Aujourd’hui est le pire jour pour utiliser votre IA au travail
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Un analyste de Gartner préconise aux entreprises de couper l'usage de l'IA le vendredi après-midi. Explications.

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Un analyste de Gartner préconise aux entreprises de couper l'usage de l'IA le vendredi après-midi. Explications.

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Des incidents récents survenus chez un développeur indépendant et, plus largement, au sein de grandes entreprises comme Amazon, relancent les questions sur l’usage de l’IA dans le développement logiciel.

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Block, la fintech de Jack Dorsey, vient d'annoncer une suppression massive de 40 % de ses effectifs, officiellement au nom de l'intelligence artificielle. Un choix radical, assumé, qui fait forcément débat mais que son fondateur présente comme un modèle pour l'ensemble de l'industrie.

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Selon le média américain The Verge, des milliers d’employés de Microsoft ont récemment été incités à utiliser Claude Code pour améliorer leur productivité au travail… alors même que Microsoft commercialise GitHub Copilot auprès de ses clients.

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Lors du CES 2026, l’entreprise de robotique Boston Dynamics a dévoilé Atlas, la dernière génération de son robot humanoïde. Celui-ci doit être déployé progressivement dans les usines de Hyundai Motor à partir de 2028.

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Révélée le 11 décembre 2025, la « Person of the Year » du célèbre TIME Magazine distingue « les architectes de l’IA ». Parmi les huit personnalités en image de Une, figurent deux femmes : Lisa Su et Fei-Fei Li.

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C'est certainement l'un des refus les plus spectaculaires dans l'histoire des recrutements. Outre-Atlantique, il a été rapporté qu'un ingénieur en intelligence artificielle très talentueux a refusé un package exceptionnel de Meta, qui aurait pu atteindre 1,5 milliard de dollars en six ans. Un rejet révélateur de la course actuelle à l'IA.

Selon la dernière étude menée par l’Institut de recherche économique Hiring Lab d’Indeed, une entreprise américaine spécialisée dans la recherche d’emploi en ligne, bien que l’IA et d’autres technologies avancées soient appelées à transformer le marché du travail, de nombreux employeurs continuent de valoriser les compétences informatiques de base.
L’étude d’Indeed révèle que les compétences numériques élémentaires, telles que la maîtrise du pack Office et l’utilisation de logiciels courants, figurent dans 13 % des offres d’emploi en France. Ces compétences IT restent particulièrement recherchées dans des secteurs comme l’assistance administrative (22 % des offres), les médias et la communication (19 %), ainsi que le marketing (17 %). Cette récurrence montre que même dans un monde où l’automatisation prend de l’ampleur, la capacité à utiliser un ordinateur de façon fluide est encore un atout clé sur le marché du travail.
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Par contre, ces compétences techniques de base ne sont que très peu requises dans les offres d’emploi concernant les professions en présentiel comme la puériculture, les soins personnels et médicaux à domicile ou le transport routier.
En parallèle des compétences techniques, l’étude souligne également l’importance croissante des compétences humaines. L’anglais, par exemple, reste la compétence non technique la plus fréquemment mentionnée dans les offres d’emploi, suivi du sens du service client et des capacités organisationnelles. Ces qualités sont de plus en plus recherchées dans un contexte où les interactions humaines et la collaboration restent des piliers essentiels dans de nombreux secteurs.
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Si l’intelligence artificielle promet de bouleverser de nombreux métiers, les compétences directement liées à l’IA ne représentent encore qu’une petite part des offres d’emploi en France. En 2024, seulement 1,5 à 2,5 % des annonces mentionnent des compétences en IA, une proportion encore modeste mais en augmentation depuis 2022, surtout dans les secteurs de la finance, des ressources humaines et du juridique.
Cependant, un segment spécifique lié à l’IA connaît une croissance explosive : celui de l’IA générative, avec une multiplication par 15 des offres d’emploi contenant ce type de compétence depuis 2022, avec l’arrivée de ChatGPT. Bien que ces offres soient encore rares (environ 0,15 % des annonces), leur rapide ascension pourrait annoncer une transformation du marché de l’emploi dans les années à venir.
En plus des compétences de base, certaines compétences techniques plus avancées sont également en forte demande. Par exemple, des logiciels spécialisés comme Power BI dans la finance, ADP dans les ressources humaines, ou Amadeus dans le secteur de l’hôtellerie-restauration gagnent en importance. Cela montre que les recruteurs, tout en insistant sur les compétences fondamentales, commencent à valoriser des connaissances plus spécifiques en fonction des métiers et des secteurs d’activité.
En France, les offres d’emploi dans les segments très techniques, comprenant des métiers tels que le développement informatique, l’ingénierie industrielle ou la recherche scientifique, ont diminué de 4 % par rapport à leur niveau d’avant la pandémie. Ce segment se distingue par des offres nécessitant plusieurs compétences techniques spécifiques.
En revanche, les métiers moins techniques connaissent une dynamique différente. Les segments faiblement techniques, où une seule compétence technique est généralement requise, ont vu une augmentation des offres de 59 % depuis la pandémie. Les professions moyennement techniques, quant à elles, ont enregistré une hausse de 20 %. Ces chiffres soulignent une tendance de fond où la demande pour des compétences plus généralistes, notamment les compétences IT de base, est en forte croissance.
Ce ralentissement dans les métiers très techniques pourrait surprendre dans un contexte où les avancées technologiques se multiplient. Toutefois, il reflète une réalité où les entreprises, tout en s’adaptant aux nouvelles technologies, continuent de valoriser les compétences élémentaires.
L’IA, bien qu’en pleine expansion, n’a pas encore pleinement redéfini le marché du travail. Cependant, plus les compétences numériques de la main-d’œuvre progresseront, plus la diffusion des innovations numériques sera rapide, augmentant ainsi les gains de productivité.


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Selon un récent sondage, les employeurs considèrent qu'une photo de CV créée par intelligence artificielle est admissible.

Le nouveau numéro du magazine ActuIA va sortir ! Pour beaucoup le mois de juillet est synonyme de début de l’été et de vacances; cette nouvelle édition saura vous accompagner au bureau comme en congés pour être certain de rattraper tout ce que vous avez pu manquer dans l’actualité de l’intelligence artificielle. Disponible en kiosques dès le 16 juillet prochain , et sur sur abonnement dès à présent.
Avec ce n° 16 d’ActuIA, vous explorerez de nombreuses facettes de l’IA. Exemple avec Virginie Desbordes, responsable du pôle confiance numérique du groupe AFNOR, qui explique comment l’IA est entrée au sein des entreprises et pourquoi il est nécessaire de prendre le temps de l’encadrer afin de profiter pleinement de cette transformation.
Ce qui change aussi, c’est la fonction de RH et c’est de cette évolution qu’Emmanuelle Blons, vice-présidente associée chez Infosys France et spécialiste de la transformation digitale et des RH, ainsi que Belkacem Laïmouche, pilote du groupe « Ressources humaines » du Hub France IA vous parleront. Ils ont étudié pour cela les différents aspects de ce développement ainsi que les opportunités que l’IA présente pour cette fonction.
Ce numéro vous emmènera au Brésil où nous ne parlerons ni de samba ni de carnaval, mais bien de la transformation numérique du pays. Jean-Pierre Briot, directeur de recherche émérite CNRS au LIP6 et Giordano Cabral, professeur à l’UFPE, ont analysé pour vous l’ascension de l’IA dans ce pays ainsi que les défis rencontrés sur place. Pour aller plus loin dans la découverte de ce géant du continent américain, nous vous proposerons une interview à découvrir grâce à un QRcode. Dans le précédent numéro, c’était en Inde que nous avions posé nos valises pour en savoir plus sur la place de l’IA, si vous ne l’avez pas encore lu, ne perdez plus de temps et abonnez-vous dès maintenant pour le recevoir en même temps qu’ActuIA n° 16 (ou rendez-vous en kiosque).
Cet été, nombre de personnes ont réservé des séjours, des visites et autres en utilisant, peut-être sans le savoir l’IA. Du côté prestataire, les choses changent également. Alors pour mieux rester dans la thématique estivale, quoi de mieux qu’un panorama sur les usages de l’IA pour le tourisme !
Pas de plages certes près du SCAI, basé à Paris, mais un dynamisme qui séduit l’écosystème depuis ses débuts. Ce nouveau numéro est aussi l’occasion de se rendre donc dans la capitale, non pas pour les Jeux olympiques, mais pour en apprendre plus sur cet institut en IA de Sorbonne Université, ses projets et vous inviter, si vous ne les suivez pas encore, à vous pencher sur leurs activités et événements, dont NeurIPS@Paris 2024 bien sûr !
Pour cette seizième édition d’ActuIA, nous avons également souhaité nous plonger dans un milieu central pour notre secteur, l’open source. Nous le faisons à travers une enquête, rédigée par Stéphane Nachez, directeur de la publication d’ActuIA. Il vous transportera au cœur de ce qu’est réellement l’open source dont on entend parler sous tous les angles. Que cache-t-elle ? Quelles sont ses réelles motivations ? Avec cette enquête, l’open source et ses dessous n’auront plus aucun secret pour vous. Une lecture qui promet d’être passionnante et riche en découvertes.
Beaucoup d’entre nous pensent déjà à l’automne et organisent la rentrée. Dans notre cas, nous sommes encore en train de sélectionner les événements immanquables et Big Data & AI Paris fait figure de référence. Si vous n’avez pas encore noté l’édition 2024 dans votre agenda, il n’est pas trop tard !
Vous retrouvez bien entendu notre sélection d’actualités du trimestre, de papiers, mais aussi les portraits de quatre experts qui ont accepté de répondre chacun à deux questions sur leur parcours, leur travail et/ou l’écosystème IA. Nous sommes également partis à la rencontre de NeuralTek, une jeune pousse qui s’impose dans le secteur d’analyse d’images basée sur l’IA. À la fin de chaque numéro, nous recommandons également plusieurs ouvrages disponibles en librairie et pour la plupart au format ePub.
Pour être sûr de ne pas rater ces dossiers et bien d’autres articles captivants au sommaire de cette édition, abonnez-vous sans attendre !


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Je pense qu’après tous les articles que j’ai écrit au sujet de l’IA, vous commencez à connaitre le concept de RAG (retrieval augmented generation), vous savez qu’il est possible de donner à bouffer à une IA, tout un tas de documents pour ensuite discuter avec celle-ci en utilisant le contenu comme base de connaissance.
Cela permet de poser des questions en langage naturel sur la documentation fournie. Y’a plein d’outils qui permettent de faire ça, et dernièrement, je vous ai présenté PDFToChat ou Reor qui font ça.
Et aujourd’hui, j’aimerais vous faire découvrir une solution open source de recherche unifiée nommée Danswer. Cet outil intègre plusieurs fonctionnalités essentielles, dont la recherche de documents et les réponses basées sur l’IA à partir des requêtes en langage naturel. Il se connecte également à tous les outils de travail courants, tels que Google Drive, Confluence, Github, Notion, Slack et bien d’autres. Il offre aussi une prise en charge de la discussion comme un ChatGPT qui aurait accès à vos ressources de connaissances privées. Vous pouvez même créer des assistants IA personnalisables avec différents prompts et jeux de données.

Cela permet de couvrir tout un tas de cas d’usages tels quel : accélération du support client et réduction des délais d’escalade, amélioration de l’efficacité de l’ingénierie grâce à une documentation et des historiques de code faciles à trouver, préparation des équipes de vente pour des appels plus efficaces, suivi des demandes et priorités des clients pour les équipes produit, et facilitation de la résolution autonome des problèmes liés aux services informatiques, à l’intégration et aux ressources humaines. #BurnoLeMaireLoveZeCapitalizme
Voici ce que ça donne une fois installé :
Vous pouvez même le connecter au modèle de langage LLM de votre choix (en local ou non) pour une solution entièrement cloisonnée. Il se déploie facilement avec une seule commande Docker Compose et peut être hébergé n’importe où. Vous pouvez également l’exécuter avec Kubernetes.
Pour l’installer rien de plus simple, il vous faut d’abord cloner le dépôt de Danswer :
git clone https://github.com/danswer-ai/danswer.git
ensuite, placez vous dans le dossier contenant le fichier de description du docker compose :
cd danswer/deployment/docker_compose
Puis y’a plus qu’à lancer le bousin :
docker compose -f docker-compose.dev.yml -p danswer-stack up -d --pull always --force-recreate
Ça peut prendre un quart d’heure, voire plus, selon votre connexion puisque Danswer a besoin de télécharger des modèles pour fonctionner.
Ensuite, y’a plus qu’à lancer un navigateur vers http://localhost:3000.
Ensuite pour apprendre à l’utiliser et le customiser, toute la documentation est là.
Merci à Lorenper


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Aujourd’hui, je vais vous parler d’un projet innovant qui vaut le détour. Il s’agit de Geppetto, qui n’a rien à voir avec l’autre naze de Pinocchio, mais qui est un bot avancé utilisant la technologie d’OpenAI pour amener une touche d’intelligence dans votre Slack.
Geppetto intègre ChatGPT-4 et DALL-E-3, ce qui permet d’avoir de la production d’écrits, mais également de la génération d’images. Une fois déployé, Geppetto s’intègre à votre espace de travail Slack et améliore la communication au sein de vos équipes en ajoutant des salutations automatisées, des réponses cohérentes et, bien sûr, ces fameuses visualisations créatives. Comme ça, plus besoin de perdre du temps à chercher les mots justes ou les images parfaites, Geppetto s’en charge pour vous.

En gros, si vous avez un truc urgent à dire à votre équipe sur Slack, mais vous ne trouvez pas les mots pour la formuler de manière claire et concise, plutôt que de perdre du temps à chercher comment exprimer maladroitement votre pensée, vous pouvez simplement demander à Geppetto de vous aider à formuler par exemple une question ou à y répondre. Tout ça dans la limite des connaissances du bot évidemment.
La génération d’image peut également vous aider à illustrer un concept complexe ou simplement pour ajouter un peu de fun à la conversation.
Alors, elle n’est pas belle la vie avec un bot comme Geppetto ? C’est vachement plus pratique qu’un pantin en bois trop con.
Si ce projet vous intrigue et que vous souhaitez en savoir plus, je vous invite à consulter le dépôt GitHub à l’adresse suivante : https://github.com/Deeptechia/geppetto.
Merci à Lorenper


En Septembre dernier, Onclusive, une entreprise de veille informationnelle a licencié 217 salariés pour les remplacer par une IA*. Sachant que l’intégration de l’IA ne représente qu’une part marginale de la modernisation globale des infrastructures d’Onclusive. Cet événement marque tout de même le premier gros plan social en France en lien avec l’introduction d’une IA générative. Cette évolution, bien que prévisible, soulève des questions sur l’innovation, le sens du travail et l’attitude à adopter au regard du futur.
Joseph Schumpeter a théorisé le rôle de l’innovation dans l’économie, soulignant comment elle redistribue la richesse en détruisant des secteurs obsolètes pour en créer de nouveaux. La disparition de métiers traditionnels lors de l’introduction de technologies fait partie intégrante de l’évolution. Face à cette innovation, il est crucial de se demander quelle attitude adopter pour prospérer dans ce changement.
“100% des gagnants du loto ont acheté un ticket”. Il est aussi évident que “100% des gens qui échapperont aux ravages de l’IA dans leur domaine, sont ceux qui auront essayé pour comprendre comment s’en servir”. Le premier pas essentiel pour se préparer aux changements à venir est de ne pas ignorer la réalité et de prendre des mesures rapidement. Tout entrepreneur, manager ou responsable qui ne fait pas preuve de proactivité risque de se retrouver en difficulté.
À ce jour, les IA ne sont performantes que pour des tâches relativement définies mais peuvent remplacer l’homme dans des processus structurés. Les métiers menacés par l’IA incluent ceux du chiffre, du juridique, de l’administratif, du web marketing…
La pandémie de COVID-19 a accentué la remise en question de certains emplois qualifiés de “bullshit jobs”, soulignant la nécessité d’une évolution. Les entreprises doivent donc adopter l’IA tout en créant de nouveaux emplois à plus forte valeur ajoutée. Il est essentiel de développer chez les employés la créativité et l’intelligence émotionnelle au lieu de les former à des processus standardisés. L’IA offre une opportunité d’évolution pour ceux qui réfléchissent à leur carrière post-COVID. Les services RH doivent donc s’adapter à ce changement.
L’IA seule ne fera pas tout, de nouveaux métiers apparaîtront pour humaniser les choses. Qui n’a jamais rêvé que son dossier soit traité sans erreur par une machine, mais que par contre pour prendre en compte son cas particulier, un humain puisse trouver une solution adaptée ? Ce nouveau métier de “solutionneur de cas particuliers” qui n’existe pas serait pourtant plus épanouissant pour l’employé.
La disparition de métiers répétitifs permettrait le développement de métiers de la relation humaine. Pour cela, il y a 4 défis majeurs à relever :
La technologie n’est ni bonne ni mauvaise. C’est l’usage qui en est fait qui produit des conséquences bonnes ou mauvaises. Ce qui est certain, c’est que la passivité et l’attente pour voir ce qui arrivera est la mauvaise attitude à avoir. Tant au niveau individuel qu’au niveau de l’entreprise. À chacun de s’emparer du sujet, de tester, et de chercher à comprendre.
Internet a été une révolution qui a bouleversé nos habitudes, mais principalement en ajoutant des opportunités et des services. L’IA est une révolution probablement encore plus bouleversante. La différence entre l’entreprise qui l’adopte et celle qui ne l’adopte pas sera beaucoup plus importante que dans le cas d’internet. Les effets se feront sentir beaucoup plus rapidement aussi.
Pour ceux qui cherchent à relever le défi de l’IA et à anticiper les transformations du monde du travail, le West Data Festival représente une opportunité inestimable. En participant à cet événement, vous aurez l’occasion d’explorer des solutions concrètes, d’apprendre des meilleures pratiques et d’échanger avec des experts du domaine.
Pour assister à la 6ème édition du West Data Festival : https://www.westdatafestival.fr/inscription-west-data-festival-2024/?utm_source=article&utm_medium=actu-IA&utm_campaign=fevrier
* Suite à la publication de l’article, la société Onclusive France a précisé :
Onclusive France précise que son projet de modernisation vise à maintenir sa compétitivité tout en intégrant l’IA. Bien qu’il entraîne la suppression de 218 postes, il prévoit également la création de 52 nouveaux postes, ce qui représente une réduction nette de 149 postes par rapport à la proposition initiale de septembre.
