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  • ✇Korben
  • Banjo-Kazooie - 20 musiques inédites découvertes 28 ans plus tard
    Banjo-Kazooie est un jeu du studio Rare sorti sur Nintendo 64 en 1998, qui dernièrement revient un peu sur le devant de la scène . La communauté des fans le dissèque sous tous les angles depuis des années et pourtant, il en sort encore des surprises ! En effet, le dernier portage sur console de poche vient de cracher 20 pistes musicales inédites, qui étaient apparemment bien planquées dans les fichiers depuis un quart de siècle. La coupable ? L' HyperMegaTech Super Pocket Rare Edition (lien affi

Banjo-Kazooie - 20 musiques inédites découvertes 28 ans plus tard

Par : Korben ✨
1 juillet 2026 à 08:35

Banjo-Kazooie est un jeu du studio Rare sorti sur Nintendo 64 en 1998, qui dernièrement revient un peu sur le devant de la scène . La communauté des fans le dissèque sous tous les angles depuis des années et pourtant, il en sort encore des surprises !

En effet, le dernier portage sur console de poche vient de cracher 20 pistes musicales inédites, qui étaient apparemment bien planquées dans les fichiers depuis un quart de siècle.

La coupable ?

L' HyperMegaTech Super Pocket Rare Edition (lien affilié), une petite console portable de la famille Evercade qui embarque 14 jeux Rare, Banjo-Kazooie inclus. Rien de transcendant a priori, sauf que les devs ont glissé un lecteur musical qui se débloque une fois le jeu terminé. Et dedans, les thèmes musicaux que vous connaissez... mais également 20 morceaux beta jamais intégrés au jeu final. Des versions précoces de morceaux, des tracks recyclées dans Banjo-Tooie, et des thèmes qui n'ont pas survécu au montage...

Et ces thèmes portent des noms qui sentent le niveau coupé au scalpel. Une track "Mushroom" qui sonne comme une version alpha de Cloud Cuckooland . Un thème "Mine" qui rappelle Glitter Gulch Mine , tous les deux des mondes de la suite. Et puis du "Lava World", du "Wintry", voire des évocations d'Atlantis... Autant de niveaux que Rare aurait imaginés avant de tout ranger dans un tiroir.

Côté compositeur, c'est du Grant Kirkhope pur jus, celui qui signait déjà la bande-son d'origine et si vous voulez écouter tout ça avant d'acheter la console, quelques-unes de ces démos ont déjà été extraites et postées sur YouTube.

Et tout ça se débloque via les objets Stop 'n' Swop, une fonctionnalité mythique de la N64 qui devait laisser les joueurs échanger des items entre Banjo-Kazooie et sa suite en faisant de l'hot-swap de cartouches. Une idée géniale que le hardware final de l'époque de la N64 a fini par torpiller, et qui n'a jamais vraiment marché dans la version originale.

En tout cas, c'est rare de voir un portage officiel balancer autant de contenu "oublié" d'un coup car d'habitude, ce genre de trésors dort dans des dumps de ROMs jusqu'à ce qu'un moddeur les trouve.

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  • ✇Korben
  • Claude FM - La radio lofi planquée dans Claude Code
    Vous aimez bosser avec un petit fond sonore ? Et bien sachez qu'Anthropic diffuse désormais sa propre radio lofi sur YouTube, 24h sur 24. Ça s'appelle Claude FM et c'est même planqué dans Claude Code derrière la commande /radio. Le visuel du stream, sobre comme la com' qui va avec Il existe pleins de chaînes qui proposent ça, la Lofi Girl en tête donc à vrai dire ce n'est pas une grosse nouveauté en soi. Sauf que là, le lancement s'est fait à la sauce easter egg sans billet de blog, et pas même

Claude FM - La radio lofi planquée dans Claude Code

Par : Korben ✨
10 juin 2026 à 07:34

Vous aimez bosser avec un petit fond sonore ?

Et bien sachez qu'Anthropic diffuse désormais sa propre radio lofi sur YouTube, 24h sur 24. Ça s'appelle Claude FM et c'est même planqué dans Claude Code derrière la commande /radio.

Le visuel du stream, sobre comme la com' qui va avec

Il existe pleins de chaînes qui proposent ça, la Lofi Girl en tête donc à vrai dire ce n'est pas une grosse nouveauté en soi. Sauf que là, le lancement s'est fait à la sauce easter egg sans billet de blog, et pas même une ligne dans le changelog (j'ai vérifié, que dalle) ! Juste un tweet sur le compte @ClaudeDevs avec écrit "/radio", et rien d'autre.

Du coup, vous tapez /radio dans Claude Code, que vous soyez sur macOS, Linux ou Windows, et hop, le stream s'ouvre dans votre navigateur. Et si vous êtes en SSH sur une machine sans interface graphique, cette commande affichera simplement l'URL du flux.

Et qu'est-ce que vous allez y écouter ?

De la lofi et de l'ambient, mixées en continu. La description de la chaîne tient en 2 phrases : "Press play and keep thinking. Made and curated by musicians." Donc c'est de la vraie musique faite par de vrais humains, et pas de la soupe générée par IA.

Et ça tourne plutôt bien d'ailleurs, avec quelques centaines d'auditeurs à toute heure du jour et de la nuit (419 au compteur quand j'ai regardé hier soir). Par contre, attention, le live redémarre de temps en temps et change donc d'URL YouTube... d'où l'intérêt de passer par la commande plutôt que par un favori.

Et puis cette histoire de "musiciens" a pris un virage rigolo car d'après un échange sur X , un auditeur qui entendait l'artiste Ben Seretan en boucle sur le stream a fini par le retrouver pour le remercier. Et le mec ne savait même pas que sa musique y passait ! Et quand on lui a expliqué le concept, il a répondu "i think i'm grateful? but i also think i'm not getting paid?".

En fait, la théorie la plus probable, c'est qu'Anthropic utilise les morceaux via un agrégateur tiers ou un catalogue de musique de production, et que l'artiste touchera ses quelques centimes sans jamais savoir d'où viennent les écoutes.

Moi j'aime bien la lofi / chill pour donner un truc de fond à mouliner à mon cerveau pendant que je me concentre sur du vrai boulot, ou pour lire. Alors ce /radio, c'est sympa pour offrir un petit fond sonore à ceux qui bossent.

D'ailleurs, vous vous souvenez peut-être de mon article où je vous présentais Lowfi , un lecteur lofi minimaliste en ligne de commande, ou encore Opal pour rester détendu au boulot. Hé bien Claude FM joue dans la même cour.

Bref, un onglet de plus à épingler pour vos sessions de boulot ou de lecture et si vous utilisez déjà Claude Code, tapez /radio, c'est cadeau !

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  • ✇Korben
  • Footywhoops – Un synthé codé en Go qui génère des patterns musicaux à la volée
    Faire du bruit avec du code, c'est un peu le graal pour tout dev qui aime la musique. On connaît tous les gros trucs en C++ ou les frameworks spécialisés, mais voir débarquer un synthé complet codé en Go, c'est toujours une petite surprise qui se déguste sans modération. Son nom : Footywhoops . C'est un couteau suisse sonore que vous pilotez directement depuis votre terminal et qui permet de générer des séquences de batterie, des lignes de basse (un mode "Acid Bass" bien gras avec sub-oscillate

Footywhoops – Un synthé codé en Go qui génère des patterns musicaux à la volée

Par : Korben
29 janvier 2026 à 10:21

Faire du bruit avec du code, c'est un peu le graal pour tout dev qui aime la musique. On connaît tous les gros trucs en C++ ou les frameworks spécialisés, mais voir débarquer un synthé complet codé en Go, c'est toujours une petite surprise qui se déguste sans modération.

Son nom : Footywhoops .

C'est un couteau suisse sonore que vous pilotez directement depuis votre terminal et qui permet de générer des séquences de batterie, des lignes de basse (un mode "Acid Bass" bien gras avec sub-oscillateur et enveloppes ADSR est de la partie), des arpèges et des mélodies. Le tout peut être calé sur différentes gammes musicales (majeure, mineure, dorienne, blues, etc.) pour éviter de finir avec une cacophonie insupportable. On est un peu dans l'esprit du live coding musical comme ce que propose Strudel ou Dittytoy , mais version ligne de commande.

Sous le capot, c'est du sérieux niveau DSP (Digital Signal Processing) puisqu'on y trouve une réverbération de type Schroeder pour donner de l'espace, plusieurs algorithmes de distorsion (Tanh, Atan, hard clipping) pour salir le signal, et un filtre passe-bas pour sculpter la tonalité. Et pour ceux qui se demanderaient quel est le meilleur langage pour la programmation audio, le C++ reste le roi pour la performance pure, mais Go s'en sort étonnamment bien ici grâce à sa gestion efficace de la concurrence (coucou les goroutines) et l'utilisation de PortAudio pour l'I/O audio. On a d'ailleurs vu d'autres outils sympas en Go récemment, comme SSHM qui utilise le framework Bubble Tea pour son interface terminal.

Le truc est super léger et s'installe en deux minutes si vous avez l'environnement Go prêt sur votre machine. Vous pouvez même enregistrer vos expérimentations directement en WAV (dry ou wet) sans avoir besoin de passer par une DAW (Digital Audio Workstation). D'ailleurs, si vous cherchez des ressources pour faire de la musique sous pingouin, n'hésitez pas à consulter ce catalogue audio pour Linux .

Et si vous avez envie de tester ce petit monstre, voici comment vous lancer.

Pour commencer, vous aurez besoin de Go 1.19 ou plus et des bibliothèques de développement de PortAudio sur votre système.

1. Installation des dépendances

Sur macOS :

brew install portaudio

Sur Ubuntu/Debian :

sudo apt-get install portaudio19-dev

2. Compilation du projet

Récupérez le code et compilez l'exécutable :

git clone https://github.com/system32-ai/footywhoops
cd footywhoops
go build

3. Exemples d'utilisation

Pour lancer une génération automatique de mélodie et de batterie (le mode "standalone") :

./footywhoops -mode synth

Si vous voulez utiliser Footywhoops comme un processeur d'effets (par exemple pour traiter le son de votre micro ou d'une guitare branchée sur votre interface) :

./footywhoops -mode fx -dist 0.8 -reverb 0.5

Vous pouvez évidemment jouer avec plein de paramètres en CLI pour ajuster le son (fréquence du filtre, type de distorsion, taille de la réverb, etc.). Pour voir toutes les options disponibles, un petit ./footywhoops -help et voilà, vous avez la liste complète.

Je pense que j'ai fait le tour... si vous aimez le mélange entre code et synthèse sonore, Footywhoops est un super terrain de jeu. C'est brut, c'est sale, et c'est expérimental mais ça permet de s'amuser un peu !

  • ✇Korben
  • Strudel – Composez de la techno en tapant du code dans votre navigateur
    Est-ce que vous avez déjà eu cette envie soudaine de composer de la techno tout en ayant l'air d'un hacker qui pirate le Pentagone dans un film des années 90 ? Si oui, j'ai le truc parfait pour vous : Strudel . Pour ceux qui débarquent, le live coding musical dont je vous ai déjà parlé y'a pas longtemps avec Loopmaster , c'est l'art de créer du son en écrivant du code en temps réel. En gros, on tape des lignes, on valide, et hop le rythme change en direct. Strudel rend ce concept ultra accessibl

Strudel – Composez de la techno en tapant du code dans votre navigateur

Par : Korben
22 janvier 2026 à 10:00

Est-ce que vous avez déjà eu cette envie soudaine de composer de la techno tout en ayant l'air d'un hacker qui pirate le Pentagone dans un film des années 90 ?

Si oui, j'ai le truc parfait pour vous : Strudel .

Pour ceux qui débarquent, le live coding musical dont je vous ai déjà parlé y'a pas longtemps avec Loopmaster , c'est l'art de créer du son en écrivant du code en temps réel.

En gros, on tape des lignes, on valide, et hop le rythme change en direct. Strudel rend ce concept ultra accessible puisqu'il tourne entièrement dans votre navigateur préféré, sans chichi et surtout sans avoir besoin d'installer des usines à gaz comme SuperCollider ou de configurer des environnements de dev à n'en plus finir.

L'interface de Strudel - sobre mais efficace ( Source )

Le projet est d'ailleurs un port officiel du langage de patterns de TidalCycles vers JavaScript. TidalCycles , c'est un peu la référence absolue dans le monde du live coding, mais ça demandait pas mal de bidouille (Haskell, etc.) pour fonctionner correctement. Avec Strudel, vous ouvrez une page web, vous tapez du code et c'est parti mon kiki !

Le principe repose sur des motifs rythmiques qui occupent toujours le même espace temporel (appelé "cycle"). Contrairement à un séquenceur classique où on empile des notes, ici on définit des structures qui se compressent ou s'étirent automatiquement. C'est un peu déroutant au début mais une fois qu'on a pigé le truc, on peut sortir des beats qui tabassent en seulement trois lignes de code. Perso, je trouve ça assez hypnotique (oui j'aime le comique de répétition).

Côté technique, l'outil s'appuie sur l'API Web Audio et intègre un synthé/sampler baptisé Superdough. C'est assez costaud et ça permet déjà de s'amuser avec plein d'effets sans quitter le browser. Et pour les plus barbus d'entre vous qui voudraient piloter leur propre setup SuperCollider , c'est possible aussi via OSC , mais attention, il faudra quand même lancer un petit serveur relais en Node.js pour faire le pont entre le navigateur et votre machine.

Y'a même un workshop interactif vraiment bien foutu pour apprendre les bases. En quelques minutes, vous allez comprendre comment balancer des snares et des kicks avec une précision chirurgicale. Et le petit plus qui fait plaisir, vous pouvez partager vos chefs-d'œuvre en copiant simplement l'URL, puisque tout votre code est encodé dedans. C'est direct in the pocket !

La Reine de Strudel c'est évidemment Switch Angel :

Bref, si vous cherchez un nouveau hobby créatif un peu geek pour vos soirées d'hiver, foncez tester ça. Ça rappelle un peu d'autres pépites comme Drumbit ou même Draw Audio pour le côté fun et immédiat. De quoi verser une petite larme de joie en retrouvant des sensations de bidouille pure.

Merci Lorenper, Quentin & Jean-Raymond pour le partage !

  • ✇Korben
  • LinuxDAW - Le catalogue qui prouve que faire du son sous Linux c'est enfin cool
    Ceux qui ont déjà essayé de faire de la musique sous Linux savent de quoi je parle. Configurer JACK, gérer les latences ALSA, prier pour que le plugin VST fonctionne... C'était un peu l'enfer, non ? Perso, j'ai abandonné plusieurs fois avant que PipeWire vienne tout simplifier. Du coup, quand je suis tombé sur LinuxDAW.org , j'ai eu un petit moment d'émotion. C'est un catalogue visuel et bien foutu qui répertorie plein de plugins audio disponibles sous Linux : VST2, VST3, CLAP, LV2, standalone,

LinuxDAW - Le catalogue qui prouve que faire du son sous Linux c'est enfin cool

Par : Korben
31 décembre 2025 à 18:40

Ceux qui ont déjà essayé de faire de la musique sous Linux savent de quoi je parle. Configurer JACK, gérer les latences ALSA, prier pour que le plugin VST fonctionne... C'était un peu l'enfer, non ? Perso, j'ai abandonné plusieurs fois avant que PipeWire vienne tout simplifier.

Du coup, quand je suis tombé sur LinuxDAW.org , j'ai eu un petit moment d'émotion. C'est un catalogue visuel et bien foutu qui répertorie plein de plugins audio disponibles sous Linux : VST2, VST3, CLAP, LV2, standalone, et même des modules VCV Rack. Le site a été créé par fractalf (le code est sur Codeberg ) qui explique l'avoir créé simplement parce qu'aucun des sites existants ne répondait vraiment à ses besoins quand il a switché vers Linux.

Et ce qui me plaît ici, c'est que ce n'est pas un site puriste open source. Y'a du FOSS bien sûr (et un filtre dédié pour les trouver), mais aussi les plugins commerciaux de u-he, Toneboosters, Kazrog et compagnie. Parce que oui, de plus en plus d'éditeurs supportent Linux nativement maintenant.

Après c'est vrai qu'en cochant le filtre FOSS, on voit nettement la différence de qualité d'interface avec les plugins payants. Vous le savez car je m'en plains souvent, mais niveau design, les projets libres ont encore du chemin à faire... Mais bon, ça reste fonctionnel et gratuit, donc on va pas cracher dessus.

Bref, si vous êtes musicien et que vous envisagez de passer sous Linux (ou si vous y êtes déjà et que vous cherchez des outils), LinuxDAW.org c'est exactement ce qu'il vous faut. Y'a plus quà digger tout ça ! Et si ça vous amusez, vous pouvez même contribuer en ajoutant des plugins qui manqueraient au catalogue.

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  • Anna's Archive vient de sauvegarder la totalité de Spotify
    Vous connaissez Anna's Archive , cette bibliothèque pirate qui sauvegarde tous les livres et articles scientifiques de l'humanité ? Hé bien ils viennent de s'attaquer à un nouveau chantier : sauvegarder Spotify (en tout cas le plus possible), c'est à dire des millions de morceaux + de la métadonnées, soit ~300 téraoctets de données !! Anna's Archive se focalise normalement sur le texte (livres, et documents de recherche) parce que c'est ce qui a la plus haute densité d'information mais leur miss

Anna's Archive vient de sauvegarder la totalité de Spotify

Par : Korben
21 décembre 2025 à 10:25

Vous connaissez Anna's Archive , cette bibliothèque pirate qui sauvegarde tous les livres et articles scientifiques de l'humanité ? Hé bien ils viennent de s'attaquer à un nouveau chantier : sauvegarder Spotify (en tout cas le plus possible), c'est à dire des millions de morceaux + de la métadonnées, soit ~300 téraoctets de données !!

Anna's Archive se focalise normalement sur le texte (livres, et documents de recherche) parce que c'est ce qui a la plus haute densité d'information mais leur mission, c'est de préserver le savoir et la culture de l'humanité, et ça inclut donc aussi la musique. Et comme ils ont trouvé un moyen de scraper Spotify à grande échelle, ils se sont dit "Hey pourquoi pas ? On est des oufs".

Et ça donne la plus grande base de données de métadonnées musicales jamais rendue publique, avec 186 millions d'ISRCs uniques (ces codes qui identifient chaque enregistrement). Pour vous donner un ordre de grandeur, MusicBrainz n'en a que 5 millions. Niveau fichiers audio, ils ont aussi archivé environ 86 millions de morceaux, ce qui représente 99,6% des écoutes sur la plateforme (même si ça ne fait "que" 37% du catalogue total). Donc si vous écoutez un morceau au hasard sur Spotify, y'a 99,6% de chances qu'il soit dans l'archive.

Pour trier tout ça, ils ont utilisé la métrique "popularité" de Spotify qui va de 0 à 100. Ainsi, pour les morceaux avec une popularité supérieure à 0, ils ont récupéré quasiment tout en qualité originale (OGG Vorbis 160kbit/s) et pour les morceaux à popularité 0 (soit ~70% du catalogue, des trucs que personne n'écoute), ils ont réencodé en OGG Opus 75kbit/s pour gagner de la place… mais ils ne sont pas allés au bout de la longue traîne (trop de stockage pour trop peu de gain, et pas mal de contenu “bof” à popularité 0). Pour 99% des gens ça sonne pareil, même si je sais que les audiophiles vont me tuer dans les commentaires ^^.

En regardant les stats qu'ils ont produit à partir de ce qui a été scrappé, les 3 morceaux les plus populaires (Die With A Smile de Lady Gaga et Bruno Mars, BIRDS OF A FEATHER de Billie Eilish, et DtMF de Bad Bunny) ont été streamés plus de fois que les 20 à 100 millions de morceaux les moins populaires combinés. Bon, ils précisent aussi que la popularité est très dépendante du moment, donc ce top est un peu arbitraire mais ça montre à quel point la longue traîne est looooongue sur les plateformes de streaming...

Après le problème avec la préservation musicale actuelle (ce qu'on retrouve sur les sites de Torrent par exemple), c'est qu'elle se concentre uniquement sur les artistes populaires et la qualité maximale (FLAC lossless). Du coup, y'a plein de musique obscure qui ne survit que si une seule personne décide de la partager. Et ces fichiers sont souvent mal seedés. Et c'est pour ça que je trouve l'approche d'Anna's Archive plutôt pas mal car elle consiste à archiver tout ce qui existe (ou presque), même en qualité "suffisante", plutôt que de se concentrer sur un sous-ensemble en qualité parfaite.

Et comme vous vous en doutez, tout est distribué via des torrents, avec les métadonnées déjà disponibles (moins de 200 Go compressés) et les fichiers audio qui arrivent progressivement par ordre de popularité. Note la base s'arrête à juillet 2025, donc tout ce qui est sorti après peut ne pas être là (même s'il y a quelques exceptions).

Bref, c'est la première archive de préservation musicale vraiment ouverte, que n'importe qui peut mirrorer s'il a assez de stockage et voilà comment grâce à l'aide de tout le monde, le patrimoine musical de l'humanité sera protégé pour toujours des catastrophes naturelles, des guerres, des coupes budgétaires et autres désastres... Par contre, pas sûr que ça la protège de la boulimie des IA génératives.

Merci à Lilian pour l'info !

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