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  • Il affiche du web moderne sur un Mac vieux de vingt-cinq ans
    Faire s'afficher un site en HTTPS sur une machine qui tournait déjà sous Mac OS 9, le système d'exploitation d'Apple antérieur à Mac OS X, relevait jusqu'ici de l'impossible, et c'est pourtant ce qu'a réussi un développeur connu sous le pseudonyme mplsllc avec un projet baptisé MacSurf. MacSurf est un portage de NetSurf, un navigateur web léger et open-source déjà connu sur d'autres plateformes anciennes, adapté cette fois aux vieux Mac équipés d'un processeur PowerPC, l'architecture qu'Apple a

Il affiche du web moderne sur un Mac vieux de vingt-cinq ans

30 mai 2026 à 10:13

Faire s'afficher un site en HTTPS sur une machine qui tournait déjà sous Mac OS 9, le système d'exploitation d'Apple antérieur à Mac OS X, relevait jusqu'ici de l'impossible, et c'est pourtant ce qu'a réussi un développeur connu sous le pseudonyme mplsllc avec un projet baptisé MacSurf.

MacSurf est un portage de NetSurf, un navigateur web léger et open-source déjà connu sur d'autres plateformes anciennes, adapté cette fois aux vieux Mac équipés d'un processeur PowerPC, l'architecture qu'Apple a employée pendant des années avant de basculer vers les puces Intel au milieu des années 2000.

Ces premiers PowerPC occupent une position un peu ingrate dans l'histoire d'Apple, puisqu'ils sont trop anciens pour faire tourner Mac OS X comme leurs successeurs en G3, ce qui les avait jusqu'ici condamnés à un web figé sur les standards du début des années 2000, sans accès raisonnable aux sites d'aujourd'hui.

C'est précisément ce que MacSurf fait sauter, en gérant le CSS3, le JavaScript ES5 et les images PNG avec transparence, soit de quoi afficher convenablement des pages pensées pour des navigateurs récents, le tout démontré sur un iMac G3, ce fameux ordinateur tout-en-un au boîtier de plastique coloré translucide.

La partie la plus spectaculaire concerne la sécurité, puisque la version 1.3 a apporté la toute première implémentation native de TLS 1.3 jamais réalisée sur Mac OS 9, TLS étant le protocole de chiffrement qui se cache derrière le petit cadenas des connexions HTTPS et qui empêche quiconque d'intercepter ce que vous échangez avec un site.

Dans le détail, cette implémentation s'appuie sur la bibliothèque cryptographique BearSSL et sur la poignée de main définie par la norme RFC 8446, avec des algorithmes modernes comme ChaCha20-Poly1305 et AES-128-GCM, alors que la mouture 1.3.1 a ajouté plusieurs courbes elliptiques récentes, dont X25519 et les classiques P-256 et P-384.

Tout cela a été développé avec les outils d'époque de la plateforme, à savoir l'environnement CodeWarrior, l'API Carbon, le moteur graphique QuickDraw et la pile réseau Open Transport, sans la moindre émulation, puisqu'il s'agit d'un vrai logiciel natif compilé directement pour ces machines.

Il ne faut évidemment pas s'attendre à un équivalent de Chrome, et mplsllc prévient lui-même que les sites exigeant les tout derniers standards risquent de coincer sur sa création, qui reste un navigateur fonctionnel plus qu'une bête de course.

Pour ceux qui voudraient essayer, le code source ainsi que des binaires prêts à installer sont disponibles sur GitHub , et le projet dispose même de son propre site.

Faire entrer le web chiffré d'aujourd'hui dans une machine de vingt-cinq ans, alors que l'industrie laisse mourir des systèmes plus récents, c'est une bidouille qui force le respect.

Source : Hackaday

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  • OpenAI Privacy Filter - Masquez vos données perso en local
    OpenAI vient de sortir un modèle open source qui repère et masque les données perso dans un texte, et le plus marrant, c'est qu'il tourne chez vous, pas chez eux. Ça nous change ^^. Ça s'appelle Privacy Filter , c'est sous licence Apache 2.0, et ce modèle chope les infos sensibles : noms, emails, téléphones, adresses, numéros de compte, dates perso, et même les secrets genre clés d'API ou tokens. Il se compose de 1,5 milliard de paramètres au total, ce qui est tout petit, du coup ça tient sur un

OpenAI Privacy Filter - Masquez vos données perso en local

Par : Korben ✨
30 mai 2026 à 07:46

OpenAI vient de sortir un modèle open source qui repère et masque les données perso dans un texte, et le plus marrant, c'est qu'il tourne chez vous, pas chez eux. Ça nous change ^^.

Ça s'appelle Privacy Filter , c'est sous licence Apache 2.0, et ce modèle chope les infos sensibles : noms, emails, téléphones, adresses, numéros de compte, dates perso, et même les secrets genre clés d'API ou tokens.

Il se compose de 1,5 milliard de paramètres au total, ce qui est tout petit, du coup ça tient sur un laptop et peut même tourner dans un navigateur via transformers.js. Et à chaque token, seulement 50 millions de paramètres bossent vraiment, puisque le modèle pioche dans ses "experts" au lieu de tout activer... donc c'est ultra rapide. Et vos données, elles, ne partent jamais en ligne, donc pour de la donnée sensible, c'est tip top !

Côté usage, c'est 3 lignes :

import { pipeline } from "@huggingface/transformers";
const filter = await pipeline("token-classification", "openai/privacy-filter");
await filter("My name is Korben and my email is korben@example.com");

Au premier appel, transformers.js télécharge le modèle, et après localement, le modèle vous ressort chaque bout de texte étiqueté comme perso (ça c'est un nom, ça un email...etc) et comme ça, vous n'avez plus qu'à les remplacer par des balises avant de balancer le tout dans un LLM ou dans des logs par exemple.

La classification "secret" attrape les clés d'API et les tokens qui traînent, bref, tout ce qu' un dev peut oublier dans son code (oui, ça arrive ^^ hein). C'est la classification qui me semble la plus utile au quotidien.

Alors comment ça fonctionne ? Eh bien le modèle lit toute la phrase d'un coup au lieu de cracher du texte mot par mot comme un ChatGPT, puis recolle les morceaux avec un décodeur Viterbi pour éviter de couper un nom en deux. Il avale jusqu'à 128 000 tokens de contexte, et vous pouvez régler le curseur précision/rappel via des presets fournis : soit il masque large, quitte à raturer un mot innocent, soit il la joue finement. Pratique donc selon que vous bossiez sur du dossier médical ou un ticket de support random.

Notez que c'est pas le premier sur le créneau. Par exemple Microsoft Presidio fait du masquage PII depuis des années, gère plus de langues, et sait même bosser sur les images et les données structurées. Là où Privacy Filter marque des points, je trouve, c'est le contexte car il distingue mieux un nom de famille du même mot employé autrement, alors qu'une simple regex se vautre à 100%.

Après c'est surtout calibré pour l'anglais, donc sur du français ou des formats régionaux ça peut louper des trucs. Donc vérifiez bien le résultat avant de vous reposer entièrement dessus. Mais ça reste un bon filet de sécurité même si c'est pas une garantie d'anonymat béton.

Sachez aussi que pour changer la liste des catégories détectées c'est possible, mais faudra repasser par du fine-tuning.

Bref, voir que de temps en temps OpenAI continue de publier des outils open source qui tournent en local, c'est toujours une bonne surprise !

Bref, si vous manipulez de la donnée perso, allez jeter un œil, c'est par ici .

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  • Utiq - Le pistage pub de votre opérateur et comment l'éviter
    Si vous avez cliqué un peu vite sur "J'accepte" ces derniers jours, vous avez peut-être activé Utiq sans le savoir. Si ça ne vous dit rien, c'est normal puisque c'est le nouvel identifiant publicitaire monté comme des grands par les opérateurs télécoms européens, dont Orange, Deutsche Telekom, Vodafone et Telefónica, et qui vous piste via votre connexion à Internet. Plutôt qu'un cookie planqué dans votre navigateur, Utiq s'appuie tout simplement sur votre box ou votre forfait mobile avec un iden

Utiq - Le pistage pub de votre opérateur et comment l'éviter

Par : Korben ✨
29 mai 2026 à 14:29

Si vous avez cliqué un peu vite sur "J'accepte" ces derniers jours, vous avez peut-être activé Utiq sans le savoir. Si ça ne vous dit rien, c'est normal puisque c'est le nouvel identifiant publicitaire monté comme des grands par les opérateurs télécoms européens, dont Orange, Deutsche Telekom, Vodafone et Telefónica, et qui vous piste via votre connexion à Internet.

Plutôt qu'un cookie planqué dans votre navigateur, Utiq s'appuie tout simplement sur votre box ou votre forfait mobile avec un identifiant attribué à votre ligne fixe (fibre ou ADSL) ou mobile.

Par exemple, comme on peut le lire sur AuFeminin :

Et c'est là que ça pique fort car comme l'identifiant vient de la connexion et pas du navigateur, il se moque éperdument des protections habituelles. Vous videz le cache ? Il s'en balek ! Navigation privée ? Pareil. Vous changez de navigateur ou d'appareil ? Tant que c'est la même connexion, vous restez la même personne aux yeux des annonceurs.

Et le pire, c'est que cet identifiant ne vous colle pas qu'à vous mais à toute votre box. Utiq le dit noir sur blanc : "toutes les personnes utilisant la même connexion et ayant consenti se verront attribuer le même identifiant". En clair, si votre ado, votre coloc ou votre moitié clique sur "J'accepte" sur un site, leur navigation vient se mélanger à la vôtre sous une seule et même étiquette. Et quand vous filez gérer vos réglages sur le consenthub, vous récupérez aussi les consentements donnés par les autres membres du foyer. Bref, le truc vendu comme plus propre que le cookie finit par pister le foyer entier, alors qu'un bon vieux cookie, lui, restait sagement dans VOTRE navigateur…

Pour finir le travail, Utiq demande même aux sites un petit sous-domaine maison, du genre utiq.lamarque.fr, qui pointe vers ses propres serveurs. Cette technique de CNAME cloaking fait ainsi passer le mouchard pour le site lui-même, et hop, il passe alors sous le radar d'une bonne partie des bloqueurs de traceurs, votre uBlock compris !

Bon, après ce n'est pas non plus Big Brother (et non, votre smartphone ne vous écoute pas ) puisque l'activation passe obligatoirement par votre consentement, et un opérateur qui ferait n'importe quoi avec vos données de connexion risquerait très gros au regard de la directive ePrivacy.

Le vrai souci, que Next a bien pointé d'ailleurs, c'est que l'identifiant de base que livre l'opérateur, le fameux "Network Signal", est une boîte noire totale. À en croire Next, même la CNIL n'en connaît pas le contenu exact. Difficile donc de parler de "consentement éclairé" quand personne ne sait vraiment ce qu'on accepte...

Ce bidule intrusif a déjà une ampleur folle, avec 36 opérateurs partenaires, plus de 330 éditeurs et 75 millions d'identifiants créés, dont 40 millions rien qu'en France ! Renault a même été l'un des premiers annonceurs à dégainer cette techno.

Et le plus fou, c'est que c'est vendu comme l'alternative "éthique et européenne" aux GAFAM. En gros, vous troquez Google contre votre opérateur, ce qui en fonction de l'opérateur n'est pas très rassurant ^^.

Heureusement, sortir du game prend à peine 30 secondes. Foncez sur consenthub.utiq.com , et vous pourrez bloquer Utiq pour un an d'un coup. C'est aussi là que vous verrez si vous êtes déjà enrôlé. Après sur les sites web qui l'ont implémenté, cliquez sur Rejeter, ou refusez Utiq dans les détails des réglages du site.

Et si vous voulez la ceinture et les bretelles, un VPN changera l'adresse IP sur laquelle repose le système et brouillera sérieusement les pistes. D'ailleurs, je le rappelle, ici, vous ne croiserez ni Utiq, ni cookie publicitaire, ni tracker mais juste de gros liens vers mon Patreon pour le soutien ^^.

Voilà, donc rien d'apocalyptique sous le soleil mais quand même 2 ou 3 trucs à savoir pour ne pas se faire berner...

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  • Ils ont créé des villes gérées par IA
    Une société de recherche baptisée Emergence AI a eu une idée à la fois ludique et un peu vertigineuse : bâtir des petites sociétés virtuelles entièrement gérées par des intelligences artificielles, puis les laisser vivre quinze jours pour voir ce qu'elles deviennent. Le projet, appelé Emergence World, a placé une dizaine d'habitants synthétiques dans chaque ville, tous pilotés par un même modèle, et a confronté les résultats obtenus par cinq IA concurrentes, dont Claude, ChatGPT, Grok et Gemini.

Ils ont créé des villes gérées par IA

29 mai 2026 à 13:33

Une société de recherche baptisée Emergence AI a eu une idée à la fois ludique et un peu vertigineuse : bâtir des petites sociétés virtuelles entièrement gérées par des intelligences artificielles, puis les laisser vivre quinze jours pour voir ce qu'elles deviennent.

Le projet, appelé Emergence World, a placé une dizaine d'habitants synthétiques dans chaque ville, tous pilotés par un même modèle, et a confronté les résultats obtenus par cinq IA concurrentes, dont Claude, ChatGPT, Grok et Gemini.

Le terrain de jeu n'avait rien d'improvisé. Chaque ville comptait plus de quarante lieux, parmi lesquels un commissariat et une mairie, sa météo était synchronisée sur celle de New York, et ses habitants disposaient d'un accès à l'actualité réelle et à internet.

Tous obéissaient en théorie aux mêmes interdits : pas de vol, pas de destruction de biens, pas de mensonge. Le cadre étant rigoureusement identique, les écarts observés ne pouvaient venir que d'une seule variable, le modèle aux commandes.

Et ces écarts sont spectaculaires. La société dirigée par Claude, dans sa déclinaison Sonnet 4.6, a tenu pendant toute la durée comme une démocratie relativement apaisée, sans le moindre crime à déplorer.

À l'opposé, la ville gouvernée par Gemini 3 Flash a certes réussi l'exploit de garder ses dix habitants en vie jusqu'au bout, mais en laissant prospérer un désordre permanent : 683 délits enregistrés en deux semaines, avec une courbe qui continuait de grimper au moment précis où l'expérience a été stoppée.

Les deux autres scénarios ont viré au naufrage, chacun à sa manière. Sous la conduite de Grok, la cité a sombré dans la violence avec 183 infractions recensées avant de s'effondrer complètement au quatrième jour.

Sous celle de ChatGPT, le problème fut exactement inverse : les habitants se sont montrés incapables d'assurer les gestes élémentaires de leur survie, si bien que la population entière avait disparu en une semaine.

On peut sourire de ces villes de poche peuplées de personnages artificiels, mais l'enseignement est sérieux. À l'heure où l'on parle de déléguer à ces modèles des arbitrages bien réels, voir des consignes parfaitement identiques accoucher de sociétés aussi dissemblables a de quoi inciter à la plus grande prudence.

Source : Fortune.com

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  • Dynamic Workflows - Quand Claude Code orchestre des centaines d'agents
    Faut le reconnaître, malgré toute la bonne volonté qu'elle peut y mettre, y'a encore des tâches trop grosses pour être réalisées en une seule passe avec de l'IA, du genre auditer votre projet de Saas en mousse en intégralité ou traiter les milliers de fichiers que vous récupérez sur le darkweb (ça va, j'rigole mes petits Pablo). Hé bien c'est exactement ce que les dynamic workflows d'Anthropic, sortis hier avec Opus 4.8 dans Claude Code, viennent régler. Et comme c'est encore un nouveau truc rel

Dynamic Workflows - Quand Claude Code orchestre des centaines d'agents

Par : Korben ✨
29 mai 2026 à 13:33

Faut le reconnaître, malgré toute la bonne volonté qu'elle peut y mettre, y'a encore des tâches trop grosses pour être réalisées en une seule passe avec de l'IA, du genre auditer votre projet de Saas en mousse en intégralité ou traiter les milliers de fichiers que vous récupérez sur le darkweb (ça va, j'rigole mes petits Pablo). Hé bien c'est exactement ce que les dynamic workflows d'Anthropic, sortis hier avec Opus 4.8 dans Claude Code, viennent régler.

Et comme c'est encore un nouveau truc relou à savoir, je viens vous expliquer comment tout ceci fonctionne et dans quels cas les utiliser.

En fait, grâce à ça, au lieu de bosser tout seul en une fois, Claude écrit lui-même un petit script qui lance des dizaines, voire des centaines de sous-agents en parallèle, les fait se vérifier entre eux, et vous rend le résultat une fois que tout converge. Vous décrivez le chantier et lui s'occupe de l'orchestration et puis c'est tout !

Le problème que ça règle

Car jusqu'ici, un agent IA bossait en gros comme un employé seul à son bureau, avec une demande, une passe, une réponse. Ça marche donc très bien pour un bug isolé ou un bout de code mais dès que le chantier devient énorme, genre rechercher une faille dans tout un projet complexe ou reconstruire une API à partir de milliers de fichiers, là y'a plus personne... la passe unique sature et oublie alors des trucs en route.

Les dynamic workflows cassent donc ce plafond en découpant le boulot en sous-tâches confiées à plein d'agents qui tournent alors tous en même temps, et comme la coordination se passe en dehors de la conversation, pas d'inquiétude, le plan ne déraillera pas, même quand la tâche sera giganormouuuuus !

Comment ça tourne ?

En fait, quand vous lancez un workflow, Claude planifie à la volée selon votre demande, découpe en sous-tâches, et répartit le tout sur des sous-agents en parallèle. Et chaque résultat est ensuite scrupuleusement vérifié avant d'être réintégré à la conversation principale.

Et comme c'est bien pensé, cette vérification est adversariale, ce qui veut dire que des agents attaquent le problème sous des angles indépendants pendant que d'autres essaient activement de démolir ce que les premiers ont trouvé. Ça tourne donc en boucle jusqu'à ce que les réponses convergent, ce qui élimine pas mal de conneries plausibles qui seraient fausses.

Autre bon point avec cette nouvelle technique, c'est la progression qui est sauvegardée au fil de l'eau. Comme ça si un job se fait interrompre, il repart où il en était dans la même session, au lieu de tout recommencer comme un débile. Et côté garde-fous, sachez qu'un workflow plafonnera max à 16 agents en parallèle et max 1000 agents au total par run, histoire que ça ne parte pas en cachuète !

Comment l'activer ?

Il y a 2 façons de lancer cette armée d'agents, et la première ne demande aucun réglage.

Vous demandez juste à Claude de créer un workflow, littéralement avec un truc du genre "crée un workflow pour faire X". Vous verrez, la première fois qu'un workflow se déclenchera, Claude Code vous montrera ce qu'il s'apprête à lancer et vous demandera de confirmer la chose. Comme ça, pas de surprise, c'est vous le boss et c'est vous qui validez avant que ça parte.

Mais y'a aussi la méthode automatique, qui consiste à activer un réglage maison appelé ultracode depuis le menu d'effort (/effort) durant une session en cours, qui pousse le raisonnement très haut (xhigh) et laisse ensuite Claude décider tout seul quand sortir un workflow pour les tâches qui le méritent.

Pour profiter de cette nouvelle feature, il vous faut Claude Code en version 2.1.154 ou plus récente, et ça tourne aussi bien en ligne de commande que sur l'app desktop ou l'extension VS Code. Côté abonnement, c'est dispo sur tous les plans payants... Sur le plan Pro faudra juste l'activer à la main dans le menu /config, alors que sur Max, Team et Enterprise c'est présent d'office.

Ce que ça donne en vrai

Pour la chasse aux bugs ou les audits de sécurité sur un dépôt entier, où Claude fouille en parallèle puis revérifie chaque trouvaille de façon indépendante, c'est top ! Pour les grosses migrations aussi, genre changer de framework ou porter un langage vers un autre sur des milliers de fichiers c'est le top aussi surtout que comme je vous le disais, quand c'est critique, vaut mieux que ce soit vérifié deux fois plutôt qu'une !

Ils l'ont utilisé par exemple pour le portage de Bun du langage Zig vers Rust. Cela a pris 11 jours entre le premier commit et la fusion, avec des centaines d'agents en parallèle et deux relecteurs sur chacun des fichiers et au final ce sont plus de 750 000 lignes de Rust qui ont été réécrites. La société Klarna, de son côté, s'en sert pour repérer le code mort que l'analyse statique classique laissait passer.

Ce que j'en fais

Perso, ce que je trouve le plus utile, c'est pour les chantiers que je repoussais justement parce qu'ils étaient trop gros pour une seule session. Passer en revue le code de mon site de fond en comble (ce que j'ai fait ce matin), ou encore bosser plus efficacement sur le recompilateur que je suis en train de créer (je vous en recause bientôt..)

Le prix à payer

Évidemment, je suis lucide, ça a un coût et Anthropic prévient noir sur blanc qu'un dynamic workflow bouffe nettement plus de tokens qu'une session classique. Bah oui, des centaines d'agents qui tournent en parallèle, forcément, ça consomme à fond. Du coup leur conseil officiel, c'est de commencer sur une tâche bien cadrée pour prendre la mesure de ce que ça pompe avant de lâcher l'outil sur un gros morceau. C'est totalement ce que je n'ai pas fait ^^ mais je suis un punk, que voulez-vous !

Source

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  • SixBack - Ressusciter une Bose SoundTouch avec un ESP32
    Si comme moi, vous avez une enceinte Bose SoundTouch , vous savez que ses boutons de radio internet ont cessé de fonctionner début mai. En effet, Bose a coupé le cloud qui tournait derrière, et les six boutons de présélections sont devenus de jolis boutons inutiles. Mais un dev nommé Tostmann, lui, a refusé cette fatalité et a sorti SixBack, un firmware ESP32 qui ramène tout ça à la vie. L'idée, c'est de faire croire à l'enceinte que rien n'a changé puisque l'ESP32 se fait passer pour les serveu

SixBack - Ressusciter une Bose SoundTouch avec un ESP32

Par : Korben ✨
29 mai 2026 à 11:25

Si comme moi, vous avez une enceinte Bose SoundTouch , vous savez que ses boutons de radio internet ont cessé de fonctionner début mai. En effet, Bose a coupé le cloud qui tournait derrière, et les six boutons de présélections sont devenus de jolis boutons inutiles. Mais un dev nommé Tostmann, lui, a refusé cette fatalité et a sorti SixBack, un firmware ESP32 qui ramène tout ça à la vie.

L'idée, c'est de faire croire à l'enceinte que rien n'a changé puisque l'ESP32 se fait passer pour les serveurs Bose disparus et répond à sa place, sans toucher au firmware d'origine de l'enceinte. Pour réussir cela, il a réimplémenté 22 des 30 points d'accès du service, de l'enregistrement du compte au streaming en passant par les vérifs de mise à jour et voilà comment pour la SoundTouch, c'est comme si le cloud n'était jamais parti !

D'habitude, ce genre de résurrection passe par une redirection DNS bricolée au niveau du routeur, un truc bien lourd et bien casse-gueule, mais Tostmann, lui, exploite un shell de diagnostic ouvert sur le port 17000, accessible en Telnet sans le moindre mot de passe et à partir de là, il réécrit directement les adresses des serveurs vers son ESP32 via ces quelques lignes de commande :

sys configuration bmxRegistryUrl http://IP_ESP32:8000/bmx/registry/v1/services
sys reboot

Côté installation, pas besoin de sortir le fer à souder rassurez-vous ! Vous branchez simplement un ESP32-S3 (comptez une dizaine d'euros) en USB, vous ouvrez sixback.io dans Chrome, Edge, ou maintenant Firefox vous cliquez sur Connect et le navigateur flashera tout seul le firmware de l'ESP32, l'interface et la config WiFi. Et voilà, votre enceinte se mettra à revivre !!

Et comme rien ne touche au firmware de l'enceinte, c'est réversible, suffit de remettre les adresses d'origine via le même shell.

Après, je le reconnais c'est un hack de niche qui ne va peut-être intéresser que 3 personnes parmi vous, mais c'est pas grave parce que moi ça m'intéresse fortement ^^. Notez quand même que ça ne marche que sur les SoundTouch 10, 20 et 30, et uniquement sous les firmwares 27.0.3 et 27.0.6, et rien d'autre.

L'interface pour régler les paramètres de votre enceinte

Côté carte, prenez donc plutôt un ESP32-S3 que les petits C6, qui décrochent parfois du réseau et exigent un reset à la main. Et comme la licence de son code est non-commerciale, sachez que personne ne vendra de boîtier clé en main pour faire ça, donc ce sera du système D ou rien ! Mais je suis certain que vous y arriverez !!

ESP32-S3

Comme je vous le disais, j'en ai une à la maison, que je ne fais tourner qu'en AirPlay, donc les fameux presets, je m'en passe très bien mais je suis content que ce SixBack existe.

C'est quand même dommage à chaque fois de voir un appareil parfaitement fonctionnel transformé en presse-papier parce qu'un fabricant a décidé d'éteindre un serveur... Heureusement que des gens comme Tostmann existent pour s'énerver un peu !

SixBack est dispo sur GitHub .

Source

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  • Linux va enfin faire tourner le GA100 de NVIDIA avec un pilote 100% libre
    Petite victoire pour le logiciel libre. Avec la prochaine version du noyau Linux, la 7.2, le pilote Nouveau va enfin prendre en charge le GA100 de NVIDIA. Pour situer, Nouveau, c'est le pilote graphique libre développé par la communauté pour faire fonctionner les cartes NVIDIA sans dépendre du pilote propriétaire maison. Le GA100, lui, n'est pas une carte de gamer. C'est la puce qui anime l'A100, l'accélérateur que NVIDIA vend par camions entiers aux data centers pour entraîner les IA et faire t

Linux va enfin faire tourner le GA100 de NVIDIA avec un pilote 100% libre

29 mai 2026 à 11:03

Petite victoire pour le logiciel libre. Avec la prochaine version du noyau Linux, la 7.2, le pilote Nouveau va enfin prendre en charge le GA100 de NVIDIA.

Pour situer, Nouveau, c'est le pilote graphique libre développé par la communauté pour faire fonctionner les cartes NVIDIA sans dépendre du pilote propriétaire maison.

Le GA100, lui, n'est pas une carte de gamer. C'est la puce qui anime l'A100, l'accélérateur que NVIDIA vend par camions entiers aux data centers pour entraîner les IA et faire tourner du calcul scientifique. Une bête taillée uniquement pour le calcul, sans même de sortie vidéo.

Et c'est justement ce qui posait problème. Nouveau gérait déjà les autres cartes de la génération Ampere grâce au GSP, un petit processeur embarqué sur la carte qui sert d'intermédiaire pour la piloter.

Sauf que le GA100, étant une puce entièrement dédiée au calcul, faisait bande à part et réclamait un traitement particulier, en réutilisant au passage des bouts de code prévus pour la génération précédente. NVIDIA a fini par publier les correctifs nécessaires en février, et ils arrivent donc maintenant dans le noyau.

Attention quand même à ne pas crier victoire trop vite. Le pilote côté noyau est prêt, d'accord, mais la partie logicielle qui permet réellement d'exploiter la carte pour faire du calcul n'est pas encore au point côté libre.

Les outils comme Mesa ou les pilotes OpenCL ne savent toujours pas gérer une carte NVIDIA dépourvue de moteur 3D. Il reste du boulot avant d'avoir une chaîne entièrement open source du début à la fin.

Source : Phoronix

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  • Il transforme deux Xbox One hors service en une clé USB de 10 Go
    En pleine flambée des prix de la mémoire et du stockage, un bricoleur du nom de Chase Fournier a imaginé une façon rigolote de recycler du vieux matériel : récupérer les puces de stockage de deux Xbox One pour les assembler en une seule clé USB de 10 Go, suffisamment compacte pour tenir dans la main. Son astuce repose sur un composant méconnu. La carte mère d'une Xbox One S embarque une puce eMMC, autrement dit de la mémoire flash soudée qui sert de stockage interne, exactement le même type de c

Il transforme deux Xbox One hors service en une clé USB de 10 Go

29 mai 2026 à 10:51

En pleine flambée des prix de la mémoire et du stockage, un bricoleur du nom de Chase Fournier a imaginé une façon rigolote de recycler du vieux matériel : récupérer les puces de stockage de deux Xbox One pour les assembler en une seule clé USB de 10 Go, suffisamment compacte pour tenir dans la main.

Son astuce repose sur un composant méconnu. La carte mère d'une Xbox One S embarque une puce eMMC, autrement dit de la mémoire flash soudée qui sert de stockage interne, exactement le même type de composant que l'on trouve dans un smartphone d'entrée de gamme. Sur la console, cette puce dispose d'une capacité de 5 Go.

Fournier en a dessoudé deux, une par machine, avant de les installer sur une petite carte équipée d'un contrôleur Norelsys NS1081, capable de faire dialoguer jusqu'à quatre mémoires de ce type avec un port USB 3.0. En additionnant les deux puces, on obtient une clé de 10 Go reconnue sans difficulté par n'importe quel ordinateur.

Du côté des performances, le résultat reste modeste, avec environ 140 Mo par seconde en lecture et 64 Mo par seconde en écriture. C'est honnête pour de la récupération, même si une clé USB neuve vendue quelques euros ferait nettement mieux. La vitesse n'était de toute façon pas l'objectif recherché.

L'intérêt du projet tient surtout à son contexte. Alors que les prix du stockage grimpent un peu partout, l'idée d'aller puiser dans du matériel obsolète pour récupérer de quoi conserver ses fichiers retrouve une vraie pertinence.

Une Xbox One hors service cesse d'être une console, mais elle conserve des composants parfaitement fonctionnels qui finissent trop souvent à la déchetterie. Personne ne se lancera évidemment dans une telle manipulation pour économiser trois euros, tant l'opération exige du matériel spécifique et un réel savoir-faire en soudure.

Il n'empêche que la démarche a quelque chose de réjouissant, à l'heure où l'on jette bien plus vite qu'on ne répare.

Source : Hackaday

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  • Apocalypse Early Warning - Quand les riches fuiront
    Le pari de Kyle McDonald, le site dont je vais vous parler aujourd'hui c'est que si une catastrophe se prépare, les milliardaires le sauront avant nous et fileront en jet privé. C'est pour ça que cet artiste-programmeur de Los Angeles a construit l' Apocalypse Early Warning System , un site qui surveille en temps réel l'activité des jets privés pour repérer le moment où les riches se barrent. Son truc écoute un réseau de récepteurs radio répartis sur toute la planète, qui captent les signaux ADS

Apocalypse Early Warning - Quand les riches fuiront

Par : Korben ✨
29 mai 2026 à 09:29

Le pari de Kyle McDonald, le site dont je vais vous parler aujourd'hui c'est que si une catastrophe se prépare, les milliardaires le sauront avant nous et fileront en jet privé. C'est pour ça que cet artiste-programmeur de Los Angeles a construit l' Apocalypse Early Warning System , un site qui surveille en temps réel l'activité des jets privés pour repérer le moment où les riches se barrent.

Son truc écoute un réseau de récepteurs radio répartis sur toute la planète, qui captent les signaux ADS-B des avions, à savoir leur position, leur altitude, leur direction et leur identifiant. McDonald filtre alors tout ça pour ne garder que les jets privés et d'affaires, soit plus de 35 000 appareils sur la carte, puis compare le nombre en vol à un instant donné avec ce qu'on devrait attendre normalement en cas de panique.

Et ce "normalement", ce sont des années de données historiques, avec les habitudes de chacun selon l'heure, le jour et les vacances genre Thanksgiving ou Noël. Et quand l'activité grimpe au-dessus de tout ce qu'on a vu sur un an, hop, le niveau d'alerte passe à 5 sur 5, soit bien plus de décollages que d'habitude.

Par contre, ce n'est pas sur du pistage individuel à la ElonJet, avion par avion, mais sur le compteur global de toute cette flottille privée. Difficile donc de dire si tel ou tel milliardaire précis a décollé, mais ça offre une tendance générale.

L'idée lui est venue après une menace de Trump sur l'Iran, du genre "une civilisation entière" pourrait disparaître. McDonald s'est alors demandé qui serait prévenu en premier, même si en réalité, l'activité des jets de milliardaires ne prédit pas vraiment l'apocalypse, et un pic n'annonce pas forcément une catastrophe.

Et le mec est productif puisque durant les manifestations George Floyd à Los Angeles, il a aidé à pister les hélicos de la police via le trafic aérien, et a découvert que le LAPD masquait l'identité de certains appareils. Puis il a aussi sorti ICESpy et FuckLAPD, deux projets de reconnaissance faciale pour identifier des agents des forces de l'ordre. Ça lui a même valu des menaces de mort.

Tout ça, vous l'aurez deviné, repose sur de l'OSINT, c'est à dire l'art d'exploiter des données déjà publiques que personne ne prend la peine de vraiment croiser, dans la lignée de ShadowBroker que je vous ai présenté y'a pas longtemps.

Son tracker de jets, lui, est gratuit sur le web et avec des alertes Telegram, ou si vous voulez recevoir un SMS, c'est 5 dollars par an. N'allez pas croire que ça n'intéresse personne puisque près de 2 500 personnes ont déjà payé. C'est fou !

Bref, on est un peu entre la blague et le malaise et on peut voir tout ça en direct sur son site .

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  • FROST - Quand un site web peut vous tracker grâce à votre SSD
    FROST, c'est le nom d'une nouvelle attaque qui transforme votre SSD en mouchard. Des chercheurs de l'université de Graz, avec Daniel Gruss au générique (un des cerveaux derrière Spectre et Meltdown), ont montré qu'un simple site web peut deviner quels autres sites et applis vous avez ouverts et cela juste en mesurant les micro-ralentissements de votre disque. Oui, je sais c'est geudin ! Le principe ? Quand vous ouvrez la page piégée, elle crée discrètement un gros fichier sur votre disque via un

FROST - Quand un site web peut vous tracker grâce à votre SSD

Par : Korben ✨
29 mai 2026 à 07:23

FROST, c'est le nom d'une nouvelle attaque qui transforme votre SSD en mouchard. Des chercheurs de l'université de Graz, avec Daniel Gruss au générique (un des cerveaux derrière Spectre et Meltdown), ont montré qu'un simple site web peut deviner quels autres sites et applis vous avez ouverts et cela juste en mesurant les micro-ralentissements de votre disque. Oui, je sais c'est geudin !

Le principe ?

Quand vous ouvrez la page piégée, elle crée discrètement un gros fichier sur votre disque via une API du navigateur baptisée OPFS ( Origin Private File System ), présente aujourd'hui dans tous les navigateurs modernes. C'est ce fichier qui sert de sonde.

Le JavaScript passe son temps à lire dedans et chronomètre chaque lecture au poil de cul et dès qu'une autre appli ou un autre onglet sollicite le SSD, ça crée un embouteillage minuscule sur le disque... que le code peut repérer sous forme de ralentissement.

Sauf que des variations de timing, ça reste du bruit illisible pour un humain. Du coup les chercheurs ont balancé toutes ces mesures dans un réseau de neurones (un CNN, le même genre de bidule qui reconnaît des choses sur des photos).

Entraîné sur des tonnes de traces, le modèle apprend alors la signature de chaque appli et de chaque site web et voilà comment à partir de ça, il devine ce que vous avez ouvert !

Sur un Mac, dans les tests présentés cette semaine, le truc retrouve le bon site parmi un top 50 dans près de 9 cas sur 10, et grimpe à plus de 95% pour reconnaître les applications ouvertes. Le tout sans la moindre action de votre part, à part avoir cliqué sur le lien. C'est totalement invisible.

Mais avant de débrancher votre PC, renvoyer votre box internet et vous lancer à temps complet dans la culture de chanvre, faut relativiser, car cette attaque a plusieurs limites... Le hic numéro un, c'est que le fichier-sonde doit être énorme, genre 1 Go ou plus, et un site qui se met à bouffer autant de place sur votre disque, ça se remarque vite. Le hic numéro deux, c'est que ce fichier doit être sur le même SSD que le navigateur sinon l'attaque est aveugle.

Les chercheurs ont fait tourner l'attaque complète sur un Mac M2, et démontré que la brique de base fonctionne aussi sous Linux (sans dérouler la classification complète), mais n'ont pas testé Windows. Et surtout, personne n'a encore vu FROST exploité dans la nature.

Perso, je trouve que cette attaque est trop bancale / incertaine pour faire du tracking de masse, en tout cas aujourd'hui...

Pensez donc à fermer les onglets dont vous ne vous servez plus comme ça, y'a moins d'activité à mesurer et pour les plus paranoïaques, vous pouvez toujours vous mettre à surveiller les fichiers OPFS créés par des sites web inconnus. Après comme tout repose sur du JavaScript, bloquer le JS sur les sites pas nets (avec un NoScript ou équivalent) ça coupe aussi l'attaque à la racine.

Les chercheurs proposent aussi aux éditeurs de navigateurs de plafonner la taille de ces fichiers OPFS. Ce serait dans la lignée de ce que fait par exemple Firefox avec le pistage, qui a récemment musclé son anti-fingerprinting .

Bref, pas de panique, personne ne fouille votre SSD en douce mais la technique reste intéressante. Les détails techniques complets sont dans le papier de recherche , qui sera présenté à la conférence DIMVA en juillet. Bonne lecture !

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  • ✇Korben
  • iOS 26 gèle vos appels FaceTime quand il détecte de la nudité, même entre adultes
    Attention, votre iPhone vous surveille pendant vos appels FaceTime. Depuis iOS 26, Apple a glissé une fonction baptisée "Sensitive Content Warning" qui scanne en temps réel le flux vidéo et fige automatiquement la communication dès qu'elle détecte de la nudité. Audio coupé, vidéo coupée, avec un message qui s'affiche : "Audio et vidéo sont en pause car vous montrez peut-être quelque chose de sensible". Sympa. À la base, la fonctionnalité fait partie d'une suite plus large appelée "Communication

iOS 26 gèle vos appels FaceTime quand il détecte de la nudité, même entre adultes

28 mai 2026 à 15:58

Attention, votre iPhone vous surveille pendant vos appels FaceTime. Depuis iOS 26, Apple a glissé une fonction baptisée "Sensitive Content Warning" qui scanne en temps réel le flux vidéo et fige automatiquement la communication dès qu'elle détecte de la nudité.

Audio coupé, vidéo coupée, avec un message qui s'affiche : "Audio et vidéo sont en pause car vous montrez peut-être quelque chose de sensible". Sympa.

À la base, la fonctionnalité fait partie d'une suite plus large appelée "Communication Safety", destinée aux comptes enfants. L'idée est légitime : éviter que des mineurs ne tombent sur du contenu inapproprié, ou en envoient.

Sauf que voilà, dans iOS 26, la fonction est aussi accessible sur les comptes adultes. Elle est désactivée par défaut, mais on peut l'activer manuellement. Et plusieurs utilisateurs constatent que les faux positifs ne sont pas rares.

Le principe technique est plutôt rassurant côté vie privée. La détection se fait entièrement sur l'appareil grâce à du machine learning embarqué (les modèles de reconnaissance d'image tournent en local sur votre iPhone, sans envoyer la moindre image à Apple). Du coup, contrairement à ce qu'on pourrait imaginer, Apple n'a aucune idée de ce qui déclenche la détection sur votre téléphone. Le scan ne sort pas de l'appareil.

Le problème, c'est que ce genre de filtre se trompe souvent. Une consultation médicale en visio ? Bloquée. Une conversation entre adultes consentants ? Bloquée aussi. Et chaque interruption nécessite une action manuelle pour reprendre l'appel. Pour les usages légitimes qui ressemblent visuellement à de la "nudité" sans en être, c'est franchement pénible.

Au-delà du bug ou choix de design, la question de fond, c'est le précédent. Apple installe l'idée que votre flux vidéo, même dans un appel chiffré de bout en bout, peut être analysé en permanence par les filtres maison. Aujourd'hui c'est de la nudité. 

Demain, ça pourrait être des armes, des drogues, des contenus politiques selon les pays, ou tout ce que les gouvernements demanderont. La porte est ouverte, et c'est ce qui inquiète une partie des défenseurs de la vie privée. Apple a beau jurer que tout reste en local, l'infrastructure d'analyse est désormais en place sur des centaines de millions d'iPhone.

Vous pouvez désactiver la fonction en allant dans Réglages, puis FaceTime, puis « Avertissement de contenu sensible ». C'est en théorie OFF par défaut, mais autant vérifier. Et si vous l'aviez activée par curiosité, sachez qu'elle peut ruiner un appel important au pire moment.

Source : PC Mag

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  • Un développeur de malware oublie son propre token GitHub dans le code
    Voilà qui est rigolo. Un développeur malveillant a essayé de voler les fichiers sensibles des utilisateurs de Claude (l'assistant IA d'Anthropic, concurrent d'OpenAI sur les modèles de langage) en uploadant un package npm piégé. Sauf que dans son code, il a laissé son propre token d'authentification GitHub privé. Les chercheurs n'ont eu qu'à le récupérer pour remonter jusqu'à lui. Le package s'appelait mouse5212-super-formatter. Il se présentait comme un utilitaire interne de synchronisation de

Un développeur de malware oublie son propre token GitHub dans le code

28 mai 2026 à 14:51

Voilà qui est rigolo. Un développeur malveillant a essayé de voler les fichiers sensibles des utilisateurs de Claude (l'assistant IA d'Anthropic, concurrent d'OpenAI sur les modèles de langage) en uploadant un package npm piégé.

Sauf que dans son code, il a laissé son propre token d'authentification GitHub privé. Les chercheurs n'ont eu qu'à le récupérer pour remonter jusqu'à lui.

Le package s'appelait mouse5212-super-formatter. Il se présentait comme un utilitaire interne de synchronisation de déploiement, mais en pratique, il scannait le répertoire local de l'utilisateur, encodait tous les fichiers en base64 (un format texte qui permet de transporter des données binaires), puis les uploadait sur un dépôt GitHub contrôlé par l'attaquant via l'API Contents.

La cible : les fichiers laissés par Claude Code (la version en ligne de commande de l'assistant IA d'Anthropic) sur le système, qui peuvent contenir des clés API, des tokens, ou des bouts de code propriétaire.

Le package a fait 676 téléchargements avant d'être supprimé par npm (le registre de packages JavaScript le plus utilisé au monde). C'est limité, mais pas anecdotique. 

Le compte GitHub utilisé pour la campagne a été créé le 26 mai 2026, soit quelques heures seulement avant la première version malveillante. Une opération préparée à la va-vite donc.

La bourde monumentale, c'est donc ce token GitHub privé hardcodé dans le code en fallback, au cas où la variable d'environnement ne soit pas définie.

Du coup, les chercheurs d'OX Security (une boîte spécialisée dans la sécurité des dépendances open-source) ont pu accéder directement au dépôt de l'attaquant, lister tous les fichiers volés, et confirmer l'ampleur de l'opération. C'est le genre d'erreur qu'on pardonne à un débutant sur un projet perso. Pas à quelqu'un qui essaie de monter une campagne d'exfiltration.

Les chercheurs notent aussi que le code a tout l'air d'avoir été pondu par une IA un peu foireuse. Variables mal nommées, structure approximative, gestion d'erreurs incohérente. Bref, du "slop" (terme utilisé pour qualifier les productions IA bâclées) avec toutes les négligences que ça implique. Et ce n'est probablement qu'un avant-goût. Avec la généralisation des assistants IA pour coder, n'importe qui peut désormais bricoler un malware fonctionnel sans rien connaître au développement. Et faire des erreurs de débutant en passant.

En tout cas, ça reste comique. Un attaquant piégé par son propre token. Bonne vanne.

Source : The Hacker News

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  • NVIDIA CUDA 13.3 fait passer Python en stable et amène un nouveau modèle de programmation pour C++
    Avec la sortie de CUDA 13.3, NVIDIA renforce son écosystème GPU sur deux fronts importants. La version Python passe officiellement en 1.0 (donc considérée comme stable et utilisable en production), et CUDA Tile arrive nativement pour les développeurs C++. Petit rappel pour les non-initiés : CUDA, c'est l'outil que tout le monde utilise pour faire tourner du calcul sur les cartes graphiques NVIDIA, principalement pour l'IA et le calcul scientifique.  Historiquement, c'est du C/C++ à 99%. NVIDIA p

NVIDIA CUDA 13.3 fait passer Python en stable et amène un nouveau modèle de programmation pour C++

28 mai 2026 à 14:34

Avec la sortie de CUDA 13.3, NVIDIA renforce son écosystème GPU sur deux fronts importants. La version Python passe officiellement en 1.0 (donc considérée comme stable et utilisable en production), et CUDA Tile arrive nativement pour les développeurs C++.

Petit rappel pour les non-initiés : CUDA, c'est l'outil que tout le monde utilise pour faire tourner du calcul sur les cartes graphiques NVIDIA, principalement pour l'IA et le calcul scientifique. 

Historiquement, c'est du C/C++ à 99%. NVIDIA pousse depuis quelques années pour rendre tout ça accessible en Python, et ce passage en 1.0 marque une étape importante. À partir de maintenant, l'API ne changera plus brutalement entre les versions mineures.

En pratique, les développeurs peuvent désormais compter dessus pour leurs projets long terme. La version 1.0 ajoute aussi le support des "green contexts" (un système pour réserver une partie de la GPU à des tâches isolées) et du checkpointing CUDA (la possibilité de sauvegarder l'état d'une exécution GPU pour la reprendre plus tard).

L'autre gros morceau, c'est CUDA Tile pour C++. Le modèle de programmation "tile" consiste à découper un calcul en blocs uniformes traités en parallèle, plutôt que de gérer chaque fil d'exécution individuellement (la GPU en fait tourner des milliers en même temps).

Il était déjà disponible en Python via des bibliothèques comme Triton. Il arrive maintenant en C++. L'idée est de monter d'un cran en abstraction : vous décrivez ce que vous voulez faire au niveau du bloc, et le compilateur s'occupe de mapper ça sur les threads. Le support couvre les GPU Hopper (l'architecture haut de gamme de NVIDIA pour les datacenters IA) et toutes les architectures plus récentes.

En bonus, NVIDIA introduit CompileIQ, un framework d'auto-tuning du compilateur qui promet jusqu'à 15% de gain sur des opérations critiques comme la multiplication de matrices ou les mécanismes d'attention utilisés dans les modèles d'IA. Le support du C++23 dans les compilateurs NVCC et NVRTC est aussi de la partie.

Pour les développeurs IA, c'est une nouvelle version importante. La programmation GPU est toujours un domaine très technique, mais NVIDIA réduit progressivement la barrière d'entrée, surtout côté Python. AMD a du boulot pour rattraper son retard avec ROCm, leur équivalent maison qui peine encore à convaincre la communauté.

Source : Phoronix

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  • Autopsie d'une résistance carbone vintage
    CuriousMarc, un youtubeur connu pour ses restaurations d'équipements électroniques d'époque, est tombé sur un cas intéressant lors de la réparation d'un oscilloscope Metrix vintage. Après avoir changé tous les condensateurs (un "recap" en jargon, opération de routine sur les vieux équipements dont les condos sèchent avec le temps), l'appareil refusait toujours de fonctionner correctement. Coupable identifié : une résistance carbone de 20 kΩ qui mesurait 0,843 MΩ au multimètre. Soit 42 fois sa va

Autopsie d'une résistance carbone vintage

28 mai 2026 à 14:22

CuriousMarc, un youtubeur connu pour ses restaurations d'équipements électroniques d'époque, est tombé sur un cas intéressant lors de la réparation d'un oscilloscope Metrix vintage.

Après avoir changé tous les condensateurs (un "recap" en jargon, opération de routine sur les vieux équipements dont les condos sèchent avec le temps), l'appareil refusait toujours de fonctionner correctement. Coupable identifié : une résistance carbone de 20 kΩ qui mesurait 0,843 MΩ au multimètre. Soit 42 fois sa valeur d'origine.

Visuellement, la résistance n'avait absolument rien de suspect. Pas de fissure, pas de brûlure, pas de décoloration. Du coup, plutôt que la jeter et passer à autre chose, Marc a décidé de l'ouvrir pour comprendre ce qui s'était passé à l'intérieur.

L'opération a demandé pas mal de patience. Avec du papier de verre, il a poncé l'enveloppe extérieure couche par couche jusqu'à atteindre le cœur du composant.

Et là, surprise : ces vieilles résistances "composition carbone" sont en réalité de petits tubes en verre remplis d'une pâte conductrice à base de carbone, avec deux contacts métalliques aux extrémités. Une construction très différente des résistances modernes, qui consistent en une simple couche de carbone ou de métal déposée sur un substrat.

La cause de la défaillance était finalement assez prosaïque : le contact entre les terminaux métalliques et la pâte carbonée s'est dégradé avec le temps. Pas de cause improbable donc, juste un vieillissement classique d'un composant qui a plus de cinquante ans. Les pâtes carbonées de l'époque vieillissaient mal, surtout quand elles avaient passé leur vie dans un appareil exposé à la chaleur et à l'humidité.

Pour les amateurs de restauration vintage, c'est un rappel utile : si vous tombez sur un comportement bizarre après un recap, ne cherchez pas la panne uniquement dans les composants visiblement endommagés. Une résistance qui a l'air parfaitement saine peut avoir dérivé de plusieurs ordres de grandeur, sans aucun signe extérieur. Le seul vrai test, c'est le multimètre.

C'est aussi l'occasion de découvrir que les composants d'époque étaient construits très différemment de leurs équivalents modernes. C'est plus fragile, moins précis, et clairement moins photogénique. Mais ça fait partie du charme de la restauration : à chaque appareil ouvert, on tombe sur un vestige d'ingénierie qu'on ne reverra plus jamais en production.

Source : Hackaday

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  • BadHost - Un caractère et votre agent IA passe à l'ennemi
    Les chercheurs de X41 D-Sec viennent de divulguer une faille critique baptisée BadHost (CVE-2026-48710) dans Starlette, le framework Python qui sert de fondation à FastAPI, vLLM , LiteLLM et une grande partie des serveurs MCP basés sur FastAPI. 325 millions de téléchargements par semaine, et il suffit d'injecter un seul caractère dans le header HTTP "Host" pour contourner les contrôles d'accès path-based qui lisent "request.url.path" dont autant dire que beaucoup de déploiements d'agents IA en p

BadHost - Un caractère et votre agent IA passe à l'ennemi

Par : Korben ✨
28 mai 2026 à 12:51

Les chercheurs de X41 D-Sec viennent de divulguer une faille critique baptisée BadHost (CVE-2026-48710) dans Starlette, le framework Python qui sert de fondation à FastAPI, vLLM , LiteLLM et une grande partie des serveurs MCP basés sur FastAPI.

325 millions de téléchargements par semaine, et il suffit d'injecter un seul caractère dans le header HTTP "Host" pour contourner les contrôles d'accès path-based qui lisent "request.url.path" dont autant dire que beaucoup de déploiements d'agents IA en production tournent en ce moment avec une porte d'entrée très mal verrouillée.

Le proof of concept publié par OSTIF donne ceci :

curl -i -H 'Host: foo' http://target/admin # 403, bloqué
curl -i -H 'Host: foo?' http://target/admin # 200, ça passe !!

Et c'est tout ! Un simple point d'interrogation collé au Host header, et l'endpoint "/admin" qui jusqu'alors filtrait les non-authentifiés s'ouvre alors aussi facilement que le claque-merde de mes haters ^^.

Donc si votre infra utilise FastAPI, vLLM ou LiteLLM exposés directement en ASGI (uvicorn, hypercorn, granian) sans reverse proxy strict devant, vous pouvez tester votre exposition immédiatement grâce au scanner de BadHost développé par Nemesis et X41 D-Sec.

Niveau mécanique, Starlette reconstruit l'objet "request.url" en concaténant la valeur du header "Host" avec le path de la requête, puis re-parse le tout. Sauf que la valeur de "Host" n'est jamais validée donc si vous y injectez un "/", un "?" ou un "#", vous décalez la frontière entre path, query et fragment au moment du re-parse.

Du coup, le routeur Starlette dispatche sur le vrai path de la requête HTTP (donc votre endpoint sensible s'exécute bien), mais les middlewares qui lisent "request.url.path" voient simplement un path empoisonné qui ne correspond plus à rien d'interdit.

Donc le contrôle d'accès saute et le code derrière tourne quand même. On est sur un score CVSS de 7/10 et la boite de sécu Secwest estime même que cette note est largement sous-estimée... En gros c'est super grave !

Car la portée réelle ce sont surtout les serveurs MCP qui peuvent stocker ou manipuler des tokens et identifiants pour accéder aux ressources externes auxquelles les agents IA se connectent : bases de données, comptes mail, calendriers, S3, webhooks...etc

Bref, le genre de "coffre-fort" que vous ne voulez pas voir ouvert via un header HTTP à la con malformé. Markus Vervier de X41 D-Sec a même publié un petit échantillon de ce que leurs scanners ont déjà trouvé en production : Des bases de données d'essais cliniques chez des biopharmas, des données de vérification d'identité avec PII en temps réel, des accès SSH à des équipements industriels via bastion, des boites mails complètes en lecture/écriture, des listes de souscripteurs CMS, des topologies AWS complètes avec metric queries.

Bref, l'écosystème agents IA vient de passer en mode naturiste !

Pour régler ce problème, vous devez donc mettre à jour vers Starlette 1.0.1 ou supérieur, dans tous vos déploiements LLM qui l'intègrent... Et là c'est le bordel parce qu'il y en a partout : Dans les images Docker, les virtualenvs et les artefacts "vendorisés" un peu partout... Donc faut tout rebuilder.

Et si vous avez du code custom, l'OSTIF recommande aussi de remplacer request.url.path par request.scope["path"] partout où une décision de sécurité est prise.

En gros, lire la valeur non reconstruite est le "fix" qui survivra aux prochaines versions du bug, parce que croyez-moi, ça reviendra à coup sûr !

Maintenant, côté infra, X41 D-Sec et OSTIF indiquent que nginx, Apache httpd et Cloudflare rejettent le PoC par défaut, mais ça ne doit pas vous empêcher de vérifier votre config. Donc ne traitez votre reverse proxy comme une mitigation qu'après l'avoir testé explicitement avec le scanner Nemesis.

Au-delà du correctif technique, BadHost rappelle une mécanique qu'on a déjà vue avec la faille RCE de llama-cpp-python à savoir que la chaîne d'approvisionnement de l'IA ne tient que sur quelques mainteneurs bénévoles qui prennent des risques personnels énormes pour patcher proprement.

Kludex, le mainteneur de Starlette, est actuellement sous une avalanche de reports depuis des mois. L'audit qui a permis de trouver le bug a par ailleurs été financé par OSTIF et AWS et sans ça, BadHost serait encore probablement dans la nature pour un an voire plus avant d'être découvert plus naturellement.

Donc si votre boîte fait tourner du LLM en prod via FastAPI, vLLM ou LiteLLM, vous avez aujourd'hui 2 choses urgentes à faire : 1/ passer votre infra dans le scanner Nemesis, et 2/ envoyer un petit don à Kludex pour le soutenir !

Sources : Ars Technica , OSTIF

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  • "Je capitule" - Matt Mullenweg est abattu
    Matt Mullenweg vient de publier un billet anniversaire des 23 ans de WordPress, et ce qui devait ressembler à une célébration tient plus de l'appel au secours. Et j'avoue qu'à lecture, ça m'a mis un petit coup au moral... Parce que oui, le créateur de WordPress est épuisé à cause de 19 mois de guerre juridique... Côté chiffres pourtant, le post commence très bien. WordPress 7 est sorti la semaine dernière, et en sept jours, 46% des installations sont déjà passées en 7.0 sans aucune casse. Du Ras

"Je capitule" - Matt Mullenweg est abattu

Par : Korben ✨
28 mai 2026 à 12:23

Matt Mullenweg vient de publier un billet anniversaire des 23 ans de WordPress, et ce qui devait ressembler à une célébration tient plus de l'appel au secours. Et j'avoue qu'à lecture, ça m'a mis un petit coup au moral... Parce que oui, le créateur de WordPress est épuisé à cause de 19 mois de guerre juridique...

Côté chiffres pourtant, le post commence très bien. WordPress 7 est sorti la semaine dernière, et en sept jours, 46% des installations sont déjà passées en 7.0 sans aucune casse. Du Raspberry Pi au site de la Maison Blanche, en passant par Korben.info, pas un wp-config.php à éditer à la main, pas un cron à relancer, pas un fichier .htaccess à toucher, TOUT A FONCTIONNÉ !!

Et surtout, aucune attaque supply chain ni faille de sécurité, en tout cas pour le moment. Matt insiste là-dessus et il a raison d'en être fier ! Mais c'est pas vraiment ce qu'on retient de son article...

En effet, ce qu'il explique c'est que la sortie de WordPress 7 n'a pas été ce qu'il espérait parce que trop de temps a été perdu à cause des attaques de WP Engine. Il a, je cite, "des collègues EN TRAIN DE MOURIR" (les majuscules sont dans le texte) qu'il ne peut pas aller voir parce qu'il est noyé sous les procédures. Son meilleur ami attend une greffe de cœur sur un lit d'hôpital pendant que les avocats de Quinn Emanuel l'interrogent sur tout un tas de conneries sans intérêt...

Mais avant, petit rappel pour ceux qui n'auraient pas suivi... depuis septembre 2024, Matt est en guerre ouverte avec WP Engine, un gros hébergeur WordPress propriété de Silver Lake. J'en parlais déjà à l'époque dans WP Engine vs WordPress, la guerre est déclarée . Et en 19 mois, ça n'a pas refroidi du tout... ça s'est même carrément "judiciarisé" à mort.

Silver Lake pèse plus de 100 milliards de dollars (et vient au passage de récupérer TikTok aux États-Unis), et ils ont lâché Quinn Emanuel sur l'affaire. Matt emploie le terme de "shoggoth paperclip-maximizer" pour le qualifier... En gros, ça veut dire que c'est un gars sans émotion qui exécute les ordres de manière littérale jusqu'à l'absurde.

Bref, il s'attaque à Automattic, à lui personnellement, et essaie maintenant carrément de dissoudre la Fondation WordPress qui je le rappelle est à but non lucratif sans aucun employé, et qui finance entre autres les WordCamps et l'éducation open source à travers le monde. C'est le truc qui fait tourner la communauté...

Et de ce qu'on comprend dans ce récit de Matt Mullenweg, c'est que WP Engine essaie de faire passer Matt pour quelqu'un qui détruit des preuves, parce que wordpress.org fait de la rotation de logs (chose que fait absolument tout serveur sur Terre depuis l'invention de syslog en 1980) et parce qu'il utilise les messages éphémères sur Signal avec ses partenaires amoureuses.

Bref, je comprends que le gars soit fatigué par tout ce merdier et cette mauvaise foi. Et puis vient le passage qui fait vraiment mal quand Matt s'adresse directement à Silver Lake : "Vous avez déjà tout dépecé. Si vous vouliez me faire souffrir pour mes péchés, j'ai souffert, et probablement plus profondément que vous ne le saurez jamais. WordPress et WordPress.org, et oui, même mon leadership imparfait, sont au cœur de ce qui a fait le succès de WP Engine jusqu'ici. Vous avez tellement d'argent et de pouvoir, vous venez d'avoir TikTok, l'administration Trump vous adore, vous n'avez pas besoin de contrôler WordPress aussi. Si vous gagnez, vous le détruisez, et après ?"

Puis il termine sur ces mots : "I submit. Let's move on".

Le mec capitule sur le blog officiel... Je dois avouer que j'avais jamais vu ça.

C'est un humain qui craque mais c'est également une fondation à but non lucratif qui risque de disparaître...

Bref, c'est triste pour Matt et clairement pour tout l'écosystème open source derrière. Force à lui et à WordPress !

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  • Un radioamateur décode le signal de la sonde chinoise Tianwen-2 en route vers un astéroïde
    Daniel Estévez est ce qu'on appelle un radioamateur de haut vol. Spécialisé dans le décodage de signaux satellites et de sondes spatiales, l'Espagnol partage ses analyses techniques sur son blog depuis plusieurs années. Cette fois, il s'est attaqué à un gros morceau : la télémétrie de Tianwen-2, la sonde chinoise actuellement en route vers l'astéroïde géocroiseur Kamo'oalewa. Pour capter le signal, Estévez s'est appuyé sur le radiotélescope de Dwingeloo, aux Pays-Bas. Cette antenne historique, c

Un radioamateur décode le signal de la sonde chinoise Tianwen-2 en route vers un astéroïde

28 mai 2026 à 11:08

Daniel Estévez est ce qu'on appelle un radioamateur de haut vol. Spécialisé dans le décodage de signaux satellites et de sondes spatiales, l'Espagnol partage ses analyses techniques sur son blog depuis plusieurs années.

Cette fois, il s'est attaqué à un gros morceau : la télémétrie de Tianwen-2, la sonde chinoise actuellement en route vers l'astéroïde géocroiseur Kamo'oalewa.

Pour capter le signal, Estévez s'est appuyé sur le radiotélescope de Dwingeloo, aux Pays-Bas. Cette antenne historique, construite en 1956 par les radioastronomes néerlandais et longtemps abandonnée, a été remise en service par une association de passionnés qui l'utilise en particulier pour suivre les missions spatiales lointaines. La sonde émet en bande X (une plage de fréquences radio utilisée par la plupart des engins interplanétaires), autour de 8428,19 MHz, soit pratiquement la même fréquence que sa grande sœur Tianwen-1.

Là où ça devient intéressant techniquement, c'est sur l'encodage du signal. Tianwen-1 utilisait un encodage Reed-Solomon (une méthode classique de correction d'erreurs, indispensable quand le signal voyage sur des centaines de millions de kilomètres) avec une astuce un peu bricolée qui obligeait à zapper certains octets pour faire rentrer le tout dans la trame.

Tianwen-2, elle, utilise un encodage concaténé avec une longueur de trame mieux pensée. Du coup, les codewords Reed-Solomon rentrent pile-poil, sans bidouillage. C'est un détail qui peut sembler insignifiant, mais ça simplifie la vie de tout radioamateur qui veut suivre la mission depuis chez lui.

La sonde a été lancée le 28 mai 2025 et doit atteindre Kamo'oalewa en juin 2026. L'objectif est ambitieux : prélever un échantillon et le ramener sur Terre, comme l'avait fait la mission japonaise Hayabusa2 sur Ryugu en 2020.

Mais Tianwen-2 vise encore plus loin. Après Kamo'oalewa, la sonde poursuivra sa route vers la comète 311P/PANSTARRS pour une étude rapprochée, dans une mission double assez inédite. Si l'opération réussit, ce sera une nouvelle étape importante pour le programme spatial chinois, qui enchaîne les missions depuis plusieurs années.

Estévez documente tout publiquement, avec les paramètres exacts du signal, les outils utilisés (essentiellement GNU Radio, un framework open-source de traitement de signal), et les écueils techniques rencontrés. Pour les passionnés, c'est une mine d'or. Pour les autres, c'est surtout une démonstration que l'observation spatiale n'est plus l'apanage des agences gouvernementales.

Source : Hackaday

  • ✇Korben
  • BumpMesh - Pour ajouter de la texture à vos impressions 3D
    Stefan Hermann, le mec derrière la chaîne YouTube CNC Kitchen , vient de nous pondre un super outil web baptisé BumpMesh qui permet d'ajouter des textures de " displacement " à vos modèles STL, OBJ et 3MF... directement depuis votre navigateur. Vous balancez votre fichier, vous choisissez une texture dans la bibliothèque (ou vous uploadez votre propre image), vous réglez l'amplitude et le mapping, et hop, vous exportez un STL avec une texture de bois ou de béton ou que sais-je encore, prêt à êtr

BumpMesh - Pour ajouter de la texture à vos impressions 3D

Par : Korben ✨
28 mai 2026 à 09:55

Stefan Hermann, le mec derrière la chaîne YouTube CNC Kitchen , vient de nous pondre un super outil web baptisé BumpMesh qui permet d'ajouter des textures de " displacement " à vos modèles STL, OBJ et 3MF... directement depuis votre navigateur. Vous balancez votre fichier, vous choisissez une texture dans la bibliothèque (ou vous uploadez votre propre image), vous réglez l'amplitude et le mapping, et hop, vous exportez un STL avec une texture de bois ou de béton ou que sais-je encore, prêt à être imprimé.

Avant pour mettre un motif sur une pièce imprimée en 3D, fallait passer forcement par Blender ou un soft de CAO, et surtout comprendre ce concept de displacement map, gérer les UV, bidouiller pendant des heures..etc etc. Et là avec cet outil, c'est juste quelques étapes et basta ! En plus, le code source est sur GitHub sous le nom stlTexturizer.

Côté fonctionnalités, y'a tout ce qu'il faut pour pas se planter. L'outil détecte automatiquement les surfaces planes orientées vers le bas et les laisse lisses (sinon votre pièce décolle du plateau pendant l'impression), et vous pouvez aussi peindre au pinceau les zones que vous voulez garder vierges de toute texture.

Il protège également les parties en surplomb (les fameux overhangs, ces angles déjà casse-pieds à imprimer proprement sans qu'on aille leur coller des reliefs en plus), garde le dessous bien plat avec le "smooth bottom", et propose un mode d'application cylindrique pour enrouler la texture autour des pièces rondes type vase ou tasse sans déformation aux jointures.

Y'a aussi une poignée 3D pour pivoter le modèle dans tous les sens, les raccourcis clavier classiques pour annuler/refaire, une sauvegarde de projet au format .bumpmesh, et une fonction "Bake Textures" en bêta qui fige la texture actuelle sur le maillage pour que vous puissiez en empiler une deuxième par-dessus.

L'interface est dispo en français mais aussi en italien, espagnol, portugais, japonais, coréen sans oublier l'anglais évidemment...

Bref, pour ajouter une texture peau de banane sur un vase, des écailles sur une figurine, du motif hexagonal sur une coque, c'est top moumoute ! Et en plus c'est gratuit !

À tester sur bumpmesh.com .

Merci à B0t_Ox pour la découverte !

  • ✇Korben
  • Taphouse - La GUI Homebrew avec scanner CVE intégré
    Multimodal Solutions, une boîte grecque, vient de sortir Taphouse 1.5 qui est une GUI native macOS pour Homebrew. GUI c'est pas que le nom de votre collègue qui fout rien, c'est surtout un acronyme qui veut dire Graphic User Interface (Interface Graphique !). Et pour Homebrew, bah c'était pas du luxe. Parce que Homebrew, c'est le standard chez les développeurs Mac, mais tout passe par le terminal. Faut taper brew install, gérer les services, fouiller l'arbre de dépendances en CLI (Command Line I

Taphouse - La GUI Homebrew avec scanner CVE intégré

Par : Korben ✨
28 mai 2026 à 09:18

Multimodal Solutions, une boîte grecque, vient de sortir Taphouse 1.5 qui est une GUI native macOS pour Homebrew. GUI c'est pas que le nom de votre collègue qui fout rien, c'est surtout un acronyme qui veut dire Graphic User Interface (Interface Graphique !). Et pour Homebrew, bah c'était pas du luxe.

Parce que Homebrew, c'est le standard chez les développeurs Mac, mais tout passe par le terminal. Faut taper brew install, gérer les services, fouiller l'arbre de dépendances en CLI (Command Line Interface), et c'est pas le pied quand on veut juste installer Firefox et passer à autre chose dans sa vie !

Des interfaces graphiques pour Homebrew, y'en a déjà quelques-unes (par exemple Cakebrew, Applite, Cork, WailBrew) sauf que Taphouse arrive avec 2 trucs qu'on voit rarement ailleurs : un scanner CVE intégré et un détecteur d'apps Intel qui tournent encore sous Rosetta.

Le scanner CVE, fait qu'à chaque installation, Taphouse compare la version de chaque package avec les feeds de vulnérabilités, avec des codes couleur selon la sévérité, et linke directement vers la base NVD et les rapports fournisseur.

Ainsi, quand une nouvelle CVE tombe, ça rescan en arrière-plan comme ça, sur des dépendances qu'on oublie de mettre à jour pendant des mois, y a de quoi repérer les vulnérabilités connues avant qu'elles posent un vrai problème côté sécurité.

L'autre feature pas mal, c'est donc la détection des apps Intel qui tournent encore sous Rosetta. Si vous êtes passé d'un Intel à un Mac M* , vous avez sûrement traîné des binaires Intel dans /Applications sans même vous en rendre compte. Taphouse scanne le dossier, repère les x86_64 et, quand un cask compatible existe, il vous propose la version Apple Silicon native via Homebrew. J'ai testé sur mon install et, ça m'a remonté tous mes binaires Intel oubliés comme ça j'ai pu faire un peu de ménage.

Dans sa version gratuit, vous avez le droit à +14 000 formules et casks, l'installation en un clic, la gestion des services Homebrew (start, stop, restart), le nettoyage de l'espace disque, l'aperçu des dépendances, et un gestionnaire de quarantaine Gatekeeper. Y'a aussi de quoi repousser une mise à jour pour 1 jour, 1 semaine ou 1 mois quand on n'a pas envie de se taper un brew upgrade en plein rush de boulot.

Pour les power-users, la version pro débloque la migration Apple Silicon assistée, l'aperçu des release notes GitHub en direct dans l'app, et un tableau de bord "santé du système" avec un score global. Je ne sais pas si ça vous sera utile mais ça coute moins de 10 balles pour une licence à vie, ce qui se fait de plus en plus rare maintenant.

Notez que Taphouse n'est pas open source malgré le repo GitHub qui n'héberge que les rapports de bug. Maintenant entre une app gratuite et Taphouse Pro à 9,99 €, ça dépend de ce que vous cherchez. Applite couvre 80% du besoin si vous n'installez que des casks (pas les formules), et de son côté, Cork est open-source et gratuit mais le binaire pré-compilé est payant.

Y'a aussi Cakebrew qui est encore dispo mais le projet ne semble plus maintenu. Ce qui est surtout cool avec Taphouse c'est le CVE scanning et cette migration Apple Silicon assistée dont je vous parlais.

Si vous voulez l'installer, ça peut se faire via Homebrew lui-même avec brew install --cask taphouse. Sinon, téléchargement direct sur le site officiel .

Bref, si vous gérez votre Mac avec Homebrew et que vous en avez marre du terminal, Taphouse mérite un petit coup d'œil.

Source

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  • Le Canada coupe sa station radio horaire CHU après plus d'un siècle de service
    Le 22 juin prochain, le Canada va éteindre une voix qui parle sans interruption depuis 1923. La station CHU, opérée par le Conseil national de recherches (l'équivalent canadien du CNRS), cessera ses émissions sur ondes courtes après plus de cent ans de bons et loyaux services. Trois fréquences disparaîtront du spectre radio : 3330, 7850 et 14670 kHz. C'est la fin d'une époque. Pour ceux qui n'auraient jamais croisé son signal, CHU diffusait en continu l'heure officielle canadienne, calée sur une

Le Canada coupe sa station radio horaire CHU après plus d'un siècle de service

27 mai 2026 à 16:37

Le 22 juin prochain, le Canada va éteindre une voix qui parle sans interruption depuis 1923. La station CHU, opérée par le Conseil national de recherches (l'équivalent canadien du CNRS), cessera ses émissions sur ondes courtes après plus de cent ans de bons et loyaux services.

Trois fréquences disparaîtront du spectre radio : 3330, 7850 et 14670 kHz. C'est la fin d'une époque.

Pour ceux qui n'auraient jamais croisé son signal, CHU diffusait en continu l'heure officielle canadienne, calée sur une horloge atomique du CNRC. Le principe est très simple : un émetteur balance des "tops" précis à la milliseconde, et n'importe quel récepteur radio peut s'y synchroniser. 

La station alternait code morse, voix synthétique (en français et en anglais, tradition oblige), impulsions courtes appelées DUT1 pour les horloges radio domestiques, et un code numérique FSK pour les équipements plus modernes. C'était un peu l'horloge mère qui réglait tous les chronomètres du pays.

CHU est née en 1923 sous l'indicatif 9CC, puis VE9OB, avant de prendre son nom définitif en 1938. Elle faisait partie d'une petite famille de stations horaires qui existe encore aujourd'hui avec WWV et WWVB côté américain, DCF77 en Allemagne et MSF au Royaume-Uni. Si vous avez un réveil "atomique" acheté en Europe, il se cale en fait sur DCF77, près de Francfort. Les Canadiens, eux, écoutaient CHU.

Alors pourquoi débrancher la prise maintenant ? Le CNRC explique que l'heure officielle est désormais distribuée par d'autres canaux : NTP (Network Time Protocol, le système qui met automatiquement vos ordinateurs à l'heure via internet), GPS pour les équipements embarqués, et même une horloge parlante téléphonique toujours active.

La diffusion sur ondes courtes coûte cher à entretenir, et son public se résume aux derniers radioamateurs, à quelques marins équipés à l'ancienne et aux passionnés.

C'est la deuxième fois en peu de temps que le Canada coupe un signal horaire emblématique. La CBC avait déjà arrêté en 2023 son fameux "long dash", ce bip long de fin de journal qui rythmait la radio canadienne depuis 1939.

À chaque coupure, le même argument : tout est passé sur internet, à quoi bon maintenir la bande HF ? Le souci, c'est que si les serveurs NTP ou le réseau électrique flanchent, plus personne n'a de plan B sérieux pour savoir vraiment quelle heure il est. Les ondes courtes, elles, traversent les continents avec un simple émetteur et un récepteur à pile.

Bref, encore un bout d'infrastructure analogique qui s'efface au profit du tout-IP. Dommage.

Source : SWLing

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  • Ce kit de phishing ouvre les comptes Microsoft 365 sans voler le mot de passe
    Voler un mot de passe ? C'est presque devenu accessoire. Le FBI a lancé une alerte sur Kali365, un kit de piratage qui s'introduit dans les comptes Microsoft 365 d'une entreprise sans jamais avoir besoin du mot de passe, ni du fameux code de la double authentification. La protection que beaucoup imaginent solide ne sert plus à grand-chose ici. Hélas. Kali365 n'est pas un virus classique. C'est ce qu'on appelle un kit de phishing en location : un service clé en main, vendu un peu comme un abonnem

Ce kit de phishing ouvre les comptes Microsoft 365 sans voler le mot de passe

22 mai 2026 à 15:55

Voler un mot de passe ? C'est presque devenu accessoire. Le FBI a lancé une alerte sur Kali365, un kit de piratage qui s'introduit dans les comptes Microsoft 365 d'une entreprise sans jamais avoir besoin du mot de passe, ni du fameux code de la double authentification.

La protection que beaucoup imaginent solide ne sert plus à grand-chose ici. Hélas.

Kali365 n'est pas un virus classique. C'est ce qu'on appelle un kit de phishing en location : un service clé en main, vendu un peu comme un abonnement à un logiciel, sauf qu'il sert à pirater. Repéré depuis avril et distribué via la messagerie Telegram, il permet à n'importe quel apprenti pirate de lancer une campagne sans compétences techniques particulières. Le kit fournit les emails piégés rédigés par une IA, des modèles de campagne tout prêts, et même un tableau de bord pour suivre ses victimes en temps réel, la totale donc.

Cette méthode porte un nom, le device code phishing, et elle est redoutable de simplicité. La victime reçoit un email qui imite un service de partage de documents, avec un petit code et une consigne : aller sur une page Microsoft pour rentrer le code. Sauf que cette page-là est la vraie page de Microsoft, du coup zéro méfiance.

Rien à signaler du côté de l'antivirus, rien de suspect dans l'adresse du site. La personne entre le code en toute confiance. Et là, sans s'en rendre compte, elle vient d'autoriser l'appareil du pirate à se connecter à son compte.

À partir de là, l'attaquant récupère un jeton d'accès, ce que le jargon appelle un token OAuth. C'est un laissez-passer numérique : une fois qu'on l'a, plus besoin du mot de passe ni d'un nouveau code pour entrer.

Avec ce jeton, le pirate conserve un accès continu à la boîte mail Outlook, à la messagerie Teams et au stockage OneDrive de sa victime. Et comme il n'a jamais touché au mot de passe, le réinitialiser en urgence ne bloque même pas l'intrus.

Le procédé n'a rien de marginal. Sur des campagnes de ce genre, des chercheurs en sécurité ont compté des centaines de comptes piégés chaque jour, avec une nette préférence pour les profils liés à la paie et à la comptabilité, là où l'argent circule le plus.

Le FBI conseille aux entreprises de carrément désactiver ce mode de connexion par code dans les réglages d'administration de Microsoft. Encore faut-il que les services informatiques prennent le temps de s'en occuper.

Source : The Register

  • ✇Korben
  • Arnaque téléphonique - Micode infiltre le réseau d'escrocs
    Micode vient de lâcher une enquête de presque 50 minutes que vous devriez vraiment regarder, et je la relaie parce qu'elle est d'intérêt public. Avec son équipe, il a infiltré pendant des mois le réseau derrière ces appels qui vous harcèlent plusieurs fois par jour, ces numéros en 0162 que l'Arcep réserve au démarchage et que les escrocs détournent allègrement. Genre les faux remboursements de 170 € soi-disant liés à l'inflation ou aux chèques énergie. Et spoiler, ce n'est pas une petite arnaque

Arnaque téléphonique - Micode infiltre le réseau d'escrocs

Par : Korben ✨
22 mai 2026 à 15:19

Micode vient de lâcher une enquête de presque 50 minutes que vous devriez vraiment regarder, et je la relaie parce qu'elle est d'intérêt public.

Avec son équipe, il a infiltré pendant des mois le réseau derrière ces appels qui vous harcèlent plusieurs fois par jour, ces numéros en 0162 que l'Arcep réserve au démarchage et que les escrocs détournent allègrement. Genre les faux remboursements de 170 € soi-disant liés à l'inflation ou aux chèques énergie.

Et spoiler, ce n'est pas une petite arnaque artisanale mais une véritable industrie de l'escroquerie !

Et le piège est bien rodé. On vous promet un remboursement, on vous balade durant 30 minutes au téléphone, et on vous fait "cliquer 3 fois pour confirmer" sur un PDF. Sauf que ce que vous signez, c'est un mandat de prélèvement bien planqué et hop, vous voilà engagé à 18 € par mois durant un an pour une assistance plomberie dont vous n'avez rien à foutre.

Car donner votre IBAN ne suffit pas à vous prélever. Ce qui les autorise vraiment, c'est le mandat, donc encore une fois, on ne signe rien au téléphone. Jamais !

Et là où ça défonce, c'est la mécanique décrite par l'enquête de Micode. Des sociétés-écrans jetables (la fameuse "compagnie des assurances"), des centres d'appel au Maroc, et tout en haut une famille française, les frères Sitbon, qui auraient empoché des dizaines de millions d'euros en dix ans. Le système marche comme l'explique Micode, comme des fusibles. Une boîte crame sur internet, hop, on en remonte une neuve. L'enquête montre même des enregistrements audio recoupés au montage pour transformer une grand-mère qui refuse 10 fois en cliente parfaitement consentante. Perso, ça me débecte !

Et les intéressés contestent, parlent de "brebis galeuses" et de centres d'appel indépendants. Ils agitent aussi la menace judiciaire, genre "en cas d'insinuation diffamatoire, Anavi ne manquera pas d'agir en justice". Bref, l'arme classique des procédures-bâillon pour faire taire. Et comme la DGCCRF croule sous 300 000 signalements par an, votre prélèvement de 20 €, lui, il passe loin derrière.

Du coup, la seule vraie protection, c'est vous les amis ! Si y'a de l'argent gratuit au téléphone, vous raccrochez. Si on vous fout la pression, vous raccrochez. Puis vous pouvez aussi bloquer les démarcheurs avec une app comme Saracroche , et n'oubliez pas de surveiller vos prélèvements.

Et au moindre doute vous signalez sur SignalConso . De toute façon, vos coordonnées circulent déjà un peu partout, donc faut que vous soyez prêt à gérer ce genre de conneries. Pour ma part, je ne décroche plus mon téléphone, comme ça je suis tranquille ^^

Bref, regardez cette vidéo si c'est pas encore fait, et parlez-en autour de vous, surtout aux plus âgés. Ça évitera peut-être à quelqu'un de signer un truc qu'il n'a jamais voulu.

L'enquête de Micode (YouTube)

  • ✇Korben
  • Amazon lâche les vieux Kindle - Comment reprendre la main ?
    Depuis quelques jours, les Kindle sortis en 2012 ou avant ont perdu l'accès à la boutique Amazon : plus d'achat, plus d'emprunt, plus de téléchargement, vous gardez bien sûr les bouquins déjà chargés sur l'appareil, mais c'est tout. Alors est ce qu'on chiale comme des petits fragiles victimes d'Amazon ?? Bah non parce que la communauté KindleModding documente depuis des années comment reprendre la main sur ces liseuses, et leur wiki tombe à pic ! Le principe, c'est de jailbreaker le Kindle

Amazon lâche les vieux Kindle - Comment reprendre la main ?

Par : Korben ✨
22 mai 2026 à 15:10

Depuis quelques jours, les Kindle sortis en 2012 ou avant ont perdu l'accès à la boutique Amazon : plus d'achat, plus d'emprunt, plus de téléchargement, vous gardez bien sûr les bouquins déjà chargés sur l'appareil, mais c'est tout.

Alors est ce qu'on chiale comme des petits fragiles victimes d'Amazon ??

Bah non parce que la communauté KindleModding documente depuis des années comment reprendre la main sur ces liseuses, et leur wiki tombe à pic !

Le principe, c'est de jailbreaker le Kindle pour y installer ce qu'Amazon ne veut pas voir en particulier ces 2 outils qui changent tout : KOReader d'abord, un lecteur libre qui avale l'EPUB, le PDF, le CBZ et à peu près tout le reste, et Mesquito, qui remplace carrément la boutique Kindle par un store communautaire. Et voilà comment votre vieille liseuse peut enfin lire les formats ouverts et charger des livres sans passer par la caisse d'Amazon.

Et côté compatibilité, c'est large ! WinterBreak par exemple couvre tous les Kindle en firmware 5.18.0 ou antérieur, soit l'écrasante majorité des modèles d'avant 2024. Les firmwares plus récents, de 5.18.1 à 5.18.5, passent eux par AdBreak. En gros, presque tous y passent, sauf le Kindle Scribe, encore trop verrouillé pour l'instant.

Et vous allez voir, KOReader, c'est le jour et la nuit face au lecteur d'origine. Typographie réglable au poil comme sur Korben.info ^^, dictionnaires perso, annotations de pro, et surtout zéro format imposé. Votre Kindle redevient grâce à ce hack, une vraie liseuse.

Et avec Mesquito, vous installez des apps tierces, vous virez enfin l'écran de pub des modèles Special Offers, vous sideloadez vos livres en USB, et vous coupez les mises à jour automatiques pour qu'Amazon n'aille pas tout re-verrouiller dans votre dos.

Après, même si le risque reste faible quand on suit le wiki à la lettre (il y a une section entière pour récupérer un Kindle dans les choux), faut quand même faire gaffe car un flash de firmware alternatif, c'est jamais anodin. Et bien sûr la garantie saute, mais franchement, sur une liseuse de 2012 elle est morte et enterrée depuis un bail, alors pourquoi se priver !

Dernier truc, un Kindle jailbreaké restera coincé avec le DRM des livres Amazon que vous avez déjà, et KOReader ne fera pas de miracle là-dessus. Donc vous devrez peut-être faire sauter les verrous de vos livres avant.

Et un petit conseil au passage, sur un vieux Kindle encore enregistré, évitez de le réinitialiser ou de le désenregistrer car après vous ne pourrez plus jamais le réenregistrer. Donc on bidouille tranquillou mais on ne fait pas de reset à l'aveugle en mode gros bourrin ^^.

Après le vrai sujet, je trouve, c'est que ce Kindle de 2012, il marche encore parfaitement. L'écran e-ink tient, la batterie tient, rien n'est cassé... Mais non, y'a Amazon qui décide de casser les couilles à distance en bloquant l'achat de livre dessus. En vrai c'était une location de liseuse alors ? On nous aurait menti ?

Amazon avait déjà retiré en février 2025 l'option de télécharger ses livres en USB, et même quand ils ont fini par autoriser l'EPUB sans DRM , c'était réservé aux auteurs indépendants. Bref, leur mouv de fond est limpide, c'est direction tout vers le verrou !

Alors plutôt que de racheter une liseuse neuve, autant réveiller celle qui dort dans un tiroir ou qui arrive en fin de vie à cause d'Amazon. Rendez-vous donc sur le wiki KindleModding qui explique la marche à suivre modèle par modèle, avec un Discord pour l'entraide.

Merci François pour le lien !

  • ✇Korben
  • Fabriquer un circuit imprimé sans aucun logiciel, juste avec un marqueur
    Un bricoleur connu sous le pseudo ALTco a fabriqué un circuit imprimé sans toucher au moindre logiciel. Pas de conception sur ordinateur, pas de commande envoyée à une usine. Juste un marqueur, une plaque de cuivre et un bain chimique. Rien d'autre. La méthode date d'avant l'informatique, et elle fonctionne toujours aussi bien. Le circuit imprimé, c'est cette plaque qu'on trouve dans absolument tous les appareils électroniques : sur sa surface courent de fines pistes de cuivre qui relient les co

Fabriquer un circuit imprimé sans aucun logiciel, juste avec un marqueur

22 mai 2026 à 13:18

Un bricoleur connu sous le pseudo ALTco a fabriqué un circuit imprimé sans toucher au moindre logiciel. Pas de conception sur ordinateur, pas de commande envoyée à une usine. Juste un marqueur, une plaque de cuivre et un bain chimique. Rien d'autre.

La méthode date d'avant l'informatique, et elle fonctionne toujours aussi bien.

Le circuit imprimé, c'est cette plaque qu'on trouve dans absolument tous les appareils électroniques : sur sa surface courent de fines pistes de cuivre qui relient les composants entre eux.

Aujourd'hui, on les dessine sur un logiciel spécialisé, le logiciel EDA (conception électronique assistée par ordinateur), avant de transmettre le fichier à un fabricant qui se charge du reste. ALTco a tout simplement zappé cette étape.

Sa méthode tient en quelques gestes. Il part d'une plaque de cuivre brut, qu'il nettoie soigneusement pour que l'encre accroche bien. Puis il dessine directement les pistes du circuit à la main, au marqueur permanent.

La plaque part ensuite tremper plusieurs minutes dans un bain de perchlorure de fer, un produit chimique qui ronge le cuivre. Le marqueur, lui, protège le cuivre qu'il recouvre, et tout le reste finit dissous. Il ne reste plus qu'à rincer à l'eau puis à l'alcool pour effacer le marqueur, et le circuit apparaît.

Avant d'arriver à ce résultat propre, ALTco a pas mal tâtonné. Il a testé différents marqueurs et peintures censés résister à la gravure, et même des produits gravants faits maison, avant de revenir au perchlorure de fer, le grand classique du genre.

Le circuit qui sort de tout ça n'est pas un gadget de démonstration : c'est un petit contrôleur de ventilateur, qui pilotera un absorbeur de fumée pour ses séances de soudure.

On peut se demander pourquoi s'embêter avec ça, alors qu'une plaque propre coûte quelques euros chez un fabricant.

Pour une petite carte unique, faite chez soi en une après-midi, ça évite d'attendre une livraison et de passer par une commande minimum par exemple. Et puis il y a le plaisir de fabriquer soi-même, du début à la fin.

Le plus étonnant arrive à la fin. Un tracé fait main peut être électriquement meilleur qu'un tracé parfait. Les pistes dessinées au marqueur forment des courbes douces, là où un logiciel génère souvent des angles bien nets. Or ces angles renvoient une partie du signal électrique vers l'arrière, un peu comme un écho qui rebondit.

Les courbes, elles, laissent le signal filer sans accroc. Sur des circuits rapides, ça change vraiment quelque chose.

Bref, une méthode lente, salissante et imprécise. Mais voir un circuit naître d'un marqueur et d'un bac de liquide, c'est quand même autre chose qu'un produit expédié en usine.

Source : Huckster.io

  • ✇Korben
  • Casio F-91W - Comment régler et utiliser la montre culte ?
    Cet article contient des liens affiliés Bon, vous le savez, j'utilise mon site aussi comme un pense-bête. Et comme je viens de me racheter une nouvelle montre, j'en profite pour me faire mon petit mode d'emploi, rien qu'à moi. Donc je suis au regret de vous annoncer que cet article ne vous intéressera pas du tout ^^, sauf si vous avez la même montre évidemment... Cette Casio F-91W coûte une vingtaine d'euros, elle est quasi increvable, et si j'ai choisi ce modèle, c'est parce que je voulais un

Casio F-91W - Comment régler et utiliser la montre culte ?

Par : Korben ✨
22 mai 2026 à 13:05
Cet article contient des liens affiliés

Bon, vous le savez, j'utilise mon site aussi comme un pense-bête. Et comme je viens de me racheter une nouvelle montre, j'en profite pour me faire mon petit mode d'emploi, rien qu'à moi. Donc je suis au regret de vous annoncer que cet article ne vous intéressera pas du tout ^^, sauf si vous avez la même montre évidemment...

Cette Casio F-91W coûte une vingtaine d'euros, elle est quasi increvable, et si j'ai choisi ce modèle, c'est parce que je voulais une montre pas chère et solide, rien d'autre. J'en ai rien à faire de compter mes pas ou de recevoir des notifs au poignet. Je sais qu'il y a des gens qui mettent carrément du Linux sur leur montre , grand bien leur fasse, mais perso, plutôt qu'une smartwatch à 300 balles qu'il faut recharger tous les jours, je préfère claquer mes sous dans ce machin et profiter de ses 7 ans d'autonomie (oui oui ^^).

Mais avant, petit rappel pour ceux qui débarquent. La F-91W, c'est Casio qui la sort en 1989, elle est dessinée par Ryūsuke Moriai , et depuis le modèle n'a quasiment pas bougé. C'est l'une des montres les plus vendues de la planète, dans les 100 millions d'exemplaires écoulés au fil des années. J'aime beaucoup son look digital rétro des années 90, elle ne pèse que 21 grammes (le poids de votre âme ^^), et comme je vous le disais, sa pile lithium CR2016 tiendra environ 7 ans soit le temps qu'une smartwatch rende l'âme 2 ou 3 fois. Et niveau précision annoncée, on est à ±30 secondes par mois.

Maintenant côté flotte, elle encaisse les éclaboussures et la pluie, mais c'est tout. Pas de douche avec, pas de piscine non plus donc attention !

Et niveau features de fou, elle fait juste l'heure, l'alarme et le chrono. Oui, je sais, vos influenceurs préférés déballent des Rolex à 15 000 € défiscalisées pour leurs stories insta et moi, je débarque avec ma Casio en plastique 1000 fois moins cher histoire de vous coller la honte !

Mais y'a un truc marrant que j'ai découvert en écrivant cet article c'est que Barack Obama portait déjà une F-91W bien avant d'entrer à la Maison-Blanche. Notez que Trump, lui, n'en aurait aucun usage, car il paraît qu'il ne sait même pas lire l'heure.

Mais alors maintenant le vrai morceau, LE truc pour lequel j'écris cet article incroyable c'est : Comment est-ce qu'on règle ce machin ?? Comme la F-91W tourne sur le module Casio 593 (le numéro est gravé au dos), et toute la logique de "programmation" passe par 3 boutons... Une fois que vous et moi auront pigé comment utiliser ces 3 boutons, on saura tout faire (comme avec la barre de fer) et on pourra se concentrer sur comment utiliser ces foutus 3 coquillages.

Les 3 boutons et les 4 modes

Y'a donc 3 boutons sur la F-91W. En haut à gauche, le bouton (L), c'est l'éclairage. En bas à gauche, le bouton (C), c'est celui qui change de mode. Et à droite, le bouton (A), c'est celui qui ajuste les valeurs.

Je peux pas faire plus clair...

Et la montre a 4 affichages, et on passe de l'un à l'autre en appuyant sur (C) : l'heure normale, l'alarme quotidienne, le chrono, et le réglage heure/calendrier. Un appui sur (C) et on avance d'un cran, et au bout on revient à l'heure normale. Gardez ça en tête, parce que tout le reste en découle.

Régler l'heure et la date

Depuis l'affichage normal, appuyez 3 fois sur (C). Les secondes se mettent à clignoter, vous êtes en mode réglage.

À partir de là c'est toujours la même mécanique : (A) change la valeur qui clignote, et (L) passe au champ suivant. Ensuite, l'ordre est imposé par la montre, à savoir : secondes, heures, minutes, mois, date, puis jour de la semaine.

(A) remet les secondes à zéro, ce qui est pratique pour se caler pile sur un top horaire comme dans Parker Lewis. Ensuite, (L) pour passer aux heures, (A) pour les avancer, encore (L) pour les minutes, (A) pour les avancer...etc. Et hop, pareil pour le mois, la date et le jour. Et si une valeurs est déjà bonne, vous la sautez en appuyant juste sur (L).

Et quand tout est réglé, un appui sur (C) et c'est validé.

Petit gain de temps aussi, si vous maintenez (A) plus de 2 secondes, les chiffres défilent en accéléré. Pas besoin donc de marteler le bouton 12 fois pour passer de janvier à décembre.

Passer en 24h (ou en 12h)

Celle-là, pas besoin d'entrer dans les réglages. Depuis l'affichage normal de l'heure, chaque appui sur (A) bascule entre le format 24h et le format 12h (avec le petit AM/PM), et vous voyez le changement direct à l'écran. Voilà, c'est tout.

Jack Bauer n'a qu'à bien se tenir !

Régler l'alarme

Hop, un appui sur (C) depuis l'heure normale vous met sur l'alarme quotidienne (l'écran affiche AL). Le principe est le même que pour l'heure : (L) pour passer des heures aux minutes, (A) pour faire avancer les chiffres. Un dernier (L) pour terminer.

L'alarme sonne ensuite durant 20 secondes pile à l'heure prévue, tous les jours. Pour la couper quand elle braille, suffit d'appuyer sur n'importe quel bouton. Et si vous voulez juste vérifier qu'elle marche bien, maintenez (A) enfoncé en mode alarme, ça déclenche le bip de test.

Le carillon horaire (un bip toutes les heures)

Ça c'est le fameux bip qui sonne à chaque heure pile même la nuit ^^. Sur la F-91W il est séparé de l'alarme, mais les deux se règlent au même endroit. En mode alarme, chaque appui sur (A) fait tourner 4 combinaisons : alarme + carillon, rien du tout, alarme seule, carillon seul.

Du coup vous appuyez sur (A) jusqu'à tomber sur le réglage qui vous arrange. Les petits indicateurs en haut de l'écran (une cloche pour le carillon, une icône d'onde pour l'alarme) vous disent ce qui est actif. Perso, le carillon je le coupe, ça rend dingue !

Le chronomètre

Pour le chrono, c'est 2 appuis sur (C) depuis l'heure normale et vous voilà sur le chrono (l'écran affiche ST, à zéro). Il monte jusqu'à 59 minutes 59,99 secondes, au centième de seconde.

Bon, moi je m'en sers pas, à part peut-être pour la cuisson des oeufs à la coque mais pour un chronométrage simple : (A) démarre, (A) arrête, (A) repart, et (L) remet à zéro une fois arrêté.

Pour un temps intermédiaire (un "split"), pendant que ça tourne vous appuyez sur (L), l'affichage se fige sur le temps de passage alors que le chrono continue de tourner derrière. Un nouvel appui sur (L) et il rattrape le temps réel. Ensuite c'est (A) pour arrêter, (L) pour remettre à zéro.

C'est simple la vie, non ?

L'éclairage

Le bouton (L) en haut à gauche allume la petite loupiote, dans n'importe quel mode, mais autant vous le dire tout de suite, c'est faiblard de fou, genre luciole en soins palliatifs. Dans le noir complet vous devinerez l'heure plus que vous ne la lisez mais bon ça dépanne. Bah ouais c'est une montre pas chère !

L'éclairage le plus nul de l'histoire des éclairages

Le piège du 29 février

Le seul vrai truc à retenir avec cette montre, c'est que son calendrier est réglé en usine sur 28 jours pour février, point. Hé oui, la montre ne gère pas les années bissextiles toute seule. Donc attention, tous les 4 ans (2028, 2032...), le 1er mars la date sera décalée d'un jour, et faudra repasser dans les réglages la corriger à la main, sinon vous risquez de louper des rendez-vous. C'est pas méchant, mais vous savez pourquoi.

Et si jamais vous appuyez n'importe comment et que l'écran affiche un truc bizarre, pas de panique, ses composants ne peuvent en aucun cas être endommagés du fait d'une mauvaise utilisation des boutons.

Voilà, si vous avez été jusqu'au bout de cet article, c'est peut-être parce qu'elle vous intéresse. Vous la trouverez donc sur Amazon pour pas cher mais attention, y'a plein de version,

Pour bien comprendre ce que vous achetez, voici comment lire une référence Casio :

Notez qu'il y a pas mal de contrefaçons, donc je vous conseille de l'acheter sur la boutique Amazon de Casio. La vraie, la seule, l'originale old school, vendue en Europe c'est celle-là et puis c'est tout.

Et si vous avez déjà une F-91W, un moyen rapide de savoir si c'est une vraie ou une fausse, c'est de regarder tout ça :

  1. Le test "CASIO" : vous maintenez 3 ou 4 sec le bouton en bas à droite et sur une vraie, le mot CASIO s'affichera en gros sur l'écran. Sur la plupart des fausses, y'aura soit rien, soit tous les segments s'allumeront (le fameux 88:88 88). Attention quand même les "super fakes" récents ont commencé à imiter ce truc, donc c'est plus suffisant.
  2. Le fond du boîtier : sur une vraie, les inscriptions (593, CASIO, F-91W, STAINLESS STEEL BACK, WATER RESISTANT) sont gravées nettes et précises. Sur une fausse, c'est tamponné, mal aligné, parfois avec des fautes de typo ou la mauvaise police.
  3. La boucle du bracelet : CASIO gravé sur la boucle d'une vraie. Sur une fausse, boucle nue ou marquage approximatif.
  4. Le bracelet : un petit numéro (genre 472, 304,233) est moulé dans la résine.
  5. L'écran de biais : la vraie reste lisible sous un angle prononcé. Les fausses utilisent un LCD bas de gamme avec un angle de vue catastrophique.
  6. L'ancienne astuce du "u" : il y avait aussi un petit u imprimé sur le boîtier des vraies et sur les fausses, le u était souvent énorme. Mais Casio a depuis arrêté de le mettre, donc son absence n'est plus un vrai signe... Toutefois, un gros u, ça reste un drapeau rouge !

Bref, voilà ma F-91W bien décortiquée ! Comme ça, je saurais la régler sans la notice la prochaine fois... j'imagine que ce sera le 29 février 2028...

  • ✇Korben
  • Il a recréé la veste à écran de Cyberpunk 2077
    Dans le jeu Cyberpunk 2077, un des vêtements qui marquent l'environnement visuel, c'est cette veste avec un petit écran intégré dans le col, qui diffuse des images en boucle. Un objet purement décoratif du jeu, le genre de détail qui pose l'ambiance futuriste sans qu'on puisse vraiment l'avoir. Sauf qu'un bidouilleur connu sous le pseudo Zibartas a décidé qu'il en voulait une, pour de vrai. Il l'a fabriquée. Et le résultat colle de très près au modèle vu dans le jeu. Il y a d'abord quatre éc

Il a recréé la veste à écran de Cyberpunk 2077

22 mai 2026 à 13:02

Dans le jeu Cyberpunk 2077, un des vêtements qui marquent l'environnement visuel, c'est cette veste avec un petit écran intégré dans le col, qui diffuse des images en boucle.

Un objet purement décoratif du jeu, le genre de détail qui pose l'ambiance futuriste sans qu'on puisse vraiment l'avoir. Sauf qu'un bidouilleur connu sous le pseudo Zibartas a décidé qu'il en voulait une, pour de vrai. Il l'a fabriquée. Et le résultat colle de très près au modèle vu dans le jeu.

Il y a d'abord quatre écrans OLED flexibles, c'est-à-dire des dalles capables de se courber légèrement, contrairement à un écran de smartphone classique qui est rigide. Chacune a un format allongé, façon téléphone, et coûte autour de 300 dollars pièce.

Faites le calcul : rien que pour les écrans, la facture grimpe à 1200 dollars. Autant dire que ce n'est pas le genre de bricolage qu'on lance un dimanche après-midi sans réfléchir.

Pour faire tourner tout ça, Zibartas a glissé deux Raspberry Pi 4, ces mini-ordinateurs de la taille d'une carte bancaire qu'on retrouve dans une bonne partie des projets de bidouille électronique. Un Pi gère une paire d'écrans, le second s'occupe de l'autre paire.

Le problème, c'est de garder les quatre dalles synchronisées pour que la vidéo défile partout en même temps, sans décalage. La solution choisie est simple : les deux Raspberry Pi communiquent entre eux via leurs broches GPIO, ces petites pattes de connexion qui servent normalement à brancher des composants, histoire de se mettre d'accord sur le tempo. Le Pi 4, pourtant un modèle plus ancien, a été choisi volontairement car il permet une astuce technique précise pour diffuser une vidéo bien fluide sur deux écrans à la fois.

Pour les couture, la veste n'a pas été achetée puis modifiée : elle a été cousue entièrement de zéro pour ce projet. Le vrai défi, c'était de loger les écrans dans le grand col sans qu'ils se cassent au moindre mouvement. Zibartas a donc imprimé en 3D une structure rigide pour les caler et les protéger. Détail un peu rigolo : une fois installés, les écrans flexibles ne plient quasiment plus. Leur souplesse aura surtout servi pendant le montage, pour les manipuler sans les briser.

Le projet laisse quand même une question de côté : l'autonomie. Deux Raspberry Pi et quatre écrans OLED, ça consomme, et il faut donc trimballer une batterie quelque part sur soi. Tenir une soirée entière avec la veste allumée risque d'être un peu tendax. Pour une démo ou une convention cosplay, par contre, c'est carrément rigolo.

Source : Hackaday

  • ✇Korben
  • Ce petit gadget DIY vous prédit l'avenir quand vous le secouez
    Le maker connu sous le pseudo gokux a fabriqué un objet aussi inutile que mignon : un fortune cookie électronique. Vous le secouez, et il affiche une prédiction sur son petit écran. Voilà, c'est tout. Et c'est très bien comme ça. Sous le capot, c'est un condensé de composants accessibles. Le cerveau, c'est un Seeed Xiao ESP32-S3 Plus, un microcontrôleur minuscule, autrement dit une puce programmable qui fait tourner le tout. L'affichage passe par un écran e-paper, le même type d'écran que su

Ce petit gadget DIY vous prédit l'avenir quand vous le secouez

22 mai 2026 à 10:44

Le maker connu sous le pseudo gokux a fabriqué un objet aussi inutile que mignon : un fortune cookie électronique. Vous le secouez, et il affiche une prédiction sur son petit écran. Voilà, c'est tout. Et c'est très bien comme ça.

Sous le capot, c'est un condensé de composants accessibles. Le cerveau, c'est un Seeed Xiao ESP32-S3 Plus, un microcontrôleur minuscule, autrement dit une puce programmable qui fait tourner le tout.

L'affichage passe par un écran e-paper, le même type d'écran que sur une liseuse, qui ne consomme du courant que pour changer d'image. Pour détecter quand vous secouez l'objet, gokux a ajouté un accéléromètre MPU-6050, le capteur de mouvement qu'on trouve dans les manettes et les téléphones.

Et une petite batterie Li-Po alimente l'ensemble. Rien d'introuvable, tout se commande en ligne pour une poignée d'euros.

Le bon point, c'est que tout est embarqué. Le gadget stocke plus de 3 000 prédictions et fonctionne entièrement hors ligne, donc pas besoin de connexion, pas de serveur, pas d'appli.

Votre oracle de poche marche même au fond d'une cave. L'écran e-paper apporte un vrai plus ici : une fois la prédiction affichée, elle reste lisible même batterie vide, comme une vraie page de papier. Et gokux n'a pas oublié de glisser deux modes bonus, accessibles via les boutons sur le côté : un lanceur de dés et un tirage à pile ou face. De quoi régler vos petits dilemmes du quotidien sans même sortir le téléphone.

Le projet est entièrement documenté sur Instructables , vous y trouvez la liste des pièces, le câblage, les fichiers à imprimer en 3D, le code et même les instructions pour ajouter vos propres prédictions. Comptez quelques dizaines d'euros de composants et une soirée de montage, pas plus. C'est le projet idéal à offrir, ou à bricoler avec un ado curieux d'électronique.

Et comme le code est ouvert, rien ne vous empêche de remplacer les 3 000 messages d'origine par vos propres blagues, citations ou vannes pour vos collègues. C'est exactement le genre de projet parfait pour débuter, assez simple pour ne pas décourager, assez complet pour apprendre à manipuler un ESP32 et un écran e-paper en même temps.

Bref, ça ne sert objectivement à rien, et c'est précisément pour ça qu'on a envie d'en monter un.

Source : Hackaday

  • ✇Korben
  • Boring Notch - L'encoche du MacBook devient enfin utile !
    Depuis 2021, Apple colle une encoche en haut des écrans de MacBook et n'en fait à peu près rien. C'est juste une zone sombre pour cacher la caméra et qui mange la barre des menus. Heureusement, l'équipe TheBoredTeam a décidé que ça suffisait et vient de sortir boring.notch , une app gratuite et open source qui transforme ce trou noir en un vrai centre de contrôle dynamique, dans l'esprit de la Dynamic Island de l'iPhone. L'installation se fait avec Homebrew comme ceci : brew install --cask TheBo

Boring Notch - L'encoche du MacBook devient enfin utile !

Par : Korben ✨
22 mai 2026 à 09:58

Depuis 2021, Apple colle une encoche en haut des écrans de MacBook et n'en fait à peu près rien. C'est juste une zone sombre pour cacher la caméra et qui mange la barre des menus.

Heureusement, l'équipe TheBoredTeam a décidé que ça suffisait et vient de sortir boring.notch , une app gratuite et open source qui transforme ce trou noir en un vrai centre de contrôle dynamique, dans l'esprit de la Dynamic Island de l'iPhone.

L'installation se fait avec Homebrew comme ceci :

brew install --cask TheBoredTeam/boring-notch/boring-notch

Et ensuite, suffit de poser le curseur sur l'encoche, elle se déploie, et vous tombez sur les contrôles de votre musique avec un visualiseur animé, une zone où glisser-déposer vos fichiers, un affichage pour le volume et luminosité entièrement refait, l'indicateur de batterie et même votre prochain rendez-vous Tinder dans votre agenda.

La zone pour les fichiers est la fonction que je trouve la plus pratique car vous balancez un fichier et il reste là, accessible, à tout moment. Vous pouvez alors le ré-attraper depuis n'importe quelle fenêtre, façon presse-papier physique. La fonctionnalité est inspirée du projet DropNotch et reprend même un comportement type AirDrop. C'est pratique par exemple pour trimballer un screenshot d'une app à l'autre sans le perdre dans tout le bazar que vous avez sur votre Bureau (mon Bureau ressemblant à un champ de bataille, je valide).

L'app joue donc dans la même cour que NotchNook, l'app d'encoche la plus connue sauf que NotchNook, ça coute 25 dollars de licence ou 3 dollars par mois en abonnement. Boring Notch, lui, est gratuit et sous licence libre.

Notez que l'équipe n'a pas encore de compte développeur Apple, du coup, au premier lancement, macOS va gueuler que l'app vient d'un développeur non identifié. Si vous passez par Homebrew, le souci est réglé automatiquement mais sinon, après avoir déposé l'app dans Applications, une seule commande dans le Terminal lèvera le blocage de Gatekeeper.

xattr -dr com.apple.quarantine /Applications/boringNotch.app

Vous pouvez aussi passer par Sentinel si vous n'êtes pas à l'aise avec le terminal.

Dans le genre petit utilitaire macOS qu'on installe et qu'on ne lâche plus, ça rejoint des trucs comme Lolgato pour dompter ses Elgato ou DeskPad et son écran virtuel. Et le projet ne compte pas s'arrêter là puisque la roadmap annonce l'intégration des rappels, une fonction miroir pour vérifier sa tête en visio, le contrôle gestuel personnalisable, des widgets d'écran verrouillé, la météo et carrément un système d'extensions. Bref, cette encoche qui rime avec moche pourrait devenir un hub central du Mac à l'avenir.

Et il est également très probable qu'Apple s'empare de l'idée pour da prochaine release majeure de macOS, qui sait ?

  • ✇Korben
  • Les clés API Google encore en vie même après leur suppression
    Vous supprimez une clé API Google qui a fuité , et l'interface vous confirme que c'est bien réglé, que la clé ne fonctionne plus. Alors vous commencez à vous détendre en vous disant que vous avez bien fait votre boulot. BAH NAN ! Car vous ne le savez pas, mais cette clé va continuer de fonctionner encore durant 23 minutes. C'est en tout cas ce qu'ont mesuré les chercheurs d'Aikido Security en testant ce truc tout bête de révoquer une clé, puis de taper sur l'API en boucle pour voir quand ça s'ar

Les clés API Google encore en vie même après leur suppression

Par : Korben ✨
22 mai 2026 à 09:43

Vous supprimez une clé API Google qui a fuité , et l'interface vous confirme que c'est bien réglé, que la clé ne fonctionne plus. Alors vous commencez à vous détendre en vous disant que vous avez bien fait votre boulot.

BAH NAN !

Car vous ne le savez pas, mais cette clé va continuer de fonctionner encore durant 23 minutes. C'est en tout cas ce qu'ont mesuré les chercheurs d'Aikido Security en testant ce truc tout bête de révoquer une clé, puis de taper sur l'API en boucle pour voir quand ça s'arrêtait vraiment.

Et résultat des courses, une clé API classique survit en moyenne 16 minutes après sa suppression, et jusqu'à 23 minutes dans le pire des cas. Cela veut dire que pendant tout ce temps, un attaquant qui a récupéré votre clé peut continuer de l'utiliser peinard. Et vous n'avez aucun moyen de couper plus vite, ni même de savoir quand ça s'arrête pour de bon.

Ce sont les clés API de Schrödinger le bordel... Techniquement comme vous vous en doutez, c'est surtout une histoire de propagation car Google ne tue pas la clé d'un coup sur tous ses serveurs, mais l'info se diffuse petit à petit, et chaque serveur arrête de l'accepter à son rythme. Le souci, c'est que ce délai et largement suffisant par exemple pour vider un bucket pendant que vous pensez que le danger est écarté.

Le plus beau, c'est que Google sait parfaitement faire vite quand il veut puisque les clés de compte de service, elles, sont coupées en 5 secondes. et les clés Gemini récentes en 1 minute. Du coup, ces 16 minutes de moyenne sur les vieilles clés API n'ont rien d'une fatalité technique... c'est juste un choix ! Aikido a bien sûr remonté le problème, et Google a bizarrement classé le ticket en « won't fix », en expliquant que ce délai de propagation était une propriété connue du système, et pas une faille de sécurité.

Donc si vous gérez des clés Google en prod, partez du principe qu'une clé compromise reste exploitable une bonne demi-heure après sa révocation. Et surtout, mettez en place des plafonds de dépenses bien serrés sur votre projet parce que le vrai cauchemar, c'est moins l'accès que la facture qui débarque ensuite. On a déjà vu des devs se prendre des notes à cinq chiffres à cause d'une clé qui traîne, et des utilisateurs Google Cloud facturés par erreur .

Source : Aikido Security

  • ✇Korben
  • Une console rétro "Lenovo" à 72 dollars, bourrée de ROMs Nintendo piratées
    Une console de jeu portable estampillée Lenovo est apparue sur AliExpress à environ 72 dollars, et elle a un détail embarrassant : elle est livrée avec des milliers de jeux Nintendo piratés préinstallés. Le genre de produit qu'on prendrait pour une contrefaçon. Sauf que non. Interrogé sur cette G02, Lenovo a confirmé que la console est bien officielle. C'est ce qu'on appelle un produit en marque blanche : Lenovo n'a pas conçu l'appareil, mais a accordé une licence d'utilisation de son nom à un f

Une console rétro "Lenovo" à 72 dollars, bourrée de ROMs Nintendo piratées

22 mai 2026 à 09:25

Une console de jeu portable estampillée Lenovo est apparue sur AliExpress à environ 72 dollars, et elle a un détail embarrassant : elle est livrée avec des milliers de jeux Nintendo piratés préinstallés. Le genre de produit qu'on prendrait pour une contrefaçon. Sauf que non.

Interrogé sur cette G02, Lenovo a confirmé que la console est bien officielle. C'est ce qu'on appelle un produit en marque blanche : Lenovo n'a pas conçu l'appareil, mais a accordé une licence d'utilisation de son nom à un fabricant tiers, via un accord régional réservé au marché chinois.

La G02 ne fait pas partie du catalogue mondial de Lenovo, mais elle porte bel et bien son logo, en toute légalité côté marque. C'est un modèle courant : une marque connue loue son nom, un fabricant local s'occupe du reste.

Le problème, c'est ce qu'il y a dedans. La console démarre avec le branding Lenovo, puis donne accès à des milliers de ROMs, ces copies de jeux rétro, en grande majorité des titres Nintendo.

Et là, plus de zone grise : il est hautement improbable que ces jeux soient sous licence. Nintendo est sans doute l'éditeur le plus féroce de l'industrie quand il s'agit de défendre sa propriété intellectuelle, et la firme a déjà fait fermer des dizaines de projets d'émulation à coups d'avocats.

Pour l'acheteur, l'affaire est presque trop belle : une machine de rétrogaming à 72 dollars, le logo d'un géant de l'informatique, et une ludothèque entière offerte. Sauf que cette ludothèque, personne ne l'a payée aux ayants droit.

Et la console continue de se vendre tranquillement sur AliExpress, accessible aux acheteurs chinois comme au reste du monde.

Du coup, Lenovo se retrouve dans une position franchement inconfortable. Son nom, validé par un contrat officiel, s'affiche sur un appareil qui distribue du jeu piraté à l'échelle industrielle. C'est précisément le risque du modèle de la marque blanche : vous touchez une redevance pour prêter votre logo, mais vous ne contrôlez pas toujours ce que le partenaire met dans la boîte.

Quelque part en Asie, un service juridique doit déjà transpirer.

Source : Tom's Hardware

  • ✇Korben
  • niri - Le compositor Wayland qui scrolle vos fenêtres à l'infini
    niri , c'est un compositor Wayland écrit en Rust par Ivan Molodetskikh, et il a un drôle de kink qui est de ne jamais redimensionner vos fenêtres dans votre dos. Jamais !! Ainsi, quand vous ouvrez une nouvelle appli, elle vient se coller à droite de la précédente sur une bande horizontale qui s'étend à l'infini. Pas de grille rigide, pas d'empilement façon Tetris, vous scrollez simplement vers la droite pour balader votre regard sur vos fenêtres, comme on fait défiler une pellicule photo. Vo

niri - Le compositor Wayland qui scrolle vos fenêtres à l'infini

Par : Korben ✨
22 mai 2026 à 09:07

niri , c'est un compositor Wayland écrit en Rust par Ivan Molodetskikh, et il a un drôle de kink qui est de ne jamais redimensionner vos fenêtres dans votre dos. Jamais !!

Ainsi, quand vous ouvrez une nouvelle appli, elle vient se coller à droite de la précédente sur une bande horizontale qui s'étend à l'infini. Pas de grille rigide, pas d'empilement façon Tetris, vous scrollez simplement vers la droite pour balader votre regard sur vos fenêtres, comme on fait défiler une pellicule photo.

Ce concept vient de PaperWM, une extension GNOME que pas mal de gens vénèrent sauf que Molodetskikh a préféré tout réécrire de zéro en Rust car PaperWM galérait fort à isoler les espaces de travail par écran. Grâce à ça, maintenant chaque écran a sa propre bande de fenêtres, totalement indépendante des autres.

Pour l'installer, y'a des paquets pour la plupart des distros (Fedora, Arch, NixOS), ou vous compilez avec cargo si vous aimez vivre dangereusement. Comptez 10 minutes de mise en place pour un truc fonctionnel et comme niri est juste un compositor, il vous faudra aussi une barre et un lanceur par-dessus, genre DankMaterialShell ou Noctalia.

Avec niri, Les espaces de travail s'empilent verticalement à la GNOME, y'a une vue d'ensemble qui dézoome pour voir tout votre bazar d'un coup, des fenêtres flottantes, le scaling fractionnaire au pixel près, et même les gestes sur le touchpad. Puis la config se recharge à chaud, donc vous bidouillez votre fichier comme vous voulez, sans avoir à relancer quoi que ce soit.

Et contrairement à pas mal de compositors Wayland qui font la gueule dès qu'ils croisent une carte NVIDIA, niri tourne nickel dessus. Il s'en sort même très bien sur un Eee PC 900 de 2008 (Je dois encore avoir le mien quelque part...).

Maintenant, ce genre de scroll infini ça ne plait pas à tout le monde car comme vos fenêtres partent hors écran à droite, vous ne savez pas toujours s'il vous reste 2 fenêtres ouvertes ou 50. On se perd un peu au début, juste le temps de prendre le réflexe d'ouvrir la vue d'ensemble mais après c'est du bonheur !

Côté compatibilité, les vieilles applis X11 passent via xwayland-satellite et si toute cette histoire de X11 contre Wayland vous parle, j'avais causé aussi y'a un moment de Wayback qui fait le pont dans l'autre sens. Et puis si c'est juste le tiling qui vous tente mais que vous êtes coincé sous Windows, jetez un œil à Seelen .

Bref, si vous en avez marre de réorganiser vos fenêtres à la main et que l'idée de scroller votre bureau vous botte, niri vaut le coup, en plus c'est gratuit et sous licence libre.

Merci à François pour le lien !

  • ✇Korben
  • Web Serial débarque enfin dans Firefox !
    On est vendredi, j'ai un mal de tête carabiné mais je me pose quand même devant l'ordi pour vous annoncer une bonne nouvelle ! Firefox 151 sur desktop vient enfin d'implémenter une fonctionnalité que Mozilla refusait catégoriquement de supporter depuis 6 ans : le support de l'API Web Serial. Alors non, c'est pas un gros mot, hein, ça veut surtout dire qu'un site web ouvert avec Firefox peut maintenant lire et écrire directement sur du matériel que vous branchez en USB, genre un Arduino, un ESP32

Web Serial débarque enfin dans Firefox !

Par : Korben ✨
22 mai 2026 à 08:43

On est vendredi, j'ai un mal de tête carabiné mais je me pose quand même devant l'ordi pour vous annoncer une bonne nouvelle ! Firefox 151 sur desktop vient enfin d'implémenter une fonctionnalité que Mozilla refusait catégoriquement de supporter depuis 6 ans : le support de l'API Web Serial.

Alors non, c'est pas un gros mot, hein, ça veut surtout dire qu'un site web ouvert avec Firefox peut maintenant lire et écrire directement sur du matériel que vous branchez en USB, genre un Arduino, un ESP32, une imprimante 3D, une clé crypto ou que sais-je encore, sans que vous ayez à installer le moindre logiciel ou pilote.

Le cas d'usage le plus parlant, c'est le flashage de microcontrôleurs. Avant, pour mettre un firmware sur un ESP32, il fallait installer esptool en Python, ou l'IDE Arduino, galérer avec les drivers série, choisir le bon port à la main. Maintenant des outils comme ESPHome ou Home Assistant font tout ça depuis un onglet, en quelques clics. Vous branchez la carte, le site demande l'autorisation d'accéder au port, et c'est réglé. Adafruit fait pareil pour installer CircuitPython sur ses cartes ESP32-S2.

Et pour comprendre pourquoi c'est une vraie bonne nouvelle, il faut se rappeler d'où on vient. Chrome propose quand même Web Serial depuis 2021 mais Mozilla a toujours considéré qu'un accès série accordait trop de contrôle sur un appareil, sans la moindre authentification. Et ils n'ont pas tord... D'ailleurs Apple, de son côté, campe toujours sur cette position et qualifie carrément la spec de dangereuse, notamment à cause des risques de fingerprinting .

Mais ce qui a fait bouger Mozilla, c'est un revirement progressif en interne. En 2022, Bobby Holley, le CTO de Firefox, a rouvert le dossier, puis en 2024, il a posé ses conditions, à savoir un mécanisme de contrôle par add-on et un consentement clairement formulé. Et le résultat, on peut le voir dans l'implémentation finale, puisque l'autorisation marche par site et par port. C'est bien puisqu'un site ne voit absolument rien tant que vous ne lui donnez pas la main, et ne récupère aucune liste des appareils branchés, ni aucune info de fingerprinting exploitable au-delà du port que vous sélectionnez vous-même.

J'étais le premier à pester contre Mozilla pour cette absence de support. Parfois je les trouve trop prudent, au delà du raisonnable, ce qui les mets en décalage avec ce que proposent les autres et ce qui fait leur fait perdre bêtement des parts de marché.

Mais c'est vrai aussi que la prudence sur ce genre d'API qui touche directement au hardware, c'est ce qu'on attend tous d'un navigateur qui mise tout sur le respect de la vie privée de ses utilisateurs. D'ailleurs, pour les parano ou les admins système (oui c'est pareil ^^), sachez qu'en environnement Firefox Enterprise, Web Serial est désactivé par défaut.

Au-delà du flashage de cartes, les usages réels sont déjà très nombreux. Un ingénieur de Mozilla, Florian Quèze, s'en sert par exemple pour lire la consommation d'un compteur USB d'énergie standard (du genre AVHzY C3 ou Joy-IT TC66C) et balancer les données directement dans le Firefox Profiler. Les imprimantes 3D, les briques LEGO programmables, les Raspberry Pi Pico, tout ce petit monde cause série et devient ainsi pilotable depuis une page web.

D'ailleurs je vous parlais récemment de CANviz, qui analyse le bus CAN de votre bagnole directement dans le navigateur, hé bien c'est typiquement le genre de truc que Web Serial rend possible sans app native.

Après la spec Web Serial traîne toujours au Web Incubator Community Group, donc rien n'est gravé dans le marbre mais cela dit, Mozilla pousse pour une vraie standardisation via le WHATWG, ce qui n'était pas gagné vu d'où on est parti.

Voilà, allez, je vous laisse, j'ai un dafalgan qui m'attend ^^

Source

  • ✇Korben
  • Vous avez reçu un colis que vous n'avez pas commandé ? Attention au brushing
    -- Article en partenariat avec Surfshark -- C'est peut-être arrivé à une de vos connaissances récemment (ou même à vous). Un petit colis anonyme, sans expéditeur clair, avec dedans une coque de téléphone bas de gamme ou un ustensile de cuisine bidon. Elle a haussé les épaules, jeté l'objet, oublié l'incident. Ou elle avait besoin de l'objet en question et s'est dit "wow quelle chance, enfin une erreur de livraison en ma faveur pour une fois". Sauf que ces livraisons fantômes cachent souvent une

Vous avez reçu un colis que vous n'avez pas commandé ? Attention au brushing

Par : Korben ✨
21 mai 2026 à 18:48
-- Article en partenariat avec Surfshark --

C'est peut-être arrivé à une de vos connaissances récemment (ou même à vous). Un petit colis anonyme, sans expéditeur clair, avec dedans une coque de téléphone bas de gamme ou un ustensile de cuisine bidon. Elle a haussé les épaules, jeté l'objet, oublié l'incident. Ou elle avait besoin de l'objet en question et s'est dit "wow quelle chance, enfin une erreur de livraison en ma faveur pour une fois".

Sauf que ces livraisons fantômes cachent souvent une arnaque bien huilée comme une frite belge : le brushing. Et si vous êtes concerné, il y a des gestes simples pour limiter les dégâts. Je vous explique le bazar, les risques, et comment un outil comme Alternative ID, proposé par Surfshark, peut vous aider à reprendre la main.

Le brushing, c'est quoi ce piège à la con ?

Le brushing, c'est une fraude qui joue sur un détail simple. Pour laisser un avis vérifié sur une marketplace (Amazon & co), il faut avoir "acheté" le produit. Les vendeurs peu scrupuleux contournent cette règle en créant de faux comptes avec de vraies adresses, récupérées via des fuites de données, des datas brokers  ou des listes achetées sur le dark web.

Ils expédient ensuite un objet sans valeur à cette adresse. Une fois la livraison confirmée par le transporteur, le faux compte laisse un avis cinq étoiles et un commentaire élogieux sur leur produit qui tue. Résultat : le produit remonte dans les classements, attire de vrais acheteurs et le vendeur empile les ventes légitimes sur une réputation fabriquée.

Vous, dans l'histoire, vous n'avez rien demandé. Mais votre nom et votre adresse viennent d'être validés comme "actifs" dans la base de données du fraudeur. C'est ce signal qui pose problème.

Pourquoi c'est plus grave qu'un simple spam

Recevoir un colis inattendu peut sembler anodin. Pourtant, plusieurs risques méritent toute votre attention. D'abord, la confirmation de vos coordonnées. Une adresse validée par brushing devient une cible prioritaire pour d'autres campagnes que ce soit du phishing ciblé, des tentatives de prise de contrôle de compte ou même une usurpation d'identité partielle. Et tout ça juste parce que vous avez validé la réception du colis, donc même avant d'avoir ouvert celui-ci. Et vous ne pouvez pas y faire grand-chose car même si vous n'êtes pas chez vous, le livreur peut éventuellement le déposer chez un voisin ou un gardien d'immeuble qui validera la réception sans savoir ce qu'il se passe !

Ensuite, le risque de confusion comptable. Certains fraudeurs utilisent vos informations pour ouvrir des comptes sur des plateformes de paiement ou de crédit. Si vous ne surveillez pas vos relevés, l'activité peut passer inaperçue pendant des mois.

Enfin, la fatigue psychologique. Multiplier les signalements, les démarches administratives, les changements de mot de passe ça use. Et c'est souvent ce sur quoi comptent les escrocs, que vous abandonniez par lassitude.

Alternative ID : une parade simple et efficace

C'est là qu'intervient Alternative ID , une fonctionnalité de Surfshark souvent sous-estimée et qui est maintenant intégrée dès le starter pack (l'abonnement le moins cher).

Le concept est direct puisqu'au lieu de donner vos vraies informations pour chaque inscription en ligne, vous générez un profil secondaire. Nom, prénom, email, même numéro de téléphone temporaire. Tout est factice, mais fonctionnel pour valider une création de compte.

Appliqué au brushing, l'intérêt est immédiat. Si vous utilisez une identité Alternative ID pour vous inscrire sur une marketplace ou un site e-commerce peu connu, ou pour profiter d'une offre promotionnelle douteuse, et que ces données sont piratées ou sont revendues, ce n'est pas votre véritable identité qui se retrouve entre de mauvaises mains.

L'astuce consiste à segmenter. Une identité principale pour les services critiques (banque, administration, email personnel) et des identités secondaires pour tout le reste. En cas de fuite (et là aussi Surfshark intervient avec son système Alert qui surveille le dark web pour vous), vous supprimez l'alias concerné sans impacter vos comptes essentiels.

Ce que fait Surfshark en dehors d'Alternative ID

Alternative ID ne fonctionne pas isolément. Plusieurs fonctionnalités de Surfshark renforcent la protection globale :

  • CleanWeb bloque les domaines connus pour héberger des scripts de tracking, des pubs malveillantes ou des pages de phishing. En réduisant les requêtes vers des serveurs tiers, il limite les opportunités de collecte de données à votre insu.

  • La politique no-logs, auditée par Deloitte, et les serveurs RAM-only sont conçus pour ne conserver aucune trace de votre activité. Surfshark se conforme aux décisions de justice qui s'imposent légalement, mais comme aucune donnée d'activité n'est stockée, il n'y a concrètement rien à transmettre. C'est une protection structurelle.

  • L'IP Rotator change régulièrement votre adresse IP de sortie pendant une session. Cela complique la corrélation de vos activités par les régies publicitaires ou les trackers comportementaux.

  • Le Kill Switch, en mode strict, coupe toute connexion internet si le tunnel VPN tombe. Cela prévient les fuites accidentelles d'IP qui pourraient exposer votre localisation réelle.

Enfin, l'abonnement couvre un nombre illimité d'appareils . Vous pouvez protéger votre ordinateur, votre téléphone, ceux de votre conjoint et de vos enfants, sans surcoût. La sécurité devient alors une pratique collective, pas individuelle.

Quelques gestes concrets pour limiter les risques

Au-delà des outils, l'hygiène numérique reste la première ligne de défense. Si vous recevez un colis non commandé, ne cliquez sur aucun lien inclus dans l'emballage, ne scannez pas de QR code suspect, et ne contactez pas le numéro de "service client" indiqué. Signalez l'incident à la plateforme concernée si l'expéditeur est identifiable, et conservez une trace pour d'éventuelles démarches ultérieures. Et bien entendu n'utilisez pas l'objet en lui-même, ce sont souvent des bouses complètes qui peuvent vous exploser dans les mains ou sont réalisées en matériaux bas de gamme qui empoisonneront vos intérieurs lol.

Surveillez régulièrement vos relevés bancaires et vos comptes en ligne. Une activité inexpliquée, même mineure, peut être un signal d'alerte. Évitez aussi de réutiliser les mêmes informations personnelles sur de multiples sites. Plus vos données circulent, plus la surface d'attaque s'élargit. Enfin, activez la double authentification partout où c'est possible. Même si un fraudeur obtient votre mot de passe, cette couche supplémentaire bloque souvent l'intrusion.

Mon ressenti sur l'ensemble

Je vous l'ai déjà dit mais ce qui me plaît dans l'approche de Surfshark, c'est la cohérence entre les différentes fonctionnalités et son côté proactif. Alternative ID n'est pas un gadget ajouté pour faire joli, il s'intègre dans une logique plus large de maîtrise des données personnelles. CleanWeb, no-logs, IP Rotator, Kill Switch, le mode camouflage : chaque brique répond à un vecteur d'attaque spécifique. Ensemble, elles forment un dispositif qui ne promet pas l'invisibilité totale, mais qui rend la tâche des fraudeurs nettement plus coûteuse.

Est-ce que cela suffit à éradiquer le brushing ? Non. Aucune solution technique ne remplace la vigilance humaine. Mais cela réduit significativement les risques, et surtout, cela redonne du contrôle à l'utilisateur. Le brushing n'est pas une arnaque spectaculaire. Pas de rançon, pas de menace directe, pas de compte vidé en quelques clics. C'est une fraude sournoise, qui progresse par accumulation de petits signaux. C'est précisément ce genre de menace qui justifie une approche défensive en profondeur. Pas de solution miracle, mais des couches de protection qui, combinées, découragent l'adversaire moyen.

Et si un jour vous recevez un colis mystère, vous saurez désormais que ce n'est pas un cadeau du ciel. Juste un signal à prendre au sérieux.

L'offre du moment

Pour ceux qui souhaitent franchir le pas, Surfshark propose actuellement un tarif de 2,4€ mensuel (TTC) sur 24 mois, avec trois mois gratuits et une période d'essai de 30 jours.

L'abonnement inclut la protection d'un nombre illimité d'appareils, ce qui facilite le déploiement sur l'ensemble de votre parc personnel ou professionnel. Yapuka !

Surfshark au meilleur prix !

Précision utile : ce lien contient un identifiant affilié. Vous ne payez rien de plus, mais une commission me permet de continuer à produire des articles indépendants, sans dépendre de la publicité programmatique ou des contenus sponsorisés opaques.

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  • Android 17 travaille sur sa version de "Continuité" d'Apple
    Android 17 va donc lancer une fonction baptisée "Continue On", et l'idée est simple : reprendre une appli exactement là où vous l'avez laissée, mais sur un autre appareil. Vous lisez un document sur votre téléphone, vous attrapez votre tablette, et hop, vous repartez au même endroit sans rien chercher. Les utilisateurs d'iPhone connaissent déjà ça sous le nom de Handoff (Continuité en français). Android s'y met enfin. En pratique, c'est plutôt bien pensé. Quand vous vous approchez d'un autre

Android 17 travaille sur sa version de "Continuité" d'Apple

21 mai 2026 à 18:30

Android 17 va donc lancer une fonction baptisée "Continue On", et l'idée est simple : reprendre une appli exactement là où vous l'avez laissée, mais sur un autre appareil.

Vous lisez un document sur votre téléphone, vous attrapez votre tablette, et hop, vous repartez au même endroit sans rien chercher. Les utilisateurs d'iPhone connaissent déjà ça sous le nom de Handoff (Continuité en français). Android s'y met enfin.

En pratique, c'est plutôt bien pensé. Quand vous vous approchez d'un autre appareil Android compatible, une petite suggestion apparaît dans la barre des tâches pour ouvrir la même appli, et un simple appui fait reprendre l'activité pile où vous en étiez. Le système marche dans les deux sens, sans appareil principal : n'importe quel appareil compatible peut aussi bien envoyer que recevoir. Pas de hiérarchie particulière, pas de réglage à bidouiller.

Google donne deux exemples. Un document Google Docs ouvert sur le téléphone se rouvre dans le même onglet sur la tablette. Un fil de discussion Gmail passe du téléphone vers la version web de Gmail sur la tablette.

Et il y a une bonne idée derrière : le repli vers le web. Si l'appareil qui reçoit n'a pas l'appli installée, c'est la version web qui s'ouvre à la place. Les développeurs doivent activer cette option, mais ça évite le mur du "appli non installée" qui casserait tout l'intérêt du truc.

Il y a quand même une grosse limite pour l'instant. "Continue On" ne marche qu'entre un mobile et une tablette. Pas de transfert vers un ordinateur, pas de passage vers une autre marque, pas même entre deux téléphones.

Google promet d'élargir les combinaisons d'appareils plus tard, sans donner de date. Et le tout arrive avec Android 17, encore en bêta, pour le moment réservé aux possesseurs de Pixel via la version de test QPR1 Beta 1.

La vraie inconnue, c'est l'adoption. La fonction sera là, la documentation pour les développeurs aussi, mais il faudra que les applis du quotidien jouent le jeu.

Une fonction de continuité, ça ne vaut rien si seulement trois applis la gèrent. Apple a mis des années à bien installer Handoff dans les habitudes, et Google part de plus loin avec un écosystème Android beaucoup plus éclaté.

Source : Ghacks

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  • Le bac à sable de Claude Code avait deux failles, et c'est plus gênant qu'il n'y paraît
    Anthropic, l'entreprise derrière l'IA Claude, a corrigé en douce deux failles dans le bac à sable réseau de Claude Code, son assistant de programmation. Un bac à sable, dans le jargon, c'est un enclos de sécurité : il est censé empêcher l'outil de se connecter à des serveurs non autorisés, pour éviter qu'il envoie vos données n'importe où. Sauf que pendant cinq mois et demi, cet enclos avait une porte dérobée. La plus récente faille est en fait une jolie bidouille. Claude Code vous laisse défini

Le bac à sable de Claude Code avait deux failles, et c'est plus gênant qu'il n'y paraît

21 mai 2026 à 18:17

Anthropic, l'entreprise derrière l'IA Claude, a corrigé en douce deux failles dans le bac à sable réseau de Claude Code, son assistant de programmation. Un bac à sable, dans le jargon, c'est un enclos de sécurité : il est censé empêcher l'outil de se connecter à des serveurs non autorisés, pour éviter qu'il envoie vos données n'importe où. Sauf que pendant cinq mois et demi, cet enclos avait une porte dérobée.

La plus récente faille est en fait une jolie bidouille. Claude Code vous laisse définir une liste blanche, par exemple "autorise uniquement les connexions vers *.google.com". Un attaquant envoyait alors une adresse du genre "serveur-pirate.com<a target="_blank" rel="noreferrer noopener" href="http://0.google.com/">0.google.com", avec un caractère invisible (un octet nul) glissé au milieu.

Le filtre de sécurité, lui, lit la fin de la chaîne, voit ".google.com" et valide. Mais le système d'exploitation s'arrête au caractère invisible et se connecte en réalité à serveur-pirate.com. Le filtre et le système ne lisent pas la même adresse. La faille est là.

Combinée à une injection de prompt (le fait de cacher des instructions piégées dans un texte que l'IA va lire), la faille permettait d'exfiltrer des choses sensibles : identifiants cloud, jetons d'accès GitHub, accès aux services internes.

En clair, un dépôt de code piégé pouvait pousser Claude Code à expédier vos secrets vers le serveur de l'attaquant. Le trou a traversé plus de 130 versions de l'outil avant d'être bouché fin mars. Tout utilisateur de Claude Code qui faisait confiance à son bac à sable réseau était donc exposé sans le savoir, du développeur isolé à l'équipe en entreprise.

C'est le chercheur Aonan Guan, de Wyze Labs, qui a remonté le problème. Et sa phrase résume tout : un bac à sable troué, c'est pire que pas de bac à sable du tout. Celui qui n'a aucune protection le sait et reste prudent. Celui qui se croit protégé baisse la garde.

Anthropic affirme avoir trouvé et corrigé la faille de son côté avant le signalement, mais le souci, c'est qu'il n'y a eu ni CVE (le numéro de référence public qui catalogue une faille), ni note dans le journal des versions. Moche moche.

Source : The Register

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  • Quelqu'un a réussi à faire tourner de vraies fenêtres Linux à l'intérieur de Minecraft
    Un développeur connu sous le pseudo EVVIE a sorti Waylandcraft, un projet qui n'aurait jamais dû exister et c'est tant mieux. Le principe : faire tourner de vrais logiciels Linux directement dans le monde de Minecraft, leurs fenêtres posées comme des objets au milieu du jeu. Votre navigateur, votre éditeur de texte, un terminal, tout ça affiché sur des blocs, en 3D, et utilisable pour de vrai. Pour comprendre le délire, un mot sur Wayland. Sous Linux, c'est le système qui gère l'affichage de

Quelqu'un a réussi à faire tourner de vraies fenêtres Linux à l'intérieur de Minecraft

21 mai 2026 à 17:28

Un développeur connu sous le pseudo EVVIE a sorti Waylandcraft, un projet qui n'aurait jamais dû exister et c'est tant mieux.

Le principe : faire tourner de vrais logiciels Linux directement dans le monde de Minecraft, leurs fenêtres posées comme des objets au milieu du jeu. Votre navigateur, votre éditeur de texte, un terminal, tout ça affiché sur des blocs, en 3D, et utilisable pour de vrai.

Pour comprendre le délire, un mot sur Wayland. Sous Linux, c'est le système qui gère l'affichage des fenêtres à l'écran, le successeur moderne du vieux X11 qui datait des années 80. Au cœur de Wayland, il y a un compositeur : le programme qui assemble toutes les fenêtres ouvertes pour produire l'image finale que vous voyez sur votre moniteur. Waylandcraft, c'est exactement ça, un compositeur Wayland complet, sauf que la surface d'affichage n'est plus votre écran mais l'univers cubique de Minecraft.

En pratique, vous lancez n'importe quel programme et sa fenêtre apparaît dans la partie, posée où vous voulez, dans l'orientation que vous voulez. Et ce ne sont pas de simples images décoratives collées sur un mur : les fenêtres sont interactives, vous cliquez, vous tapez, vous utilisez le logiciel exactement comme sur un bureau classique. Un bureau Linux qui aurait juste pris la forme d'un monde plein de blocs.

Il faut quand même un peu de préparation : Linux, Minecraft et le chargeur de mods Fabric (l'outil qui permet d'ajouter des mods au jeu), plus quelques bricoles. Et le projet a ses limites. Tout ça ne marche que dans votre propre instance de jeu, impossible de diffuser ces fenêtres aux autres joueurs d'un serveur.

C'est donc une démo solo, à montrer en personne ou en vidéo. Le code est publié en open source sur GitHub, sous licence GPL, donc libre à qui veut d'aller fouiller ou contribuer.

Bref, est-ce que ça sert à quelque chose ? Absolument pas. Est-ce que c'est exactement le genre de bidouille gratuite et brillante qui rend l'informatique amusante ? Complètement.

Source : Hackaday

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  • Ces badges LED de festival se synchronisent tout seuls
    Tony Goacher a résolu un petit casse-tête avec élégance. Son projet CrowdClock, ce sont des badges lumineux pour festival qui clignotent tous en rythme, parfaitement synchronisés. Sauf qu'il n'y a aucun badge maître, aucune appli, aucun appairage. Les badges se mettent d'accord tout seuls. Le truc tient en une technique toute bête. Chaque badge fait tourner sa propre horloge interne et diffuse en continu sa valeur tout autour de lui, via ESP-NOW (un protocole sans fil léger, qui permet à de peti

Ces badges LED de festival se synchronisent tout seuls

21 mai 2026 à 17:18

Tony Goacher a résolu un petit casse-tête avec élégance. Son projet CrowdClock, ce sont des badges lumineux pour festival qui clignotent tous en rythme, parfaitement synchronisés. Sauf qu'il n'y a aucun badge maître, aucune appli, aucun appairage. Les badges se mettent d'accord tout seuls.

Le truc tient en une technique toute bête. Chaque badge fait tourner sa propre horloge interne et diffuse en continu sa valeur tout autour de lui, via ESP-NOW (un protocole sans fil léger, qui permet à de petits modules de discuter directement entre eux sans passer par le Wi-Fi). Quand un badge capte une valeur d'horloge plus élevée que la sienne, il adopte cette valeur, tout simplement.

Avec cette seule règle, ça fonctionne. Mettez deux groupes de badges désynchronisés dans la même pièce, et en quelques instants tout le monde s'aligne sur l'horloge la plus avancée, puisetdéroule les mêmes animations lumineuses en même temps. D'habitude, synchroniser une flotte d'appareils, ça demande un serveur, une désignation de maître et une négociation en bonne et due forme entre tout ce petit monde. Là, rien de tout ça. Cette absence de mémoire partagée est même ce qui rend le système très solide : un badge qui arrive, qui repart, qui tombe en panne de batterie, rien de tout ça ne flingue la synchro.

Niveau matériel, c'est très accessible : un microcontrôleur ESP32, un anneau de 16 LED RGB adressables (le genre de LED qu'on pilote une par une), une batterie et un support imprimé en 3D. Rien d'exotique, rien de cher. Le code est publié en open source sur GitHub, donc n'importe qui peut reproduire le projet et s'en inspirer. Le tout revient à quelques euros de composants pour chaque badge, de quoi en fabriquer toute une fournée pour un atelier ou un festival.

CrowdClock a été monté avec des jeunes au sein d'une association qui s'appelle Inclusive Bytes, pour un festival. L'idée derrière tout dépasse donc le simple gadget : la foule ne regarde plus le spectacle lumineux, elle le compose. Pour beaucoup de ces jeunes, c'était probablement le premier contact avec les systèmes distribués, et c'est difficile de trouver meilleure démo.

Source : Hackaday

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  • Flipper One - Le Linux de poche qui terrifie ses propres créateurs
    Flipper Devices, les gens derrière le fameux Flipper Zero , viennent de dévoiler leur prochain joujou, le Flipper One . Et leur annonce démarre par cette phrase de Pavel Zhovner, le co-fondateur : « on est franchement terrifiés, et on a besoin de vous ». Apparemment, ce nouveau projet l'angoisse et faut être honnête, y'a de quoi. Car le Flipper One, ce n'est pas un Flipper Zero en plus gros. C'est carrément un mini-PC Linux ARM de poche, pensé comme un couteau suisse pour le réseau. Et là où le

Flipper One - Le Linux de poche qui terrifie ses propres créateurs

Par : Korben ✨
21 mai 2026 à 15:16

Flipper Devices, les gens derrière le fameux Flipper Zero , viennent de dévoiler leur prochain joujou, le Flipper One . Et leur annonce démarre par cette phrase de Pavel Zhovner, le co-fondateur : « on est franchement terrifiés, et on a besoin de vous ».

Apparemment, ce nouveau projet l'angoisse et faut être honnête, y'a de quoi. Car le Flipper One, ce n'est pas un Flipper Zero en plus gros. C'est carrément un mini-PC Linux ARM de poche, pensé comme un couteau suisse pour le réseau. Et là où le Zero causait uniquement aux protocoles de proximité (NFC, RFID, sub-GHz, infrarouge), le One joue dans la cour du dessus, en s'adressant également au monde IP, donc tout ce qui est Wi-Fi, Ethernet, 5G et même satellite. Ahaha, j'adore !

Et côté tripes, s'ils tiennent leurs promesses, ça va envoyer du lourd ! En effet, on va y retrouver un Rockchip RK3576 8 cœurs cadencé avec GPU Mali et un NPU pour faire tourner des modèles d'IA en local, 8 Go de RAM, deux ports Gigabit Ethernet indépendants, du Wi-Fi 6E qui gère le monitor mode, un modem 5G en module M.2, et une sortie HDMI 2.1 en 4K.

En gros, vous avez un routeur, un analyseur de signaux et un thin client réunis dans un truc qui tient dans la poche.

Puis y'a surtout ce truc de "double cerveau" avec à côté du gros CPU, un microcontrôleur RP2350 (celui du Raspberry Pi Pico 2) en plus qui pilote l'écran, les boutons et l'alimentation. Comme ça, même quand le Linux est éteint, l'appareil reste vivant et vous pouvez toujours gérer le boot et l'affichage sans réveiller le monstre.

Mais le vrai sujet de cette annonce, ce n'est pas la fiche technique. C'est l'ouverture du bestiau car le Flipper One vise un noyau Linux pur, celui de kernel.org, sans patch vendeur, ni blob binaire ou autres drivers proprio. C'est un truc de puriste qui va faire plaisir à tous les barbus !

Parce que oui, chez Flipper Devices, ils en ont marre des fabricants ARM qui balancent leurs « board support packages » crades que personne ne comprend, comme le fait Raspberry Pi au passage. Alors pour y arriver, ils bossent à fond avec Collabora afin de pousser le support du RK3576 directement dans le kernel officiel.

Et c'est là qu'arrive le « we need your help » car plutôt que de bidouiller dans leur coin, ils ouvrent d'un coup tout le processus de développement dès le premier jour. Leurs trackers de tâches, leurs débats d'architecture, leurs docs à moitié finies, bref tout le bazar que les boîtes planquent d'habitude, bah eux, ils le mettent à dispo ! Et c'est pour cela qu'ils cherchent des gens pour le support du kernel, pour tester le Wi-Fi en audit et injection, pour trancher le choix du bureau (KDE Plasma ou un gestionnaire en tiling plus léger ?), et même pour entraîner un petit modèle d'IA maison.

Et au-dessus de tout ça, ils préparent leur Flipper OS, une couche sur du Debian qui introduit une notion de « profils » qui n'est ni plus ni moins qu'un instantané complet du système avec ses paquets préconfigurés. Vous bootez dessus, vous le clonez, vous le cassez, et hop vous revenez à une copie propre sans tout reflasher.

Ils bossent aussi sur FlipCTL, un framework pour habiller les utilitaires Linux en menus sur petit écran, avec comme objectif de le rendre installable d'un simple apt install ailleurs que sur leur produit.

Après, j'espère que ça va bien se passer pour eux car malgré leur succès, Flipper Devices traîne un passif chargé. Le Flipper Zero s'est écoulé à plus d'un million d'exemplaires, mais il a été viré d'Amazon en 2023, étiqueté « appareil de skimming », puis carrément banni au Canada début 2024 sous prétexte qu'il servait à voler des voitures.

C'était d'ailleurs des accusations bidons vu que le bestiau dans sa forme de base est incapable de mener les attaques par relais qu'on utilise en général pour voler des voitures. Heureusement pour eux, la justice canadienne a fini par reculer, mais bon, leur réputation grand public est faite malheureusement.

L'autre point qui va vous calmer, c'est que vous ne pourrez pas encore l'acheter... Le moyen le plus rapide sera de lâcher 350 $ dans leur prochaine campagne Kickstarter prévue cette année. Et encore, le projet pourrait ne jamais sortir...

Voilà, du coup, si l'idée d'un Linux de poche sans compromis vous parle, le mieux pour aider, c'est peut-être d'aller mettre les mains dans le cambouis sur leur portail dev.

Perso, un cyberdeck ouvert jusqu'au noyau, moi ça me plait bien. Le Flipper Zero, ça m'a jamais convaincu mais ce Flipper One, déjà pour moi, il est beaucoup plus convaincant... On verra s'ils tiennent la distance maintenant. Et si vous voulez creuser le genre, jetez un œil à ce cyberdeck fait maison , au WiFi Pineapple côté audit sans fil, et à Intercept pour l'analyse radio.

À suivre de très près !

  • ✇Korben
  • Switchboard - Le centre de contrôle pour vos sessions Claude Code
    Claude Code, c'est génial pour coder mais alors pour s'organiser... c'est chiant de fouuuu. J'ai genre 200 fichiers .jsonl qui trainent dans ~/.claude/projects, y'a aucun moyen prévu pour savoir ce qui tourne en ce moment, et autant vous dire que reprendre une conversation d'il y a 3 jours relève de l'acrobatie. Alors j'ai d'abord essayé les grep sauvages dans le dossier, les ls -lt pour trier par date...etc et en fait ça marche, mais c'est pas ce qu'on appelle un vrai workflow. Du coup j'ai

Switchboard - Le centre de contrôle pour vos sessions Claude Code

Par : Korben ✨
21 mai 2026 à 13:24

Claude Code, c'est génial pour coder mais alors pour s'organiser... c'est chiant de fouuuu.

J'ai genre 200 fichiers .jsonl qui trainent dans ~/.claude/projects, y'a aucun moyen prévu pour savoir ce qui tourne en ce moment, et autant vous dire que reprendre une conversation d'il y a 3 jours relève de l'acrobatie.

Alors j'ai d'abord essayé les grep sauvages dans le dossier, les ls -lt pour trier par date...etc et en fait ça marche, mais c'est pas ce qu'on appelle un vrai workflow. Du coup j'ai cherché un truc plus propre et heureusement pour moi, des outils commencent à émerger autour de l'écosystème (je vous avais déjà parlé d' Opcode ) et Switchboard est clairement celui qui sort le plus du lot, je trouve.

C'est une app desktop open source (sous licence MIT) qui centralise toutes vos sessions dans une seule fenêtre. Comme ça, vous avez un navigateur organisé par projet avec une recherche full-text qui fouille dans les fichiers .jsonl de conversations (pas juste les dates) et ensuite, y'a plus qu'à taper des trucs comme "bug auth" ou je ne sais quoi dans la barre de recherche et en 2 secondes vous retrouvez votre fichier de session de mardi.

Le truc qui différencie Switchboard des autres projets du genre (y'en a une poignée, genre t3.codes ou conductor.build), c'est surtout qu'il fait fonctionner un vrai terminal, avec votre vraie session qui tourne dedans. L'avantage c'est que comme ça, vos raccourcis clavier et le copier-coller fonctionnent comme d'habitude.

Et le monitoring en temps réel, c'est clairement le gros plus car avec Switchboard vous pouvez afficher une grille avec toutes vos sessions ouvertes sur votre machine, chacune dans sa petite case avec un indicateur de statut. Comme ça, si un agent est bloqué parce qu'il attend une validation de permission, vous le voyez direct dans la sidebar. Attention par contre, ça ne marche qu'avec les sessions locales, car y'a pas de support SSH pour l'instant.

Ah et il y a aussi un mode IDE intégré qui est plutôt chouette. Quand Claude propose une modification de fichier, au lieu d'ouvrir VS Code ou Cursor, le diff s'affiche dans un panneau latéral directement dans Switchboard. Comme ça, vous pouvez accepter, rejeter, ou même accepter seulement certains morceaux du diff.

Autre fonctionnalité sympa, le fork de sessions. Vous pouvez repartir de n'importe quel point d'une conversation passée, genre comme vous le feriez avec un checkpoint dans un jeu vidéo. Vous avez aussi un éditeur CodeMirror intégré pour vos fichiers CLAUDE.md et vos plans (c'est plus pratique qu'ouvrir un vim à côté), + un bon vieux heatmap d'activité qui montre votre rythme de coding par projet.

Côté technique, c'est du Electron (oui, je sais 300 Mo sur le disque, ça fait toujours chier) avec SQLite en cache local pour la recherche. Et c'est distribué en .dmg pour macOS (Apple Silicon et Intel), .exe pour Windows et .AppImage/.deb pour Linux.

Pour tester, y'a donc juste à télécharger la dernière release pour votre OS et lancer l'app.

Bref, si vous jonglez avec plusieurs sessions au quotidien, ça vaut le coup d'essayer. Et si vous cherchez à enrichir votre setup, la marketplace de skills peut aussi compléter le tout.

Merci à Aurélien pour le lien ! (Vous aurez noté la rime ^^ désolééé)

  • ✇Korben
  • ssh-keysign-pwn - La faille kernel Linux cachée depuis 9 ans
    Une faille planquée pendant 9 ans dans le noyau Linux, voilà ce que les chercheurs de Qualys viennent de déterrer. Son petit nom, c'est ssh-keysign-pwn ou DirtyDecrypt (CVE-2026-46333 pour les intimes), et elle permet à n'importe quel utilisateur local sans privilèges de passer root, de lire votre /etc/shadow et de piquer les clés SSH privées de votre serveur. Et ce bug dormait là depuis novembre 2016, c'est-à-dire depuis la version 4.10 du kernel. Personne ne l'avait jamais vu et autant vous di

ssh-keysign-pwn - La faille kernel Linux cachée depuis 9 ans

Par : Korben ✨
21 mai 2026 à 12:21

Une faille planquée pendant 9 ans dans le noyau Linux, voilà ce que les chercheurs de Qualys viennent de déterrer. Son petit nom, c'est ssh-keysign-pwn ou DirtyDecrypt (CVE-2026-46333 pour les intimes), et elle permet à n'importe quel utilisateur local sans privilèges de passer root, de lire votre /etc/shadow et de piquer les clés SSH privées de votre serveur.

Et ce bug dormait là depuis novembre 2016, c'est-à-dire depuis la version 4.10 du kernel. Personne ne l'avait jamais vu et autant vous dire que 9 ans, en cybersécu, c'est une éternité !!

Le truc se cache dans une fonction au nom barbare, __ptrace_may_access(). En gros, quand un processus privilégié abandonne ses droits, y'a une micro-fenêtre, le temps d'un battement de cils, où il reste "accrochable" via ptrace. Vous combinez ça avec l'appel système pidfd_getfd() et hop, vous récupérez les fichiers ouverts d'un process root.

Et l'exploit disponible vise des binaires SUID que tout le monde a sur sa machine, genre ssh-keysign, chage, pkexec ou accounts-daemon.

Du coup, première chose à faire : vous mettez à jour, genre rapidos ! Linus Torvalds a poussé le correctif et si vous ne pouvez pas patcher tout de suite, faut taper la commande sysctl -w kernel.yama.ptrace_scope=2 qui a pour effet de refermer la porte en attendant.

Niveau distros, ça touche à peu près tout le monde, d'Ubuntu 14.04 jusqu'à la 26.04, en passant par Debian, Fedora et toute la famille Red Hat.

Et le plus gênant, c'est que ssh-keysign-pwn, c'est la 4e faille kernel en moins de trois semaines. On a eu CopyFail , Dirty Frag début mai, puis Fragnesia juste après, et maintenant celle-ci. Aïe aïe aïe ! Je commence à me lasser, sérieux ^^.

Le noyau Linux prend cher en ce moment et comme les exploits fonctionnels sont déjà publics, le compte à rebours est lancé pour tous ceux qui traînent !

Alors après tout le monde va vous parler des cybercriminels et des serveurs compromis, et c'est vrai, faut patcher. Mais pour moi, ce genre de faille, c'est aussi une clé qui sert aux bidouilleurs pour reprendre la main sur leur propre matériel. Votre routeur verrouillé, votre objet connecté que le fabricant a laissé tomber depuis quelques années, ce bon vieux NAS dont plus personne ne livre de firmware... une faille comme ça, c'est parfois le seul moyen de le faire revivre !

Bref, faites vos mises à jour. Et gardez en tête que ces mêmes failles qui font flipper les sysadmins, ce sont aussi celles qui redonnent vie au matos verrouillé qui n'avait pas d'autre avenir que de finir à la déchetterie.

Source

  • ✇Korben
  • Voilà le MacBook Neo le plus rapide du monde
    Sur les sites de benchmark, une petite course s'est lancée autour du MacBook Neo, le portable le moins cher d'Apple. Le but : trouver qui arrivera à le faire tourner le plus vite possible. Et un bricoleur, Salem Techsperts, a brièvement décroché le titre de MacBook Neo le plus rapide du monde, vidéo à l'appui pour montrer comment il s'y est pris. Le MacBook Neo embarque une puce A18, la même famille que celle qui équipe les iPhone. Et comme tous les appareils mobiles, son ennemi numéro un, c'est

Voilà le MacBook Neo le plus rapide du monde

21 mai 2026 à 11:10

Sur les sites de benchmark, une petite course s'est lancée autour du MacBook Neo, le portable le moins cher d'Apple. Le but : trouver qui arrivera à le faire tourner le plus vite possible. Et un bricoleur, Salem Techsperts, a brièvement décroché le titre de MacBook Neo le plus rapide du monde, vidéo à l'appui pour montrer comment il s'y est pris.

Le MacBook Neo embarque une puce A18, la même famille que celle qui équipe les iPhone. Et comme tous les appareils mobiles, son ennemi numéro un, c'est le throttling thermique : pour ne pas cuire, la puce baisse volontairement sa vitesse dès qu'elle chauffe trop.

Du coup elle ne tourne jamais vraiment à son plein potentiel. La solution est évidente, il faut la refroidir. Et faire mieux que le refroidissement low-cost d'Apple n'a rien de sorcier, une bonne pâte thermique suffit déjà à gratter quelques points.

Sauf que Techsperts a vu beaucoup, beaucoup plus grand. Il a combiné une pâte thermique à changement de phase (le PTM7950, qui transmet la chaleur bien mieux qu'une pâte classique), un module Peltier (une plaque qui pompe activement la chaleur d'un côté vers l'autre quand on lui envoie du courant), des radiateurs qui pèsent sans doute plus lourd que le laptop lui-même, et une soufflante industrielle en guise de ventilateur. Oui, une vraie soufflante.

À ce stade, ce n'est plus vraiment un ordinateur portable. La carte mère a carrément été sortie du châssis pour être placée dans une sorte de sandwich réfrigérant : refroidie à l'eau par le module Peltier d'un côté, balayée par la soufflante de l'autre.

Pas franchement le genre de machine qu'on glisse dans un sac à dos. Mais ce n'était pas le but. Le portable fin et pratique, Apple l'a déjà fait. Là, l'objectif, c'était la vitesse pure.

Et ça marche. Le montage affiche un score 41% supérieur au MacBook Neo d'origine sur Cinebench, un test de performance classique, avec une puce qui grimpe à 11 watts contre 4 watts en version stock.

Détail amusant, malgré ce carton sur Cinebench, Techsperts n'a pas réussi à battre le meilleur score sur 3DMark, un autre test plutôt axé jeu vidéo. Possible qu'il ait juste tiré une puce un peu moins bonne que la moyenne, ce qu'on appelle la loterie du silicium. Et le record reste fragile, personne n'a encore tenté l'azote liquide sur ce malheureux MacBook.

Bref, transformer un laptop à 600 dollars en glacière de compétition pour gagner 41%, c'est parfaitement inutile. Et j'adore.

Source : Hackaday

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  • Ce PC contient 13 écrans cachés qui diffusent 15 000 GIF en boucle
    Un internaute connu sous le pseudo Several-Bar-6512 a transformé son PC de jeu en quelque chose qui n'a pas d'équivalent : à l'intérieur du boîtier, treize écrans diffusent en boucle plus de 15 000 GIF animés. Pas de RGB clignotant classique. Des écrans. Partout. Le chiffre derrière le projet donne le vertige. Le bricoleur a d'abord téléchargé plus de 17 000 GIF, puis a passé environ 200 heures à les trier, les recadrer, ajuster leur format, leur vitesse d'animation et leur boucle, pour arriver

Ce PC contient 13 écrans cachés qui diffusent 15 000 GIF en boucle

21 mai 2026 à 08:43

Un internaute connu sous le pseudo Several-Bar-6512 a transformé son PC de jeu en quelque chose qui n'a pas d'équivalent : à l'intérieur du boîtier, treize écrans diffusent en boucle plus de 15 000 GIF animés. Pas de RGB clignotant classique. Des écrans. Partout.

Le chiffre derrière le projet donne le vertige. Le bricoleur a d'abord téléchargé plus de 17 000 GIF, puis a passé environ 200 heures à les trier, les recadrer, ajuster leur format, leur vitesse d'animation et leur boucle, pour arriver à une sélection finale de plus de 15 000.

Regarder l'intégralité des tuiles, du premier au dernier GIF, prendrait 13 heures et demie. Treize heures et demie de mèmes en boucle dans un boîtier d'ordinateur.

Côté technique, c'est étonnamment débrouillard. Trois cartes Raspberry Pi 5 sont montées dans le boîtier. Les quatre plus grands écrans sont pilotés par ces Raspberry Pi, et les neuf autres lisent leurs vidéos directement depuis des cartes microSD, sans même avoir besoin d'un ordinateur derrière. Et tout ça cohabite avec une vraie config de jeu musclée, carte graphique haut de gamme comprise.

Le bricoleur explique sa démarche simplement : il voulait une machine unique, durable, et dont il pourrait être fier. Sa propre formule résume bien l'esprit du truc, il trouvait que le RGB classique faisait trop sage. Opinion qu'on ne partagera pas forcément mais bon...

Est-ce que c'est raisonnable ? Absolument pas. Plusieurs personnes qui ont vu le build le décrivent comme magnifique et insupportable en même temps, du genre à déclencher une migraine. Mais ce n'est pas le but.

Le but, c'est de posséder un objet que personne d'autre n'a, et là-dessus, mission accomplie. Et puis il y a le facteur découverte : impossible de tout voir d'un coup, vous tomberez toujours sur un GIF oublié que vous n'aviez jamais remarqué.

Bref, pendant que tout le monde se bat pour la config la plus puissante, lui a construit la plus distrayante. Et honnêtement, respect.

Source : PC Gamer

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  • Fauxx - Pour noyer les trackers sous du faux trafic
    Fauxx part d'une idée toute simple et un peu vicieuse qui est que plutôt que de cacher ce que vous faites en ligne avec votre smartphone Android, pourquoi ne pas générer en permanence des tas de fausses recherches, des faux trajets GPS et des fausses identités ? Cela permet ainsi de noyer vos vraies données dans un tas d'autres... En tout cas, c'est l'objectif du dev qui veut, je cite, rendre votre signal réel « statistiquement indiscernable du bruit ». Comme ça pendant que votre téléphone vit s

Fauxx - Pour noyer les trackers sous du faux trafic

Par : Korben ✨
21 mai 2026 à 07:43

Fauxx part d'une idée toute simple et un peu vicieuse qui est que plutôt que de cacher ce que vous faites en ligne avec votre smartphone Android, pourquoi ne pas générer en permanence des tas de fausses recherches, des faux trajets GPS et des fausses identités ? Cela permet ainsi de noyer vos vraies données dans un tas d'autres...

En tout cas, c'est l'objectif du dev qui veut, je cite, rendre votre signal réel « statistiquement indiscernable du bruit ». Comme ça pendant que votre téléphone vit sa meilleure vie dans votre poche, l'app Fauxx tape des requêtes bidon sur Google, Bing, DuckDuckGo et Yahoo, visite des sites au hasard dans des dizaines de catégories, clique sur quelques pubs, balade un faux GPS et change d'empreinte de navigateur. Oui, je vous raconte pas la gueule de la batterie après... En tout cas, c'est gratuit, open source, et sous licence AGPL

Le moteur qu'utilise Fauxx s'appelle le Demographic Distancing Engine, et il empile 4 couches de faux : du bruit pur, un profil démographique que vous pouvez bricoler vous-même, du scraping de profils publicitaires que Google et Facebook se font déjà de vous, et une nouvelle persona synthétique générée chaque semaine.

Et le timing de tout ça suit une loi de Poisson pour imiter une navigation humaine plausible plutôt qu'un bot qui montre sa tête pile toutes les dix minutes. L'outil jongle quand même avec plus de 250 empreintes de navigateur et arrose des milliers de sites classés par catégorie.

Ces techniques d'offuscation, ça me rappelle un peu TrackMeNot , une extension qui balançait de fausses requêtes dans votre moteur de recherche et dont je vous avais parlé. Et 8 ans plus tard, AdNauseam évidemment qui poussait le délire en cliquant automatiquement sur toutes les pubs pour pourrir les profils publicitaires.

Hé bien Fauxx, c'est la version 2026 de cette petite guérilla, en mode appli mobile Android.

Après faut pas être débile non plus, noyer les trackers sous du faux ne les tue pas. Google l'a d'ailleurs dit noir sur blanc, ils détectent et filtrent la grande majorité de cette fausse activité. AdNauseam et ses quelques dizaines de milliers d'utilisateurs, face à un marché de la donnée qui pèse plus de 300 milliards de dollars, c'est une goutte d'eau en fait...

Et puis Fauxx coupe lui-même sa protection avant d'atteindre le plafond imposé par Android 15, qui limite les services en arrière-plan à six heures cumulées par tranche de 24h. Vous avez alors une notif qui vous demande de relancer l'appli à la main. C'est moche, mais c'est une contrainte du système, et pas un bug de l'appli !

Après comme je vous le disais plus haut, du faux trafic en continu, ça bouffe de la batterie et de la donnée mobile. Faut voir Fauxx un peu comme du sable jeté dans les rouages de la machine à pomper vos données... C'est une forme de geste politique... C'est pas incroyable mais c'est mieux que de rester les bras croisés.

Après, le mieux, c'est encore de le combiner avec les vraies mesures comme faire virer vos infos des data brokers et bien sûr, garder en tête que vos données sont déjà en vente quelque part.

Voilà, Fauxx ne vous rendra pas invisible mais entre subir le pistage en silence et foutre un peu le bordel dans la machine... le choix est vite vu. C'est gratuit, l'appli est sur F-Droid et le code est sur GitHub .

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  • Chromium - Google publie l'exploit d'une faille vieille de 2 ans et demi
    Bon, alors là, Google a fait encore trèèèès fort. Mercredi matin, la firme de Mountain View a carrément publié sur son propre bug tracker Chromium le code d'exploitation d'une faille... qui n'est toujours pas corrigée ! Et pas une petite vulnérabilité oubliée dans un coin, hein, mais une vraie faille de la mort qui tue que la chercheuse indépendante Lyra Rebane leur avait remontée gentiment et en privé . Ça fait 29 mois (2 ans et demi, les matheux ^^) et elle attend toujours un patch ! Le truc v

Chromium - Google publie l'exploit d'une faille vieille de 2 ans et demi

Par : Korben ✨
21 mai 2026 à 07:19

Bon, alors là, Google a fait encore trèèèès fort.

Mercredi matin, la firme de Mountain View a carrément publié sur son propre bug tracker Chromium le code d'exploitation d'une faille... qui n'est toujours pas corrigée ! Et pas une petite vulnérabilité oubliée dans un coin, hein, mais une vraie faille de la mort qui tue que la chercheuse indépendante Lyra Rebane leur avait remontée gentiment et en privé . Ça fait 29 mois (2 ans et demi, les matheux ^^) et elle attend toujours un patch !

Le truc vise la Browser Fetch API, un mécanisme qui permet à un site de télécharger de gros fichiers en arrière-plan, genre une longue vidéo. Sauf qu'en la détournant, le code ouvre un service worker qui reste actif en permanence. Du coup, un site malveillant que vous visitez peut glisser un bout de JavaScript qui transforme votre navigateur en relais, tout cela à votre insu.

Parfait donc pour devenir un proxy anonyme pour des inconnus, un nœud de botnet pour des attaques DDoS, ou se faire surveiller quand on surfe sur le net... Et le plus vicelard, c'est que la connexion se rouvre ou reste ouverte même après avoir redémarré le navigateur, voire la machine entière.

Côté victimes, on parle de Chrome, de Microsoft Edge et de quasiment tous les navigateurs basés sur Chromium. Et que vous soyez sur Windows, macOS ou Linux, le bug s'en moque royalement. Rebane a confirmé que Brave, Opera, Vivaldi et Arc sont vulnérables eux aussi.

Bien sûr, Firefox et Safari, eux, passent clairement au travers, parce qu'ils ne supportent pas ce fameux téléchargement en arrière-plan. Bref, encore une fois, ne pas suivre le troupeau de mouton team-Chromium, ça paye !! Si vous cherchiez une raison de plus de larguer Google , la voilà servie sur un plateau.

Perso, ce qui me sidère, c'est que la faille a été classée S1, le deuxième niveau de gravité le plus élevé chez Google et il ne s'est toujours rien passé 29 mois après. C'est ouf quand même... Le post sur le tracker Chromium a bien été supprimé mais on le trouve toujours sur quelques archives / miroirs...

Après l'impact de cette faille, reste quand même limité car elle ne franchit aucune frontière... par exemple, elle ne donne pas accès à vos mails ni au reste de votre ordinateur, mais juste à ce qu'un navigateur sait déjà faire (ce qui est déjà énorme !!). Mais elle pourrait permettre à des cybercriminels de se constituer une flotte de milliers, voire de millions de navigateurs détournés, et le jour où une autre faille tombe, vous avez déjà l'armée prête à dégainer !! La bombe est là, il manque juste la mèche en fait !

Et pour se protéger ?

Bah franchement, pas grand-chose à faire côté utilisateur tant qu'il n'y a pas de patch. Si vous voulez mon avis bancal, le seul signal visible que vous pouvez guetter, c'est un menu de téléchargement qui s'ouvre tout seul sans raison, donc méfiez-vous donc si ça arrive. Maintenant si le sujet vous angoisse vraiment, basculer sur un navigateur pour les adultes ^^, genre Firefox ou Safari règlera la question d'un coup !

Faut pas oublier que Google passe son temps à pointer du doigt les éditeurs trop lents à patcher, alors j'comprends vraiment pas comment ils ont pu merder à ce point.

Source

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  • Créez une passerelle SMS à partir d'un vieux smartphone
    Votre vieux Galaxy S5 qui prend fort la poussière dans un tiroir, mérite mieux je crois ! Un dev, Capcom6 a mis en ligne SMS Gateway for Android , une app Kotlin sous licence Apache 2.0 qui transforme n'importe quel smartphone (Android 5.0+) en passerelle SMS programmable. Cela vous permet de récupérer une API REST pour ensuite envoyer et recevoir vos SMS avec votre propre téléphone et votre propre SIM et ainsi vous passer de services payants équivalents. Il y a 3 modes au choix. Le mode local q

Créez une passerelle SMS à partir d'un vieux smartphone

Par : Korben ✨
21 mai 2026 à 07:01

Votre vieux Galaxy S5 qui prend fort la poussière dans un tiroir, mérite mieux je crois !

Un dev, Capcom6 a mis en ligne SMS Gateway for Android , une app Kotlin sous licence Apache 2.0 qui transforme n'importe quel smartphone (Android 5.0+) en passerelle SMS programmable. Cela vous permet de récupérer une API REST pour ensuite envoyer et recevoir vos SMS avec votre propre téléphone et votre propre SIM et ainsi vous passer de services payants équivalents.

Il y a 3 modes au choix. Le mode local quand l'app lance un serveur HTTP sur le port 8080, accessible depuis votre réseau. Le mode cloud où l'app se connecte au service tiers api.sms-gate.app, ce qui est pratique pour ceux qui ont une IP dynamique ou plusieurs appareils. Et le mode "private server" qui permet d'héberger le backend chez vous, en totale autonomie.

Mais dans tous les cas, les requêtes restent les mêmes à savoir du bon vieux POST JSON avec basic auth.

Et côté fonctionnalités, y'a tout ce qu'il faut. Multi-SIM si votre téléphone est compatible, messages multipart automatiquement découpés pour les SMS longs, suivi de statut en temps réel (sent, delivered, failed), webhooks pour 8 événements différents (sms:received, sms:sent, sms:delivered, sms:data-received, mms:downloaded, system:ping...). Et puis du chiffrement bout-en-bout activé sur le mode cloud, comme ça personne ne peut lire vos messages en clair.

Maintenant vous vous demandez peut-être à quoi ça peut servir ??

Bah je pense à de l'envoi SMS 2FA pour vos applications, tout ce qui est messages transactionnels (confirmations de commande, rappels de RDV), des notifications push via SMS, et même du data SMS binaire pour piloter des périphériques IoT à distance. Pourquoi pas ? Y'a plus de limites après... Ah et y'a aussi une intégration n8n officielle (ici sur le repo example-webhooks-n8n ) pour brancher l'API à vos workflows, plus une bibliothèque PHP sur Packagist. Bref, y'a un petit écosystème qui commence à se développer autour.

Pour l'installer, oubliez le Play Store. capcom6 distribue uniquement des APK sur les GitHub Releases. Faut donc activer les sources inconnues, télécharger le .apk, et installer manuellement.

Après quand on fait le calcul côté pognon c'est vite vu. Twilio par exemple facture $0.0083 par SMS aux US, plus 1,15 $ / mois par numéro, plus les frais. Donc pour 1000 SMS par mois c'est vite entre 50 à 80 $. Avec SMS Gateway for Android et votre forfait perso, vous ne payez rien d'autre que votre forfait...

Après y'a quelques limites à connaître... Par exemple, si vous pensiez faire de l'envoi massif pour du marketing (comprenez du spam), votre opérateur va évidemment bloquer rapidement votre SIM. Et puis évidemment, faut que le téléphone soit allumé h24 avec sa connexion data activée. Donc pour du transactionnel léger c'est nickel mais pour du mass-mailing, oubliez ! De toute façon, n'oubliez pas, y'a une place pour vous en enfer, les spammeurs.

Voilà, donc si vous avez un vieux smartphone Android qui fait dodo dans un tiroir et que vous avez besoin d' une API SMS pour vos automations perso ou votre stack interne, c'est une alternative à Twilio très sympa !

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  • J'ai collé un autocollant de raccourcis macOS sur mon Mac, et c’est génial (existe pour Windows aussi !)
    - Contient des liens affiliés Amazon - Je suis tombé sur un accessoire à moins de 10 euros qui ne paie pas de mine, et que j'utilise pourtant tous les jours depuis que je l'ai reçu. C'est un simple autocollant. Un carré de vinyle transparent d'environ 8 cm de côté, qui liste les raccourcis clavier essentiels de macOS et se colle dans le coin de votre MacBook. L'idée est bête comme chou. Au lieu d'aller chercher sur Google "comment faire une capture d'écran sur Mac" pour la centième fois, vous ba

J'ai collé un autocollant de raccourcis macOS sur mon Mac, et c’est génial (existe pour Windows aussi !)

20 mai 2026 à 15:30
- Contient des liens affiliés Amazon -

Je suis tombé sur un accessoire à moins de 10 euros qui ne paie pas de mine, et que j'utilise pourtant tous les jours depuis que je l'ai reçu. C'est un simple autocollant. Un carré de vinyle transparent d'environ 8 cm de côté, qui liste les raccourcis clavier essentiels de macOS et se colle dans le coin de votre MacBook.

L'idée est bête comme chou. Au lieu d'aller chercher sur Google "comment faire une capture d'écran sur Mac" pour la centième fois, vous baissez les yeux vers le coin de votre clavier et c'est écrit. Cmd+Maj+4 pour capturer une zone de l'écran, Cmd+Espace pour ouvrir la recherche Spotlight, Cmd+Option+Échap pour forcer une application à quitter. Tout est regroupé sur un petit carré.

La pose se fait en deux minutes. Le vinyle est transparent, donc une fois collé sur la coque ou près du trackpad, ça reste discret et ça ne jure pas avec le design du Mac. Synerlogic conseille de dépoussiérer la surface et d'appliquer l'autocollant progressivement pour éviter les bulles d'air (évidemment moi je me suis précipité, donc ça a laissé quelques bulles, mais l'autocollant se repositionne sans mal pour les retirer). Bon point en plus : la colle n'est pas définitive. Vous pouvez retirer l'autocollant sans laisser la moindre trace, ce qui est cool si vous revendez la machine plus tard.

Le vrai intérêt, c'est pour les gens qui débutent sur Mac. Quand on arrive de Windows, les raccourcis changent tous, et c'est un des trucs les plus agaçants de la transition. Avec la liste sous les yeux, l'apprentissage se fait tout seul, sans effort. Au bout de quelques semaines, vous connaissez les raccourcis par cœur et l'autocollant devient un filet de sécurité pour les commandes que vous utilisez moins souvent.

Et si vous êtes sous Windows, Synerlogic décline exactement le même autocollant en version Windows, avec les raccourcis Windows qui vont bien pour gagner en productivité.

Alors oui, ça reste un autocollant. Il liste les raccourcis classiques, pas les combinaisons exotiques d'un développeur ou d'un monteur vidéo. Et si vous maîtrisez déjà votre Mac sur le bout des doigts, il ne vous apprendra rien. Mais à moins de 10 euros, franchement n'hésitez pas. Disponible ici sur Amazon pour macOS , et ici pour Windows !

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  • Anthropic rachète Stainless, l'outil qui fabrique aussi les SDK de ses concurrents
    Anthropic, la boîte derrière l'IA Claude, a racheté Stainless pour plus de 300 millions de dollars. Stainless, c'est un nom que le grand public ne connaît pas, mais l'outil est partout : il transforme automatiquement la spécification d'une API, l'interface par laquelle deux logiciels se parlent, en SDK. Pour rappel, un SDK, c'est un ensemble de bibliothèques de code prêtes à l'emploi pour les développeurs, ici dans une dizaine de langages comme Python, TypeScript, Go ou Java. En clair, quand un

Anthropic rachète Stainless, l'outil qui fabrique aussi les SDK de ses concurrents

20 mai 2026 à 15:05

Anthropic, la boîte derrière l'IA Claude, a racheté Stainless pour plus de 300 millions de dollars. Stainless, c'est un nom que le grand public ne connaît pas, mais l'outil est partout : il transforme automatiquement la spécification d'une API, l'interface par laquelle deux logiciels se parlent, en SDK.

Pour rappel, un SDK, c'est un ensemble de bibliothèques de code prêtes à l'emploi pour les développeurs, ici dans une dizaine de langages comme Python, TypeScript, Go ou Java.

En clair, quand un développeur veut brancher son application sur l'API de Claude, il utilise un SDK généré par Stainless. La boîte, fondée en 2022 par un ancien ingénieur de Stripe, a produit chaque SDK officiel d'Anthropic depuis les tout débuts de l'API Claude. Le rachat consolide donc une brique que l'entreprise utilisait déjà tous les jours.

Stainless ne s'arrête pas aux SDK. La société fournit aussi de l'outillage pour les serveurs MCP, le protocole poussé justement par Anthropic qui permet aux IA de se connecter à des outils et des données externes. Du coup le rachat fait sens à double titre : Anthropic met la main sur la génération de SDK et sur une partie de l'infrastructure MCP, deux briques où il veut clairement être central.

Sauf que voilà le détail un peu fou. Stainless ne servait pas qu'Anthropic, et sa liste de clients comprend OpenAI, Google DeepMind, Perplexity, Groq et Cloudflare, autrement dit la plupart des concurrents directs d'Anthropic sur le marché de l'IA.

La suite est sans pitié. Anthropic ferme tous les produits hébergés de Stainless, générateur de SDK compris. Les clients actuels gardent les SDK déjà générés et peuvent les modifier, mais le robinet, lui, est coupé. Tout le monde va devoir trouver une alternative ou rapatrier la génération de SDK en interne.

Pourquoi mettre 300 millions sur la table pour ça ? Parce que la vraie bataille n'est plus seulement sur les modèles d'IA, mais sur la couche d'outillage autour.

Celui qui contrôle la façon dont les développeurs branchent leurs applications et orchestrent leurs agents IA contrôle une partie de l'écosystème. OpenAI muscle son propre Agents SDK de son côté. Anthropic, lui, préfère racheter directement l'usine, et au passage priver ses concurrents d'un fournisseur bien pratique.

Source : TechCrunch

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  • Une faille inconnue dans un routeur Huawei a mis tout le Luxembourg hors ligne pendant 3 heures
    Le 23 juillet 2025, le Luxembourg entier s'est retrouvé sans réseau mobile, sans téléphone fixe et sans communications d'urgence pendant plus de trois heures. Dix mois plus tard, on connaît enfin la cause grâce au média The Record : une faille jusque-là inconnue dans le logiciel d'un routeur Huawei. Le mécanisme est presque bête. Du trafic réseau spécialement fabriqué a été envoyé vers des routeurs d'entreprise Huawei, et ce trafic les a fait redémarrer en boucle, sans jamais s'arrêter. Pas beso

Une faille inconnue dans un routeur Huawei a mis tout le Luxembourg hors ligne pendant 3 heures

20 mai 2026 à 14:34

Le 23 juillet 2025, le Luxembourg entier s'est retrouvé sans réseau mobile, sans téléphone fixe et sans communications d'urgence pendant plus de trois heures.

Dix mois plus tard, on connaît enfin la cause grâce au média The Record : une faille jusque-là inconnue dans le logiciel d'un routeur Huawei.

Le mécanisme est presque bête. Du trafic réseau spécialement fabriqué a été envoyé vers des routeurs d'entreprise Huawei, et ce trafic les a fait redémarrer en boucle, sans jamais s'arrêter.

Pas besoin de pirater quoi que ce soit ni de voler un mot de passe, il suffisait d'envoyer les bons paquets au bon endroit. Ces routeurs équipaient l'infrastructure de POST Luxembourg, l'opérateur télécom historique du pays. Quand le cœur du réseau redémarre en continu, tout s'effondre derrière. Aucune charge criminelle n'a été retenue, faute de pouvoir désigner un responsable.

Le plus inquiétant, c'est ce qu'on ne sait toujours pas. La vulnérabilité n'a jamais été publiée. Aucun identifiant CVE, le numéro de référence standard qui permet de cataloguer une faille de sécurité, n'a été déposé dans les dix mois qui ont suivi.

On ignore si le trou a été bouché, combien d'autres opérateurs utilisent les mêmes routeurs, et si des équipements identiques sont encore vulnérables aujourd'hui quelque part. Les enquêteurs pensent même que POST n'était pas une cible : le trafic malveillant ne faisait peut-être que transiter par son réseau.

Et là, impossible de ne pas penser à FX Lindner. Ce chercheur en sécurité allemand avait alerté Huawei dès 2012 sur la fragilité de leurs équipements réseau, code bâclé et failles à la pelle.

Huawei avait minimisé. Treize ans plus tard, la même histoire se rejoue, sauf qu'elle ne touche plus un labo de test mais un pays entier, services d'urgence compris.

Ça repose la question de fond, celle de la souveraineté des infrastructures télécom européennes. L'Europe parle de souveraineté numérique depuis des années, surtout sur le cloud et l'IA. Mais les tuyaux eux-mêmes, les routeurs qui font transiter les appels et les données, restent souvent du matériel dont le code source échappe totalement aux opérateurs.

Faire tourner le réseau national d'un pays sur des routeurs dont on ne maîtrise ni le code ni le calendrier de correctifs, c'est un pari risqué. Et le Luxembourg vient de découvrir ce que ça coûte quand le pari échoue. Bref, treize ans d'avertissements ignorés, et il aura fallu un pays débranché trois heures pour que le sujet revienne sur la table.

Source : The Record

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  • Google Cloud débranche Railway sans prévenir
    Hier soir, le compte Google Cloud de Railway est passé en statut restreint. Du jour au lendemain, sans préavis et sans la moindre explication. Railway, pour ceux qui ne connaissent pas, c'est un service américain qui permet aux développeurs et aux startups de mettre un site ou une application en ligne en quelques clics, sans avoir à louer ni configurer eux-mêmes des serveurs. Dans le jargon, on appelle ça un PaaS, une plateforme d'hébergement clé en main. Des milliers d'entreprises s'en servent

Google Cloud débranche Railway sans prévenir

20 mai 2026 à 14:03

Hier soir, le compte Google Cloud de Railway est passé en statut restreint. Du jour au lendemain, sans préavis et sans la moindre explication.

Railway, pour ceux qui ne connaissent pas, c'est un service américain qui permet aux développeurs et aux startups de mettre un site ou une application en ligne en quelques clics, sans avoir à louer ni configurer eux-mêmes des serveurs.

Dans le jargon, on appelle ça un PaaS, une plateforme d'hébergement clé en main. Des milliers d'entreprises s'en servent pour faire tourner leurs services au quotidien. Sauf que Railway, lui, fait tourner son propre tableau de bord, son API et son control plane (la partie qui orchestre toute la plateforme) sur Google Cloud. Donc quand Google a coupé, tout est tombé.

Résultat : environ six heures de panne. Les utilisateurs se sont retrouvés avec des erreurs "no healthy upstream" en cascade, impossible de se connecter, impossible de déployer quoi que ce soit. Le pire dans l'histoire, c'est que Railway n'est pas un petit client de passage. La boîte dépense plus de 10 millions de dollars par an chez Google Cloud. Même ça n'a pas suffi à éviter le débranchement automatique.

Le ton des équipes Railway est agacé. Angelo Saraceno, ingénieur chez eux, a lâché que leurs contacts chez Google étaient eux-mêmes confus et que les clients étaient furieux. Et cette phrase, qui résume tout : "nos clients se fichent que ce soit Google, c'est à nous d'assumer notre disponibilité". Difficile de leur donner tort.

Ce n'est pas la première fois. Railway avait déjà déménagé une partie de son infrastructure en colocation (des serveurs loués dans un datacenter, qu'on gère soi-même) en 2024, justement parce que les problèmes avec Google Cloud posaient un risque existentiel à leur activité.

Sauf qu'ils avaient gardé le control plane chez Google. Mauvaise idée, visiblement. Et en 2024, Google avait déjà fait exactement le même coup au fonds de pension australien UniSuper, suspendu une semaine entière sans raison claire.

Là où ça pique, c'est l'angle métier. Railway est un PaaS. Google Cloud propose aussi un PaaS. Autrement dit, Railway hébergeait son business chez un concurrent direct, qui peut le débrancher quand il veut, par un automatisme mal réglé ou autre chose. Vous voyez le piège. Confier sa plateforme d'hébergement à quelqu'un qui vend exactement le même service, c'est lui donner les clés et la corde.

Source : The Register

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  • Il accuse Pizza Hut de lui avoir fait perdre 100 millions à cause d'une IA
    Chaac Pizza Northeast, qui exploite plus de 100 restaurants Pizza Hut sur la côte est des États-Unis, attaque son propre franchiseur en justice. Le motif : un logiciel d'IA imposé par le siège pour gérer les livraisons, et qui aurait fait perdre près de 100 millions de dollars au franchisé. Le logiciel s'appelle Dragontail. Il a été racheté en 2021 par Yum Brands, la maison mère de Pizza Hut, et il sert à orchestrer la production en cuisine et l'attribution des livraisons. Pizza Hut a fini par l

Il accuse Pizza Hut de lui avoir fait perdre 100 millions à cause d'une IA

20 mai 2026 à 11:25

Chaac Pizza Northeast, qui exploite plus de 100 restaurants Pizza Hut sur la côte est des États-Unis, attaque son propre franchiseur en justice. Le motif : un logiciel d'IA imposé par le siège pour gérer les livraisons, et qui aurait fait perdre près de 100 millions de dollars au franchisé.

Le logiciel s'appelle Dragontail. Il a été racheté en 2021 par Yum Brands, la maison mère de Pizza Hut, et il sert à orchestrer la production en cuisine et l'attribution des livraisons. Pizza Hut a fini par le rendre obligatoire pour ses franchisés.

Sur le papier, optimiser qui fait quoi et quand, c'est exactement le genre de tâche où une IA devrait briller. Sauf qu'en pratique, le résultat raconté dans la plainte est un désastre.

Le détail le plus parlant concerne les livreurs. Dragontail leur montrait si une autre commande allait bientôt être prête. Du coup, beaucoup de livreurs prenaient une commande, puis attendaient sur place quinze minutes pour en grouper une deuxième.

Résultat : la première pizza partait froide et en retard. Le genre de comportement algorithmique qui a du sens sur un tableur d'optimisation, et aucun sens dans la vraie vie d'un client qui attend son dîner. Et le client, lui, ne sait pas que c'est un algorithme qui a décidé de faire poireauter sa commande.

Les chiffres avancés par Chaac sont violents. Avant Dragontail, plus de 90 % de ses livraisons arrivaient en moins de 30 minutes, avec de bons scores de satisfaction. Après le déploiement, la croissance du chiffre d'affaires à New York est passée de plus de 10 % à environ moins 10 %. Le franchisé accuse donc Pizza Hut d'avoir violé le contrat de franchise en imposant un outil qui sabote la production, sans même fournir le support promis.

L'affaire est devant le tribunal des affaires du Texas, et elle dépasse largement le cas Pizza Hut. De plus en plus de franchisés se retrouvent à devoir installer des outils maison décidés par le siège, sans avoir leur mot à dire, et sans pouvoir revenir en arrière si ça plombe leur activité. Quand l'outil est une IA opaque qu'on ne peut ni ajuster ni désactiver, le franchisé paie les pots cassés tout seul.

Bref, une IA d'optimisation qui optimise si bien qu'elle livre les pizzas froides, c'est le genre de promesse 2026 qu'on n'avait pas vu venir.

Source : Gizmodo

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