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    Le rapport “State Of The Media” de Cision, acteur majeur de l’industrie des médias et des relations publiques, dresse un panorama des défis rencontrés par les journalistes de divers secteurs et en explore les répercussions pour les équipes de relations médias. Cette année, sa quinzième édition met en lumière les spécificités des journalistes Tech face à leurs homologues d’autres secteurs, en s’appuyant sur les réponses de 3 016 journalistes de 19 marchés différents, dont 500 provenant des secteu

“State Of The Media” 2024 : les défis spécifiques des journalistes Tech face à leurs homologues

16 septembre 2024 à 15:16

Le rapport “State Of The Media” de Cision, acteur majeur de l’industrie des médias et des relations publiques, dresse un panorama des défis rencontrés par les journalistes de divers secteurs et en explore les répercussions pour les équipes de relations médias. Cette année, sa quinzième édition met en lumière les spécificités des journalistes Tech face à leurs homologues d’autres secteurs, en s’appuyant sur les réponses de 3 016 journalistes de 19 marchés différents, dont 500 provenant des secteurs de la technologie et de l’ingénierie.

Les principaux défis : crédibilité, audience et IA

En 2024, les journalistes Tech partagent avec leurs homologues des autres secteurs les mêmes préoccupations fondamentales. Cependant, certaines nuances apparaissent dans les priorités :

  • Maintien de la crédibilité et lutte contre les fake news – Un défi majeur pour tous, avec 43 % des journalistes Tech et 42 % des autres secteurs qui y accordent une importance primordiale ;
  • Adaptation aux changements de comportements de l’audience – 41 % des journalistes Tech et d’autres secteurs estiment nécessaire de suivre l’évolution des modes de consommation des médias ;
  • Déclin de la publicité et des revenus – Ce point est légèrement plus préoccupant pour la Tech (36 %) que pour les autres secteurs (34 %) ;
  • Manque de personnel – Une préoccupation récurrente pour 35 % des journalistes Tech, contre 36 % pour leurs homologues ;
  • Emergence de l’IA – Les journalistes de la Tech accordent une attention particulière à l’essor de l’IA, qu’ils considèrent comme le cinquième défi le plus important : 28 % contre 26% pour leurs confrères ;
  • Concurrence des créateurs de contenus sur les réseaux sociaux, un défi moindre pour la Tech (24 % contre 28 % pour les autres).

Journalistes et utilisation de l’IA

Selon le rapport de Cision, le taux d’adoption de l’IA reste faible pour l’ensemble de la profession, bien que les journalistes Tech soient les plus enclins à utiliser cette technologie. Interrogés sur leur utilisation des outils d’IA générative tels que ChatGPT ou Gemini de Google, 49 % d’entre eux affirment ne pas y avoir recours du tout contre 53 % de leurs confrères. Tous secteurs confondus, les journalistes ne sont que 12 % à faire un usage régulier de la GenAI, 7 % à le faire souvent dans le secteur de la Tech contre seulement 5 % pour leurs homologues.

Les journalistes utilisent l’IA principalement pour :

  • Rechercher des sujets (26 % Tech vs 23 % autres secteurs) ;
  • Créer des supports multimédias (12 % Tech contre 8 % autres secteurs) ;
  • Inspirer de nouvelles idées et structurer les sujets (14 % et 20 % dans la Tech, des pourcentages proches des autres secteurs).

Un usage plus intensif des réseaux sociaux

Les journalistes Tech sont les plus grands utilisateurs des réseaux sociaux : près de 98 % les utilisent dans le cadre de leur travail. Si le classement des trois premiers usages est identique pour les deux groupes, ils placent la veille de l’information en 4ème position
alors que leurs confrères préfèrent le réseautage.

L’an passé, les usages prioritaires ont été les suivants :

  • Publier et mettre en avant du contenu (76 % pour la Tech contre 71 % pour les autres secteurs) ;
  • Obtenir des informations (71 % vs 67 %) ;
  • Echanger avec leur public (65 % vs 63 %) ;
  • Faire de la veille (62 % pour la Tech, soit 8 points de plus que leurs confrères) ;
  • Faire du réseautage (59 % vs 55 %) ;
  • S’informer sur les sujets tendance (“trending topics”)  (55 % vs 54 %) ;
  • Contrôler ou vérifier des informations (53 % vs 51 %) ;
  • Se connecter avec des experts et demander des interviews (52 %, soit 5 points de plus que les autres secteurs).

LinkedIn, plateforme privilégiée des journalistes Tech

Cision a interrogé les journalistes sur leurs activités prévues sur les plateformes. Pour ceux de la Tech, LinkedIn, avec 51 %, sera la plateforme de prédilection alors que leurs homologues  penchent pour Instagram (44 %). YouTube est également en forte progression chez les journalistes Tech, avec 33 % d’entre eux prévoyant de l’utiliser davantage, contre 28 % dans les autres secteurs.

Les journalistes Tech et les communicants : une relation exigeante

Les journalistes Tech sont plus sollicités que les autres. En effet, 22 % d’entre eux reçoivent plus de 151 sollicitations par semaine, contre 15 % pour l’ensemble de la profession. Cependant, ces sollicitations sont jugées non pertinentes par près de 72 % des journalistes Tech, une tendance similaire aux autres secteurs. Malgré tout, les journalistes Tech montrent un intérêt accru pour certains types de contenus, notamment :

  • Les communiqués de presse (77 %, soit 4 points de plus que la moyenne) ;
  • Les rapports de recherche originaux (68 % contre 61 % pour les autres secteurs) ;
  • Les interviews d’experts (52 %, un écart de 8 points par rapport aux autres secteurs).

Les informations exclusives sont également appréciées par les 2 groupes (55 %).

Les journalistes Tech sont également plus nombreux à considérer les contenus fournis par les communicants comme une source d’inspiration pour leurs sujets. Les communiqués de presse (72 %), les experts du secteur (56 %), et les courts pitchs par mail (52 %) sont pour eux les trois sources les plus utiles, suivis de la newsroom de l’entreprise (39%).

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  • Séminaire Nasse : explorer les enjeux concurrentiels et économiques de l’IA dans le secteur des médias
    Le 19 septembre 2024, le Centre Pierre-Mendès-France du Ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique à Paris accueillera le Séminaire Nasse “Intelligence artificielle : enjeux concurrentiels, enjeux économiques et applications pratiques dans le secteur des médias”.  Créé à la fin des années 1980 au sein de la Direction de la Prévision, le séminaire Philippe Nasse s’est d’abord appelé “séminaire d’économie industrielle” puis “séminaire Concurrence”. Il a é

Séminaire Nasse : explorer les enjeux concurrentiels et économiques de l’IA dans le secteur des médias

27 août 2024 à 09:30

Le 19 septembre 2024, le Centre Pierre-Mendès-France du Ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique à Paris accueillera le Séminaire Nasse “Intelligence artificielle : enjeux concurrentiels, enjeux économiques et applications pratiques dans le secteur des médias”

Créé à la fin des années 1980 au sein de la Direction de la Prévision, le séminaire
Philippe Nasse s’est d’abord appelé “séminaire d’économie industrielle” puis “séminaire Concurrence”. Il a été ensuite co-organisé par la Direction générale du Trésor et l’Autorité de la concurrence, d’abord sous le nom de séminaire « DGTPE-Concurrence » et, depuis janvier 2009, sous le nom actuel de “séminaire Nasse”, en hommage à Philippe Nasse, un économiste et juriste français décédé en 2008, qui a joué un rôle clé dans l’élaboration des politiques de concurrence de notre pays.

Les séminaires Nasse rassemblent un économiste et un juriste sur un sujet relatif à la concurrence. Il s’agit de débats à caractère académique, qui n’engagent pas les institutions organisatrices. Ce prochain séminaire se concentrera sur les impacts économiques et concurrentiels de l’IA, avec un accent particulier sur le secteur des médias.

L’événement permettra d’examiner en profondeur les impacts de l’IA sous divers angles, notamment ceux des modèles d’affaires, du marché du travail, et de la régulation économique. Ce sera également l’occasion de discuter des récentes avancées technologiques et de leurs implications pour la concurrence, en particulier face aux risques de comportements anti-concurrentiels induits par l’IA.

La séance débutera à 10 heures avec une présentation des principaux enseignements du rapport de l’Autorité de la concurrence, publié le 28 juin dernier. Ce rapport, élaboré suite à la consultation publique sur l’IA générative, a permis de recueillir les points de vue des acteurs du domaine. Il vise à fournir une analyse concurrentielle du fonctionnement de ce marché en pleine expansion aux professionnels du secteur.

Le séminaire abordera la question de l’IA sous deux angles distincts :

L’IA : une innovation de rupture avec des conséquences économiques et sociales

La première partie du séminaire abordera l’IA comme une innovation de rupture, en se focalisant sur son impact sur les modèles d’affaires et le marché du travail. Les grandes entreprises du numérique, déjà dominantes, bénéficient de l’accès aux données massives, à la puissance de calcul et à une main-d’œuvre qualifiée, créant ainsi des barrières à l’entrée pour les nouveaux acteurs. Dans le secteur des médias, l’IA modifie profondément les processus de création, d’organisation de l’information, et de distribution des contenus, entraînant des transformations majeures dans la chaîne de valeur.

L’IA : un acteur économique à part entière

Le second volet du séminaire mettra en lumière le rôle croissant de l’IA en tant qu’acteur économique. Les avancées récentes permettent à l’IA de dépasser son rôle traditionnel de prédiction pour devenir décisionnaire, un changement de paradigme qui suscite des gains d’efficacité mais aussi des risques, tels que la collusion algorithmique. Dans les médias, ces évolutions posent des questions cruciales en termes de régulation, notamment face aux risques de « bulles de filtre » et de diffusion de fausses informations.

Afin d’apporter leur expertise sur ces questions, interviendront :

  • Juliette Théry, membre du collège de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) ;
  • Xavier Lambin, professeur d’économie à l’Ecole supérieure des sciences économiques et commerciales (ESSEC).

Le débat sera animé par Yann Guthmann, chef du service de l’économie numérique à l’Autorité de la concurrence.

Si vous désirez assister à ce séminaire, les inscriptions sont ouvertes ici.

Séminaire Nasse explorer les enjeux concurrentiels et économiques de l’IA dans le secteur des médias

Le New York Times porte plainte contre ChatGPT

Le média américain attaque en justice l'entreprise OpenAI et Microsoft, accusés d'avoir utilisé des milliers d'articles du média pour nourrir leurs modèles de langage, qui entrent désormais directement en concurrence avec les contenus du site d'information.

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