Hier, lors du Sommet pour l’action sur l’IA, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé que 200 milliards d’euros allaient être mobilisés pour faire de l’Europe “l’un des principaux continents de l’IA”. L’UE participera à hauteur de 50 milliards d’euros tandis que les 150 milliards d’euros supplémentaires proviendront de l’initiative “European AI Champions”, à laquelle plus de 70 organisations ont déjà adhéré pour asseoir le leadership européen dans l’IA et dont l
Hier, lors du Sommet pour l’action sur l’IA, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé que 200 milliards d’euros allaient être mobilisés pour faire de l’Europe “l’un des principaux continents de l’IA”. L’UE participera à hauteur de 50 milliards d’euros tandis que les 150 milliards d’euros supplémentaires proviendront de l’initiative “European AI Champions”, à laquelle plus de 70 organisations ont déjà adhéré pour asseoir le leadership européen dans l’IA et dont la liste continue de s’allonger.
En annonçant le fonds Invest AI de l’UE, la présidente de la Commission a souligné:
“J’entends trop souvent dire que l’Europe est en retard dans la course où les États-Unis ou la Chine ont déjà pris de l’avance. Je ne suis pas d’accord, car la course à l’IA est loin d’être terminée. Nous n’en sommes qu’au début. La frontière est en perpétuel mouvement. Le leadership mondial est encore à prendre.”
20 milliards d’euros pour des gigafactories
Parmi ces fonds, 20 milliards d’euros sont spécifiquement alloués à la création de quatre giga-usines d’IA, des infrastructures conçues pour soutenir le développement de modèles d’IA de grande envergure. Elles seront dotées d’environ 100 000 puces d’IA de dernière génération, soit quatre fois plus que les usines d’IA en cours d’installation autour du réseau des 9 supercalculateurs européens de calcul à haute performance d’EuroHPC. Trois de ces supercalculateurs EuroHPC sont aujourd’hui classés parmi les 10 supercalculateurs les plus puissants au monde : LUMI en Finlande,Leonardo en Italie et MareNostrum 5 en Espagne.
Ursula von der Leyen compare cet investissement pour une intelligence artificielle digne de confiance à un “CERN pour l’IA”. Pour rappel, le CERN (Conseil Européen pour la Recherche Nucléaire) est un laboratoire international de physique des particules situé à quelques kilomètres de Genève, en Suisse. Fondé en 1954, il est le plus grand centre de recherche en physique des particules au monde.
Elle déclare :
“Nous voulons que l’IA soit une force pour le bien et pour la croissance. Pour ce faire, nous adoptons notre propre approche européenne, fondée sur l’ouverture, la coopération et l’excellence des talents. Mais notre approche doit encore être suralimentée. C’est pourquoi, avec nos États membres et nos partenaires, nous mobiliserons des capitaux sans précédent par l’intermédiaire d’InvestAI pour les gigausines européennes d’IA. Ce partenariat public-privé unique, semblable à un CERN pour l’IA, permettra à tous nos scientifiques et entreprises, et pas seulement aux plus grands, de développer les très grands modèles les plus avancés nécessaires pour faire de l’Europe un continent de l’IA”.
Dans tout juste deux semaines, les 10 et 11 février prochains, la France accueillera à Paris le Sommet pour l’Action sur l’IA qu’elle co-présidera avec l’Inde. Selon les déclarations d’Anne Bouverot, l’envoyée spéciale du président de la République chargée d’organiser cet événement, à La Tribune Dimanche, en marge du Forum de Davos, l’une des premières initiatives concrètes à y voir le jour sera la création d’une fondation pour une IA au service de l’intérêt général.
Selon Anne Bouverot, elle “p
Dans tout juste deux semaines, les 10 et 11 février prochains, la France accueillera à Paris le Sommet pour l’Action sur l’IA qu’elle co-présidera avec l’Inde. Selon les déclarations d’Anne Bouverot, l’envoyée spéciale du président de la République chargée d’organiser cet événement, à La Tribune Dimanche, en marge du Forum de Davos, l’une des premières initiatives concrètes à y voir le jour sera la création d’une fondation pour une IA au service de l’intérêt général.
Selon Anne Bouverot, elle “permettrait de rassembler des données d’intérêt général, sur la santé par exemple. L’idée est de créer un cadre de confiance pour rassembler ces données, qui seraient librement accessibles aux chercheurs et vendus à un prix modique aux start-up. Elles seraient payantes pour les acteurs privés.”
L’objectif de cette fondation “qui pourrait être située à Paris” est de promouvoir le développement de l’IA au service de l’intérêt général. Pour la financer, le gouvernement espère “lever 2,5 milliards d’euros sur cinq ans(…) dont 500 millions dès cette année.”
Interrogée sur les autres objectifs du Sommet pour l’Action sur l’IA, Anne Bouverot a déclaré qu’il visait à “former une coalition pour une IA durable”, et à ce “que les pays participants signent une déclaration commune sur la nécessité d’une gouvernance internationale”.
Une semaine dédiée à l’IA
L’AI Action Summit réunira à Paris près d’une centaine de pays et plus d’un millier d’acteurs du secteur privé et de la société civile venus de tous les continents.
Les événements de l’initiative la “Route vers le Sommet” ont permis de préparer le terrain pour cet événement majeur. À travers une centaine de rencontres, organisées dans le monde entier, les participants (acteurs publics, privés, experts, membres des mondes académique, culturel et médiatique) ont pu se réunir autour de discussions portant sur les enjeux du Sommet.
Cette mobilisation internationale conduira en février à une “semaine de l’action pour l’IA” dont le Sommet sera le point d’orgue. Elle débutera les 6 et 7 février avec la conférence scientifique internationale “AI, Science and Society” organisée par l’Institut Polytechnique de Paris, sur son campus de Saclay, qui portera sur les transformations engendrées par l’IA sur la science et sur nos sociétés. En favorisant un dialogue interdisciplinaire, cette rencontre permettra à des chercheurs de renom, dont certains lauréats du Prix Nobel, de venir présenter leurs travaux.
Les 8 et 9 février, le Week-end culturel de l’IA proposera au grand public une immersion dans les multiples dimensions de l’IA et ses impacts sur la création artistique contemporaine. Le samedi 8 février, le site François-Mitterrand de la Bibliothèque Nationale de France accueillera des tables rondes et des ateliers pour explorer les transformations engendrées par l’IA dans plusieurs domaines (droits d’auteurs, évolutions des musées, architecture et aménagement du territoire, patrimoine, journalisme et information, audiovisuel et cinéma, etc.). Le lendemain, la Conciergerie accueillera l’exposition Machina Sapiens qui proposera de cartographier les enjeux de l’IA générative et son impact sur la société à travers une vingtaine d’œuvres d’artistes français et internationaux. Des masterclass avec les artistes seront organisées durant l’après-midi.
Les deux journées du Sommet
L’Elysée a donné ce 26 janvier plus de précisions sur le programme des deux journées du Sommet.
Jour 1 – lundi 10 février 2025
La première journée du Sommet prendra la forme de conférences, tables-rondes, présentations, qui mettront en avant les solutions permises par l’IA. Ce sera l’occasion de rencontres et discussions entre participants du monde entier, croisant systématiquement le regard des gouvernements, entreprises et de la société civile, réunis pour la première fois dans un même lieu. Les principaux thèmes abordés lors des conférences et ateliers seront :
Nef
Ouverture du Sommet : IA de pointe, au-delà des grands modèles de langage ;
Tout au long de la journée : l’IA en pratique, projections artistiques, démonstrations et défis portés par des innovateurs du monde entier
Scène principale
Matin :
Mettre l’IA au service de l’avenir du travail
Créer un cercle vertueux entre l’IA, la création et l’information
Après-midi :
Cyberattaques et désinformation : tirer parti de l’IA pour protéger les démocraties
Mettre en place une gouvernance de l’IA efficiente et réellement inclusive
Faire grandir des écosystèmes d’IA compétitifs et soutenables dans le monde entier
Orienter l’IA vers l’’intérêt général : vers un écosystème d’IA résilient et ouvert
Auditorium
Matin :
Construire une IA de confiance : des engagements volontaires à des codes de bonnes pratiques collaboratifs
Evaluer les risques de l’IA à la frontière technologique
IA et science : face au mur des données
Après-midi : Discussions organisées par Project Syndicate sur la concurrence et l’investissement, l’innovation et le futur du travail, et l’énergie.
Jour 2 – mardi 11 février 2025
Ce dernier jour de cette semaine consacrée à l’IA, une session plénière au Grand Palais rassemblera les chefs d’Etat et de gouvernement ainsi que des personnalités internationales. Ensemble, ils échangeront sur les grandes actions communes à mettre en œuvre en matière d’IA.
En parallèle, de nombreux événements seront organisés à Paris : l’IA et la démocratie et l’impact environnemental de l’IA seront abordés respectivement à l’École Normale Supérieure et au Ministère de la transition écologique, d’autres événements s’adresseront à la manipulation de l’information, ou encore à la cybersécurité. Station F accueillera quant à lui le Business Day, une journée consacrée aux entreprises.
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📖 Au sommaire de ce premier numéro de l’année 2025, entre autres :
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Plongez dans un concentré d’actualités, de réflexions et d’analyses qui mettent en lumière les avancées les plus marquantes de l’IA, en France et à l’international. Ce trimestre, nous explorons :
Les tendances en matière d’IA et les clefs pour adopter l’IA au sein des organisations
L’impact de l’IA dans le luxe : entre tradition et innovation, comment ce secteur emblématique se réinvente.
Les risques des hallucinations générées par l’IA : un récit captivant sur les pièges à éviter, avec Yann Ferguson.
La révolution des villes intelligentes : analyse des opportunités pour les collectivités et entretien exclusif avec Jacques Priol.
La conférence de Dartmouth : retour sur l’événement fondateur de l’IA, entre science et histoire.
Et ce n’est pas tout ! Interviews exclusives, études de cas, sélection culturelle pointue et bien plus encore vous attendent.
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La France traverse une période peut-être déterminante de son Histoire. Alors que le contexte financier troublé plonge le pays dans une incertitude politique, l’essor fulgurant de l’intelligence artificielle représente autant un défi supplémentaire qu’une subite opportunité. Bien exploité, il pourrait contribuer à refonder notre économie, renforcer notre souveraineté et offrir de nouvelles et belles perspectives d’avenir à nos concitoyens. Pour y parvenir, il est impératif de conjuguer vision pol
La France traverse une période peut-être déterminante de son Histoire. Alors que le contexte financier troublé plonge le pays dans une incertitude politique, l’essor fulgurant de l’intelligence artificielle représente autant un défi supplémentaire qu’une subite opportunité. Bien exploité, il pourrait contribuer à refonder notre économie, renforcer notre souveraineté et offrir de nouvelles et belles perspectives d’avenir à nos concitoyens. Pour y parvenir, il est impératif de conjuguer vision politique et maîtrise technologique. A l’heure où nous devons décider de la meilleure voie à emprunter pour les cinq années à venir, il m’a paru nécessaire de dresser un bilan de notre action dans le cadre de la stratégie nationale pour l’intelligence artificielle (SNIA).
La phase 1 de la SNIA (1,85 Md€, 2018-2022) avait pour objectif de mobiliser les acteurs de la recherche autour de ce qu’on appelle un « écosystème », en regroupant les forces, en chassant les doublons, en structurant des pôles de recherche thématiquement pertinents et assujettis à une gouvernance coordonnée : 4 Instituts 3IA, 180 chaires de recherche, plus de 300 programmes doctoraux, un grand supercalculateur (Jean-Zay).
La deuxième phase de cette stratégie, dotée de 1 Md€ par les fonds France 2030, a été lancée mi-2022, j’en assure la coordination depuis janvier 2023. Son axe directeur est la « diffusion de l’IA dans l’économie ». L’IA peut en effet être incorporée à la plupart de nos processus de production et exercer ainsi un pouvoir transformateur sur l’ensemble du tissu économique national. Elle ne se résume pas à un simple enjeu « deep tech » et sectoriel mais représente un levier global de compétitivité et de croissance pour la France.
L’essentiel des travaux de la phase 2 a été engagé à partir de 2023 en application d’une planification arrêtée en 2021. Les choix stratégiques de filières faits à cette époque concernaient l’IA embarquée, l’IA frugale et l’IA de confiance, l’ensemble complété par un développement massif de l’offre de formation en IA.
En début d’année 2023, en plein « buzz ChatGPT », nous n’avions en France qu’un seul acteur positionné sur les modèles de fondation génératifs : LightOn. Notre dépendance technologique était quasi-complète. La priorité du premier semestre a été de procéder à un remaquettage budgétaire de la SNIA afin de pouvoir y dégager un nouvel axe dédié à l’IA générative. Ces actions ont été menées en temps contraint pour permettre à la France, a minima, de se maintenir dans la compétition technologique et au plan de son autonomie stratégique. Fructueuses, elles ont permis de nous positionner en 2024 dans le peloton de tête de la course à l’IA générative :
Nous sommes passés entre début 2023 et fin 2024 de un à plus d’une dizaine d’acteurs de l’IA générative parmi les meilleurs du monde : Mistral, H, Kyutai, Photoroom, Poolside, Dust, Gladia, etc.
La France est devenue la première nation européenne en termes d’attractivité des investissements en IA, ce qui ne s’était encore jamais produit dans la sphère du numérique. Les levées de fonds ont également doublé et atteignent 3,2 Md€ en 2023.
Ce leadership européen sur l’IA générative attire les meilleurs acteurs internationaux de l’IA qui décident ainsi de s’implanter en France. En 2024, c’est OpenAI, Google et Tata Sons qui rejoignent Cisco, Meta FAIR, Fujitsu, HPE, IBM, Intel, Microsoft, NaverLabs, Samsung, SAP, Uber.
Ce bilan quantitatif s’accompagne d’une forte couverture du champ technique, avec par exemple Mistral pour la génération de texte, Photoroom pour les images, Kyutai pour la voix, Aive pour les vidéos, H pour le text-to-action et le déploiement d’agents, Dust et LightOn pour l’adaptation des modèles aux besoins, Artefact et Capgemini pour leur diffusion dans nos entreprises, Giskard, Kili technology et Prism Eval pour leur évaluation, Pruna AI et ZML pour leur optimisation, etc. De nombreux domaines d’application sont également couverts comme Aqemia, Bioptimus, Nabla ou ReciTAL pour la santé, Comand.ai, Chapsvision ou Thales pour la défense et la sécurité, Valeo pour la mobilité et le collectif OpenLLM France pour l’éducation. L’IA générative pour l’ingénierie (génération automatique de code avec Poolside et Software Heritage, génération de pièces CAO avec Dassault Systèmes, etc.) ou les sciences (génération de protéines et de molécules par des entreprises mentionnées supra, génération de matériaux avec Entalpic, etc.) est également un territoire clé sur lequel la France a su s’implanter.
Ce remarquable positionnement au regard du reste de l’Europe, et dans l’absolu en termes de couverture de la chaine de valeur, s’observe également sur les filières techniques jugées prioritaires :
Concernant l’IA embarquée, les acteurs français du hardware sont parmi les mieux placés en Europe (STMicroelectronics, Sipearl, Kalray, Vsora, Flex.ai, Dolphins Designs, Hawai.tech, Menta, Prophesee, Greenwaves, Upmem, le collectif DeepGreen, etc.).
Concernant l’IA frugale, c’est douze collectivités territoriales qui sont engagées dans le développement et le déploiement d’IA efficientes en énergie et en données au service de leur transition écologique.
Concernant l’IA de confiance, la France assure aujourd’hui un leadership au niveau européen (lauréate de chacun des cinq appels d’offres Testing and Experimentation Facilities for AI, coordinatrice du seul projet visant à préfigurer les Union Testing Facilities pour l’évaluation de conformité à l’AI Act, seul Etat membre de l’UE à être membre de l’AI Safety Network et donc à disposer d’un AI Safety Institute). Par ailleurs, le partenariat intégré entre l’OCDE et le Partenariat mondial pour l’IA, initié par la France en 2023, devient de facto la principale instance de gouvernance internationale de l’IA.
L’effort a porté aussi sur la démultiplication de notre capacité de recherche et de formation en IA soutenue par des bibliothèques logicielles d’IA open source mobilisant de larges collectifs (Scikit-learn initiée par Inria et aujourd’hui la plus utilisée au monde, DeepGreen, etc.), ainsi que sur l’accès à l’ensemble des ressources habilitantes pour le développement d’IA à l’état de l’art, notamment :
Supercalcul : l’entraînement des IA génératives s’appuie aujourd’hui sur d’importantes infrastructures de calcul (supercalculateurs, cloud) appartenant pour la plupart aux Big Tech américaines et chinoises. Il a donc été décidé d’étendre la capacité de Jean-Zay, d’en renforcer l’équipe d’ingénieurs support, dont la qualité est reconnue de l’ensemble de l’écosystème, et de mettre en place un supercalculateur de classe exascale au TGCC (CEA) dans le cadre de l’initiative européenne EuroHPC. Par ailleurs, afin de sécuriser la présence de GPU optimisés pour l’IA sur le territoire national, nous avons recruté des investisseurs privés nationaux (Scaleway, OVHCloud, Outscale, Eclairion) et internationaux (7 Md€ annoncés à Choose France 2024). Atos/Eviden demeure par ailleurs le principal intégrateur européen de supercalculateurs publics et s’assure ainsi un marché pérenne.
Données : la France assure le leadership européen sur le regroupement des données pour l’IA, dont le volet propre à la défense des langues et des cultures européennes, à travers la structure européenne ALT-EDIC regroupant 19 Etats membres de l’UE. Au niveau national, la SNIA soutient également la préparation de larges bases de données de test issues de nos archives nationales (INA, BnF, Fondation Software Heritage, etc.) pour l’entraînement de modèles d’IA, dans le respect du droit européen en matière de données personnelles et de propriété intellectuelle. Au sein de la francophonie, nous avons lancé une initiative visant à constituer de larges bases de données en langue française lors du sommet de Villers-Cotterêts en octobre 2024.
Au bilan, la France est ainsi reconnue aujourd’hui comme le premier hub sur l’IA générative d’Europe et est passé de la treizième place en 2023 à la cinquième place en 2024 dans le Global AI Index.
Nous sommes parvenus à ce résultat en combinant les deux approches habituellement qualifiées de « montante » et « descendante ».
D’une part, de la constance programmatique pour exploiter sur le temps long des développements ciblés nous permettant d’arriver en premier sur les applicatifs jugés les plus avantageux au plan commercial et plus globalement économique. Mais aussi pour maintenir une compétence au meilleur niveau sur l’ensemble du spectre et conserver ainsi une pleine liberté de manœuvre.
D’autre part, de la souplesse de pilotage pour saisir et profiter au mieux, et donc en second mais à moindre coût, toutes les opportunités d’un secteur d’activité étonnamment prolifique.
Dans l’esprit politique actuel, nous privilégions la réactivité, la créativité et la force de proposition de l’entreprise privée, sans pour autant céder au moindre « laisser-faire ». Notre dispositif de gouvernance officielle est resserré et s’alimente de la réflexion et du discernement de plusieurs comités de pilotage dans lesquels interviennent nos meilleurs spécialistes jusqu’au plus haut niveau de l’Etat.
Anthropic, la société derrière Claude 3.5, présente Model Context Protocol (MCP), une nouvelle norme open source permettant de connecter efficacement les modèles d’IA aux systèmes de données existants, tout en facilitant leur intégration dans des environnements professionnels variés.
Les assistants d’IA, malgré leur sophistication croissante, restent souvent isolés des données critiques. Les intégrations sur mesure entre modèles et systèmes de données fragmentent les flux de travail, créant des
Anthropic, la société derrière Claude 3.5, présente Model Context Protocol (MCP), une nouvelle norme open source permettant de connecter efficacement les modèles d’IA aux systèmes de données existants, tout en facilitant leur intégration dans des environnements professionnels variés.
Les assistants d’IA, malgré leur sophistication croissante, restent souvent isolés des données critiques. Les intégrations sur mesure entre modèles et systèmes de données fragmentent les flux de travail, créant des silos d’information coûteux à entretenir et peu évolutifs.
Connecter les assistants d’IA aux données dont ils ont besoin
Le Model Context Protocol vient répondre à ce défi avec une architecture universelle.
“Que vous créiez un IDE alimenté par l’IA, que vous amélioriez une interface de chat ou que vous créiez des flux de travail d’IA personnalisés, MCP fournit un moyen standardisé de connecter les LLM au contexte dont ils ont besoin”, peut-on lire sur la page Github de MCP.
Cette norme ouverte permet aux développeurs d’établir des connexions bidirectionnelles sécurisées entre leurs sources de données et les LLMs. L’architecture est simple : les développeurs peuvent soit exposer leurs données via des serveurs MCP, soit créer des applications d’IA (clients MCP) qui se connectent à ces serveurs.
Ce protocole de contextualisation compte trois composants principaux :
la spécification du protocole et les kits de développement logiciel (SDK) ;
la prise en charge du serveur MCP local dans les applications Claude Desktop ;
un référentiel open source de serveurs MCP.
Pour les encourager à l’adopter, Anthropic propose des serveurs MCP préconçus pour les outils d’entreprise les plus répandus, comme Google Drive, Slack, GitHub, Postgres et Puppeteer.
Des cas d’usage concrets
Des entreprises comme Block et Apollo ont déjà intégré MCP dans leurs systèmes, tandis que des acteurs tels que Zed, Replit ou Codeium s’appuient sur ce protocole pour enrichir leurs plateformes. Ces usages permettent :
Un meilleur contexte pour des tâches complexes comme le codage, avec une génération de code plus précise.
Une réduction des efforts liés aux intégrations spécifiques, au profit d’une approche standard.
Block, par exemple, voit dans MCP un moyen de favoriser une innovation transparente et collaborative. Selon Dhanji R. Prasanna, CTO de Block :
“Les technologies ouvertes comme le Model Context Protocol sont les ponts qui relient l’IA aux applications du monde réel, garantissant que l’innovation est accessible, transparente et ancrée dans la collaboration. Nous sommes ravis de nous associer à un protocole et de l’utiliser pour construire des systèmes agentiques, qui éliminent le fardeau de la mécanique afin que les gens puissent se concentrer sur la création”.
Comment débuter avec MCP ?
Les développeurs peuvent explorer MCP dès aujourd’hui grâce à :
Des serveurs MCP prédéfinis, disponibles via Claude Desktop ;
Un guide de démarrage rapide pour créer un serveur MCP personnalisé ;
Des contributions open source aux connecteurs et référentiels disponibles.
Les clients existants de Claude for Work peuvent commencer à tester les serveurs MCP localement, en connectant Claude aux systèmes et ensembles de données internes. Anthropic fournira prochainement des kits d’outils de développement pour le déploiement de serveurs MCP de production à distance.
Microsoft Ignite 2024 s’est déroulé la semaine dernière à Chicago. L’événement a été riche en annonces et innovations pour les entreprises, notamment dans les domaines de l’IA, de la sécurité et des outils de collaboration. Parmi les principales annonces, de nouveaux agents d’IA pour Microsoft 365, le nouveau service “Azure AI Foundry” ou un mini-PC basé sur le cloud.
Automatiser les tâches quotidiennes avec les “Copilot Actions”
Actuellement en beta privée, les “Copilot Actions” sont conçues p
Microsoft Ignite 2024 s’est déroulé la semaine dernière à Chicago. L’événement a été riche en annonces et innovations pour les entreprises, notamment dans les domaines de l’IA, de la sécurité et des outils de collaboration. Parmi les principales annonces, de nouveaux agents d’IA pour Microsoft 365, le nouveau service “Azure AI Foundry” ou un mini-PC basé sur le cloud.
Automatiser les tâches quotidiennes avec les “Copilot Actions”
Actuellement en beta privée, les “Copilot Actions” sont conçues pour automatiser les tâches répétitives au sein de Microsoft 365. Ces outils permettent, à partir d’un prompt, de recevoir un résumé quotidien des actions importantes, automatiser la collecte de feedback pour une newsletter hebdomadaire, ou préparer des réunions avec les résumés de dernières interactions avec les clients.
De nouveaux agents d’IA dans Microsoft 365
Microsoft introduit de nouveaux agents pour Copilot dans Microsoft 365 qui permettent de trouver rapidement des informations, de résumer des documents et de répondre aux questions courantes des employés.
Copilot dans Teams et PowerPoint : une collaboration enrichie
Copilot dans Teams peut désormais comprendre, récapituler et répondre aux questions basées sur le contenu visuel partagé à l’écran, en plus de la transcription et du chat. Dans PowerPoint, Copilot peut traduire des présentations entières dans 40 langues tout en conservant la conception des diapositives.
Copilot dans Outlook : planification et personnalisation
Copilot dans Outlook aide à planifier des entretiens individuels et à rédiger des ordres du jour de réunion. Les utilisateurs peuvent désormais personnaliser l’apparence de leur interface avec des thèmes uniques.
Agents en libre-service et interprétation en temps réel
Les nouveaux agents en libre-service pour les employés dans Business Chat répondent rapidement aux questions de politique courantes et facilitent l’exécution des tâches clés. L’agent d’interprétation dans Teams fournit une interprétation vocale en temps réel pendant les réunions. Pour une expérience plus personnelle, l’utilisateur peut choisir de lui demander d’imiter sa voix.
Azure AI foundry
Microsoft a également présenté Azure AI Foundry, une plateforme conçue pour rationaliser le développement, la personnalisation ainsi que la gestion d’applications et d’agents d’IA au sein des entreprises.
Elle se compose du portail Azure AI Foundry, anciennement Azure AI Studio, qui a évolué vers une console de gestion d’entreprise centralisée, et du SDK Azure AI Foundry, un kit de développement logiciel unifié qui facilite l’intégration des modèles avec des environnements de développement familiers tels que GitHub et Visual Studio.
Windows 365 Link
Microsoft a dévoilé le Windows 365 Link, un mini-PC basé sur le cloud destiné aux entreprises. Ce dispositif compact permet aux employés de se connecter à leur environnement de travail depuis n’importe où en intégrant pleinement le service Windows 365. Il supporte des moniteurs 4K doubles, dispose du Wi-Fi 6E et du Bluetooth 5.3, et sera disponible en avril 2025 au prix de 349 $.
En ligne avec l’intervention en Serbie d’Emmanuel Macron fin août, la nomination de Clara Chappaz en tant que Secrétaire d’Etat Chargée de l’Intelligence Artificielle et du Numérique, fait écho à l’ambition d’un « modèle mixte public-privé » pour le développement de l’IA, dans le contexte de l’action publique française. Coïncidence ? En aucun cas. Cohérence ? Sans aucun doute. Ayant déployé de multiples tactiques de structuration et de croissance sur l’échiquier des start-ups françaises, elle ap
En ligne avec l’intervention en Serbie d’Emmanuel Macron fin août, la nomination de Clara Chappaz en tant que Secrétaire d’Etat Chargée de l’Intelligence Artificielle et du Numérique, fait écho à l’ambition d’un « modèle mixte public-privé » pour le développement de l’IA, dans le contexte de l’action publique française. Coïncidence ? En aucun cas. Cohérence ? Sans aucun doute. Ayant déployé de multiples tactiques de structuration et de croissance sur l’échiquier des start-ups françaises, elle apparait aujourd’hui comme un symbole de diversité dans le monde de la tech et du numérique français.
Si « d’ici 2025, l’IA et le BD pourraient augmenter la productivité des entreprises françaises de 10% » (source : PWC), il est aisé d’imaginer que le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a encore fort à faire. Heureusement, l’appellation même de cette entité et la nomination récente de Clara Chappaz soulignent un positionnement de l’action publique en ligne avec la philosophie de nombreux acteurs liés à l’IA (Deepmind, Meta, OpenAI, Mistral AI ou Hugging Face). En d’autres termes, innover et relever les défis liés à l’IA (notamment sa fiabilité technologique) via la recherche scientifique.
Pour ce faire, adopter, utiliser et industrialiser l’IA demande un ancrage double : une perspective micro via les projets et métiers liés, mais aussi une perspective macro : globale et évolutive de l’IA. De même, le collaboratif, l’acculturation, la formation et les investissements sont primordiaux pour y parvenir. Compétences et enjeux qui ne sont pas sans rappeler ce que le quotidien de Clara Chappaz à la Mission à la French Tech demandait déjà. Alors que croissance, emplois, innovation, transition écologique et diversité constituaient le fer de lance de sa Mission à la French Tech, la nomination récente de Clara Chappaz apparait comme une voie de continuité voire d’accomplissement de ceux-ci. Mieux encore, les problématiques combinant souveraineté, éthique, réglementation et normalisation ne sont plus de lointains horizons. Ils sont maintenant intrinsèques à la nouvelle sphère publique et au Ministère qu’elle a intégrée.
Parallèlement, le souvenir de « l’objectif de 25 licornes fixés pour 2025 » (source : France Digitale, les Echos Start-Up) est bien loin aujourd’hui, puisqu’il a été largement dépassé. A ce titre, la conjoncture positive et dynamique d’innovation insufflée par la French Tech se poursuit hors de ses murs, au sein du Ministère. Dans ce contexte, une nouvelle mission pour les acteurs publics comme pour les acteurs privés est mise en lumière et ne peut être ignorée : la nécessité de contribuer au développement des start-ups françaises pour favoriser l’essor de l’écosystème tech français à l’échelle nationale et à l’international. Dans ce contexte, le salon Big Data & AI Paris favorise la convergence entre ces écosystèmes via un village start-ups au cœur du salon. Aussi, le salon devient la consécration d’un espace qui met en exergue des start-ups comme LightOn, Giskard ou Biolevate pour d’avantage montrer leur expertise auprès des entreprises, entités privées et publiques. A ce titre, échange, business et partenariats sur le long terme sont facilités et constituent une première voie pour la mission édictée par Clara Chappaz.
Samedi dernier, Alexis Kohler, secrétaire général de l’Élysée, a annoncé la nomination de Clara Chappaz au Secrétariat d’État chargé de l’Intelligence artificielle et du Numérique dans le gouvernement de Michel Barnier. Cette décision marque une première : l’intégration officielle de l’IA dans un portefeuille ministériel. Elle a été largement saluée par l’écosystème des start-ups françaises, d’autant plus que, Clara Chappaz, forte de son expérience à la tête de la Mission French Tech, a déjà pro
Samedi dernier, Alexis Kohler, secrétaire général de l’Élysée, a annoncé la nomination de Clara Chappaz au Secrétariat d’État chargé de l’Intelligence artificielle et du Numérique dans le gouvernement de Michel Barnier. Cette décision marque une première : l’intégration officielle de l’IA dans un portefeuille ministériel. Elle a été largement saluée par l’écosystème des start-ups françaises, d’autant plus que, Clara Chappaz, forte de son expérience à la tête de la Mission French Tech, a déjà prouvé son engagement auprès d’elles.
Clara Chappaz succède donc à Marina Ferrari, secrétaire d’État chargée du Numérique depuis le 9 février 2024. Par contre, elle ne sera pas placée sous la tutelle du Ministère de l’Economie et des Finances, mais sous celle du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, dirigé par Patrick Hetzel, depuis ce 21 septembre. Un choix stratégique qui souligne l’importance de la recherche dans le développement de l’IA et des technologies numériques.
La nouvelle secrétaire d’État sera confrontée à des enjeux de taille, notamment les difficultés de financement auxquelles sont confrontées de nombreuses start-ups françaises. Le développement de l’IA et la nécessité de soutenir cette transition technologique par des investissements adaptés seront au cœur de son mandat.
Diplômée de l’ESSEC et de la Harvard Business School, Clara Chappaz, aujourd’hui âgée de 35 ans, est au fait des problématiques de l’entrepreneuriat. En 2017, lors de sa seconde année de Master en administration des affaires (MBA) à Harvard, elle a cofondé Lullaby, une start-up dédiée aux vêtements de seconde main pour enfants.
Elle a ensuite occupé des postes de direction chez Lyst, une entreprise londonienne de mode en ligne, puis chez Vestiaire Collective, licorne basée à Paris, spécialisée dans l’achat et dans la vente de vêtements et accessoires de mode de luxe d’occasion.
Elle a quitté ce dernier poste en octobre 2021 pour succéder le 1er novembre suivant à Kat Borlongan à la direction de la Mission French Tech, contrat de 3 ans qu’elle a décidé de ne pas renouveler. À cette fonction, selon ses dires, “l’aventure la plus excitante de ma vie professionnelle”, elle a fortement contribué au développement de l’écosystème des start-ups françaises, que ce soit via des programmes sectoriels ou le programme d’accélération French Tech 2030.
Lutter contre la sous-représentation de femmes dans l’écosystème de la Tech a été l’une de ses priorités. En mai 2022, la Mission French Tech lançait le Pacte Parité, auquel ont adhéré aujourd’hui plus de 700 start-ups, s’engageant à ce que 20% des membres de leur conseil d’administration soient des femmes d’ici 2025 et 40% d’ici 2028, et à former leurs dirigeants sur les enjeux de la diversité et la lutte contre les discriminations et le harcèlement.
C’est également sous sa direction que l’initiative French Tech Finance Partners a été lancée en janvier 2023 pour renforcer les investissements dans les startups françaises en réunissant des acteurs clés de l’investissement.
Aujourd’hui, elle se déclare prête pour cette nouvelle aventure, postant sur LinkedIn :
“Après 3 années à diriger La French Tech au sein du Ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, je suis ravie de poursuivre mon engagement au service de l’action publique sur ces sujets majeurs que sont le numérique et l’intelligence artificielle”.
Claire Chappaz nommée à la tête du nouveau Secrétariat d'État chargé de l'Intelligence artificielle et du Numérique
Le nouveau numéro du magazine ActuIA va sortir ! Pour beaucoup le mois de juillet est synonyme de début de l’été et de vacances; cette nouvelle édition saura vous accompagner au bureau comme en congés pour être certain de rattraper tout ce que vous avez pu manquer dans l’actualité de l’intelligence artificielle. Disponible en kiosques dès le 16 juillet prochain , et sur sur abonnement dès à présent.
L’IA, transformatrice des métiers
Avec ce n° 16 d’ActuIA, vous explorerez de nombreuses facettes
Le nouveau numéro du magazine ActuIA va sortir ! Pour beaucoup le mois de juillet est synonyme de début de l’été et de vacances; cette nouvelle édition saura vous accompagner au bureau comme en congés pour être certain de rattraper tout ce que vous avez pu manquer dans l’actualité de l’intelligence artificielle. Disponible en kiosques dès le 16 juillet prochain , et sur sur abonnement dès à présent.
L’IA, transformatrice des métiers
Avec ce n° 16 d’ActuIA, vous explorerez de nombreuses facettes de l’IA. Exemple avec Virginie Desbordes, responsable du pôle confiance numérique du groupe AFNOR, qui explique comment l’IA est entrée au sein des entreprises et pourquoi il est nécessaire de prendre le temps de l’encadrer afin de profiter pleinement de cette transformation.
Ce qui change aussi, c’est la fonction de RH et c’est de cette évolution qu’Emmanuelle Blons, vice-présidente associée chez Infosys France et spécialiste de la transformation digitale et des RH, ainsi que Belkacem Laïmouche, pilote du groupe « Ressources humaines » du Hub France IA vous parleront. Ils ont étudié pour cela les différents aspects de ce développement ainsi que les opportunités que l’IA présente pour cette fonction.
L’IA comme invitation au voyage
Ce numéro vous emmènera au Brésil où nous ne parlerons ni de samba ni de carnaval, mais bien de la transformation numérique du pays. Jean-Pierre Briot, directeur de recherche émérite CNRS au LIP6 et Giordano Cabral, professeur à l’UFPE, ont analysé pour vous l’ascension de l’IA dans ce pays ainsi que les défis rencontrés sur place. Pour aller plus loin dans la découverte de ce géant du continent américain, nous vous proposerons une interview à découvrir grâce à un QRcode. Dans le précédent numéro, c’était en Inde que nous avions posé nos valises pour en savoir plus sur la place de l’IA, si vous ne l’avez pas encore lu, ne perdez plus de temps et abonnez-vous dès maintenant pour le recevoir en même temps qu’ActuIA n° 16 (ou rendez-vous en kiosque).
Cet été, nombre de personnes ont réservé des séjours, des visites et autres en utilisant, peut-être sans le savoir l’IA. Du côté prestataire, les choses changent également. Alors pour mieux rester dans la thématique estivale, quoi de mieux qu’un panorama sur les usages de l’IA pour le tourisme !
Pas de plages certes près du SCAI, basé à Paris, mais un dynamisme qui séduit l’écosystème depuis ses débuts. Ce nouveau numéro est aussi l’occasion de se rendre donc dans la capitale, non pas pour les Jeux olympiques, mais pour en apprendre plus sur cet institut en IA de Sorbonne Université, ses projets et vous inviter, si vous ne les suivez pas encore, à vous pencher sur leurs activités et événements, dont NeurIPS@Paris 2024 bien sûr !
Au cœur de l’open source
Pour cette seizième édition d’ActuIA, nous avons également souhaité nous plonger dans un milieu central pour notre secteur, l’open source. Nous le faisons à travers une enquête, rédigée par Stéphane Nachez, directeur de la publication d’ActuIA. Il vous transportera au cœur de ce qu’est réellement l’open source dont on entend parler sous tous les angles. Que cache-t-elle ? Quelles sont ses réelles motivations ? Avec cette enquête, l’open source et ses dessous n’auront plus aucun secret pour vous. Une lecture qui promet d’être passionnante et riche en découvertes.
Big Data & AI Paris : Un événement à ne pas rater
Beaucoup d’entre nous pensent déjà à l’automne et organisent la rentrée. Dans notre cas, nous sommes encore en train de sélectionner les événements immanquables et Big Data & AI Paris fait figure de référence. Si vous n’avez pas encore noté l’édition 2024 dans votre agenda, il n’est pas trop tard !
Vous retrouvez bien entendu notre sélection d’actualités du trimestre, de papiers, mais aussi les portraits de quatre experts qui ont accepté de répondre chacun à deux questions sur leur parcours, leur travail et/ou l’écosystème IA. Nous sommes également partis à la rencontre de NeuralTek, une jeune pousse qui s’impose dans le secteur d’analyse d’images basée sur l’IA. À la fin de chaque numéro, nous recommandons également plusieurs ouvrages disponibles en librairie et pour la plupart au format ePub.
Pour être sûr de ne pas rater ces dossiers et bien d’autres articles captivants au sommaire de cette édition, abonnez-vous sans attendre !
Ne manquez pas l'actualité de l'intelligence artificielle grâce au nouveau numéro d’ActuIA
Les modèles de langage ont fait d’énormes progrès ces dernières années et sont désormais capables de générer un contenu textuel souvent indiscernable de celui écrit par des humains. Deux chercheurs du Département des sciences cognitives de l’Université de Californie à San Diego, ont voulu savoir si deux d’entre eux, GPT-3,5 et GPT-4 ainsi qu’un programme de traitement du langage naturel des années 60, Eliza, pouvaient duper un humain, l’amenant à croire qu’ils étaient eux-mêmes un humain : le fa
Les modèles de langage ont fait d’énormes progrès ces dernières années et sont désormais capables de générer un contenu textuel souvent indiscernable de celui écrit par des humains. Deux chercheurs du Département des sciences cognitives de l’Université de Californie à San Diego, ont voulu savoir si deux d’entre eux, GPT-3,5 et GPT-4 ainsi qu’un programme de traitement du langage naturel des années 60, Eliza, pouvaient duper un humain, l’amenant à croire qu’ils étaient eux-mêmes un humain : le fameux Test de Turing. GPT-4 l’a passé avec brio, obtenant un score impressionnant de 54%.
Alan M Turing était un mathématicien britannique visionnaire, dont les travaux pionniers ont jeté les bases de l’informatique moderne et façonné le développement de l’intelligence artificielle. Le prestigieux Prix Turing, considéré comme le prix Nobel de l’informatique, a été créé pour lui rendre hommage. Il est notamment célèbre pour sa contribution décisive au décryptage du code allemand Enigma pendant la Seconde Guerre mondiale.
Dans son article “Computing Machinery and Intelligence”, publié en octobre 1950, Alan M Turing proposait un “jeu d’imitation” visant à déterminer si une machine peut se faire passer pour un humain au cours d’une conversation textuelle. Si un interrogateur humain ne peut différencier la machine de l’humain dans plus de 30 % des cas au bout de cinq minutes d’interaction, la machine a réussi ce test, dénommé par la suite test de Turing.
Si Eliza, qui a été également évaluée lors de cette étude, n’y a pas été soumise, d’autres programmes informatiques ont été déclarés comme ayant réussi le test de Turing ou des variantes de celui-ci. En 1970, Parry, un programme créé par Kenneth Colby, qui se faisait passer pour un patient schizophrène paranoïaque, a réussi à tromper certains experts en psychiatrie. Il est considéré comme une étape importante dans le domaine de la simulation de comportements humains complexes et le précurseur des chabots que nous connaissons aujourd’hui.
Vladimir Veselov, Eugene Demchenko et Sergey Ulasen ont développé en 2001 un agent conversationnel, Eugène Goostman, prétendant être un garçon ukrainien de 13 ans. En 2014, lors d’un concours à l’Université de Reading, Eugene Goostman a trompé 33% des juges en leur faisant croire qu’il était humain, ce qui a été présenté comme un passage du test de Turing. Cependant, cette assertion a suscité des débats sur la définition précise et les critères du test.
GPT-4 passe le test de Turing avec succès
Dans leur étude intitulée “People cannot distinguish GPT-4 from a human in a Turing test”, Benjamin K. Bergen, chercheur principal au laboratoire de langage et cognition de l’UC et Cameron R. Jones, qui y est doctorant, ont évalué 3 systèmes d’IA (ELIZA, GPT-3.5 et GPT-4) dans un test de Turing randomisé, contrôlé et préenregistré.
Les chercheurs ont recruté 500 participants sur la plateforme en ligne Prolific qui ont été répartis de manière aléatoire en cinq groupes distincts. Le premier avait pour mission de démontrer à ses interlocuteurs qu’il était réellement un humain, les quatre autres de déterminer après une conversation de cinq minutes, s’ils avaient interagi avec un humain ou un système d’IA.
Les chiffres de l’étude
Seulement 22 % des participants ont cru qu’ELIZA était humain. Ce programme informatique historique développé par Joseph Weizenbaum entre 1964 et 1966 simule une conversation de psychothérapeute, ses réponses sont prédéfinies en utilisant des mots-clés dans les interactions avec les patients.
GPT-3,5 a obtenu un score plus qu’honorable avec 50%, mais GPT-4 l’a surpassé avec 54%. Ils sont toutefois en deça du groupe humain qui a réussi à convaincre les autres participants à l’étude qu’il était bien un humain (67%).
Implications
Pour les chercheurs, les résultats suggèrent que les facteurs stylistiques et socio-émotionnels sont plus déterminants pour la réussite du test de Turing que les notions traditionnelles d’intelligence. La manière dont une IA communique, son style et sa capacité à gérer les aspects émotionnels des conversations jouent donc un rôle crucial dans la perception de son humanité.
Ces résultats alimentent les débats sur ce qui constitue réellement l’intelligence artificielle. Si une IA peut être perçue comme humaine sans atteindre une intelligence générale équivalente à celle des humains, cela soulève des questions sur les critères d’intelligence et de conscience.
D’autre part, ils suggèrent que la tromperie des systèmes d’IA actuels pourrait passer inaperçue, entraînant des risques de mésinformation et de manipulation. D’ailleurs, une récente étude de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) a mis en lumière le pouvoir de persuasion des grands modèles de langage (LLM) lors des interactions en ligne. Les chercheurs ont démontré que lorsqu’on fournissait des informations personnelles à GPT-4 sur son interlocuteur, le modèle adaptait ses arguments de façon bien plus efficace qu’un être humain pour le faire changer d’avis.
Références de l’article : “People cannot distinguish GPT-4 from a human in a Turing test”, arXiv :2405.08007
Auteurs et affiliations: Benjamin K. Bergen et Cameron R. Jones, Département des sciences cognitives de l’Université de Californie à San Diego
OpenAI a annoncé ce 28 mai la création d’un comité de sûreté et de sécurité qui sera dirigé par certains membres de son conseil d’administration : Bret Taylor (président), Adam D’Angelo, Nicole Seligman et Sam Altman, son célèbre PDG. La société, qui avait fait allusion à GPT Next, un nouveau modèle de frontière, lors de Vivatech, confirme travailler sur son entraînement.
OpenAI a dissous son équipe de superalignement de l’IA il y a une dizaine de jours suite à la démission de ses deux co-di
OpenAI a annoncé ce 28 mai la création d’un comité de sûreté et de sécurité qui sera dirigé par certains membres de son conseil d’administration : Bret Taylor (président), Adam D’Angelo, Nicole Seligman et Sam Altman, son célèbre PDG. La société, qui avait fait allusion à GPT Next, un nouveau modèle de frontière, lors de Vivatech, confirme travailler sur son entraînement.
OpenAI a dissous son équipe de superalignement de l’IA il y a une dizaine de jours suite à la démission de ses deux co-dirigeants Ilya Sutskever et Jan Leike. Elle avait été mise en place en juillet 2023 pour minimiser les risques potentiels d’une IA qui surpasserait l’intelligence humaine.
Si Ilya Sutskever a donné pour motif de son départ un projet personnel, Jan Leike déclarait sur X être “en désaccord avec la direction d’OpenAI sur les priorités de l’entreprise depuis un certain temps. Nous avons atteint le point de rupture”. Il terminait son message par :
“Construire des machines plus intelligentes que l’homme est une entreprise intrinsèquement dangereuse… Mais ces dernières années, la culture et les processus de sécurité ont été relégués au second plan par rapport aux produits.”
Au lendemain de l’AI Safety Summit de Séoul où elle s’est engagée au côté de 15 autres entreprises à adopter des mesures de sécurité pour l’IA, la start-up met donc en place ce comité qui “sera chargé de faire des recommandations à l’ensemble du conseil d’administration sur les décisions critiques en matière de sûreté et de sécurité pour les projets et les opérations d’OpenAI”.
Outre ses quatre dirigeants, il sera composé des experts techniques et politiques d’OpenAI Aleksander Madry (responsable de la préparation), Lilian Weng (responsable des systèmes de sécurité), John Schulman (responsable de la science de l’alignement), Matt Knight (responsable de la sécurité) et Jakub Pachocki qui a succédé à Ilya Sutskever, au poste de Chef scientifique. Rob Joyce, ancien directeur de la cybersécurité de l’Agence nationale de sécurité des États-Unis, qui conseille OpenAI sur la sécurité, et John Carlin, ancien responsable du ministère de la Justice leur apporteront leur expertise.
Au cours des 90 prochains jours, le comité de sûreté et de sécurité évaluera les processus et les garanties d’OpenAI mais est également chargé de les développer davantage. A la suite de quoi il partagera ses recommandations avec l’ensemble du conseil d’administration. Une mise à jour sur les recommandations adoptées par ce dernier sera publiée.
La sortie prochaine d’un nouveau modèle de frontière
OpenAI ne précise pas dans son blog le nom du nouveau modèle qu’elle a commencé à entraîner, mais il semble qu’elle évoque GPT Next dont elle a annoncé la sortie dans les prochains mois. Conservera-t-il son nom ou sera-t-il rebaptisé GPT-5, seule OpenAI le sait pour l’instant.
En tant que modèle de frontière, il surpassera les modèles précédents en termes de compréhension, de raisonnement et de génération de langage et selon OpenAI, lui permettra de faire un pas significatif vers l’atteinte de l’Intelligence Artificielle Générale (AGI).
OpenAI instaure un Comité de sûreté et de sécurité et confirme l’entraînement d’un nouveau modèle de frontière
La cigarette électronique ou e-cigarette, apparue en 2007, est souvent présentée comme une aide au sevrage du tabagisme. Les puffs, cigarettes électroniques jetables, contenant ou non de la nicotine, aux arômes sucrés, de fruits, de chocolat ou de barbe à papa, sont particulièrement prisées des jeunes. Une récente étude montre que ces arômes, s’ils ne présentent pas de danger dans l’alimentation, peuvent être nocifs lorsqu’ils sont chauffés lors du vapotage.
Le vapotage, ou inhalation de vapeur
La cigarette électronique ou e-cigarette, apparue en 2007, est souvent présentée comme une aide au sevrage du tabagisme. Les puffs, cigarettes électroniques jetables, contenant ou non de la nicotine, aux arômes sucrés, de fruits, de chocolat ou de barbe à papa, sont particulièrement prisées des jeunes. Une récente étude montre que ces arômes, s’ils ne présentent pas de danger dans l’alimentation, peuvent être nocifs lorsqu’ils sont chauffés lors du vapotage.
Le vapotage, ou inhalation de vapeur produite par le chauffage des e-liquides, a émergé comme une alternative à la cigarette traditionnelle. Initialement conçus pour contenir principalement de la nicotine, du propane-1,2-diol, du propane-1,2,3-triol et de l’eau, les e-liquides ont rapidement évolué pour inclure une vaste gamme d’arômes chimiques, suscitant des préoccupations quant à leur décomposition thermique et aux risques pour la santé associés. La décomposition par pyrolyse de ces arômes pourrait en effet produire un grand nombre d’entités chimiques secondaires, dont certaines pourraient présenter des risques accrus pour la santé.
Une équipe de chercheurs composée d’Akihiro Kishimoto (IBM Research – Tokyo) et de Dan Wu et Donal F. O’Shea (Département de chimie, Royal College of Surgeons – Irlande) s’est intéressée au sujet. Pour eux, “l’exposition prolongée à ces produits chimiques et à leurs produits de pyrolyse rend plausible que nous soyons sur la ligne de départ d’une nouvelle vague de maladies chroniques qui n’émergera que dans 15 à 20 ans”.
Ils ont étudié 180 produits chimiques utilisés pour créer divers arômes. L’examen détaillé de leurs composés a identifié 66 esters, 46 cétones et aldéhydes, 27 alcools et acétals, 26 composés aromatiques, hétérocycles et carbocycles, ainsi que 15 acides carboxyliques et amides ce qui, selon eux, indique clairement le potentiel d’une large gamme de réactions de pyrolyse.
Méthodologie
Pour évaluer ces risques, une approche combinant apprentissage profond et données expérimentales de spectrométrie de masse (MS) a été utilisée. Un réseau neuronal convolutif (NN) a été entraîné pour prédire la réactivité à la pyrolyse de ces 180 produits. Les résultats ont généré 7307 produits de pyrolyse potentiels. Pour valider ces prédictions, la masse moléculaire des produits a été corrélée avec les données de fragmentation obtenues par MS, permettant d’identifier 1169 correspondances avec une priorité pour une analyse approfondie.
Ils ont ensuite appliqué des classifications du Système général harmonisé de classification et d’étiquetage des produits chimiques (SGH) pour évaluer la toxicité des composés identifiés, en se basant sur des critères tels que la toxicité aiguë, le danger pour la santé et l’irritation.
Résultats
Sur ces 1169 composés, 127 ont été classés comme toxiques aigus, 153 comme dangereux pour la santé et 225 comme irritants.
Les chercheurs soulignent que bien que le vapotage partage certaines caractéristiques avec le tabagisme traditionnel, il présente un ensemble distinct de risques pour la santé en raison de composés potentiellement plus dangereux. Comparer uniquement le vapotage au tabagisme “peut donner un faux sentiment de sécurité, en particulier pour les jeunes non-fumeurs de tabac”. Ils estiment essentiel d’adopter des réglementations qui protègent à la fois les fumeurs cherchant à se sevrer et les jeunes générations. Ils recommandent une limitation stricte des substances chimiques dans les e-liquides pour la sécurité de tous.
Références :
Forecasting vaping health risks through neural network model prediction of flavour pyrolysis reactions”. Sci Rep 14, 9591 (2024). https://doi.org/10.1038/s41598-024-59619-x.
Auteurs et affiliations
Akihiro Kishimoto, IBM Research – Tokyo, Shin-Kawasaki, Japon
Dan Wu et Donal F. O’Shea, Département de chimie, Royal College of Surgeons in Ireland (RCSI), Dublin 2, Irlande
La forte hausse de la participation à la 3e édition du World AI Cannes Festival a confirmé le succès de cet évènement international dédié à l’IA et à ses enjeux économiques, humains et sociétaux. Du 8 au 10 février dernier, le Palais des Festivals et des Congrès a ainsi accueilli plus de 8 000 visiteurs professionnels (soit + 36 % vs. 2023) sur les deux journées dédiées, et plus de 5 000 visiteurs grand public sur la journée du samedi.
Des personnalités de renom présentes sur cette édition
L’édi
La forte hausse de la participation à la 3e édition du World AI Cannes Festival a confirmé le succès de cet évènement international dédié à l’IA et à ses enjeux économiques, humains et sociétaux. Du 8 au 10 février dernier, le Palais des Festivals et des Congrès a ainsi accueilli plus de 8 000 visiteurs professionnels (soit + 36 % vs. 2023) sur les deux journées dédiées, et plus de 5 000 visiteurs grand public sur la journée du samedi.
Des personnalités de renom présentes sur cette édition
L’édition 2024 du WAICF a notamment été marquée par la visite de Marina Ferrari, tout juste nommée Secrétaire d’État chargée du numérique, et par l’intervention exclusive de Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique.
Ce dernier a rappelé la position de leadership européen en IA de la France et ses atouts : l’excellence de ses scientifiques et ses laboratoires, le dynamisme de ses entreprises et son énergie décarbonée favorable au développement de supercalculateurs. Il a souligné l’attractivité des Alpes Maritimes, le rôle crucial de la Région pour soutenir les ambitions en matière d’IA du pays ainsi que l’importance de retenir les talents en IA, mettant l’accent sur la nécessité de leur offrir des rémunérations compétitives et des équipements adéquats.
Il a également abordé le sujet des données, la matière première de l’IA. Pour lui, il est crucial d’aligner entraînement des modèles et souveraineté européenne. Pour garantir la sécurité économique de l’UE face au monopole des GAFAM, il appelle les États membres à la création d’un marché unique européen de la donnée.
Le VC Summit, dédié à l’investissement dans les startups
Parmi les nouveautés de cette édition ; on retiendra le VC Summit, programme dédié exclusivement aux investisseurs. Lors de tables rondes, de discussions informelles, avec notamment le témoignage de Julien Simon sur la success-story de Hugging Face, les intervenants ont pu appréhender les problématiques et les opportunités des investissements dans le domaine de l’IA notamment avec la découverte des startups les plus innovantes du secteur.
Des conférences et des tables rondes premium sur la scène des Ambassadeurs
Le WAICF 2024 a proposé un programme de conférences de haut niveau offrant un panorama complet de l’IA, de ses applications pratiques à ses implications stratégiques, éthiques et entrepreneuriales. La scène des Ambassadeurs proposait d’explorer ce que l’IA peut faire de nos jours pour imaginer ce que les innovations futures apporteront à la société et aux organisations de demain. Deux des tables rondes ont abordé des sujets capitaux :
« Should we slow down research on AI ? »
Yann LeCun, Vice-Président et scientifique en chef de l’IA, META AI, Mark Brakel, Directeur des politiques, Future of Life Institute, Nick Bostrom, professeur à l’Université d’Oxford et Directeur de l’Institut pour l’avenir de l’humanité et Francesca Rossi, membre d’IBM et responsable mondiale de l’éthique ont débattu du bien-fondé de ralentir la recherche sur l’IA comme l’avaient réclamé certains acteurs de l’IA dans une lettre ouverte l’an passé. Si Mark Brakel a défendu une réglementation contraignante face aux dangers potentiels de l’IA, Yann LeCun, partisan de l’open source, s’est déclaré en faveur d’une réglementation des applications d’IA plutôt que de la R&D.
« Challenges in the adoption of AI Act : protecting individual freedoms while encouraging innovation in Europe »
L’AI Act a été adopté par les États membres de l’UE le 2 février dernier, puis le 13 mars suivant par les eurodéputés. Il ne lui manque plus que la validation du Conseil de l’Europe en avril prochain et sa publication dans le Journal officiel de l’UE pour entrer en vigueur progressivement selon le niveau de risque des systèmes ou modèles d’IA.
Yonah Welker, Explorer, Public Evaluator, Board Member Eu Commission Projects, Yonah.org, Georgie Courtois : Avocat — Associé chez de Gaulle Fleurance & Associés, Aurore Belfrage : Investisseur technologique et stratège géopolitique chez Sustechable et Dragoș Tudorache (en distanciel), membre du Parlement européen ont abordé les défis et les implications de cette loi européenne.
Un focus complet sur les applications de l’IA
La scène Applications de l’IA a de son côté apporté un éclairage sur le potentiel de l’IA pour les organisations à travers différents cas d’usage dans plusieurs secteurs.
Dans le domaine de la santé, lors de la session « Frontière pharmaceutique de l’IA générative : tracer une voie responsable pour les percées cliniques », Sam Khalil de NOVO NORDISK a exploré comment l’IA générative peut être utilisée de manière responsable pour réaliser des avancées dans le domaine clinique tandis que Shameer Khader, Directeur exécutif/Responsable mondial du cluster de biologie computationnelle et de la médecine de précision chez SANOFI.a abordé l’utilisation de l’IA pour la découverte de nouveaux médicaments lors de la session « La découverte de cibles médicamenteuses à l’ère de l’intelligence artificielle. ».
Laurent Prud’hon du Crédit Mutuel, Jean-Philippe Debiolles et Carolina Camacho R. d’IBM ont partagé leur expérience pour un autre cas d’utilisation : celui de la GenAI pour le secteur bancaire avec « L’IA générative à l’œuvre dans le secteur bancaire : comment déployer des solutions d’entreprise de confiance ».
Une zone thématique dédiée à la robotique
L’édition 2024 a de nouveau fait la part belle à la robotique. Lors d’expériences immersives, les visiteurs ont découvert les avancées significatives faites dans ce domaine. Ils ont notamment été accueillis par le robot humanoïde saoudien SARA, fruit d’une collaboration de Digital Saudi et Qss Company, avec qui ils ont pu interagir tout comme avec des compagnons de nouvelle génération un peu différents, notamment les robots Mirokai. Développés par la start-up parisienne Enchanted Tools, Miroki et sa version améliorée présentée au CES 2024 Miroka, ressemblent à des personnages de cartoon.. Dotés d’un visage animé en temps réel, très expressif, de pouces opposables et d’une poignée universelle, ces concentrés de technologie se déplacent sur un globe roulant. Ils sont testés dans les hôpitaux parisiens où ils assistent les aides-soignants auprès des patients.
Ils ont également pu découvrir Buddy, un petit robot social, de compagnie, mobile et émotionnel développé par la start-up française Blue Frog Robotics. Destiné à devenir un membre à part entière de la famille, il est pour l’instant commercialisé auprès d’entreprises où il joue le rôle d’agent d’accueil.
Que ce soit auprès des professionnels ou du grand public, cette édition 2024 a rencontré un franc succès, démontrant un intérêt croissant pour l’IA et les perspectives qu’elle offre. Ses organisateurs vous donnent d’ores et déjà rendez-vous le 13 février 2025 pour cet évènement désormais incontournable.
Retour sur les temps forts du World AI Cannes Festival 2024
C’est sans vote que le projet de résolution présenté par les États-Unis visant à promouvoir des systèmes d’intelligence artificielle “sûrs, sécurisés et dignes de confiance”, bénéficiant au développement durable pour tous, a été adopté jeudi dernier par l’Assemblée générale des Nations Unies.
Coparrainée et soutenue par 124 autres États membres, la résolution avait été présentée la semaine précédente à la presse internationale par l’ambassadrice représentante permanente des Etats Unis auprès de
C’est sans vote que le projet de résolution présenté par les États-Unis visant à promouvoir des systèmes d’intelligence artificielle “sûrs, sécurisés et dignes de confiance”, bénéficiant au développement durable pour tous, a été adopté jeudi dernier par l’Assemblée générale des Nations Unies.
Coparrainée et soutenue par 124 autres États membres, la résolution avait été présentée la semaine précédente à la presse internationale par l’ambassadrice représentante permanente des Etats Unis auprès de l’ONU, Linda Thomas Greenfield et son homologue marocain Omar Hilale.
Elle appelle les États membres à promouvoir des systèmes d’IA sûrs, sécurisés et fiables pour relever les plus grands défis mondiaux, notamment ceux liés à la pauvreté, la sécurité alimentaire, la santé, l’éducation, l’énergie, et au changement climatique.
Il y a un peu plus d’un an, Volker Türk le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme les avait alertés, réclamant la mise en place de garde-fous efficaces :
“Les récentes avancées en matière d’intelligence artificielle représentent une grave menace pour les droits humains“.
Cette résolution est présentée comme historique puisque c’est la première fois que les 193 États membres de l’ONU s’entendent pour que les systèmes d’IA soient développés et utilisés dans le respect, la protection et la promotion des droits de l’homme et ce, à l’unanimité.
L’Assemblée générale a également reconnu le potentiel des systèmes d’IA pour accélérer et permettre les progrès vers la réalisation des 17 objectifs de développement durable (ODD).
Les mêmes droits pour tous, en ligne et hors ligne
L’Assemblée générale a appelé tous les États membres et parties prenantes “à s’abstenir ou à cesser d’utiliser des systèmes d’intelligence artificielle qui sont impossibles à exploiter conformément au droit international des droits humains ou qui présentent des risques indus pour la jouissance des droits humains”.
Elle affirme :
“Les mêmes droits dont jouissent les personnes hors ligne doivent également être protégés en ligne, y compris tout au long du cycle de vie des systèmes d’intelligence artificielle”.
L’Assemblée a exhorté tous les États, le secteur privé, la société civile, les organismes de recherche et les médias à élaborer et à soutenir des approches et des cadres de réglementation et de gouvernance liés à une utilisation sûre, sécurisée et fiable de l’IA. Elle les a également incités à coopérer avec les pays en développement et à les soutenir afin qu’ils puissent bénéficier d’un accès inclusif et équitable, réduire la fracture numérique et accroître la culture numérique.
Linda Thomas Greenfield espère que l’adoption de la résolution sera utile à d’autres secteurs, elle a notamment exprimé le souhait que “le dialogue inclusif et constructif qui a conduit à cette résolution serve de modèle pour les conversations futures sur les défis de l’IA dans d’autres domaines, par exemple en ce qui concerne la paix et la sécurité et l’utilisation militaire responsable de l’autonomie de l’IA”.
Concluant :
“Aujourd’hui, les 193 membres de l’Assemblée générale des Nations Unies ont parlé d’une seule voix et ont choisi ensemble de gouverner l’intelligence artificielle plutôt que de la laisser nous gouverner”.
Le 8 décembre dernier, les négociateurs du Parlement européen et du Conseil, à la suite d’âpres négociations, annonçaient être parvenus à un accord provisoire sur l’AI Act. Après avoir été adopté par les Etats membres de l’UE le 2 février dernier, il l’a été hier par les eurodéputés. Il ne lui manque plus que la validation du Conseil de l’Europe en avril prochain et sa publication dans le Journal Officiel de l’UE pour entrer en vigueur progressivement selon le niveau de risque des systèmes ou m
Le 8 décembre dernier, les négociateurs du Parlement européen et du Conseil, à la suite d’âpres négociations, annonçaient être parvenus à un accord provisoire sur l’AI Act. Après avoir été adopté par les Etats membres de l’UE le 2 février dernier, il l’a été hier par les eurodéputés. Il ne lui manque plus que la validation du Conseil de l’Europe en avril prochain et sa publication dans le Journal Officiel de l’UE pour entrer en vigueur progressivement selon le niveau de risque des systèmes ou modèles d’IA.
L’UE a été la première à vouloir instaurer un cadre réglementaire pour l’IA, visant à réguler l’intelligence artificielle en fonction de son potentiel à causer des dommages. Elle a de fortes chances d’être également la première à appliquer une loi contraignante sur l’IA puisqu’hier matin les eurodéputés l’ont adopté à une très large majorité : 523 votes pour, 46 contre, 49 abstentions.
Thierry Breton s’est félicité sur X : “L’Europe est AUJOURD’HUI un pionnier mondial de l’IA”, ajoutant “Nous réglementons le moins possible, mais autant que nécessaire !”
🇪🇺 Democracy: 1️⃣ | Lobby: 0️⃣
I welcome the overwhelming support from European Parliament for our #AIAct —the world's 1st comprehensive, binding rules for trusted AI.
Pour rappel, la Commission européenne avait soumis une proposition de règlement de l’IA le 21 avril 2021. Les développements de l’IA générative et de modèles de fondation, notamment celui de ChatGPT, qui n’étaient pas prévus dans la proposition initiale de la loi européenne, lui ont fait subir de nombreuses modifications et reports.
L’AI Act vise à garantir que les systèmes et modèles d’IA commercialisés au sein de l’UE soient utilisés de manière éthique, sûre et dans le respect des droits fondamentaux de l’UE.
Il impose des obligations et des restrictions aux fournisseurs et aux utilisateurs qui développent, déploient ou exploitent des systèmes et des modèles d’IA au sein de l’UE. Bien qu’il soit désormais prévu de réviser régulièrement ces obligations, aujourd’hui, une réglementation produit, allant du marquage CE à l’interdiction de mise sur le marché, est appliquée à ces derniers suivant leur niveau de risque, des dispositions particulières sont prévues pour les entreprises qui développent des modèles d’IA génératives.
les systèmes d’IA présentant un risque inacceptable vont être interdits de mise sur le marché ;
les systèmes d’IA présentant un haut risque devront obtenir un marquage CE;
les systèmes d’IA à risque faible ou minime doivent intégrer des obligations d’information des utilisateurs ou suivre un code de conduite volontaire.
Selon Ashley Casovan, Directrice générale de l’AI Governance Center pour l’Association internationale des professionnels de la vie privée, à but non lucratif (IAPP) :
“L’adoption de la loi européenne sur l’IA marquera le début d’une nouvelle ère pour le développement et l’utilisation de l’IA. Avec des valeurs centrées sur l’humain qui sous-tendent cette législation sur la sécurité des produits, elle établit des garde-fous importants pour l’adoption sûre, équitable et responsable de l’IA dans tous les secteurs de la société. Reconnaissant et s’appuyant sur les cadres adoptés à l’échelle mondiale et la législation connexe, cette loi complète fournira les conseils nécessaires aux entreprises qui achètent, construisent et vendent de l’IA. Compte tenu de la nature mondiale de l’utilisation de l’IA, il est probable que ces règles de l’UE auront un impact bien au-delà des frontières européennes. C’est pourquoi il est crucial pour toutes les entreprises impliquées dans l’IA à quelque titre que ce soit de comprendre la loi et de commencer à préparer leur organisation et leurs équipes à la conformité”.
Depuis 2009, NVIDIA organise chaque année la NVIDIA GTC, une conférence offrant un éclairage pointu sur les dernières avancées technologiques. Créé à San Jose, en Californie, NVIDIA GTC est un événement international majeur dans le domaine de l’IA. Cette année, la conférence prendra place au San Jose Convention Center et en ligne, du 18 au 21 mars. Destinée aux développeurs, professionnels de l’informatique et décideurs, cette édition mettra en lumière les technologies qui dessinent le futur de
Depuis 2009, NVIDIA organise chaque année la NVIDIA GTC, une conférence offrant un éclairage pointu sur les dernières avancées technologiques. Créé à San Jose, en Californie, NVIDIA GTC est un événement international majeur dans le domaine de l’IA. Cette année, la conférence prendra place au San Jose Convention Center et en ligne, du 18 au 21 mars. Destinée aux développeurs, professionnels de l’informatique et décideurs, cette édition mettra en lumière les technologies qui dessinent le futur de l’informatique et de l’intelligence artificielle.
Au programme de cette nouvelle édition, plus de 900 sessions, plus de 200 exposants et de nombreuses occasions de networking. La GTC a été pensée pour s’adapter à tous les niveaux techniques et à tous les centres d’intérêts. Cette conférence est ainsi accessible à un large public. De l’IA générative à l’IA conversationnelle, en passant par la cybersécurité et la robotique, les sujets abordés pendant cette conférence seront multiples. Et si la plupart des sessions seront en anglais, NVIDIA accordera cette année une grande importance à la France.
L’accent sera bien évidemment mis sur l’IA générative, avec de nombreuses sessions dédiées à ce sujet. Des entreprises partageront leurs retours d’expérience sur ces technologies. De plus, un nouveau programme de certification en IA générative multimodale sera introduit, visant à valider les compétences des développeurs dans la création et la gestion de systèmes d’IA traitant des données textuelles, d’image et audio.
Voici 3 bonnes raisons d’assister à la NVIDIA GTC 2024 :
Inspiration : les plus grands experts du secteur partageront leurs vision et analyse
NVIDIA s’est installée comme l’une des entreprises les plus importantes dans le monde de l’intelligence artificielle. Son expertise technologique est au cœur des plus grandes innovations de ces dernières années, et alimente les laboratoires de R&D internationaux.
Les leaders technologiques des sociétés les plus avancées en matière d’intelligence artificielle viendront partager leur vision de l’évolution de l’IA. Voici une liste non exhaustive des conférenciers qui seront présents cette année :
Sans oublier le discours d’ouverture de Jensen Huang, dont la vision a propulsé NVIDIA au premier rang des entreprises innovantes dans les domaines de l’IA et du deep learning, qui promet d’être un moment fort de la conférence. L’année dernière, de nombreuses annonces avaient été faites par le PDG et fondateur de NVIDIA lors de la GTC et il y a fort à parier que ce sera encore le cas cette année. En effet, cette conférence est devenue, pour la société californienne, une plateforme pour dévoiler ses dernières innovations. Mais au-delà des annonces qui pourront être faites, l’événement se présente d’ores et déjà comme l’un des grands carrefours de l’innovation de cette année 2024 en réunissant un panel d’intervenants prestigieux.
Une journée dédiée à l’IA en France
C’est l’une des grandes nouveautés de cette année. NVIDIA consacrera une journée virtuelle à la France et son rapport à l’IA, l’impact que cette dernière peut avoir sur le territoire et les possibles développements envisagés pour le futur. Des discussions animées par différents experts français avec comme point central l’IA.
Une session de cette journée portera notamment sur la place prépondérante de l’IA dans l’organisation des grandes rencontres sportives attendues sur le territoire. Un sujet passionnant qui concentre en lui seul de nombreux cas d’usages : comment l’IA renforce la sécurité, améliore l’expérience des spectateurs, facilite l’organisation d’événements à grande échelle, permet de gérer les mouvements de foule…
Jumeaux numériques et HPC seront également à l’honneur avec la participation de Sylvain Duchêne, Cofondateur & CTO de Check & Visit et de Stéphane Requena, Directeur de la Technologie et de l’Innovation de GENCI.
Des ateliers et sessions techniques sur les technologies les plus convoitées actuellement : IA générative, LLM, RAG, Jumeau numérique…
Plus de 40 laboratoires de formation de deux heures seront proposés, couvrant divers sujets tels que les modèles de fondation en IA générative, les pipelines accélérés par GPU, et la gestion des clusters d’IA. Ces sessions promettent d’offrir des expériences pratiques et approfondies aux participants.
En outre, des sessions innovantes exploreront l’utilisation de l’IA dans diverses industries. Par exemple, la manière dont Verizon et AWS fusionnent les technologies 5G et XR avec les GPU NVIDIA, ainsi que l’intégration de l’IA dans l’expérience de conduite par des constructeurs automobiles comme Polestar et Lucid Motors.
Cette année, la GTC revient dans un format présentiel et distanciel. Dans les deux cas, l’expérience est enrichissante et novatrice dans le milieu de l’IA. Il sera également possible d’échanger avec de nombreux partenaires de NVIDIA tels que : Amazon Web Services, Dell Technologies, Google Cloud, Microsoft Azure, Oracle, Samsung, IBM, Accenture, Asus, Core Weave ou encore Run AI.
Dans un effort conjoint pour encourager et faciliter l’intégration de l’intelligence artificielle dans le monde des affaires, nous sommes ravis d’offrir en partenariat avec AI Builders, un exemplaire gratuit du “Guide Pratique de l’intelligence artificielle en Entreprise”, disponible aux éditions Eyrolles au prix public de 23€, pour tout nouvel abonnement au magazine ActuIA depuis la France métropolitaine. (offre limitée à 1000 exemplaires).
Ce guide qui vient de faire l’objet d’une réédition es
Dans un effort conjoint pour encourager et faciliter l’intégration de l’intelligence artificielle dans le monde des affaires, nous sommes ravis d’offrir en partenariat avec AI Builders, un exemplaire gratuit du “Guide Pratique de l’intelligence artificielle en Entreprise”, disponible aux éditions Eyrolles au prix public de 23€, pour tout nouvel abonnement au magazine ActuIA depuis la France métropolitaine. (offre limitée à 1000 exemplaires).
Ce guide qui vient de faire l’objet d’une réédition est une ressource incontournable pour les dirigeants et décideurs d’entreprise. Il fournit des insights précieux, des études de cas, et des stratégies pratiques pour intégrer efficacement l’intelligence artificielle dans les différentes sphères de l’entreprise.
En vous abonnant à ActuIA, vous ne recevrez pas seulement ce guide précieux, mais aussi un accès continu à une mine d’informations, d’analyses, d’interviews d’experts, et de reportages exclusifs sur le monde en constante évolution de l’intelligence artificielle. ActuIA est le magazine de choix pour rester à la pointe de l’innovation en IA.
Deux formules possibles :
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A propos de Stéphane Roder, auteur du guide pratique de l’intelligence artificielle en entreprise :
Stéphane Roder, diplômé de Télécom Paris et de l’Université Paris VI avec une spécialisation en intelligence artificielle, est un expert reconnu dans le domaine de la technologie et de l’IA. Ayant débuté sa carrière chez Sagem, il a cofondé e-Brands et dirigé des entreprises innovantes comme Streamezzo et Magic Recycle, démontrant une capacité exceptionnelle à piloter des projets technologiques d’envergure. Sa participation en tant que Partner chez Dhatim Holding et son rôle de directeur de la stratégie dans l’entreprise spécialisée en IA attestent de son expertise approfondie. Actuellement à la tête d’AI Builders, il conseille les entreprises sur l’intégration de l’IA dans leur stratégie, s’appuyant sur une solide expérience dans le domaine de l’innovation technologique et de l’intelligence artificielle.
Si Cannes est célèbre pour sa croisette et son festival de cinéma, le World AI Cannes Festival (WAICF) en a fait ces 2 dernières années durant quelques jours la capitale mondiale de l’écosystème d’IA. La ville ouvrira de nouveau ses portes à cet évènement, considéré aujourd’hui comme incontournable, du 8 au 10 février prochains, redevenant ainsi le centre névralgique de l’IA. Le Palais des Festivals et des Congrès accueillera experts, entreprises mais aussi grand public à travers une programmati
Si Cannes est célèbre pour sa croisette et son festival de cinéma, le World AI Cannes Festival (WAICF) en a fait ces 2 dernières années durant quelques jours la capitale mondiale de l’écosystème d’IA. La ville ouvrira de nouveau ses portes à cet évènement, considéré aujourd’hui comme incontournable, du 8 au 10 février prochains, redevenant ainsi le centre névralgique de l’IA. Le Palais des Festivals et des Congrès accueillera experts, entreprises mais aussi grand public à travers une programmation sur-mesure lors de cette édition 2024 qui promet d’être captivante.
Le WAICF a été créé en 2022 par l’institut EuropIA, la Ville de Cannes, le Palais des Festivals et des Congrès ainsi que par CORP Agency, filiale du groupe RX, qui produit et organise l’événement. Le département des Alpes-Maritimes est de nouveau le partenaire officiel de cette 3ème édition tandis que de nombreuses entreprises sponsorisent déjà l’événement.
Les jeudi 8 et vendredi 9 février seront consacrés aux professionnels avec des conférences stratégiques, des ateliers de réflexion, des stands d’exposition et des sessions de networking. La journée portes ouvertes du samedi suivant sera de nouveau dédiée à la découverte de l’IA par le grand public via 100 expériences ludiques et animations spécialement conçues pour lui.
Des éditions précédentes couronnées de succès
Le Festival se veut être l’observatoire des tendances du marché et un lieu d’échanges et de rencontres pour les professionnels tout un offrant au grand public une vision de ce que l’IA pourrait transformer dans son quotidien.
Le WAICF 2023 a accueilli près de 8000 professionnels en présentiel et 2500 en ligne. Ceux-ci ont ainsi eu l’opportunité de faire le point sur l’actualité de leur marché, d’apprendre des meilleurs experts et de rencontrer des décideurs et dirigeants d’entreprise de premier plan au travers de plus de 250 conférences, ateliers et pitchs startup.
Lors de sa dernière journée, le festival avait ouvert ses portes gratuitement à 4000 personnes qui ont ainsi pu découvrir l’IA et appréhender son impact positif sur leur vie quotidienne. Les chiffres de fréquentation en hausse (+50%) illustrent non seulement l’ampleur de l’évènement mais également l’engouement pour l’IA.
Les nouveautés de l’édition 2024
Les chiffres de 2024 confirment le succès du festival : pas moins de 16 000 participants, 300 conférenciers de renommée mondiale et 230 exposants sont attendus, 250 sessions prévues.
Comme pour les éditions précédentes, le WAICF 2024 sera composé de plusieurs zones thématiques, qui permettront de découvrir l’IA sous toutes ses facettes : sport, RH, robotique, gaming, bien-être, alimentation et hôtellerie, AR/VR… Entreprises et acteurs de l’IA viendront y présenter leurs solutions et proposeront des démonstrations et des expériences immersives.
Les pavillons internationaux permettront aux visiteurs d’explorer la diversité de l’IA et de rencontrer les start-ups qui transformeront l’avenir de la Tech. Le Festival sera aussi l’occasion de découvrir les travaux des universités et des chercheurs les plus prestigieux en IA.
Autre nouveauté, le VC Summit, ouvert exclusivement aux investisseurs, leur offrira des perspectives sur les problématiques d’investissements dans le domaine de l’IA mais également sur ses opportunités, notamment avec la découverte des startups les plus innovantes du secteur.
Comme en 2022 et 2023, le WAICF accueillera des masterclass destinées aux dirigeants et professionnels souhaitant se mettre à niveau sur l’IA, des workshops et démonstrations de solutions ainsi que des pitchs startups avec plus de 50 jeunes pépites venant présenter leurs projets.
Des speakers de renom à l’affiche
Le WAICF est l’occasion pour les professionnels et les experts de l’IA de se retrouver et d’échanger sur les évolutions du secteur. Cette nouvelle édition offre une programmation d’exception avec de nombreux intervenants internationaux, venant de milieux professionnels, de la recherche ou encore des pouvoirs publics parmi lesquels :
Yann LECUN, Vice-President and Chief AI Scientist, META AI ;
Nick BOSTROM, Professor at Oxford University and head of the Future, Humanity Institute (en distanciel) ;
Adam CHEYER, Inventor, Entrepreneur and Pioneer in AI and computer human interfaces ;
Luc JULIA, Scientific Director, RENAULT ;
Francesca ROSSI, Fellow and Ai Ethics Global Leader, IBM ;
Jean-Gabriel GANASCIA, Professor, SORBONNE UNIVERSITY ;
Antonio KRÜGER, Chief Executive Officer, German Research Center for Artificial Intelligence ;
Laurent DAUDET, CEO & Co-founder, LightOn ;
Jeannette GORZALA, Vice-President, European AI Forum ;
Esma AIMEUR, Professor at the Department of Computer Science, University of Montréal.
Un programme de conférences premium
Le WAICF 2024 proposera un programme de conférences de haut niveau offrant un panorama complet de l’IA, de ses applications pratiques à ses implications stratégiques, éthiques et entrepreneuriales, au travers des 6 catégories suivantes :
LE THÉATRE DES AMBASSADEURS : explorer ce que l’IA peut faire aujourd’hui pour imaginer ce que les innovations futures apporteront à la société et aux organisations de demain ;
APPLICATIONS DE L’IA : obtenir un aperçu des progrès que l’IA peut apporter aux organisations, grâce à des éclairages sur différents secteurs d’activité ;
TECHNOLOGIE ET STRATÉGIE DE L’IA : apprendre à utiliser au mieux les différentes technologies de l’IA et former son esprit d’innovation avec des intervenants experts.
DEMO SESSION : obtenir une preuve tangible du fonctionnement des produits et prendre la meilleure décision d’achat pour les futurs projets d’IA.
PITCHS STARTUP : l’innovation à l’honneur avec les pitchs de 50 fondateurs de startups qui viennent soutenir leurs concepts devant l’écosystème IA mondial ;
VC SUMMIT : un programme exclusif, accessible sur invitation, pour permettre aux investisseurs dans l’IA de prendre les meilleures décisions.
Vous pourrez trouver plus d’informations sur l’évènement sur le site dédié.