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  • Le Québec propose un guide pour l’utilisation de l’IA générative en milieu éducatif
    Le ministère de l’Éducation du Québec a récemment publié le guide “L’utilisation pédagogique, éthique et légale de l’intelligence artificielle générative”. Ce document propose au personnel enseignant, mais également aux élèves des pistes de réflexion et d’action quant à l’utilisation responsable de la GenAI. Ce guide, qui s’appuie sur des initiatives préexistantes, comme le rapport « Prêt pour l’IA » du Conseil de l’innovation du Québec, s’inscrit dans une démarche globale visant à doter le mili

Le Québec propose un guide pour l’utilisation de l’IA générative en milieu éducatif

26 novembre 2024 à 15:01

Le ministère de l’Éducation du Québec a récemment publié le guide “L’utilisation pédagogique, éthique et légale de l’intelligence artificielle générative”. Ce document propose au personnel enseignant, mais également aux élèves des pistes de réflexion et d’action quant à l’utilisation responsable de la GenAI.

Ce guide, qui s’appuie sur des initiatives préexistantes, comme le rapport « Prêt pour l’IA » du Conseil de l’innovation du Québec, s’inscrit dans une démarche globale visant à doter le milieu éducatif d’outils pratiques et d’une vision stratégique pour une IA au service de la mission éducative.

Selon le ministère de l’Éducation québécois, l’utilisation responsable de la GenAI par le personnel enseignant doit être complémentaire au développement des compétences professionnelles et de la compétence numérique. Il estime donc qu’une attention particulière doit être portée à la formation du personnel enseignant à cette technologie.

Le guide propose trois critères pour une utilisation judicieuse de l’IA générative dans un contexte éducatif : la pertinence pédagogique, les principes éthiques et les obligations légales. Pour chaque critère, il explicite différents enjeux et suggère une liste de questions pour soutenir les réflexions. Chacune des sections traite des implications liées à la compétence numérique.

Pertinence pédagogique

La GenAI doit soutenir le développement de compétences et l’acquisition de connaissances : le guide invite le personnel éducatif à réfléchir sur sa valeur pédagogique, que ce soit pour son propre profit ou pour celui des personnes apprenantes. Inspirée du “Guide d’intégration de l’IA pour les écoles” du ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance du Nouveau-Brunswick (2024), cette réflexion pédagogique doit être structurée en trois temps : avant, pendant, et après son utilisation.

Avant l’utilisation de la GenAI : 

  • Identifier les objectifs pédagogiques spécifiques que l’IA générative peut soutenir (par exemple : différenciation pédagogique, soutien aux élèves avec des besoins particuliers, enrichissement du contenu éducatif, etc.) ;
  • Former le personnel enseignant et les apprenants à une littératie de l’IA pour en garantir une utilisation responsable et critique ;
  • Vérifier la conformité de l’outil choisi (âge minimal requis, objectifs pédagogiques spécifiques, sécurité, respect des principes éthiques et légaux).

Questions clés :

  • Pourquoi et comment sera-t-elle utilisée (planification, différenciation, etc.) ?
  • Le personnel enseignant et les apprenants, disposent-ils des compétences numériques nécessaires ?

Pendant l’utilisation :

  • Effectuer un suivi de la pertinence des contenus générés (alignement avec les objectifs, engagement des apprenants, correction des biais ou inexactitudes) ;
  • Ajuster au besoin l’utilisation de la GenAI pour s’adapter aux défis ou limites identifiées.

Questions clés :

  • L’IA générative, répond-elle aux objectifs fixés ?
  • Les apprenants, sont-ils motivés et engagés ?

Après l’utilisation :

  • Évaluer les résultats obtenus et réfléchir à des ajustements nécessaires ;
  • Partager les expériences pour améliorer l’intégration future.

Questions clés :

  • Les objectifs pédagogiques, ont-ils été atteints ?
  • Quels défis et réussites ont été identifiés ?

Assistance pour l’évaluation des apprentissages

Le guide rappelle que l’IA peut aider dans la conception, la rétroaction et l’évaluation des apprentissages, mais ne doit pas remplacer le jugement professionnel du personnel enseignant.

Applications potentielles :

  • Production de rétroactions spécifiques ;
  • Génération d’outils d’évaluation (grilles, exercices adaptés) ;
  • Automatisation partielle pour gagner du temps, tout en validant manuellement les résultats.

Précautions nécessaires :

  • Vérifier l’exactitude des contenus générés ;
  • Garantir la confidentialité des données des apprenants ;
  • Respecter la propriété intellectuelle des travaux des apprenants.

Principes éthiques

Le document met en avant cinq principes fondamentaux pour une utilisation responsable : sobriété numérique, explicabilité, équité, inclusion et agentivité. Ces valeurs visent à maintenir l’intégrité intellectuelle et l’autonomie professionnelle des enseignants tout en préparant les apprenants aux défis technologiques émergents.

  • Sobriété numérique : Réduire l’utilisation excessive de l’IA générative pour minimiser l’impact environnemental ;
  • Qualité : Vérifier la qualité des contenus générés pour éviter les erreurs factuelles ;
  • Équité et inclusion : Assurer que l’IA ne marginalise pas certains groupes et qu’elle représente diverses perspectives ;
  • Transparence et explicabilité : Utiliser l’IA de manière transparente et comprendre ses limites en matière d’explicabilité ;
  • Agentivité : Maintenir l’autonomie professionnelle du personnel enseignant et éviter une dépendance excessive à l’IA générative.

Obligations légales relatives à l’usage de l’IA générative

L’accent est également mis la sécurité de l’information et la conformité légale, notamment en matière de droits d’auteur et de protection des renseignements personnels. Le guide recommande de :

  • Sécurité de l’information : Ne pas fournir d’informations sensibles, confidentielles ou personnelles sans validation ;
  • Protection des renseignements personnels : Respecter les lois sur la protection des données personnelles ;
  • Droits d’auteur : S’assurer de respecter les droits d’auteur.

 

 

 

 

 

 

 

IA générative en milieu éducatif
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  • Programme “Pour une Europe numérique” : 210 millions pour renforcer la cybersécurité et les capacités numériques
    Dans le cadre de son engagement à promouvoir la résilience numérique et l’innovation technologique, la Commission européenne a lancé ce jeudi 4 juillet des appels à propositions totalisant plus de 210 millions d’euros. Ces financements, issus du programme “Pour une Europe numérique”, visent à renforcer la cybersécurité et à développer les compétences numériques à travers l’Union européenne. Approuvé le 16 mars 2021 par le Conseil de l’UE, le programme “Pour une Europe numérique” vise à stimuler

Programme “Pour une Europe numérique” : 210 millions pour renforcer la cybersécurité et les capacités numériques

5 juillet 2024 à 09:30

Dans le cadre de son engagement à promouvoir la résilience numérique et l’innovation technologique, la Commission européenne a lancé ce jeudi 4 juillet des appels à propositions totalisant plus de 210 millions d’euros. Ces financements, issus du programme “Pour une Europe numérique”, visent à renforcer la cybersécurité et à développer les compétences numériques à travers l’Union européenne.

Approuvé le 16 mars 2021 par le Conseil de l’UE, le programme “Pour une Europe numérique” vise à stimuler la transformation numérique en finançant le déploiement de technologies de pointe dans des domaines cruciaux tels que l’IA, le calcul à haute performance (HPC), la cybersécurité et en développant les compétences numériques. Ce programme, le premier de l’UE à se concentrer sur l’apport de la technologie numérique aux entreprises et aux citoyens, dispose d’un budget de 7,5 milliards d’euros sur 7 ans (2021-2027). Son objectif premier était d’accélérer la reprise économique post-COVID en transformant numériquement la société et l’économie européennes, avec un accent particulier sur les petites et moyennes entreprises. Cette crise, tout comme la guerre lancée par la Russie contre l’Ukraine, a démontré l’importance pour l’Europe de ne pas dépendre de systèmes et solutions provenant d’autres régions du monde.

Sa mise en œuvre se fait à travers des programmes de travail pluriannuels. Les appels à propositions sont ouverts aux entreprises, aux organisations et aux administrations publiques des États membres de l’UE et des pays de l’AELE/EEE.

102,8 millions d’euros pour accroître la cybersécurité

Face à la montée des cybermenaces et à la nécessité de protéger les infrastructures critiques, la Commission a alloué des fonds substantiels pour soutenir divers projets de cybersécurité :

  • Protection des grandes installations industrielles et infrastructures critiques : Un montant de 35 millions d’euros est destiné à des projets visant à sécuriser les grandes installations industrielles et les infrastructures essentielles contre les cyberattaques. Ces fonds permettront de renforcer la résilience des systèmes critiques et d’assurer leur bon fonctionnement en cas de cybermenace ;
  • Centres d’opérations de cybersécurité : Pour continuer à développer et étendre les capacités de surveillance et de réponse aux incidents de cybersécurité, 12,8 millions d’euros seront investis dans les centres d’opérations de cybersécurité, tant nationaux que transfrontaliers. Ces centres jouent un rôle crucial dans la coordination et la réponse rapide aux cyberincidents ;
  • Technologies et outils de cybersécurité : Une enveloppe de 35 millions d’euros est prévue pour le déploiement de technologies et d’outils de pointe en matière de cybersécurité. Cet investissement vise à promouvoir l’adoption de solutions innovantes et à renforcer les défenses numériques au sein de l’UE ;
  • Législation et stratégies de cybersécurité : Afin d’aider les États membres à mettre en œuvre la législation de l’UE et à élaborer des stratégies nationales efficaces en matière de cybersécurité, 20 millions d’euros seront alloués. Cet effort vise à harmoniser et à renforcer les cadres réglementaires en matière de cybersécurité dans toute l’Union.

La date limite pour soumettre des candidatures pour ces financements liés à la cybersécurité est fixée au 21 janvier 2025.

108 millions d’euros pour développer les compétences numériques

Consciente de l’importance des compétences numériques pour l’avenir économique de l’Europe, la Commission investit également massivement dans le développement des compétences avancées et des infrastructures numériques.

  • Compétences numériques avancées : Avec un investissement de 55 millions d’euros, la Commission soutiendra la conception et la mise en œuvre de programmes d’enseignement supérieur dans des domaines clés des technologies numériques. Ces fonds visent à combler les lacunes en compétences et à préparer les futurs professionnels aux défis numériques ;
  • Projets multinationaux : Pour faciliter le déploiement de projets numériques à travers l’Europe, 25 millions d’euros seront investis dans des activités menées par des consortiums multinationaux. Ces projets contribueront à créer une infrastructure numérique européenne robuste et interconnectée ;
  • Jumeaux numériques locaux : Un montant supplémentaire de 20 millions d’euros sera consacré au développement des jumeaux numériques locaux européens, des répliques virtuelles de communautés locales. Ces outils permettront une meilleure gestion et optimisation des ressources locales grâce aux technologies numériques ;
  • Observatoires européens des médias numériques : Afin de combattre la désinformation et de renforcer la fiabilité des informations en ligne, 8 millions d’euros seront investis dans les observatoires européens des médias numériques. Ces fonds financeront les travaux de pôles régionaux indépendants chargés d’analyser et de contrer la désinformation dans les médias numériques.

Les candidatures pour ces financements doivent être soumises avant le 21 novembre 2024. D’autres appels à propositions sont prévus après l’adoption du programme de travail pour une Europe numérique 2025-2027.

Programme Pour une Europe numérique 210 millions pour renforcer la cybersécurité et les capacités numériques
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