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AI Action Summit : les acteurs de l’IA durable se retrouveront le 11 février prochain au Ministère de la Transition écologique

6 février 2025 à 11:00

Les 10 et 11 février prochains, la France accueillera le Sommet mondial pour l’Action sur l’IA. Parmi les axes majeurs de cet événement, un volet spécifique sera consacré à l’IA durable, une approche encore émergente mais essentielle à l’heure où la transition écologique s’impose comme une priorité mondiale. C’est dans ce contexte qu’Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche, présidera le Forum pour l’IA durable, le 11 février à l’Hôtel de Roquelaure.

L’intelligence artificielle au service de la transition écologique

L’IA est souvent perçue comme un levier d’innovation pour l’optimisation des processus industriels, l’amélioration des systèmes énergétiques ou encore la modélisation des risques climatiques. Dans cette optique, elle pourrait jouer un rôle clé dans l’accélération de la transition écologique, en permettant par exemple de mieux comprendre les écosystèmes, de limiter les pertes énergétiques et de renforcer la résilience des territoires face aux aléas climatiques.

Cependant, si l’IA offre des solutions pour réduire l’empreinte carbone dans de nombreux secteurs, elle génère aussi des défis environnementaux non négligeables. La consommation énergétique croissante des centres de données et l’extraction des ressources nécessaires aux infrastructures numériques posent la question de la soutenabilité de cette révolution technologique. Aujourd’hui, les data centers représenteraient environ 2 % de l’empreinte carbone mondiale, soit la moitié de celle du transport aérien.

Un Forum international pour l’IA durable

Cet événement rassemblera plus de 200 participants issus des sphères gouvernementales, du monde de la recherche, des entreprises et des ONG. L’objectif est de créer un cadre de discussion international sur les moyens de développer une IA à la fois innovante et respectueuse de l’environnement.

Parmi les thématiques abordées figurent la régulation de l’impact environnemental de l’IA, l’émergence de standards internationaux pour une IA sobre, ainsi que les opportunités offertes par l’IA pour accompagner les politiques climatiques et de biodiversité. La rencontre devrait également être l’occasion d’annoncer des engagements concrets pour une IA compatible avec les objectifs de neutralité carbone.

Retrouver ici le programme de la journée.

Agnès Pannier-Runacher, qui ouvrira le Forum, commente :

“L’intelligence artificielle est une opportunité sans précédent pour accélérer la transition écologique. Elle permet d’améliorer nos modèles de prévision des risques climatiques, de mieux connaître nos écosystèmes, d’optimiser nos consommations d’énergie pour émettre moins de gaz à effet de serre, etc. Toutes ces technologies nous permettront de tenir la trajectoire vers la neutralité carbone, mieux protéger la nature et les Français.

Mais l’IA présente aussi des risques pour le climat, en particulier du fait de sa consommation énergétique, de son usage croissant en eau et en métaux critiques, qui appellent à l’action pour développer une IA durable et sobre à même de servir l’intérêt général.

L’événement du 11 février vise à avancer sur cette ligne de crête, d’une IA qui sert les Français et la lutte contre le changement climatique et l’effondrement de la biodiversité, et dont les impacts sont contenus. Il permettra de changer la donne, en réunissant des experts de l’IA, du climat, de l’environnement et ceux qui font les politiques publiques. En tant que ministre de la Transition écologique, je suis très fière que la France se place à l’avant-garde de ce combat.” 

AI Action Summit : les acteurs de l'IA durable se retrouveront le 11 février prochain au Ministère de la Transition écologique
  • ✇Intelligence artificielle
  • En route vers des modèles IA moins énergivores mais tout aussi efficaces
    Vous avez sûrement entendu parler de l’impact environnemental faramineux de l’intelligence artificielle, que ce soit pour demander à ChatGPT de nous donner un coup de main ou pondre une image de fou sous Midjourney, l’IA a un appétit gargantuesque en énergie. Il parait qu’une seule requête à ChatGPT consommerait autant d’électricité que 40 recharges de smartphone ! Un peu dingue. Mais rassurez-vous, tout n’est pas perdu. Une équipe de chercheurs en informatique de l’Université de Copenhague

En route vers des modèles IA moins énergivores mais tout aussi efficaces

Par : Korben
3 avril 2024 à 21:25

Vous avez sûrement entendu parler de l’impact environnemental faramineux de l’intelligence artificielle, que ce soit pour demander à ChatGPT de nous donner un coup de main ou pondre une image de fou sous Midjourney, l’IA a un appétit gargantuesque en énergie. Il parait qu’une seule requête à ChatGPT consommerait autant d’électricité que 40 recharges de smartphone ! Un peu dingue.

Mais rassurez-vous, tout n’est pas perdu. Une équipe de chercheurs en informatique de l’Université de Copenhague a trouvé une solution pour mettre l’IA au régime, sans pour autant lui couper les vivres. Leur étude, qui sera présentée lors de la conférence internationale ICASSP-2024, montre qu’en gardant l’efficacité énergétique en tête dès la conception des modèles d’IA, on peut réduire leur empreinte carbone de 70 à 80% sans sacrifier leurs performances. C’est pas mal, hein ?

Les chercheurs ont pour cela, passé au crible plus de 400 000 modèles de réseaux de neurones convolutifs, ces IA qui servent à analyser des images médicales, à faire de la traduction ou encore à reconnaître des visages. En se basant sur ces calculs, ils ont alors concocté un genre de « livre de recettes » pour les pros de l’IA, avec des exemples de modèles moins énergivores mais tout aussi efficaces.

Alors oui, dans certains domaines comme les voitures autonomes ou la médecine, il ne faut pas rigoler avec la précision. Mais pour le reste, les chercheurs insistent : il faut adopter une approche globale qui prenne en compte non seulement les performances des modèles, mais aussi leur impact climatique.

Si le sujet vous intéresse, je vous invite à jeter un œil à l’article original ! Les chercheurs ont même mis à disposition ce fameux « livre de recettes » sur Github pour que les dev spécialisé en IA puissent s’en inspirer et réduire l’empreinte carbone de leurs modèles. C’est un vrai premier pas vers une IA plus durable et responsable, et ça c’est cool !

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