative, affirme :
“La France est fière d’accueillir cette Alliance pour les technologies des langues. En effet, forte de sa diversité linguistique, l’Europe doit pouvoir développer un écosystème d’innovation souverain et compétitif, complété par des pôles nationaux comme la structure LANGU:IA en France, pour permettre l’émergence et le partage de modèles de langue géants, ouverts et en accès libre à même de valoriser nos patrimoines culturels et linguistiques”.
Marina FERRARI, Secrétaire d’Etat chargée du numérique, conclut :
“Cette alliance jouera un rôle crucial pour renforcer la position de l’Europe dans la course de l’intelligence artificielle. En faisant de ce consortium européen le pivot du développement de modèles de langage, cette alliance produira un double bénéfice, tant pour les fournisseurs des technologies et que pour la diffusion d’une offre compétitive et performante aux entreprises utilisatrices de l’IA. Pour ce faire, l’Alliance s’appuiera sur les meilleures technologies de nos entreprises pour fournir des services qui bénéficieront à un grand nombre d’utilisateurs. Dans ce domaine ultra-compétitif, mû par l’innovation, agir en européens sera notre plus grande chance de succès”.
Les membres de l’Alliance pour les technologies des langues (ATL-EDIC) ont tenu leur 1ère assemblée