On connait Google pour ses produits et services grand public, mais l'entreprise est aussi très active dans la recherche fondamentale. Au point, d'ailleurs, que certains employés actuels ou passés ont fini par avoir un prix Nobel. En l'espace de deux ans, la firme de Mountain View est passée de zéro à cinq Nobel. Signe de son implication dans la tech de pointe.
On connait Google pour ses produits et services grand public, mais l'entreprise est aussi très active dans la recherche fondamentale. Au point, d'ailleurs, que certains employés actuels ou passés ont fini par avoir un prix Nobel. En l'espace de deux ans, la firme de Mountain View est passée de zéro à cinq Nobel. Signe de son implication dans la tech de pointe.
Une mélodie issue de calculs quantiques ? C’est désormais une réalité sonore. L’artiste électro ILĀ vient de dévoiler une chanson inédite, conçue à partir d’IA et d’informatique quantique.
Ce titre, baptisé « Recurse », redéfinit la création musicale en y mêlant des technologies encore rares dans le domaine artistique.
Le projet a été mené en collaboration avec la startup britannique Moth, spécialisée dans les outils de génération créative. Ensemble, ils ont utilisé la plateforme logiciel
Une mélodie issue de calculs quantiques ? C’est désormais une réalité sonore. L’artiste électro ILĀ vient de dévoiler une chanson inédite, conçue à partir d’IA et d’informatique quantique.
Ce titre, baptisé « Recurse », redéfinit la création musicale en y mêlant des technologies encore rares dans le domaine artistique.
Le projet a été mené en collaboration avec la startup britannique Moth, spécialisée dans les outils de génération créative. Ensemble, ils ont utilisé la plateforme logicielle Archaeo, développée par Moth et déployée surun ordinateur quantique signé IQM.
Plutôt que de produire un morceau complet de manière autonome, l’IA quantique fonctionne ici comme un assistant créatif. Elle restructure, combine et réorganise les séquences musicales fournies par ILĀ, sans jamais piocher dans des banques de sons externes. « J’ai créé un morceau comme je le ferais normalement, et ces séquences ont servi à entraîner le système », a expliqué l’artiste. L’algorithme n’invente pas à partir de rien, il prolonge une intention artistique déjà existante.
Disponible sur Spotify, YouTube et d’autres plateformes, la chanson Recurse s’accompagne d’un clip utilisant un effet visuel appelé“flou quantique”. Ce filtre, imaginé par Moth, évoque les instabilités et superpositions typiques de l’univers quantique. Le rendu visuel fait écho à la nature expérimentale du projet. L’objectif était clair : créer une œuvre cohérente, née d’une nouvelle interaction entre l’artiste et la machine.
Du côté de Moth, le ton est solennel. « C’est un moment décisif l’avenir de la créativité elle-même. », affirme l’équipe. La technologie employée permettrait, selon eux, d’élargir les outils créatifs sans sacrifier l’originalité ni l’empreinte de l’auteur. Contrairement aux IA qui génèrent des titres entiers en imitant des styles préexistants, cette approche valorise la co-création entre humain et machine.
Une piste de réflexion pour l’industrie musicale
Alors que les débats autour de l’IA dans les arts restent vifs, ce projet propose une autre voie. L’IA peut ici enrichir le processus sans le court-circuiter. Elle devient un outil d’expérimentation, pas un substitut à l’inspiration. Recurse se présente ainsi comme une expérience musicale mais aussi comme un manifeste technologique.
Avec cette chanson, ILĀ et Moth montrent que l’IA quantique ne sert pas qu’à résoudre des équations complexes. Elle peut aussi, d’une certaine manière, écrire des partitions.
L’espérance de vie humaine pourrait très bientôt doubler grâce à l’intelligence artificielle ! C’est ce qu’affirme Dario Amodei, CEO d’Anthropic, lors d’un panel de discussion au Forum Economique Mondial de Davos. Aux côtés des dirigeants d’autres grandes entreprises comme Uber, Google ou Salesforce, il explique les plus grandes promesses de l’IA, mais livre aussi de vives inquiétudes quant à son potentiel destructeur…
Jusqu’à présent, le record de longévité humaine officiellement reconnu est
L’espérance de vie humaine pourrait très bientôt doubler grâce à l’intelligence artificielle ! C’est ce qu’affirme Dario Amodei, CEO d’Anthropic, lors d’un panel de discussion au Forum Economique Mondial de Davos. Aux côtés des dirigeants d’autres grandes entreprises comme Uber, Google ou Salesforce, il explique les plus grandes promesses de l’IA, mais livre aussi de vives inquiétudes quant à son potentiel destructeur…
Jusqu’à présent, le record de longévité humaine officiellement reconnu est détenu par la Française Jeanne Louise Calment, qui s’est éteinte en 1997 à l’âge de 122 ans et 164 jours. Toutefois, ce record pourrait prochainement exploser grâce à l’intelligence artificielle !
Selon Dario Amodei, le CEO d’Anthropic, l’IA pourrait très prochainement permettre d’importantes avancées dans la science et notamment dans le domaine de la biologie.
Lors d’un panel organisé le 23 janvier 2025 au Forum Economique Mondial de Davos, il a expliqué que l’IA pourrait «doubler l’espérance de vie humaine d’ici seulement 5 à 10 ans ». Il s’agit d’après lui de la « grande vision » du secteur de l’intelligence artificielle.
Pour cause, il estime qu’une IA peut aujourd’hui accomplir l’équivalent d’un siècle de recherche en biologie à seulement 5 à 10 ans. Or, beaucoup d’experts considèrent qu’il faudra 100 ans de recherche pour doubler la durée moyenne de la vie humaine.
Anthropic CEO Dario Amodei says there will be "a great acceleration" due to AI, with 100 years of progress in biology over the next 5-10 years, resulting in a doubling of the human lifespan in that timeframe pic.twitter.com/ERRitp7Av5
D’ailleurs, Amodei révèle que son entreprise travaille actuellement sur un « collaborateur virtuel » : un agent IAcapable d’accomplir des tâches de haut niveau sur le lieu de travail.
Il peut par exemple ouvrir Google Docs ou utiliser la messagerie Slack. Un manager n’aura besoin de le surveiller qu’une fois de temps en temps, à la manière d’un employé humain.
Au cours des trois à six derniers mois, le chef d’entreprise explique être devenu « plus confiant » sur le fait que « nous nous dirigeons vraiment vers des systèmes IA meilleurs que presque tous les humains sur presque toutes les tâches ».
Comme nous l’expliquions dans ce précédent article, il affirme avoir vu des modèles IA aussi performants que des étudiants en doctorat de mathématiques, programmation ou biologie.
D’ici 2026 ou 2027, il s’attend à ce que « nous ayons des systèmes IA largement meilleurs que presque tous les humains à presque tout ».
L’IA ne peut pas sauver le monde à cause de deux obstacles
Cependant, Amodei précise que les agents IA ne vont pas « résoudre immédiatement tous les problèmes du monde ». Deux principaux obstacles se dressent face à cette technologie révolutionnaire.
Il s’agit du monde physique et de la bureaucratie humaine. Un problème que l’on rencontre déjà dans le domaine des voitures autonomes, qui peinent à s’adapter aux imprévus du monde réel et se heurtent à des restrictions administratives.
Un frein qu’admet le CEO de Uber, Dara Khosrowshahi. Par exemple, un panneau stop un peu effacé peut provoquer la confusion chez une voiture autonome alors que même un conducteur humain débutant n’aura aucun souci à en tenir compte.
De la même manière, le CEO d’Anthropic explique que l’IA peut inventer de nouveaux médicaments, mais qu’ils devront faire l’objet de tests cliniques et être approuvés par les régulateurs.
Néanmoins, le CEO de Pfizer, Albert Bourla, également présent lors de ce panel de discussion, confirme que l’IA peut réduire le temps de découverte de médicaments à quelques mois au lieu de plusieurs années.
Cependant, pour que le public puisse profiter de ces avancées, plusieurs étapes doivent être franchies. Par exemple, l’IA doit aider à identifier des cibles prometteuses, mais il faut ensuite suivre un processus pour associer un anticorps à une protéine spécifique que l’on retrouve souvent dans les cellules cancéreuses.
Il faut ensuite l’armer avec une « ogive » pour qu’elle détruise uniquement les cellules cancéreuses et non les cellules saines.
Un second obstacle que pointe du doigt le CEO d’ Uber est le manque de confiance du public. Selon lui, il est plus facile pour les gens d’accepter les erreurs d’autres humains que celles de l’IA.
Par conséquent, l’IA doit être 10 fois meilleure que les humains pour obtenir leur confiance. Même s’il est convaincu que les voitures autonomes sont plus sûres que les véhicules conduits par les humains, même une poignée d’accidents suffit à éroder la confiance du public.
De même, Mark Rutte, secrétaire général de l’OTAN, reconnaît que son institution peut être « trop lente » pour innover. Très souvent l’OTAN voudrait qu’une solution technologique fonctionne presque parfaitement avant d’être déployée. Il estime que c’est une erreur, car « la vitesse est l’essence ».
La dernière génération d’employés humains ?
Un autre CEO présent lors de ce panel est celui de Salesforce, Marc Benioff. Selon lui, les chefs d’entreprise présents à Davos étaient peut-être les derniers à gérer des employés uniquement humains.
À ses yeux, les agents IA vont très bientôt prendre une grande importance au sein des entreprises. Les managers travailleront à la fois avec des employés humains et numériques.
Même son de cloche pour la CIO de Google, Ruth Porat, affirmant que Google regarde déjà vers l’avenir et vers des technologies comme l’informatique quantique.
En décembre 2024, la firme a présenté la puce quantique Willow capable de résoudre en moins de 5 minutes des problèmes qui prendraient des milliards d’années aux meilleurs superordinateurs.
La crainte d’une super-dictature basée sur l’IA
WEF 2025, Davos: Anthropic's Dario Amodei Sounds the Alarm – AI's Shadow Could Eclipse Democracy, Heralding an Age of Tyranny "Imagine what that country of geniuses in a data center could do in the hands of an autocracy. We take 10 million virtual minds that are smarter than any… pic.twitter.com/1BmrCBxElP
Toutefois, concernant l’avenir, Amodei s’inquiète de l’impact de l’IA sur les systèmes politiques. Il ignore pour l’instant si elle mènera à une meilleure démocratie ou à davantage d’autocratie.
Par exemple, il se demande ce qu’il adviendra quand la Chine déploiera 10 millions d’agents IA : « que pourraient-ils faire en termes d’État de surveillance ? Le pouvoir des dictateurs a traditionnellement été restreint par le besoin d’avoir des humains qui exécutent la volonté du dictateur… »
Or, « il y a une possibilité effrayante que l’IA puisse supprimer certaines de ces limites et rendre possible quelque chose comme le roman 1984 ou encore plus sombre à l’échelle internationale ».
Selon la CIO de Google, c’est précisément pourquoi l’Occident doit rester en avance dans le développement de l’IA. Et ceci requiert un environnement administratif propice à l’innovation.
Elle estime aussi que les entreprises doivent rester engagées avec les pays étrangers dans leur développement de l’IA. Quand elle parle avec des dirigeants, elle rapporte qu’ils expriment tous de l’intérêt pour déployer l’IA dans leurs pays.
Cependant, ils disent aussi clairement que si les États-Unis ne sont pas présents, ils feront des partenariats avec d’autres pays. La récente percée fulgurante de la startup chinoise DeepSeek confirme que la domination occidentale sur l’IA ne tient qu’à un fil…
Et vous, qu’en pensez-vous ? Quels sont vos plus grands espoirs et vos plus grandes craintes concernant l’intelligence artificielle ? Partagez votre avis en commentaire !
En 2025, des événements inattendus pourraient bouleverser l’ordre mondial. Ces derniers vont redéfinir alliances, technologies et équilibres géopolitiques. Entre percées technologiques révolutionnaires et crises aux conséquences incalculables, le monde semble au bord d’une transformation sans précédent.
Experts en futurologie, analystes et stratèges ont identifié des scénarios de « cygnes noirs ». Ce sont des événements rares mais aux conséquences immenses, qui pourraient bouleverser l’ordre
En 2025, des événements inattendus pourraient bouleverser l’ordre mondial. Ces derniers vont redéfinir alliances, technologies et équilibres géopolitiques. Entre percées technologiques révolutionnaires et crises aux conséquences incalculables, le monde semble au bord d’une transformation sans précédent.
Experts en futurologie, analystes et stratèges ont identifié des scénarios de « cygnes noirs ». Ce sont des événements rares mais aux conséquences immenses, qui pourraient bouleverser l’ordre établi avant 2025. De la montée en puissance de l’IA aux bouleversements géopolitiques, en passant par des crises sanitaires et énergétiques, voici un aperçu des grandes lignes qui dessinent un avenir incertain mais fascinant.
La plus grande cyberattaque de l’histoire
En 2025, une cyberattaque sans précédent pourrait paralyser des infrastructures mondiales, selon Gary Marcus. Les réseaux énergétiques, les systèmes financiers ou encore les transports pourraient tomber sous les assauts de cybercriminels. Ces derniers exploitent en ce moment l’IA générative pour perfectionner leurs attaques.
Par exemple, des campagnes de phishing sophistiquées ou des vidéos truquées pourraient tromper des millions de personnes. Cela rend les fraudes plus efficaces et difficiles à détecter. Une équipe a déjà escroqué 25 millions de dollars à une banque de Hong Kong, ce qui montre l’ampleur du risque.
Aux États-Unis, la politique de déréglementation affaiblit les agences de cybersécurité, qui manquent de ressources pour contrer ces menaces. Ce contexte rend les entreprises et les institutions publiques plus vulnérables aux intrusions. Une telle attaque pourrait déclencher une crise économique mondiale et affecter la confiance dans les systèmes financiers et les gouvernements. Face à ce danger, les décideurs doivent renforcer les défenses numériques pour éviter un chaos global.
Une alliance inattendue pour la paix au Moyen-Orient
Un scénario surprenant pourrait émerger au Moyen-Orient : un accord entre les États-Unis, la Russie et l’Iran pour empêcher la prolifération nucléaire. Mathew Burrows imagine un pacte où Israël suspendrait ses attaques contre l’Iran, en échange de la normalisation des relations entre l’Arabie saoudite et l’État hébreu.
Poutine aurait négocié avec Téhéran une pause de cinq ans sur le développement d’armes nucléaires, tout en promettant des systèmes de défense avancés pour renforcer leur sécurité. Trump jouerait un rôle central dans cette dynamique en essayant de satisfaire ses alliés tout en évitant une flambée des prix de l’énergie.
Cependant, cet équilibre repose sur des intérêts divergents et des promesses fragiles. Cela rend l’accord extrêmement précaire. Si l’une des parties venait à rompre l’entente, les conséquences pourraient être explosives. Ce scénario montre à quel point les relations géopolitiques au Moyen-Orient sont complexes et instables, avec des impacts potentiels sur l’économie mondiale et la sécurité régionale.
En 2025, l’IA et l’informatique quantique pourraient remodeler l’économie mondiale et les relations géopolitiques. Bryndan D. Moore anticipe que ces technologies transformeront des secteurs encore inexplorés et stimuleront la croissance dans des régions comme l’Afrique et l’Inde.
Ces avancées technologiques pourraient également réorganiser les alliances traditionnelles. Par conséquent; elles rapprocheront des pays autrefois distants sur le plan économique. Par exemple, les États-Unis et l’Europe pourraient intensifier leurs partenariats avec le Moyen-Orient. Cela favoriserait ainsi des projets communs en énergie et technologie.
Cependant, ces développements nécessiteront une préparation stratégique, car ils risquent de créer des déséquilibres et des tensions économiques. Moore met l’accent sur la nécessité de préparer les esprits à ces changements : « Anticiper ces évolutions est indispensable pour éviter des chocs majeurs. ». L’impact potentiel de ces percées technologiques sur les marchés et la diplomatie mondiale reste difficile à mesurer, mais il pourrait redéfinir les priorités politiques et économiques à l’échelle planétaire.
La montée des sécessionnistes aux États-Unis
Les mouvements sécessionnistes pourraient s’intensifier sous l’administration Trump, selon Amy Zalman. En 2025, des comtés ruraux de l’Oregon pourraient chercher à rejoindre l’Idaho en affirmant vouloir échapper à l’influence des grandes villes progressistes. Trump, par des déclarations ambiguës, donnerait une légitimité à ces revendications, ce qui encouragerait des mouvements similaires dans d’autres États. Par exemple, des habitants du Texas ou de la Californie pourraient également réclamer leur indépendance. Ces états pourraient invoquer des divergences idéologiques et économiques.
Ces tensions pourraient dégénérer en affrontements violents entre sécessionnistes et militants pour l’unité nationale. Des manifestations de masse, soutenues par des groupes extrémistes, risqueraient d’aggraver les divisions sociales et politiques. Cette fragmentation affaiblirait la cohésion des États-Unis, et pourrait compromettre leur capacité à gérer des crises internes et externes. Zalman alerte : « Ces divisions mettent en péril l’unité nationale, avec des conséquences potentielles à long terme. »
Une pandémie incontrôlable affaiblit les États-Unis
En 2025, une épidémie de grippe aviaire pourrait se propager rapidement aux États-Unis, cet événement pourrait entraîner une crise sanitaire majeure. Georges C. Benjamin souligne que des régions mal préparées, où la vaccination est insuffisante, seraient les premières touchées. L’épidémie pourrait débuter dans une communauté rurale avant d’atteindre des bases militaires, où elle infecterait des soldats et leurs familles. Sans mesures adéquates, la maladie se propagerait à d’autres États.
Les réseaux sociaux, qui vont amplifier de fausses informations, compliqueraient la réponse des autorités de santé publique. Pendant ce temps, des nations comme la Chine ou l’Allemagne, mieux préparées, lanceraient des campagnes de vaccination efficaces, ce qui renforcerait leur position géopolitique.
Cette crise révélerait les lacunes du système de santé américain et affaiblirait ses capacités militaires. Benjamin insiste sur l’importance d’une action rapide et coordonnée pour éviter un scénario catastrophique.
Une course nucléaire en Asie de l’Est
En Asie de l’Est, la Corée du Sud pourrait choquer le monde en révélant un programme nucléaire secret, selon S. Nathan Park. Soutenue tacitement par l’administration Trump, cette initiative encouragerait le Japon et Taïwan à lancer leurs propres programmes nucléaires.
Ce développement marquerait l’effondrement du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires. Ce qui plongerait la région dans une ère de confrontation accrue. Les relations entre grandes puissances deviendraient encore plus tendues, avec un risque croissant de conflit armé. Park avertit que cette course à l’armement menace de déstabiliser l’ordre mondial, en augmentant les tensions entre alliés et rivaux. Une telle escalade nécessiterait une réponse diplomatique forte pour éviter un effondrement des relations internationales dans cette zone stratégique.
La liberté pour la Biélorussie
La Biélorussie pourrait connaître un moment décisif avec le renversement du régime d’Alexandre Loukachenko. « Le peuple biélorusse a pu voir la liberté », affirme Evelyn Farkas.
Farkas prévoit que les Biélorusses, encouragés par la faiblesse de Vladimir Poutine, se mobiliseraient pour réclamer la démocratie. Svetlana Tsikhanovskaïa, présidente élue en exil, jouerait un rôle central en unissant l’opposition. Ce bouleversement pourrait s’inscrire dans un contexte de défaite russe en Ukraine, où Poutine perdrait de son influence.
Une Biélorussie démocratique redéfinirait les équilibres en Europe de l’Est et renforcerait le rôle de l’OTAN. Cependant, la réussite de cet événement dépendrait d’un soutien international fort et d’une mobilisation massive sur le terrain en 2025.
La sécurité énergétique, un défi imminent
En 2025, la demande énergétique mondiale pourrait atteindre des niveaux critiques, un événement exacerbé par des infrastructures vieillissantes. Michelle Li met en garde contre le risque de pannes massives aux États-Unis, où les systèmes électriques obsolètes sont particulièrement vulnérables.
Par exemple, des cyberattaques pourraient cibler les fournisseurs d’énergie, ce qui va provoquer des coupures prolongées. Cette situation perturberait non seulement l’économie mais également les services essentiels, tels que les hôpitaux et les transports. Les catastrophes naturelles, comme des ouragans, pourraient aggraver cette crise.
Li insiste sur l’urgence d’investir dans la modernisation des infrastructures et de renforcer la sécurité énergétique. Sans ces mesures, une crise énergétique pourrait paralyser le pays, avec des répercussions mondiales sur les marchés et la stabilité sociale.
La tentation nucléaire et le spectre des cyberattaques
« La tentation de recourir à la boîte à outils nucléaire pourrait être trop difficile à résister », affirme Jeff Greenfield. Il avertit que l’utilisation d’armes nucléaires tactiques pourrait devenir une réalité face à des revers militaires. Des nations comme la Russie ou la Corée du Nord pourraient céder à cette tentation.
En parallèle,des cyberattaques sophistiquées, qui ciblent des infrastructures critiques comme les réseaux électriques, pourraient causer des dégâts économiques majeurs. Ces deux menaces, bien que distinctes, illustrent la fragilité des systèmes globaux face à des crises simultanées. La combinaison de ces risques souligne l’importance d’une stratégie proactive pour protéger les infrastructures critiques et dissuader l’escalade nucléaire.
L’année 2025 pourrait marquer un tournant historique, où des événements inattendus redéfiniraient les priorités mondiales. Ces scénarios, bien que rares, rappellent l’importance d’une anticipation proactive et d’une coopération internationale. Entre progrès technologiques, bouleversements géopolitiques et crises potentielles, le monde devra naviguer dans une période d’incertitude. Se préparer aux imprévus sera essentiel pour limiter les impacts et transformer ces défis en opportunités de progrès durable.
Ce 9 décembre, l’équipe Quantum AI de Google a dévoilé Willow, une puce d’informatique quantique de pointe qui a démontré sa capacité non seulement à corriger les erreurs de manière exponentielle, mais aussi à traiter en quelques minutes certains calculs que les superordinateurs ne peuvent réaliser dans des échelles de temps connues en physique.
Les bits d’un ordinateur standard ne peuvent prendre que deux valeurs : 0 ou 1. En revanche, les qubits, les unités fondamentales du calcul quantique, p
Ce 9 décembre, l’équipe Quantum AI de Google a dévoilé Willow, une puce d’informatique quantique de pointe qui a démontré sa capacité non seulement à corriger les erreurs de manière exponentielle, mais aussi à traiter en quelques minutes certains calculs que les superordinateurs ne peuvent réaliser dans des échelles de temps connues en physique.
Les bits d’un ordinateur standard ne peuvent prendre que deux valeurs : 0 ou 1. En revanche, les qubits, les unités fondamentales du calcul quantique, peuvent se trouver dans plusieurs états en même temps grâce à la superposition. Cette propriété permet d’effectuer plusieurs calculs simultanément, rendant possible la résolution d’algorithmes extrêmement complexes.
Cependant, les chercheurs quantiques sont confrontés au problème de leur vulnérabilité aux perturbations de l’environnement, entraînant des erreurs, ce qui rend leur gestion complexe, surtout à grande échelle. Willow s’attaque à ce problème qu’ils tentent de résoudre depuis près de 30 ans.
Hartmut Neven, qui a créé et dirige Quantum AI, explique :
“Nous avons testé des réseaux de plus en plus grands de qubits physiques, passant d’une grille de qubits codés 3×3 à une grille de 5×5, puis à une grille de 7×7 – et à chaque fois, en utilisant nos dernières avancées en matière de correction d’erreurs quantiques, nous avons pu réduire le taux d’erreur de moitié.”
Ce progrès, qualifié de “below threshold ” démontre que l’augmentation des qubits ne dégrade pas la performance du système comme cela a été observé par le passé, mais la renforce, ce qui marque un tournant pour la correction d’erreurs quantiques en temps réel.
Performances exceptionnelles
Quantum AI a mesuré les performances de Willow sur le benchmark d’échantillonnage de circuits aléatoires (RCS), conçu pour tester les capacités des ordinateurs quantiques par rapport à un ordinateur classique.
Willow a effectué un calcul en moins de cinq minutes qui prendrait au supercalculateur exaflop Frontier, l’un des plus rapides au monde, 1025 ou 10 quadrillions d’années, un nombre qui dépasse largement l’âge de l’Univers.
Pour Hartmut Neven, “la puce Willow est une étape majeure dans un voyage qui a commencé il y a plus de 10 ans” lors de la création de Quantum AI. L’informatique quantique permettra de “découvrir de nouveaux médicaments, de concevoir des batteries plus efficaces pour les voitures électriques et d’accélérer les progrès en matière de fusion et de nouvelles alternatives énergétiques. Beaucoup de ces futures applications révolutionnaires ne seront pas réalisables sur les ordinateurs classiques ; ils attendent d’être déverrouillés grâce à l’informatique quantique”.
Willow : une étape majeure pour la feuille de route quantique de Google
Lors de sa conférence inaugurale IBM Quantum Developer Conference, IBM a dévoilé la semaine dernière les dernières avancées de sa feuille de route vers l’avantage quantique : la seconde version de son processeur Quantum Heron, introduit l’an passé, et les améliorations apportées à sa pile logicielle Qiskit.
Le passage à l’utilité quantique signifie que l’informatique quantique n’est plus une technologie théorique ou exploratoire, mais qu’elle peut être utilisée de manière pratique pour résoudre
Lors de sa conférence inaugurale IBM Quantum Developer Conference, IBM a dévoilé la semaine dernière les dernières avancées de sa feuille de route vers l’avantage quantique : la seconde version de son processeur Quantum Heron, introduit l’an passé, et les améliorations apportées à sa pile logicielle Qiskit.
Le passage à l’utilité quantique signifie que l’informatique quantique n’est plus une technologie théorique ou exploratoire, mais qu’elle peut être utilisée de manière pratique pour résoudre des problèmes réels dans des domaines variés. En juin 2023, IBM a démontré que son matériel quantique pouvait exécuter des calculs de manière plus efficace qu’un ordinateur classique, ce qui permet de franchir une étape vers l’avantage quantique, le moment où un ordinateur quantique surpassera définitivement les ordinateurs classiques sur des tâches spécifiques.
Quantum Heron 2 est disponible dans les deux datacenters quantiques d’IBM, l’un situé à Ehningen, en Allemagne et le second, à Poughkeepsie, à New York. Cette nouvelle puce modulaire dispose de 156 qubits dans une disposition hexagonale lourde, et préserve l’architecture de coupleur accordable introduite l’année dernière pour supprimer la diaphonie. IBM a également ajouté un nouveau système d’atténuation à deux niveaux pour aider à réduire l’impact d’une source importante de bruit.
Elle permet désormais d’exécuter des circuits quantiques complexes simulant des modèles de “kicked Ising” jusqu’à 5 000 portes à deux qubits avec une précision accrue. Comparé aux performances de 2023, ce saut technologique double les capacités des systèmes d’IBM et accélère significativement le traitement des données.
L’expérience de l’utilité quantique de 2023, publiée dans Nature, a démontré les résultats de vitesse en termes de temps de traitement, par donnée, pour un total de 112 heures. La même expérience, utilisant les mêmes données, exécutée sur le processeur IBM Heron 2, a été réalisée en 2,2 heures, soit 50 fois plus rapidement.
Cette avancée alimente des recherches dans des domaines aussi variés que la chimie moléculaire, la physique des matériaux ou la biologie computationnelle.
IBM collabore ainsi avec des partenaires de renom comme RIKEN, au Japon, et la Cleveland Clinic, aux États-Unis, pour explorer des cas d’usage concrets et résoudre des problématiques complexes, telles que les simulations de structure électronique, essentielles à la découverte de nouveaux matériaux et médicaments.
D’autres collaborations, notamment avec l’Institut Polytechnique Rensselaer, poussent plus loin l’intégration entre ordinateurs quantiques et classiques. Ces initiatives visent à créer les premiers supercalculateurs quantiques, capables de décomposer et de résoudre des algorithmes complexes en combinant les forces des architectures classiques et quantiques.