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Utiliser ChatGPT à la place d’un avocat : bonne ou mauvaise idée ?

Quand on n’a pas les moyens de s’offrir un avocat, la tentation de chercher de l’aide ailleurs est grande. Depuis l’arrivée de ChatGPT et d’autres outils, beaucoup de personnes se représentent seules devant les tribunaux australiens en glissant discrètement l’IA dans leur stratégie. Ce qui est assez malin. 

C’est gratuit, rapide et accessible en quelques clics. Alors, pourquoi passer des nuits à déchiffrer des textes juridiques quand un chatbot promet de le faire en quelques secondes ?  Voilà le raisonnement de nombreux justiciables. 

Cela dit, les juges ne vous conseillent pas d’en faire autant. Et je ne peux qu’être d’accord. Voici pourquoi.

La tentation grandissante de l’IA gratuite

Les Australiens qui se représentent seuls au tribunal ne sont pas des cas isolés. Dans certaines affaires de migration, près de huit plaideurs sur dix se sont retrouvés sans avocat. La justice a donc dû s’adapter en créant des formulaires simplifiés et des guides pour les accompagner dans la procédure. Mais l’arrivée d’outils génératifs accessibles gratuitement a tout changé.

Les chercheurs expliquent que les plaideurs sans avocat utilisent désormais l’IA pour des affaires variées. Testaments, litiges de propriété, faillite, emploi, voire migration. Avec un clavier et une connexion internet, ils transforment leur salon en cabinet virtuel. Mais ce cabinet virtuel n’a pas toujours les bons manuels.

Et la justice, elle, ne pardonne pas les approximations et les citations inventées. Même les efforts sincères d’une défenderesse se transforment en plaidoirie incohérente quand elle s’appuie sur des arguments inventés par un chatbot. Le juge Andrew Bell, en Nouvelle-Galles du Sud, l’a bien fait entendre.

Attention, l’IA peut nuire à votre dossier 

En effet. L’erreur ne pardonne pas dans une salle d’audience. Un document truffé de fausses références peut être immédiatement rejeté. Et un plaideur, même de bonne foi, peut voir son affaire s’écrouler simplement parce qu’il a fait confiance à une phrase générée par un robot.

Le plus inquiétant, c’est que la justice ne se contente pas de dire « merci, au revoir ». Elle peut sanctionner financièrement un plaideur ayant utilisé des informations erronées. Concrètement, cela signifie qu’une personne peut se voir condamnée à payer les frais de son adversaire en plus de perdre son affaire.

Certains avocats eux-mêmes se sont déjà fait piéger en citant des lois fictives inventées par l’IA. Mais la différence est énorme. Leur responsabilité professionnelle peut être engagée et leur client a une possibilité de recours. Le citoyen qui se défend seul, lui, n’a personne d’autre à blâmer que lui-même.

Un juge du Queensland a même averti que s’appuyer sur un texte généré par un chatbot, sans vérification, pouvait non seulement rallonger la procédure, mais aussi coûter très cher au final. Bref, l’économie réalisée en sautant l’avocat peut se transformer en gouffre.

Comment limiter les risques sans tomber dans le piège ?

La recommandation la plus simple reste de ne pas utiliser l’IA pour ses recherches juridiques. Cela dit, dans la pratique, rares sont ceux qui résistent à la facilité d’un résumé prêt à l’emploi. Alors, comment éviter la catastrophe ?

Les spécialistes rappellent que de nombreuses bases de données gratuites existent déjà. L’Australasian Legal Information Institute est l’une des plus utilisées, tout comme Jade. Ces plateformes, même si elles paraissent austères, contiennent des références fiables, validées et reconnues par les tribunaux.

 Les bibliothèques judiciaires et les facultés de droit sont également ouvertes au public et mettent en ligne de nombreuses ressources. Cela demande un peu plus d’effort qu’un clic sur ChatGPT, mais l’avantage est simple : pas de citations inventées et pas de lois sorties de nulle part.

Enfin, certains tribunaux ont publié leurs propres guides concernant l’usage de l’IA. Le Queensland rappelle par exemple de ne jamais entrer d’informations privées ou confidentielles dans un chatbot. Car au-delà des erreurs factuelles, il existe un autre danger : la fuite involontaire de données sensibles, parfois protégées par la loi.

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DeepSeek et les IA chinoises bientôt bannies aux USA : et en France ?

No Adversarial AI Act entend interdire l’utilisation d’IA chinoises, telles que DeepSeek, au sein des agences fédérales américaines.

Ce projet de loi fut déposé le 25 juin 2025 à la Chambre des représentants et au Sénat américain. Le texte veut proscrire l’usage d’IA développées dans des « nations adverses », en premier lieu la Chine, au sein des agences fédérales.

No Adversarial AI Act en proposition

Le texte est porté par John Moolenaar, républicain et président du Comité spécial sur le Parti communiste chinois (PCC), et le démocrate Raja Krishnamoorthi.

Cette proposition a pour objet de protéger les systèmes gouvernementaux américains contre les risques de fuite de données et d’influence étrangère. Selon Moolenaar, le PCC utilise les IA chinoises, dont DeepSeek, pour « voler, étendre et subvertir » les données.

Si le projet est adopté, l’usage de ces IA sera interdit dans toutes les agences fédérales, sauf dérogation.

Ainsi, le Conseil fédéral de sécurité des acquisitions devrait tenir une liste publique des modèles d’IA interdits. Néanmoins, des exemptions limitées sont prévues pour la recherche ou les tests, mais uniquement avec l’aval du Congrès.

Le No Adversarial AI Act pourrait aussi pousser les entreprises privées à restreindre l’usage de l’IA chinoise comme Qwen ou encore DeepSeek.

Un seul risque. La stratégie freinera la coopération internationale en recherche, un domaine dans lequel la Chine performe.

Les sénateurs Rick Scott et Gary Peters, co-parrains du texte, insistent sur l’équilibre à trouver : protéger les données américaines sans bloquer l’innovation. « L’IA offre un immense potentiel, mais les risques posés par les adversaires étrangers sont réels », affirme Peters.

DeepSeek et les IA chinoises, menacées de bannissement

Les législateurs américains ciblent les IA chinoises, en particulier DeepSeek, un modèle déjà populaire aux États-Unis. Sont également concernés des outils venus de Russie, d’Iran ou de Corée du Nord.

Contrairement à ChatGPT, encadré par des normes occidentales, DeepSeek évolue sous la législation chinoise, jugée opaque et intrusive. Son manque de transparence alimente les soupçons.

Plusieurs entités ont déjà banni cette IA, dont Microsoft, le ministère américain du Commerce et la marine américaine. Et cela, avant même l’adoption du No Adversarial AI Act.

D’après Reuters, un haut responsable américain affirme que DeepSeek est lié aux activités militaires et de renseignement chinoises. Sa politique de confidentialité prévoit un stockage de données à la fois aux États-Unis et en Chine.

« Les systèmes d’IA hostiles n’ont pas leur place dans nos réseaux », martèle Moolenaar.

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ChatGPT : les utilisateurs sous surveillance ? Les juges avouent tout

La juge Ona Wang a rejeté les accusations de surveillance massive concernant la conservation des données utilisées pour entraîner ChatGPT.

Suite du procès opposant OpenAI à plusieurs médias, dont le New York Times. La juge Wang a affirmé que la collecte de données constituait simplement une obligation légale, limitée au cadre juridique. Selon elle, OpenAI sécurise et stocke ces données sans rendues publiques. Les informations recueillies ne seront utilisées que pour examiner les allégations de violation des droits d’auteur.

Objection !

Cette opinion a été contestée par OpenAI et deux utilisateurs. Brad Lightcap, COO de l’entreprise californienne, qualifie l’ordonnance de « radicale et inutile ».

openai is under a court order to log every output and give it to a court including all deleted chats and sensitive chats logged via API pic.twitter.com/M3U4Kf5zTy

— NIK (@ns123abc) June 5, 2025

Les politiques actuelles permettent généralement de supprimer les conversations dans un délai de 30 jours, sauf en cas d’obligation légale contraire. La conservation forcée des données de ChatGPT compromet la confiance des utilisateurs et alimente ainsi une sensation de surveillance.

Deux utilisateurs de ChatGPT ont également tenté de bloquer l’ordonnance. Le premier, un entrepreneur, craignait que ses secrets commerciaux et ses données confidentielles ne soient exposés.

Sa requête a été rejetée, car il n’avait pas engagé d’avocat pour la rédiger. Le second, Aidan Hunt, un utilisateur occasionnel du chatbot, échange des informations sensibles.

Il dénonçait un « programme national de surveillance de masse », affirmant que l’ordonnance affectait tous les utilisateurs de ChatGPT. Hunt a découvert cette mesure par hasard sur un forum en ligne, soulignant un manque de transparence.

La juge Wang a rejeté ces arguments. Elle a précisé que la conservation des données, bien que massive, est limitée au cadre du litige et n’entraîne pas leur divulgation publique.

Surveillance sur ChatGPT, simple précaution juridique

Le cas de la surveillance des données sur ChatGPT n’est pas une première. Cette situation rappelle les débats sur la collecte de données par Google ou Meta.

Cependant, dans ces cas, les entreprises conservent souvent des données pour améliorer leurs services et informent généralement les utilisateurs par des politiques claires.

OpenAI, en revanche, se retrouve contraint par une décision judiciaire, sans avoir choisi de conserver ces données. Pourtant, les utilisateurs standards de ChatGPT, abonnés aux versions Free, Plus, Pro ou Team, sont les plus concernés par cette surveillance.

En revanche, les clients professionnels, sous accord de non-conservation, devraient normalement être exemptés. Mais pourquoi les utilisateurs lambda de ChatGPT sont-ils exposés à une surveillance potentielle sans consentement préalable ?

Des experts, comme ceux de l’Electronic Frontier Foundation, avertissent que l’ordonnance pourrait créer un précédent. Si les tribunaux ou les autorités commencent à exiger des historiques de discussion, ChatGPT pourrait alors devenir un outil de surveillance indirecte.

Dans sa plainte, Hunt réclamait une transparence accrue, proposant qu’OpenAI informe directement les utilisateurs de la conservation de leurs données. L’honorable Ona Wang a jugé cette demande hors sujet, estimant qu’elle ne contribuait pas à résoudre la question des droits d’auteur, cœur du litige.

Le 26 juin 2025, OpenAI présentera ses arguments oraux pour contester l’ordonnance. En attendant, leurs conversations sur ChatGPT, même supprimées, ne sont pas à l’abri.

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ChatGPT est forcé de retenir vos conversations… même supprimées

Plus moyen de supprimer vos conversation sur ! obligé de tout garder… même celles que vous croyiez effacées. La justice américaine oblige l’entreprise à tout conserver, sous le feu croisé des médias en colère.

Depuis le 13 mai, OpenAI est légalement tenue de conserver toutes les conversations ChatGPT, y compris celles supprimées. Cette décision vient d’une ordonnance rendue par la juge fédérale Ona T. Wang, à New York, dans le cadre de poursuites lancées par plusieurs médias, dont le New York Times. L’entreprise doit séparer et archiver chaque journal de sortie produit par le chatbot, même ceux normalement effacés.

OpenAI avait initialement conçu ChatGPT pour que les utilisateurs puissent effacer des discussions selon leur volonté. Mais avec cette nouvelle décision, cela ne sera plus le cas temporairement. Toute suppression manuelle deviendrait désormais sans effet sur les archives juridiques. Selon ArsTechnica, la juge impose ce changement jusqu’à nouvel ordre, le temps de statuer sur les litiges liés à la formation de l’IA.

La justice enquête sur l’usage des contenus protégés

Le New York Times accuse OpenAI d’avoir utilisé des articles payants sans autorisation pour entraîner ses modèles d’IA. Cette pratique permettrait à des utilisateurs d’obtenir des résumés gratuits de contenus normalement inaccessibles. Les plaignants affirment que la suppression des discussions pourrait masquer des preuves d’utilisation abusive.

OpenAI a réagi cette semaine en contestant formellement cette obligation jugée disproportionnée. Elle souhaite plaider devant le tribunal pour faire lever l’ordonnance. Dans un document transmis à la justice, ses avocats dénoncent une demande qui exigerait une refonte complète de leur infrastructure technique.

Une menace pour la confidentialité des utilisateurs

Selon OpenAI, l’archivage intégral des discussions met en péril ses propres engagements de confidentialité. L’entreprise rappelle que la mémoire de ChatGPT reste désactivable, mais l’injonction judiciaire contournerait ce choix utilisateur. Cela signifie que même les conversations privées effacées pourraient désormais être conservées à des fins légales.

Si la justice maintient sa décision, ChatGPT conservera tout ce que vous écrivez comme élément de preuve. Cela pose un véritable problème de confiance entre l’entreprise et ses usagers. Même ceux qui utilisent la version gratuite, récemment dotée de la fonction Mémoire, devront assumer qu’aucune donnée n’est réellement oubliée.

Une affaire suivie de près par le secteur

Derrière les procédures juridiques, c’est la transparence de l’IA qui est interrogée. OpenAI affirme que l’hypothèse d’abus est purement spéculative et que forcer l’archivage massif constitue une mesure injustifiée et coûteuse. Mais pour les plaignants, il en va de la protection de leurs œuvres et de l’intégrité des preuves.

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Lefebvre Dalloz et le Barreau de Paris : une alliance pour démocratiser l’accès à l’IA générative juridique

En début d’année, Lefebvre Dalloz, la marque qui réunit les expertises du groupe Lefebvre Sarrut en France, notamment en matière de connaissance juridique et fiscale, annonçait le lancement de GenIA-L, une solution d’IA générative conçue pour les professionnels du droit et du chiffre. Elle a récemment signé un partenariat historique avec le barreau de Paris pour offrir à plus de 10 000 avocats parisiens un accès gratuit à cet outil de recherche jusqu’au 31 décembre 2025.

Le Barreau de Paris représente 34 000 avocats. Parmi eux, plus d’un tiers exerce à titre individuel ou dans un cabinet avec un seul confrère. Pierre Hoffman, le bâtonnier de Paris, persuadé du potentiel de l’IA générative pour la profession, a décidé de leur mettre le pied à l’étrier : le Barreau de Paris finance ce projet, qui a débuté à la mi-octobre 2024, à hauteur d’un million d’euros.

Ces membres du Barreau de Paris, disposant de ressources technologiques et humaines limitées, pourront ainsi se doter de GenIA-L durant quinze mois, ce qui favorisera leur compétitivité.

Pierre Hoffman affirme :

“Faciliter l’accès à l’intelligence artificielle pour les avocats était un engagement de campagne. En parler, c’est bien et évidemment nécessaire mais, ce n’est pas suffisant, il faut agir. J’en ai donc fait une priorité politique de mon mandat. Aujourd’hui, grâce à notre partenariat avec Lefebvre-Dalloz, nous mettons sur la table des moyens historiques et ambitieux au service des avocats parisiens. L’objectif est d’accompagner et d’impulser l’élan nécessaire pour aider les avocats à se saisir de ces outils pour en faire de véritables alliés et leviers de croissance”.

GenIA-L est conçu pour offrir une réponse instantanée à toute question juridique formulée en langage naturel, tout en assurant la fiabilité et l’exactitude des informations fournies. Grâce à son accès aux bases de données juridiques exhaustives de Lefebvre Dalloz, l’IA garantit des réponses correctement sourcées, permettant ainsi aux utilisateurs de bénéficier d’une expertise fiable et précieuse.

Concrètement, à chaque question posée, l’outil génère plusieurs types de réponse permettant une couverture à 360° du sujet :

  • une synthèse pour une réponse instantanée ;
  • des questions associées pour aller plus loin dans la recherche ;
  • des cas d’usage ;
  • des points de vigilance.

Pour l’ensemble de ses réponses, GenIA-L indique l’origine des arguments juridiques mobilisés, issus des fonds documentaires de Lefebvre Dalloz, tout en permettant leur consultation.

Les avocats concernés bénéficieront par ailleurs d’une formation gratuite et obligatoire afin de s’approprier l’outil et d’en connaître les bonnes pratiques. Organisée en deux sessions de 30 minutes et opérée par les équipes de Lefebvre Dalloz, elle portera notamment sur la déontologie et le secret professionnel, deux piliers fondamentaux et indissociables du métier d’avocat.

Ketty de Falco, présidente des activités de Lefebvre Dalloz, conclut :

“Le monde évolue et, avec lui, les usages professionnels. Grâce à ce partenariat, le barreau de Paris et Lefebvre Dalloz contribuent activement à l’introduction de l’intelligence artificielle auprès des avocats de Paris. Et j’en suis ravie ! Avec GenIA-L, la première IA générative utilisant exclusivement les contenus juridiques vérifiés et actualisés par les 270 rédacteurs et journalistes de Lefebvre Dalloz, ils pourront bénéficier d’un outil d’IA générative conçu spécifiquement pour eux. C’est une révolution pour la profession, et je remercie le barreau de Paris pour la confiance qu’il fait à Lefebvre Dalloz, et surtout à GenIA-L”.

une alliance pour démocratiser l’accès à l’IA générative juridique

ActuIA n°17 : ce que vous réserve le nouveau numéro du magazine de l’intelligence artificielle

La rentrée est là, et le nouveau numéro du magazine ActuIA est prêt à vous accompagner dans cette période de renouveau. Que vous le choisissiez en version numérique ou papier, il sera la lecture idéale pour tous les professionnels et passionnés de l’IA, que ce soit à la maison, au bureau, ou même dans les transports !

Ce numéro, bientôt disponible, vous propose un retour sur les temps forts de l’été avec nos traditionnelles rubriques : un condensé des actualités marquantes, les levées de fonds, notre rubrique pop culture pour stimuler votre curiosité, mais aussi des dossiers d’analyse essentiels sur l’impact de l’IA dans le secteur professionnel, et les enjeux cruciaux de l’IA en Russie. Ne manquez pas cette occasion de rester informé et inspiré pour cette nouvelle saison !

Si vous n’êtes pas encore abonné(e), inscrivez-vous dès aujourd’hui et recevez-le directement chez vous ou sur votre lieu de travail. 

Au sommaire du n°17 d’ActuIA :

Actualités
Une revue de toutes les actualités de ces derniers mois : droit, éthique, santé, projets de recherche, business… Retrouvez toutes les informations qu’il ne fallait pas louper ce dernier trimestre en France comme à l’étranger.

Levées de fonds
Une sélection de levées de fonds récentes dont bien évidemment celle de Spotlight Medical, enrichie d’une analyse de Stéphane Nachez, Directeur de la publication d’ActuIA.

Adopter l’IA ? Oui, mais avec optimisme
Jean-Marc Bonnet, Sales Technology Director chez Teradata, nous apporte son regard sur l’intégration de l’IA dans les entreprises.

Altair : un pionnier au cœur de l’intégration de l’IA
Interview de François Weiler, Président d’Altair France. Découvrez comment Altair transforme l’intégration de l’IA et accompagne les entreprises dans leurs décisions stratégiques à travers des solutions pragmatiques et sur-mesure.

L’IA et l’éducation : Qu’en est-il ?
Focus sur les formations et les ressources mises en place par la région académique PACA afin d’acculturer les enseignants aux systèmes d’IA, avec Romain Estampes, Chargé de mission à la DRANE PACA (Délégation régionale académique au numérique éducatif).

L’intelligence artificielle au service du droit : méthodes, outils et enjeux
Dr. William Babonnaud, Dr. Alexandra Benamar, Dr. Sophie Fayad du Centre R&D de Talan, vous font découvrir les outils d’IA développés au service du domaine juridique.

La « passe beauty » : le photoshop du cinéma
Dans cet article de la rubrique Pop culture, notre journaliste, Amira Hadak, vous propose une analyse des usages de l’IA dans le cinéma.

L’intelligence artificielle pour mieux comprendre notre planète
Plongez au cœur des sciences de la Terre avec Dr. Delouche Estelle du Centre R&D de Talan. Cette dernière vous expliquera comment l’IA peut s’avérer très utile dans le domaine de la géophysique.

Sélection du comité scientifique
Zoom sur deux publications scientifiques qui ont retenu l’attention de notre comité scientifique au cours des derniers mois.

Téléphones portables, Education & Interdictions : Ce que nous enseigne l’IA !
En cette rentrée 2024, certains établissements scolaires ont banni les téléphones portables. Laurence Vanin, philosophe et essayiste, s’exprime sur le sujet en détaillant les raisons de ces interdictions de plus en plus présentes dans le cadre scolaire.

IA et emploi : la grande inconnue
Dans ce dossier, nous abordons l’IA au sein du monde du travail. Entre des entretiens avec Cyril Dallois, Secrétaire national de l’Union Générale des Ingénieurs, Cadres et Techniciens (UGICT), et Yann Ferguson, Sociologue à INRIA et Directeur scientifique du LaborIA, et des analyses des différents terrains explorer par l’IA dans le secteur professionnel, l’adoption de l’IA par les entreprises n’aura plus de secret pour vous ! Emmanuelle Blons, Auteure, conférencière et spécialiste de la transformation digitale et des RH Belkacem Laïmouche, Pilote du groupe « Ressources Humaines » du Hub France IA viennent compléter le dossier.

Confiance.ai propose une méthodologie outillée au service du développement d’une IA industrielle et responsable
Focus sur Confiance.ai, le livrable technologique du défi sur l’IA vérifiable et certifiable. Juliette Mattioli (Thales), Morayo Adedjouma (CEA), Raphael Braud (IRT SystemX), Bertrand Braunschweig (IRT SystemX), Loic Cantat (IRT SystemX), Philippe Dejean (IRT Saint Exupéry), Ingrid Fiquet (Sopra Steria), Rodolphe Gelin (Renault), Joseph Machrouh (Thales), Karla Quintero (IRT SystemX), Boris Robert (IRT Saint Exupéry), et Fabien Tschirhart (IRT SystemX), nous apportent leurs connaissances sur ce programme de recherche français sur l’IA de confiance.

Parole d’experts
Ce numéro met en lumière trois experts en intelligence artificielle. Découvrez les expertises de Sandrine Henry, Data Analyst et consultante chez Pragma 9, Julien Briot-Hadar, Auteur, formateur et conférencier expert en compliance et de Mélanie Lopez Malet, Senior data scientist.

L’IA russe à la croisée des chemins
« Celui qui dominera l’IA dominera le monde », a déclaré Vladimir Poutine, en 2017. Placé au cœur de la vision russe du pouvoir mondial, l’IA est perçue comme un levier de compétitivité économique, mais aussi comme un outil crucial pour asseoir la puissance géopolitique du pays. Ce dossier vous fera découvrir la route empruntée par la Russie dans cette course mondiale à l’intelligence artificielle ainsi que les défis auxquels le pays se heurte. Un article complété par une proposition de trois personnalités russes à suivre.

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IA juridique : LexisNexis finalise l’acquisition de la start-up Henchman

LexisNexis Legal & Professional, leader mondial en informations et analyses juridiques, a annoncé hier avoir finalisé l’acquisition de Henchman, une start-up belge spécialisée dans l’enrichissement des systèmes de gestion de documents (SGD) grâce à l’IA, afin d’accélérer la négociation et la rédaction de contrats complexes.

Fondée en 2020 par Jorn Vanysacker, Gilles Mattelin et Wouter Van Respaille, Henchman compte aujourd’hui plus de 170 clients internationaux, dont des cabinets d’avocats et des sociétés de premier plan en Europe et aux États-Unis. La start-up, qui connait une forte croissance, a reçu le prix du “Produit de l’année” lors des ALM Legal Innovation Technology Awards 2024.

L’acquisition de Henchman, annoncée début juin, permettra à LexisNexis d’intégrer la technologie avancée de la start-up qui permet aux clients d’extraire rapidement des informations de leurs bases de données internes à ses propres outils d’IA juridiques, Lexis+ AI et Lexis Create.

Mike Walsh, PDG de LexisNexis Legal & Professional, souligne :

“LexisNexis et Henchman partagent la même vision de l’évolution des métiers du droit grâce aux solutions d’IA générative. Ensemble, nous aiderons nos clients à produire plus facilement et plus rapidement un travail juridique de haute qualité en utilisant une IA riche en données internes et en contenu de LexisNexis”.

Engagement pour une IA Responsable

LexisNexis, groupe mondial spécialisé dans l’édition professionnelle et la fourniture de services d’information juridique et économique, est une filiale du groupe anglo-néerlandais RELX, l’un des leaders dans le domaine de l’édition et de l’information professionnelle.

LexisNexis développe ses solutions d’IA juridique avec une supervision humaine rigoureuse, suivant les principes d’IA responsable du groupe RELX, en tenant compte de l’impact réel de ses solutions sur les personnes et en prenant des mesures pour prévenir la génération ou l’amplification de biais discriminatoires.

Lexis+ AI : une solution puissante et fiable

En 2023, alors que l’IA générative venait transformer le domaine juridique comme tant d’autres, le groupe s’est entouré d’experts dont 200 data scientists pour développer un assistant qui simplifie la recherche juridique, complexe et chronophage.

Après plusieurs mois d’expérimentation avec une cinquantaine de cabinets d’avocats, parmi lesquels Baker McKenzie, Reed Smith, Foley & Lardner, et une collaboration avec Anthropic pour créer un modèle personnalisé et affiné, entraîné sur l’intégralité du contenu LexisNexis (plus de 100 milliards de documents dans le monde) pour éviter au maximum les hallucinations, LexisNexis a lancé Lexis+ AI aux Etat-Unis l’an passé, puis en France, en mars dernier. Le référentiel de contenus juridiques est constamment mis à jour pour garantir la pertinence et l’exactitude des informations fournies.

Lexis+ AI, qui s’appuie sur la plateforme propriétaire Retrieval Augmented Generation 2.0 (RAG 2.0), de LexisNexis, offre des fonctionnalités de recherche conversationnelle, de rédaction juridique intelligente, de résumé et des capacités de téléchargement de documents, le tout soutenu par une technologie de cryptage de pointe et de confidentialité pour sécuriser les données sensibles. Les documents téléchargés sont systématiquement supprimés après chaque session. Les utilisateurs peuvent gérer ou supprimer l’historique de leurs conversations à tout moment.

Cet assistant d’IA sera le premier à bénéficier de la technologie de Henchman.

Gilles Mattelin, cofondateur de Henchman, conclut :

“Nous considérons cette union avec LexisNexis comme une extension de notre vision de la rédaction visant à faire émerger de manière proactive des informations précieuses et stratégiques pour les clients, en fournissant un centre de connaissances aux équipes juridiques. Nous pensons que la combinaison de nos équipes et de notre technologie permettra aux clients de prendre plus rapidement des décisions éclairées, de générer un travail exceptionnel et de générer de la valeur économique pour leurs organisations”.

IA juridique LexisNexis finalise l'acquisition de la start-up Henchman
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