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  • Séminaire Nasse : explorer les enjeux concurrentiels et économiques de l’IA dans le secteur des médias
    Le 19 septembre 2024, le Centre Pierre-Mendès-France du Ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique à Paris accueillera le Séminaire Nasse “Intelligence artificielle : enjeux concurrentiels, enjeux économiques et applications pratiques dans le secteur des médias”.  Créé à la fin des années 1980 au sein de la Direction de la Prévision, le séminaire Philippe Nasse s’est d’abord appelé “séminaire d’économie industrielle” puis “séminaire Concurrence”. Il a é

Séminaire Nasse : explorer les enjeux concurrentiels et économiques de l’IA dans le secteur des médias

27 août 2024 à 09:30

Le 19 septembre 2024, le Centre Pierre-Mendès-France du Ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique à Paris accueillera le Séminaire Nasse “Intelligence artificielle : enjeux concurrentiels, enjeux économiques et applications pratiques dans le secteur des médias”

Créé à la fin des années 1980 au sein de la Direction de la Prévision, le séminaire
Philippe Nasse s’est d’abord appelé “séminaire d’économie industrielle” puis “séminaire Concurrence”. Il a été ensuite co-organisé par la Direction générale du Trésor et l’Autorité de la concurrence, d’abord sous le nom de séminaire « DGTPE-Concurrence » et, depuis janvier 2009, sous le nom actuel de “séminaire Nasse”, en hommage à Philippe Nasse, un économiste et juriste français décédé en 2008, qui a joué un rôle clé dans l’élaboration des politiques de concurrence de notre pays.

Les séminaires Nasse rassemblent un économiste et un juriste sur un sujet relatif à la concurrence. Il s’agit de débats à caractère académique, qui n’engagent pas les institutions organisatrices. Ce prochain séminaire se concentrera sur les impacts économiques et concurrentiels de l’IA, avec un accent particulier sur le secteur des médias.

L’événement permettra d’examiner en profondeur les impacts de l’IA sous divers angles, notamment ceux des modèles d’affaires, du marché du travail, et de la régulation économique. Ce sera également l’occasion de discuter des récentes avancées technologiques et de leurs implications pour la concurrence, en particulier face aux risques de comportements anti-concurrentiels induits par l’IA.

La séance débutera à 10 heures avec une présentation des principaux enseignements du rapport de l’Autorité de la concurrence, publié le 28 juin dernier. Ce rapport, élaboré suite à la consultation publique sur l’IA générative, a permis de recueillir les points de vue des acteurs du domaine. Il vise à fournir une analyse concurrentielle du fonctionnement de ce marché en pleine expansion aux professionnels du secteur.

Le séminaire abordera la question de l’IA sous deux angles distincts :

L’IA : une innovation de rupture avec des conséquences économiques et sociales

La première partie du séminaire abordera l’IA comme une innovation de rupture, en se focalisant sur son impact sur les modèles d’affaires et le marché du travail. Les grandes entreprises du numérique, déjà dominantes, bénéficient de l’accès aux données massives, à la puissance de calcul et à une main-d’œuvre qualifiée, créant ainsi des barrières à l’entrée pour les nouveaux acteurs. Dans le secteur des médias, l’IA modifie profondément les processus de création, d’organisation de l’information, et de distribution des contenus, entraînant des transformations majeures dans la chaîne de valeur.

L’IA : un acteur économique à part entière

Le second volet du séminaire mettra en lumière le rôle croissant de l’IA en tant qu’acteur économique. Les avancées récentes permettent à l’IA de dépasser son rôle traditionnel de prédiction pour devenir décisionnaire, un changement de paradigme qui suscite des gains d’efficacité mais aussi des risques, tels que la collusion algorithmique. Dans les médias, ces évolutions posent des questions cruciales en termes de régulation, notamment face aux risques de « bulles de filtre » et de diffusion de fausses informations.

Afin d’apporter leur expertise sur ces questions, interviendront :

  • Juliette Théry, membre du collège de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) ;
  • Xavier Lambin, professeur d’économie à l’Ecole supérieure des sciences économiques et commerciales (ESSEC).

Le débat sera animé par Yann Guthmann, chef du service de l’économie numérique à l’Autorité de la concurrence.

Si vous désirez assister à ce séminaire, les inscriptions sont ouvertes ici.

Séminaire Nasse explorer les enjeux concurrentiels et économiques de l’IA dans le secteur des médias
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  • Rapport d’activité 2023 de France 2030 : déjà de nombreux résultats et impacts concrets
    Le plan d’investissement France 2030 a été lancé en octobre 2021 pour permettre à la France et à l’Europe de retrouver leur indépendance sur des industries et des compétences d’avenir. Ce programme d’envergure est piloté par le Secrétariat général pour l’investissement (SGPI), placé sous l’autorité du 1er Ministre, qui a rendu son rapport d’activité pour l’année 2023 le mois dernier. France 2030, initialement doté de 30 milliards d’euros, a vu rapidement son budget porté à 54 milliards d’euros p

Rapport d’activité 2023 de France 2030 : déjà de nombreux résultats et impacts concrets

Par : Thomas Calvi
4 juillet 2024 à 14:00

Le plan d’investissement France 2030 a été lancé en octobre 2021 pour permettre à la France et à l’Europe de retrouver leur indépendance sur des industries et des compétences d’avenir. Ce programme d’envergure est piloté par le Secrétariat général pour l’investissement (SGPI), placé sous l’autorité du 1er Ministre, qui a rendu son rapport d’activité pour l’année 2023 le mois dernier.

France 2030, initialement doté de 30 milliards d’euros, a vu rapidement son budget porté à 54 milliards d’euros pour faire de la France un leader mondial. Le plan s’articule autour de 10 objectifs et 6 leviers pour accompagner la transformation de l’économie française vers une croissance plus durable, centrée sur les secteurs d’avenir comme le numérique, l’hydrogène, les batteries, l’espace ou la santé.

Depuis son lancement en 2021, plus de 29,9 milliards d’euros avaient été engagés sur les 54 Mds€ alloués au 31 décembre 2023, soutenant plus de 6000 bénéficiaires, dont 4 200 structures uniques, et plus de 3650 projets qui devraient générer entre 55 000 et 300 000 emplois directs d’ici 2030. Plus de 250 dispositifs avaient été lancés.

Les aides ont été réparties entre les PME et ETI (56 %), les collectivités et les établissements publics (19 %), les grands groupes (16 %) et les personnes physiques, les associations et autres entités (9 %). Par effet de levier, pour chaque euro investi par le programme, 1,3 euros supplémentaires ont été investis, principalement par le secteur privé.

Le bilan de l’année 2023

France 2030 compte déjà de nombreux résultats et impacts concrets dans les domaines de l’IA, du quantique, de la recherche, de l’hydrogène, de mini-lanceurs, des véhicules électriques ou encore de la formation permettant d’évaluer les effets sur tous les territoires. En 2023 :

  • 4 621 demandes de brevets ont été déposés ;
  • Près de 34 000 places de formations certifiantes et diplômantes ont été créées ;
  • 490 000 véhicules électriques et hybrides ont été produits ;
  • 9 biomédicaments ont été également produits en France ;
  • 82 220 emplois directs ont été créés ou maintenus.

Différentes actions ont été menées et projets ont été soutenus en faveur de :

  • La décarbonisation de l’industrie et de l’économie : l’émission de CO2 par l’industrie sera réduite de 6 millions de tonnes par an, celle de l’économie de 11 millions de tonnes, à partir de 2030 ;
  • La capacité d’électrolyse sécurisée, qui sera multipliée par 2,7 d’ici 2030.

Transformer notre économie et renforcer notre compétitivité technologique par l’Intelligence
Artificielle

Le rapport revient sur les projets et actions financés dans le domaine de l’IA dans son pôle “Souveraineté numérique”.

En 2023, la France a consolidé sa position de leader dans le secteur de l’IA, notamment l’IA générative. Ce succès repose sur un écosystème dynamique de recherche et d’innovation, des talents issus de formations d’excellence, et des infrastructures avancées comme les supercalculateurs. La stratégie nationale pour l’IA, lancée en 2018, a d’abord structuré cet écosystème, puis s’est concentrée sur la diffusion de l’IA dans l’économie, dans sa seconde phase.

France 2030 a soutenu des projets prioritaires et stratégiques, de la recherche fondamentale à l’industrialisation, en investissant dans des technologies performantes et en augmentant la puissance de calcul du supercalculateur Jean Zay. Un appel des communs numériques a également été lancé pour soutenir la croissance des acteurs clés de l’IA générative et libérer des bases de données d’apprentissage et de test.

En 2023, des projets structurants ont été financés dans trois domaines prioritaires pour la France et l’Europe :

  • IA embarquée : Ce volet vient appuyer le Chips Act, la stratégie européenne de développement de composants, les investissements d’industrialisation des composants électroniques au niveau national (2,9 milliards d’euros d‘aide pour l’usine de de semi-conducteurs de Crolles), ainsi que la stratégie d’accélération électronique. 17 projets ont été financés pour renforcer l’expertise française en intégration de l’IA dans les systèmes embarqués ;
  • IA frugale : Pour favoriser la frugalité des IA en consommation énergétique et en données, un AAP a été lancé dans le cadre du dispositif DIAT (Démonstrateurs d’IA frugale au service de la transition écologique des territoires), afin d’aider les collectivités territoriales à investir dans des technologies efficientes pour assurer leur transition écologique, dans le cadre de projets de villes connectées et de transports intelligents ;
  • IA de confiance :  Au niveau mondial, la France fait parmi des premiers pays à se préoccuper des incidences éthiques et démocratiques des progrès de l’IA, un enjeu pour les industriels français, alors que l’AI Act va prochainement entrer en vigueur.

France 2030 vise également à démocratiser l’IA et, dans ce but, a également soutenu des outils open source comme Scikit-learn, initiée par Inria et seule bibliothèque logicielle européenne sur la science de la donnée dont les fonctionnalités et applications sont améliorées pour fournir aux acteurs industriels une infrastructure technologique souveraine pour l’extraction, la publication, l’échange de leurs données, puis leur exploitation grâce à une large gamme de fonctionnalités. Le programme IA Booster a d’autre part été lancé en juin 2023 pour aider les PME et ETI françaises à intégrer l’intelligence artificielle afin d’améliorer leur compétitivité et moderniser leur production.

Rapport d'activité 2023 de France 2030 déjà de nombreux résultats et impacts concrets
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