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  • Cloudflare Computer - Un ordinateur dans le cloud pour votre agent IA
    Cloudflare Computer est un projet qui donne à votre agent IA un endroit rien qu'à lui. C'est-à-dire un vrai système de fichiers, avec des dossiers, des fichiers qui restent, et de quoi lancer des commandes dedans. Bref, un vrai poste de travail que l'agent garde entre deux sessions, au lieu de repartir de zéro à chaque fois, puisque tous les fichiers sont rangés dans une base SQLite. Le système de fichiers s'utilise ensuite comme n'importe quel autre. Lire, écrire, créer un dossi

Cloudflare Computer - Un ordinateur dans le cloud pour votre agent IA

Par : Korben ✨
12 août 2026 à 10:54

Cloudflare Computer est un projet qui donne à votre agent IA un endroit rien qu'à lui. C'est-à-dire un vrai système de fichiers, avec des dossiers, des fichiers qui restent, et de quoi lancer des commandes dedans. Bref, un vrai poste de travail que l'agent garde entre deux sessions, au lieu de repartir de zéro à chaque fois, puisque tous les fichiers sont rangés dans une base SQLite.

Le système de fichiers s'utilise ensuite comme n'importe quel autre. Lire, écrire, créer un dossier, lister, supprimer, et un grep intégré pour fouiller dans le tas. Pour tout le reste, il n'y a qu'une fonction à retenir, exec(). Vous lui passez une commande, et elle vous rend la sortie et le code de retour.

Ce qui change par contre, c'est l'endroit où la commande tourne. 3 environnements sont disponibles et interchangeables sur les mêmes fichiers. Il y a d'abord un conteneur Linux complet, avec npm, node et de vrais binaires. Ou un shell léger pour les commandes simples. Et enfin, un dernier qui exécute directement votre code, sur une base neuve à chaque appel.

Comme ça, vous passez de l'un à l'autre sans réécrire une ligne de votre agent.

Les 9 exemples fournis montrent bien ce qu'on peut en tirer quand on aime bidouiller. Le plus parlant fait par exemple tourner un agent de discussion qui prendra l'espace de travail comme répertoire courant, donc qui travaillera dans de vrais fichiers au lieu de tout garder en mémoire.

Un autre colle pandoc dans le conteneur et laisse l'agent transformer une fiche markdown en PDF. Il y en a aussi un qui fabrique des images avec Workers AI, un quatrième joue sur les politiques de sortie réseau pour décider ce que l'agent a le droit de joindre, et enfin, un dernier génère un projet Worker complet, puis le publie.

Il y a même une interface web qui balance la même tâche dans le conteneur et dans un environnement léger, côte à côte.

Reste à savoir ce qui est gratuit là-dedans... Le code est sous licence MIT, et le système de fichiers seul, sans aucune exécution, tourne sans souci dans le plan Workers gratuit puisque les Durable Objects qui portent ce stockage y sont inclus, avec 100 000 requêtes par jour et 5 Go d'espace.

Il faut un compte Cloudflare, évidemment...

Puis si vous voulez faire tourner des vraies commandes ou avoir un shell, faudra payer puisque le conteneur comme les environnements légers réclament le plan Workers payant, facturé 5 dollars par mois au minimum.

Après j'ai quelques réserves quand même parce que le projet est très récent, encore en preview et clairement inadapté à de la production. Ensuite, la limite technique d'un espace de travail tourne autour de 10 Go, et les accès disque lourds restent plus lents que sur un vrai disque. Puis surtout, tout vit chez Cloudflare, et pas chez vous (si vous préférez l'inverse, je vous avais montré workerd , le moteur des Workers en local).

Mais bon, c'est à garder à l'œil si vous êtes client Cloudflare.

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  • Quelle est mon ip ? Le retour !
    Ma page "Quelle est mon adresse IP" traînait sur korben.info depuis presque 15 ans, à peu près dans son jus d'origine. Hé bien, bonne nouvelle, je viens de la refaire entièrement, et elle est là : korben.info/ip . Vous arrivez dessus, votre IP publique s'affiche en gros, IPv4 et IPv6 séparées avec un bouton copier, et juste en dessous une grille de cartes déballe tout ce que votre connexion raconte sur vous sans que vous ayez rien demandé. La localisation estimée d'abord, sauf que

Quelle est mon ip ? Le retour !

Par : Korben ✨
23 juillet 2026 à 15:56

Ma page "Quelle est mon adresse IP" traînait sur korben.info depuis presque 15 ans, à peu près dans son jus d'origine. Hé bien, bonne nouvelle, je viens de la refaire entièrement, et elle est là : korben.info/ip .

Vous arrivez dessus, votre IP publique s'affiche en gros, IPv4 et IPv6 séparées avec un bouton copier, et juste en dessous une grille de cartes déballe tout ce que votre connexion raconte sur vous sans que vous ayez rien demandé. La localisation estimée d'abord, sauf que c'est pas du GPS, juste la ville que les bases GeoIP collent à votre IP (sur mobile ça part parfois à 200 km à côté) mais aussi votre opérateur et son numéro d'AS, de datacenter Cloudflare par lequel vous passez, la latence jusqu'à lui, le protocole, le chiffrement.

Y'a une carte que je trouve bien pratique aussi c'est la carte "VPN ou pas ?". Elle compare le fuseau horaire vu depuis votre IP avec celui réglé sur votre appareil, et repère si vous sortez par une IP de datacenter, le signe quasi certain d'un VPN ou d'un proxy.

J'ai ajouté aussi un petit test de débit maison (descendant, montant, latence, gigue), tout comme le fameux leak WebRTC, ce truc qui balançait votre IP locale à n'importe quel site avant que les navigateurs ne finissent par la masquer. Ça peut encore fonctionner sur de vieux browser alors je l'ai laissé.

Le point important, parce que je sais que vous allez me poser la question, c'est que de mon côté, rien n'est stocké, rien n'est tracé, rien n'est revendu. Tout est lu à la volée entre votre navigateur et mon CDN, qui se contente de faire transiter vos requêtes comme n'importe quel hébergeur. Votre IP en dit déjà bien assez long sur vous comme ça, pas la peine d'en remettre une couche.

Bref, un bon coup de bouc-marque (bookmark, pour les intimes ^^) sur korben.info/ip et vous aurez votre IP et l'état de votre connexion sous la main en un clic.

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  • J'ai créé mon propre outil de stats sans tracking
    Un site sans cookie de mesure d'audience et sans bandeau de consentement, c'est reposant je trouve... Sauf qu'à cause de ça, bah je ne savais plus trop combien de gens venaient me lire tous les jours. Relou hein ? C'était ma situation depuis un moment déjà, vu que tout ce qui servait à mesurer l'audience a dégagé de korben.info il y a un bon bout de temps. Alors faute de mieux, je me suis rabattu sur AWStats, qui lit bêtement les logs Apache du serveur mais bon, c'est pas terrible, parce qu'avec

J'ai créé mon propre outil de stats sans tracking

Par : Korben ✨
21 juillet 2026 à 17:34

Un site sans cookie de mesure d'audience et sans bandeau de consentement, c'est reposant je trouve... Sauf qu'à cause de ça, bah je ne savais plus trop combien de gens venaient me lire tous les jours. Relou hein ?

C'était ma situation depuis un moment déjà, vu que tout ce qui servait à mesurer l'audience a dégagé de korben.info il y a un bon bout de temps. Alors faute de mieux, je me suis rabattu sur AWStats, qui lit bêtement les logs Apache du serveur mais bon, c'est pas terrible, parce qu'avec le cache de Cloudflare, il y a une grosse partie de mon trafic qui n'est pas pris en compte.

En effet, quand Cloudflare possède une copie valide de la page dans son cache, il peut la renvoyer directement sans contacter le serveur d'origine. Vous êtes donc bien un visiteur réel, mais Apache ne voit aucune requête et AWStats ne vous comptabilise pas. Du coup, tous les outils fondés exclusivement sur les logs d'origine sous-estiment la part du trafic absorbée par le cache.

Après il y a bien le classique Google Analytics, mais bon même configuré en mode full RGPD, ça reste Google et ça appelle quand même un service tiers aux US... Vous connaissez aussi déjà des alternatives propres, puisque je vous ai parlé de Matomo, Plausible et de Vince Analytics , mais elles ajoutent toutes une mesure côté navigateur, avec un script, un pixel ou un stockage local (le localstorage) et moi, je ne voulais aucun outil d'audience de plus dans vos pages !

De son côté, Cloudflare lui, voit chaque requête HTTP qui atteint son réseau, y compris celles auxquelles son cache répond. Ses chiffres couvrent donc beaucoup mieux le trafic HTTP que mes logs d'origine. Le souci, c'est que son dashboard, je ne l'aime pas. Je le trouve incomplet, mal foutu, chiant à utiliser, et il ne montre pas ce que j'ai envie de voir.

Donc, histoire d'avoir ce que je voulais, j'ai fini par coder le mien. Enfin, entièrement vibe codé et ça tourne aussi bien sur un serveur qu'en local sur une machine de bureau.

Petite parenthèse pendant que j'y suis, vous ne le savez peut-être pas mais depuis que ChatGPT a débarqué dans nos vies fin 2022, tout ce que je développe moi-même sur ce site et l'ensemble de mes outils internes sont vibes codés avec des LLMs comme ceux d'OpenAI et d'Anthropic. C'était une purge au tout début et maintenant ça s'est tellement amélioré et je me suis tellement spécialisé là-dedans, que le code n'est devenu qu'une formalité. Ne hurlez pas, mon site est statique et j'envoie pas de fusée dans l'espace !

Mon collecteur s'exécute en local, cause à une API, et il n'envoie pas une seule ligne de mesure dans votre navigateur. Bref, que mon backend soit écrit avec un LLM, à la main ou en Brainfuck, vous chargez exactement la même chose de mon outil de stats, c'est-à-dire rien du tout. La garantie est donc architecturale et pas une question de talent.

Et surtout, mon outil de stats n'ajoute aucune mesure dans votre navigateur. Aucun JavaScript ni cookie supplémentaire n'est posé par mon outil. À la place, il lit l'API GraphQL Analytics de Cloudflare, en lecture seule et récupère des compteurs déjà agrégés par jour et par dimension. Cela veut dire par exemple, que quand je récupère le nombre "nombre d'IP distinctes par jour", je ne récupère pas les IPs en tant que telles mais juste un total que Cloudflare me communique et qu'il a déjà traité en amont.

Et vous n'êtes pas obligés de me croire sur parole, parce que c'est vérifiable en 10 secondes... Ouvrez l'inspecteur de votre navigateur, onglet Réseau, et rechargez cette page. Vous ne verrez aucun script de mesure d'audience, aucun appel vers un domaine tiers et aucune iframe. Même les vidéos YouTube ne se chargent qu'au moment où vous cliquez sur la vignette. Le seul truc qui bouge, c'est le compteur du footer qui télécharge un nombre, sans rien renvoyer derrière.

Attention, ce n'est pas à confondre avec Cloudflare Web Analytics et ses mesures RUM (Real User Monitoring) puisque cette fonctionnalité injecte un bout de JavaScript pour mesurer les performances ressenties dans le navigateur. Chez moi, c'est désactivé tout ça.

Maintenant soyons clairs sur un point, parce que c'est l'objection évidente et qu'elle est parfaitement légitime... Cloudflare, lui, voit bien votre adresse IP. Pas à cause de mon outil de stats, mais parce que c'est un reverse proxy et que c'est mécaniquement ce qui se passe dès qu'un site est derrière un CDN. Votre requête arrive chez eux avant d'arriver chez moi, sinon ils ne pourraient ni router, ni mettre en cache, ni bloquer une attaque. Mon outil ne change rien à ça, il se contente de lire des totaux déjà calculés et je ne récupère jamais la moindre IP. Tout est détaillé dans mes CGU, avec les bases légales, les durées et la liste des cookies de sécurité, si vous voulez le détail complet.

Mon outil et le compteur que vous pouvez retrouver dans le footer de mon site reposent sur les requêtes collectées côté serveur chez Cloudflare et sans l'analyse web, je ne peux juste pas suivre par exemple un parcours utilisateur, connaitre un taux de rebond ou évaluer les temps de chargement mesurés chez les lecteurs. Rien de grave donc...

Maintenant, il y a un souci chez Cloudflare, c'est que selon le jeu de données et le forfait que vous payez ou non, le détail ne reste interrogeable que durant une fenêtre limitée de temps. Mon outil doit donc passer chaque jour récupérer les agrégats encore disponibles et les stocker dans une base SQLite sur mon serveur ou en local, selon la façon dont on l'a déployé.

Ça me permet de garder mon propre historique agrégé. J'ai aussi activé le Super Bot Fight Mode de Cloudflare, qui réduit une large partie du trafic automatisé, mais attention, ça ne me donne pas pour autant des stats sans aucun bot. Les crawlers autorisés comme Googlebot et ceux qui passent entre les mailles du filet restent comptabilisés dans mes chiffres, exactement comme avec tous les autres outils de mesure web. Et je préfère le dire clairement plutôt que de vous vendre des chiffres "propres" qui ne le sont jamais totalement, vu qu'un filtre anti-bot ne peut retirer que les bots qu'il a détectés.

À côté de ça, j'ai aussi branché ma Google Search Console, et là non plus sans installer la moindre bibliothèque tierce... Je signe moi-même un JWT en RS256 avec le module crypto natif de Node, je l'échange contre un jeton d'accès chez Google, et le compte de service que j'utilise est restreint au scope lecture seule. Ça m'apporte des statistiques agrégées sur les impressions, les positions, les requêtes de recherche et surtout Discover !!

Si je devais résumer ça, je dirais que Cloudflare estime le volume de trafic et que Search Console montre quelles recherches produisent des impressions et des clics, même si sans aucun tracking en place, ça n'explique évidemment pas la motivation de chaque lecteur. Mais osef ! Et comme Cloudflare embarque aussi son pare-feu, j'en profite pour rapatrier des statistiques sur les événements de sécurité et les routes attaquées, comme ça, je peux tout voir au même endroit.

Maintenant, le vrai plaisir, c'est de pouvoir afficher ce que je veux dans mon propre dashboard. Par exemple, la répartition par langue, les navigateurs, d'où provient le trafic avec un joli petit camembert, les pays, l'état de mon cache, la bande passante, etc. Et quand j'ai un nouveau besoin qui me pête dans le cerveau, je peux ajouter une vue rapidement et je ne m'encombre pas de ce qui ne me sert pas.

Sans traceur placé chez vous, je ne connais donc pas les sessions, le taux de rebond, le parcours de lecture, les entonnoirs de conversion, donc impossible de savoir si vous êtes revenu hier, ni dans quel ordre vous avez lu 3 articles. Mais je m'en tape complètement puisque ces métriques ne m'ont jamais servi à rien.

Ce que je veux connaitre, c'est surtout l'ordre de grandeur de l'audience et le nombre de pages demandées. Le parcours individuel et les entonnoirs de conversion, c'est surtout un besoin de régie publicitaire ou de site e-commerce, et pas d'un site comme le mien. Quand on sait que les bandeaux de cookies nous coûtent 575 millions d'heures perdues collectivement, et que l'Europe réfléchit enfin à les alléger , s'en passer n'est pas vraiment une punition.

Bref, mes stats sont maintenant plus digestes que celles d'AWStats, sans avoir à vous tracker ou vous faire charger quoi que ce soit. Ça me va donc très bien. Et si vous voulez un avant-goût de la technique derrière l'outil, j'ai montré récemment comment vous faire un compteur de fréquentation gratuit , donc n'hésitez pas à y jeter un œil...

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  • Le blocage DNS casse tout sauf le piratage (dixit Google)
    Google est allé raconter à la Commission européenne ce que les gens qui s'y connaissent un peu en réseau répètent depuis 15 ans : Bloquer les résolveurs DNS, les VPN et les adresses IP pour lutter contre le piratage, ça ne marche pas. Dans un document envoyé pour la consultation sur la révision de la directive copyright, Mountain View écrit que "bloquer les résolveurs DNS, les IP ou les VPN est inefficace, car cela ne supprime pas du tout le contenu et se contourne facilement en u

Le blocage DNS casse tout sauf le piratage (dixit Google)

Par : Korben ✨
13 juillet 2026 à 11:26

Google est allé raconter à la Commission européenne ce que les gens qui s'y connaissent un peu en réseau répètent depuis 15 ans : Bloquer les résolveurs DNS, les VPN et les adresses IP pour lutter contre le piratage, ça ne marche pas.

Dans un document envoyé pour la consultation sur la révision de la directive copyright, Mountain View écrit que "bloquer les résolveurs DNS, les IP ou les VPN est inefficace, car cela ne supprime pas du tout le contenu et se contourne facilement en utilisant des résolveurs DNS alternatifs".

Le plus marrant ??? Bah c'est que Google sait très exactement de quoi il parle, vu que la justice française l'oblige déjà à filtrer son propre résolveur 8.8.8.8 pour protéger les matchs de foot de Canal+ (Fun fact : J'ai pas vu une seule image, ni score, ni entendu une seule histoire à propos de la Coupe du Monde cette année, tellement les algos savent que ça ne m'intéresse pas.... loool)

Pour ceux qui débarquent (oué oué), le blocage DNS, c'est demander aux annuaires du net (souvent ceux de votre FAI) de faire semblant de ne pas connaître l'adresse d'un site. Le site reste en ligne, ses serveurs tournent, et vous le retrouvez facilement en moins de 2 min, en changeant de résolveur ou en allumant un VPN.

Le blocage d'adresses IP, c'est encore pire, parce qu'une même adresse est souvent partagée par des milliers de sites sans aucun rapport entre eux... En bloquer une, ça revient donc souvent à couper l'électricité de tout l'immeuble pour punir un seul locataire.

Et des immeubles plongés dans le noir, la soumission de Google en aligne toute une collection. Je pense par exemple à ce document étiquetté "Privileged and Confidential" que la Commission a quand même publié (lol, des champions, je vous dis !) et qui cite le nom de clients de Google Cloud parfaitement en règle, qui pourtant ont été entièrement coupés à Internet fin 2019 au Portugal. Tout ça parce que des fournisseurs d'accès Internet locaux avaient bloqué des ASIP partagés pour viser certains sites pirates...

Ou encore un sous-domain de Google Drive ainsi que des IP Cloudflare sur lequel reposaient plus de 42 millions de domaines victimes du Piracy Shield italien. Ah et j'ai oublié l'Espagne qui vient compléter ce joli bingo parce que là-bas les blocages réclamés par LaLiga (la ligue de foot locale) durant les matchs, on fait carrément tomber +550 000 dont les sites d'Amnesty International, de l'UNICEF, du Sénat australien, de la Stanford Law Review et même des serveurs Amazon S3.

Et en France, je ne sais pas si vous vous souvenez, mais Cisco a carrément préféré débrancher son service OpenDNS plutôt que de se plier aux ordonnances de la justice. Quelle bonne ambiance dans ce terreau fertile à la dictature qui nous fonce dessus comme un train de la Deutsche Reichsbahn. (Point Godwin atteint, j'm'en fous, je fais ce que je veux, c'est mon site ^^).

Du coup, les ayants droit réclament maintenant de bloquer aussi les résolveurs alternatifs et les VPN eux-mêmes... et c'est exactement cette fuite en avant que Google demande d'arrêter. En tout cas dans son message, Google rappelle vivement ce que l'industrie du divertissement refuse d'entendre depuis l'époque de Napste : Quand vous avez un catalogue de merde émietté entre des dizaines de plateformes pour des prix exorbitants, avec de la pub, une qualité assez basse et des tas d'œuvres manquantes, eh bien, il ne faut pas s'étonner que le téléchargement illégal reparte de plus belle.

Maintenant, c'est vrai que Google ne joue pas les chevaliers blancs par pure bonté d'âme. En fait, ce qu'ils défendent, c'est leur résolveur maison, leur cloud et leurs clients. Elle reste par exemple très silencieuses sur tous les projets de loi de blocage qui avancent en ce moment même au Congrès américain.

Mais sur le fond, on ne peut pas leur donner le tort surtout quand je vois que le DNS4EU, le résolveur souverain européen, se fait déjà mettre la pression pour filtrer les sites pirates.

Voilà, la consultation est close depuis le 25 juin dernier et la commission est actuellement en train d'éplucher toutes les contributions pour décider des futures conneries qu'elle va faire. On croise les doigts quand même.

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  • Un compteur de visiteurs sur votre site, sans payer un centime
    Vous avez peut-être remarqué un petit point rouge tout en bas de mon site, avec un nombre à côté. Il s'agit du nombre de personnes passées sur le site durant la dernière heure. Je voulais remettre ce truc depuis un bail, bien à l'ancienne comme dans les années 2000 mais sur un site statique, qui plus est sans tracker de stats JS type Google Analytics ou Matomo, et sans cookies de tracking, c'était pas franchement une option... jusqu'à maintenant !

Un compteur de visiteurs sur votre site, sans payer un centime

Par : Korben ✨
12 juillet 2026 à 07:45

Vous avez peut-être remarqué un petit point rouge tout en bas de mon site, avec un nombre à côté. Il s'agit du nombre de personnes passées sur le site durant la dernière heure.

Je voulais remettre ce truc depuis un bail, bien à l'ancienne comme dans les années 2000 mais sur un site statique, qui plus est sans tracker de stats JS type Google Analytics ou Matomo, et sans cookies de tracking, c'était pas franchement une option... jusqu'à maintenant !

Le compteur, en vrai, tout en bas de korben.info.

La solution évidente sur des sites statiques, c'est souvent un petit Worker Cloudflare qui compte les visiteurs et servirait le chiffre, mais ça se facture à chaque requête. À 390 000 pages vues par jour, ça grimpe vite à des dizaines de millions d'invocations par mois, soit dans les 6 à 7 dollars. C'est pas super cher mais pour un compteur qui n'est utile qu'à satisfaire mon égo tout en sachant s'il y a du monde aujourd'hui, ça ne sert strictement à rien ! Donc le Worker, je l'ai écarté direct.

Du coup j'ai fait ça à l'ancienne. Un petit script Python tourne sur la machine qui héberge le site, une fois par minute. Il pose une seule question à Cloudflare, à savoir combien d'adresses IP distinctes ont chargé une page durant la dernière heure (ou demi-heure, ou quart d'heure ou 5 min, c'est vous qui paramétrez), il écrit la réponse dans un minuscule fichier live.json de quelques centaines d'octets, et c'est tout. Ce fichier, Cloudflare le sert ensuite depuis son cache comme il servirait une image, gratuitement. Zéro Worker, zéro base de données, zéro abonnement, j'ai exactement le même résultat sans dépenser une thune.

Maintenant, faut que je sois clair sur ce que ce chiffre raconte. C'est le nombre de navigateurs distincts ayant chargé une page durant la dernière heure, hors trafic interne de Cloudflare. C'est un "*combien de monde est passé récemment *", pas un "combien lisent là tout de suite".

Et les bots là-dedans ?

En fait, les bots pourris , ceux qui scrapent en boucle, se font bloquer en amont par le Super Bot Fight Mode de Cloudflare, donc ils n'arrivent même pas jusqu'à mon site. Restent les gentils bots, du genre de Googlebot et compagnie, que je laisse passer exprès, parce que les bloquer reviendrait à me flinguer mon référencement. Sur les 7 derniers jours, Cloudflare classe à peine 4% comme bots vérifiés. Donc c'est une goutte d'eau, surtout qu'ils tournent sur une poignée d'IP. Donc oui, mon compteur avale deux ou trois crawlers au passage, mais je ne voulais pas vous mentir en écrivant "zéro bot". Mais l'essentiel c'est que les nuisibles, eux, ne soient pas comptabilisés.

J'ai aussi dû gérer un petit piège car l'API de Cloudflare plafonne sa réponse à 10 000 lignes. Et comme sur une heure entière de trafic ça peut se remplir vite, si je crève ce plafond, la requête sous-compterait sans rien dire. Donc le script lève un flag et le compteur affiche "10 000 personnes ou plus" plutôt qu'un faux nombre. Quand j'y serai aux 10 000 et plus, je pense que je réduirai alors le delta temps en passant de 1h à 30 min...etc.

Côté vie privée, c'est carré également. Cloudflare renvoie à mon serveur une liste JSON des IP passées dans l'heure, mon script en compte le nombre de distinctes, et efface cette liste de sa mémoire dans la milliseconde qui suit. Aucune IP n'est stockée, aucune n'atterrit dans un log, aucun fichier avec les IPs n'est créé sur le disque... Il ne reste qu'un entier. Comme je vous le disais, pas de cookie , pas de traceur, et rien qui touche votre navigateur . Et comme le compteur ne s'affiche jamais en dessous de 10 personnes, impossible d'isoler qui que ce soit.

Maintenant, si vous voulez le même chez vous, sachez que j'ai tout balancé en open source sur GitHub , sous licence MIT, donc servez-vous. Voici les pré-requis :

  1. votre site doit être derrière Cloudflare, le plan gratuit suffit largement.
  2. vous générez un token API Cloudflare avec le droit de lecture sur les analytics.
  3. vous posez le script live_count.py sur votre serveur et vous le lancez une fois par minute (ou toutes les 5 ou 10 min) via un cron.
  4. vous ajoutez le bout de JavaScript et son span dans vos pages, tout se règle par des attributs, aucun script inline, donc ça passe même avec une politique de sécurité stricte.

Le seul truc sur lequel ne pas vous louper, c'est de mettre un temps de cache court à live.json. Si c'est trop long, tous vos visiteurs verraient un chiffre périmé.

Voilà. Un petit compteur maison simili-live sans tracking et qui ne me coûte rien, c'est le bonheur !

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  • PACT - Le token Cloudflare qui veut remplacer les CAPTCHA
    Je viens d'apprendre que Cloudflare s'était associé à Chrome, Firefox et Edge pour régler un truc qui nous pourrit tous la vie sans que nous y pensions vraiment, à savoir prouver qu'on est des humains. Leur projet s'appelle PACT pour Private Access Control Tokens, et l'idée c'est de remplacer les affreux CAPTCHA par un titi jeton cryptographique anonyme que votre browser baladera de sites en sites. Alors comment ça fonctionne cette nouvelle connerie ? Hé bien un site qui a déjà une bonne raison

PACT - Le token Cloudflare qui veut remplacer les CAPTCHA

Par : Korben ✨
24 juin 2026 à 16:04

Je viens d'apprendre que Cloudflare s'était associé à Chrome, Firefox et Edge pour régler un truc qui nous pourrit tous la vie sans que nous y pensions vraiment, à savoir prouver qu'on est des humains.

Leur projet s'appelle PACT pour Private Access Control Tokens, et l'idée c'est de remplacer les affreux CAPTCHA par un titi jeton cryptographique anonyme que votre browser baladera de sites en sites.

Alors comment ça fonctionne cette nouvelle connerie ?

Hé bien un site qui a déjà une bonne raison de vous croire humain, genre un service où vous avez un compte, émet un token anonyme. Votre navigateur le conserve, et quand vous débarquez ailleurs, il le présente comme une preuve que vous n'êtes ni un robot, ni un alien, ni un pervers narcissique manipulateur.

Comme vous avez passé le test une fois, vous n'avez donc plus à recliquer sur des feux tricolores et des passages piétons aux quatre coins du web... Et comme le token ne contient aucune donnée perso, le site qui le reçoit ne sait pas d'où il sort.

Derrière PACT, rien de sorcier niveau techno, c'est juste du Privacy Pass, l'architecture que l'IETF a posée noir sur blanc en 2024 avec les RFC 9576 à 9578 . Apple fait déjà exactement ça depuis 2022 avec ses Private Access Tokens planqués dans iOS 16 et macOS Ventura, et Cloudflare est même l'un de leurs émetteurs en production. Mais PACT, c'est la version next-gen de ce truc. Au lieu d'attester juste "cet appareil est un vrai iPhone", on atteste "il y a un humain dans la boucle". Les signatures RSA aveugles font que l'attesteur ne sait pas quel site vous visitez, et que le site, lui, ne sait pas qui vous êtes.

C'est plutôt une bonne idée, je trouve. Sauf que cette histoire de "personne", ça inclut aussi les bots autorisés. Genre votre agent IA qui réserve un billet de train ou fait vos courses pendant que vous dormez. Cloudflare veut également leur filer des tokens à eux aussi, pour les démarquer des crawlers sauvages qui pompent le web à l'aspirateur de chantier.

Et ça tombe bien, parce qu'aujourd'hui plus de la moitié du trafic web mondial, c'est déjà des bots.

Maintenant, le truc qui me chiffonne avec PACT c'est que ça crée mécaniquement un web à deux vitesses. D'un côté le trafic on aura le trafic "de confiance" avec son joli token, de l'autre tout le reste, traité comme suspect par défaut. Donc si vous surfez avec Tor, un navigateur exotique ou une config un peu trop cheloue, et que personne ne veut vous émettre de jeton parce que vous êtes un haxxor intransigeant avec sa vie privée, vous devenez un citoyen de seconde zone du web. Sans compter que ce serait ENCORE Cloudflare, déjà videur d'une énorme part d'Internet, qui se retrouvera à arbitrer qui mérite son laissez-passer.

Et puis ça ne règle pas le pistage. Le fingerprinting, votre IP, les mille autres signaux que votre navigateur balance dans la nature restent en place. PACT vire juste le CAPTCHA, mais pas la surveillance. Mozilla jure sur la tête de sa mère que sa participation sert justement à garder ce système ouvert, et j'avoue que je suis content qu'ils soient dans la même pièce que les autres filous, qui pourraient en profiter pour réécrire la norme entre eux. Maintenant, si ce qui reste de votre vie privée déjà bien publique avec toutes nos données perso qui ont fuitée, vous tient encore à cœur, un petit navigateur blindé comme LibreWolf ou un CAPTCHA qui ne vend pas vos clics tel que ALTCHA restent des choix plus sérieux que d'attendre un jeton de bonne conduite.

Voilà... Pour l'instant PACT n'est qu'un projet, sans date de sortie ni même de lieu de standardisation confirmé, et même si l'idée de virer les CAPTCHA est hyper séduisante, reste encore à savoir qui tiendra les clés du laissez-passer...

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  • Piratage : Google, Cloudflare et Cisco contraints de bloquer des sites pirates en France
    La cour d'appel de Paris vient de confirmer que les fournisseurs de DNS alternatifs doivent bloquer l'accès aux sites de streaming et d'IPTV pirates. Google, Cloudflare et Cisco ont perdu leur appel face à Canal+. Cinq appels rejetés d'un coup La cour d'appel de Paris a tranché cinq affaires distinctes dans lesquelles Canal+ demandait à Google (Google Public DNS), Cloudflare (1.1.1.1) et Cisco (OpenDNS) de bloquer des centaines de noms de domaine liés à du streaming illégal. Les trois entreprise

Piratage : Google, Cloudflare et Cisco contraints de bloquer des sites pirates en France

Par : Korben
2 avril 2026 à 10:06

La cour d'appel de Paris vient de confirmer que les fournisseurs de DNS alternatifs doivent bloquer l'accès aux sites de streaming et d'IPTV pirates. Google, Cloudflare et Cisco ont perdu leur appel face à Canal+.

Cinq appels rejetés d'un coup

La cour d'appel de Paris a tranché cinq affaires distinctes dans lesquelles Canal+ demandait à Google (Google Public DNS), Cloudflare (1.1.1.1) et Cisco (OpenDNS) de bloquer des centaines de noms de domaine liés à du streaming illégal. Les trois entreprises avaient fait appel des ordonnances rendues en première instance par le tribunal judiciaire de Paris.

C'est la première fois qu'une cour d'appel française valide ce type de blocage DNS en s'appuyant sur l'article L.333-10 du Code du sport, qui permet aux détenteurs de droits d'exiger le blocage de domaines en cas de piratage grave et répété.

Les arguments qui n'ont pas fonctionné

Cloudflare et Cisco avaient plaidé que leurs services avaient une fonction "neutre et passive", comparable à un annuaire qui traduit des noms de domaine en adresses IP. La cour a estimé que cette neutralité était tout simplement hors sujet : ce qui compte, c'est la capacité technique à bloquer un accès, pas la nature du service.

Google a tenté un autre angle en expliquant que le blocage DNS était inefficace puisqu'il suffit d'un VPN pour le contourner. La cour a balayé l'argument en rappelant que tout système de filtrage peut être contourné, et que ça ne le rend pas inutile pour autant.

Cisco avait aussi chiffré le coût de mise en place à 64 semaines-personne de travail. Pas suffisant non plus pour convaincre les juges.

Canal+ continue de pousser

Cette décision s'ajoute à celle obtenue contre les fournisseurs de VPN fin 2025, quand NordVPN, ExpressVPN et d'autres avaient eux aussi été contraints de bloquer des sites pirates en France.

Canal+ verrouille progressivement tous les moyens de contournement. Et la chaîne ne compte visiblement pas s'arrêter là : le blocage d'adresses IP serait déjà en test, avec un premier essai lors de Roland-Garros.

Les frais de mise en place sont à la charge de Google, Cloudflare et Cisco.

Canal+ est en train de poser des briques une par une. D'abord les FAI, puis les VPN, maintenant les DNS. On imagine bien que le blocage IP est la prochaine étape.

Côté efficacité, ça reste un jeu du chat et de la souris, mais la justice française envoie un signal clair : si un service technique peut aider à bloquer du piratage, il devra le faire. Et à ses frais, en plus.

Source : Torrent Freak

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  • EmDash - Cloudflare refait WordPress from scratch
    Cloudflare qui sort un successeur open source à WordPress le 1er avril, je vous avoue que ça sentait le poisson d'avril à plein nez. Sauf que non !! EmDash est bien réel, son code est sur GitHub sous licence MIT, et ça s'installe en une commande toute simple ! L'idée de base pour Cloudflare, c'est de dire que WordPress a plus de 20 ans et bien qu'il alimente 40% du web, son architecture de plugins est un emmental (Le gruyère n'a pas de trou les amis ^^). En effet, 96% des failles de sécurité vie

EmDash - Cloudflare refait WordPress from scratch

Par : Korben
2 avril 2026 à 02:10

Cloudflare qui sort un successeur open source à WordPress le 1er avril, je vous avoue que ça sentait le poisson d'avril à plein nez. Sauf que non !! EmDash est bien réel, son code est sur GitHub sous licence MIT, et ça s'installe en une commande toute simple !

L'idée de base pour Cloudflare, c'est de dire que WordPress a plus de 20 ans et bien qu'il alimente 40% du web, son architecture de plugins est un emmental (Le gruyère n'a pas de trou les amis ^^). En effet, 96% des failles de sécurité viennent des extensions et pas du noyau PHP ni des thèmes et en 2025, on a quand même explosé le record de failles dans l'écosystème WP.

Du coup Cloudflare, grand prince (Matthew ^^ Ok, je sors...) a tout repris de zéro en TypeScript et avec l'aide de nombreux agents IA. Et de ce que j'ai compris, le gros morceau de ce projet, visiblement, c'est l'isolation des plugins.

Car sur WordPress, une extension a accès à toute la base de données et au système de fichiers (d'où l'importance de bien les choisir ). Alors que sur EmDash, chaque plugin tourne dans son propre isolat avec un modèle de capacités déclaratives. En gros, le plugin annonce dans un fichier manifeste JSON ce dont il a besoin, genre read:content ou email:send, et il ne peut rien faire d'autre. S'il veut accéder au réseau, il doit même préciser le hostname exact. Comme ça fini les extensions qui aspirent vos données en douce. Par contre, ça veut aussi dire que vos plugins WordPress actuels ne marcheront pas tels quels...

Côté stack, c'est comme je disais du TypeScript de bout en bout avec Astro 6.0 en frontend (pour les thèmes) et Node.js derrière. L'auth passe également par des passkeys par défaut (enfin, plus de mots de passe !) et y'a même un système de paiement natif via le standard ouvert x402 pour monétiser du contenu.

Et le truc qui va vous rassurer si vous êtes allergique au cloud : c'est auto-hébergeable. En fait, le CMS peut tourner sur Cloudflare Workers, mais aussi sur n'importe quel serveur Node.js avec SQLite. Les abstractions sont portables, avec Kysely pour le SQL et l'API S3 pour le stockage. Du coup vous pouvez brancher PostgreSQL, Turso, AWS S3, ou tout bêtement des fichiers en local. Le bonheur !

Le truc cool pour les bidouilleurs, c'est que chaque instance expose un serveur MCP (Model Context Protocol) et une CLI pour piloter le CMS par script. Y'a aussi des Agent Skills pour que les agents IA puissent créer du contenu, gérer les médias et modifier le schéma sans toucher au dashboard. C'est clairement pensé pour l'ère des agents IA.

Et pour ceux qui veulent migrer depuis leur WordPress, c'est prévu pour vous faciliter la tâche puisqu'il y a le support d'export WXR classique ou via un plugin dédié qui crée un endpoint sécurisé protégé par mot de passe. Que ce soient les médias, les custom post types...etc tout est transférable en quelques minutes. Par contre, attention les shortcodes et les blocs Gutenberg custom ne passeront pas tels quel, faudra faire des ajustements.

Car oui c'est une v0.1.0 preview, donc on peut le dire, une bonne grosse beta qui bave mais je trouve ça super cool car le drama WP Engine vs WordPress a montré que l'écosystème était fragile, et c'est bien de réintroduire un peu de diversité. Par contre, remplacer un CMS qui fait tourner 40% du web, c'est hyper ambitieux et ça se fera pas en un trimestre. Car la vraie force de WordPress, c'est sa communauté, ses milliers de plugins et de thèmes, et ça pour le moment, y'a pas grand chose sur EmDash.

M'enfin, si vous voulez tester c'est npm create emdash@latest et c'est parti mon kiki. Ah et y'a aussi un playground sur emdashcms.com pour vous faire une idée sans rien installer. Pour ma part, je testerai ça dès que j'aurais 5 min, mais pour le moment, je ne me vois pas quitter WordPress car EmDash n'a pas (encore) ce petit truc en plus qui me ferait changer... On verra d'ici quelques temps.

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  • Webhooks Proxy Tunnel – Vos webhooks en local sans payer Ngrok
    Ce matin, je cherchais un moyen simple de tester des webhooks en local sans passer par ce bon vieux Ngrok qui est devenu un peu relou avec ses limites en version gratuite. J'ai d'abord pensé à monter mon propre serveur VPN (coucou Tailscale), mais franchement flemme. Et puis tout à fait par hasard (aaah les joies de la sérendipité) je suis tombé sur cet outil qui devrait vous plaire, surtout si vous développez des applis qui doivent recevoir des notifications HTTP (GitHub, Stripe, Slack...). Ben

Webhooks Proxy Tunnel – Vos webhooks en local sans payer Ngrok

Par : Korben
29 janvier 2026 à 10:28

Ce matin, je cherchais un moyen simple de tester des webhooks en local sans passer par ce bon vieux Ngrok qui est devenu un peu relou avec ses limites en version gratuite. J'ai d'abord pensé à monter mon propre serveur VPN (coucou Tailscale), mais franchement flemme.

Et puis tout à fait par hasard (aaah les joies de la sérendipité) je suis tombé sur cet outil qui devrait vous plaire, surtout si vous développez des applis qui doivent recevoir des notifications HTTP (GitHub, Stripe, Slack...). Ben oui vous connaissez la galère... votre serveur de dev est sur "localhost", donc inaccessible depuis l'extérieur, du coup, impossible de recevoir ces fameux webhooks sans ouvrir votre routeur ou utiliser un tunnel.

C'est là qu'intervient Webhooks Proxy Tunnel !

Grâce à cet outil, au lieu de multiplier les intermédiaires, vous déployez votre propre tunnel... directement sur l'infrastructure de Cloudflare. Et le meilleur c'est que ça tourne généralement très bien sur leur offre gratuite (dans la limite des quotas Workers évidemment, donc attention si vous bourrinez comme un fifou).

L'outil utilise un Cloudflare Worker couplé à un Durable Object (une sorte de mini-serveur d'état). Le Worker reçoit alors les requêtes publiques sur une URL en HTTPS (genre "truc.workers.dev") et les transmet via une WebSocket à un petit client Node.js qui tourne sur votre machine. Et hop, le trafic arrive sur votre port local.

Perso, je trouve ça brillant car même si le trafic passe techniquement par Cloudflare (puisque c'est leur infra), vous gardez la main sur le code qui s'exécute et vous évitez d'envoyer vos données à un service tiers supplémentaire dont vous ignorez tout.

Pour l'installer, ne plus c'est hyper fastoche. Il vous faut juste un compte Cloudflare et Node.js. J'ai testé l'install en moins de 5 minutes, vous clonez le dépôt, vous installez les dépendances et vous lancez le déploiement (qui vous demandera de vous authentifier) :

git clone https://github.com/peter-leonov/webhooks-proxy-tunnel.git
cd webhooks-proxy-tunnel/worker
npm install
npm run deploy

Une fois déployé, le script vous donne une URL et il ne vous reste plus alors qu'à lancer le client local en lui disant où taper (par exemple votre port 3000) et le tour est joué !! Vous pouvez même gérer plusieurs tunnels en parallèle si vous bossez sur plusieurs projets, chaque tunnel ayant son ID unique.

Attention quand même, c'est conçu pour du développement hein, pas pour streamer de la 4K. Les requêtes doivent tenir en mémoire (limite de 100 Mo environ) donc sauf si vous transférez des fichiers énormes via vos webhooks, ça passera crème pour du JSON ou des petits payloads binaires.

Voilà, si vous cherchiez une alternative self-hosted et gratuite pour vos tests, c'est clairement un outil à garder sous le coude. Et si vous avez besoin de trucs plus costauds pour du réseau d'entreprise, jetez un œil à Tailscale ou Octelium .

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  • pbnj - Le pastebin minimaliste qui se déploie en 60 secondes
    Vous en avez marre des services de partage de code tout pourris qui vous demandent de vous créer un compte, ou de lier votre GitHub, et qui ensuite vous bombarde de bannières pubs ? Hé bien y’a une alternative plutôt cool qui va vous plaire. Ça s’appelle pbnj (oui, comme le sandwich au beurre de cacahuète - Peanut Butter aNd Jelly), et c’est un pastebin auto-hébergé qui vous permet de partager du code en tout simplicité. Pas de prise de chou avec de la gestion de users ou ce genre de choses… Vou

pbnj - Le pastebin minimaliste qui se déploie en 60 secondes

Par : Korben
8 décembre 2025 à 11:14

Vous en avez marre des services de partage de code tout pourris qui vous demandent de vous créer un compte, ou de lier votre GitHub, et qui ensuite vous bombarde de bannières pubs ?

Hé bien y’a une alternative plutôt cool qui va vous plaire.

Ça s’appelle pbnj (oui, comme le sandwich au beurre de cacahuète - Peanut Butter aNd Jelly), et c’est un pastebin auto-hébergé qui vous permet de partager du code en tout simplicité. Pas de prise de chou avec de la gestion de users ou ce genre de choses… Vous y balancez du code et vous récupérez une URL à envoyer à vos amis.

Le truc sympa, c’est que ça génère des URLs faciles à retenir au lieu des classiques suites de caractères aléatoires. Comme ça vous avez des trucs du genre “coucou-tu-veux-mon-blog” plutôt que “x7f9k2m8”. Bon ok c’est un peu plus long, mais au moins vous pouvez le retenir ou le donner par téléphone sans épeler chaque lettre. Vous pouvez tester ce que ça donne en cliquant ici .

Côté fonctionnalités, on a de quoi faire avec de la coloration syntaxique dans plus de 100 langages différents avec 12 thèmes . Y’a aussi un outil en ligne de commande qui s’installe via npm et qui permet de balancer un fichier en une commande comme ceci :

`pbnj monfichier.py`

Et si vous voulez garder vos snippets en privés, vous pouvez ajouter une clé secrète optionnelle. Après pour le déploiement de pbnj, vous pouvez faire ça sur Cloudflare Workers si vous n’avez pas de serveur à vous. Et ce sera gratuit car Cloudflare propre dans son offre D1, 500 Mo de stockage, soit environ 100 000 pastes de 5 Ko chacun donc pour un usage perso ou en petite équipe, c’est largement suffisant.

Maintenant, pour installer tout ça, c’est vraiment fastoche. Suffit de cliquer 1 fois sur le bouton de déploiement Cloudflare puis installer le CLI comme ceci :

`npm install -g @pbnjs/cli`

Et :

`pbnj --init`

pour configurer l’URL de votre worker et votre clé d’authentification.

Voilà, si vous cherchez un truc qui fait le café, avec versioning Git, collaboration en temps réel et tout le toutim, passez votre chemin mais si vous voulez juste un endroit pour coller du code et le partager sans prise de tête, pbnj remplit parfaitement le contrat !

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  • Cloudflare veut tuer la pub - Bienvenue dans l'ère Net Dollar, le web au centime près avec
    Vous gagnez combien avec la pub sur votre site ?? On est d’accord, c’est dérisoire, et pendant ce temps, Google et Facebook se gavent en revendant votre contenu et l’attention de vos lecteurs à leurs clients. Le modèle est cassé, tout le monde le sait , mais personne n’avait de solution viable… enfin, jusqu’à maintenant. Matthew Prince, CEO de Cloudflare, vient en effet d’annoncer le lancement du Net Dollar , un stablecoin adossé au dollar américain conçu pour les micropaiements instantanés. So

Cloudflare veut tuer la pub - Bienvenue dans l'ère Net Dollar, le web au centime près avec

Par : Korben
4 octobre 2025 à 17:35

Vous gagnez combien avec la pub sur votre site ??

On est d’accord, c’est dérisoire, et pendant ce temps, Google et Facebook se gavent en revendant votre contenu et l’attention de vos lecteurs à leurs clients. Le modèle est cassé, tout le monde le sait , mais personne n’avait de solution viable… enfin, jusqu’à maintenant.

Matthew Prince, CEO de Cloudflare, vient en effet d’annoncer le lancement du Net Dollar , un stablecoin adossé au dollar américain conçu pour les micropaiements instantanés. Son objectif c’est donc de tuer le modèle publicitaire et le remplacer par du pay-per-use généralisé. Comme ça, terminé le “gratuit financé par la pub”, et bonjour le web à 0,01 euro l’article.

1 Net Dollar = 1 dollar US, puisque c’est un stablecoin adossé au dollar. Il n’y a donc pas la volatilité de Bitcoin et pas de spéculation. C’est vraiment fait pour les transactions, pas l’investissement.

Ainsi, chaque fois qu’un agent IA accède à votre contenu, il paie automatiquement quelques centimes de manière instantanée et cela peu importe où vous vous trouvez… Par exemple, vous êtes en France, un agent IA lit votre article au Japon, et hop vous recevez 0,01 dollar dans la seconde.

On évite ainsi les virements qui mettent du temps, les commissions abusives (coucou Paypal), les seuils minimums avant de prendre le pognon et si ça nous amuse, on peut même facturer 0,0001 dollar par requête API ce qui ne serait pas exemple pas possible avec Visa qui de toute façon prend 0,30 dollars de frais fixes. Là avec Net Dollar, on va pouvoir descendre à des fractions de centimes…

Par exemple, si je me tape dans le mois 50 000 agents IA qui viennent lire un de mes articles, et que je leur facture 0,01 euro par lecture, ça me fait 500 euros dans la poche. Et pour les dev, c’est pareil. Vous pouvez proposer une API gratuitement sans crouler sous les requêtes abusives. Là vous enclenchez un micro-paiement à 0,0001 dollar par requête, comme ça, chacun peut payer à la hauteur de sa consommation. Même chose pour les photographes ou les graphistes, quand une IA utilisera votre photo pour illustrer une de ces réponses….etc.

Bref, c’est plutôt cool pour les créateurs.

Maintenant reste à savoir qui va vraiment payer car ce n’est pas vraiment très clair ? Est ce uniquement les IA de OpenAI, Anthropic, Google qui vont passer à la caisse ? Ou est ce qu’à terme, les humains vont devoir créditer leur navigateur pour pouvoir surfer sur les sites web ? Honnêtement, je n’en sais rien mais si on tombe dans un monde où chaque site exige quelques centimes, je pense que chacun va y réfléchir à deux fois avant de cliquer sur un lien.

Et comme on est sur de la blockchain privée, je vous laisse imaginer le flot de données que ça va apporter à Cloudflare. Ils sauront exactement quel article vous avez lu, ou quel API vous avez utilisé. C’est pas forcement très cool.

Bref, je ne sais pas si le Net Dollar va révolutionner le web, finir de l’achever ou terminer comme toutes ces initiatives qui n’ont jamais décollé, mais à un moment, faudrait qu’on se pose la question de savoir si on préfère se farcir des bannières de pub ou payer 1 centime pour lire un article…

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  • Comment l'IA est en train de tuer le web sous nos yeux
    Imaginez demain matin, vous vous réveillez et 90% des sites web ont disparu. Plus de blogs, plus de sites de presse, plus de forums. Juste des pages blanches et des erreurs 404. De la science-fiction ? Et bien pas selon Matthew Prince, le CEO de Cloudflare, qui gère 20% du trafic web mondial. Dans plusieurs interviews récentes, il explique qu’on est en train d’assister en direct à l’effondrement du modèle économique qui a fait vivre Internet pendant 25 ans. En effet, le deal était simple : Googl

Comment l'IA est en train de tuer le web sous nos yeux

Par : Korben
13 septembre 2025 à 14:53

Imaginez demain matin, vous vous réveillez et 90% des sites web ont disparu. Plus de blogs, plus de sites de presse, plus de forums. Juste des pages blanches et des erreurs 404. De la science-fiction ? Et bien pas selon Matthew Prince, le CEO de Cloudflare, qui gère 20% du trafic web mondial.

Dans plusieurs interviews récentes, il explique qu’on est en train d’assister en direct à l’effondrement du modèle économique qui a fait vivre Internet pendant 25 ans. En effet, le deal était simple : Google crawle votre contenu, vous envoie du trafic, vous monétisez avec de la pub.

Sauf que ce pacte avec le diable vient de voler en éclats.

Il y a dix ans, pour 2 pages que Google scannait sur votre site, il vous envoyait 1 visiteur. Un échange équitable, presque symbiotique. Mais aujourd’hui, Il faut 6 pages crawlées pour obtenir 1 seul clic.

Mais attendez, là c’est Google, le gentil de l’histoire parce qu’avec les nouveaux venus de l’IA, c’est l’apocalypse qui s’annonce. En effet, d’après les données de Cloudflare , le ratio d’OpenAI est passé de 250 pour 1 à 1500 pour 1 en quelques mois. Autrement dit, ChatGPT aspire 1500 pages de votre contenu pour vous renvoyer généreusement… 1 seul visiteur. Anthropic avec Claude, on est à 60 000 pages pour un visiteur. Bref, c’est pas du crawling, c’est du pillage en règle.

Et Prince ne mâche pas ses mots : “Si les créateurs de contenu ne peuvent plus tirer de valeur de leur travail, ils vont arrêter de créer du contenu original.” Et devinez quoi ? C’est déjà en train de se produire car les données montrent que le trafic des moteurs de recherche vers les sites web a chuté de 55% entre 2022 et 2025. Par exemple, le Washington Post et le HuffPost ont vu leur trafic organique divisé par deux en trois ans.

Le plus ironique dans tout ça c’est que Google lui-même creuse sa propre tombe. Prince révèle qu’il y a six mois, 75% des recherches Google se terminaient sans aucun clic vers un site externe. Mais alors pourquoi ce changement soudain ? Hé bien la réponse tient en deux mots : Answer Engines. C’est le cas par exemple avec le déploiement d’ AI Overview , leur nouvelle fonctionnalité qui donne directement les réponses, ce chiffre pourrait atteindre 90%. Google est ainsi devenu un genre de cul-de-sac d’Internet…

Il est fini donc le temps où Google vous donnait une carte au trésor avec des liens à explorer. Maintenant, l’IA vous donne directement le trésor et comme ça plus besoin de visiter les sites, plus de trafic, plus de revenus publicitaires. La boucle vertueuse s’est transformée en spirale mortelle…

Les prédictions de Gartner sont glaçantes car le volume des recherches traditionnelles va chuter de 25% d’ici 2026. Par exemple, chez les 18-24 ans, 66% utilisent déjà ChatGPT pour chercher de l’information, contre 69% pour Google. L’écart se resserre dangereusement.

Prince voit donc trois scénarios possibles pour l’avenir, et aucun n’est réjouissant.

Premier scénario, le plus nihiliste : Tous les journalistes, chercheurs et créateurs de contenu “meurent de faim” faute de modèle économique viable. Ce sont littéralement ses mots.

Deuxième scénario : On revient à un système de mécénat médiéval où cinq grandes entreprises IA emploient directement tous les créateurs. Adieu l’indépendance éditoriale.

Troisième scénario : On invente un nouveau modèle économique, mais personne ne sait encore lequel…

Voilà en gros les choix qui se présentent à nous.

Cloudflare, de son côté, ne reste bien sûr pas les bras croisés. Prince a lancé AI Audit , un système qui bloque par défaut tous les bots IA. Comme il l’a dit : “Je fais la guerre tous les jours aux gouvernements chinois, russe, iranien et nord-coréen qui tentent de hacker nos clients, et vous me dites que je ne peux pas arrêter un nerd avec une société dans la Silicon Valley ?

La solution qu’il propose c’est donc un système de “pay-per-crawl” utilisant le protocole HTTP 402 (celui qui était prévu pour les micropaiements et que personne n’a jamais utilisé). Les IA devront donc payer pour crawler le contenu… On verra si ça marche…

L’économie des créateurs , évaluée à 203 milliards de dollars en 2024, est donc directement menacée par les IA. Paradoxalement, 84% des créateurs utilisent maintenant l’IA pour produire du contenu, accélérant leur propre obsolescence. C’est le serpent qui se mord la queue où l’IA se nourrit de contenu humain pour créer du contenu synthétique qui remplace le contenu humain qui nourrit l’IA qui… vous voyez le problème ?

Le plus dingue, c’est la vitesse à laquelle tout s’effondre. En mai 2024, Google lançait AI Overview et en juin 2025, le pourcentage de recherches d’actualités sans clic est passé de 56% à 69%. En seulement un an. À ce rythme, d’ici 2027, plus personne ne cliquera sur rien.

Et tout cela se passe maintenant, sous nos yeux, et personne ne semble capable de l’arrêter. Les éditeurs subissent donc une “menace existentielle” selon les propres mots de Prince. Le New York Times a décidé de se battre en justice. Les petits blogs et petits médias disparaissent en silence et Reddit et les forums deviennent des jardins clos pour protéger leur contenu.

La question n’est donc plus de savoir si le modèle économique du web va s’effondrer, mais quand et comment on va reconstruire sur les ruines. Prince compare la situation aux débuts d’Internet : “Nous sommes dans une période de destruction créatrice schumpétérienne .” Sauf que cette fois, ce qui est détruit, c’est le tissu même du web ouvert.

Meta de son côté a lancé son Creator Monetization Suite cette année, promettant de nouveaux moyens de monétisation… mais quand on y regarde de près, c’est juste une façon de garder les créateurs sous leur emprise, produisant du contenu que l’IA de Meta pourra ensuite digérer sans jamais les laisser partir ailleurs.

Bref, ces mêmes entreprises qui ont construit leur empire sur le contenu gratuit du web sont en train de le tuer et Google, qui a encouragé la création de contenu pendant 25 ans pour alimenter son moteur de recherche, est maintenant celui qui coupe le robinet du trafic.

Prince termine son interview sur une note sombre mais réaliste : “L’internet tel que nous le connaissons ne survivra pas sous sa forme actuelle.

Le choix qui nous reste est donc très simple : Soit on accepte un web contrôlé par cinq méga-corporations qui emploient directement tous les créateurs, soit on invente quelque chose de radicalement nouveau. Mais une chose est sûre, le web libre et ouvert qu’on a connu est en train de mourir, et il ne reviendra pas.

Vous entendez ce silence ?

C’est le bruit du web qui s’éteint, un site à la fois. Et pendant ce temps, les IA continuent de crawler, de digérer, de régurgiter. Et cela jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien à manger… Bienvenue dans l’ère post-trafic.

Population : Vous et quatre chatbots 😭.

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  • C'est fou ! 48 000 sites de phishing hébergés tranquillement chez Google et Cloudflare durant 3 ans
    Si comme moi, vous payez rubis sur l’ongle Google Cloud ou Cloudflare pour héberger vos services parfaitement légaux, et bien sachez que pendant que vous respectiez scrupuleusement leurs conditions d’utilisation tordues, une opération de phishing monumentale utilisait tranquillement leurs infrastructures pour cloner des sites du Fortune 500. Ça a duré trois ans sans que personne ne soit inquiété et cela malgré 265 signalements publics… Ce sont les chercheurs de Deep Specter Research qui ont déco

C'est fou ! 48 000 sites de phishing hébergés tranquillement chez Google et Cloudflare durant 3 ans

Par : Korben
5 septembre 2025 à 18:32

Si comme moi, vous payez rubis sur l’ongle Google Cloud ou Cloudflare pour héberger vos services parfaitement légaux, et bien sachez que pendant que vous respectiez scrupuleusement leurs conditions d’utilisation tordues, une opération de phishing monumentale utilisait tranquillement leurs infrastructures pour cloner des sites du Fortune 500. Ça a duré trois ans sans que personne ne soit inquiété et cela malgré 265 signalements publics…

Ce sont les chercheurs de Deep Specter Research qui ont découvert un empire du phishing qui ferait passer les arnaqueurs nigérians pour des amateurs. Je vous parle de 48 000 hosts virtuels répartis sur plus de 80 clusters, tous bien au chaud sur l’infrastructure premium de Google Cloud à Hong Kong et à Taiwan. Le tout géré évidemment comme une vraie plateforme phishing-as-a-service, avec sept évolutions techniques majeures sur la période.

Les criminels utilisaient HTTrack Website Copier , un vieiiiil outil parfaitement légal de scraping web, pour créer des clones parfait au pixel près de +200 grandes entreprises. Lockheed Martin, le géant de la défense américaine , s’est notamment retrouvé avec un jumeau malveillant hébergé sur le domaine militaryfighterjet.com. C’est un site qui parlait initialement d’avions de chasse et qui s’est transformé en casino en ligne tout en servant de façade pour du phishing ciblé.

La technique était redoutablement efficace. Les attaquants récupéraient des domaines expirés qui appartenaient à des organisations légitimes. Ces domaines gardaient ainsi leur réputation, leurs backlinks, parfois même leurs communautés sur les réseaux sociaux.

Et pour éviter la détection, le système de cloaking analysait en temps réel les headers HTTP, les user agents et la géolocalisation IP. Donc si vous étiez un bot de Google ou un chercheur en sécurité, vous voyiez un site normal. Mais si vous étiez une vraie victime potentielle, c’était bienvenue dans la matrice. Cette technique sophistiquée a permis aux sites malveillants de maintenir d’excellents rankings SEO tout en servant leur contenu frauduleux aux bonnes personnes.

L’infrastructure comptait 86 adresses IP physiques côté Google Cloud, mais le réseau virtuel était bien plus vaste avec 44 000 adresses IP virtuelles chez Google et 4 000 chez d’autres hébergeurs. En mars 2025, l’opération a d’ailleurs atteint son pic avec 33 890 observations actives selon les données de Deep Specter. Sur l’année 2025 seule, on comptait 2 791 hosts avec 56 075 observations au total.

Mais voilà le scandale dans le scandale… malgré 265 détections publiques par des chercheurs et des outils de threat intelligence, ni Google ni Cloudflare n’ont suspendu les comptes concernés. Les signalements incluaient des domaines malveillants, des adresses IP compromises et des certificats SSL frauduleux.

Mais aucune réponse des géants du cloud… Rien. Nada. Que dalle.

Cette passivité a fait passer ces entreprises, de, je cite “neutral intermediaries” en “de facto enablers of illicit activity”. Traduction, au lieu d’être des hébergeurs neutres, ils sont de par leur inaction, devenus des complices.

Les conséquences pour les entreprises clonées sont également désastreuses car au-delà des pertes de trafic organique qui se traduisent directement en manque à gagner, elles font face à des risques légaux majeurs. Violations potentielles du RGPD si des données européennes sont compromises, problèmes DMCA pour le contenu copié, scrutin de la FTC américaine, obligations de divulgation SEC… Sans compter les frais juridiques pour tenter de faire fermer ces clones.

Visiblement, il y a des problèmes de gouvernance majeurs chez les géants du cloud… Les providers ont les moyens techniques de détecter ces abus, mais apparemment, tant que les factures sont payées, la motivation pour agir reste limitée…

Les chercheurs appellent donc Google, Cloudflare et les marques affectées à renforcer leurs mécanismes de détection, fermer les boucles de monitoring et appliquer des politiques strictes de résiliation de comptes.

Je suis pas sûr que le message passe mais bon, après ça les expose à des risques juridiques, alors ils seront peut-être plus sérieux la prochaine fois…

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  • 35 secondes de folie - Comment Cloudflare a encaissé une nouvelle attaque DDoS record !
    35 secondes… C’est même pas le temps qu’il vous faut pour réchauffer votre café au micro-ondes. Par contre, c’est pile poil le temps qu’il a fallu à des attaquant pour balancer 11,5 térabits par seconde sur les serveurs protégés par Cloudflare. Pour vous donner une idée, c’est comme si quelqu’un vous envoyait 10 000 films HD d’un coup, direct dans la tronche. Cette attaque monumentale s’inscrit dans une série d’assauts qui deviennent de plus en plus violents. Par exemple, au premier trimestre d

35 secondes de folie - Comment Cloudflare a encaissé une nouvelle attaque DDoS record !

Par : Korben
2 septembre 2025 à 18:26

35 secondes… C’est même pas le temps qu’il vous faut pour réchauffer votre café au micro-ondes. Par contre, c’est pile poil le temps qu’il a fallu à des attaquant pour balancer 11,5 térabits par seconde sur les serveurs protégés par Cloudflare. Pour vous donner une idée, c’est comme si quelqu’un vous envoyait 10 000 films HD d’un coup, direct dans la tronche.

Cette attaque monumentale s’inscrit dans une série d’assauts qui deviennent de plus en plus violents. Par exemple, au premier trimestre de cette année, Cloudflare a bloqué 20,5 millions d’attaques DDoS. C’est quand même une augmentation de 358% par rapport à l’année dernière. Visiblement, quelqu’un s’amuse à tester les limites de l’infrastructure Internet mondiale… Mais le plus bizarre dans cette histoire, c’est l’origine de l’attaque.

Apparemment, la majorité du trafic malveillant provenait de ressources compromises sur Google Cloud Platform, donc de serveurs légitimes, payés rubis sur l’ongle par des entreprises lambda, transformés en armes de destruction massive de réseau. Le modèle pay-as-you-go du cloud est devenu une aubaine pour les attaquants qui peuvent louer une gigantesque puissance de feu quasi illimitée juste le temps de leur méfait.

L’attaque dont on parle aujourd’hui a utilisé la technique du UDP flood. Celle-ci est un peu vicieuse car contrairement au protocole TCP qui établit une connexion avant d’envoyer des données, l’UDP balance tout sans prévenir. Ainsi, chaque paquet UDP force le serveur victime à allouer des ressources pour le traiter, jusqu’à ce qu’il ne puisse plus répondre aux requêtes légitimes.

Et ce qui est impressionnant, c’est la rapidité de montée en puissance car les systèmes de Cloudflare ont détecté une progression de zéro à 11 térabits en moins de 10 secondes. C’est plus rapide qu’une Tesla qui passe de 0 à 100 et les défenses automatisées ont immédiatement appliqué des règles de limitation et du filtrage par IP pour étouffer l’attaque avant qu’elle ne fasse des dégâts.

Le rapport Q1 2025 de Cloudflare révèle que Google Cloud (AS396982) figure parmi les principaux réseaux sources d’attaques DDoS HTTP et la plupart des réseaux dans ce classement sont des fournisseurs cloud ou d’hébergement connus. D’ailleurs, pour aider ces fournisseurs à identifier et neutraliser les comptes abusifs, Cloudflare propose gratuitement un flux des botnet qui font des attaques DDoS afin que tout le monde puisse rapidement les bloquer. C’est leur façon de dire “on est tous dans le même bateau, entraidons-nous”.

En tout cas, cette attaque de 11,5 Tbps pulvérise totalement le précédent record établi en juin dernier, qui plafonnait à 7,3 Tbps. À ce rythme, on se demande où ça va s’arrêter, d’autant plus que ce n’est pas un cas isolé. Cloudflare rapporte en effet avoir bloqué des centaines d’attaques dépassant 1 Tbps ces dernières semaines, incluant une attaque UDP distincte qui a atteint 5,1 milliards de paquets par seconde. Pour contextualiser, c’est comme si chaque être humain adulte sur Terre vous envoyait un SMS.

Évidemment, l’industrie s’inquiète de cette escalade et sans protection de type Cloudflare, une attaque de cette ampleur mettrait n’importe quel site hors ligne instantanément. Même avec toute la bonne volonté du monde, votre FAI ne pourrait pas absorber 11,5 térabits de trafic malveillant… En tout cas, j’ai hâte de lire le rapport de Cloudflare qui devrait arriver bientôt…

Je me demande comment on pourrait se passer de Cloudflare maintenant… Ils sont devenus tellement incontournables… Ils sont un bouclier incroyable mais également un point de centralisation dramatique pour le net.

En attendant, une chose est sûre, les attaques DDoS ne sont plus ce qu’elles étaient. On est passé du petit script kiddie qui s’amuse à faire tomber le site de son lycée avec LOIC à des opérations massives capables de mettre à genoux des infrastructures entières… Et avec l’évolution du cloud et de l’IA, on n’a probablement encore rien vu.

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  • Perplexity AI se fait choper la main dans le sac avec ses bots masqués qui contournent les règles
    Perplexity AI s’est fait épingler par Cloudflare, pris la main dans le sac à contourner allègrement les règles du web avec leurs bots masqués. Et le plus fort dans tout ça c’est qu’ils nient tout en bloc. L’affaire a éclaté quand Cloudflare, qui s’occupe d’un cinquième du trafic internet mondial, a décidé de fouiner un peu dans les pratiques suspectes de certains bots IA. Et le verdict est tombé assez rapidement : Perplexity a recours à des crawlers furtifs qui se font passer pour de véritables

Perplexity AI se fait choper la main dans le sac avec ses bots masqués qui contournent les règles

Par : Korben
4 août 2025 à 17:09

Perplexity AI s’est fait épingler par Cloudflare, pris la main dans le sac à contourner allègrement les règles du web avec leurs bots masqués. Et le plus fort dans tout ça c’est qu’ils nient tout en bloc.

L’affaire a éclaté quand Cloudflare, qui s’occupe d’un cinquième du trafic internet mondial, a décidé de fouiner un peu dans les pratiques suspectes de certains bots IA. Et le verdict est tombé assez rapidement : Perplexity a recours à des crawlers furtifs qui se font passer pour de véritables navigateurs afin de s’emparer du contenu des sites web, même lorsque les propriétaires ont dit non par le biais du fameux fichier robots.txt.

Ce qui rend cette histoire encore plus énervante, c’est la technique utilisée. Plutôt que d’employer leur user agent officiel “PerplexityBot”, les bots se déguisent en Chrome sur Windows 10.

Cloudflare a mené ses propres expériences pour prouver la manœuvre. Ils ont conçu un site web accessible uniquement aux vrais user agents Chrome et Firefox, tout en bloquant explicitement PerplexityBot via le robots.txt. Les bots officiels de Perplexity sont bien arrêtés, mais étrangement, quand un utilisateur fait une requête sur Perplexity.ai, le contenu est tout de même récupéré.

Comment ? Et bien grâce à des crawlers masqués, utilisant des ASN (Autonomous System Numbers) différents et des user agents trafiqués.

La défense de Perplexity ? Un véritable morceau de bravoure. Leur PDG, Aravind Srinivas, affirme qu’ils ne contournent pas le robots.txt, mais qu’ils recourent à des “fournisseurs tiers” pour le crawling. En gros, “C’est panoupanous, c’est les autres.” Sauf qu’il ne veut pas révéler l’identité de ces mystérieux partenaires, prétextant un accord de confidentialité. Pratique, non ?

Le problème dépasse largement le cadre de Perplexity car Wired et le développeur Robb Knight avaient déjà mené l’enquête en juin 2024 et découvert des indices similaires. Amazon Web Services a même lancé une investigation pour vérifier si Perplexity bafoue leurs conditions d’utilisation. Et en juin 2025, la BBC a menacé de poursuites judiciaires, exigeant que Perplexity cesse de scraper leur contenu et efface toutes les données collectées.

Pour situer l’ampleur du phénomène, Cloudflare a déterminé que les bots IA représentent désormais 5% de tout le trafic bot identifié. OpenAI avec GPTBot est en tête, suivi de… PerplexityBot en neuvième position. Mais ça, c’est uniquement pour ceux qui jouent cartes sur table. Combien passent sous le radar avec des identités truquées ?

La technique de contournement est d’ailleurs assez rusée car quand vous demandez à Perplexity d’explorer une URL spécifique, leur système prétend agir “au nom de l’utilisateur”, comme si vous copiez-collez vous-même le contenu. Sauf qu’en réalité, c’est un bot automatisé qui s’en charge, en utilisant des headless browsers pour paraître plus légitime.

TollBit, une startup spécialisée dans les accords de licence IA, a révélé que plus de 50 sites web choisissent délibérément d’ignorer le protocole robots.txt. Et surprise, selon une enquête de Business Insider, OpenAI et Anthropic (les créateurs de Claude) figureraient parmi eux. Mais au moins, ils ne se cachent pas derrière des user agents falsifiés.

Ce qui m’agace vraiment dans cette histoire, c’est l’hypocrisie ambiante. D’un côté, ces entreprises IA nous vendent du rêve sur l’éthique et la transparence et de l’autre, elles emploient des méthodes dignes de hackers des années 2000 pour aspirer du contenu sans permission. Et pendant ce temps, les créateurs de contenu se retrouvent pillés sans compensation.

Cloudflare propose bien quelques solutions pour se protéger, notamment leur outil AI Bots qui permet de gérer finement l’accès des différents crawlers IA. Ils ont aussi mis au point un “Bot Score” qui évalue la légitimité du trafic sur une échelle de 1 à 99. Plus le score est bas, plus y’a de chances que ce soit un bot. Les crawlers masqués de Perplexity obtiennent généralement un score en dessous de 30.

Donc, si vous gérez un site web, je vous recommande vivement de scruter vos logs. Repérez les schémas suspects du genre une même IP qui enchaîne les requêtes, des user agents identiques mais aux comportements différents, ou des accès à des URLs jamais publiées.

Quoiqu’il en soit, si même les plus grandes entreprises IA ne respectent pas des règles basiques comme le robots.txt, qu’est-ce qui les empêchera demain de franchir d’autres limites ?

C’est bien dommage, je trouve…

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  • Cloudflare bloque une attaque DDoS record de 7,3 Tb/s
    Vous pensez à l’avenir ? Moi tout le temps ! Je me dis qu’on n’est pas au bout de nos suprise… Peut-être qu’en 2030, notre grille-pain participera à une attaque de 50 Tb/s contre Netflix ou que notre frigo connecté sera en train de DDoS la NASA pendant qu’on est parti chercher du lait. On n’en sait rien, mais ce qui est sûr c’est que pendant que l’humanité sera en train de découvrir que les IA se battent vraiment en secret depuis des années à coups de pétaoctets, nous on sera toujours en train d

Cloudflare bloque une attaque DDoS record de 7,3 Tb/s

Par : Korben
22 juin 2025 à 07:01

Vous pensez à l’avenir ? Moi tout le temps ! Je me dis qu’on n’est pas au bout de nos suprise… Peut-être qu’en 2030, notre grille-pain participera à une attaque de 50 Tb/s contre Netflix ou que notre frigo connecté sera en train de DDoS la NASA pendant qu’on est parti chercher du lait. On n’en sait rien, mais ce qui est sûr c’est que pendant que l’humanité sera en train de découvrir que les IA se battent vraiment en secret depuis des années à coups de pétaoctets, nous on sera toujours en train de galérer avec la 4G dans le métro.

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  • Sécurisez votre surface d’attaque avec cette fonctionnalité de Cloudflare
    Vous pensiez que votre infra était bien protégée ? Détrompez-vous les amis, les cyberattaques sont de plus en plus vicieuses et sophistiquées ! J’sais pas si vous utilisez Cloudflare pour sécuriser et optimiser votre site, mais si c’est le cas, vous allez être heureux puisqu’ils ont sorti un nouvel outil pour nous aider à garder nos sites en sécurité: Cloudflare Security Center. Cette nouvelle fonctionnalité nous permet d’avoir une vision globale de notre surface d’attaque, c’est-à-dir

Sécurisez votre surface d’attaque avec cette fonctionnalité de Cloudflare

Par : Korben
18 mars 2024 à 10:57

Vous pensiez que votre infra était bien protégée ? Détrompez-vous les amis, les cyberattaques sont de plus en plus vicieuses et sophistiquées !

J’sais pas si vous utilisez Cloudflare pour sécuriser et optimiser votre site, mais si c’est le cas, vous allez être heureux puisqu’ils ont sorti un nouvel outil pour nous aider à garder nos sites en sécurité: Cloudflare Security Center.

Cette nouvelle fonctionnalité nous permet d’avoir une vision globale de notre surface d’attaque, c’est-à-dire tous les points d’entrée potentiels pour les hackers. On parle des serveurs, des applis, des APIs, bref, tout ce qui est exposé sur le web. Le Security Center scanne tout ça et nous alerte sur les failles de sécurité et les mauvaises configurations qui pourraient nous mettre dans la mouise.

Vous aurez donc besoin :

  • D’un compte Cloudflare (bah oui sinon ça marche pas)
  • Au moins un site web sous leur protection (logique)

Passons maintenant à l’activation de la fonctionnalité et le lancement du scan initial

  1. Rendez-vous sur le dashboard de Cloudflare et sélectionnez votre compte.
  2. Foncez ensuite dans « Security Center » > « Security Insights« .
  3. Sous « Enable Security Center scans« , vous avez un bouton magique « Start scan« . Et bien cliquez dessus !
  4. Et patientez… Zzzz.. Le premier scan peut prendre un peu de temps selon la taille de votre site.
  5. Une fois fini, la mention « Scan in Progress » disparaît et laisse place à la date et l’heure du dernier scan. Easy !

Vous verrez alors les problèmes détectés sur votre compte Cloudfalre ainsi que leur sévérité. De mon côté, rien de bien méchant.

Mais attention, c’est pas juste un simple scanner ! L’outil a aussi des fonctionnalités de gestion des risques. Il vous aide à prioriser les problèmes et vous guide pour les résoudre rapidement. Plus besoin de se prendre la tête pendant des heures, on clique sur quelques boutons et hop, c’est réglé !

Ensuite, vous n’aurez rien à gérer puisque Security Center fera des scans régulièrement en fonction de votre forfait. Plus vous avez un plan costaud, plus vos scans seront fréquents.

Ce centre de sécurité propose également un scan de votre infra pour voir tous vos sous-domaines et savoir s’ils sont correctement sécurisés. Et si y’a une adresse IP, un nom de domaine, une URL ou un AS sur laquelle vous avez un doute, vous pouvez même mener une petite enquête dessus

En plus, le Security Center surveille aussi les tentatives d’usurpation d’identité et de phishing. C’est encore en beta, donc j’ai pas pu tester, mais imaginez un peu que des petits malins qui essaient de se faire passer pour votre boîte pour piquer les données de vos clients… Et bien avec Cloudflare qui veille au grain, vous devriez vite les débusquer.

Bref, que vous ayez un petit site vitrine ou une grosse plateforme e-commerce, si vous utilisez Cloudflare, je vous invite à y faire un tour.

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