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  • DIVA : catalyseur d’innovation pour les entreprises des Pays de la Loire
    Depuis 2023, le programme DIVA (Digital Innovation Value Accelerator) s’impose comme un acteur clé du soutien à l’innovation en IA dans les Pays de la Loire. Grâce à un investissement régional de plus de 3 millions d’euros, les PME et les ETI ligériennes bénéficient d’un accompagnement stratégique et financier pour intégrer l’IA dans leurs processus et produits. À mi-parcours de son déploiement, DIVA affiche des résultats encourageants, révélant une dynamique prometteuse pour la compétitivité de

DIVA : catalyseur d’innovation pour les entreprises des Pays de la Loire

13 février 2025 à 13:11

Depuis 2023, le programme DIVA (Digital Innovation Value Accelerator) s’impose comme un acteur clé du soutien à l’innovation en IA dans les Pays de la Loire. Grâce à un investissement régional de plus de 3 millions d’euros, les PME et les ETI ligériennes bénéficient d’un accompagnement stratégique et financier pour intégrer l’IA dans leurs processus et produits. À mi-parcours de son déploiement, DIVA affiche des résultats encourageants, révélant une dynamique prometteuse pour la compétitivité des entreprises du territoire.

Lauréat en 2022 de l’appel à projet European Digital Innovation Hub (EDIH) lancé par la Commission Européenne en vue d’accompagner la digitalisation des entreprises, DIVA est cofinancé par l’UE dans le cadre du programme Digital Europe.

Son objectif est de renforcer la compétitivité des entreprises de la Région tout en respectant les principes de développement durable et en s’inscrivant dans une dynamique RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises).

Un dispositif d’accompagnement complet et sur mesure pour accélérer la transformation numérique

Porté par l’incubateur régional Atlanpole, co-piloté avec le pôle de compétitivité EMC2, DIVA repose sur un écosystème de 13 acteurs ligériens spécialisés dans l’innovation et l’accompagnement économique. Son ambition : faciliter l’adoption de l’IA en entreprise à travers un dispositif structuré, comprenant :

  • Un diagnostic des besoins numériques permettant d’évaluer la maturité des entreprises et de définir une feuille de route adaptée ;
  • Un accompagnement au prototypage, avec un soutien financier couvrant jusqu’à 50 % des coûts ;
  • Une offre de formation et de sensibilisation visant à démocratiser les enjeux et opportunités de l’IA.

À horizon 2026, l’objectif est ambitieux : 450 cadrages de projet, 35 prototypes développés et 55 formations dispensées. Début 2025, les premiers résultats démontrent déjà un fort engagement des entreprises locales.

Des résultats concrets et un impact mesurable

Après deux années d’existence, DIVA a accompagné 21 projets pilotes, avec un investissement moyen de 30 000 euros par prototype. Plus de 200 structures (entreprises, associations, établissements publics) ont bénéficié d’un accompagnement technique pour définir leur stratégie de transformation numérique, et plus de 4 000 entrepreneurs ont été sensibilisés à travers une cinquantaine d’événements dédiés.

Deux entreprises témoignent de l’impact de DIVA sur leur développement :

  • Aqualeg, spécialisée dans la fabrication de prothèses, a développé un agent virtuel multilingue pour assister son support client à l’international, garantissant conformité au RGPD et fiabilité des réponses ;
  • Shortways, éditeur de logiciels, a développé un assistant digital basé sur l’IA générative, permettant d’optimiser l’expérience utilisateur et de réduire les délais de traitement des demandes.

Ces exemples illustrent non seulement comment l’IA peut devenir un levier stratégique pour l’amélioration des performances et la compétitivité des entreprises mais également  comment DIVA, grâce à son accompagnement, leur a permis de minimiser les risques financiers liés à l’implémentation de l’IA.

Projections 2025

D’ici 2026, DIVA prévoit de financer plus de 50 nouvelles expérimentations, avec un budget supplémentaire de 1,5 million d’euros. L’objectif est de doubler le nombre de projets de prototypage et d’intensifier l’accompagnement des entreprises pour une adoption efficace de l’IA.

Simon Boisserpe, conseiller Développement et Innovation Numérique à Atlanpole, souligne :

“DIVA joue un rôle crucial dans l’accélération de la transformation numérique des entreprises des Pays de la Loire. Ce sont au total 6 millions d’euros sur 3 ans qui sont mis à la disposition des entrepreneurs.”

Les entreprises accompagnées bénéficieront en outre d’une ouverture sur l’Europe via des collaborations techniques et commerciales avec les autres EDIH de l’UE.

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  • Le ministère des Armées déploie son IA générative sécurisée et souveraine : GenIAl.intradef
    Le ministère des Armées poursuit sa transformation digitale en déployant sur Intradef une solution d’IA générative sécurisée et souveraine destinée à faciliter le quotidien de ses agents, militaires et civils : GenIAl.intradef. Cette plateforme de services IA est développée depuis 2022 par le Centre d’expertise données et IA (CEDIA) du SGA (Secrétariat général pour l’administration) en collaboration avec l’Etat-Major des Armées et la Direction générale de l’armement (DGA), la Direction générale

Le ministère des Armées déploie son IA générative sécurisée et souveraine : GenIAl.intradef

13 février 2025 à 13:09

Le ministère des Armées poursuit sa transformation digitale en déployant sur Intradef une solution d’IA générative sécurisée et souveraine destinée à faciliter le quotidien de ses agents, militaires et civils : GenIAl.intradef.

Cette plateforme de services IA est développée depuis 2022 par le Centre d’expertise données et IA (CEDIA) du SGA (Secrétariat général pour l’administration) en collaboration avec l’Etat-Major des Armées et la Direction générale de l’armement (DGA), la Direction générale du numérique (DGNUM), la Direction interarmées des réseaux d’infrastructure et des systèmes d’information (DIRISI), l’Agence du numérique de défense (AND) et l’Agence ministérielle pour l’intelligence artificielle de défense (AMIAD).

Une plateforme au service des agents du ministère

Fruit de plusieurs mois d’expérimentation, GenIAl.intradef est conçue pour accompagner les agents du ministère en optimisant les tâches quotidiennes et en réduisant la charge des activités répétitives ou chronophages : synthétiser des documents, analyser des notes, étudier une réglementation, rechercher des informations pertinentes dans un rapport… Son rôle n’est pas de se substituer à eux mais de leur permettre de se concentrer davantage sur les tâches à haute valeur ajoutée. Comme le souligne Guillaume Vimont, chef du CEDIA, “L’agent reste l’unique acteur de ses décisions.”

Déployée progressivement depuis décembre dernier, elle met à disposition plusieurs services d’IA, notamment :

  • Un agent conversationnel : ce “ChatGPT défense” spécifiquement adapté au vocabulaire et aux enjeux propres au ministère des Armées, facilite la rédaction de contenus, la réponse aux questions et la stimulation de la réflexion. Il bénéficiera d’améliorations permanentes pour continuer à s’adapter et s’enrichir ;
  • Un synthétiseur pour extraire les idées principales d’un document et de proposer un résumé adapté ;
  • Un traducteur pour les messages et les documents ;
  • Un convertisseur de contenus audio en texte ;
  • Une océrisation (OCR ou Optical Character Recognition) qui transforme les contenus textuels d’images en fichiers exploitables.

Une intégration progressive et évolutive

La mise en service de GenIAl.intradef repose sur des infrastructures récentes, telles que le  C1DR (cloud sur le réseau intradef) et la plateforme Artemis.IA. Intégrée à l’environnement numérique du ministère, elle sera progressivement accessible à l’ensemble des personnels.

D’autres fonctionnalités sont d’ores et déjà en développement pour répondre aux besoins spécifiques des métiers. Une aide en ligne et des ressources d’accompagnement, dont des capsules vidéos disponibles dès la rentrée, permettront aux utilisateurs de mieux appréhender les capacités de l’outil.

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  • L’industrie automobile chinoise accélère dans l’intégration d’IA avec DeepSeek R1
    Au-delà des débats qu’il a pu susciter, les performances du modèle DeepSeek R1, doté de capacités de raisonnement avancées, ont surpris les experts. Alors qu’il a été présenté fin janvier, l’industrie automobile chinoise s’en est très vite emparée. Du fournisseur de technologies de mobilité ECARX aux constructeurs eux-mêmes à l’image de Geely ou BYD, il a été intégré pour des applications variées allant de l’assistance à la conduite à l’amélioration des interactions entre conducteurs et véhicule

L’industrie automobile chinoise accélère dans l’intégration d’IA avec DeepSeek R1

13 février 2025 à 12:49

Au-delà des débats qu’il a pu susciter, les performances du modèle DeepSeek R1, doté de capacités de raisonnement avancées, ont surpris les experts. Alors qu’il a été présenté fin janvier, l’industrie automobile chinoise s’en est très vite emparée. Du fournisseur de technologies de mobilité ECARX aux constructeurs eux-mêmes à l’image de Geely ou BYD, il a été intégré pour des applications variées allant de l’assistance à la conduite à l’amélioration des interactions entre conducteurs et véhicule.

Geely : une expérience de conduite connectée

Geely, acteur majeur de l’automobile chinoise avec des marques comme Smart, Volvo ou Zeerk, a été le premier à annoncer intégrer DeepSeek-R1 pour perfectionner Xingrui, le LLM au coeur de son système “Full-Domain AI for Smart Vehicles” présenté en janvier dernier au CES 2025.

Cette intégration permet d’améliorer la reconnaissance vocale, l’analyse des images et la gestion des données en temps réel. L’objectif est de fluidifier l’interaction entre les conducteurs et leurs véhicules, tout en optimisant la prise de décisions en temps réel, notamment pour les systèmes d’aide à la conduite.

BYD : l’IA au service de la conduite autonome

BYD(Build Your Dreams), l’un des leaders de l’automobile électrique, a intégré DeepSeek dans son système de conduite autonome de niveau 2 DiPilot (baptisé God’s Eye). Ce système repose sur une IA avancée qui permet une assistance au stationnement et une navigation autonome plus précises. L’objectif est d’améliorer la sécurité et de rendre les véhicules plus intelligents et autonomes, tout en réduisant la dépendance aux infrastructures cloud.

Great Wall Motors : des assistants virtuels améliorés

Great Wall Motors exploite DeepSeek pour entraîner son IA interne avec des données collectées, afin de développer des fonctionnalités proactives pour ses assistants embarqués. Cette approche, qui améliore l’interaction entre les conducteurs et leur véhicule, vise à rendre la conduite plus intuitive et à renforcer l’ergonomie des systèmes d’assistance.

SAIC : une expérience utilisateur plus riche

SAIC a misé sur DeepSeek pour améliorer l’expérience utilisateur de ses véhicules connectés. Son intégration de permet de répondre de manière plus précise et personnalisée aux besoins des conducteurs. Les assistants virtuels de SAIC sont désormais capables d’adapter leurs réponses et recommandations en fonction des habitudes de conduite et des préférences des utilisateurs.

Dongfeng : une conduite plus intuitive

Dongfeng a également adopté DeepSeek pour optimiser ses systèmes d’infodivertissement. Cette intégration permet d’offrir une expérience plus immersive et intuitive, avec une interaction vocale améliorée et des recommandations adaptées aux habitudes des conducteurs. L’objectif est de faciliter l’utilisation des fonctionnalités du véhicule et d’améliorer le confort de conduite.

ECARX : une IA embarquée indépendante du cloud

ECARX, fournisseur de technologies de mobilité, a choisi DeepSeek-R1 pour développer son application d’IA embarquée, ECARX AutoGPT. Cette solution permet d’exécuter des tâches complexes en local, sans dépendance aux ressources cloud. Parmi les bénéfices attendus, on retrouve une meilleure protection des données, une réduction de la latence et une diminution des coûts de transmission et de stockage.

D’autres constructeurs automobiles chinois ont l’intention eux aussi de mettre à jour leur assistant d’IA embarquée avec DeepSeek R1. Le modèle a par ailleurs été rapidement adopté dans d’autres secteurs, notamment par trois des principaux opérateurs de télécommunications : China Mobile, China Telecom et China Unicom.

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  • Développement et adoption de l’IA : l’AIE appelle à une coordination renforcée des besoins énergétiques
    Hier, alors que le Sommet pour l’Action sur l’IA réunissait des dirigeants du monde entier, le Dr Fatih Birol, directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), est intervenu pour rappeler l’interdépendance croissante entre l’IA et le secteur de l’énergie. Selon lui, le développement rapide de l’IA nécessite une infrastructure énergétique robuste, en particulier en matière d’électricité, pour soutenir l’expansion prévue des centres de données, mais également une collaboration étr

Développement et adoption de l’IA : l’AIE appelle à une coordination renforcée des besoins énergétiques

12 février 2025 à 14:00

Hier, alors que le Sommet pour l’Action sur l’IA réunissait des dirigeants du monde entier, le Dr Fatih Birol, directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), est intervenu pour rappeler l’interdépendance croissante entre l’IA et le secteur de l’énergie. Selon lui, le développement rapide de l’IA nécessite une infrastructure énergétique robuste, en particulier en matière d’électricité, pour soutenir l’expansion prévue des centres de données, mais également une collaboration étroite entre l’industrie énergétique, le secteur technologique et les gouvernements.

En décembre dernier, l’AIE a organisé à son siège de Paris une conférence mondiale sur l’énergie et l’IA qui a contribué à jeter les bases des résultats énergétiques du Sommet de cette semaine à Paris.

L’essor de l’IA et, en particulier celui de la GenAI, nécessite d’énormes datacenters, chacun consommant une quantité d’électricité équivalente à celle de 100 000 ménages. Selon l’agence, bien que les centres de données ne représentent actuellement que 1 % de la consommation mondiale d’électricité, le réseau est déjà confronté à des défis importants dans les zones où ils sont concentrés, et la demande devrait continuer à augmenter. Ainsi, en Irlande, les datacenters représentent déjà 20 % de la demande d’électricité, tandis que dans l’État américain de Virginie, cette part est supérieure à 25 %.

Lors de son allocution, le Dr Fatih Birol a souligné les nombreuses opportunités offertes par l’IA, mais également le risque que les progrès de l’IA ne soient entravés si l’infrastructure énergétique nécessaire n’est pas planifiée de manière adéquate :

“Il n’y a pas d’IA sans énergie, en particulier sans électricité. Des milliers de centres de données devraient être construits au cours des cinq prochaines années. Mais notre analyse à l’AIE montre que si l’industrie de l’énergie, le secteur technologique et les gouvernements ne collaborent pas pour fournir l’infrastructure électrique nécessaire, de nombreux projets pourraient être retardés, voire annulés.”

Il a ajouté:

“C’est pourquoi il est si stratégique et si important de réunir les entreprises et les décideurs politiques en matière d’énergie, et c’est pourquoi l’AIE continuera de travailler avec les dirigeants du monde entier sur cette question essentielle.”

Un observatoire de l’énergie, de l’IA et des centres de données

Mr Birol a annoncé que l’AIE lancera le 10 avril prochain ce nouvel observatoire afin de collecter les données les plus complètes sur les besoins en électricité de l’IA et sur les innovations de rupture pour l’IA appliquée à l’énergie.

Elle a également prévu de publier un “rapport spécial sur l’énergie et l’IA” ce même jour. Il explorera des solutions pour répondre à la demande énergétique croissante des centres de données et comment les innovations en IA pourraient transformer la production, la consommation et la distribution de l’énergie.

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  • L’Union européenne annonce 200 milliards d’euros d’investissements dans l’IA
    Hier, lors du Sommet pour l’action sur l’IA, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé que 200 milliards d’euros allaient être mobilisés pour faire de l’Europe “l’un des principaux continents de l’IA”. L’UE participera à hauteur de 50 milliards d’euros tandis que les 150 milliards d’euros supplémentaires proviendront de l’initiative “European AI Champions”, à laquelle plus de 70 organisations ont déjà adhéré pour asseoir le leadership européen dans l’IA et dont l

L’Union européenne annonce 200 milliards d’euros d’investissements dans l’IA

12 février 2025 à 12:00

Hier, lors du Sommet pour l’action sur l’IA, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé que 200 milliards d’euros allaient être mobilisés pour faire de l’Europe “l’un des principaux continents de l’IA”. L’UE participera à hauteur de 50 milliards d’euros tandis que les 150 milliards d’euros supplémentaires proviendront de l’initiative “European AI Champions”, à laquelle plus de 70 organisations ont déjà adhéré pour asseoir le leadership européen dans l’IA et dont la liste continue de s’allonger.

En annonçant le fonds Invest AI de l’UE, la présidente de la Commission a souligné:

“J’entends trop souvent dire que l’Europe est en retard dans la course où les États-Unis ou la Chine ont déjà pris de l’avance. Je ne suis pas d’accord, car la course à l’IA est loin d’être terminée. Nous n’en sommes qu’au début. La frontière est en perpétuel mouvement. Le leadership mondial est encore à prendre.”

20 milliards d’euros pour des gigafactories

Parmi ces fonds, 20 milliards d’euros sont spécifiquement alloués à la création de quatre giga-usines d’IA, des infrastructures conçues pour soutenir le développement de modèles d’IA de grande envergure. Elles seront dotées d’environ 100 000 puces d’IA de dernière génération, soit quatre fois plus que les usines d’IA en cours d’installation autour du réseau des 9 supercalculateurs européens de calcul à haute performance d’EuroHPC. Trois de ces supercalculateurs EuroHPC sont aujourd’hui classés parmi les 10 supercalculateurs les plus puissants au monde : LUMI en Finlande, Leonardo en Italie et MareNostrum 5 en Espagne.

Ursula von der Leyen compare cet investissement pour une intelligence artificielle digne de confiance à un “CERN pour l’IA”. Pour rappel, le CERN (Conseil Européen pour la Recherche Nucléaire) est un laboratoire international de physique des particules situé à quelques kilomètres de Genève, en Suisse. Fondé en 1954, il est le plus grand centre de recherche en physique des particules au monde.

Elle déclare :

“Nous voulons que l’IA soit une force pour le bien et pour la croissance. Pour ce faire, nous adoptons notre propre approche européenne, fondée sur l’ouverture, la coopération et l’excellence des talents. Mais notre approche doit encore être suralimentée. C’est pourquoi, avec nos États membres et nos partenaires, nous mobiliserons des capitaux sans précédent par l’intermédiaire d’InvestAI pour les gigausines européennes d’IA. Ce partenariat public-privé unique, semblable à un CERN pour l’IA, permettra à tous nos scientifiques et entreprises, et pas seulement aux plus grands, de développer les très grands modèles les plus avancés nécessaires pour faire de l’Europe un continent de l’IA”.

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  • AMD et le CEA : un partenariat stratégique pour façonner l’avenir du calcul en IA
    AMD (Advanced Micro Devices), acteur majeur des semi-conducteurs et concurrent de NVIDIA sur le marché des GPUs et des puces IA, a annoncé hier la signature d’une lettre d’intention avec le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA). Ce partenariat avec l’un des principaux organismes de recherche scientifique français vise à repousser les limites du calcul haute performance et à optimiser l’efficacité énergétique des infrastructures IA, répondant ainsi aux besoins crois

AMD et le CEA : un partenariat stratégique pour façonner l’avenir du calcul en IA

12 février 2025 à 10:00

AMD (Advanced Micro Devices), acteur majeur des semi-conducteurs et concurrent de NVIDIA sur le marché des GPUs et des puces IA, a annoncé hier la signature d’une lettre d’intention avec le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA). Ce partenariat avec l’un des principaux organismes de recherche scientifique français vise à repousser les limites du calcul haute performance et à optimiser l’efficacité énergétique des infrastructures IA, répondant ainsi aux besoins croissants de secteurs stratégiques comme l’énergie et la médecine où les besoins en calcul sont particulièrement élevés.

Le CEA se concentre sur quatre principaux domaines : les énergies bas carbone, le numérique, les technologies pour la médecine du futur, ainsi que la défense et la sécurité.

En mettant en synergie l’expertise du CEA en matière de recherche et d’architecture informatique et le savoir-faire d’AMD dans le domaine des semi-conducteurs et du HPC, les deux partenaires travailleront au développement des  technologies avancées, composants et architectures de système de prochaine génération.

L’un des principaux défis que vise à relever ce partenariat est celui de l’efficacité énergétique. L’essor des modèles d’IA toujours plus complexes et gourmands en calcul nécessite des solutions capables de concilier puissance de traitement et sobriété énergétique.

Ralph Witting, Corporate Fellow et responsable de la recherche chez AMD, souligne :

“Le calcul IA continue de stimuler l’innovation dans tous les secteurs de l’industrie, et une collaboration internationale est critique pour repousser les limites du possible. Avec ce partenariat avec le CEA et les ingénieurs français de premier plan, nous visons à rapprocher la recherche de pointe sur l’IA des applications du monde réel en faisant progresser les architectures de systèmes répondant aux exigences des charges de travail de l’IA de demain.”

Vers une dynamique de coopération internationale

Au-delà des avancées technologiques, ce partenariat s’inscrit dans une volonté de renforcer les liens entre les acteurs industriels et académiques américains et européens. En prévoyant l’organisation d’un symposium cette année sur le calcul IA, AMD et le CEA ambitionnent de réunir les parties prenantes européennes du secteur, les fournisseurs mondiaux de technologies, les start-ups, les centres de calcul intensifs, les universités et les responsables politiques.

Julie Galland, Directrice de la recherche technologique du CEA, affirme :

Le CEA est engagé à stimuler l’innovation dans le domaine du calcul IA en faisant progresser les technologies de nouvelle génération ouvrant la voie à des architectures de rupture qui concilient performance et efficacité énergétique. Notre collaboration avec AMD représente une étape importante dans la promotion de la coopération internationale dans l’informatique de haute performance, en réunissant une expertise de classe mondiale pour adresser les besoins grandissant de charge de travail IA.” 

Un datacenter de pointe à Grenoble

AMD a par ailleurs annoncé que ses derniers GPUs Instinct alimenteront l’un des centres de données dédiés à l’IA de la société DataOne. Situé à Grenoble, il devrait être opérationnel dans quelques mois. Il pourrait faire partie des investissements des Emirats arabes unis annoncés par Emmanuel Macron puisque G42, basé à Abu Dhabi, est impliqué dans le projet via l’une des sociétés de son portefeuille, Core42.

Lisa Su, présidente et directrice générale d’AMD, commente :

“Notre collaboration stratégique avec G42 contribuera à dynamiser l’écosystème français de l’IA, en fournissant la capacité de calcul nécessaire pour permettre aux start-ups locales et aux pionniers de l’IA de bénéficier d’une innovation de pointe et de renforcer l’économie française.”

AMD-CEA
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  • Helsing et Mistral AI : une alliance stratégique pour la défense européenne basée sur l’IA
    S’il est une entreprise qui occupe le devant de la scène médiatique durant cette Semaine pour l’Action sur l’IA, il s’agit sans conteste de Mistral AI. La licorne avait déjà fait fort avec l’annonce d’un partenariat avec France Travail le 4 février dernier, d’un autre avec Stellantis le lendemain. Elle a ensuite abordé la semaine dédiée à l’IA avec le partenariat de Free, l’annonce de la création de son propre datacenter avant-hier et celle hier d’un partenariat avec Helsing, axé sur l’IA de déf

Helsing et Mistral AI : une alliance stratégique pour la défense européenne basée sur l’IA

11 février 2025 à 14:00

S’il est une entreprise qui occupe le devant de la scène médiatique durant cette Semaine pour l’Action sur l’IA, il s’agit sans conteste de Mistral AI. La licorne avait déjà fait fort avec l’annonce d’un partenariat avec France Travail le 4 février dernier, d’un autre avec Stellantis le lendemain. Elle a ensuite abordé la semaine dédiée à l’IA avec le partenariat de Free, l’annonce de la création de son propre datacenter avant-hier et celle hier d’un partenariat avec Helsing, axé sur l’IA de défense. 

Fondée en 2021 par Torsten Reil, Gundbert Scherf et Niklas Köhler en Allemagne, également présente en France et au Royaume-Uni, Helsing est une licorne européenne spécialisée dans les technologies de défense basées sur l’IA. Elle affirme placer l’éthique au cœur de leur développement et vouloir se consacrer à la défense des valeurs de démocratie et de liberté.

L’entreprise travaille en collaboration avec des gouvernements et des partenaires industriels pour améliorer les capacités des matériels existants. Elle a ainsi été sélectionnée en juin 2023 avec Saab, par le ministère allemand de la Défense pour améliorer les capacités de guerre électronique de 15 Eurofighter de la Luftwaffe.

Le projet prévoit l’installation à l’horizon 2028 de la suite de capteurs Arexis de Saab, augmentée par la solution d’IA développée par Helsing. Cette intégration permettra une analyse en temps réel des données radar collectées par les capteurs de l’avion, générant en quelques millisecondes des mesures d’autoprotection précises contre les radars adverses modernes.

En décembre 2024, Helsing a dévoilé son premier drone d’attaque, le HX-2, utilisé par l’Ukraine. Ce drone peut être produit en masse grâce à des techniques avancées de fabrication, notamment l’impression 3D, à un coût inférieur à celui des systèmes existants. Lorsqu’ils sont mis en œuvre au sein du système de reconnaissance-frappe Altra développé par Helsing, les HX-2 peuvent fonctionner en essaim autonome, contrôlé par un seul opérateur humain. Ils sont proposés aux alliés de l’OTAN comme un “bouclier anti-invasion”.

Un développement conjoint axé sur les Vision-Language-Action models

Le partenariat, qui combine l’expertise d’Helsing avec celle de Mistral AI en matière de GenAI, a pour objectif de renforcer la collaboration entre l’humain et l’IA sur le champ de bataille.

Antoine Bordes, Vice-Président de l’IA chez Helsing, affirme :

“L’avenir de la défense repose sur des systèmes intégrant l’IA et travaillant en complémentarité avec l’humain dans le monde réel. La robotique et l’IA vont transformer la conduite des opérations militaires en optimisant l’efficacité, en réduisant les risques et en accélérant la prise de décision dans des environnements contestés.”

Le développement conjoint reposera sur les Vision-Language-Action models (VLA), des systèmes permettant d’analyser en temps réel l’environnement opérationnel, de comprendre et d’interpréter les commandes humaines, et de générer des actions adaptées aux situations complexes. Ces modèles devraient permettre d’accélérer la prise de décision militaire, en améliorant la rapidité et la fiabilité des réponses opérationnelles.

Un enjeu de compétition mondiale

Dans un contexte de tensions internationales accrues et de complexité du contexte opérationnel militaire, ce projet entre les 2 licornes européennes pourrait offrir une alternative souveraine aux technologies américaines et chinoises.

Gundbert Scherf, cofondateur de Helsing, commente :

“L’Europe doit affirmer son rôle d’acteur géopolitique majeur. L’IA en est une pierre angulaire, et ce partenariat avec Mistral AI nous place à l’avant-garde de l’innovation militaire.”

Arthur Mensch renchérit :

“L’intégration de nos modèles dans les systèmes de défense constitue une avancée majeure pour le positionnement technologique de l’Europe sur la scène internationale.”

défense européenne basée sur l'IA
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  • Le Groupe Iliad investit 3 milliards d’euros dans l’IA et affirme son ambition industrielle
    En 2023, le groupe Iliad affirmait son intention de se tailler une place de choix dans le marché de l’IA. A l’occasion de l’AI Action Summit, il a annoncé un investissement de 3 milliards d’euros dans les infrastructures dédiées à l’IA (datacenters et puissance de calcul), la recherche et les applications grand public pour renforcer sa position en Europe. Une infrastructure européenne de premier plan OpCore, la filiale du Groupe qui opère 13 datacenters en France et en Pologne, investira 2,5 mil

Le Groupe Iliad investit 3 milliards d’euros dans l’IA et affirme son ambition industrielle

11 février 2025 à 11:00

En 2023, le groupe Iliad affirmait son intention de se tailler une place de choix dans le marché de l’IA. A l’occasion de l’AI Action Summit, il a annoncé un investissement de 3 milliards d’euros dans les infrastructures dédiées à l’IA (datacenters et puissance de calcul), la recherche et les applications grand public pour renforcer sa position en Europe.

Une infrastructure européenne de premier plan

OpCore, la filiale du Groupe qui opère 13 datacenters en France et en Pologne, investira 2,5 milliards d’euros pour renforcer sa position en tant que leader européen des datacenters hyperscale, notamment pour les ressources de calcul IA. En partenariat avec Infravia, l’une des principales sociétés indépendantes de capital-investissement en Europe, OpCore déploiera plusieurs centaines de mégawatts de capacités à court terme, avec une ambition de plusieurs gigawatts à long terme à travers l’Europe.

Scaleway : près de 5000 GPUs dernière génération

Scaleway, la filiale cloud B2B du groupe, annonce la mise à disposition de 5000 GPUs de dernière génération, constituant ainsi la plus grande capacité de calcul commercialisable pour l’IA en Europe. Cette puissance de calcul est accessible aux entreprises souhaitant entraîner leurs modèles d’IA, comme le fait Mistral AI, H et Photoroom. Scaleway offre également à ses clients un accès sécurisé aux meilleurs modèles open-source, notamment Llama (Meta), Moshi (Kyutai) et Deepseek.

Free démocratise l’IA avec Mistral AI

L’opérateur Free, également filiale du Groupe iliad, a signé un partenariat exclusif avec Mistral AI pour proposer à ses abonnés mobiles un assistant IA de nouvelle génération : le Chat Pro, la version premium du nouveau Le Chat présenté la semaine dernière par la licorne. Depuis hier, les 15,5 millions d’abonnés payants à Free peuvent accéder, et ce pendant 12 mois, gratuitement à cet outil, renforçant ainsi l’intégration de l’IA dans les usages quotidiens.

Kyutai : un laboratoire indépendant dédié à la recherche ouverte

L’IA ne se limite pas à l’infrastructure et aux applications commerciales. Iliad mise également sur la recherche avec Kyutai, un laboratoire privé qu’il a cofondé en novembre 2023 et doté de 100 millions d’euros. Fidèle à l’approche open source du Groupe, Kyutai a présenté, six mois après sa création, Moshi, un modèle vocal avancé, et a récemment dévoilé Hibiki. Cette technologie de traduction simultanée préserve la voix du locuteur tout en adaptant son rythme au contenu sémantique du discours source, offrant ainsi une traduction orale et écrite en temps réel.

Thomas Reynaud, Directeur Général du Groupe iliad, commente :

“Au sein du Groupe iliad, nous croyons depuis plusieurs années à la puissance de l’intelligence artificielle et nous avons décidé d’y consacrer les moyens nécessaires. Nous investissons 3 milliards d’euros sur toute la chaîne de valeur : des data centers à la puissance de calcul en passant par la recherche en open-science, ou encore la démocratisation des usages avec notre partenariat avec Mistral. Si nous multiplions les initiatives depuis 3 ans, c’est que nous sommes à un moment décisif où se joue notre avenir collectif.”

Le Groupe Iliad investit 3 milliards d’euros dans l’IA
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  • L’IA dans les grandes entreprises : état des lieux et perspectives 2025
    Le 6 février dernier, lors d’un événement officiellement affilié au Sommet pour l’Action sur l’IA, Wavestone et la French Tech Grand Paris ont présenté le livre blanc “L’IA dans les grandes organisations : état des lieux et perspectives 2025″, réalisé en partenariat avec Hub France IA et Viva Technology. Accessible aux non-experts tout en restant précis et équilibré pour les spécialistes, ce document de 15 pages donne la parole à ceux qui rendent possible l’utilisation quotidienne de l’IA au sei

L’IA dans les grandes entreprises : état des lieux et perspectives 2025

11 février 2025 à 09:30

Le 6 février dernier, lors d’un événement officiellement affilié au Sommet pour l’Action sur l’IA, Wavestone et la French Tech Grand Paris ont présenté le livre blanc “L’IA dans les grandes organisations : état des lieux et perspectives 2025″, réalisé en partenariat avec Hub France IA et Viva Technology. Accessible aux non-experts tout en restant précis et équilibré pour les spécialistes, ce document de 15 pages donne la parole à ceux qui rendent possible l’utilisation quotidienne de l’IA au sein des entreprises.

La perception dominante de l’IA est largement influencée par les discours des acteurs de la Big Tech, des start-ups et des décideurs politiques. Or, ceux-ci mettent généralement en avant les avancées technologiques et les cas d’usage réussis, laissant dans l’ombre les difficultés rencontrées par les grandes entreprises lors de l’adoption et de l’implémentation de ces technologies, les travaux en cours et les perspectives.

Ce livre blanc, auquel plus de 40 professionnels, jouant chacun un rôle clé dans la mise en œuvre de l’IA au sein de leur organisation respective ont contribué, cherche justement à combler ces lacunes.

L’une des conclusions majeures du livre blanc est la nécessité d’une gouvernance robuste de l’IA. Alors que l’IA générative suscite un intérêt grandissant, les entreprises doivent repenser leur approche en l’intégrant à leurs stratégies globales. La conformité aux réglementations, notamment l’AI Act européen, soulève des interrogations quant à l’harmonisation des différentes juridictions et à la manière dont les entreprises peuvent s’adapter efficacement.

Chadi Hantouche, Partner Wavestone, a partagé sur LinkedIn, les principaux enseignements tirés de ce rapport articulé autour de 8 chapitres :

Chapitre 1 : Gouvernance de l’IA pour la réussite des métiers et la conformité

  • Deux ans après l’essor de l’IA Générative, les démarches en entreprise se structurent, en alignant la technologie aux besoins métiers, et plus l’inverse.
  • La visibilité apportée par l’IA Générative offre une opportunité de s’attaquer à des défis persistants en matière de Data et d’IA, avec du support et du budget !
  • La complexité de gouvernance du sujet vient en particulier de ses nombreuses facettes, aux maturités hétérogènes, et d’un horizon réglementaire incertain.

Chapitre 2 : L’IA en action, cas d’usage et adoption

  • Beaucoup d’entreprises se sont lancées dans une course au cas d’usage, dont peu sont en réalité « révolutionnaires » et passent à très grande échelle.
  • Démontrer un retour sur investissement est encore complexe, en particulier quand les gains sont de l’ordre de l’efficacité individuelle.
  • Une adoption réussie de systèmes d’IA par les collaborateurs demande une véritable conduite du changement, et ce sujet est encore souvent négligé.

Chapitre 3 : Aspects techniques de l’IA traditionnelle et générative

  • L’IA générative ne vient pas remplacer les autres types d’IA. C’est une option de plus, avec ses avantages et ses inconvénients.
  • Il est difficile de faire de grands choix technologiques dans un contexte aussi mouvant. Au-delà de ces choix, bien aborder l’architecture/organisation autour est clé.
  • Deux orientations semblent claires : les modèles d’IA deviennent majoritairement des commodités, et l’avenir sera multi-IA, multi-agents, multi-modal.

Chapitre 4 : Confiance numérique – Les risques Cyber de l’IA

  • L’IA, en particulier générative, amplifie des risques Cyber existants, mais en amène aussi des nouveaux. Cette menace bouge aussi vite que la technologie.
  • Des méthodologies de gestion du risque IA émergent. La gouvernance reste à consolider, notamment vis-à-vis des tiers qui vont tous proposer de l’IA.
  • Le savoir-faire cyber autour de systèmes d’IA est encore rare. La réponse à incident est complexe, et amène les entreprises à l’externaliser.

Chapitre 5 : Éthique et responsabilité environnementale

  • L’IA tire depuis toujours des questions éthiques et humaines. Celles-ci sont amplifiées et pressées par l’arrivée de l’IA Générative.
  • Si l’IA traditionnelle peut aider dans la crise climatique, l’IA Générative, elle, l’aggrave. Les entreprises tentent, en majorité, de sensibiliser leurs utilisateurs à ce sujet.
  • Plusieurs approches rendront possible la pratique d’une IA responsable : frugalité, transparence, métriques standardisées, et réglementation.

Chapitre 6 : L’avenir du travail avec l’IA (Générative)

  • L’IA traditionnelle “révolutionnait” déjà des métiers. L’IA générative a créé une vague qui touche tout le monde, et l’arrivée des agents IA va encore accélérer ce mouvement.
  • Toutes les entreprises ont mis en place des formations, plus ou moins avancées. Malgré cela, le niveau général de maîtrise, y compris par le management, reste faible.
  • Les départements RH en entreprise commencent à s’emparer du sujet – pour préparer les employés au futur, et aussi pour rester un employeur attractif.

Chapitre 7 : La course mondiale aux talents en IA

  • La compétition pour les meilleurs experts en IA est véritablement mondiale, et oppose les grandes entreprises aux géants de la Tech.
  • Le manque de compétences dans le domaine de l’IA va nécessiter de former, de rediriger des carrières, et d’ouvrir le domaine à des profils plus divers.
  • Cette course aux talents va aussi devoir trouver des réponses communes entre les entreprises, les formations supérieures, et un appui politique.

Chapitre 8 : Autonomie stratégique à l’ère de l’IA

  • L’IA devient un enjeu de pouvoir géopolitique et économique, avec le risque qu’il soit détenu par une poignée d’acteurs.
  • Certaines entreprises travaillent à créer un écosystème les rendant moins dépendantes à ces acteurs. L’open source peut y jouer un rôle important.
  • Une gouvernance mondiale sur certains sujets critiques est indispensable, bien que sa mise en œuvre paraisse difficile dans le contexte actuel, très polarisé.

Retrouver les lignes directrices et le livre blanc ici.

L'IA dans les grandes entreprises
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  • Rapport “SpinozIA” : vers une IA générative éthique au service du journalisme
    En novembre 2023, l’ONG Reporters sans frontières (RSF) et l’Alliance de la presse d’information générale (Apig) annonçaient collaborer dans le cadre du projet “Spinoza” dans l’objectif de développer une IA générative open source dédiée aux journalistes. Ce 10 février, alors que le Sommet pour l’Action sur l’IA IA ouvre ses portes au Grand Palais, les 2 partenaires publient le rapport “SpinozIA, vers un journalisme augmenté et éthique”, présentant les observations et conclusions de l’expérimenta

Rapport “SpinozIA” : vers une IA générative éthique au service du journalisme

10 février 2025 à 14:00

En novembre 2023, l’ONG Reporters sans frontières (RSF) et l’Alliance de la presse d’information générale (Apig) annonçaient collaborer dans le cadre du projet “Spinoza” dans l’objectif de développer une IA générative open source dédiée aux journalistes. Ce 10 février, alors que le Sommet pour l’Action sur l’IA IA ouvre ses portes au Grand Palais, les 2 partenaires publient le rapport “SpinozIA, vers un journalisme augmenté et éthique”, présentant les observations et conclusions de l’expérimentation du projet.

Le projet Spinoza avait pour but de “développer un outil d’intelligence artificielle, par et pour les journalistes, qui garantit la propriété intellectuelle des médias sur leurs publications” tout en étant “au service d’une information fiable et d’un journalisme de confiance”.

Initié par RSF, il a été lancé en octobre 2023 avec 120 médias volontaires membres de l’Alliance issus de 12 entreprises de presse : Actu.fr, EBRA, L’Équipe, La Nouvelle République, La Provence, Le Télégramme, Libération, l’Union, Nice-Matin, PMSO, Sogemedia et Sud Ouest.

L’idée n’était pas de démontrer que la GenAI peut remplacer le métier de journaliste, mais qu’elle peut l’enrichir avec des données fiables. Le prototype réalisé avec Ekimetrics, une société experte en IA et data science, vise à améliorer la recherche documentaire et la reformulation des données pour le traitement médiatique du changement climatique et de la transition écologique.

Exploitant le modèle de langage GPT 3.5 d’OpenAI et un algorithme d’embedding (un moteur de recherche qui explore les textes à la recherche de termes au sens proche de la question posée), en mars 2024, il était alimenté par 12 000 articles de presse, par des rapports scientifiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), des textes de lois français, des rapports de l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME) ainsi que des documents tirés de la stratégie nationale bas-carbone du gouvernement français.

Grâce notamment aux données issues de l’Agence France-Presse (AFP), qui a rejoint le projet en juillet 2024, le jeu de données journalistiques, qui a également été enrichi avec des données régionales, contient aujourd’hui 28 450 articles publiés par la presse française depuis 2022. Il permet de combler les lacunes des autres sources, comme les rapports scientifiques souvent limités à des régions spécifiques ou inversement décrivant des phénomènes à une échelle très large.

Ce travail collaboratif a démontré la complémentarité et la richesse des contenus journalistiques avec les autres sources de données et leur intérêt pour les outils d’IA générative.

Toutes les informations transmises par l’outil sont sourcées, afin que le journaliste puisse les tracer et les vérifier.

SpinozIA, vers un journalisme augmenté et éthique

Le rapport, outre la méthode suivie par l’équipe du projet Spinoza, présente une étude sur la perception de l’IA générative par les journalistes.

Le questionnaire, conçu avec l’agence Econovia pour qualifier le rapport des journalistes à l’IA générative, a interrogé un panel de 281 journalistes exerçant en France. Il a permis de constater que malgré les craintes liées à l’utilisation de la GenAI telles que la perte de contrôle sur le traitement éditorial, la désinformation ou l’impact potentiel de l’IA sur les conditions de travail, les journalistes associent l’IA générative avec un gain de productivité.

D’ailleurs, 45 % des journalistes français interrogés l’utilisent déjà dans leur pratique professionnelle et 93 % envisagent de l’utiliser notamment pour :

• traduire des documents ;
• générer une retranscription d’entretien ;
• synthétiser des informations ;
• reformuler du texte ;
• générer des résumés d’article.

L’étude souligne également que les journalistes prennent conscience qu’ils ont un rôle à jouer dans le développement de l’IA : 86 % considèrent qu’ils sont les mieux placés      pour garantir un usage encadré et responsable de ces outils dans la sphère de l’information journalistique.

Les recommandations de Reporters sans frontières

L’ONG adresse, dans ce rapport, dix recommandations aux médias pour poser le cadre éthique et technique nécessaire pour garantir l’intégrité de l’information dans les systèmes d’IA utilisés en journalisme :

  • Encadrer les usages et pratiques de l’IA dans les rédactions sur la base de références éthiques ;
  • Développer des extensions du projet Spinoza et les partager auprès de la communauté journalistique afin de permettre leur audit par des tiers ;
  • Initier des projets collaboratifs de développement d’outils d’IA entre médias ;
  • Respecter le droit voisin des éditeurs de presse et le droit d’auteur des journalistes ;
  • Mobiliser les méthodes de travail journalistique dans la conception des systèmes génératifs et nommer des responsables éditoriaux ;
  • Maintenir à jour les bases de données utilisées dans les outils d’IA générative, s’assurer de leur fiabilité ;
  • Tracer l’origine de toutes les sources utilisées dans les bases de données ;
  • Adapter les prompts à chaque base de données ;
  • Définir les prompts de manière collaborative ;
  • Rester indépendants dans l’usage des LLMs.

La publication du rapport est l’une des premières étapes de l’ouverture du projet : son code sera prochainement publié en open source sur la plateforme Hugging Face afin de permettre aux journalistes et développeurs de personnaliser et d’adapter l’outil selon leurs besoins.

Thibaut Bruttin, Directeur général de RSF, conclut :

“RSF a à cœur d’ouvrir une voie éthique et responsable, où l’innovation n’implique pas la marginalisation du journalisme. Le projet Spinoza permet cela, en réaffirmant le rôle central des rédactions dans la sélection, la hiérarchisation et la production de contenus de qualité, et l’indiscutable valeur ajoutée des contenus journalistiques dans les systèmes d’intelligence artificielle. Les journalistes et les éditeurs ont le pouvoir de réinventer le journalisme, à condition de lui redonner une souveraineté technologique. Saluons ici l’engagement de l’Alliance, de sa direction et de ses membres, qui ont témoigné de l’intérêt pour ce projet.”

Rapport SpinozIA
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  • INESIA : un nouvel acteur pour la sécurité de l’IA en France
    En mai 2024, la France était l’un des pays signataires de la Déclaration de Séoul pour une IA sûre, novatrice et inclusive. Dans le prolongement de cet engagement, Clara Chappaz, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, a annoncé la création de l’Institut national pour l’évaluation et la sécurité de l’intelligence artificielle (INESIA). Cette initiative vise à renforcer la confiance du public dans les technologies d’IA en France, tout en soutenant l’innovation da

INESIA : un nouvel acteur pour la sécurité de l’IA en France

10 février 2025 à 11:00

En mai 2024, la France était l’un des pays signataires de la Déclaration de Séoul pour une IA sûre, novatrice et inclusive. Dans le prolongement de cet engagement, Clara Chappaz, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, a annoncé la création de l’Institut national pour l’évaluation et la sécurité de l’intelligence artificielle (INESIA).

Cette initiative vise à renforcer la confiance du public dans les technologies d’IA en France, tout en soutenant l’innovation dans ce domaine stratégique.

Structurer la recherche française en matière d’évaluation

Plutôt que de créer une nouvelle entité juridique, l’INESIA coordonnera les efforts des principaux acteurs nationaux de l’évaluation et de la sécurité de l’IA, notamment l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), l’Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique (Inria), le Laboratoire national de métrologie et d’essais (LNE) et le Pôle d’expertise de la régulation numérique (PEReN). Copiloté par le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) et la Direction générale des Entreprises (DGE), l’Institut n’aura pas de pouvoirs contraignants, mais servira de plateforme de collaboration entre ces institutions existantes.

Elles collaboreront ainsi à l’analyse des risques systémiques liés à l’IA dans le domaine de la sécurité nationale, le soutien à la mise en œuvre de la régulation de l’IA et l’évaluation de la performance et de la fiabilité des modèles d’IA. Leur approche scientifique et la diffusion de bonnes pratiques garantiront que l’IA soit développée et utilisée de manière sécurisée et fiable, en particulier dans des secteurs sensibles tels que la médecine, l’éducation, l’industrie et l’information.

INESIA permettra à la France de jouer un rôle actif au sein du réseau international des AI Safety Institutes, aux côtés de nations telles que le Canada, la Corée du Sud, les États-Unis, le Japon, le Kenya, Singapour et le Royaume-Uni. Elle soutiendra ainsi son ambition : faire de l’IA une technologie de confiance, au service de l’innovation et de la souveraineté nationale.

un nouvel acteur pour la sécurité de l'IA en France

Emirats arabes unis, fonds canadien Brookfield, Mistral AI : Emmanuel Macron annonce 109 milliards d’investissements dans l’IA

10 février 2025 à 10:00

Hier soir, lors de l’interview donnée à France 2 au Grand Palais, là même où a débuté ce matin le Sommet de l’Action sur l’IA, Emmanuel Macron a annoncé un investissement en France de 109 milliards d’euros dans les prochaines années. Une part d’entre eux sera notamment dédiée à la construction de data centers : 30 à 50 milliards proviendront des Émirats arabes unis et 20 milliards du fonds canadien Brookfield.

Le 6 février dernier, premier jour de la Semaine pour l’Action sur l’IA dont le Sommet est le point d’orgue, le gouvernement a annoncé le lancement de la 3ème phase de la stratégie nationale pour l’IA. Celle-ci s’articulera autour de quatre priorités :

  • renforcer les infrastructures de calcul et les maillons critiques de la chaîne de valeur de l’IA,
  • former et attirer les talents de l’IA,
  • accélérer les usages de l’IA,
  • se donner les moyens de bâtir l’IA de confiance.

Concernant les infrastructures de calcul, 35 sites “prêts à l’emploi” ont d’ailleurs été identifiés pour des projets de centres de données en France métropolitaine et devraient être dévoilés à l’occasion du Sommet.

Comme l’a rappelé Emmanuel Macron, la France bénéficie d’une énergie décarbonée, abondante et stable qui rend son territoire attractif pour l’implantation de ces infrastructures dédiées à l’IA.

30 et 50 milliards d’euros pour la construction d’un datacenter géant

Face au leadership des Etats-Unis et de la Chine en matière d’IA, la France est à la recherche de partenaires pour renforcer sa position. L’Inde, avec laquelle elle coorganise le Sommet, en fera partie, mais également les Emirats arabes unis.

Leur président, Mohamed ben Zayed Al-Nahyane, a été reçu par Emmanuel Macron le 1er jour de cette semaine dédiée à l’IA. L’accord de partenariat annoncé à l’occasion concerne notamment la création en France d’un campus IA incluant un centre de données d’une capacité de calcul pouvant atteindre un gigawatt, représentant un investissement estimé entre 30 et 50 milliards d’euros. Le campus, qui sera le plus grand d’Europe consacré à l’IA, sera développé par un consortium franco-émirati, incluant notamment le fonds d’investissement MGX.

Sa localisation et le montant de la première tranche d’investissement devraient être révélés en mai prochain lors de prochain Sommet Choose France.

20 milliards d’euros du fonds canadien Brookfield d’ici 2030

Le second grand investissement annoncé est celui de Brookfield, qui gère plus de mille milliards de dollars d’actifs à travers le monde et dit avoir choisi la France en raison de ses compétences en ingénierie et de son énergie propre. Cet investissement sera principalement destiné à la construction de nouveaux sites de datacenters et au développement de puces d’IA.

Sur les 35 sites annoncés par le gouvernement, huit seront implantés dans la région Hauts-de-France. Parmi les 20 milliards d’euros annoncés par Brookfield, une partie sera consacrée à la construction d’un mégacenter à Cambrai, qui pourra lui aussi atteindre une puissance de calcul d’un gigawatt.

Éclairion, le futur datacenter de Mistral AI

Emmanuel Macron a encouragé les entreprises françaises à investir : Mistral AI donne le la avec l’annonce de la construction d’un datacenter de plusieurs milliers de mètres carrés sur le plateau de Saclay, en Essonne. La licorne y consacrera plusieurs milliards d’euros ces prochaines années.

Baptisé Éclairion, ce projet a été révélé hier soir sur TF1 par Arthur Mensch, son PDG, qui, soulignant que les infrastructures de calcul sont essentielles pour le développement des LLMs, a déclaré :

“Nous avons choisi la France, car elle dispose d’une électricité décarbonée et très compétitive. Nous le faisons aussi par conviction.

Macron annonce 109 milliards d'investissements dans l'IA
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  • Kyutai dévoile Hibiki : une avancée majeure dans la traduction vocale simultanée
    Hier, lors de la conférence scientifique internationale qui s’est tenue à l’Institut Polytechnique de Paris dans le cadre de la Semaine pour l’Action sur l’IA, Patrick Perez, Directeur général de Kyutai, a présenté Hibiki, un modèle de traduction vocale simultanée. Ce système se distingue par sa capacité à préserver la voix du locuteur tout en adaptant son rythme au contenu sémantique du discours source, offrant ainsi une traduction orale et écrite en temps réel. C’est à Station F, lors de la co

Kyutai dévoile Hibiki : une avancée majeure dans la traduction vocale simultanée

7 février 2025 à 11:00

Hier, lors de la conférence scientifique internationale qui s’est tenue à l’Institut Polytechnique de Paris dans le cadre de la Semaine pour l’Action sur l’IA, Patrick Perez, Directeur général de Kyutai, a présenté Hibiki, un modèle de traduction vocale simultanée. Ce système se distingue par sa capacité à préserver la voix du locuteur tout en adaptant son rythme au contenu sémantique du discours source, offrant ainsi une traduction orale et écrite en temps réel.

C’est à Station F, lors de la conférence AI Pulse, organisée par Scaleway, filiale de l’entreprise Iliad fondée par Xavier Niel, que Kyutai a été lancé le 17 novembre 2023 en présence de son équipe scientifique et de ses trois co-fondateurs : Xavier Niel, Rodolphe Saadé, fils du fondateur du groupe CMA CGM dont il assure la direction, et Eric Schmidt, ex-PDG de Google. Ce laboratoire d’initiative privée à but non-lucratif a été financé à hauteur de 300 millions d’euros, 100 millions d’euros d’Iliad, 100 du groupe CMA CGM et les 100 derniers restants via Schmidt Futures, l’entreprise philanthropique cofondée par Eric Schmidt et sa femme Wendy.

Entièrement dédié à la recherche ouverte en IA, Kyutai s’est donné pour objectif de développer des LLMs pour s’attaquer “aux défis de l’IA moderne” et activer une IA européenne souveraine pour le bien commun, et ce, en s’appuyant sur la puissance de calcul de Scaleway, filiale dédiée aux activités cloud du Groupe Iliad. Le laboratoire, qui a pour conseiller scientifique Yann LeCun, compte actuellement une quinzaine de collaborateurs.

Après avoir présenté en juillet 2024 Moshi, la 1ère IA vocale open source, basée sur son LLM Helium 7B, Kyutai a donné un aperçu le 13 janvier dernier d’Helium-1, une version allégée comptant environ 2 milliards de paramètres. Conçue pour fonctionner efficacement sur des appareils mobiles et des environnements à ressources limitées, cette version préliminaire prend actuellement en charge six langues européennes : français, allemand, anglais, espagnol, italien et portugais. Le laboratoire prévoit de le publier dans les mois à venir.

Hibiki, un modèle de traduction vocale simultanée

Seulement six mois après la sortie de Moshi, Kyutai dévoile Hibiki (écho, en japonais). Le modèle, qui a été entraîné sur des données publiques pour traduire du français vers l’anglais, dépasse selon lui sur cette tâche l’état de l’art actuel, en termes de qualité de traduction, de fidélité vocale du locuteur et de naturel.

De plus, la simplicité de son processus d’inférence lui permet la traduction groupée pour un déploiement efficace dans le cloud, ainsi que pour une utilisation en temps réel sur mobile.

Fidèle à son engagement envers l’open source, le laboratoire met à disposition les codes d’inférence, les poids du modèle français-anglais et un rapport technique détaillé, concluant :

“Les chercheurs et la communauté de l’IA pourront ainsi reprendre Hibiki dans leurs projets, et l’étendre à d’autres langues. Il s’agit d’une nouvelle étape pour les technologies de la voix : elle ouvre des opportunités extraordinaires en matière de communication et d’accessibilité.”

Kyutai dévoile Hibiki : une avancée majeure dans la traduction vocale simultanée
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  • La France, pilier européen de l’innovation en oncologie
    L’innovation en oncologie s’impose comme un enjeu majeur dans la lutte contre le cancer, qui demeure l’une des premières causes de mortalité en Europe. À la veille de la Journée mondiale de lutte contre le cancer qui se déroule chaque année le 4 février, l’Office européen des brevets (OEB) a publié sa seconde étude “New frontiers in oncology” sur les technologies dédiées au cancer, offrant une analyse approfondie des secteurs technologiques à la croissance la plus rapide. Celle-ci montre que, qu

La France, pilier européen de l’innovation en oncologie

6 février 2025 à 14:00

L’innovation en oncologie s’impose comme un enjeu majeur dans la lutte contre le cancer, qui demeure l’une des premières causes de mortalité en Europe. À la veille de la Journée mondiale de lutte contre le cancer qui se déroule chaque année le 4 février, l’Office européen des brevets (OEB) a publié sa seconde étude “New frontiers in oncology” sur les technologies dédiées au cancer, offrant une analyse approfondie des secteurs technologiques à la croissance la plus rapide. Celle-ci montre que, quand bien même l’Europe abrite le plus grand nombre de start-ups liées à l’oncologie, elle se laisse distancer par les États-Unis et la Chine en matière de dépôts de brevets.

Près de 20 millions de nouveaux cas de cancer, dont 433 000 en France, sont diagnostiqués dans le monde chaque année. Bien que l’Europe regroupe moins de 10 % de la population mondiale, elle représente près de 25 % des cas mondiaux de cancer et plus de 20 % des décès liés à cette maladie.

L’étude de l’OEB “Nouvelles frontières en oncologie : un écosystème d’innovation en évolution” se concentre sur les technologies les plus prometteuses et les variations entre les régions, les acteurs et les secteurs. Elle examine les dépôts de brevets dans 28 domaines technologiques du cancer et révèle de grandes variations dans les taux de croissance, ainsi que dans le nombre de familles de brevets internationales (FBI).

Les États-Unis en tête des inventions liées au cancer

Au cours de la période la plus récente (2015-2021), les domaines qui ont connu la plus forte croissance, mesurée par les taux de croissance annuels des FBI, comprennent des technologies telles que l’immunothérapie cellulaire (+37,8 %), la thérapie génique (+31,0 %), l’analyse d’images (+19,6 %), les biopsies liquides (+17,2 %) et l’informatique de santé (+14,7 %).

Les États-Unis dominent l’innovation en oncologie, avec une part stable d’environ 43 % des inventions mondiales liées au cancer. En revanche, la part des déposants européens a chuté de 18,7 % à 12,4 % entre 2010 et 2021, alors que le dépôt de brevets en oncologie s’est intensifié. La Chine affiche la plus forte progression : le nombre de FBI a plus que quadruplé au cours de la période 2015-2021, porté principalement par le secteur privé, qui dépasse désormais largement le secteur public.

La France, moteur européen de l’innovation en oncologie

L’étude souligne la place prépondérante de la France dans l’écosystème européen, grâce à son dynamisme en matière de brevets et à l’excellence de ses institutions de recherche.

Avec plus de 3 500 FBI publiées entre 2010 et 2021, la France se positionne au deuxième rang européen derrière l’Allemagne. Elle se distingue particulièrement dans le domaine de la médecine personnalisée, où elle représente 5,6 % des inventions brevetables entre 2016 et 2021. Cette avancée traduit une approche innovante du traitement du cancer, mettant l’accent sur des thérapies adaptées aux spécificités génétiques des patients. Cette période a également été marquée par une croissance significative dans le domaine des vaccins immunothérapeutiques, où la part de la France est passée de 4,0 % à 4,7 % par rapport à la période 2010-2015.

L’écosystème français est porté par un réseau de recherche particulièrement performant. L’Inserm et le CNRS occupent respectivement la deuxième et la troisième place au niveau mondial pour le nombre de brevets déposés en oncologie. Au total, dix institutions françaises figurent parmi les quinze premières européennes, confirmant l’importance des organismes de recherche publics dans l’innovation technologique contre le cancer. Cette dynamique se traduit également par une forte contribution des universités et des hôpitaux, qui représentent près des deux tiers des brevets déposés en France dans ce domaine.

Par ailleurs, l’Hexagone affiche une présence notable dans le paysage européen des start-ups spécialisées en oncologie : avec 246 jeunes entreprises dédiées à ce secteur, il se classe juste derrière le Royaume-Uni (290 start-ups) et devant l’Allemagne (208). L’Europe compte environ 1 500 start-ups en oncologie, dépassant ainsi les États-Unis (1 325). Cependant, si le nombre de start-ups en phase de création y est supérieur, la transformation de ces entreprises en acteurs majeurs demeure un défi : moins de 22 % des start-ups françaises en oncologie (24 % au sein de l’UE et moins de 27 % dans les autres États membres de l’OEB) atteignent un stade avancé de croissance, contre près de 40 % aux États-Unis.

L’étude de l’OEB souligne également une perte de terrain de l’Europe face aux États-Unis et à la Chine dans les secteurs les plus dynamiques de l’innovation oncologique. Les parts européennes ont reculé de 5 points de pourcentage dans des domaines stratégiques comme l’immunothérapie cellulaire, la thérapie génique et l’analyse d’images. Ces technologies, en forte expansion, nécessitent des investissements massifs et un écosystème favorable à leur développement.

L’innovation en oncologie en France repose sur une base scientifique solide et un réseau de start-ups prometteur. Toutefois, l’enjeu réside dans la capacité à transformer ces avancées en succès industriels et cliniques. L’accès au financement, le soutien aux phases de croissance et la structuration d’un écosystème plus propice à l’industrialisation de l’innovation apparaissent comme des leviers essentiels pour renforcer la compétitivité française et européenne dans ce domaine stratégique.

António Campinos, président de l’OEB, conclut :

“En référence au rapport de Mario Draghi sur l’avenir de la compétitivité européenne, les conclusions de cette étude constituent un signal d’alarme pour l’écosystème d’innovation en oncologie en Europe. Alors que les technologies de lutte contre le cancer évoluent rapidement et s’engagent vers des recherches inédites, l’Europe doit réagir pour préserver son avantage compétitif en matière d’innovation dans le secteur de la santé et ainsi contribuer à sauver des vies. Les startups européennes en oncologie sont un atout, mais elles ont besoin d’investissements et de soutien pour développer leurs innovations.”

La France, pilier européen de l’innovation en oncologie
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  • IA et productivité dans le secteur public : une transformation en marche
    Face à des contraintes budgétaires croissantes et à une demande de services toujours plus exigeante, les administrations publiques cherchent à réinventer leur modèle de productivité. Une étude récente réalisée par The Economist pour SAS met en lumière le rôle crucial que joue l’IA dans cette transformation. Toutefois, si la technologie est un levier puissant, elle ne peut être efficace sans une évolution culturelle et organisationnelle significative. L’IA, un catalyseur de modernisation Selon le

IA et productivité dans le secteur public : une transformation en marche

6 février 2025 à 12:00

Face à des contraintes budgétaires croissantes et à une demande de services toujours plus exigeante, les administrations publiques cherchent à réinventer leur modèle de productivité. Une étude récente réalisée par The Economist pour SAS met en lumière le rôle crucial que joue l’IA dans cette transformation. Toutefois, si la technologie est un levier puissant, elle ne peut être efficace sans une évolution culturelle et organisationnelle significative.

L’IA, un catalyseur de modernisation

Selon le rapport intitulé Reimagining the Future of Public Sector Productivity”, basé sur les réponses de 1 550 employés du secteur public de 26 pays, plus de la moitié des administrations publiques compte sur l’IA pour stimuler leur productivité dans les trois prochaines années.

Elles intègrent progressivement l’IA pour optimiser leurs opérations. Parmi les cas d’usage les plus répandus figurent les analyses prédictives (66 % des répondants), qui permettent une meilleure anticipation des besoins et une allocation plus efficace des ressources. La cybersécurité et la prévention des fraudes (54 %) deviennent des priorités, alors que les menaces numériques se multiplient.

Cependant, l’étude souligne que l’adoption de l’IA reste prudente : 70 % des administrations publiques n’intègrent de nouvelles technologies qu’après validation de leur efficacité ailleurs. Ce conservatisme traduit une volonté de minimiser les risques, mais peut ralentir l’innovation.

Les défis budgétaires et technologiques

Les administrations publiques disposent de budgets limités et ne peuvent donc pas toujours gérer de nouvelles technologies. Les questions relatives à la confidentialité des données (75 %) et les contraintes budgétaires (64 %) sont considérées comme des défis majeurs à une adoption réussie. En outre, 47 % des répondants citent l’incapacité à mesurer la productivité comme un frein.

Néanmoins, bien que les participants à l’enquête reconnaissent ces obstacles, une écrasante majorité d’entre eux (91 %) considère que les technologies digitales présentent plus d’avantages que de risques pour leur organisation.

Une transformation qui ne peut être uniquement technologique

L’IA seule ne saurait suffire à améliorer durablement la productivité du secteur public. L’étude insiste sur la nécessité d’une transformation organisationnelle parallèle. Une conception adaptative des structures et un engagement actif des employés sont des facteurs déterminants. Pourtant, plus d’un quart des administrations interrogées n’ont encore initié aucun projet en ce sens.

L’implication des agents est un enjeu majeur : seuls 15 % des employés du secteur public interrogés participent activement à l’évaluation des besoins en technologies, 14 % au choix des outils et 36 % à leur implémentation. Pour que l’IA révèle pleinement son potentiel, il est crucial d’accroître la formation et l’adhésion des collaborateurs.

L’importance des partenariats stratégiques

L’étude met également en avant le rôle des partenariats avec des fournisseurs technologiques. Près de la moitié des répondants (49 %) considère l’externalisation comme un moyen efficace d’améliorer la productivité. Toutefois, cette stratégie doit s’accompagner d’une gouvernance rigoureuse pour assurer une compatibilité avec les objectifs de service public et une gestion efficace des coûts.

Vers un modèle de productivité plus agile

L’évolution du secteur public vers un modèle plus performant repose sur un équilibre entre innovation technologique, transformation organisationnelle et implication des employés. Si l’IA représente une opportunité indéniable, son intégration réussie dépendra de la capacité des administrations à moderniser leur culture interne et à adopter des stratégies d’implémentation plus audacieuses.

Jonathan Birdwell, directeur de la politique et des perspectives chez Economist Impact, conclut :

“Face à des contraintes budgétaires et à une demande croissante de services publics pour répondre à des défis complexes tels que le vieillissement de la population, le changement climatique et l’incertitude économique, les gouvernements doivent agir de manière décisive pour mettre en œuvre des réformes de productivité. Par exemple, la réponse budgétaire à la pandémie de Covid-19 dans certains pays à haut revenu s’est élevée à 21 % du PIB, soulignant le rôle crucial de l’intervention gouvernementale en période de crise.

Notre recherche montre que si la transformation numérique est essentielle, elle ne suffit pas à elle seule. Le succès repose sur des structures organisationnelles adaptatives capables de surmonter la résistance au changement et d’impliquer les employés dans la conception et la mise en œuvre des nouvelles technologies. L’intelligence artificielle offre au secteur public l’opportunité de transformer la manière dont il sert les citoyens et d’améliorer l’expérience des employés.”

IA et productivité dans le secteur public : une transformation en marche

AI Action Summit : les acteurs de l’IA durable se retrouveront le 11 février prochain au Ministère de la Transition écologique

6 février 2025 à 11:00

Les 10 et 11 février prochains, la France accueillera le Sommet mondial pour l’Action sur l’IA. Parmi les axes majeurs de cet événement, un volet spécifique sera consacré à l’IA durable, une approche encore émergente mais essentielle à l’heure où la transition écologique s’impose comme une priorité mondiale. C’est dans ce contexte qu’Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche, présidera le Forum pour l’IA durable, le 11 février à l’Hôtel de Roquelaure.

L’intelligence artificielle au service de la transition écologique

L’IA est souvent perçue comme un levier d’innovation pour l’optimisation des processus industriels, l’amélioration des systèmes énergétiques ou encore la modélisation des risques climatiques. Dans cette optique, elle pourrait jouer un rôle clé dans l’accélération de la transition écologique, en permettant par exemple de mieux comprendre les écosystèmes, de limiter les pertes énergétiques et de renforcer la résilience des territoires face aux aléas climatiques.

Cependant, si l’IA offre des solutions pour réduire l’empreinte carbone dans de nombreux secteurs, elle génère aussi des défis environnementaux non négligeables. La consommation énergétique croissante des centres de données et l’extraction des ressources nécessaires aux infrastructures numériques posent la question de la soutenabilité de cette révolution technologique. Aujourd’hui, les data centers représenteraient environ 2 % de l’empreinte carbone mondiale, soit la moitié de celle du transport aérien.

Un Forum international pour l’IA durable

Cet événement rassemblera plus de 200 participants issus des sphères gouvernementales, du monde de la recherche, des entreprises et des ONG. L’objectif est de créer un cadre de discussion international sur les moyens de développer une IA à la fois innovante et respectueuse de l’environnement.

Parmi les thématiques abordées figurent la régulation de l’impact environnemental de l’IA, l’émergence de standards internationaux pour une IA sobre, ainsi que les opportunités offertes par l’IA pour accompagner les politiques climatiques et de biodiversité. La rencontre devrait également être l’occasion d’annoncer des engagements concrets pour une IA compatible avec les objectifs de neutralité carbone.

Retrouver ici le programme de la journée.

Agnès Pannier-Runacher, qui ouvrira le Forum, commente :

“L’intelligence artificielle est une opportunité sans précédent pour accélérer la transition écologique. Elle permet d’améliorer nos modèles de prévision des risques climatiques, de mieux connaître nos écosystèmes, d’optimiser nos consommations d’énergie pour émettre moins de gaz à effet de serre, etc. Toutes ces technologies nous permettront de tenir la trajectoire vers la neutralité carbone, mieux protéger la nature et les Français.

Mais l’IA présente aussi des risques pour le climat, en particulier du fait de sa consommation énergétique, de son usage croissant en eau et en métaux critiques, qui appellent à l’action pour développer une IA durable et sobre à même de servir l’intérêt général.

L’événement du 11 février vise à avancer sur cette ligne de crête, d’une IA qui sert les Français et la lutte contre le changement climatique et l’effondrement de la biodiversité, et dont les impacts sont contenus. Il permettra de changer la donne, en réunissant des experts de l’IA, du climat, de l’environnement et ceux qui font les politiques publiques. En tant que ministre de la Transition écologique, je suis très fière que la France se place à l’avant-garde de ce combat.” 

AI Action Summit : les acteurs de l'IA durable se retrouveront le 11 février prochain au Ministère de la Transition écologique
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  • OpenEuroLLM, une initiative européenne pour une IA transparente et souveraine
    Lancé ce lundi 3 février, OpenEuroLLM est un projet collaboratif réunissant 20 institutions de recherche, entreprises et centres de calcul de premier plan. Cette initiative, qui bénéficie du soutien de la Commission européenne dans le cadre du programme pour une Europe numérique (Digital Europe), vise à développer une famille de modèles de fondation transparents et performants pour les langues européennes et d’autres langues d’intérêt social et économique, adaptés aux besoins des secteurs public

OpenEuroLLM, une initiative européenne pour une IA transparente et souveraine

5 février 2025 à 14:00

Lancé ce lundi 3 février, OpenEuroLLM est un projet collaboratif réunissant 20 institutions de recherche, entreprises et centres de calcul de premier plan. Cette initiative, qui bénéficie du soutien de la Commission européenne dans le cadre du programme pour une Europe numérique (Digital Europe), vise à développer une famille de modèles de fondation transparents et performants pour les langues européennes et d’autres langues d’intérêt social et économique, adaptés aux besoins des secteurs public et privé.

Soutenir la compétitivité et la souveraineté numérique de l’UE

OpenEuroLLM s’inscrit dans une dynamique de renforcement de la compétitivité européenne en matière d’IA. En garantissant l’accessibilité, la transparence et la conformité réglementaire, le projet entend offrir une alternative robuste aux modèles propriétaires tout en préservant les valeurs et la diversité linguistique européennes.

Il est d’ailleurs le premier projet financé par Digital Europe à recevoir le label d’excellence STEP (Strategic Technologies for Europe Platform, une nouvelle initiative de l’UE visant à renforcer la compétitivité industrielle européenne en soutenant les technologies critiques, notamment l’IA).

OpenEuroLLM bénéficiera d’un budget total de 37,4 millions d’euros, dont 20,6 millions du programme pour une Europe numérique. L’entreprise commune EuroHPC fournira quant à elle un accès à ses services de calcul.

Un consortium d’acteurs clés

Coordonné par Jan Hajič de l’Université Charles en Tchéquie et co-dirigé par Peter Sarlin, le plus grand laboratoire d’IA privé d’Europe, racheté l’an dernier par le fabricant américain de puces AMD, OpenEuroLLM rassemble des partenaires prestigieux issus du monde académique, de l’industrie et des infrastructures de calcul haute performance :

  • Instituts de recherche et universités : Université d’Helsinki, Université d’Oslo, Fraunhofer IAIS, Institut ELLIS Tübingen, Université de technologie d’Eindhoven, entre autres.
  • Entreprises spécialisées : LightOn (France),Aleph Alpha (Allemagne), Prompsit Language Engineering (Espagne), ellamind (Allemagne).
  • Centres de calcul EuroHPC : Centre de calcul intensif de Barcelone (Espagne), Cineca (Italie), CSC (Finlande), SURF (Pays-Bas).

Peter Sarlin commente sur LinkedIn :

“Au lieu d’efforts fragmentés, il s’agit d’une action coordonnée visant à créer des modèles de langage européens ouverts que les entreprises peuvent posséder, contrôler et intégrer dans leurs produits. “

Transparence et collaboration avec la communauté Open Source

Un des piliers d’OpenEuroLLM repose sur son engagement en faveur d’une intelligence artificielle ouverte et responsable. En partenariat avec des organisations comme LAION, OpenML et open-sci, le projet veillera à ce que les modèles, les logiciels et les ensembles de données soient accessibles à tous, favorisant ainsi l’innovation et l’adaptabilité aux besoins industriels et publics.

Laurent Daudet, Directeur Général Délégué et cofondateur de LightOn, conclut :

L’Europe dispose des talents et des ressources nécessaires pour prendre une place de choix dans cette compétition internationale autour de l’IA. Pour transformer ces efforts en un véritable levier stratégique, l’Europe doit non seulement capitaliser sur l’IA Act, véritable catalyseur de l’innovation vers une IA de confiance, mais également soutenir une approche coordonnée de ses leaders. C’est aujourd’hui rendu possible grâce au consortium OpenEuroLLM.”

OpenEuroLLM
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  • L’UTT lance un Bachelor en IA : une formation professionnalisante au cœur des enjeux numériques
    L’Université de Technologie de Troyes (UTT) a récemment annoncé le lancement à la rentrée 2025 d’un Bachelor en IA, une formation professionnalisante de trois ans conçue pour répondre aux besoins croissants des entreprises en compétences IA. Ce programme innovant, intégré au Cluster IA Hi! Paris, bénéficie des ressources mutualisées et de l’expertise des partenaires de ce centre dédié à la recherche, à l’innovation et à la formation en IA Lancé en septembre 2020 par HEC Paris et l’Institut Polyt

L’UTT lance un Bachelor en IA : une formation professionnalisante au cœur des enjeux numériques

5 février 2025 à 12:00

L’Université de Technologie de Troyes (UTT) a récemment annoncé le lancement à la rentrée 2025 d’un Bachelor en IA, une formation professionnalisante de trois ans conçue pour répondre aux besoins croissants des entreprises en compétences IA. Ce programme innovant, intégré au Cluster IA Hi! Paris, bénéficie des ressources mutualisées et de l’expertise des partenaires de ce centre dédié à la recherche, à l’innovation et à la formation en IA

Lancé en septembre 2020 par HEC Paris et l’Institut Polytechnique de Paris (IP Paris), Hi! Paris est un centre interdisciplinaire de recherche et d’enseignement consacré à l’IA et aux Sciences des données. Rejoint par des institutions de premier plan comme le CNRS, l’INRIA, l’ENSTA, l’École Nationale des Ponts et Chaussées, l’ENSAE, Télécom Paris, Télécom SudParis et l’UTT, il est l’un des lauréats de l’AMI “IA Cluster : pôles de recherche et de formation de rang mondial en intelligence artificielle”.

Dans ce cadre, l’UTT a reçu 2M€ afin de créer un Bachelor IA, une formation répondant aux enjeux actuels du marché de l’IA et contribuant au plan de souveraineté européenne en IA.

Un cursus professionnalisant et pluridisciplinaire

Destiné aux titulaires d’un baccalauréat général ayant suivi la spécialité mathématiques ou d’un diplôme équivalent reconnu, ce Bachelor se distingue par son approche combinant théorie et pratique. La formation comprend une forte composante scientifique (mathématiques, informatique, codage, IA) et plus de 600 heures consacrées au machine learning et au deep learning. La dernière année en alternance permettra aux étudiants d’acquérir une véritable expérience de terrain.

Le programme abordera également la gestion de projets, l’aide à la conduite du changement, l’optimisation d’algorithmes ainsi que le déploiement et la mise en production dans les environnements cloud. En troisième année, les étudiants auront la possibilité, en fonction de l’entreprise choisie pour leur alternance et des projets qu’ils auront à y mener, de s’orienter vers une spécialisation comme l’IA pour la santé, l’industrie 4.0, la finance, ou encore les énergies renouvelables.

Une formation ancrée dans les enjeux éthiques et environnementaux

Consciente des défis soulevés par l’IA, l’UTT intègre dans son programme une réflexion approfondie sur les enjeux sociétaux, éthiques et environnementaux. Transparence des algorithmes, protection des données, équité des systèmes automatisés et conformité aux réglementations telles que le RGPD et l’AI Act sont autant de thématiques qui seront abordées au cours de ces six semestres.

Une réponse aux besoins du marché

Ce Bachelor, dont l’accréditation au grade de licence est en cours, entend former des professionnels immédiatement opérationnels. Les diplômés pourront accéder à des postes tels qu’assistant data scientist, développeur IA, analyste de données ou encore spécialiste en vision par ordinateur.

Processus d’admission

Le recrutement en première année s’effectue via la plateforme Parcoursup. Les candidats seront sélectionnés sur la base de leurs résultats académiques et d’une lettre de motivation, mettant en avant leur intérêt pour les sciences des données et l’IA.

Les frais de scolarité s’élèveront à 8 000 € par an pour les deux premières années. Ils seront pris en charge la 3ème année par l’organisme d’accueil tout comme la rémunération mensuelle des étudiants dans le cadre du contrat d’apprentissage. Afin de favoriser l’égalité des chances, 20 % des étudiants admis pourront bénéficier d’une bourse et recevront un ordinateur personnel à leur entrée dans le programme.

L’UTT lance un Bachelor en IA
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  • IA et santé : Whitelab Genomics et l’IPS collaborent pour accélérer le développement de thérapies géniques
    La start-up française Whitelab Genomics, spécialisée dans l’IA appliquée à la recherche et au développement en médecine génomique, annonce sa collaboration avec le laboratoire de chimie médicinale dirigé par le professeur Pierre-Luc Boudreault à l’Institut de Pharmacologie de Sherbrooke (IPS), au Québec. L’objectif de leur partenariat est de développer des peptides visant de nouvelles cibles pharmacologiques et d’optimiser des vecteurs viraux en thérapies géniques, ouvrant ainsi la voie à une no

IA et santé : Whitelab Genomics et l’IPS collaborent pour accélérer le développement de thérapies géniques

5 février 2025 à 10:01

La start-up française Whitelab Genomics, spécialisée dans l’IA appliquée à la recherche et au développement en médecine génomique, annonce sa collaboration avec le laboratoire de chimie médicinale dirigé par le professeur Pierre-Luc Boudreault à l’Institut de Pharmacologie de Sherbrooke (IPS), au Québec. L’objectif de leur partenariat est de développer des peptides visant de nouvelles cibles pharmacologiques et d’optimiser des vecteurs viraux en thérapies géniques, ouvrant ainsi la voie à une nouvelle ère de médecine de précision.

Créée en 2019 par David Del Bourgo, Julien Cottineau et Lucia Cinque, WhiteLab Genomics, soutenue par Y-Combinator, a fait partie de la première promotion de Future4Care, l’accélérateur dédié à la santé numérique, créé en 2021 par Capgemini, Orange, Sanofi et Generali.

La start-up, lauréate du programme French Tech Health20 et plus récemment de French Tech 2030, conjugue science des données et biologie pour accélérer le développement des thérapies géniques. Grâce à sa technologie exclusive, l’entreprise optimise la conception de vecteurs viraux et minimise les risques associés à la mise au point de nouveaux traitements. Elle accompagne ses clients et partenaires (pharma, biotech et laboratoires académiques) dans les phases de recherche et le développement in-silico, leur permettant de gagner un temps précieux pour proposer aux patients de nouvelles thérapies.

Après une levée de fonds de 10 millions d’euros réalisée auprès d’OMNES Capital et Debiopharm en 2022, la start-up s’est installée à Boston et Montréal.

Le partenariat avec IPS

Depuis deux mois, ce partenariat combine IA, modélisation moléculaire et chimie médicinale pour mieux cibler et traiter les cellules défectueuses impliquées dans des pathologies complexes du système nerveux central et d’autres maladies dégénératives, notamment la maladie de Parkinson et la sclérose latérale amyotrophique (SLA).

David Del Bourgo, co-fondateur et CEO de WhiteLab Genomics, commente :

“Ceci est une très bonne opportunité pour mettre en avant le potentiel de notre plateforme d’IA en collaboration avec des riches bases de données et l’expertise fournie par le laboratoire de médecine chimique du professeur Boudreault. Notre récent investissement au Canada, comprenant l’ouverture de notre deuxième entité nord-américaine l’année dernière à Montréal et des collaborations de recherche avec plusieurs laboratoires au Québec, s’aligne avec notre vision internationale d’accélération et d’optimisation de la découverte de médicaments génomiques.”

Une collaboration prometteuse

Le Pr Boudreault, en collaboration avec les laboratoires des Prs Michel Grandbois et Philippe Sarret, teste actuellement les peptides développés par Whitelab. Ces peptides servent d’ancrage aux vecteurs, optimisant leur fixation sur les cibles cellulaires à traiter et maximisant ainsi leur efficacité.

Les données expérimentales recueillies alimentent en continu la plateforme d’IA de WhiteLab Genomics. Ce processus itératif contribue à affiner les prédictions et à optimiser la conception des peptides.

Le Pr Pierre-Luc Boudreault conclut :

“En combinant notre expertise en chimie médicinale avec la plateforme d’IA de pointe de WhiteLab Genomics, nous repoussons les limites de ce qui est possible en matière de développement de médicaments. Cette collaboration illustre le pouvoir des partenariats interdisciplinaires pour générer des avancées significatives dans le domaine de la santé.” 

Whitelab Genomics et l'IPS collaborent
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  • AI2 lance Tülu 3 405B : une avancée vers un nouveau standard de l’IA open source
    Après avoir publié en décembre dernier sa famille de modèles OLMO 2, l’Allen Institute for Artificial Intelligence (AI2) poursuit son engagement envers l’open source avec le lancement de Tülu 3 405B. Basé sur Llama 3.1, exploitant le cadre d’apprentissage par renforcement à partir de récompenses vérifiables (RLVR) d’AI2, ce nouveau modèle atteint des performances compétitives ou supérieures à celles de DeepSeek V3 (sur lequel est basé DeepSeek R1) et GPT-4o, surpassant également les modèles post

AI2 lance Tülu 3 405B : une avancée vers un nouveau standard de l’IA open source

4 février 2025 à 14:00

Après avoir publié en décembre dernier sa famille de modèles OLMO 2, l’Allen Institute for Artificial Intelligence (AI2) poursuit son engagement envers l’open source avec le lancement de Tülu 3 405B. Basé sur Llama 3.1, exploitant le cadre d’apprentissage par renforcement à partir de récompenses vérifiables (RLVR) d’AI2, ce nouveau modèle atteint des performances compétitives ou supérieures à celles de DeepSeek V3 (sur lequel est basé DeepSeek R1) et GPT-4o, surpassant également les modèles post-entraînés précédents de même taille, comme Llama 3.1 405B Instruct et Hermes 3 405B de Nous Research.

Un post entraînement optimisé

La recette de post-entraînement de Tülu 3 405B est similaire à celle de ses prédécesseurs, Tülu 3 8B et 70B, publés par AI2 en novembre dernier. Elle inclut la curation minutieuse des données, la mise au point supervisée (SFT), l’optimisation directe des préférences (DPO) ainsi que le Reinforcement Learning with Verifiable Rewards (RLVR).

Crédit image AI. Schéma décrivant le processus d’apprentissage par renforcement avec récompenses vérifiables (RLVR).

Cette nouvelle méthode permet d’améliorer significativement les performances des modèles Tülu sur des tâches complexes comme la résolution de problèmes mathématiques et le suivi d’instructions. Fait intéressant, les résultats montrent que l’échelle du modèle influence positivement l’efficacité du RLVR : alors que les modèles plus petits bénéficient d’un entraînement sur des ensembles de données diversifiés, Tülu 3 405B obtient de meilleures performances en se concentrant sur des données plus spécialisées.

Performances du modèle

Selon les évaluations internes d’AI2, Tülu 3 405B surpasse DeepSeek V3, GPT-4o, et Llama 3.1 405B sur le benchmark PopQA, un ensemble de 14 000 paires de questions-réponses qui permet de vérifier l’efficacité des modèles dans la récupération et la génération d’informations précises. Le modèle a également obtenu les performances les plus élevées de tous les modèles de sa catégorie sur GSM8K, un ensemble de données composé d’environ 8 500 problèmes mathématiques de niveau scolaire créé par OpenAI, utilisé pour tester les capacités des modèles de langage à effectuer un raisonnement mathématique multi-étapes.

Enjeux techniques et défis d’implémentation

La mise à l’échelle du modèle n’a pas été sans défis. L’entraînement de Tülu 3 405B a nécessité une infrastructure considérable, avec 256 GPU déployés en parallèle. La gestion du parallélisme tensoriel et l’optimisation des hyperparamètres ont été des points clés, nécessitant un suivi rigoureux. L’’intégration de corrections pour la diffusion NCCL (NVIDIA Collective Communications Library, une bibliothèque open source qui permet de réduire les goulots d’étranglement liés aux échanges de données et améliore les performances globales du système) a cependant permis une synchronisation efficace des poids du modèle, réduisant ainsi les délais d’inférence et de mise à jour.

Tülu 3 405B est un modèle véritablement ouvert, répondant aux critères stricts de l’OSAID, la définition de l’IA open source de l’OSI. Il peut être testé sur le site d’Ai2, est accessible sur Hugging Face et son code d’entraînement sur GitHub.

Hébergé sur Google Cloud, le modèle sera prochainement disponible sur Vertex AI.

AI2 lance Tülu 3 405B
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  • « Bâtir la confiance : anticiper et maîtriser les risques de l’IA » par HEC Hub Digital & Axys
    Dans le cadre du Sommet mondial pour l’IA qui se tiendra les 10 et 11 février 2025 à Paris, HEC Alumni (Hub Digital) et Axys organisent un événement officiel réunissant des experts en gouvernance, cybersécurité et éthique pour explorer des approches concrètes en matière d’identification, de hiérarchisation et de gestion des risques liés à l’intelligence artificielle.   Organisé au sein de l’HEC Alumni House – Hôtel Le Marois, lieu d’exception situé près des Champs-Élysées, ce rendez-vous rassemb

« Bâtir la confiance : anticiper et maîtriser les risques de l’IA » par HEC Hub Digital & Axys

Par : Amira Hadak
4 février 2025 à 12:18

Dans le cadre du Sommet mondial pour l’IA qui se tiendra les 10 et 11 février 2025 à Paris, HEC Alumni (Hub Digital) et Axys organisent un événement officiel réunissant des experts en gouvernance, cybersécurité et éthique pour explorer des approches concrètes en matière d’identification, de hiérarchisation et de gestion des risques liés à l’intelligence artificielle.

 

Organisé au sein de l’HEC Alumni House – Hôtel Le Marois, lieu d’exception situé près des Champs-Élysées, ce rendez-vous rassemblera des acteurs majeurs du secteur industriel, bancaire et académique tels que Thales, le Crédit Agricole et le CNRS :

  • Juliette Mattioli: Experte senior IA chez ThalesPrésidente Hub Data & IA du pôle Systematic Membre de la mission France IA
  • Aldrick Zappellini : Directeur Data & IA et Chief Data Officer Groupe Crédit Agricole
  • Jean-Gabriel Ganascia : Professeur IA à la Sorbonne, Président du comité éthique du CNRS
  • Fazil Boucherit : Directeur, référent expert IA éthique chez Axys

À travers des cas pratiques (détection des biais algorithmiques, sécurité des données, explicabilité des modèles…), cet événement offrira aux participants une boîte à outils opérationnelle pour construire des cartographies de risques dynamiques. Il visera également à encourager l’intégration des bonnes pratiques dans les stratégies de gouvernance et à promouvoir l’adoption de standards permettant d’objectiver et de mesurer les risques liés à l’IA.

 

Une occasion unique d’échanger avec des experts et de renforcer la résilience des organisations face aux défis de l’intelligence artificielle.

Vous pouvez soumettre votre invitation via le lien d’inscription (limite à 90 participants).

« Bâtir la confiance : anticiper et maîtriser les risques de l’IA » par HEC Hub Digital & Axys

SoftBank et OpenAI s’associent pour lancer “SB OpenAI Japan” et déployer “Cristal intelligence” au sein des entreprises japonaises

4 février 2025 à 12:00

Hier, SoftBank Group et OpenAI ont annoncé le lancement de “SB OpenAI Japan”, une coentreprise qui développera des solutions d’IA adaptées aux entreprises japonaises, leur permettant d’entraîner leurs propres modèles sur des données internes tout en garantissant leur sécurité. La nouvelle société leur proposera dans un premier temps “Cristal intelligence”, un service d’IA d’entreprise dont elle aura l’exclusivité commerciale, que SoftBank a l’intention de déployer dans les sociétés de son groupe, notamment Arm.

En juin 2023, après que SoftBank Group ait affiché des pertes de 27,4 milliards de dollars en 2022, son PDG, Masayoshi Son, se disait prêt à rebondir et “à lancer une contre-offensive pour devenir le chef de file de la révolution de l’IA”.

Il choisit aujourd’hui de renforcer sa collaboration avec OpenAi qui a ouvert un bureau à Tokyo en avril 2024. En octobre dernier, SoftBank faisait partie des investisseurs qui ont permis à OpenAI de lever 6,6 milliards de dollars et est l’un de ses partenaires du projet “Stargate“, dévoilé récemment par Donald Trump.

Selon son communiqué, “la coentreprise servira de tremplin pour l’introduction d’agents d’IA adaptés aux besoins uniques des entreprises japonaises tout en établissant un modèle d’adoption mondiale”. Ce projet s’accompagne d’un investissement annuel de 3 milliards de dollars de SoftBank Group qui permettra à ce dernier de déployer les solutions d’OpenAI comme ChatGPT Enterprise pour les employés de l’ensemble du groupe.

Démocratiser l’adoption de la GenAI et des agents d’IA au Japon

Début janvier, Sam Altman déclarait “en 2025, nous pourrions voir les premiers agents d’IA « rejoindre le monde du travail » et changer matériellement la production des entreprises”. un service d’IA d’entreprise”. Cristal intelligence permettra aux entreprises nippones de tirer parti d’agents IA avancés capables d’automatiser des tâches intellectuelles et opérationnelles.

Sam Altman a d’ailleurs introduit lors de l’événement annonçant la création de SB OpenAI Japan auquel ont participé les représentants de plus de 500 entreprises japonaises, Deep Research, une fonctionnalité agentique alimentée par une version du prochain modèle OpenAI o3 optimisé pour la navigation Web et l’analyse de données. En fournissant simplement une requête, l’utilisateur permet à ChatGPT d’effectuer une recherche, d’analyser et de synthétiser des informations provenant de diverses sources en ligne, afin de générer des rapports détaillés en 5 à 30 minutes.

Selon les deux partenaires, ces agents d’IA jetteront les bases de systèmes encore plus avancés, capables d’apprendre et de s’adapter aux besoins de toute entreprise. SoftBank et ses filiales, dont Arm et SoftBank Corp., seront les premiers à intégrer Cristal Intelligence de manière extensive. Arm, par exemple, exploitera l’IA pour améliorer l’innovation et la productivité, tandis que SoftBank Corp. prévoit d’automatiser plus de 100 millions de flux de travail.

SoftBank et OpenAI s'associent
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  • AI Act : entrée en vigueur des premières mesures visant à encadrer les risques de l’IA
    Après de nombreuses modifications et reports dus notamment à l’essor de la GenAI, l’AI ACT est entré en vigueur le 1er août 2024. Comme prévu, depuis dimanche dernier, les mesures concernant les cas d’usage interdits sont entrées en application. L’UE a été la première à vouloir instaurer un cadre réglementaire pour l’IA, visant à réguler l’intelligence artificielle en fonction de son potentiel à causer des dommages. L’AI Act vise à garantir que les droits fondamentaux des citoyens européens, la

AI Act : entrée en vigueur des premières mesures visant à encadrer les risques de l’IA

4 février 2025 à 10:00

Après de nombreuses modifications et reports dus notamment à l’essor de la GenAI, l’AI ACT est entré en vigueur le 1er août 2024. Comme prévu, depuis dimanche dernier, les mesures concernant les cas d’usage interdits sont entrées en application.

L’UE a été la première à vouloir instaurer un cadre réglementaire pour l’IA, visant à réguler l’intelligence artificielle en fonction de son potentiel à causer des dommages. L’AI Act vise à garantir que les droits fondamentaux des citoyens européens, la démocratie, l’Etat de droit et la durabilité environnementale soient protégés contre les risques de l’IA.

Si son application se fera progressivement jusqu’en août 2027 et que de nouvelles lignes directrices seront publiées au fur et à mesure, depuis le 2 février dernier, les dispositions prises contre les systèmes d’IA présentant des risques inacceptables sont entrées en vigueur.

Les cas d’utilisation de l’IA interdits

Afin de préserver les droits des citoyens et la démocratie sont proscrits :

  • Les systèmes de catégorisation biométrique utilisant des caractéristiques sensibles (par exemple : opinions politiques, religieuses, philosophiques, orientation sexuelle, race) ;
  • L’extraction non ciblée d’images faciales sur Internet ou par vidéosurveillance pour créer des bases de données de reconnaissance faciale ;
  • Les systèmes permettant la reconnaissance des émotions sur le lieu de travail et les établissements d’enseignement ;
  • La notation sociale basée sur le comportement social ou les caractéristiques personnelles ;
  • Les systèmes d’IA qui visent à manipuler le comportement humain pour contourner le libre-arbitre ;
  • L’IA utilisée pour exploiter les vulnérabilités des personnes (en raison de leur âge, de leur handicap, de leur situation sociale ou économique).

Des exceptions ont toutefois été mises en place pour l’utilisation des systèmes d’identification biométrique dans les espaces accessibles au public à des fins répressives, sous réserve d’une autorisation judiciaire préalable et pour des listes d’infractions bien définies :

  • Les systèmes d’identification biométrique “à distance” seront utilisés strictement dans le cadre de la recherche ciblée d’une personne condamnée ou soupçonnée d’avoir commis un crime grave
  • L’utilisation des systèmes d’identification biométrique “en temps réel” sera limitée dans le temps et dans l’espace pour:
    • La recherche ciblée de victimes (enlèvement, traite, exploitation sexuelle) ;
    • La prévention d’une menace terroriste précise et actuelle ;
    • La localisation ou l’identification d’une personne soupçonnée d’avoir commis l’un des crimes spécifiques mentionnés dans le règlement (terrorisme, traite, exploitation sexuelle, meurtre, enlèvement, viol, vol à main armée, participation à une organisation criminelle, crime contre l’environnement).

Le Comité européen de l’IA, composé de représentants de haut niveau de la Commission européenne et de tous les États membres de l’UE, et le Bureau de l’IA, composé d’experts en technologie, juristes et économistes, sont chargés de la mise en œuvre et l’application de l’AI Act.

Le non-respect des règles qui s’appliquent à toute entité développant, mettant sur le marché ou utilisant des systèmes d’IA au sein de l’UE, pourra entraîner des amendes allant jusqu’à 35 millions d’euros ou 7 % du chiffre d’affaires mondial, en fonction de l’infraction et de la taille de l’entreprise.

AI Act
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  • Mistral Small 3 : la réponse open source française optimisée pour la latence aux modèles GenAI propriétaires
    En fin de semaine dernière, alors que tout le monde avait les yeux rivés sur DeepSeek et son modèle R1, Mistral AI, licorne française de la GenAI, a lancé plus discrètement Mistral Small 3. Publié sous la licence Apache 2.0, ce modèle de 24 milliards de paramètres optimisé pour la latence est “une excellente alternative open source aux modèles propriétaires opaques comme GPT4o-mini” selon elle. Avec Small 3, la licorne, démontre une fois de plus que pour être performant, un LLM ne requiert pas u

Mistral Small 3 : la réponse open source française optimisée pour la latence aux modèles GenAI propriétaires

3 février 2025 à 14:00

En fin de semaine dernière, alors que tout le monde avait les yeux rivés sur DeepSeek et son modèle R1, Mistral AI, licorne française de la GenAI, a lancé plus discrètement Mistral Small 3. Publié sous la licence Apache 2.0, ce modèle de 24 milliards de paramètres optimisé pour la latence est “une excellente alternative open source aux modèles propriétaires opaques comme GPT4o-mini” selon elle.

Avec Small 3, la licorne, démontre une fois de plus que pour être performant, un LLM ne requiert pas un nombre astronomique de paramètres. Le modèle se positionne comme une réponse aux besoins croissants d’efficacité en offrant un taux de traitement de 150 tokens par seconde, tout en affichant une précision de plus de 81 % sur le benchmark MMLU.

Cette prouesse technique est rendue possible grâce à une architecture optimisée qui réduit le nombre de couches traditionnelles, diminuant ainsi le temps de passage avant (forward pass time, ou temps nécessaire à un modèle de réseau de neurones pour traiter une entrée et produise une sortie) sans compromettre la qualité des réponses.

Ce choix architectural, qui en fait “actuellement le modèle le plus efficace de sa catégorie”, permet à la version optimisée, Mistral Small 3 Instruct, de rivaliser avec des modèles bien plus imposants comme Llama 3.3 70B ou Qwen 32B, tout en garantissant une exécution rapide et efficace sur du matériel standard.

Des applications pour divers secteurs

Le Mistral Small 3 ne se contente pas d’afficher des performances techniques remarquables : il s’inscrit également dans une logique d’adaptabilité aux besoins concrets des entreprises. Parmi les cas d’usage envisagés, plusieurs domaines se démarquent :

  • Assistance conversationnelle et appels de fonction : la faible latence garantit des interactions en temps réel, essentielles pour les chatbots ou assistants virtuels ;
  • Fine-tuning pour des expertises spécifiques : sa taille modeste facilite l’ajustement fin pour des domaines précis, comme le diagnostic médical ou le conseil juridique ;
  • Inférence locale : la possibilité de déployer le modèle sur du matériel accessible favorise l’usage dans des secteurs où les données sensibles nécessitent un traitement en local.

Comme les “Ministraux”, Small 3 répond également aux besoins croissants de calcul local et de protection de la vie privée : la possibilité de le déployer sur des configurations matérielles accessibles, comme une RTX 4090 ou un MacBook avec 32 Go de RAM, offre aux organisations le contrôle sur leurs données sensibles sans dépendance à une infrastructure cloud centralisée.

Une stratégie de diffusion ouverte et collaborative

Selon Mistral AI, faisant référence aux derniers modèles de DeepSeek, et au projet Open-R1,”Ce furent des jours passionnants pour la communauté open source ! Mistral Small 3 complète les grands modèles de raisonnement open source comme les récentes versions de DeepSeek, et peut servir de modèle de base solide pour faire émerger des capacités de raisonnement”.

L’entreprise a fait le choix de le publier sous la licence Apache 2.0, faisant le choix d’abandonner peu à peu sa licence plus restrictive MRL pour les modèles à usage général. Elle annonce d’ores et déjà “des modèles Mistral petits et grands avec des capacités de raisonnement améliorées dans les semaines à venir”.

Actuellement disponible sur les plateformes Hugging Face, Ollama, Kaggle, Together AI et Fireworks AI, Mistral Small 3 le sera également bientôt sur NVIDIA NIM, Amazon SageMaker, Groq, Databricks et Snowflake.

Mistral Small 3
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  • 2024 : une année de résilience et d’innovation pour les TPE-PME françaises
    Tensions géopolitiques au Moyen-Orient, guerre russo-ukrainienne, retour de l’inflation, l’année 2024 n’a pas été placée sous les meilleurs auspices pour les entreprises européennes. Cependant, selon le Baromètre de Qonto, leader européen de la gestion financière pour les TPE-PME et les indépendants, 3/4 des TPE-PME ont atteint ou dépassé leurs objectifs en 2024, faisant preuve d’une réelle capacité d’adaptation. Véritables piliers de l’économie européenne, les TPE-PME sont des moteurs essentiel

2024 : une année de résilience et d’innovation pour les TPE-PME françaises

3 février 2025 à 10:00

Tensions géopolitiques au Moyen-Orient, guerre russo-ukrainienne, retour de l’inflation, l’année 2024 n’a pas été placée sous les meilleurs auspices pour les entreprises européennes. Cependant, selon le Baromètre de Qonto, leader européen de la gestion financière pour les TPE-PME et les indépendants, 3/4 des TPE-PME ont atteint ou dépassé leurs objectifs en 2024, faisant preuve d’une réelle capacité d’adaptation.

Véritables piliers de l’économie européenne, les TPE-PME sont des moteurs essentiels de la croissance et de l’innovation. Le Baromètre 2024 de Qonto dévoile les résultats d’une enquête menée par YouGov auprès de 5 032 d’entre elles, réparties sur cinq marchés européens majeurs : la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et le Royaume-Uni. Il apporte non seulement des éclairages sur leurs performances de 2024, mais également leurs priorités pour 2025.

L’inflation et la faible demande continuent de freiner les TPE-PME

Les deux facteurs les plus souvent cités comme ayant un impact négatif sur les entreprises sont l’inflation et le manque de demande, tous deux mentionnés par 30 % des répondants à l’enquête. Ceux-ci sont suivis par l’augmentation de la concurrence et les difficultés de trésorerie, pointées par 20 % des répondants.

Ces mêmes facteurs étaient déjà préjudiciables à la performance des entreprises en 2023. Même si les taux d’inflation officiels ont baissé au cours des 12 derniers mois, les effets se font encore sentir fortement sur le terrain, suggérant que ces problèmes sont tenaces et pourraient prendre du temps à être surmontés par les entreprises.

La résilience française face aux défis économiques

Malgré ces défis, sur les 5 marchés étudiés, 64 % des entreprises déclarent avoir atteint leurs objectifs en 2024, 10 % avoir fait mieux que prévu.

En France, 65 % des TPE-PME ont atteint leurs objectifs en 2024. Si 52% des entreprises situées en Bretagne ont déclaré des performances inférieures aux objectifs, certaines régions se démarquent par leur performance : la Normandie (77 %), la région Auvergne-Rhône-Alpes (63 %) et les Pays de la Loire (60 %) affichent des résultats supérieurs à la moyenne nationale.

Les entreprises des régions de Nouvelle-Aquitaine et des Hauts-de-France se distinguent particulièrement : 13 % d’entre elles ont dépassé leurs objectifs. Cette capacité d’adaptation est un indicateur fort de la résilience du tissu entrepreneurial français.

Transformation numérique : la France dans la course européenne

Les entreprises françaises ont massivement adopté des solutions numériques, avec une égalité entre les outils bancaires en ligne et les banques traditionnelles (31 % d’adoption). Cette transition est particulièrement forte chez les entreprises de moins de 5 ans (38 %), qui se positionnent comme leaders dans l’utilisation de solutions exclusivement numériques.

En 2025, 28 % des TPE-PME françaises prévoient d’augmenter leurs dépenses technologiques, plaçant cet investissement devant le marketing (27 %) et l’acquisition de clients (25 %). L’adoption de l’intelligence artificielle est également bien ancrée : 67 % des PME européennes utilisent déjà des outils d’IA, et la France suit cette tendance avec une adoption marquée par les jeunes entreprises et les secteurs IT/Télécoms.

Une ambition environnementale en progression

Les TPE-PME françaises prennent de plus en plus en compte leur impact environnemental :  77 % d’entre elles ont déjà engagé ou planifient des actions en faveur de la réduction des émissions de carbone. Toutefois, seulement 6 % considèrent ces mesures comme une priorité absolue.

Les disparités régionales sont notables : la région Nord-Ouest affiche le taux d’engagement le plus élevé (84 %), tandis que la région parisienne présente une forte proportion d’entreprises ayant l’intention de prendre des mesures à l’avenir (35 %). Ce mouvement est encouragé par la directive CRSD (Corporate Sustainability Reporting Directive) qui imposera à partir de 2027 aux PME de rendre compte de leur impact environnemental et social.

Perspectives 2025 : croissance, talents et innovation au cœur des priorités

Acquisition client et expansion des effectifs : des leviers de développement majeurs

Les entreprises françaises placent l’acquisition client (31 %) en tête de leurs priorités, suivie de près par l’investissement technologique (28 %).

L’attraction et la fidélisation des talents sont également des enjeux cruciaux, dans un contexte où l’expertise devient un facteur différenciant essentiel. Les entreprises françaises misent sur l’innovation produite (22 %) et des campagnes marketing ciblées (21 %) pour renforcer leur attractivité. Ces choix stratégiques les positionnent favorablement face à leurs homologues européens, où la demande de main-d’œuvre qualifiée est particulièrement forte en Allemagne et en Italie.

Investissement dans la technologie : une dynamique française affirmée

L’IA et l’automatisation sont perçues comme des leviers essentiels de compétitivité. En 2025, les TPE-PME françaises prévoient de consacrer davantage de ressources à leurs équipes tech (28 %), devant les pôles marketing/communication (27 %) et vente/acquisition client (25 %).

Avec une ambition affirmée de positionner la France comme un acteur clé de la transformation numérique en Europe, malgré des vents contraires, les entreprises françaises affichent une dynamique prometteuse. Leur capacité d’adaptation, leur engagement technologique et leur volonté de concilier croissance et responsabilité environnementale leur confèrent une place centrale dans le paysage économique européen.

2024 une année de résilience et d'innovation pour les TPE et PME
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  • Menaces IA et fragmentation technologique : les grands défis de la cybersécurité en 2025
    En 2025, les organisations font face à des défis de cybersécurité sans précédent. Une étude récente commanditée par Palo Alto Networks et réalisée par Vitreous World met en lumière les principales préoccupations des entreprises françaises et européennes. Les menaces basées sur l’IA et la fragmentation technologique sont identifiées comme les plus grands risques pour la sécurité des entreprises. Vitreous World a interrogé plus de 450 cadres dirigeants (C-Level) et professionnels de la sécurité en

Menaces IA et fragmentation technologique : les grands défis de la cybersécurité en 2025

31 janvier 2025 à 14:00

En 2025, les organisations font face à des défis de cybersécurité sans précédent. Une étude récente commanditée par Palo Alto Networks et réalisée par Vitreous World met en lumière les principales préoccupations des entreprises françaises et européennes. Les menaces basées sur l’IA et la fragmentation technologique sont identifiées comme les plus grands risques pour la sécurité des entreprises.

Vitreous World a interrogé plus de 450 cadres dirigeants (C-Level) et professionnels de la sécurité en France, en Allemagne, au Royaume-Uni et en Espagne. La fragmentation technologique est identifiée comme un défi clé : plus d’un tiers (35 %) des répondants ont signalé que la gestion d’un nombre excessif de fournisseurs et d’outils de sécurité constitue le prochain obstacle majeur au développement d’un cadre de sécurité robuste, surpassant la complexité technologique et le manque d’interopérabilité.

Les menaces basées sur l’IA

Selon l’étude, 74 % des entreprises françaises considèrent les menaces basées sur l’IA comme le principal défi cyber en 2025, un chiffre supérieur à la moyenne européenne (66 %). Malgré cette prise de conscience, 93% des répondants français font confiance à la sécurité des applications d’IA utilisées dans leur entreprise.

Cette perception pourrait cependant être mise à l’épreuve par la sophistication des menaces alimentées par l’IA. Pour contrer ces dernières, les entreprises françaises intègrent de plus en plus l’IA dans leurs stratégies de sécurité, près de 8 répondants français sur 10 (79 %) sont d’ailleurs convaincus qu’ils utilisent cette technologie à son plein potentiel.

Complexité et fragmentation technologique

La fragmentation technologique demeure un obstacle majeur à l’instauration de stratégies de cybersécurité efficaces. Plus de la moitié des entreprises françaises (54 %) estiment que la multiplicité des outils compromet leur capacité à répondre aux cybermenaces, tandis que 44 % considèrent qu’elle est un frein à la transformation de leur sécurité.

Impact humain et opérationnel

La fragmentation technologique entraîne des inefficacités accrues pour les organisations françaises, 44 % des répondants constatent une hausse des coûts de formation et 46 % une augmentation des dépenses en solutions de cybersécurité.

Elle ne pèse pas uniquement sur les finances des entreprises. La fragmentation technologique affecte également les ressources humaines, avec une charge de travail accrue pour les analystes de sécurité (45 %) et un taux de rotation du personnel en hausse (44 %), supérieur à la moyenne européenne (39 %).

Vers une consolidation des solutions de cybersécurité ?

Face à ces enjeux, la simplification et l’intégration des piles technologiques émergent comme des priorités pour 90 % des organisations françaises en 2025. Une tendance claire se dessine vers une approche de sécurité basée sur des plateformes intégrées. Toutefois, si 90 % des entreprises sont favorables à cette approche, seulement 40 % ont déjà consolidé leur écosystème cyber.

Étienne Bonhomme, vice-président et directeur général pour la France chez Palo Alto Networks, commente :

 “L’essor des risques liés à l’intelligence artificielle a manifestement accru les préoccupations des organisations françaises, mais beaucoup peinent à établir des stratégies de sécurité robustes et efficaces. En conséquence, nous assistons à une forte tendance vers la plateformisation, qui permet aux entreprises non seulement de réduire la complexité inutile, mais aussi de renforcer leurs défenses face à des menaces en constante évolution.”

L’étude met en lumière une évidence : la cybersécurité ne peut plus se contenter d’une approche fragmentée et réactive. La sophistication croissante des attaques alimentées par l’IA et les défis liés à l’interopérabilité des systèmes exigent une refonte des stratégies de défense.

Menaces IA et fragmentation technologique : les grands défis de la cybersécurité en 2025
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  • Publication du rapport sur la sécurité de l’IA 2025 : un cadre mondial en construction
    Le premier rapport international sur la sécurité de l’intelligence artificielle, dirigé par Yoshua Bengio et fruit de la collaboration de 96 experts internationaux, vient poser les bases d’une compréhension partagée des risques des systèmes d’IA avancés et de la manière dont ils peuvent être atténués. Inspiré par les travaux du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat des Nations Unies, ce document, publié le 29 janvier dernier, contribuera à éclairer les discussions du Som

Publication du rapport sur la sécurité de l’IA 2025 : un cadre mondial en construction

31 janvier 2025 à 11:00

Le premier rapport international sur la sécurité de l’intelligence artificielle, dirigé par Yoshua Bengio et fruit de la collaboration de 96 experts internationaux, vient poser les bases d’une compréhension partagée des risques des systèmes d’IA avancés et de la manière dont ils peuvent être atténués. Inspiré par les travaux du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat des Nations Unies, ce document, publié le 29 janvier dernier, contribuera à éclairer les discussions du Sommet pour l’action sur l’IA.

Lors du 1er sommet sur la sécurité de l’IA, 30 pays ont convenu d’établir une compréhension scientifique et factuelle commune des risques de l’IA de pointe grâce à l’élaboration d’un rapport international, indépendant et inclusif sur les risques et les capacités de l’IA de pointe.

Hôte de l’événement, le Royaume-Uni a chargé Yoshua Bengio de le superviser. Cet éminent expert en IA, lauréat du prestigieux prix Turing en 2018, professeur titulaire à l’Université de Montréal, est le fondateur et directeur scientifique de Mila, l’Institut québécois d’IA. Il a été l’un des signataires de la lettre demandant une pause dans le développement des grands modèles de fondation et a fait partie des militants pour un encadrement strict de l’IA en Europe, en amont de l’AI Act.

Le second sommet, qui s’est déroulé à Séoul, s’est appuyé sur une première version provisoire de ce rapport qui fournit désormais une synthèse complète de la littérature existante sur les risques et les capacités des modèles d’IA de pointe.

Il résume les preuves scientifiques sur 3 questions fondamentales :

  • Que peut faire l’IA à usage général ?
  • Quels sont les risques associés à l’IA à usage général ?
  • Quelles sont les techniques d’atténuation contre ces risques ?

Une nécessaire prise de conscience

Les systèmes d’IA à usage général, capables d’effectuer une grande variété de tâches, progressent à une vitesse inédite. Non seulement ils peuvent écrire des programmes complexes et détecter des cybervulnérabilités, mais ils atteignent également des performances comparables à celles d’experts humains en sciences fondamentales. Ces avancées s’accompagnent cependant de nouveaux risques.

Rédigé par des experts provenant de 30 pays, de l’ONU, de l’UE et de l’OCDE, le rapport identifie trois catégories principales de menaces :

  • Les risques d’utilisation malveillante, incluant les cyberattaques, la propagation de désinformation ou la conception d’armes biologiques facilitée par l’IA ;
  • Les dysfonctionnements systémiques, tels que les biais algorithmiques, les erreurs de fiabilité ou la perte de contrôle sur des systèmes autonomes ;
  • Les risques systémiques, relatifs à l’impact économique et social de l’IA, notamment sur l’emploi, la protection des données personnelles et l’environnement.

Transparence et gouvernance : les enjeux clés

L’une des recommandations phares du rapport porte sur l’importance de la transparence. Mieux comprendre comment les modèles d’IA prennent leurs décisions devient un enjeu fondamental pour prévenir les abus et renforcer la confiance du public.

L’avenir de la sécurité de l’IA dépend des choix politiques qui seront faits. Les chercheurs mettent en garde contre une approche attentiste et encouragent les gouvernements à adopter des mesures proactives.

Yoshua Bengio souligne :

“Les capacités de l’IA à usage général ont augmenté rapidement au cours des dernières années et des derniers mois. Bien que cela présente un grand potentiel pour la société, l’IA présente également des risques importants qui doivent être soigneusement gérés par les gouvernements du monde entier.

Les auteurs du rapport appellent à une coopération internationale renforcée afin d’élaborer des standards de sécurité et des mécanismes de surveillance efficaces :

“Étant donné que l’impact de l’IA à usage général sur de nombreux aspects de nos vies est susceptible d’être profond, et que les progrès pourraient continuer à être rapides, il est urgent de travailler vers un accord international et de mettre en place des mesures appropriées.”

Cependant, parvenir à un consensus mondial reste un défi. Les auteurs, qui reconnaissent leurs divergences d’opinions sur certains aspects de l’IA à usage général, concluent :

“Nous continuons à être en désaccord sur plusieurs questions, mineures et majeures, concernant l’IA à usage général et ses capacités, risques et atténuations des risques. Cependant, nous considérons ce rapport comme essentiel pour améliorer notre compréhension collective de l’IA à usage général et de ses risques potentiels, et pour nous rapprocher d’un consensus et d’une atténuation efficace des risques, afin de garantir que l’humanité puisse profiter en toute sécurité des avantages de l’IA à usage général. Les enjeux sont élevés. Nous nous réjouissons de poursuivre cet effort.”

Le gouvernement britannique continuera d’héberger le secrétariat du rapport et Yoshua Bengio d’en assurer la présidence en 2025.

Le rapport peut être consulté ici.

Publication du rapport sur la sécurité de l’IA 2025 : un cadre mondial en construction
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  • L’UM6P et STATION F s’allient pour favoriser l’innovation entre l’Europe et l’Afrique
    L’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) et STATION F annoncent un partenariat stratégique visant à stimuler l’innovation et à renforcer les liens entre l’Europe et l’Afrique. Baptisé NextAfrica, ce programme de six mois ambitionne d’accompagner et d’accélérer les start-ups internationales souhaitant se développer sur le marché africain, notamment dans les domaines de la Greentech, l’Agritech et la Healthtech, alignés sur la vision et l’expertise de l’UM6P. Une synergie unique entre l’Europ

L’UM6P et STATION F s’allient pour favoriser l’innovation entre l’Europe et l’Afrique

31 janvier 2025 à 09:30

L’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) et STATION F annoncent un partenariat stratégique visant à stimuler l’innovation et à renforcer les liens entre l’Europe et l’Afrique. Baptisé NextAfrica, ce programme de six mois ambitionne d’accompagner et d’accélérer les start-ups internationales souhaitant se développer sur le marché africain, notamment dans les domaines de la Greentech, l’Agritech et la Healthtech, alignés sur la vision et l’expertise de l’UM6P.

Une synergie unique entre l’Europe et l’Afrique

Ce partenariat offre aux start-ups un cadre privilégié combinant mentorat, financement, accompagnement technique et accès aux marchés africains. Il s’appuie sur l’excellence scientifique et les infrastructures de l’UM6P, permettant aux entrepreneurs de bénéficier d’un savoir-faire local essentiel pour leur expansion en Afrique. Les start-ups pourront ainsi échanger avec les chercheurs et experts de l’université, qui leur offriront une compréhension approfondie des enjeux économiques et technologiques spécifiques au continent.

Par ailleurs, leur intégration à STATION F, le plus grand campus de startups au monde, leur garantira une exposition à un écosystème dynamique et interconnecté, favorisant les synergies avec des investisseurs, partenaires et experts européens. Ce double ancrage permettra aux entrepreneurs de solidifier leur présence à la fois sur les marchés africains et européens.

Un programme d’accélération de référence

Chaque année, NextAfrica accompagnera une vingtaine de startups spécialisées en Greentech et Healthtech à travers un programme intensif de six mois. Celui-ci combinera une immersion au sein de STATION F à Paris, où elles bénéficieront d’un accès privilégié aux ressources du campus et à un réseau international d’entrepreneurs et d’investisseurs, ainsi que des résidences périodiques sur le campus de l’UM6P au Maroc. Cette approche leur permettra non seulement de développer leurs projets dans un environnement entrepreneurial de premier plan, mais aussi de tester et d’adapter leurs innovations aux réalités et besoins spécifiques du marché africain.

Les candidatures pour rejoindre la première promotion sont d’ores et déjà ouvertes.

Hicham El Habti, Président de l’UM6P, souligne :

“Cette alliance avec STATION F reflète notre ambition de connecter les talents africains et européens dans un écosystème entrepreneurial de premier plan. En mettant en commun nos ressources, nous donnons aux startups les moyens d’adresser les défis technologiques, économiques et environnementaux de l’Afrique, tout en consolidant un pont d’innovation entre les deux continents.” 

Une vision stratégique pour l’innovation africaine

Ce partenariat s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement des capacités d’innovation en Afrique, un continent qui présente des opportunités majeures, mais également des défis spécifiques nécessitant des solutions adaptées. En combinant l’expertise de STATION F en matière d’accélération et l’ancrage africain de l’UM6P, NextAfrica se positionne comme un levier stratégique pour les entrepreneurs souhaitant s’implanter durablement sur ces marchés.

Roxanne Varza, Directrice de STATION F, conclut :

“Nous sommes ravis d’accueillir l’UM6P à STATION F. Ce partenariat renforce notre engagement dans des secteurs clés comme la Greentech et la Healthtech, tout en approfondissant notre lien avec le Maroc, qui est déjà le troisième pays le mieux représenté à STATION F.”

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  • OSE Immunotherapeutics et Scienta Lab : un partenariat pour une immunothérapie de précision boostée par l’IA
    OSE Immunotherapeutics et Scienta Lab ont annoncé hier un partenariat stratégique visant à utiliser l’IA pour améliorer la précision des traitements en immunothérapie. Grâce à la plateforme avancée de modélisation des maladies inflammatoires de Scienta Lab, les deux partenaires ambitionnent d’identifier des biomarqueurs prédictifs permettant de mieux cibler les traitements et d’améliorer les résultats cliniques des patients. Les maladies auto-immunes et inflammatoires, telles que la polyarthrite

OSE Immunotherapeutics et Scienta Lab : un partenariat pour une immunothérapie de précision boostée par l’IA

30 janvier 2025 à 14:07

OSE Immunotherapeutics et Scienta Lab ont annoncé hier un partenariat stratégique visant à utiliser l’IA pour améliorer la précision des traitements en immunothérapie. Grâce à la plateforme avancée de modélisation des maladies inflammatoires de Scienta Lab, les deux partenaires ambitionnent d’identifier des biomarqueurs prédictifs permettant de mieux cibler les traitements et d’améliorer les résultats cliniques des patients.

Les maladies auto-immunes et inflammatoires, telles que la polyarthrite rhumatoïde, le lupus et la maladie de Crohn, touchent une portion significative de la population mondiale (entre 5 et 7%) mais demeurent largement incomprises. Les traitements actuels, développés avec une approche généraliste, ne sont efficaces que pour environ deux tiers des patients. Fondée en 2021 par Camille Bouget, Vincent Bouget et Julien Duquesne, Scienta Lab cherche à changer cette dynamique en développant une compréhension plus fine de ces maladies, se détachant de la médecine “grand public et uniformisée” pour adopter une approche de médecine de précision.

Pour relever le défi de la variabilité importante des réponses à l’immunothérapie chez les patients, la deeptech s’est associée à OSE Immunotherapeutics, une société de biotechnologie spécialisée dans le développement de solutions thérapeutiques innovantes en immuno-oncologie et immuno-inflammation.

L’IA au service de la médecine de précision

Scienta Lab met à disposition EVA, son modèle d’IA multimodal dédié à la recherche translationnelle en immunologie afin d’analyser de vastes ensembles de données et d’identifier des signatures biologiques complexes. L’objectif est de développer une approche de stratification des patients en sous-groupes distincts, facilitant ainsi une prise en charge plus ciblée et efficace. En intégrant des facteurs systémiques et individuels, EVA vise à améliorer la compréhension des mécanismes sous-jacents des maladies inflammatoires et auto-immunes.

Une collaboration au service de l’innovation médicale

Pour OSE Immunotherapeutics, cette collaboration s’inscrit dans une stratégie plus large d’intégration de technologies de pointe dans son processus de développement.

Nicolas Poirier, Directeur général d’OSE Immunotherapeutics, explique :

“Nous sommes ravis de cette nouvelle collaboration qui s’inscrit dans notre volonté constante d’intégrer des solutions et des technologies innovantes d’IA pour développer des produits first-in-class en immuno-oncologie et en immuno-inflammation. Face au rythme effréné du monde d’aujourd’hui, il est primordial d’avancer très vite et une solution d’IA capable d’identifier des biomarqueurs prédictifs dans l’immuno-inflammation sera clé pour accompagner notre recherche et notre développement clinique dans diverses maladies inflammatoires chroniques et auto-immunes”.

Selon lui, l’identification de biomarqueurs prédictifs via l’IA pourrait permettre d’accélérer la recherche clinique et d’optimiser les parcours thérapeutiques.

Camille Bouget, CEO et co-fondatrice de Scienta Lab, partage cette vision :

“En raison de la nature complexe et hétérogène des pathologies immuno-inflammatoires, il est essentiel de disposer d’options thérapeutiques précisément ciblées pour pouvoir proposer un résultat optimal aux patients. Nous sommes très heureux de nous associer à OSE Immunotherapeutics, une biotech européenne leader, pour mettre EVA au service de cet objectif.”

Elle ajoute :

“Cette collaboration vise à générer une valeur scientifique et économique significative pour nos deux sociétés tout en menant notre mission commune de faire avancer l’innovation vers une immunologie de précision.”

OSE Immunotherapeutics et Scienta Lab : un partenariat pour une immunothérapie de précision boostée par l’IA
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  • Les chercheurs de Hugging Face invitent la communauté open source à contribuer au projet Open-R1
    Dix jours après son lancement, DeepSeek R1, qui a suscité l’émoi de la Silicon Valley et perturbé le marché de Wall Street, continue d’alimenter la une des médias internationaux. L’entreprise éponyme qui dit l’avoir mis open source pour soutenir la communauté IA n’a cependant pas révélé tous les éléments qui lui ont permis de développer ce modèle, notamment les ensembles de données et le code d’entraînement. Hugging Face, loin des polémiques, lance le projet Open-R1 et propose à la communauté de

Les chercheurs de Hugging Face invitent la communauté open source à contribuer au projet Open-R1

30 janvier 2025 à 14:00

Dix jours après son lancement, DeepSeek R1, qui a suscité l’émoi de la Silicon Valley et perturbé le marché de Wall Street, continue d’alimenter la une des médias internationaux. L’entreprise éponyme qui dit l’avoir mis open source pour soutenir la communauté IA n’a cependant pas révélé tous les éléments qui lui ont permis de développer ce modèle, notamment les ensembles de données et le code d’entraînement. Hugging Face, loin des polémiques, lance le projet Open-R1 et propose à la communauté de l’aider à construire les pièces manquantes du pipeline R1.

Mené par Leandro von Werra, directeur de la recherche chez Hugging Face, Elie Bakouch et Lewis Tunstall, le projet Open-R1 se veut un exemple de transparence et de partage des connaissances, permettant à chacun de contribuer et d’améliorer le modèle pour des applications variées, allant de la médecine à l’éducation, en passant par la recherche fondamentale.

Ils expliquent le but de leur démarche dans un blog :

“Le projet Open-R1 est une initiative visant à reconstruire systématiquement le pipeline de données et de formation de DeepSeek-R1, à valider ses affirmations et à repousser les limites des modèles de raisonnement ouvert. En créant Open-R1, nous visons à fournir de la transparence sur la façon dont l’apprentissage par renforcement peut améliorer le raisonnement, partager des informations reproductibles avec la communauté open source et créer une base pour de futurs modèles permettant d’exploiter ces techniques.”

Un plan en trois étapes

Pour les trois hommes, “la sortie de DeepSeek-R1 est une aubaine incroyable pour la communauté”.

DeepSeek-R1 est un modèle de raisonnement construit sur la base de DeepSeek-V3, présenté par la start-up chinoise fin décembre dernier, dont les performances sont comparables, à celles de principaux modèles à source fermée, comme GPT-4o ou Claude 3.5 Sonnet, et ce, malgré un coût d’entraînement nettement inférieur.

Le modèle compte 2 versions : DeepSeek-R1-Zero, entraîné par apprentissage par renforcement (RL) sans réglage fin supervisé (SFT), a montré de solides performances. Cependant, il présente des défis tels que la répétition sans fin et la mauvaise lisibilité. Pour résoudre ces problèmes, DeepSeek-R1 intègre des données de démarrage à froid avant l’application du RL et de plusieurs étapes de raffinement qui rejettent les résultats de mauvaise qualité et produisent des réponses polies et cohérentes.

DeepSeek a mis ces 2 versions et six modèles denses distillés à partir de DeepSeek-R1 basés sur Llama et Qwen à la disposition de la communauté.

Les chercheurs de Hugging Face proposent à ceux qui voudront contribuer au projet de les aider à :

  • Étape 1 : Répliquer les modèles R1-Distill en distillant un ensemble de données de raisonnement de haute qualité à partir de DeepSeek-R1.
  • Étape 2 : Répliquer le pipeline RL pur que DeepSeek a utilisé pour créer R1-Zero. Cela impliquera la conservation de nouveaux ensembles de données à grande échelle pour les mathématiques, le raisonnement et le code.
  • Étape 3 : Montrer qu’il est possible de passer du modèle de base → SFT (Supervised Fine-Tuning)→ RL via une formation en plusieurs étapes.

Les chercheurs d’Hugging Face concluent :

“Cette initiative ne consiste pas seulement à reproduire les résultats, mais aussi à partager des idées avec la communauté. En documentant ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas et pourquoi, nous espérons éviter à d’autres de perdre du temps et de calculer sur des chemins improductifs.”

Le projet, hébergé sur GitHub, compte plus de 12 000 étoiles, ce qui démontre l’intérêt qu’il suscite.

Les chercheurs de Hugging Face invitent la communauté open source à contribuer au projet Open-R1
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  • Mapping IA 2025 France Digitale : avec 751 start-ups, la France se positionne comme le hub européen de l’IA
    À quelques jours du Sommet pour l’Action sur l’IA, le mapping IA 2025 de France Digitale, réalisé avec le soutien de Sopra Steria Ventures et de l’accélérateur H7, révèle un écosystème français en pleine effervescence : avec 751 startups répertoriées, soit une augmentation de 27% par rapport à la précédente édition du mapping (mars 2023), la France conforte sa position de leader européen de l’IA. Réalisé au dernier trimestre 2024, le mapping 2025 “liste exclusivement les startups créées depuis 2

Mapping IA 2025 France Digitale : avec 751 start-ups, la France se positionne comme le hub européen de l’IA

30 janvier 2025 à 10:05

À quelques jours du Sommet pour l’Action sur l’IA, le mapping IA 2025 de France Digitale, réalisé avec le soutien de Sopra Steria Ventures et de l’accélérateur H7, révèle un écosystème français en pleine effervescence : avec 751 startups répertoriées, soit une augmentation de 27% par rapport à la précédente édition du mapping (mars 2023), la France conforte sa position de leader européen de l’IA.

Réalisé au dernier trimestre 2024, le mapping 2025 “liste exclusivement les startups créées depuis 2004, dont le siège social est basé en France, employant au moins 2 personnes et qui développent au moins un produit qui est basé sur, intègre ou sert au développement des technologies d’intelligence artificielle”.

Le dynamisme de l’écosystème français s’illustre non seulement par le nombre de start-ups présentes dans l’Hexagone, mais également par les 13 milliards d’euros levés depuis leur création, le nombre de start-ups d’IA créées depuis la précédente édition, il y a presque deux ans, soit 115, ainsi que le nombre d’emplois liés (36 000). D’autant plus que 92% d’entre elles ont l’intention de recruter en 2025, ce qui pourrait représenter près de 3 500 emplois supplémentaires.

L’Île-de-France demeure le principal pôle d’innovation, concentrant 63% des startups, suivi de l’Occitanie (6,5%) et d’Auvergne-Rhône-Alpes (6,1%).

Cependant, le mapping révèle qu’il reste de nombreux défis à relever : l’accès au financement, aux marchés publics et privés, à la donnée et à la puissance de calcul, ainsi que les difficultés de recrutement.

© France Digitale

Une diversification des usages de l’IA

Contrairement à l’idée que l’IA se résume à la génération de contenu, le mapping révèle une diversification des approches technologiques. Si 43% des startups exploitent l’IA générative, 47% développent des solutions basées sur le machine learning, le deep learning, la vision par ordinateur ou encore l’IA symbolique, une variété qui se reflète dans les secteurs d’application.


© France Digitale. Répartition des start-ups par secteur

Les principaux secteurs d’application sont la santé et les biotechnologies (13%), le développement de logiciels (9%), et la data et le cloud (8%).

Un modèle économique prometteur

Les startups françaises de l’IA affichent une solidité financière encourageante. 32% sont déjà rentables, et 54% prévoient de l’être d’ici trois ans. Cette performance s’explique par leur capacité à s’adapter aux besoins du marché :

  • 27% proposent des solutions sur étagère ;
  • 22% offrent des solutions personnalisables ;
  • 37% accompagnent leurs clients dans le déploiement ;
  • 13% co-développent leurs produits avec leurs clients.

Si les grandes entreprises (34%) et les ETI (20%) constituent leurs principaux clients, l’internationalisation devient un levier de croissance clé. 60% des startups réalisent déjà une part de leur chiffre d’affaires à l’international.

Des start-ups attractives

Environ 65% des start-ups ont réussi à obtenir des financements, principalement en série A. Cette tendance démontre l’attractivité des startups françaises de l’IA : 24 d’entre elles ont réalisé des levées de fonds de plus de 100 millions d’euros, soit 2,5 fois plus qu’en 2023.

Les défis à surmonter

Malgré ces avancées, des obstacles persistent. L’accès aux données demeure un frein majeur pour 25% des startups, appelant à une harmonisation européenne des régulations. L’accès à la puissance de calcul (11%) et le recrutement (13%) sont également cités comme des défis clés. Enfin, la consommation énergétique devient une préoccupation croissante, notamment face à la présence de grands acteurs internationaux captant d’importantes ressources.

Vers un écosystème européen unifié ?

Si la France se positionne comme le leader européen de l’IA, l’enjeu est désormais d’articuler cette dynamique à l’échelle du continent. Comme le souligne Maya Noël, directrice de France Digitale, la compétition avec les États-Unis impose une approche collective :

“La France est le hub européen des startups de l’IA en Europe. Cependant, cette échelle nationale n’est réaliste pour personne : face à la compétitivité accrue des Etats-Unis, l’Europe doit maintenant constituer un écosystème uni qui offre des solutions clés en main pour accompagner le déploiement de l’IA dans les entreprises et dans les administrations publiques.”

Retrouver le mapping 2025 ici.

Mapping IA 2025 France Digitale : avec 751 start-ups, la France se positionne comme le hub européen de l'IA
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  • InstaDeep lance Kyber, un supercalculateur proche de l’exascale, en région parisienne
    InstaDeep, l’un des leaders mondiaux de l’IA décisionnelle, a annoncé hier le lancement de Kyber, un supercalculateur de nouvelle génération conçu pour répondre aux besoins croissants en calcul haute performance (HPC). Installée dans le data center Equinix de Saint-Denis, cette infrastructure, qui représente un investissement de plusieurs millions d’euros, décuple les capacités de calcul d’InstaDeep. Avec une capacité avoisinant 0,5 exaFLOP en FP16, Kyber s’inscrit parmi les 100 clusters IA les

InstaDeep lance Kyber, un supercalculateur proche de l’exascale, en région parisienne

29 janvier 2025 à 14:00

InstaDeep, l’un des leaders mondiaux de l’IA décisionnelle, a annoncé hier le lancement de Kyber, un supercalculateur de nouvelle génération conçu pour répondre aux besoins croissants en calcul haute performance (HPC). Installée dans le data center Equinix de Saint-Denis, cette infrastructure, qui représente un investissement de plusieurs millions d’euros, décuple les capacités de calcul d’InstaDeep. Avec une capacité avoisinant 0,5 exaFLOP en FP16, Kyber s’inscrit parmi les 100 clusters IA les plus puissants au monde et figure dans le top 20 des clusters équipés de GPU NVIDIA H100.

Une infrastructure de pointe pour gérer des défis complexes

Conçu pour traiter des calculs extrêmement complexes, Kyber permettra de relever des défis critiques dans des domaines tels que la bio-informatique, les sciences de la vie, l’optimisation industrielle et la recherche avancée en IA. En associant cette puissance exceptionnelle à ses algorithmes innovants, InstaDeep ambitionne de transformer la prise de décision à grande échelle et la modélisation de systèmes complexes.

Karim Beguir, CEO et cofondateur d’InstaDeep, assure :

“Kyber représente une avancée transformative pour InstaDeep. Nous avons désormais la capacité d’accélérer les percées en IA et de concrétiser nos objectifs d’innovation au bénéfice de nos clients. Cet investissement souligne aussi l’importance clé de la France pour InstaDeep. Notre bureau de Paris, qui compte plus de 130 ingénieurs et chercheurs en IA, joue un rôle clé dans le développement de nos capacités dans la région. Héberger Kyber dans un centre de données français confirme notre engagement à stimuler l’innovation et la croissance en Europe.”

La France, un choix stratégique et souverain

La localisation de Kyber en région parisienne reflète une double ambition : optimiser les coûts énergétiques tout en garantissant la souveraineté des données. En construisant et en gérant ce cluster en interne, InstaDeep conserve une indépendance totale sur son infrastructure, lui permettant d’adapter les logiciels aux besoins spécifiques des utilisateurs tout en maîtrisant les coûts.

Nacef Labidi, Responsable de l’Infrastructure chez InstaDeep, souligne :

“Dès le départ, InstaDeep a pris la décision stratégique de construire et de gérer son propre cluster de supercalcul. Cette approche, rendue possible par notre expertise en calcul haute performance (HPC), garantit notre indépendance en matière d’accès à une puissance de calcul essentielle pour les workflows IA.” 

Un rôle clé pour l’innovation en Europe

L’investissement dans Kyber illustre l’engagement d’InstaDeep en faveur de la recherche et de l’innovation en France et en Europe. En combinant des chercheurs, des bases de données robustes et une puissance de calcul sans précédent, InstaDeep se positionne comme un acteur clé des transformations industrielles et scientifiques. L’entreprise ambitionne également d’utiliser ses avancées pour répondre à des défis mondiaux, notamment en matière de durabilité et de résilience climatique.

Depuis sa création, il y a dix ans, InstaDeep a mis ses technologies au service de solutions à fort impact, telles que la plateforme InstaGeo, un cadre open source d’apprentissage automatique géospatial, qui sera notamment utilisé par les participants du GeoAI Hack qu’il coorganise avec datacraft  la semaine prochaine. Avec Kyber, l’entreprise franchit un nouveau cap dans son ambition de repousser les limites de l’IA pour des industries à fort impact, tout en renforçant la souveraineté technologique européenne et en consolidant sa position de leader sur le marché de l’IA décisionnelle au côté des grands acteurs américains.

InstaDeep lance Kyber, un supercalculateur
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  • Alibaba : l’équipe Qwen annonce l’ajout de deux nouveaux modèles open source à Qwen2.5-1M
    L’avancement des LLMs repose souvent sur leur capacité à traiter des volumes croissants de données dans des contextes plus longs et plus complexes. Avec le lancement des modèles open source Qwen2.5-7B-Instruct-1M et Qwen2.5-14B-Instruct-1M, l’équipe Qwen d’Alibaba Cloud place la barre très haut. Pour permettre aux développeurs de déployer plus efficacement les modèles de la série Qwen2.5-1M, ceux-ci sont accompagnés d’un cadre d’inférence innovant, intégrant une méthode d’extrapolation de longu

Alibaba : l’équipe Qwen annonce l’ajout de deux nouveaux modèles open source à Qwen2.5-1M

29 janvier 2025 à 11:00

L’avancement des LLMs repose souvent sur leur capacité à traiter des volumes croissants de données dans des contextes plus longs et plus complexes. Avec le lancement des modèles open source Qwen2.5-7B-Instruct-1M et Qwen2.5-14B-Instruct-1M, l’équipe Qwen d’Alibaba Cloud place la barre très haut.

Pour permettre aux développeurs de déployer plus efficacement les modèles de la série Qwen2.5-1M, ceux-ci sont accompagnés d’un cadre d’inférence innovant, intégrant une méthode d’extrapolation de longueur et une méthode d’attention clairsemée, visant à réduire les coûts d’inférence et à améliorer la précision.

Les avancées techniques de Qwen2.5-1M

L’entraînement avec des séquences aussi longues représente un défi monumental en termes de calcul. L’équipe Qwen a adopté une approche progressive :

  • Augmentation graduelle : les modèles passent de 4K à 256K jetons au pré-entraînement, grâce à l’ajustement de la fréquence de base RoPE ;
  • Fine-tuning supervisé : une stratégie en deux étapes combine des instructions courtes (32K jetons) et longues (jusqu’à 256K jetons), garantissant une performance équilibrée ;
  • Extrapolation à 1 M : l’intégration de l’attention à double bloc (DCA) permet de gérer des distances de position relative invisibles pendant l’entraînement classique, tout en évitant une dégradation des performances.

Optimisations de l’inférence

Les besoins matériels pour traiter des contextes longs sont élevés, mais l’attention clairsemée et d’autres améliorations ont permis de réduire ces contraintes :

  • Chunked Prefill : cette méthode divise les séquences en blocs pour diminuer l’utilisation de la mémoire vive (VRAM) d’activation jusqu’à 96,7 % ;
  • Optimisation du parallélisme : une meilleure gestion des ressources GPU assure une exécution fluide même sur des dispositifs limités ;
  • Efficacité accrue : ces optimisations aboutissent à une augmentation de la vitesse de traitement, qui peut être jusqu’à 6,7 fois supérieures à celle des modèles classiques.

Performances de la famille de modèles Qwen2.5-1M

Tâches à contexte long

La série Qwen2.5-1M comprend actuellement les modèles open source Qwen2.5-7B-Instruct-1M et Qwen2.5-14B-Instruct-1M, ainsi que le modèle accessible via API Qwen2.5-Turbo, qui alimente désormais Qwen Chat.

Les modèles Qwen2.5-1M excellent sur des benchmarks complexes comme RULER, LV-Eval et LongBenchChat, souvent utilisés pour tester la compréhension de longs contextes, où ils surpassent leurs homologues 128K dans la plupart des tâches à contexte long, en particulier pour les séquences de plus de 64 Ko.

Le modèle 14B-Instruct-1M surpasse non seulement Qwen2.5-Turbo, mais aussi des modèles concurrents comme GPT-4o-mini, offrant une alternative open-source robuste pour les tâches à contexte long.

Évalués sur la tâche Passkey Retrieval, leurs résultats démontrent qu’ils peuvent récupérer avec précision des informations cachées dans des documents contenant jusqu’à 1 million de jetons, avec seulement des erreurs mineures observées dans le modèle 7B.

Tâches à contexte court

L’équipe a comparé les performances des modèles Qwen2.5-1M sur des séquences courtes par rapport à celles de leurs versions 128K et de GPT-4o-mini. Ils ont constaté que les versions 1M sont aussi précises que leurs homologues 128K sur des tâches classiques et qu’avec une longueur de contexte huit fois supérieure à celle de GPT-4o-mini, les modèles Qwen2.5-14B-Instruct-1M et Qwen2.5-Turbo atteignent des performances similaires au modèle d’OpenAI.

Le lancement de Qwen2.5-1M marque un tournant pour les modèles à contexte long, repoussant les limites techniques tout en élargissant le champ des possibles pour les applications qui nécessitent un traitement contextuel étendu telles que l’analyse juridique ou la gestion documentaire.

Pour plus d’informations sur les modèles, cliquer ici.

Alibaba, l'équipe Qwen annonce l'ajout de deux nouveaux modèles open source

Etude Seagate/Recon Analytics : l’IA entraînera une croissance exponentielle des besoins en stockage des entreprises d’ici 2028

29 janvier 2025 à 10:10

Une enquête mondiale menée en novembre dernier par Recon Analytics pour le compte de Seagate Technology révèle que l’adoption croissante des applications d’IA génère des volumes de données sans précédent, entraînant une explosion de la demande de stockage, en particulier dans le cloud.

Recon Analytics a interrogé 1 062 acheteurs et décideurs d’infrastructures de stockage d’entreprises déclarant un chiffre d’affaires annuel supérieur à 10 millions de dollars et une capacité de stockage actuelle supérieure à 50 To dans 10 pays. Selon son enquête, 72 % des entreprises interrogées utilisent déjà l’IA et 28 % prévoient de l’adopter d’ici trois ans.

Les disques durs au cœur de la stratégie cloud

Selon l’étude, 61 % des entreprises qui utilisent le cloud comme principal support de stockage anticipent une augmentation de plus de 100 % de leur capacité cloud d’ici 2028. Cette croissance est principalement soutenue par l’utilisation des disques durs, qui offrent une rentabilité équivalente à celle du téraoctet par euro et restent la technologie de prédilection des fournisseurs de services cloud. En effet, selon le rapport 2024 IDC Cloud Infrastructure Index, 89 % des données stockées par les principaux fournisseurs de services cloud le sont sur des disques durs.

Les répondants ont indiqué que 65 % de leurs données d’IA étaient stockées dans le cloud en 2024,un pourcentage qui devrait monter à 69 % d’ici 2028.


Crédit image : Recon Analytics. Utilisation du cloud en pourcentage du stockage actuel du client par rapport à l’avenir.

Roger Entner, fondateur et analyste principal de Recon Analytics, souligne :

“Les résultats de l’enquête indiquent généralement une augmentation à venir de la demande de stockage de données, les disques durs étant les grands gagnants. Si l’on considère que les dirigeants d’entreprise interrogés ont l’intention de stocker de plus en plus de ces données basées sur l’IA dans le cloud, il semble que les services cloud soient bien placés pour surfer sur une deuxième vague de croissance.”

Les priorités des entreprises face à l’IA

L’enquête révèle que, parmi les composants essentiels de l’infrastructure IA, le stockage arrive en deuxième position, juste derrière la sécurité : 66 % des personnes interrogées ont classé le stockage parmi leurs quatre préoccupations les plus importantes en matière d’infrastructure, tandis que 68 % ont classé la sécurité parmi les quatre premiers.

Crédit image : Recon Analytics. Importance des composantes de l’infrastructure d’IA

Les défis liés à la sécurité et à la conformité réglementaire sont également au cœur des préoccupations. La mise en œuvre de solutions de stockage cloud plus évolutives (61 % des répondants) est l’une des principales stratégies adoptées par les entreprises, suivie par l’amélioration des logiciels de gestion des données (56 %) tandis que 55 % investissent dans la mise à niveau de leurs infrastructures existantes et 49 % mettent en œuvre des techniques de compression des données.

Mesures prises par les entreprises pour s’adapter aux besoins croissants en données de l’IA

Un avenir centré sur la fiabilité des données

Les entreprises considèrent que la conservation des données sur de plus longues périodes est cruciale pour améliorer la précision des modèles d’IA : 90 % des répondants estiment qu’une rétention prolongée des données optimise la qualité des résultats produits par l’IA.

L’enquête met en lumière une exigence croissante en matière de fiabilité et de durabilité des données stockées : 88 % des répondants estiment que l’adoption d’une IA digne de confiance repose sur la capacité à stocker des volumes massifs de données sur des durées prolongées. La réplication des données est jugée très ou modérément importante par 80 % des répondants pour garantir l’intégrité de l’IA.

Parmi les personnes interrogées qui enregistrent les points de contrôle quotidiennement (28 % des répondants), 32 % conservent les données pendant plus de 12 mois, tandis que 29 % les conservent pendant six à 12 mois. Les entreprises qui utilisent plus de 100 Po de stockage enregistrent et sauvegardent les points de contrôle sur une base quotidienne ou hebdomadaire, 87 % d’entre elles stockant ces points de contrôle dans le cloud ou dans un mélange de disques durs et de disques SSD.

Recon Analytics anticipe une croissance exponentielle des besoins en stockage des entreprises. Cette tendance se renforcera lorsque les entreprises passeront de la phase d’essai de l’IA à une utilisation active. L’entraînement des LLMs, la réplication des données et l’allongement des périodes de conservation des données, qui sont des éléments essentiels d’une stratégie d’IA, nécessiteront des investissements accrus en stockage pour garantir le succès.

croissance exponentielle des besoins en stockage

AI Action Summit : la France ambitionne de lever 2,5 milliards d’euros d’ici 5 ans pour mettre l’IA au service de l’intérêt général

28 janvier 2025 à 14:00

Dans tout juste deux semaines, les 10 et 11 février prochains, la France accueillera à Paris le Sommet pour l’Action sur l’IA qu’elle co-présidera avec l’Inde. Selon les déclarations d’Anne Bouverot, l’envoyée spéciale du président de la République chargée d’organiser cet événement, à La Tribune Dimanche, en marge du Forum de Davos, l’une des premières initiatives concrètes à y voir le jour sera la création d’une fondation pour une IA au service de l’intérêt général.

Selon Anne Bouverot, elle “permettrait de rassembler des données d’intérêt général, sur la santé par exemple. L’idée est de créer un cadre de confiance pour rassembler ces données, qui seraient librement accessibles aux chercheurs et vendus à un prix modique aux start-up. Elles seraient payantes pour les acteurs privés.”

L’objectif de cette fondation “qui pourrait être située à Paris” est de promouvoir le développement de l’IA au service de l’intérêt général. Pour la financer, le gouvernement espère “lever 2,5 milliards d’euros sur cinq ans(…) dont 500 millions dès cette année.”

Interrogée sur les autres objectifs du Sommet pour l’Action sur l’IA, Anne Bouverot a déclaré qu’il visait à “former une coalition pour une IA durable”, et à ce “que les pays participants signent une déclaration commune sur la nécessité d’une gouvernance internationale”.

Une semaine dédiée à l’IA

L’AI Action Summit réunira à Paris près d’une centaine de pays et plus d’un millier d’acteurs du secteur privé et de la société civile venus de tous les continents.

Les événements de l’initiative la “Route vers le Sommet” ont permis de préparer le terrain pour cet événement majeur. À travers une centaine de rencontres, organisées dans le monde entier, les participants (acteurs publics, privés, experts, membres des mondes académique, culturel et médiatique) ont pu se réunir autour de discussions portant sur les enjeux du Sommet.

Cette mobilisation internationale conduira en février à une “semaine de l’action pour l’IA” dont le Sommet sera le point d’orgue. Elle débutera les 6 et 7 février avec la conférence scientifique internationale “AI, Science and Society” organisée par l’Institut Polytechnique de Paris, sur son campus de Saclay, qui portera sur les transformations engendrées par l’IA sur la science et sur nos sociétés. En favorisant un dialogue interdisciplinaire, cette rencontre permettra à des chercheurs de renom, dont certains lauréats du Prix Nobel, de venir présenter leurs travaux.

Les 8 et 9 février, le Week-end culturel de l’IA proposera au grand public une immersion dans les multiples dimensions de l’IA et ses impacts sur la création artistique contemporaine. Le samedi 8 février, le site François-Mitterrand de la Bibliothèque Nationale de France accueillera des tables rondes et des ateliers pour explorer les transformations engendrées par l’IA dans plusieurs domaines (droits d’auteurs, évolutions des musées, architecture et aménagement du territoire, patrimoine, journalisme et information, audiovisuel et cinéma, etc.). Le lendemain, la Conciergerie accueillera l’exposition Machina Sapiens qui proposera de cartographier les enjeux de l’IA générative et son impact sur la société à travers une vingtaine d’œuvres d’artistes français et internationaux. Des masterclass avec les artistes seront organisées durant l’après-midi.

Les deux journées du Sommet

L’Elysée a donné ce 26 janvier plus de précisions sur le programme des deux journées du Sommet.

Jour 1 – lundi 10 février 2025

La première journée du Sommet prendra la forme de conférences, tables-rondes, présentations, qui mettront en avant les solutions permises par l’IA. Ce sera l’occasion de rencontres et discussions entre participants du monde entier, croisant systématiquement le regard des gouvernements, entreprises et de la société civile, réunis pour la première fois dans un même lieu. Les principaux thèmes abordés lors des conférences et ateliers seront :

Nef

  • Ouverture du Sommet : IA de pointe, au-delà des grands modèles de langage ;
  • Tout au long de la journée : l’IA en pratique, projections artistiques, démonstrations et défis portés par des innovateurs du monde entier

Scène principale

Matin :

  • Mettre l’IA au service de l’avenir du travail
  • Créer un cercle vertueux entre l’IA, la création et l’information

Après-midi :

  • Cyberattaques et désinformation : tirer parti de l’IA pour protéger les démocraties
  • Mettre en place une gouvernance de l’IA efficiente et réellement inclusive
  • Faire grandir des écosystèmes d’IA compétitifs et soutenables dans le monde entier
  • Orienter l’IA vers l’’intérêt général : vers un écosystème d’IA résilient et ouvert

Auditorium

Matin :

  • Construire une IA de confiance : des engagements volontaires à des codes de bonnes pratiques collaboratifs
  • Evaluer les risques de l’IA à la frontière technologique
  • IA et science : face au mur des données

Après-midi : Discussions organisées par Project Syndicate sur la concurrence et l’investissement, l’innovation et le futur du travail, et l’énergie.

Jour 2 – mardi 11 février 2025

Ce dernier jour de cette semaine consacrée à l’IA, une session plénière au Grand Palais rassemblera les chefs d’Etat et de gouvernement ainsi que des personnalités internationales. Ensemble, ils échangeront sur les grandes actions communes à mettre en œuvre en matière d’IA.

En parallèle, de nombreux événements seront organisés à Paris : l’IA et la démocratie et l’impact environnemental de l’IA seront abordés respectivement à l’École Normale Supérieure et au Ministère de la transition écologique, d’autres événements s’adresseront à la manipulation de l’information, ou encore à la cybersécurité. Station F accueillera quant à lui le Business Day, une journée consacrée aux entreprises.

IA au service de l'intérêt général
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  • Probabl, Quandela, Scalinx, Sekoia.io et Uavia, Champions du pôle Systematic Paris-Region 2024
    Systematic Paris-Region, pôle européen du numérique et des DeepTech, a dévoilé hier la promotion 2024 de ses Champions, son label premium décerné chaque année à des PME en hyper croissance. Probabl, Quandela, Scalinx, Sekoia.io et Uavia rejoignent ainsi le cercle élitiste des Champions du Pôle qui compte désormais 73 entreprises innovantes, incarnant la DeepTech européenne dans toute sa diversité et son ambition. Le label « Champion du Pôle » : un tremplin pour l’avenir Ce label premium vise à a

Probabl, Quandela, Scalinx, Sekoia.io et Uavia, Champions du pôle Systematic Paris-Region 2024

28 janvier 2025 à 11:00

Systematic Paris-Region, pôle européen du numérique et des DeepTech, a dévoilé hier la promotion 2024 de ses Champions, son label premium décerné chaque année à des PME en hyper croissance. Probabl, Quandela, Scalinx, Sekoia.io et Uavia rejoignent ainsi le cercle élitiste des Champions du Pôle qui compte désormais 73 entreprises innovantes, incarnant la DeepTech européenne dans toute sa diversité et son ambition.

Le label « Champion du Pôle » : un tremplin pour l’avenir

Ce label premium vise à accélérer la croissance des membres « pré-ETI » deeptech du pôle. Il offre aux lauréats une visibilité accrue et un accès préférentiel aux ressources stratégiques de l’écosystème DeepTech. Au-delà de l’accompagnement financier, il favorise leur mise en réseau avec des acteurs clé de l’innovation européenne, tout en renforçant leur capacité à attirer des talents.

Les Champions du Pôle illustrent l’avenir de la Deep Tech européenne : pragmatisme, ambition globale, et modèles économiques durables.

Un processus de sélection rigoureux et exigeant

Le label « Champion du Pôle » repose sur une analyse approfondie des candidatures, avec deux axes principaux :

  • Les enjeux de développement : les défis auxquels ils seront confrontés pour poursuivre leur croissance ;
  • Les apports attendus : le soutien spécifique qu’ils espèrent obtenir du pôle, de l’écosystème et du jury.

Les cinq Champions du Pôle 2024 se démarquent par leur potentiel d’innovation, leur croissance forte et régulière, leur développement à l’international et l’ambition de leurs dirigeants.

Sous la présidence de Fadwa Sube, vice-présidente de Systematic, le jury a évalué des critères variés : croissance du chiffre d’affaires, qualité des solutions technologiques, stratégies de financement, ambition internationale, et capacité des dirigeants à mobiliser des talents.

Elle affirme :

“C’est avec beaucoup d’enthousiasme que nous dévoilons la 13ème promotion 2024 des champions. Ces PME sont porteuses de technologies de pointe, démontrant l’excellence et la force d’innovation de la Deep Tech française. Ce millésime 2024 est celui de la maturité et de la consolidation. Ces 5 Champions adressent toujours les sujets stratégiques, critiques de la DeepTech européenne : Quantique, Cyber, Semi-conducteurs, Drones, Open Source en s’appuyant évidemment sur les moteurs DATA et IA. Cette année, ils abordent leurs marchés et écosystèmes avec plus de pragmatisme, de sens du réel et de créativité dans la structuration de leurs modèles économiques et leur gouvernance !”

Les lauréats 2024

Probabl : Démocratiser l’IA et la science des données

Spin-off d’Inria, Probabl s’impose comme un acteur majeur de la science des données en s’appuyant sur la renommée de scikit-learn, bibliothèque open source comptabilisant plus de 2,2 milliards de téléchargements. Leur mission : améliorer la productivité dans l’étape précédant la mise en production des modèles de machine learning.

Points forts : son approche open source, son modèle économique SaaS, et sa vision audacieuse soutenue par des investisseurs stratégiques comme Mozilla Ventures.

“Le jury des Champions 2024 a particulièrement apprécié le fait que Probabl soit une Entreprise à Mission dans l’Open Source et l’IA. Probabl propose une refondation totale de l’infrastructure et l’ADN de l’édifice « start-up » innovante. Il a également souligné l’excellence de la recherche de l’Inria et la vocation d’un projet développant un actif majeur pour une « Science des Données Française », mais aussi et surtout la vision, l’audace, le chemin de vie de Yann Lechelle et sa connaissance intime du numérique et de ses chaînes de valeur depuis les années 80.”

Quandela : Rendre l’informatique quantique accessible

Leader dans le calcul quantique, Quandela conçoit des solutions adaptées aux besoins industriels : ordinateurs quantiques prêts à l’emploi, accès cloud aux processeurs et services d’algorithmes quantiques.

Points forts : l’excellence scientifique alliée à une approche pragmatique à étapes, étroitement liée aux besoins client.

“Le jury des Champions 2024 a particulièrement apprécié la parfaite alliance entre l’excellence scientifique au plus haut niveau mondial dans le « quantique » et le pragmatisme et l’humilité de Valérian Giesz et son équipe. Il a aussi souligné l’approche « step by step » très attentive aux besoins des clients et la construction terrain et opérationnelle de l’offre et de la roadmap.”

Scalinx : Optimiser la connectivité physique-numérique

Spécialisée dans les circuits intégrés mixtes et RF, Scalinx propose la technologie SCCORE™, permettant de réduire les coûts et la consommation énergétique dans des secteurs stratégiques comme la défense, l’aérospatial et les communications.

Points forts : un positionnement central répondant aux besoins critiques en performance et décarbonation, avec des partenariats stratégiques comme ceux avec Thales ou Nokia.

“Le jury des Champions 2024 a particulièrement apprécié le combo microprocesseur x data x décarbonation, ainsi que son positionnement central au cœur des besoins colossaux en performance, sécurité et efficacité énergétique pour les acteurs stratégiques de la défense, du spatial, de l’automobile et de la 5G et 6G. Elle a également souligné l’excellence de son équipe « semiconducteurs.”

Sekoia.io : Maîtriser les cybermenaces grâce à l’IA

Sekoia.io, société européenne de technologies de cybersécurité, est leader en détection et réponse s’appuyant sur l’IA et le renseignement cyber (CTI). Sa mission : fournir aux entreprises et organisations publiques les meilleures capacités de protection contre les cyberattaques.

Points forts : une plateforme SOC interopérable et conforme aux standards techniques internationaux, qui permet aux équipes de sécurité de se concentrer sur des missions à haute valeur ajoutée. Leur campagne de désinfection du malware PlugX, saluée par le FBI en 2025, illustre leur impact mondial.

“Le jury des Champions 2023 a particulièrement apprécié la maturité d’une offre cyber complète, en mode SaaS, opérationnelle pour les SI, la très belle croissance en termes de nombre de clients, d’actifs protégés, de partenaires et clients partout dans le monde et son très fort potentiel de passage à l’échelle.”

Uavia : Révolutionner la robotique autonome

Leader européen du logiciel, de la data et de la cybersécurité appliqués à la robotique, Uavia développe des solutions de drones autonomes répondant aux enjeux de protection des populations, de souveraineté et d’environnement.

Points forts : une plateforme indépendante du hardware permettant des opérations temps réel. Son projet SIMEA, primé France 2030, illustre son rôle clé dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

“Le jury des Champions 2024 a particulièrement apprécié l’offre plateforme complète intégrée clé en main, son équipe chevronnée et des fondateurs et actionnaires engagés pour une souveraineté opérationnelle dans le marché ultra critique et compétitif des drones. Ajoutons à cela un écosystème dense, diversifié et international.

Le-palmares-2024
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  • DeepSeek-R1, le modèle open source chinois venu déstabiliser NVIDIA et le marché de l’IA
    Après avoir suscité l’attention en décembre dernier avec l’annonce de DeepSeek-V3, son modèle open source éponyme, la start-up chinoise DeepSeek est venue perturber le marché de Wall Street avec le lancement le 20 janvier dernier de DeepSeek-R1.  Ce modèle doté de capacités de raisonnement avancées, lui aussi open source et dont le coût d’entraînement a également été drastiquement réduit, alimente désormais son agent conversationnel. Nvidia a été sans conteste l’entreprise la plus impactée par l

DeepSeek-R1, le modèle open source chinois venu déstabiliser NVIDIA et le marché de l’IA

28 janvier 2025 à 10:00

Après avoir suscité l’attention en décembre dernier avec l’annonce de DeepSeek-V3, son modèle open source éponyme, la start-up chinoise DeepSeek est venue perturber le marché de Wall Street avec le lancement le 20 janvier dernier de DeepSeek-R1.  Ce modèle doté de capacités de raisonnement avancées, lui aussi open source et dont le coût d’entraînement a également été drastiquement réduit, alimente désormais son agent conversationnel.

Nvidia a été sans conteste l’entreprise la plus impactée par l’arrivée de DeepSeek-R1. Alors que boostée par une demande accrue pour ses GPUs dédiés aux data centers, elle avait détrôné une nouvelle fois Apple en novembre dernier, redevenant l’entreprise la plus cotée en bourse, son action enregistrait hier soir une chute de 16, 86 %, la plus forte baisse depuis 2020. La société, qui a perdu plus de 580 milliards de capitalisation boursière en une seule journée, se retrouve ainsi rétrogradée à la 3ème place du marché, derrière Apple et Microsoft.

DeepSeek, la start-up chinoise qui défie les géants Américains

Alors que la guerre technologique autour de l’IA entre les Etats-Unis et la Chine continue de s’intensifier et que les acteurs de l’IA américains sont prêts à investir des sommes colossales, DeepSeek démontre une fois de plus qu’il est possible de développer à moindre coût des LLMs capables de rivaliser avec les meilleurs modèles américains aux nombres de paramètres impressionnants.

Créée en mai 2023 à Hangzhou, la start-up, dirigée par Liang Wenfeng, est une filiale du fonds spéculatif High-Flyer. Son ambition est la même que celle affichée par OpenAI : développer une IA au service de l’humanité et atteindre l’IAG, des systèmes d’IA qui dépassent les capacités cognitives des êtres humains dans de nombreux domaines.

Tout juste un an plus tard, l’entreprise lançait DeepSeek-V2, un modèle de langage performant proposé à un coût compétitif, déclenchant une guerre des prix sur le marché chinois de l’IA et amenant ses principaux concurrents notamment Zhipu AI, ByteDance, Alibaba, Baidu, Tencent à revoir leurs prix à la baisse.

DeepSeek, son IA conversationnelle, se présente comme une alternative sérieuse aux chatbots occidentaux, surpassant ChatGPT en nombre de téléchargements tant en Chine qu’aux États-Unis. Le chatbot est également disponible sur le site de la start-up.

DeepSeek-R1

DeepSeek-R1-Zero et DeepSeek-R1 sont deux modèles de raisonnement de première génération. DeepSeek-R1-Zero, entraîné par apprentissage par renforcement (RL) sans réglage fin supervisé (SFT), a montré de solides performances. Cependant, il présente des défis tels que la répétition sans fin et la mauvaise lisibilité. Pour résoudre ces problèmes, DeepSeek-R1 intègre des données de démarrage à froid avant l’application du RL, atteignant des performances comparables à celles d’OpenAI-o1 dans les tâches mathématiques, de code et de raisonnement.

Pour soutenir la communauté des chercheurs, la start-up a mis DeepSeek-R1-Zero, DeepSeek-R1 et six modèles denses distillés à partir de DeepSeek-R1 basés sur Llama et Qwen en open source. DeepSeek-R1-Distill-Qwen-32B et DeepSeek-R1-Distill-LLama 70B surpassent OpenAI-o1-mini dans divers benchmarks.

Selon la start-up, DeepSeek-R1 aurait été entraîné comme son prédécesseur avec des GPU H 800 que les USA autorisaient NVIDIA à lui vendre jusqu’à l’an passé, une affirmation qui laisse perplexes certains acteurs de l’IA américains qui pensent qu’elle aurait eu accès aux GPU Hopper H100 malgré les restrictions.

Quoiqu’il en soit, ses performances ont surpris les experts. Alexandr Wang, PDG de l’entreprise américaine Scale AI, a déclaré à la CNBC : “Ce que nous avons constaté, c’est que DeepSeek (…) est soit le meilleur, soit au niveau des meilleurs modèles américains”.

Marc Andreessen, qui a investi dans de nombreuses entreprises technologiques à succès, notamment Facebook, Twitter, LinkedIn et GitHub, a, quant à lui, qualifié DeepSeek-R1 de “l’une des percées les plus impressionnantes qu’il ait jamais vues et, en tant que source ouverte, un cadeau profond pour le monde”.

La course à l’IA entre les deux géants que sont les Etats-Unis et la Chine est plus que jamais ouverte…

DeepSeek-R1
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  • Allemagne : Hunter, le supercalculateur du HLRS de Stuttgart, entre en service
    La semaine dernière, le Centre de calcul haute performance de l’Université de Stuttgart (HLRS) a inauguré Hunter, son tout dernier supercalculateur. Conçu et fabriqué par Hewlett Packard Enterprise (HPE), il est alimenté, à l’instar d’El Capitan, le supercalculateur de plus de deux exaflops du département de l’Énergie des États-Unis, par l’APU Instinct MI300A d’AMD. Combinant performance et durabilité énergétique, Hunter marque une étape importante dans le paysage du calcul haute performance (HP

Allemagne : Hunter, le supercalculateur du HLRS de Stuttgart, entre en service

27 janvier 2025 à 14:00

La semaine dernière, le Centre de calcul haute performance de l’Université de Stuttgart (HLRS) a inauguré Hunter, son tout dernier supercalculateur. Conçu et fabriqué par Hewlett Packard Enterprise (HPE), il est alimenté, à l’instar d’El Capitan, le supercalculateur de plus de deux exaflops du département de l’Énergie des États-Unis, par l’APU Instinct MI300A d’AMD. Combinant performance et durabilité énergétique, Hunter marque une étape importante dans le paysage du calcul haute performance (HPC) en Allemagne.

Hunter repose sur une architecture innovante, exploitant les unités de traitement accéléré (APU ou Accelerated Processing Unit) AMD Instinct MI300A qui intègrent des cœurs de processeur, des GPU et une mémoire à large bande passante dans un seul boîtier. Avec une capacité de calcul maximale théorique de 48,1 pétaflops, la vitesse de Hunter est presque le double de celle de son prédécesseur, Hawk (26 pétaflops), tout en réduisant sa consommation d’énergie d’environ 80 %. L’intégration de l’architecture HPE Cray Supercomputing EX4000, dotée de 188 nœuds interconnectés via la technologie HPE Slingshot, garantit des performances optimales pour les charges de travail les plus exigeantes.

Un engagement fort en faveur de la durabilité

Conçu avec une approche centrée sur l’efficacité énergétique, Hunter utilise un système de refroidissement liquide direct 100 % sans ventilateur, développé par HPE pour maximiser l’efficacité énergétique et la rentabilité des déploiements d’IA à grande échelle. En collaboration avec HPE, HLRS a également mis en place un plafonnement dynamique de l’alimentation, optimisant la répartition de la puissance en fonction des besoins des applications en temps réel. Ces efforts s’inscrivent dans une stratégie globale de développement durable, visant à rendre le calcul intensif plus respectueux de l’environnement.

Des applications variées pour la science et l’industrie

Hunter est destiné à répondre aux besoins de divers secteurs, notamment l’ingénierie, la modélisation climatique, la recherche biomédicale et la science des matériaux. Les entreprises et les agences du secteur public bénéficieront ainsi d’un accès sécurisé aux ressources de calcul haute performance et d’IA, permettant de développer des produits et des services innovants.

La start-up Seedbox.ai basée à Stuttgart exploite déjà Hunter pour entraîner ses LLMs KafkaLM, contribuant à l’émergence de solutions IA européennes. En outre, le supercalculateur jouera un rôle clé dans le projet HammerHAI, une initiative allemande visant à démocratiser l’adoption de l’intelligence artificielle en Europe.

Financement et avenir du calcul haute performance

Le coût total du projet Hunter s’élève à 15 millions d’euros, financés à parts égales par le ministère des Sciences, de la Recherche et des Arts du Bade-Wurtemberg et le ministère fédéral allemand de l’Éducation et de la Recherche, sous l’égide du Centre Gauss pour le calcul intensif, l’alliance des trois centres nationaux de calcul intensif de l’Allemagne, dont le HLRS est le membre-fondateur.

Hunter prépare le terrain pour son successeur, le supercalculateur de classe exascale Herder, qui sera également fabriqué par HPE. Avec une vitesse de pointe de plusieurs centaines de pétaflops, Herder permettra d’étendre considérablement les capacités HPC de l’Allemagne.

Hunter, le supercalculateur du HLRS de Stuttgart, entre en service
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  • Aleph Alpha dévoile une architecture LLM sans tokenizer : un tournant pour l’IA souveraine ?
    Le 22 janvier dernier, lors du Forum de Davos, Aleph Alpha a annoncé une avancée significative dans le domaine des grands modèles de langage : une nouvelle architecture sans tokenizer (T-Free). Baptisée Pharia, à l’instar de sa famille de LLMs lancés en août 2024, elle vise à résoudre certaines limites des modèles traditionnels et ouvre la voie à des solutions d’IA souveraines plus robustes, adaptées aux spécificités linguistiques et sectorielles. Les LLMs actuels, qu’ils soient open source ou

Aleph Alpha dévoile une architecture LLM sans tokenizer : un tournant pour l’IA souveraine ?

27 janvier 2025 à 11:00

Le 22 janvier dernier, lors du Forum de Davos, Aleph Alpha a annoncé une avancée significative dans le domaine des grands modèles de langage : une nouvelle architecture sans tokenizer (T-Free). Baptisée Pharia, à l’instar de sa famille de LLMs lancés en août 2024, elle vise à résoudre certaines limites des modèles traditionnels et ouvre la voie à des solutions d’IA souveraines plus robustes, adaptées aux spécificités linguistiques et sectorielles.

Les LLMs actuels, qu’ils soient open source ou fermés, rencontrent des difficultés lorsqu’il s’agit d’intégrer de nouvelles langues ou des connaissances sectorielles particulières. La dépendance à la tokenisation, qui segmente le texte en unités prédéfinies, limite la capacité d’adaptation aux contenus qui s’éloignent des données d’entraînement d’origine. Aleph Alpha propose donc une alternative en supprimant cette étape, permettant ainsi un apprentissage plus fluide et efficace.

Selon Jonas Andrulis, fondateur et PDG d’Aleph Alpha, cette approche “permet d’affiner et de créer des modèles souverains pour divers alphabets et secteurs, tout en réduisant les coûts de calcul et l’empreinte carbone”. La société affirme que cette architecture pourrait réduire les coûts d’entraînement et l’empreinte carbone par rapport aux autres options de 70 % dans certaines langues, comme le finnois, une langue relativement peu riche en ressources, par rapport aux solutions traditionnelles.

Une collaboration stratégique avec AMD et Schwarz Digits

Pour réaliser cette avancée technologique, Aleph Alpha s’est associé à AMD et Schwarz Digits, la division informatique et numérique du Groupe Schwarz. La combinaison de la nouvelle architecture avec les GPU AMD Instinct MI300 Series et la pile logicielle ouverte AMD ROCm vise à offrir une solution haute performance et optimisée pour les charges de travail GenAI. Schwarz Digits apporte, quant à lui, une infrastructure européenne fiable et conforme aux exigences réglementaires.

La start-up s’est également appuyée sur l’équipe AMD SiloAI d’Helsinki, qui a contribué à démontrer les capacités multilingues de sa nouvelle architecture de modèle. Keith Strier, vice-président de Global AI Markets chez AMD, souligne que “cette collaboration apporte plus qu’une simple solution technologique : elle renforce la résilience de l’écosystème européen de l’IA.

Vers une démocratisation de l’IA souveraine

Pour ses modèles Pharia présentés en août 2024, Aleph Alpha avait concentré ses efforts sur une meilleure tokenisation, mais avait annoncé avoir entamé un flux de travail plus innovant “sans tokenizer” pour leurs futures versions, ce qu’il vient de réaliser avec Pharia T- Free.

La suppression du tokenizer marque une rupture dans l’approche traditionnelle du traitement du langage naturel tout en positionnant Aleph Alpha comme un acteur incontournable de l’IA souveraine en Europe. Les gouvernements et entreprises de secteurs où les données sont particulièrement sensibles tels que la santé, la finance, le droit et la sécurité, pourront en tirer parti pour renforcer la confidentialité, la sécurité et l’adaptabilité de leurs solutions d’IA.

Aleph Alpha dévoile une architecture LLM sans tokenizer
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  • Structurer l’écosystème quantique européen : la vision de Benjamin Haddad
    Hier après-midi, Benjamin Haddad, ministre délégué chargé de l’Europe, s’est rendu à l’usine de Quandela, acteur majeur français du quantique, à Massy, dans l’Essonne. Lors de cette visite, il a appelé à redoubler d’efforts pour structurer un écosystème technologique cohérent et efficace, soulignant l’importance de coordonner les initiatives nationales et européennes et plaidant pour l’élaboration d’une stratégie quantique au niveau de l’UE. Fondé en 2017, Quandela, leader européen de la photoni

Structurer l’écosystème quantique européen : la vision de Benjamin Haddad

24 janvier 2025 à 14:00

Hier après-midi, Benjamin Haddad, ministre délégué chargé de l’Europe, s’est rendu à l’usine de Quandela, acteur majeur français du quantique, à Massy, dans l’Essonne. Lors de cette visite, il a appelé à redoubler d’efforts pour structurer un écosystème technologique cohérent et efficace, soulignant l’importance de coordonner les initiatives nationales et européennes et plaidant pour l’élaboration d’une stratégie quantique au niveau de l’UE.

Fondé en 2017, Quandela, leader européen de la photonique quantique, conçoit, construit et fournit des solutions quantiques de pointe pour l’industrie, notamment des systèmes prêts à l’emploi pour les datacenters, des processeurs quantiques accessibles via le cloud, ainsi que des services d’accès aux algorithmes.

Coordonner les initiatives

Benjamin Haddad entend défendre une meilleure coordination des initiatives telles qu’EuroHPC, EuroQCI et les programmes nationaux pour maximiser les synergies. Par ailleurs, il préconise que les financements de France 2030 soient relayés dans le prochain cadre financier pluriannuel (CFP) européen. La France souhaite cibler le financement des secteurs économiques stratégiques dans les futures négociations du programme cadre de recherche et d’innovation (FP10) ainsi que dans Digital Europe, en mettant l’accent sur les technologies quantiques.

Simplification réglementaire : un levier pour l’innovation

Benjamin Haddad estime également que la simplification des réglementations européennes est une priorité urgente. Selon lui, ces textes ne doivent pas freiner l’investissement, l’innovation et la compétitivité des entreprises : “Nous en ferons également une grande cause du Sommet IA.”

Concernant les aides d’État, il souligne la nécessité d’un allègement des procédures pour permettre aux entreprises du quantique de mobiliser rapidement des fonds en phase initiale :

“L’allègement des procédures d’aides d’Etat est essentiel pour que les entreprises du quantique puissent débloquer rapidement des fonds en phase initiale. Je porterai, auprès de la Commission, l’objectif de rationaliser le règlement d’exemption par catégories (RGEC) afin de mieux articuler les règles relatives aux aides d’Etat et celles relatives aux fonds européens. Cela passe par un l’alignement des conditions d’éligibilité pour simplifier l’utilisation croisée, et par un alignement des modalités d’utilisation des options de coûts simplifiées (OCS) dans le cadre des fonds européens”.

Pour accélérer la simplification réglementaire, Benjamin Haddad entend également appuyer la proposition de la Commission européenne de créer un 28e régime pour les jeunes entreprises innovantes, défendue par les autorités françaises :

“Les difficultés d’expansion au sein du marché européen sont une faiblesse de notre écosystème d’innovation, qui provient en partie d’une fragmentation réglementaire. Cette mesure instaurerait un statut européen unique de la jeune entreprise innovante, qui permettrait à ces entreprises de ne s’enregistrer qu’une seule fois au niveau européen et de bénéficier d’une uniformisation de certaines réglementations, notamment celles facilitant l’accès aux financements. Cette mesure pourrait être la clé de voûte de la nouvelle « EU start-up and scale-up strategy » et permettrait d’accompagner les jeunes entreprises en phase de croissance.”

Renforcer l’investissement privé

Le ministre délégué à l’Europe souhaite mobiliser davantage les financements privés et l’épargne européenne pour soutenir l’innovation dans les phases d’amorçage et de développement du hardware quantique.

Il insiste sur la nécessité de rendre l’investissement européen plus attractif, rappelant que 300 milliards d’euros d’épargne privée sont actuellement investis hors d’Europe, principalement aux États-Unis. La création d’un produit d’épargne européen est une piste explorée, et l’Eurogroupe a déjà exprimé son intérêt sur cette question.

Renouer avec le risque

Benjamin Haddad insiste sur la nécessité pour l’Europe de se réconcilier avec la prise de risque. Il plaide pour une relance du marché de la titrisation afin de financer les innovations quantiques, tout en simplifiant les exigences de due diligence pour les investisseurs. La titrisation permet de transformer des actifs financiers, tels que des créances ou des prêts, en titres négociables sur les marchés financiers et offre aux entreprises la possibilité de lever rapidement des fonds.

“Nous ne pouvons pas bureaucratiser ce qui relève de l’innovation et de l’investissement dans notre futur. C’est la raison pour laquelle je soutiens l’allégement des exigences de due diligence applicable aux investisseurs dans les opérations de titrisation, aujourd’hui trop lourdes et prescriptives. L’adoption d’une approche principielle permettra de limiter la complexité induite pour les investisseurs en se bornant à leur imposer d’évaluer correctement et raisonnablement les risques auxquels ils s’exposent.”

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  • Avertissement de la BSA : “L’Europe risque d’être en retard dans la course à l’IA”
    Dans une déclaration conjointe publiée le 17 janvier dernier, la Business Software Alliance et 7 cosignataires de premier plan appellent l’UE à réévaluer son approche réglementaire de l’IA, soulignant que des exigences excessives et un processus de mise en œuvre complexe pourraient compromettre la compétitivité de l’Europe sur la scène mondiale. Fondée en 1988 et basée à Washington, la Business Software Alliance (BSA) est une organisation internationale qui représente les intérêts des entreprise

Avertissement de la BSA : “L’Europe risque d’être en retard dans la course à l’IA”

24 janvier 2025 à 11:00

Dans une déclaration conjointe publiée le 17 janvier dernier, la Business Software Alliance et 7 cosignataires de premier plan appellent l’UE à réévaluer son approche réglementaire de l’IA, soulignant que des exigences excessives et un processus de mise en œuvre complexe pourraient compromettre la compétitivité de l’Europe sur la scène mondiale.

Fondée en 1988 et basée à Washington, la Business Software Alliance (BSA) est une organisation internationale qui représente les intérêts des entreprises de logiciels et de services numériques. Elle regroupe des entreprises technologiques majeures, telles que Microsoft, Adobe, IBM, et d’autres acteurs de premier plan du secteur des logiciels et du cloud computing. Son champ d’action est global, avec des bureaux et des activités dans plusieurs régions du monde, notamment en Europe, en Asie et en Amérique latine.

Elle œuvre notamment à la promotion de politiques publiques favorables à l’innovation technologique, d’où cette lettre commune qui s’appuie sur le rapport rédigé par Mario Draghi, ancien président de la Banque centrale européenne, remis à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le 9 septembre dernier. Outre la BSA, elle a été cosignée par les organisations industrielles suivantes :

  • Allied for Start-ups ;
  • CCIA – Computer and Communications Industry Association ;
  • DOT Europe ;
  • ITI – Information Technology Industry Council ;
  • ORGALIM – Europe’s Technology Industries ;
  • SAPIE – Slovak Association for Innovation Economy ;
  • ZPP – The Union of Entrepreneurs and Employers.

Une charge réglementaire jugée excessive

L’adoption de l’AI Act par l’UE en août 2024 a constitué une avancée majeure en établissant le premier cadre juridique global régissant l’IA. Son entrée en vigueur sera progressive et de nombreuses questions doivent être encore clarifiées.

Dans leur lettre sous-titrée “Pour saisir le potentiel de l’IA en Europe, suivez le rapport Draghi : réduire la charge réglementaire, se concentrer sur l’adoption et l’innovation de l’IA”, les organisations signataires mettent en garde contre la complexité de la directive sur la responsabilité en matière d’IA, qui risque de superposer des exigences inutiles aux entreprises européennes. Elles pointent également du doigt l’expansion du Code de pratique pour les fournisseurs d’IA à usage général, dont la version finale devrait être présentée en avril prochain et s’étendra au-delà du champ initial prévu par la loi, notamment en ce qui concerne des questions sensibles comme le droit d’auteur.

Les signataires critiquent en particulier la rapidité de son processus d’adoption, estimant que les délais courts ne permettent pas une consultation approfondie des parties prenantes et risquent d’aboutir à un cadre réglementaire peu adapté aux besoins réels du marché.

Le retard de l’Europe en matière d’investissements

Outre les préoccupations réglementaires, la BSA et ses partenaires attirent l’attention sur le retard structurel de l’Europe en matière d’investissements dans l’IA. Selon le rapport Draghi, l’Europe accusait en 2021 un déficit de 270 milliards d’euros par rapport aux États-Unis en termes de dépenses annuelles dans la recherche et l’innovation en IA.

Sans des efforts accrus pour stimuler les investissements, renforcer les infrastructures et encourager l’innovation, les auteurs de la lettre estiment que l’Europe risque de perdre sa position concurrentielle face à d’autres régions du monde. Ils préviennent :

“L’Europe risque d’être laissée pour compte dans la course à l’IA. Son ambition de conserver et de renforcer son rôle de leader mondial de l’IA va être sapée par ces tendances inquiétantes d’augmentation de la charge réglementaire et d’adoption accélérée de la législation secondaire.”

Recommandations pour une mise en œuvre réussie

Les organisations signataires appellent à une réglementation plus ciblée, en évitant de multiplier les exigences qui pourraient freiner l’essor des entreprises technologiques européennes. Elles recommandent notamment :

  • Une réduction de la charge réglementaire, en s’assurant que toute législation complémentaire soit justifiée et alignée sur les exigences initiales de l’AI Act ;
  • Un processus plus adapté, permettant une implication plus active des acteurs du secteur pour garantir une mise en œuvre efficace et pragmatique.

Retrouver la déclaration “Joint Industry Statement on the Implementation of the EU AI Act” ici.

Avertissement de la BSA : "L'Europe risque d'être en retard dans la course à l'IA"
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  • Cyber-IA Expo 2025 : L’IA au cœur de la cybersécurité
    En prélude au Sommet pour l’Action sur l’IA, Beyond Event, Les Assises de la cybersécurité et les RIAMS (Rencontres de l’Identité de l’Audit et du Management de la Sécurité) organiseront “Cyber-IA Expo 2025” le 4 février prochain au Palais des Congrès de Paris. Cet événement, dont le Campus Cyber et le CESIN (Club des Experts de la Sécurité de l’Information et du Numérique) sont partenaires, vise à mobiliser l’écosystème face aux enjeux critiques de l’IA et de la cybersécurité. Co-construire l’a

Cyber-IA Expo 2025 : L’IA au cœur de la cybersécurité

24 janvier 2025 à 10:40

En prélude au Sommet pour l’Action sur l’IA, Beyond Event, Les Assises de la cybersécurité et les RIAMS (Rencontres de l’Identité de l’Audit et du Management de la Sécurité) organiseront “Cyber-IA Expo 2025” le 4 février prochain au Palais des Congrès de Paris. Cet événement, dont le Campus Cyber et le CESIN (Club des Experts de la Sécurité de l’Information et du Numérique) sont partenaires, vise à mobiliser l’écosystème face aux enjeux critiques de l’IA et de la cybersécurité.

Co-construire l’avenir de la cybersécurité

Ce nouvel événement est une réponse proactive à une double dynamique : l’intensification des cybermenaces qui sont de plus en plus sophistiquées notamment grâce à l’IA et à l’émergence de nouvelles opportunités liées à l’IA et la GenAI.

Cyber-IA Expo se veut un catalyseur afin d’aider les organisations à naviguer dans cette convergence technologique inédite, où se mêlent pressions géopolitiques, enjeux économiques et transformation numérique. Son objectif est de transformer les défis actuels en leviers d’innovation et à faire de la cybersécurité et de l’IA des priorités stratégiques.

Un programme à la pointe des enjeux

La journée sera marquée par des interventions d’experts de renom qui partageront leur vision sur l’intégration de l’IA dans les stratégies de défense des organisations.

Au programme :

Conférence d’ouverture par Clara Chappaz, Ministre déléguée chargée de l’intelligence artificielle et du numérique.

Parmi les intervenants :

  • Cédric O, Président de The Marshmallow Project, ancien secrétaire d’État chargé du Numérique, apportera sa vision sur une IA maîtrisée au service de la société ;
  • Christel Heydemann, Directrice générale du groupe Orange, pour une IA de confiance pour le bien commun ;
  • Guillaume Poupard, Directeur général adjoint de Docapost et ancien Directeur général de l’ANSSI, interviendra sur les enjeux de l’IA dans la cybersécurité ;
  • Corine de Bilbao, Présidente de Microsoft France, partagera son expertise sur l’IA de confiance et son impact sociétal ;
  • Bernard Gavgani, CIO de BNP Paribas, discutera du rôle stratégique de l’IA dans la refonte des systèmes d’information internationaux ;
  • Michel Van Den Berghe, Fondateur du Campus Cyber, apportera son éclairage sur la gouvernance d’une IA de confiance ;
  • Thiébaut Meyer, Directeur cybersécurité de Google France, pour une IA sécurisée et respectueuse des données ;
  • Anwar Dahab, Directeur général de DELL Technologies s’exprimera sur les solutions pour une IA de confiance ;
  • Général Patrick Perrot, Coordinateur IA et stratégie de la donnée de la Gendarmerie Nationale.

Vincent Strubel, Directeur général de l’ANSSI, clôturera la journée.

Des espaces d’échanges et de networking

Outre les conférences, l’événement proposera :

  • Un forum d’exposition avec plus de 45 exposants, permettant aux participants de découvrir les dernières innovations en cybersécurité et IA ;
  • Le Scale-Ups Investment Day, organisé avec Ryder & Davis, où une dizaine de scale-ups présenteront leurs projets à une centaine d’investisseurs représentant une cinquantaine de fonds européens ;
  • Deux tables rondes organisées avec la FNCCR (Fédération nationale des collectivités concédantes et régies) : la première examinera comment la directive NIS2 (Network and Information Security) de l’UE, peut renforcer la confiance numérique auprès des usagers, et la seconde s’intéressera à l’innovation en cybersécurité face à l’essor de l’IA.

Pour consulter le programme détaillé : www.ia-cyber.com.

Cyber-IA Expo 2025 : L’IA au cœur de la cybersécurité
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  • Databricks annonce un financement record de plus de 15 milliards de dollars
    Databricks, “The Data and AI company” pionnière de l’architecture data lakehouse, a finalisé sa levée de fonds de série J initialement annoncée en décembre dernier. Le financement obtenu par la scale-up atteint finalement un montant total de plus de 15 milliards de dollars : les 10 milliards en financement par actions de la série J, portant sa valorisation à 62 milliards de dollars, auxquels s’est ajouté un emprunt supplémentaire de 5,25 milliards de dollars. Meta parmi les nouveaux investisseur

Databricks annonce un financement record de plus de 15 milliards de dollars

23 janvier 2025 à 14:16

Databricks“The Data and AI company” pionnière de l’architecture data lakehouse, a finalisé sa levée de fonds de série J initialement annoncée en décembre dernier. Le financement obtenu par la scale-up atteint finalement un montant total de plus de 15 milliards de dollars : les 10 milliards en financement par actions de la série J, portant sa valorisation à 62 milliards de dollars, auxquels s’est ajouté un emprunt supplémentaire de 5,25 milliards de dollars.

Meta parmi les nouveaux investisseurs

Ce tour de financement a vu la participation de l’investisseur historique QIA, le fonds souverain de l’État du Qatar, ainsi que celle de nouveaux investisseurs dont Temasek, fonds souverain de Singapour, et des entités administrées par Macquarie Capital, groupe financier australien. Un ajout notable est celui de Meta, qui rejoint Databricks en tant qu’investisseur stratégique, renforçant la position de l’entreprise sur le marché de l’IA.

La finalisation d’une série J, surtout de cette ampleur, témoigne de la confiance des investisseurs dans le potentiel de la scale-up.

Ali Ghodsi, cofondateur et PDG de Databricks, affirme :

“Nous avons suscité un intérêt considérable pour ce tour de table de la part d’investisseurs nouveaux et existants et de partenaires stratégiques qui croient en notre vision et en notre impact sur le marché. Ces partenaires se concentrent sur le succès à long terme de Databricks et sur la croissance rapide de notre clientèle.”

Databricks compte utiliser ce financement pour intensifier ses efforts dans plusieurs domaines stratégiques : le développement de nouveaux produits d’IA, la réalisation d’acquisitions ciblées pour renforcer son offre et la croissance de ses activités à l’international. L’entreprise a d’ailleurs annoncé hier son intention d’étendre ses investissements dans la région ASEAN.

En parallèle, Databricks a également conclu une facilité de crédit de 5,25 milliards de dollars, orchestrée par JPMorgan Chase avec la participation de Barclays, Citi, Goldman Sachs et Morgan Stanley. Cette structure de financement hybride comprenant une ligne de crédit renouvelable de 2,5 milliards de dollars et un prêt à terme de 2,75 milliards de dollars vise à apporter une flexibilité financière accrue pour soutenir les ambitions de croissance de l’entreprise.

Une stratégie d’expansion face à une concurrence accrue

La stratégie de Databricks repose sur sa plateforme d’intelligence des données, qui permet aux entreprises de tirer parti de l’analyse avancée, de l’apprentissage automatique et des applications d’IA générative. En s’appuyant sur une architecture open source, l’entreprise cherche à se différencier face à des concurrents comme Snowflake ou les offres cloud des géants technologiques.

Ali Ghodsi souligne :

“Les organisations modernisent leur infrastructure de données et d’IA parce qu’elles reconnaissent l’immense potentiel de l’IA générative. L’intelligence des données est essentielle à la fois pour libérer ce potentiel et pour aider les entreprises à atteindre leurs objectifs commerciaux”.

Databricks annonce un financement record de plus de 15 milliards de dollars

Entretien avec François Weiler, Président France d’Altair, et Redda Ben Geloune, CEO d’Aitek: un partenariat pour révolutionner l’adoption de l’IA en Afrique

Par : Amira Hadak
23 janvier 2025 à 11:00

L’Afrique, riche en potentiel mais confrontée à des défis majeurs, représente un terrain clé pour l’innovation et l’adoption de l’intelligence artificielle. Dans cette dynamique, François Weiler, Président France d’Altair, et Redda Ben Geloune, CEO d’Aitek, ont uni leurs forces pour révolutionner l’intégration de l’IA sur le continent. Ce partenariat combine la puissance technologique d’Altair à l’expertise locale d’Aitek, avec un objectif clair : faire de l’IA un levier de transformation durable pour l’Afrique. ActuIA s’est entretenu avec eux pour explorer les ambitions et défis de cette collaboration stratégique

Qu’est-ce qui vous a poussé à unir vos forces pour promouvoir l’IA en Afrique ?

François Weiler: Depuis plusieurs années, Altair cherchait à s’implanter durablement en Afrique, mais nous avons rencontré des difficultés, notamment pour adapter notre offre aux besoins locaux. En Afrique, il ne s’agit pas seulement de proposer une technologie performante, mais aussi de comprendre les dynamiques culturelles et économiques. Lorsque nous avons rencontré Aitek, nous avons immédiatement reconnu une vision partagée et des valeurs communes. Leur expertise locale et leur capacité à créer des liens solides avec les entreprises africaines complètent parfaitement notre savoir-faire technologique. Ce partenariat est donc stratégique pour accélérer notre impact sur le continent.

Redda Ben Geloune: Aitek est née en Afrique pour répondre aux grands défis du continent, qu’il s’agisse de l’éducation, de l’énergie ou de la santé. Depuis vingt ans, nous avons bâti un réseau et une compréhension approfondie des besoins locaux. En collaborant avec Altair, nous allions la puissance de leur technologie à notre connaissance des spécificités africaines. L’IA est un levier fondamental pour transformer le continent et combler les retards structurels, à condition qu’elle soit mise en œuvre de manière pertinente. Nous avons toujours voulu contribuer à faire de l’Afrique un leader dans les technologies de pointe.

Pourquoi pensez-vous que l’IA est essentielle pour le développement de l’Afrique ?

Redda Ben Geloune: L’Afrique est confrontée à des enjeux majeurs, mais c’est aussi un continent jeune, avec un âge médian de 19,7 ans. L’IA peut aider à résoudre certains des problèmes les plus complexes, comme le manque d’infrastructures ou les lacunes éducatives. Contrairement à d’autres régions où les technologies existantes freinent parfois l’innovation, nous avons ici l’opportunité de construire directement sur des bases modernes. De plus, les Africains perçoivent l’IA comme une opportunité et non comme une menace pour l’emploi. Cette mentalité ouvre des perspectives uniques pour intégrer rapidement ces technologies dans des secteurs critiques.

François Weiler: En Europe, les discussions autour de l’IA sont souvent marquées par des craintes éthiques ou sociales. En Afrique, les entreprises et les institutions voient l’IA comme un moyen de dépasser les limites actuelles. Par exemple, l’IA peut réduire les coûts et accélérer des processus dans des secteurs essentiels comme l’agriculture, la santé ou l’éducation. Nous croyons fermement que l’IA peut aider l’Afrique à réaliser son immense potentiel tout en posant les bases d’un développement économique inclusif. En rendant l’IA accessible, nous pouvons transformer le quotidien de millions de personnes.

Quels sont les objectifs concrets de votre partenariat ?

François Weiler: Nous voulons créer un écosystème durable et performant. Concrètement, cela signifie identifier des cas d’usage pertinents, adapter nos solutions aux besoins locaux et développer des projets ayant un impact mesurable. Altair apporte son expertise technologique et Aitek nous aide à comprendre les attentes des entreprises et des institutions africaines. Ce partenariat repose sur une véritable collaboration, où chaque partie contribue à créer des solutions réalistes et reproductibles, tout en étant adaptées aux contraintes locales. Nous voulons prouver que l’IA peut être un moteur de croissance pour toute la région.

Redda Ben Geloune: Nous avons déjà lancé plusieurs projets pilotes avec des entreprises locales. L’objectif est de construire des success stories qui serviront de référence pour d’autres acteurs. Par exemple, nous travaillons sur des solutions d’IA pour optimiser les chaînes d’approvisionnement et réduire les pertes dans le secteur agroalimentaire. De plus, nous prévoyons de doubler nos équipes en Afrique pour répondre à la demande croissante. Nous souhaitons également renforcer la formation et le transfert de compétences aux jeunes talents africains, qui seront les acteurs-clés de cette transformation. Cela inclut le développement de programmes éducatifs spécialisés dans l’IA et des ateliers pratiques dans les communautés locales.

Quels sont les principaux défis que vous rencontrez ?

François Weiler: L’un des grands défis est de garantir l’accès aux données nécessaires pour entraîner les modèles d’IA. En Afrique, les réglementations sur les données sont encore en évolution, ce qui peut rendre l’accès plus facile que dans d’autres régions. Cependant, cela demande aussi une grande responsabilité pour s’assurer que l’utilisation de ces données respecte les principes éthiques. Nous devons aussi travailler à minimiser les coûts d’accès à la technologie pour les petites et moyennes entreprises. Enfin, il est crucial d’éviter que les infrastructures existantes deviennent un frein pour l’adoption de nouvelles solutions.

Redda Ben Geloune: Un autre défi est de sensibiliser les décideurs publics et privés à l’urgence d’investir dans l’IA. Trop souvent, les projets prennent du retard, faute d’engagement clair. C’est pourquoi nous insistons sur la nécessité de travailler avec des acteurs locaux qui comprennent les enjeux et peuvent agir rapidement. Il est crucial de bâtir une véritable confiance entre tous les acteurs de l’écosystème pour assurer la réussite des initiatives. Nous faisons aussi face à une demande massive et croissante, qui exige une augmentation rapide de nos capacités de déploiement. Par ailleurs, il est important de lever les barrières culturelles pour accélérer l’adoption de ces technologies.

Comment voyez-vous l’avenir de l’IA en Afrique ?

Redda Ben Geloune: Si l’Afrique parvient à s’approprier l’IA, elle pourrait réduire son retard économique en une quinzaine d’années. Cela demande cependant une volonté politique forte et des investissements ciblés, notamment dans la formation et l’éducation. Nous avons une opportunité unique de transformer nos économies et de créer des emplois de qualité pour les jeunes Africains. L’IA peut aussi jouer un rôle dans la préservation de notre patrimoine culturel, en facilitant la numérisation et la valorisation de nos richesses historiques et artistiques. Par ailleurs, nous espérons inspirer une nouvelle génération d’entrepreneurs technologiques sur le continent. Cette dynamique pourrait entraîner une véritable révolution socio-économique.

François Weiler: Je partage cet optimisme. L’IA est un formidable accélérateur de changement. Ce partenariat avec Aitek nous permet de bâtir des bases solides et de contribuer à créer un futur où l’Afrique ne sera pas seulement un consommateur de technologie, mais un acteur de premier plan dans l’économie mondiale de l’IA

Entretien avec François Weiler, Président France d’Altair, et Redda Ben Geloune, CEO d’Aitek: un partenariat pour révolutionner l’adoption de l’IA en Afrique
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  • IntelligenceArtificielle.com ouvre ses inscriptions sur liste d’attente
    IntelligenceArtificielle.com, la plateforme destinée à renforcer la visibilité de l’écosystème IA français et l’outiller a annoncé lundi 20 janvier l’ouverture des préinscriptions sur liste d’attente. IntelligenceArtificielle.com, qu’est-ce que c’est ? Cette initiative ambitieuse se veut la pierre angulaire de l’écosystème francophone de l’intelligence artificielle sur internet. Plus qu’un simple site, c’est un espace pensé pour répondre aux enjeux clés du secteur tout en démocratisant l’accès

IntelligenceArtificielle.com ouvre ses inscriptions sur liste d’attente

24 janvier 2025 à 14:02

IntelligenceArtificielle.com, la plateforme destinée à renforcer la visibilité de l’écosystème IA français et l’outiller a annoncé lundi 20 janvier l’ouverture des préinscriptions sur liste d’attente.

IntelligenceArtificielle.com, qu’est-ce que c’est ?

Cette initiative ambitieuse se veut la pierre angulaire de l’écosystème francophone de l’intelligence artificielle sur internet. Plus qu’un simple site, c’est un espace pensé pour répondre aux enjeux clés du secteur tout en démocratisant l’accès à cette technologie révolutionnaire.

Une mission en trois axes

La plateforme s’articule autour de trois objectifs majeurs :

  • Outiller et valoriser l’écosystème IA : IntelligenceArtificielle.com met en lumière les talents, projets et avancées qui font bouger le domaine, en proposant des outils et des ressources adaptées aux besoins des professionnels.
  • Guider les utilisateurs finaux : Les entreprises, institutions et particuliers intéressés par l’IA peuvent y trouver les bons interlocuteurs pour leurs projets ou questions, grâce à une structure claire et des contenus éducatifs.
  • Sensibiliser le grand public : En vulgarisant des concepts parfois complexes, la plateforme ambitionne de rendre l’IA accessible à tous, pour une meilleure compréhension de ses enjeux et opportunités.

Un lieu de convergence pour l’intelligence collective

IntelligenceArtificielle.com se positionne comme un véritable carrefour des initiatives IA. Associations, meetups, événements ou projets collaboratifs : toutes les démarches en faveur de l’intelligence artificielle et de son adoption maîtrisée trouvent leur place sur cette plateforme. Cet espace vise à fédérer les acteurs de l’écosystème, à stimuler les échanges et à encourager les collaborations pour faire rayonner l’innovation francophone.

Avec IntelligenceArtificielle.com, le domaine de l’IA dispose enfin d’une vitrine et d’un outil dédié à son développement structuré et inclusif. Rejoignez cette initiative et contribuez, vous aussi, à l’avenir de l’intelligence artificielle !

Les membres seront invités à participer à la vie de la plateforme

Cette plateforme est avant tout un socle technique au service de l’ensemble des parties prenantes. Les membres seront notamment invités à voter pour des décisions telles que l’ajout de fonctionnalités mais également des décisions stratégiques liées à l’avenir de la plateforme.

De nombreux acteurs de l’écosystème ont déjà rejoint la plateforme au cours des dernières 48H

Grands groupes, institutions, associations, universités, startups, freelances sont d’ores et déjà invités à rejoindre la plateforme. Parmi les premiers membres préinscrits :

Modalités de préinscription

Les inscriptions sur liste d’attente sont ouvertes (limitées à 5000 places pour le moment) sur le site officiel de la plateforme : https://www.intelligenceArtificielle.com

L’ouverture de la plateforme sera progressive au cours des prochains mois.

premiersmembres
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  • Stargate : l’IA américaine entre dans une nouvelle ère avec un investissement historique
    Donald Trump, président des États-Unis, a récemment dévoilé un projet titanesque baptisé « Stargate ». Ce programme, qui mobilise les plus grands noms de la technologie mondiale, promet de transformer le paysage de l’intelligence artificielle (IA) avec un investissement colossal de 500 milliards de dollars sur quatre ans. Voici les détails d’une initiative qui réunit innovation, ambition et géopolitique. Une coalition inédite pour dominer l’IA Stargate repose sur une alliance stratégique entre t

Stargate : l’IA américaine entre dans une nouvelle ère avec un investissement historique

Par : Thomas Calvi
22 janvier 2025 à 13:55

Donald Trump, président des États-Unis, a récemment dévoilé un projet titanesque baptisé « Stargate ». Ce programme, qui mobilise les plus grands noms de la technologie mondiale, promet de transformer le paysage de l’intelligence artificielle (IA) avec un investissement colossal de 500 milliards de dollars sur quatre ans. Voici les détails d’une initiative qui réunit innovation, ambition et géopolitique.

Une coalition inédite pour dominer l’IA

Stargate repose sur une alliance stratégique entre trois acteurs majeurs : OpenAI, Oracle et SoftBank. Ces entreprises unissent leurs forces pour construire la plus grande infrastructure d’IA au monde. Masayoshi Son, PDG de SoftBank, sera à la tête de cette coentreprise. Le projet démarre avec un investissement initial de 100 milliards de dollars, et prévoit d’étendre cette somme à 500 milliards dans les prochaines années. Nvidia, le géant des semi-conducteurs, joue également un rôle clé dans la fourniture des technologies nécessaires.

Une infrastructure massive au service de l’innovation

Le projet a déjà commencé avec la construction de data centers près d’Abilene, au Texas. Selon Larry Ellison, cofondateur d’Oracle, 10 bâtiments s’élèvent actuellement, et ce nombre pourrait doubler dans les prochaines phases. Chaque centre, équipé des dernières technologies Nvidia, couvrira environ 50 000 mètres carrés. Ces infrastructures fourniront des capacités de calcul sans précédent pour l’IA générative et d’autres applications avancées.

Cette initiative devrait créer plus de 100 000 emplois aux États-Unis et renforcer la compétitivité du pays face à la Chine. Donald Trump a souligné l’importance de cet investissement pour éviter que les technologies stratégiques ne soient dominées par des pays concurrents.

Un impact géopolitique et économique majeur

Outre son ampleur économique, Stargate s’inscrit dans une stratégie plus large de réindustrialisation et de souveraineté technologique américaine. « Cet argent aurait pu aller à la Chine. Maintenant, il renforce notre leadership », a déclaré le président américain.

Cette annonce intervient dans un contexte de compétition accrue pour la domination technologique mondiale. Avec Stargate, les États-Unis affichent leur volonté de rester en tête dans la course à l’IA, grâce à une collaboration public-privé sans précédent.

Une ambition à la hauteur des défis

Le projet Stargate ne se limite pas à la construction d’infrastructures physiques. Il s’agit également de soutenir la recherche et d’accélérer l’émergence d’applications révolutionnaires, comme les diagnostics médicaux précoces et les vaccins personnalisés. Pour OpenAI, ce partenariat représente une opportunité unique d’atteindre son objectif ultime : développer une intelligence artificielle générale.

Portrait officiel de Donald Trump - Daniel Torok
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  • L’IA en 2025 : entre potentiel et réalité pour les entreprises
    En amont du Forum de Davos, le Boston Consulting Group (BCG) a récemment publié la seconde édition de son AI Radar. Selon ce rapport intitulé “From Potential to Profit: Closing the AI Impact Gap”, pour lequel plus de 1800 dirigeants dont 170 en France, ont été interrogés, l’IA, comme l’an passé, est l’une des trois principales priorités stratégiques pour 2025. Un investissement croissant, mais une valeur encore limitée Une entreprise sur trois prévoit d’allouer plus de 25 millions de dollars à l

L’IA en 2025 : entre potentiel et réalité pour les entreprises

22 janvier 2025 à 11:00

En amont du Forum de Davos, le Boston Consulting Group (BCG) a récemment publié la seconde édition de son AI Radar. Selon ce rapport intitulé “From Potential to Profit: Closing the AI Impact Gap”, pour lequel plus de 1800 dirigeants dont 170 en France, ont été interrogés, l’IA, comme l’an passé, est l’une des trois principales priorités stratégiques pour 2025.

Un investissement croissant, mais une valeur encore limitée

Une entreprise sur trois prévoit d’allouer plus de 25 millions de dollars à l’IA en 2025, avec une augmentation prévue de 60 % des investissements dans la GenAI d’ici 2027.

Bien que 75 % des dirigeants considèrent l’IA comme l’une de leurs trois priorités stratégiques, seuls 25 % d’entre eux estiment en tirer une valeur significative. Pourquoi cette déconnexion entre ambition et résultats concrets ? Le rapport met en avant des raisons multiples : manque de clarté dans les objectifs, difficultés à mesurer l’impact, et une focalisation sur des initiatives de productivité à petite échelle.

Les entreprises leaders se distinguent par une approche différente. Elles allouent plus de 80 % de leurs investissements en IA à la refonte des fonctions principales et à l’innovation alors les autres organisations consacrent 56 % de leurs investissements à des initiatives axées sur la productivité. Les leaders concentrent leurs efforts sur un nombre restreint de cas d’usage, privilégiant en moyenne 3,5 cas d’utilisation contre 6,1 pour les autres entreprises, générant ainsi un retour sur investissement 2,1 fois supérieur.

Selon Christoph Schweizer, PDG du BCG :

“Les leaders sont ceux qui concentrent leurs efforts sur quelques initiatives, qui transforment leurs process, améliorent les compétences de leurs équipes et mesurent systématiquement les retours opérationnels et financiers de ces initiatives”. 

L’essor des agents autonomes

Les agents autonomes, capables de fonctionner avec une intervention humaine minimale, sont perçus comme un levier clé pour la transformation IA des entreprises.


Si 67 % des dirigeants prévoient de les utiliser, la prudence reste de mise face aux risques liés à la confidentialité des données et aux exigences réglementaires.

Impact sur l’emploi : menace ou opportunité ?

Contrairement aux craintes largement répandues, seuls 7 % des dirigeants prévoient une réduction des effectifs due à l’automatisation de l’IA. La majorité (68 %) envisage de maintenir leurs effectifs tout en se concentrant sur la formation et l’adaptation des compétences. Toutefois, l’écart entre les besoins en compétences IA et les capacités actuelles est encore important, avec moins d’un tiers des entreprises ayant formé au moins 25 % de leurs employés.

Cybersécurité et réglementation : des défis persistants

Les dirigeants identifient la cybersécurité comme un enjeu majeur, 76 % d’entre eux jugeant leurs mesures actuelles insuffisantes. La confidentialité et la sécurité des données (66 %), le manque de contrôle sur les décisions de l’IA (48 %) et les contraintes réglementaires (44 %) constituent également des obstacles à une adoption sereine et efficace de l’IA.

Les recommandations du BCG

Le rapport met en avant plusieurs bonnes pratiques pour maximiser l’impact de l’IA. Parmi elles, la “règle du 10/20/70”, qui consiste à consacrer 10 % des efforts aux algorithmes, 20 % aux données et technologies, et 70 % à la transformation des processus et de la culture organisationnelle. Une approche disciplinée et ciblée semble ainsi être la clé de la création de valeur durable.

L'IA en 2025
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  • SaferAI alerte sur les risques pour la sécurité de l’IA après la révocation du décret Biden
    Tout juste investi 47ème président des États-Unis, Donald Trump a révoqué lundi dernier le décret de Joe Biden du 30 octobre 2023 qui visait à encadrer les risques liés à l’IA. Bien que ce décret ait eu pour objectif de soutenir le développement d’une IA responsable, le nouveau président le considère avant tout comme un frein à l’innovation. Le décret de Joe Biden exigeait que les entreprises développant des systèmes d’IA avancés présentant des risques potentiels pour la sécurité nationale, l’é

SaferAI alerte sur les risques pour la sécurité de l’IA après la révocation du décret Biden

22 janvier 2025 à 09:30

Tout juste investi 47ème président des États-Unis, Donald Trump a révoqué lundi dernier le décret de Joe Biden du 30 octobre 2023 qui visait à encadrer les risques liés à l’IA. Bien que ce décret ait eu pour objectif de soutenir le développement d’une IA responsable, le nouveau président le considère avant tout comme un frein à l’innovation.

Le décret de Joe Biden exigeait que les entreprises développant des systèmes d’IA avancés présentant des risques potentiels pour la sécurité nationale, l’économie ou la santé partagent leurs résultats de tests de sécurité et d’autres informations critiques avec le gouvernement.

Cette décision, de révoquer ce décret intervient à un moment critique où les principales entreprises d’IA présentent des lacunes significatives dans leurs pratiques de gestion des risques, selon une évaluation de SaferAI, une organisation à but non-lucratif française spécialisée dans la gestion des risques de l’IA.

Siméon Campos, fondateur et directeur exécutif de SaferAI, affirme :

“Les garde-fous qui viennent d’être supprimés doivent être urgemment remplacés. Notre récente notation, mesurant la maturité de gestion des risques des entreprises d’IA, montre que même les entreprises leaders obtiennent des scores entre 1,5 et 1,9 sur 5 en matière de pratiques de gestion des risques, certaines entreprises n’obtenant que 0,1. Ces évaluations révèlent que même les leaders de l’industrie sont loin de mettre en œuvre des pratiques de gestion des risques adéquates, et sans régulation, ces lacunes préoccupantes pourraient s’aggraver.”

Selon l’organisation, les enjeux sont particulièrement élevés compte tenu des développements récents des capacités de l’IA. Le modèle o1 d’OpenAI a démontré des capacités qui pourraient aider des experts à développer des armes biologiques, tandis que les capacités du modèle o3 semblent encore plus significatives. Encore en phase de test, il devrait être lancé d’ici quelques semaines, o3-mini, une version plus rapide et plus économique, le sera d’ici la fin du mois. Si le décret de Biden avait été pleinement mis en œuvre, il aurait exigé le partage des résultats des tests de sécurité et le partage d’information clés au gouvernement pour de tels systèmes.

Henry Papadatos, Managing Director de SaferAI, déclare :

“Sans les exigences du décret en matière de tests de sûreté et de transparence, nous naviguons à l’aveugle avec des systèmes d’IA de plus en plus avancés. Comme le montrent nos notations, les pratiques de gestion des risques que nous observons dans l’industrie suggèrent que les engagements volontaires seuls ne suffisent pas à garantir une gestion adéquate des risques.

Les experts en gestion des risques de SaferAI appellent à de nouvelles mesures législatives pour combler le vide réglementaire laissé par la suppression du décret. Les dispositions du décret concernant la gestion des risques chimiques, biologiques, radiologiques, nucléaires et de cybersécurité ne seront plus appliquées, suscitant des inquiétudes quant à l’utilisation potentiellement abusive des systèmes d’IA avancés.

risques pour la sécurité de l'IA
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  • Transformation numérique : 2 grandes prédictions pour 2025
    Toujours plus d’orchestration des processus métier En 2025, les entreprises risquent de sombrer dans le chaos numérique sans une visibilité totale sur leur « architecture spaghetti ». De nombreuses architectures informatiques d’entreprise peuvent être comparées à des plats de spaghetti composés de technologies interconnectées, ce qui fait de l’intégration et de la visibilité un défi majeur. Alors que les entreprises cherchent à moderniser leur parc IT et à se concentrer sur l’automatisation des

Transformation numérique : 2 grandes prédictions pour 2025

21 janvier 2025 à 16:30

Toujours plus d’orchestration des processus métier

En 2025, les entreprises risquent de sombrer dans le chaos numérique sans une visibilité totale sur leur « architecture spaghetti ». De nombreuses architectures informatiques d’entreprise peuvent être comparées à des plats de spaghetti composés de technologies interconnectées, ce qui fait de l’intégration et de la visibilité un défi majeur.

Alors que les entreprises cherchent à moderniser leur parc IT et à se concentrer sur l’automatisation des processus métier, elles se rendront compte que le simple ajout d’IA ou d’autres « solutions rapides » ne leur permettra pas d’augmenter leur efficacité, d’améliorer l’expérience client ou de rester compétitives. Avec la complexité croissante des processus technologiques et commerciaux, il est essentiel que l’automatisation des processus de bout en bout repose sur des bases solides, sinon un manque de contrôle entraînera un chaos numérique.

Pour relever ces défis en 2025, l’orchestration des processus permettra d’éviter le syndrome de « l’architecture spaghetti ». En permettant aux entreprises de rationaliser et de moderniser leurs processus, l’orchestration offrira aux équipes informatiques et commerciales une visibilité et un contrôle accrus. Cette meilleure supervision les aidera à gérer la complexité croissante et à obtenir de meilleurs résultats tout en étant capables de s’adapter plus rapidement aux aléas.

La nécessaire combinaison de l’orchestration et de l’intelligence artificielle

En 2025, le véritable avantage concurrentiel appartiendra aux organisations qui intégreront et orchestreront pleinement l’IA dans leurs flux de travail quotidiens.

Les utilisateurs avant-gardistes cesseront de considérer l’IA comme une solution isolée pour des tâches spécifiques. Au lieu de cela, les organisations intégreront l’IA dans toute l’entreprise, générant des résultats à valeur ajoutée et une cohésion dans tous les départements et processus.

Les entreprises doivent orchestrer l’IA comme n’importe quel autre sujet pour tirer le meilleur parti de leurs investissements. Le passage de l’adoption progressive de l’IA à son intégration complète se traduira par des stratégies commerciales plus adaptatives, pertinentes et un nouveau niveau d’agilité. Les solutions d’IA ou d’automatisation ne sont alors plus perçues comme des gadgets IT, elles deviennent un must have pour générer de meilleurs résultats commerciaux. Par conséquent, elles doivent être orchestrées de bout en bout dans les processus métier globaux.

visuel Stephane Faivre-Duboz
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  • GeoAI Hack : un hackathon pour relever les défis climatiques en Afrique grâce à l’IA
    Le GeoAI Hack, un hackathon de deux jours coorganisé par InstaDeep et datacraft, est l’un des 35 défis “ Convergence IA” sélectionnés et soutenus par le gouvernement dans la perspective du prochain Sommet pour l’action sur l’IA. Il s’inscrit pleinement dans la thématique de l’IA au service de l’adaptation climatique et l’agriculture : les participants auront pour mission de concevoir des solutions géospatiales opérationnelles, exploitant l’IA et les données satellitaires, afin de répondre aux dé

GeoAI Hack : un hackathon pour relever les défis climatiques en Afrique grâce à l’IA

21 janvier 2025 à 14:00

Le GeoAI Hack, un hackathon de deux jours coorganisé par InstaDeep et datacraft, est l’un des 35 défis “ Convergence IA” sélectionnés et soutenus par le gouvernement dans la perspective du prochain Sommet pour l’action sur l’IA. Il s’inscrit pleinement dans la thématique de l’IA au service de l’adaptation climatique et l’agriculture : les participants auront pour mission de concevoir des solutions géospatiales opérationnelles, exploitant l’IA et les données satellitaires, afin de répondre aux défis environnementaux actuels.

Un défi climatique concret

Le GeoAI Hack s’adresse aux étudiants, professionnels et innovateurs. Ils peuvent candidater individuellement ou former une équipe de quatre personnes maximum. L’événement mettra en avant la créativité, l’innovation technique et les applications à fort impact pour un développement durable et l’autonomisation des communautés locales.

Les participants, dotés de compétences en Python et en Machine Learning, auront accès aux données open source d’observation de la Terre des satellites Sentinel-2 et Landsat-8 pour relever un défi environnemental majeur : développer un système d’alerte avancée concernant les déplacements des sauterelles en Afrique afin de contribuer à la sécurité alimentaire des populations.

Pour exploiter ces données, ils utiliseront InstaGeo, un cadre open source d’apprentissage automatique géospatial développé par InstaDeep, qui simplifie la création d’applications de télédétection en trois étapes clés :

  • Traitement des données : gestion fluide des données multispectrales ;
  • Développement de modèles : création de modèles IA adaptés aux enjeux géospatiaux ;
  • Déploiement d’application : mise en production facilitée.

Cet événement offrira une plateforme unique pour l’apprentissage et des discussions enrichissantes sur les dernières avancées en matière d’IA géospatiale (GeoAI). Les participants bénéficieront du mentorat d’experts de datacraft et d’InstaDeep tout au long de sa durée.

Programme

Jour 1 – Mardi 4 février

08:00 – 09:00 : Enregistrement et accueil

09:00 – 10:00 : Cérémonie d’ouverture et présentation du défi

10:00 – 18:00 : Espace de piratage

18:00 : Clôture de la journée

Jour 2 – Mercredi 5 février

Activités de réseautage et présentations finales. Les meilleures solutions seront récompensées : 2500 euros pour la première place, 1500 euros pour la seconde et 1000 euros pour la troisième.

Pour postuler à ce hackathon qui se déroulera dans les locaux du Groupe AFD, dans le 12ème à Paris, cliquer ici.

relever les défis climatiques en Afrique grâce à l’IA
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