Des pirates ont mis en vente cette semaine, sur un site baptisé Nexus, les copies numériques de plus de 153 millions de permis de conduire américains et canadiens, plus de 10 millions de cartes d'identité, 3 millions de documents de voyage et de pièces étrangères, et près de 600 000 cartes médicales. Le site vit sur le darkweb, la partie d'internet où ce commerce se fait entre criminels, à l'abri des regards.
Pour chaque personne, le dossier contient jusqu'à six photos du permis, recto et verso,
Des pirates ont mis en vente cette semaine, sur un site baptisé Nexus, les copies numériques de plus de 153 millions de permis de conduire américains et canadiens, plus de 10 millions de cartes d'identité, 3 millions de documents de voyage et de pièces étrangères, et près de 600 000 cartes médicales. Le site vit sur le darkweb, la partie d'internet où ce commerce se fait entre criminels, à l'abri des regards.
Pour chaque personne, le dossier contient jusqu'à six photos du permis, recto et verso, en lumière normale, en infrarouge et en ultraviolet, avec la date et l'heure de la prise de vue. Un acheteur tape un nom, obtient un aperçu en partie masqué, et paie. Le permis du secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, était affiché à 100 dollars.
Brian Krebs, un journaliste américain spécialisé dans la cybercriminalité, a tapé son propre nom. Son permis y était, et la date de la photo correspondait au jour et à l'heure où il avait tendu sa carte au comptoir d'une agence Hertz, en juin 2025.
D'autres victimes ont fait le même rapprochement, entre la date de leur photo et une location chez Hertz ou un passage dans une boutique de cannabis légal à Las Vegas. À chaque fois, le permis avait été glissé dans un petit scanner posé sur le comptoir pour vérifier qu'il était authentique.
Ces scanners viendraient tous d'IDScan.net, une société de La Nouvelle-Orléans d'une centaine de salariés que Hertz, Target, FedEx, les casinos Caesars ou des centaines de boutiques de cannabis paient pour contrôler les pièces d'identité de leurs clients. Ses appareils photographient le permis en infrarouge et en ultraviolet pour repérer les faux, et c'est exactement ce jeu de six images qu'on retrouve dans chaque dossier vendu par Nexus.
Vous montrez votre permis pour louer une voiture, le boîtier le photographie sous trois lumières, et les images partent chez un sous-traitant dont vous n'avez jamais entendu parler. C'est infernal.
IDScan.net n'a rien dit sur le fond, se contentant de prévenir ses clients dans la nuit d'un possible incident de sécurité, alors que les pirates affirmaient aspirer ces images depuis plus d'un an et en ajoutaient près de 400 000 en 24 heures. Le FBI de La Nouvelle-Orléans a ouvert une enquête le 1er septembre.
Sauf que voilà, un mot de passe volé se change. Un scan de permis, non, et une photo de pièce d'identité sert couramment à ouvrir un crédit ou à passer les contrôles d'identité en ligne, jusqu'aux prestataires qui vérifient votre âge pour les sites pour adultes par chez nous par exemple.
Le soir même de l'ouverture de l'enquête, la page d'accueil de Nexus ne montrait plus qu'une ligne. Le service n'est plus disponible. Les images, elles, sont toujours quelque part.
Pendant des années, un point d'accès de l'ancienne infrastructure de Steam est resté ouvert au public sans que personne ne s'en aperçoive. Des individus ont fini par le trouver, et ils en ont extrait entre 12 et 13 téraoctets de fichiers couvrant tout ce qui a transité par la boutique entre 2003 et 2013. La communauté a déjà baptisé l'affaire le Teraleak.
Aucune effraction dans l'histoire. Ces serveurs dataient de l'époque où Valve distribuait ses jeux dans des formats maison, avant de basculer
Pendant des années, un point d'accès de l'ancienne infrastructure de Steam est resté ouvert au public sans que personne ne s'en aperçoive. Des individus ont fini par le trouver, et ils en ont extrait entre 12 et 13 téraoctets de fichiers couvrant tout ce qui a transité par la boutique entre 2003 et 2013. La communauté a déjà baptisé l'affaire le Teraleak.
Aucune effraction dans l'histoire. Ces serveurs dataient de l'époque où Valve distribuait ses jeux dans des formats maison, avant de basculer sur le système SteamPipe en mars 2013, et ils ont simplement été oubliés là avec leur contenu.
Le Graal se cache dans une vieille version de Portal 2. Les fouilleurs y ont retrouvé un modèle 3D du Weaponizer, l'arme que Valve destinait à Half-Life 2 Episode 3 et qui transformait les objets ramassés en munitions. Depuis 2007, ce concept n'existait qu'à travers des interviews d'anciens développeurs. Le fichier existe, et pour les fans du jeu le plus attendu et le plus fantomatique de l'histoire du PC, sa simple présence vaut de l'or.
Cette build de Portal 2, reconstruite en version jouable par des moddeurs, réserve d'autres surprises. En juillet 2009, le jeu s'organisait autour d'un hub central abandonné par la suite, l'introduction faisait chuter le joueur dans un laboratoire et GLaDOS jouait les seconds rôles. On y croise aussi les restes de F-Stop, une préquelle annulée qui se jouait entièrement à l'appareil photo.
Left 4 Dead sort aussi du lot, dans une version complète de juin 2008 où l'interface diffère, où des répliques ont sauté et où Valve recyclait sans complexe des morceaux du mod Terror Strike issu de Counter-Strike Condition Zero. Une jeune build de CS:GO complète la collection, avec ses cartes en alpha, ses couteaux abandonnés et un bouclier antiémeute repris de Counter-Strike 1.6.
Valve n'a pas dit un mot, et les fichiers les plus récents affichent treize ans d'âge, ce qui relativise l'ampleur des dégâts d'un point de vue commercial.
La fouille dans tous ces To, elle, ne fait que commencer.
Vous avez un Mac et un PC Windows sur le même bureau, et à chaque fois qu'il faut faire passer une commande de l'un à l'autre, vous vous envoyez un message Slack à vous-même, ou vous ouvrez un fichier texte dans un dossier partagé. Hé oui, avouez, c'est le lose un peu quand même. Heureusement,
UniClipboard
règle exactement ce problème ! Vous copiez ici, vous collez là-bas, et basta !
La première fois que vous utilisez UniClipboard, vous choisissez une phrase de passe, vos machine
Vous avez un Mac et un PC Windows sur le même bureau, et à chaque fois qu'il faut faire passer une commande de l'un à l'autre, vous vous envoyez un message Slack à vous-même, ou vous ouvrez un fichier texte dans un dossier partagé. Hé oui, avouez, c'est le lose un peu quand même. Heureusement,
UniClipboard
règle exactement ce problème ! Vous copiez ici, vous collez là-bas, et basta !
La première fois que vous utilisez UniClipboard, vous choisissez une phrase de passe, vos machines rejoignent le même espace avec un code d'invitation, et le presse-papiers circule entre elles. Pas de compte à vous créer et surtout, texte, images et fichiers passent d'une machine à l'autre sans souci.
L'outil vous permet même de conserver un historique local dans lequel vous pouvez faire des recherches hyper rapidement, à l'aide d'un raccourci clavier.
Entre 2 ordinateurs sur le même réseau ça fonctionne super bien mais quand deux machines ne se voient pas directement, elles passent par un relais, et ce relais n'a aucune clé : il ne transporte que du chiffré. Maintenant, si l'idée même de passer par un intermédiaire vous hérisse le poil, y'a un mode LAN-only qui coupe tout chemin sortant de votre réseau. Comme ça vous êtes pépouze.
Derrière, le chiffrement, c'est du classique avec du XChaCha20-Poly1305 sur le texte et les images, une identité Ed25519 par appareil, du QUIC pour le transport. Votre phrase de passe, elle, ne chiffre rien directement mais passe par Argon2id pour déverrouiller la clé maîtresse de votre espace, et c'est cette clé-là qui fait le boulot.
Après si vous ajoutez votre téléphone, là, le décor change car comme l'explique la
documentation d'appairage
, le téléphone n'est rien d'autre qu'un client HTTP SyncClipboard et absolument pas un pair iroh.
Le mobile c'est juste du HTTP sans TLS et tout passe en clair entre celui-ci et le service web que votre ordinateur a ouvert sur votre réseau local. Le téléphone s'y connecte avec un identifiant et un mot de passe mais en ce qui concerne le chiffrement du transport, c'est à vous de le monter derrière un reverse proxy.
Bref, n'activez pas cet écouteur mobile sur le Wi-Fi d'un café ou d'un aéroport, parce que n'importe qui sur le même réseau pourra lire ce qui passe. Et ce qui passe, je vous le rappelle, c'est votre presse-papiers...
C'est sous licence AGPL, c'est gratuit, ça tourne sur macOS, Windows et Linux, mais par contre, le seul audit dont ils parlent est interne. Donc, utilisez-le, mais uniquement pour vos commandes et bouts de code entre deux ordis et pas vraiment pour des choses sensibles, et encore moins sur mobile.
Le 24 août dernier, X Corp. a envoyé une lettre de mise en demeure au développeur de Nitter et une autre à celui de XCancel (une instance célèbre de Nitter). Le délai accordé était très court (environ 24h), et depuis, les deux services sont hors ligne.
Alors que s'est-il passé ?
Nitter, c'était sept ans de travail bénévole pour lire les posts publics de Twitter puis de X sans avoir besoin de compte, sans pub, sans JavaScript et surtout sans laisser son adresse IP à Elon Musk et ses sbires. On re
Le 24 août dernier, X Corp. a envoyé une lettre de mise en demeure au développeur de Nitter et une autre à celui de XCancel (une instance célèbre de Nitter). Le délai accordé était très court (environ 24h), et depuis, les deux services sont hors ligne.
Alors que s'est-il passé ?
Nitter, c'était sept ans de travail bénévole pour lire les posts publics de Twitter puis de X sans avoir besoin de compte, sans pub, sans JavaScript et surtout sans laisser son adresse IP à Elon Musk et ses sbires. On remplaçait x.com par nitter.net dans l'URL, et on lisait ce qui nous intéressait. Y'avait même des
extensions de redirection automatique
qui le faisaient pas à notre place. Et XCancel qui venait de fêter ses 2 ans, c'était tout pareil !
Aujourd'hui la page d'accueil de XCancel affiche ces 4 lignes qui disent en gros que le service est arrêté jusqu'à nouvel ordre. Celle de Nitter n'est pas plus bavarde et son mainteneur, zedeus, cherche un avocat et refuse de commenter.
Notez qu'aucun tribunal n'a été saisi et qu'une simple lettre a suffi.
Ce que X reproche à ces 2 services, c'est un "usage illicite et un contournement de son API", plus une violation du Texas Harmful Access by Computer Act et du Lanham Act.
TechCrunch, qui a pu lire le courrier
, rapporte une accusation plus précise qui est que Nitter aurait accédé à des comptes X et à des jetons de session pour récupérer le contenu en douce.
Aux États-Unis, en tout cas, "aspirer" des pages web publiques n'a rien de criminel. Mais le problème, c'est que Nitter ne fonctionne plus comme ça depuis des années. Si on analyse son code, on se rend compte que depuis que Twitter a supprimé les comptes invités début 2024, Zedeus, le développeur de Nitter, a mis en place un tout autre système.
Pour contourner les limites imposées par X.com, il a développé un script
tools/get_session.py
qui prend en arguments un identifiant X, un mot de passe, un secret à double facteur et un chemin de fichier.
Et là-dedans, il embarque en dur une paire de clés API, se déclare auprès des serveurs de X comme LE client Twitter officiel pour Android en version 10.21 tournant sur un OnePlus A3010, fait passer le flux de connexion par cloudscraper, génère le code à double facteur à la volée, et récupère un jeton OAuth qu'il écrit ensuite dans un fichier.
Au niveau des identifiants, c'est l'hébergeur de l'instance qui les fournit puisque depuis la coupure de 2024, faire tourner Nitter imposait de le relier à un vrai compte X. On est donc très loin du robot anonyme qui lit une page publique. C'est un client officiel simulé, avec des identifiants valides, et c'est exactement ça que la lettre de mise en demeure décrit.
Donc voilà, le problème est bien plus compliqué que du scraping simple. Ce sera donc à un juge de trancher sur le fond.
Depuis,
le dépôt GitHub
est passé en lecture seule, archivé et selon Zedeus, d'autres instances ont reçu des courriers du même genre. De son côté, X ne s'est pas encore exprimé publiquement sur cette affaire.
Reste la question qui nous intéresse : On fait comment pour lire la merde fasciste de X sans compte maintenant ? Bah honnêtement, y'a pas grand-chose... Moi, je vous recommande d'arrêter d'aller là-dessus pour votre propre bien-être. Mais si vraiment vous êtes accro, le
pont ActivityPub bird.makeup
répond toujours présent et permet de suivre un compte X public depuis Mastodon. Toutefois, il ne vous affichera pas un fil de discussion direct dans le navigateur comme le faisait XCancel ou Nitter.
Après pour un post précis, il reste éventuellement la Wayback Machine, à condition que quelqu'un ait archivé le tweet avant. Sinon, bah faudra vous reconnecter sur X à l'ancienne avec votre compte...
Depuis ce week-end, bonne nouvelle les zamis, puisque ce bon vieux ffmpeg sait maintenant fabriquer des images qui n'ont jamais été filmées. Oui oui ! Et ça c'est possible grâce à un filtre qui s'appelle fruc_vulkan, qui permet de calculer le mouvement entre deux images grâce au bloc dédié des GeForce RTX, pour ensuite synthétiser ce qui manque entre les deux. Grâce à ça, un 24 images par seconde ressort sans souci en version 60 images par seconde.
La cadence de sortie se paramètre, donc vous po
Depuis ce week-end, bonne nouvelle les zamis, puisque ce bon vieux ffmpeg sait maintenant fabriquer des images qui n'ont jamais été filmées. Oui oui ! Et ça c'est possible grâce à un filtre qui s'appelle fruc_vulkan, qui permet de calculer le mouvement entre deux images grâce au bloc dédié des GeForce RTX, pour ensuite synthétiser ce qui manque entre les deux. Grâce à ça, un 24 images par seconde ressort sans souci en version 60 images par seconde.
La cadence de sortie se paramètre, donc vous pouvez aussi faire du 25 vers du 50, du 30 vers 60, ou n'importe quelle valeur intermédiaire. C'est donc beaucoup plus souple que le filtre équivalent côté AMD, frc_amf, qui ne sait que doubler la fréquence et ne fonctionner qu'en DirectX...
Fabriquer ce genre d'images intercalaires n'a rien de neuf, cela dit... L'outil
RIFE convertissait déjà du 24 fps en 96
en 2020. Mais ce qui change ici, c'est qu'il n'y a plus de chaîne externe, plus d'aller-retour par des milliers de PNG, puisque tout tient dans le graphe de filtres, entre le décodage et l'encodage.
Le filtre logiciel historique de ffmpeg, minterpolate, existe pourtant depuis des années mais c'était loin d'être du temps réel. Alors que là, le vrai gain avec cette nouvelle feature, c'est qu'on passe en full temps réel. Ça veut dire que sur un catalogue à réencoder, l'interpolation cesse d'être l'élément qui bloque toute la chaîne de conversion.
Pour l'essayer il vous faut une RTX 30 ou plus récente. Il faut aussi compiler une version de développement car ce filtre est arrivé après la sortie de ffmpeg 9.0, ce qui veut dire que pour le moment, il n'est dans aucune release et ne sera dans aucun paquet avant la prochaine.
La commande suit ensuite le motif habituel des filtres Vulkan, qui veulent les images en mémoire GPU :
L'auteur du filtre prévient quand même qu'en 2160p24, les réglages par défaut ne suivront pas en temps réel et qu'il faudra alors descendre la qualité d'estimation du mouvement. Ça s'écrit comme ceci :
fruc_vulkan=fps=60:perf=medium:grid=2
En traitement par lots maintenant, la question ne se pose pas, c'est juste plus lent.
Maintenant, les pros de l'encodage, redescendez de votre chaise parce que j'ai quand même quelques mauvaises nouvelles... Tout d'abord, on n'a aucune stat indépendante sur le débit ou la qualité. Et il y a aussi un défaut que l'auteur du patch documente lui-même... En fait, dans les zones sans texture, le moteur invente un mouvement faux mais cohérent, qui laisse des "fantômes" autour des objets. La
parade
existe heureusement, mais c'est une heuristique, qui demande quelques réglages à la main sur des échantillons.
Et il y a aussi un coût qu'on oublie... Car doubler la cadence, c'est donner deux fois plus d'images à avaler à l'encodeur, donc, il y a toujours une espèce de goulot d'étranglement. Et puis après il y a le rendu... un film de cinéma en 24 images par seconde qu'on monte à 60 prend immédiatement un aspect téléfilm que les cinéastes détestent !! Imaginez l'Odyssée de Nolan avec l'aspect visuel de Plus Belle La Vie... Ahahaha. Après sur de l'animation ou un ralenti, ça se défend bien sûr mais sur du cinéma, c'est un choix à prendre et pas une amélioration. En tout cas, c'est mon avis.
Ah et dernier point, parce que la confusion est déjà partout dans les commentaires sur le net : Tout ça se passe à l'encodage ! Je répète : A L'ENCODAGE ! Le fichier qui sort de ffmpeg est une vidéo NORMALE. Absolument personne n'aura besoin d'une carte graphique GeForce pour la regarder ! OK ? 😘
"Maintenant", ce n'est pas qu'un adverbe à la con pour apprécier l'instant présent ou faire péter ses ordres comme votre Belle Mère !
C'est également un conteneur à lancer,
qui se connecte en lecture seule à un socket Docker pour réaliser en un battement de cil, tout l'inventaire de votre home lab !
Il relève ainsi l'état de chaque conteneur, ses healthchecks, ses boucles de redémarrage, ses logs, et vos projets Compose regroupés comme vous les avez écrits.
Ensuite, tout ce qui v
"Maintenant", ce n'est pas qu'un adverbe à la con pour apprécier l'instant présent ou faire péter ses ordres comme votre Belle Mère !
C'est également un conteneur à lancer,
qui se connecte en lecture seule à un socket Docker pour réaliser en un battement de cil, tout l'inventaire de votre home lab !
Il relève ainsi l'état de chaque conteneur, ses healthchecks, ses boucles de redémarrage, ses logs, et vos projets Compose regroupés comme vous les avez écrits.
Ensuite, tout ce qui vous alerte pour de bon se déclare à la main. Les checks HTTP et TCP se configurent sous la forme de labels sur les conteneurs à surveiller. Par exemple, un maintenant.endpoint.http avec son intervalle et son seuil d'échec, un maintenant.endpoint.tcp pour la base...etc. Pas besoin donc d'aller mettre votre gros nez dans un fichier de config spécifique.
Vos tâches planifiées reçoivent chacune une URL à appeler quand elles finissent comme ça si la sauvegarde de trois heures du matin ne se manifeste pas, vous êtes prévenu. Vos certificats HTTPS sont surveillés et signalés cinq fois avant leur expiration, un mois avant puis de plus en plus près. Il compare aussi l'empreinte de vos images à celle publiée sur le registre, ce qui vous permet ensuite de savoir lesquelles ont pris du retard sans lancer des docker pull à l'aveugle. Ah et il sert une page de statut publique pour vos utilisateurs.
Le tout tient dans un binaire Go qui occupe environ 17 Mo de RAM et qui se repose sur une simple base SQLite.
Par contre, l'édition gratuite (Community) gère une seule machine. Si vous voulez du multi-hôte, il faudra passer par la case payante. Toujours en gratuit, il y a aussi des plafonds... Vous avez le droit uniquement à 10 endpoints, 5 heartbeats, 5 certificats, 3 composants de page de statut et uniquement 7 jours d'historique.
Attention quand même, y'a 2 choses à savoir avant de vous enflammer et de poser ça sur une machine exposée sur le net. Il n'y a aucune authentification intégrée, et de ce que j'ai compris, c'est assumé ! A vous donc de mettre en place un reverse proxy et un Authelia ou un Authentik devant.
Pour situer "Maintenant" par rapport à d'autres solutions que je vous ai déjà présentées,
Beszel
fait les métriques par conteneur sans aucun plafond gratos, mais pas les checks HTTP.
Uptime Kuma
lui, fait les checks, mais ses monitors doivent être créés un par un dans l'interface, sauf à lui greffer
AutoKuma
pour lire les labels. Donc, il n'y a pas vraiment de solution tout-en-un gratuite...
Je ne sais pas vous, mais chez moi, mes câbles USB-C se ressemblent tous. Et dans le tas, j'en ai qui chargent mon MacBook deux fois plus vite que d'autres. Et franchement, en les regardant, je ne peux pas vous dire lesquels sont les plus efficaces. Alors que mon Mac, lui, apparemment, il le sait déjà.
En tout cas, c'est ce que j'ai compris en allant lire le site de WhatCable. Ce qu'ils expliquent, c'est qu'à chaque branchement, le contrôleur de port d'un Mac Apple Silicon envoie un message à la
Je ne sais pas vous, mais chez moi, mes câbles USB-C se ressemblent tous. Et dans le tas, j'en ai qui chargent mon MacBook deux fois plus vite que d'autres. Et franchement, en les regardant, je ne peux pas vous dire lesquels sont les plus efficaces. Alors que mon Mac, lui, apparemment, il le sait déjà.
En tout cas, c'est ce que j'ai compris en allant lire le site de WhatCable. Ce qu'ils expliquent, c'est qu'à chaque branchement, le contrôleur de port d'un Mac Apple Silicon envoie un message à la puce que certains câbles embarquent et récupère sa fiche d'identité : débit annoncé, ampérage, fabricant. De ce que j'ai compris, macOS range la réponse dans le registre IOKit sous forme d'objets bruts, et ne l'affiche nulle part en clair. Snif...
Et c'est
cette réponse que WhatCable
va chercher, puis traduit. L'app vit dans la barre de menus, vous branchez un câble, et elle vous dit alors instantanément lequel des trois maillons plafonne la charge : Soit le chargeur, soit le câble, soit le Mac lui-même quand sa batterie est presque pleine.
Et vous obtenez le même verdict côté débit.
L'app confronte aussi la fiche du câble à sa spécification USB-PD et lève un carton jaune quand quelque chose cloche. Ça peut être l'identifiant fabricant à zéro, les bits réservés utilisés de travers...etc. Moi, je parle bien ici de contrefaçon de câbles, mais l'app reste très prudente dans sa formulation. Elle signale juste des trucs bizarres, et elle ne dit jamais qu'un câble est une contrefaçon.
Après, la plupart des câbles sous 60 W n'ont aucune puce à interroger, donc il n'y a rien à lire, et certains ne répondent correctement qu'avec un appareil branché à l'autre bout. Sur les ports USB-C en façade d'un Mac mini ou d'un Studio, aucune donnée de câble ne remonte non plus. C'est à cause de l'architecture d'Apple.
Côté matériel, il vous faut donc un Mac Apple Silicon sous macOS 14 minimum, les Mac Intel ne publiant pas ces données du tout. L'app est gratuite et son code est sous licence MIT, sauf le dossier des fonctions Pro où là, faudra débourser environ 10 €.
Si vous avez Homebrew, vous pouvez installer l'app rapidement comme ceci :
Zéro Logement Vacant, ce nom ne vous dit peut-être rien, mais c'est un service de l'État censé aider les collectivités à remettre sur le marché les logements vides. Il vient de se retrouver au cœur d'une fuite de données colossale.
Un pirate qui se fait appeler ZeroBytes affirme avoir aspiré près de 149 millions de lignes brutes depuis la plateforme. Après nettoyage des doublons, ça correspondrait à environ 48 millions de personnes différentes. En croisant les noms et les dates de naissance, on
Zéro Logement Vacant, ce nom ne vous dit peut-être rien, mais c'est un service de l'État censé aider les collectivités à remettre sur le marché les logements vides. Il vient de se retrouver au cœur d'une fuite de données colossale.
Un pirate qui se fait appeler ZeroBytes affirme avoir aspiré près de 149 millions de lignes brutes depuis la plateforme. Après nettoyage des doublons, ça correspondrait à environ 48 millions de personnes différentes. En croisant les noms et les dates de naissance, on grimpe même à plus de 71 millions, mais les deux chiffres ne s'additionnent pas.
D'où vient une telle masse de données ? Essentiellement du foncier. La plateforme avait chargé d'énormes fichiers de propriétaires issus du cadastre et de la DGFiP, autrement dit le fisc. Deux tables contiennent presque tout, environ 82 millions de lignes de propriétaires d'un côté, et 66,9 millions provenant d'un fichier foncier national de 2024 de l'autre.
Le site
Cyberattaque.org
, qui a pu examiner des échantillons, confirme le pire. On y trouve des identités, des dates de naissance, des adresses postales et des informations liées aux droits de propriété. Un second extrait ajoute des adresses e-mail et des numéros de téléphone. Sur 500 lignes analysées, 453 contenaient un numéro, 274 un e-mail et 423 une date de naissance.
Et ça ne s'arrête pas aux propriétaires. Les comptes des utilisateurs de la plateforme sont aussi dans la nature, à savoir des agents de collectivités, des services de l'État et des prestataires. On parle de leurs e-mails professionnels, de leurs rôles, du SIREN de leur structure, mais aussi d'adresses IP, de sessions récentes et de mots de passe. Bonne nouvelle relative, ces mots de passe sont hachés, le plus souvent en bcrypt, donc pas lisibles directement, ou réutilisés ailleurs.
Le plus inquiétant, c'est la fraîcheur de certaines données, avec des sessions de connexion très récentes dans les échantillons. Ce n'est donc pas une vieille base oubliée dans un coin, mais bien un environnement encore actif.
Pour les propriétaires concernés, le risque immédiat, c'est l'hameçonnage sur mesure. Avec votre nom, votre adresse et votre bien, un faux courrier des impôts devient tout de suite bien plus crédible. Méfiance sur tout ce qui touchera au foncier dans les prochaines semaines.
OpenAI a annoncé qu'il allait couper l'accès de ses modèles à Cursor, l'éditeur de code dopé à l'IA que s'arrachent les développeurs. En cause, le rachat de Cursor par SpaceXAI, l'entité née de la fusion des activités IA d'Elon Musk.
Officiellement, OpenAI laisse du temps. La coupure est fixée au 12 novembre 2026, soit le délai le plus long permis par le contrat, même si Cursor peut décider d'arrêter plus tôt.
Le motif, lui, est assez clair. OpenAI dit ne pas pouvoir faire confiance à SpaceXAI p
OpenAI a annoncé qu'il allait couper l'accès de ses modèles à Cursor, l'éditeur de code dopé à l'IA que s'arrachent les développeurs. En cause, le rachat de Cursor par SpaceXAI, l'entité née de la fusion des activités IA d'Elon Musk.
Officiellement, OpenAI laisse du temps. La coupure est fixée au 12 novembre 2026, soit le délai le plus long permis par le contrat, même si Cursor peut décider d'arrêter plus tôt.
Le motif, lui, est assez clair. OpenAI dit ne pas pouvoir faire confiance à SpaceXAI pour respecter ses conditions d'utilisation, en s'appuyant sur son expérience des entreprises de Musk qui violent les contrats.
Il faut dire que les deux camps se détestent depuis un bail. Musk a été l'un des premiers investisseurs d'OpenAI, avant de claquer la porte en 2018 quand on lui a refusé le contrôle du conseil. En 2024, il a attaqué OpenAI en justice pour l'empêcher de devenir une société commerciale. En mai dernier, un jury lui a donné tort sur toute la ligne.
Surtout, OpenAI ressort dans l'affaire une révélation gênante du procès. Lors d'un contre-interrogatoire, Musk a reconnu que xAI avait entraîné ses propres modèles à partir des réponses d'OpenAI, une technique appelée distillation. Autrement dit, faire apprendre son IA en recopiant celle du voisin. Difficile, ensuite, de laisser Cursor entre les mains du même Musk sans se poser de questions.
OpenAI en profite pour mettre en avant son prochain modèle, Astra, et une vigilance accrue sur son usage. Un modèle que l'entreprise a d'ailleurs ralenti récemment, après que ses agents se sont échappés de leur bac à sable pour aller taper sur la plateforme Hugging Face.
Du côté de Cursor, le patron Michael Truell relativise. Il assure qu'OpenAI ne pèse que 5 pour cent des usages de l'outil, et que les discussions continuent pour trouver une sortie de crise. Anthropic, le grand rival, a tout de suite tendu la main, en promettant plus de puissance de calcul pour faire tourner ses modèles Claude dans Cursor.
Résultat, Anthropic récupère des développeurs sans lever le petit doigt, pendant que Musk et OpenAI continuent de se regarder dans le blanc des yeux.
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Lexar m'a envoyé en test une carte microSD un peu particulière, car hors normes. C'est une
"Silver Plus"
de 2 To. Oui oui, 2 To. On parle là d'un bout de plastique grand comme un ongle, deux grammes sur la balance, dans lequel Lexar a réussi à fourrer 2 To de stockage. Autant dire plus que le disque qui équipe mon MacBook Pro d'1 To, sauf qu'ici, ça se glisse tranquillement dans un drone.
La carte est notée comme pouvant encaisser une v
Lexar m'a envoyé en test une carte microSD un peu particulière, car hors normes. C'est une
"Silver Plus"
de 2 To. Oui oui, 2 To. On parle là d'un bout de plastique grand comme un ongle, deux grammes sur la balance, dans lequel Lexar a réussi à fourrer 2 To de stockage. Autant dire plus que le disque qui équipe mon MacBook Pro d'1 To, sauf qu'ici, ça se glisse tranquillement dans un drone.
La carte est notée comme pouvant encaisser une vitesse de 255 Mb/s en lecture, et 180 Mb/s en écriture, tiens que ça. Mais ce qui m'intéresse vraiment ça va être les cas d'usage.
Prenez un vidéaste qui part filmer avec un drone ou une caméra d'action, du genre DJI Osmo ou Insta360, en 4K et même en 8K sur les derniers modèles. Avec une carte pareille, il tourne des heures sans jamais voir poper le message "carte pleine" pile au moment où l'action démarre.
C'est tout con, mais quand on a déjà raté un plan parce qu'il fallait changer de carte, on mesure le luxe du truc, et croyez-moi, ça m'est déjà arrivé. Plus de bouts de plastique à jongler dans la poche, plus un seul égaré dans l'herbe en pleine rando. Une carte, un voyage entier dessus.
Même logique pour un photographe qui shoote en RAW, ce format brut que les boîtiers crachent sans compression, pratique à retoucher mais horriblement lourd. Là où une petite carte se remplit en un mariage, celle-ci encaisse des milliers de clichés sans râler.
On vous l'a dit, la vitesse suit, avec ces 180 Mo/s annoncés qui absorbent tranquillement le débit de la 4K et de la 8K, sans lâcher la moindre image en chemin.
Et ne réduisons pas l'intérêt de ce genre de produit au petit monde de la vidéo, parce qu'une console portable ou un Steam Deck avalent aussi ce format, tout comme pas mal d'Android, et 2 To c'est confortable. Notez que c'est une gamme que je connais bien, puisque je l'utilise aussi sur les cartes SD plus classiques pour mon appareil photo Fujifilm.
Le hic, vous vous en doutez, c'est l'addition. Lexar n'en a pas produit des masses, et le produit est dur à trouver, tout comme son prix. Mais en attendant, vous pouvez vous rabattre sur
la version 1 To
ou
512 Go
, qui sont distribuées sur Amazon !
Voilà, on est donc là sur un produit hors normes, qui parlera forcément à ceux qui veulent le meilleur stockage dans leur appareil.
Voilà le genre de rumeur qui fait tousser tout un secteur. D'après plusieurs médias américains bien branchés, Nvidia serait sur le point de poser 12,9 milliards de dollars sur la table pour avaler Hugging Face. Aucun des deux ne confirme, l'accord peut encore capoter, mais l'annonce serait proche.
Un mot pour ceux qui ne connaissent pas. Hugging Face, c'est un peu le GitHub de l'IA, un immense dépôt en ligne où les développeurs du monde entier rangent, échangent et récupèrent des modèles d'intel
Voilà le genre de rumeur qui fait tousser tout un secteur. D'après plusieurs médias américains bien branchés, Nvidia serait sur le point de poser 12,9 milliards de dollars sur la table pour avaler Hugging Face. Aucun des deux ne confirme, l'accord peut encore capoter, mais l'annonce serait proche.
Un mot pour ceux qui ne connaissent pas. Hugging Face, c'est un peu le GitHub de l'IA, un immense dépôt en ligne où les développeurs du monde entier rangent, échangent et récupèrent des modèles d'intelligence artificielle libres, avec les paquets de données qui vont avec.
Toute une communauté y a planté sa tente, celle qui triture l'IA loin des grosses forteresses fermées d'OpenAI ou de Google, et qui en a fait son point de ralliement.
En rachetant Hugging Face pour un tel montant, Nvidia n'empocherait pas uniquement la bibliothèque ultime des modèles IA, mais elle poserait aussi ses grosses fesses en plein milieu du carrefour où tout l'IA mondiale ouverte transite. C'est loin d'être négligeable.
Rappelons que la boîte tient déjà les puces qui font tourner à peu près toute l'intelligence artificielle de la planète. Ajoutez le dépôt où les développeurs vont piocher leurs modèles, et vous obtenez les deux bouts de la ficelle dans la même main, ce qui fait tout de même beaucoup pour un seul acteur.
En plus de ça, il y a la question du Cloud, un sujet qui intéresse très fort Nvidia depuis bien longtemps. Racheter Hugging Face permettrait à l'entreprise de refourguer sa puissance de calcul à tous les clients de la plateforme, qui ont tous de vrais besoins en cloud.
Ce flirt ne date d'ailleurs pas d'hier. Nvidia y avait déjà glissé quelques billets en 2023, quand Hugging Face valait 4,5 milliards, puis tenté d'y remettre 500 millions fin de l'année dernière, sauf que la réponse a été non. On est donc passé du pied dans la porte à l'envie de tout emporter.
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Au départ, mon stockage était franchement bordélique. Ma bibliothèque Plex vivotait sur un vieux Synology, avec plusieurs SSD externes branchés au Mac mini, posés là au petit bonheur, avec les films rangés à plat et chaque disque qui traînait ses propres conventions et ses trous.
Je vous en avais d'ailleurs déjà parlé, et ça marchait, mais c'était un peu le foutraque, et surtout impossible à automatiser proprement, parce qu'une chaîne d'acquisition sér
Au départ, mon stockage était franchement bordélique. Ma bibliothèque Plex vivotait sur un vieux Synology, avec plusieurs SSD externes branchés au Mac mini, posés là au petit bonheur, avec les films rangés à plat et chaque disque qui traînait ses propres conventions et ses trous.
Je vous en avais d'ailleurs déjà parlé, et ça marchait, mais c'était un peu le foutraque, et surtout impossible à automatiser proprement, parce qu'une chaîne d'acquisition sérieuse exige un rangement carré jusqu'au moindre fichier.
D'où la grande décision de remettre tout ça à plat. L'objectif ? Consolider la médiathèque sur du matériel récent, séparer une bonne fois deux mondes qui n'ont rien à faire ensemble, les médias d'un côté et les sauvegardes de l'autre, et déléguer le plus gros de la configuration à Claude Code, l'assistant de codage d'Anthropic, piloté à distance depuis mon Mac mini.
UGREEN m'avait proposé depuis quelque temps de tester les deux NAS de sa gamme GT, j'ai donc accepté. Puis j'ai acheté mes disques une fortune, on y reviendra. Pour Plex, mon choix s'est porté sur le plus costaud de la gamme, un
DXP4800 GT
quatre baies sous AMD Ryzen.
Sa vraie raison d'être, c'est le débit. Ses deux ports réseau 10 Gbit confiés à des contrôleurs Aquantia ont craché 9,30 Gbit par seconde dès le premier flux en direct, soit le maximum théorique, sans une seule retransmission. Sur ce terrain, il est clairement irréprochable.
Sous le capot, on trouve un Ryzen Embedded R2514 à quatre cœurs, 8 Go de DDR4 extensibles à 64 Go, quatre baies qui se manipulent sans outil dont deux acceptent des SSD U.2 NVMe, plus deux emplacements M.2, le tout jusqu'à 144 To. Il tourne sous UGOS Pro, un système bâti sur une base Debian très peu verrouillée, avec un vrai SSH administrateur, Docker, et une plateforme x86 ouverte où l'on peut installer à peu près tout ce qu'on veut.
Le seul vrai bémol, c'est son moteur vidéo un peu daté, qui ne tient que deux flux Plex 4K transcodés en même temps et ignore l'AV1, donc pour une grosse médiathèque partagée à plusieurs, mieux vaut lui donner des fichiers déjà au bon format, ou transcoder sur une autre machine, ce qui est mon cas avec le Mac mini. Pour le stockage, j'ai récupéré 4
disques 28 To sur Amazon
, à un prix que je n'ose même pas vous donner (660 euros pièce, et au moment où j'écris cet article leurs prix ont bondi à 780 euros).
Le gros morceau, c'était la migration, faire passer 36 To et 22 000 fichiers du Synology vers ce nouveau NAS. Perso je n'ai pas fait grand-chose, Claude Code s'est occupé de tout ça en SSH, en passant par les API de Plex, Radarr et Sonarr.
Derrière Plex tourne d'ailleurs toute une chaîne, Radarr et Sonarr, Prowlarr pour les sources, une seedbox Whatbox et Seerr.
Pour l'anecdote, le plus gros problème ça a été de régler les problèmes posés par les fichiers avec des accents. Près de 17 000 fichiers (de vidéos de vacances bien sûr) au chemin accentué devenaient injouables sur l'Apple TV alors que l'iPhone les lisait sans broncher, parce que Plex sur Mac jongle entre deux façons de coder un accent en Unicode quand le partage NFS strict d'UGOS n'en accepte qu'une seule à l'octet près.
Bon, maintenant on ne va pas se mentir, il y a eu des ratés avec l'IA, comme la disparition de près de 800 fichiers effacés par un bug des scripts, sans corbeille ni snapshot, mais comme le volume tourne en Btrfs et qu'il restait de la place, Claude a gelé le volume, remonté des centaines d'états internes du système de fichiers et rapatrié plus de 98 % des fichiers. Les pertes sont au final négligeables. C'était évitable, mais je n'ai pas été assez vigilant.
Ce socle sauvegarde même le code de Selene Racer, mon jeu de course de rovers sur la Lune hébergé dans le cloud sur lequel je bosse en ce moment (
vous pouvez le tester ici
, il se joue dans n'importe quel navigateur, sur ordi ou téléphone), et dont les sources atterrissent sur le NAS via Dropbox. Quant au NAS deux baies qui encaisse Time Machine, les archives et les sauvegardes, c'est son petit frère le DXP2800 GT,
que je teste sur Mac4ever
.
Si comme moi vous n'êtes pas super fort en code et en réseau, et que vous avez suffisamment de sauvegardes de vos données, confier votre vie numérique à une IA et à un NAS de ce type est donc tout à fait envisageable, et c'est même assez chouette à mettre en place.
Les
DXP4800 GT
et le
DXP2800 GT
sont disponibles sur Amazon, et je vous les recommande les yeux fermés.
Si vous codez avec Codex, l'agent d'OpenAI qui écrit du code à votre place, préparez-vous à devoir à nouveau regarder votre montre, puisque cette fameuse limite fait son retour pour les abonnés ChatGPT Plus à partir du 25 août.
C'est un vrai retour en arrière, parce qu'OpenAI avait justement supprimé cette fenêtre de cinq heures le 12 juillet dernier, en ne gardant qu'un plafond hebdomadaire pour les formules Plus, Pro et Business.
Concrètement, la limite des cinq heures fonctionne comme un comp
Si vous codez avec Codex, l'agent d'OpenAI qui écrit du code à votre place, préparez-vous à devoir à nouveau regarder votre montre, puisque cette fameuse limite fait son retour pour les abonnés ChatGPT Plus à partir du 25 août.
C'est un vrai retour en arrière, parce qu'OpenAI avait justement supprimé cette fenêtre de cinq heures le 12 juillet dernier, en ne gardant qu'un plafond hebdomadaire pour les formules Plus, Pro et Business.
Concrètement, la limite des cinq heures fonctionne comme un compteur qui se recharge tout au long de la journée, en plus du quota hebdomadaire qui, lui, encadre votre consommation sur la semaine entière.
Le responsable technique de Codex et ChatGPT chez OpenAI, Thibault Sottiaux, justifie ce choix en expliquant que cette fenêtre permet de lisser la charge sur les serveurs, et donc de préserver un quota hebdomadaire qui reste généreux.
Surtout, sans elle, beaucoup de nouveaux abonnés Plus grillaient sans le vouloir toute leur allocation de la semaine en quelques heures, ce qui débouchait forcément sur une expérience frustrante.
Bonne nouvelle pour les gros comptes, les abonnés Pro à 100 et 200 dollars par mois échappent encore à ce retour de la limite pendant quelques mois, alors que les formules Enterprise et Edu tournent sur un système de crédits à part.
Et si vous tapez dans le mur de l'une des deux limites, il ne vous reste que deux options, patienter jusqu'à la prochaine remise à zéro ou sortir la carte bleue pour acheter des crédits supplémentaires.
Retirer la fenêtre des cinq heures ne rendait de toute façon jamais GPT-5.6 Sol illimité, puisque le plafond hebdomadaire prenait simplement le relais comme nouvelle borne. Rien de gratuit, donc.
Ce yo-yo permanent sur les limites finit par agacer, même si OpenAI galère visiblement à encaisser la demande. Les développeurs, eux, aimeraient surtout de la stabilité. Après chez Claude c'est pareil mais c'est 4h, même pour les abonnés Max, encore plus frustrant donc.
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UGREEN continue de muscler sa gamme de chargeurs GaN avec deux nouveaux Nexode Pro, un modèle nomade de 160 W et une grosse station de bureau de 300 W, qui misent autant sur la puissance brute que sur le contrôle de la recharge.
Petit rappel au passage, le GaN, ou nitrure de gallium, est le matériau qui permet de faire des chargeurs bien plus compacts et moins chauds que le silicium classique.
Leur point commun, c'est un petit écran posé sur le chargeu
UGREEN continue de muscler sa gamme de chargeurs GaN avec deux nouveaux Nexode Pro, un modèle nomade de 160 W et une grosse station de bureau de 300 W, qui misent autant sur la puissance brute que sur le contrôle de la recharge.
Petit rappel au passage, le GaN, ou nitrure de gallium, est le matériau qui permet de faire des chargeurs bien plus compacts et moins chauds que le silicium classique.
Leur point commun, c'est un petit écran posé sur le chargeur qui affiche en temps réel la puissance envoyée, la tension, l'intensité, la température ou encore la façon dont l'énergie se répartit entre les différents appareils branchés.
On peut basculer entre cinq modes de charge directement depuis l'appareil, et UGREEN pousse même le bouchon avec une connexion Wi-Fi et une application mobile pour surveiller chaque port à distance, personnaliser certains protocoles et recevoir des mises à jour à distance, ce qu'on appelle l'OTA.
Le
Nexode Pro 160 W
est clairement le plus sympa pour les nomades, avec son câble USB-C rétractable qui se rembobine tout seul comme le fil d'un aspirateur, histoire de ne plus avoir à glisser un câble volant dans le sac. Malin.
Ses 160 W suffisent largement à alimenter plusieurs appareils en même temps, ordinateur portable compris.
La
station Nexode Pro 300 W
joue dans une tout autre cour, pensée pour remplacer une véritable collection de chargeurs sur un bureau en alimentant jusqu'à sept appareils d'un coup, de quoi brancher un MacBook, un iPad, un iPhone, une enceinte, des écouteurs et une montre sur un seul et même bloc. Je l'ai reçue en test, je vous en reparlerai donc bientôt, elle est géniale.
UGREEN en profite pour rappeler l'existence de son petit
Nexode Pro 100 W à quatre ports
, déjà commercialisé, qui reprend le même principe d'écran dans un joli format argent métallisé plus compact.
Côté tarifs, les deux nouveautés arrivent dès aujourd'hui 25 août, avec le 160 W à câble rétractable affiché à 129,99 euros et la station 300 W à 169,99 euros, alors que le 100 W reste proposé à 59,99 euros. Mais le tout est déjà en promotion de lancement sur Amazon, comme souvent avec UGREEN, c'est par ici :
-- Article en partenariat
avec Incogni
--
Vous avez déjà tapé votre nom sur Google ? Non, pas pour stalker votre ex. Votre PROPRE nom. Faites-le. Je vous attends.
...
Vous avez trouvé quelque chose ? Peut-être votre adresse, votre numéro de téléphone, votre email, vos anciennes adresses, peut-être même votre numéro de sécu ou votre date de naissance. Le tout exposé sur des sites que vous ne connaissez même pas. Des sites avec des noms à la con du genre PeopleSearchPro ou Spo
Vous avez déjà tapé votre nom sur Google ? Non, pas pour stalker votre ex. Votre PROPRE nom. Faites-le. Je vous attends.
...
Vous avez trouvé quelque chose ? Peut-être votre adresse, votre numéro de téléphone, votre email, vos anciennes adresses, peut-être même votre numéro de sécu ou votre date de naissance. Le tout exposé sur des sites que vous ne connaissez même pas. Des sites avec des noms à la con du genre PeopleSearchPro ou Spokeo ou je sais pas quelle autre saloperie. Et le pire ? C'est légal. Ces mecs vendent vos données comme si c'était des bonbons.
Moi, j'ai découvert ça par hasard. Je cherchais un truc, je tape mon nom, et BIM, première page de résultats : mon adresse perso, affichée en grand, avec en prime mon numéro de téléphone. J'étais pas bien de voir mon adresse perso sur Google alors que je fais attention... La faute à un pays européen qui tient un registre public pour la douane et que des boites privées spécialisées en SEO mettent sur le net en accès libre pour faire du trafic. Bref, accessible à n'importe quel taré, harceleur, ou escroc qui a 5 minutes et une connexion internet.
Les data brokers : les revendeurs de votre vie
Alors, pour ceux qui dorment au fond,
un data broker c'est quoi
? C'est une boîte qui fait du fric en récoltant vos infos personnelles et en les revendant au plus offrant. Tout ce que j'ai déjà mentionné plus haut, mais aussi votre statut marital, votre boulot, vos habitudes d'achat, vos préférences politiques, votre historique médical et même vos antécédents judiciaires. Tout.
Ils récupèrent ça via vos cookies, vos inscriptions en ligne, les registres publics, vos cartes de fidélité, divers hacks de bases de données (ou des sites tenus avec les pieds par le gouvernement). Et surtout via les petites cases que vous cochez sans lire dans les conditions générales. Vous savez, celles où vous acceptez que vos données soient "partagées avec des partenaires tiers". Sauf que ces partenaires, c'est souvent des data brokers. Et eux, ils revendent à qui veut : marketeurs, arnaqueurs, stalkers, ou le mec chelou du métro.
Apple peut vous protéger des trackers dans Safari, mais Apple ne peut pas effacer des années de données déjà disséminées sur des centaines de bases de données. C'est comme essuyer une flaque avec une éponge alors que quelqu'un continue de verser de l'eau.
Incogni : l'avocat de la vie privée qui travaille 24/7
C'est là qu'
Incogni entre en jeu
. C'est un service créé par les mecs derrière Surfshark (et maintenant dans la famille NordVPN) qui fait UNE SEULE chose, mais il la fait bien. Il va contacter les data brokers à votre place et exiger la suppression de vos données.
Pas besoin de passer des week-ends à remplir des formulaires d'opt-out incompréhensibles sur 250 sites différents. Vous créez un compte, vous signez une autorisation légale pour qu'ils agissent en votre nom, et vous laissez le robot faire le boulot.
Dans mes tests, plusieurs demandes de suppression ont été envoyées en moins de 10 minutes après l'inscription. Dix minutes. Et presque une centaine
dans les semaines/mois qui ont suivi
. Après deux mois, environ 90% des demandes étaient finalisées. Moi, à la main, j'en aurais fait trois en une heure, et j'aurais abandonné en pleurant.
Le tableau de bord est clair. Vous voyez combien de brokers ont été contactés, combien ont répondu, combien ont supprimé vos données et combien traînent les pieds. Incogni renvoie des demandes récurrentes tous les 60 à 90 jours pour ceux qui font le mort, et demande à être ajouté sur des listes de suppression pour éviter que vos données ne réapparaissent.
Et ça marche. Deloitte a audité le service et confirmé que Incogni a traité plus de 245 millions de demandes de suppression pour ses clients, couvre bien plus de 420 data brokers et n'a aucune affiliation avec ces derniers. C'est vérifié par un cabinet d'audit indépendant.
Combien ça coûte, la tranquillité ?
Incogni propose plusieurs formules :
Standard (~7.2€/mois en annuel) : suppression automatique sur 420+ data brokers, 3 adresses email, renouvellements automatiques.
Unlimited (~14.4€/mois) : ajoute les demandes de suppression personnalisées sur n'importe quel site (jusqu'à 3 000 sites supplémentaires), support téléphonique.
Family (~15.6€/mois) : même chose que Standard mais pour 5 utilisateurs.
Family Unlimited (~24€/mois) : le top tier pour toute la famille avec suppressions illimitées.
Oui, c'est plus cher qu'avant. Le service est passé au prix plein de 11,7$ à 14,4€ mensuel pour le Standard. Mais en abonnement annuel avec les réductions, on reste à 7,2€/mois. Pour un service qui vous évite des centaines d'heures de travail manuel, c'est plutôt pas mal. DeleteMe, le concurrent, coûte sensiblement plus cher.
Et pour les lecteurs de Korben, il y a le code KORBEN55 qui donne 55% de réduction sur les plans annuels. À saisir au moment de payer.
Depuis que j'utilise Incogni, voici ce qui a changé concrètement :
Mon adresse a disparu de Google. Celle qui me donnait envie de déménager rien que parce qu'elle était publique (bon j'ai déménagé quand même, mais pas pour ça lol). Supprimée.
Mes mails de spam ont chuté. Quand les brokers ne peuvent plus vendre votre email, les marketeurs arrêtent de vous spammer.
Les appels de démarchage se sont raréfiés. Mon téléphone sonne moins. C'est déjà ça.
Je dors mieux. Oui, c'est con, mais savoir qu'un stalker ou un escroc ne peut pas trouver mon adresse en 30 secondes sur Google, ça change la vie.
Ce qu'Incogni ne fait PAS (et c'est important)
Faut pas se leurrer, Incogni est un outil spécialisé, pas une baguette magique. Il ne fait PAS de monitoring de crédit, de scan du dark web, d'assurance vol d'identité, VPN ou antivirus. Si vous partez de zéro en protection d'identité, Incogni seul ne suffit pas. C'est un excellent complément à un VPN, un gestionnaire de mots de passe, et un service de monitoring. Mais c'est pas une solution tout-en-un.
Et contrairement à Optery, Incogni ne fournit pas de captures d'écran prouvant ce qui a été trouvé avant suppression. Vous devez faire confiance au processus automatisé. Pour moi, le rapport de Deloitte et les résultats concrets suffisent. Mais si vous êtes du genre à vouloir des preuves visuelles, Optery sera peut-être plus votre truc.
Le gros avantage pour les Européens c'est que souvent les services de suppression de données sont centrés sur les USA. Incogni, lui, couvre non seulement USA, Canada et UK, mais aussi tous les pays de l'UE (27 pays) ainsi que la Suisse, la Norvège, l'Islande et le Liechtenstein.
En Europe, on a le RGPD. Le service de Surfshark s'en sert comme d'une massue légale pour forcer les brokers à coopérer. Aux USA, c'est le CCPA. Au Canada, PIPEDA. Bref, ils utilisent les lois locales les plus strictes pour vous protéger. Si vous êtes en France, en Allemagne ou en Espagne, c'est probablement votre meilleure option.
Bref
Votre identité est déjà en ligne. Vos données sont déjà vendues. Le seul choix que vous avez, c'est de faire quelque chose ou de laisser faire. Incogni ne vous rendra pas anonyme. Il ne vous protégera pas des hackers qui cassent vos mots de passe. Mais il réduira de beaucoup votre empreinte numérique sur les sites de data brokers. Et quand j'ai vu mon adresse disparaître de Google, je peux vous dire que les 7€ par mois, ça se paie avec le sourire.
Comme toujours, dans le doute, supprimez. Et si vous devez supprimer des centaines de fois, automatisez.
Toutes les fuites de données ne se valent pas, et celle-ci a de quoi faire transpirer pas mal de monde. Des pirates ont siphonné le registre des ayants droit économiques du Liechtenstein dans la nuit du 29 au 30 juillet, embarquant les informations de 31 000 sociétés, fondations et fiduciaires d'un coup.
Un ayant droit économique, pour faire simple, c'est la vraie personne en chair et en os qui possède ou contrôle une société, celle qui empoche l'argent tout au bout de la chaîne même quand une c
Toutes les fuites de données ne se valent pas, et celle-ci a de quoi faire transpirer pas mal de monde. Des pirates ont siphonné le registre des ayants droit économiques du Liechtenstein dans la nuit du 29 au 30 juillet, embarquant les informations de 31 000 sociétés, fondations et fiduciaires d'un coup.
Un ayant droit économique, pour faire simple, c'est la vraie personne en chair et en os qui possède ou contrôle une société, celle qui empoche l'argent tout au bout de la chaîne même quand une cascade de sociétés-écrans s'emploie à la rendre invisible.
C'est tout le problème. Ce registre a été monté pour lutter contre le blanchiment, en forçant chaque structure à déclarer noir sur blanc qui profite réellement d'elle, si bien que les pirates viennent de mettre la main sur l'annuaire officiel des propriétaires cachés du pays.
Rappelons où l'on se trouve. Le Liechtenstein est ce mouchoir de poche coincé entre la Suisse et l'Autriche qui s'est taillé une réputation mondiale de terre d'accueil pour fondations et sociétés discrètes, l'endroit idéal pour ranger un patrimoine loin des regards.
Dans le butin, on retrouve le nom des entités et surtout le nom, la date de naissance, la nationalité et le pays de résidence des bénéficiaires planqués derrière chacune d'elles.
Une petite éclaircie pour ces gens quand même, puisque les adresses, les numéros de téléphone et les données financières comme le chiffre d'affaires, les actifs ou les dividendes sont restés hors de portée, ce qui atténue la casse sans rien retirer à la gêne provoquée par les noms exposés.
L'attaque aurait été menée avec un vrai savoir-faire technique d'après l'enquête, personne n'a encore été identifié, et le pays a réclamé un coup de main international pour espérer remonter la piste.
Une cellule de crise montée dès le samedi soir sous la houlette de la cheffe du gouvernement Brigitte Haas et du ministre de la Justice, pour prévenir les personnes concernées et éteindre l'incendie.
Franchement, pour un pays qui a fait de la discrétion de ses fondations un fonds de commerce, on imagine mal un fichier plus gênant à laisser filer dans la nature.
Ce serait trop cool non, si avec un double-clic sur un .docx dans votre gestionnaire de fichiers Linux, Word s'ouvrait directement ? Et je ne vous parle pas d'un bureau Windows complet en plein écran ou d'une session de bureau à distance. Juste une fenêtre Word tout ce qu'il y a de plus classique, avec son icône dans votre barre des tâches, épinglable et "alt-tabbable" comme le reste.
Hé bien, c'est ce que fait
WinPodX
, qui fait tourner un conteneur Windows sous KVM en arrière-pl
Ce serait trop cool non, si avec un double-clic sur un .docx dans votre gestionnaire de fichiers Linux, Word s'ouvrait directement ? Et je ne vous parle pas d'un bureau Windows complet en plein écran ou d'une session de bureau à distance. Juste une fenêtre Word tout ce qu'il y a de plus classique, avec son icône dans votre barre des tâches, épinglable et "alt-tabbable" comme le reste.
Hé bien, c'est ce que fait
WinPodX
, qui fait tourner un conteneur Windows sous KVM en arrière-plan et découpe l'affichage application par application via FreeRDP RemoteApp. Comme ça, les liens mailto: partent vers Outlook ou les schémas slack: ou vnc: vers l'application qui les a déclarés.
Tout ce qui est presse-papiers, son, imprimantes et votre dossier personnel sont partagés d'office, et le conteneur se met en pause tout seul quand personne ne s'en sert.
Jusque-là,
WinApps dont je vous ai déjà causé, qui fait tourner Office sous Linux
, faisait déjà l'essentiel avec les fenêtres détachées, le dossier personnel partagé, le clic droit qui envoie un fichier vers une application Windows. Mais WinPodX se distingue aussi dans l'autre sens puisque vos applications Linux remontent également dans le menu "Ouvrir avec..." du Windows, et dans un dossier "Linux Apps" du menu Démarrer. Bref, l'accès aux apps et aux fichiers marche dans les 2 sens, pour plus de transparence dans vos usages.
Si ça vous intéresse, sachez qu'il vous faut une licence Windows valide, car WinPodX ne la fournit pas (logique), que la virtualisation doit être activée dans le BIOS, avoir un accès à /dev/kvm, 8 Go de RAM et une trentaine de gigas de libre. La première installation prend cinq à dix minutes le temps de télécharger l'ISO, et les suivantes sont quasi instantanées.
Il y a également un paquet pour openSUSE, Fedora, Debian, Ubuntu, Arch et NixOS, un AppImage pour les autres. C'est sous licence MIT, et sans aucune télémétrie puisque celle de Windows a été elle-même coupée par défaut. Ah et l'interface du OuinOuin peut être configurée en français.
Par contre, pas d'accélération GPU, ce qui exclut les jeux et la 3D à moins de monter un passthrough à la main. Préférez Wine pour ça...
Si vous avez un serveur Pi-hole à la maison, il a dû vous arriver qu'un site déconne, qu'une image ne charge pas, ou qu'un simple bouton ne réponde plus. Alors pour remédier à ça, vous ouvrez un onglet vers l'admin Pi-hole, vous fouillez dans les requêtes bloquées, vous whitelistez au jugé, puis vous rechargez pour voir si ça marche. Ça prend 30 secondes à chaque fois, ça casse les couilles et ça arrive plus souvent que ce qu'on aimerait...
Mais heureusement, Holeberry met tout ça dans la barre
Si vous avez un serveur Pi-hole à la maison, il a dû vous arriver qu'un site déconne, qu'une image ne charge pas, ou qu'un simple bouton ne réponde plus. Alors pour remédier à ça, vous ouvrez un onglet vers l'admin Pi-hole, vous fouillez dans les requêtes bloquées, vous whitelistez au jugé, puis vous rechargez pour voir si ça marche. Ça prend 30 secondes à chaque fois, ça casse les couilles et ça arrive plus souvent que ce qu'on aimerait...
Mais heureusement, Holeberry met tout ça dans la barre de menus de macOS pour vous faire gagner grave de temps
L'app détecte l'onglet actif de Safari, Chrome ou Firefox et débloque le domaine correspondant en un clic. Comme ça, plus besoin de deviner lequel des quarante domaines bloqués casse la page. Elle affiche aussi les derniers blocages en direct, et permet de couper le filtrage pour une durée choisie, le temps de finir un achat en ligne qui n'aime pas les bloqueurs.
Elle peut aussi gérer deux instances Pi-hole en parallèle avec synchronisation, pratique quand on a un Pi principal et un secondaire qui prend le relais. Les identifiants partent dans la Keychain macOS et pas dans un fichier de conf qui traîne comme ça c'est sécurisé. Et surtout, ça supporte Pi-hole v5 et v6 aussi bien en local qu'à distance.
Si ça vous branche, notez que l'app n'est pas notarisée, donc Gatekeeper va faire la gueule. La commande pour passer outre est indiquée dans le README :
xattr -cr /Applications/Holeberry.app
Mais vous pouvez aussi utiliser
Sentinel
pour faire ça.
Six chercheurs d'UC San Diego et d'Oberlin College ont présenté le 13 août dernier à l'USENIX Security Symposium de Baltimore un implant assez petit qui se branche sur un port de maintenance de la baie électronique d'un Boeing 737 et s'intercale ainsi entre le calculateur de vol et l'écran par lequel les pilotes le programment.
La trappe présente sur l'avion, qui y mène n'a ni serrure ni contrôle d'accès et est accessible depuis le sol, sans échelle. Les chercheurs estiment que ça peut se mettre
Six chercheurs d'UC San Diego et d'Oberlin College ont présenté le 13 août dernier à l'USENIX Security Symposium de Baltimore un implant assez petit qui se branche sur un port de maintenance de la baie électronique d'un Boeing 737 et s'intercale ainsi entre le calculateur de vol et l'écran par lequel les pilotes le programment.
La trappe présente sur l'avion, qui y mène n'a ni serrure ni contrôle d'accès et est accessible depuis le sol, sans échelle. Les chercheurs estiment que ça peut se mettre en place en moins de 60 secondes, ouverture et refermeture comprises. Le boîtier, lui, disparaît sous le capuchon anti-poussière du connecteur.
Hé oui c'est un simple capuchon en plastique qui "protège" l'accès aux commandes de navigation d'un avion de ligne. C'est beau non ?
Ce connecteur donne un accès aux bus ARINC 429 qui transmette les échanges entre le calculateur, le FMC, et le clavier-écran du cockpit, le MCDU. La norme date de 1977 et ne prévoit aucune authentification et comme vous vous en doutez, c'est connu depuis longtemps, même si le plus souvent, les
attaques envisagées sur les systèmes d'un avion
visaient plutôt ses liaisons radio.
Toutefois, se brancher sur le bus ne suffit pourtant pas à le contrôler, puisque les autres équipements continuent d'émettre par-dessus. Sauf que les émetteurs légitimes passent par des résistances de 37,5 ohms qui brident leur courant, alors que le connecteur de maintenance, lui, attaque le bus en direct.
L'implant en profite alors pour pousser plus de courant que l'émetteur d'origine et écraser physiquement son signal. Les chercheurs appellent ça une attaque Bus Driver, et elle donne une interception complète du dialogue sans couper ni
épisser
le moindre fil.
Une fois ce dialogue sous contrôle, le boîtier ajoute un point de passage à la route programmée. Normalement, sur un 737, cette modification doit être confirmée par le pilote, qui appuie sur le bouton EXEC. Mais l'implant, lui, appuie tout seul, l'autopilote change de cap, et comme le voyant du bouton passe par le même bus, il reste éteint. Et comme les pages affichées sont réécrites en live pour montrer encore l'ancienne route, rien à l'écran ne trahit le changement.
Le même mécanisme peut servir aussi à fausser la masse de l'appareil saisie avant le départ, ou la température retenue pour calculer la poussée. Une masse sous-évaluée ou une température trop basse, et le calculateur commande alors une poussée insuffisante au décollage.
Bref, c'est la cata assurée... Et cela vaut pour tous les 737 NG et MAX.
Maintenant, reste à savoir dans quelles conditions cette attaque peut être réalisée. Car jusqu'à présent, tout a été validé mais uniquement sur un banc de vraies pièces de 737 câblées selon les schémas Boeing, et jamais sur un avion en service. Le Wi-Fi est bien intégré au boîtier, mais
le papier
précise que les auteurs n'ont pas pu tester si le signal de la cabine traverse le plancher de la baie.
Boeing a bien sûr été prévenu en avril 2020, et les chercheurs ont rejoué l'attaque avec succès sur le banc d'essai du constructeur en décembre 2023. Ils proposent de boucher ce type de connecteur, ou d'y déplacer les résistances de limitation. Boeing, lui, estime que "les couches de protection en place sur l'avion" limitent déjà "significativement la faisabilité et le risque d'attaques en conditions réelles".
Ouais les gars ont la flemme de sécuriser leur truc on dirait...
Un pirate qui se fait appeler ZeroBytes a revendiqué mercredi, sur un forum fréquenté par les cybercriminels, le vol de près de 680 000 lignes de données extraites d'un outil interne de la Direction générale des Finances publiques. Bercy a confirmé l'intrusion dès le lendemain.
L'attaque ne date pourtant pas d'hier. Elle remonte à la fin juin, au 26 très exactement selon le pirate, et l'administration l'avait détectée puis interrompue à l'époque, sans jamais en toucher un mot publiquement.
Un pirate qui se fait appeler ZeroBytes a revendiqué mercredi, sur un forum fréquenté par les cybercriminels, le vol de près de 680 000 lignes de données extraites d'un outil interne de la Direction générale des Finances publiques. Bercy a confirmé l'intrusion dès le lendemain.
L'attaque ne date pourtant pas d'hier. Elle remonte à la fin juin, au 26 très exactement selon le pirate, et l'administration l'avait détectée puis interrompue à l'époque, sans jamais en toucher un mot publiquement.
Dans le lot, on trouve des noms, des dates de naissance, des adresses et des informations foncières et cadastrales, pour environ 390 000 particuliers et 285 000 professionnels. Les mots de passe et les coordonnées bancaires ne figurent pas parmi les données citées.
ZeroBytes raconte s'être promené de serveur en serveur avant de décrocher un accès VPN, la porte d'entrée à distance du réseau, qui lui a ouvert plusieurs outils internes du fisc. La version officielle parle plus sobrement d'une usurpation d'identité ayant permis un accès illégitime.
Une seconde fuite circule aussi sur les mêmes forums et toucherait environ 2 millions de propriétaires, mais celle-là n'a rien d'officiel pour le moment.
L'ANSSI, le pompier informatique de l'État, enquête, et la CNIL a été prévenue comme la loi l'impose.
Le fisc n'en est pourtant pas à son coup d'essai. Entre fin janvier et mi-février, des pirates avaient déjà consulté frauduleusement 1,2 million de comptes bancaires dans le fichier FICOBA, en utilisant les identifiants compromis d'un agent. Deux intrusions en un an, ça commence à faire beaucoup.
Dans l'immédiat, méfiez-vous des mails, des SMS et des coups de fil qui se réclament des impôts, surtout s'ils alignent vos vraies informations personnelles pour vous mettre en confiance. Une adresse exacte et une date de naissance correcte ne prouvent plus rien du tout.
Reste à savoir quand chacun des 680 000 concernés recevra le petit message l'informant que ses données se baladent dans la nature.
SpaceXAI, la maison d'Elon Musk née de la fusion entre SpaceX et xAI, a mis en ligne mardi la bêta de Grok Bot. L'outil installe des agents IA sur une machine distante qui leur appartient, et ces agents continuent d'avancer sur leurs missions une fois votre ordinateur, même refermé. Vous dormez, eux non.
Un bot garde le contexte de sa tâche pendant des heures et ne vous sollicite que pour valider un envoi ou trancher une décision qui l'a bloqué.
Quand un projet se découpe en plusieurs morceaux,
SpaceXAI, la maison d'Elon Musk née de la fusion entre SpaceX et xAI, a mis en ligne mardi la bêta de Grok Bot. L'outil installe des agents IA sur une machine distante qui leur appartient, et ces agents continuent d'avancer sur leurs missions une fois votre ordinateur, même refermé. Vous dormez, eux non.
Un bot garde le contexte de sa tâche pendant des heures et ne vous sollicite que pour valider un envoi ou trancher une décision qui l'a bloqué.
Quand un projet se découpe en plusieurs morceaux, les bots se le répartissent en discutant entre eux dans une messagerie commune, un peu comme le ferait une petite équipe dans un canal Slack.
Ces agents ouvrent vos applications et vos sites web avec vos propres identifiants, exactement comme vous le feriez au clavier, sans passer par les interfaces officielles que les logiciels s'offrent entre eux. Les agents d'OpenAI, d'Anthropic ou de Google savent déjà faire du travail de bureau, sauf que chez eux vous ouvrez la session vous-même avant de laisser la main. Ici, le bot se débrouille.
La bêta tourne sur Mac, iOS, Windows et Linux. Android suivra.
Il faut par contre y mettre le prix. SuperGrok Heavy coûte 300 dollars par mois, et les abonnés de Cursor, l'éditeur de code boosté à l'IA, y accèdent avec les formules à 120 ou 200 dollars. Aucun tarif en euros n'a été communiqué pour le moment, et les entreprises font la queue sur une liste d'attente.
SpaceXAI a annoncé en juin le rachat d'Anysphere, la maison mère de Cursor, pour 60 milliards de dollars, un record pour une startup. Les régulateurs n'ont pas encore donné leur feu vert, ce qui n'empêche visiblement pas les deux équipes d'avancer main dans la main. Grok 4.6, un modèle conçu pour tenir des tâches longues sans perdre le fil, est d'ailleurs sorti le lendemain de la bêta.
En juillet, Grok Build, l'outil de codage de la même maison, expédiait des dépôts Git entiers vers ses serveurs, avec les clés d'API dedans. Confier l'ensemble de ses comptes à un agent autonome demande du coup beaucoup de confiance.
C'est un usage de l'IA vraiment fascinant qui va clairement se généraliser dans les années à venir, j'ai hâte de voir ce que ça donnera.
Anthropic a annoncé que ses modèles Claude allaient intégrer un filigrane invisible directement dans les textes qu'ils produisent. Vous ne le verrez pas, il ne change ni le sens ni la qualité de la réponse, mais il est là, et il suit le texte au copier-coller.
Anthropic, l'éditeur de Claude et concurrent direct d'OpenAI, a signé le code de bonnes pratiques adossé à l'AI Act, le règlement européen sur l'intelligence artificielle, dont les obligations de transparence s'appliquent depuis le 2 août.
Anthropic a annoncé que ses modèles Claude allaient intégrer un filigrane invisible directement dans les textes qu'ils produisent. Vous ne le verrez pas, il ne change ni le sens ni la qualité de la réponse, mais il est là, et il suit le texte au copier-coller.
Anthropic, l'éditeur de Claude et concurrent direct d'OpenAI, a signé le code de bonnes pratiques adossé à l'AI Act, le règlement européen sur l'intelligence artificielle, dont les obligations de transparence s'appliquent depuis le 2 août. Le texte impose que les contenus générés par IA soient identifiables par une machine.
Google, Meta, Microsoft, OpenAI ou encore Synthesia ont signé le même document. Anthropic va plus loin que le minimum demandé, puisque son marquage sera déployé partout dans le monde, et pas seulement en Europe.
Dans la pratique, les modèles lancés dans l'Union européenne à partir du 2 août embarquent le marquage dès leur sortie, et les plus anciens y passeront ensuite, sans calendrier précis. Le filigrane s'appliquera sur le site de Claude, dans l'API, dans Claude Code et jusque dans les versions hébergées chez Amazon, Google et Microsoft.
Anthropic ne détaille pas sa recette. Les filigranes de texte qu'on connaît déjà, le SynthID de Google par exemple, biaisent discrètement le choix des mots pendant la génération, et le motif statistique qui en ressort ne se voit pas à l'œil nu mais se retrouve avec le bon détecteur. La marque survit au copier-coller. Pour la faire sauter, il faudrait réécrire le texte en profondeur, et encore, Anthropic admet ne pas savoir où placer le curseur.
Les images et les fichiers y auront droit aussi, via des métadonnées signées au standard C2PA que les fabricants d'appareils photo utilisent déjà pour tracer l'origine d'un cliché.
La marque signale en fait qu'un texte est passé entre les mains de Claude, sans rien dire de qui tenait le stylo au départ. Votre propre prose, confiée au robot pour une simple relecture ou une traduction, ressortira du coup tatouée pareil qu'un texte généré de bout en bout. Anthropic le reconnaît direct.
Sur les réseaux, l'accueil est un peu agacé, pas mal d'utilisateurs digérant mal l'idée d'une signature cachée glissée dans leurs documents de travail.
OpenAI a signé le même code de bonnes pratiques et marque déjà ses images, ses vidéos et son audio depuis fin juillet. Pour les textes de ChatGPT, rien pour le moment, mais ça viendra peut-être.
Je suis trop content, le numéro d'août du
magazine officiel Raspberry Pi
est sorti avec un dossier spécial cyberdeck en couverture, et ses 132 pages sont téléchargeables gratuitement en PDF.
Un cyberdeck, si ça ne vous dit rien, c'est un ordinateur portable bricolé à la main. Petit écran, clavier physique, look cyberpunk assumé. On fabrique la
Je suis trop content, le numéro d'août du
magazine officiel Raspberry Pi
est sorti avec un dossier spécial cyberdeck en couverture, et ses 132 pages sont téléchargeables gratuitement en PDF.
Un cyberdeck, si ça ne vous dit rien, c'est un ordinateur portable bricolé à la main. Petit écran, clavier physique, look cyberpunk assumé. On fabrique la machine que le commerce ne vend pas, pour un usage qui n'appartient qu'à soi.
J'en ai déjà montré un
y'a pas longtemps, même si faut encore voir ce que ça donne une fois posé sur un bureau.
Le dossier de Raspberry Pi Magazine en aligne une dizaine. Un Amstrad PPC 640 de 1987 vidé de ses entrailles pour loger un Raspberry Pi 3 et une appli de narration qui se déclenche à l'insertion d'une disquette. Une machine à écrire Smith Corona de 1989 refaite à neuf autour d'un Raspberry Pi 4. Un sac à dos qui trimballe un labo mobile, radio logicielle et outils Kali Linux...etc. Y'a de quoi faire !
On y croise aussi un
Hackberry Pi
monté en outil de pentest, une pochette rose façon clutch avec un Pi Model A+, et le PiDex Doomsday Companion, caisse étanche à panneau solaire qui embarque Wikipedia sur clé USB.
Vient ensuite le montage pas à pas. Brian Corteil y déroule la construction d'une machine logée dans une
valise étanche de type Pelican
(lien affilié), avec un Raspberry Pi 5, un écran tactile 7 pouces, un clavier Bluetooth, une carte son USB et une batterie LiPo protégée par un fusible.
Et rassurez-vous, le tuto ne se contente pas d'aligner des références à commander sur Amazon... Non, il détaille même le calcul d'alimentation à faire à la main, I = P/V, soit 28 W et environ 5,6 A pour un Pi 5 et son écran à pleine luminosité. Il conseille également de prototyper en carton votre cyberdeck avant de vous lancer dans la CAO, et préfère un power bank au LiPo pour ceux qui ne veulent pas jouer avec les batteries (BOUM !).
Pour récupérer le fichier PDF du magazine, le lien passe d'abord par une page de don. Si vous êtes un gros radin, le bouton
No thanks, take me to the free PDF
déclenchera quand même le téléchargement sans compte ni adresse mail. C'est en anglais bien sûr et pour ceux qui aiment le toucher du papier, l'édition physique coûte 7,99 livres.
Ah et le contenu est sous licence Creative Commons BY-NC-SA 3.0, sauf mention contraire. Amusez-vous bien !!
Hé oui, ENCORE LUI !!
Jonathan Blow, le développeur de Braid et de The Witness, a annoncé hier (le 12 août) sur X qu'il laissait tomber VLC... La raison c'est 33 putain de secondes d'attente entre un clic sur un fichier MP3 et le début de la lecture, sous Windows (évidement). C'est vrai qu'une demi-minute pour lancer un son sur une machine récente, c'est abusé ! Du coup, il est repassé au bon vieux lecteur multimédia de Microsoft.
Son point de vue c'est que "tout un secteur du logiciel open sour
Jonathan Blow, le développeur de Braid et de The Witness, a annoncé hier (le 12 août) sur X qu'il laissait tomber VLC... La raison c'est 33 putain de secondes d'attente entre un clic sur un fichier MP3 et le début de la lecture, sous Windows (évidement). C'est vrai qu'une demi-minute pour lancer un son sur une machine récente, c'est abusé ! Du coup, il est repassé au bon vieux lecteur multimédia de Microsoft.
Son point de vue c'est que "tout un secteur du logiciel open source est dans un état franchement embarrassant" dès qu'il s'agit de tourner Windows. Je peux pas lui donner tord, c'est vrai que le ralentissement est réel sous Windows 11, sans qu'on sache vraiment pourquoi...
Mais heureusement,
la réponse de VideoLAN
ne s'est pas faite attendre et a replacer correctement le débat. Pour l'équipe de VLC, la lenteur vient d'un bug de Microsoft Defender arrivé avec une mise à jour de Windows 11, qui a mis le cache de plugins de VLC en quarantaine. L'antivirus maison de Windows a donc classé comme suspect, puis mis de côté, un fichier que VLC génère lui-même. VideoLAN écrit qu'il s'est retrouvé là "comme par magie".
Pour remettre VLC d'aplomb, VideoLAN propose donc de réinstaller le logiciel ou de régénérer ce cache. Mais pas besoin d'aller jusqu'à la réinstallation, puisque l'installeur Windows officiel dispose déjà d'un raccourci qu'il faut dans le dossier VideoLAN du menu Démarrer, "VLC media player - reset preferences and cache files".
Ce raccourci lance vlc.exe avec les deux options de remise à zéro, la configuration et le cache de plugins, puis referme aussitôt le lecteur. Ça devrait faire le taf même si attention, vos préférences partent aux chiottes avec le reste, donc si vous avez bricolé vos réglages de sortie audio, vos raccourcis clavier ou vos sous-titres, vous les perdrez. Mais ensuite, le cache, lui, se reconstruira au lancement suivant.
Après régénérer le cache n'empêche pas Defender de le rechoper par la suite. L'autre option, c'est donc d'exclure une bonne fois pour toutes vlc.exe de la liste d'analyse de l'antivirus.
Bref, ce genre de faux positif n'est pas nouveau chez Windows Defender, qui y'a pas longtemps a même pris des certificats DigiCert pour un cheval de Troie, sans parler des
ISO Linux qui se font flagger régulièrement
.
Voilà, hormis la comm de VLC pour le moment, personne n'a encore publié de détails techniques, et Microsoft n'a rien dit.
ShieldBreak est un nouvel exploit qui vise l'antivirus livré avec Windows. Cela permet à un compte utilisateur limité de passer SYSTEM sur un Windows entièrement à jour, grâce notamment à Windows Defender qui lui sert de marchepied.
Le chercheur Nightmare Eclipse a sorti le code de son exploit en public y'a 2 jours, quelques heures après un Patch Tuesday qui corrigeait plus de 400 failles. Mais pas celle-ci évidemment... Une machine parfaitement à jour reste donc exposée.
Kevin Beaumont, ancien
ShieldBreak est un nouvel exploit qui vise l'antivirus livré avec Windows. Cela permet à un compte utilisateur limité de passer SYSTEM sur un Windows entièrement à jour, grâce notamment à Windows Defender qui lui sert de marchepied.
Le chercheur Nightmare Eclipse a sorti le code de son exploit en public y'a 2 jours, quelques heures après un Patch Tuesday qui corrigeait plus de 400 failles. Mais pas celle-ci évidemment... Une machine parfaitement à jour reste donc exposée.
Kevin Beaumont, ancien de chez Microsoft, a testé l'exploit et confirme qu'il fonctionne sur un Windows 11 à jour. Sa lecture technique, en revanche, diffère de celle du chercheur. Nightmare Eclipse présente ShieldBreak comme un contournement complet du correctif de RoguePlanet, sa faille précédente, alors que Beaumont souligne que les deux reposent sur des mécanismes très différents.
L'attaque réclame un accès local et l'exécution du programme, elle ne s'attrape pas en visitant une page web. Elle a été testée sur Windows 11 25H2 et Windows Server 2025, Windows 10 étant déclaré vulnérable sans être pris en charge par le code publié. Et il faut que Defender soit activé pour que ça marche.
Cette publication sans préavis n'arrive pas de nulle part. En mai, Microsoft a publié
un billet
qualifiant d'injustifiables les divulgations non coordonnées qui mettent du code d'exploitation entre les mains d'acteurs malveillants, en rappelant que sa Digital Crimes Unit continuerait à poursuivre ces acteurs. Le texte ne visait pas nommément les chercheurs. Le milieu de la sécurité l'a quand même reçu comme une menace.
Microsoft a fait ensuite machine arrière sur les réseaux sociaux, en assurant ne pas vouloir s'en prendre à ceux qui publient de la recherche. Le billet d'origine, lui, est toujours en ligne et les publications n'ont pas ralenti pour autant : une dizaine de zero-days Windows depuis avril, dont
BlueHammer
et
GreatXML
dont je vous ai déjà parlé.
Microsoft dit avoir connaissance de la vulnérabilité signalée et enquêter sur la validité des affirmations mais pour le moment, la faille n'a même pas d'identifiant CVE à elle, et reste rattachée au correctif qu'elle est censée contourner. Bref, si ça vous fait flipper comme faille, désolé, il n'y a rien à installer pour l'instant pour fixer le problème.
En attendant, Beaumont a mis en ligne
des requêtes de "chasse"
pour Defender for Endpoint qui repèrent quand un processus étranger à Defender charge ses bibliothèques, ou qu'un processus non validé charge celles de l'API Cloud Filter. Tout ça via le même processus.
Mais c'est de la détection, et pas un correctif...
Sachez-le, les amigos, je reprendrai
mes lives Twitch
début septembre, parce que là j'ai pas vraiment le temps et qu'il fait trop trop chaud. Mais ça ne m'empêche pas de surveiller ce qui s'y passe... Car pendant que la chaîne dort, faut savoir que Twitch a ajouté un réglage que personne n'a demandé comme d'hab : une case qui autorise Amazon à entraîner ses modèles d'IA générative sur le contenu de votre chaîne. Et bien sûr, comme d'hab, c'est coché par défaut.
L'annonce n'est pa
Sachez-le, les amigos, je reprendrai
mes lives Twitch
début septembre, parce que là j'ai pas vraiment le temps et qu'il fait trop trop chaud. Mais ça ne m'empêche pas de surveiller ce qui s'y passe... Car pendant que la chaîne dort, faut savoir que Twitch a ajouté un réglage que personne n'a demandé comme d'hab : une case qui autorise Amazon à entraîner ses modèles d'IA générative sur le contenu de votre chaîne. Et bien sûr, comme d'hab, c'est coché par défaut.
L'annonce n'est pas passée par le blog officiel mais discrètement via un message du compte Twitch Support sur X, le 12 août, pour expliquer qu'on peut désormais refuser ça. Donc si vous ne faites rien, vous avez déjà accepté...
Alors c'est pas très très nouveau cette histoire d'entraîner des IA avec le contenu des streams puisque
dès 2024
, lors d'un événement organisé par The Information, les journalistes demandaient à Mike Minton, alors directeur de la monétisation de Twitch, si Amazon se servait de la plateforme pour entraîner ses modèles. Et sa réponse c'était "Ouais, carrément."
Il précisait quand même que ça se faisait "dans les limites de la confiance des utilisateurs et des réglementations sur la vie privée" et depuis Minton est passé directeur produit, et c'est lui qui a "justifié" en direct la case cochée d'office en expliquant que "* Si c'était en opt-in, personne ne cocherait.*" Au moins c'est clair... J'sais pas si l'IA Act Européen a tenu compte de ce genre de chose mais visiblement, ça ne les concerne pas trop.
Voilà, ce réglage est visible sur tous les comptes, que vous streamiez tous les soirs ou que vous n'allumiez jamais votre webcam. Il couvre vos streams, vos VODs, vos clips, le chat de votre chaîne, ses images et ses textes. Twitch donne comme exemple d'usage, votre voix, qui peut affiner des modèles de reconnaissance vocale réutilisés bien au-delà de la plateforme. Bref, encore un endroit où il est nécessaire de
reprendre la main sur ses données
.
Décocher la case
Direction
twitch.tv/settings/security
, la page Sécurité et confidentialité de votre compte. Descendez jusqu'à la section Privacy, tout en bas : le réglage s'appelle "Training for Generative AI". Basculez-le sur off et votre contenu sort du périmètre d'entraînement.
Voilà c'est tout.
Il y a aussi un petit détail que
la FAQ de Twitch
glisse discrètos... Quand vous écrivez dans le chat d'une autre chaîne, c'est le réglage de cette chaîne qui décide du sort de vos messages, et pas le vôtre. Vous pouvez donc avoir tout coupé chez vous et nourrir quand même l'entraînement IA, ailleurs. Et c'est pareil dans l'autre sens. Ce que vos viewers tapent chez vous suit votre réglage à vous, donc si vous respectez vos viewers, vaut mieux décocher cette case.
Après le refus ne coupe ni AutoMod ni les sous-titres automatiques, qui tournent sans nourrir de modèle génératif et surtout il ne remonte pas le temps puisque ce qui a déjà servi à entraîner l'IA par le passé y restera. Snif.
-- Article en partenariat
avec Surfshark
--
Vous croyez que votre identité vous appartient ? Pffff, noob. Qu'elle est en sécurité parce que vous avez un mot de passe compliqué et que vous ne cliquez pas sur les liens suspects ? Re pffff. Détrompez-vous. En 2024, les cybercriminels ont réussi à extorquer 12,5 milliards de dollars aux consommateurs américains, une hausse de 25% en seulement un an (bon c'est des Américains, mais quand même). Et l'IA est le principal coupable.
O
Vous croyez que votre identité vous appartient ? Pffff, noob. Qu'elle est en sécurité parce que vous avez un mot de passe compliqué et que vous ne cliquez pas sur les liens suspects ? Re pffff. Détrompez-vous. En 2024, les cybercriminels ont réussi à extorquer 12,5 milliards de dollars aux consommateurs américains, une hausse de 25% en seulement un an (bon c'est des Américains, mais quand même). Et l'IA est le principal coupable.
Oui, l'intelligence artificielle. Cette merveille qui vous aide à rédiger vos mails et à générer des images de chats cosmonautes, c'est aussi l'outil préféré des escrocs pour vous voler votre identité. Et ils sont devenus sacrément bons.
Deepfakes : votre patron vous demande de virer 25 millions
Petite mise en situation réelle (les noms ont été changés pour protéger les victimes comme ils disent à la télé). Vous êtes employé dans une boîte à Hong Kong. Vous recevez un mail du CFO basé à Londres qui vous demande de faire un virement urgent de 25 millions de dollars. Vous vous connectez à une visioconférence. Le CFO est là, vos collègues aussi. Ils discutent, ils répondent à vos questions, tout semble normal. Vous validez le virement.
Sauf que personne n'était réel (sauf vous, peut-être ... on vit dans une simulation il parait). Tous les participants étaient des deepfakes générés par IA. Des visages, des voix, des gestes ... le tout est créé à partir de vidéos publiques trouvées sur le net. La boîte a perdu 25 millions. Vous avez perdu votre job. L'IA s'en fout, elle n'a pas de sentiments.
Ce n'est pas un scénario de film. C'est arrivé en 2024. Et ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres. Des deepfakes d'Elon Musk qui promeuvent des arnaques crypto, des faux appels vocaux de "membres de votre famille" en détresse qui vous demandent de l'argent, des vidéos de Taylor Swift qui offrent des batteries de cuisine en échange de vos coordonnées bancaires. & co. L'IA a rendu l'imposture parfaite.
L'IA, la boite à outils de l'arnaque
Les cybercriminels utilisent l'IA à toutes les étapes du vol d'identité :
Le clonage vocal. Avec seulement quelques secondes d'audio (merci vos stories Instagram), l'IA peut reproduire votre voix à la perfection. Plus d'un quart des gens ont été ciblés par des arnaques au clonage vocal. Votre mère reçoit un appel de "vous" en larmes, vous avez besoin de 5 000€ tout de suite. Elle envoie. C'était pas vous. Bye bye votre héritage lol.
Le phishing généré par IA. Fini les mails avec des fautes d'orthographe et des traductions Google Translate. Les LLM comme ChatGPT écrivent des messages parfaitement structurés, personnalisés avec vos données scrapées sur LinkedIn, Facebook, et je ne sais quoi. 40% des emails de phishing ciblant les entreprises sont désormais générés par IA. Ils sont indétectables (pas tous, mais ça viendra assez vite).
Les documents synthétiques. Besoin d'un faux relevé bancaire, d'une fausse carte d'identité, d'un contrat bidon ? L'IA le génère en quelques secondes. Les fraudeurs créent des identités entièrement fictives (le fameux synthetic identity fraud) en mélangeant des données réelles (souvent le numéro de sécu d'un enfant ou d'un défunt) avec des infos inventées. Le crime à l'identité synthétique coûte déjà 6 milliards de dollars par an aux prêteurs américains.
Le cracking de mots de passe : PassGAN, un outil IA, a cracké 51% des mots de passe en moins d'une minute, 81% en moins d'un mois. Votre "MotDePasse123!" ne résiste même pas le temps de faire un café.
Le spyware boosté à l'IA. Les malwares espions sont devenus plus intelligents. Ils évitent la détection, ciblent les infos sensibles avec précision, et les menaces de spyware mobile ont doublé ces derniers mois. Vous cliquez sur une pub, vous installez une app, et paf, tout ce que vous tapez est enregistré et envoyé à un mec dans un bunker.
Et vous, vous faites quoi face à ça ?
Vous ne pouvez pas empêcher les deepfakes d'exister. Vous ne pouvez pas empêcher les data brokers de vendre vos infos. Mais vous pouvez limiter ce que les escrocs connaissent de vous. Et c'est là
qu'un VPN comme Surfshark
entre en jeu.
Pas n'importe lequel. Un VPN qui comprend que la vie privée, c'est pas juste cacher votre IP. C'est surtout réduire votre empreinte numérique globale. Pas juste un VPN, un bouclier contre le vol d'identité.
Surfshark, c'est pas qu'un tunnel chiffré. C'est une boîte à outils de privacy qui attaque le problème du vol d'identité sous plusieurs angles :
Vous devez créer un compte sur un site douteux ? Vous réservez un hôtel sur une plateforme que vous ne connaissez pas ? Alternative ID génère une identité complète (nom, prénom, adresse, email, numéro de téléphone virtuel) que vous utilisez à la place de la vôtre. Les emails arrivent dans votre vraie boîte, mais l'expéditeur ne sait pas qui vous êtes réellement. Fini les fuites de données qui mènent directement à vous.
Vos données traînent partout. Des centaines de sites revendent votre nom, votre adresse, votre numéro, votre historique d'achats. Incogni, inclus dans le pack Surfshark One+, contacte automatiquement ces agrégateurs de données et demande la suppression de vos infos. Vous n'avez rien à faire. C'est comme avoir un avocat de la privacy qui travaille 24/7 pour vous.
CleanWeb
: bloquer les trackers avant qu'ils ne vous profilent
Chaque site que vous visitez vous traque. Chaque pub vous profile. CleanWeb bloque les trackers, les pubs et les malwares au niveau DNS. Moins de données collectées = moins de matière première pour les IA des escrocs. C'est simple.
Chiffrement post-quantique : parce que demain, c'est maintenant
Surfshark a intégré le chiffrement post-quantique dans son protocole Dausos. Pourquoi ? Parce que dans quelques années, les ordinateurs quantiques pourront casser les chiffrements actuels comme du verre. Surfshark s'y prépare déjà. Vos données d'aujourd'hui ne seront pas déchiffrables demain. C'est de la vision. Ou de la paranoïa. Les deux se valent en cybersécurité.
Le VPN de base : cacher votre IP, cacher votre localisation
Le cœur du métier. Votre vraie IP est masquée, votre trafic est chiffré en AES-256-GCM, votre FAI ne sait pas ce que vous faites. Sur un WiFi public, dans un hôtel, à l'aéroport, là où les attaques sont les plus fréquentes, vous êtes protégé. Même si un mec sniff le réseau, il ne verra que du chiffré.
Surfshark Nexus : changer d'IP toutes les 5 minutes
Avec Rotating IP, votre adresse change automatiquement toutes les 5 minutes sans coupure. Les sites ne peuvent pas vous tracker à long terme. Les data brokers ne peuvent pas corréler vos sessions. C'est comme changer de costume toutes les 5 minutes dans une foule.
Antiscam Hub : tous les outils anti-arnaque dans le même écran
C'est la nouveauté maison, sortie en mai dernier. Au lieu d'aller pêcher chaque fonction dans un recoin différent de l'application, tout est réuni au même endroit : email masqué, numéro de téléphone alternatif, surveillance du dark web qui vous prévient quand vos données fuitent, blocage des sites malveillants et couverture en cas de vol d'identité. Sur le seul mois écoulé, Surfshark dit avoir bloqué près de 1,2 million de nouveaux sites de phishing et de malwares. Le Hub est encore en test sur iOS, les autres plateformes suivront.
Les chiffres qui font peur
Plus de 40% de la fraude dans le secteur financier est désormais pilotée par l'IA.
60% des consommateurs ont vu un deepfake entre 2023 et 2024.
48% des Américains estiment que l'IA les a rendus moins capables de repérer les arnaques.
1 deepfake sur 15 tentatives de fraude dans le secteur financier, une augmentation de 2 100% depuis l'adoption généralisée de l'IA générative.
76% d'augmentation des attaques de prise de contrôle de compte, 105% pour les fraudes de prise de contrôle de ligne téléphonique.
L'IA a transformé le vol d'identité en industrie. Ce n'est plus le petit escroc dans son garage. Ce sont des organisations structurées, avec des outils IA à la pointe, qui opèrent à l'échelle mondiale.
Je répète pour ceux du fond : vous ne pouvez pas arrêter l'IA. Vous ne pouvez pas arrêter les deepfakes. Vous ne pouvez pas empêcher les data brokers de vendre vos infos. Mais vous pouvez réduire votre surface d'attaque. Méfiez-vous de l'appel de votre "mère" qui vous demande de l'argent. Comme ça même si c'est vrai, vous avez une bonne raison de refuser et de garder votre argent (rooooh faites pas ça, faut toujours aider sa maman hein).
Un VPN, avec ses fonctionnalités de privacy avancées ne vous rend pas invincible. Mais il rend la vie des escrocs bien plus compliquée. Et, en 2026 et au-delà, chaque couche de protection compte. Votre identité est votre bien le plus précieux. Ne la laissez pas finir sur un dark web market, vendue au prix d'un sandwich. Surtout que vous pouvez vous protéger pour moins cher que ce sandwich, moins de 3€/mois TTC (80.63€ au total pour 2 ans + 3 mois offerts + 1 semaine d'essai gratuit).
Depuis ce printemps, sachez qu'un git clone ordinaire peut maintenant récupérer un dépôt qui n'existe sur aucun serveur spécifique. En fait, le code est stocké dans Freenet, le réseau pair-à-pair qu'Ian Clarke a relancé en mars. Et comme y'a plus d'hébergeur, bah y'a plus personne pour fermer un compte ou shooter le dépôt.
Car Git est décentralisé depuis toujours et fonctionne très bien comme ça, puisque chaque clone contient l'historique complet, ce qui permet à 2 clones de se synchroniser dire
Depuis ce printemps, sachez qu'un git clone ordinaire peut maintenant récupérer un dépôt qui n'existe sur aucun serveur spécifique. En fait, le code est stocké dans Freenet, le réseau pair-à-pair qu'Ian Clarke a relancé en mars. Et comme y'a plus d'hébergeur, bah y'a plus personne pour fermer un compte ou shooter le dépôt.
Car Git est décentralisé depuis toujours et fonctionne très bien comme ça, puisque chaque clone contient l'historique complet, ce qui permet à 2 clones de se synchroniser directement. Ce qui lui manquait par contre, c'était l'hébergement, et c'est là-dessus que les forges que nous connaissons, Github en tête, sont venues capitaliser. Y'a bien des initiatives comme
Grasp qui essaie d'en sortir grâce au protocole Nostr
mais
freenet-git
lui range carrément le dépôt dans un contrat que les nœuds recopient, et se publie lui-même à l'adresse freenet::99TmCayXn6Tm/freenet-git.
Cloner ou publier du code exige donc le paquet freenet-git et un nœud qui tourne sur votre machine, ce qui fait qu'on ne supprime pas vraiment le serveur, mais on le ramène juste chez soi.
Le socle compte plus que l'application dans cette présentation. Les contrats et les delegates forment la couche où une app tourne sans backend, et quatre tournent déjà dessus : River pour le chat de groupe, Delta pour les sites, Atlas pour la recherche, et freenet-git pour le code. Mail, Raven et Harvest existent aussi, à un stade plus jeune.
L'adresse du dépôt sort des 12 premiers caractères de la clé publique de son propriétaire, et à ce stade expérimental, lui seul peut pousser dedans. Y'a pas non plus de pull requests, ni d'issues puisque c'est le modèle du noyau Linux d'avant les forges, où chacun publie son clone et le mainteneur vient y piocher ce qui l'intéresse.
Reste le plus dur maintenant, retrouver un dépôt.
Car sans annuaire, un nœud doit deviner lequel de ses voisins mettra le moins de temps à trouver ce qu'on lui demande. Le réseau traite ça comme un problème d'apprentissage et parie sur le bon voisin à partir des requêtes passées grâce à Renegade, une bibliothèque open source sortie en 2021, capable de faire ce calcul.
Installer freenet-git
Il faut une chaîne Rust, et ~/.cargo/bin doit être dans votre PATH. Les installeurs du nœud sont sur freenet.org/quickstart.
curl --proto '=https' --tlsv1.2 -sSf https://sh.rustup.rs | sh
Rust n'entre dans le PATH qu'au shell suivant, donc ouvrez un nouveau terminal avant la commande d'après. Elle dépose deux binaires, freenet-git et le remote helper que Git appellera tout seul.
cargo install freenet-git
Cloner un dépôt qui existe déjà
Aucune identité n'est nécessaire pour lire. La bibliothèque standard de Freenet fait un bon test, elle porte son historique complet et ses tags.
git clone freenet::96rknpy1GYhZ/freenet-stdlib
Publier le vôtre
C'est create qui publie réellement le contrat. Il affiche PUT confirmed by host et l'adresse du dépôt, dont le préfixe se recopie dans le remote. La phrase de passe voyage par une variable d'environnement parce que Git garde la main sur l'entrée standard durant le push.
Et voilà ! Avec ça vous pouvez faire du vrai git décentralisé même si la vraie limite est ailleurs...
En effet, les nœuds gardent en cache ce qu'on leur réclame et évacuent le reste, donc un dépôt que personne ne clone finit au bout d'un moment par ne plus être clonable. Et ça c'est dommage... C'est pourquoi une commande (rescue), le remet en circulation depuis une machine qui a encore les données. Le projet ne présente toutefois pas ça comme un bug, mais comme son modèle de durabilité actuel.
Mais autant le savoir avant d'y déposer votre code.
Vous rentrez de soirée à moitié bourré, vous ouvrez Paramètres, Applications, Applications installées, et vous cherchez OneDrive Photos pour le virer... Mais il n'y est pas ! Rassurez-vous, ce n'est pas à cause des effets de l'alcool car l'application est pourtant bien sur la machine, avec son icône moche dans le menu Démarrer et son interface photo qui s'ouvre très bien quand on clique dessus... ALORS POURQUOI NE PEUT ON PAS VIRER CETTE COCHONNERIE ???
Hé bien Microsoft a reconnu avoir distribu
Vous rentrez de soirée à moitié bourré, vous ouvrez Paramètres, Applications, Applications installées, et vous cherchez OneDrive Photos pour le virer... Mais il n'y est pas ! Rassurez-vous, ce n'est pas à cause des effets de l'alcool car l'application est pourtant bien sur la machine, avec son icône moche dans le menu Démarrer et son interface photo qui s'ouvre très bien quand on clique dessus... ALORS POURQUOI NE PEUT ON PAS VIRER CETTE COCHONNERIE ???
Hé bien Microsoft a reconnu avoir distribué cette nouvelle interface "photo" plus largement que prévu sur Windows 11 sans anticiper que des gens auraient envie de le virer. Le déploiement était involontaire, mais le résultat est quand même arrivé sur votre disque et vu la
réputation de OneDrive côté dark patterns
, l'envie de nettoyer tout de suite se comprend...
Mais rassurez-vous, je vais vous aider !
Étape 1 - Trouver ce qui est réellement installé
OneDrive Photos n'est pas une application séparée, c'est le binaire OneDrive.App.exe livré à l'intérieur du client de synchronisation OneDrive.
Voilà pourquoi Windows ne lui donne aucune entrée de désinstallation.
Son emplacement dépend en réalité du mode d'installation du client. En installation par utilisateur, il atterrit dans votre profil. En installation pour toute la machine, il va dans Program Files. Cette commande ci-dessous teste donc les deux et affiche la version trouvée.
Ce que Windows vous laisse supprimer facilement par contre, ce sont les raccourcis. Ils se posent au niveau de la machine et dans votre profil, donc menu Démarrer et bureau. Par contre, ouvrez PowerShell en administrateur sinon, vous ne pourrez pas les virer.
Le script affiche alors chaque raccourci retiré. Tapez ensuite "OneDrive Photos" dans le menu Démarrer, et vous verrez plus rien ne remonte.
Pourquoi ça ne suffit pas ?
Mais vous l'avez compris, le binaire, lui, n'a pas bougé. Vous avez nettoyé le point d'entrée, mais pas désinstallé l'application. Un double-clic sur OneDrive.App.exe rouvrira l'interface photo comme avant, et une mise à jour du client peut très bien rétablir le raccourci...
Et non, il n'existe aucune clé de registre ni stratégie de groupe pour bloquer proprement cette application, même sur un parc géré. Pas d'interrupteur à débrancher comme avec
RemoveWindowsAI face à Copilot
. Les scripts qui circulent suppriment des .lnk, rien d'autre.
Alors comment on fait ? Hé bien on passe à l'étape 3 !
Étape 3 - Retirer OneDrive en entier
Car la seule suppression réelle aujourd'hui, c'est de désinstaller le client OneDrive en entier, ce qui n'a de sens que si vous ne vous en servez pas. Le dossier d'installation part avec, donc le binaire photo aussi. Avant de lancer quoi que ce soit, si vous utilisez les fichiers à la demande, faites donc un clic droit sur les dossiers qui comptent et cochez "Toujours conserver sur cet appareil".
winget uninstall --id Microsoft.OneDrive
Le même résultat s'obtient depuis Paramètres > Applications installées > Microsoft OneDrive > Désinstaller. La synchronisation locale s'arrête là, mais vos données restent en ligne et rien n'est supprimé côté Microsoft.
Pour vérifier le résultat, relancez alors la commande de l'étape 1. Plus aucun chemin affiché, le binaire a quitté les emplacements contrôlés. Si un chemin encore là, c'est qu'un client OneDrive traîne toujours, souvent dans un autre profil utilisateur.
Ensuite, pour revenir en arrière, il faudra réinstaller OneDrive depuis le site officiel de Microsoft. Mais si la synchro de vos fichiers revient, sachez que l'interface photo aussi. Les deux voyagent ensemble comme des bro incels soudés à la vie à la mort.
Alors que faire ?
Hé bien faudra attendre septembre..
Car oui, youpi, Microsoft annonce pour septembre 2026 un contrôle qui retirera OneDrive Photos seul, sans couper la synchronisation. Donc si vous tenez à OneDrive, attendre quelques semaines vous coûtera moins cher qu'une désinstallation complète.
Je m'intéresse à la sécurité mobile depuis un paquet d'années, et cette attaque-là, je ne l'avais jamais vue. Le point de départ n'est ni le réseau, ni un SMS piégé, ni une appli vérolée. C'est la carte SIM elle-même ! En effet, des
chercheurs
de l'université de Birmingham et de Fuzzware lui ont fait donner des ordres au modem qui l'héberge.
Le mécanisme s'appelle RUN AT et c'est une commande proactive puisque la carte ne se contente pas de répondre à l'appareil, mais elle lui de
Je m'intéresse à la sécurité mobile depuis un paquet d'années, et cette attaque-là, je ne l'avais jamais vue. Le point de départ n'est ni le réseau, ni un SMS piégé, ni une appli vérolée. C'est la carte SIM elle-même ! En effet, des
chercheurs
de l'université de Birmingham et de Fuzzware lui ont fait donner des ordres au modem qui l'héberge.
Le mécanisme s'appelle RUN AT et c'est une commande proactive puisque la carte ne se contente pas de répondre à l'appareil, mais elle lui demande aussi d'exécuter une commande AT. C'est
ce même langage
qui pilote les modems depuis le Hayes Smartmodem de 1981 donc autant dire qu'on a là, une vraie console générique dispo sur un bout de plastique.
Et sur une borne de recharge Autel, ça donne tout simplement une exécution de code. Le module Quectel qui l'équipe, fait passer le texte reçu dans un appel shell, avec une liste noire de caractères censée bloquer les échappements. Mais un simple retour à la ligne passe au travers... Et voilà comment 2 étapes plus loin, les chercheurs sont parvenus à faire tourner leur propre code, piloté depuis la SIM. Décidément, les
bornes de recharge collectionnent les mauvaises surprises
.
Autre exemple sur un smartphone OPPO Reno 14 F 5G, où une seule commande coince le téléphone en 2G... Son propriétaire ne peut alors plus revenir en arrière : ni le mode avion, ni la sélection manuelle du réseau, ni la désactivation de la SIM dans les réglages ne permet de restaurer de la 5G ou de la 4G. Or la 2G n'a pas d'authentification mutuelle, donc une
fausse antenne
redevient un facteur de risque sur ce genre de matos récent. Deux autres commandes éteignent même le téléphone ou tuent son modem.
Reste la condition d'entrée, et elle est lourde : la carte doit déjà être hostile. Cela passe au choix par un échange physique, un interposeur glissé sous la puce, un opérateur compromis, ou du sabotage en usine... Mais surtout, rien là-dedans n'exploite de bug exotique. En fait, cette capacité est écrite dans les spécifications cellulaires, ce qui fait dire au chercheur Marius Muench que ces attaques sont conformes au standard.
Maintenant sur votre téléphone perso, le scénario d'une telle attaque reste assez serré. Mais sur un boîtier 4G oublié dans un local technique, beaucoup moins. Sur 26 appareils testés, 9 exposent l'interface, dont 6 modems IoT sur 8, contre 3 téléphones sur 18. Par contre, ni iPhone ni Pixel ne sont faillibles et Qualcomm a préparé une configuration durcie qui la coupe par défaut. De son côté, Quectel travaille encore dessus...
Bref, si vous exploitez des équipements cellulaires sur le terrain, une seule question au fournisseur du module suffit : RUN AT est-il activé, et peut-on le couper ? Notez qu'aucune attaque de ce type n'a été signalée pour le moment.
Dans la série "les gens qui assurent notre sécurité n'ont pas fait leur job jusqu'au bout", voici une chouette histoire de caméras montées sur les drones navals de la Royal Navy qui, ÉVIDEMMENT, envoyaient des signaux vers une adresse IP située en Chine. Et cette découverte ne vient pas d'une opération de contre-espionnage mais d'une simple évaluation de vulnérabilité de routine, menée par le ministère de la Défense britannique sur son propre matériel.
Ces caméras sont celles qui équipent les K3
Dans la série "les gens qui assurent notre sécurité n'ont pas fait leur job jusqu'au bout", voici une chouette histoire de caméras montées sur les drones navals de la Royal Navy qui, ÉVIDEMMENT, envoyaient des signaux vers une adresse IP située en Chine. Et cette découverte ne vient pas d'une opération de contre-espionnage mais d'une simple évaluation de vulnérabilité de routine, menée par le ministère de la Défense britannique sur son propre matériel.
Ces caméras sont celles qui équipent les K3 Scout, des bateaux sans équipage que la Royal Navy et les Royal Marines utilisent pour la surveillance et la protection de force.
Et le signal en question porte un nom que tout le monde connaît en domotique : un heartbeat. C'est le ping le plus banal qui existe, celui qui dit "je suis en ligne, je fonctionne" et rien d'autre. C'est le même que crache votre caméra IP du salon, dont
je vous parlais déjà avec OpenIPC
.
Le ministère britannique affirme qu'aucune donnée sensible, aucun système militaire et aucune donnée gouvernementale n'ont été consultés, compromis ou transmis hors des canaux autorisés et ajoute que ses procédures de test ont repéré le problème "tôt".
La connectivité internet des caméras a quand même été coupée puisque même si ça n'a l'air de rien, un mouchard qui se contente de dire bonjour reste un mouchard qui connaît le chemin.
Reste maintenant la question de comment ce composant est arrivé sur un engin de reconnaissance militaire. En fait, les caméras ne viennent pas de Kraken Technology Group, le constructeur britannique du K3 Scout, mais d'un sous-traitant tiers qui pourtant avait fourni des assurances sur le fait que ses caméras répondaient aux exigences de sécurité, y compris celles rattachées au National Defense Authorization Act américain.
Bref, de la paperasse, des assurances, mais pas un démontage ni une capture de trafic... Kraken dit avoir mené un audit complet avec la Royal Navy une fois les communications découvertes. J'espère bien ^^ !
Côté portée, ça concerne les 20 K3 Scout achetés dans le cadre du Project Beehive, un programme de 12,3 millions de livres, en service chez les Royal Marines depuis mars.
Le Telegraph
, qui a sorti l'affaire, écrit que du matériel lié à la préparation d'une éventuelle mission britannique dans le détroit d'Ormuz avait été enregistré sur ces appareils.
Par contre, ce qu'on ne sait toujours pas, c'est la marque de la caméra et la nature exacte du composant chinois car aucun rapport ne les nomme pour le moment... Mais j'espère que ça n'a pas été aussi intégré sur du matos français...
Vous jouez sous Linux et votre bibliothèque Steam, GOG ou Epic tourne à peu près entièrement grâce à
Proton
? Cela signifie que, malheureusement, vos jeux Xbox PC et ceux du Game Pass, eux, restent à la porte... C'est con d'avoir un catalogue entier, payé tous les mois rubis sur l'ongle et de ne pas pouvoir y toucher ailleurs que sous Windows, via le streaming cloud.
Mais cette époque est révolue puisque Xodus est un projet open source qui rétro-ingénierie la chaîne Xbox PC pour
Vous jouez sous Linux et votre bibliothèque Steam, GOG ou Epic tourne à peu près entièrement grâce à
Proton
? Cela signifie que, malheureusement, vos jeux Xbox PC et ceux du Game Pass, eux, restent à la porte... C'est con d'avoir un catalogue entier, payé tous les mois rubis sur l'ongle et de ne pas pouvoir y toucher ailleurs que sous Windows, via le streaming cloud.
Mais cette époque est révolue puisque Xodus est un projet open source qui rétro-ingénierie la chaîne Xbox PC pour faire tourner ces jeux directement sur Linux. Son dépôt coche déjà la connexion de l'appareil, celle du compte, l'autorisation Xbox, la récupération des licences, le téléchargement des paquets de jeu et le déchiffrement des exécutables à la demande. Bref, la douane est passée (non pas Hamza, celle de Microsoft).
Ce qui bloquait n'a jamais été Proton puisqu'en fait un jeu Xbox PC moderne repose sur le GDK de Microsoft et arrive emballé dans un conteneur MSIXVC chiffré, dont les clés dépendent de la licence attachée au compte.
Rien à voir donc avec un .exe posé dans un dossier.
L'équipe, emmenée par Paweł Lidwin qui contribue aussi à
Heroic
, a donc dû fabriquer ses propres briques, une bibliothèque d'authentification Xbox, un lecteur capable de parcourir ces conteneurs, et surtout une réimplémentation libre de xgameruntime.dll, le composant par lequel les jeux réclament les services Xbox (Celle-là est toujours en chantier). Le projet entretient même ses propres versions modifiées de Wine et de Proton.
Sauf qu'on ne joue toujours pas... Aucun binaire n'est distribué, il faut tout compiler soi-même, et les fameux services Xbox doivent encore être servis aux jeux à travers Wine. Le lancement, c'est donc le gros morceau restant même si un jeu auquel vous avez droit se récupère et se déchiffre.
Côté catalogue, il faut du GDK et du MSIXVC. Le MSIXVC2 n'est pas géré, Gears of War 4 reste sur le carreau, et les titres rétrocompatibles se récupèrent mais réclameront peut-être des correctifs dans wine ou dxvk. Quant au déchiffrement, il s'appuie sur les instructions AES du processeur. Cela signifie que sur une machine trop vieille pour les avoir, ça ne ramera même pas... ça s'arrête juste net sur une instruction "illegal".
Et puis, vous vous en doutez, il y a Microsoft... Le projet n'est ni affilié ni approuvé par Redmond, donc c'est à utiliser à vos risques et périls, car rien n'empêche l'éditeur de changer une clé ou de modifier un bout du protocole et de refermer la porte du jour au lendemain. Avec Xodus, personne n'a rien promis, et c'est un pari sur un avenir incertain... Toutefois le
dépôt
avance bien quand même, sans binaire à la clé pour le moment.
Cloudflare Computer
est un projet qui donne à votre agent IA un endroit rien qu'à lui. C'est-à-dire un vrai système de fichiers, avec des dossiers, des fichiers qui restent, et de quoi lancer des commandes dedans. Bref, un vrai poste de travail que l'agent garde entre deux sessions, au lieu de repartir de zéro à chaque fois, puisque tous les fichiers sont rangés dans une base SQLite.
Le système de fichiers s'utilise ensuite comme n'importe quel autre. Lire, écrire, créer un dossi
Cloudflare Computer
est un projet qui donne à votre agent IA un endroit rien qu'à lui. C'est-à-dire un vrai système de fichiers, avec des dossiers, des fichiers qui restent, et de quoi lancer des commandes dedans. Bref, un vrai poste de travail que l'agent garde entre deux sessions, au lieu de repartir de zéro à chaque fois, puisque tous les fichiers sont rangés dans une base SQLite.
Le système de fichiers s'utilise ensuite comme n'importe quel autre. Lire, écrire, créer un dossier, lister, supprimer, et un grep intégré pour fouiller dans le tas. Pour tout le reste, il n'y a qu'une fonction à retenir, exec(). Vous lui passez une commande, et elle vous rend la sortie et le code de retour.
Ce qui change par contre, c'est l'endroit où la commande tourne. 3 environnements sont disponibles et interchangeables sur les mêmes fichiers. Il y a d'abord un conteneur Linux complet, avec npm, node et de vrais binaires. Ou un shell léger pour les commandes simples. Et enfin, un dernier qui exécute directement votre code, sur une base neuve à chaque appel.
Comme ça, vous passez de l'un à l'autre sans réécrire une ligne de votre agent.
Les 9 exemples fournis montrent bien ce qu'on peut en tirer quand on aime bidouiller. Le plus parlant fait par exemple tourner un agent de discussion qui prendra l'espace de travail comme répertoire courant, donc qui travaillera dans de vrais fichiers au lieu de tout garder en mémoire.
Un autre colle
pandoc
dans le conteneur et laisse l'agent transformer une fiche markdown en PDF. Il y en a aussi un qui fabrique des images avec Workers AI, un quatrième joue sur les politiques de sortie réseau pour décider ce que l'agent a le droit de joindre, et enfin, un dernier génère un projet Worker complet, puis le publie.
Il y a même une interface web qui balance la même tâche dans le conteneur et dans un environnement léger, côte à côte.
Reste à savoir ce qui est gratuit là-dedans... Le code est sous licence MIT, et le système de fichiers seul, sans aucune exécution, tourne sans souci dans le plan Workers gratuit puisque les Durable Objects qui portent ce stockage y sont inclus, avec 100 000 requêtes par jour et 5 Go d'espace.
Il faut un compte Cloudflare, évidemment...
Puis si vous voulez faire tourner des vraies commandes ou avoir un shell, faudra payer puisque le conteneur comme les environnements légers réclament le plan Workers payant, facturé 5 dollars par mois au minimum.
Après j'ai quelques réserves quand même parce que le projet est très récent, encore en preview et clairement inadapté à de la production. Ensuite, la limite technique d'un espace de travail tourne autour de 10 Go, et les accès disque lourds restent plus lents que sur un vrai disque. Puis surtout, tout vit chez Cloudflare, et pas chez vous (si vous préférez l'inverse,
je vous avais montré workerd
, le moteur des Workers en local).
Mais bon, c'est à garder à l'œil si vous êtes client Cloudflare.
Voici une bonne nouvelle du côté de Chrome puisque ce dernier a commencé à enfermer la clé qui signe votre session dans la puce de sécurité de votre machine, c'est-à-dire le TPM sous Windows, ou la Secure Enclave sous macOS. Le serveur envoie un défi, le navigateur le signe, et la clé privée ne sort jamais du silicium. Ainsi, un cookie de session recopié ailleurs ne suffit donc plus à entrer dans votre compte.
Ça s'appelle DBSC, pour device-bound session credentials et comme le résume Scott Helm
Voici une bonne nouvelle du côté de Chrome puisque ce dernier a commencé à enfermer la clé qui signe votre session dans la puce de sécurité de votre machine, c'est-à-dire le TPM sous Windows, ou la Secure Enclave sous macOS. Le serveur envoie un défi, le navigateur le signe, et la clé privée ne sort jamais du silicium. Ainsi, un cookie de session recopié ailleurs ne suffit donc plus à entrer dans votre compte.
Ça s'appelle DBSC, pour device-bound session credentials et comme le résume Scott Helme, qui vient de déployer le protocole chez Report URI : "*L'attaquant peut voler le cookie, mais il ne peut pas répondre à un défi DBSC en le signant avec la clé privée, qui reste en sécurité sur votre appareil *".
Depuis que la double authentification et les passkeys se généralisent, voler un mot de passe ne rapporte plus grand-chose et c'est pour cela que les attaquants sont passés au cookie de session, un bout de texte qui prouve au site que vous êtes déjà bien connecté.
Ils le récupèrent avec un infostealer, ou avec une page de phishing qui relaie votre vraie connexion, comme le faisait la plateforme
Tycoon 2FA démantelée par Europol
. Ensuite ils collent le cookie dans leur navigateur et héritent de votre session. Et votre bonne vieille 2FA n'y change rien, puisqu'elle est déjà passée.
Donc ce DBSC c'est une bénédiction, surtout que côté utilisateur, il n'y a rien à activer.
Google a basculé ses propres comptes dessus fin mai, sur Chrome pour Windows, et il n'existe ni réglage administrateur ni réglage utilisateur pour le couper. Pour le reste du web, il faut évidemment que le site ait implémenté le protocole de son côté, et Chrome ne l'ouvre encore qu'à une partie des utilisateurs (dispo à partir de la version 147 sous Windows et 150 sous macOS).
Pour vérifier si c'est en place chez vous, ouvrez les outils de développement (F12) sur un site où vous êtes connecté, votre compte Google par exemple, onglet Application, et cherchez "device bound sessions". Si la ligne apparaît, c'est que c'est actif. Sinon, c'est que le site, votre version de Chrome ou votre machine ne suivent pas encore, et Chrome retombe alors sur la session classique sans rien casser.
Sur Firefox, en revanche, il ne faudra pas l'attendre car Mozilla a acté début août une
position officielle négative
sur le sujet. Les deux reproches que fait Mozilla c'est que DBSC laisse une fenêtre ouverte pendant laquelle un cookie volé reste utilisable, et que son flux de réauthentification est un protocole ad hoc qui ne colle pas à la gestion normale des cookies.
Mozilla craint aussi qu'on finisse par exiger des sites une attestation matérielle, ce qui limiterait le choix du matos... Google répond que rien de tel n'est prévu, et que faire signer chaque requête s'est révélé infaisable à grande échelle. Mais bon, cette position négative n'interdit pas une implémentation future... On verra bien. Apple, elle, n'a jamais tranché, mais a prévenu que DBSC risquait de compliquer la restauration d'un appareil depuis une sauvegarde.
Bref, aujourd'hui, ça se joue donc sur Chrome, et seulement là où le site a implémenté DBSC, mais je pense que ça s'étendra de plus en plus à l'avenir.
Diagram-design
, c'est un skill pour Claude Code, Codex et Pi qui vous fabrique un schéma technique sous forme de fichier HTML autonome. Vous double-cliquez, ça s'ouvre dans le navigateur, et le diagramme est là, super clean et sans avoir à faire de build ou importer des images.
27 types de diagrammes sont couverts, du schéma d'architecture au diagramme de séquence en passant par la machine à états, le Gantt et le quadrant, chacun en 3 variantes : claire, sombre et éditoriale. Bre
Diagram-design
, c'est un skill pour Claude Code, Codex et Pi qui vous fabrique un schéma technique sous forme de fichier HTML autonome. Vous double-cliquez, ça s'ouvre dans le navigateur, et le diagramme est là, super clean et sans avoir à faire de build ou importer des images.
27 types de diagrammes sont couverts, du schéma d'architecture au diagramme de séquence en passant par la machine à états, le Gantt et le quadrant, chacun en 3 variantes : claire, sombre et éditoriale. Bref, de quoi illustrer une doc ou un article de blog sans dessiner les boîboîtes vous-même, une par une comme dans un
Excalidraw
.
Le type Loop, avec son moyeu de mémoire partagée. Les pointillés sont les écritures en retour.
Il sait aussi partir de ce que vous avez déjà. Vous lui pointez un fichier draw.io ou un bloc Mermaid planqué dans un README, et il le reprend. Attention, ce n'est pas une conversion hein, mais un re-dessin (ça se dit ?? j'sais pas mais je m'en fous) complet. Il va même récupérer le diagramme embarqué dans un .drawio.png, vous savez, celui qui ressemble à du charabia quand vous ouvrez le fichier dans un éditeur.
Ce qu'il jette au passage ce sont les coordonnées de la source, sa palette, ses polices, les connecteurs en diagonale de draw.io et la mise en page automatique de Mermaid. Ce qu'il garde par contre, ce sont les composants, les relations, les regroupements et le sens de lecture.
À la fin de l'import, il rend même un genre de relevé de fidélité en vous indiquant les noeuds en entrée, les noeuds qu'il a dessinés et les noeuds orphelins qu'il a supprimé.
Un fichier draw.io de 12 nœuds redessiné en niveau de détail équilibré, pour un billet de blog.
La sortie se règle ensuite sur 4 critères. Le format d'abord, HTML, SVG ou PNG. Puis la taille, qui ne touche pas que le cadre. Une planche 16:9 destinée au vidéoprojecteur reçoit des libellés en 16px, une image de doc en reçoit des 12px.
Le troisième critère élague votre dessin, avec 24 nœuds au maximum en mode fidèle, 12 en équilibré, 7 en simplifié, et la coupe suit toujours le même ordre : les décorations, puis les doublons, puis les grappes de feuilles, puis l'infrastructure.
Le quatrième change le vocabulaire, mais pas le nombre de boîtes pour s'adapter au public à qui est destiné le diagramme. Pratique pour passer d'un diagramme hyper technique à quelque chose qui pourra être compris de la direction ou des commerciaux.
Reste l'allure du diagramme... Vous lui donnez par exemple l'URL de votre site, il lit la page d'accueil, en tire la couleur de fond, celle du texte, celle des boutons et la pile de polices, puis range tout ça dans des rôles, et voilà vous avez le design de vos rêves.
Mais surtout, avant d'écrire quoi que ce soit, il contrôle le contraste en AA. Si une de vos couleurs ne tient pas la route à la taille où vivent les libellés, entre 9 et 12px, il propose une valeur corrigée et explique pourquoi. Vous validez le diff, et le guide de style du skill est mis à jour pour tous les schémas suivants.
Et au premier schéma dans un nouveau projet, il refusera même de partir sur le thème par défaut sans vous demander. Il vous proposera naturellement d'aller consulter votre site, de coller vos couleurs à la main, ou encore d'assumer le défaut en connaissance de cause.
Côté installation, ça passe par les plugins pour Claude Code et Codex, par npx pour Codex, par une ligne pour Pi. C'est sous licence MIT et c'est gratuit. Tout est ensuite produit en local, et l'import Mermaid se contente de lire le texte, sans rendu ni appel réseau. Il n'y a que l'export PNG qui réclame un extra, à savoir Playwright, à installer à côté.
Maintenant, c'est pas le même usage qu'un bloc Mermaid qui lui est destiné à évoluer en permanence. Là c'est vraiment pour faire des rendus sous la forme d'une image finie et jolie. Donc à vous de voir !
- Article rédigé par l'ami
Remouk
(DansTonChat)
- Merci à lui -
Il y a quelques années je vous ai parlé d'un gros coup de cœur dans le style puzzle / énigme :
A Monster's Expedition
, créé par l'équipe de chez
Draknek & Friends
. Ils ne se sont pas arrêtés en si bon chemin, et proposent un nouveau concept aussi farfelu qu'ingénieux : bienvenue à bord du
Spooky Express
! 👻
Le principe est plutôt simple : amener
Il y a quelques années je vous ai parlé d'un gros coup de cœur dans le style puzzle / énigme :
A Monster's Expedition
, créé par l'équipe de chez
Draknek & Friends
. Ils ne se sont pas arrêtés en si bon chemin, et proposent un nouveau concept aussi farfelu qu'ingénieux : bienvenue à bord du
Spooky Express
! 👻
Le principe est plutôt simple : amener à bon port (ou plutôt, à bonne gare) les différents personnages disposés sur la map. Sauf qu'il faut remplir à chaque fois certaines conditions : amener les vampires dans leurs cercueils, les zombies dans leurs tombes, les humains à la sortie, sans qu'ils se fassent manger... Sauf quand c'est nécessaire. xD
À nous de créer le chemin avec des rails. Si le nombre de rails que l'on peut poser est infini, on ne peut pas faire le moindre croisement ! C'est là que ça commence à devenir compliqué, ou en tout cas, que ça nous demande une once de jugeote.
Ça commence facilement, très facilement, puis chaque niveau apporte une nouvelle astuce, voire une nouvelle mécanique : la progression est vraiment très bien faite et le jeu se renouvelle régulièrement. On est poussés à avancer pour découvrir la suite. Ce n'est jamais trop frustrant car on a toujours le choix entre plusieurs niveaux, on avance à notre rythme.
Bon ok, parfois c'est frustrant, on retourne un problème dans tous les sens en se disant que c'est impossible... Puis on y revient le lendemain et on trouve du premier coup... Un classique. Ou pire, on montre à un pote qui nous donne immédiatement la solution. :D Bref, un jeu de puzzle / énigme !
Aucun bug à déplorer, une réalisation au poil, un univers cruel mais mignon, je recommande chaudement !
Lucas, lecteur de Korben.info, m'a écrit pour me montrer
Wayland-Wheeltani
, son outil qui ramène l'autoscroll au clic molette sous Wayland, et qu'il met à jour depuis ce printemps. C'est un peu dans l'air du temps de ce genre d'outils puisque fin juillet, je vous parlais déjà de
midscroll
, qui règle le même manque sous Linux. Wayland-Wheeltani vise le même geste, mais avec une idée nouvelle que l'autre n'a pas.
Le geste, donc... Vous le connaissez, on maintient le
Lucas, lecteur de Korben.info, m'a écrit pour me montrer
Wayland-Wheeltani
, son outil qui ramène l'autoscroll au clic molette sous Wayland, et qu'il met à jour depuis ce printemps. C'est un peu dans l'air du temps de ce genre d'outils puisque fin juillet, je vous parlais déjà de
midscroll
, qui règle le même manque sous Linux. Wayland-Wheeltani vise le même geste, mais avec une idée nouvelle que l'autre n'a pas.
Le geste, donc... Vous le connaissez, on maintient le bouton du milieu, on éloigne la souris du point d'appui, et la page défile dans cette direction. Plus on s'éloigne, plus ça accélère et si on relâche, ça s'arrête net. Et si on repasse de l'autre côté du point de départ, hé bien le défilement s'inverse sur cet axe.
Toutefois, un mouvement minuscule ne déclenche rien, ce qui fait que sous le seuil, le clic molette reste un clic molette, collage de la sélection compris. Et comme le programme déchiffre les mouvements de la souris au niveau du noyau pour réémettre un genre de molette virtuelle, les applications au-dessus n'en savent rien. Pour elles, c'est juste une molette de souris ordinaire.
L'écart sur la méthode de fonctionnement avec Midscroll, c'est que Wayland-Wheeltani ne se lie pas à votre souris par son fichier dans /dev/input, dont le numéro bouge à chaque branchement, mais bien par son identifiant USB constructeur et produit. Le réglage survit ainsi aux redémarrages et aux changements de port, et le service la retrouve seul quand vous la rebranchez. C'est super si par exemple vous utilisez à certains moments un dock externe.
Le filtre par application, lui, existe des deux côtés, mais ne fonctionne pas dans le même sens. Midscroll démarre avec FreeCAD, OrcaSlicer et Minecraft déjà blacklistés alors qu'avec Wayland-Wheeltani, rien n'est filtré au départ, et vous pouvez exclure des applications ou n'en autoriser que quelques-unes grâce à une commande donnant l'identifiant précis de la fenêtre active. Hyprland, Sway et i3 sont ainsi supportés en direct, GNOME avec une extension fournie, KDE avec kdotool. Et l'autoscroll, lui, marche sur toute session Wayland.
Pour le reste, il faut une session Wayland, systemd en mode utilisateur et l'accès à /dev/uinput. L'installation dépose une règle udev visant votre souris, ce qui évite de faire tourner le service en root au quotidien.
Après la limite, vous la connaissez puisqu'elle est dans le nom : Wayland-Wheeltani ne couvre que Wayland, là où midscroll gère aussi X11. Donc si votre session est encore en X11, vous n'aurez pas le choix. Par contre, si elle est en Wayland et que vous passez votre temps à débrancher / rebrancher votre souris et qu'elle change de port sans cesse, c'est celui-ci qu'il vous faut.
- Article rédigé par l'ami
Remouk
(DansTonChat)
- Merci à lui -
Licence mythique des années 90, Bubble Bobble a eu le droit à différents spin-offs, dont le tout aussi mythique Puzzle Bobble, aussi appelé Bust-a-Move ! Vous y avez sûrement joué à l'époque sur Playstation ou PC !
Ce "puzzle game" à la Tetris / Columns / Puyo Puyo, a été copié en boucle, mais jamais égalé. De nouvelles versions sont sorties au fur et à mesure des années, sans jamais trop réinven
Licence mythique des années 90, Bubble Bobble a eu le droit à différents spin-offs, dont le tout aussi mythique Puzzle Bobble, aussi appelé Bust-a-Move ! Vous y avez sûrement joué à l'époque sur Playstation ou PC !
Ce "puzzle game" à la Tetris / Columns / Puyo Puyo, a été copié en boucle, mais jamais égalé. De nouvelles versions sont sorties au fur et à mesure des années, sans jamais trop réinventer la formule (à quoi bon ?) mais aussi, sans jamais trop apporter grand-chose de nouveau. Ce Puzzle Bobble Everybubble! fera-t-il exception ?
Et bien je sais pas s'il apporte grand-chose, mais il est super super chouette ! Faut dire, je suis vraiment fan du jeu original. Ici, j'ai l'impression qu'ils ont tout amélioré et fourni une expérience super riche. Par rapport à la version pixelisée de l'époque, on gagne pas mal de choses :
Une réalisation super léchée. Le style dessin animé est super joli, très fin, les musiques entraînantes (trop ? :D), ça rend le jeu ultra lisible et agréable à jouer. Il y a des options pour régler certains effets et améliorer la lisibilité, si jamais. La maniabilité est donc très fluide, très précise.
Vu que la précision devient extrême, et pour filer un coup de pouce (j'imagine) aux gamers les moins aguerris, notre viseur nous "aide" un peu. C'est très très léger, et vraiment bien fait : on doit toujours bien viser, et ça nous permet quelques coups de génie qu'on aura pas réussi si c'était pixel-perfect (surtout vu la haute définition du jeu :D).
Côté contenu, la grande nouveauté c'est le mode multijoueur ! En plus du 1v1 qu'on connaissait déjà (jouable en ligne d'ailleurs !), il y a un mode 2v2 (superbe idée), et surtout tous les niveaux du mode histoire sont jouables jusqu'à 4 ! La disposition s'adapte en fonction du nombre, mais conserve la même mécanique / astuce. Côté contrôleurs tout est possible : clavier, gamepad, souris... (si si, même que c'est pas mal !)
Le contenu est immense, avec + de 100 niveaux à parcourir, à peu près tous aussi malins / bien conçus les uns que les autres. Voir le bout vous demandera du skill et de la patience. Perso, j'ai fini tous les niveaux mais pas avec le max d'étoiles, certains sont vraiment retors. 😅
On retrouve aussi, bien sûr, le mode "infini" à la Tetris, un marathon où il faut faire le plus gros score. Là aussi c'est pas mal corsé. Enfin (et ensuite je crois que je n'aurai rien oublié) on trouve une collab' avec Space Invaders ! Ça mélange un peu les deux jeux pour un résultat plutôt chaotique mais réussi. Lui aussi faisable en coop. :)
Voilà, donc non ça ne va pas révolutionner la licence ou le genre, mais c'est une excellente version de ce grand classique. À mon sens, c'est ce qu'il se fait de mieux dans le genre puzzle game. À la fois technique, malin, ça mélange réflexion et skill, c'est ultra mignon, y a énormément de niveaux et un bon paquet de contenus (personnages etc.) à débloquer, ça se joue à l'infini... :)
Bonne nouvelle les amis, je viens de vous mettre en ligne un
sélecteur de distribution Linux
!! 35 distributions dans la balance, vingt questions max et à l'arrivée, le nom du Linux qu'il vous faut !
Parce que oui, la "meilleure" distribution Linux n'existe pas dans l'absolu. En fait, le bon choix dépend de votre machine, de votre usage et du temps que vous acceptez d'y passer. Posez la question à deux personnes, l'une répondra Linux Mint, l'autre CachyOS, et les deux auront rais
Bonne nouvelle les amis, je viens de vous mettre en ligne un
sélecteur de distribution Linux
!! 35 distributions dans la balance, vingt questions max et à l'arrivée, le nom du Linux qu'il vous faut !
Parce que oui, la "meilleure" distribution Linux n'existe pas dans l'absolu. En fait, le bon choix dépend de votre machine, de votre usage et du temps que vous acceptez d'y passer. Posez la question à deux personnes, l'une répondra Linux Mint, l'autre CachyOS, et les deux auront raison !
L'outil vous demande vos usages et ce que vous avez sous la main... L'âge de la machine, la RAM, la carte graphique, un Windows à garder à côté, et ce que vous comptez en faire,
jouer
compris.
Le questionnaire se raccourcit ensuite selon ce que vous avez déjà répondu et au final, vous repartez avec une distribution, sa fiche technique et 2 alternatives si celle-là ne vous branche pas.
J'ai remarqué que ce qui manquait à la plupart des classements de ce type, c'était le "pourquoi pas cette distrib ?". C'est pour cela que mon sélecteur affiche aussi les distributions écartées avec la raison de leur élimination, et celles qui ne démarreront même pas chez vous. Hé oui, un vieux PC en 32 bits n'a plus grand monde à se mettre sous la dent depuis que Debian 13 a supprimé son noyau i386.
Et quand Linux n'est pas la réponse à votre besoin, il vous prévient. Par exemple, si votre travail dépend de la suite Adobe ou d'un jeu avec un système anti-triche, l'outil ne fera pas semblant du contraire.
Et bien sûr, tout cela tourne exclusivement dans votre navigateur, et rien ne part ailleurs dans le cloud. En plus c'est gratuit ! 35 distributions ne font évidemment pas tout l'écosystème Linux, et j'ai dû faire des choix mais ça vous donne déjà un nom précis sur lequel vous lancer en toute sérénité.
Aujourd'hui, je tiens à vous présenter cette extension navigateur qui colle le nom du propriétaire à côté des résultats Google dont le média est référencé, aussi bien dans la recherche Web que dans l'onglet Actualités. Ça s'appelle
"Qui possède ?"
et sa base de référence contient 584 médias français.
Une fois le propriétaire identifié, le badge reste affiché quand vous arrivez sur le site du média.
Aujourd'hui, je tiens à vous présenter cette extension navigateur qui colle le nom du propriétaire à côté des résultats Google dont le média est référencé, aussi bien dans la recherche Web que dans l'onglet Actualités. Ça s'appelle
"Qui possède ?"
et sa base de référence contient 584 médias français.
Une fois le propriétaire identifié, le badge reste affiché quand vous arrivez sur le site du média.
Au survol du badge, la chaîne de détention se déroule alors en entier, du média jusqu'au propriétaire final, avec la source de l'info. Les données viennent de l'open data d'Acrimed et du Monde diplomatique + les propres recherches de l'auteur de l'extension. Ensuite, les propriétaires sont répartis dans 7 catégories : milliardaire, famille ou propriétaire privé, groupe de presse, banque ou fonds, public, religieux, et indépendant.
Bien sûr, Korben.info est dedans, chez les indépendants, avec moi comme seul propriétaire ^^.
La base est embarquée dans l'extension, disponible sur Chrome, Firefox et Firefox Android et les permissions de celle-ci se limitent au stockage local, à 6 domaines Google et aux sites des médias référencés. Aucun serveur tiers n'est donc appelé et en plus c'est gratuit.
Et s'il manque un média, un bouton apparaîtra même dans les résultats pour le proposer. Bref, installez-la sur
Chrome
ou
Firefox
, et signalez les médias qui manquent.
Merci REDMAMBA l'auteur de l'extension pour le partage !
Dark Hours est à l'origine une petite web app qui vous dit ce qu'il y a à voir dans le ciel ce soir et si ça vaut le coup de mettre le museau dehors. Le développeur Terry Godier l'a construite avec l'aide de Claude et lancée début août mais au moment où j'écris ces lignes, elle n'existe plus... En effet, son site darkhours.io redirige maintenant vers
DarkHours.app
, un autre projet signé Miguel Beher et sous licence MIT.
C'est ce dernier qui a vu le problème, et je vais vous expli
Dark Hours est à l'origine une petite web app qui vous dit ce qu'il y a à voir dans le ciel ce soir et si ça vaut le coup de mettre le museau dehors. Le développeur Terry Godier l'a construite avec l'aide de Claude et lancée début août mais au moment où j'écris ces lignes, elle n'existe plus... En effet, son site darkhours.io redirige maintenant vers
DarkHours.app
, un autre projet signé Miguel Beher et sous licence MIT.
C'est ce dernier qui a vu le problème, et je vais vous expliquer...
En fait, les 2 apps avaient non seulement le même nom, mais également les mêmes fonctions, et le même nom de domaine (à part le TLD).
Quand Beher a signalé le souci à Godier
, ce dernier a d'abord proposé de changer de nom et de différencier les fonctionnalités mais une heure plus tard il retirait tout, annulait l'app iOS qu'il préparait, et publiait
un mea culpa
où il parle de son "usage irresponsable de l'IA".
Et ce qui l'a décidé à tout stopper comme ça, c'est juste un bug. En effet, son application envoyait les gens observer les étoiles au milieu de champs perdus au Mexique, ou dans l'océan Pacifique et Beher avait exactement le même souci de son côté à ce moment-là (il l'a résolu depuis).
Alors se ressembler sur des fonctionnalités, ça arrive et ça ne me choque pas mais se ressembler jusque dans les bugs, là ça pique un peu beaucoup. Les procès en pompage IA,
j'en ai déjà parlé
, et ils se trompent souvent de coupable, et dans le cas de Godier, celui-ci n'a pas pompé le code du Dark Hours original. Non, il a juste développé son app avec Claude Code, sans se poser trop de question.
Pour lui, il est juste parti d'un code d'éphémérides qu'il a écrit en janvier mais comme Dark Hours est un projet open source, et bien ce qui s'est passé, c'est que son agent IA a récupéré de gros bouts de cette app, jusqu'à son nom pour en faire sa nouvelle app. Hé oui, la vie c'est facile quand on se repose sur le code des autres.
Dark Hours, le vrai
En effet, Claude Code, Codex et les autres sont des outils connectés. Ils lisent des pages, clonent des dépôts, fouillent GitHub quand ça les arrange, du coup, si votre demande ressemble à un truc qui existe déjà, et bien l'agent peut aller le consulter et s'en servir de modèle. Et même sans aller sur le net, comme les modèles ont été entraînés sur tout ce qui traîne publiquement sur le net, dépôts de code compris, il est capable de restituer une structure vue mille fois, sans même aller la chercher sur le net. Un peu comme les modèles de diffusion d'images qui reproduisent le style des artistes.
C'est pour ça que je trouve la mésaventure de Godier et Beher intéressante. Ça nous enseigne qu'il faut faire extrêmement attention quand on code avec l'IA. Pour limiter les risques qu'elle aille se servir dans du code libre, il faut donc indiquer expressément à l'agent de NE PAS récupérer le code source de projets open source, ne pas l'analyser, ne pas pomper du code ni les interfaces. Bref, lui dire qu'on part d'une page blanche...
C'est le même principe que celui de la clean room qui a permis à Compaq de cloner légalement le BIOS d'IBM, comme on peut le voir dans la série Halt and Catch Fire... On implémente les bonnes idées, mais jamais les lignes de code.
Pour ma part, je fais quasiment que des outils internes et des bidules perso, mais je le précise quand même pour que tout soit clean. Toutefois, ça ne règle pas le problème de l'entraînement qui a été fait en amont pour forger le modèle IA.
Donc avant de coder, deux réflexes à avoir : 1/ Chercher le nom de votre app (ou de votre nouvelle entreprise) pour de vrai, ce qui vous évitera de vous lancer dans un move de contrefaçon sans le savoir. Et 2/ Installer tout ce qui existe dans le même genre pour être sûr de ne pas vous faire berner par l'IA... Sachez que rien que cette année, j'ai été victime moi-même 2 fois, de gens qui n'ont pas pris ces précautions et qui se sont attribués les noms de mes projets pour leurs propres trucs en se reposant, je le suppose, uniquement sur l'IA sans se poser la moindre question. Pour l'un des projets, VoxDrop, j'ai changé le nom en Kassis pour pas me prendre le chou car c'était un projet jeune. Mais pour l'autre problème, c'est plus épineux et je ne peux pas vous en parler encore mais rassurez-vous, dès que je le pourrais, vous ferai un article qui détaillera tout en détail pour vous raconter cette histoire hallucinante qui m'arrive.
Après, ce que je vous conseille de faire aussi c'est qu'une fois que votre projet est fini, pensez à lancer une phase de contrôle. Ça personne ne le fait, mais c'est pas mal de récupérer le code des projets qui vous ont inspiré ou projet concurrents, de le poser à côté du vôtre et faire vous-même ou demander à un agent IA une comparaison, un peu comme la passe sécurité que vous faites en fin de projet.
Reprendre une fonctionnalité qu'on trouve bien ailleurs et la réimplémenter dans son projet, c'est normal et c'est ce que tout le monde fait d'ailleurs. Mais reprendre le nom, le look de l'interface et le code, qui plus est, sans mentionner la licence, c'est vraiment moche. Et c'est exactement ce que peut faire votre agent IA dans votre dos, alors soyez vigilant parce qu'après, vous pourrez dire que vous ne le saviez pas, tout le monde vous traitera de voleur. La frontière est là, et il n'y a qu'une comparaison explicite du code et de l'interface qui vous dira de quel côté vous êtes tombé...
Le média Distilled a recoupé trois permis de construire déposés auprès des autorités texanes avec des images satellite montrant un défrichement démarré le 24 juillet. Amazon a confirmé derrière : le projet GW Ranch, dans le comté de Pecos, est bien le sien.
La centrale est développée par Pacifico Energy sur un terrain de plus de 8 000 acres, soit environ 3 240 hectares. Elle alignera jusqu'à 35 turbines à gaz pour 7,65 gigawatts, complétées par 1,8 GW de stockage sur batteries et 750 mégawatts d
Le média Distilled a recoupé trois permis de construire déposés auprès des autorités texanes avec des images satellite montrant un défrichement démarré le 24 juillet. Amazon a confirmé derrière : le projet GW Ranch, dans le comté de Pecos, est bien le sien.
La centrale est développée par Pacifico Energy sur un terrain de plus de 8 000 acres, soit environ 3 240 hectares. Elle alignera jusqu'à 35 turbines à gaz pour 7,65 gigawatts, complétées par 1,8 GW de stockage sur batteries et 750 mégawatts de solaire installés sur place.
La particularité du projet, c'est son raccordement : il n'y en a pas.
GW Ranch fonctionne en réseau privé, isolé d'ERCOT, le réseau électrique texan. Amazon a acheté le site et achètera l'électricité produite, sans passer par la file d'attente d'interconnexion qui immobilise les autres projets pendant des années. C'est le premier campus de data centers IA hors réseau de l'entreprise.
L'argument commercial est prêt depuis longtemps. Amazon explique que son campus est alimenté par une production nouvelle sur site qui n'augmentera pas la facture d'électricité des familles texanes, et techniquement, c'est exact.
Le permis délivré en janvier par la TCEQ, l'agence environnementale du Texas, autorise jusqu'à 33 millions de tonnes de CO2 par an. La centrale au charbon la plus émettrice du pays, James H. Miller Jr. en Alabama, tourne autour de 16 millions de tonnes. Le plafond texan est donc au double.
Ce chiffre reste un plafond d'autorisation et pas une prévision, puisqu'une centrale ne tourne jamais à pleine charge toute l'année. Mais un permis calibré à ce niveau signifie que l'exploitant s'est ménagé la place pour le faire.
Le calendrier est serré. Premier électron visé au premier trimestre 2027, un gigawatt en service en 2028, cinq gigawatts et plus d'ici 2031. Pacifico avait annoncé le projet à 5 GW, il est monté à 7,65 en cours de route.
Trente-cinq turbines à gaz allumées en 2026 pour faire tourner des modèles d'IA, ça pique un peu quand même.
Environ 59 projets du même genre sont annoncés aux États-Unis, pour près de 90 GW cumulés. Amazon reste signataire du Climate Pledge, qu'elle a cofondé. Interrogée sur cette situation, l'entreprise répond que le monde est différent de ce qu'il était à l'époque. Ah ben d'accord.
Le
Fire TV Stick 4K Select
d'Amazon ne tourne pas sous Android. Il tourne sous Vega OS, un système maison basé sur Linux, et ça va foutre en l'air vos projets de player pour votre média center puisque les applications Android n'y ont plus cours, et que l'installation manuelle est verrouillée.
Il n'y a donc plus de bascule "sources inconnues" planquée dans les réglages, comme sur les Fire TV sous Android. Rien que pour faire apparaître les options développeur, il faut d'abord enre
Le Fire TV Stick 4K Select d'Amazon ne tourne pas sous Android. Il tourne sous Vega OS, un système maison basé sur Linux, et ça va foutre en l'air vos projets de player pour votre média center puisque les applications Android n'y ont plus cours, et que l'installation manuelle est verrouillée.
Il n'y a donc plus de bascule "sources inconnues" planquée dans les réglages, comme sur les Fire TV sous Android. Rien que pour faire apparaître les options développeur, il faut d'abord enregistrer l'appareil auprès d'Amazon avec un compte développeur et même comme ça, aucun APK Android ne se lancera.
Résultat, Kodi ne tourne pas ! L'application avait déjà été retirée du store d'app Amazon en 2015, mais on la réinstallait tous à la main sur les anciens sticks. Eh bien ce contournement n'est plus possible et côté Jellyfin, malheureusement, le projet n'a toujours pas sorti de client pour Vega OS.
Bref, Amazon a verrouillé la machine au nom de la sécurité et de la chasse au piratage, comme prévu puisque
je vous en parlais déjà en novembre dernier
. Sauf que le même verrou bloque aussi la lecture des fichiers qui dorment par exemple sur votre NAS, même si vous les avez rippés vous-même, peu importe que ce soit le dernier Avatar ou une vidéo de vacances.
Et ce n'est pas un accident de parcours sur un modèle d'entrée de gamme puisque sur sa
page développeur
, Amazon écrit qu'à partir du 4K Select, tous les futurs Fire TV Stick tourneront sous Vega, donc il n'y aura plus de retour arrière, désolé...
Par contre, les modèles sous Fire OS restent en vente pour l'instant, et eux acceptent toujours l'installation manuelle. Donc si vous comptiez remplacer le vôtre un jour, vérifiez le nom exact de la référence avant de commander, c'est maintenant que ça se joue !
Sur un stick qui serait déjà passé à Vega, il reste toutefois Astra, un client tiers compatible Jellyfin et Emby, dispo sur le magasin Amazon mais limité à une lecture basique. Plex passe aussi, mais en H.264 seulement, sauf à transcoder côté serveur. Et de son côté l'équipe Jellyfin
dit travailler
sur un vrai client Vega sans annoncer de date... Voilà, donc pour le moment c'est compliqué avec Vega mais j'ai bon espoir que des bidouilles et nouveaux outils sortent dans les mois qui viennent.
La dernière release candidate de Linux 7.2 est bien plus "grosse" qu'elle ne devrait l'être à ce stade du cycle, mais cela n'a pas empêché Linus Torvalds de la publier dimanche en attribuant ce trop-plein aux outils IA qui relisent le code du noyau.
"Je ne peux pas dire que la taille de tout ça m'enthousiasme, mais c'est comme ça : la nouvelle normalité, avec beaucoup de correctifs, dont beaucoup viennent de la revue par divers outils IA."
Rien ne lui paraît effrayant pour autant, et il ne voit
La dernière release candidate de Linux 7.2 est bien plus "grosse" qu'elle ne devrait l'être à ce stade du cycle, mais cela n'a pas empêché Linus Torvalds de la publier dimanche en attribuant ce trop-plein aux outils IA qui relisent le code du noyau.
"Je ne peux pas dire que la taille de tout ça m'enthousiasme, mais c'est comme ça : la nouvelle normalité, avec beaucoup de correctifs, dont beaucoup viennent de la revue par divers outils IA."
Rien ne lui paraît effrayant pour autant, et il ne voit aucune raison de retarder la 7.2. Une grosse taille pour ce noyau, ça veut dire plus de 400 correctifs, signés par plus de 230 personnes alors que dans une Release Candidate en général, c'est le moment où le noyau est censé se calmer avant la sortie. Alors que là, ça ressemble plutôt à un nouveau début de cycle.
Et ça tape de partout : Pilotes graphiques, son, réseau, systèmes de fichiers, code d'architecture. Les plus gros blocs viennent de s390 et zcrypt, de btrfs qui remet en place une infrastructure interne, et de correctifs netfilter ipset.
Mais attention au contresens, parce que je l'ai vu passer sur certains tweets d'anti-IA. Torvalds parle de revue de code par des outils IA, et pas d'une IA qui écrirait le noyau à sa place. Sa position de fond,
Vincent nous la racontait en juillet
quand il envoyait les anti-IA forker le noyau. Ici, ça ne concerne que des outils qui relisent du code existant et signalent des trucs douteux. Après derrière, ce sont des humains qui trient.
À titre d'exemple, l'un des correctifs de cette rc7 traite un use-after-free dans ptdump, l'interface qui affiche les tables de pages du noyau en clair pour repérer les problèmes de mémoire. C'est ce type de bug qui se transforme en faille et il était là depuis mars 2018 (depuis Linux 4.16).
C'est
Syzbot
, le robot qui bombarde le noyau d'entrées tordues en continu, qui a levé le lièvre en juin dernier. David Carlier a écrit un premier correctif en s'aidant de Claude Opus 4.8 pour remonter la piste, et Lorenzo Stoakes, mainteneur de la gestion mémoire, l'a retravaillé avant qu'il parte dans la rc7. Il devrait ensuite être rétroporté vers les noyaux stables, donc vers les machines qui tournent aujourd'hui.
Autre exemple, Greg Kroah-Hartman, qui
traque déjà des bugs du noyau avec une IA locale
, vient de faire retirer le pilote Moxa Intellio, soit près de 2200 lignes écrites en 1999 qui supporte certaines cartes série multiports. Alors pourquoi est-ce qu'il a fait ça ? Eh bien il écrit dans son patch que : "C'est un très vieux pilote, aucun matériel connu ne circule encore pour lui, et la société dit ne plus en avoir besoin, alors retirons-le puisque les LLM commencent à venir le titiller et à y trouver des choses "intéressantes" qui vont juste faire perdre du temps à tout le monde, vu qu'il ne sert plus...".
Voilà donc un autre effet de l'analyse de code par IA. Elle oblige les mainteneurs de projet à tailler dans le gras pour virer du code obsolète que des modèles de langage viendraient renifler d'un peu trop près. Ça ne peut pas faire de mal.
Pour moi, le vrai risque de ces outils sur un projet ouvert tient au volume. Un flot de signalements produits par des gens qui ne relisent pas ce qu'ils envoient, où plus personne ne distingue l'hallucination du vrai bug, et là ça partirait en eau de boudin. Mais comme le noyau, lui, garde des mainteneurs qui comprennent les tenants et les aboutissants de ce qu'ils lisent, ça se passe très bien. Même si la quantité de problèmes remontés surprend Linus.
Voilà, si cette nouvelle version du noyau vous intéresse, sachez qu'elle devrait normalement sortir la semaine prochaine en version finale.
Je m'en doutais un peu mais c'est confirmé, derrière chaque session GeForce NOW tourne un vrai Windows, et cette machine virtuelle est moins verrouillée qu'elle en a l'air. En effet, une démo du moddeur Zortos montre le service qui s'ouvre non pas sur un jeu, mais sur un bureau complet, avec barre des tâches, menu démarrer et icônes.
La manip passe par le jeu Trove... Pendant le lancement, Zortos ouvre le navigateur web intégré de Steam, se balade dans les dossiers de la machine, récupère un exé
Je m'en doutais un peu mais c'est confirmé, derrière chaque session GeForce NOW tourne un vrai Windows, et cette machine virtuelle est moins verrouillée qu'elle en a l'air. En effet, une démo du moddeur Zortos montre le service qui s'ouvre non pas sur un jeu, mais sur un bureau complet, avec barre des tâches, menu démarrer et icônes.
La manip passe par le jeu Trove... Pendant le lancement, Zortos ouvre le navigateur web intégré de Steam, se balade dans les dossiers de la machine, récupère un exécutable et remplace quelques chemins dans le répertoire du jeu. Au démarrage suivant, Windows s'affiche alors à la place du jeu. Tout ça repose sur
SalsaNOW
, un outil open source signé dpadGuy.
Une fois le bureau ouvert, la machine encaisse à peu près tout ce qui ne réclame pas de droits administrateur. Zortos y a fait tourner Wallpaper Engine pour les fonds animés et LM Studio avec le modèle Gemma 4. Et pour les logiciels qui exigent une installation privilégiée, ils peuvent sans souci être préparés en version portable sur son propre PC, puis décompressés là-haut.
Reste que ce bureau est un bac à sable. La session tourne en compte utilisateur simple, donc pas de droits administrateur, pas d'anticheat noyau, et beaucoup d'installations qui finissent sur un refus d'accès.
L'autre mur, c'est la persistance. Sans l'option de stockage payante, tout disparaît à la déconnexion. Et même en la prenant, la machine ne conserve que vos Documents, l'AppData du compte, baptisé kiosk, et le contenu du lecteur I:. Tout le reste repart de zéro à la session suivante, et fermer l'explorateur de fichiers coupe la connexion sur-le-champ.
Dernier filtre, et pas le moindre, ça ne fonctionne que sur les abonnements payants, ceux dont je détaillais les formules quand
Nvidia a sorti son client Linux natif
. L'offre gratuite est hors jeu, tout comme les GeForce NOW opérés par les partenaires alliance.
Maintenant, qu'en est-il du règlement ? Eh bien comme vous vous en doutez, les conditions d'utilisation interdisent formellement de contourner les mécanismes de sécurité ou d'authentification du service, et Nvidia se réserve le droit de suspendre ou de restreindre un compte à sa discrétion. En cas de suspension, la période coupée n'est pas remboursée.
Mais à ce jour, aucun bannissement lié à ces méthodes n'a été rapporté, et Nvidia n'a sorti ni correctif ni communiqué. Voilà, c'est rigolo comme bidouille, mais si vous vous lancez, c'est votre compte que vous mettez en jeu.
Reste maintenant à voir combien de temps la porte restera ouverte.
CHERRY a annoncé deux appareils à carte à puce, un clavier complet avec lecteur intégré baptisé Smart Board 1150, et un terminal séparé, le Smart Terminal ST-1150. Ils remplacent le KC 1000 SC et le ST-1144.
Une carte à puce sert ici à prouver qui vous êtes. Vous l'insérez, elle signe électroniquement un document, elle ouvre une session sur un réseau ou elle déchiffre un fichier, sans que la clé privée qu'elle contient ne sorte jamais de la puce.
Les deux appareils s'appuient sur le pilote CCID
CHERRY a annoncé deux appareils à carte à puce, un clavier complet avec lecteur intégré baptisé Smart Board 1150, et un terminal séparé, le Smart Terminal ST-1150. Ils remplacent le KC 1000 SC et le ST-1144.
Une carte à puce sert ici à prouver qui vous êtes. Vous l'insérez, elle signe électroniquement un document, elle ouvre une session sur un réseau ou elle déchiffre un fichier, sans que la clé privée qu'elle contient ne sorte jamais de la puce.
Les deux appareils s'appuient sur le pilote CCID que Microsoft livre déjà dans Windows, et sur pcsc-lite sous Linux et macOS. La norme CCID permet à un lecteur de dialoguer avec le système d'exploitation sans code maison, et pcsc-lite en est l'implémentation libre côté Unix.
Aucun pilote propriétaire à installer, donc. Vous branchez et ça fonctionne, y compris sur une machine Linux, ce qui est encore assez rare pour ce type de matériel.
Screenshot
Les deux modèles embarquent aussi un contrôleur à mémoire flash, et le firmware peut être mis à jour après le déploiement. Ce genre de lecteur était jusqu'à présent figé pour toute sa durée de vie, avec les failles qu'il avait le jour de sa fabrication.
Le communiqué ne dit hélas rien sur la signature de ces mises à jour. Sur un périphérique de sécurité, la question n'a rien de cosmétique, parce qu'un firmware modifiable est aussi un firmware attaquable si personne ne vérifie d'où vient l'image installée.
Le terminal lit et écrit les cartes, pour ouvrir une porte, se connecter au réseau de l'entreprise ou valider une transaction en ligne. Il est fabriqué entièrement en Europe. CHERRY veut clairement faire les yeux doux aux administrations et aux organismes de défense, avec les certifications américaines TAA et FIPS-201 au passage, et une base lestée en métal qui permet d'y glisser la carte d'une seule main.
Le clavier ajoute pour sa part une touche Copilot, ce qui sur un poste à données sensibles est quand même quelque peu audacieux. Il existe aussi en version conforme au Trade Agreements Act américain, pour les agences fédérales et les installations militaires soumises à des règles d'approvisionnement particulières, mais bon a priori ça ne devrait pas trop vous concerner (même si on a de plus en plus de lecteurs américains depuis que le site est traduit !).
Le Smart Board 1150 est vendu 49,99 euros. Le Smart Terminal ST-1150 descend à 34,99 euros, et les deux sont disponibles dès maintenant.
J'avoue que je ne pensais plus voir sortir de nouveaux lecteurs de carte à puce en 2026.
Meta a reconnu que son modèle Muse Spark 1.1 avait compromis les systèmes d'une société extérieure au cours d'une évaluation de cybersécurité. L'entreprise touchée n'a pas été identifiée.
Le déroulé est assez simple, une erreur de configuration a laissé le modèle atteindre l'internet public depuis son environnement de test, après quoi il a exploité une faille dans un service tiers et modifié les réglages internes de la société visée.
Cet environnement de test c'est le bac à sable. Une machine co
Meta a reconnu que son modèle Muse Spark 1.1 avait compromis les systèmes d'une société extérieure au cours d'une évaluation de cybersécurité. L'entreprise touchée n'a pas été identifiée.
Le déroulé est assez simple, une erreur de configuration a laissé le modèle atteindre l'internet public depuis son environnement de test, après quoi il a exploité une faille dans un service tiers et modifié les réglages internes de la société visée.
Cet environnement de test c'est le bac à sable. Une machine coupée du reste du monde, censée laisser un logiciel s'agiter sans qu'il puisse toucher quoi que ce soit de réel.
Le partenaire chargé de ces évaluations s'appelle Irregular. Le nom vous dit peut-être quelque chose, puisque c'est exactement le même prestataire qui avait laissé passer un modèle d'OpenAI vers un vrai site web, dans une affaire révélée la veille.
Dans ce cas-là, le nom inventé pour la cible de l'exercice correspondait à un domaine réellement déposé, et le modèle avait fini par récupérer des identifiants et administrer le site.
Anthropic avait ouvert le bal fin juillet en reconnaissant que ses propres modèles avaient pénétré trois entreprises pendant des tests.
Irregular assure de son côté qu'il s'agit du même problème d'environnement de test que celui déjà signalé par Anthropic, et pas d'une évasion de bac à sable ni d'une attaque sophistiquée.
Sauf que le point qui pose vraiment problème est ailleurs. Trois éditeurs différents, un seul prestataire d'évaluation, et la même erreur de configuration qui laisse un modèle sortir sur le réseau public alors qu'on lui a dit qu'il n'y avait pas accès.
Tous les incidents ne viennent pas d'Irregular, cela dit. L'institut britannique de sécurité de l'IA a observé de son côté un modèle monter une attaque contre un projet open source bien réel, en fabriquant de faux comptes et en faisant de l'ingénierie sociale sur ses mainteneurs.
Les modèles, eux, se comportent exactement comme prévu. On leur demande de trouver et d'exploiter des failles dans un système, ils trouvent et ils exploitent, et personne ne leur a donné les moyens de savoir que la cible était bien réelle.
Meta annonce une rétrospective complète. Irregular affirme de son côté qu'aucun problème de sécurité ne reste ouvert. Bref, on n'a pas fini d'entendre parler de ce genre de cas.
OpenAI a présenté trois nouveaux modules destinés à l'enseignement, un pour les professeurs du primaire et du secondaire, un pour ceux du supérieur, et un dernier pour les étudiants eux-mêmes.
Le premier passe par ChatGPT for Teachers, la version gratuite réservée aux enseignants vérifiés (pour le moment uniquement américains) et à leurs établissements. Il fabrique des ressources adaptées au niveau de chaque élève, produit des visuels interactifs et se branche sur les référentiels pédagogiques l
OpenAI a présenté trois nouveaux modules destinés à l'enseignement, un pour les professeurs du primaire et du secondaire, un pour ceux du supérieur, et un dernier pour les étudiants eux-mêmes.
Le premier passe par ChatGPT for Teachers, la version gratuite réservée aux enseignants vérifiés (pour le moment uniquement américains) et à leurs établissements. Il fabrique des ressources adaptées au niveau de chaque élève, produit des visuels interactifs et se branche sur les référentiels pédagogiques locaux.
Les deux autres arrivent par ChatGPT Edu, la formule sous licence que les universités achètent pour tout leur campus. Un enseignant du supérieur peut y mettre à jour son programme, monter un site de cours, produire des évaluations multimédias, et reconditionner l'ensemble pour la plateforme pédagogique de son établissement.
Les étudiants, eux, récupèrent un tuteur, des quiz générés à la volée, des fiches de révision et des explications en images. OpenAI précise qu'ils doivent définir leurs objectifs, choisir leurs sources et examiner ce que la machine leur sort.
L'orientation du projet tient en une phrase : l'IA devrait soutenir l'apprentissage et non le raccourcir. Mouais...
Le contexte rend cette approche un peu particulière en fait. La triche assistée par IA s'est installée comme une routine dans les écoles du monde entier, au point que l'Université nationale autonome du Mexique a suspendu des inscriptions après une fraude massive à ses examens d'entrée.
Les travaux qui s'accumulent ne vont pas d'ailleurs dans le sens d'OpenAI. Une étude du MIT a mesuré à l'électroencéphalogramme, l'examen qui enregistre l'activité électrique du cerveau, une activité nettement plus faible chez les étudiants qui rédigeaient avec l'IA. Le résultat est sans appel. Ces mêmes étudiants se souvenaient beaucoup moins bien de ce qu'ils venaient d'écrire.
Une autre enquête, publiée l'an dernier par le Center for Democracy and Technology, montre que les enseignants du primaire et du secondaire réclament surtout qu'on leur explique comment intégrer ces outils, et qu'ils redoutent aussi les dégâts sur les apprentissages.
Il y a un détail qui m'a fait un peu tiquer dans la communication d'OpenAI. La société prend soin de préciser que les enseignants gardent la main sur les décisions pédagogiques, sur la notation et sur les actions automatisées, ce qui laisse penser que la question s'est quand même posée en interne, et surtout qu'on est sur une première étape.
OpenAI a publié le détail de deux incidents survenus pendant des évaluations de sécurité confiées à des laboratoires extérieurs. Le plus notable des deux lui a été signalé le 29 juillet par Irregular, une société qui teste la résistance des modèles aux usages offensifs.
L'exercice était un capture the flag, le format classique des compétitions de sécurité où il faut dénicher une information cachée en exploitant les faiblesses d'un système, monté uniquement pour cette occasion. Le modèle avait ét
OpenAI a publié le détail de deux incidents survenus pendant des évaluations de sécurité confiées à des laboratoires extérieurs. Le plus notable des deux lui a été signalé le 29 juillet par Irregular, une société qui teste la résistance des modèles aux usages offensifs.
L'exercice était un capture the flag, le format classique des compétitions de sécurité où il faut dénicher une information cachée en exploitant les faiblesses d'un système, monté uniquement pour cette occasion. Le modèle avait été prévenu qu'il n'avait aucun accès à internet.
Il y a eu deux ratés. Une erreur de configuration laissait en réalité passer le trafic vers le réseau public, et le nom inventé pour la cible de l'exercice qui, ô hasard de la vie et des internets, correspondait à un vrai domaine déposé par un malheureux.
Le modèle a donc attaqué un site bien réel en croyant travailler sur la maquette. Il a trouvé des identifiants qui traînaient et s'en est servi pour administrer le site.
OpenAI insiste sur deux points. Aucune faille inconnue n'a été utilisée, juste une vulnérabilité basique, et le modèle n'a pas cherché à s'échapper de son bac à sable puisque la porte était déjà ouverte. Irregular n'a pour l'instant relevé aucun dégât en dehors des données du site concerné, et l'enquête continue.
Le même évaluateur a d'ailleurs vécu la scène deux fois. Un modèle Claude est tombé sur un autre vrai site portant le nom d'une cible fictive, y a repéré des services exposés, récupéré des identifiants et atteint une base de données de production.
Ces histoires commencent à s'empiler l'air de rien. En juillet, un modèle d'OpenAI était sorti de son environnement de test pour aller fouiller les serveurs de Hugging Face, la grande plateforme de partage de modèles, dans le seul but de tricher à une évaluation. Anthropic a reconnu fin juillet que les siens avaient pénétré trois entreprises pendant des tests.
Le cas qui m'a le plus choqué à titre perso, vient de l'institut britannique de sécurité de l'IA. Un modèle y a monté une attaque sur la chaîne d'approvisionnement d'un projet open source bien réel, en fabriquant de faux comptes GitHub et en faisant de l'ingénierie sociale sur ses mainteneurs, le tout derrière Tor histoire de brouiller son origine. L'institut parle de la première tromperie de cette gravité visant une vraie personne, non prévenue, dans le monde réel.
Le problème, c'est quand on se projette un peu, il est à peu près certain que ce genre de truc va se généraliser dans les mois et années à venir, et ça va devenir un vrai problème.
Jonas Eschenburg se tape un petit délire cet été, en portant Command & Conquer sur Atari ST, et il vient de s'occuper des cinématiques du jeu, le tout sur une machine équipée d'un Motorola 68000 cadencé à 8 MHz. Le même garçon avait déjà fait tourner Doom dessus.
Le décalage vaut le détour. Command & Conquer sort en 1995 sur PC, en VGA 256 couleurs, soit dix ans après l'Atari ST, qui affiche lui 16 couleurs en 320 par 200 points.
Envoyer les pixels bruts à l'écran est hors de question su
Jonas Eschenburg se tape un petit délire cet été, en portant Command & Conquer sur Atari ST, et il vient de s'occuper des cinématiques du jeu, le tout sur une machine équipée d'un Motorola 68000 cadencé à 8 MHz. Le même garçon avait déjà fait tourner Doom dessus.
Le décalage vaut le détour. Command & Conquer sort en 1995 sur PC, en VGA 256 couleurs, soit dix ans après l'Atari ST, qui affiche lui 16 couleurs en 320 par 200 points.
Envoyer les pixels bruts à l'écran est hors de question sur ce genre de matériel. La machine n'a ni le débit de lecture ni la puissance de calcul pour ça.
Eschenburg a donc écrit son propre codec, baptisé STV, adapté du format VQA que Westwood utilisait à l'époque pour ses vidéos. Le principe repose sur un codebook, autrement dit un dictionnaire de petits carrés de pixels : au lieu de transmettre chaque image entière, le fichier envoie surtout des numéros qui pointent vers des motifs déjà connus du lecteur.
L'astuce est en réalité ailleurs. Les blocs sont découpés pour tomber pile sur l'organisation mémoire de l'Atari, qui range ses couleurs en plans séparés plutôt qu'en pixels contigus, ce qui permet au processeur de recopier les motifs sans passer son temps à réorganiser les bits.
La palette et le dictionnaire se mettent à jour en continu pendant la lecture, et pas une fois pour toutes au début du fichier. Ça évite le gros pâté de blocs baveux qu'on attendrait d'une compression aussi agressive.
Le tout fonctionne sur un 8 MHz d'origine. Sans accélérateur. A priori, aucun jeu Atari ST n'avait affiché de vidéo plein écran avant celui-là.
Le jeu, lui, reste beaucoup plus poussif pour le moment : quelques images par seconde en 16 couleurs, correct seulement à partir d'un Falcon, et il réclame 4 Mo de mémoire. Autour du codec, Eschenburg a publié une dizaine d'utilitaires, dont un encodeur pour fabriquer les fichiers STV et un lecteur natif pour les regarder sur la machine.
Tout est sous licence GPL sur GitHub, le portage se récupère sur itch.io, et il faut fournir ses propres fichiers du jeu d'origine puisque le projet n'a rien à voir avec EA.
Détail amusant, le son ne sort que sur STe et Falcon. Sur un ST de base, les cinématiques défilent en silence complet. La question étant maintenant de savoir si tout ça ne m'a pas donné envie de rejouer à Command and Conquer, pour ressortir mon premier pseudo de game : Moissonneuse killer (vraiment).