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« Je suis ravi de m’être trompé » : Sam Altman reconnaît finalement que l’IA n’a pas provoqué d’« apocalypse de l’emploi »

Le PDG d’OpenAI, Sam Altman, estime s’être trompé sur la rapidité avec laquelle l’intelligence artificielle provoquerait des suppressions massives d’emplois, notamment parmi les travailleurs cols blancs. Un réajustement notable, alors que le débat sur l’impact de l’IA sur le marché du travail reste particulièrement tendu.

Le piège de l’IA : pourquoi les entreprises qui licencient risquent de tuer leurs propres clients

Automatiser pour gagner en productivité ? Il s'agit presque d'une évidence pour les entreprises. Mais poussée à l’extrême, cette logique pourrait se retourner contre elles. Une étude récente décrit un piège économique où l’IA, en détruisant des emplois, finit aussi par éroder la demande.

Amis développeurs, Sam Altman vous dit « merci »

Le PDG d'OpenAI a publié un message de « gratitude » envers les développeurs qui ont écrit du code « caractère par caractère ». Un tweet qui a déclenché une vague de colère, dans un secteur de la tech en pleine tourmente sociale.

L’intelligence artificielle va « détruire complètement » le droit, alerte un avocat britannique

Interrogé par le magazine britannique The Spectator, un avocat senior livre une analyse sans concession de l’avenir des professions juridiques. Entre honoraires élevés, culture du prestige et gains économiques offerts par l’IA, le droit pourrait être bouleversé plus rapidement que prévu.

Un entretien face à une IA peut vous donner plus de chance d’avoir un job

Une étude menée par TP (ex-Teleperformance) via sa filiale PSG Global Solutions et la Booth School of Business de l’Université de Chicago met en lumière les effets des recruteurs dopés à l’IA : plus d’efficacité pour les entreprises, oui, mais quels bénéfices pour les candidats ?

Baromètre Impact AI : près de trois quarts des salariés français jugent nécessaire de réguler le développement de l’IA

Le collectif Impact AI, en collaboration avec le cabinet d’audit et de conseil KPMG et BNP Paribas, a publié hier la première édition de son “Observatoire de l’IA responsable”. Ce rapport, réalisé avec l’institut de sondage Viavoice et le centre de prospective GCF, analyse les perceptions des salariés du secteur privé en France quant au déploiement de l’IA dans leur entreprise. 

L’IA : un atout stratégique

Plus de la moitié des salariés français (52 %) considère que l’IA joue un rôle crucial dans le développement et le rayonnement d’un pays, une proportion qui grimpe à 74 % parmi les utilisateurs réguliers de ces technologies. Pour ces derniers, les grands gagnants du développement de l’IA sont les Etats-Unis (53 %), devant la Chine (42 %), la Corée du Sud (33 %), la France (30 %)  l’UE (29 %) et Israël (29 %).

La régulation de l’IA, essentielle pour concilier innovation et éthique

Près de 75 % des salariés jugent nécessaire de réguler le développement de l’IA, 37 % « tout à fait nécessaire », 85 % des utilisateurs de l’IA sont également en faveur d’une régulation.

Les salariés expriment une préférence pour une régulation exercée par une agence internationale (30 %), 25 % penchent pour une régulation de l’état et pour 19 %, elle devrait être assumée par l’Europe. Cependant, l’AI Act suscite un accueil favorable : 57 % des salariés le considèrent comme une avancée positive, un chiffre qui atteint 75 % chez les utilisateurs d’IA.

Concernant les projets IA des entreprises, seule une minorité (10 %) place l’innovation au sommet des priorités, 36% des salariés interrogés, quelle que soit la taille de l’entreprise et le secteur d’activité, prônant un équilibre entre innovation, responsabilité et sécurité et 21 % estimant qu’il faut privilégier le respect des principes éthiques.

L’impact sur l’emploi : une préoccupation persistante

Parmi les risques identifiés, l’impact sur l’emploi arrive en tête (41 %), suivi des inquiétudes relatives à la confidentialité des données (33 %) et à une dépendance excessive à l’IA (31 %). Les salariés citent ensuite la non-conformité aux réglementations (24 %), le manque de transparence quant aux tâches réalisées par l’IA (23 %), l’amplification de stéréotypes liés à la présence de biais dans les algorithmes (17 %), les risques d’uniformisation du travail (17 %) et l’impact environnemental (11 %).

L’IA responsable : un atout éthique et un levier d’efficacité

La définition de l’IA responsable proposée aux salariés interrogés était la suivante : “une intelligence artificielle responsable est conçue pour respecter des principes éthiques, garantir la transparence et minimiser les risques potentiels, y compris les biais dans ses algorithmes. Elle favorise l’inclusion sociale et la protection des données, tout en étant capable de choix explicables. De plus, elle vise à améliorer le bien-être humain sans causer de dommages sociaux, environnementaux ou de santé”.

Pour 63 % des salariés et 83 % des utilisateurs d’IA dans le cadre professionnel, le développement d’une telle IA est essentielle ou indispensable. Pour près de 8 salariés sur 10 une IA responsable doit s’attacher au respect de l’être humain, de sa santé, de son bien-être et de ses droits. Interrogés sur les domaines où la responsabilité de l’IA devait être appliquée en priorité, les sondés citent :

  • la protection des données personnelles et sensibles (36 %) ;
  • le respect des droits fondamentaux (27 %) ;
  • l’amélioration du bien-être humain (25 %) ;
  • le respect de l’humain et de sa singularité (24 %) ;
  • le respect des principes éthiques (22 %) ;
  • la garantie de la transparence (21 %) ;
  • le respect de la santé humaine (20 %) ;
  • l’impact environnemental (17 %) ;
  •  l’explicabilité des choix (13 %) ;
  • la réduction des biais dans les algorithmes (11 %) ;
  • l’inclusion sociale (9 %).

L’IA responsable n’est pas seulement perçue comme une nécessité éthique. Pour 44 % des salariés, elle améliore l’efficacité, favorise une prise de décision optimisée (39 %) et réduit la consommation de ressources (32 %).

Une acculturation encore trop faible

Malgré l’importance accordée à l’IA responsable, 63 % des salariés ignorent les initiatives menées par leurs entreprises dans ce domaine. Seulement 9 % peuvent se référer à une charte éthique ou un interlocuteur spécialisé.

Pour accélérer cette acculturation à l’IA responsable, les salariés suggèrent qu’un certain nombre de freins soient levés, comme le manque de compétences internes, cité par 30 % des salariés, la complexité technique de l’IA (26 %), les coûts élevés de sa mise en œuvre (24 %), la résistance au changement (22 %) ou le manque d’engagement de la direction.

Christophe LIÉNARD, Président d’Impact AI, commente :

“Les conclusions de cette première édition de l’Observatoire de l’IA responsable montrent la grande sensibilité des Français aux notions d’IA responsable et d’IA éthique et vont donc nourrir les grands travaux que le collectif entend mener en 2025, avec l’impulsion de l’AI Action Summit de février : autour du travail, de la santé, de l’environnement et pour toujours plus de formation et d’appropriation de toutes et tous des outils d’IA responsable”. 

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Etude Indeed : les recruteurs français privilégient les compétences informatiques de base malgré l’essor de l’IA

Selon la dernière étude menée par l’Institut de recherche économique Hiring Lab d’Indeed, une entreprise américaine spécialisée dans la recherche d’emploi en ligne, bien que l’IA et d’autres technologies avancées soient appelées à transformer le marché du travail, de nombreux employeurs continuent de valoriser les compétences informatiques de base.

L’étude d’Indeed révèle que les compétences numériques élémentaires, telles que la maîtrise du pack Office et l’utilisation de logiciels courants, figurent dans 13 % des offres d’emploi en France. Ces compétences IT restent particulièrement recherchées dans des secteurs comme l’assistance administrative (22 % des offres), les médias et la communication (19 %), ainsi que le marketing (17 %). Cette récurrence montre que même dans un monde où l’automatisation prend de l’ampleur, la capacité à utiliser un ordinateur de façon fluide est encore un atout clé sur le marché du travail.

Par contre, ces compétences techniques de base ne sont que très peu requises dans les offres d’emploi concernant les professions en présentiel comme la puériculture, les soins personnels et médicaux à domicile ou le transport routier.

Une demande toujours forte pour les compétences humaines

En parallèle des compétences techniques, l’étude souligne également l’importance croissante des compétences humaines. L’anglais, par exemple, reste la compétence non technique la plus fréquemment mentionnée dans les offres d’emploi, suivi du sens du service client et des capacités organisationnelles. Ces qualités sont de plus en plus recherchées dans un contexte où les interactions humaines et la collaboration restent des piliers essentiels dans de nombreux secteurs.

Les compétences en IA : une montée progressive, mais encore marginale

Si l’intelligence artificielle promet de bouleverser de nombreux métiers, les compétences directement liées à l’IA ne représentent encore qu’une petite part des offres d’emploi en France. En 2024, seulement 1,5 à 2,5 % des annonces mentionnent des compétences en IA, une proportion encore modeste mais en augmentation depuis 2022, surtout dans les secteurs de la finance, des ressources humaines et du juridique.

Cependant, un segment spécifique lié à l’IA connaît une croissance explosive : celui de l’IA générative, avec une multiplication par 15 des offres d’emploi contenant ce type de compétence depuis 2022, avec l’arrivée de ChatGPT. Bien que ces offres soient encore rares (environ 0,15 % des annonces), leur rapide ascension pourrait annoncer une transformation du marché de l’emploi dans les années à venir.

Des outils spécialisés en forte croissance

En plus des compétences de base, certaines compétences techniques plus avancées sont également en forte demande. Par exemple, des logiciels spécialisés comme Power BI dans la finance, ADP dans les ressources humaines, ou Amadeus dans le secteur de l’hôtellerie-restauration gagnent en importance. Cela montre que les recruteurs, tout en insistant sur les compétences fondamentales, commencent à valoriser des connaissances plus spécifiques en fonction des métiers et des secteurs d’activité.

Les offres d’emploi pour les professions hautement techniques enregistrent un net recul

En France, les offres d’emploi dans les segments très techniques, comprenant des métiers tels que le développement informatique, l’ingénierie industrielle ou la recherche scientifique, ont diminué de 4 % par rapport à leur niveau d’avant la pandémie. Ce segment se distingue par des offres nécessitant plusieurs compétences techniques spécifiques.

En revanche, les métiers moins techniques connaissent une dynamique différente. Les segments faiblement techniques, où une seule compétence technique est généralement requise, ont vu une augmentation des offres de 59 % depuis la pandémie. Les professions moyennement techniques, quant à elles, ont enregistré une hausse de 20 %. Ces chiffres soulignent une tendance de fond où la demande pour des compétences plus généralistes, notamment les compétences IT de base, est en forte croissance.

Une évolution paradoxale

Ce ralentissement dans les métiers très techniques pourrait surprendre dans un contexte où les avancées technologiques se multiplient. Toutefois, il reflète une réalité où les entreprises, tout en s’adaptant aux nouvelles technologies, continuent de valoriser les compétences élémentaires.

L’IA, bien qu’en pleine expansion, n’a pas encore pleinement redéfini le marché du travail. Cependant, plus les compétences numériques de la main-d’œuvre progresseront, plus la diffusion des innovations numériques sera rapide, augmentant ainsi les gains de productivité.

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ActuIA 17 : le futur du travail à l’ère de l’intelligence artificielle

La nouvelle édition du magazine ActuIA vient de paraître, avec un numéro qui va droit au cœur des débats actuels sur l’intelligence artificielle et l’emploi. Avec l’évolution rapide des technologies, les entreprises se trouvent face à un dilemme : l’IA remplacera-t-elle les travailleurs ou deviendra-t-elle une alliée essentielle pour leur permettre de gagner en productivité et en efficacité ? C’est un sujet que nous avons décidé de traiter en profondeur, en explorant les avantages et les limites de l’automatisation dans le monde professionnel.

Dans ce dossier, nous analysons l’impact de l’intégration de l’IA sur les métiers et la façon dont elle transforme le paysage de l’emploi. D’un côté, l’IA promet d’automatiser les tâches répétitives et de libérer les employés pour des missions à plus forte valeur ajoutée, mais de l’autre, elle suscite des inquiétudes concernant la disparition de certains emplois et l’avenir de certaines professions. Pour illustrer ces enjeux, nous présentons plusieurs études de cas sur des secteurs fortement touchés par l’automatisation, tels que l’industrie manufacturière, la finance, et le secteur des services. Nous examinons également des métiers qui bénéficient d’une synergie entre l’IA et les compétences humaines, comme le diagnostic médical, où l’IA assiste les médecins sans les remplacer.

Cyril Dallois, secrétaire national de l’Union Générale des Ingénieurs, Cadres et Techniciens (UGICT-CGT), partage son point de vue sur l’accompagnement nécessaire pour que cette transformation soit bénéfique à la fois pour les employés et pour les entreprises. Nous explorons aussi la manière dont certaines entreprises ont su intégrer l’IA de façon éthique et responsable. Nous partageons des témoignages de dirigeants qui ont réussi à combiner l’utilisation de l’IA avec une amélioration des conditions de travail, par exemple en utilisant des systèmes intelligents pour alléger la charge administrative et permettre aux employés de se concentrer sur des tâches plus stratégiques.

À travers des interviews exclusives, nous découvrons comment certaines organisations ont mis en place des programmes de requalification pour les employés dont les postes ont été affectés par l’automatisation.

Nous abordons aussi les réglementations en cours de développement pour encadrer l’utilisation de l’IA dans les entreprises. Nous détaillons les nouvelles normes proposées par les instances européennes et internationales, qui visent à établir des lignes directrices sur la transparence, l’équité et la responsabilité des systèmes d’IA. Yann Ferguson, sociologue à l’Inria, se penche sur les implications sociales de l’utilisation de l’IA et sur les risques liés à la perte de contrôle humain dans les processus de travail automatisés. Il met en lumière les défis liés à la gouvernance de l’IA, notamment la nécessité de maintenir un contrôle humain sur les décisions critiques et d’éviter une dépendance excessive aux algorithmes.

L’essor des formations à l’IA

En complément de ce dossier, nous vous offrons un aperçu des nouvelles formations disponibles pour aider les entreprises à développer les compétences nécessaires à l’intégration de l’IA. Nous nous penchons sur des initiatives menées par des universités, des centres de formation et des entreprises technologiques pour former la main-d’œuvre aux compétences de demain. Selon une étude récente, 87 % des dirigeants d’entreprise envisagent d’investir dans la formation IA de leurs collaborateurs, signe que les compétences en IA deviendront rapidement essentielles sur le marché du travail. Nous vous présentons les différents parcours de formation disponibles, allant des bootcamps intensifs aux cursus universitaires spécialisés, afin de donner aux professionnels les outils nécessaires pour s’adapter à ce nouvel environnement technologique. Enfin, nous analysons l’impact des IA génératives, comme ChatGPT, sur les métiers de la création et de la rédaction. Si ces outils permettent de produire des contenus rapidement et à grande échelle, ils posent également des questions sur l’avenir des métiers créatifs. Comment garantir que l’humain reste au centre du processus créatif ? Nous vous apportons des éléments de réponse grâce aux analyses d’experts du secteur, qui évoquent à la fois les opportunités et les risques associés à l’utilisation croissante de ces technologies.

Retrouvez ce dossier et bien plus encore dans le nouveau numéro d’ActuIA, le magazine de référence pour les professionnels de l’intelligence artificielle. Ne manquez pas cette édition qui promet de poser un regard critique et éclairé sur l’avenir du travail à l’ère de l’intelligence artificielle, en vous offrant des pistes concrètes pour comprendre et anticiper les transformations à venir !

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Etudes #MoiJeune : les jeunes Français face à l’IA, une génération entre adoption et vigilance

Deux récentes études menées par 20 Minutes et Opinion Way offrent un éclairage approfondi sur la perception et l’usage de l’IA par les jeunes Français de 18 à 30 ans. Bien que cette génération soit fascinée par les avancées technologiques et prête à adopter l’IA dans leur quotidien, elle reste particulièrement attentive à ses impacts, notamment sur la santé mentale, l’emploi, et l’environnement.

L’étude #MoiJeune 20 Minutes– OpinionWay sur l’IA a été réalisée en septembre dernier auprès d’un échantillon représentatif de 276 jeunes Français âgés de 18 à 30 ans.

L’IA au cœur des usages quotidiens

L’adoption de l’IA par les jeunes Français est indéniable : 80 % ont intégré l’IA dans leurs activités, que ce soit de manière occasionnelle (31%) ou régulière (19%). Près de 68 % d’entre eux utilisent des outils d’IA au moins une fois par semaine, notamment pour naviguer sur les réseaux sociaux, effectuer des recherches en ligne, ou organiser leur quotidien.

Cependant, cette adoption ne signifie pas une rupture avec les interactions humaines : 93 % des répondants estiment qu’aucune IA ne pourra remplacer les échanges humains, 91% qu’il est essentiel de ne pas sacrifier les relations humaines au profit de la technologie.

Néanmoins, l’IA conversationnelle suscite de plus en plus d’intérêt. Environ 19 % des jeunes ont déjà utilisé des IA comme la plateforme Character IA, qui permet de créer et d’interagir avec des personnages virtuels, ou le chatbot MyAI intégré à Snapchat, pour dialoguer. Le même pourcentage envisage de faire de même.

Parmi ceux qui ont déjà expérimenté ces technologies, les plus prisées sont les compagnons virtuels (28 %) et les personnages de fiction (20 %), suivis par les IA utilisées comme coachs ou soutien psychologique (16 %).

Santé mentale : entre risques et opportunités

L’impact de l’IA sur la santé mentale suscite des inquiétudes. Selon l’étude, 62 % des jeunes estiment que l’IA pourrait avoir des effets négatifs, notamment en créant une dépendance aux outils numériques ou en renforçant la pression à être constamment productif. Toutefois, certains voient des bénéfices potentiels dans les IA conversationnelles : 35 % pensent qu’elles pourraient aider à lutter contre la solitude, tandis que 30 % apprécient la disponibilité constante de ces outils.

Néanmoins, les jeunes restent sceptiques quant à l’efficacité de l’IA pour traiter des problèmes émotionnels profonds : ils ne sont que 16 % à penser qu’elle pourrait être utile après une rupture amoureuse et 17 % en cas de dépression ou de burn-out. Pourtant, 41 % considèrent l’IA comme un possible remède à l’ennui et 36 % y voient un appui dans des situations de confinement.

L’IA et le marché du travail : menace ou opportunité ?

Selon l’enquête, les jeunes sont préoccupés par l’impact de l’IA sur le marché de l’emploi : pour 68 % d’entre eux, beaucoup de gens perdront leur emploi à cause de l’IA. Ils sont 63 % à s’inquiéter de voir l’IA remplacer des postes humains, particulièrement les emplois juniors, tandis que 31 % craignent que l’IA ne compromette leurs perspectives d’emploi.

Cependant, pour une large majorité (74 %), l’IA représente une opportunité de se libérer de tâches répétitives et rébarbatives. Si 45 % la considèrent avant tout comme un outil d’assistance, 23 % expriment leur ambivalence en la percevant comme une aide quotidienne qui pourrait devenir une menace à l’avenir.

Environnement : une prise de conscience croissante

Cette seconde étude, s’adressant à l’impact environnemental du numérique et de l’IA, repose sur une enquête en ligne menée en juillet dernier par Opinion Way pour 20 Minutes auprès de 312 jeunes, également âgés de 18 à 30 ans.

Les jeunes Français sont de plus en plus conscients des enjeux environnementaux liés au numérique et à l’IA : 73 % des répondants déclarent être informés de l’empreinte écologique des technologies numériques, bien que ce chiffre tombe à 33 % pour l’IA en particulier.

Les jeunes se sentent concernés par ces questions : 52 % affirment réduire leur utilisation d’appareils pour réduire leur empreinte numérique.

Ils sont 56% à avoir modifié leurs comportements numériques pour des raisons environnementales, éteignant leurs appareils lorsqu’ils ne sont pas utilisés plutôt que de les laisser en veille et limitant leur usage des services de streaming. Parmi eux, 85% n’envisagent de changer leur matériel informatique que par nécessité, et 82% privilégient l’utilisation du WiFi aux réseaux 4G et 5G. La plupart des jeunes (79%) trient également leurs e-mails.

Un équilibre à trouver

Ces études révèlent une génération à la fois curieuse et prudente face à l’IA, attachée aux interactions humaines. Si l’IA est devenue pour eux un outil incontournable pour de nombreuses activités quotidiennes, les jeunes Français demeurent vigilants quant à ses effets sur la santé mentale, l’emploi et l’environnement.

Etudes #MoiJeune : les jeunes Français face à l'IA, une génération entre adoption et vigilance

Etude Capterra : comment l’IA peut optimiser les processus de recrutement

L’IA continue de transformer le paysage du recrutement, offrant de nouvelles perspectives pour les recruteurs et les chercheurs d’emploi. Une étude récente de Capterra met en lumière la perception des candidats français à l’égard de l’IA dans le cadre de leur recherche d’emploi et révèle des pistes d’optimisation pour les recruteurs, soulignant la nécessité d’une approche humaine et transparente dans le processus.

Pour son étude “Job Seeker AI 2024”, Capterra a interrogé en juillet dernier près de 3 000 chercheurs d’emploi dans le monde, dont 247 en France. La première partie a révélé que 57 % des demandeurs d’emploi français ont utilisé au moins une fois l’IA pour postuler à une offre, la seconde que le même pourcentage des postulants français est favorable à l’usage de l’IA dans les processus d’embauche.

Pour eux, l’IA rend le processus de recrutement plus équitable et plus efficace : 58 % des candidats estiment que l’IA est moins partiale, réduisant les biais humains.

Pour autant, l’automatisation complète des processus de recrutement ne fait pas l’unanimité : 38 % des répondants affirment qu’un processus trop automatisé, sans intervention humaine, serait un frein à leur candidature, ce qui souligne l’importance de trouver un équilibre entre technologie et interaction humaine.

Un autre chiffre clé de l’étude est le nombre de chercheurs d’emploi (30 %) ayant refusé une offre jugée inadéquate, principalement en raison d’un manque de clarté dans la description des missions, 28 % l’ayant décliné en raison d’une rémunération inférieure à leurs attentes.

Les recommandations de Capterra aux recruteurs pour optimiser l’usage de l’IA

L’une des principales forces de l’IA réside dans sa capacité à traiter rapidement de grandes quantités d’informations. Les recruteurs peuvent ainsi se concentrer sur les entretiens de qualité et affiner leurs critères en temps réel. En misant sur une approche combinant automatisation et intervention humaine, les recruteurs ont la possibilité d’améliorer l’efficacité de leurs processus et d’offrir une expérience de candidature plus fluide et engageante.

Pour tirer pleinement parti de l’IA tout en répondant aux attentes des candidats, Capterra identifie trois axes clés pour les recruteurs :

  • Réduction des biais de l’IA : bien que l’IA puisse limiter certains biais humains, les algorithmes basés sur les données historiques peuvent amplifier des discriminations involontaires. Il est donc important de préserver l’intégrité et la cohérence des données produites par l’IA ;
  • Transparence accrue : 53 % des candidats estiment que les entreprises ne sont pas assez transparentes sur l’utilisation de l’IA dans le recrutement. En communiquant davantage sur son usage, les recruteurs pourraient renforcer la confiance des postulants, 51 % d’entre eux se disant plus enclins à postuler en cas de transparence ;
  • Combinaison IA et interaction humaine : 51 % des candidats souhaitent garder un contact humain tout au long du processus de recrutement. Une approche combinée permettrait de répondre à ce besoin, tout en profitant de l’efficacité de l’IA pour des tâches telles que la présélection ou la gestion des tests de compétences, pourrait permettre une expérience positive. Soixante-deux pour cent des répondants estiment par exemple être à l’aise avec l’IA dans la gestion des tests de compétences, et 61 % avec ses capacités à garantir l’égalité des chances.

L’IA, un levier stratégique pour le recrutement

L’étude de Capterra montre que, dans un contexte où 30 % des chercheurs d’emploi refusent des offres en raison d’un décalage entre leurs attentes et celles des recruteurs, l’IA peut jouer un rôle clé pour améliorer l’adéquation entre les deux parties. En aidant à rationaliser les étapes de présélection et en garantissant plus d’équité, cette technologie permet aux recruteurs de se concentrer sur des interactions de qualité avec les candidats les plus qualifiés.

Pour Emilie Audubert, analyste de contenu chez Capterra :

“L’intégration de l’IA dans les processus de recrutement ne signifie pas qu’il faille négliger l’élément humain. D’une part, il est essentiel de reconnaître que l’IA n’est pas infaillible et demande une certaine supervision. D’autre part, cette technologie se présente comme un outil complémentaire qui, utilisé à bon escient, peut compléter les capacités humaines et contribuer à une amélioration de l’expérience proposée aux candidats. En facilitant le traitement de tâches répétitives et de volumes importants d’informations, cette solution est un atout réel permettant aux recruteurs de se concentrer sur des missions à forte valeur ajoutée”.

Vous pouvez retrouver l’étude complète sur le blog de Capterra

Etude Capterra : comment l'IA peut optimiser les processus de recrutement

IA et ressources humaines : comment AssessFirst optimise le processus de recrutement

Pour affiner leurs recrutements, les RH ne se basent plus seulement sur les CV des candidats et des entretiens, ils ont de plus en plus recours à des tests de personnalité. La société AssessFirst, qui utilise l’analyse prédictive et la science des comportements pour concevoir les siens, annonce deux nouvelles solutions basées sur les soft skills qui permettront aux entreprises et aux candidats de se démarquer.

Pionnière de la technologie d’évaluation prédictive et de la RHTech, AssessFirst développe des solutions avancées pour le recrutement et la gestion des talents basées sur l’IA et le ML.

Sa plateforme propose des tests en ligne permettant aux recruteurs d’évaluer le profil des candidats suivant leur personnalité, leur motivation et leurs capacités cognitives. Le test de raisonnement Brain leur permet d’anticiper leur capacité d’apprentissage et d’adaptation générale, le test de motivation Drive de déterminer si leurs aspirations correspondent à la culture et aux valeurs de l’entreprise.

SWIPE, son nouveau test de personnalité lancé en avant-première à l’occasion du SPSP 23 de San Diego, mesure 20 traits de personnalité. Ce questionnaire réalisable en 5 minutes sur un smartphone permet d’appréhender le comportement d’un individu en situation professionnelle.

Les nouvelles solutions

Le premier produit, “Attract”, permet aux entreprises de se différencier en mettant en avant leur culture d’entreprise et leurs offres d’emploi. Lorsqu’ils ont complété le questionnaire SWIPE, les candidats peuvent découvrir, à partir d’un simple clic, leur compatibilité avec la culture de l’entreprise et les postes disponibles, ce qui leur permet de postuler directement depuis le site carrière.

Même si un candidat n’est pas retenu, il repart avec un bilan complet de ses talents, qu’il peut utiliser lors d’une prochaine recherche d’emploi ou partager sur ses réseaux sociaux ou professionnels.

David Bernard, CEO d’AssessFirst, commente :

“Attirez, engagez et convertissez les talents : Avec ATTRACT, nos clients boostent le trafic de leurs pages carrières en offrant une expérience candidat immersive qui met en avant les compétences comportementales”.

Le deuxième produit, “Sourcing”, réinvente le processus de recrutement en mettant l’accent sur les soft skills (compétences comportementales) plutôt que sur les CV traditionnels lors de la recherche de candidats.

De nombreuses études et enquêtes menées auprès d’employeurs ont montré que les compétences comportementales sont devenues un facteur déterminant dans le processus de recrutement et de sélection. Les employeurs cherchent des candidats qui possèdent non seulement les compétences techniques nécessaires pour le poste, mais aussi les compétences comportementales qui les rendent capables de s’adapter, de collaborer et de réussir dans diverses situations professionnelles.

La solution donne accès à une base de plus de 350 000 candidats. Les recruteurs sélectionnent un modèle prédictif ou choisissent eux-mêmes les qualités personnelles qui leur semblent essentielles pour le poste. Ils obtiennent instantanément l’ensemble des profils qui correspondent à leurs critères, dans le périmètre géographique souhaité.

Ils peuvent ensuite affiner ces résultats selon le niveau d’études ou l’expérience professionnelle requise pour le poste, un message personnalisé est alors envoyé aux candidats qu’ils aimeraient rencontrer.

IA et ressources humaines comment AssessFirst optimise le processus de recrutement
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