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  • Développement et adoption de l’IA : l’AIE appelle à une coordination renforcée des besoins énergétiques
    Hier, alors que le Sommet pour l’Action sur l’IA réunissait des dirigeants du monde entier, le Dr Fatih Birol, directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), est intervenu pour rappeler l’interdépendance croissante entre l’IA et le secteur de l’énergie. Selon lui, le développement rapide de l’IA nécessite une infrastructure énergétique robuste, en particulier en matière d’électricité, pour soutenir l’expansion prévue des centres de données, mais également une collaboration étr

Développement et adoption de l’IA : l’AIE appelle à une coordination renforcée des besoins énergétiques

12 février 2025 à 14:00

Hier, alors que le Sommet pour l’Action sur l’IA réunissait des dirigeants du monde entier, le Dr Fatih Birol, directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), est intervenu pour rappeler l’interdépendance croissante entre l’IA et le secteur de l’énergie. Selon lui, le développement rapide de l’IA nécessite une infrastructure énergétique robuste, en particulier en matière d’électricité, pour soutenir l’expansion prévue des centres de données, mais également une collaboration étroite entre l’industrie énergétique, le secteur technologique et les gouvernements.

En décembre dernier, l’AIE a organisé à son siège de Paris une conférence mondiale sur l’énergie et l’IA qui a contribué à jeter les bases des résultats énergétiques du Sommet de cette semaine à Paris.

L’essor de l’IA et, en particulier celui de la GenAI, nécessite d’énormes datacenters, chacun consommant une quantité d’électricité équivalente à celle de 100 000 ménages. Selon l’agence, bien que les centres de données ne représentent actuellement que 1 % de la consommation mondiale d’électricité, le réseau est déjà confronté à des défis importants dans les zones où ils sont concentrés, et la demande devrait continuer à augmenter. Ainsi, en Irlande, les datacenters représentent déjà 20 % de la demande d’électricité, tandis que dans l’État américain de Virginie, cette part est supérieure à 25 %.

Lors de son allocution, le Dr Fatih Birol a souligné les nombreuses opportunités offertes par l’IA, mais également le risque que les progrès de l’IA ne soient entravés si l’infrastructure énergétique nécessaire n’est pas planifiée de manière adéquate :

“Il n’y a pas d’IA sans énergie, en particulier sans électricité. Des milliers de centres de données devraient être construits au cours des cinq prochaines années. Mais notre analyse à l’AIE montre que si l’industrie de l’énergie, le secteur technologique et les gouvernements ne collaborent pas pour fournir l’infrastructure électrique nécessaire, de nombreux projets pourraient être retardés, voire annulés.”

Il a ajouté:

“C’est pourquoi il est si stratégique et si important de réunir les entreprises et les décideurs politiques en matière d’énergie, et c’est pourquoi l’AIE continuera de travailler avec les dirigeants du monde entier sur cette question essentielle.”

Un observatoire de l’énergie, de l’IA et des centres de données

Mr Birol a annoncé que l’AIE lancera le 10 avril prochain ce nouvel observatoire afin de collecter les données les plus complètes sur les besoins en électricité de l’IA et sur les innovations de rupture pour l’IA appliquée à l’énergie.

Elle a également prévu de publier un “rapport spécial sur l’énergie et l’IA” ce même jour. Il explorera des solutions pour répondre à la demande énergétique croissante des centres de données et comment les innovations en IA pourraient transformer la production, la consommation et la distribution de l’énergie.

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  • AMD et le CEA : un partenariat stratégique pour façonner l’avenir du calcul en IA
    AMD (Advanced Micro Devices), acteur majeur des semi-conducteurs et concurrent de NVIDIA sur le marché des GPUs et des puces IA, a annoncé hier la signature d’une lettre d’intention avec le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA). Ce partenariat avec l’un des principaux organismes de recherche scientifique français vise à repousser les limites du calcul haute performance et à optimiser l’efficacité énergétique des infrastructures IA, répondant ainsi aux besoins crois

AMD et le CEA : un partenariat stratégique pour façonner l’avenir du calcul en IA

12 février 2025 à 10:00

AMD (Advanced Micro Devices), acteur majeur des semi-conducteurs et concurrent de NVIDIA sur le marché des GPUs et des puces IA, a annoncé hier la signature d’une lettre d’intention avec le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA). Ce partenariat avec l’un des principaux organismes de recherche scientifique français vise à repousser les limites du calcul haute performance et à optimiser l’efficacité énergétique des infrastructures IA, répondant ainsi aux besoins croissants de secteurs stratégiques comme l’énergie et la médecine où les besoins en calcul sont particulièrement élevés.

Le CEA se concentre sur quatre principaux domaines : les énergies bas carbone, le numérique, les technologies pour la médecine du futur, ainsi que la défense et la sécurité.

En mettant en synergie l’expertise du CEA en matière de recherche et d’architecture informatique et le savoir-faire d’AMD dans le domaine des semi-conducteurs et du HPC, les deux partenaires travailleront au développement des  technologies avancées, composants et architectures de système de prochaine génération.

L’un des principaux défis que vise à relever ce partenariat est celui de l’efficacité énergétique. L’essor des modèles d’IA toujours plus complexes et gourmands en calcul nécessite des solutions capables de concilier puissance de traitement et sobriété énergétique.

Ralph Witting, Corporate Fellow et responsable de la recherche chez AMD, souligne :

“Le calcul IA continue de stimuler l’innovation dans tous les secteurs de l’industrie, et une collaboration internationale est critique pour repousser les limites du possible. Avec ce partenariat avec le CEA et les ingénieurs français de premier plan, nous visons à rapprocher la recherche de pointe sur l’IA des applications du monde réel en faisant progresser les architectures de systèmes répondant aux exigences des charges de travail de l’IA de demain.”

Vers une dynamique de coopération internationale

Au-delà des avancées technologiques, ce partenariat s’inscrit dans une volonté de renforcer les liens entre les acteurs industriels et académiques américains et européens. En prévoyant l’organisation d’un symposium cette année sur le calcul IA, AMD et le CEA ambitionnent de réunir les parties prenantes européennes du secteur, les fournisseurs mondiaux de technologies, les start-ups, les centres de calcul intensifs, les universités et les responsables politiques.

Julie Galland, Directrice de la recherche technologique du CEA, affirme :

Le CEA est engagé à stimuler l’innovation dans le domaine du calcul IA en faisant progresser les technologies de nouvelle génération ouvrant la voie à des architectures de rupture qui concilient performance et efficacité énergétique. Notre collaboration avec AMD représente une étape importante dans la promotion de la coopération internationale dans l’informatique de haute performance, en réunissant une expertise de classe mondiale pour adresser les besoins grandissant de charge de travail IA.” 

Un datacenter de pointe à Grenoble

AMD a par ailleurs annoncé que ses derniers GPUs Instinct alimenteront l’un des centres de données dédiés à l’IA de la société DataOne. Situé à Grenoble, il devrait être opérationnel dans quelques mois. Il pourrait faire partie des investissements des Emirats arabes unis annoncés par Emmanuel Macron puisque G42, basé à Abu Dhabi, est impliqué dans le projet via l’une des sociétés de son portefeuille, Core42.

Lisa Su, présidente et directrice générale d’AMD, commente :

“Notre collaboration stratégique avec G42 contribuera à dynamiser l’écosystème français de l’IA, en fournissant la capacité de calcul nécessaire pour permettre aux start-ups locales et aux pionniers de l’IA de bénéficier d’une innovation de pointe et de renforcer l’économie française.”

AMD-CEA
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  • Helsing et Mistral AI : une alliance stratégique pour la défense européenne basée sur l’IA
    S’il est une entreprise qui occupe le devant de la scène médiatique durant cette Semaine pour l’Action sur l’IA, il s’agit sans conteste de Mistral AI. La licorne avait déjà fait fort avec l’annonce d’un partenariat avec France Travail le 4 février dernier, d’un autre avec Stellantis le lendemain. Elle a ensuite abordé la semaine dédiée à l’IA avec le partenariat de Free, l’annonce de la création de son propre datacenter avant-hier et celle hier d’un partenariat avec Helsing, axé sur l’IA de déf

Helsing et Mistral AI : une alliance stratégique pour la défense européenne basée sur l’IA

11 février 2025 à 14:00

S’il est une entreprise qui occupe le devant de la scène médiatique durant cette Semaine pour l’Action sur l’IA, il s’agit sans conteste de Mistral AI. La licorne avait déjà fait fort avec l’annonce d’un partenariat avec France Travail le 4 février dernier, d’un autre avec Stellantis le lendemain. Elle a ensuite abordé la semaine dédiée à l’IA avec le partenariat de Free, l’annonce de la création de son propre datacenter avant-hier et celle hier d’un partenariat avec Helsing, axé sur l’IA de défense. 

Fondée en 2021 par Torsten Reil, Gundbert Scherf et Niklas Köhler en Allemagne, également présente en France et au Royaume-Uni, Helsing est une licorne européenne spécialisée dans les technologies de défense basées sur l’IA. Elle affirme placer l’éthique au cœur de leur développement et vouloir se consacrer à la défense des valeurs de démocratie et de liberté.

L’entreprise travaille en collaboration avec des gouvernements et des partenaires industriels pour améliorer les capacités des matériels existants. Elle a ainsi été sélectionnée en juin 2023 avec Saab, par le ministère allemand de la Défense pour améliorer les capacités de guerre électronique de 15 Eurofighter de la Luftwaffe.

Le projet prévoit l’installation à l’horizon 2028 de la suite de capteurs Arexis de Saab, augmentée par la solution d’IA développée par Helsing. Cette intégration permettra une analyse en temps réel des données radar collectées par les capteurs de l’avion, générant en quelques millisecondes des mesures d’autoprotection précises contre les radars adverses modernes.

En décembre 2024, Helsing a dévoilé son premier drone d’attaque, le HX-2, utilisé par l’Ukraine. Ce drone peut être produit en masse grâce à des techniques avancées de fabrication, notamment l’impression 3D, à un coût inférieur à celui des systèmes existants. Lorsqu’ils sont mis en œuvre au sein du système de reconnaissance-frappe Altra développé par Helsing, les HX-2 peuvent fonctionner en essaim autonome, contrôlé par un seul opérateur humain. Ils sont proposés aux alliés de l’OTAN comme un “bouclier anti-invasion”.

Un développement conjoint axé sur les Vision-Language-Action models

Le partenariat, qui combine l’expertise d’Helsing avec celle de Mistral AI en matière de GenAI, a pour objectif de renforcer la collaboration entre l’humain et l’IA sur le champ de bataille.

Antoine Bordes, Vice-Président de l’IA chez Helsing, affirme :

“L’avenir de la défense repose sur des systèmes intégrant l’IA et travaillant en complémentarité avec l’humain dans le monde réel. La robotique et l’IA vont transformer la conduite des opérations militaires en optimisant l’efficacité, en réduisant les risques et en accélérant la prise de décision dans des environnements contestés.”

Le développement conjoint reposera sur les Vision-Language-Action models (VLA), des systèmes permettant d’analyser en temps réel l’environnement opérationnel, de comprendre et d’interpréter les commandes humaines, et de générer des actions adaptées aux situations complexes. Ces modèles devraient permettre d’accélérer la prise de décision militaire, en améliorant la rapidité et la fiabilité des réponses opérationnelles.

Un enjeu de compétition mondiale

Dans un contexte de tensions internationales accrues et de complexité du contexte opérationnel militaire, ce projet entre les 2 licornes européennes pourrait offrir une alternative souveraine aux technologies américaines et chinoises.

Gundbert Scherf, cofondateur de Helsing, commente :

“L’Europe doit affirmer son rôle d’acteur géopolitique majeur. L’IA en est une pierre angulaire, et ce partenariat avec Mistral AI nous place à l’avant-garde de l’innovation militaire.”

Arthur Mensch renchérit :

“L’intégration de nos modèles dans les systèmes de défense constitue une avancée majeure pour le positionnement technologique de l’Europe sur la scène internationale.”

défense européenne basée sur l'IA
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  • L’IA dans les grandes entreprises : état des lieux et perspectives 2025
    Le 6 février dernier, lors d’un événement officiellement affilié au Sommet pour l’Action sur l’IA, Wavestone et la French Tech Grand Paris ont présenté le livre blanc “L’IA dans les grandes organisations : état des lieux et perspectives 2025″, réalisé en partenariat avec Hub France IA et Viva Technology. Accessible aux non-experts tout en restant précis et équilibré pour les spécialistes, ce document de 15 pages donne la parole à ceux qui rendent possible l’utilisation quotidienne de l’IA au sei

L’IA dans les grandes entreprises : état des lieux et perspectives 2025

11 février 2025 à 09:30

Le 6 février dernier, lors d’un événement officiellement affilié au Sommet pour l’Action sur l’IA, Wavestone et la French Tech Grand Paris ont présenté le livre blanc “L’IA dans les grandes organisations : état des lieux et perspectives 2025″, réalisé en partenariat avec Hub France IA et Viva Technology. Accessible aux non-experts tout en restant précis et équilibré pour les spécialistes, ce document de 15 pages donne la parole à ceux qui rendent possible l’utilisation quotidienne de l’IA au sein des entreprises.

La perception dominante de l’IA est largement influencée par les discours des acteurs de la Big Tech, des start-ups et des décideurs politiques. Or, ceux-ci mettent généralement en avant les avancées technologiques et les cas d’usage réussis, laissant dans l’ombre les difficultés rencontrées par les grandes entreprises lors de l’adoption et de l’implémentation de ces technologies, les travaux en cours et les perspectives.

Ce livre blanc, auquel plus de 40 professionnels, jouant chacun un rôle clé dans la mise en œuvre de l’IA au sein de leur organisation respective ont contribué, cherche justement à combler ces lacunes.

L’une des conclusions majeures du livre blanc est la nécessité d’une gouvernance robuste de l’IA. Alors que l’IA générative suscite un intérêt grandissant, les entreprises doivent repenser leur approche en l’intégrant à leurs stratégies globales. La conformité aux réglementations, notamment l’AI Act européen, soulève des interrogations quant à l’harmonisation des différentes juridictions et à la manière dont les entreprises peuvent s’adapter efficacement.

Chadi Hantouche, Partner Wavestone, a partagé sur LinkedIn, les principaux enseignements tirés de ce rapport articulé autour de 8 chapitres :

Chapitre 1 : Gouvernance de l’IA pour la réussite des métiers et la conformité

  • Deux ans après l’essor de l’IA Générative, les démarches en entreprise se structurent, en alignant la technologie aux besoins métiers, et plus l’inverse.
  • La visibilité apportée par l’IA Générative offre une opportunité de s’attaquer à des défis persistants en matière de Data et d’IA, avec du support et du budget !
  • La complexité de gouvernance du sujet vient en particulier de ses nombreuses facettes, aux maturités hétérogènes, et d’un horizon réglementaire incertain.

Chapitre 2 : L’IA en action, cas d’usage et adoption

  • Beaucoup d’entreprises se sont lancées dans une course au cas d’usage, dont peu sont en réalité « révolutionnaires » et passent à très grande échelle.
  • Démontrer un retour sur investissement est encore complexe, en particulier quand les gains sont de l’ordre de l’efficacité individuelle.
  • Une adoption réussie de systèmes d’IA par les collaborateurs demande une véritable conduite du changement, et ce sujet est encore souvent négligé.

Chapitre 3 : Aspects techniques de l’IA traditionnelle et générative

  • L’IA générative ne vient pas remplacer les autres types d’IA. C’est une option de plus, avec ses avantages et ses inconvénients.
  • Il est difficile de faire de grands choix technologiques dans un contexte aussi mouvant. Au-delà de ces choix, bien aborder l’architecture/organisation autour est clé.
  • Deux orientations semblent claires : les modèles d’IA deviennent majoritairement des commodités, et l’avenir sera multi-IA, multi-agents, multi-modal.

Chapitre 4 : Confiance numérique – Les risques Cyber de l’IA

  • L’IA, en particulier générative, amplifie des risques Cyber existants, mais en amène aussi des nouveaux. Cette menace bouge aussi vite que la technologie.
  • Des méthodologies de gestion du risque IA émergent. La gouvernance reste à consolider, notamment vis-à-vis des tiers qui vont tous proposer de l’IA.
  • Le savoir-faire cyber autour de systèmes d’IA est encore rare. La réponse à incident est complexe, et amène les entreprises à l’externaliser.

Chapitre 5 : Éthique et responsabilité environnementale

  • L’IA tire depuis toujours des questions éthiques et humaines. Celles-ci sont amplifiées et pressées par l’arrivée de l’IA Générative.
  • Si l’IA traditionnelle peut aider dans la crise climatique, l’IA Générative, elle, l’aggrave. Les entreprises tentent, en majorité, de sensibiliser leurs utilisateurs à ce sujet.
  • Plusieurs approches rendront possible la pratique d’une IA responsable : frugalité, transparence, métriques standardisées, et réglementation.

Chapitre 6 : L’avenir du travail avec l’IA (Générative)

  • L’IA traditionnelle “révolutionnait” déjà des métiers. L’IA générative a créé une vague qui touche tout le monde, et l’arrivée des agents IA va encore accélérer ce mouvement.
  • Toutes les entreprises ont mis en place des formations, plus ou moins avancées. Malgré cela, le niveau général de maîtrise, y compris par le management, reste faible.
  • Les départements RH en entreprise commencent à s’emparer du sujet – pour préparer les employés au futur, et aussi pour rester un employeur attractif.

Chapitre 7 : La course mondiale aux talents en IA

  • La compétition pour les meilleurs experts en IA est véritablement mondiale, et oppose les grandes entreprises aux géants de la Tech.
  • Le manque de compétences dans le domaine de l’IA va nécessiter de former, de rediriger des carrières, et d’ouvrir le domaine à des profils plus divers.
  • Cette course aux talents va aussi devoir trouver des réponses communes entre les entreprises, les formations supérieures, et un appui politique.

Chapitre 8 : Autonomie stratégique à l’ère de l’IA

  • L’IA devient un enjeu de pouvoir géopolitique et économique, avec le risque qu’il soit détenu par une poignée d’acteurs.
  • Certaines entreprises travaillent à créer un écosystème les rendant moins dépendantes à ces acteurs. L’open source peut y jouer un rôle important.
  • Une gouvernance mondiale sur certains sujets critiques est indispensable, bien que sa mise en œuvre paraisse difficile dans le contexte actuel, très polarisé.

Retrouver les lignes directrices et le livre blanc ici.

L'IA dans les grandes entreprises

Emirats arabes unis, fonds canadien Brookfield, Mistral AI : Emmanuel Macron annonce 109 milliards d’investissements dans l’IA

10 février 2025 à 10:00

Hier soir, lors de l’interview donnée à France 2 au Grand Palais, là même où a débuté ce matin le Sommet de l’Action sur l’IA, Emmanuel Macron a annoncé un investissement en France de 109 milliards d’euros dans les prochaines années. Une part d’entre eux sera notamment dédiée à la construction de data centers : 30 à 50 milliards proviendront des Émirats arabes unis et 20 milliards du fonds canadien Brookfield.

Le 6 février dernier, premier jour de la Semaine pour l’Action sur l’IA dont le Sommet est le point d’orgue, le gouvernement a annoncé le lancement de la 3ème phase de la stratégie nationale pour l’IA. Celle-ci s’articulera autour de quatre priorités :

  • renforcer les infrastructures de calcul et les maillons critiques de la chaîne de valeur de l’IA,
  • former et attirer les talents de l’IA,
  • accélérer les usages de l’IA,
  • se donner les moyens de bâtir l’IA de confiance.

Concernant les infrastructures de calcul, 35 sites “prêts à l’emploi” ont d’ailleurs été identifiés pour des projets de centres de données en France métropolitaine et devraient être dévoilés à l’occasion du Sommet.

Comme l’a rappelé Emmanuel Macron, la France bénéficie d’une énergie décarbonée, abondante et stable qui rend son territoire attractif pour l’implantation de ces infrastructures dédiées à l’IA.

30 et 50 milliards d’euros pour la construction d’un datacenter géant

Face au leadership des Etats-Unis et de la Chine en matière d’IA, la France est à la recherche de partenaires pour renforcer sa position. L’Inde, avec laquelle elle coorganise le Sommet, en fera partie, mais également les Emirats arabes unis.

Leur président, Mohamed ben Zayed Al-Nahyane, a été reçu par Emmanuel Macron le 1er jour de cette semaine dédiée à l’IA. L’accord de partenariat annoncé à l’occasion concerne notamment la création en France d’un campus IA incluant un centre de données d’une capacité de calcul pouvant atteindre un gigawatt, représentant un investissement estimé entre 30 et 50 milliards d’euros. Le campus, qui sera le plus grand d’Europe consacré à l’IA, sera développé par un consortium franco-émirati, incluant notamment le fonds d’investissement MGX.

Sa localisation et le montant de la première tranche d’investissement devraient être révélés en mai prochain lors de prochain Sommet Choose France.

20 milliards d’euros du fonds canadien Brookfield d’ici 2030

Le second grand investissement annoncé est celui de Brookfield, qui gère plus de mille milliards de dollars d’actifs à travers le monde et dit avoir choisi la France en raison de ses compétences en ingénierie et de son énergie propre. Cet investissement sera principalement destiné à la construction de nouveaux sites de datacenters et au développement de puces d’IA.

Sur les 35 sites annoncés par le gouvernement, huit seront implantés dans la région Hauts-de-France. Parmi les 20 milliards d’euros annoncés par Brookfield, une partie sera consacrée à la construction d’un mégacenter à Cambrai, qui pourra lui aussi atteindre une puissance de calcul d’un gigawatt.

Éclairion, le futur datacenter de Mistral AI

Emmanuel Macron a encouragé les entreprises françaises à investir : Mistral AI donne le la avec l’annonce de la construction d’un datacenter de plusieurs milliers de mètres carrés sur le plateau de Saclay, en Essonne. La licorne y consacrera plusieurs milliards d’euros ces prochaines années.

Baptisé Éclairion, ce projet a été révélé hier soir sur TF1 par Arthur Mensch, son PDG, qui, soulignant que les infrastructures de calcul sont essentielles pour le développement des LLMs, a déclaré :

“Nous avons choisi la France, car elle dispose d’une électricité décarbonée et très compétitive. Nous le faisons aussi par conviction.

Macron annonce 109 milliards d'investissements dans l'IA
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  • OpenEuroLLM, une initiative européenne pour une IA transparente et souveraine
    Lancé ce lundi 3 février, OpenEuroLLM est un projet collaboratif réunissant 20 institutions de recherche, entreprises et centres de calcul de premier plan. Cette initiative, qui bénéficie du soutien de la Commission européenne dans le cadre du programme pour une Europe numérique (Digital Europe), vise à développer une famille de modèles de fondation transparents et performants pour les langues européennes et d’autres langues d’intérêt social et économique, adaptés aux besoins des secteurs public

OpenEuroLLM, une initiative européenne pour une IA transparente et souveraine

5 février 2025 à 14:00

Lancé ce lundi 3 février, OpenEuroLLM est un projet collaboratif réunissant 20 institutions de recherche, entreprises et centres de calcul de premier plan. Cette initiative, qui bénéficie du soutien de la Commission européenne dans le cadre du programme pour une Europe numérique (Digital Europe), vise à développer une famille de modèles de fondation transparents et performants pour les langues européennes et d’autres langues d’intérêt social et économique, adaptés aux besoins des secteurs public et privé.

Soutenir la compétitivité et la souveraineté numérique de l’UE

OpenEuroLLM s’inscrit dans une dynamique de renforcement de la compétitivité européenne en matière d’IA. En garantissant l’accessibilité, la transparence et la conformité réglementaire, le projet entend offrir une alternative robuste aux modèles propriétaires tout en préservant les valeurs et la diversité linguistique européennes.

Il est d’ailleurs le premier projet financé par Digital Europe à recevoir le label d’excellence STEP (Strategic Technologies for Europe Platform, une nouvelle initiative de l’UE visant à renforcer la compétitivité industrielle européenne en soutenant les technologies critiques, notamment l’IA).

OpenEuroLLM bénéficiera d’un budget total de 37,4 millions d’euros, dont 20,6 millions du programme pour une Europe numérique. L’entreprise commune EuroHPC fournira quant à elle un accès à ses services de calcul.

Un consortium d’acteurs clés

Coordonné par Jan Hajič de l’Université Charles en Tchéquie et co-dirigé par Peter Sarlin, le plus grand laboratoire d’IA privé d’Europe, racheté l’an dernier par le fabricant américain de puces AMD, OpenEuroLLM rassemble des partenaires prestigieux issus du monde académique, de l’industrie et des infrastructures de calcul haute performance :

  • Instituts de recherche et universités : Université d’Helsinki, Université d’Oslo, Fraunhofer IAIS, Institut ELLIS Tübingen, Université de technologie d’Eindhoven, entre autres.
  • Entreprises spécialisées : LightOn (France),Aleph Alpha (Allemagne), Prompsit Language Engineering (Espagne), ellamind (Allemagne).
  • Centres de calcul EuroHPC : Centre de calcul intensif de Barcelone (Espagne), Cineca (Italie), CSC (Finlande), SURF (Pays-Bas).

Peter Sarlin commente sur LinkedIn :

“Au lieu d’efforts fragmentés, il s’agit d’une action coordonnée visant à créer des modèles de langage européens ouverts que les entreprises peuvent posséder, contrôler et intégrer dans leurs produits. “

Transparence et collaboration avec la communauté Open Source

Un des piliers d’OpenEuroLLM repose sur son engagement en faveur d’une intelligence artificielle ouverte et responsable. En partenariat avec des organisations comme LAION, OpenML et open-sci, le projet veillera à ce que les modèles, les logiciels et les ensembles de données soient accessibles à tous, favorisant ainsi l’innovation et l’adaptabilité aux besoins industriels et publics.

Laurent Daudet, Directeur Général Délégué et cofondateur de LightOn, conclut :

L’Europe dispose des talents et des ressources nécessaires pour prendre une place de choix dans cette compétition internationale autour de l’IA. Pour transformer ces efforts en un véritable levier stratégique, l’Europe doit non seulement capitaliser sur l’IA Act, véritable catalyseur de l’innovation vers une IA de confiance, mais également soutenir une approche coordonnée de ses leaders. C’est aujourd’hui rendu possible grâce au consortium OpenEuroLLM.”

OpenEuroLLM
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  • OSE Immunotherapeutics et Scienta Lab : un partenariat pour une immunothérapie de précision boostée par l’IA
    OSE Immunotherapeutics et Scienta Lab ont annoncé hier un partenariat stratégique visant à utiliser l’IA pour améliorer la précision des traitements en immunothérapie. Grâce à la plateforme avancée de modélisation des maladies inflammatoires de Scienta Lab, les deux partenaires ambitionnent d’identifier des biomarqueurs prédictifs permettant de mieux cibler les traitements et d’améliorer les résultats cliniques des patients. Les maladies auto-immunes et inflammatoires, telles que la polyarthrite

OSE Immunotherapeutics et Scienta Lab : un partenariat pour une immunothérapie de précision boostée par l’IA

30 janvier 2025 à 14:07

OSE Immunotherapeutics et Scienta Lab ont annoncé hier un partenariat stratégique visant à utiliser l’IA pour améliorer la précision des traitements en immunothérapie. Grâce à la plateforme avancée de modélisation des maladies inflammatoires de Scienta Lab, les deux partenaires ambitionnent d’identifier des biomarqueurs prédictifs permettant de mieux cibler les traitements et d’améliorer les résultats cliniques des patients.

Les maladies auto-immunes et inflammatoires, telles que la polyarthrite rhumatoïde, le lupus et la maladie de Crohn, touchent une portion significative de la population mondiale (entre 5 et 7%) mais demeurent largement incomprises. Les traitements actuels, développés avec une approche généraliste, ne sont efficaces que pour environ deux tiers des patients. Fondée en 2021 par Camille Bouget, Vincent Bouget et Julien Duquesne, Scienta Lab cherche à changer cette dynamique en développant une compréhension plus fine de ces maladies, se détachant de la médecine “grand public et uniformisée” pour adopter une approche de médecine de précision.

Pour relever le défi de la variabilité importante des réponses à l’immunothérapie chez les patients, la deeptech s’est associée à OSE Immunotherapeutics, une société de biotechnologie spécialisée dans le développement de solutions thérapeutiques innovantes en immuno-oncologie et immuno-inflammation.

L’IA au service de la médecine de précision

Scienta Lab met à disposition EVA, son modèle d’IA multimodal dédié à la recherche translationnelle en immunologie afin d’analyser de vastes ensembles de données et d’identifier des signatures biologiques complexes. L’objectif est de développer une approche de stratification des patients en sous-groupes distincts, facilitant ainsi une prise en charge plus ciblée et efficace. En intégrant des facteurs systémiques et individuels, EVA vise à améliorer la compréhension des mécanismes sous-jacents des maladies inflammatoires et auto-immunes.

Une collaboration au service de l’innovation médicale

Pour OSE Immunotherapeutics, cette collaboration s’inscrit dans une stratégie plus large d’intégration de technologies de pointe dans son processus de développement.

Nicolas Poirier, Directeur général d’OSE Immunotherapeutics, explique :

“Nous sommes ravis de cette nouvelle collaboration qui s’inscrit dans notre volonté constante d’intégrer des solutions et des technologies innovantes d’IA pour développer des produits first-in-class en immuno-oncologie et en immuno-inflammation. Face au rythme effréné du monde d’aujourd’hui, il est primordial d’avancer très vite et une solution d’IA capable d’identifier des biomarqueurs prédictifs dans l’immuno-inflammation sera clé pour accompagner notre recherche et notre développement clinique dans diverses maladies inflammatoires chroniques et auto-immunes”.

Selon lui, l’identification de biomarqueurs prédictifs via l’IA pourrait permettre d’accélérer la recherche clinique et d’optimiser les parcours thérapeutiques.

Camille Bouget, CEO et co-fondatrice de Scienta Lab, partage cette vision :

“En raison de la nature complexe et hétérogène des pathologies immuno-inflammatoires, il est essentiel de disposer d’options thérapeutiques précisément ciblées pour pouvoir proposer un résultat optimal aux patients. Nous sommes très heureux de nous associer à OSE Immunotherapeutics, une biotech européenne leader, pour mettre EVA au service de cet objectif.”

Elle ajoute :

“Cette collaboration vise à générer une valeur scientifique et économique significative pour nos deux sociétés tout en menant notre mission commune de faire avancer l’innovation vers une immunologie de précision.”

OSE Immunotherapeutics et Scienta Lab : un partenariat pour une immunothérapie de précision boostée par l’IA
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  • Avertissement de la BSA : “L’Europe risque d’être en retard dans la course à l’IA”
    Dans une déclaration conjointe publiée le 17 janvier dernier, la Business Software Alliance et 7 cosignataires de premier plan appellent l’UE à réévaluer son approche réglementaire de l’IA, soulignant que des exigences excessives et un processus de mise en œuvre complexe pourraient compromettre la compétitivité de l’Europe sur la scène mondiale. Fondée en 1988 et basée à Washington, la Business Software Alliance (BSA) est une organisation internationale qui représente les intérêts des entreprise

Avertissement de la BSA : “L’Europe risque d’être en retard dans la course à l’IA”

24 janvier 2025 à 11:00

Dans une déclaration conjointe publiée le 17 janvier dernier, la Business Software Alliance et 7 cosignataires de premier plan appellent l’UE à réévaluer son approche réglementaire de l’IA, soulignant que des exigences excessives et un processus de mise en œuvre complexe pourraient compromettre la compétitivité de l’Europe sur la scène mondiale.

Fondée en 1988 et basée à Washington, la Business Software Alliance (BSA) est une organisation internationale qui représente les intérêts des entreprises de logiciels et de services numériques. Elle regroupe des entreprises technologiques majeures, telles que Microsoft, Adobe, IBM, et d’autres acteurs de premier plan du secteur des logiciels et du cloud computing. Son champ d’action est global, avec des bureaux et des activités dans plusieurs régions du monde, notamment en Europe, en Asie et en Amérique latine.

Elle œuvre notamment à la promotion de politiques publiques favorables à l’innovation technologique, d’où cette lettre commune qui s’appuie sur le rapport rédigé par Mario Draghi, ancien président de la Banque centrale européenne, remis à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le 9 septembre dernier. Outre la BSA, elle a été cosignée par les organisations industrielles suivantes :

  • Allied for Start-ups ;
  • CCIA – Computer and Communications Industry Association ;
  • DOT Europe ;
  • ITI – Information Technology Industry Council ;
  • ORGALIM – Europe’s Technology Industries ;
  • SAPIE – Slovak Association for Innovation Economy ;
  • ZPP – The Union of Entrepreneurs and Employers.

Une charge réglementaire jugée excessive

L’adoption de l’AI Act par l’UE en août 2024 a constitué une avancée majeure en établissant le premier cadre juridique global régissant l’IA. Son entrée en vigueur sera progressive et de nombreuses questions doivent être encore clarifiées.

Dans leur lettre sous-titrée “Pour saisir le potentiel de l’IA en Europe, suivez le rapport Draghi : réduire la charge réglementaire, se concentrer sur l’adoption et l’innovation de l’IA”, les organisations signataires mettent en garde contre la complexité de la directive sur la responsabilité en matière d’IA, qui risque de superposer des exigences inutiles aux entreprises européennes. Elles pointent également du doigt l’expansion du Code de pratique pour les fournisseurs d’IA à usage général, dont la version finale devrait être présentée en avril prochain et s’étendra au-delà du champ initial prévu par la loi, notamment en ce qui concerne des questions sensibles comme le droit d’auteur.

Les signataires critiquent en particulier la rapidité de son processus d’adoption, estimant que les délais courts ne permettent pas une consultation approfondie des parties prenantes et risquent d’aboutir à un cadre réglementaire peu adapté aux besoins réels du marché.

Le retard de l’Europe en matière d’investissements

Outre les préoccupations réglementaires, la BSA et ses partenaires attirent l’attention sur le retard structurel de l’Europe en matière d’investissements dans l’IA. Selon le rapport Draghi, l’Europe accusait en 2021 un déficit de 270 milliards d’euros par rapport aux États-Unis en termes de dépenses annuelles dans la recherche et l’innovation en IA.

Sans des efforts accrus pour stimuler les investissements, renforcer les infrastructures et encourager l’innovation, les auteurs de la lettre estiment que l’Europe risque de perdre sa position concurrentielle face à d’autres régions du monde. Ils préviennent :

“L’Europe risque d’être laissée pour compte dans la course à l’IA. Son ambition de conserver et de renforcer son rôle de leader mondial de l’IA va être sapée par ces tendances inquiétantes d’augmentation de la charge réglementaire et d’adoption accélérée de la législation secondaire.”

Recommandations pour une mise en œuvre réussie

Les organisations signataires appellent à une réglementation plus ciblée, en évitant de multiplier les exigences qui pourraient freiner l’essor des entreprises technologiques européennes. Elles recommandent notamment :

  • Une réduction de la charge réglementaire, en s’assurant que toute législation complémentaire soit justifiée et alignée sur les exigences initiales de l’AI Act ;
  • Un processus plus adapté, permettant une implication plus active des acteurs du secteur pour garantir une mise en œuvre efficace et pragmatique.

Retrouver la déclaration “Joint Industry Statement on the Implementation of the EU AI Act” ici.

Avertissement de la BSA : "L'Europe risque d'être en retard dans la course à l'IA"
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  • Cyber-IA Expo 2025 : L’IA au cœur de la cybersécurité
    En prélude au Sommet pour l’Action sur l’IA, Beyond Event, Les Assises de la cybersécurité et les RIAMS (Rencontres de l’Identité de l’Audit et du Management de la Sécurité) organiseront “Cyber-IA Expo 2025” le 4 février prochain au Palais des Congrès de Paris. Cet événement, dont le Campus Cyber et le CESIN (Club des Experts de la Sécurité de l’Information et du Numérique) sont partenaires, vise à mobiliser l’écosystème face aux enjeux critiques de l’IA et de la cybersécurité. Co-construire l’a

Cyber-IA Expo 2025 : L’IA au cœur de la cybersécurité

24 janvier 2025 à 10:40

En prélude au Sommet pour l’Action sur l’IA, Beyond Event, Les Assises de la cybersécurité et les RIAMS (Rencontres de l’Identité de l’Audit et du Management de la Sécurité) organiseront “Cyber-IA Expo 2025” le 4 février prochain au Palais des Congrès de Paris. Cet événement, dont le Campus Cyber et le CESIN (Club des Experts de la Sécurité de l’Information et du Numérique) sont partenaires, vise à mobiliser l’écosystème face aux enjeux critiques de l’IA et de la cybersécurité.

Co-construire l’avenir de la cybersécurité

Ce nouvel événement est une réponse proactive à une double dynamique : l’intensification des cybermenaces qui sont de plus en plus sophistiquées notamment grâce à l’IA et à l’émergence de nouvelles opportunités liées à l’IA et la GenAI.

Cyber-IA Expo se veut un catalyseur afin d’aider les organisations à naviguer dans cette convergence technologique inédite, où se mêlent pressions géopolitiques, enjeux économiques et transformation numérique. Son objectif est de transformer les défis actuels en leviers d’innovation et à faire de la cybersécurité et de l’IA des priorités stratégiques.

Un programme à la pointe des enjeux

La journée sera marquée par des interventions d’experts de renom qui partageront leur vision sur l’intégration de l’IA dans les stratégies de défense des organisations.

Au programme :

Conférence d’ouverture par Clara Chappaz, Ministre déléguée chargée de l’intelligence artificielle et du numérique.

Parmi les intervenants :

  • Cédric O, Président de The Marshmallow Project, ancien secrétaire d’État chargé du Numérique, apportera sa vision sur une IA maîtrisée au service de la société ;
  • Christel Heydemann, Directrice générale du groupe Orange, pour une IA de confiance pour le bien commun ;
  • Guillaume Poupard, Directeur général adjoint de Docapost et ancien Directeur général de l’ANSSI, interviendra sur les enjeux de l’IA dans la cybersécurité ;
  • Corine de Bilbao, Présidente de Microsoft France, partagera son expertise sur l’IA de confiance et son impact sociétal ;
  • Bernard Gavgani, CIO de BNP Paribas, discutera du rôle stratégique de l’IA dans la refonte des systèmes d’information internationaux ;
  • Michel Van Den Berghe, Fondateur du Campus Cyber, apportera son éclairage sur la gouvernance d’une IA de confiance ;
  • Thiébaut Meyer, Directeur cybersécurité de Google France, pour une IA sécurisée et respectueuse des données ;
  • Anwar Dahab, Directeur général de DELL Technologies s’exprimera sur les solutions pour une IA de confiance ;
  • Général Patrick Perrot, Coordinateur IA et stratégie de la donnée de la Gendarmerie Nationale.

Vincent Strubel, Directeur général de l’ANSSI, clôturera la journée.

Des espaces d’échanges et de networking

Outre les conférences, l’événement proposera :

  • Un forum d’exposition avec plus de 45 exposants, permettant aux participants de découvrir les dernières innovations en cybersécurité et IA ;
  • Le Scale-Ups Investment Day, organisé avec Ryder & Davis, où une dizaine de scale-ups présenteront leurs projets à une centaine d’investisseurs représentant une cinquantaine de fonds européens ;
  • Deux tables rondes organisées avec la FNCCR (Fédération nationale des collectivités concédantes et régies) : la première examinera comment la directive NIS2 (Network and Information Security) de l’UE, peut renforcer la confiance numérique auprès des usagers, et la seconde s’intéressera à l’innovation en cybersécurité face à l’essor de l’IA.

Pour consulter le programme détaillé : www.ia-cyber.com.

Cyber-IA Expo 2025 : L’IA au cœur de la cybersécurité
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  • Transformation numérique : 2 grandes prédictions pour 2025
    Toujours plus d’orchestration des processus métier En 2025, les entreprises risquent de sombrer dans le chaos numérique sans une visibilité totale sur leur « architecture spaghetti ». De nombreuses architectures informatiques d’entreprise peuvent être comparées à des plats de spaghetti composés de technologies interconnectées, ce qui fait de l’intégration et de la visibilité un défi majeur. Alors que les entreprises cherchent à moderniser leur parc IT et à se concentrer sur l’automatisation des

Transformation numérique : 2 grandes prédictions pour 2025

21 janvier 2025 à 16:30

Toujours plus d’orchestration des processus métier

En 2025, les entreprises risquent de sombrer dans le chaos numérique sans une visibilité totale sur leur « architecture spaghetti ». De nombreuses architectures informatiques d’entreprise peuvent être comparées à des plats de spaghetti composés de technologies interconnectées, ce qui fait de l’intégration et de la visibilité un défi majeur.

Alors que les entreprises cherchent à moderniser leur parc IT et à se concentrer sur l’automatisation des processus métier, elles se rendront compte que le simple ajout d’IA ou d’autres « solutions rapides » ne leur permettra pas d’augmenter leur efficacité, d’améliorer l’expérience client ou de rester compétitives. Avec la complexité croissante des processus technologiques et commerciaux, il est essentiel que l’automatisation des processus de bout en bout repose sur des bases solides, sinon un manque de contrôle entraînera un chaos numérique.

Pour relever ces défis en 2025, l’orchestration des processus permettra d’éviter le syndrome de « l’architecture spaghetti ». En permettant aux entreprises de rationaliser et de moderniser leurs processus, l’orchestration offrira aux équipes informatiques et commerciales une visibilité et un contrôle accrus. Cette meilleure supervision les aidera à gérer la complexité croissante et à obtenir de meilleurs résultats tout en étant capables de s’adapter plus rapidement aux aléas.

La nécessaire combinaison de l’orchestration et de l’intelligence artificielle

En 2025, le véritable avantage concurrentiel appartiendra aux organisations qui intégreront et orchestreront pleinement l’IA dans leurs flux de travail quotidiens.

Les utilisateurs avant-gardistes cesseront de considérer l’IA comme une solution isolée pour des tâches spécifiques. Au lieu de cela, les organisations intégreront l’IA dans toute l’entreprise, générant des résultats à valeur ajoutée et une cohésion dans tous les départements et processus.

Les entreprises doivent orchestrer l’IA comme n’importe quel autre sujet pour tirer le meilleur parti de leurs investissements. Le passage de l’adoption progressive de l’IA à son intégration complète se traduira par des stratégies commerciales plus adaptatives, pertinentes et un nouveau niveau d’agilité. Les solutions d’IA ou d’automatisation ne sont alors plus perçues comme des gadgets IT, elles deviennent un must have pour générer de meilleurs résultats commerciaux. Par conséquent, elles doivent être orchestrées de bout en bout dans les processus métier globaux.

visuel Stephane Faivre-Duboz
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  • AugmentIA : une chaire pionnière pour l’ingénierie de demain
    Le 13 janvier dernier, la Fondation Grenoble INP et le Groupe Artelia ont annoncé la création de la chaire de recherche et d’enseignement AugmentIA. Soutenu par un mécénat d’Artelia d’une durée de trois ans, son objectif est de transformer les pratiques industrielles et ouvrir de nouvelles perspectives dans les secteurs de l’aménagement et de la construction. La création de cette chaire s’inscrit pleinement dans la mission de la Fondation qui soutient depuis 2010 Grenoble INP, l’Institut d’ingén

AugmentIA : une chaire pionnière pour l’ingénierie de demain

20 janvier 2025 à 11:00

Le 13 janvier dernier, la Fondation Grenoble INP et le Groupe Artelia ont annoncé la création de la chaire de recherche et d’enseignement AugmentIA. Soutenu par un mécénat d’Artelia d’une durée de trois ans, son objectif est de transformer les pratiques industrielles et ouvrir de nouvelles perspectives dans les secteurs de l’aménagement et de la construction.

La création de cette chaire s’inscrit pleinement dans la mission de la Fondation qui soutient depuis 2010 Grenoble INP, l’Institut d’ingénierie et de management de l’Université Grenoble Alpes (UGA). Le Groupe Artelia, acteur de référence dans les secteurs de la mobilité, de l’eau, de l’énergie, du bâtiment et de l’industrie, apporte non seulement son financement, mais également son expertise multidisciplinaire ainsi que son engagement en faveur de l’innovation technologique et de la performance éthique.

AugmentIA, comme son nom l’indique, explore le concept de “l’humain augmenté” : son objectif est d’intégrer l’IA dans l’ingénierie pour améliorer les capacités humaines et non de le remplacer.

Didier Schwab, titulaire de la Chaire, chercheur au LIG et professeur à l’UGA, souligne :

“AugmentIA incarne la rencontre entre expertise industrielle et recherche académique d’excellence. Cette chaire ouvre une voie prometteuse vers une ingénierie augmentée, plus performante, mais aussi plus responsable.”

Trois axes d’innovation au cœur du projet

AugmentIA, qui a pour mission de favoriser un transfert de compétences vers les élèves ingénieurs et les partenaires industriels, se concentre sur trois axes principaux :

  • Maîtriser les grands modèles de langage multilingues et multimodaux :
    AugmentIA développe des outils pour transformer la gestion des projets industriels, de la rédaction des appels d’offres à l’analyse de données massives non structurées ;
  • Explorer le potentiel de l’IA générative : des solutions technologiques innovantes seront testées pour optimiser les processus métiers, tout en adressant des défis majeurs : la réduction des hallucinations de l’IA, le respect des contraintes éthiques et l’empreinte environnementale des systèmes ;
  • Lever les verrous technologiques : la chaire s’attaque aux défis complexes de la gestion des données multilingues et de l’adaptation des modèles d’IA aux besoins spécifiques des secteurs de l’aménagement et de la construction.

Pierre Carlotti, Directeur scientifique, Artelia, explique :

“L’intelligence artificielle générative est un sujet en vogue dans beaucoup de secteurs. Grâce à la chaire AugmentIA, je suis très heureux de pouvoir, avec la Fondation Grenoble INP, dépasser l’effet de mode et contribuer ainsi à la mise en place opérationnelle de tels outils dans les métiers de l’ingénierie. En effet, des évolutions au départ purement technologiques posent de nombreux défis de recherche. Les grands modèles de langue doivent être perfectionnés pour répondre au mieux aux enjeux spécifiques de nos métiers, afin de nous permettre d’utiliser au mieux leur potentiel malgré des verrous scientifiques réels comme l’apprentissage continu ou la capacité à justifier les résultats obtenus.

La chaire AugmentIA s’attache à dépasser ces limites en explorant deux axes essentiels : d’une part, la consommation énergétique et l’impact carbone des modèles actuels, un enjeu crucial dans nos métiers où l’exemplarité environnementale est une exigence incontournable, et d’autre part l’éthique et la place de l’humain dans les usages de ces techniques, afin de garantir une intégration responsable et respectueuse des valeurs humaines. Je suis convaincu que cette démarche contribuera à transformer ces défis en opportunités pour nos métiers et notre société.”

La chaire AugmentIA sera officiellement inaugurée le 27 mars prochain à Grenoble.

AugmentIA
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  • Repenser l’IA pour l’intérêt général : les recommandations du CESE
    En amont du Sommet mondial de l’IA de Paris, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a adopté hier à 99 voix pour, 22 abstentions et 10 voix contre, l’avis “Pour une IA au service de l’intérêt général”. Ce document propose un cadre d’acceptabilité inédit pour le déploiement de l’IA dans la société française. Élaboré par une commission temporaire composée de conseillers issus de la société civile organisée et de 10 citoyens tirés au sort, cet avis offre une contribution sur l’impa

Repenser l’IA pour l’intérêt général : les recommandations du CESE

15 janvier 2025 à 11:12

En amont du Sommet mondial de l’IA de Paris, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a adopté hier à 99 voix pour, 22 abstentions et 10 voix contre, l’avis “Pour une IA au service de l’intérêt général”. Ce document propose un cadre d’acceptabilité inédit pour le déploiement de l’IA dans la société française. Élaboré par une commission temporaire composée de conseillers issus de la société civile organisée et de 10 citoyens tirés au sort, cet avis offre une contribution sur l’impact de l’IA dans des domaines clés tels que le travail, la santé, l’éducation et les services publics.

Troisième assemblée constitutionnelle de la République française, le CESE assure le lien entre les pouvoirs publics et les citoyens. Ses 175 membres, répartis en divers groupes de travail, sont désignés pour 5 ans par des syndicats, des organisations patronales, des associations ou des ONG. Il peut également associer à ses travaux des citoyens tirés au sort et organiser des conventions citoyennes ou des consultations en ligne.

Les travaux adoptés par le Bureau sont ensuite publiés au Journal Officiel et transmises au Gouvernement et au Parlement afin de les éclairer dans l’élaboration des politiques publiques.

Quatre critères pour une IA à l’écoute de la société

Le CESE souligne l’importance de garantir que l’IA soit déployée de manière responsable, éthique et durable. Pour garantir que l’IA serve réellement l’intérêt général, il identifie quatre critères fondamentaux :

  • Compatibilité avec les limites planétaires : Intégrer l’impact environnemental dans la conception et l’usage des technologies d’IA ;
  • Progrès social : Promouvoir une IA qui améliore les conditions de vie et réduit les inégalités ;
  • Enjeux économiques : Soutenir la création de valeur tout en évitant les effets pervers tels que la précarisation de l’emploi ;
  • Respect des droits fondamentaux : Garantir libertés individuelles, transparence et équité.

Des recommandations concrètes et inclusives

Le CESE propose 32 préconisations clés, parmi lesquelles :

  • Prioriser l’utilité sociétale

L’IA doit être d’abord envisagée comme un outil au service de besoins essentiels (santé, éducation, accessibilité). Son impact sur les conditions de travail, qu’il ait des effets positifs (automatisation de tâches répétitives, optimisation de l’efficacité…) ou négatifs (sentiment de perte de compétence, surveillance excessive…), doit être mesuré et régulièrement discuté.

Le CESE préconise donc d’inclure l’IA dans le dialogue social et recommande la mise en place d’un accord national interprofessionnel (ANI) sur les modalités de déploiement de l’IA dans les entreprises. Cet accord, négocié par tous les partenaires sociaux, doit assurer un déploiement maîtrisé de l’IA, au service des travailleurs et en adéquation avec les besoins identifiés.

  • Former et inclure

32% de la population française, soit 16 millions de personnes, se considère éloignée du numérique. Le CESE prône un plan national de formation au numérique et à l’IA, adapté à tous les âges. Les usages et les risques potentiels de l’IA devront par ailleurs être intégrés au plan national de formation du personnel éducatif, des médiateurs numériques, des travailleurs sociaux et des agents publics.

  • Renforcer le choix citoyen

Pour que les citoyens puissent faire des choix éclairés quant au déploiement de l’IA, il est  crucial de les sensibiliser à ses impacts environnementaux, tels que la consommation d’énergie, d’eau et de ressources pour les infrastructures d’IA, et de les former à un usage plus frugal de l’IA. Le CESE souligne la nécessité de prendre en compte les conflits potentiels liés à l’implantation de nouveaux centres de données, appelant à une communication transparente sur les conséquences associées et à une réelle considération des retours citoyens.

L’IA ne doit pas être imposée : les services publics doivent préserver une option humaine, pour garantir l’universalité de l’accès au service public et la liberté de choix de tous.

  • Assurer la transparence et l’explicabilité de l’IA

Selon le CESE, les biais intrinsèques des IA, liés aux jeux de données et aux choix des concepteurs, confèrent à ces technologies une dimension politique. Il appelle à garantir la transparence et l’explicabilité des décisions et des résultats produits par les IA. Il préconise également de renforcer les exigences de la réglementation européenne en matière de transparence des algorithmes et des données d’entraînement, de diversifier ces dernières pour limiter les biais, et de clarifier les règles de protection des données personnelles en conformité avec le RGPD.

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  • Sommet IA 2025 et éducation : les lauréats DemoES et l’association EdTech, porteurs d’un défi “Convergence IA”
    Dans la perspective du Sommet pour l’action sur l’IA qui se déroulera à Paris les 10 et 11 février prochains, le gouvernement a lancé fin novembre dernier les défis “Convergence IA”. L’association EdTech France et les lauréats de l’AMI “Démonstrateurs de l’enseignement supérieur” (DemoES) sont les porteurs du défi “l’IA au service de la performance éducative”, l’un des 35 sélectionnés. Soutenu par le Secrétariat Général pour l’Investissement, ce défi valorise l’excellence de la recherche et de

Sommet IA 2025 et éducation : les lauréats DemoES et l’association EdTech, porteurs d’un défi “Convergence IA”

14 janvier 2025 à 12:00

Dans la perspective du Sommet pour l’action sur l’IA qui se déroulera à Paris les 10 et 11 février prochains, le gouvernement a lancé fin novembre dernier les défis “Convergence IA”. L’association EdTech France et les lauréats de l’AMI “Démonstrateurs de l’enseignement supérieur” (DemoES) sont les porteurs du défi “l’IA au service de la performance éducative”, l’un des 35 sélectionnés.

Soutenu par le Secrétariat Général pour l’Investissement, ce défi valorise l’excellence de la recherche et de l’entrepreneuriat français ainsi que la force de la collaboration de ces deux écosystèmes. Lancé officiellement le 11 décembre 2024, il présentera les premières actions initiées au Grand Palais le 10 février prochain, notamment :

  • le prototypage d’un RAG pour les établissements d’enseignement supérieur basé sur la solution RAGaRenn expérimentée actuellement à l’Université de Rennes. Cet agent conversationnel, conçu dans le cadre de son projet AIR, l’un des lauréats DemoES, est mis à disposition des enseignants volontaires. Utilisant la technique du RAG (retrieval augmented generation) pour produire des réponses fiables à partir de sa base documentaire interne, l’outil, développé avec des modèles d’IA open source, notamment ceux de Mistral AI, vise à offrir un équilibre entre performance et consommation énergétique ;
  • l’élaboration d’une charte des usages des IA génératives dans l’enseignement et d’une méthodologie de mesure d’impact des solutions d’IA destinées à l’apprentissage ;
  • les porteurs du défi organiseront le lendemain une table ronde de haut niveau pour échanger sur l’efficacité des IA dans l’apprentissage.

En amont du Sommet, ils proposeront le 5 février “un café IA” pour échanger sur “les enseignants augmentés par l’IA”. Par ailleurs, pour mener à bien leur projet dans ce laps de temps restreint, ils ont invité les personnes intéressées par le sujet de l’IA dans l’éducation à apporter leur contribution. Elles peuvent s’inscrire via ce formulaire .

La dynamique collective qui voit le jour autour de ce défi perdurera au-delà du Sommet : un rendez-vous sera organisé chaque année afin de favoriser les rencontres, les connexions et les enrichissements mutuels.

Sommet IA 2025 et éducation
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  • Nouvelles restrictions américaines sur les puces d’IA : la réaction de NVIDIA
    Alors que l’administration Biden a dévoilé début décembre de nouvelles restrictions visant à limiter l’accès de la Chine à certaines technologies de pointe, notamment les puces d’IA, elle a présenté hier, une semaine avant de céder la place à Donald Trump, un projet de réglementation visant à bloquer les exportations de ces puces vers la Chine, la Russie, l’Iran et la Corée du Nord. Leur accès à ses principaux alliés, dont la France, sera également soumise à certaines conditions, soulevant le to

Nouvelles restrictions américaines sur les puces d’IA : la réaction de NVIDIA

14 janvier 2025 à 11:00

Alors que l’administration Biden a dévoilé début décembre de nouvelles restrictions visant à limiter l’accès de la Chine à certaines technologies de pointe, notamment les puces d’IA, elle a présenté hier, une semaine avant de céder la place à Donald Trump, un projet de réglementation visant à bloquer les exportations de ces puces vers la Chine, la Russie, l’Iran et la Corée du Nord. Leur accès à ses principaux alliés, dont la France, sera également soumise à certaines conditions, soulevant le tollé chez les acteurs de l’IA, notamment chez NVIDIA.

Sous couvert de sécurité nationale, les Etats-Unis, pour préserver leur position prédominante dans la course à l’IA, ont mis en place des restrictions vers l’exportation des GPU et des puces d’accélération d’IA vers la Chine, son principal concurrent, et la Russie dès 2022, introduisant des exigences plus strictes pour l’octroi de licences pour les exportations vers la Chine et d’autres pays en 2023.

Ils pourraient franchir un nouveau pas avec cette nouvelle réglementation, que critique Ned Finkle, vice-président des affaires gouvernementales chez NVIDIA. Il affirme dans un billet de blog où il rappelle l’apport de l’IA pour les soins de santé, l’agriculture, la fabrication, l’éducation, entre autres :

“L’administration Biden cherche maintenant à restreindre l’accès aux applications informatiques grand public avec sa règle sans précédent et erronée de « diffusion de l’IA », qui menace de faire dérailler l’innovation et la croissance économique dans le monde entier”.

Que stipule la réglementation provisoire ?

La réglementation provisoire, présentée par la Maison-Blanche, introduit une série de mesures destinées à encadrer strictement la diffusion des technologies d’IA avancées, tout en préservant les intérêts économiques et stratégiques des États-Unis.

Blocage des exportations vers les pays de préoccupation

Les exportations de puces avancées seront strictement interdites vers la Chine, la Russie, l’Iran et la Corée du Nord. Ces pays, considérés comme des adversaires stratégiques, sont ciblés pour empêcher l’utilisation de ces technologies à des fins militaires, cybernétiques ou de surveillance de masse.

Aucune restriction pour les alliés

Les 18 principaux alliés des États-Unis, parmi lesquels la France, l’Allemagne, la Belgique, le Danemark, l’Irlande, l’Italie, l’Espagne, le Royaume-Uni, la Suède, le Japon, la Corée du Sud et Taïwan, pourront continuer à importer ces technologies, mais sous réserve de répondre à des critères de sécurité stricts et d’obtenir des licences pour les commandes de grande envergure.

Deux statuts ont été créés pour encadrer les exportations vers les utilisateurs finaux :

  • Universal Verified End User (UVEU) : Ce statut permettra aux entreprises situées dans des pays alliés et respectant des normes de sécurité élevées de bénéficier de livraisons flexibles pour leurs besoins en IA. Elles ne pourront toutefois déployer que 7% de leur capacité de calcul dans chaque pays tiers ;
  • National Verified End User (NVEU) : Accordé aux entreprises des pays considérés comme non-préoccupants qui pourront acheter jusqu’à 320 000 GPU avancés sur deux ans, tout en respectant les exigences de sécurité.

Les entités non-VEU pourront quant à elles acheter jusqu’à 50 000 GPU avancés par pays, un nombre qui pourra être doublé en cas d’accord signé avec les États-Unis.

Exemptions pour les petites commandes de puces

Les commandes de puces dont la capacité de calcul collective ne dépasse pas 1 700 GPU avancé ne nécessiteront pas de licence et ne seront pas comptabilisées pas dans les plafonds nationaux. Ces exemptions concernent principalement des institutions universitaires, médicales et de recherche qui utilisent ces technologies à des fins non-sensibles et pourront ainsi les recevoir rapidement.

Encadrement des modèles d’IA avancés

Les poids de modèles fermés ne pourront être transférés qu’à des acteurs vérifiés, tandis que des normes de sécurité accrue sont imposées pour leur stockage.

Cette réglementation pourrait entrer en vigueur d’ici 120 jours, reste à savoir ce qu’en fera le gouvernement Trump, soutenu par les acteurs de la Silicon Valley.

Pour Ned Finkle :

“Elle sape déjà les intérêts des États-Unis. Comme l’a démontré la première administration Trump, l’Amérique gagne grâce à l’innovation, à la concurrence et au partage de nos technologies avec le monde – et non en se retirant derrière un mur d’excès de pouvoir gouvernemental. Nous attendons avec impatience un retour à des politiques qui renforcent le leadership américain, stimulent notre économie et préservent notre avantage concurrentiel dans le domaine de l’IA et au-delà”.

la réaction de NVIDIA
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  • Qlik renforce son positionnement dans l’écosystème des données et de l’IA
    Qlik, entreprise américaine spécialisée dans les solutions d’analyse de données et de business intelligence, a récemment annoncé l’extension de ses fonctionnalités d’intégration de données pour trois de ses partenaires stratégiques : SAP, Databricks et Snowflake. Ces améliorations visent à renforcer la connectivité et à simplifier les flux de données entre ces plateformes, tout en répondant aux besoins croissants des entreprises en matière de gestion de l’IA et d’analyse avancée. Alors que les

Qlik renforce son positionnement dans l’écosystème des données et de l’IA

10 janvier 2025 à 09:51

Qlik, entreprise américaine spécialisée dans les solutions d’analyse de données et de business intelligence, a récemment annoncé l’extension de ses fonctionnalités d’intégration de données pour trois de ses partenaires stratégiques : SAP, Databricks et Snowflake. Ces améliorations visent à renforcer la connectivité et à simplifier les flux de données entre ces plateformes, tout en répondant aux besoins croissants des entreprises en matière de gestion de l’IA et d’analyse avancée.

Alors que les entreprises cherchent à tirer parti de l’IA pour innover, la demande pour une gestion robuste et transparente des données entre les plateformes n’a jamais été aussi forte. Qlik met à profit son expertise pour répondre à cette attente.

Drew Clarke, vice-président exécutif et directeur général de la division Data Business Unit chez Qlik, explique :

“Les entreprises savent que des données de haute qualité facilement accessibles sont indispensables pour exploiter toute la puissance de l’IA. Nos dernières améliorations s’appuient sur le socle robuste d’intégration de Qlik pour permettre aux entreprises de préparer plus facilement leurs données pour l’IA, qu’elles utilisent un système SAP, Databricks ou Snowflake”.

Les mises à jour récentes incluent :

  • Une extension de la prise en charge de SAP OData : l’intégration étendue à SAP Rise et SAP Cloud facilite la migration vers le cloud et améliore l’extraction des données pour générer des insights plus riches avec une efficacité opérationnelle accrue ;
  • Des composants IA-ready pour Databricks : l’amélioration de la connectivité permet de lier en toute transparence les données en temps réel à des modèles d’IA avancés avec, à la clé, des déploiements à la fois plus rapides et plus précis ;
  • Des connexions de données en temps réel pour Snowflake : les améliorations apportées à cette intégration accélèrent le déploiement d’insights d’IA au sein de l’écosystème Snowflake pour optimiser les performances et d’accélérer le processus décisionnel.

Ces avancées permettent aux entreprises d’unifier leurs données tout en renforçant leur agilité opérationnelle. Au-delà de ces intégrations, Qlik continue de s’inscrire dans une logique de chaîne de valeur complète en intégrant des outils comme Qlik Answers, qui convertit des données non structurées en informations exploitables.

Un enjeu stratégique pour les entreprises

Pour les organisations, l’adoption de l’IA ne se limite pas à la mise en œuvre de modèles. Elle repose sur une infrastructure de données capable de fournir des informations fiables et exploitables en temps réel.

Qlik se positionne comme un acteur clé en accompagnant les entreprises tout au long de leur transformation : de la collecte des données à leur analyse, en passant par leur préparation pour des usages avancés. En mettant l’accent sur la transparence et la fiabilité des flux, il aide ses clients à relever les défis de la complexité et de la volumétrie croissante des données.

Qlik renforce son positionnement dans l’écosystème des données et de l’IA
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  • Rapport Zendesk : 78% des français sont prêts à déléguer à l’IA leurs interactions avec les services clients
    La 7ème étude annuelle de Zendesk, “CX Trend Report 2025”, basée sur les réponses de plus de 10 000 consommateurs et décideurs à travers le monde, met en évidence les tendances globales, révélant un changement décisif dans les attentes des clients, et détaille les spécificités de nombreux pays,  notamment en France. Les consommateurs français sont majoritairement favorables à l’IA : plus d’un sur deux (55%) juge que l’utilisation de l’IA dans le service client est nécessaire pour fournir un sup

Rapport Zendesk : 78% des français sont prêts à déléguer à l’IA leurs interactions avec les services clients

9 janvier 2025 à 11:00

La 7ème étude annuelle de Zendesk, “CX Trend Report 2025”, basée sur les réponses de plus de 10 000 consommateurs et décideurs à travers le monde, met en évidence les tendances globales, révélant un changement décisif dans les attentes des clients, et détaille les spécificités de nombreux pays,  notamment en France.

Les consommateurs français sont majoritairement favorables à l’IA : plus d’un sur deux (55%) juge que l’utilisation de l’IA dans le service client est nécessaire pour fournir un support client qualitatif, 65% s’estiment même à l’aise avec l’idée que ces technologies soient utilisées dans le cadre du service du support qui leur est proposé.

Cependant, ils attendent aujourd’hui des interactions avec l’IA qu’elles dépassent la simple efficacité : 80% sont plus favorables à l’utilisation de l’IA dans le service client lorsque le comportement de l’IA s’apparente à celui d’un être humain.

L’IA vocale, mode d’interaction plébiscité par les Français

Bien que seulement 36 % des Français aient déjà interagi avec des agents vocaux IA (contre 51 % au niveau mondial), 85 % d’entre eux préfèrent ce mode de communication, bien au-dessus de la moyenne mondiale (67 %). Toutefois, seulement la moitié des répondants (51%) pense que la compréhension vocale par l’IA améliorerait considérablement leur expérience actuelle en matière d’interaction avec l’IA.

L’IA intégrant une dimension humaine pour une meilleure expérience client

Si la personnalisation du service client est devenue un facteur clé de fidélisation, les Français semblent y être moins attachés que la moyenne des consommateurs : 51 % la considèrent essentielle, contre 61 % à l’échelle mondiale, bien que les deux tiers d’entre eux (74%) reconnaissent son importance pour leur loyauté envers une marque, une proportion cohérente avec le reste du monde (76%).

Alors que les Français sont prêts à être assistés par des technologies IA, 88 % d’entre eux souhaitent que ces outils adoptent des traits de caractère similaires à ceux des humains. Le besoin d’interactions fluides, empathiques et naturelles demeure une priorité pour de nombreux consommateurs : ils sont 86% à déclarer que l’amabilité des agents d’IA est cruciale pour une expérience positive.

Les Français prêts à déléguer certaines tâches aux assistants personnels et aux agents IA

Selon l’étude, 78 % des consommateurs français sont prêts à déléguer complètement leurs interactions avec les services clients à une IA, une proportion significativement plus élevée que la moyenne mondiale (62 %). Les Français semblent être parmi les plus enthousiastes à l’idée de confier cette responsabilité :  90 % des répondants, contre 68% au niveau mondial, pensent que d’ici deux ans, ils disposeront de leur propre assistant personnel et que celui-ci interagira avec les entreprises à leur place.

Michaël Chaouat, vice-président Europe du Sud de Zendesk, commente :

“Les résultats du CX Trend Report cette année montrent que l’attitude ambivalente des Français vis-à-vis de l’intervention des agents IA dans leur relation client. S’ils montrent un intérêt assez relatif à l’idée d’interagir avec des agents IA, ils n’en attendent pas moins une expérience agréable, mais désirent surtout passer rapidement à l’étape suivante : déléguer cet aspect à leurs propres assistants IA. La mise en œuvre réussie de services de relations client reposant sur des agents IA sera décisive pour la suite : les consommateurs français sont sur le fil entre l’adoption enthousiaste de ces services et l’indifférence. Il est essentiel de les faire pencher du bon côté en privilégiant l’innovation, la qualité de l’interaction et de l’expérience générale”.

Pour télécharger le rapport dans son intégralité, cliquer ici.

Rapport Zendesk : 78% des français sont prêts à déléguer à l'IA leurs interactions avec les services clients
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  • Samsung au CES 2025 : quand l’IA transforme l’expérience télévisuelle
    Le CES (Consumer Electronics Show) 2025 ouvre ses portes aujourd’hui, rassemblant des participants et des exposants du monde entier. Santé connectée, équipements de maison intelligents, voitures autonomes, puces dédiées, l’IA y sera omniprésente. Comme chaque année, différentes entreprises n’ont pas attendu son lancement officiel pour annoncer les innovations technologiques qu’ils y présenteront. C’est d’ailleurs le cas de Samsung qui lors de son événement “CES 2025 First Look”, a présenté hier

Samsung au CES 2025 : quand l’IA transforme l’expérience télévisuelle

Par : Thomas Calvi
7 janvier 2025 à 12:30

Le CES (Consumer Electronics Show) 2025 ouvre ses portes aujourd’hui, rassemblant des participants et des exposants du monde entier. Santé connectée, équipements de maison intelligents, voitures autonomes, puces dédiées, l’IA y sera omniprésente. Comme chaque année, différentes entreprises n’ont pas attendu son lancement officiel pour annoncer les innovations technologiques qu’ils y présenteront. C’est d’ailleurs le cas de Samsung qui lors de son événement “CES 2025 First Look”, a présenté hier Samsung Vision AI, une suite de fonctionnalités alimentées par l’IA pour ses téléviseurs.

Le CES 2025, organisé par la Consumer Technology Association (CTA), réunira plus de 4 500 exposants et attend environ 138 000 participants, dont 1 400 startups et 50 000 visiteurs internationaux. C’est à Jensen Huang, PDG de NVIDIA, nommé meilleur PDG du monde par Fortune et The Economist, figurant parmi 100 personnes les plus influentes du monde selon le magazine TIME. Qu’a été confié le rôle de prononcer le discours d’ouverture, hier soir.

Samsung Vision AI

Samsung Vision AI symbolise la prochaine étape dans l’évolution des écrans intelligents. Selon SW Yong, président et responsable de l’activité d’affichage visuel chez Samsung Electronics :

“Samsung ne considère pas les téléviseurs comme des appareils unidirectionnels destinés à la consommation passive, mais comme des partenaires interactifs et intelligents qui s’adaptent à vos besoins.”

Samsung Vion AI, intégrée dans une large gamme de modèles, notamment les Neo QLED, OLED, QLED et The Frame, permet aux téléviseurs de s’adapter à leur environnement, de comprendre les préférences des utilisateurs et d’offrir des fonctionnalités intuitives de manière autonome. Parmi les fonctionnalités principales :

  • Click to Search permet d’obtenir des informations instantanées sur ce qui est affichées à l’écran, qu’il s’agisse d’identifier un acteur ou d’explorer le contenu affiché, sans interrompre le visionnage ;
  • Live Translate, une fonctionnalité que l’on retrouve dans les smartphones Galaxy S24, offre des traductions de sous-titres en temps réel, éliminant les barrières linguistiques ;
  • Generative Wallpaper permet de créer des images dynamiques personnalisées, adaptées aux goûts des utilisateurs ou à l’occasion.

Samsung Vision AI s’intègre également à l’écosystème SmartThings pour un mode de vie connecté :

  • Home Insights fournit des mises à jour en temps réel sur l’environnement domestique, notamment des alertes de sécurité ;
  • Pet and Family Care permet de détecter des comportements inhabituels chez les animaux ou les membres de la famille. Cette fonctionnalité peut également ajuster automatiquement les paramètres de la maison si nécessaire, comme éteindre la lumière d’une pièce lorsqu’un enfant s’endort.

Une qualité d’image et de son optimale

Samsung Vision AI améliore la qualité visuelle et sonore grâce à des technologies d’IA embarquées qui analysent et ajustent dynamiquement les paramètres selon le contenu et l’environnement.

Par exemple, le modèle Neo QLED 8K QN990F, le téléviseur le plus avancé de Samsung,  utilise des fonctionnalités telles que la mise à l’échelle 8K AI Pro et la remasterisation HDR automatique Pro pour offrir des visuels réalistes et des couleurs éclatantes. Son adaptatif Pro sépare et optimise les composants sonores tels que la parole, la musique et les effets sonores pour une immersion totale.

L’innovation par des partenariats stratégiques

Samsung, qui prévoit de travailler en étroite collaboration avec des partenaires d’IA de premier plan tels que Google et d’autres pour étendre les fonctionnalités de Vision AI, a annoncé un partenariat avec Microsoft visant à intégrer l’assistant Copilot de ce dernier à ses téléviseurs et moniteurs intelligents.

Lors de CES 2025 First Look, il a également dévoilé le Premiere 5, le premier projecteur interactif à ultra-courte focale (UST) à trois lasers de l’industrie et le miroir à affichage innovant MICRO LED Beauty Mirror.

Samsung au CES 2025
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  • L’IA, alliée stratégique des professionnels du recrutement : une étude d’iCIMS
    Alors qu’attirer et retenir les meilleurs talents sont une priorité stratégique pour les entreprises, l’IA et les données se révèlent être des alliées stratégiques pour optimiser les processus de recrutement, réduire les délais et améliorer l’expérience candidat, redéfinissant le rôle des DRH. Selon une récente étude réalisée par iCIMS, éditeur de logiciel SaaS spécialisé dans l’acquisition de talents, 4 professionnels sur 10 affirment gagner entre 1 et 3 heures de travail par semaine grâce à l’

L’IA, alliée stratégique des professionnels du recrutement : une étude d’iCIMS

2 janvier 2025 à 11:00

Alors qu’attirer et retenir les meilleurs talents sont une priorité stratégique pour les entreprises, l’IA et les données se révèlent être des alliées stratégiques pour optimiser les processus de recrutement, réduire les délais et améliorer l’expérience candidat, redéfinissant le rôle des DRH. Selon une récente étude réalisée par iCIMS, éditeur de logiciel SaaS spécialisé dans l’acquisition de talents, 4 professionnels sur 10 affirment gagner entre 1 et 3 heures de travail par semaine grâce à l’IA. Cette avancée, bien que modeste en apparence, révèle des transformations plus profondes des pratiques et des priorités en matière de gestion des talents.

L’IA : un outil d’optimisation et non de remplacement

L’étude, réalisée auprès de 500 professionnels du recrutement en France travaillant dans des entreprises de plus de 1 000 employés, montre que l’IA fait désormais partie intégrante de leur quotidien professionnel : moins de 1% des professionnels interrogés déclarent ne pas l’utiliser.

Pourtant, 34% d’entre eux redoutent que l’IA ne rende leur métier obsolète. Pour Amandine Reitz, DRH Europe d’iCIMS, le gain de temps enregistré leur permettra avant tout de se consacrer à des tâches plus humaines et à plus haute valeur ajoutée :

“Nous constatons au contraire qu’elle ouvre de nouvelles perspectives. En effet, en libérant du temps sur certaines tâches, l’IA permet aux experts en Talent Acquisition de faire évoluer leurs rôles et de se recentrer sur l’essentiel : l’accompagnement humain et l’apport de valeur dans chaque interaction”.

Un recrutement plus rapide et plus inclusif

Le processus de recrutement est souvent long et onéreux pour les entreprises. Embaucher rapidement le bon candidat est une nécessité pour elles : le délai moyen de recrutement est passé de 49 à 47 jours.

Au-delà de la rapidité, l’étude met en lumière l’évolution des priorités des entreprises :

  • 82 % des organisations interrogées prennent des mesures spécifiques pour attirer des talents féminins ;
  • 55 % recrutent activement des employés de plus de 55 ans, dans une optique de diversité générationnelle ;
  • 91 % ajustent leur approche pour séduire les jeunes générations, telles que la Gen Z et la Gen Alpha.

Cas pratique : Kingfisher

iCIMS donne l’exemple de Kingfisher, un groupe britannique de commerce de détail spécialisé dans l’amélioration de l’habitat et le bricolage. Bien connu à travers ses enseignes comme Castorama et Brico Dépôt, le groupe reçoit chaque année plus de 500 000 candidatures pour environ 20 000 postes à pourvoir.

Le système de suivi des candidats d’iCMS permet à Kingfisher de mieux comprendre les comportements et les attentes de ses candidats. Les équipes RH disposent d’une visibilité sur les données d’embauche pour des équipes, des fonctions et des rôles spécifiques, ainsi que sur d’autres indicateurs tels que l’engagement interne, les performances des employés…

Grâce à des expériences d’onboarding simples et rapides, elles identifient rapidement les candidats les plus engagés et recrutent des profils techniques plus rapidement que leurs concurrents, réduisant le taux de refus des offres d’embauche de 1 sur 6 à 1 sur 20.

Le délai de recrutement pour les postes difficiles a quant à lui été divisé par deux, passant de 42 à 21 jours en un an.

Amandine Reitz commente :

“Avoir accès à des données fiables permet de mieux suivre l’évolution du marché du recrutement et de répondre aux besoins des équipes d’acquisition de talents. Qu’il s’agisse de simplifier les opérations, de renforcer la culture d’entreprise ou d’offrir une expérience candidat fluide et personnalisée, l’utilisation des données donne aux équipes RH les moyens d’adopter une approche proactive pour constituer les meilleures équipes. Aujourd’hui, réussir un recrutement dépend à la fois de l’intégration des nouvelles technologies, de la capacité à prendre des décisions rapides et de la résilience des équipes face aux évolutions constantes”. 

L'IA, alliée stratégique des professionnels du recrutement : une étude d’iCIMS
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  • L’Office franco-québécois pour la jeunesse lance un appel à candidatures pour le Sommet E-AI 2025
    L’événement E-AI 2025, Sommet sur l’IA pour les ICC (industries culturelles et créatives) se déroulera à Montréal les 26 et 27 février 2025. L’Office franco-québécois pour la jeunesse (OFQJ) France et l’OFQJ Québec/LOJIQ ont décidé d’apporter leur soutien à cinq jeunes expert·es français·es souhaitant intégrer la délégation francophone qui participera à cet événement. Entertain-AI (E-AI) s’est donné pour mission de bâtir une communauté internationale B2B regroupant les joueurs clés, non seuleme

L’Office franco-québécois pour la jeunesse lance un appel à candidatures pour le Sommet E-AI 2025

20 décembre 2024 à 10:00

L’événement E-AI 2025, Sommet sur l’IA pour les ICC (industries culturelles et créatives) se déroulera à Montréal les 26 et 27 février 2025. L’Office franco-québécois pour la jeunesse (OFQJ) France et l’OFQJ Québec/LOJIQ ont décidé d’apporter leur soutien à cinq jeunes expert·es français·es souhaitant intégrer la délégation francophone qui participera à cet événement.

Entertain-AI (E-AI) s’est donné pour mission de bâtir une communauté internationale B2B regroupant les joueurs clés, non seulement du divertissement et de l’IA, mais de tous les secteurs économiques qui gravitent autour et peuvent ainsi tirer parti de la rencontre des deux industries.

Réinventer la créativité, réhumaniser l’IA

Au Palais des Congrès de Montréal, sous le thème “À échelle humaine”, E-AI 2025 explorera comment l’IA redéfinit les industries culturelles et créatives tout en plaçant l’humain au centre de la révolution numérique. Le sommet réunira des pionniers technologiques, des artistes visionnaires et des leaders d’opinion pour échanger sur l’avenir de l’IA appliquée aux ICC. Les participants auront l’opportunité d’assister à des démonstrations inédites, de participer à des discussions inspirantes, et d’explorer des collaborations innovantes.

L’appel à candidature de l’OFQJ pour E-AI 2025

L’Office franco-québécois pour la jeunesse invite les jeunes âgés de 18 à 35 ans, de nationalité française ou résidant en France depuis au moins un an, à soumettre leur candidature pour faire partie de la délégation francophone. Ils devront avoir une expertise dans le domaine de l’IA appliquée aux ICC (jeune entrepreneur·euse, chercheur·euse, artiste ou professionnel·le).

Programme prévisionnel de la délégation

  • Mardi 25 février : Arrivée à Montréal et activité brise-glace.
  • Mercredi 26 et jeudi 27 février : Participation aux activités officielles de E-AI 2025.
  • Vendredi 28 février : Réflexion, bilan et visite de terrain.
  • Samedi 29 février : Départ des participants.

Les participants pourront arriver plus tôt ou partir plus tard, mais ces jours supplémentaires seront à leur charge.

Soutien offert par l’OFQJ

  • Hébergement à Montréal en chambre double (non mixte) pour 4 nuits ;
  • Aide financière de 200 € pour le transport aérien aller-retour ;
  • Accréditation pour participer à E-AI 2025 ;
  • Organisation et accompagnement lors des activités du programme.

Frais à la charge des participants :

  • Frais de transport international supplémentaires;
  • Hébergement et repas non couverts ;
  • Transport local et dépenses personnelles ;
  • Assurance rapatriement et hospitalisation.

Des aides supplémentaires sont disponibles pour les résidents des régions Guadeloupe, Île-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes, celles-ci ayant signé des conventions de partenariat avec l’OFQJ.

Si vous êtes intéressé, vous avez jusqu’au 15 janvier 2025 pour postuler. Pour plus d’informations, cliquez ici.

Office-franco-quebecois-jeunesse-appel-andidatures-Sommet-E-AI-2025
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  • Deepfakes : YouTube et la Creative Artists Agency s’associent pour protéger l’image des célébrités
    YouTube a annoncé ce 17 décembre s’associer à la Creative Artists Agency (CAA), l’une des agences les plus influentes dans le domaine du divertissement et du sport, afin de protéger les personnalités publiques contre les deepfakes sur sa plateforme. La Creative Artists Agency compte parmi ses clients nombre de personnalités de premier plan, notamment les acteurs Jennifer Aniston, George Clooney, Tom Cruise, Nicole Kidman, les chanteurs Beyoncé, Justin Bieber, Ariana Grande ou les sportifs Tony P

Deepfakes : YouTube et la Creative Artists Agency s’associent pour protéger l’image des célébrités

19 décembre 2024 à 10:00

YouTube a annoncé ce 17 décembre s’associer à la Creative Artists Agency (CAA), l’une des agences les plus influentes dans le domaine du divertissement et du sport, afin de protéger les personnalités publiques contre les deepfakes sur sa plateforme.

La Creative Artists Agency compte parmi ses clients nombre de personnalités de premier plan, notamment les acteurs Jennifer Aniston, George Clooney, Tom Cruise, Nicole Kidman, les chanteurs Beyoncé, Justin Bieber, Ariana Grande ou les sportifs Tony Parker, Cristiano Ronaldo et Serena Williams.

Elle s’emploie à préserver l’intégrité des talents à travers des initiatives comme le CAA Vault, un service qui capture et stocke les répliques numériques des clients (visage, voix, corps) pour identifier les contenus non autorisés. Cet engagement en faveur de l’innovation responsable en fait un partenaire de choix pour YouTube.

Bryan Lourd, PDG et co-président de Creative Artists Agency, déclare :

“Neal [Mohan] et moi avons commencé à parler plus tôt cette année de l’importance de créer un écosystème d’IA responsable qui protège les artistes, tout en ouvrant de nouvelles possibilités d’expression créative. Chez CAA, nos conversations sur l’IA sont centrées sur l’éthique et les droits des talents”.

Début 2025, des acteurs primés et des athlètes de haut niveau de la NBA et de la NFL représentés par l’agence auront un accès anticipé à la technologie que YouTube développe pour détecter et gérer les contenus générés par l’IA qui représentent l’image des artistes, notamment leur visage. Elle leur permettra également de demander leur suppression via le processus de plainte pour atteinte à la vie privée de YouTube.

Leurs retours d’expérience permettront d’améliorer les systèmes de détection et d’ajuster les fonctionnalités. Selon la plateforme de streaming :

“En collaborant avec CAA, nous obtiendrons les conseils de certaines des personnalités les plus influentes du monde, dont certaines ont été considérablement touchées par les dernières vagues d’innovation en matière d’IA, afin de peaufiner notre produit avant de le proposer à un groupe plus large de créateurs et d’artistes. L’expérience directe des clients de CAA avec les répliques numériques dans le paysage en constante évolution de l’IA sera essentielle à l’élaboration d’un outil qui responsabilise et protège de manière responsable les créateurs et la communauté YouTube dans son ensemble”.

De nouvelles cohortes de test “composées des meilleurs créateurs YouTube, des professionnels de la création et d’autres partenaires de premier plan représentant les talents” seront formées dans les mois à venir.

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  • Education : l’IA de Pearltrees soutiendra prochainement 1/3 des professeurs français du secondaire
    Pearltrees, un des leaders français des solutions numériques éducatives, annonce le lancement de l’expérimentation de son nouvel outil d’IA dédié aux enseignants. Conçue pour alléger la charge de travail des enseignants et intégrée à la plateforme Pearltrees Éducation dès janvier 2025, cette IA souveraine a pour objectif d’accompagner 120 000 professeurs en leur fournissant des solutions adaptées et personnalisées. Lancée en 2019, Pearltrees est une plateforme collaborative de curation de conten

Education : l’IA de Pearltrees soutiendra prochainement 1/3 des professeurs français du secondaire

18 décembre 2024 à 11:00

Pearltrees, un des leaders français des solutions numériques éducatives, annonce le lancement de l’expérimentation de son nouvel outil d’IA dédié aux enseignants. Conçue pour alléger la charge de travail des enseignants et intégrée à la plateforme Pearltrees Éducation dès janvier 2025, cette IA souveraine a pour objectif d’accompagner 120 000 professeurs en leur fournissant des solutions adaptées et personnalisées.

Lancée en 2019, Pearltrees est une plateforme collaborative de curation de contenu web. A l’intersection des technologies cloud, IA et des réseaux sociaux grand public, elle est aujourd’hui utilisée par plus de 10 millions de personnes dans le monde.

Pearltrees Éducation, sa version SaaS dédiée aux établissements scolaires, est utilisée par plus d’un tiers des professeurs et des élèves des collèges et des lycées français, soit près d’1.3 million de personnes.

Une réponse aux besoins croissants de l’éducation

Les enseignants du secondaire font face à des défis croissants : hétérogénéité des niveaux des élèves, augmentation des tâches administratives et exigences accrues en termes de personnalisation des apprentissages. L’IA Pearltrees est pensée comme un assistant pédagogique : elle propose aux enseignants des outils tels que des éléments ou plans de cours, des exercices différenciés ou des QCM.

Ces outils visent à libérer du temps aux enseignants, leur permettant ainsi de se consacrer pleinement à une pédagogie adaptée aux besoins de chaque élève.

Une mise en place progressive et collaborative

Pour garantir son efficacité, l’IA Pearltrees est testée selon une approche en deux étapes :

  • Phase Alpha (janvier à novembre 2024) : une version initiale a été testée par une vingtaine d’enseignants issus de disciplines variées. Cette phase a validé la capacité de l’IA à répondre aux attentes des professeurs tout en confirmant son potentiel.
  • Phase Beta (novembre 2024 à janvier 2025) : Une version plus avancée, intégrée dans l’interface de la plateforme Pearltrees.  est actuellement testée dans 39 établissements scolaires en France. Les retours des enseignants permettront d’affiner les fonctionnalités de l’outil.

Cette seconde phase vise à s’assurer que l’IA, dans ce contexte d’utilisation réel, est à la fois compréhensible et utilisable en autonomie par les enseignants. Si c’est le cas, l’IA Pearltrees sera généralisée à la fin janvier 2025, offrant ainsi ses bénéfices à plus de 120 000 enseignants, soit un tiers des professeurs du secondaire en France.

Des retours d’utilisateurs prometteurs

Les premiers utilisateurs saluent les atouts de l’IA Pearltrees. Pascal Pannier, professeur-documentaliste, se dit conquis par sa simplicité d’accès et la pertinence des contenus produits. Pour Vincent Sallent, seul professeur de physique-chimie dans un petit collège, “C’est comme si je travaillais avec un collègue, ce qui pour moi est très appréciable”.

Patrice Lamothe, PDG et cofondateur de Pearltrees conclut :

“L’intégration de l’IA Pearltrees s’inscrit dans la mission fondamentale de Pearltrees : offrir aux enseignants les meilleures technologies pour organiser et partager la connaissance”. 

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  • Optique co-packagée (CPO) : comment IBM entend booster l’entraînement des LLMs dans les datacenters
    IBM Research vient de dévoiler une avancée majeure dans le domaine des technologies de connexion pour les centres de données et les circuits imprimés, avec l’introduction d’un nouveau module prototype d’optiques co-packagées (CPO : co-packaged optics). Cette innovation pourrait remplacer les interconnexions électriques dans les datacenters et offrir des améliorations significatives en termes de vitesse et d’efficacité énergétique pour l’IA et d’autres applications informatiques. Avec l’essor de

Optique co-packagée (CPO) : comment IBM entend booster l’entraînement des LLMs dans les datacenters

17 décembre 2024 à 14:00

IBM Research vient de dévoiler une avancée majeure dans le domaine des technologies de connexion pour les centres de données et les circuits imprimés, avec l’introduction d’un nouveau module prototype d’optiques co-packagées (CPO : co-packaged optics). Cette innovation pourrait remplacer les interconnexions électriques dans les datacenters et offrir des améliorations significatives en termes de vitesse et d’efficacité énergétique pour l’IA et d’autres applications informatiques.

Avec l’essor de la GenAI, les centres de données sont confrontés à une demande croissante de transfert de données à haute vitesse. Alors que les câbles en cuivre traditionnellement utilisés sont limités par la dégradation du signal sur de longues distances, la CPO se présente comme une alternative prometteuse. Combinant étroitement électronique et photonique au sein d’un même module, elle augmente la densité de bande passante des interconnexions et l’efficacité énergétique en raccourcissant considérablement la longueur des liaisons électriques.

L’innovation d’IBM repose sur un processus minutieux d’intégration entre électronique et photonique, au cœur duquel se trouve le développement d’un guide d’ondes optiques en polymère (PWG : polymer optical waveguide). Elle permet d’augmenter de six fois le nombre de fibres optiques pouvant être connectées au bord d’une puce de silicium, une mesure connue sous le nom de densité de bord.

Une étape clé de ce développement a été la réalisation de connexions optiques haute densité entre les puces et les fibres, un défi technique considérable compte tenu des tolérances extrêmement serrées requises pour aligner les faisceaux lumineux avec précision. Les connexions optiques hautes fidélité nécessitent en effet un écartement extrêmement précis, de l’ordre d’un demi-micron ou moins entre une fibre et un connecteur, un exploit que l’équipe d’IBM a réalisé.

Elle a atteint pour ce prototype une densité de pas de 50 microns, réduisant ainsi de 80 % l’espace requis par rapport aux solutions conventionnelles (pas de 250 microns, soit environ trois fois la largeur d’un cheveu humain). Des tests ont même montré un potentiel de réduction à 25 microns, ouvrant la voie à des bandes passantes multipliées par dix.

L’intégration de cette technologie a nécessité des avancées dans la fabrication, notamment la mise au point de photodétecteurs et d’émetteurs optiques compacts capables de gérer des signaux à des fréquences élevées, tout en restant compatibles avec les processus de production standard.

Crédit IBM

Performances et gains environnementaux

Selon IBM, cette innovation permettrait :

  • Une diminution des coûts de mise à l’échelle de l’IA générative : la consommation énergétique serait réduite de plus de 5 fois par rapport aux interconnexions électriques. L’économie réalisée par modèle IA entraîné serait équivalente à la consommation annuelle de 5 000 foyers ;
  • Un entraînement des LLMs jusqu’à cinq fois plus rapides : la CPO pourrait également réduire le temps nécessaire à l’entraînement d’un LLM standard de trois mois à trois semaines, les gains de performance augmentant avec l’utilisation de modèles plus grands et d’un plus grand nombre de GPU.

Tests rigoureux en conditions réelles

Les prototypes ont été soumis à des tests de fiabilité dans des environnements simulant des températures extrêmes (-40 °C à 125 °C) et des contraintes mécaniques au siège social mondial d’IBM Research à Yorktown Heights, dans l’État de New York et à l’usine d’IBM à Bromont, au Québec.

Ces tests ont permis à IBM de s’assurer que les fibres optiques pouvaient supporter la flexion sans se casser ni subir de pertes de données. Ils ont validé la faible perte d’insertion (<1,2 dB) et une diaphonie limitée (<30 dB), démontrant la viabilité de la solution pour les centres de données.

John Knickerbocker, ingénieur de recherche chez IBM, assure :

“Le gros problème, ce n’est pas seulement que nous avons obtenu cette grande augmentation de la densité pour les communications sur le module, mais nous avons également démontré que cela est compatible avec des tests de résistance que les liaisons optiques n’ont pas réussi dans le passé”.

Les modules d’IBM sont compatibles avec les processus d’assemblage d’emballages électroniques passifs avancés standard, ce qui permet une réduction des coûts de production. Ils sont fabriqués à Bromont, avec une capacité à être produits à l’échelle, ouvrant la voie à une adoption commerciale.

John Knickerbocker conclut :

“Nous travaillerons également avec les fournisseurs de composants pour les positionner pour cette prochaine étape technologique, ainsi que pour les positionner pour qu’ils soient capables de prendre en charge des quantités de production, pas seulement des prototypes”. 

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  • Deep Research, la fonctionnalité agentique de Google qui transforme la recherche en ligne
    Mercredi dernier, Google ne s’est pas contenté d’annoncer le lancement de Gemini 2.0 Flash, le premier modèle de la famille Gemini 2, il a également annoncé celui de Deep Research, une fonctionnalité agentique déployée dans Gemini Advanced conçue pour faciliter la recherche en ligne. Google présente cette nouvelle fonctionnalité comme “un assistant personnel de recherche”. Elle s’appuie sur l’expertise de Google en matière de recherche d’informations pertinentes sur le Web pour diriger la naviga

Deep Research, la fonctionnalité agentique de Google qui transforme la recherche en ligne

16 décembre 2024 à 14:00

Mercredi dernier, Google ne s’est pas contenté d’annoncer le lancement de Gemini 2.0 Flash, le premier modèle de la famille Gemini 2, il a également annoncé celui de Deep Research, une fonctionnalité agentique déployée dans Gemini Advanced conçue pour faciliter la recherche en ligne.

Google présente cette nouvelle fonctionnalité comme “un assistant personnel de recherche”. Elle s’appuie sur l’expertise de Google en matière de recherche d’informations pertinentes sur le Web pour diriger la navigation et les recherches du modèle Gemini, doté de capacités de raisonnement avancées. Sa fenêtre contextuelle a été étendue à 1 million de tokens, ce qui lui permet de traiter de grandes quantités d’informations en une seule fois.

Comment utiliser Deep Research ?

Les abonnés à Gemini Advanced peuvent trouver la fonctionnalité dans le menu déroulant du sélecteur de modèle à “1.5 Pro avec Deep Research”

Il suffit de lui soumettre une requête : l’IA conçoit ensuite un plan en plusieurs étapes, que l’utilisateur peut approuver ou modifier, avant de lancer une analyse approfondie. En quelques minutes, elle produit un rapport complet, incluant des liens vers des sources originales.

Google donne l’exemple d’un étudiant préparant une présentation sur les capteurs de véhicules autonomes.

Le plan approuvé, il suffit de lancer la recherche. L’outil commence à analyser en profondeur les informations pertinentes provenant de l’ensemble du Web.

Google explique :

“Au cours de quelques minutes, Gemini affine continuellement son analyse, naviguant sur le Web comme vous le faites : rechercher, trouver des informations intéressantes, puis commencer une nouvelle recherche en fonction de ce qu’il a appris. Il répète ce processus plusieurs fois et, une fois terminé, génère un rapport complet des principales conclusions, que vous pouvez exporter dans un Google Doc”.

Les liens  fournis vers les sites parcourus permettent une exploration plus approfondie.

Deep Research est déployé initialement en anglais dans Gemini Advanced sur le Web, Google prévoit de le lancer sur l’application mobile début 2025.

lancement de Gemini 2.0 Flash et Deep Research
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  • Etude Owkin : l’IA, une réponse à la surcharge de travail des pathologistes et oncologues
    L’IA, peut-elle améliorer le quotidien des médecins ? De nombreuses études attestent que oui. Confrontés à une surcharge de travail, qu’espèrent les pathologistes et oncologistes de l’IA ? Owkin, licorne franco-américaine spécialisée en biotechnologie, répond entre autres à ces questions dans le rapport “State of the Nation : Opportunities and Challenges for Digital Pathology and AI Solutions “. Owkin a mené cette étude en partenariat avec le cabinet Censuswide auprès de 312 pathologistes et onc

Etude Owkin : l’IA, une réponse à la surcharge de travail des pathologistes et oncologues

16 décembre 2024 à 11:00

L’IA, peut-elle améliorer le quotidien des médecins ? De nombreuses études attestent que oui. Confrontés à une surcharge de travail, qu’espèrent les pathologistes et oncologistes de l’IA ? Owkin, licorne franco-américaine spécialisée en biotechnologie, répond entre autres à ces questions dans le rapport “State of the Nation : Opportunities and Challenges for Digital Pathology and AI Solutions “.

Owkin a mené cette étude en partenariat avec le cabinet Censuswide auprès de 312 pathologistes et oncologues au Royaume-Uni, aux États-Unis et en France en juillet 2024. Alors que les pressions sur les systèmes de santé ne cessent d’augmenter, elle met en lumière les défis auxquels sont confrontés ces médecins : augmentation de charge de travail, complexité des diagnostics et épuisement professionnel. Elle souligne également le potentiel de l’IA dans le domaine de la santé : rationalisation des flux de travail, amélioration des soins aux patients, aide au diagnostic, traitement personnalisé adapté à chaque patient…

Meriem Sefta, responsable en chef des diagnostics chez Owkin, explique :

“Lorsque les médecins sont surchargés de travail, cela peut entraîner des erreurs de diagnostic, des retards dans les rapports et une réduction générale de la qualité des soins. Cela peut alors avoir un impact négatif sur les résultats des patients. La pathologie numérisée et l’IA sont prêtes à faire une réelle différence dans ce contexte, en allégeant le fardeau des pathologistes et en veillant à ce que les soins aux patients soient toujours aussi efficaces que possible”.

Stress et épuisement professionnel

Selon Owkin, les conclusions de ce rapport mettent en évidence l’urgence d’agir face aux défis croissants auxquels sont confrontés les pathologistes. Il révèle en effet une réalité préoccupante : les pathologistes et oncologues sont confrontés à une charge de travail croissante, au stress et à l’épuisement professionnel, ce qui peut compromettre la qualité des soins.

Ils sont :

  • 55 % à déclarer subir un stress élevé ou un épuisement professionnel ;
  • 52 % à citer la lourdeur de la charge de travail comme un fardeau important ;
  • 40 % à estimer que leur santé mentale est moyenne ou mauvaise en raison de leur travail.

L’augmentation de l’incidence du cancer et la complexité croissante des diagnostics exacerbent ces pressions, alors que de nombreux pathologistes approchent de la retraite et qu’ils sont moins nombreux à entrer sur le marché du travail.

C’est également la santé des patients qui en souffre :

  • 35 % des répondants indiquent que les charges auxquelles ils sont confrontés nuisent aux soins des patients ;
  • Près de 40 % affirment ne pas pouvoir obtenir les résultats des examens pathologiques assez rapidement et ne pas pouvoir voir ou aider autant de patients qu’ils le souhaiteraient.

IA et pathologie numérique : une alliance prometteuse

Selon les résultats de l’étude, 77 % des praticiens voient dans l’IA un moyen de réduire les délais d’attente pour les tests et de pallier les problèmes de personnel, 74 % d’entre eux pensent qu’elle peut accélérer les diagnostics oncologiques. Par ailleurs, la confiance dans les outils d’IA se renforce : 82 % des pathologistes les perçoivent positivement.

L’IA est capable d’automatiser les tâches répétitives, de prioriser les cas urgents et de fournir des analyses prédictives. Elle pourrait ainsi améliorer non seulement les flux de travail, mais aussi les résultats pour les patients. Cependant, les professionnels insistent sur un point crucial : l’IA doit compléter, et non remplacer, leur expertise.

Les défis de l’implémentation

Malgré ces perspectives optimistes, l’adoption de l’IA et des technologies numériques est freinée par plusieurs obstacles : le manque de ressources et d’infrastructures (43 %), les coûts élevés (23 %), et le financement insuffisant (23 %) ralentissent la transition.

Pour une transition réussie

Le rapport identifie des pistes pour accompagner cette transformation : la normalisation des protocoles d’imagerie et des flux de travail pour l’interopérabilité, l’accès élargi via des solutions cloud, et l’éducation des professionnels sur les capacités de l’IA sont essentiels. Mais au-delà des aspects techniques, c’est un changement culturel qui s’impose : les praticiens doivent être soutenus dans l’acceptation de ces nouveaux outils, notamment avec une modification des modes de remboursement. La perception des patients, déjà favorable selon 70 % des répondants, pourrait aussi accélérer cette adoption.

Owkin a organisé un webinaire le 9 décembre dernier afin d’analyser les résultats de l’enquête et de faire le point sur la numérisation et l’intégration des solutions d’IA dans les flux de travail des pathologistes. Si vous êtes intéressé-e, vous pouvez le retrouver ici.

Médcine AI
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  • Gemini 2.0 Flash, le modèle qui ouvre la voie aux agents d’IA de Google
    Google a annoncé ce mercredi 11 décembre le lancement de Gemini 2.0 Flash, le premier modèle de la famille Gemini 2, conçue selon lui pour l’ère agentique. Ce modèle est d’ores et déjà disponible en tant que modèle expérimental pour les développeurs et les testeurs de confiance via l’API Gemini dans Google AI Studio et Vertex AI. Sa disponibilité générale est prévue pour janvier 2025. Google a présenté Gemini il y a tout juste un an, Gemini 1.5 Flash a, quant à lui été dévoilé en mai dernier lor

Gemini 2.0 Flash, le modèle qui ouvre la voie aux agents d’IA de Google

12 décembre 2024 à 14:00

Google a annoncé ce mercredi 11 décembre le lancement de Gemini 2.0 Flash, le premier modèle de la famille Gemini 2, conçue selon lui pour l’ère agentique. Ce modèle est d’ores et déjà disponible en tant que modèle expérimental pour les développeurs et les testeurs de confiance via l’API Gemini dans Google AI Studio et Vertex AI. Sa disponibilité générale est prévue pour janvier 2025.

Google a présenté Gemini il y a tout juste un an, Gemini 1.5 Flash a, quant à lui été dévoilé en mai dernier lors de la conférence Google I/O 2024. Optimisé pour la vitesse et l’efficacité, il a été entraîné par 1.5 Pro grâce à un processus appelé “distillation”, où les connaissances et les compétences les plus essentielles d’un modèle plus grand sont transférées vers un modèle plus petit et plus efficace.

Les performances du modèle ont été améliorées en matière de multimodalité, de texte, de code, de vidéo, de compréhension spatiale et de raisonnement tandis que la latence a été réduite. Flash 2.0 prend en charge les entrées multimodales comme les images, la vidéo et l’audio ainsi que les sorties multimodales, telles que la génération d’images combinées avec du texte et de l’audio multilingue TTS (Text-to-Speech). Il permet également l’intégration native d’outils tels que Google Search, l’exécution de code et des fonctions tierces définies par l’utilisateur.

L’équipe de recherche Gemini a comparé les performances du nouveau modèle avec celles de Gemini 1.5 Flash et Pro. Il surpasse même 1.5 Pro sur les principaux benchmarks, tout en étant deux fois plus rapide.

Projets de recherche

Google a également partagé plusieurs projets illustrant sa vision d’assistants d’IA universels, utiles au quotidien. Ces prototypes cherchent à transformer l’IA en des agents polyvalents, capables de comprendre le contexte d’une situation, de planifier des actions et d’effectuer des tâches à la place des utilisateurs, tout en interagissant de manière transparente avec d’autres systèmes.

Project Astra, présenté en mai dernier, a ainsi été mis à jour grâce aux capacités multimodales de Gemini 2.0. Ce prototype montre comment un assistant IA peut interagir dans des conversations multilingues, se souvenir de sessions passées et utiliser des outils comme Google Maps ou Lens.

Project Mariner, de son côté, explore la possibilité pour des agents IA d’assister l’utilisateur dans la navigation sur le web en analysant des éléments de page et en effectuant des actions spécifiques dans le navigateur.

Enfin, Jules, un agent de code alimenté par l’IA, assiste les développeurs. Il s’intègre dans leurs flux de travail GitHub pour gérer les corrections de bogues et autres tâches chronophages.

Gemini 2.0 Flash, le modèle qui ouvre la voie aux agents d'IA de Google
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  • Face à l’essor de l’IA, les entreprises redéfinissent leurs priorités en matière de formation
    Selon le rapport “Skills in Review 2024″ publié par Lepaya, l’un des leaders européens de la formation professionnelle, le monde de l’entreprise connaît une transformation majeure. Les compétences analytiques et techniques ne sont plus la priorité des responsables RH, qui mettent davantage l’accent sur les compétences humaines et le leadership. Lepaya est une entreprise de développement personnel basée à Amsterdam, fondée en 2018 par René Janssen et Peter Kuperus. Acteur majeur d’un marché fragm

Face à l’essor de l’IA, les entreprises redéfinissent leurs priorités en matière de formation

12 décembre 2024 à 11:00

Selon le rapport “Skills in Review 2024″ publié par Lepaya, l’un des leaders européens de la formation professionnelle, le monde de l’entreprise connaît une transformation majeure. Les compétences analytiques et techniques ne sont plus la priorité des responsables RH, qui mettent davantage l’accent sur les compétences humaines et le leadership.

Lepaya est une entreprise de développement personnel basée à Amsterdam, fondée en 2018 par René Janssen et Peter Kuperus. Acteur majeur d’un marché fragmenté de l’amélioration des compétences, évalué à 800 milliards de dollars par Morgan Stanley, elle soutient les professionnels en combinant compétences techniques et soft skills via une plateforme de formation alimentée par l’IA.

Pour ce rapport, elle a analysé les programmes de formation qu’elle a dispensés à plus de 25 000 employés à travers l’Europe.

Leadership et vente : au cœur des enjeux organisationnels

Selon Lepaya, le leadership est devenu le thème de formation le plus prisé en 2024. Cette tendance reflète une volonté des entreprises de renforcer leurs capacités de résilience dans un environnement économique instable et marqué par des mutations technologiques rapides.

Les compétences en vente ont également gagné en importance, avec une hausse spectaculaire de 178 % du nombre de formations dispensées dans ce domaine. Face à la pression économique des douze derniers mois, les organisations cherchent à maximiser leurs revenus.

Une évolution dictée par l’automatisation

En revanche, les formations en analytique et en analyse de données ont reculé dans les priorités, passant de la troisième à la cinquième place des thèmes les plus populaires. Ce glissement s’explique par la montée en puissance de l’IA, capable de gérer efficacement de nombreuses fonctions analytiques. En réponse, les entreprises privilégient désormais les compétences humaines complémentaires à l’automatisation, telles que la créativité, la collaboration et les relations interpersonnelles.

Cette redirection stratégique est soutenue par les données du rapport : 82 % des employés estiment que les exigences modernes du lieu de travail dépassent leurs compétences actuelles, car l’IA et la technologie se développent et modifient l’environnement professionnel à un rythme rapide.

René Janssen, PDG de Lepaya, souligne l’importance de cette réorientation :

Avec le rythme rapide de l’IA et des avancées technologiques, les compétences sur le lieu de travail deviennent obsolètes plus rapidement que jamais, ce qui conduit les équipes RH à redonner la priorité aux compétences de vente et de leadership par rapport aux compétences qui sont menacées par les nouvelles technologies ”.

Il ajoute :

“Les organisations qui ne tiennent pas compte de cette réalité risquent de perdre leur avantage concurrentiel. La clé n’est pas seulement d’investir dans la formation, mais de s’assurer qu’elle est intentionnelle, mesurable et directement alignée sur la stratégie de l’entreprise”.

L’apprentissage continu : clé de l’avenir

Le rapport anticipe qu’en 2025, les entreprises devront adopter des modèles d’apprentissage continu capables de répondre aux évolutions rapides de l’IA et de la technologie. Une formation fondée sur les données et adaptée aux priorités stratégiques – productivité, rétention des talents ou croissance – sera essentielle pour rester compétitif.

Pour les entreprises, il ne s’agit plus seulement de combler des lacunes immédiates, mais de construire un socle de compétences pérennes, capable de résister aux perturbations et de saisir les opportunités à venir.

Pour découvrir le rapport “Skills in Review 2024” de Lepaya dans son intégralité, cliquez ici.

les entreprises redéfinissent leurs priorités en matière de formation
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  • BlackRock élargit son offre en Europe avec trois nouveaux fonds dédiés à l’IA
    BlackRock, le leader mondial de la gestion d’actifs, a annoncé ce 10 décembre, le lancement de trois nouveaux fonds axés sur l’IA destinés aux investisseurs européens. Cette suite comprend BGF AI Innovation, l’ETF iShares AI Infrastructure UCITS et l’ETF iShares AI Adopters & Applications UCITS.  Créé en 1988, BlackRock s’impose aujourd’hui l’un des principaux fournisseurs mondiaux de solutions d’investissement, de conseil et de gestion des risques, notamment grâce à sa plateforme technologi

BlackRock élargit son offre en Europe avec trois nouveaux fonds dédiés à l’IA

11 décembre 2024 à 11:00

BlackRock, le leader mondial de la gestion d’actifs, a annoncé ce 10 décembre, le lancement de trois nouveaux fonds axés sur l’IA destinés aux investisseurs européens. Cette suite comprend BGF AI Innovation, l’ETF iShares AI Infrastructure UCITS et l’ETF iShares AI Adopters & Applications UCITS. 

Créé en 1988, BlackRock s’impose aujourd’hui l’un des principaux fournisseurs mondiaux de solutions d’investissement, de conseil et de gestion des risques, notamment grâce à sa plateforme technologique phare : Aladdin. Avec environ 11 500 milliards de dollars d’actifs sous gestion, il est le premier gestionnaire de fonds mondial, couvrant une large gamme de classes d’actifs, dont les actions, les obligations et les placements alternatifs.

Selon BlackRock, les investissements dans les infrastructures liées à l’IA, couvrant le matériel, le cloud computing et les semi-conducteurs, devraient dépasser 270 milliards de dollars en 2024 et franchir la barre des 1 000 milliards à plus long terme. Une tendance qui s’étend également aux applications pilotées par l’IA, qu’il s’agisse de solutions automatisées pour les entreprises ou d’innovations grand public comme les assistants virtuels, offrant ainsi des opportunités stratégiques significatives.

La suite européenne axée sur l’IA : deux ETF innovants et un fonds de conviction

La nouvelle suite de BlackRock propose une approche stratifiée pour saisir les opportunités offertes par l’écosystème IA :

  • iShares AI Infrastructure ETF (AINF) : ce fonds cible les infrastructures essentielles au développement de l’IA, telles que les semi-conducteurs, le cloud computing et le big data ;
  • iShares AI Adoption ETF (AIAA) : focalisé sur les secteurs qui adoptent l’IA, notamment la santé, la finance et la mobilité, ce fonds se concentre sur les couches applicatives de l’IA.
  • BGF AI Innovation Fund : Un fonds commun de placement, géré activement par Tony Kim et Reid Menge. Le portefeuille, se concentre sur 20 à 40 actions, couvrant les infrastructures essentielles (énergie, calcul accéléré) et les applications (logiciels de données).

Tony Kim, responsable de l’équipe technologique chez BlackRock, souligne :

“Nous sommes à l’aube d’une révolution de l’intelligence. Ces fonds permettent aux investisseurs de capter des opportunités uniques dans tout l’écosystème de l’IA et des technologies avancées.” 

Un engagement envers l’innovation et la durabilité

En plus de se concentrer sur l’innovation technologique, ces fonds intègrent également des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans leur stratégie d’investissement. BlackRock s’engage à promouvoir des pratiques durables tout en maximisant les rendements pour ses investisseurs.

Avec ces nouveaux fonds, BlackRock entend répondre à une demande croissante des investisseurs pour des solutions d’investissement axées sur l’IA.

Manuela Sperandeo, responsable de la gamme iShares Europe et Moyen-Orient, conclut :

“L’IA transforme l’investissement en offrant des opportunités de croissance et d’innovation sans précédent. Nous voulons offrir aux investisseurs les moyens de tirer parti de ces opportunités.” 

BlackRock élargit son offre en Europe avec trois nouveaux fonds dédiés à l'IA
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  • Prédictions Kaspersky : détournement de l’IA, open source et hacktivisme, à quoi s’attendre des APT en 2025 ?
    La Global Research and Analysis Team (GReAT) de Kaspersky, un acteur mondial de la cybersécurité, a récemment publié ses prédictions pour 2025 en matière d’Advanced Persistent Threats (APT), des cyberattaques sophistiquées menées sur une longue durée. Elle anticipe pour l’année à venir une montée en puissance des alliances d’hacktivistes, une utilisation accrue d’outils d’IA par les acteurs étatiques, souvent avec une porte dérobée intégrée, une augmentation du nombre d’attaques de la chaîne d’a

Prédictions Kaspersky : détournement de l’IA, open source et hacktivisme, à quoi s’attendre des APT en 2025 ?

10 décembre 2024 à 14:00

La Global Research and Analysis Team (GReAT) de Kaspersky, un acteur mondial de la cybersécurité, a récemment publié ses prédictions pour 2025 en matière d’Advanced Persistent Threats (APT), des cyberattaques sophistiquées menées sur une longue durée. Elle anticipe pour l’année à venir une montée en puissance des alliances d’hacktivistes, une utilisation accrue d’outils d’IA par les acteurs étatiques, souvent avec une porte dérobée intégrée, une augmentation du nombre d’attaques de la chaîne d’approvisionnement sur des projets open source et la multiplication des logiciels malveillants codés en Go et en C++.

L’équipe mondiale de recherche et d’analyse de Kaspersky surveille plus de 900 groupes et opérations APT. Dans le cadre du Kaspersky Security Bulletin, elle peut ainsi offrir un aperçu approfondi des campagnes APT les plus élaborées et de leur évolution. Force est de reconnaître que ses prévisions pour 2024 se sont révélées en grande partie exactes.

Détournement de l’IA

Les avancées de l’IA offrent aux cybercriminels et groupes APT de nouvelles opportunités qu’ils ont exploitées en 2024, intensifiant leur utilisation d’outils d’IA. Les experts de Kaspersky citent l’exemple du groupe Lazarus qui a utilisé des images générées par l’IA pour exploiter une vulnérabilité zero-day de Chrome et voler des crypto-monnaies.

Ils ont constaté que les groupes APT distribuent des versions détournées de modèles d’IA, injectant du code malveillant dans des modèles et bases de données open source couramment utilisés. Pour eux, les modèles de langage de grande taille (LLMs) deviendront des outils standards pour la reconnaissance, l’automatisation de la détection des vulnérabilités et la génération de scripts malveillants. L’usage de deepfakes à des fins d’usurpation d’identité devient également une préoccupation majeure, avec des risques accrus pour les entreprises et les institutions publiques.

Maher Yamout, chercheur principal en sécurité au GReAT de Kaspersky, souligne :

L’IA est une arme à double tranchant : tandis que les cybercriminels l’utilisent pour renforcer leurs attaques, les défenseurs peuvent exploiter sa puissance pour détecter les menaces plus rapidement et renforcer les protocoles de sécurité. Cependant, il faut veiller à exploiter les capacités de ces outils avec prudence, et veiller à ce que leur utilisation ne crée pas par inadvertance de nouvelles vulnérabilités”.

Augmentation des attaques ciblant la chaîne d’approvisionnement open source

L’écosystème open source est devenu une cible de choix pour les cyberattaquants. Une attaque particulièrement notable de la chaîne d’approvisionnement en 2024 a été celle de la porte dérobée XZ Utils, qui a touché plusieurs distributions Linux populaires. Cette attaque a sensibilisé la communauté de la cybersécurité et poussé les organisations à renforcer la surveillance de leurs écosystèmes open source. Bien que la fréquence de ces attaques n’augmente pas de manière spectaculaire, le développement de nouveaux dispositifs de détection pourrait mettre en lumière un plus grand nombre d’incidents en cours.

En 2025, l’adoption accrue de langages comme C++ et Go pour les projets open source fournira aux attaquants de nouveaux vecteurs d’exploration.
La technique BYOVD (Bring Your Own Vulnerable Driver), qui consiste à exploiter des pilotes vulnérables, s’est démocratisée en 2024. Elle devrait continuer à se répandre, avec des niveaux de sophistication accrus.

IoT et autres vecteurs d’attaque

Avec l’essor exponentiel des dispositifs connectés à Internet (32 milliards de dispositifs IoT prévus d’ici 2030), les vulnérabilités systémiques continuent de croître. De nombreux appareils reposent sur des serveurs non sécurisés et des microprogrammes obsolètes, les rendant d’autant plus vulnérables. Ces faiblesses constituent autant d’opportunités pour les attaquants, qui peuvent exploiter les vulnérabilités des applications et des chaînes d’approvisionnement.

Hacktivisme : l’émergence des alliances

L’écosystème des hacktivistes, souvent perçu comme fragmenté, est en pleine transformation. Les experts de Kaspersky prévoient une augmentation des alliances entre ces groupes, permettant des campagnes mieux organisées et plus perturbatrices. Ces coalitions, centrées sur des objectifs sociopolitiques communs, pourraient changer la nature des cyberattaques, les rapprochant davantage des stratégies d’état-nation par leur ampleur et leur complexité.

Le rapport complet est disponible ici.

Prédictions Kaspersky
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  • Blocus technologique : la Chine et les Etats-Unis annoncent de nouvelles restrictions
    Les tensions entre les États-Unis et la Chine autour des semi-conducteurs continuent de s’intensifier. Alors que l’administration Biden a dévoilé lundi dernier de nouvelles restrictions visant à limiter l’accès de la Chine à certaines technologies de pointe, celle-ci a riposté en annonçant des restrictions sur l’exportation de métaux rares comme le gallium et le germanium, essentiels à la production de technologies telles que les batteries, les panneaux solaires et les puces électroniques. Malgr

Blocus technologique : la Chine et les Etats-Unis annoncent de nouvelles restrictions

5 décembre 2024 à 14:00

Les tensions entre les États-Unis et la Chine autour des semi-conducteurs continuent de s’intensifier. Alors que l’administration Biden a dévoilé lundi dernier de nouvelles restrictions visant à limiter l’accès de la Chine à certaines technologies de pointe, celle-ci a riposté en annonçant des restrictions sur l’exportation de métaux rares comme le gallium et le germanium, essentiels à la production de technologies telles que les batteries, les panneaux solaires et les puces électroniques.

Malgré son ambition de rattraper et dépasser les USA dans le domaine de l’IA pour en devenir le leader mondial, la Chine accuse du retard et les Etats-Unis entendent tout faire pour qu’il perdure.

Les mesures annoncées par le Bureau de l’industrie et de la sécurité du Département du commerce visent à limiter les capacités de la Chine à produire des technologies avancées ayant des applications militaires. Elles incluent le contrôle de 24 types d’équipements de fabrication de puces, de trois catégories de logiciels et l’ajout de 140 entreprises chinoises sur une liste restreignant leurs accès aux technologies américaines, que les USA justifient par des préoccupations de sécurité nationale.

Ces restrictions s’inscrivent dans leur stratégie visant à ralentir les ambitions chinoises dans les technologies de pointe, y compris l’IA et la fabrication de semi-conducteurs. Elles ciblent particulièrement les puces HBM (High Bandwidth Memory). Ces mémoires jouent un rôle clé dans le domaine de l’intelligence artificielle, notamment pour l’entraînement et l’inférence des LLMs.

La Chine, de son côté, a accéléré ses efforts pour réduire sa dépendance aux technologies étrangères en investissant massivement dans le développement de capacités locales. Pour contrer ce qu’elle considère comme un “blocus technologique”, après avoir restreint l’exportation de métaux rares, comme le gallium, le germanium ou l’antimoine essentiels à la fabrication de semi-conducteurs et d’autres technologies avancées, elle a décidé tout bonnement de l’interdire vers les Etats-Unis. Elle justifie elle aussi ces mesures par des préoccupations liées à sa sécurité nationale, ces matériaux pouvant potentiellement être utilisés à des fins militaires.

Blocus technologique : la Chine et les Etats-Unis annoncent de nouvelles restrictions
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  • UltraEdge et Gcore : un partenariat en IA et Edge Computing
    UltraEdge, pionnier français des edge data centers, et Gcore, l’un des leaders des solutions d’IA en périphérie, de cloud et de sécurité, annoncent une alliance stratégique visant à renforcer la couverture territoriale des services IA cloud et edge computing en France. UltraEdge, premier opérateur français de datacenters distribués, est né d’un partenariat entre Altice France, maison mère de SFR, et Morgan Stanley Infrastructure Partners (MSIP). En novembre 2023, Altice France a cédé 70 % de ses

UltraEdge et Gcore : un partenariat en IA et Edge Computing

4 décembre 2024 à 09:00

UltraEdge, pionnier français des edge data centers, et Gcore, l’un des leaders des solutions d’IA en périphérie, de cloud et de sécurité, annoncent une alliance stratégique visant à renforcer la couverture territoriale des services IA cloud et edge computing en France.

UltraEdge, premier opérateur français de datacenters distribués, est né d’un partenariat entre Altice France, maison mère de SFR, et Morgan Stanley Infrastructure Partners (MSIP). En novembre 2023, Altice France a cédé 70 % de ses centres de données à MSIP, valorisant l’ensemble à 764 millions d’euros.

Cette transaction a permis la création d’UltraEdge, qui gère 257 datacenters répartis sur le territoire français, totalisant une capacité installée de plus de 45 MW et environ 33 000 m² d’espaces de bureaux. Ces infrastructures, auparavant dédiées aux équipements télécoms de SFR, offrent désormais des services d’hébergement en colocation neutres, répondant aux besoins croissants en matière de latence réduite et de proximité des données. Dans le cadre de ce partenariat, cet acteur de l’hébergement de proximité en France, met à disposition de Gcore son réseau de datacenters.

Fondé en 2014 et basé à Contern, au Luxembourg, Gcore est un fournisseur mondial de solutions d’intelligence artificielle en périphérie (edge AI), de cloud computing, de réseau et de sécurité. L’entreprise exploite un réseau mondial de plus de 180 points de présence répartis sur six continents, offrant une infrastructure robuste pour des services tels que le cloud, le CDN (Content Delivery Network) et la protection contre les attaques DDoS.

En juillet 2024, elle a levé 60 millions de dollars lors d’un financement de série A, dirigé par Wargaming, avec la participation de Constructor Capital et Han River Partners. Après avoir établi un partenariat stratégique le mois dernier avec LightOn, la société a également annoncé, le 28 novembre, collaborer avec UltraEdge.

Parmi les plus de 250 sites répartis sur le territoire national mis à disposition par ce dernier, figurent six NetCenters stratégiques situés à Courbevoie, Lyon, Lille, Bordeaux, Nantes et Strasbourg. Pour rappel, un NetCenter est un type de data center, plus petit et décentralisé, utilisé principalement pour des applications d’edge computing. Il est conçu pour être proche des utilisateurs finaux, ce qui permet de réduire la latence et d’améliorer les performances des applications.

Gcore pourra ainsi déployer ses solutions d’IA de manière uniforme sur tout le territoire, garantissant une accessibilité et une performance optimales pour tous les utilisateurs, quelle que soit leur localisation. Les entreprises françaises auront quant à elles accès à une infrastructure de nouvelle génération intégrant des serveurs d’IA sophistiqués alimentés par des GPUs NVIDIA, facilitant l’entraînement de grands modèles de langage (LLMs) et le déploiement d’applications d’IA en périphérie.

Fabrice Moizan, CRO chez Gcore, conclut :

“Nous sommes à l’aube d’une révolution de l’IA qui va changer le mode de fonctionnement des entreprises, et ce partenariat nous permet de connecter la France à l’IA, partout et à tout moment”.

UltraEdge et Gcore

HUDERIA : le nouvel instrument du Conseil de l’Europe pour évaluer l’impact des systèmes d’IA sur les droits de l’homme

3 décembre 2024 à 14:00

La méthodologie HUDERIA (Human Rights, Democracy and Rule of Law Impact Assessment), conçue pour protéger et promouvoir les droits de l’homme, la démocratie et l’État de droit, fournit des orientations et une approche structurée pour la réalisation d’évaluations des risques et d’impact des systèmes d’IA. Cet outil vise à mettre en place des garde-fous essentiels contre les risques apportés par les technologies d’IA de plus en plus présentes dans nos sociétés, notamment en évaluant leur impact tout au long de leur cycle de vie.

Une évaluation rigoureuse du cycle de vie des systèmes d’IA

HUDERIA est le fruit de travaux entamés en 2019 par le Comité ad hoc sur l’intelligence artificielle (CAHAI) et s’inscrit dans une perspective de prévention et d’atténuation des risques inhérents aux systèmes d’IA. Elle propose une méthodologie rigoureuse, bien que juridiquement non-contraignante, et flexible pouvant être appliquée tant par des acteurs publics que privés pour identifier et traiter les risques en matière de droits humains, de démocratie et d’État de droit. La méthodologie repose sur une analyse contextuelle des risques (COBRA) visant à cartographier les impacts possibles et à fournir une vision globale du contexte socio-technique des IA.

Le processus d’engagement des parties prenantes

HUDERIA intègre un processus de consultation et d’engagement des parties prenantes (Stakeholder Engagement Process, SEP) permettant de contextualiser et corroborer les risques potentiels à partir des retours des personnes affectées. L’enjeu est de faire dialoguer à chaque étape les concepteurs, les régulateurs, mais aussi les utilisateurs et les groupes potentiellement vulnérables face aux IA. Ce processus participatif est essentiel pour s’assurer que les risques identifiés reflètent bien les réalités socio-économiques et technologiques.

Une évaluation des risques adaptée et différenciée

La méthodologie prévoit une évaluation des risques et des impacts (“Risk and Impact Assessment”), permettant d’évaluer le degré de probabilité et de sévérité des impacts sur les droits fondamentaux. Ces évaluations sont adaptées aux contextes et aux niveaux de risques associés aux différents systèmes d’IA. Par exemple, un système utilisé dans un contexte sensible comme le recrutement de personnel fera l’objet d’une évaluation plus rigoureuse pour détecter d’éventuels biais discriminatoires.

HUDERIA ne s’arrête pas à l’évaluation. Elle fournit également des recommandations pratiques pour la mise en place d’un plan d’atténuation des risques. Ce plan peut inclure des mesures comme l’ajustement des algorithmes pour corriger des biais ou encore l’implémentation d’une surveillance humaine des systèmes d’IA lorsque cela est nécessaire.

Une réévaluation itérative pour une IA éthique et sûre

HUDERIA suit une approche dynamique et itérative qui impose une réévaluation régulière des systèmes d’IA afin de s’assurer de leur sécurité et de leur éthique, même lorsque le contexte technologique ou sociétal évolue. Cette flexibilité est essentielle à la gestion des risques émergents et garantit que les systèmes d’IA ne deviennent pas obsolètes face aux nouvelles menaces ou contextes d’utilisation.

Adoptée par le Comité sur l’intelligence artificielle du Conseil de l’Europe (CAI, qui a succédé au CAHAI en 2022), lors de sa 12e réunion plénière tenue à Strasbourg en novembre 2024, la méthodologie HUDERIA sera complétée d’ici 2025 par un modèle HUDERIA. Ce dernier fournira des ressources et outils de soutien supplémentaires, rendant la méthodologie encore plus opérationnelle et adaptée aux besoins divers des utilisateurs.

Système d'IA sur les droits de l'hommes
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  • France 2030 et Sommet IA Paris 2025 : le gouvernement lance les défis “Convergence IA”
    S’appuyant sur les acquis des sommets de Bletchley Park (novembre 2023) et de Séoul (mai 2024), le “Sommet pour l’action sur l’IA” se déroulera à Paris les 10 et 11 février 2025. C’est dans cette perspective que Clara Chappaz, secrétaire d’État chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, Anne Bouverot, envoyée spéciale du président de la République pour le Sommet, et Bruno Bonnell, Secrétaire général pour l’investissement en charge de France 2030, ont annoncé le lancement des défis

France 2030 et Sommet IA Paris 2025 : le gouvernement lance les défis “Convergence IA”

2 décembre 2024 à 10:18

S’appuyant sur les acquis des sommets de Bletchley Park (novembre 2023) et de Séoul (mai 2024), le “Sommet pour l’action sur l’IA” se déroulera à Paris les 10 et 11 février 2025. C’est dans cette perspective que Clara Chappaz, secrétaire d’État chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, Anne Bouverot, envoyée spéciale du président de la République pour le Sommet, et Bruno Bonnell, Secrétaire général pour l’investissement en charge de France 2030, ont annoncé le lancement des défis “Convergence IA”. Ces défis visent à stimuler l’innovation et à démontrer le rôle central de l’IA dans le progrès sociétal, économique et environnemental.

Les défis “Convergence IA” : Un levier pour l’innovation et la coopération internationale

Les défis “Convergence IA” s’inscrivent dans une démarche éthique, durable et inclusive. Ils encouragent les chercheurs, ingénieurs, industriels et innovateurs de divers horizons à proposer des projets alignés sur les cinq thématiques prioritaires du Sommet de Paris :

  • IA au service de l’intérêt public ;
  • L’avenir du travail ;
  • Innovation et culture ;
  • L’IA de confiance ;
  • La gouvernance mondiale de l’IA.

Des critères rigoureux pour une sélection d’excellence

Les projets soumis seront évalués selon des critères stricts, incluant leur ouverture internationale, leur pertinence, leur caractère innovant ou disruptif, leur création de valeur pour la société et leur capacité à mobiliser un écosystème diversifié. Ils devront démontrer une capacité à transformer les pratiques socio-économiques, notamment dans des secteurs cruciaux tels que la santé, la transition écologique et le travail.

Le communiqué de presse précise :

 “Nous visons à valoriser les défis manifestant une prise de risque accentuée et assumée, avec une justification et pertinence du défi au moment t, répondant à des problématiques dont les réponses actuelles sont peu matures, proposant des alternatives de réponses atypiques, particulièrement novatrices ou en rupture par rapport à l’état de l’art ou susceptibles de constituer des premières, dans une logique d’engagement pour l’avenir. Si le champ thématique est non-restrictif, nous sommes en particulier à la recherche de projets dans les domaines suivants : santé, transition écologique, travail et mobilités”.

Les candidats ont jusqu’au 5 décembre, soit jeudi prochain, pour proposer leurs défis, un comité de sélection identifiera dès le lendemain les initiatives les plus prometteuses. Ces défis seront mis en lumière lors du Sommet de février 2025, avec une présentation des premiers résultats. Qu’il s’agisse de projets émergents, de solutions en cours de déploiement ou de produits déjà disponibles, l’objectif est d’illustrer comment l’IA peut relever des défis techniques et sociétaux.

Les défis pourront donc se présenter sous plusieurs formes :

  • Mise en place d’une compétition ouverte ou fermée pour répondre à une problématique donnée (hackathon par exemple) ;
  • Élaboration et exécution d’un projet en cours de montage dont les premiers résultats seront prêts en février 2025 ;
  • Solution déjà mise sur le marché répondant à un défi préalablement non résolu.

Agenda des défis “Convergence IA”

Les dates à retenir sont les suivantes :

  • jusqu’au 5 décembre 2024 à 23h59 : ouverture des candidatures et dépôt des dossiers (https://www.demarches-simplifiees.fr/commencer/ai-action-summit) ;
  • 6 décembre : comité de sélection ;
  • Semaine du 9 décembre 2024 : kick-off de lancement des défis et décernement du label et partage du kit de communication ;
  • Jusqu’au 9 février 2025 : exécution des défis par les porteurs avec présentation des premiers résultats auprès du comité de sélection mi-janvier ;
  • 10 et 11 février 2025 : présentation des résultats des défis dans le cadre du Sommet pour l’action sur l’IA.

AI Action Summit
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  • Elon Musk et xAI : une quête insatiable de puissance de calcul met la pression sur NVIDIA
    Plusieurs mois après avoir demandé une pause dans le domaine de l’IA, le PDG de Tesla, SpaceX et X (ex-Twitter), Elon Musk, annonçait l’an passé la création de xAI. Peu de temps après, il dévoilait le premier produit de la start-up : l’IA générative Grok, qu’il souhaite positionner devant ChatGPT. Pour cela, il lui faut encore plus de puissance de calcul, il cherche donc à sécuriser un approvisionnement constant de GPUs, mettant la pression sur les chaînes d’approvisionnement de NVIDIA. L’engoue

Elon Musk et xAI : une quête insatiable de puissance de calcul met la pression sur NVIDIA

29 novembre 2024 à 14:21

Plusieurs mois après avoir demandé une pause dans le domaine de l’IA, le PDG de Tesla, SpaceX et X (ex-Twitter), Elon Musk, annonçait l’an passé la création de xAI. Peu de temps après, il dévoilait le premier produit de la start-up : l’IA générative Grok, qu’il souhaite positionner devant ChatGPT. Pour cela, il lui faut encore plus de puissance de calcul, il cherche donc à sécuriser un approvisionnement constant de GPUs, mettant la pression sur les chaînes d’approvisionnement de NVIDIA.

L’engouement des entreprises pour la GenAI a entraîné une demande massive des GPUs H100 de NVIDIA en 2023, qui annonçait alors des délais de livraison pouvant atteindre jusqu’à 52 semaines. Les puces de NVIDIA sont en effet les plus utilisées que ce soit pour les datacenters, les supercalculateurs, l’entraînement ou l’inférence des LLMs. Cette année, la société a considérablement augmenté sa production pour tenter de répondre à la demande du marché mais, selon des informations du Wall Street Journal, les demandes d’Elon Musk imposeraient ou auraient imposé une tension particulière sur ses chaînes d’approvisionnement.

Il faut reconnaître qu’Elon Musk dans son ambition de surpasser ses concurrents dans le domaine de la GenAI, a mis les bouchées doubles avec la construction de son supercalculateur Colossus, une réalisation qualifiée de surhumaine par Jensen Huang, le PDG de NVIDIA, en raison de la rapidité et de l’efficacité avec lesquelles le projet a été mené à bien. Il déclarait alors :

“Pour autant que je sache, il n’y a qu’une seule personne au monde qui puisse faire quelque chose comme ça en si peu de temps. Elon est unique dans sa compréhension de l’ingénierie, des grands systèmes, de la gestion des ressources – c’est tout simplement incroyable”.

Selon Elon Musk, le supercalculateur, construit en 122 jours à Memphis, dans le Tennessee, comptait 100 000 GPU H100 en septembre dernier et devait voir sa capacité de calcul doubler avec 50 000 nouveaux H100 et autant de H200 avant la fin de l’année. Colossus est en fait le plus grand cluster de calcul d’IA au monde.

La start-up en a les moyens puisqu’elle a levé 11 milliards de dollars cette année. En mai, elle a annoncé un tour de financement de 6 milliards de dollars avec la participation d’investisseurs de premier plan, notamment Valor Equity Partners, Andreessen Horowitz, Sequoia Capital, qui ont tous trois répondu présents pour une nouvelle levée de fonds de 5 milliards de dollars.

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  • Orange, OpenAI et Meta s’associent pour intégrer les langues régionales africaines dans les modèles d’IA open source
    Orange est un acteur majeur du numérique en Europe, au Moyen-Orient ainsi qu’en Afrique. L’inclusivité digitale et le développement durable du continent africain sont au cœur de son plan “Lead the future” lancé en 2023. C’est d’ailleurs dans le cadre de cet engagement envers l’inclusion que le Groupe annonce une collaboration avec OpenAI et Meta, visant à intégrer des langues régionales africaines dans des modèles d’IA open source, notamment Whisper et Llama. De nombreuses langues sont encore so

Orange, OpenAI et Meta s’associent pour intégrer les langues régionales africaines dans les modèles d’IA open source

28 novembre 2024 à 09:30

Orange est un acteur majeur du numérique en Europe, au Moyen-Orient ainsi qu’en Afrique. L’inclusivité digitale et le développement durable du continent africain sont au cœur de son plan “Lead the future” lancé en 2023. C’est d’ailleurs dans le cadre de cet engagement envers l’inclusion que le Groupe annonce une collaboration avec OpenAI et Meta, visant à intégrer des langues régionales africaines dans des modèles d’IA open source, notamment Whisper et Llama.

De nombreuses langues sont encore sous-représentées dans l’apprentissage des LMMs, c’est particulièrement vrai en Afrique où de nombreux dialectes co-existent.

L’initiative, qui débutera en 2025, se concentrera dans un premier temps sur l’incorporation du wolof et du pulaar, deux langues régionales parlées respectivement par 16 millions et 6 millions de personnes en Afrique de l’Ouest. Les modèles affinés permettront aux populations locales de communiquer plus naturellement dans leur langue. Ils seront intégrés aux services clients d’Orange et rendus disponibles gratuitement pour des projets éducatifs, de santé publique et autres usages non commerciaux.

Orange prévoit d’étendre ce projet aux langues africaines parlées dans les 18 pays où il est présent, comme le lingala, le swahili et le bambara. Dans ce but, il collaborera avec des startups locales et des entreprises technologiques africaines, afin de bâtir un écosystème d’innovation IA inclusif, remédiant ainsi à la sous-représentation du continent dans le domaine de l’IA.

Accord exclusif avec OpenAI

Orange a en outre signé un accord avec OpenAI lui donnant un accès direct et exclusif en Europe à ses modèles les plus avancés, garantissant que les données sont traitées et stockées en Europe.

Cet accès anticipé aux modèles d’IA de pointe d’OpenAI facilitera la mise en œuvre de nouveaux cas d’utilisation, comme les interactions vocales basées sur l’IA avec les clients d’Orange.

Orange, OpenAI et Meta s'associent pour intégrer les langues régionales africaines dans les modèles d'IA open source
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  • Anthropic lance le protocole MCP : une avancée majeure pour connecter l’IA aux données métier
    Anthropic, la société derrière Claude 3.5, présente Model Context Protocol (MCP), une nouvelle norme open source permettant de connecter efficacement les modèles d’IA aux systèmes de données existants, tout en facilitant leur intégration dans des environnements professionnels variés. Les assistants d’IA, malgré leur sophistication croissante, restent souvent isolés des données critiques. Les intégrations sur mesure entre modèles et systèmes de données fragmentent les flux de travail, créant des

Anthropic lance le protocole MCP : une avancée majeure pour connecter l’IA aux données métier

27 novembre 2024 à 13:45

Anthropic, la société derrière Claude 3.5, présente Model Context Protocol (MCP), une nouvelle norme open source permettant de connecter efficacement les modèles d’IA aux systèmes de données existants, tout en facilitant leur intégration dans des environnements professionnels variés.

Les assistants d’IA, malgré leur sophistication croissante, restent souvent isolés des données critiques. Les intégrations sur mesure entre modèles et systèmes de données fragmentent les flux de travail, créant des silos d’information coûteux à entretenir et peu évolutifs.

Connecter les assistants d’IA aux données dont ils ont besoin

Le Model Context Protocol vient répondre à ce défi avec une architecture universelle.

“Que vous créiez un IDE alimenté par l’IA, que vous amélioriez une interface de chat ou que vous créiez des flux de travail d’IA personnalisés, MCP fournit un moyen standardisé de connecter les LLM au contexte dont ils ont besoin”, peut-on lire sur la page Github de MCP.

Cette norme ouverte permet aux développeurs d’établir des connexions bidirectionnelles sécurisées entre leurs sources de données et les LLMs. L’architecture est simple : les développeurs peuvent soit exposer leurs données via des serveurs MCP, soit créer des applications d’IA (clients MCP) qui se connectent à ces serveurs.

Ce protocole de contextualisation compte trois composants principaux :

  • la spécification du protocole et les kits de développement logiciel (SDK) ;
  • la prise en charge du serveur MCP local dans les applications Claude Desktop ;
  • un référentiel open source de serveurs MCP.

Pour les encourager à l’adopter, Anthropic propose des serveurs MCP préconçus pour les outils d’entreprise les plus répandus, comme Google Drive, Slack, GitHub, Postgres et Puppeteer.

Des cas d’usage concrets

Des entreprises comme Block et Apollo ont déjà intégré MCP dans leurs systèmes, tandis que des acteurs tels que Zed, Replit ou Codeium s’appuient sur ce protocole pour enrichir leurs plateformes. Ces usages permettent :

  • Un meilleur contexte pour des tâches complexes comme le codage, avec une génération de code plus précise.
  • Une réduction des efforts liés aux intégrations spécifiques, au profit d’une approche standard.

Block, par exemple, voit dans MCP un moyen de favoriser une innovation transparente et collaborative. Selon Dhanji R. Prasanna, CTO de Block :

“Les technologies ouvertes comme le Model Context Protocol sont les ponts qui relient l’IA aux applications du monde réel, garantissant que l’innovation est accessible, transparente et ancrée dans la collaboration. Nous sommes ravis de nous associer à un protocole et de l’utiliser pour construire des systèmes agentiques, qui éliminent le fardeau de la mécanique afin que les gens puissent se concentrer sur la création”.

Comment débuter avec MCP ?

Les développeurs peuvent explorer MCP dès aujourd’hui grâce à :

  • Des serveurs MCP prédéfinis, disponibles via Claude Desktop ;
  • Un guide de démarrage rapide pour créer un serveur MCP personnalisé ;
  • Des contributions open source aux connecteurs et référentiels disponibles.

Les clients existants de Claude for Work peuvent commencer à tester les serveurs MCP localement, en connectant Claude aux systèmes et ensembles de données internes.  Anthropic fournira prochainement des kits d’outils de développement pour le déploiement de serveurs MCP de production à distance.

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  • Agents IA, Azure AI Foundry : les innovations Microsoft présentées à Ignite 2024
    Microsoft Ignite 2024 s’est déroulé la semaine dernière à Chicago. L’événement a été riche en annonces et innovations pour les entreprises, notamment dans les domaines de l’IA, de la sécurité et des outils de collaboration. Parmi les principales annonces, de nouveaux agents d’IA pour Microsoft 365, le nouveau service “Azure AI Foundry” ou un mini-PC basé sur le cloud.  Automatiser les tâches quotidiennes avec les “Copilot Actions” Actuellement en beta privée, les “Copilot Actions” sont conçues p

Agents IA, Azure AI Foundry : les innovations Microsoft présentées à Ignite 2024

Par : Thomas Calvi
26 novembre 2024 à 15:02

Microsoft Ignite 2024 s’est déroulé la semaine dernière à Chicago. L’événement a été riche en annonces et innovations pour les entreprises, notamment dans les domaines de l’IA, de la sécurité et des outils de collaboration. Parmi les principales annonces, de nouveaux agents d’IA pour Microsoft 365, le nouveau service “Azure AI Foundry” ou un mini-PC basé sur le cloud. 

Automatiser les tâches quotidiennes avec les “Copilot Actions”

Actuellement en beta privée, les “Copilot Actions” sont conçues pour automatiser les tâches répétitives au sein de Microsoft 365. Ces outils permettent, à partir d’un prompt, de recevoir un résumé quotidien des actions importantes, automatiser la collecte de feedback pour une newsletter hebdomadaire, ou préparer des réunions avec les résumés de dernières interactions avec les clients.

De nouveaux agents d’IA dans Microsoft 365

Microsoft introduit de nouveaux agents pour Copilot dans Microsoft 365 qui permettent de trouver rapidement des informations, de résumer des documents et de répondre aux questions courantes des employés.

Copilot dans Teams et PowerPoint : une collaboration enrichie

Copilot dans Teams peut désormais comprendre, récapituler et répondre aux questions basées sur le contenu visuel partagé à l’écran, en plus de la transcription et du chat. Dans PowerPoint, Copilot peut traduire des présentations entières dans 40 langues tout en conservant la conception des diapositives.

Copilot dans Outlook : planification et personnalisation

Copilot dans Outlook aide à planifier des entretiens individuels et à rédiger des ordres du jour de réunion. Les utilisateurs peuvent désormais personnaliser l’apparence de leur interface avec des thèmes uniques.

Agents en libre-service et interprétation en temps réel

Les nouveaux agents en libre-service pour les employés dans Business Chat répondent rapidement aux questions de politique courantes et facilitent l’exécution des tâches clés. L’agent d’interprétation dans Teams fournit une interprétation vocale en temps réel pendant les réunions. Pour une expérience plus personnelle, l’utilisateur peut choisir de lui demander d’imiter sa voix.

Azure AI foundry

Microsoft a également présenté Azure AI Foundry, une plateforme conçue pour rationaliser le développement, la personnalisation ainsi que la gestion d’applications et d’agents d’IA au sein des entreprises.

Elle se compose du portail Azure AI Foundry, anciennement Azure AI Studio, qui a évolué vers une console de gestion d’entreprise centralisée, et du SDK Azure AI Foundry, un kit de développement logiciel unifié qui facilite l’intégration des modèles avec des environnements de développement familiers tels que GitHub et Visual Studio.

Windows 365 Link

Microsoft a dévoilé le Windows 365 Link, un mini-PC basé sur le cloud destiné aux entreprises. Ce dispositif compact permet aux employés de se connecter à leur environnement de travail depuis n’importe où en intégrant pleinement le service Windows 365. Il supporte des moniteurs 4K doubles, dispose du Wi-Fi 6E et du Bluetooth 5.3, et sera disponible en avril 2025 au prix de 349 $.

les innovations Microsoft
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  • Etude Capgemini : IA, GenAI et cybersécurité, une adoption à double tranchant
    Alors que les cyberattaques se multiplient et que les organisations alertent leurs clients sur le vol de leurs données personnelles, le Capgemini Research Institute vient de publier un rapport intitulé “New Defenses, New Threats: What AI and Gen AI Bring to Cybersecurity”, révélant comment l’IA et la GenAI transforment les stratégies de cybersécurité des organisations. L’étude met en évidence un paradoxe : bien que ces technologies ouvrent la porte à de nouvelles vulnérabilités au sein des organ

Etude Capgemini : IA, GenAI et cybersécurité, une adoption à double tranchant

25 novembre 2024 à 16:01

Alors que les cyberattaques se multiplient et que les organisations alertent leurs clients sur le vol de leurs données personnelles, le Capgemini Research Institute vient de publier un rapport intitulé “New Defenses, New Threats: What AI and Gen AI Bring to Cybersecurity”, révélant comment l’IA et la GenAI transforment les stratégies de cybersécurité des organisations. L’étude met en évidence un paradoxe : bien que ces technologies ouvrent la porte à de nouvelles vulnérabilités au sein des organisations, elles sont devenues essentielles aux stratégies de cyberdéfense.

Ce dernier rapport s’appuie sur une enquête mondiale auprès de 1 000 organisations dans 12 secteurs et 13 pays en Asie-Pacifique, en Europe et en Amérique du Nord, ayant des revenus annuels de 1 milliard de dollars et plus.

Selon une précédente étude du Capgemini Research Institute, près d’un quart (24 %) des entreprises utilisent désormais la GenAI dans certaines ou la plupart de leurs fonctions et sites, en tirant d’ailleurs des avantages, notamment une efficacité opérationnelle améliorée, une expérience client améliorée et une augmentation des ventes.

Alors que l’IA est considérée par 61% des organisations interrogées comme une technologie essentielle pour renforcer leurs stratégies de sécurité, cette adoption accrue augmente également les vulnérabilités, en exposant les entreprises à de nouveaux types de menaces.

Les organisations font désormais face à des attaques de plus en plus sophistiquées, comme la création de logiciels malveillants, les ransomwares ou le phishing, ainsi qu’à une extension de la surface de cyber-attaque et des vulnérabilités tout au long du cycle de vie des solutions d’IA générative. En outre, l’utilisation abusive de l’IA en interne par les employés peut augmenter le risque de fuite de données.

Les défis de l’adoption de la GenAI

Une écrasante majorité des organisations interrogées (97 %) dit avoir rencontré des violations ou des problèmes de sécurité liés à l’utilisation de l’IA générative au cours de l’année écoulée. Près de 43% ont subi des pertes financières dues à l’utilisation de deepfakes.

Deux organisations sur trois (67%) s’inquiètent de possibles contaminations de données et de fuite de données sensibles par le biais des données utilisées pour entraîner les modèles d’IA générative.

Pour faire face à ces défis, près de 6 organisations sur 10 envisagent d’augmenter leur budget de cybersécurité.

Un rôle clé dans la détection et la remédiation

Malgré ces risques, les bénéfices de l’IA et de la GenAI en matière de cybersécurité sont indéniables.

La majorité des organisations interrogées utilisent l’IA pour renforcer la sécurité de leurs données, applications et cloud, en raison de sa capacité à analyser rapidement des volumes massifs de données et à prédire les attaques potentielles. Plus de 60% rapportent une réduction significative du temps de détection et près de 40 % ont constaté une diminution du temps de réponse aux incidents.

Comment équilibrer innovation et sécurité ?

Marco Pereira, à la tête de la Cybersécurité des services Cloud Infrastructure du
groupe Capgemini, apporte son analyse :

“L’utilisation des technologies d’IA et d’IA générative s’est jusqu’à présent révélé être à double tranchant. D’un côté, la prolifération de l’IA introduit des risques sans précédent ; de l’autre, les organisations s’appuient de plus en plus sur la technologie pour une détection plus rapide et plus précise des cyber incidents. L’IA et l’IA générative fournissent aux équipes de sécurité de nouveaux outils puissants pour limiter ces incidents et transformer leurs stratégies de cyberdéfense.

Pour s’assurer qu’elles représentent un avantage significatif face à des menaces de plus en plus sophistiquées, les organisations doivent maintenir et prioriser une surveillance continue de l’évolution des menaces et de la cybersécurité, construire une infrastructure de gestion des données appropriée, mettre en place des cadres et lignes directrices éthiques pour l’adoption de l’IA, ainsi que des programmes robustes de formation et de sensibilisation de leurs employés”.

Retrouver le rapport ici

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Adoption GenIA
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  • Eden AI lève 3 millions d’euros pour rendre l’IA accessible à toutes les entreprises
    Eden AI annonce avoir levé 3 millions d’euros lors d’un tour de seed mené par Galion.exe avec la participation de 50 Partners et d’éminents business angels tels qu’Olivier Pomel (co-fondateur de Datadog) Sébastien Pahl (co-fondateur de Docker) et Alix de Sagazan (co-fondatrice d’ABTasty). Cofondée à Lyon en 2021 par Taha Zemmouri, son PDG et Samy Melaine, son CTO, la start-up s’est donnée pour mission de rendre l’IA accessible aux entreprises quelque soit leur taille. Plus de 500 organisations d

Eden AI lève 3 millions d’euros pour rendre l’IA accessible à toutes les entreprises

25 novembre 2024 à 13:15

Eden AI annonce avoir levé 3 millions d’euros lors d’un tour de seed mené par Galion.exe avec la participation de 50 Partners et d’éminents business angels tels qu’Olivier Pomel (co-fondateur de Datadog) Sébastien Pahl (co-fondateur de Docker) et Alix de Sagazan (co-fondatrice d’ABTasty).

Cofondée à Lyon en 2021 par Taha Zemmouri, son PDG et Samy Melaine, son CTO, la start-up s’est donnée pour mission de rendre l’IA accessible aux entreprises quelque soit leur taille. Plus de 500 organisations dans le monde, dont Atos (Eviden) et le Conseil de l’Europe lui font confiance pour transformer leurs stratégies d’intégration de l’IA, rationaliser le déploiement et améliorer l’efficacité opérationnelle.

Ce financement lui permettra de recruter de nouveaux ingénieurs, d’accélérer le développement de nouveaux produits et d’élargir son écosystème de partenaires.

Une réponse à la complexité de l’intégration de l’IA

De nombreuses entreprises rencontrent des obstacles lorsqu’il s’agit d’intégrer l’IA. Les défis techniques, les ressources limitées, le manque d’expertise et la nécessité de naviguer dans un écosystème complexe de fournisseurs freinent souvent leur adoption. Eden AI propose une solution centrale : une plateforme unifiée offrant accès à plus de 70 technologies couvrant des domaines variés tels que le traitement du langage naturel, la vision par ordinateur ou la GenAI, et à 100 modèles d’IA de fournisseurs de premier plan tels que Google, AWS et OpenAI.

Cette plateforme se distingue par sa facilité d’utilisation et sa scalabilité. Elle permet à ses utilisateurs de créer des flux de travail d’IA complexes de manière intuitive, de gérer les coûts, suivre les performances et superviser toutes les solutions d’IA intégrées à partir d’un seul tableau de bord.

 

Modèles de flux de travail d’Eden AI

Perspectives d’avenir

Eden AI a pour projets d’étendre ses capacités de flux de travail, de déployer des fonctionnalités d’analyse et de surveillance avancées et de s’étendre à l’échelle mondiale.

Taha Zemmouri, cofondateur et PDG d’Eden AI, conclut :

“Nous pensons que chaque entreprise, quelle que soit sa taille ou son expertise technique, devrait être en mesure de tirer parti de l’IA pour stimuler l’efficacité et l’innovation. Notre objectif ultime est de devenir la plateforme définitive pour la création d’applications alimentées par l’IA à grande échelle”.

edenai
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  • Télévision : comment l’IA transforme l’expérience télévisuelle du biathlon
    La saison 2024/2025 de la Coupe du monde BMW IBU, une série de compétitions internationales de biathlon organisées par l’Union Internationale de Biathlon (IBU), va débuter le 30 novembre prochain à Kontiolahti en Finlande. L’IA s’y invite pour apporter une meilleure expérience aux téléspectateurs. Sponsorisée principalement par BMW, d’où son nom, cette compétition annuelle, qui combine ski de fond et tir à la carabine, rassemble les meilleurs biathlètes du monde. Ils s’affrontent dans diverses é

Télévision : comment l’IA transforme l’expérience télévisuelle du biathlon

25 novembre 2024 à 13:09

La saison 2024/2025 de la Coupe du monde BMW IBU, une série de compétitions internationales de biathlon organisées par l’Union Internationale de Biathlon (IBU), va débuter le 30 novembre prochain à Kontiolahti en Finlande. L’IA s’y invite pour apporter une meilleure expérience aux téléspectateurs.

Sponsorisée principalement par BMW, d’où son nom, cette compétition annuelle, qui combine ski de fond et tir à la carabine, rassemble les meilleurs biathlètes du monde. Ils s’affrontent dans diverses épreuves, notamment les courses individuelles, les sprints, les poursuites, les relais et les mass starts. La coupe du monde se déroule en 10 étapes dans des villes différentes.

Les chiffres de la saison dernière témoignent de la popularité croissante du biathlon : plus d’un demi-million de spectateurs en tribunes et jusqu’à 10 millions de téléspectateurs (l’audience moyenne en direct dépassant les 6 millions). Elle a également enregistré une hausse de 80 % de l’engagement sur les réseaux sociaux.

La saison 2024/2025 présentera un certain nombre d’innovations et de règles pour améliorer l’expérience des spectateurs et des fans. Un nouvel ordre de départ basé sur le classement en Coupe du monde a été mis en place : les meilleurs athlètes seront plus dispersés et les courses ainsi plus lisibles pour les spectateurs.

L’introduction de l’IA dans la diffusion sportive

L’IBU, en partenariat avec Eurovision Sport, implémente un système de caméras basé sur l’IA sur le champ de tir. Ce dispositif permettra de couvrir simultanément les 30 voies de tir, garantissant ainsi que chaque tir soit visible pour les téléspectateurs. Les diffuseurs nationaux pourront ainsi personnaliser leur couverture en mettant en avant les performances de leurs athlètes nationaux. Cette initiative permettra de renforcer l’engagement des fans, à la fois sur site et en ligne.

De plus, les compétitions seront diffusées en continu sur les plateformes numériques eurovisionsport.com et biathlonworld.com, marquant un pas supplémentaire vers une visibilité accrue du biathlon.

compétitions internationales de biathlon
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  • La Fondation Eclipse et l’OSI s’associent pour façonner l’avenir de l’IA open source
    La Fondation Eclipse, l’une des plus grandes fondations open source au monde, et l’Open Source Initiative (OSI), ont signé la semaine dernière un protocole d’accord (MoU) pour promouvoir l’intérêt de la communauté open source dans la mise en œuvre d’initiatives réglementaires sur l’intelligence artificielle open source (OSAI). L’OSI, une organisation californienne à but non-lucratif créée en 1998, qui défend et éduque sur les avantages de l’open source, a récemment publié la première définition

La Fondation Eclipse et l’OSI s’associent pour façonner l’avenir de l’IA open source

21 novembre 2024 à 14:00

La Fondation Eclipse, l’une des plus grandes fondations open source au monde, et l’Open Source Initiative (OSI), ont signé la semaine dernière un protocole d’accord (MoU) pour promouvoir l’intérêt de la communauté open source dans la mise en œuvre d’initiatives réglementaires sur l’intelligence artificielle open source (OSAI).

L’OSI, une organisation californienne à but non-lucratif créée en 1998, qui défend et éduque sur les avantages de l’open source, a récemment publié la première définition officielle de l’IA open source, l’OSAID. L’Eclipse Foundation a été l’une des premières à soutenir cette version.

Alors que les réglementations sur l’IA se multiplient, leur partenariat vise à ce qu’elles s’alignent sur cette définition et les valeurs de l’open source. La Fondation Eclipse et l’OSI s’efforceront d’apporter de la clarté dans le langage et les termes sur lesquels l’industrie, la communauté, la société civile et les décideurs peuvent se baser pour élaborer et appliquer les politiques publiques. Elles tireront parti de leurs plateformes et événements publics respectifs pour sensibiliser le public sur le sujet.

Stefano Maffulli, directeur exécutif de l’OSI, explique :

“L’IA est sans doute la technologie la plus transformatrice de notre génération. Le défi est maintenant d’élaborer des politiques qui non seulement favorisent la croissance de l’IA, mais garantissent que l’IA Open Source prospère dans ce paysage en évolution. Le partenariat avec la Fondation Eclipse et son expertise, combinée à son expérience en matière de développement open source en Europe et de conformité réglementaire, est important pour façonner l’avenir de l’IA Open Source”.

Objectifs et actions

Le mémorandum d’accord définit plusieurs domaines de coopération, notamment :

  • Échange d’Information : L’OSI et la Fondation Eclipse partageront des informations et des points de vue pertinents sur l’élaboration des politiques publiques et les activités réglementaires en matière d’intelligence artificielle ;
  • Représentation aux décideurs : OSI et la Fondation Eclipse coopéreront pour représenter les principes et les valeurs des licences open source auprès des décideurs politiques et des organisations de la société civile ;
  • Promotion des principes Open Source : Des efforts conjoints seront déployés pour sensibiliser le public au rôle de l’open source dans l’IA, en soulignant comment elle peut favoriser l’innovation tout en atténuant les risques.

Un partenariat pour l’avenir

Pour l’OSI et la Fondation Eclipse, l’évolution rapide des technologies de l’IA, ainsi que les nouveaux paysages réglementaires complexes à venir, exigent des orientations claires, cohérentes, alignées et enracinées dans les principes de l’open source. Les deux organisations s’engagent à fournir à la communauté open source, aux leaders de l’industrie et aux décideurs les outils et les connaissances dont ils ont besoin pour naviguer dans ce domaine en évolution rapide.

Ce protocole d’accord marque le début d’une collaboration à long terme, de nouvelles initiatives et activités conjointes seront prochainement annoncées.

La Fondation Eclipse et l'OSI s'associent pour façonner l'avenir de l'IA open source
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  • IA, HPC, quantique, santé, prévisions climatiques : les principales annonces de NVIDIA au Supercomputing 2024
    Le Supercomputing est l’un des événements les plus importants pour la communauté des supercalculateurs. L’édition 2024 de cette conférence internationale dédiée au calcul haute performance, la mise en réseau, le stockage et l’analyse se déroule actuellement pour la première fois à Atlanta, en Géorgie, du 17 au 22 novembre. NVIDIA a donné le coup d’envoi du SC24 avec une série d’innovations technologiques visant à transformer des industries telles que la biopharmacie et la science du climat grâce

IA, HPC, quantique, santé, prévisions climatiques : les principales annonces de NVIDIA au Supercomputing 2024

21 novembre 2024 à 11:00

Le Supercomputing est l’un des événements les plus importants pour la communauté des supercalculateurs. L’édition 2024 de cette conférence internationale dédiée au calcul haute performance, la mise en réseau, le stockage et l’analyse se déroule actuellement pour la première fois à Atlanta, en Géorgie, du 17 au 22 novembre. NVIDIA a donné le coup d’envoi du SC24 avec une série d’innovations technologiques visant à transformer des industries telles que la biopharmacie et la science du climat grâce à l’IA et aux supercalculateurs.

Les annonces sont ancrées dans la longue histoire de l’entreprise dans la transformation de l’informatique.

Jensen Huang a ainsi déclaré :

“Les supercalculateurs sont parmi les instruments les plus vitaux de l’humanité, car ils sont à l’origine de percées scientifiques et repoussent les frontières de la connaissance. Vingt-cinq ans après la création du premier GPU, nous avons réinventé l’informatique et déclenché une nouvelle révolution industrielle”. 

Huang a mis en avant les bibliothèques CUDA-X comme étant les moteurs de l’informatique accélérée. Ces bibliothèques, qui comptent plus de 400 composants, dont cuDNN pour l’apprentissage profond et cuQuantum pour les simulations de circuits quantiques, sont essentielles pour des avancées dans divers domaines, notamment les soins de santé basés sur l’IA et les simulations de circuits quantiques.

NVIDIA a également annoncé la nouvelle bibliothèque cuPyNumic, une implémentation accélérée par GPU de NumPy, conçue pour dynamiser les applications de science des données, d’apprentissage automatique et d’informatique numérique. Elle permet aux scientifiques et aux chercheurs d’exécuter leur code Python, écrit avec l’interface familière de NumPy, sur des ordinateurs portables, des stations de travail, des serveurs cloud ou des supercalculateurs massifs sans avoir à modifier leur code.

Les annonces de NVIDIA ont porté sur les outils de découverte de médicaments de nouvelle génération, les prévisions climatiques en temps réel et les simulations quantiques.

Santé et biopharmacie

BioNeMo Framework : NVIDIA annonce le lancement open source de cette collection d’outils de programmation, de bibliothèques et de modèles d’IA optimisée pour la découverte de médicaments, doublant la vitesse d’entraînement par rapport aux outils classiques.

NVIDIA a également dévoilé DiffDock 2.0, un outil permettant de prédire la structure 3D de liaison d’un médicament à une protéine cible, ce qui est essentiel pour la découverte de médicaments.

Il permet de prédire l’orientation d’une molécule 6,2 fois plus rapidement et avec une précision accrue de 16 % par rapport à son prédécesseur.

Prévisions climatiques avec Earth-2

NVIDIA a annoncé deux nouveaux microservices NVIDIA NIM pour NVIDIA Earth-2, une plateforme de jumeau numérique permettant de simuler et de visualiser les conditions météorologiques et climatiques. Les microservices CorrDiff NIM et FourCastNet NIM peuvent accélérer jusqu’à 500 fois les résultats de modélisation et de simulation du changement climatique, offrant des prévisions plus précises pour anticiper les catastrophes naturelles.

Calcul quantique

NVIDIA a également révélé des mises à jour significatives de la plateforme de développement NVIDIA CUDA-Q, qui permettent d’effectuer des simulations à plus grande échelle et d’explorer des conceptions de qubits plus évolutives. Google Quantum AI utilise la solution pour réaliser des simulations avancées de processeurs quantiques, réduisant les calculs complexes de plusieurs semaines à quelques minutes.

Jumeaux numériques et simulation en temps réel

Avec Omniverse Blueprint for Real-Time CAE Digital Twins NVIDIA propose des workflows interactifs pour créer des modèles numériques dans des secteurs variés comme l’énergie, l’aérospatiale, l’automobile, la fabrication, et d’autres industries. Cela permet une optimisation rapide et une réduction des coûts industriels.

Nouveautés matérielles

NVIDIA a annoncé la disponibilité du GPU PCIe NVIDIA H200 NVL, le dernier-né de la famille Hopper, idéal pour les conceptions de racks d’entreprise refroidis par air à faible consommation d’énergie.

Il offre une inférence de modèle de langage jusqu’à 1,7 fois plus rapide et des performances 1,3 fois plus élevées sur les applications HPC, ce qui le rend idéal pour les configurations de datacenter flexibles.

La Superpuce Grace Blackwell, GB200 NVL4, prévue pour 2025, double les performances des générations précédentes.

IA, HPC, quantique, santé, prévisions climatiques : les principales annonces de NVIDIA au Supercomputing 2024

« Build on Trainium » : Amazon annonce un investissement de 110 millions de dollars dans la recherche universitaire en IA générative

19 novembre 2024 à 14:00

Via son programme “Build on Trainium”, Amazon fournira des heures de calcul aux chercheurs qui leur permettront de créer de nouvelles architectures d’IA, des bibliothèques d’apprentissage automatique (ML) et des optimisations de performances pour les UltraClusters AWS Trainium distribués à grande échelle.

Le programme cible deux enjeux majeurs de la recherche en IA : le besoin croissant de puissance de calcul et l’accès limité aux infrastructures de pointe pour les institutions académiques qui peinent à soutenir des recherches à grande échelle en raison de contraintes budgétaires. Dans le cadre de Build on Trainium, AWS a créé un UltraCluster de recherche Trainium intégrant jusqu’à 40 000 puces Trainium optimisées pour des charges de travail complexes.

Trainium est la puce ML qu’AWS a conçue à des fins d’entraînement et d’inférence de deep learning. Tout comme sa puce Graviton, Trainium2 offre des avancées en matière de rapport qualité-prix et d’efficacité énergétique pour un large éventail de charges de travail, notamment l’entraînement des modèles d’IA et les applications d’IA générative exécutés sur Amazon Elastic Compute Cloud (Amazon EC2).

En intégrant également des interfaces de programmation avancées comme la Neuron Kernel Interface, qui donne un accès direct au jeu d’instructions de la puce, le programme offre aux chercheurs une flexibilité sans précédent pour explorer les capacités des puces Trainium.

Build on Trainium permet aux chercheurs d’accéder à des infrastructures technologiques de pointe, mais favorise aussi l’innovation ouverte puisque les avancées réalisées dans le cadre de cette initiative seront publiées en open source, permettant à la communauté scientifique de continuer à innover.

Former les experts de demain

Au-delà des avancées techniques, Amazon mise sur l’humain. Le programme finance des collaborations avec des institutions renommées telles que Carnegie Mellon et Berkeley, non seulement pour soutenir des recherches de pointe, mais aussi pour éduquer une nouvelle génération d’experts en IA.

En outre, Amazon organisera plusieurs séries d’appels à propositions Amazon Research Awards, les propositions sélectionnées recevant des crédits AWS Trainium et un accès aux grands Trainium UltraClusters pour leurs recherches.

En offrant des crédits cloud, des formations techniques et un accès aux clusters de calcul, Amazon prépare le terrain pour un écosystème où les compétences en IA deviennent plus accessibles tout en renforçant son rôle central dans les solutions cloud pour l’IA.

Amazon annonce un investissement de 110 millions de dollars dans la recherche universitaire en IA générative.
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  • L’AI Platform Alliance s’agrandit et lance une place de marché pour des solutions d’IA ouvertes et durables
    Fondée en 2023 dans le cadre de l’Open Compute Project, l’AI Platform Alliance s’est donnée pour mission de développer des technologies ouvertes, économiques et durables, capables de rivaliser avec les plateformes traditionnelles centrées sur les GPU. Elle annonce une expansion majeure avec l’ajout de 21 nouveaux membres et le lancement d’une place de marché dédiée aux solutions d’inférence d’IA. L’AI Platform Alliance vise à promouvoir une meilleure collaboration et ouverture en matière d’IA,

L’AI Platform Alliance s’agrandit et lance une place de marché pour des solutions d’IA ouvertes et durables

18 novembre 2024 à 12:00

Fondée en 2023 dans le cadre de l’Open Compute Project, l’AI Platform Alliance s’est donnée pour mission de développer des technologies ouvertes, économiques et durables, capables de rivaliser avec les plateformes traditionnelles centrées sur les GPU. Elle annonce une expansion majeure avec l’ajout de 21 nouveaux membres et le lancement d’une place de marché dédiée aux solutions d’inférence d’IA.

L’AI Platform Alliance vise à promouvoir une meilleure collaboration et ouverture en matière d’IA, à augmenter l’efficacité énergétique et la rentabilité du matériel, et à offrir des performances globales supérieures à celles des GPUs. Les membres initiaux du consortium Ampere Computing, Cerebras Systems, Furiosa, Graphcore, Kalray, Kinara, Luminous, Neuchips, Rebellions et Sapeon étaient de sociétés spécialisées dans l’accélération matérielle de l’IA.

Une diversité d’acteurs pour répondre aux besoins du marché

L’Alliance intègre désormais des fournisseurs de services cloud, des intégrateurs de systèmes, et des éditeurs de logiciels indépendants. Ces ajouts, portant à plus de 30 le nombre de membres actifs, reflète un écosystème en pleine maturation, destiné à fournir des solutions adaptées aux cas d’usage les plus exigeants en matière d’inférence d’IA. Parmi les nouvelles entreprises à la rejoindre, on trouve ADLINK, ASRock Rack, ASA Computers, Canonical, Clairo.ai, Deepgram, DeepX, ECS/Equus, GIGABYTE (Giga Computing), Kamiwaza.ai, Lampi.ai, NETINT, NextComputing, opsZero, Positron, Prov.net/Alpha3, Responsible Compute, Supermicro, Untether, View IO, Wallaroo.ai.

La place de marché, accessible via le site web de l’AI Platform Alliance, propose une gamme de solutions optimisées combinant matériel, logiciels et services. Ces solutions visent à réduire les coûts et à améliorer les performances tout en répondant aux défis posés par la demande croissante en puissance de calcul pour l’inférence.

Elles sont conçues pour apporter davantage de flexibilité et de transparence dans tout le spectre des cas d’utilisation de l’IA, y compris le développement de LLM et d’IA générative, la vision par ordinateur, l’interaction humaine et les appareils autonomes à la périphérie.

L’AI Platform Alliance est ouverte à de nouveaux membres potentiels qui cherchent à changer le statu quo de l’IA. Les entreprises intéressées peuvent accéder à plus d’informations et postuler à https://platformalliance.ai.

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  • PEPR IA : l’ANR annonce le lancement de l’appel à projets « Mathématiques de l’apprentissage profond » 2024
    Le PEPR (Programme et Équipement Prioritaire de Recherche) Intelligence Artificielle vise à accompagner l’accélération de la France dans le domaine de l’IA à travers trois grandes thématiques de recherche : l’IA frugale et embarquée, l’IA de confiance et distribuée, et les fondements mathématiques de l’IA. L’ANR (Agence Nationale de la Recherche), qui opère ce programme, annonce le lancement d’un AAP s’adressant à ce troisième axe. Lancé le 25 mars dernier, co-piloté par le CEA, le CNRS et Inria

PEPR IA : l’ANR annonce le lancement de l’appel à projets « Mathématiques de l’apprentissage profond » 2024

18 novembre 2024 à 10:30

Le PEPR (Programme et Équipement Prioritaire de Recherche) Intelligence Artificielle vise à accompagner l’accélération de la France dans le domaine de l’IA à travers trois grandes thématiques de recherche : l’IA frugale et embarquée, l’IA de confiance et distribuée, et les fondements mathématiques de l’IA. L’ANR (Agence Nationale de la Recherche), qui opère ce programme, annonce le lancement d’un AAP s’adressant à ce troisième axe.

Lancé le 25 mars dernier, co-piloté par le CEA, le CNRS et Inria, le PEPR IA est doté d’un budget de 73 millions d’euros sur six ans, financé par France 2030 dans le cadre de la stratégie nationale pour l’IA (SNIA).

Ses objectifs sont multiples : renforcer l’écosystème français de recherche et d’innovation, lever les verrous du déploiement de l’IA, faire émerger des technologies de rupture, positionner la France et l’Europe comme des leaders sur des thématiques stratégiques.

Le PEPR IA vise également à faciliter l’interdisciplinarité, attirer les talents et créer des passerelles entre la recherche publique et l’innovation, en collaboration avec les start-ups et les PME. Il s’inscrit ainsi pleinement dans la seconde phase de la SNIA axée sur la formation à l’IA, le développement d’une offre de technologies deeptech sur l’IA embarquée, l’IA de confiance, l’IA frugale et l’IA générative ainsi que le rapprochement de l’offre et de la demande de solutions d’IA.

L’AAP “Mathématiques de l’apprentissage profond”

Cet AAP vise à mobiliser et développer des recherches fondamentales en mathématiques pour analyser les mécanismes sous-jacents des réseaux de neurones profonds et des modèles génératifs et améliorer les techniques d’apprentissage automatique, en termes, entre autres, de frugalité, de confiance (robustesse, préservation de la vie privée, certification, détection et élimination des biais, explicabilité, etc.), de performance, d’évolutivité et de modularité.

Sur les 73 millions alloués au PEPR IA, six seront consacrés aux projets sélectionnés qui  devront impliquer au minimum 3 structures de recherche. Chacun d’eux, dont la durée sera comprise entre 36 et 48 mois, bénéficiera d’une aide financière allant de 600 000 à 1 million d’euros.

Les projets devront se positionner par rapport à au moins l’une des deux thématiques ci-dessous :

Thématique 1 : Mathématiques des modèles d’IA générative

Cette thématique vise à promouvoir les recherches mathématiques de pointe pour analyser et perfectionner les techniques d’IA générative. L’objectif est de rendre ces techniques plus performantes, efficaces et sûres. Les projets sélectionnés devront exploiter un vaste éventail de techniques mathématiques, incluant la théorie des probabilités, la théorie des jeux, les équations aux dérivées partielles, le contrôle optimal, le transport optimal, les systèmes dynamiques, les systèmes désordonnés, les théories des matrices et des réseaux aléatoires. Ces théories joueront un rôle clé dans le développement de techniques d’apprentissage telles que l’entraînement par réseaux adverses, les modèles de diffusion, l’apprentissage profond par renforcement et les grands réseaux de type transformers.

Thématique 2 : Méthodes géométriques pour l’IA

Cette thématique se concentre sur l’apprentissage profond géométrique, qui permet d’aborder des données avec des structures non-euclidiennes comme les graphes, les surfaces et les nuages de points. L’objectif est de promouvoir les recherches mathématiques de pointe pour analyser et perfectionner les techniques d’IA au cœur de l’apprentissage géométrique. Les disciplines mathématiques concernées incluent la théorie des graphes, la géométrie computationnelle, la théorie des groupes, les décompositions tensorielles et la topologie. Les projets devront démontrer une maîtrise des fondements mathématiques et proposer des applications pratiques pour avancer dans les problématiques de l’IA, en particulier dans les domaines où la structure des données sort des cadres traditionnels.

Les consortiums candidats ont jusqu’au 04/02/2025 pour déposer leur projet électroniquement.

Lancement d'un appel à projet
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  • Smart manufacturing : libérer le potentiel de l’IA en repensant le Cloud
    Le cloud et l’IA sont les technologies clefs de l’innovation moderne : elles transforment toutes les industries et la fabrication ne fait pas exception. Mais pour les entreprises de l’industrie manufacturière, l’application du cloud et de l’IA va bien au-delà du produit fini. Ces technologies s’intègrent rapidement dans l’ensemble des processus de fabrication, permettant à la planification de la production ou au contrôle qualité de gagner en fluidité et en efficacité. Les machines génèrent de gr

Smart manufacturing : libérer le potentiel de l’IA en repensant le Cloud

18 novembre 2024 à 10:24

Le cloud et l’IA sont les technologies clefs de l’innovation moderne : elles transforment toutes les industries et la fabrication ne fait pas exception. Mais pour les entreprises de l’industrie manufacturière, l’application du cloud et de l’IA va bien au-delà du produit fini. Ces technologies s’intègrent rapidement dans l’ensemble des processus de fabrication, permettant à la planification de la production ou au contrôle qualité de gagner en fluidité et en efficacité. Les machines génèrent de grandes quantités de données, mais la plupart des fabricants ne parviennent pas à exploiter cette mine d’or en raison de diverses contraintes. C’est ici que l’IA basé sur le cloud entre en jeu : elle permet aux entreprises d’identifier et d’extraire des informations exploitables à partir de ces données, ce qui optimise les flux de travail et révolutionne des processus comme la maintenance prédictive.

Le rapport Cloud Radar Manufacturing présente des conclusions intéressantes sur l’adoption du cloud dans cette ‘industrie : les fabricants hésitent à investir dans le cloud pour des fonctions matures telles que le contrôle qualité et se concentrent davantage sur le développement de nouveaux produits et les domaines associés. Cependant, il apparait que les entreprises qui ont déjà investi dans le cloud n’ont dépensé que 48 % de leurs budgets.

Voici quelques exemples d’applications clés :

  • Amélioration de l’expérience client : proposer une expérience client numérique fluide dans le domaine numérique est essentiel. L’application Volvo Cars propose une multitude de fonctions pour offrir aux propriétaires de voitures une tranquillité d’esprit grâce au verrouillage/déverrouillage à distance, à la recherche de bornes de recharge électrique et à la réservation de services.
  • Maintenance prédictive Siemens a récemment introduit l’IA générative dans son outil Senseye pour la maintenance prédictive. Cet outil traite les données provenant de divers logiciels de maintenance sur une configuration de cloud privé et fournit des informations aux directeurs d’usine. L’IA générative offre une interface utilisateur conversationnelle permettant au personnel de l’atelier d’interagir avec les experts en maintenance afin de faciliter la prise de décision.
  • Fabrication durable : SAP a codéveloppé une solution cloud au service du développement durable permettant le suivi de l’empreinte carbone. Lorsqu’elle est déployée dans une usine, la solution peut être le système d’enregistrement pour le suivi des émissions de type 1 et 2.

Les données sont essentielles mais l’écosystème collaboratif est capital

Les applications industrielles cloud ne doivent pas se limiter à une seule entreprise. Ces dernières concourent au partage des données tout au long de la chaîne de valeur d’un produit. Catena-X est par exemple une plateforme cloud destinée à l’industrie automobile européenne. Elle permet de partager l’interopérabilité des données relatives aux émissions de carbone tout au long de la chaîne d’approvisionnement des véhicules avec pour objectif de réduire les émissions de carbone de type 3.

Le partage des données est un facteur clef de différenciation qui nécessite à la fois une architecture technologique cloud native et une approche opérationnelle à l’échelle de l’entreprise. Cependant, les décisions relatives au cloud sont souvent prises de manière isolée : 45 % des répondants de l’étude ont indiqué que c’est le département IT ou les dirigeants de l’entreprise qui décident du cloud à déployer ou de la manière de gérer les questions de conformité.

Lorsque les décisions relatives au cloud sont prises de manière isolée, les questions liées aux finances et à la sécurité deviennent complexes à gérer. Le service IT maîtrise le déploiement, la gestion et la gouvernance de la sécurité, mais ne dispose pas d’une vision complète de la dimension commerciale, de la propriété ou des facteurs de réussite des projets cloud. Sans cette expertise, les entreprises ne sont pas mesure de déterminer si les projets cloud répondent précisément aux objectifs de l’entreprise.

Les équipes commerciales comprennent l’impact du cloud sur la valeur de l’entreprise, les indicateurs de performance et les besoins des clients. Cependant, elles manquent souvent de vision sur les exigences techniques et les décisions en matière de sécurité pour une mise en œuvre sûre de l’informatique dématérialisée. Cette lacune peut exposer les entreprises à des interruptions d’activité ou, pire encore, à des risques de cybersécurité (confidentialité des données, fuites, cyberattaques).

Les données, ressource clé de l’usine du futur

Dans le paysage industriel actuel, le cloud et l’IA ne sont pas des outils distincts, ils constituent les rouages d’une seule et même machine puissante. Le cloud permet le stockage de données illimité et la capacité de traitement qui alimente l’IA, tandis que l’IA identifie les informations pertinentes cachées dans ces données pour optimiser la production, prédire les défaillances et ainsi faire gagner les entreprises en efficacité. L’exploitation de la valeur réelle de ces données nécessite une synchronisation entre l’évolutivité illimitée du cloud et le pouvoir de transformation de l’IA.

Sans le cloud, l’IA est limitée et sans l’IA, le cloud ne peut révéler son potentiel. La combinaison de ces deux technologies est indispensable pour accompagner les entreprises sur le chemin du smart manufacturing.

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  • Hausse des bénéfices de Foxconn au Q3 : “2025 sera l’année de l’IA”
    Foxconn, aussi connu sous le nom de Hon Hai Technology Group, affiche des résultats records pour 2024 et se projette en 2025 avec une stratégie résolument tournée vers l’intelligence artificielle. Le groupe a annoncé hier un chiffre d’affaires de 1,85 milliard de dollars taïwanais pour le troisième trimestre 2024, soit une hausse de 20 % par rapport à l’année précédente. Ce dynamisme financier est dû à une demande mondiale accrue pour les serveurs d’IA, un domaine où Foxconn renforce son positio

Hausse des bénéfices de Foxconn au Q3 : “2025 sera l’année de l’IA”

15 novembre 2024 à 12:30

Foxconn, aussi connu sous le nom de Hon Hai Technology Group, affiche des résultats records pour 2024 et se projette en 2025 avec une stratégie résolument tournée vers l’intelligence artificielle. Le groupe a annoncé hier un chiffre d’affaires de 1,85 milliard de dollars taïwanais pour le troisième trimestre 2024, soit une hausse de 20 % par rapport à l’année précédente. Ce dynamisme financier est dû à une demande mondiale accrue pour les serveurs d’IA, un domaine où Foxconn renforce son positionnement, notamment en R&D, en intégration verticale et en infrastructure mondiale.

Pour la période cumulée de janvier à septembre, le chiffre d’affaires de Foxconn a atteint 4,7 milliards de dollars taïwanais (1,43 milliard d’euros), établissant de nouveaux records annuels et dépassant les attentes. Stimulé par l’essor de la GenAI, le CA des serveurs d’IA a augmenté de plus de 200 % au cours des trois premiers trimestres. Le groupe s’attend à ce que le secteur des serveurs d’IA représente plus de 50 % de son chiffre d’affaires global pour les serveurs, traduisant une transformation structurelle en faveur de solutions de calcul intensif.

Pour son président, Young Liu, 2025 sera “l’année de l’IA”. Cette déclaration s’inscrit dans une stratégie globale axée sur cinq piliers opérationnels principaux : l’IA, trois plateformes majeures (Smart Manufacturing, Smart EV, Smart City) et les semi-conducteurs.

Expansion et investissements aux États-Unis

Bien que l’essentiel de ses activités soient basées en Chine, Foxconn renforce sa présence aux États-Unis, avec des investissements notables dans le Wisconsin et le Texas. Dans le Wisconsin, l’investissement du groupe a atteint 1 milliard de dollars au cours des trois dernières années, avec une augmentation de 140 % du chiffre d’affaires et une croissance de 42 % du nombre d’employés. Le fabricant électronique mise également sur les nouveaux clients que lui apporte son usine de véhicules électriques de l’Ohio.

Au Mexique, il va construire le plus grand site de production au monde pour les super puces GB200 de NVIDIA, lui aussi porté par l’IA générative.

Ligne de production Foxconn
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  • Plan de licenciements chez AMD : près de 1 000 postes concernés
    AMD prévoit de réduire ses effectifs de près de 1 000 employés. Cette restructuration intervient dans un contexte économique difficile pour sa division gaming, confrontée à une chute de 69 % de ses revenus sur un an, et la volonté de l’entreprise à s’imposer sur le marché des puces d’IA où NVIDIA est le leader incontesté. Lisa Su, présidente et PDG d’AMD, déclarait le 29 octobre dernier aux investisseurs : “Nous avons enregistré de solides résultats financiers au troisième trimestre avec un chif

Plan de licenciements chez AMD : près de 1 000 postes concernés

Par : Thomas Calvi
15 novembre 2024 à 11:57

AMD prévoit de réduire ses effectifs de près de 1 000 employés. Cette restructuration intervient dans un contexte économique difficile pour sa division gaming, confrontée à une chute de 69 % de ses revenus sur un an, et la volonté de l’entreprise à s’imposer sur le marché des puces d’IA où NVIDIA est le leader incontesté.

Lisa Su, présidente et PDG d’AMD, déclarait le 29 octobre dernier aux investisseurs :

“Nous avons enregistré de solides résultats financiers au troisième trimestre avec un chiffre d’affaires record grâce à l’augmentation des ventes de produits de centres de données EPYC et Instinct et à une forte demande pour nos processeurs PC Ryzen.  Pour l’avenir, nous voyons d’importantes opportunités de croissance dans nos centres de données, nos clients et nos activités intégrées, en raison de la demande insatiable de plus de calcul”.

Si AMD, qui employait 26 000 personnes fin 2023, n’a pas donné plus de précisions sur ces licenciements, une partie d’entre eux concernera sans doute la division gaming.

Un porte-parole de l’entreprise a déclaré :

“Dans le cadre de l’alignement de nos ressources sur nos plus grandes opportunités de croissance, nous prenons un certain nombre de mesures ciblées qui entraîneront malheureusement une réduction de notre effectif mondial d’environ 4% “.

La société s’attendait à ce que son chiffre d’affaires pour le quatrième trimestre 2024 s’élève à environ 7,5 milliards de dollars, soit une croissance de 22 % par rapport à l’année précédente, portée notamment par la vente de son GPU Instinct MI300X , qu’elle présente comme un sérieux concurrent au H100 de NVIDIA.

Malgré ces bons résultats, le cours de l’action AMD a chuté d’environ 16,5% depuis le 29 octobre 2024 alors que celui de NVIDIA, porté par une demande accrue pour ses GPU dédiés aux data centers, a augmenté de 200% depuis le début de l’année.

Pour autant, AMD compte bien lui reprendre des parts de marché avec l’Instinct MI325X, qui devrait être disponible début 2025, l’Instinct MI350 au semestre suivant et l’Instinct MI400 en 2026.

Bâtiment AMD, Ontario

L’EICAR lance le “Lab IA & Cinéma”, un lieu d’échanges pour explorer l’impact de l’IA sur l’industrie audiovisuelle

15 novembre 2024 à 11:52

Mercredi dernier, l’EICAR (École Internationale de Création Audiovisuelle et de Réalisation) a inauguré, sur son campus parisien, le “Lab EICAR : IA & Cinéma”, un espace dédié à l’exploration des interactions entre l’IA et les industries du cinéma et de l’audiovisuel. Lancé en partenariat avec le médiaClub, Écran Total, Tech Cannes et Ynov Campus, ce lab prend la forme d’un cycle de conférences trimestrielles, dédiées aux applications de l’IA tout au long de la chaîne de création.

L’école internationale de cinéma et d’audiovisuel EICAR est un établissement d’enseignement supérieur technique privé, créé en 1972. Sur ses campus de Paris, Lyon, et Montpellier, elle prépare ses étudiants (plus de 60 nationalités) aux métiers de la production audiovisuelle, du cinéma, du son et de la musique.

L’EICAR met particulièrement l’accent sur l’apprentissage par la pratique : les étudiants y réalisent des projets concrets et collaborent sur des tournages encadrés par des professionnels du secteur. Elle propose des formations en français et en anglais, dont des diplômes Bachelor et Master reconnus par l’industrie.

Alors que l’IA générative remodèle l’industrie audiovisuelle, affectant toutes ses composantes, l’école, avec ce lab, ambitionne de sensibiliser les étudiants de toutes filières, les intervenants, les professionnels ainsi que les acteurs de l’écosystème Tech et Cinéma, aux multiples applications de l’IA et à leurs implications créatives, éthiques, économiques et sociales.

Frédéric Sitterlé, directeur général de l’EICAR, souligne :

“Le Lab IA & Cinéma est bien plus qu’un programme de conférences ; c’est un engagement envers l’innovation et une volonté d’accompagner nos étudiants dans la compréhension des transformations de leur future industrie. En développant cette initiative, EICAR affirme sa position incontournable en tant que lieu de débat et d’innovation pour les métiers du cinéma et de l’audiovisuel aux côtés de partenaires institutionnels et d’entreprises”.

Des masterclass trimestrielles pour sensibiliser et inspirer les talents de demain

Le Lab IA & Cinéma proposera, tout au long de l’année scolaire, un cycle de conférences trimestrielles autour de thématiques variées en lien avec l’IA dans les métiers de l’audiovisuel.

Elles réuniront des professionnels du secteur, scénaristes, réalisateurs, producteurs, diffuseurs et exploitants, autour de sujets tels que l’écriture scénaristique automatisée, la modélisation 3D, la post-production … Le lab a également vocation à préparer les étudiants aux évolutions que l’IA apportera à leurs futures carrières.

La session inaugurale intitulée “IA & Cinéma : Enjeux et perspectives” a exploré les transformations technologiques et éthiques induites par l’IA dans la production audiovisuelle. Parmi les intervenants figuraient Emmanuel R. Goffi, éthicien de l’IA et professeur d’éthique, Jeanne Marchalot, responsable du Story Lab de France Télévisions et Mathieu Crucq, directeur du pôle IA de Brainsonic. La modération était assurée par Christophe Joly, journaliste IT, et l’ouverture de la session par Sarah Lelouch, fondatrice de TechCannes.

La seconde conférence aura lieu le 12 février prochain et s’attardera sur la question de la préproduction. La troisième, prévue le 11 juin suivant, sera dédiée à la post-production et aux effets spéciaux.

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  • L’essor de l’IA dans les collectivités françaises, tendances, défis et perspectives : Baromètre Data Publica 2024
    L’observatoire Data Publica a publié le 12 novembre 2024 son troisième baromètre sur l’utilisation des données par les territoires, avec un focus particulier cette année sur le recours à l’IA. Réalisée avec le concours de la Banque des Territoires, La Poste, Orange, et en partenariat avec La Gazette des communes, l’étude intègre également les résultats d’une enquête menée par IPSOS auprès de 1 000 personnes constituant un échantillon représentatif de la population française . Pour ce baromètre 2

L’essor de l’IA dans les collectivités françaises, tendances, défis et perspectives : Baromètre Data Publica 2024

14 novembre 2024 à 14:00

L’observatoire Data Publica a publié le 12 novembre 2024 son troisième baromètre sur l’utilisation des données par les territoires, avec un focus particulier cette année sur le recours à l’IA. Réalisée avec le concours de la Banque des Territoires, La Poste, Orange, et en partenariat avec La Gazette des communes, l’étude intègre également les résultats d’une enquête menée par IPSOS auprès de 1 000 personnes constituant un échantillon représentatif de la population française .

Pour ce baromètre 2024, 289 collectivités et établissements publics locaux ont été interrogés en juin et juillet derniers. Les résultats de l’enquête 2024 viennent sur plusieurs points confirmer des tendances déjà observées les années précédentes : les données sont utilisées par de plus en plus de collectivités, quelle que soit leur taille, et pour des usages de plus en plus variés. En effet, 65% des collectivités interrogées déclarent avoir lancé un projet data au cours des deux dernières années, contre 41% en 2022.

Les principaux domaines d’application des données sont l’administration et la gestion interne (59% des collectivités de plus de 3 500 habitants déclarent avoir des projets data dans ce domaine) et la transition écologique : gestion de l’énergie et de l’éclairage publique (58%), mobilité (55%) ou encore gestion de l’eau (46%) et des déchets (40%).

Mais le fait marquant de l’année est l’explosion du nombre de projets d’usage de l’IA au sein des collectivités françaises : plus d’une collectivité interrogée sur deux (51 %) annonce avoir soit déjà mis en place ou testé un système d’IA (36%), soit vouloir le faire dans les douze prochains mois (15%). En 2022, elles étaient 21 % dans ce cas.

Les taux de mise en œuvre les plus élevés se trouvent parmi les régions (75 % ayant déjà lancé des projets en 2024) et les métropoles (62 %). Cependant, pour la première fois, un nombre significatif de communes de 3 500 à 10 000 habitants est également impliqué : 14 % ont initié des projets, alors qu’aucune n’était concernée dans l’enquête de 2023.

L’observatoire estime à plusieurs centaines le nombre d’initiatives en cours. Parmi elles, 40% concernent deux domaines : la gestion administrative (29 %) et les interactions avec les usagers (11 %). Un chiffre qui pourrait atteindre 56 % pour ces cas d’utilisation en 2025, boosté par l’adoption de l’IA générative. De nombreuses collectivités, quelle que soit leur taille, expérimentent notamment des chatbots, utilisés en interne pour répondre aux questions des agents (par exemple, sur leur carrière) ou en externe pour informer les usagers. Les projets couvrent également d’autres secteurs comme la sécurité, la mobilité et l’environnement, bien qu’ils soient à divers stades de développement et souvent en phase de test.

Les freins à la mise en oeuvre de l’IA

La diffusion de l’IA dans les collectivités françaises est freinée par plusieurs obstacles, le principal étant le manque de compétences, cité par 63 % des collectivités et 67 % des régions, mais seulement 38 % des métropoles. Ce déficit s’accompagne d’une méfiance envers l’IA (47 %), d’un manque de temps et de moyens financiers. Pour celles ayant entamé des projets IA, l’accès limité aux données de qualité est placé au 3ème rang des défis à la mise en oeuvre de l’IA.

En termes de régulation, seulement 4 % des collectivités se disent totalement prêtes à respecter les recommandations de la CNIL sur le RGPD et l’IA. La mise en place de cadres juridiques et de chartes éthiques pour l’IA reste également en développement : seules 3 % des collectivités ont adopté une charte éthique (contre 15 % des métropoles), 18 % des collectivités envisageant de le faire dans les 12 prochains mois.

Des projets conformes aux attentes des Français

Si les Français témoignent toujours de leur confiance aux acteurs publics locaux, ils sont aujourd’hui plus inquiets et méfiants face au développement de l’IA dans notre société qu’il y a deux ans. Cependant, le sondage IPSOS révèle qu’ils placent de grands espoirs dans l’IA pour aider les collectivités à relever des défis complexes dans des domaines tels que l’énergie, l’eau et les transports, des attentes en phase avec les cas d’usage privilégiés par les collectivités. Par contre, une certaine réticence apparaît quant à l’utilisation de l’IA pour des services de proximité : seuls 20 % des Français préfèrent une IA disponible en continu à un agent au guichet. Cette opinion varie selon les générations et le genre, les 25-34 ans se montrant plus favorables (30 %) et les femmes plus prudentes.

Retrouver l’intégralité du Baromètre Data Publica 2024 ici

essor-IA-collectivites-francaises-Barometre-Data-Publica-2024
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  • IA et développement durable : l’action n’est pas à la hauteur de l’ambition au sein des entreprises, selon IBM
    Alors que les entreprises tentent de concilier performance économique et responsabilité environnementale, elles voient en l’IA un allié potentiel. Cependant, IBM a récemment publié le rapport “State of Sustainability Readiness Report 2024″, qui révèle un paradoxe dans les stratégies des entreprises : malgré une intention claire de renforcer les investissements dans l’IA et les technologies de l’information pour des pratiques durables, les actions concrètes tardent à suivre. Le rapport State of S

IA et développement durable : l’action n’est pas à la hauteur de l’ambition au sein des entreprises, selon IBM

14 novembre 2024 à 13:00

Alors que les entreprises tentent de concilier performance économique et responsabilité environnementale, elles voient en l’IA un allié potentiel. Cependant, IBM a récemment publié le rapport “State of Sustainability Readiness Report 2024″, qui révèle un paradoxe dans les stratégies des entreprises : malgré une intention claire de renforcer les investissements dans l’IA et les technologies de l’information pour des pratiques durables, les actions concrètes tardent à suivre.

Le rapport State of Sustainability Readiness 2024 a été réalisé de manière indépendante par Morning Consult, sponsorisé, analysé et publié par IBM. Des entretiens ont été menés entre avril et mai 2024 auprès de 2 790 dirigeants et décideurs dans 15 secteurs d’activité et 9 pays. Le rapport comprend également des études de cas qui mettent en évidence l’intersection du développement durable et de la technologie.

Des intentions fortes, des actions limitées

Plus de la moitié des personnes interrogées considèrent l’investissement dans la technologie pour le développement durable comme une opportunité de croissance, et non seulement comme un moyen de réduire les coûts.

Le rapport indique que 88 % des dirigeants envisagent d’augmenter leurs investissements dans les technologies de l’information en faveur du développement durable d’ici l’année prochaine. Pourtant, un décalage important persiste entre l’ambition et la mise en œuvre. Si 90 % des dirigeants reconnaissent le potentiel de l’IA pour atteindre les objectifs de durabilité, plus de la moitié des entreprises (56 %) ne l’utilisent toujours pas activement dans ce domaine. Un retard dû principalement aux contraintes budgétaires.

Les résultats montrent que seulement 48 % des entreprises financent leurs investissements dans le développement durable via des budgets de fonctionnement réguliers. Ce pourcentage souligne que, dans de nombreux cas, l’engagement envers la durabilité reste sporadique et dépend de projets ponctuels, plutôt que d’une stratégie continue et intégrée.

La pénurie de talents et l’impact environnemental de l’IA : deux défis majeurs

Malgré son potentiel en matière de développement durable, l’IA pose elle aussi un défi environnemental. L’entraînement et l’utilisation de modèles d’IA consomment d’importantes quantités d’énergie, ce qui pousse les entreprises à envisager des solutions pour limiter leur impact, telles que l’optimisation des centres de données, l’investissement dans des processeurs à haut rendement énergétique et la collaboration open source. Ces stratégies peuvent non seulement diminuer l’empreinte écologique de l’IA, mais aussi améliorer leur efficacité opérationnelle et leur rentabilité.

Cependant, les organisations font face à un autre enjeu : trouver les talents adéquats en IA. Selon le rapport, dans le contexte actuel de pénurie de compétences, retenir les travailleurs expérimentés est l’un des trois principaux défis pour les dirigeants en matière de développement durable.

Un écart de perception entre les dirigeants et leurs équipes

Le rapport souligne également un décalage de perception entre les cadres supérieurs et leurs collaborateurs quant aux attentes en matière de développement durable. Tandis que 67 % des cadres supérieurs estiment que leur organisation est proactive en matière de résilience climatique, seulement 56 % des décideurs de niveau inférieur partagent cette vision.

Cette disparité concerne des sujets clés tels que les risques financiers liés au changement climatique, les risques liés aux infrastructures physiques vulnérables aux phénomènes climatiques, les risques liés à la chaîne d’approvisionnement et aux dépendances critiques.

De la difficulté à mesurer le développement durable

Un autre défi majeur identifié est la difficulté à mesurer les progrès en matière de durabilité. Bien que les entreprises surveillent des indicateurs comme la consommation d’énergie renouvelable, la consommation totale d’énergie et le recyclage, il leur est difficile de collecter et de structurer les données nécessaires pour des rapports précis et cohérents. Le rapport souligne que 50 % des dirigeants estiment que leurs données pour les indicateurs clés de performance (KPI) de durabilité ne sont pas suffisamment matures, ce qui rend le reporting et la prise de décision plus complexes.

Les recommandations d’IBM pour relever les défis du développement durable

IBM propose plusieurs pistes pour aider les entreprises à combler l’écart entre ambition et action. Parmi celles-ci, l’utilisation d’outils d’IA pour identifier les opportunités de réduction de carbone et une meilleure collecte des données pour réduire l’écart de perception en interne.

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