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Etude TeamViewer : malgré l’impact positif de l’IA sur la productivité, la prudence reste de mise pour les décideurs français

5 novembre 2024 à 11:00

TeamViewer, une entreprise technologique fournissant des solutions de connectivité à distance et de numérisation de l’espace de travail, a récemment publié un rapport visant à appréhender l’impact concret de l’IA sur la productivité des entreprises. Intitulé “AI Opportunity Report”, ce document s’appuie sur une étude menée auprès de 1400 décideurs de divers pays dans les domaines de l’informatique (IT), de l’OT (technologies opérationnelles) et des métiers de différents secteurs, révélant que 75 % des répondants voient l’IA comme un levier essentiel pour améliorer l’efficacité de leur organisation.

Le rapport met en lumière des résultats qui confirment l’impact croissant de l’IA dans les entreprises à travers le monde. Plus de 69 % des participants (59 % en France) anticipent d’ailleurs que l’IA sera à l’origine du plus grand boom de productivité depuis un siècle.

Les professionnels du secteur informatique, en particulier, constatent que l’IA leur permet de gagner en moyenne 16 heures de travail par mois, bien que ce chiffre soit inférieur en France (7 heures) ainsi que dans le secteur public (6 heures), où l’adoption de cette technologie est moins avancée.

Des bénéfices financiers et une adoption de plus en plus pragmatique

Outre les gains de productivité, l’IA montre des effets tangibles sur les performances financières. Environ 61 % des décideurs interrogés s’attendent à ce que l’IA ait un impact positif sur les résultats financiers de leur entreprise dès l’année prochaine. Certains avancent même que l’IA pourrait permettre d’augmenter les revenus de 211 % en moyenne. Cependant, malgré cet optimisme, les professionnels adoptent une approche pragmatique de l’IA : 61 % des répondants estiment que le battage médiatique autour de cette technologie a cédé la place à une demande pour des solutions pratiques et mesurables.

L’IA, un levier pour l’évolution de carrière

Le rapport met également en avant les bénéfices de l’IA pour les professionnels eux-mêmes. Environ 72 % des répondants (61 % en France) affirment que l’IA leur permet de se recentrer sur des tâches stratégiques, tout en facilitant l’acquisition de nouvelles compétences. De plus, 73 % des participants voient l’IA comme un atout indispensable pour leur évolution professionnelle.

Une adoption prudente de l’IA en France

En France, toutefois, l’approche vis-à-vis de l’IA reste plus réservée. Seulement 61 % des professionnels y considèrent leur usage de l’IA comme mature, loin des 80 % observés aux États-Unis. De même, seuls 59 % des répondants français pensent que l’IA est le catalyseur de productivité du siècle, contre 74 % au Royaume-Uni. Cette prudence pourrait expliquer pourquoi seulement 61 % des entreprises françaises prévoient de renforcer leurs formations en IA dans les prochains mois.

Mei Dent, CPTO de TeamViewer, commente :

“L’adoption de l’IA connaît une croissance rapide, car les entreprises reconnaissent de plus en plus ses avantages tangibles en termes de productivité et de rationalisation des opérations. Notre étude révèle que 79 % des décideurs interagissent désormais avec l’IA au moins une fois par semaine, une augmentation notable par rapport aux 52 % de l’an dernier”.

Ajoutant :

“Avec le lancement des nouvelles fonctionnalités Session Insights de TeamViewer, basées sur l’IA, nous donnons aux entreprises la possibilité de prendre des décisions plus intelligentes et d’optimiser leurs processus, tout en respectant les normes de sécurité et de confidentialité des données les plus rigoureuses. Nous appliquons des pratiques de chiffrement strictes pour garantir la protection des données des clients et ainsi favoriser leur traitement en toute sécurité”. 

Etude TeamViewer : malgré l'impact positif de l'IA sur la productivité, la prudence reste de mise pour les décideurs français
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  • “State Of The Media” 2024 : les défis spécifiques des journalistes Tech face à leurs homologues
    Le rapport “State Of The Media” de Cision, acteur majeur de l’industrie des médias et des relations publiques, dresse un panorama des défis rencontrés par les journalistes de divers secteurs et en explore les répercussions pour les équipes de relations médias. Cette année, sa quinzième édition met en lumière les spécificités des journalistes Tech face à leurs homologues d’autres secteurs, en s’appuyant sur les réponses de 3 016 journalistes de 19 marchés différents, dont 500 provenant des secteu

“State Of The Media” 2024 : les défis spécifiques des journalistes Tech face à leurs homologues

16 septembre 2024 à 15:16

Le rapport “State Of The Media” de Cision, acteur majeur de l’industrie des médias et des relations publiques, dresse un panorama des défis rencontrés par les journalistes de divers secteurs et en explore les répercussions pour les équipes de relations médias. Cette année, sa quinzième édition met en lumière les spécificités des journalistes Tech face à leurs homologues d’autres secteurs, en s’appuyant sur les réponses de 3 016 journalistes de 19 marchés différents, dont 500 provenant des secteurs de la technologie et de l’ingénierie.

Les principaux défis : crédibilité, audience et IA

En 2024, les journalistes Tech partagent avec leurs homologues des autres secteurs les mêmes préoccupations fondamentales. Cependant, certaines nuances apparaissent dans les priorités :

  • Maintien de la crédibilité et lutte contre les fake news – Un défi majeur pour tous, avec 43 % des journalistes Tech et 42 % des autres secteurs qui y accordent une importance primordiale ;
  • Adaptation aux changements de comportements de l’audience – 41 % des journalistes Tech et d’autres secteurs estiment nécessaire de suivre l’évolution des modes de consommation des médias ;
  • Déclin de la publicité et des revenus – Ce point est légèrement plus préoccupant pour la Tech (36 %) que pour les autres secteurs (34 %) ;
  • Manque de personnel – Une préoccupation récurrente pour 35 % des journalistes Tech, contre 36 % pour leurs homologues ;
  • Emergence de l’IA – Les journalistes de la Tech accordent une attention particulière à l’essor de l’IA, qu’ils considèrent comme le cinquième défi le plus important : 28 % contre 26% pour leurs confrères ;
  • Concurrence des créateurs de contenus sur les réseaux sociaux, un défi moindre pour la Tech (24 % contre 28 % pour les autres).

Journalistes et utilisation de l’IA

Selon le rapport de Cision, le taux d’adoption de l’IA reste faible pour l’ensemble de la profession, bien que les journalistes Tech soient les plus enclins à utiliser cette technologie. Interrogés sur leur utilisation des outils d’IA générative tels que ChatGPT ou Gemini de Google, 49 % d’entre eux affirment ne pas y avoir recours du tout contre 53 % de leurs confrères. Tous secteurs confondus, les journalistes ne sont que 12 % à faire un usage régulier de la GenAI, 7 % à le faire souvent dans le secteur de la Tech contre seulement 5 % pour leurs homologues.

Les journalistes utilisent l’IA principalement pour :

  • Rechercher des sujets (26 % Tech vs 23 % autres secteurs) ;
  • Créer des supports multimédias (12 % Tech contre 8 % autres secteurs) ;
  • Inspirer de nouvelles idées et structurer les sujets (14 % et 20 % dans la Tech, des pourcentages proches des autres secteurs).

Un usage plus intensif des réseaux sociaux

Les journalistes Tech sont les plus grands utilisateurs des réseaux sociaux : près de 98 % les utilisent dans le cadre de leur travail. Si le classement des trois premiers usages est identique pour les deux groupes, ils placent la veille de l’information en 4ème position
alors que leurs confrères préfèrent le réseautage.

L’an passé, les usages prioritaires ont été les suivants :

  • Publier et mettre en avant du contenu (76 % pour la Tech contre 71 % pour les autres secteurs) ;
  • Obtenir des informations (71 % vs 67 %) ;
  • Echanger avec leur public (65 % vs 63 %) ;
  • Faire de la veille (62 % pour la Tech, soit 8 points de plus que leurs confrères) ;
  • Faire du réseautage (59 % vs 55 %) ;
  • S’informer sur les sujets tendance (“trending topics”)  (55 % vs 54 %) ;
  • Contrôler ou vérifier des informations (53 % vs 51 %) ;
  • Se connecter avec des experts et demander des interviews (52 %, soit 5 points de plus que les autres secteurs).

LinkedIn, plateforme privilégiée des journalistes Tech

Cision a interrogé les journalistes sur leurs activités prévues sur les plateformes. Pour ceux de la Tech, LinkedIn, avec 51 %, sera la plateforme de prédilection alors que leurs homologues  penchent pour Instagram (44 %). YouTube est également en forte progression chez les journalistes Tech, avec 33 % d’entre eux prévoyant de l’utiliser davantage, contre 28 % dans les autres secteurs.

Les journalistes Tech et les communicants : une relation exigeante

Les journalistes Tech sont plus sollicités que les autres. En effet, 22 % d’entre eux reçoivent plus de 151 sollicitations par semaine, contre 15 % pour l’ensemble de la profession. Cependant, ces sollicitations sont jugées non pertinentes par près de 72 % des journalistes Tech, une tendance similaire aux autres secteurs. Malgré tout, les journalistes Tech montrent un intérêt accru pour certains types de contenus, notamment :

  • Les communiqués de presse (77 %, soit 4 points de plus que la moyenne) ;
  • Les rapports de recherche originaux (68 % contre 61 % pour les autres secteurs) ;
  • Les interviews d’experts (52 %, un écart de 8 points par rapport aux autres secteurs).

Les informations exclusives sont également appréciées par les 2 groupes (55 %).

Les journalistes Tech sont également plus nombreux à considérer les contenus fournis par les communicants comme une source d’inspiration pour leurs sujets. Les communiqués de presse (72 %), les experts du secteur (56 %), et les courts pitchs par mail (52 %) sont pour eux les trois sources les plus utiles, suivis de la newsroom de l’entreprise (39%).

IA journalisme
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  • Etude Expleo : 72 % des entreprises déploieront des outils d’IA au cours des 12 prochains mois
    L’adoption de l’IA par les entreprises est à un tournant décisif, selon un nouveau rapport publié par Expleo, fournisseur mondial de services d’ingénierie, de technologie et de conseil. Intitulé “Intégrer l’IA : aborder la prochaine vague de transformation des entreprises”, ce rapport révèle que 98 % des dirigeants d’entreprise sont convaincus que l’IA transformera leur secteur d’activité au cours des trois prochaines années. Cette conviction pousse de nombreuses entreprises à accélérer l’intégr

Etude Expleo : 72 % des entreprises déploieront des outils d’IA au cours des 12 prochains mois

26 août 2024 à 14:00

L’adoption de l’IA par les entreprises est à un tournant décisif, selon un nouveau rapport publié par Expleo, fournisseur mondial de services d’ingénierie, de technologie et de conseil. Intitulé “Intégrer l’IA : aborder la prochaine vague de transformation des entreprises”, ce rapport révèle que 98 % des dirigeants d’entreprise sont convaincus que l’IA transformera leur secteur d’activité au cours des trois prochaines années. Cette conviction pousse de nombreuses entreprises à accélérer l’intégration de l’IA dans leurs opérations, avec 72 % des entreprises prévoyant de déployer des outils d’IA dans les 12 prochains mois.

Pour ce rapport, 803 décideurs clés de grandes et moyennes entreprises en France, en Allemagne, au Royaume-Uni et en Irlande, ont été interrogés afin de fournir un aperçu stratégique de l’adoption de l’IA et des défis auxquels les entreprises sont confrontées lorsqu’elles déploient l’IA. Une enquête qualitative menée par le cabinet d’études IPSOS fournit une vue détaillée de la transformation de huit industries majeures sous l’impact de l’IA : aérospatiale et défense, automobile, services bancaires, financiers et assurances, énergie et services publics, sciences de la vie, industrie manufacturière, commerce de détail et transports

L’urgence de l’adoption de l’IA

Le rapport souligne une évolution rapide du paysage de l’IA en entreprise. Jusqu’à présent, seulement 24 % des entreprises ont intégré des outils d’IA dans leurs processus, mais une majorité écrasante envisage de le faire rapidement pour ne pas être laissée pour compte. En effet, 80 % des dirigeants estiment que l’IA est déjà en train de transformer leur secteur, bien que seulement 56 % considèrent qu’elle ait un impact significatif sur leur propre entreprise.

Cette dynamique est en grande partie motivée par le désir de réaliser des gains financiers tangibles. Selon l’étude, 91 % des entreprises attendent de l’IA une amélioration des délais de mise sur le marché, tandis que 90 % visent des gains financiers et une amélioration de la qualité grâce à ces nouvelles technologies.

Défis persistants et demande d’expertise

Cependant, malgré cet engouement, de nombreux défis subsistent. L’intégration technique de l’IA dans les systèmes existants (39%) et la maîtrise des coûts (35%) sont identifiés comme les principaux obstacles par les entreprises. Seulement 17 % des dirigeants interrogés estiment ne pas faire face à des obstacles majeurs lors du déploiement de l’IA.

Pour surmonter ces défis, les entreprises recherchent de plus en plus une expertise externe. Environ 60 % des entreprises se tournent vers des experts en IA pour soutenir leurs efforts de déploiement, tandis que 55 % investissent dans la formation de leurs collaborateurs pour renforcer les compétences internes en IA.

Six étapes pour une intégration réussie

Expleo propose également un guide pratique en six étapes pour aider les entreprises à intégrer l’IA de manière efficace et à grande échelle :

  • Identifier un modèle commercial viable : s’assurer que l’IA répond à un besoin réel et peut générer de la valeur ajoutée ;
  • Évaluer la faisabilité technique et financière : vérifier que l’infrastructure et les ressources nécessaires sont en place pour soutenir le déploiement ;
  • Choisir la bonne architecture technologique : sélectionner les technologies et les outils les plus adaptés à l’entreprise ;
  • Développer des pipelines de données robustes et automatisés : garantir que les données utilisées par l’IA sont fiables et bien structurées ;
  • Former et valider les modèles sur des données représentatives : s’assurer que les modèles d’IA sont formés sur des données qui reflètent fidèlement les conditions réelles ;
  • Surveiller et maintenir les données et les modèles : mettre en place un suivi continu pour assurer la performance et la pertinence des modèles d’IA.

Rajesh Krishnamurthy, CEO d’Expleo, commente :

“L’IA est une technologie d’aujourd’hui, pas de demain. Mais l’optimisme qui règne autour de cette technologie n’est souvent pas compensé par le succès des déploiements. Après des années de promesses, les entreprises en sont au point où elles exigent un retour sur investissement. Le défi consiste désormais à convertir les promesses en un impact significatif”. 

Il ajoute :

“Réussir à faire passer les déploiements d’IA de la preuve de concept à la production à l’échelle est plus qu’un exercice technique. La réussite des déploiements d’IA repose sur des data scientist compétents, mais aussi sur des connaissances business. La constitution d’équipes dotées d’une expertise techno-fonctionnelle et la mise en œuvre d’un processus visant à garantir l’adoption par l’ensemble des utilisateurs permettront de s’assurer que les applications d’IA sont à la fois solides sur le plan technique et génératrices de valeur”.

Le rapport complet d’Expleo, « Intégrer l’IA : aborder la prochaine vague de transformation des entreprises », peut être téléchargé ici.

Etude Expleo 72 % des entreprises déploieront des outils d'IA au cours des 12 prochains mois

“Repenser la stratégie cloud pour les entreprises axées sur l’IA” : le rapport Infosys-MIT Technology Review Insights Report

23 août 2024 à 14:00

L’ESN Infosys, un leader mondial des services numériques et du conseil de nouvelle génération, a récemment dévoilé les résultats d’une nouvelle étude menée en collaboration avec le MIT Technology Review Insights. Intitulée Reimagining Cloud Strategy for AI-first Enterprises, elle dresse un état des lieux en matière de cloud et de données des entreprises alors qu’elles se préparent à lancer des projets d’IA à grande échelle.

Pour ce rapport, Infosys et le MIT Technology Review Insights ont interrogé 500 dirigeants d’entreprises de différents secteurs tels que l’informatique, la fabrication, les services financiers et les biens de consommation dont le chiffre d’affaires s’élève à au moins 500 millions de dollars, sur la façon dont leurs organisations envisagent et mettent en œuvre une stratégie intégrée de cloud et d’IA.

L’enquête révèle que la majorité des entreprises est encore en phase d’expérimentation et de préparation de leur infrastructure cloud pour l’IA. Elles sont d’ailleurs nombreuses à prévoir des investissements supplémentaires pour accélérer cette transformation.

Les principaux résultats de l’étude

Environ 2/3 des dirigeants interrogés (67 %) estiment que leur entreprise dispose d’une infrastructure cloud “développée” ou “avancée”. Cette montée en puissance du cloud témoigne d’un engagement fort à soutenir les initiatives numériques à grande échelle. Le cloud n’est plus simplement un outil de stockage ou un moyen de réduire les coûts, mais il est désormais perçu comme un catalyseur essentiel pour la mise en œuvre de l’IA.

50% des dirigeants utilisent le cloud pour l’intégration de données à des fins d’IA, 30% pour la capacité de calcul.

Mohammed Rafee Tarafdar, directeur de la technologie chez Infosys, commente :

 “Aujourd’hui, nous n’en sommes qu’aux premières étapes de la réinvention de l’entreprise avec l’IA et, à mesure que nous nous dirigeons vers un état collaboratif entre l’humain et l’IA, le cloud et les données seront le catalyseur de la mise à l’échelle de l’IA. Cependant, seuls 13 % des dirigeants disposent d’une « feuille de route détaillée » sur la manière dont les investissements dans le cloud feront progresser l’adoption de l’IA au-delà des données et de la puissance de calcul. En tirant parti du cloud et en adoptant des pratiques d’IA responsables, les entreprises peuvent naviguer dans cette transformation et atteindre une croissance durable”.

Cependant, cette adoption massive du cloud n’est pas encore synonyme d’une intégration totale de l’IA. L’étude révèle que seulement 8 % des entreprises ont pleinement intégré l’IA dans leurs activités, tandis que près de la moitié des dirigeants (48 %) en sont au stade de l’expérimentation.

Sécurité et complexité : des obstacles majeurs

L’étude révèle également que la sécurité des données et la complexité des infrastructures sont les principaux obstacles à la mise en place de systèmes cloud prêts pour l’IA.

Interrogés sur les facteurs limitant la préparation de leur organisation au cloud pour l’IA, près de la moitié des dirigeants (45 %) citent des préoccupations relatives à la sécurité, à l’utilisation éthique des données, et à la protection de la vie privée.

Des investissements à la hausse

En dépit de ces défis, l’étude est optimiste quant à l’avenir. 71 % des dirigeants s’attendent à ce que les dépenses dédiées à l’infrastructure cloud pour l’IA augmentent d’au moins 25 % au cours des deux prochaines années, avec 27 % anticipant une augmentation de 50 à 100 %. Cette projection reflète une prise de conscience croissante de l’importance du cloud pour soutenir les ambitions en matière d’IA.

Laurel Ruma, directrice éditoriale mondiale du MIT Technology Review Insights, affirme :

“Bien que 67 % des dirigeants disposent d’infrastructures cloud avancées, seul un petit pourcentage d’entre eux ont pleinement intégré l’IA dans leurs opérations. Malgré les préoccupations concernant la sécurité et la confidentialité des données, la majorité d’entre eux prévoient d’investir massivement dans la technologie cloud pour l’IA dans les années à venir. Il est clair que l’IA basée sur le cloud est l’avenir, et les entreprises sont impatientes d’investir”.

Anant Adya, vice-président exécutif et responsable de l’offre de services chez Infosys, conclut :

“Parallèlement à la pertinence croissante du cloud, nous constatons également que l’attention et les ressources de plusieurs entreprises sont consacrées à la mise en œuvre de systèmes d’IA entièrement intégrés. Ils s’attendent à une croissance significative des dépenses dans ce domaine au cours des prochaines années. Alors que 71 % des dirigeants s’attendent à ce que les dépenses en infrastructure cloud pour l’IA augmentent d’au moins 25 % au cours des deux prochaines années, il est clair qu’une stratégie intégrée de cloud et d’IA sera la base de la transformation de l’IA pour les organisations à l’avenir”.

Repenser la stratégie cloud pour les entreprises axées sur l'IA le rapport Infosys-MIT Technology Review Insights Report
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  • Innovation en entreprise : un fossé croissant entre ambitions et capacités, selon le dernier rapport du BCG
    Il a fallu 150 jours à Spotify pour atteindre un million d’utilisateurs, 75 jours à Instagram et seulement cinq jours à ChatGPT. Cette accélération vertigineuse pousse les entreprises à accorder une importance croissante à l’innovation qui est en 2024 plus que jamais au cœur de leurs priorités. Cependant, malgré cette prise de conscience, elles peinent à transformer cette priorité en résultats concrets. Le récent rapport publié par le Boston Consulting Group (BCG), intitulé Innovation Systems Ne

Innovation en entreprise : un fossé croissant entre ambitions et capacités, selon le dernier rapport du BCG

5 août 2024 à 11:00

Il a fallu 150 jours à Spotify pour atteindre un million d’utilisateurs, 75 jours à Instagram et seulement cinq jours à ChatGPT. Cette accélération vertigineuse pousse les entreprises à accorder une importance croissante à l’innovation qui est en 2024 plus que jamais au cœur de leurs priorités. Cependant, malgré cette prise de conscience, elles peinent à transformer cette priorité en résultats concrets.

Le récent rapport publié par le Boston Consulting Group (BCG), intitulé Innovation Systems Need a Reboot, révèle en effet un paradoxe préoccupant : bien que 83 % des dirigeants considèrent l’innovation comme une priorité absolue (90 % en France), seules 3 % des entreprises sont aujourd’hui véritablement en position d’innover activement. En 2021 et 2022, elles étaient 20 %, chiffre qui avait chuté à 9 % l’an passé et qui continue donc à décroître, en raison de systèmes d’innovation inefficaces.

Un fossé entre l’ambition et la capacité d’innovation

Cette étude, réalisée auprès de 1 000 dirigeants répartis dans 30 pays et 19 industries, vise à évaluer les capacités d’innovation des entreprises. Parmi les dirigeants interrogés par BCG, moins de la moitié (48 %) estiment que leur organisation fournit des efforts pour lier ses priorités stratégiques et sa capacité d’innovation, et seulement 12 % que les deux avancent de pair.

Selon le rapport, les entreprises qui alignent leurs efforts d’innovation avec leur stratégie globale voient une augmentation de 74 % des revenus provenant de nouveaux produits par rapport à celles dont le lien entre stratégie et innovation est faible, et de 5 points de pourcentage à la moyenne de l’échantillon.

Selon BCG, il est crucial pour les entreprises de réintégrer la stratégie d’entreprise dans leurs efforts d’innovation pour maximiser les résultats et assurer la pertinence et l’efficacité de leurs projets.

Mikaël Le Mouëllic, Directeur associé au BCG, commente :

“Nous observons un manque d’engagement de la part des équipes dirigeantes. Les opportunités d’innovation technique et produit ne sont pas suffisamment analysées au regard des priorités stratégiques. Un certain nombre d’organisations se laissent emporter par des tendances à la mode, sans stratégie claire pour concentrer leurs efforts”.

Les défis majeurs de l’innovation

L’un des principaux obstacles identifiés par les dirigeants est le manque de stratégie claire en matière d’innovation. Bien que ce soit une priorité, 52 % des dirigeants interrogés citent ce manque comme l’un des trois défis principaux de leur organisation (47 % en France). De plus, seulement 30 % des entreprises prévoient une actualisation de leur stratégie d’innovation en 2024, contre 36 % en 2022. Dans un contexte macro-économique et géopolitique tendu, les efforts se concentrent davantage sur l’optimisation des processus liés à l’efficacité et à la rapidité des modèles opérationnels (70 % des entreprises).

Parmi les autres freins, 47 % des dirigeants mentionnent la hausse des coûts du capital (40 % en France) ainsi que les difficultés de recrutement de talents (44 % globalement, 43 % en France). En France, 43 % des dirigeants évoquent également l’absence d’une gouvernance robuste, contre 27 % dans le reste du monde.

La GenAI : un levier sous-exploité

L’intelligence artificielle générative est identifiée comme l’une des principales priorités d’investissement technologique pour 2024 par 89 % des dirigeants interrogés dans une précédente étude du BCG. Pourtant, son adoption à grande échelle reste limitée : une grande majorité des leaders attendent encore qu’elle dépasse le battage médiatique pour se l’approprier ou se contentent d’expérimentations limitées.

Ainsi, bien que 86 % des entreprises expérimentent la GenAI dans leurs projets d’innovation (77 % en France), seulement 8 % l’utilisent à grande échelle (3 % en France).

Mikaël Le Mouëllic conclut :

“L’intelligence artificielle générative présente un potentiel considérable pour transformer les processus d’innovation et permettre le développement de nouveaux produits, services et technologies. Toutefois, la plupart des entreprises n’ont pas encore identifié et mis en œuvre les opportunités les plus intéressantes. Sans boussole stratégique, les départements R&D risquent de s’essouffler et sous-performer”. 

Retrouver le rapport ici.

Innovation en entreprise un fossé croissant entre ambitions et capacités, selon le dernier rapport du BCG
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  • Globaldata : l’IA et la robotique débloquent une efficacité durable dans le secteur pétrolier et gazier
    Le secteur pétrolier et gazier, traditionnellement perçu comme une industrie lourde et complexe, est actuellement en pleine transformation grâce aux progrès de l’IA et de la robotique. Selon GlobalData, une entreprise leader dans le domaine des données et de l’analytique, ces technologies révolutionnaires redéfinissent les normes de productivité, d’efficacité, de durabilité et de sécurité dans ce secteur clé de l’économie mondiale. Basée à Londres, créée en 1999, GlobalData est une entreprise d’

Globaldata : l’IA et la robotique débloquent une efficacité durable dans le secteur pétrolier et gazier

Par : Thomas Calvi
16 juillet 2024 à 14:00

Le secteur pétrolier et gazier, traditionnellement perçu comme une industrie lourde et complexe, est actuellement en pleine transformation grâce aux progrès de l’IA et de la robotique. Selon GlobalData, une entreprise leader dans le domaine des données et de l’analytique, ces technologies révolutionnaires redéfinissent les normes de productivité, d’efficacité, de durabilité et de sécurité dans ce secteur clé de l’économie mondiale.

Basée à Londres, créée en 1999, GlobalData est une entreprise d’analyse de données et de conseil. Elle fournit des analyses commerciales et des données exclusives à différents secteurs, notamment ceux de la santé, de la consommation, de la vente au détail, de la finance, de la technologie et des services professionnels.

Son dernier rapport, intitulé “Cognitive Energy: Transforming Oil & Gas with AI and Robotics”, fait partie d’une série en cours sur le secteur pétrolier et gazier.

Saurabh Daga, chef de projet pour la technologie disruptive chez GlobalData, souligne le rôle clé de ces technologies pour le secteur :

“L’IA et la robotique apportent des changements profonds et étendus dans le secteur pétrolier et gazier, redéfinissant fondamentalement ce qui est possible. Ces technologies nous aident à surmonter des défis allant de la réduction des coûts à l’amélioration de la sécurité et de la durabilité, établissant de nouvelles références en matière d’efficacité et d’innovation. Des opérations autonomes, à l’optimisation du forage, en passant par les inspections d’usines et l’optimisation des flottes, elles transforment les opérations en amont, intermédiaires et en aval, repoussant les limites de l’efficacité et de l’innovation”.

Innovations clés et applications pratiques

Le rapport de GlobalData présente plus de 50 innovations concrètes de l’IA et de la robotique, démontrant leur impact révolutionnaire sur les différents aspects du secteur. Il explore également des domaines émergents tels que l’IA générative et la robotique d’inspection de pipelines avec des exemples pratiques de l’industrie.

Voici quelques exemples illustrant ces avancées :

Réduction des émissions de carbone : SLB (anciennement Schlumberger) et INEOS Energy se sont associés pour intégrer des capacités d’IA via la plateforme numérique Delfi de SLB. Cette collaboration vise à améliorer la performance opérationnelle dans l’ensemble des opérations pétrolières et gazières, de capture et stockage du carbone (CSC), et de nouvelles acquisitions. Elle marque une avancée majeure vers des solutions énergétiques durables et à faible émission de carbone, en particulier dans la région de la mer du Nord.

Forage de précision : Shell a mis en œuvre une technologie d’IA générative pour optimiser ses opérations de forage offshore. En collaboration avec la startup texane SparkCognition, Shell utilise cette technologie propriétaire conjointe pour améliorer ses capacités d’exploration et de forage en mer profonde.

Inspections Offshore : Petrobras a recours à des robots d’inspection autonomes ANYmal X, développés par ANYbotics, pour automatiser les inspections de ses installations offshore. Cette initiative permet de réduire les risques pour les travailleurs et d’améliorer l’efficacité des inspections.

Robots d’inspection de pipelines : Kawasaki Heavy Industries, en collaboration avec TotalEnergies, a testé un véhicule sous-marin autonome (AUV) nommé SPICE pour l’inspection des pipelines sous-marins. Ce robot, équipé d’un bras robotique, est conçu pour répondre aux besoins croissants de maintenance des infrastructures sous-marines.

Vers un avenir plus vert et plus efficace

L’adoption de l’IA et de la robotique dans le secteur pétrolier et gazier ne se limite pas seulement à l’amélioration des opérations existantes. Elle ouvre également la voie à un avenir plus durable et plus respectueux de l’environnement. Ces technologies avancées permettent une meilleure gestion des ressources, une réduction des émissions de carbone et une amélioration significative de la sécurité sur les sites d’exploitation.

Saurabh Daga conclut :

“L’avenir du secteur pétrolier et gazier dépend de l’IA et de la robotique sur l’ensemble de sa chaîne de valeur. Les défis tels que l’intégration des données, les réglementations de sécurité et la main-d’œuvre qualifiée nécessitent des solutions collaboratives et des investissements stratégiques en R&D. Surmonter ces obstacles permettra de débloquer l’efficacité, la durabilité et l’innovation dans le secteur”

Pour retrouver le rapport de Globaldata, cliquer ici.

Globaldata l'IA et la robotique débloquent une efficacité durable dans le secteur pétrolier et gazier
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  • Investissements dans l’IA : l’UE doit rapidement passer à la vitesse supérieure
    L’Union européenne est confrontée à des défis majeurs dans son ambition de devenir un leader mondial de l’intelligence artificielle. Selon le rapport de la Cour des comptes européenne publié ce 29 mai, malgré des efforts significatifs depuis 2018, les investissements et la coordination nécessaires pour développer un écosystème européen d’IA restent insuffisants. L’IA englobe diverses technologies émergentes, notamment la robotique, les mégadonnées, le cloud et les neurosciences. Les États-Unis o

Investissements dans l’IA : l’UE doit rapidement passer à la vitesse supérieure

30 mai 2024 à 14:00

L’Union européenne est confrontée à des défis majeurs dans son ambition de devenir un leader mondial de l’intelligence artificielle. Selon le rapport de la Cour des comptes européenne publié ce 29 mai, malgré des efforts significatifs depuis 2018, les investissements et la coordination nécessaires pour développer un écosystème européen d’IA restent insuffisants.

L’IA englobe diverses technologies émergentes, notamment la robotique, les mégadonnées, le cloud et les neurosciences. Les États-Unis ont longtemps dominé ce secteur, mais la Chine vise à les surpasser d’ici 2030 grâce à des investissements privés massifs. L’UE, de son côté, s’est fixée des objectifs ambitieux, notamment atteindre 20 milliards d’euros par an d’investissements pour la prochaine décennie et que 75 % de ses entreprises intègrent l’IA d’ici 2030. Toutefois, la part des entreprises européennes utilisant l’IA varie considérablement d’un État membre à l’autre, avec une adoption encore faible dans de nombreux pays.

La France et l’Allemagne ont déclaré les investissements publics les plus importants de l’UE dans le secteur de l’IA, alors que quatre pays n’ont toujours pas établi de stratégie spécifique. En 2021, l’Europe et l’Asie centrale représentaient moins de 4 % des nouvelles demandes de brevets à l’échelle mondiale.

Selon le rapport, “L’UE peine à développer l’écosystème européen d’intelligence artificielle et n’a pas réussi à doper suffisamment les investissements dans le domaine de l’IA pour faire jeu égal avec les leaders mondiaux du secteur”.

Il révèle que les investissements de l’UE dans l’IA sont nettement inférieurs à ceux des États-Unis et de la Chine. Depuis 2015, le capital-risque en Europe est à la traîne, et entre 2018 et 2020, l’écart d’investissements avec les États-Unis a plus que doublé, atteignant un retard de plus de 10 milliards d’euros. Cette situation compromet la capacité de l’UE à rivaliser avec les leaders mondiaux du secteur.

Pourtant, la Commission européenne a pris depuis 2018 de nombreuses initiatives pour stimuler le développement de l’IA, notamment en matière de réglementation, d’infrastructures, de recherche et d’investissement. Alors que l’UE aspire à devenir un chef de file mondial d’une IA de pointe, éthique et sûre, les mesures de la Commission n’ont pas été coordonnées avec celles des États membres, et les investissements n’ont pas fait l’objet d’un suivi systématique.

Des objectifs d’investissement obsolètes

Les objectifs d’investissement fixés par l’UE en 2018 n’ont pas été révisés depuis et manquent de l’ambition nécessaire pour créer un écosystème d’IA compétitif à l’échelle mondiale. Bien que la Commission ait réussi à augmenter les dépenses budgétaires de l’UE pour les projets de recherche en IA, elle n’a pas réussi à mobiliser suffisamment de cofinancements privés. D’autre part, les résultats des projets de recherche financés par l’UE dans le domaine de l’IA n’ont pas été pleinement commercialisés ou exploités, selon le rapport.

Les infrastructures, telles que les installations d’essai et les espaces de données, ont mis du temps à se mettre en place, retardant ainsi les progrès dans le secteur. Les initiatives récentes de l’UE visant à créer un marché unique des données en sont encore à un stade préliminaire et ne permettent pas, pour l’instant, de stimuler les investissements dans l’IA.

Mihails Kozlovs, le membre de la Cour responsable de l’audit mené dans le cadre de ce rapport, commente :

“Des investissements dans l’IA, massifs et ciblés, sont un facteur décisif qui déterminera la vigueur de la croissance économique de l’UE dans les années à venir. Dans la course à l’IA, il y a fort à parier que le gagnant raflera toute la mise. Si l’UE veut gagner son pari, la Commission européenne et les États membres doivent unir leurs forces de manière plus efficace, accélérer la cadence et libérer le potentiel de l’Union pour réussir cette révolution technologique majeure qui est en cours”.

Les 5 recommandations de la Cour des comptes européenne

Le rapport recommande à la Commission européenne de :

  • Renforcer la planification et la coordination des investissements dans l’IA ;
  • Améliorer le soutien en capital aux innovateurs de l’IA ;
  • Améliorer l’accès aux infrastructures d’innovation dans le domaine de l’IA ;
  • Renforcer le suivi des financements de l’UE en faveur de la recherche et de l’innovation dans le domaine de l’IA ;
  • Exploiter les résultats de la recherche et de l’innovation pour l’IA.

Pour plus d’informations, consulter le rapport “L’UE face au défi de l’intelligence artificielle – Pas de progrès possibles sans une gouvernance renforcée et sans investissements plus importants et mieux ciblés”.

Le 14 juin 2024, la Cour des comptes européenne organisera une table ronde sur le thème de l’UE face au défi de l’IA. Elle sera diffusée en direct sur YouTube.

Investissements dans l'IA l’UE doit rapidement passer à la vitesse supérieure
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  • Séoul accueille la seconde édition du AI Safety Summit
    C’est finalement à Séoul, en Corée du Sud, que va se dérouler, ces 21 et 22 mai, la seconde édition du “AI Safety Summit“, co-organisée par Séoul et le Royaume-Uni. Ce sommet mondial sur l’IA, organisé pour la 1re fois en novembre dernier à Londres pour trouver des réponses aux risques induits par les modèles de fondation comme ChatGPT, se déroulera en virtuel ce mardi et en présentiel le lendemain. L'”AI Safety Summit” est un événement crucial pour aborder les enjeux liés à l’IA, et garantir so

Séoul accueille la seconde édition du AI Safety Summit

21 mai 2024 à 11:25

C’est finalement à Séoul, en Corée du Sud, que va se dérouler, ces 21 et 22 mai, la seconde édition du “AI Safety Summit“, co-organisée par Séoul et le Royaume-Uni. Ce sommet mondial sur l’IA, organisé pour la 1re fois en novembre dernier à Londres pour trouver des réponses aux risques induits par les modèles de fondation comme ChatGPT, se déroulera en virtuel ce mardi et en présentiel le lendemain.

L'”AI Safety Summit” est un événement crucial pour aborder les enjeux liés à l’IA, et garantir son développement sûr et éthique. À l’occasion de sa 1re édition, 28 pays et l’Europe ont co-signé La déclaration de Bletchley, un engagement de principe peu contraignant, pour une IA développée, déployée et utilisée de manière sûre, centrée sur l’humain, digne de confiance et responsable.

Ce second sommet s’appuiera sur les avancées de la 1ère édition, mais également sur le rapport que le gouvernement britannique avait demandé alors à Yoshua Bengio de superviser. Cet éminent expert en IA a été l’un des signataires de la lettre demandant une pause dans le développement des grands modèles de fondation et a fait partie des militants pour un encadrement strict de l’IA en Europe, en amont de l’AI Act.

Si la première version, provisoire, de ce rapport présentée pour le sommet, souligne les dangers des modèles d’IA de pointe en matière de désinformation, notamment via les deepfakes, de fraudes, de cyberattaques, les dangers de leurs biais, elle met également en lumière de profondes divergences entre les experts et entre les pays.

Le Sommet de Séoul

Outre la poursuite de l’élaboration d’une feuille de route pour assurer la sécurité de l’IA,  la promotion de l’innovation et le partage équitable des opportunités et des avantages de l’IA seront également à l’ordre du jour.

Ce 21 mai, la session virtuelle coprésidée par le Premier ministre Rishi Sunak et le président de la République de Corée Yoon Suk Yeol, réunira des dirigeants de pays, dont Emmanuel Macron. Des leaders mondiaux de l’industrie seront également invités à faire le point sur la manière dont ils respectent les engagements pris à Bletchley Park pour assurer la sécurité de leurs modèles. Parmi eux, Anthropic, Google DeepMind, OpenAI, Microsoft et côté français, Mistral AI.

La réunion en présentiel des ministres du numérique, le lendemain, sera co-organisée par la secrétaire britannique à la technologie, Michelle Donelan, et le ministre coréen des Sciences et des TIC, Lee Jong-Ho.

À l’Elysée, plusieurs tables rondes seront organisées à la suite de la session virtuelle avec des acteurs de l’IA comme Eric Schmidt, ancien PDG de Google, ou encore Yann LeCun, vice-président de Meta.

La France a quant à elle repoussé le Sommet de Paris prévu en novembre prochain au mois de février 2025. Plusieurs groupes de travail devraient d’ailleurs être annoncés par Emmanuel Macron pour préparer son ordre du jour. Si, tout comme le Royaume-Uni,  la France a l’ambition de se positionner en tant que l’un des leaders mondiaux de l’IA, elle ne veut pas limiter le débat sur l’IA aux “risques existentiels de cette technologie” selon un communiqué de presse de la présidence, ajoutant “Il y a d’autres enjeux plus urgents et concrets sur le déploiement de l’IA et son utilisation pour le bien commun”.

AI Seoul Safety Summit
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  • Gen AI : les Français mitigés entre enthousiasme et inquiétude selon un rapport du Boston Consulting Group
    Quelle est la perception de l’IA générative près d’un an et demi après le lancement de ChatGPT auprès du grand public ? Comment varie-t-elle selon les environnements, professionnel et personnel ? Comment la France se positionne-t-elle sur ce sujet par rapport au reste du monde ? Quels enseignements les entreprises peuvent-elles en tirer ? Autant de questions auxquelles tentent de répondre le Boston Consulting Group (BCG) et sa division Tech, BCG X, dans leur rapport “Consumers Know More About AI

Gen AI : les Français mitigés entre enthousiasme et inquiétude selon un rapport du Boston Consulting Group

6 mai 2024 à 11:00

Quelle est la perception de l’IA générative près d’un an et demi après le lancement de ChatGPT auprès du grand public ? Comment varie-t-elle selon les environnements, professionnel et personnel ? Comment la France se positionne-t-elle sur ce sujet par rapport au reste du monde ? Quels enseignements les entreprises peuvent-elles en tirer ? Autant de questions auxquelles tentent de répondre le Boston Consulting Group (BCG) et sa division Tech, BCG X, dans leur rapport “Consumers Know More About AI Than Business Leaders Think“.

L’analyse de BCG repose sur les réponses de 21 400 consommateurs et employés issus de 21 pays, dont la France, tous secteurs d’activités confondus.

En France, 80 % des personnes interrogées connaissent l’IA générative, un chiffre en ligne avec la moyenne internationale et plus élevé que ce qu’anticipaient les auteurs.

18 % des répondants français déclarent avoir utilisé ChatGPT ou un autre service piloté par l’IA, quels que soient leur genre et leur âge alors que la moyenne internationale est de 25%. Sans surprise, les cohortes les plus jeunes, moins de 35 ans, affichent les taux d’utilisation les plus élevés.

On peut noter que, dans des marchés tels que l’Inde, le Brésil et les Émirats Arabes Unis,  l’utilisation de l’IA dépasse les niveaux observés dans les marchés dits matures.

Les Français les plus pessimistes quant aux impacts de la GenAI

Les réponses de l’enquête démontrent une compréhension très nuancée de l’IA et de ses aspects positifs et négatifs. Le rapport révèle des différences notables des préoccupations selon le cadre, professionnel ou personnel, de son utilisation.

L’IA générative dans le cadre professionnel

Les employés sont en moyenne 70 % à se déclarer enthousiastes quant à l’idée d’intégrer de l’IA générative au travail (formation, efficacité). En France, ce chiffre tombe à 58 %.
D’ailleurs, 31 % des employés français se disent préoccupés par l’usage de l’IA générative au travail contre 15 % en moyenne, ce qui fait de la France le pays le plus pessimiste sur le sujet.

Les Français les plus préoccupés par l’IA générative travaillent dans les secteurs du marketing et de la finance. A l’inverse les répondants issus des secteurs médical, éducatif et infantile sont les moins inquiets.

L’IA générative dans le cadre personnel

L’écart est encore plus important en ce qui concerne l’adoption de l’IA générative dans la sphère privée : alors que la moyenne se situe à 29 %, 50 % des consommateurs français expriment des inquiétudes. Ces dernières se focalisent principalement sur la sécurité des données personnelles et les incertitudes liées à la technologie, notamment en termes d’impact sur l’emploi. La France se montre là aussi comme le pays le plus préoccupé par ces questions.

Une polarisation nette des sentiments entre pays développés et pays en voie de développement

Le rapport révèle que seulement 7 % des employés chinois et 11 % des employés indiens expriment une inquiétude vis-à-vis  GenAI, contre 18 % aux Etats-Unis et 19 % en Allemagne).

Quant aux consommateurs de ces pays, les chiffres sont sensiblement les mêmes : 9 % des consommateurs chinois et 11 % des consommateurs indiens sont inquiets sur le sujet, contre 40 % aux Etats-Unis et 39 % en Allemagne.

Quelles implications pour les dirigeants ?

Les auteurs invitent les dirigeants souhaitant exploiter le potentiel de GenAI à activer plusieurs leviers :

  • Prendre en compte l’opinion des consommateurs pour intégrer les nuances de perception qui varient d’un pays à l’autre ;
  • Répondre aux inquiétudes en matière de sécurité des données via des efforts de transparence et une démarche d’IA responsable ;
  • Anticiper les impacts sur les employés en repensant les fonctions et l’organisation de l’entreprise à l’aune de GenAI.

Gen AI les Français mitigés entre enthousiasme et inquiétude selon un rapport du Boston Consulting Group
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  • Etat des lieux de l’IA : les 10 points saillants du « AI Index Report 2024 » de l’Université de Stanford
    L’AI Index Report de l’Institut d’Intelligence Artificielle Centrée sur l’Humain de l’Université de Stanford (HAI) est reconnu comme l’une des sources les plus fiables de données et d’informations sur l’IA. Dans les plus de 500 pages de l‘édition 2024 publiée récemment, il apporte un éclairage approfondi sur le rythme rapide des progrès de l’IA, de la recherche et du développement à la performance technique et à l’éthique, en passant par l’économie et l’éducation, la politique et la gouvernance

Etat des lieux de l’IA : les 10 points saillants du « AI Index Report 2024 » de l’Université de Stanford

25 avril 2024 à 14:00

L’AI Index Report de l’Institut d’Intelligence Artificielle Centrée sur l’Humain de l’Université de Stanford (HAI) est reconnu comme l’une des sources les plus fiables de données et d’informations sur l’IA. Dans les plus de 500 pages de l‘édition 2024 publiée récemment, il apporte un éclairage approfondi sur le rythme rapide des progrès de l’IA, de la recherche et du développement à la performance technique et à l’éthique, en passant par l’économie et l’éducation, la politique et la gouvernance de l’IA.

Via ce rapport, le HAI se donne pour mission de fournir des données impartiales, rigoureusement vérifiées et largement sourcées afin que les décideurs politiques, les chercheurs, les cadres, les journalistes et le grand public puissent acquérir une compréhension plus approfondie et plus nuancée du domaine complexe de l’IA.

Pour cette 7ème édition, il a élargi son champ d’action pour couvrir plus largement les tendances essentielles telles que les avancées techniques de l’IA, les perceptions publiques de la technologie et les dynamiques géopolitiques entourant son développement. On peut ainsi y retrouver des estimations sur les coûts de l’entraînement de l’IA, des analyses détaillées du paysage de l’IA responsable ou un chapitre consacré à l’impact de l’IA sur la science et la médecine.

Les 10 points saillants du rapport 2024

L’IA surpasse l’homme sur certaines tâches

Le rapport du HAI souligne les progrès impressionnants réalisés par les systèmes d’IA ces dernières années. En 2023, ils ont surpassé les performances humaines sur plusieurs benchmarks de référence pour la classification des images, le raisonnement visuel et la compréhension de l’anglais. Cependant, l’IA reste à la traîne sur des tâches plus complexes comme les mathématiques de niveau compétition, le raisonnement visuel de bon sens et la planification.

L’industrie domine la recherche en IA

En 2023, l’industrie a produit 51 modèles d’apprentissage automatique notables, contre 15 pour le monde universitaire. Il y a également eu 21 modèles remarquables résultant de collaborations entre l’industrie et le milieu universitaire en 2023, ce qui constitue également un nouveau record.

Crédit : AI Index Stanford

Des modèles de pointe de plus en plus coûteux

Selon les estimations de l’AI Index, les coûts d’entraînement des modèles d’IA de pointe ont atteint en 2023 des niveaux sans précédent. Ainsi l’entraînement de GPT-4 d’OpenAI a coûté environ 78 millions de dollars tandis que celui de Gemini Ultra de Google a atteint un nouveau sommet, revenant à 191 millions de dollars.

Les États-Unis conservent leur position de leader

Les États-Unis devancent toujours la Chine, l’UE et le Royaume-Uni en tant que principale source de modèles d’IA de pointe. En 2023, 61 modèles d’IA de pointe provenaient d’institutions basées aux États-Unis, loin devant les 21 de l’Union européenne et les 15 de la Chine.

Google a été le plus prolifique avec 18 modèles devant Meta (11), Microsoft (9) et OpenAI (7).

Un besoin urgent de standardisation dans les rapports responsables sur l’IA

Le rapport du HAI met en lumière l’absence de critères uniformes pour évaluer la responsabilité des systèmes d’IA, ce manque de normalisation rend difficile la comparaison systématique des risques et des limites des différents modèles d’IA. Les principaux développeurs, tels que OpenAI, Google et Anthropic, utilisent ainsi la plupart du temps des benchmarks différents lorsqu’ils testent leurs modèles en termes de responsabilité.

Une normalisation appropriée est cruciale pour renforcer la confiance du public dans l’utilisation de l’IA tout en assurant des pratiques éthiques et transparentes dans le développement et le déploiement de ces technologies.

L’investissement dans l’IA générative monte en flèche

On a vu l’an passé les investisseurs se tourner vers l’IA générative. Le rapport confirme cette tendance : le financement de la GenAI a été pratiquement multiplié par huit en 2023 par rapport à l’année précédente pour atteindre 25,2 milliards de dollars, et ce, malgré une baisse globale des investissements privés dans l’IA entamée en 2022. Les principaux acteurs du secteur, notamment OpenAI, Anthropic, Hugging Face et Inflection, ont annoncé des levées de fonds importantes.

Des travailleurs “augmentés” par l’IA

Le rapport s’appuie sur les données de diverses études publiées en 2023 sur l’impact de l’IA sur la main-d’œuvre. Celles-ci ont démontré que l’IA permettait aux employés d’effectuer leurs tâches plus rapidement tout en améliorant la qualité de leur production et qu’elle permettait de combler l’écart de compétences entre travailleurs peu qualifiés et hautement qualifiés. Toutefois, d’autres études mettent en garde contre le fait que l’utilisation de l’IA sans une supervision adéquate peut entraîner une diminution des performances, ce que le rapport souligne.

Les progrès scientifiques boostés par l’IA

En 2022, les modèles d’IA ont été utilisés pour faciliter les simulations sur la fusion de l’hydrogène, améliorer l’efficacité de la gestion énergétique et pour générer de nouveaux anticorps…  2023 a vu le lancement d’applications d’IA ouvrant une nouvelle ère dans la recherche. Le rapport cite notamment AlphaDev, qui optimise l’efficacité du tri algorithmique, et GNoME, qui facilite le processus de découverte de matériaux et a le potentiel de transformer divers secteurs technologiques, tous deux développés par Google DeepMind.

L’IA de plus en plus réglementée aux Etats-Unis

Le HAI, situé en Californie, s’est intéressé à l’encadrement de l’IA aux USA. Il montre que le nombre de réglementations liées à l’IA aux États-Unis a considérablement augmenté au  cours des cinq dernières années, passant de une en 2016 à 25 en 2023. Rien que l’année dernière, le nombre total de réglementations liées à l’IA a augmenté de 56,3 %.

Une prise conscience mondiale de l’impact potentiel de l’IA et des craintes en hausse

La perception du public concernant l’IA évolue. Selon une enquête d’Ipsos, la proportion de personnes estimant que l’IA aura un impact significatif sur leur vie dans les trois à cinq prochaines années est passée de 60 % à 66 % au cours de l’année dernière. De plus, 52 % des répondants ont exprimé leur nervosité à l’égard des produits et services liés à l’IA, ce qui représente une augmentation de 13 % par rapport à 2022. Aux États-Unis, selon les données de Pew, 52 % des Américains se disent plus préoccupés qu’enthousiastes à l’égard de l’IA, contre 37 % en 2022.

Retrouver l’intégralité du rapport ici

AI-Index-Report-2024
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  • Le Healthcare Data Institute propose 10 recommandations pour faire de l’IA une réalité en santé
    Le Healthcare Data Institute, think tank dédié à la transformation du système de santé par la valorisation scientifique et économique des données de santé, annonce la publication d’un nouveau rapport. Intitulé “Jusqu’où les données peuvent-elles accompagner la transformation de la santé par l’IA ?“, il explore  les cas d’usage, examine les freins et les accélérateurs du développement et de l’adoption de l’IA dans le domaine de la santé et propose 10 recommandations pour une intégration réussie.

Le Healthcare Data Institute propose 10 recommandations pour faire de l’IA une réalité en santé

28 mars 2024 à 13:00

Le Healthcare Data Institute, think tank dédié à la transformation du système de santé par la valorisation scientifique et économique des données de santé, annonce la publication d’un nouveau rapport. Intitulé “Jusqu’où les données peuvent-elles accompagner la transformation de la santé par l’IA ?“, il explore  les cas d’usage, examine les freins et les accélérateurs du développement et de l’adoption de l’IA dans le domaine de la santé et propose 10 recommandations pour une intégration réussie.

L’IA a un potentiel immense dans le domaine de la santé et a ouvert la voie à des avancées significatives dans le diagnostic, le traitement et la gestion des maladies. Grâce à des algorithmes sophistiqués, elle permet une analyse rapide et précise de vastes ensembles de données médicales, améliorant ainsi les capacités de diagnostic des professionnels de la santé et permettant un dépistage précoce des maladies. De plus, en exploitant des données individuelles telles que les antécédents médicaux et les caractéristiques génétiques, l’IA offre la possibilité de personnaliser les traitements pour chaque patient, conduisant à des soins de santé plus efficaces et à de meilleurs résultats.

Par ailleurs, l’IA peut optimiser les opérations hospitalières, réduire les coûts et améliorer la gestion des maladies chroniques grâce à un suivi continu des patients à domicile. Enfin, en accélérant la recherche médicale et en facilitant la découverte de nouveaux traitements, l’IA ouvre de nouvelles perspectives pour l’innovation dans le domaine de la santé.

Le rapport du Healthdata Care Institute dresse un état des lieux de l’utilisation de l’IA dans le parcours de soins et le système de santé. Parmi les cas d’usage examinés à partir d’exemples français et internationaux pour en évaluer le niveau de maturité, on trouve :

  • La prévention des cancers ;
  • Le diagnostic augmenté ;
  • La médecine de précision ;
  • La télésurveillance ;
  • La gestion de l’approvisionnement;
  • L’optimisation du temps ;
  • L’organisation des flux hospitaliers ;
  • Les déserts médicaux.

Il met en lumière un manque de solutions matures exploitables industriellement et que, malgré un potentiel disruptif, l’adoption de l’IA en santé est freinée par une fragmentation européenne en termes de normes, de réglementations, d’usages et de marché. Il souligne également l’importance cruciale de surmonter ces obstacles et pour y parvenir propose 10 recommandations qui mettent l’accent sur :

  • La nécessité de simplifier les normes et de favoriser une adoption européenne collective de l’IA par les acteurs de la santé ;
  • La formation initiale et continue des professionnels de santé sur l’IA et la Data Science ;
  • La mise en place d’un plan de communication national démontrant les bénéfices et les enjeux de l’IA pour associer le grand public à la révolution de l’IA ;
  • Un positionnement éduqué et éclairé des décideurs sur les questions d’IA en santé pour un accompagnement raisonné des solutions.

Pour le Healthdata Care Institute, l’intégration réussie de l’IA en santé requiert une approche collaborative, centrée sur l’humain, qui embrasse à la fois les innovations technologiques et les impératifs éthiques et réglementaires. Les actions raisonnées, guidées par une vision stratégique et pragmatique proposées dans son rapport visent à permettre aux acteurs clés du secteur (décideurs, professionnels de santé, institutions et patients) de “faire de l’IA une réalité bénéfique pour tous en santé“.

Christian DELEUZE, Président du Healthcare Data Institute, conclut :

“Nous sommes à l’aube d’une transformation majeure en santé, guidée par des actions concrètes plus que par des promesses. Ce rapport est un appel à l’engagement pour faire de l’IA un levier d’une médecine plus précise et personnalisée. Ensemble, convertissons ces visions en réalités, pour que l’IA devienne un moteur de l’amélioration des soins et de l’accompagnement des patients. La voie est tracée, les solutions à notre portée. Il appartient désormais aux acteurs du secteur de la santé de répondre présent à cet appel, pour que demain, l’IA en santé soit synonyme de progrès pour chacun “.

Retrouver le rapport et ses 10 recommandations ici

Healthcare-Data-Institute-10-recommandations-IA-realite-sante
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  • Hub France IA : comment faire de la France et l’Europe des leaders de la GenAI d’ici 5 ans?
    Le 7 mars dernier, le Hub France IA organisait son évènement de rentrée, Hub France IA Restart en partenariat avec Scaleway, l’ESSEC Metalab et Hymaïa dans les locaux du Groupe Iliad. Ce fut l’occasion pour l’association de remettre son rapport “40 mesures pour faire de la France et de l’Europe des leaders de l’IA Générative d’ici 5 ans” à Marina Ferrari, Secrétaire d’État chargée du Numérique depuis le 8 février dernier et de revenir sur sa feuille de route stratégique. . Association à but non

Hub France IA : comment faire de la France et l’Europe des leaders de la GenAI d’ici 5 ans?

18 mars 2024 à 13:30

Le 7 mars dernier, le Hub France IA organisait son évènement de rentrée, Hub France IA Restart en partenariat avec Scaleway, l’ESSEC Metalab et Hymaïa dans les locaux du Groupe Iliad. Ce fut l’occasion pour l’association de remettre son rapport “40 mesures pour faire de la France et de l’Europe des leaders de l’IA Générative d’ici 5 ans” à Marina Ferrari, Secrétaire d’État chargée du Numérique depuis le 8 février dernier et de revenir sur sa feuille de route stratégique. .

Association à but non lucratif, le Hub France IA, créé en 2017, fédère aujourd’hui près de 170 membres et partenaires (startups, grands groupes, institutions porteuses de projets d’IA) de l’écosystème français et européen afin de faire émerger une IA de confiance et souveraine, respectueuse des citoyens, au service des entreprises et du secteur public. Rim Tehraoui en assure la présidence depuis début 2024, succédant à Antoine Couret.

Après avoir publié une note de synthèse en mai 2023 sur les usages et les impacts de ChatGPT et de la GenAI, il fournit dans ce rapport 40 propositions pour faire de la France et l’Europe des leaders de la GenAI dans le respect des valeurs européennes.

Il identifie quatre objectifs principaux à tenir :

Développer une approche holistique, respectueuse de l’environnement et des règles éthiques européennes, rassemblant fournisseurs, consommateurs publics et privés ;

• Anticiper les évolutions de l’IA en structurant le marché de l’accès aux données d’entraînement et l’architecture des supercalculateurs européens autour des prochaines ruptures ;

• Garantir un environnement qui permette l’émergence d’un marché réellement concurrentiel tout en préservant le marché des médias et de la culture ;

• Apporter le soutien nécessaire à la montée en compétence mais également à la gestion des risques et la mise en œuvre des réglementations.

Le rapport du Hub France IA

Le rapport dresse tout d’abord un état des lieux du marché de la GenAI en France et en Europe qui connait une adoption rapide, tant dans le secteur professionnel que dans la sphère personnelle. Les entreprises, de toutes tailles, montrent un intérêt croissant pour les technologies basées sur la GenAI, notamment pour des projets visant à améliorer l’efficacité opérationnelle.

Cependant, cette adoption rapide s’accompagne de risques significatifs, tels que la mauvaise utilisation des technologies, les problèmes liés à la propriété intellectuelle et à la protection des données, ainsi que la fracture numérique entre ceux qui maîtrisent ces technologies et ceux qui en ont peur ou nécessitent une formation. En outre, la plupart des entreprises qui cherchent à exploiter des modèles d’IA générative se tournent actuellement vers des solutions américaines. Deux raisons principales expliquent ce choix : une expérience utilisateur extrêmement fluide grâce à des offres clés en main et des API prêtes à l’emploi et une tarification très compétitive.

En Europe, malgré un potentiel de développement important, l’offre dans le domaine de lla GenAI peine à décoller. Seules 10,6% des start-ups européennes se spécialisent dans ce domaine, avec une part plus élevée de 17,5% pour les start-ups françaises selon une étude publiée en janvier dernier à laquelle France Hub IA a collaboré. Ces entreprises rencontrent divers obstacles qui entravent leur croissance notamment une faiblesse des financements européens comparativement aux États-Unis et à la Chine ainsi que la complexité de la réglementation européenne et les craintes qu’elle suscite.

Les auteurs du rapport écrivent :

“Qu’il s’agisse de l’AI Act, du RGPD ou des législations protégeant les droits d’auteur ou les citoyens contre les risques de manipulation, de nombreuses préoccupations émergent face au potentiel de violation par inadvertance, de charges de preuve déraisonnables, du poids et du coût de mise en conformité pour de petites entreprises, ou encore l’effet paralysant de la protection des données sur les clients potentiels”.

Les autres défis pour les start-ups soulevés sont le coût d’accès aux puissances de calcul ainsi que l’accès et la collecte de données de qualité.

Comment faire de la France et l’Europe des leaders de l’ia générative ?

Pour France Hub IA, il faut absolument favoriser la souveraineté et l’excellence.

Actuellement, les acteurs européens sont limités dans leurs choix en raison du quasi-monopole de quelques grands acteurs tout au long de la chaîne de valeur de l’IAG

Pour garantir la souveraineté, il est crucial de permettre un choix diversifié en termes de solutions logicielles, d’architectures et de processeurs graphiques (GPU). Une stratégie industrielle globale est nécessaire pour fournir les outils nécessaires à chaque étape du déploiement de la GenAI, à un coût maîtrisé et avec une empreinte environnementale minimale.

Cette stratégie doit être européenne dès sa conception et impliquer un investissement massif de plusieurs dizaines de milliards d’euros, soutenu par des secteurs publics et privés. Elle devrait également inclure des investissements en achats publics et privés d’une valeur au moins équivalente.

Il est également impératif de :

  • Stimuler et soutenir la croissance de l’écosystème ;
  • Faciliter l’accès aux données dans un cadre de confiance ;
  • Accompagner les entreprises dans la gestion des risques et la régulation ;
  • Piloter et optimiser l’empreinte environnementale ;
  • Accélérer la montée en compétence pour favoriser l’adoption.

Les 40 recommandations proposées dans le rapport pour y parvenir sont à retrouver ici

Hub France IA comment faire de la France et l'Europe des leaders de la GenAI d'ici 5 ans
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  • La Commission de l’IA publie un rapport contenant 25 recommandations pour l’IA en France
    Elisabeth Borne, alors Première Ministre, avait mis en place le premier comité de l’intelligence artificielle générative le 19 septembre 2023. Il avait six mois pour présenter des propositions concrètes afin d’adapter la stratégie nationale. Mission remplie : rebaptisé “Commission de l’intelligence artificielle”, il a remis hier à Emmanuel Macron un rapport contenant 25 recommandations pour faire de la France un acteur majeur de la révolution technologique de l’IA. Co-présidée par Anne Bouverot,

La Commission de l’IA publie un rapport contenant 25 recommandations pour l’IA en France

14 mars 2024 à 10:30

Elisabeth Borne, alors Première Ministre, avait mis en place le premier comité de l’intelligence artificielle générative le 19 septembre 2023. Il avait six mois pour présenter des propositions concrètes afin d’adapter la stratégie nationale. Mission remplie : rebaptisé “Commission de l’intelligence artificielle”, il a remis hier à Emmanuel Macron un rapport contenant 25 recommandations pour faire de la France un acteur majeur de la révolution technologique de l’IA.

Co-présidée par Anne Bouverot, Présidente du conseil d’administration de l’ENS et Philippe Aghion, Professeur au Collège de France et économiste, la Commission compte notamment parmi ses membres Luc Julia, expert en IA générative, Yann Le Cun, VP et Chief AI Scientist chez Meta, Arthur Mensch, PDG et cofondateur de Mistral AI et Cédric O, consultant, ancien Secrétaire d’Etat au Numérique.

Dans ce rapport intitulé “IA: Notre ambition pour la France”, la Commission considère “qu’une approche autarcique de la souveraineté n’est pas opportune, ni au regard de nos valeurs ni au regard de nos intérêts. D’une part, la France promeut un cadre ouvert et démocratique de société. D’autre part, il serait techniquement et financièrement impossible de maîtriser l’ensemble des biens et services composant la chaîne de valeur de l’IA“.

Elle identifie quatre piliers pour renforcer la souveraineté européenne : le financement, la puissance de calcul, l’accès aux données et les talents.

Un plan à 27 milliards d’euros sur cinq ans

Les 25 recommandations du plan proposé par la Commission représentent un engagement annuel d’environ 5 Md€ au cours des cinq prochaines années répartis selon cinq grandes catégories :

  • l’appropriation collective ;
  • la formation et la recherche ;
  • le déploiement de l’IA au service des citoyens ;
  • les investissements technologiques et industriels ;
  • la diffusion de l’IA dans l’économie ;
  • la gouvernance française, européenne et mondiale.

Création d’un fonds d’investissement “France & IA” de 10 Mds€

Alors que les financements actuels de l’écosystème de l’IA sont insuffisants pour faire émerger des acteurs de rang mondial, la Commission recommande de réorienter une partie de l’épargne vers l’innovation : “À richesse comparable, nous investissons environ trois ou quatre fois moins que les Américains et l’écart risque d’augmenter. À moyen terme, un accroissement structurel de l’allocation de l’épargne vers l’innovation est indispensable. Des actions volontaristes doivent être rapidement prises en ce sens, par exemple en matière de fiscalité de l’assurance vie, afin de disposer d’ici quelques années d’une capacité de financement significativement accrue”.

A court terme, elle préconise la création d’ici fin 2024 d’un fonds d’investissement baptisé “France & IA”, pour faire émerger des start-ups spécialisées dans l’IA appliquée et accélérer la transformation du tissu économique de PME et ETI. Il mobiliserait 7 Md€ de capital investissement d’entreprise et 3 Md€ de soutien public

Repenser la gouvernance de la donnée

Pour tirer pleinement parti des bénéfices de l’IA générative, la Commission estime essentiel de :

  • Faciliter l’accès aux données personnelles : elle propose de simplifier les procédures d’autorisation préalable d’accès aux données de santé et de réduire les délais de réponse de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL). Dans ce but, elle suggère une réforme du mandat de la CNIL pour inclure un objectif d’innovation, de réviser la composition de son collège et de renforcer ses moyens ;
  • Appliquer le principe de transparence des données d’entraînement : La commission souligne l’importance de garantir la transparence des données d’entraînement des grands modèles d’IA pour respecter le droit de la propriété littéraire et artistique. Des standards pour la publication des informations sur les modèles d’IA et la mise en œuvre du droit de retrait sont recommandés pour simplifier ce processus ;
  • Concevoir une nouvelle gestion collective des données : Pour la Commission, il est nécessaire d’explorer de nouveaux modèles de gouvernance commune des données, sans pour autant affaiblir la protection des individus.

Faire de la France un pôle majeur de la puissance de calcul

Les datacenters et les supercalculateurs sont les piliers technologiques sur lesquels repose l’IA générative. Sans ces infrastructures massives et performantes, il serait impossible de réaliser les avancées aujourd’hui dans ce domaine.

Pour la Commission, la France et l’Europe doivent impérativement devenir un pôle majeur de la puissance de calcul pour :

  • fournir une puissance de calcul publique pour les cas d’usage sensibles ;
  • fournir une puissance de calcul accessible et abordable pour stimuler la recherche et le développement des start-ups en IA ;
  • être en mesure d’entraîner et d’utiliser sur le sol européen les modèles d’IA les plus avancés.

Elle propose d’accélérer le développement de supercalculateurs exascales français et européens, d’initier des achats groupés pour renforcer l’écosystème de la puissance de calcul et de favoriser l’implantation de centres de calcul en Europe. Elle recommande également la mise en place d’un crédit d’impôt pour soutenir les projets de R&D utilisant la puissance de calcul des centres de calcul établis sur le territoire.

On trouve parmi les autres recommandations prioritaires:

  • Assurer le rayonnement de la culture française en permettant l’accès aux contenus culturels dans le respect des droits de propriété intellectuelle ;
  • Assumer le principe d’une expérimentation dans la recherche publique en IA pour en renforcer l’attractivité ;
  • Structurer une initiative diplomatique cohérente et concrète visant la fondation d’une gouvernance mondiale de l’IA.

Télécharger le rapport ici

Commission-IA-rapport-25-recommandations-IA-France
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  • HubSpot dévoile les tendances marketing 2024 : IA, personnalisation et défis des équipes françaises
    Créée en 2006 par Brian Halligan et Dharmesh Shah, deux anciens étudiants du MIT, HubSpot est une plateforme client qui fournit les logiciels, les intégrations et les ressources nécessaires pour connecter les équipes de marketing, de vente, de gestion de contenu et de service client. Elle vient de publier son rapport “The State of Marketing 2024” qui présente les tendances actuelles et futures du marketing. Internet a révolutionné le commerce, permettant au potentiel client à la recherche d’un p

HubSpot dévoile les tendances marketing 2024 : IA, personnalisation et défis des équipes françaises

26 février 2024 à 12:30

Créée en 2006 par Brian Halligan et Dharmesh Shah, deux anciens étudiants du MIT, HubSpot est une plateforme client qui fournit les logiciels, les intégrations et les ressources nécessaires pour connecter les équipes de marketing, de vente, de gestion de contenu et de service client. Elle vient de publier son rapport “The State of Marketing 2024” qui présente les tendances actuelles et futures du marketing.

Internet a révolutionné le commerce, permettant au potentiel client à la recherche d’un produit de comparer rapidement les offres des différentes marques. Dans ce paysage concurrentiel, la nécessité de se différencier devient cruciale. L’essor de l’IA et l’utilisation des données ont transformé le marketing, améliorant l’expérience des clients, les fidélisant et en attirant de nouveaux.

Face aux défis du marketing moderne, les équipes ont besoin de solutions innovantes pour répondre aux attentes croissantes des clients et aux changements rapides des modes de consommation. Avec des budgets réduits, elles doivent optimiser leurs ressources et leur temps. L’IA et l’automatisation sont donc des alliés précieux pour les marketeurs, qui peuvent se libérer des tâches répétitives et stimuler leur créativité, notamment grâce à l’IA générative.

Pour ce rapport, HubSpot a interrogé 1 460 marketeurs B2B et B2C de tous les secteurs d’activité, dans plus d’une dizaine de pays, dont la France.

S’ils identifient l’alignement entre les ventes et le marketing comme leur principal défi, ils sont 75 % au niveau mondial à penser qu’une expérience personnalisée augmente les ventes et la probabilité qu’un contact devienne un client fidèle.

Selon HubSpot, les marketeurs ciblent avant tout les acheteurs qui ont grandi en ligne. Soixante-quatorze pour cent des marketeurs veulent atteindre les Millennials (personnes nées entre 1980 et 2000) et 67 % veulent engager la génération X (entre 1965 et 1979), seuls 27 % d’entre eux se disent intéressés par les audiences des baby-boomers.

Facebook, Instagram, YouTube et TikTok offrent le meilleur retour sur investissement. Les marketeurs prévoient de les utiliser en 2024 : 27% de ceux qui n’utilisent pas YouTube prévoient de le faire en 2024.

En 2023, un consommateur sur quatre a acheté un produit sur la recommandation d’un influenceur : 50 % des marketeurs qui collaborent avec un influenceur prévoient d’augmenter leur investissement.

Des marketeurs français réticents face à l’IA

Un défi majeur identifié par HubSpot pour les équipes marketing en France est l’adoption de l’IA pour les accompagner au quotidien voire transformer certaines tâches : 58 % des marketeurs français disent se sentir dépassés par la perspective de mettre en œuvre des outils d’IA dans leurs activités quotidiennes, contre 46 % au niveau mondial.

Ils sont également moins nombreux que leurs homologues à adopter l’IA : ils ne sont que 58% à utiliser l’IA et l’automatisation contre 64% au niveau mondial.

Quand bien même ils l’utilisent, ils ne sont pas encore pleinement convaincus par son potentiel :

  • 66 % pensent que les outils d’IA et d’automatisation les aident à être plus efficaces dans leur fonction, contre 81 % au niveau mondial ;
  • Ils sont par ailleurs 62 % à estimer que ces outils les aident à partager les données plus efficacement au sein de l’entreprise, contre 75 % à l’échelle mondiale ;
  • Seuls les deux tiers (66 %) sont convaincus que l’IA générative améliore la qualité du contenu créé, contre 84 % au niveau mondial.

Parmi les freins à l’adoption de l’IA, les marketeurs français citent la crainte de nuire à la réputation de leur marque (60%), le manque de confiance dans les résultats, ou encore le coût et la complexité des outils.

La personnalisation, le facteur clé du parcours client

La personnalisation est cruciale pour le parcours client, en favorisant la création et la diffusion de contenus adaptés, renforçant ainsi la relation avec le client sur la base de la confiance et de l’unicité.

Selon le rapport HubSpot, 94 % des marketeurs français affirment que la personnalisation permet d’augmenter les ventes et 77 % de ceux qui utilisent l’IA générative pensent qu’elle aide à créer des contenus plus personnalisés. Cependant, seulement 35 % d’entre eux estiment que les consommateurs bénéficient d’une relation très personnalisée avec leur marque, et alors que la personnalisation repose sur la connaissance de son audience, ils ne sont que 54 % à disposer de données qualitatives sur leur audience cible, contre 65 % au niveau mondial.

Ainsi, disposer de données plus précises deviendra un défi majeur pour les équipes marketing à l’avenir, nécessitant des outils capables de collecter, traiter et analyser ces données pour offrir une expérience client plus personnalisée.

Le retrait des cookies tiers est une opportunité pour les équipes de développer de nouvelles stratégies qui les rapprocheraient de leur audience. D’autant plus que 81 % des marketeurs français reconnaissent que leur activité dépend en partie de ces cookies tiers, la recherche de solutions alternatives est donc essentielle.

La collecte des first party data, données directement transmises par les consommateurs, donc plus précises, est une stratégie que les entreprises peuvent envisager pour mieux connaître leur audience. Toutefois, seuls 18 % des marketeurs français la voient comme une stratégie alternative prioritaire, les entreprises privilégiant la publicité ciblée sur les réseaux sociaux. D’ailleurs, leurs utilisateurs sont de plus en plus nombreux à envoyer des messages privés à un service client : 19 % en 2023, soit une hausse de 45 % par rapport à 2022.

La vidéo courte, format le plus exploité

La vidéo courte permet de créer du contenu original, divertissant et engageant, qui capte l’attention des consommateurs sur les réseaux sociaux. Elle émerge comme le format de contenu privilégié, avec 47 % des marketeurs français l’utilisant, et 60 % prévoyant d’augmenter leurs investissements dans ce format en 2024. Cette tendance est portée par le succès de plateformes comme TikTok et Instagram, qui offrent un retour sur investissement important pour les marques.

TikTok, qui compte plus de 15 millions d’utilisateurs actifs en France, offre aux marques l’opportunité de toucher une audience jeune à travers des formats innovants et ludiques.

L’alignement équipes Marketing / Vente, autre défi majeur

Seuls 22 % des marketeurs français interrogés affirment que leur équipe marketing et l’équipe vente sont alignées, contre 35 % au niveau mondial.

Selon HubSpot, ce manque de communication efficace entre les équipes ainsi que leur difficulté à partager les données, leur fait gaspiller le budget marketing, perdre des ventes et des clients potentiels, tout en les empêchant d’offrir une expérience client satisfaisante et personnalisée.

Pour stimuler la croissance de leur entreprise, HubScop recommande aux marketeurs d’adopter l’IA tout en maintenant une approche humaine, d’aligner les équipes et de centraliser les données.

Retrouver le rapport ici

HubSpot dévoile les tendances marketing 2024 IA, personnalisation et défis des équipes françaises

« Observatoire des Territoires connectés et durables » : perspectives et défis pour les collectivités territoriales françaises

Par : Thomas Calvi
5 février 2024 à 13:30

La fédération InfraNum, en partenariat avec la FNCCR et la Banque des territoires ont présenté le 1er février dernier les résultats du premier “Observatoire des Territoires connectés et durables”. Fruit d’une centaine d’entretiens réalisés entre septembre et décembre derniers auprès de collectivités de toutes tailles et d’industriels, il vise à appréhender la structuration des projets de territoires connectés et durables déployés par les collectivités locales et leurs groupements en France.

La fédération InfraNum a été créée le 6 décembre 2012 pour accompagner le Plan France Très Haut Débit, elle regroupe plus de 200 entreprises (bureaux d’études, opérateurs, intégrateurs, équipementiers, fournisseurs de services, …), réparties sur l’ensemble du territoire français. Partenaire industriel de tous les territoires connectés ou à connecter, elle soutient non seulement l’aménagement numérique mais également le développement de nouveaux services numériques.

Pour produire ce rapport, elle a collaboré avec la FNCCR (Fédération nationale des collectivités concédantes et régies), association regroupant plus de 600 collectivités en charge des services publics locaux de l’eau potable et de l’assainissement et la Banque des Territoires qui accompagne les acteurs territoriaux dans leurs projets, notamment en matière de transformation durable.

Soixante collectivités ayant un projet en cours ou opérationnel ont répondu à cette enquête menée pour eux par les cabinets Artelia, INLO Avocats et KPMG, complétée d’environ 30 interviews d’industriels et collectivités. Si l’échantillon peut paraitre faible, Agnès Le Meil, directrice des études lnfraNum, souligne “la présence de collectivités de tous types, rurales comme urbaines, avec globalement une maturité plus importante que ce à quoi on pouvait s’attendre“.

En effet, le rapport met en lumière un essor rapide du marché des territoires connectés et durables, touchant toutes les strates de collectivités, des petites communes aux métropoles.

Les priorités des projets se concentrent sur la transition énergétique avec la gestion de l’énergie des bâtiments et l’éclairage (50% des répondants) ainsi que sur la gestion de l’eau (45%) et des déchets (33%). De nouveaux domaines émergent également, comme la gestion des risques environnementaux (15% des projets)

Une transformation numérique préalable est souvent observée, avec 80% des répondants ayant déjà engagé la numérisation de leurs services. La sécurisation des systèmes d’information est également une priorité pour 60% des répondants.

Les projets de territoires connectés débutent généralement par des démonstrateurs, permettant aux collectivités d’observer et d’ajuster leurs projets en fonction de leurs besoins spécifiques.

Plusieurs points de vigilance à prendre en compte

Cependant, des défis persistent pour la connexion future des collectivités, notamment en ce qui concerne les plateformes de données. Si la collecte et la gestion des données évoluent rapidement, la mise en place de plateformes transverses reste limitée.

Les outils les plus couramment utilisés sont des solutions spécialisées dans les métiers spécifiques et la visualisation, répondant ainsi directement aux besoins opérationnels actuels. En parallèle, l’adoption des hyperviseurs et des jumeaux numériques est en cours, offrant de nouvelles fonctionnalités en matière de prise de décision, d’optimisation et de modélisation du territoire, tout en garantissant une gestion maîtrisée des données.

Cette tendance s’explique en partie par la diversité des offres disponibles sur le marché, ainsi que par la complexité à appréhender de nouveaux outils et interfaces. Cependant, une fois que les élus locaux sont sensibilisés grâce à des démonstrations et une communication efficace, l’utilité de ces nouveaux outils devient plus évidente et mieux comprise.

La coordination entre les services informatiques et les services métiers est également cruciale pour assurer la réussite des projets. La mutualisation des initiatives au niveau départemental ou régional est préconisée pour rendre les offres plus accessibles et maîtriser les données.

Le rapport souligne que le seuil de bascule vers une généralisation des projets de territoires connectés est proche, avec entre 40% et 80% des collectivités françaises prévoyant de déployer de tels projets dans les 10 prochaines années. Cependant, l’accès aux financements qui jouent un rôle clé dans le lancement de ces projets, reste inégal.

Bien que la moitié des collectivités aient obtenu des subventions pour un ou plusieurs de leurs projets, l’Observatoire note une diversité de sources de financement, telles que l’Etat, l’UE et les régions, avec un accès inégal selon les différents cas d’utilisation. Ces subventions jouent un rôle crucial dans le lancement de projets intelligents, étant donné que le numérique représente un nouveau poste de dépenses. Il reste encore des axes d’amélioration, notamment en ce qui concerne le soutien des projets de transition environnementale.

Selon Patrick Chaize Sénateur de l’Ain et Vice-président de la FNCCR :

“En effet, au regard de la raréfaction des ressources, nous sommes tous conscients qu’il faudra effectuer des choix éclairés, objectivés par ces métriques, en concertation avec les citoyens. Ces outils participeront à l’amélioration de la mutualisation et du travail collectif”.

Antoine Darodes, Directeur des investissements transition numérique à la Banque des Territoires, rappelle l’engagement de cette dernière :

“L’accompagnement des collectivités dans l’appropriation et la maîtrise des données est un axe stratégique de la Banque des territoires et à ce titre nous sommes prêts à cofinancer de l’ingénierie et à étudier des projets d’investissement”.

Philippe Le Grand, Président InfraNum, conclut:

“La mise en place de projets smart en France est une vraie tendance dans les territoires. Tous s’y engagent, loin de l’idée reçue que ces déploiements pourraient être l’apanage des métropoles. Mais ces projets nécessitent beaucoup de transformations. La mutualisation à une échelle suffisante et la coordination entre les acteurs sont des leviers à surveiller. Ils permettront d’optimiser l’utilisation des outils, notamment les plateformes de données, qui devront également évoluer vers plus d’interopérabilité à terme progrès certain, notamment par le soutien des projets de transition environnementale…”.

Retrouver l’Observatoire et les retours d’expérience ainsi que les résultats attendus par les collectivités investies dans des projets de gestion de l’eau, de l’énergie des bâtiments, de l’éclairage public, des risques et des déchets, ici

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