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Aujourd’hui — 26 septembre 2026Korben
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  • Meeting Recorder - Vos visios transcrites en local sous Omarchy
    Meeting Recorder , c'est un enregistreur de réunions pensé pour Omarchy, la distribution Linux de DHH basée sur Arch et Hyprland. Et y'a pas besoin d'inviter à bot chelou dans votre visio puisque l'app se contente d'écouter votre micro et ce que joue votre ordinateur. Donc ça fonctionne avec n'importe quel logiciel de réunion, et tout est ensuite transcrit sur votre machine, 100% en local Le micro et le son de l'ordinateur sont ainsi enregistrés sur deux pistes sép

Meeting Recorder - Vos visios transcrites en local sous Omarchy

Par : Korben ✨
25 septembre 2026 à 10:36

Meeting Recorder , c'est un enregistreur de réunions pensé pour Omarchy, la distribution Linux de DHH basée sur Arch et Hyprland. Et y'a pas besoin d'inviter à bot chelou dans votre visio puisque l'app se contente d'écouter votre micro et ce que joue votre ordinateur. Donc ça fonctionne avec n'importe quel logiciel de réunion, et tout est ensuite transcrit sur votre machine, 100% en local

Le micro et le son de l'ordinateur sont ainsi enregistrés sur deux pistes séparées, et deux jauges vous montrent avant de lancer que les deux arrivent bien. C'est comme ça que l'outil sait qui parle... ce qui passe par le micro, c'est vous, et ce que joue l'ordinateur, ce sont les autres. Et s'il y a plusieurs personnes en face, Nemotron 3 Diarization, un modèle de NVIDIA qui tourne en local, sépare simplement leurs voix en "Remote 1", "Remote 2"...etc, que vous pouvez ensuite renommer.

L'écran de fin, Maya au micro, Tom côté ordinateur, et les deux pistes dans la forme d'onde

À la fin de l'appel, c'est whisper qui transcrit tout ce basar, avec le modèle large-v3-turbo par défaut (environ 1,6 Go à télécharger une seule fois), pendant qu'une animation façon années 90 vous fait patienter. Et pas besoin de carte graphique puisque d'après l'auteur, le processeur d'une machine récente boucle un appel court en quelques secondes. Ah et puis trop cool, le français fait partie des langues proposées, donc vous pouvez l'utiliser si vous avez séché les cours d'anglais.

Vous récupérez ensuite le texte, avec l'heure et l'intervenant sur chaque ligne, et un lecteur audio au-dessus. Cliquez alors sur une ligne et la lecture repartira de là. Et si whisper s'est gourré, vous survolez la ligne pour la corriger, la donner à l'intervenant suivant ou la supprimer. Chaque réunion finissant dans un simple dossier de ~/Documents/Meetings, avec l'audio et un fichier transcript.md, vous pouvez tout récupérer et même glisser sur la fenêtre un vocal ou un appel enregistré ailleurs, et Nemotron pourra y détecter jusqu'à 8 voix sans problème.

Pour les réunions de trois minutes ou plus, il y a aussi du chapitrage et c'est l'agent de code réglé par défaut dans Omarchy (Claude Code, Codex...) qui découpe la transcription une fois que c'est terminé. Donc, si vous ne voulez pas que ça parte dans le cloud, il faut prendre le temps de ne régler aucun agent par défaut sur Omarchy.

Et n'oubliez pas non plus de prévenir les gens en début de réunion, car l'article 226-1 du Code pénal punit l'enregistrement de paroles privées sans leur consentement. Hé ouaiiiis !

Côté installation, l'outil est dans le dépôt de paquets d'Omarchy, pour l'instant uniquement sur le canal edge. Sinon, en attendant la prochaine version d'Omarchy, ce script d'une ligne installera le même paquet.

Bref, c'est l'un ou l'autre :

yay -S omarchy-meeting-recorder
ou
curl -fsSL https://raw.githubusercontent.com/jankeesvw/omarchy-meeting-recorder/main/install.sh | bash

Attention, au moment où j'écris ces lignes, la version 1.1.1 plante dès la première transcription sur les processeurs sans AVX-512, un Ryzen 5 5500 ou un Core Ultra 9 285K par exemple. L'audio est bien enregistré, mais vous n'aurez pas de texte, parce que le binaire publié a hérité des instructions AVX-512 de la machine qui l'a compilé. Heureusement, un contributeur a déjà proposé un correctif, donc, soyez patient. Mais si vous êtes vraiment pressé, il faudra juste compiler vous-même l'appli (cargo build --release, les étapes sont dans le README).

Et si vous n'êtes pas sous Omarchy ? Faut chialer ?

Non, car l'app prendra alors l'apparence standard de libadwaita, mais sans l'agent par défaut d'Omarchy. Donc adieu les chapitres. Sous Windows, l'application Meetily fait le même genre de travail en local, Avec mon application macOS Kassis , on peut faire ça aussi. Il suffit de glisser-déposer l'enregistrement de la réunion sur l'appli. Les interlocuteurs sont reconnus et on obtient un transcript en quelques secondes. Enfin, pour transcrire vos enregistrements directement sur un serveur, il y a Speakr, dont je vous ai déjà parlé .

Voilà, en tout cas, je trouve que son dev a bien bossé ! Meeting Recorder c'est sous licence MIT, et le code est sur GitHub pour ceux qui ont un Omarchy sous la main !

À partir d’avant-hierKorben
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  • Le Schleswig-Holstein vire (presque) Windows de sa chancellerie
    Sur la photo officielle que j'ai mise en illustration de cet article, Dirk Schrödter, ministre du Numérique et chef de la chancellerie du Land allemand du Schleswig-Holstein, pose assis dans un escalier avec un Tux en peluche. Et il a le smile puisque plus de 200 agents de sa chancellerie bossent maintenant uniquement sous Linux, exactement comme il l'a annoncé aux 24e Open-Source-und-Linux-Tage de Kiel.

Le Schleswig-Holstein vire (presque) Windows de sa chancellerie

Par : Korben ✨
23 septembre 2026 à 09:48

Sur la photo officielle que j'ai mise en illustration de cet article, Dirk Schrödter, ministre du Numérique et chef de la chancellerie du Land allemand du Schleswig-Holstein, pose assis dans un escalier avec un Tux en peluche. Et il a le smile puisque plus de 200 agents de sa chancellerie bossent maintenant uniquement sous Linux, exactement comme il l'a annoncé aux 24e Open-Source-und-Linux-Tage de Kiel.

Alors attention, on n'est pas à 100 % parce qu'il reste quand même une vingtaine de postes sous Windows à la chancellerie qui sont nécessaires pour cause de dépendance technique à des logiciels métiers purement Windows.

Mais le ministre assure dans l'annonce officielle du Land que ses équipes planchent aussi là-dessus. Mais voilà, globalement, pour tout le reste, la bascule s'est bien terminée, même si on ne sait pas sur quelle distrib ils tournent exactement.

Pour réussir cet exploit, Dirk Schrödter a commencé tout doucement depuis plusieurs années en mettant d'abord en place LibreOffice sur des postes hors administration fiscale et en passant également la messagerie sur Open-Xchange et tout ce qui était VisioConf sur OpenTalk.

Puis cela continue de s'étendre lentement avec Nextcloud pour généraliser le travail collaboratif, un annuaire qui s'appelle Nubus , conçu pour remplacer Active Directory de Microsoft. Sans oublier la téléphonie, qui doit encore passer sur OSKAR, une solution totalement libre.

Alors bien sûr, comme ils disent chez Microsoft, Linux n'est gratuit que si votre temps ne vaut rien. Mais côté porte-monnaie, d'après le bilan du Land, ça fait déjà plus de 15 millions d'euros de licences économisées, face à 9 millions d'investissements ponctuels prévus en 2026 pour la migration et le développement des outils libres. Pas mal, hein ?

Et si vous vous demandez comment on fait passer toute une chancellerie sous Linux, hé bien sachez que les agents ont eu droit à de nombreuses réunions d'information en présentiel ET en ligne, à des vidéos de formation, à des experts présents sur place pour les aider et à des forums Linux. On ne les a pas balancés comme ça devant un poste Linux en mode "démerdez-vous".

Et pour la maintenance, c'est Gonicus, une entreprise allemande spécialisée en open source, qui va assurer le support technique de Linux avec Dataport, le prestataire informatique du Land.

Alors, est-ce que Windows c'est terminé pour de bon en Allemagne ?

Hé bien pas vraiment, parce que ça ne représente qu'environ 200 agents, ce qui reste une goutte d'eau face aux quelques 30 000 agents que compte l'administration du Land. Les autres ministères et administrations devraient cependant suivre "progressivement" le mouvement, et la planification du déploiement "tourne à plein régime" d'après le ministre. Mais bon pour l'instant, il n'a donné aucune date...

Comme je vous le disais au début de mon article, le gros morceau, ce sont surtout les logiciels métier. Le Land explique qu'une grande partie de ceux hébergés chez Dataport ne tournent que sous Windows, ou ne sont supportés que sous Windows par leur éditeur. La parade prévue c'est donc de les remplacer par d'autres produits, ou de les rendre utilisables à distance !

Sans compter qu'une bascule de cette taille peut aussi mal tourner. En effet, quand le ministère de l'Intérieur a migré sa messagerie vers Open-Xchange et Thunderbird durant l'été 2025, le syndicat de police GdP a parlé de "chaos total", avec des milliers de mails retrouvés dans des services qui n'avaient rien à voir. Bref, c'était le bordel.

Le syndicat reconnaît quand même que le libre est utilisable, mais que c'est quand même assez loin du confort des anciens logiciels. Voilà, donc ça marche, mais le changement demande quand même des efforts d'adaptation à des interfaces plus austères / complexes...

M'enfin, voilà ça avance... Comme quoi, un autre monde est possible ^^.

Source : Hardwareluxx

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  • Une VM qui s'évade vers son hôte, faut-il paniquer ?
    Les failles qui permettent à une machine virtuelle de s'échapper vers la machine qui l'héberge, ça court pas les rue. Et celle qui vient de débarquer est plutôt impressionnante ! En effet, il y a quelques jours, le chercheur Hyunwoo Kim a publié la CVE-2026-89775, qui est une évasion "invité vers hôte" bien planquée dans KVM (sur les archis ARM64). Pour rappel, KVM c'est la brique de virtualisation du noyau Linux. Et le score CVSS grimpe même jusqu'à 9,3 sur 10 ! Donc, autant dire que c'est du s

Une VM qui s'évade vers son hôte, faut-il paniquer ?

Par : Korben ✨
23 septembre 2026 à 08:45

Les failles qui permettent à une machine virtuelle de s'échapper vers la machine qui l'héberge, ça court pas les rue. Et celle qui vient de débarquer est plutôt impressionnante ! En effet, il y a quelques jours, le chercheur Hyunwoo Kim a publié la CVE-2026-89775, qui est une évasion "invité vers hôte" bien planquée dans KVM (sur les archis ARM64). Pour rappel, KVM c'est la brique de virtualisation du noyau Linux. Et le score CVSS grimpe même jusqu'à 9,3 sur 10 ! Donc, autant dire que c'est du sérieux.

En fait, cette faille permet à la VM de lire et d'écrire dans la mémoire du noyau de l'hôte à grand coups de 64 bits à la fois ^^, sans même déclencher le garde-fou censé lui rendre la main. C'est possible à cause d'un simple calcul de taille qui retombe à zéro. Du coup, le noyau considère que ce zéro est une taille valide, ce qui permet d'éviter l'invalidation du cache mémoire.

Kim décrit deux façons de s'en servir. La première, c'est l' évasion classique où depuis une VM on peut débouler sur la machine hôte. Autant dire que c'est le cauchemar de quiconque loue de l'ARM à plusieurs clients.

La seconde, quand à elle, est plus vicieuse et souvent oubliée. Sur des distributions comme RHEL, le fichier /dev/kvm est ouvert à tout le monde en écriture. Cela permet ainsi à un simple utilisateur sans droits de se servir de la faille comme d'un ascenseur vers root, sans avoir à lancer la moindre VM.

Alors, est-ce que vous êtes concerné ??

Il y a de bonnes chances que non car sur ARM64, la virtualisation imbriquée n'est pas un mode par défaut de KVM. Il faut l'activer soi-même au démarrage avec kvm-arm.mode=nested, et être sur une puce assez récente.

Mais si vous administrez pour de vrai un hôte ARM64 avec la virtualisation imbriquée active, là oui ! Un uname -r vous donnera votre version mais sachez que rien n'est impacté avant le noyau 6.16 et que le trou est colmaté à partir des versions 6.18.51 et 7.2.5. Red Hat prévient qu'aucun contournement "propre" n'existe, donc ce sera le correctif ou rien, déso ^^.

À ce jour, le chercheur en sécurité, Kim, a livré le mécanisme mais pas de code d'exploitation. Donc, prenez le temps de corriger le problème sans traîner, mais ne paniquez pas non plus car ce n'est pas encore exploité activement.

Source : la divulgation de Hyunwoo Kim sur oss-security .

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  • Bonjourr - La page de démarrage navigateur minimaliste
    Je sais que vous êtes déjà tous passés sur la page d'accueil Korben pour votre navigateur, mais il existe une autre extension sympa qui s'appelle Bonjourr . Comme pour la mienne, cette dernière remplace la page de nouvel onglet de votre navigateur pour vous afficher des infos à la fois agréables et utiles. En arrivant sur un nouvel onglet, vous verrez alors une grande photo, l'heure et la météo du jour, le tout dans un style qui lorgne vers iOS. Les photos viennent

Bonjourr - La page de démarrage navigateur minimaliste

Par : Korben ✨
21 septembre 2026 à 11:51

Je sais que vous êtes déjà tous passés sur la page d'accueil Korben pour votre navigateur, mais il existe une autre extension sympa qui s'appelle Bonjourr . Comme pour la mienne, cette dernière remplace la page de nouvel onglet de votre navigateur pour vous afficher des infos à la fois agréables et utiles.

En arrivant sur un nouvel onglet, vous verrez alors une grande photo, l'heure et la météo du jour, le tout dans un style qui lorgne vers iOS. Les photos viennent d'Unsplash en 4K, sélectionnées à la main, et les développeurs y tiennent : pas d'IA générative !! Elles changent ensuite selon l'heure du jour, du coup vous n'avez pas le même ciel à 8 h et à 22 h.

Par-dessus, vous placez ce que vous voulez en widgets comme vos liens favoris rangés sur une grille, l'import de vos marque-pages, et une barre de recherche qui accepte n'importe quel moteur, y compris un moteur maison dont vous collez l'URL vous-même.

Le reste s'active ensuite à la carte selon vos besoin. Vous pouvez avoir des notes et des listes à cocher qui captent le format Markdown, pour garder votre to-do sous les yeux, un minuteur Pomodoro qui tourne pendant que vous bossez, et LA citation du jour. Le code CSS est également accessible donc si vous voulez tout déplacer et refaire le look c'est possible ! Dans le même esprit, je vous avais aussi présenté Tabliss il y a quelques années .

Bonjourr en version web, avec les liens rapides posés sous la barre de recherche

Notez que si vous gardez les suggestions de recherche actives, ce que vous tapez dans la barre passera par les serveurs de Bonjourr. Et pensez aussi à couper la synchronisation, si vous ne voulez pas que la config de Bonjourr soit transmise à votre compte Firefox ou Chrome,

Sinon, c'est gratuit, ça s'utilise sans compte, et c'est sous licence GPL v3.0. Ça tourne sur Chrome, Firefox et Edge, et Google !

Pour voir la tête que ça a sans rien installer, quel que soit votre navigateur, je vous invite à tester ça sur la version en ligne .

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  • Linux sur PS5 Pro n'arrivera pas tout de suite
    Andy Nguyen, le développeur qui portait le projet Linux sur PS5 , a annoncé mardi soir qu'il arrêtait tout !!! Plus de PS5 Linux, plus de scène PS5, c'est terminé pour lui. Adios donc le support de la PS5 Pro dont la sortie était prévue pour 2027. Alors que s'est-il passé ? Hé bien pour lui, la scène était autrefois un groupe de chercheurs très doués et maintenant, c'est devenu une bande de débutants qui utilisent des LLM et écrivent des hacks qu'ils "ne comprennen

Linux sur PS5 Pro n'arrivera pas tout de suite

Par : Korben ✨
18 septembre 2026 à 10:27

Andy Nguyen, le développeur qui portait le projet Linux sur PS5 , a annoncé mardi soir qu'il arrêtait tout !!! Plus de PS5 Linux, plus de scène PS5, c'est terminé pour lui. Adios donc le support de la PS5 Pro dont la sortie était prévue pour 2027.

Alors que s'est-il passé ? Hé bien pour lui, la scène était autrefois un groupe de chercheurs très doués et maintenant, c'est devenu une bande de débutants qui utilisent des LLM et écrivent des hacks qu'ils "ne comprennent même pas". Des "slop kiddies", comme il dit !

Ce qu'il leur reproche, c'est surtout d'avoir trouvé la toute dernière faille d'hyperviseur selon lui, celle qu'il avait lui aussi dans ses tiroirs, et d'être allés la signaler à Sony. Il leur avait pourtant demandé une seule chose : Attendre la sortie de GTA 6, pour que les gens puissent acheter le jeu normalement et profiter ensuite de Linux. Les slops kiddies avaient dit oui et pourtant, le lendemain, la faille se retrouvait dans les mains de Sony.

C'est moche ! Surtout que sa demande n'avait rien d'un caprice. GTA 6 sort le 19 novembre, et pour l'acheter sur le PSN il faut être à jour niveau firmware. Sauf qu'un firmware à jour, c'est ce qui referme le hack... Nguyen essayait donc de tenir les deux bouts durant des mois, en attendant que tout le monde ait son jeu.

Face à lui, on retrouve donc Jordy, celui qui a envoyé le rapport à Sony via HackerOne, et qui s'est exprimé publiquement sur cette affaire dès le lendemain. Il ne nie rien, explique que le bug est bien celui de Nguyen, qu'il lui avait demandé de ne pas le signaler, qu'il avait accepté. Mais comme quelqu'un d'autre a trouvé la même faille quelques heures plus tard, avec une IA, il l'a alors signalé histoire d'être le premier et de toucher le bounty.

Bref, tout ça, ce serait encore la faute de l'IA... Mais moi ce que je vois surtout, c'est qu'il n'y a plus vraiment d'étiquette respectée entre les hackers, qu'il soit confirmé ou du dimanche, et ça, c'est bien dommage.

Maintenant la bonne nouvelle c'est que Linux continue de tourner sur les PS5 Phat et Slim en firmwares 3.00 à 7.61, avec la sortie HDMI 4K60, l'Ethernet et le SSD M.2. Tout ça repose sur des failles que Sony a déjà corrigées et les cinq dépôts sont toujours en ligne. Bref, comme aucun n'est archivé, et que le loader est sous GPL-3.0, n'importe qui peut reprendre le travail là où Nguyen l'a laissé. Si ça vous tente !

Bref, pour moi toute cette histoire ce n'est pas uniquement un problème d'IA, c'est surtout un problème de gens qui font n'importe quoi. Je comprends donc parfaitement qu'il arrête, il doit être dégoûté le pauvre... des mois de boulot partis aux chiottes et on en paie tous le prix.

Après évidemment, Sony a poussé un nouveau firmware PS5 ce mercredi, et pas mal de monde dans la communauté, dont Jordy, incite fortement les gens qui aimerait installer Linux sur leur PS5 dans un futur proche, à ne surtout pas l'installer ! Tu m'étonnes !

Source : PC Gamer

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  • Fugleramme - Le cadre qui dessine les oiseaux qu'il entend
    Je ne sais pas si vous avez déjà vu passer le truc, mais Fugleramme est un cadre à accrocher qui affiche les oiseaux qui passent dans votre jardin. Et en plus, c'est vachement joli parce que c'est fait comme un collage de planches naturalistes du XIXe siècle, où chaque oiseau dessiné correspond à une espèce que le micro installé dehors a réellement entendue chanter. Apparaissent ainsi tous les oiseaux entendus dans les dernières 24 heures, jusqu'à 40 espèces sur la page, arrangés

Fugleramme - Le cadre qui dessine les oiseaux qu'il entend

Par : Korben ✨
17 septembre 2026 à 17:15

Je ne sais pas si vous avez déjà vu passer le truc, mais Fugleramme est un cadre à accrocher qui affiche les oiseaux qui passent dans votre jardin. Et en plus, c'est vachement joli parce que c'est fait comme un collage de planches naturalistes du XIXe siècle, où chaque oiseau dessiné correspond à une espèce que le micro installé dehors a réellement entendue chanter.

Apparaissent ainsi tous les oiseaux entendus dans les dernières 24 heures, jusqu'à 40 espèces sur la page, arrangés en spirale avec les plus gros au milieu. Et la taille de chaque bestiole n'est pas décorative, puisqu'elle vient de sa masse corporelle réelle, tirée de la base AVONET.

Après si vous êtes en ville et que rien ne chante dans le quartier (snif), la page dessinera juste une branche nue.

Derrière ce cadre, on retrouve deux logiciels. Le premier, vous le connaissez, c'est mon chouchou BirdNET-Go qui fait tout le boulot d'écoute et de reconnaissance, avec le modèle BirdNET que signent le Cornell Lab of Ornithology et l'université de Chemnitz. Le second logiciel s'appelle Fugleramme, et lui se contente d'interroger son API, d'associer chaque espèce à son illustration et de composer la page. Il ne redessine d'ailleurs l'image que quand la liste des oiseaux bouge, ce qui évite de faire clignoter un panneau e-ink à longueur de journée. Ah, et une version est aussi disponible en mode web si vous voulez regarder où vous en êtes depuis votre smartphone, ou si vous voulez l'afficher depuis un écran classique.

Par contre, BirdNET n'est pas infaillible et il vous collera parfois un oiseau qui n'a jamais mis une aile chez vous. Donc ne flippez pas si vous vous retrouvez avec un ptérodactyle ou une autruche. Ça se corrige sans douleur du côté de BirdNET-Go, en lui donnant vos coordonnées géographiques et en remontant les seuils de reconnaissance.

Le collage servi en direct par le cadre de l'auteur à Bergen, avec l'oie cendrée et le héron au centre

Côté matos, comptez un Raspberry Pi 5 avec son refroidisseur actif (non négociable, vu que le classificateur tourne en continu), un panneau Inky Impression 13,3 pouces, et un micro, avec sa carte son USB si vous prenez l'analogique qu'il recommande, parce que le Pi n'a pas d'entrée audio. N'importe quel micro USB marche aussi.

Et pour le cadre, l'auteur recommande le RÖDALM 21x30 d'IKEA, parce que le Inky Impression fait exactement une taille A4. Voilà... Si ça vous chauffe, prévoyez quand même un peu de budget parce que le plus cher, c'est l'écran, à un peu moins de 200 euros chez Pimoroni, et l'addition complète tourne entre 380 et 450 euros.

Pour l'installer sur le Pi, une seule commande :

curl -fsSL https://raw.githubusercontent.com/arnegiacomo/fugleramme/main/install.sh | bash

Le script vous demandera ensuite où installer BirdNET-Go, clonera le dépôt, installera ce qui manque, lancera le cadre en service systemd et demandera un reboot. Donc si une station écoute déjà ailleurs sur le réseau, vous lui donnez son adresse et le cadre peut s'accrocher à l'autre bout de la maison. Et si ça vous saoule d'acheter un écran e-ink rien que pour ça, une image Docker fera tourner, comme je vous le disais plus haut, un kiosque web qui vous affichera les piafs sur n'importe quel écran.

En tout cas, je ne sais pas pour vous, mais moi, je trouve ça super "chouette" comme élément de décoration.

Le code est sous licence MIT et c'est encore jeune, donc attendez-vous à croiser quelques bugs.

Merci à Lilian pour le partage !

Source : fugleramme sur GitHub

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  • Shuffle Drummer - FL Studio n'a qu'à bien se tenir
    Mani Deïz m'a écrit il y a quelques mois pour m'annoncer qu'il avait sorti un super truc. Si vous ne connaissez pas Mani, c'est un beatmaker du rap indépendant français, du collectif Kids of Crackling. Et voilà que le monsieur débarque avec Shuffle Drummer , une boîte à rythmes gratuite vraiment géniale qui tourne dans le navigateur. C'est lui qui l'a conçue, et son compère Olivier Kauffman qui l'a programmée. Ils ont été accompagné également de Romain Mithault qui

Shuffle Drummer - FL Studio n'a qu'à bien se tenir

Par : Korben ✨
16 septembre 2026 à 15:33

Mani Deïz m'a écrit il y a quelques mois pour m'annoncer qu'il avait sorti un super truc. Si vous ne connaissez pas Mani, c'est un beatmaker du rap indépendant français, du collectif Kids of Crackling.

Et voilà que le monsieur débarque avec Shuffle Drummer , une boîte à rythmes gratuite vraiment géniale qui tourne dans le navigateur. C'est lui qui l'a conçue, et son compère Olivier Kauffman qui l'a programmée. Ils ont été accompagné également de Romain Mithault qui l'a designée et de François Frimont qui également filé un gros coup de main au passage.

Le séquenceur après un appui sur la molette : kick, caisse claire et charleys posés sur seize mesure, swing à 58 % et c'est parti pour poser... ^^

Alors certes, des boîtes à rythmes dans le navigateur, je vous en ai déjà montré, à commencer par l'émulateur de la TR-808 et de la TB-303 de Roland. Sauf que celle de Mani ne s'arrête pas aux pads et aux faders, mais dispose de deux petites nouveautés.

La première c'est le timing. Vous avez votre séquenceur seize mesure, le moteur de shuffle et de swing, et surtout un mode TIMING qui vous laisse attraper une mesure allumée et la tirer hors de la grille, au tick près. Caisse claire en retard, charleys bourrés, kick poussé devant... C'est exactement ce qu'un beatmaker passe sa vie à faire à la main pour que ça ne sonne pas trop robotique, trop "quantifié".

La deuxième, c'est le sampler. Vous balancez une boucle dedans, vous la découpez, et il y a un bouton qui retire la batterie du sample pour ne garder que la mélodie et la basse. Du coup, vous pouvez poser vos propres drums par-dessus, ce qui est également l'une des base du métier de beatmaker.

Attention quand même, c'est de la séparation harmonique-percussive à l'ancienne, et pas un gros modèle IA entraîné pour l'occasion. Le bruit se répartit donc entre les deux composantes, et ça embarque souvent les voix au passage. Du coup, sur un morceau un peu chargé, vous risquez donc de retrouver des restes...

Pour le reste, il y a de quoi vous amuser avec 16 effets sur le bus master que vous chaînez par 4, une émulation du magnéto à bande Ampex ATR-102 pour coller du grain sur l'ensemble, et une vraie chaîne de mastering derrière, compresseur, limiteur et mesure LUFS. Le MIDI fonctionne aussi, mode MPC compris, si vous avez un clavier sous la main ( moi j'ai celui-là ) lien affilié.

Et ensuite, quand vous vous serez bien amusé avec, vous aurez peut-être l'envie pressante de cliquer sur le bouton "Save" pour sauvegarder votre beat et l'exporter, soit en wav, soit exporter les stems ou le master. Et pour ça, il faudra donc vous créer un compte avec votre email.

J'ai aussi regardé l'onglet réseau pendant que je chargeais un sample, pour vérifier que tout tournait en local, et je vous confirme donc que c'est le cas.

Bref, allez poser un beat et voyez ce que ça donne.

Bravo à Mani et ses collègues pour ce chouette outil créatif !

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  • Fuse-archive - Vos ZIP montés en dossiers ordinaires
    Pour votre système d'exploitation, une archive c'est juste un fichier. Un seul gros fichier bien opaque qu'il faut ouvrir avec un outil dédié, ou décompresser quelque part avant de pouvoir travailler dedans. C'est pour cela que je vous présente aujourd'hui l'outil fuse-archive qui prend le problème à l'envers en présentant ce fichier comme un dossier ordinaire, en lecture seule, que vous pouvez parcourir avec ls, cat, grep, votre éditeur ou votre visionneuse d'images. En gros, vo

Fuse-archive - Vos ZIP montés en dossiers ordinaires

Par : Korben ✨
16 septembre 2026 à 09:49

Pour votre système d'exploitation, une archive c'est juste un fichier. Un seul gros fichier bien opaque qu'il faut ouvrir avec un outil dédié, ou décompresser quelque part avant de pouvoir travailler dedans.

C'est pour cela que je vous présente aujourd'hui l'outil fuse-archive qui prend le problème à l'envers en présentant ce fichier comme un dossier ordinaire, en lecture seule, que vous pouvez parcourir avec ls, cat, grep, votre éditeur ou votre visionneuse d'images.

En gros, vous lui donnez l'archive, un nom de dossier, et c'est tout. Ensuite, il le monte comme une partition normale :

fuse-archive foobar.tar.gz mnt
tree mnt
umount mnt

La liste des formats supportés, c'est celle de libarchive, donc elle est assez longue : ZIP, 7z, RAR, TAR compressés de toutes les façons, ISO, paquets DEB et RPM, archives WARC du web.

Vos DOCX, vos EPUB et vos APK étant des ZIP sous un autre nom, ils se monteront pareil, et quand l'extension ne sera pas reconnue, l'outil ira lire les premiers octets pour trancher tout seul.

Et puis vous n'êtes pas obligé de vous arrêter à une archive. Si vous lui en passez trois d'un coup, il les fusionne en une seule arborescence sous le même point de montage, comme si leur contenu avait toujours été rassemblé. Avec le paramètre -o nomerge, il donnera aussi à chaque archive son propre sous-dossier, et quand deux fichiers portent le même nom, il numérote le second en file (1).txt.

Là où je trouve ça trop cool, c'est sur les archives chiffrées. En effet, un ZIP protégé par mot de passe se montera sans souci, AES-256 compris. L'outil vous demandera simplement son mot de passe. Ça permet donc de consulter un document confidentiel sans en laisser de copie déchiffrée derrière vous.

Deux limites quand même sur le chiffrement... Le format chiffré des 7z et des RAR n'est pas géré, et un fichier à double couche comme un tar.gz.gpg réclamera le paramètre -o maxfilters=2, puisque l'outil n'en traite qu'une seule par défaut.

Maintenant, cette lecture sans copie en clair nécessite que fuse-archive décompresse l'archive entière dans un fichier temporaire anonyme, posé dans votre TMPDIR ou, à défaut, dans votre /tmp. Ça peut donc prendre beaucoup de place sur le disque, et votre document confidentiel s'y retrouvera en clair jusqu'au démontage, où le fichier sera supprimé. Toutefois, avec le paramètre -o lazycache, il ne décompressera que ce que vous ouvrez vraiment, et le temporaire grossira alors au fil de vos lectures de fichiers au lieu de tout remplir d'avance. Et avec le paramètre -o nocache, il ne gardera rien sur le disque (au prix de relectures plus lentes).

Notez que ce mode lazycache ne vous fera gagner du temps et de l'espace disque que sur les formats à accès direct, du genre ZIP, 7z ou RAR. Un tar.gz, comme une archive chiffrée, sera parcouru en entier de toute façon, rien que pour lister ses fichiers.

Maintenant pour du vrai accès direct sur ces formats, je vous invite plutôt à jeter un oeil à ratarmount qui relève la position de tous les fichiers du TAR pour sauter droit à celui que vous demandez (et lui s'installe d'un simple pip install).

Ah et j'ai failli oublier, le dépôt s'appelle mount-archive, mais la commande, elle, s'appelle toujours fuse-archive.

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  • Linux tourne enfin sur les Mac M3 (sauf la carte graphique)
    Le projet Asahi Linux vient enfin de fusionner le support des Mac M3 dans son installateur. En clair, ça veut dire que si vous avez un MacBook Air, un MacBook Pro ou un iMac équipé d'un M3, d'un M3 Pro ou d'un M3 Max, vous pouvez y installer Linux dès maintenant. Et la liste de ce qui fonctionne est plus longue que ce que je pouvais craindre. La webcam, les micros internes, le WiFi, le Bluetooth, l'USB 3 jusqu'aux 10 Gb/s permis par la machine, et le décodage vidéo accéléré, AV1

Linux tourne enfin sur les Mac M3 (sauf la carte graphique)

Par : Korben ✨
7 septembre 2026 à 13:37

Le projet Asahi Linux vient enfin de fusionner le support des Mac M3 dans son installateur. En clair, ça veut dire que si vous avez un MacBook Air, un MacBook Pro ou un iMac équipé d'un M3, d'un M3 Pro ou d'un M3 Max, vous pouvez y installer Linux dès maintenant.

Et la liste de ce qui fonctionne est plus longue que ce que je pouvais craindre. La webcam, les micros internes, le WiFi, le Bluetooth, l'USB 3 jusqu'aux 10 Gb/s permis par la machine, et le décodage vidéo accéléré, AV1 compris.

Le Thunderbolt aussi, est même arrivé cet été. Apple avait troqué, sur les M3 Pro et M3 Max, son vieux contrôleur de ports USB contre une puce ACE3 posée sur un bus SPMI au lieu de l'I2C. Il a donc fallu reverse tout ce petit monde afin que l'USB 3 et le Thunderbolt marchent sur l'ensemble de la gamme M3.

Si vous voulez vous lancer, l'installation doit encore passer par le mode Expert de l'installeur, parce que c'est encore tout frais. Mais quand la bêta de Fedora Linux 45, sera implémentée d'ici quelques semaines, ça devrait fonctionner en install normale.

Après le gros manque, c'est la 3D. N'attendez ni performances, ni accélération 3D économe en énergie puisque tout est géré par la partie CPU du M3. Et ce n'est pas de la mauvaise volonté de la part des dev puisque le GPU du M3 s'écarte nettement de celui des M1 et M2 : ray tracing matériel, mesh shaders, et le Dynamic Caching maison d'Apple. Il y a donc énormément à refaire et même si le chantier a commencé, pour le moment, on n'a pas de date.

Les autres limites ont l'air nettement moins définitives comme pour la mise en veille qui ne fonctionne pas et le port HDMI des MacBook qui est coupé. Cela s'explique par le fait que le composant DCP qui gère ces 2 aspects là c'est pas encore piloté par Asahi, mais ça ne devrait pas tarder.

Le Mac Studio, lui, reste à la rue. Le M3 Ultra n'est pas supporté, et les M4 et M5 en sont au tout début, avec le stockage, le PCIe et le démarrage multicœur qui tournent mais pas grand-chose d'autre. Donc plus votre machine est récente, plus il va falloir être patient...

Perso, j'avais un iMac M3 et franchement, j'ai été très déçu par cette machine. Pour de la bureautique ça allait très bien, mais dès qu'on bidouille un peu fort, ça pédale dans la semoule. Je suis donc passé au Mac Studio depuis et je ne le regrette pas une seconde.

En tout cas, je sais que si je veux recycler ce "vieil" iMac M3, je peux maintenant lui installer Linux... ça vaut peut-être le coup, à condition d'assumer un desktop sans la moindre accélération 3D ^^.

Source : le billet d'annonce d'Asahi Linux et Neowin .

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  • Line Rider - À fond sur la piste de luge !
    Ce jeu, ou plutôt cette expérience, je vous le dis tout de suite, ça ne va pas changer votre vie. Au contraire, ça risque même d'aggraver vos PTSD en rapport avec les sports d'hiver. Moi, ça va, je ne suis jamais allé à la montagne en vacances l'hiver, parce que je n'étais pas assez richou étant + jeune, donc, c'est au moins un trauma que je n'ai pas ! Dans Line Rider , vous tracez une ligne à la souris, vous appuyez sur play, et un petit bonhomme en luge dévale la pente que vous

Line Rider - À fond sur la piste de luge !

Par : Korben ✨
3 septembre 2026 à 12:54

Ce jeu, ou plutôt cette expérience, je vous le dis tout de suite, ça ne va pas changer votre vie. Au contraire, ça risque même d'aggraver vos PTSD en rapport avec les sports d'hiver. Moi, ça va, je ne suis jamais allé à la montagne en vacances l'hiver, parce que je n'étais pas assez richou étant + jeune, donc, c'est au moins un trauma que je n'ai pas !

Dans Line Rider , vous tracez une ligne à la souris, vous appuyez sur play, et un petit bonhomme en luge dévale la pente que vous venez de dessiner à pleine balle. Voilà c'est tout !

Alors, je pense que si vous êtes un ancien, vous connaissez forcément, parce que ce truc n'est pas de première fraîcheur. C'est sorti en 2006 sur DeviantArt . Ça a été créé par Boštjan Čadež, un étudiant de l'Académie des Beaux-Arts de Ljubljana, pour un devoir de son cours d'illustration. À l'époque, il y a eu quand même 10 000 personnes qui l'ont vu dans les 24 heures de la sortie du jeu. Et un mois plus tard, on en était à 4 millions de vues et 325 000 téléchargements du jeu.

Notez quand même que la toute première version n'avait même pas de gomme et c'était volontaire de la part de Boštjan. Sauf qu'aujourd'hui ce n'est plus le Flash de 2006 que vous lancez mais une réécriture complète pour le web moderne, signée David Lu avec Matthew Henry et Tobias Bessler.

Et la réécriture a pris du muscle puisque vous avez maintenant trois types de ligne (la bleue qui porte, la rouge qui accélère, la verte qui ne sert qu'au décor), des calques, une pelure d'oignon pour suivre la trajectoire, jusqu'à six lugeurs en même temps, et un moteur de scripts pour piloter la caméra ou la gravité.

Attention quand même : Ne lancez que des scripts dont vous connaissez la provenance ^^. Par contre, n'oubliez pas que les lignes ont un sens. Si vous les tracez de la gauche vers la droite, elles feront office de sol. Par contre, si vous les tracez dans l'autre sens, votre petit gugusse va s'y cogner par en dessous ou la traversera sans la voir s'il y arrive par le dessus.

Vous pouvez aussi glisser un fichier audio dans l'éditeur pour caler l'animation sur la musique. C'est comme ça que la communauté sort ses morceaux de bravoure, genre les 39 millions de vues de la piste que DoodleChaos a synchronisée sur "In the Hall of the Mountain King".

Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

Ensuite, concernant l'export vidéo, le bouton sort bien un MP4, mais celui-ci sera muet. La musique que vous avez chargée sert uniquement à caler l'animation pendant que vous dessinez, et la synchro, vous devrez la faire ailleurs, dans OBS ou un vrai logiciel de montage.

Côté mobile par contre, c'est plus tristoune. L' application Android est à 2,99 € et n'a plus bougé depuis juillet 2023, et la fiche App Store vers laquelle le site pointe toujours renvoie un beau 404. Bof donc...

Le web reste donc le seul endroit où Line Rider est vraiment vivant.

Le code, lui, est fermé. David Lu n'a sorti que le moteur physique, dans un dépôt sans aucune licence et qui n'a plus évolué depuis 2017. Alors si vous voulez du libre pour de vrai, allez voir plutôt LROverhaul , un descendant de Line Rider Advanced sous GPL-3.0 qui tourne sur le bureau.

Merci à j0j0b4rj0 pour le lien !

Source : linerider.com

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  • OpenAI coupe ses modèles à Cursor après son rachat par le SpaceXAI de Musk
    OpenAI a annoncé qu'il allait couper l'accès de ses modèles à Cursor, l'éditeur de code dopé à l'IA que s'arrachent les développeurs. En cause, le rachat de Cursor par SpaceXAI, l'entité née de la fusion des activités IA d'Elon Musk. Officiellement, OpenAI laisse du temps. La coupure est fixée au 12 novembre 2026, soit le délai le plus long permis par le contrat, même si Cursor peut décider d'arrêter plus tôt. Le motif, lui, est assez clair. OpenAI dit ne pas pouvoir faire confiance à SpaceXAI p

OpenAI coupe ses modèles à Cursor après son rachat par le SpaceXAI de Musk

30 août 2026 à 11:56

OpenAI a annoncé qu'il allait couper l'accès de ses modèles à Cursor, l'éditeur de code dopé à l'IA que s'arrachent les développeurs. En cause, le rachat de Cursor par SpaceXAI, l'entité née de la fusion des activités IA d'Elon Musk.

Officiellement, OpenAI laisse du temps. La coupure est fixée au 12 novembre 2026, soit le délai le plus long permis par le contrat, même si Cursor peut décider d'arrêter plus tôt.

Le motif, lui, est assez clair. OpenAI dit ne pas pouvoir faire confiance à SpaceXAI pour respecter ses conditions d'utilisation, en s'appuyant sur son expérience des entreprises de Musk qui violent les contrats.

Il faut dire que les deux camps se détestent depuis un bail. Musk a été l'un des premiers investisseurs d'OpenAI, avant de claquer la porte en 2018 quand on lui a refusé le contrôle du conseil. En 2024, il a attaqué OpenAI en justice pour l'empêcher de devenir une société commerciale. En mai dernier, un jury lui a donné tort sur toute la ligne.

Surtout, OpenAI ressort dans l'affaire une révélation gênante du procès. Lors d'un contre-interrogatoire, Musk a reconnu que xAI avait entraîné ses propres modèles à partir des réponses d'OpenAI, une technique appelée distillation. Autrement dit, faire apprendre son IA en recopiant celle du voisin. Difficile, ensuite, de laisser Cursor entre les mains du même Musk sans se poser de questions.

OpenAI en profite pour mettre en avant son prochain modèle, Astra, et une vigilance accrue sur son usage. Un modèle que l'entreprise a d'ailleurs ralenti récemment, après que ses agents se sont échappés de leur bac à sable pour aller taper sur la plateforme Hugging Face.

Du côté de Cursor, le patron Michael Truell relativise. Il assure qu'OpenAI ne pèse que 5 pour cent des usages de l'outil, et que les discussions continuent pour trouver une sortie de crise. Anthropic, le grand rival, a tout de suite tendu la main, en promettant plus de puissance de calcul pour faire tourner ses modèles Claude dans Cursor.

Résultat, Anthropic récupère des développeurs sans lever le petit doigt, pendant que Musk et OpenAI continuent de se regarder dans le blanc des yeux.

Source : OpenAI

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  • OpenAI remet la limite de 5 heures sur Codex
    Si vous codez avec Codex, l'agent d'OpenAI qui écrit du code à votre place, préparez-vous à devoir à nouveau regarder votre montre, puisque cette fameuse limite fait son retour pour les abonnés ChatGPT Plus à partir du 25 août. C'est un vrai retour en arrière, parce qu'OpenAI avait justement supprimé cette fenêtre de cinq heures le 12 juillet dernier, en ne gardant qu'un plafond hebdomadaire pour les formules Plus, Pro et Business. Concrètement, la limite des cinq heures fonctionne comme un comp

OpenAI remet la limite de 5 heures sur Codex

25 août 2026 à 10:00

Si vous codez avec Codex, l'agent d'OpenAI qui écrit du code à votre place, préparez-vous à devoir à nouveau regarder votre montre, puisque cette fameuse limite fait son retour pour les abonnés ChatGPT Plus à partir du 25 août.

C'est un vrai retour en arrière, parce qu'OpenAI avait justement supprimé cette fenêtre de cinq heures le 12 juillet dernier, en ne gardant qu'un plafond hebdomadaire pour les formules Plus, Pro et Business.

Concrètement, la limite des cinq heures fonctionne comme un compteur qui se recharge tout au long de la journée, en plus du quota hebdomadaire qui, lui, encadre votre consommation sur la semaine entière.

Le responsable technique de Codex et ChatGPT chez OpenAI, Thibault Sottiaux, justifie ce choix en expliquant que cette fenêtre permet de lisser la charge sur les serveurs, et donc de préserver un quota hebdomadaire qui reste généreux.

Surtout, sans elle, beaucoup de nouveaux abonnés Plus grillaient sans le vouloir toute leur allocation de la semaine en quelques heures, ce qui débouchait forcément sur une expérience frustrante.

Bonne nouvelle pour les gros comptes, les abonnés Pro à 100 et 200 dollars par mois échappent encore à ce retour de la limite pendant quelques mois, alors que les formules Enterprise et Edu tournent sur un système de crédits à part.

Et si vous tapez dans le mur de l'une des deux limites, il ne vous reste que deux options, patienter jusqu'à la prochaine remise à zéro ou sortir la carte bleue pour acheter des crédits supplémentaires.

Retirer la fenêtre des cinq heures ne rendait de toute façon jamais GPT-5.6 Sol illimité, puisque le plafond hebdomadaire prenait simplement le relais comme nouvelle borne. Rien de gratuit, donc.

Ce yo-yo permanent sur les limites finit par agacer, même si OpenAI galère visiblement à encaisser la demande. Les développeurs, eux, aimeraient surtout de la stabilité. Après chez Claude c'est pareil mais c'est 4h, même pour les abonnés Max, encore plus frustrant donc.

Source : 9to5mac

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  • WinPodX - Un système Windows intégré dans votre Linux
    Ce serait trop cool non, si avec un double-clic sur un .docx dans votre gestionnaire de fichiers Linux, Word s'ouvrait directement ? Et je ne vous parle pas d'un bureau Windows complet en plein écran ou d'une session de bureau à distance. Juste une fenêtre Word tout ce qu'il y a de plus classique, avec son icône dans votre barre des tâches, épinglable et "alt-tabbable" comme le reste. Hé bien, c'est ce que fait WinPodX , qui fait tourner un conteneur Windows sous KVM en arrière-pl

WinPodX - Un système Windows intégré dans votre Linux

Par : Korben ✨
16 août 2026 à 09:01

Ce serait trop cool non, si avec un double-clic sur un .docx dans votre gestionnaire de fichiers Linux, Word s'ouvrait directement ? Et je ne vous parle pas d'un bureau Windows complet en plein écran ou d'une session de bureau à distance. Juste une fenêtre Word tout ce qu'il y a de plus classique, avec son icône dans votre barre des tâches, épinglable et "alt-tabbable" comme le reste.

Hé bien, c'est ce que fait WinPodX , qui fait tourner un conteneur Windows sous KVM en arrière-plan et découpe l'affichage application par application via FreeRDP RemoteApp. Comme ça, les liens mailto: partent vers Outlook ou les schémas slack: ou vnc: vers l'application qui les a déclarés.

Tout ce qui est presse-papiers, son, imprimantes et votre dossier personnel sont partagés d'office, et le conteneur se met en pause tout seul quand personne ne s'en sert.

Jusque-là, WinApps dont je vous ai déjà causé, qui fait tourner Office sous Linux , faisait déjà l'essentiel avec les fenêtres détachées, le dossier personnel partagé, le clic droit qui envoie un fichier vers une application Windows. Mais WinPodX se distingue aussi dans l'autre sens puisque vos applications Linux remontent également dans le menu "Ouvrir avec..." du Windows, et dans un dossier "Linux Apps" du menu Démarrer. Bref, l'accès aux apps et aux fichiers marche dans les 2 sens, pour plus de transparence dans vos usages.

Si ça vous intéresse, sachez qu'il vous faut une licence Windows valide, car WinPodX ne la fournit pas (logique), que la virtualisation doit être activée dans le BIOS, avoir un accès à /dev/kvm, 8 Go de RAM et une trentaine de gigas de libre. La première installation prend cinq à dix minutes le temps de télécharger l'ISO, et les suivantes sont quasi instantanées.

Pour l'installer :

curl -fsSL https://raw.githubusercontent.com/kernalix7/winpodx/main/install.sh | bash

Il y a également un paquet pour openSUSE, Fedora, Debian, Ubuntu, Arch et NixOS, un AppImage pour les autres. C'est sous licence MIT, et sans aucune télémétrie puisque celle de Windows a été elle-même coupée par défaut. Ah et l'interface du OuinOuin peut être configurée en français.

Par contre, pas d'accélération GPU, ce qui exclut les jeux et la 3D à moins de monter un passthrough à la main. Préférez Wine pour ça...

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  • Grok Bot débarque en bêta
    SpaceXAI, la maison d'Elon Musk née de la fusion entre SpaceX et xAI, a mis en ligne mardi la bêta de Grok Bot. L'outil installe des agents IA sur une machine distante qui leur appartient, et ces agents continuent d'avancer sur leurs missions une fois votre ordinateur, même refermé. Vous dormez, eux non. Un bot garde le contexte de sa tâche pendant des heures et ne vous sollicite que pour valider un envoi ou trancher une décision qui l'a bloqué. Quand un projet se découpe en plusieurs morceaux,

Grok Bot débarque en bêta

13 août 2026 à 11:01

SpaceXAI, la maison d'Elon Musk née de la fusion entre SpaceX et xAI, a mis en ligne mardi la bêta de Grok Bot. L'outil installe des agents IA sur une machine distante qui leur appartient, et ces agents continuent d'avancer sur leurs missions une fois votre ordinateur, même refermé. Vous dormez, eux non.

Un bot garde le contexte de sa tâche pendant des heures et ne vous sollicite que pour valider un envoi ou trancher une décision qui l'a bloqué.

Quand un projet se découpe en plusieurs morceaux, les bots se le répartissent en discutant entre eux dans une messagerie commune, un peu comme le ferait une petite équipe dans un canal Slack.

Ces agents ouvrent vos applications et vos sites web avec vos propres identifiants, exactement comme vous le feriez au clavier, sans passer par les interfaces officielles que les logiciels s'offrent entre eux. Les agents d'OpenAI, d'Anthropic ou de Google savent déjà faire du travail de bureau, sauf que chez eux vous ouvrez la session vous-même avant de laisser la main. Ici, le bot se débrouille.

Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

La bêta tourne sur Mac, iOS, Windows et Linux. Android suivra.

Il faut par contre y mettre le prix. SuperGrok Heavy coûte 300 dollars par mois, et les abonnés de Cursor, l'éditeur de code boosté à l'IA, y accèdent avec les formules à 120 ou 200 dollars. Aucun tarif en euros n'a été communiqué pour le moment, et les entreprises font la queue sur une liste d'attente.

SpaceXAI a annoncé en juin le rachat d'Anysphere, la maison mère de Cursor, pour 60 milliards de dollars, un record pour une startup. Les régulateurs n'ont pas encore donné leur feu vert, ce qui n'empêche visiblement pas les deux équipes d'avancer main dans la main. Grok 4.6, un modèle conçu pour tenir des tâches longues sans perdre le fil, est d'ailleurs sorti le lendemain de la bêta.

En juillet, Grok Build, l'outil de codage de la même maison, expédiait des dépôts Git entiers vers ses serveurs, avec les clés d'API dedans. Confier l'ensemble de ses comptes à un agent autonome demande du coup beaucoup de confiance.

C'est un usage de l'IA vraiment fascinant qui va clairement se généraliser dans les années à venir, j'ai hâte de voir ce que ça donnera.

Source : The Verge

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  • Xodus - Vos jeux Xbox PC tourneront bientôt sur Linux / macOS
    Vous jouez sous Linux et votre bibliothèque Steam, GOG ou Epic tourne à peu près entièrement grâce à Proton ? Cela signifie que, malheureusement, vos jeux Xbox PC et ceux du Game Pass, eux, restent à la porte... C'est con d'avoir un catalogue entier, payé tous les mois rubis sur l'ongle et de ne pas pouvoir y toucher ailleurs que sous Windows, via le streaming cloud. Mais cette époque est révolue puisque Xodus est un projet open source qui rétro-ingénierie la chaîne Xbox PC pour

Xodus - Vos jeux Xbox PC tourneront bientôt sur Linux / macOS

Par : Korben ✨
12 août 2026 à 11:06

Vous jouez sous Linux et votre bibliothèque Steam, GOG ou Epic tourne à peu près entièrement grâce à Proton ? Cela signifie que, malheureusement, vos jeux Xbox PC et ceux du Game Pass, eux, restent à la porte... C'est con d'avoir un catalogue entier, payé tous les mois rubis sur l'ongle et de ne pas pouvoir y toucher ailleurs que sous Windows, via le streaming cloud.

Mais cette époque est révolue puisque Xodus est un projet open source qui rétro-ingénierie la chaîne Xbox PC pour faire tourner ces jeux directement sur Linux. Son dépôt coche déjà la connexion de l'appareil, celle du compte, l'autorisation Xbox, la récupération des licences, le téléchargement des paquets de jeu et le déchiffrement des exécutables à la demande. Bref, la douane est passée (non pas Hamza, celle de Microsoft).

Ce qui bloquait n'a jamais été Proton puisqu'en fait un jeu Xbox PC moderne repose sur le GDK de Microsoft et arrive emballé dans un conteneur MSIXVC chiffré, dont les clés dépendent de la licence attachée au compte.

Rien à voir donc avec un .exe posé dans un dossier.

L'équipe, emmenée par Paweł Lidwin qui contribue aussi à Heroic , a donc dû fabriquer ses propres briques, une bibliothèque d'authentification Xbox, un lecteur capable de parcourir ces conteneurs, et surtout une réimplémentation libre de xgameruntime.dll, le composant par lequel les jeux réclament les services Xbox (Celle-là est toujours en chantier). Le projet entretient même ses propres versions modifiées de Wine et de Proton.

Sauf qu'on ne joue toujours pas... Aucun binaire n'est distribué, il faut tout compiler soi-même, et les fameux services Xbox doivent encore être servis aux jeux à travers Wine. Le lancement, c'est donc le gros morceau restant même si un jeu auquel vous avez droit se récupère et se déchiffre.

Côté catalogue, il faut du GDK et du MSIXVC. Le MSIXVC2 n'est pas géré, Gears of War 4 reste sur le carreau, et les titres rétrocompatibles se récupèrent mais réclameront peut-être des correctifs dans wine ou dxvk. Quant au déchiffrement, il s'appuie sur les instructions AES du processeur. Cela signifie que sur une machine trop vieille pour les avoir, ça ne ramera même pas... ça s'arrête juste net sur une instruction "illegal".

Et puis, vous vous en doutez, il y a Microsoft... Le projet n'est ni affilié ni approuvé par Redmond, donc c'est à utiliser à vos risques et périls, car rien n'empêche l'éditeur de changer une clé ou de modifier un bout du protocole et de refermer la porte du jour au lendemain. Avec Xodus, personne n'a rien promis, et c'est un pari sur un avenir incertain... Toutefois le dépôt avance bien quand même, sans binaire à la clé pour le moment.

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  • Chrome sécurise votre session dans une puce, Firefox dit non
    Voici une bonne nouvelle du côté de Chrome puisque ce dernier a commencé à enfermer la clé qui signe votre session dans la puce de sécurité de votre machine, c'est-à-dire le TPM sous Windows, ou la Secure Enclave sous macOS. Le serveur envoie un défi, le navigateur le signe, et la clé privée ne sort jamais du silicium. Ainsi, un cookie de session recopié ailleurs ne suffit donc plus à entrer dans votre compte. Ça s'appelle DBSC, pour device-bound session credentials et comme le résume Scott Helm

Chrome sécurise votre session dans une puce, Firefox dit non

Par : Korben ✨
12 août 2026 à 10:44

Voici une bonne nouvelle du côté de Chrome puisque ce dernier a commencé à enfermer la clé qui signe votre session dans la puce de sécurité de votre machine, c'est-à-dire le TPM sous Windows, ou la Secure Enclave sous macOS. Le serveur envoie un défi, le navigateur le signe, et la clé privée ne sort jamais du silicium. Ainsi, un cookie de session recopié ailleurs ne suffit donc plus à entrer dans votre compte.

Ça s'appelle DBSC, pour device-bound session credentials et comme le résume Scott Helme, qui vient de déployer le protocole chez Report URI : "*L'attaquant peut voler le cookie, mais il ne peut pas répondre à un défi DBSC en le signant avec la clé privée, qui reste en sécurité sur votre appareil *".

Depuis que la double authentification et les passkeys se généralisent, voler un mot de passe ne rapporte plus grand-chose et c'est pour cela que les attaquants sont passés au cookie de session, un bout de texte qui prouve au site que vous êtes déjà bien connecté.

Ils le récupèrent avec un infostealer, ou avec une page de phishing qui relaie votre vraie connexion, comme le faisait la plateforme Tycoon 2FA démantelée par Europol . Ensuite ils collent le cookie dans leur navigateur et héritent de votre session. Et votre bonne vieille 2FA n'y change rien, puisqu'elle est déjà passée.

Donc ce DBSC c'est une bénédiction, surtout que côté utilisateur, il n'y a rien à activer.

Google a basculé ses propres comptes dessus fin mai, sur Chrome pour Windows, et il n'existe ni réglage administrateur ni réglage utilisateur pour le couper. Pour le reste du web, il faut évidemment que le site ait implémenté le protocole de son côté, et Chrome ne l'ouvre encore qu'à une partie des utilisateurs (dispo à partir de la version 147 sous Windows et 150 sous macOS).

Pour vérifier si c'est en place chez vous, ouvrez les outils de développement (F12) sur un site où vous êtes connecté, votre compte Google par exemple, onglet Application, et cherchez "device bound sessions". Si la ligne apparaît, c'est que c'est actif. Sinon, c'est que le site, votre version de Chrome ou votre machine ne suivent pas encore, et Chrome retombe alors sur la session classique sans rien casser.

Sur Firefox, en revanche, il ne faudra pas l'attendre car Mozilla a acté début août une position officielle négative sur le sujet. Les deux reproches que fait Mozilla c'est que DBSC laisse une fenêtre ouverte pendant laquelle un cookie volé reste utilisable, et que son flux de réauthentification est un protocole ad hoc qui ne colle pas à la gestion normale des cookies.

Mozilla craint aussi qu'on finisse par exiger des sites une attestation matérielle, ce qui limiterait le choix du matos... Google répond que rien de tel n'est prévu, et que faire signer chaque requête s'est révélé infaisable à grande échelle. Mais bon, cette position négative n'interdit pas une implémentation future... On verra bien. Apple, elle, n'a jamais tranché, mais a prévenu que DBSC risquait de compliquer la restauration d'un appareil depuis une sauvegarde.

Bref, aujourd'hui, ça se joue donc sur Chrome, et seulement là où le site a implémenté DBSC, mais je pense que ça s'étendra de plus en plus à l'avenir.

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  • Wayland-Wheeltani - L'autoscroll qui survit au débranchement
    Lucas, lecteur de Korben.info, m'a écrit pour me montrer Wayland-Wheeltani , son outil qui ramène l'autoscroll au clic molette sous Wayland, et qu'il met à jour depuis ce printemps. C'est un peu dans l'air du temps de ce genre d'outils puisque fin juillet, je vous parlais déjà de midscroll , qui règle le même manque sous Linux. Wayland-Wheeltani vise le même geste, mais avec une idée nouvelle que l'autre n'a pas. Le geste, donc... Vous le connaissez, on maintient le

Wayland-Wheeltani - L'autoscroll qui survit au débranchement

Par : Korben ✨
12 août 2026 à 08:57

Lucas, lecteur de Korben.info, m'a écrit pour me montrer Wayland-Wheeltani , son outil qui ramène l'autoscroll au clic molette sous Wayland, et qu'il met à jour depuis ce printemps. C'est un peu dans l'air du temps de ce genre d'outils puisque fin juillet, je vous parlais déjà de midscroll , qui règle le même manque sous Linux. Wayland-Wheeltani vise le même geste, mais avec une idée nouvelle que l'autre n'a pas.

Le geste, donc... Vous le connaissez, on maintient le bouton du milieu, on éloigne la souris du point d'appui, et la page défile dans cette direction. Plus on s'éloigne, plus ça accélère et si on relâche, ça s'arrête net. Et si on repasse de l'autre côté du point de départ, hé bien le défilement s'inverse sur cet axe.

Toutefois, un mouvement minuscule ne déclenche rien, ce qui fait que sous le seuil, le clic molette reste un clic molette, collage de la sélection compris. Et comme le programme déchiffre les mouvements de la souris au niveau du noyau pour réémettre un genre de molette virtuelle, les applications au-dessus n'en savent rien. Pour elles, c'est juste une molette de souris ordinaire.

L'écart sur la méthode de fonctionnement avec Midscroll, c'est que Wayland-Wheeltani ne se lie pas à votre souris par son fichier dans /dev/input, dont le numéro bouge à chaque branchement, mais bien par son identifiant USB constructeur et produit. Le réglage survit ainsi aux redémarrages et aux changements de port, et le service la retrouve seul quand vous la rebranchez. C'est super si par exemple vous utilisez à certains moments un dock externe.

Le filtre par application, lui, existe des deux côtés, mais ne fonctionne pas dans le même sens. Midscroll démarre avec FreeCAD, OrcaSlicer et Minecraft déjà blacklistés alors qu'avec Wayland-Wheeltani, rien n'est filtré au départ, et vous pouvez exclure des applications ou n'en autoriser que quelques-unes grâce à une commande donnant l'identifiant précis de la fenêtre active. Hyprland, Sway et i3 sont ainsi supportés en direct, GNOME avec une extension fournie, KDE avec kdotool. Et l'autoscroll, lui, marche sur toute session Wayland.

Pour le reste, il faut une session Wayland, systemd en mode utilisateur et l'accès à /dev/uinput. L'installation dépose une règle udev visant votre souris, ce qui évite de faire tourner le service en root au quotidien.

Après la limite, vous la connaissez puisqu'elle est dans le nom : Wayland-Wheeltani ne couvre que Wayland, là où midscroll gère aussi X11. Donc si votre session est encore en X11, vous n'aurez pas le choix. Par contre, si elle est en Wayland et que vous passez votre temps à débrancher / rebrancher votre souris et qu'elle change de port sans cesse, c'est celui-ci qu'il vous faut.

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  • La meilleure distribution Linux n'existe pas - Voici la vôtre
    Bonne nouvelle les amis, je viens de vous mettre en ligne un sélecteur de distribution Linux !! 35 distributions dans la balance, vingt questions max et à l'arrivée, le nom du Linux qu'il vous faut ! Parce que oui, la "meilleure" distribution Linux n'existe pas dans l'absolu. En fait, le bon choix dépend de votre machine, de votre usage et du temps que vous acceptez d'y passer. Posez la question à deux personnes, l'une répondra Linux Mint, l'autre CachyOS, et les deux auront rais

La meilleure distribution Linux n'existe pas - Voici la vôtre

Par : Korben ✨
11 août 2026 à 17:38

Bonne nouvelle les amis, je viens de vous mettre en ligne un sélecteur de distribution Linux !! 35 distributions dans la balance, vingt questions max et à l'arrivée, le nom du Linux qu'il vous faut !

Parce que oui, la "meilleure" distribution Linux n'existe pas dans l'absolu. En fait, le bon choix dépend de votre machine, de votre usage et du temps que vous acceptez d'y passer. Posez la question à deux personnes, l'une répondra Linux Mint, l'autre CachyOS, et les deux auront raison !

L'outil vous demande vos usages et ce que vous avez sous la main... L'âge de la machine, la RAM, la carte graphique, un Windows à garder à côté, et ce que vous comptez en faire, jouer compris.

Le questionnaire se raccourcit ensuite selon ce que vous avez déjà répondu et au final, vous repartez avec une distribution, sa fiche technique et 2 alternatives si celle-là ne vous branche pas.

J'ai remarqué que ce qui manquait à la plupart des classements de ce type, c'était le "pourquoi pas cette distrib ?". C'est pour cela que mon sélecteur affiche aussi les distributions écartées avec la raison de leur élimination, et celles qui ne démarreront même pas chez vous. Hé oui, un vieux PC en 32 bits n'a plus grand monde à se mettre sous la dent depuis que Debian 13 a supprimé son noyau i386.

Et quand Linux n'est pas la réponse à votre besoin, il vous prévient. Par exemple, si votre travail dépend de la suite Adobe ou d'un jeu avec un système anti-triche, l'outil ne fera pas semblant du contraire.

Et bien sûr, tout cela tourne exclusivement dans votre navigateur, et rien ne part ailleurs dans le cloud. En plus c'est gratuit ! 35 distributions ne font évidemment pas tout l'écosystème Linux, et j'ai dû faire des choix mais ça vous donne déjà un nom précis sur lequel vous lancer en toute sérénité.

Et si vous voulez découvrir les autres services Korben c'est par ici .

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  • Qui possède vos médias préférés ?
    Aujourd'hui, je tiens à vous présenter cette extension navigateur qui colle le nom du propriétaire à côté des résultats Google dont le média est référencé, aussi bien dans la recherche Web que dans l'onglet Actualités. Ça s'appelle "Qui possède ?" et sa base de référence contient 584 médias français. Une fois le propriétaire identifié, le badge reste affiché quand vous arrivez sur le site du média.

Qui possède vos médias préférés ?

Par : Korben ✨
11 août 2026 à 16:30

Aujourd'hui, je tiens à vous présenter cette extension navigateur qui colle le nom du propriétaire à côté des résultats Google dont le média est référencé, aussi bien dans la recherche Web que dans l'onglet Actualités. Ça s'appelle "Qui possède ?" et sa base de référence contient 584 médias français.

Une fois le propriétaire identifié, le badge reste affiché quand vous arrivez sur le site du média.

Au survol du badge, la chaîne de détention se déroule alors en entier, du média jusqu'au propriétaire final, avec la source de l'info. Les données viennent de l'open data d'Acrimed et du Monde diplomatique + les propres recherches de l'auteur de l'extension. Ensuite, les propriétaires sont répartis dans 7 catégories : milliardaire, famille ou propriétaire privé, groupe de presse, banque ou fonds, public, religieux, et indépendant.

Bien sûr, Korben.info est dedans, chez les indépendants, avec moi comme seul propriétaire ^^.

La base est embarquée dans l'extension, disponible sur Chrome, Firefox et Firefox Android et les permissions de celle-ci se limitent au stockage local, à 6 domaines Google et aux sites des médias référencés. Aucun serveur tiers n'est donc appelé et en plus c'est gratuit.

Et s'il manque un média, un bouton apparaîtra même dans les résultats pour le proposer. Bref, installez-la sur Chrome ou Firefox , et signalez les médias qui manquent.

Merci REDMAMBA l'auteur de l'extension pour le partage !

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  • Votre média center maison banni des nouveaux Fire TV Stick
    Le Fire TV Stick 4K Select d'Amazon ne tourne pas sous Android. Il tourne sous Vega OS, un système maison basé sur Linux, et ça va foutre en l'air vos projets de player pour votre média center puisque les applications Android n'y ont plus cours, et que l'installation manuelle est verrouillée. Il n'y a donc plus de bascule "sources inconnues" planquée dans les réglages, comme sur les Fire TV sous Android. Rien que pour faire apparaître les options développeur, il faut d'abord enre

Votre média center maison banni des nouveaux Fire TV Stick

Par : Korben ✨
10 août 2026 à 11:35

Le Fire TV Stick 4K Select d'Amazon ne tourne pas sous Android. Il tourne sous Vega OS, un système maison basé sur Linux, et ça va foutre en l'air vos projets de player pour votre média center puisque les applications Android n'y ont plus cours, et que l'installation manuelle est verrouillée.

Il n'y a donc plus de bascule "sources inconnues" planquée dans les réglages, comme sur les Fire TV sous Android. Rien que pour faire apparaître les options développeur, il faut d'abord enregistrer l'appareil auprès d'Amazon avec un compte développeur et même comme ça, aucun APK Android ne se lancera.

Résultat, Kodi ne tourne pas ! L'application avait déjà été retirée du store d'app Amazon en 2015, mais on la réinstallait tous à la main sur les anciens sticks. Eh bien ce contournement n'est plus possible et côté Jellyfin, malheureusement, le projet n'a toujours pas sorti de client pour Vega OS.

Bref, Amazon a verrouillé la machine au nom de la sécurité et de la chasse au piratage, comme prévu puisque je vous en parlais déjà en novembre dernier . Sauf que le même verrou bloque aussi la lecture des fichiers qui dorment par exemple sur votre NAS, même si vous les avez rippés vous-même, peu importe que ce soit le dernier Avatar ou une vidéo de vacances.

Et ce n'est pas un accident de parcours sur un modèle d'entrée de gamme puisque sur sa page développeur , Amazon écrit qu'à partir du 4K Select, tous les futurs Fire TV Stick tourneront sous Vega, donc il n'y aura plus de retour arrière, désolé...

Par contre, les modèles sous Fire OS restent en vente pour l'instant, et eux acceptent toujours l'installation manuelle. Donc si vous comptiez remplacer le vôtre un jour, vérifiez le nom exact de la référence avant de commander, c'est maintenant que ça se joue !

Sur un stick qui serait déjà passé à Vega, il reste toutefois Astra, un client tiers compatible Jellyfin et Emby, dispo sur le magasin Amazon mais limité à une lecture basique. Plex passe aussi, mais en H.264 seulement, sauf à transcoder côté serveur. Et de son côté l'équipe Jellyfin dit travailler sur un vrai client Vega sans annoncer de date... Voilà, donc pour le moment c'est compliqué avec Vega mais j'ai bon espoir que des bidouilles et nouveaux outils sortent dans les mois qui viennent.

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  • Linux 7.2 - L'IA relit le code du noyau et Torvalds trouve la note salée
    La dernière release candidate de Linux 7.2 est bien plus "grosse" qu'elle ne devrait l'être à ce stade du cycle, mais cela n'a pas empêché Linus Torvalds de la publier dimanche en attribuant ce trop-plein aux outils IA qui relisent le code du noyau. "Je ne peux pas dire que la taille de tout ça m'enthousiasme, mais c'est comme ça : la nouvelle normalité, avec beaucoup de correctifs, dont beaucoup viennent de la revue par divers outils IA." Rien ne lui paraît effrayant pour autant, et il ne voit

Linux 7.2 - L'IA relit le code du noyau et Torvalds trouve la note salée

Par : Korben ✨
10 août 2026 à 11:06

La dernière release candidate de Linux 7.2 est bien plus "grosse" qu'elle ne devrait l'être à ce stade du cycle, mais cela n'a pas empêché Linus Torvalds de la publier dimanche en attribuant ce trop-plein aux outils IA qui relisent le code du noyau.

"Je ne peux pas dire que la taille de tout ça m'enthousiasme, mais c'est comme ça : la nouvelle normalité, avec beaucoup de correctifs, dont beaucoup viennent de la revue par divers outils IA."

Rien ne lui paraît effrayant pour autant, et il ne voit aucune raison de retarder la 7.2. Une grosse taille pour ce noyau, ça veut dire plus de 400 correctifs, signés par plus de 230 personnes alors que dans une Release Candidate en général, c'est le moment où le noyau est censé se calmer avant la sortie. Alors que là, ça ressemble plutôt à un nouveau début de cycle.

Et ça tape de partout : Pilotes graphiques, son, réseau, systèmes de fichiers, code d'architecture. Les plus gros blocs viennent de s390 et zcrypt, de btrfs qui remet en place une infrastructure interne, et de correctifs netfilter ipset.

Mais attention au contresens, parce que je l'ai vu passer sur certains tweets d'anti-IA. Torvalds parle de revue de code par des outils IA, et pas d'une IA qui écrirait le noyau à sa place. Sa position de fond, Vincent nous la racontait en juillet quand il envoyait les anti-IA forker le noyau. Ici, ça ne concerne que des outils qui relisent du code existant et signalent des trucs douteux. Après derrière, ce sont des humains qui trient.

À titre d'exemple, l'un des correctifs de cette rc7 traite un use-after-free dans ptdump, l'interface qui affiche les tables de pages du noyau en clair pour repérer les problèmes de mémoire. C'est ce type de bug qui se transforme en faille et il était là depuis mars 2018 (depuis Linux 4.16).

C'est Syzbot , le robot qui bombarde le noyau d'entrées tordues en continu, qui a levé le lièvre en juin dernier. David Carlier a écrit un premier correctif en s'aidant de Claude Opus 4.8 pour remonter la piste, et Lorenzo Stoakes, mainteneur de la gestion mémoire, l'a retravaillé avant qu'il parte dans la rc7. Il devrait ensuite être rétroporté vers les noyaux stables, donc vers les machines qui tournent aujourd'hui.

Autre exemple, Greg Kroah-Hartman, qui traque déjà des bugs du noyau avec une IA locale , vient de faire retirer le pilote Moxa Intellio, soit près de 2200 lignes écrites en 1999 qui supporte certaines cartes série multiports. Alors pourquoi est-ce qu'il a fait ça ? Eh bien il écrit dans son patch que : "C'est un très vieux pilote, aucun matériel connu ne circule encore pour lui, et la société dit ne plus en avoir besoin, alors retirons-le puisque les LLM commencent à venir le titiller et à y trouver des choses "intéressantes" qui vont juste faire perdre du temps à tout le monde, vu qu'il ne sert plus...".

Voilà donc un autre effet de l'analyse de code par IA. Elle oblige les mainteneurs de projet à tailler dans le gras pour virer du code obsolète que des modèles de langage viendraient renifler d'un peu trop près. Ça ne peut pas faire de mal.

Pour moi, le vrai risque de ces outils sur un projet ouvert tient au volume. Un flot de signalements produits par des gens qui ne relisent pas ce qu'ils envoient, où plus personne ne distingue l'hallucination du vrai bug, et là ça partirait en eau de boudin. Mais comme le noyau, lui, garde des mainteneurs qui comprennent les tenants et les aboutissants de ce qu'ils lisent, ça se passe très bien. Même si la quantité de problèmes remontés surprend Linus.

Voilà, si cette nouvelle version du noyau vous intéresse, sachez qu'elle devrait normalement sortir la semaine prochaine en version finale.

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  • CHERRY sort deux lecteurs de carte à puce qui marchent sous Linux sans pilote propriétaire
    CHERRY a annoncé deux appareils à carte à puce, un clavier complet avec lecteur intégré baptisé Smart Board 1150, et un terminal séparé, le Smart Terminal ST-1150. Ils remplacent le KC 1000 SC et le ST-1144. Une carte à puce sert ici à prouver qui vous êtes. Vous l'insérez, elle signe électroniquement un document, elle ouvre une session sur un réseau ou elle déchiffre un fichier, sans que la clé privée qu'elle contient ne sorte jamais de la puce. Les deux appareils s'appuient sur le pilote CCID

CHERRY sort deux lecteurs de carte à puce qui marchent sous Linux sans pilote propriétaire

7 août 2026 à 09:50

CHERRY a annoncé deux appareils à carte à puce, un clavier complet avec lecteur intégré baptisé Smart Board 1150, et un terminal séparé, le Smart Terminal ST-1150. Ils remplacent le KC 1000 SC et le ST-1144.

Une carte à puce sert ici à prouver qui vous êtes. Vous l'insérez, elle signe électroniquement un document, elle ouvre une session sur un réseau ou elle déchiffre un fichier, sans que la clé privée qu'elle contient ne sorte jamais de la puce.

Les deux appareils s'appuient sur le pilote CCID que Microsoft livre déjà dans Windows, et sur pcsc-lite sous Linux et macOS. La norme CCID permet à un lecteur de dialoguer avec le système d'exploitation sans code maison, et pcsc-lite en est l'implémentation libre côté Unix.

Aucun pilote propriétaire à installer, donc. Vous branchez et ça fonctionne, y compris sur une machine Linux, ce qui est encore assez rare pour ce type de matériel.

Screenshot

Les deux modèles embarquent aussi un contrôleur à mémoire flash, et le firmware peut être mis à jour après le déploiement. Ce genre de lecteur était jusqu'à présent figé pour toute sa durée de vie, avec les failles qu'il avait le jour de sa fabrication.

Le communiqué ne dit hélas rien sur la signature de ces mises à jour. Sur un périphérique de sécurité, la question n'a rien de cosmétique, parce qu'un firmware modifiable est aussi un firmware attaquable si personne ne vérifie d'où vient l'image installée.

Le terminal lit et écrit les cartes, pour ouvrir une porte, se connecter au réseau de l'entreprise ou valider une transaction en ligne. Il est fabriqué entièrement en Europe. CHERRY veut clairement faire les yeux doux aux administrations et aux organismes de défense, avec les certifications américaines TAA et FIPS-201 au passage, et une base lestée en métal qui permet d'y glisser la carte d'une seule main.

Le clavier ajoute pour sa part une touche Copilot, ce qui sur un poste à données sensibles est quand même quelque peu audacieux. Il existe aussi en version conforme au Trade Agreements Act américain, pour les agences fédérales et les installations militaires soumises à des règles d'approvisionnement particulières, mais bon a priori ça ne devrait pas trop vous concerner (même si on a de plus en plus de lecteurs américains depuis que le site est traduit !).

Le Smart Board 1150 est vendu 49,99 euros. Le Smart Terminal ST-1150 descend à 34,99 euros, et les deux sont disponibles dès maintenant.

J'avoue que je ne pensais plus voir sortir de nouveaux lecteurs de carte à puce en 2026.

Source : Cherry

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  • Déjà - Il devine ce que vous allez taper dans le terminal
    L'humain est paresseux par nature, mais alors je ne vous raconte pas quand il s'agit de taper des lignes de commande... Mais bon, l'IA est arrivée dans nos vies et maintenant nous ne sommes plus que des gros sacs de viande et de graisse dont le cerveau se ramollit jour après jour. Donc, foutu pour foutu, autant y aller à fond et c'est pour cela qu'aujourd'hui, je vais vous parler de l'application Deja. Deja est un outil de remplacement intelligent pour un autre outil dont je vous ai déjà parlé q

Déjà - Il devine ce que vous allez taper dans le terminal

Par : Korben ✨
31 juillet 2026 à 10:04

L'humain est paresseux par nature, mais alors je ne vous raconte pas quand il s'agit de taper des lignes de commande... Mais bon, l'IA est arrivée dans nos vies et maintenant nous ne sommes plus que des gros sacs de viande et de graisse dont le cerveau se ramollit jour après jour. Donc, foutu pour foutu, autant y aller à fond et c'est pour cela qu'aujourd'hui, je vais vous parler de l'application Deja.

Deja est un outil de remplacement intelligent pour un autre outil dont je vous ai déjà parlé qui s'appelle ZSH Auto Suggestions qui va carrément deviner votre prochaine commande ZSH. C'est un truc qui fait donc de la prédiction de commande. Pour l'installer, vous pouvez passer par homebrew ou curl et hop, comme par magie, ce sera intégré directement à votre fichier .zshrc. Ensuite, vous rechargez votre terminal et c'est parti.

Deja remplace zsh-autosuggestions, le plugin de complétion dont dépend aussi zsh-copilot , donc il ne faut surtout pas garder les deux dans votre plugins=(). En effet, les deux réécrivent les mêmes widgets ZLE, et heureusement, quand deja détecte que l'autre est chargé, il affiche une ligne d'avertissement et se met en retrait plutôt que de coincer votre éditeur de ligne. Si vous gérez votre zsh avec Oh My Zsh ou zinit, il existe aussi une intégration dédiée pour chacun, et dans ce cas il faut enlever la ligne eval que l'installeur a ajoutée au .zshrc, sinon l'intégration est chargée deux fois.

Autre chose à savoir tout de suite, sinon vous allez chercher un moment : la suggestion s'accepte avec la flèche droite, pas avec Entrée (ça c'est pour envoyer la commande). Ensuite, Ctrl et flèche droite n'acceptent que le mot suivant, Tab ouvre la liste des alternatives classées sans quitter la ligne, et Ctrl+X coupe les suggestions pour toute la session.

Ça se base sur tout un tas de paramètres que je ne vais pas tous vous lister, mais en gros Deja est au courant du répertoire où vous êtes. Ensuite, si vous tapez des commandes mal fichues, il sera capable de vous en suggérer qui devraient correspondre à votre besoin. Et puis après, il y a l'historique et un score de fréquence ce qui fait que l'outil est vraiment hyper prédictif. Il n'y a pas d'IA derrière, c'est vraiment de l'algorithmie pure, mais ça rend bien des services. Surtout si vous tapez à peu près tout le temps les mêmes commandes au même moment, aux mêmes endroits.

Par exemple, l'outil retient que vous lancez make test après make build, et pondère la suggestion en conséquence. Les quatre signaux, correspondance floue, fréquence combinée à la récence avec une demi-vie d'une semaine, affinité avec le répertoire courant et probabilité d'enchaînement, sont fondus dans un score unique.

Le "flou", lui, se règle en trois crans selon l'écart toléré entre les lettres que vous tapez. Tight n'en laisse passer qu'un seul, smart jusqu'à quatre (c'est le réglage par défaut), et loose jusqu'à huit. En smart, taper par exemple gco proposera git checkout main ; alors qu'en loose, ça partira chercher beaucoup plus loin. Et Shift + flèche droite permet de passer au cran de "flou" suivant sans quitter la ligne.

Bref, je pense que ça va vous faire gagner un max de temps.

deja est publié sous licence MIT, se pose sur macOS et Linux, et ne connaît que zsh. Et si l'essai ne vous convainc pas, la désinstallation se fait en 4 étapes : enlever la ligne eval du .zshrc, tuer le démon avec pkill -f 'deja daemon', supprimer ~/.local/share/deja/, puis retirer le binaire avec brew uninstall deja ou, si vous êtes passé par le script curl, en supprimant le fichier posé dans ~/.local/bin/.

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  • Il fait tourner DOOM avec des expressions régulières, et il faut trois minutes par image
    Un développeur du nom d' Artem Lytkin a réussi à faire tourner DOOM sur une machine dont la seule et unique opération est un chercher-remplacer, le même que celui de votre traitement de texte, appliqué en boucle sur un énorme fichier texte. Le projet s'appelle doom-regex et son code est public depuis quelques jours. Une expression régulière, c'est un motif de recherche un peu évolué, capable de repérer par exemple tous les groupes de chiffres suivis d'une virgule dans un texte pou

Il fait tourner DOOM avec des expressions régulières, et il faut trois minutes par image

30 juillet 2026 à 11:43

Un développeur du nom d' Artem Lytkin a réussi à faire tourner DOOM sur une machine dont la seule et unique opération est un chercher-remplacer, le même que celui de votre traitement de texte, appliqué en boucle sur un énorme fichier texte. Le projet s'appelle doom-regex et son code est public depuis quelques jours.

Une expression régulière, c'est un motif de recherche un peu évolué, capable de repérer par exemple tous les groupes de chiffres suivis d'une virgule dans un texte pour les remplacer par autre chose. Les développeurs s'en servent tous les jours pour nettoyer des fichiers ou valider des adresses mail, jamais pour lancer un jeu vidéo.

Ici, tout l'ordinateur vit dans une seule chaîne de caractères d'environ 96 Mo, dans laquelle les registres du processeur, la mémoire, l'image affichée à l'écran, le moteur du jeu et ses données sont posés sous forme de texte. Un jeu de 544 règles de remplacement, toujours appliquées dans le même ordre, simule un petit processeur 32 bits maison baptisé RVM-1.

Il n'y a aucun interpréteur ni aucun calcul en dehors de ces règles. Quand le jeu additionne deux nombres, c'est une substitution qui réécrit des caractères au bon endroit dans la chaîne, et rien d'autre.

Le prix à payer est quand même salé, puisqu'il faut près de 14 millions de substitutions pour produire une seule image du premier niveau, à un rythme d'environ 80 000 remplacements par seconde. Trois minutes par image. Une petite séquence de 100 images représente du coup plus d'un milliard d'opérations.

Le résultat n'est pourtant pas une vague approximation, car les images produites sont identiques à l'octet près à celles du vrai DOOM compilé normalement, vérification par empreinte cryptographique à l'appui.

Tom's Hardware, le média spécialisé qui a relayé la trouvaille, résume bien l'expérience : y jouer tient plus "des échecs par correspondance avec un fusil à pompe" que du jeu de tir nerveux. Une démo pour Windows est malgré tout téléchargeable pour les plus patients.

DOOM a déjà tourné sur des tests de grossesse et des tracteurs, mais on est ici un cran au-dessus, avec la preuve qu'un outil de bureautique détourné suffit à construire un ordinateur qui marche. Hackaday, le site des bidouilleurs, reconnaît d'ailleurs que la valeur pratique du truc est à peu près nulle.

Totalement inutile, et c'est exactement pour ça qu'on adore : ce genre de bidouille obsessionnelle et gratuite vaut tous les produits à abonnement du moment.

Source : Tom's Hardware

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  • Il déverrouille une Xbox 360 avec un Teensy et un peu de bruteforce
    Il y en a qui récupèrent des vieux canapés dans des bennes à ordures et puis il y a eWastelander qui passe son temps à récupérer du matériel électronique pour ses futures bidouilles . Sa dernière prise, c'est une Xbox 360 à 15 dollars, dénichée au fond du rayon des "défectueux" d'un magasin de jeux qui soldait tout à moitié prix. Elle démarre parfaitement mais son unique défaut, c'est un contrôle parental verrouillé par un code que plus personne ne connaît. C'est un modèle E, le d

Il déverrouille une Xbox 360 avec un Teensy et un peu de bruteforce

Par : Korben ✨
28 juillet 2026 à 18:11

Il y en a qui récupèrent des vieux canapés dans des bennes à ordures et puis il y a eWastelander qui passe son temps à récupérer du matériel électronique pour ses futures bidouilles . Sa dernière prise, c'est une Xbox 360 à 15 dollars, dénichée au fond du rayon des "défectueux" d'un magasin de jeux qui soldait tout à moitié prix. Elle démarre parfaitement mais son unique défaut, c'est un contrôle parental verrouillé par un code que plus personne ne connaît.

C'est un modèle E, le dernier de la gamme, sorti à peu près au moment de la Xbox One . Malheureusement, ce verrou lui interdit tout ce qui dépasse la classification E, soit l'équivalent américain du tout public. Par exemple, le jeu Rock Band Blitz est classé T, donc bloqué. Autrement, dans cette console, il n'y a pas de disque dur, il n'y a aucun profil qui a été enregistré. Et il n'y a absolument rien à récupérer de l'ancien proprio. Voilà, il y a juste le code PIN et c'est tout.

Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

Alors évidemment première tentative, la question secrète de récupération. "Quel est votre plat préféré ?" Il tape pizza, puis burger, puis chicken mais aucun ne passe...

Deuxième tentative, le code de réinitialisation d'usine planqué dans les menus. Il va donc dans les paramètres de la console où se trouvent les informations système. Il faut alors enchaîner une autre combinaison secrète de 6 boutons toujours identiques (gâchette gauche, gâchette droite, X, Y, bumper gauche, bumper droit) suivi de 4 pressions supplémentaires qui, elles, changent d'une console à l'autre. eWastelander programme alors les combinaisons en macros sur une manette 8BitDo, branchée via un adaptateur Brook Wingman et déroule toute la liste. Mais RIEN !

Mais il ne se laisse pas battre par le désespoir et amorce une troisième tentative : l'exploit logiciel bad update, qui se lance sur une console de série sans avoir à l'ouvrir et donne accès à une appli homebrew capable d'afficher le code en clair. Cet exploit ne se déclenche que depuis 2 jeux, Tony Hawk's American Wasteland et Rock Band Blitz. Sauf que, comme je vous le disais, Rock Band Blitz est classé T, et le verrou le bloque. Il bascule alors sur un autre exploit nommé bad avatar, mais la console freeze ! Quel enfer ! Comme cette 360 n'a aucun stockage interne, et que l'exploit réclame un disque dur ou une unité mémoire pour fonctionner, bah ça plante.

Restait la méthode "officielle", telle que décrite sur wiki Console Mods. Cela consiste à enregistrer la console sur son compte Microsoft puis à demander un reset du code, ou appeler le support qui le communique. Mais ce même wiki précise que la méthode "aurait été abandonnée d'après les retours négatifs, mais reste ici pour mémoire". Bref, y'a plus personne au comptoir !

Sa dernière option, qui se présente à lui, un peu comme la solution de la dernière chance, c'est d'effectuer un brute force sur la console. Et ça tombe bien parce qu'un autre dev surnommé Agent24 avait repris en janvier 2020 le code d'un autre bidouilleur (écrit à la base pour Arduino) puis adapté au Teensy.

Le Teensy, si vous ne connaissez pas, c'est une carte qui se fait passer pour un clavier USB et tape les combinaisons une par une. Cela représente 10 000 possibilités pour un code à 4 chiffres, soit entre une seconde et 17 heures selon la chance qu'on a. eWastelander coupe alors l'extinction automatique, laisse la carte tourner, et se barre...

5 heures après, il revient voir ce qu'il en est et, oh magie, sa console est déverrouillée !!

Bravo. Encore une fois, le brut de force a triomphé et ça ne date pas d'hier puisqu'en 2013, déjà, je vous parlais d'un bricoleur qui cassait le code PIN d'un GPS Garmin avec un Arduino et un vieux scanner, sur exactement le même nombre de combinaisons que pour la Xbox.

Et voilà comment ressusciter une console qu'on croyait perdue pour toujours à cause d'un simple code de contrôle parental !

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  • Firefox ressort le mode compact du placard, 5 ans après
    En 2021, Mozilla a estimé que le mode compact de Firefox intéressait trop peu de monde pour mériter sa place dans l'interface. Le bug qui actait sa suppression a énervé pas mal de monde, mais la justification à l'époque, c'était que cette densité est "difficile à découvrir, et on suppose qu'elle est peu utilisée". Faut dire que ce mode compact réduit sacrément l'espacement des barres d'outils et des onglets pour gagner de la place à l'écran. Mozilla le destine explicitement aux petits écrans. Ma

Firefox ressort le mode compact du placard, 5 ans après

Par : Korben ✨
27 juillet 2026 à 19:00

En 2021, Mozilla a estimé que le mode compact de Firefox intéressait trop peu de monde pour mériter sa place dans l'interface. Le bug qui actait sa suppression a énervé pas mal de monde, mais la justification à l'époque, c'était que cette densité est "difficile à découvrir, et on suppose qu'elle est peu utilisée".

Faut dire que ce mode compact réduit sacrément l'espacement des barres d'outils et des onglets pour gagner de la place à l'écran. Mozilla le destine explicitement aux petits écrans.

Mais devant la levée de boucliers, Mozilla a dû faire machine arrière mais à moitié ^^. En avril 2021, un second bug acte le compromis : ceux qui utilisaient déjà le mode compact le gardent, les autres doivent aller l'activer à la main dans about:config via browser.compactmode.show.

Puis au bout d'un moment dans le menu de personnalisation, l'option réapparaît en juin 2021 dans Firefox 89 sous le doux nom de "Compact (not supported)". C'est la version qui embarquait la refonte Proton dont je vous parlais à l'époque .

Nous sommes 5 ans plus tard, et Mozilla remet le couvert avec le mode compact ! En effet, le nouveau design de Firefox est arrivé aujourd'hui dans Nightly, et ce mode compact fait partie du package. "Les gens nous ont dit que ça leur manquait, et on les a écoutés", explique l'équipe.

Sauf que ce n'est pas exactement un retour à la case départ. Dans le code de Nightly 155, le mode compact ne revient pas dans le menu de personnalisation. En réalité, il déménage dans les réglages, sous une rubrique "Window density" qui propose Automatique, Standard, Compact et Tactile.

Mais surtout Firefox sait maintenant basculer en compact tout seul. C'est une préférence fraîchement débarquée, browser.compactmode.auto.threshold, qui fixe le déclencheur à 0.05. Cela veut dire que si la barre d'onglets s'apprête à bouffer plus de 5 % de la hauteur de votre fenêtre, le navigateur passe en densité réduite sans rien vous demander.

Même logique sur la largeur avec la barre latérale repliée avec un garde-fou plutôt propre qui fait que si un utilisateur a choisi lui-même une densité, il ne se fait jamais écraser son réglage.

Le reste de la refonte, baptisée Project Nova en interne , n'est pas mal non plus. Les onglets prennent une forme plus douce avec un léger dégradé sur l'onglet actif, la palette s'inspire du feu avec des violets fumés, et les icônes sont redessinées pour tenir la route en thème clair comme en sombre. Mozilla a d'ailleurs publié les teintes avec leurs codes, du Cream #FFF4EE au Midnight Purple #210340.

Les réglages sont réorganisés au passage, avec une entrée dédiée aux contrôles IA pour couper entièrement ces fonctions, et un réglage du niveau de protection contre le pistage. Mozilla annonce aussi 9 % de gain sur les temps de chargement du contenu principal des pages sur un an.

Bon voilà, ce que je peux vous dire, c'est que comme d'habitude, avec Firefox, les gens vont encore gueuler pour rien. En 2014, la refonte Australis avait provoqué le même genre de problème, au point qu' une extension entière avait été codée pour restaurer l'ancienne apparence .

La différence, cette fois, c'est que Mozilla range la personnalisation du côté des réglages officiels au lieu de la laisser aux extensions et à about:config.

Pour voir tout ça, il vous faut la version Nightly et rien d'autre. Dans le code source, la préférence globale browser.nova.enabled n'est activée que sur les builds Nightly, elle reste à false partout ailleurs. Le déploiement large est annoncé pour cette année, sans date. En attendant, la branche stable continue d'avancer de son côté avec les conteneurs natifs arrivés dans Firefox 153 .

Source

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  • Rapid-MLX - Installer un serveur IA local sur votre Mac
    Si vous avez un Mac Apple Silicon et que vous en avez assez de payer des tokens à chaque requête, Rapid-MLX vaut le détour. C'est un moteur d'inférence local maintenu par Raullen Chai, qui tape directement dans les kernels MLX d'Apple, sans repli sur llama.cpp ni couche Metal intermédiaire. Et si le nom vous dit vaguement quelque chose, c'est normal puisque c'est un fork de vLLM-MLX, le serveur de Wayner Barrios dont je vous parlais en mai . Rapid-MLX a juste pris

Rapid-MLX - Installer un serveur IA local sur votre Mac

Par : Korben ✨
27 juillet 2026 à 11:33

Si vous avez un Mac Apple Silicon et que vous en avez assez de payer des tokens à chaque requête, Rapid-MLX vaut le détour. C'est un moteur d'inférence local maintenu par Raullen Chai, qui tape directement dans les kernels MLX d'Apple, sans repli sur llama.cpp ni couche Metal intermédiaire. Et si le nom vous dit vaguement quelque chose, c'est normal puisque c'est un fork de vLLM-MLX, le serveur de Wayner Barrios dont je vous parlais en mai . Rapid-MLX a juste pris un rythme de publication plus soutenu des deux.

Ce que ça vous donne, c'est donc un serveur HTTP qui parle le même langage que l'API d'OpenAI et celle d'Anthropic. Vos scripts, Cursor, Aider, LangChain ou Claude Code continuent de fonctionner, sauf qu'ils tapent sur votre machine au lieu d'un datacenter.

Donc je vous propose de voir ensemble comment installer ça.

Étape 0 : Vérifier que votre Mac est éligible

Le script d'installation contrôle plusieurs choses avant de lancer quoi que ce soit, et autant les connaître d'avance. Il faut une puce Apple Silicon et il n'y a pas de version Linux ni Windows, ni de support CUDA ou AMD.

Le script d'installation accepte encore macOS 13 Ventura, mais le vrai plancher est macOS 14 Sonoma. La formule Homebrew l'exige, et surtout MLX, la brique Apple sur laquelle tout repose, ne publie de paquets macOS que pour les versions 14, 15 et 26. Sur un Mac resté en Ventura, ça cassera donc à l'installation des dépendances, quel que soit le chemin choisi.

Dernier point à avoir en tête, c'est pensé pour votre machine à vous et pas pour un serveur. Vous n'y trouverez donc ni authentification multi-utilisateurs, ni quotas de requêtes.

Étape 1 : Installer Rapid-MLX

Le plus simple, c'est Homebrew :

brew install rapid-mlx

Si vous gérez déjà vos environnements Python vous-même, les autres chemins existent :

uv tool install rapid-mlx@latest
python3.12 -m pip install rapid-mlx

Il y a aussi un installeur en une ligne (curl -fsSL https://rapidmlx.com/install.sh | bash) qui détecte votre RAM et vous propose un modèle adapté. Il crée un venv isolé dans ~/.rapid-mlx/ et pose le binaire dans ~/.local/bin/. Un curl | bash reste un curl | bash. La formule Homebrew fait exactement le même boulot, donc l'installeur en ligne perd de son intérêt.

L'installation de base pèse dans les 460 Mo et la vision, l'audio et les embeddings sont des extras optionnels, vous les ajouterez seulement si vous en avez l'usage.

Étape 2 : Choisir un modèle qui tient dans votre RAM

C'est là que la plupart des gens se plantent, en chargeant un modèle trop gros et en concluant que "ça rame". Sur Mac, la RAM est unifiée, donc le modèle mange directement dans la mémoire que se partagent le CPU et le GPU.

Les paliers recommandés par le projet :

RAMModèle conseillé
8 à 23 Go`qwen3.5-4b-4bit`
24 à 47 Go`gpt-oss-20b-mxfp4-q8`
48 à 95 Go`qwen3.6-35b-8bit`
96 Go et plus`gpt-oss-120b-mxfp4-q8`

Le catalogue complet se liste avec la commande rapid-mlx models, et rapid-mlx info <alias> vous donne le profil détaillé d'un modèle. Si vous voulez sortir du catalogue maison, le filtre matériel de Hugging Face que je vous montrais fin juin fait exactement ce tri à votre place.

Pour utiliser un autre modèle que celui par défaut, il suffit de reprendre l'alias affiché par rapid-mlx models et de le passer en argument. Et si vous préférez télécharger les poids à l'avance, sans rien lancer, c'est le boulot de rapid-mlx pull, qui accepte aussi bien un alias du catalogue qu'un identifiant Hugging Face :

rapid-mlx pull qwen3.5-9b-4bit

Le modèle atterrit dans le cache Hugging Face de votre machine, et ensuite rapid-mlx chat qwen3.5-9b-4bit ou rapid-mlx serve qwen3.5-9b-4bit chargeront ce modèle-là. Le pull préalable reste facultatif, chat et serve téléchargent d'eux-mêmes ce qui manque, mais autant rapatrier les gigas tranquillement avant plutôt qu'au moment où vous voulez bosser.

Étape 3 : Vérifier que ça tourne

Avant de bricoler des intégrations, testez en direct :

rapid-mlx chat

Ça part sur qwen3.5-4b-4bit par défaut, télécharge les poids au premier lancement (comptez 2,5 Go) et vous lâche dans une interface (REPL). /help listera les commandes slash, et /exit vous permettra de quitter le chat.

Une subtilité qui évite de mal interpréter ce premier test, c'est que dans le chat, le raisonnement est coupé par défaut, histoire que le modèle ne vous déballe pas sa réflexion à l'écran. En mode serveur par contre c'est l'inverse, et ça change la vitesse ressentie du tout au tout. J'y reviens plus bas.

Étape 4 : Lancer le serveur

Le vrai intérêt, c'est le mode serveur :

rapid-mlx serve qwen3.5-4b-4bit

Vous récupérez un endpoint sur http://localhost:8000. Le test qui confirme que tout est en place :

curl http://localhost:8000/v1/chat/completions \
 -H "Content-Type: application/json" \
 -d '{"model":"default","messages":[{"role":"user","content":"Dis bonjour !!"}]}'

Et côté Python, vous gardez le SDK OpenAI tel quel, seule l'URL de base change :

from openai import OpenAI
client = OpenAI(base_url="http://localhost:8000/v1", api_key="not-needed")
print(client.chat.completions.create(
 model="default",
 messages=[{"role": "user", "content": "Say hello"}],
).choices[0].message.content)

Pointez n'importe quel client compatible OpenAI sur http://localhost:8000/v1 et c'est réglé. Cursor, Aider, LibreChat, Open WebUI, LangChain, tous marchent avec ce seul changement d'URL. Il y a aussi /v1/embeddings pour du RAG local et /v1/responses pour le Codex CLI.

Étape 5 : Brancher Claude Code dessus

C'est le morceau le plus intéressant du lot, et il tient en deux variables d'environnement. Serveur lancé d'un côté, puis dans un autre terminal :

ANTHROPIC_BASE_URL=http://localhost:8000 ANTHROPIC_API_KEY=not-needed claude

Attention quand même, l'URL de base doit être la racine, sans /v1 à la fin. Le SDK Anthropic ajoute /v1/messages tout seul, donc si vous mettez /v1 vous obtenez /v1/v1/messages et ça casse.

Depuis la 0.10.14, l'appel d'outils passe par une grammaire contrainte activée par défaut, donc plus besoin de bidouiller un --tool-call-parser à la main pour que les tool calls soient parsables. Pour du Claude Code sérieux, visez plutôt un gros modèle, la doc officielle recommande par exemple qwen3.6-35b-4bit en exemple.

Quand ça coince

Le réflexe à avoir avant de chercher ailleurs :

rapid-mlx doctor

Les trois pannes les plus courantes sont toujours les mêmes.

Débit décevant côté serveur, c'est le raisonnement : les Qwen 3.5 et 3.6 démarrent en mode réflexion, donc ils pensent à voix haute avant de répondre, et --no-think règle l'affaire.

Plantage mémoire, votre modèle est trop gros pour la RAM disponible, redescendez d'un palier ou prenez une quantification plus agressive. Appels d'outils qui arrivent en texte brut, la récupération automatique gère la plupart des cas, sinon vous forcez le parser correspondant à votre modèle.

Voilà, grâce à ça, votre Mac est maintenant un serveur d'IA super rapide ! Plus de facture au token, et vos prompts ne sortent plus de la pièce.

Merci à Philobois pour le lien !

  • ✇Korben
  • Chrome tourne enfin sur Raspberry Pi (si vous savez où cliquer)
    Si vous avez un Raspberry Pi et que Chromium commence à vous fatiguer, le VRAI Chrome, celui des chads que vous êtes, est enfin dispo en ARM64 !! Enfin, dispo... Si vous savez où chercher, parce que la page de téléchargement de Google vous propose toujours l'installeur amd64, qui ne tournera jamais sur votre machine. C'est Joey Sneddon, d'OMG! Ubuntu, qui a trouvé la combine en bidouillant l'URL depuis son Pi 5. Avant toute chose, vérifiez que vous êtes bien en 64 bits, parce qu'

Chrome tourne enfin sur Raspberry Pi (si vous savez où cliquer)

Par : Korben ✨
27 juillet 2026 à 10:43

Si vous avez un Raspberry Pi et que Chromium commence à vous fatiguer, le VRAI Chrome, celui des chads que vous êtes, est enfin dispo en ARM64 !! Enfin, dispo... Si vous savez où chercher, parce que la page de téléchargement de Google vous propose toujours l'installeur amd64, qui ne tournera jamais sur votre machine. C'est Joey Sneddon, d'OMG! Ubuntu, qui a trouvé la combine en bidouillant l'URL depuis son Pi 5.

Avant toute chose, vérifiez que vous êtes bien en 64 bits, parce qu'un système 32 bits refusera le paquet :

dpkg --print-architecture

Si ça répond arm64, le fichier est là , 126 Mo. Il s'installe comme n'importe quel .deb local, en laissant apt gérer les dépendances :

wget https://dl.google.com/linux/direct/google-chrome-stable_current_arm64.deb
sudo apt install ./google-chrome-stable_current_arm64.deb

Le RPM existe aussi pour les distributions qui préfèrent, en remplaçant la fin du nom par aarch64.rpm.

J'ai ouvert le paquet pour regarder ce qu'il y avait dedans. Son fichier de contrôle annonce google-chrome-stable en version 150.0.7871.186, architecture arm64, un peu plus de 400 Mo une fois installé. Soit exactement la même version que le paquet x86 poussé le même soir. Le même Chrome, à la même révision.

Et le canal stable n'est pas seul. Le dépôt de Google sert aussi la beta (151.0.7922.47), la dev (152.0.7967.2) et la canary (152.0.7974.0) pour les puces ARM, et son fichier Release déclare noir sur blanc les deux architectures. Les quatre canaux ont été publiés dans la même minute que leurs équivalents x86.

Est-ce qu'on se retrouve coincé sur cette version, à re-télécharger le .deb à la main tous les mois ? Non. Le script de post-installation contenu dans le paquet ajoute le dépôt Google en précisant l'architecture, et les cinq paquets y sont indexés en arm64 exactement comme en x86. Les mises à jour ont donc de quoi arriver par apt, comme d'habitude.

Alors pourquoi s'embêter, puisque Chromium tourne sur ARM depuis des années ? Pour deux trucs. D'abord ma synchro du compte Google, qui ramène favoris, mots de passe et extensions. Et ensuite, Widevine, le module DRM, qui est ici un vrai binaire aarch64 et pas une couche de compatibilité comme l'émulateur FEX financé par Valve . Netflix et les autres plateformes à DRM s'ouvriront enfin sur un SBC !!!

Mais avec une nuance à connaître avant de vous réjouir qui est que sous Linux, Widevine reste au niveau "Software Secure". Cela veut dire que sur Netflix, la qualité plafonnera entre 720p et 1080p. De la HD donc et pas de la 4K. Désoléééé !

Google avait promis tout ça en mars, pour le deuxième trimestre et son billet annonçait même une installation via chrome.com/download pour les autres distributions, ce qui est malheureusement le morceau qui manque aujourd'hui.

Cela veut dire aussi que rien ne garantit que ce paquet soit considéré comme étant prêt par ses auteurs donc si votre machine doit rester stable, laissez passer quelques semaines avant de vous y essayer.

Manque plus que quelqu'un chez Google ait le courage d'appuyer sur "publier".

Source

  • ✇Korben
  • Une Radeon de 2007 fait tourner la PS3 (mal, mais elle tourne)
    La carte graphique minimum dont on a besoin pour émuler une PS3 est sortie... après la PS3. C'est AniLeo et kd-11, de l'équipe RPCS3 , qui viennent de descendre le minimum officiel de l'émulateur à la Radeon HD 2900 XT, sortie en mai 2007. La PS3, elle, arrivait en France en mars de la même année. Certes, c'est moins de deux mois d'écart mais pour émuler une console, en général, on a besoin de matériel largement postérieur. RPCS3 accepte donc maintenant les Radeon HD 2000, 3000 et

Une Radeon de 2007 fait tourner la PS3 (mal, mais elle tourne)

Par : Korben ✨
25 juillet 2026 à 07:57

La carte graphique minimum dont on a besoin pour émuler une PS3 est sortie... après la PS3. C'est AniLeo et kd-11, de l'équipe RPCS3 , qui viennent de descendre le minimum officiel de l'émulateur à la Radeon HD 2900 XT, sortie en mai 2007. La PS3, elle, arrivait en France en mars de la même année.

Certes, c'est moins de deux mois d'écart mais pour émuler une console, en général, on a besoin de matériel largement postérieur.

RPCS3 accepte donc maintenant les Radeon HD 2000, 3000 et 4000, la première génération TeraScale d'ATi. Le plancher précédent, c'était la HD 5550. Deux conditions quand même : ça ne marche que sous Linux, avec le pilote libre Mesa r600. Windows reste dehors, le vieux pilote d'AMD étant trop bancal pour l'émulateur.

Maintenant, ce qui bloquait vraiment n'était pas la puissance. L'émulateur tenait pour acquis que toutes les cartes qu'il supporte savent faire un certain type d'écriture en mémoire. Ces vieilles Radeon ne savent pas, et personne n'avait prévu le cas, alors l'affichage plantait dès le démarrage, sur un pointeur nul... snif. Le correctif consiste donc à vérifier si la carte sait le faire, et à s'en passer quand ce n'est pas le cas. Et voilà, une pull request plus tard et c'était du tout bon pour la Radeon HD 2900 XT !

Reste que la plus musclée de ces vieilles puces, la HD 4890 de 2009 avec son gigaoctet de mémoire, donne des résultats à géométrie très variable. Sur les captures de l'équipe, OutRun Online Arcade tourne entre 52 et 59 fps, et Metal Gear Solid HD Collection oscille entre 45 et 60 selon la densité de la scène. Jusque-là, ça va.

Par contre, la démo de FIFA 08 tombe à 15 fps, et le jeu Rain à 15 aussi, et là c'est la cata. Cette HD 4890 est pourtant plusieurs fois plus puissante que le RSX, la puce graphique de la PS3, mais ça ne suffit pas, parce que l'émulateur lui refile du boulot que la console ne lui demandait pas, comme décoder les textures à la place du processeur. Et surtout, parce que la mémoire n'est pas rangée pareil.

Sur PS3, la mémoire vidéo et la mémoire système sont bien deux réservoirs séparés, sauf que les jeux ont le droit de piocher directement dans les deux. Tout est à portée de main. Sur PC, les deux sont vraiment cloisonnés, du coup l'émulateur passe son temps à recopier les données de l'un vers l'autre.

En descendant dans la gamme, la sanction est immédiate. La HD 3870 doit tomber à 273p, l'équivalent d'une PSP, pour afficher les jeux les plus simples. La HD 2600 XT, elle, plafonne à 12,9 fps sur Portal à cette même définition. Bref, ça ne sert plus à rien de descendre plus bas, celle-là est carrément plus faible que la puce de la console qu'elle est censée émuler.

Côté manipulation, il faut mentir au pilote. Ces cartes annoncent une version d'OpenGL trop ancienne, et l'émulateur refuse de démarrer tant qu'il la voit. Deux variables d'environnement au lancement suffisent à lui faire croire le contraire :

MESA_GL_VERSION_OVERRIDE=4.3 MESA_GLSL_VERSION_OVERRIDE=440 ./rpcs3.AppImage

Et si ça plante encore, l'équipe conseille de basculer le réglage Shader Mode sur "Legacy Recompiler".

Je vous parlais de RPCS3 en 2021 quand il servait surtout à rendre les vieux jeux plus beaux avec le FSR d'AMD et voilà maintenant qu'il sait les faire tourner sur du matériel de leur époque.

Le billet de l'équipe , que je vous invite à lire, détaille les réglages et les résultats carte par carte. Si vous avez une TeraScale au fond d'un placard, vous savez quoi en faire.

  • ✇Korben
  • Midscroll - Le clic-molette de Windows débarque sous Linux
    Si vous ne connaissez pas Linux, il faut savoir que sur ce système d'exploitation, le clic milieu colle la sélection. Moi, c'est un truc que j'aime bien, mais c'est surtout un héritage de X11 qui se marche complètement dessus avec l'autoscroll . Du coup Firefox désactive le sien par défaut sur Linux, et Chromium ne l'active nativement que sous Windows. Mais c'était sans compter sur Grant Hendricks qui a décidé de faire autrement avec midscroll . Midscroll ne s'accroch

Midscroll - Le clic-molette de Windows débarque sous Linux

Par : Korben ✨
24 juillet 2026 à 16:20

Si vous ne connaissez pas Linux, il faut savoir que sur ce système d'exploitation, le clic milieu colle la sélection. Moi, c'est un truc que j'aime bien, mais c'est surtout un héritage de X11 qui se marche complètement dessus avec l'autoscroll . Du coup Firefox désactive le sien par défaut sur Linux, et Chromium ne l'active nativement que sous Windows. Mais c'était sans compter sur Grant Hendricks qui a décidé de faire autrement avec midscroll .

Midscroll ne s'accroche à aucun toolkit, et se branche sur l'entrée du noyau. Ensuite, il capte chaque souris en evdev , la re-émet dans un clone uinput , et glisse ses événements de molette au passage. Rien au-dessus n'a donc besoin de coopérer, donc Wayland et X11 s'en fichent, et vos applis Qt, GTK ou Electron ne voient qu'une molette ordinaire.

Les gens sous Windows qui utilisent l'autoscroll savent que la vitesse dépend de l'écart. Un centimètre sous le point d'appui et la page descend au ralenti, la moitié de l'écran ou plus bas et elle défile à toute berzingue. Et tant que la molette reste enfoncée, ça scroll sans s'arrêter. C'est super pratique quand on est face à des pages web ultra longues.

Alors pour Midscroll, la courbe d'accélération qu'a mise au point Grant, n'a pas été bricolée au feeling. En fait, c'est la même courbe que celle de Chromium, reprise telle quelle : 0,000008 × distance^2,2 en pixels par milliseconde, avec une zone morte de 15 px histoire de ne pas déclencher sur un clic simple...

Et comme le middle-drag, ça sert déjà dans un logiciel de CAO ou dans Minecraft, il y a une liste d'exclusion pour FreeCAD, OrcaSlicer et Minecraft dedans. Comme ça, tant que ces fenêtres sont au premier plan, midscroll se retire en silence.

Et si tenir le bouton vous gonfle parce que vous êtes trop faible, le mode toggle inverse la logique : le pointeur circule librement une fois le défilement lancé d'un clic, et le premier clic venu remet tout à l'arrêt. C'est le fonctionnement de l'explorateur Windows ET de Firefox, et c'est une fonctionnalité qui a été beaucoup réclamée, même si on perd la faculté de coller du texte qui a été surligné.

Bien sûr, toutes les valeurs sont paramétrables. On peut régler la vitesse à laquelle ça part, la cadence des événements et dans quel sens ça défile.

Côté installation, des paquets pour Arch, Debian/Ubuntu et Fedora sont dispo, plus un install.sh pour le reste. Le flatpak, lui, est hors jeu car son bac à sable ferme totalement l'accès à uinput.

Le projet est hyper jeune, donc traitez-le comme tel et n'hésitez pas à contribuer pour soutenir le dev. Dans le registre confort Windows sous Linux, j'avais parlé de Wubuntu qui va beaucoup plus loin dans le mimétisme, et côté Wayland je vous avais montré niri et son défilement infini de fenêtres.

À tester et si ça vous gonfle, un sudo systemctl stop midscroll et on n'en parle plus.

  • ✇Korben
  • uhubctl - Couper le courant d'un port USB en une commande
    Votre clé 4G ou Wifi que vous avez connectée en USB sur un vieux serveur situé au fond du garage, plante une fois ou deux fois par semaine et à chaque fois faut aller débrancher la clé et la rebrancher pour la réveiller / ressusciter ? Et bien c'est fini la galère les amis, puisque uhubctl règle ça en une commande. Cet outil coupe puis rallume le courant d'un port USB précis, sans que vous n'ayez à toucher au moindre câble. C'est donc un petit utilitaire en ligne de commande, écri

uhubctl - Couper le courant d'un port USB en une commande

Par : Korben ✨
24 juillet 2026 à 07:57

Votre clé 4G ou Wifi que vous avez connectée en USB sur un vieux serveur situé au fond du garage, plante une fois ou deux fois par semaine et à chaque fois faut aller débrancher la clé et la rebrancher pour la réveiller / ressusciter ? Et bien c'est fini la galère les amis, puisque uhubctl règle ça en une commande. Cet outil coupe puis rallume le courant d'un port USB précis, sans que vous n'ayez à toucher au moindre câble.

C'est donc un petit utilitaire en ligne de commande, écrit en C par Vadim Mikhailov, qui pilote l'alimentation électrique de vos ports USB un par un. uhubctl -a off -p 2 éteint le port 2, -a on le rallume, et -a cycle enchaîne les deux avec une petite pause au milieu. C'est pile-poil ce qu'il faut pour rebooter par exemple un modem 4G figé ou une webcam qui ne répond plus.

Par contre, désolé mais ça ne fonctionne pas sur n'importe quel hub USB. Il vous faut un hub intelligent qui gère le per-port power switching, autrement dit capable de couper le jus d'un seul port sans toucher aux autres. Rassurez-vous, si vous ne savez pas quoi acheter, le projet maintient une liste de modèles compatibles que vous pouvez consulter ici .

Après y'a certains hubs qui coupent bien la connexion data mais laissent passer le courant (le fameux VBUS). Du coup vous croyez avoir éteint le port, et le téléphone branché dessus continue tranquillement de charger. Alors pour vérifier, branchez un ventilo ou une petite lampe USB et lancez la coupure. Si ça s'arrête vraiment, votre hub est bon. Sinon il sait uniquement couper la data, et pas l'alim.

Mais en tout cas, une fois le bon matériel entre les mains, les usages deviennent vraiment sympas ! Par exemple, avoir un disque dur USB alimenté seulement quand vous en avez besoin, histoire de tuer le phantom load qui bouffe du courant pour rien (pensez juste à bien le démonter avant de couper le jus, sinon bonjour la corruption ^^).

Y'a aussi le cluster de Raspberry Pi que vous allumez et éteignez nœud par nœud. Ou encore un plugin OctoPrint qui coupe l'alim USB de l'imprimante 3D une fois l'impression finie. Y'a même des bidouilleurs qui pilotent un ventilo ou une guirlande LED avec.

Côté installation, rien de méchant : apt install uhubctl sur Debian, Ubuntu et Raspbian, brew install uhubctl sur Mac. Sous Linux il faudra passer par sudo ou poser une règle udev pour les permissions, sinon l'outil râlera. Sur Windows par contre, laissez tomber pour la coupure d'alim. Le driver USB de Microsoft ne laisse pas passer la commande, donc uhubctl compile mais n'éteint rien du tout.

Et si vous visez le Raspberry Pi, gardez un œil sur ses bizarreries car sur pas mal de modèles, tous les ports sont liés. Si vous en coupez un, vous les coupez tous. La parade classique, c'est donc de brancher un vrai hub compatible sur le Pi et de piloter ses ports à lui.

Et si vous cherchez quoi en faire côté DIY de votre Pi, j'avais listé 130 idées pour votre Raspberry Pi qui se marient bien avec ce genre de contrôle à distance.

Bref, si vous bricolez de la domotique ou un rack de Raspberry Pi, vérifiez d'abord votre hub, puis foncez. C'est gratuit, open source et ça évite pas mal d'allers-retours vers la multiprise.

  • ✇Korben
  • La Xbox originale débarque sur PC, mais Xemu le fait déjà
    Microsoft vient de rendre officiel un truc que les émulateurs font gratuitement depuis des années à savoir vous permettre de jouer aux jeux de la Xbox originale, celle de 2001, directement sur votre PC. Le programme s'appelle "Xbox Backward Compatibility on PC" et il a débarqué hier, le 22 juillet, avec 4 titres pour commencer. Au menu de ce premier lot, BLiNX: The Time Sweeper, Conker: Live and Reloaded, Crimson Skies: High Road to Revenge et Fuzion Frenzy. Comptez 10 dollars pièce, sauf si vou

La Xbox originale débarque sur PC, mais Xemu le fait déjà

Par : Korben ✨
23 juillet 2026 à 09:56

Microsoft vient de rendre officiel un truc que les émulateurs font gratuitement depuis des années à savoir vous permettre de jouer aux jeux de la Xbox originale, celle de 2001, directement sur votre PC. Le programme s'appelle "Xbox Backward Compatibility on PC" et il a débarqué hier, le 22 juillet, avec 4 titres pour commencer.

Au menu de ce premier lot, BLiNX: The Time Sweeper, Conker: Live and Reloaded, Crimson Skies: High Road to Revenge et Fuzion Frenzy. Comptez 10 dollars pièce, sauf si vous êtes abonné Game Pass ou que vous possédez déjà la licence numérique de ces jeux sur console, auquel cas c'est gratuit. Par contre, ne comptez pas glisser votre vieux disque Xbox dans le lecteur du PC, ça ne marchera pas... Snif ! C'est dommage, je venais d'en retrouver quelques-uns en préparant mon déménagement.

Ça tourne sur Windows 11 et sur les consoles portables ROG Xbox Ally et Xbox Ally X, via l'app Xbox on PC. Côté config, Microsoft demande une misère. Une GTX 950 qui a 11 ans au compteur suffit, et une GTX 1070 Ti de 2017 fait tourner tout ça au mieux. Donc soyez heureux, y'a pas besoin d'un foudre de guerre... ça nous change !

En plus, sur PC, ces vieux jeux gagnent quelques options sympas. VSync, filtrage anisotropique, anti-aliasing renforcé, et surtout un upscaling jusqu'à 4x du signal SD d'origine, qui grimpe donc à 2560×1920. Après, dommage mais le jeu reste bloqué à son framerate et son ratio d'époque. En clair, la plupart du temps, c'est du 30 fps en 4:3, bandes noires sur les côtés comprises.

De ce que j'ai pu lire dans les premiers tests, l'expérience tient la route et se rapproche de celle d'une Xbox Series X, mais c'est pas parfait non plus. Les testeurs pointent un filtrage anisotropique faiblard, des soucis de timing d'images qui donnent une caméra qui saccade, et une poignée de bugs visuels sur cette première fournée. Autre absence remarquée, les jeux à succès ne sont pas là au lancement mais Microsoft promet de les ajouter plus tard en 2026, sur console comme sur PC.

Après côté technique, y'a pas de quoi grimper au rideau. Microsoft émule les jeux Xbox originale sur son propre matériel depuis la Xbox 360 donc porter cette émulation sur PC, c'était assez facile pour eux, et ça reproduit exactement ce que les émulateurs communautaires font gratos depuis des lustres. Je vous avais par exemple déjà montré Xemu , qui émule la Xbox d'origine et upscale la résolution sans débourser un centime.

Sauf que depuis, des dataminers ont ouvert le capot et c'est encore plus tordu que ce que je croyais. Nathan, alias Lunarixus , a désossé le Emu.exe livré avec les jeux et il y a trouvé les signatures XEX2/STFS ainsi que des chaînes comme XENON KERNEL EXITING dans le kernel. Traduction, le truc que Microsoft installe sur votre PC n'a rien d'un émulateur Xbox originale. C'est un émulateur Xbox 360 qui fait tourner XeFu, l'émulateur Xbox originale que la 360 embarquait déjà à l'époque. Une vraie poupée russe, un émulateur dans un émulateur.

Le chercheur en sécurité Milenko a poussé l'analyse plus loin en démontant Fuzion Frenzy et il a mis un nom sur la bête. Dans les binaires, l'émulateur s'appelle XeO3, comme le trioxyde de xénon. Une blague de dev, vu que le processeur de la 360 s'appelait justement Xenon et que ce composé est un état d'oxydation particulièrement instable du xénon. Sous le capot, ça émule le CPU PowerPC Xenon, l'hyperviseur de la console et le GPU Xenos par-dessus Direct3D, le tout repackagé en application GDK/MSIX pour Windows. Soit exactement la techno qui fait tourner vos jeux 360 sur Xbox One et Series X|S, transposée telle quelle.

Et évidemment, la scène n'a pas attendu la permission. L'équipe derrière XWine1 , une couche de compatibilité Xbox One pour PC, a branché ce portage de XeO3 sur son composant SlimEra, et ça lance des jeux Xbox 360 dumpés directement sous Windows. Plants vs. Zombies version 360 tourne déjà, avec des degrés de réussite variables de leur propre aveu, mais ça tourne. Donc l'émulateur Xbox 360 officiel pour PC, il est déjà sur le disque dur de tous ceux qui ont payé leurs 10 dollars. Microsoft a juste pas encore appuyé sur l'interrupteur.

Le vrai sujet derrière tout ça, c'est surtout leur stratégie marketing. Ce lancement, c'est une brèche de plus dans le mur qui sépare le PC et la console chez Microsoft, un mur déjà bien fissuré depuis Xbox Play Anywhere en 2016, le branding Xbox collé aux PC portables, et l'annonce que la future console Project Helix fera tourner "les jeux Xbox et PC". Bref, Microsoft veut fondre sa branche console qui rame dans l'écosystème gaming Windows qui, lui, se porte beaucoup mieux, et ça se remarque de plus en plus.

La société présente ça comme "le début d'un effort plus large pour préserver les jeux Xbox du passé et les amener sur PC au fil du temps", donc d'autres titres suivront. Reste à voir lesquels, et surtout à quel rythme.

Voilà, pour l'instant c'est sympa pour les nostalgiques mais sachez que Xemu ou d'autres, en font autant, gratos et supportent beaucoup plus de jeux.

Source et Source

  • ✇Korben
  • Ubuntu 26.04 planque ses mises à jour (et c'est fait exprès)
    Ubuntu 26.04 LTS est disponible depuis avril, et si vous l'avez installée, vous avez peut-être remarqué un truc : **Plus aucune notification de mise à jour !**L'icône qui vous prévenait dans la barre du haut a disparu, les pop-ups aussi. Rassurez-vous, ce n'est pas un bug mais un choix de design assumé par Canonical. La clé show-updates-status-icon du paquet update-notifier est passée à false par défaut, du coup, votre système ne vous signale plus rien quand des paquets attendent d'être installé

Ubuntu 26.04 planque ses mises à jour (et c'est fait exprès)

Par : Korben ✨
23 juillet 2026 à 09:23

Ubuntu 26.04 LTS est disponible depuis avril, et si vous l'avez installée, vous avez peut-être remarqué un truc : **Plus aucune notification de mise à jour !**L'icône qui vous prévenait dans la barre du haut a disparu, les pop-ups aussi. Rassurez-vous, ce n'est pas un bug mais un choix de design assumé par Canonical.

La clé show-updates-status-icon du paquet update-notifier est passée à false par défaut, du coup, votre système ne vous signale plus rien quand des paquets attendent d'être installés. Pour le savoir, il faut ouvrir un terminal ou lancer l'App Center à la main.

Je précise quand même un truc avant que tout le monde s'énerve, parce que beaucoup de Linuxiens n'aiment pas le changement ^^. Sachez que cette icône de notification est toute récente et n'existait pas sur Ubuntu 24.04, elle est arrivée avec la 25.10 pour remplacer le vieux pop-up intrusif du Software Updater. Donc cette 26.04 ne supprime pas une fonction historique, mais achève juste un machin qui avait à peine un an.

Donc avant de changer de distro en panique, non, votre sécurité n'est pas en jeu. Ubuntu garde unattended-upgrades, le service qui installe les correctifs de sécurité tout seul en arrière-plan, actif par défaut. Les failles critiques continuent donc d'être colmatées, c'est juste que vous n'êtes plus au courant quand ça se produit.

Sauf qu'il y a un petit bémol bien réel : LTS. Une version LTS, c'est celle qu'on garde 5 ans, souvent installée sur le PC de quelqu'un qui n'ouvrira jamais un terminal (coucou l'ordi de vos parents). Et unattended-upgrades ne gère par défaut que la sécurité, et pas les mises à jour applicatives. Vos applis en Snap comme Firefox continuent donc bien de se mettre à jour toutes seules dans leur coin, mais vos paquets .deb non critiques, eux, vont s'empiler sans que personne ne vous prévienne. C'est la seule vraie critique à faire à Canonical sur ce coup. Après c'est un éditeur coutumier des choix qui divisent , donc on commence à avoir l'habitude, mais bon voilà, il faudra penser à faire les mises à jour non critiques.

Le plus gênant, c'est qu'il n'y a pas non plus de bouton dans les réglages pour réactiver cette icône. La seule voie passe donc par gsettings, et la valeur par défaut, elle, reste sur off.

Donc voici comment faire si l'idée de piloter vos mises à jour à l'aveugle vous refroidit. Une ligne de commande et l'icône revient :

gsettings set com.ubuntu.update-notifier show-updates-status-icon true

Voilà, voilà, vous retrouvez vos notifications comme avant sans avoir besoin de réinstaller quoi que ce soit.

Bref, rien de dramatique, mais un défaut trèèèès discutable notamment sur les versions LTS qu'on garde des années.

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  • Cette mini liseuse sous Android fait tout tourner
    - Contient des liens affiliés Amazon - Vous le savez, j'adore les liseuses de la marque Boox, et ils m'ont proposé de tester ce nouveau modèle. La Boox Go 6 Gen II tient sans problème dans une seule main, même petite, comme un vieux livre de poche corné, pèse à peine 160 grammes et se glisse dans une poche sans que vous la sentiez, ce qui en fait désormais la liseuse que je finis par emmener absolument partout, en vacances, sur mon canapé en passant par la salle d'attente du

Cette mini liseuse sous Android fait tout tourner

22 juillet 2026 à 17:22
- Contient des liens affiliés Amazon -

Vous le savez, j'adore les liseuses de la marque Boox, et ils m'ont proposé de tester ce nouveau modèle. La Boox Go 6 Gen II tient sans problème dans une seule main, même petite, comme un vieux livre de poche corné, pèse à peine 160 grammes et se glisse dans une poche sans que vous la sentiez, ce qui en fait désormais la liseuse que je finis par emmener absolument partout, en vacances, sur mon canapé en passant par la salle d'attente du médecin.

Elle est plus petite qu'un iPad mini et plus légère qu'un roman papier, si bien que je la tiens d'une seule main pendant des heures sans jamais sentir mon poignet tirer, ce qu'aucune tablette classique ne m'avait vraiment permis de faire aussi longtemps.

Ce qui me plaît le plus avec ce modèle, c'est ce que j'en fais concrètement tous les jours, puisque j'y ai installé l'application Kindle d'Amazon et que je lis absolument tous mes bouquins dessus, exactement comme je le ferais sur une vraie Kindle posée sur ma table de nuit. Vous pouvez du coup installer n'importe quelle application de lecture, ou tout simplement utiliser l'application native installée sur la Boox, et y déposer vos ebooks, par exemple via Dropbox ou Google Drive.

Dans mon cas, qui utilise une Kindle aussi, le vrai confort, c'est que tout reste synchronisé entre les deux appareils, la page où je me suis arrêté, mes surlignages et mes notes se retrouvant d'un côté comme de l'autre sans que j'aie le moindre réglage à faire.

Et c'est là que l'astuce Android prend tout son sens, parce que la Go 6 tourne sous Android avec le Google Play Store, ce qui veut dire que j'installe exactement l'application que je veux, tout comme je le ferais sur un téléphone.

Kindle, Kobo, ou même l'application de votre bibliothèque municipale pour emprunter des livres gratuitement, un lecteur de PDF pour les documents du boulot, tout cohabite sur le même petit écran, alors qu'une liseuse classique vous enferme dans le magasin de son seul fabricant sans vous laisser le choix.

Niveau écran, on retrouve une dalle e-ink de 6 pouces à 300 pixels par pouce, avec un texte aussi net qu'une impression laser qui se lit parfaitement en plein soleil sans le moindre reflet gênant.

L'éclairage frontal est réglable avec les classiques blanc froid et blanc chaud, selon l'heure, ce qui rend la lecture très confortable. La batterie tient tranquillement une bonne semaine en utilisation intensive, et bien plus si vous n'utilisez pas le rétro-éclairage.

Le reste suit sans faire d'histoires. Elle a 3 Go de mémoire pour faire tourner l'ensemble de vos applications sans ralentissement, 32 Go de stockage qu'une carte microSD peut aussi étendre, et un dos texturé vraiment très agréable à tenir, le tout pour environ 200 euros en noir ou en blanc.

Pour lire partout sans trimballer une tablette et sans renoncer à mes livres Kindle, c'est très exactement la liseuse que j'attendais. C'est complètement validé ! Et disponible ici sur Amazon en noir , ou en blanc .

Si vous cherchez un modèle un peu plus grand, j'avais aussi testé ce modèle , et même celui-ci en couleur ! J'ai aussi testé la version tablette, la BOOX Go 10.3 Gen 2 Lumi sur Mac4ever .

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  • Moonshine - Et votre serveur Linux sans écran devient une console
    NVIDIA a débranché GameStream, son système maison pour envoyer les jeux de votre PC vers une Shield ou un laptop. Sauf que le protocole, lui, n'est pas mort : Moonlight , le client open source qui le réimplémente, tourne toujours sur Windows, macOS, Linux, Steam Link, Raspberry Pi 4, Apple TV et Xbox, et même sur des Switch et des Vita en homebrew. Et surtout, Hans Gaiser bricole depuis début 2024 une pièce qui manquait côté serveur, Moonshine , qui commence à être sé

Moonshine - Et votre serveur Linux sans écran devient une console

Par : Korben ✨
20 juillet 2026 à 13:51

NVIDIA a débranché GameStream, son système maison pour envoyer les jeux de votre PC vers une Shield ou un laptop. Sauf que le protocole, lui, n'est pas mort : Moonlight , le client open source qui le réimplémente, tourne toujours sur Windows, macOS, Linux, Steam Link, Raspberry Pi 4, Apple TV et Xbox, et même sur des Switch et des Vita en homebrew.

Et surtout, Hans Gaiser bricole depuis début 2024 une pièce qui manquait côté serveur, Moonshine , qui commence à être sérieusement utilisable.

Moonlight n'étant qu'un client, il affiche l'image et renvoie votre clavier, votre souris et votre manette. Derrière, il faut donc forcément une machine qui capture le jeu et qui encode la vidéo en temps réel.

Bref, comme je vous le disais, depuis que NVIDIA a rangé GameStream au placard début 2023, ce rôle revient à des serveurs communautaires. Le seul que la FAQ Moonlight recommande, c'est Sunshine , du collectif LizardByte. C'est codé en C++ sous licence GPL-3 et ça tourne sous Windows, Linux, macOS et FreeBSD. Sauf que Sunshine capture une session de bureau existante ce qui veut dire que sur une machine sans écran, il faut composer avec ça, et c'est de là que vient toute la littérature sur les dongles HDMI factices et autres écrans virtuels...

Alors que Moonshine, lui, est codé en Rust et prend un autre chemin. En fait, chaque session de streaming tourne dans son propre environnement isolé, qui est totalement séparé de votre bureau. Du coup, vous n'avez plus besoin de session active du tout... Une simple tour sans écran fera parfaitement le boulot.

Voilà, si vous avez une machine Linux qui dort dans votre placard avec un GPU dedans, ça peut vous permettre de lancer Moonlight depuis votre canapé à distance, et c'est le serveur qui gérera la session rien que pour vous.

Après, c'est du Linux uniquement, testé sur Arch même si ça remonte que ça tourne aussi sur d'autres distribs, avec systemd obligatoire pour lancer et gérer tout ce qui est processus. Et du côté du GPU, il vous faudra de l'encodage vidéo Vulkan, donc, vous l'aurez compris, une Nvidia RTX ou une AMD RDNA2 ou plus récente, voire une Intel Arc pour les plus motivés.

Voilà, toutes vos vieilles GTX resteront sur le banc de touches... Sans oublier que vous aurez besoin du client Moonlight en version 6.0.0 minimum et que la compatibilité avec les portages non officiels n'est pas garantie.

Les codecs supportés, c'est du H.264, H.265 et AV1, avec du HDR en 10 bits. L'AV1 est marqué expérimental et Hans Gaiser prévient lui-même qu'il fait gonfler la taille des images au fil du temps sur les cartes NVIDIA. Sauf que c'est réglé depuis : NVIDIA a sorti le correctif dans son pilote Vulkan beta 595.44.3.0 et Hans Gaiser a confirmé début avril, mesures à l'appui, que la qualité était revenue à la normale. Son README, lui, n'a pas suivi et vous conseille encore de rester en H.264 ou H.265. Donc si l'AV1 vous tente, prévoyez le pilote Vulkan beta, pas celui de votre distrib.

Notez aussi que Moonshine n'est pas conçu pour être utilisé sur des réseaux publics puisque le protocole GameStream sous-jacent a des limites qui font que le trafic n'est pas entièrement chiffré au niveau applicatif. Donc, si vous vous y mettez, n'exposez jamais les ports de Moonshine directement sur internet. Préférez passer par Tailscale ou un WireGuard par exemple.

Bref, Moonlight, Sunshine, Moonshine... si comme moi, vous vous emmêlez dans les noms, c'est parfaitement normal. N'empêche que c'est un super truc, encore en dev, certes, mais ça promet pour le futur...

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  • BMASS - Bootez direct votre PC sur une IA locale
    Balaji Bikshandi avait un rêve ! Il voulait booter sa machine directement sur un LLM sans avoir à passer par le moindre environnement de bureau ! Et il y est parvenu avec son outil BMASS , qui s'installe sur une clé USB de 8 Go, et qui embarque Alpine Linux, llama.cpp et un modèle Qwen3 0.6B évidemment quantisé. Vous allumez l'ordi portable, Alpine démarre depuis la clé et vous tombez sur un prompt BMASS>. Et voilà à partir de là, vous pouvez causer à votre ordinateur en langage

BMASS - Bootez direct votre PC sur une IA locale

Par : Korben ✨
20 juillet 2026 à 12:20

Balaji Bikshandi avait un rêve ! Il voulait booter sa machine directement sur un LLM sans avoir à passer par le moindre environnement de bureau ! Et il y est parvenu avec son outil BMASS , qui s'installe sur une clé USB de 8 Go, et qui embarque Alpine Linux, llama.cpp et un modèle Qwen3 0.6B évidemment quantisé.

Vous allumez l'ordi portable, Alpine démarre depuis la clé et vous tombez sur un prompt BMASS>. Et voilà à partir de là, vous pouvez causer à votre ordinateur en langage naturel. Ensuite, quand vous demandez à BMASS de faire des trucs, celui-ci injecte la commande qui va bien dans une balise et le runtime l'exécute pour de vrai sous un compte Linux non privilégié. Et ensuite, le LLM récupère la sortie brute, pour répondre, à partir de cette "preuve".

Operator: Which operating system is this?
Assistant: <shell>cat /etc/os-release</shell>

Tout le code de BMASS tient en 399 lignes de Python, et nécessite de faire tourner un llama-server en background sur le port 8080 avec 2048 tokens de contexte et 2 threads. Et ensuite lui fait le pont entre le modèle et le shell. Y'a rien de sorcier donc mais comme ça tourne sur du CPU, que c'est hors-ligne, et que ça peut se mettre sur des vieilles machines, c'est plutôt cool...

Voilà je vous laisse avec la vidéo que Balaji a filmée, ça montre le démarrage complet de son IA bootable :

Voir cette vidéo sur YouTube

Ah et petite subtilité qui va vous plaire, le code de BMASS contient une regex baptisée FALSE_EXECUTION_CLAIM dont le boulot est de détecter quand le modèle prétend avoir exécuté une commande alors qu'il n'a rien lancé du tout. Le runtime lui renvoie alors une correction pour lui dire qu'aucune commande n'a été exécutée lors de ce tour. Faut dire que la 0.6B de Qwen hallucine tellement parfois, qu'il lui fallait obligatoirement un garde-fou.

Donc, voilà, côté sécu c'est super léger... y'a juste une regex qui bloque les sudo, doas, pkexec et autres su, mais c'est tout. Pas de conteneur, encore moins de namespace et surtout pas de liste blanche, donc si vous vous lancez, ce sera à déployer uniquement pour rigoler sur une vieille machine sans importance, parce que si demain, le modèle décide de lancer un rm -rf, faudra pas venir chialer ^^.

Petit service au passage si vous voulez tester, la doc d'installation vous fait copier le prompt système dans /opt/bmass/config/system-prompt.txt, sauf que le launcher le cherche dans /opt/bmass/system-prompt.txt.

Dans le genre modèle local qui tient dans presque rien, j'en ai parlé avec Llamafile qui fait tourner un LLM depuis un fichier unique. Et si les bidouilles minimalistes vous amusent, il y a aussi ce mini-PC Linux piloté entièrement en morse .

Perso, je doute que ça serve à grand-chose. Mais le concept est marrant !

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  • Une demi-seconde a fait tomber la backdoor XZ - Voici son livre
    Une demi-seconde. C'est le retard qu'ont pris les connexions SSH d'Andres Freund, ingénieur chez Microsoft, lors d'un benchmark de routine en mars 2024. Cette demi-seconde, Adrian Mastronardi, CTO de Habi et linuxien depuis 1996, vient d'en tirer un bouquin gratuit, Half a Second , qui raconte toute l'affaire XZ du début à la fin. La plupart des gens auraient haussé les épaules mais lui, non. Il a tiré le fil, encore et encore, et a fini par déterrer une des backdoors les plus tord

Une demi-seconde a fait tomber la backdoor XZ - Voici son livre

Par : Korben ✨
19 juillet 2026 à 09:27

Une demi-seconde.

C'est le retard qu'ont pris les connexions SSH d'Andres Freund, ingénieur chez Microsoft, lors d'un benchmark de routine en mars 2024. Cette demi-seconde, Adrian Mastronardi, CTO de Habi et linuxien depuis 1996, vient d'en tirer un bouquin gratuit, Half a Second , qui raconte toute l'affaire XZ du début à la fin.

La plupart des gens auraient haussé les épaules mais lui, non. Il a tiré le fil, encore et encore, et a fini par déterrer une des backdoors les plus tordues jamais glissées dans un logiciel open source.

Half a Second, le livre gratuit d'Adrian Mastronardi sur le backdoor XZ

Pour ceux qui auraient loupé l'épisode, XZ Utils c'est un outil de compression qu'on retrouve sur à peu près tous les systèmes Linux, serveurs compris, donc autant dire une bonne partie d'Internet.

L'attaquant, lui, a joué le contributeur modèle pendant environ 2 ans. Gagner patiemment la confiance du mainteneur, puis glisser sa backdoor dans le code. Je vous en parlais à chaud à l'époque , le jour même de la découverte et quelqu'un avait même bricolé dans la foulée un agent SSH exploitant cette backdoor .

Mais la technique, dans ce livre, c'est presque secondaire. Le vrai sujet est dans le sous-titre : le travail invisible qu'il y a en dessous. Lasse Collin, le mainteneur de XZ, portait ce projet critique tout seul, bénévolement, et il était au bout du rouleau. Et c'est précisément cet épuisement que l'attaquant a retourné contre lui. Entre la pression des utilisateurs, les faux contributeurs qui râlent, la culpabilisation de ne pas pouvoir faire mieux tout de suite tout le temps.… Le mec a été intoxiqué / manipulé avant même que la moindre ligne de code.

Et des gars comme Lasse Collin, il y en a des milliers. Il y a des tas de gens qui maintiennent seuls gratuitement sur leur temps libre, des petites briques libres dont dépendent nos banques, nos hôpitaux, nos administrations et personne ne les paye, voire pire, personne ne les considère ni leur dit merci.

Et cela fait deux des proies faciles pour des attaquants bien organisés. Concernant le bouquin, rien à redire, la bibliographie s'appuie sur les rapports de l'OpenSSF, d'Akamai ou encore de Binarly. C'est une vraie enquête extrêmement bien sourcée qui ne tombe pas dans le charabaiat technique, ce qui fait que c'est parfaitement lisible pour tout le monde, même pour ceux dont la sécurité informatique n'est pas la spécialité.

Et le récit mélange les trois voix, celle du narrateur manipulé, celle de l'ingénieur curieux et celle de l'opérateur fantôme. Parce que oui je sais pas si vous savez, mais celui qui a fait cette backdoor n'a jamais été identifié et ne le sera peut-être jamais. Voilà, ça a l'air d'être un chouette bouquin distribué sous licence créative Commons non commercial. C'est donc gratuit et ça le restera pour toujours.Par contre, c'est en anglais, donc faudra faire un petit effort. Mais n'importe qui peut le traduire si ça l'amuse.

Bref, si l'affaire XZ vous avait marqués, c'est le récit qu'il vous fallait.

À lire ici en PDF ! Et merci à LWN d'avoir repéré le bouquin.

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  • Firefox en WebAssembly - Gecko s'embarque dans vos pages web
    Vous avez une TV connectée qui vous crache de la pub, un navigateur intégré dedans qui n'accepte aucune extension, et surtout aucun moyen d'installer quoi que ce soit dessus ? Bonne nouvelle les amis, l'équipe de Puter vient de compiler Firefox en WebAssembly, ce qui fait que ce mur commence sérieusement à se fissurer... On avait déjà de vieux OS et des émulateurs x86 qui tournaient dans une page web , et là on passe carrément au navigateur au complet. La démo est en l

Firefox en WebAssembly - Gecko s'embarque dans vos pages web

Par : Korben ✨
17 juillet 2026 à 13:56

Vous avez une TV connectée qui vous crache de la pub, un navigateur intégré dedans qui n'accepte aucune extension, et surtout aucun moyen d'installer quoi que ce soit dessus ? Bonne nouvelle les amis, l'équipe de Puter vient de compiler Firefox en WebAssembly, ce qui fait que ce mur commence sérieusement à se fissurer...

On avait déjà de vieux OS et des émulateurs x86 qui tournaient dans une page web , et là on passe carrément au navigateur au complet. La démo est en ligne si vous voulez tester tout de suite.

L'idée, la voilà... vous ouvrez un onglet dans votre navigateur, et dans cet onglet, c'est un Firefox complet qui tourne, avec son propre moteur d'affichage. Curieux de savoir ce que ça pesait, j'ai récupéré les fichiers, et une fois tout déballé, on arrive à 233 Mo. C'est exactement le même Firefox que sur votre machine, sauf qu'il vit à 100% sur une page web.

Le plus marrant là-dedans, c'est toutes les possibilités que ça ouvre... Par exemple, il y a un gars sur Hacker News qui vient de récupérer une TV sous VIDAA, ce système où tout s'affiche en pages web et où le navigateur maison refuse le moindre bloqueur de pub. Et maintenant son programme du week-end c'est de démarrer Firefox dans le navigateur de la télé, puis d'y glisser uBlock Origin . Et ça vaut pour tout ce qui est cadenassé, la borne d'accueil, le Chromebook du collège, le poste du boulot où l'informatique vous a tout bloqué sauf le navigateur.

La deuxième, c'est de pouvoir vérifier un site dans Firefox quand vous n'avez pas de Firefox sous la main. Vous êtes sur iPhone, ou coincé sur le Chrome tout naze de votre boîte sans les droits admin ? Bah vous ouvrez un onglet et vous avez un vrai moteur Mozilla sous la main pour vérifier que votre page ne part pas en vrille.

La troisième possibilité s'adresse aux développeurs. Pour fabriquer une miniature de page ou prévisualiser du HTML, il faut d'habitude un navigateur qui tourne sur un serveur, avec la machine à payer derrière. Là, le rendu peut se faire directement chez le visiteur, grâce à un peu de code :

import { Gecko } from 'gecko.js';

const gecko = new Gecko({ canvas: document.querySelector('canvas')! });
await gecko.init();
await gecko.load('data:text/html,# hello from Gecko

');

Maintenant, la limite de la démo actuellement en ligne, c'est que tout le trafic passe par les serveurs de Puter, sans quoi ça ne pourrait pas fonctionner du tout. Le HTTPS reste bien chiffré de bout en bout, mais évitez quand même d'y taper vos mots de passe. Ah et ça rame aussi un peu, et sur mobile c'est mort pour le moment. En tout cas, c'est pas un truc que je vous conseille d'utiliser au quotidien parce que bien employé par un cybercriminel, ça pourrait permettre s'il y a une faille dans le moteur de rendu évidemment de lire par exemple vos cookies.

Donc si vous l'utilisez, pensez bien à faire tourner chaque site que vous visitez avec ça, dans une instance séparée

Ce chantier a été entrepris avec l'aide de Claude d'Anthropic. Il a englouti une trentaine de milliards de tokens, soit dans les 25 000 $ au tarif normal. Mais heureusement, l'équipe de Puter avait un abonnement Max et s'en est tirée "que" pour une centaine de dollars. Voilà, c'est de la bidouille, avec les défauts qui vont avec mais avouez que c'est beau ^^.

Le code est ici sous licence MPL, et y'a aussi WebkitWasm qui fait la même chose avec WebKit.

Source : Simon Willison

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  • Torvalds aux opposants à l'IA dans Linux : forkez le noyau, ou passez votre chemin
    On ne présente plus Linus Torvalds, le père du noyau Linux, aussi connu pour son génie technique que pour un franc-parler. Cette fois, c'est le débat sur l'usage de l'IA dans le développement du noyau qui l'a fait sortir du bois. Sur la fameuse mailing list où se décide l'avenir de Linux, il a coupé court à la polémique en posant noir sur blanc que son projet n'était pas, et ne serait jamais, un truc anti-IA. Sa sortie a de quoi rester dans les annales, puisqu'à ceux que ça agace, il conseille d

Torvalds aux opposants à l'IA dans Linux : forkez le noyau, ou passez votre chemin

17 juillet 2026 à 12:12

On ne présente plus Linus Torvalds, le père du noyau Linux, aussi connu pour son génie technique que pour un franc-parler. Cette fois, c'est le débat sur l'usage de l'IA dans le développement du noyau qui l'a fait sortir du bois.

Sur la fameuse mailing list où se décide l'avenir de Linux, il a coupé court à la polémique en posant noir sur blanc que son projet n'était pas, et ne serait jamais, un truc anti-IA.

Sa sortie a de quoi rester dans les annales, puisqu'à ceux que ça agace, il conseille de faire ce que l'open source autorise justement, forker le noyau, autrement dit en copier tout le code pour bâtir leur propre version dans leur coin, ou alors juste s'en aller.

Ce qui est étonnant, c'est le revirement, parce qu'il y a deux ans à peine, ce même Torvalds envoyait balader l'IA en la réduisant à du 90 % de hype. Aujourd'hui, il la décrit comme un outil clairement utile dont plus grand monde ne discute vraiment l'intérêt.

Ça ne l'empêche pas de reconnaître les ratés, puisqu'il admet que ces outils peuvent charger un peu plus la barque des mainteneurs et faire remonter des bugs bien embarrassants, mais pour lui la parade tient en deux mots, de meilleurs outils, surtout pas la fuite.

Le passage le plus tranchant arrive quand il refuse de transformer le noyau en champ de bataille idéologique, en rappelant que ça n'a jamais été un projet de justiciers sociaux et que ça ne le sera jamais.

Dans sa communauté, martèle-t-il, on fait de l'open source parce que ça donne de meilleures technos, pas pour des motifs quasi religieux, et les choix se tranchent au mérite technique, jamais par peur d'une nouveauté.

Il n'est d'ailleurs pas seul sur cette ligne, puisque Greg Kroah-Hartman, l'un des mainteneurs les plus haut placés du noyau juste derrière lui, a confirmé de son côté que les rapports de bugs pondus par des IA étaient devenus franchement précieux.

Voir le créateur de Linux balancer un forkez ou barrez-vous à la figure des anti-IA, c'est du Torvalds pur jus, brutal mais au moins parfaitement limpide.

Source : ARS Technica

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  • Uptobox : à cause de quelques tweets, ce technicien doit 306 000 euros à Disney
    Disney considérait une addition à 16 millions d'euros contre un simple technicien d'Uptobox, la cour d'appel de Paris vient de la ramener à 306 000, et ce qui reste ne tient même pas à son travail sur les serveurs, mais à quelques messages qu'il a postés sur X. Une histoire folle. Petit rappel pour ceux qui n'ont jamais croisé le nom. Uptobox était un gros hébergeur de fichiers, une sorte de coffre-fort en ligne où l'on déposait et s'échangeait des vidéos, très utilisé pour récupérer films et sé

Uptobox : à cause de quelques tweets, ce technicien doit 306 000 euros à Disney

16 juillet 2026 à 17:28

Disney considérait une addition à 16 millions d'euros contre un simple technicien d'Uptobox, la cour d'appel de Paris vient de la ramener à 306 000, et ce qui reste ne tient même pas à son travail sur les serveurs, mais à quelques messages qu'il a postés sur X. Une histoire folle.

Petit rappel pour ceux qui n'ont jamais croisé le nom. Uptobox était un gros hébergeur de fichiers, une sorte de coffre-fort en ligne où l'on déposait et s'échangeait des vidéos, très utilisé pour récupérer films et séries piratés. Lancé en 2010, il pesait encore plus d'un million de visiteurs par mois avant d'être bloqué puis fermé en 2023.

Le technicien, surnommé Lucas pour rester anonyme, vit aux Émirats et gérait l'infrastructure des serveurs depuis 2012. Disney voulait le faire passer pour l'un des vrais patrons cachés du site.

Sauf que la cour n'a rien vu de tel. Il se décrivait bien comme directeur technique sur les réseaux, mais aucun élément ne prouvait qu'il pilotait la plateforme, et les juges n'ont retenu qu'un salarié chargé de la technique.

Reste une question que l'affaire pose forcément, celle de savoir pourquoi juger à Paris un homme installé à Dubaï. La réponse tient au droit français, qui s'applique dès qu'une contrefaçon vise le public de l'Hexagone, et Uptobox distribuait bel et bien des films protégés à des internautes français.

Ce qui a fini par lui coûter cher, ce sont donc ses tweets. À l'été 2023, il avait expliqué en public comment contourner le blocage du site en changeant de serveurs DNS.

Pour la justice, ces quelques messages suffisaient à engager sa responsabilité personnelle. Comme ils ne couvraient que deux mois, la cour a limité le préjudice à cette courte période, d'où une note très largement allégée.

16 millions demandés, 306 000 obtenus, et juste pour une poignée de tweets, comme quoi même quand on s'appelle Disney on ne peut pas obtenir tout et n'importe quoi.

Source : Clubic

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  • La vérif d'âge de l'Europe ridiculisée par une extension Chrome
    Bon, vous le savez, l'Europe tient absolument à savoir votre âge, avant de vous laisser scroller librement sur le net. Alors pour cela, ils ont mis au point une application qui permet de prouver votre âge et qui nous est proposée comme simple à utiliser et respectueuse de notre vie privée. Mais ça c'était sans compter sur Paul Moore , chercheur en sécurité, qui vient à nouveau de l'éclater à l'aide d'une simple extension Chrome... Mais reprenons depuis le début, parce que cette app

La vérif d'âge de l'Europe ridiculisée par une extension Chrome

Par : Korben ✨
15 juillet 2026 à 12:39

Bon, vous le savez, l'Europe tient absolument à savoir votre âge, avant de vous laisser scroller librement sur le net. Alors pour cela, ils ont mis au point une application qui permet de prouver votre âge et qui nous est proposée comme simple à utiliser et respectueuse de notre vie privée.

Mais ça c'était sans compter sur Paul Moore , chercheur en sécurité, qui vient à nouveau de l'éclater à l'aide d'une simple extension Chrome...

Mais reprenons depuis le début, parce que cette appli, c'est le modèle de référence de la Commission européenne pour vérifier qu'un internaute a bien plus de 18 ans, sans avoir à dévoiler qui il est. Développée par un consortium germano-suédois, elle est actuellement en test dans cinq pays dont la France, et vise aujourd'hui surtout le contenu adulte / porno et les jeux d'argent.

Ce 13 juillet, notre bien-aimée Ursula von der Leyen a même annoncé vouloir réutiliser cette infrastructure pour barrer l'accès des plus jeunes aux réseaux sociaux, avec une loi attendue après l'été et un âge minimum autour de 13 ans. "Les réseaux sociaux ne sont pas un jouet", comme elle l'explique !

Et pour arriver à cela, rassurez-vous, l'UE ne va pas stocker la carte d'identité de chaque Européen puisque le principe de ce système de contrôle, c'est de prouver l'âge sans transmettre l'identité.

Enfin, en théorie...

Parce qu'en pratique, c'est un peu la fête du slip ! Déjà il y a le dépôt Github officiel qui prévient tout le monde que c'est une implémentation de référence et absolument pas un truc à déployer en production. Donc en gros démerdez-vous !

Et ensuite, cette application est censée présenter une preuve d'âge à un vérificateur sans avoir à balancer notre identité. Alors ce qu'a fait Paul Moore, c'est qu'il a fabriqué cette preuve directement à partir d'une extension Chrome, et la présenter au vérificateur officiel de la démo. Et comme vous vous en doutez, celui-ci l'a validée comme si de rien n'était

Ça a l'air tellement simple !

En même temps, vu que la clé crypto, c'est une simple clé logicielle P-256 et pas une clé qui est enfermée dans le coffre matériel du téléphone, eh bien c'est assez facile à déjouer. Il n'y a pas besoin de scanner son passeport ou sa carte d'identité, il n'y a aucune reconnaissance faciale, ni aucune attestation matérielle façon Play Integrity pour prouver que ça tourne sur du vrai matos et (rigolez pas) la même preuve peut être rejouée en boucle encore et encore !! Une preuve d'âge peut donc servir 2 fois de suite.

Et puis cette preuve d'identité, elle est à 100% sous le contrôle du client. Donc en gros c'est à l'application installée sur votre téléphone qu'on demande de ne pas tricher. Mais lol.

Pour Moore qui a mis au point ce hack, il n'y aurait aucun patch qui pourrait régler ça. C'est vraiment l'architecture qui est foireuse. Et comme tout repose sur la bonne foi de l'application, eh bien c'est foutu. N'importe qui détourne l'application ou forge sa propre app peut faire croire au vérificateur qu'il a plus de 18 ans.

Pour boucher ce trou, l'Europe dispose de deux pistes : Soit passer par une attestation matérielle en béton, comme celle que Google verrouille via Play Integrity, ce qui recale au passage les gens sous GrapheneOS, Linux et compagnie, ou alors faire de la vraie crypto à divulgation nulle, prévue pourtant dans la spec mais pas branchée dans cette version.

Ce qui est rigolo, c'est que Moore a expliqué sur X avoir codé son proof of concept avec une IA en quelques minutes. Et on n'oublie pas non plus que Bruxelles veut interdire les réseaux sociaux avant 13 ans et a fait passer Chat Control pour scanner nos messages.... Je trouve que ça fait beaucoup de "contrôle" qu'on essaye de déguiser en "protection".

En attendant, ils sont bien ridicules avec leur application de validation d'âge en mousse.

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  • Inky Bird Frame - Les piafs du jardin en planches naturalistes
    Vous vous souvenez de BirdNet-Pi ? Ce montage dont je vous avais parlé, qui collait un micro sur un Raspberry Pi pour reconnaître les piafs du jardin à l'oreille ? Et bien Henry Sowell, un maker qui signe sous le pseudo de veteranbv, vient de pousser le délire un cran plus loin avec Inky Bird Frame. Il s'agit d'un cadre e-ink accroché au mur qui affiche les oiseaux repérés autour de chez vous, façon planches naturalistes de carnet de terrain du 19e siècle. Dans le cadre, un écran

Inky Bird Frame - Les piafs du jardin en planches naturalistes

Par : Korben ✨
13 juillet 2026 à 16:16

Vous vous souvenez de BirdNet-Pi ? Ce montage dont je vous avais parlé, qui collait un micro sur un Raspberry Pi pour reconnaître les piafs du jardin à l'oreille ? Et bien Henry Sowell, un maker qui signe sous le pseudo de veteranbv, vient de pousser le délire un cran plus loin avec Inky Bird Frame. Il s'agit d'un cadre e-ink accroché au mur qui affiche les oiseaux repérés autour de chez vous, façon planches naturalistes de carnet de terrain du 19e siècle.

Dans le cadre, un écran Pimoroni Inky Impression de 13,3 pouces, du e-paper 6 couleurs en 1600x1200, avec un Raspberry Pi Zero 2 W planqué derrière qui se contente d'afficher l'image. Mais le vrai boulot se fait ailleurs, sur un contrôleur (un Pi 4, ou n'importe quel Mac ou Linux qui traîne chez vous) qui surveille les observations publiques d'oiseaux dans un rayon configurable autour de votre maison.

Le cadre en situation, avec sa planche Eastern Bluebird ( Source )

Pour les données, vous prenez ce qui vous arrange. iNaturalist par défaut, eBird si vous préférez (avec un plafond à 50 km et 30 jours), ou même votre propre station BirdWeather si vous en avez déjà une qui écoute le jardin. Et grâce à àa, dès que vos micros captent une fauvette, hop, elle s'affiche sur votre mur.

C'est chouette hein ? (vous l'avez ?)

Aussi, quand une espèce jamais croisée dans votre coin pointe le bout de son bec, et que sa planche n'existe pas encore, hé bien le contrôleur la fabrique alors avec Codex, le CLI d'OpenAI, que le projet fait tourner via un simple abonnement ChatGPT, en s'appuyant sur des photos de référence sous licence et une fiche documentée sur l'oiseau.

Et pour éviter l'effet slop IA, chaque planche passe ensuite devant une seconde IA qui joue les contrôleuses qualité, en la comparant avec des photos de référence (plumage, proportions, forme du bec), en la vérifiant avec 2 sources d'autorité minimum et les noms scientifiques exacts.

Le catalogue commun compte déjà 71 espèces approuvées via des pull requests validées par la CI, c'est vraiment joli en plus, regardez :

Une planche du catalogue, générée puis validée par le pipeline ( Source )

Bon, maintenant le tarif. Comptez environ 360 dollars pour le cadre seul, dont 275 dollars juste pour l'écran (l'e-paper couleur en 13 pouces, ça douille !), et si vous ajoutez le Raspberry Pi 4, la facture montera à 350$.

Autre point qui pique un peu, le catalogue actuel est bourré d'oiseaux nord-américains, Eastern Bluebird, Northern Cardinal et toute la clique. Vos mésanges charbonnières et vos rouges-gorges, il faudra donc les générer vous-même, ce qui rend l'abonnement ChatGPT quasi obligatoire pour un utilisateur français.

Après pour le reste, j'ai l'impression que c'est assez complet. Ça fait une rotation des planches en séquentiel, aléatoire ou pondérée selon le nombre d'observations. Vous recevez des notifications pushover. Ça peut se brancher sur Discord, Slack ou Home Assistant via Apprise. Et toute l'intelligence reste bien sûr du côté du contrôleur.

Voilà, si ça peut vous intéresser, c'est sous licence MIT sur GitHub Avec le guide de montage, la liste des courses et bien sûr les photos de la construction.

Et si vous aimez les piafs, mais que monter d'oras péripi, c'est pas trop votre truc., Merlin Bird ID jetez un oeil aussi à ce projet qui est beaucoup plus simple d'accès puisqu'il tourne directement sur votre smartphone.

Voilà, je parle souvent de petits bricolages dans ce style, et c'est assez rare que j'ai envie de me lancer moi-même dedans, mais là, celui-là me plaît vraiment bien. Je ne sais pas si j'aurai le temps, mais je me dis que c'est un projet cool que je ferais bien un jour.

  • ✇Korben
  • OpenLogi - Votre souris Logitech sans le bloatware d'Options+
    Logitech Options+, vous connaissez ce délire, je pense... Pour régler 3 boutons de souris, on vous pousse à créer un compte, à partager vos data, et à laisser une usine à gaz tourner H24 en tâche de fond. Le dev AprilNEA en a eu marre, du coup il a écrit OpenLogi en Rust et son truc fait le même boulot côté réglages, mais sans rien envoyer chez Logitech. Si vous me lisez régulièrement, ça devrait vous rappeler Mouser , dont je vous parlais en mars dernier. C'est la même philosophie, sauf que Mou

OpenLogi - Votre souris Logitech sans le bloatware d'Options+

Par : Korben ✨
11 juillet 2026 à 08:59

Logitech Options+, vous connaissez ce délire, je pense... Pour régler 3 boutons de souris, on vous pousse à créer un compte, à partager vos data, et à laisser une usine à gaz tourner H24 en tâche de fond. Le dev AprilNEA en a eu marre, du coup il a écrit OpenLogi en Rust et son truc fait le même boulot côté réglages, mais sans rien envoyer chez Logitech.

Si vous me lisez régulièrement, ça devrait vous rappeler Mouser , dont je vous parlais en mars dernier. C'est la même philosophie, sauf que Mouser restait coincé, à l'époque, sur la MX Master 3S en Bluetooth uniquement, sans SmartShift et sans Linux. OpenLogi reprend donc le flambeau et va beaucoup plus loin.

Alors, qu'est-ce que vous pouvez faire avec ?

Hé bien d'abord remapper vos boutons (41 actions prêtes à l'emploi, quand même), régler le DPI, activer le SmartShift, ce fameux défilement en roue libre. Vous pouvez aussi créer des profils qui basculent tout seuls selon l'appli active. Et tout ça cause directement avec le protocole HID++ de Logitech à votre MX Master , sans jamais lancer le pilote maison.

Peu importe comment la bête est branchée d'ailleurs, récepteur Bolt, clé Unifying, Bluetooth ou un bon vieux câble, les quatre passent ! Toute votre config ensuite se trouve dans un simple fichier TOML posé en local, que vous pouvez versionner dans un Git si ça vous chante. L'outil dispose d'une interface graphique, mais vous pouvez également l'utiliser en ligne de commande.

Pour l'installer sous macOS, c'est facile, il suffit de faire un brew install --cask openlogi et voilà ! Quant à Linux, vous avez des paquets .deb et .rpm. Notez que ça tourne aussi sous Windows, mais uniquement en beta.

OpenLogi est compatible avec les MX Master 4, 3S et 3, MX Anywhere 3, Signature M650, Ergo M575 et le code est libre sous double licence Apache 2.0 et MIT au choix.

Voilà, si Options+ vous gonfle de fou, OpenLogi mérite sans doute un petit test de votre part. C'est par ici , et le code est sur GitHub .

Vous m'en direz des nouvelles !

  • ✇Korben
  • Votre cerveau en mode pilote automatique - Bruxelles accuse Meta
    Il est 1h12 du mat', vous êtes allongé dans le canap, le téléphone à 20 cm du museau, et votre pouce swipe encore et encore dans un automatisme le plus complet... Un reel de chat, une recette de lasagnes, un type qui répare une tondeuse. Vous aviez ouvert Instagram pour répondre à un message d'un pote il y a 40 minutes, et vous en êtes là. Ah bah bravo ! Mais ne vous blâmez pas trop car en sortir est à peu près aussi facile que de quitter un repas de famille avant le café. Et c'est d'ailleurs po

Votre cerveau en mode pilote automatique - Bruxelles accuse Meta

Par : Korben ✨
10 juillet 2026 à 17:16

Il est 1h12 du mat', vous êtes allongé dans le canap, le téléphone à 20 cm du museau, et votre pouce swipe encore et encore dans un automatisme le plus complet... Un reel de chat, une recette de lasagnes, un type qui répare une tondeuse. Vous aviez ouvert Instagram pour répondre à un message d'un pote il y a 40 minutes, et vous en êtes là. Ah bah bravo ! Mais ne vous blâmez pas trop car en sortir est à peu près aussi facile que de quitter un repas de famille avant le café.

Et c'est d'ailleurs pour ça que Bruxelles vient de mettre un nom là-dessus : "le mode pilote automatique".

L'expression est écrite noir sur blanc dans le communiqué que la Commission européenne a publié ce matin et vous l'aurez deviné, on parle bien de ce foutu scroll infini, mais également de l'autoplay, des notifications push et des reels qui je cite, "nourrissent l'envie de continuer à scroller" et "contribuent à des habitudes malsaines et à un usage compulsif". Conclusion, Instagram et Facebook enfreignent le Digital Services Act ! Ah !

Et attention, pas à cause du contenu qui circule dessus. Non, c'est vraiment à cause du design des app en lui-même.

Ce qu'on reproche à Meta, c'est de n'avoir jamais sérieusement évalué ce que ce design fait à votre bien-être physique et mental, mineurs et adultes vulnérables compris, alors qu'elle avait les données sous les yeux. Notamment sur le temps que vos ados passent sur ses applis la nuit.

Et les garde-fous maison prennent cher au passage car les outils de gestion du temps proposés par Meta, même activés par défaut pour les ados, se contournent trop facilement et ne réduisent en rien l'usage. Sans parler des contrôles parentaux qui ne fonctionnent, écrit la Commission, que si vous avez "une expertise technique adéquate" et du temps à y consacrer. Pffff !

Alors Bruxelles sort sa liste de courses : Couper l'autoplay et le scroll infini par défaut, vous imposer de vraies pauses d'écran , et rendre les recommandations moins obsédées par votre engagement. Notre régulateur préféré demande à Meta d'éteindre par défaut le moteur à attention qui fait rentrer le pognon ^^.

Sauf que rien n'est joué. Ce ne sont là que des conclusions préliminaires, et pas une condamnation.

Meta doit encore répondre par écrit, le Comité européen des services numériques donnera ensuite son avis, et seulement après tombera, ou pas, une décision de non-conformité. Au bout du chemin, une amende qui pourrait grimper jusqu'à 6 % du chiffre d'affaires mondial (environ 201 milliards de dollars en 2025, sortez la calculette).

Meta monte déjà au créneau, et rétorque que ces conclusions du régulateur "*ne prennent pas correctement en compte les mesures significatives que nous avons prises pour protéger les ados *". Évidemment !

Tout ceci ne date pas d'hier puisque la procédure est ouverte depuis mai 2024 mais Bruxelles tape sur plusieurs fronts. Le volet vérification d'âge des moins de 13 ans a déjà eu ses conclusions, celui sur les effets "rabbit hole" des recommandations tourne encore, et TikTok avait déjà goûté à la fessée avec sa version rémunérée .

Perso, je ne crois pas une seconde que Meta coupe le scroll infini par défaut sans se battre durant des années mais je suis quand même content de voir que ça bouge un peu sur ce qu'on appelle l'économie de l'attention dont on est tous victimes.

Bref, la prochaine fois que vous vous réveillez à 1h du mat' à regarder une critique ciné chiante ou un gars qui vous parle de ses montres de luxe alors que vous n'avez pas un rond, dites-vous que l'Europe viendra bientôt vous sauver !

Source

  • ✇Korben
  • StatCounter n'identifie plus 1 visite sur 5 (et ça fausse tout)
    Windows serait passé sous la barre des 60 % de parts de marché. C'est ce qu'on peut lire un peu partout dans la presse tech cette semaine. C'est StatCounter qui le dit avec précisément 56,61 % de Windows comptabilisé en juin 2026. Et juste en dessous, sur la ligne suivante du même tableau, il y a une case bien étrange qui s'appelle "Unknown" et qui est évaluée à 21,45 %. Presque 5 fois Linux ! Et ça, pas grand monde n'en parle... StatCounter compte ce "Unknown" comme un OS, à côté de macOS, de

StatCounter n'identifie plus 1 visite sur 5 (et ça fausse tout)

Par : Korben ✨
10 juillet 2026 à 10:27

Windows serait passé sous la barre des 60 % de parts de marché. C'est ce qu'on peut lire un peu partout dans la presse tech cette semaine. C'est StatCounter qui le dit avec précisément 56,61 % de Windows comptabilisé en juin 2026. Et juste en dessous, sur la ligne suivante du même tableau, il y a une case bien étrange qui s'appelle "Unknown" et qui est évaluée à 21,45 %. Presque 5 fois Linux ! Et ça, pas grand monde n'en parle...

StatCounter compte ce "Unknown" comme un OS, à côté de macOS, de Chrome OS, de Linux et même de la PlayStation, et si vous cliquez sur le petit bouton "Download" de la page Statcounter, le CSV que vous récupérez ne contient aucune case "Unknown". Le site recalcule tout sans elle et dans ce fichier, Windows remonte à 72 % de part de marché.

Du coup, je me suis demandé quelle était la bonne mesure pour connaître la part de Windows sur le desktop. Est-ce que c'est 56,61 % en comptant les visiteurs non identifiés comme un système d'exploitation, ou 72 % en ne les comptant pas. Si vous faites la division vous-même, 56,61 sur 78,55 (100 − 21,45 = 78,55) donne bien les 72 % du CSV.

Et là, si vous comparez avec l'an dernier, vous verrez qu'en juin 2025, Windows était à 70,13 % dans ce tableau, et "Unknown" à 9,17 %.

Et 12 mois plus tard, v'la ti pas que Windows perd un peu plus de 13 points et la case des non-identifiés en gagne 12. Étrange non ?

Les 2 courbes sont presque symétriques ( Source : StatCounter )

Mais la domination de Microsoft s'effrite quand même, car même sur la base ils sont passés de 77,22 % à ces 72 % en un an. Donc y'a bien une tendance, mais ça n'a rien de l'effondrement annoncé partout. Linux, lui, grimpe de 4,50 % à 5,59 % sur cette même base, et le gros gagnant de l'année, c'est Apple, qui passe de 16,90 % à 20,87 % !

Alors qu'est-ce qu'il y a dans cette case Unknown en réalité ? Et bien on ne le sait pas car StatCounter ne dit pas ce qu'il y a dedans. Mais sur Hacker News , les hypothèses tournent autour des scrapers d'IA qui n'envoient pas d'user-agent standard, des bots qui se déguisent en Windows, et des navigateurs qui brouillent votre empreinte .

Mais pour le moment, aucune n'est réellement prouvée. Ce qui est mesurable par contre, c'est que la case des inconnus gonfle... Nous sommes à peine en juillet 2026 et elle est déjà à 23,67 % de part de marché. Perso, ça m'intrigue plus que le podium Windows / Apple / Linux.

Après, le parseur de StatCounter s'est d'ailleurs déjà planté en beauté par le passé. En octobre 2025, il affichait Windows 7 à 9,61 % pour le mois de septembre, contre 0,88 % en juillet et suite à une résurrection / correction aussi miraculeuse que silencieuse, si vous allez regarder la même case aujourd'hui, vous y lirez 1,62 %.

Leur FAQ précise tout de même que les stats restent révisables durant 45 jours donc ces chiffres qu'on voit actuellement peuvent encore bouger jusqu'à la mi-août... On verra bien.

En tout cas, je suis content de voir que la poussée de Linux n'est pas une illusion. La plupart des jeux Windows tournent maintenant sous Proton , Windows 11 continue de refuser les machines trop vieilles , sans parler du fait que Windows 10 est mort et enterré depuis octobre 2025 (même si les rustines de sécurité de l'ESU tiennent encore la baraque jusqu'en octobre 2027...) donc vous avez tous de vraies raisons de bouger.

Bref, Windows baisse, Linux monte mais un cinquième du panel est devenu invisible, et ça c'est louche...

Source

  • ✇Korben
  • Firefox dans Docker - Le navigateur jetable pour surfer sans flipper
    On reçoit tous des mails un peu bizarres avec des liens qu'on n'ose pas ouvrir, et pourtant on est curieux, on est tenté parfois... C'est difficile de résister mais heureusement l'équipe de Linuxserver.io a pondu un truc super pour ça. Il s'agit tout simplement d'une instance de Firefox qui tourne dans un conteneur Docker et qui est totalement pilotable depuis votre navigateur habituel. Comme ça, quand vous recevez un lien louche que vous voulez ouvrir, vous le mettez là-dedans, dans une session

Firefox dans Docker - Le navigateur jetable pour surfer sans flipper

Par : Korben ✨
9 juillet 2026 à 08:42

On reçoit tous des mails un peu bizarres avec des liens qu'on n'ose pas ouvrir, et pourtant on est curieux, on est tenté parfois... C'est difficile de résister mais heureusement l'équipe de Linuxserver.io a pondu un truc super pour ça.

Il s'agit tout simplement d'une instance de Firefox qui tourne dans un conteneur Docker et qui est totalement pilotable depuis votre navigateur habituel.

Comme ça, quand vous recevez un lien louche que vous voulez ouvrir, vous le mettez là-dedans, dans une session jetable qui est totalement coupée de votre vraie machine. Et comme ça, si ça part en couille, vous butez le conteneur et on n'en parle plus.

Voilà, ça se présente juste comme une page HTTPS avec un navigateur dedans. Et comme c'est LinuxServer qui maintient l'image, vous êtes tranquilles parce que c'est du sérieux.

L'avantage d'avoir ce truc, c'est qu'un Firefox en conteneur ne voit ni votre répertoire personnel, ni vos cookies, ni vos sessions Google, ni vos extensions, absolument rien, il est totalement isolé. Donc si un site tente un drive-by download ou un exploit navigateur, eh bien en principe les dégâts resteront coincés dans le conteneur. Et le simple fait de le redémarrer remettra tout à 0.

Attention quand même, un conteneur, ce n'est pas une machine virtuelle. Une vulnérabilité au niveau du noyau pourrait en théorie s'en échapper. Mais c'est pas le genre d'attaque qui se fait avec juste un clic douteux sur une page web.

Les chercheurs en sécu s'en servent pour ouvrir des pièces jointes chelou, les marketeux pour jongler avec 12 comptes ad sans cookie cross-tracking , et les paranos dans mon genre pour cliquer sur les liens des mecs bizarres de Discord sans rien flinguer chez eux..

Après y'a des petits inconvénients. Je pense aux perfs graphiques qui prennent une claque par rapport à un Firefox natif ou encore l'audio qui transite par le pipeline du navigateur, du coup ça crachote parfois sur les vidéos lourdes. Le copier-coller marche, mais en passant par la section presse-papiers de la barre latérale Selkies , pas en direct. Et la persistance ne tient que si vous mappez le volume /config comme il faut, sinon vos onglets et vos bookmarks gicleront dès que le conteneur sera recréé (à la première mise à jour d'image, typiquement).

Côté vie privée c'est plutôt une qualité mais pour un usage quotidien, ça peut devenir relou.

Installation en une commande

L'image officielle, c'est lscr.io/linuxserver/firefox:latest. Elle tourne sur Selkies depuis juin 2025 (avant c'était KasmVNC) et démarre en Wayland par défaut depuis mars 2026. Maintenant, si un site part en vrille à cause de ça, vous ajoutez le paramètre PIXELFLUX_WAYLAND=false à la commande Docker et vous serez de retour en X11.

La commande minimale ressemble à ça :

docker run -d \
--name=firefox \
-e PUID=1000 \
-e PGID=1000 \
-e TZ=Europe/Paris \
-e LC_ALL=fr_FR.UTF-8 \
-p 3001:3001 \
-v $HOME/firefox-config:/config \
--shm-size=1gb \
--restart unless-stopped \
lscr.io/linuxserver/firefox:latest

Le --shm-size=1gb, c'est la mémoire partagée de Docker et vous n'y couperez pas, désolé. Si vous le zappez, YouTube comme les sites un peu lourds vous planteront le navigateur. Le port 3001, c'est l'accès HTTPS, avec un certificat auto-signé qui fera râler votre Firefox principal (c'est normal, faut l'accepter). Y'a aussi un port 3000, mais lui c'est du HTTP en clair, à réserver derrière un reverse proxy genre SWAG et rien d'autre.

Ensuite, direction https://localhost:3001/ et un joli Firefox vous attend. Notez que par défaut, il n'y a AUCUNE authentification. Personne ne vous demande rien, alors si vous voulez l'exposer sur votre réseau, définissez bien un CUSTOM_USER et PASSWORD pour activer le basic auth avant qu'un petit malin de votre réseau ne tombe dessus.

La version docker-compose, plus propre

Envie d'un setup versionnable, que vous pouvez reproduire ailleurs sans réfléchir ? Le compose fait ça mieux :

---
services:
firefox:
image: lscr.io/linuxserver/firefox:latest
container_name: firefox
environment:
- PUID=1000
- PGID=1000
- TZ=Europe/Paris
- LC_ALL=fr_FR.UTF-8
- CUSTOM_USER=korben
- PASSWORD=changezmoi
- HARDEN_DESKTOP=true
- HARDEN_OPENBOX=true
volumes:
- ./firefox-config:/config
ports:
- 3001:3001
shm_size: "1gb"
restart: unless-stopped

Ensuite, un docker compose up -d et roulez jeunesse. Le volume ./firefox-config conserve votre profil entre deux redémarrages avec bookmarks, extensions installées depuis le store Mozilla, tout reste en place.

Et si vous avez envie de repartir de zéro, on met le dossier à la poubelle, on relance, et voilà. Et pour glisser des outils tiers dans le conteneur (filezilla, un éditeur, ce genre de bidule), [proot-apps install](https://github.com/linuxserver/proot-apps) les posera dans $HOME, où ils survivront aux mises à jour de l'image.

Le hardening qu'il faut absolument activer

Maintenant, le piège que la doc évoque du bout des lèvres et qui mérite d'être écrit en gros c'est que l'interface web embarque un terminal avec sudo passwordless . Traduction : quiconque accède à votre Firefox conteneurisé devient root dans le conteneur en deux clics. Exposez ça sur votre réseau, ou pire sur Internet, sans durcir le machin, et vous ouvrez un boulevard.

La parade tient en une variable : **HARDEN_DESKTOP=true**, qui pose les principaux verrous d'un coup. Ça coupe sudo, ça vire les terminaux, et ça bloque xdg-open et exo-open, qui pourraient lancer des trucs hors conteneur. Vous pouvez empiler ça avec HARDEN_OPENBOX=true par-dessus, histoire de neutraliser les raccourcis clavier dangereux genre Alt+F4, de désactiver le clic droit et de masquer le bouton de fermeture. Firefox reste parfaitement utilisable, mais impossible de s'évader pour faire mumuse avec le système derrière.

Et pour une exposition sur Internet, le basic auth CUSTOM_USER/PASSWORD ne suffira pas car c'est trop léger. Moi ce que je vous recommande, c'est de coller le tout derrière un reverse proxy SWAG avec une vraie couche OAuth2 ou Authelia. Le basic auth, gardez-le pour le LAN entre potes ou collègues de confiance, mais pas au-delà.

SealSkin, le bonus qui change tout

SealSkin , c'est la cerise sur le conteneur ^^. C'est une extension navigateur, dispo pour Chrome et Firefox, qui monte la garde sur votre navigateur principal et détourne ce qui sent mauvais vers le conteneur isolé. Un lien repéré comme suspect ? Hop, il s'ouvre direct dans le Firefox conteneurisé. Pareil pour les téléchargements, qui atterrissent dans le conteneur au lieu de finir sur votre machine.

Du coup, l'isolation devient un réflexe permanent au lieu d'un machin que vous activez à la main quand vous y pensez (c'est-à-dire jamais). Seule contrainte par contre, faudra héberger le serveur SealSkin vous-même, et installer l'extension dans votre vrai Firefox. Mais vous verrez, après quelques jours à ce régime, vous aurez du mal à faire autrement.

Et sur tablette ou mobile ?

J'imagine que vous comptiez sur l'ancien tag kasm pour le tactile ? Eh bien c'est raté, puisque LinuxServer l'a déprécié début juillet. En échange, la barre latérale Selkies embarque désormais un trackpad virtuel et un clavier à l'écran, donc de quoi rendre l'interface utilisable depuis un iPad ou un smartphone sans bidouille en plus. On reste loin, c'est vrai, du confort d'un vrai desktop, et taper Ctrl+Tab au doigt c'est toujours la misère, mais pour dépanner ça fait le job.

Et voilà, votre Firefox jetable vit désormais dans son petit conteneur, bien au chaud. Comme ça, le prochain lien douteux, vous l'ouvrirez sans trembler... pour tester des sites au calme, difficile de trouver mieux, je pense.

  • ✇Korben
  • Tecno, itel et Infinix cachent un mouchard système impossible à virer
    Si vous lisez ça depuis Abidjan, Dakar, Douala ou Kinshasa, y'a une chance sur deux que votre téléphone soit un Tecno, un Infinix ou un itel. Trois marques, mais un seul patron : Transsion, qui trône sur près de la moitié des smartphones vendus en Afrique. Et si je vous parle de ça aujourd'hui, c'est parce qu'un chercheur en sécu, Buchodi, vient de décortiquer ce que ces appareils racontent dans votre dos et c'est pas joli, joli. Son terrain de jeu, c'est un Tecno Spark 40 tout ce qu'il y a de b

Tecno, itel et Infinix cachent un mouchard système impossible à virer

Par : Korben ✨
9 juillet 2026 à 08:10

Si vous lisez ça depuis Abidjan, Dakar, Douala ou Kinshasa, y'a une chance sur deux que votre téléphone soit un Tecno, un Infinix ou un itel. Trois marques, mais un seul patron : Transsion, qui trône sur près de la moitié des smartphones vendus en Afrique.

Et si je vous parle de ça aujourd'hui, c'est parce qu'un chercheur en sécu, Buchodi, vient de décortiquer ce que ces appareils racontent dans votre dos et c'est pas joli, joli.

Son terrain de jeu, c'est un Tecno Spark 40 tout ce qu'il y a de banal. En rétro-ingénierant le firmware, il tombe sur un framework maison signé Transsion, baptisé Athena pour la collecte et oneID pour le pistage entre applis. On n'est pas sur une appli lambda que vous auriez installée, mais un truc costaud câblé au niveau du système, avec les pleins pouvoirs.

Et ce qu'il remonte, c'est du lourd ! Votre position GPS précise, les antennes-relais autour de vous, la consommation réseau appli par appli sur une soixantaine d'applis, quelle appli est affichée à l'écran en temps réel, et même quelle appli vient d'allumer la caméra (pas ce que filme la caméra, hein, juste le fait qu'une appli l'ait activée).

Ensuite, tout ça part vers des domaines en shalltry.com et transsion-os.com. Shalltry, c'est la branche logicielle de Transsion, et les serveurs tournent sur du cloud loué en Europe.

Donc c'est de la télémétrie++ qui part chez le fabricant, mais le gros souci, c'est qu'on ne peut rien désactiver ni désinstaller facilement. C'est vraiment une brique essentielle du téléphone reposant sur le SDK du constructeur. Ça prend racine dans l'application Réglages (pour les paramètres), l'interface système, et surtout dans un module assez discret nommé com.hoffnung qui est bardé de permissions flippantes comme lire le presse-papier en arrière-plan, connaître toutes les applis installées, forcer l'arrêt des autres.

Alors oui, c'est chiffré avec un bon vieux AES, sauf que ça ne sert pas à grand chose parce que la clé de déchiffrement est planquée dans le code de l'application elle-même. Autrement dit, quiconque met la main sur le fichier récupère la clé avec, et peut tout ouvrir. Le chiffrement n'est là que pour faire un peu de camouflage afin que vous ne puissiez pas voir facilement ce qui sort de votre poche. Mais ce n'est absolument pas de la confidentialité.

Et malheureusement, ça ne s'arrête pas à votre smartphone puisque ce même SDK se balade aussi dans des applications grand public très très populaires en Afrique comme Boomplay (100 millions de téléchargements et des poussières), StarTimes ou Orange Max it. Du coup, même avec un mobile d'un autre fabricant, vous pouvez trimballer ce mouchard sans le savoir.

Alors oui, c'est vrai, tous les smartphones font de la télémétrie. Google, Apple, Samsung, Xiaomi, tout le monde collecte des trucs, et des centaines d'applis passées au crible violaient déjà le RGPD début 2026. C'est déjà pas normal, mais ça peut normalement se désactiver assez facilement. Mais dans le cas de Transsion, c'est fait au niveau système, c'est totalement invisible et la destination est très opaque...

Puis surtout, ça concerne la moitié du continent !

Notez que ce n'est pas la première fois que les constructeurs chinois low cost se font choper puisqu' en 2016 déjà, une backdoor chinoise se planquait dans le firmware de smartphones low-cost et balançait contacts et SMS toutes les 72 heures. Plus récemment, il y a eu aussi un malware qui s'appelle Triada et qui a été préinstallé sur environ 53 000 Tecno W2 vendus en Éthiopie, au Ghana ou encore au Cameroun avec, s'il vous plaît, des abonnements souscrits totalement à l'insu de leur propriétaire.

C'était des composants différents à chaque fois, mais le motif se répète.

Alors que faire les amis ? Eh bien la bonne nouvelle, c'est qu'on peut quand même bloquer 2-3 trucs pour les empêcher de remonter des infos. Vu que tout transite par ces fameux domaines, il suffit de bloquer *.shalltry.com (et *.transsion-os.com tant qu'à faire) au niveau DNS.

Ça se fait facilement avec un NextDNS, un AdGuard ou un Pi-hole à la maison, ou directement sur le téléphone avec cette application qui s'appelle Personal DNS Filter , et comme ça, la télémétrie se retrouve isolée sans toucher au reste.

Par contre, ça ne sert à rien d'aller trifouiller les réglages du téléphone parce que ce n'est pas désactivable à partir de là. Désolé.

Source

  • ✇Korben
  • Proton 11 ressuscite Dino Crisis et Resident Evil sur Linux
    Je sais pas si vous avez vu mais Valve vient de sortir Proton 11, la nouvelle version stable de sa couche de compatibilité qui fait tourner les jeux Windows sur Linux via Steam Play. Et cette fois, c'est basé sur Wine 11, donc il y a pas mal de "nouveaux" vieux jeux qui sont maintenant jouables. Parmi ces nouveautés, on retrouve donc Resident Evil premier du nom, celui de 1996, Resident Evil 2, Dino Crisis et Dino Crisis 2, SHOGUN: Total War, Gothic 1 Classic, Breath of Fire IV, Deadly Premoniti

Proton 11 ressuscite Dino Crisis et Resident Evil sur Linux

Par : Korben ✨
8 juillet 2026 à 14:42

Je sais pas si vous avez vu mais Valve vient de sortir Proton 11, la nouvelle version stable de sa couche de compatibilité qui fait tourner les jeux Windows sur Linux via Steam Play. Et cette fois, c'est basé sur Wine 11, donc il y a pas mal de "nouveaux" vieux jeux qui sont maintenant jouables.

Parmi ces nouveautés, on retrouve donc Resident Evil premier du nom, celui de 1996, Resident Evil 2, Dino Crisis et Dino Crisis 2, SHOGUN: Total War, Gothic 1 Classic, Breath of Fire IV, Deadly Premonition ou encore Metal Fatigue. Et à côté de ces reliques, il y avait aussi des trucs plus récents comme METAL GEAR SURVIVE, Warhammer: Vermintide 2 et X-Plane 12.

Et pour les jeux qui étaient déjà jouables, Proton 11 affine encore le support de ces derniers pour les rendre encore plus jolis ou plus rapides ou avec moins de bugs etc. Je pense notamment à Cyberpunk 2077, The Witcher 3, Death Stranding 2, Helldivers 2, ARC Raiders, THE FINALS, Titanfall 2, Satisfactory, Metal Gear Solid 2, Oblivion GOTY ou Call of Duty 2.

Donc autant dire que si vous jouez sous Linux ou sous Steam Deck, je pense que vous êtes concerné par cette mise à jour. Et puis il y a un truc dont je ne vous ai pas parlé encore, c'est les correctifs qui font zizir. Je pense notamment au hot plug des manettes qui a été amélioré, notamment pour la 8BitDo Ultimate 2C et toutes les manettes qui exposent plusieurs périphériques HID. Sur KDE, la maximisation des fenêtres a aussi été corrigée, sans oublier le rendu des pop-ups du Rockstar Launcher ou encore la détection du fuseau horaire qui devient plus fiable. Même le lecteur multimédia Kodi passe mieux sous cette version, ce qui est top !

Ce passage sur Wine 11, c'est justement celui qui avait montré des gains de perf assez dingues au moment des premiers benchmarks NTSync et maintenant que c'est dans le Proton officiel, tout le monde y a droit sans bidouiller !! Pour l'installer, rien de sorcier, comme d'habitude, vous allez sur Steam, vous faites un clic droit sur un jeu, vous cliquez ensuite sur "Propriétés", et puis vous allez dans l'onglet "Compatibilité". Et là, vous sélectionnez la branche Proton 11.

Et voilà ! En tout cas, je suis content de voir que jouer sur Linux n'est plus un parcours du combattant . Avec le Steam Deck et cette compatibilité qui grignote chaque jour un peu de terrain, Windows perd de plus en plus son statut de passage obligé pour le jeu PC....

Source : 9to5Linux

  • ✇Korben
  • Cette Atari Jaguar de 1993 boote sous Linux avec 2 Mo de RAM
    Une Atari Jaguar, la console de 1993 qu'Atari vendait comme la première machine 64 bits et que le marché a snobée, vient de booter sous Linux pour la première fois ! Derrière ce hack, un développeur connu sous le pseudo de Cakehonolulu , qui a collé un vrai noyau sur le Motorola 68000 de la bécane. Le 68000 n'a pas de MMU , ce circuit qui gère la mémoire virtuelle et dont dépend le Linux que vous faites tourner sur votre PC. Sauf que le noyau embarque depuis toujours une branche pour les puces q

Cette Atari Jaguar de 1993 boote sous Linux avec 2 Mo de RAM

Par : Korben ✨
8 juillet 2026 à 14:12

Une Atari Jaguar, la console de 1993 qu'Atari vendait comme la première machine 64 bits et que le marché a snobée, vient de booter sous Linux pour la première fois ! Derrière ce hack, un développeur connu sous le pseudo de Cakehonolulu , qui a collé un vrai noyau sur le Motorola 68000 de la bécane.

Le 68000 n'a pas de MMU , ce circuit qui gère la mémoire virtuelle et dont dépend le Linux que vous faites tourner sur votre PC. Sauf que le noyau embarque depuis toujours une branche pour les puces qui en sont privées, l'antique μClinux , et c'est elle qui fait tout le taf ici.

La Jaguar offre seulement 2 Mo de RAM et jusqu'à 6 Mo de ROM sur la cartouche, du coup Cakehonolulu a coupé le noyau en deux : le code qui ne bouge pas, le .text et le .rodata, reste dans la ROM et s'exécute directement depuis là en XIP, pendant que les données qui changent atterrissent dans les 2 Mo de RAM. Bref, chaque octet compte.

Après, ce n'était pas simple non plus parce que le 68000 ne sait pas lire une donnée qui serait mal alignée en mémoire. Alors que les processeurs modernes savent le faire sans broncher. Et comme le cross-compilateur d'Ubuntu générait quand même ce type de données mal alignées, alors qu'on lui précise bien que la cible c'était un 68000, ça faisait des plantages en cascade.

L'astuce a donc été de recompiler tout le toolchain à la main, puis de bâtir un user space minimal avec BusyBox et uClibc, tout ça en binaire FLAT au lieu du classique format ELF.

Et voilà, la Jaguar affiche maintenant fièrement ses 1,04 BogoMIPS. Soit une puissance de feu qui ferait chialer une calculatrice. Mais bon, elle boote et c'est le principal. Si vous avez encore une Jaguar dans un placard, vous pouvez parfaitement installer ça dessus, puisque le code est disponible sur GitHub .

Voilà, c'est assez génial parce qu'en fait, ça montre bien que Linux est vachement résilient. On est en 2026 et pourtant, le support des 68000 est encore présent dans le noyau, et bien vivant même !

Voilà, tant que ce bon vieux noyau gardera tous ses vieux pilotes, eh bien n'importe quelle console oubliée pourra toujours renaître avec un petit terminal dessus. Et ça, je trouve que ça clôt tous les débats sur la conservation et le poids du code legacy dans le kernel.

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  • ✇Korben
  • On ne vivrait pas dans une simulation, et ça m'embête
    Vous pouvez ranger la pilule rouge tout de suite les amis car une équipe de physiciens menée par Mir Faizal vient d'affirmer, calculs à l'appui, que notre univers ne peut pas être une simulation informatique. Et il n'annonce pas ça en mode "On n'a pas encore trouvé LA preuve", non... Apparemment, ce serait ferme et définitif. Et du coup ça me rend un petit peu tristoune et je vais vous expliquer pourquoi. Leur papier est paru dans le Journal of Holography Applications in Physics, et s'appuie for

On ne vivrait pas dans une simulation, et ça m'embête

Par : Korben ✨
8 juillet 2026 à 10:39

Vous pouvez ranger la pilule rouge tout de suite les amis car une équipe de physiciens menée par Mir Faizal vient d'affirmer, calculs à l'appui, que notre univers ne peut pas être une simulation informatique.

Et il n'annonce pas ça en mode "On n'a pas encore trouvé LA preuve", non... Apparemment, ce serait ferme et définitif. Et du coup ça me rend un petit peu tristoune et je vais vous expliquer pourquoi.

Leur papier est paru dans le Journal of Holography Applications in Physics, et s'appuie fortement sur une vieille "bombe" mathématique, les théorèmes d'incomplétude de Gödel , publiés en 1931.

En gros, Gödel a démontré que dans tout système de règles un peu costaud, il existe des vérités bien réelles mais qu'on ne pourra jamais démontrer depuis l'intérieur du système.

Faizal et son équipe ont donc repris cette idée en l'appliquant à la réalité et selon eux, le niveau le plus profond de l'univers réclame une "compréhension non-algorithmique". Cela veut dire que c'est un truc qui échappe à toute suite d'étapes programmables.

Et là, le raisonnement se referme tout seul puisque toute simulation est par nature algorithmique . Elle doit donc suivre des règles programmées. Et comme le socle de la réalité, lui n'est pas algorithmique, eh bien aucune simulation ni aucun ordinateur ne pourra jamais le recopier en entier. Bref, d'après eux, on peut tous oublier nos délires de "On est dans la matrice, Néo"...

Cette idée qu'on vive dans une simulation à l'origine, c'est Nick Bostrom qui l'a formulée en 2003, donc bien avant qu'Elon Musk en fasse son petit dada pour impressionner les filles en soirée. J'en avais déjà causé quand des chercheurs suggéraient que la gravité ressemblait à un bug dans la matrice , ou quand une IA se mettait à simuler l'univers sur un simple laptop . Bref, le sujet revient tout le temps ces dernières années !

Maintenant je vous l'accorde, ça reste un papier de maths et de logique et c'est pas une vraie expérience qu'on a réalisé dans le monde réel pour voir si ça se confirme. Donc ça se chamaille déjà sur arXiv pour dire que si ça peut pas se prouver, ça peut encore se discuter.

Donc le débat est loin d'être plié

Mais bon, si ces physiciens ont raison, ça m'embête parce que même si j'y croyais pas vraiment à cette histoire de simulation, c'était quand même bien pratique pour expliquer tout ce qui nous arrivait en ce moment à savoir toute cette connerie ambiante, cette ambiance Idiocratie ou Don't Look Up...etc.

Voilà, je me disais que la partie de Sim était en train de partir en couille. Mais il faut que je me rende à l'évidence, c'est juste comme ça... C'est l'univers, c'est la nature, on avance vers l'inconnu toujours plus loin dans la connerie, et ça ça me fait flipper. Beaucoup plus que des agents Smith et une réalité qui ne serait pas la "vraie" réalité. Désolé ^^

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