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  • IA et productivité dans le secteur public : une transformation en marche
    Face à des contraintes budgétaires croissantes et à une demande de services toujours plus exigeante, les administrations publiques cherchent à réinventer leur modèle de productivité. Une étude récente réalisée par The Economist pour SAS met en lumière le rôle crucial que joue l’IA dans cette transformation. Toutefois, si la technologie est un levier puissant, elle ne peut être efficace sans une évolution culturelle et organisationnelle significative. L’IA, un catalyseur de modernisation Selon le

IA et productivité dans le secteur public : une transformation en marche

6 février 2025 à 12:00

Face à des contraintes budgétaires croissantes et à une demande de services toujours plus exigeante, les administrations publiques cherchent à réinventer leur modèle de productivité. Une étude récente réalisée par The Economist pour SAS met en lumière le rôle crucial que joue l’IA dans cette transformation. Toutefois, si la technologie est un levier puissant, elle ne peut être efficace sans une évolution culturelle et organisationnelle significative.

L’IA, un catalyseur de modernisation

Selon le rapport intitulé Reimagining the Future of Public Sector Productivity”, basé sur les réponses de 1 550 employés du secteur public de 26 pays, plus de la moitié des administrations publiques compte sur l’IA pour stimuler leur productivité dans les trois prochaines années.

Elles intègrent progressivement l’IA pour optimiser leurs opérations. Parmi les cas d’usage les plus répandus figurent les analyses prédictives (66 % des répondants), qui permettent une meilleure anticipation des besoins et une allocation plus efficace des ressources. La cybersécurité et la prévention des fraudes (54 %) deviennent des priorités, alors que les menaces numériques se multiplient.

Cependant, l’étude souligne que l’adoption de l’IA reste prudente : 70 % des administrations publiques n’intègrent de nouvelles technologies qu’après validation de leur efficacité ailleurs. Ce conservatisme traduit une volonté de minimiser les risques, mais peut ralentir l’innovation.

Les défis budgétaires et technologiques

Les administrations publiques disposent de budgets limités et ne peuvent donc pas toujours gérer de nouvelles technologies. Les questions relatives à la confidentialité des données (75 %) et les contraintes budgétaires (64 %) sont considérées comme des défis majeurs à une adoption réussie. En outre, 47 % des répondants citent l’incapacité à mesurer la productivité comme un frein.

Néanmoins, bien que les participants à l’enquête reconnaissent ces obstacles, une écrasante majorité d’entre eux (91 %) considère que les technologies digitales présentent plus d’avantages que de risques pour leur organisation.

Une transformation qui ne peut être uniquement technologique

L’IA seule ne saurait suffire à améliorer durablement la productivité du secteur public. L’étude insiste sur la nécessité d’une transformation organisationnelle parallèle. Une conception adaptative des structures et un engagement actif des employés sont des facteurs déterminants. Pourtant, plus d’un quart des administrations interrogées n’ont encore initié aucun projet en ce sens.

L’implication des agents est un enjeu majeur : seuls 15 % des employés du secteur public interrogés participent activement à l’évaluation des besoins en technologies, 14 % au choix des outils et 36 % à leur implémentation. Pour que l’IA révèle pleinement son potentiel, il est crucial d’accroître la formation et l’adhésion des collaborateurs.

L’importance des partenariats stratégiques

L’étude met également en avant le rôle des partenariats avec des fournisseurs technologiques. Près de la moitié des répondants (49 %) considère l’externalisation comme un moyen efficace d’améliorer la productivité. Toutefois, cette stratégie doit s’accompagner d’une gouvernance rigoureuse pour assurer une compatibilité avec les objectifs de service public et une gestion efficace des coûts.

Vers un modèle de productivité plus agile

L’évolution du secteur public vers un modèle plus performant repose sur un équilibre entre innovation technologique, transformation organisationnelle et implication des employés. Si l’IA représente une opportunité indéniable, son intégration réussie dépendra de la capacité des administrations à moderniser leur culture interne et à adopter des stratégies d’implémentation plus audacieuses.

Jonathan Birdwell, directeur de la politique et des perspectives chez Economist Impact, conclut :

“Face à des contraintes budgétaires et à une demande croissante de services publics pour répondre à des défis complexes tels que le vieillissement de la population, le changement climatique et l’incertitude économique, les gouvernements doivent agir de manière décisive pour mettre en œuvre des réformes de productivité. Par exemple, la réponse budgétaire à la pandémie de Covid-19 dans certains pays à haut revenu s’est élevée à 21 % du PIB, soulignant le rôle crucial de l’intervention gouvernementale en période de crise.

Notre recherche montre que si la transformation numérique est essentielle, elle ne suffit pas à elle seule. Le succès repose sur des structures organisationnelles adaptatives capables de surmonter la résistance au changement et d’impliquer les employés dans la conception et la mise en œuvre des nouvelles technologies. L’intelligence artificielle offre au secteur public l’opportunité de transformer la manière dont il sert les citoyens et d’améliorer l’expérience des employés.”

IA et productivité dans le secteur public : une transformation en marche
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  • L’UTT lance un Bachelor en IA : une formation professionnalisante au cœur des enjeux numériques
    L’Université de Technologie de Troyes (UTT) a récemment annoncé le lancement à la rentrée 2025 d’un Bachelor en IA, une formation professionnalisante de trois ans conçue pour répondre aux besoins croissants des entreprises en compétences IA. Ce programme innovant, intégré au Cluster IA Hi! Paris, bénéficie des ressources mutualisées et de l’expertise des partenaires de ce centre dédié à la recherche, à l’innovation et à la formation en IA Lancé en septembre 2020 par HEC Paris et l’Institut Polyt

L’UTT lance un Bachelor en IA : une formation professionnalisante au cœur des enjeux numériques

5 février 2025 à 12:00

L’Université de Technologie de Troyes (UTT) a récemment annoncé le lancement à la rentrée 2025 d’un Bachelor en IA, une formation professionnalisante de trois ans conçue pour répondre aux besoins croissants des entreprises en compétences IA. Ce programme innovant, intégré au Cluster IA Hi! Paris, bénéficie des ressources mutualisées et de l’expertise des partenaires de ce centre dédié à la recherche, à l’innovation et à la formation en IA

Lancé en septembre 2020 par HEC Paris et l’Institut Polytechnique de Paris (IP Paris), Hi! Paris est un centre interdisciplinaire de recherche et d’enseignement consacré à l’IA et aux Sciences des données. Rejoint par des institutions de premier plan comme le CNRS, l’INRIA, l’ENSTA, l’École Nationale des Ponts et Chaussées, l’ENSAE, Télécom Paris, Télécom SudParis et l’UTT, il est l’un des lauréats de l’AMI “IA Cluster : pôles de recherche et de formation de rang mondial en intelligence artificielle”.

Dans ce cadre, l’UTT a reçu 2M€ afin de créer un Bachelor IA, une formation répondant aux enjeux actuels du marché de l’IA et contribuant au plan de souveraineté européenne en IA.

Un cursus professionnalisant et pluridisciplinaire

Destiné aux titulaires d’un baccalauréat général ayant suivi la spécialité mathématiques ou d’un diplôme équivalent reconnu, ce Bachelor se distingue par son approche combinant théorie et pratique. La formation comprend une forte composante scientifique (mathématiques, informatique, codage, IA) et plus de 600 heures consacrées au machine learning et au deep learning. La dernière année en alternance permettra aux étudiants d’acquérir une véritable expérience de terrain.

Le programme abordera également la gestion de projets, l’aide à la conduite du changement, l’optimisation d’algorithmes ainsi que le déploiement et la mise en production dans les environnements cloud. En troisième année, les étudiants auront la possibilité, en fonction de l’entreprise choisie pour leur alternance et des projets qu’ils auront à y mener, de s’orienter vers une spécialisation comme l’IA pour la santé, l’industrie 4.0, la finance, ou encore les énergies renouvelables.

Une formation ancrée dans les enjeux éthiques et environnementaux

Consciente des défis soulevés par l’IA, l’UTT intègre dans son programme une réflexion approfondie sur les enjeux sociétaux, éthiques et environnementaux. Transparence des algorithmes, protection des données, équité des systèmes automatisés et conformité aux réglementations telles que le RGPD et l’AI Act sont autant de thématiques qui seront abordées au cours de ces six semestres.

Une réponse aux besoins du marché

Ce Bachelor, dont l’accréditation au grade de licence est en cours, entend former des professionnels immédiatement opérationnels. Les diplômés pourront accéder à des postes tels qu’assistant data scientist, développeur IA, analyste de données ou encore spécialiste en vision par ordinateur.

Processus d’admission

Le recrutement en première année s’effectue via la plateforme Parcoursup. Les candidats seront sélectionnés sur la base de leurs résultats académiques et d’une lettre de motivation, mettant en avant leur intérêt pour les sciences des données et l’IA.

Les frais de scolarité s’élèveront à 8 000 € par an pour les deux premières années. Ils seront pris en charge la 3ème année par l’organisme d’accueil tout comme la rémunération mensuelle des étudiants dans le cadre du contrat d’apprentissage. Afin de favoriser l’égalité des chances, 20 % des étudiants admis pourront bénéficier d’une bourse et recevront un ordinateur personnel à leur entrée dans le programme.

L’UTT lance un Bachelor en IA
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  • Face à l’essor de l’IA, les entreprises redéfinissent leurs priorités en matière de formation
    Selon le rapport “Skills in Review 2024″ publié par Lepaya, l’un des leaders européens de la formation professionnelle, le monde de l’entreprise connaît une transformation majeure. Les compétences analytiques et techniques ne sont plus la priorité des responsables RH, qui mettent davantage l’accent sur les compétences humaines et le leadership. Lepaya est une entreprise de développement personnel basée à Amsterdam, fondée en 2018 par René Janssen et Peter Kuperus. Acteur majeur d’un marché fragm

Face à l’essor de l’IA, les entreprises redéfinissent leurs priorités en matière de formation

12 décembre 2024 à 11:00

Selon le rapport “Skills in Review 2024″ publié par Lepaya, l’un des leaders européens de la formation professionnelle, le monde de l’entreprise connaît une transformation majeure. Les compétences analytiques et techniques ne sont plus la priorité des responsables RH, qui mettent davantage l’accent sur les compétences humaines et le leadership.

Lepaya est une entreprise de développement personnel basée à Amsterdam, fondée en 2018 par René Janssen et Peter Kuperus. Acteur majeur d’un marché fragmenté de l’amélioration des compétences, évalué à 800 milliards de dollars par Morgan Stanley, elle soutient les professionnels en combinant compétences techniques et soft skills via une plateforme de formation alimentée par l’IA.

Pour ce rapport, elle a analysé les programmes de formation qu’elle a dispensés à plus de 25 000 employés à travers l’Europe.

Leadership et vente : au cœur des enjeux organisationnels

Selon Lepaya, le leadership est devenu le thème de formation le plus prisé en 2024. Cette tendance reflète une volonté des entreprises de renforcer leurs capacités de résilience dans un environnement économique instable et marqué par des mutations technologiques rapides.

Les compétences en vente ont également gagné en importance, avec une hausse spectaculaire de 178 % du nombre de formations dispensées dans ce domaine. Face à la pression économique des douze derniers mois, les organisations cherchent à maximiser leurs revenus.

Une évolution dictée par l’automatisation

En revanche, les formations en analytique et en analyse de données ont reculé dans les priorités, passant de la troisième à la cinquième place des thèmes les plus populaires. Ce glissement s’explique par la montée en puissance de l’IA, capable de gérer efficacement de nombreuses fonctions analytiques. En réponse, les entreprises privilégient désormais les compétences humaines complémentaires à l’automatisation, telles que la créativité, la collaboration et les relations interpersonnelles.

Cette redirection stratégique est soutenue par les données du rapport : 82 % des employés estiment que les exigences modernes du lieu de travail dépassent leurs compétences actuelles, car l’IA et la technologie se développent et modifient l’environnement professionnel à un rythme rapide.

René Janssen, PDG de Lepaya, souligne l’importance de cette réorientation :

Avec le rythme rapide de l’IA et des avancées technologiques, les compétences sur le lieu de travail deviennent obsolètes plus rapidement que jamais, ce qui conduit les équipes RH à redonner la priorité aux compétences de vente et de leadership par rapport aux compétences qui sont menacées par les nouvelles technologies ”.

Il ajoute :

“Les organisations qui ne tiennent pas compte de cette réalité risquent de perdre leur avantage concurrentiel. La clé n’est pas seulement d’investir dans la formation, mais de s’assurer qu’elle est intentionnelle, mesurable et directement alignée sur la stratégie de l’entreprise”.

L’apprentissage continu : clé de l’avenir

Le rapport anticipe qu’en 2025, les entreprises devront adopter des modèles d’apprentissage continu capables de répondre aux évolutions rapides de l’IA et de la technologie. Une formation fondée sur les données et adaptée aux priorités stratégiques – productivité, rétention des talents ou croissance – sera essentielle pour rester compétitif.

Pour les entreprises, il ne s’agit plus seulement de combler des lacunes immédiates, mais de construire un socle de compétences pérennes, capable de résister aux perturbations et de saisir les opportunités à venir.

Pour découvrir le rapport “Skills in Review 2024” de Lepaya dans son intégralité, cliquez ici.

les entreprises redéfinissent leurs priorités en matière de formation
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  • Le Québec propose un guide pour l’utilisation de l’IA générative en milieu éducatif
    Le ministère de l’Éducation du Québec a récemment publié le guide “L’utilisation pédagogique, éthique et légale de l’intelligence artificielle générative”. Ce document propose au personnel enseignant, mais également aux élèves des pistes de réflexion et d’action quant à l’utilisation responsable de la GenAI. Ce guide, qui s’appuie sur des initiatives préexistantes, comme le rapport « Prêt pour l’IA » du Conseil de l’innovation du Québec, s’inscrit dans une démarche globale visant à doter le mili

Le Québec propose un guide pour l’utilisation de l’IA générative en milieu éducatif

26 novembre 2024 à 15:01

Le ministère de l’Éducation du Québec a récemment publié le guide “L’utilisation pédagogique, éthique et légale de l’intelligence artificielle générative”. Ce document propose au personnel enseignant, mais également aux élèves des pistes de réflexion et d’action quant à l’utilisation responsable de la GenAI.

Ce guide, qui s’appuie sur des initiatives préexistantes, comme le rapport « Prêt pour l’IA » du Conseil de l’innovation du Québec, s’inscrit dans une démarche globale visant à doter le milieu éducatif d’outils pratiques et d’une vision stratégique pour une IA au service de la mission éducative.

Selon le ministère de l’Éducation québécois, l’utilisation responsable de la GenAI par le personnel enseignant doit être complémentaire au développement des compétences professionnelles et de la compétence numérique. Il estime donc qu’une attention particulière doit être portée à la formation du personnel enseignant à cette technologie.

Le guide propose trois critères pour une utilisation judicieuse de l’IA générative dans un contexte éducatif : la pertinence pédagogique, les principes éthiques et les obligations légales. Pour chaque critère, il explicite différents enjeux et suggère une liste de questions pour soutenir les réflexions. Chacune des sections traite des implications liées à la compétence numérique.

Pertinence pédagogique

La GenAI doit soutenir le développement de compétences et l’acquisition de connaissances : le guide invite le personnel éducatif à réfléchir sur sa valeur pédagogique, que ce soit pour son propre profit ou pour celui des personnes apprenantes. Inspirée du “Guide d’intégration de l’IA pour les écoles” du ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance du Nouveau-Brunswick (2024), cette réflexion pédagogique doit être structurée en trois temps : avant, pendant, et après son utilisation.

Avant l’utilisation de la GenAI : 

  • Identifier les objectifs pédagogiques spécifiques que l’IA générative peut soutenir (par exemple : différenciation pédagogique, soutien aux élèves avec des besoins particuliers, enrichissement du contenu éducatif, etc.) ;
  • Former le personnel enseignant et les apprenants à une littératie de l’IA pour en garantir une utilisation responsable et critique ;
  • Vérifier la conformité de l’outil choisi (âge minimal requis, objectifs pédagogiques spécifiques, sécurité, respect des principes éthiques et légaux).

Questions clés :

  • Pourquoi et comment sera-t-elle utilisée (planification, différenciation, etc.) ?
  • Le personnel enseignant et les apprenants, disposent-ils des compétences numériques nécessaires ?

Pendant l’utilisation :

  • Effectuer un suivi de la pertinence des contenus générés (alignement avec les objectifs, engagement des apprenants, correction des biais ou inexactitudes) ;
  • Ajuster au besoin l’utilisation de la GenAI pour s’adapter aux défis ou limites identifiées.

Questions clés :

  • L’IA générative, répond-elle aux objectifs fixés ?
  • Les apprenants, sont-ils motivés et engagés ?

Après l’utilisation :

  • Évaluer les résultats obtenus et réfléchir à des ajustements nécessaires ;
  • Partager les expériences pour améliorer l’intégration future.

Questions clés :

  • Les objectifs pédagogiques, ont-ils été atteints ?
  • Quels défis et réussites ont été identifiés ?

Assistance pour l’évaluation des apprentissages

Le guide rappelle que l’IA peut aider dans la conception, la rétroaction et l’évaluation des apprentissages, mais ne doit pas remplacer le jugement professionnel du personnel enseignant.

Applications potentielles :

  • Production de rétroactions spécifiques ;
  • Génération d’outils d’évaluation (grilles, exercices adaptés) ;
  • Automatisation partielle pour gagner du temps, tout en validant manuellement les résultats.

Précautions nécessaires :

  • Vérifier l’exactitude des contenus générés ;
  • Garantir la confidentialité des données des apprenants ;
  • Respecter la propriété intellectuelle des travaux des apprenants.

Principes éthiques

Le document met en avant cinq principes fondamentaux pour une utilisation responsable : sobriété numérique, explicabilité, équité, inclusion et agentivité. Ces valeurs visent à maintenir l’intégrité intellectuelle et l’autonomie professionnelle des enseignants tout en préparant les apprenants aux défis technologiques émergents.

  • Sobriété numérique : Réduire l’utilisation excessive de l’IA générative pour minimiser l’impact environnemental ;
  • Qualité : Vérifier la qualité des contenus générés pour éviter les erreurs factuelles ;
  • Équité et inclusion : Assurer que l’IA ne marginalise pas certains groupes et qu’elle représente diverses perspectives ;
  • Transparence et explicabilité : Utiliser l’IA de manière transparente et comprendre ses limites en matière d’explicabilité ;
  • Agentivité : Maintenir l’autonomie professionnelle du personnel enseignant et éviter une dépendance excessive à l’IA générative.

Obligations légales relatives à l’usage de l’IA générative

L’accent est également mis la sécurité de l’information et la conformité légale, notamment en matière de droits d’auteur et de protection des renseignements personnels. Le guide recommande de :

  • Sécurité de l’information : Ne pas fournir d’informations sensibles, confidentielles ou personnelles sans validation ;
  • Protection des renseignements personnels : Respecter les lois sur la protection des données personnelles ;
  • Droits d’auteur : S’assurer de respecter les droits d’auteur.

 

 

 

 

 

 

 

IA générative en milieu éducatif
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  • PEPR IA : l’ANR annonce le lancement de l’appel à projets « Mathématiques de l’apprentissage profond » 2024
    Le PEPR (Programme et Équipement Prioritaire de Recherche) Intelligence Artificielle vise à accompagner l’accélération de la France dans le domaine de l’IA à travers trois grandes thématiques de recherche : l’IA frugale et embarquée, l’IA de confiance et distribuée, et les fondements mathématiques de l’IA. L’ANR (Agence Nationale de la Recherche), qui opère ce programme, annonce le lancement d’un AAP s’adressant à ce troisième axe. Lancé le 25 mars dernier, co-piloté par le CEA, le CNRS et Inria

PEPR IA : l’ANR annonce le lancement de l’appel à projets « Mathématiques de l’apprentissage profond » 2024

18 novembre 2024 à 10:30

Le PEPR (Programme et Équipement Prioritaire de Recherche) Intelligence Artificielle vise à accompagner l’accélération de la France dans le domaine de l’IA à travers trois grandes thématiques de recherche : l’IA frugale et embarquée, l’IA de confiance et distribuée, et les fondements mathématiques de l’IA. L’ANR (Agence Nationale de la Recherche), qui opère ce programme, annonce le lancement d’un AAP s’adressant à ce troisième axe.

Lancé le 25 mars dernier, co-piloté par le CEA, le CNRS et Inria, le PEPR IA est doté d’un budget de 73 millions d’euros sur six ans, financé par France 2030 dans le cadre de la stratégie nationale pour l’IA (SNIA).

Ses objectifs sont multiples : renforcer l’écosystème français de recherche et d’innovation, lever les verrous du déploiement de l’IA, faire émerger des technologies de rupture, positionner la France et l’Europe comme des leaders sur des thématiques stratégiques.

Le PEPR IA vise également à faciliter l’interdisciplinarité, attirer les talents et créer des passerelles entre la recherche publique et l’innovation, en collaboration avec les start-ups et les PME. Il s’inscrit ainsi pleinement dans la seconde phase de la SNIA axée sur la formation à l’IA, le développement d’une offre de technologies deeptech sur l’IA embarquée, l’IA de confiance, l’IA frugale et l’IA générative ainsi que le rapprochement de l’offre et de la demande de solutions d’IA.

L’AAP “Mathématiques de l’apprentissage profond”

Cet AAP vise à mobiliser et développer des recherches fondamentales en mathématiques pour analyser les mécanismes sous-jacents des réseaux de neurones profonds et des modèles génératifs et améliorer les techniques d’apprentissage automatique, en termes, entre autres, de frugalité, de confiance (robustesse, préservation de la vie privée, certification, détection et élimination des biais, explicabilité, etc.), de performance, d’évolutivité et de modularité.

Sur les 73 millions alloués au PEPR IA, six seront consacrés aux projets sélectionnés qui  devront impliquer au minimum 3 structures de recherche. Chacun d’eux, dont la durée sera comprise entre 36 et 48 mois, bénéficiera d’une aide financière allant de 600 000 à 1 million d’euros.

Les projets devront se positionner par rapport à au moins l’une des deux thématiques ci-dessous :

Thématique 1 : Mathématiques des modèles d’IA générative

Cette thématique vise à promouvoir les recherches mathématiques de pointe pour analyser et perfectionner les techniques d’IA générative. L’objectif est de rendre ces techniques plus performantes, efficaces et sûres. Les projets sélectionnés devront exploiter un vaste éventail de techniques mathématiques, incluant la théorie des probabilités, la théorie des jeux, les équations aux dérivées partielles, le contrôle optimal, le transport optimal, les systèmes dynamiques, les systèmes désordonnés, les théories des matrices et des réseaux aléatoires. Ces théories joueront un rôle clé dans le développement de techniques d’apprentissage telles que l’entraînement par réseaux adverses, les modèles de diffusion, l’apprentissage profond par renforcement et les grands réseaux de type transformers.

Thématique 2 : Méthodes géométriques pour l’IA

Cette thématique se concentre sur l’apprentissage profond géométrique, qui permet d’aborder des données avec des structures non-euclidiennes comme les graphes, les surfaces et les nuages de points. L’objectif est de promouvoir les recherches mathématiques de pointe pour analyser et perfectionner les techniques d’IA au cœur de l’apprentissage géométrique. Les disciplines mathématiques concernées incluent la théorie des graphes, la géométrie computationnelle, la théorie des groupes, les décompositions tensorielles et la topologie. Les projets devront démontrer une maîtrise des fondements mathématiques et proposer des applications pratiques pour avancer dans les problématiques de l’IA, en particulier dans les domaines où la structure des données sort des cadres traditionnels.

Les consortiums candidats ont jusqu’au 04/02/2025 pour déposer leur projet électroniquement.

Lancement d'un appel à projet

SUD IA : La Région Sud investit 70 millions d’euros pour démocratiser l’accès à l’IA et booster l’économie régionale

29 octobre 2024 à 11:00

Lors de son assemblée plénière du 25 octobre, la Région Sud a adopté un plan ambitieux baptisé SUD IA. Doté de 70 millions d’euros sur cinq ans, ce plan vise à faire de l’IA un outil utile, accessible à tous les citoyens, et un levier de compétitivité pour les entreprises et start-ups régionales.

En 2023, la Région Sud a sollicité les avis d’experts (universitaires, ingénieurs, sociologues) pour évaluer les bénéfices et les risques liés au développement de l’IA. Leurs conclusions ont été positives : l’IA présente un potentiel de transformation pour de nombreux secteurs de l’action publique, allant de l’emploi à l’énergie, en passant par la gestion des déchets, la qualité de vie et la compétitivité économique. Après avoir annoncé un partenariat avec Microsoft afin d’accélérer l’adoption de l’IA dans l’administration régionale, par les entreprises et les habitants du territoire, la Région dévoile un vaste plan pour faire de la Région une “Terre d’IA”.

Un cadre structurant pour un développement responsable et inclusif

Afin de tirer parti des opportunités de l’IA tout en répondant aux questions d’éthique, de souveraineté et de préservation de l’emploi, le plan SUD IA repose sur trois axes stratégiques :

  • Faire de l’IA un outil au service de la population

Ce premier axe vise à moderniser l’action publique en mettant l’IA au service de la résolution des grands enjeux régionaux, comme le changement climatique et la santé publique. Dans ce cadre, la Région accompagnera les collectivités locales dans la mise en œuvre de solutions innovantes.

Un Conseil stratégique des IA sera créé pour superviser cette initiative, accompagné d’une charte garantissant une utilisation éthique d’une IA fiable, industrielle et souveraine. D’autre part, la Région organisera chaque année un challenge IA pour stimuler l’innovation et proposera la création de chaires interuniversitaires destinées à favoriser le dialogue entre le monde académique et les entreprises.

  • Rendre l’IA accessible au plus grand nombre

La sensibilisation et la formation des jeunes, des élus, des petites entreprises et du grand public seront des leviers essentiels pour assurer l’inclusion dans cette révolution technologique. Le plan SUD IA prévoit une allocation de 2 millions d’euros pour développer la formation en IA.

Elle mettra en place des cours en ligne pour le grand public et les TPE/PME et créera des outils pédagogiques destinés aux collèges et lycées afin de familiariser les jeunes aux concepts de l’IA. Des événements festifs autour de l’IA seront également organisés pour sensibiliser les citoyens de manière ludique et engageante, et toucher ainsi un public plus large.

  • Faire du Sud un territoire leader de l’IA

Le troisième axe est consacré au soutien des entreprises et pépites régionales ainsi qu’à la promotion de la Région Sud en tant que pôle d’excellence en IA.

Dans ce but, la Région mettra en place un guichet unique dédié aux entreprises de l’IA et développera avec l’Etat les infrastructures de données et de calcul nécessaires à la croissance de l’IA. La Région a également l’intention de créer un fonds d’excellence IA pour attirer les talents et d’organiser de grands évènements liés à l’IA pour promouvoir la région comme un carrefour de l’innovation et de la recherche en IA.

Renaud Muselier, Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Président délégué de Régions de France, conclut :

“Une Intelligence Artificielle utile à tous, à chacun des habitants de notre région, c’est possible ! Grâce à un écosystème performant et innovant, autour de nos start-up, d’outils modernes et d’une offre de formation adaptée, les atouts sont là ! Avec 70 millions d’euros mobilisés dans un plan d’actions ambitieux, la feuille de route est tracée pour faire de la Région Sud un pôle d’excellence des IA !”.

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  • ActuIA 17 : le futur du travail à l’ère de l’intelligence artificielle
    La nouvelle édition du magazine ActuIA vient de paraître, avec un numéro qui va droit au cœur des débats actuels sur l’intelligence artificielle et l’emploi. Avec l’évolution rapide des technologies, les entreprises se trouvent face à un dilemme : l’IA remplacera-t-elle les travailleurs ou deviendra-t-elle une alliée essentielle pour leur permettre de gagner en productivité et en efficacité ? C’est un sujet que nous avons décidé de traiter en profondeur, en explorant les avantages et les limites

ActuIA 17 : le futur du travail à l’ère de l’intelligence artificielle

Par : Amira Hadak
15 octobre 2024 à 15:00

La nouvelle édition du magazine ActuIA vient de paraître, avec un numéro qui va droit au cœur des débats actuels sur l’intelligence artificielle et l’emploi. Avec l’évolution rapide des technologies, les entreprises se trouvent face à un dilemme : l’IA remplacera-t-elle les travailleurs ou deviendra-t-elle une alliée essentielle pour leur permettre de gagner en productivité et en efficacité ? C’est un sujet que nous avons décidé de traiter en profondeur, en explorant les avantages et les limites de l’automatisation dans le monde professionnel.

Dans ce dossier, nous analysons l’impact de l’intégration de l’IA sur les métiers et la façon dont elle transforme le paysage de l’emploi. D’un côté, l’IA promet d’automatiser les tâches répétitives et de libérer les employés pour des missions à plus forte valeur ajoutée, mais de l’autre, elle suscite des inquiétudes concernant la disparition de certains emplois et l’avenir de certaines professions. Pour illustrer ces enjeux, nous présentons plusieurs études de cas sur des secteurs fortement touchés par l’automatisation, tels que l’industrie manufacturière, la finance, et le secteur des services. Nous examinons également des métiers qui bénéficient d’une synergie entre l’IA et les compétences humaines, comme le diagnostic médical, où l’IA assiste les médecins sans les remplacer.

Cyril Dallois, secrétaire national de l’Union Générale des Ingénieurs, Cadres et Techniciens (UGICT-CGT), partage son point de vue sur l’accompagnement nécessaire pour que cette transformation soit bénéfique à la fois pour les employés et pour les entreprises. Nous explorons aussi la manière dont certaines entreprises ont su intégrer l’IA de façon éthique et responsable. Nous partageons des témoignages de dirigeants qui ont réussi à combiner l’utilisation de l’IA avec une amélioration des conditions de travail, par exemple en utilisant des systèmes intelligents pour alléger la charge administrative et permettre aux employés de se concentrer sur des tâches plus stratégiques.

À travers des interviews exclusives, nous découvrons comment certaines organisations ont mis en place des programmes de requalification pour les employés dont les postes ont été affectés par l’automatisation.

Nous abordons aussi les réglementations en cours de développement pour encadrer l’utilisation de l’IA dans les entreprises. Nous détaillons les nouvelles normes proposées par les instances européennes et internationales, qui visent à établir des lignes directrices sur la transparence, l’équité et la responsabilité des systèmes d’IA. Yann Ferguson, sociologue à l’Inria, se penche sur les implications sociales de l’utilisation de l’IA et sur les risques liés à la perte de contrôle humain dans les processus de travail automatisés. Il met en lumière les défis liés à la gouvernance de l’IA, notamment la nécessité de maintenir un contrôle humain sur les décisions critiques et d’éviter une dépendance excessive aux algorithmes.

L’essor des formations à l’IA

En complément de ce dossier, nous vous offrons un aperçu des nouvelles formations disponibles pour aider les entreprises à développer les compétences nécessaires à l’intégration de l’IA. Nous nous penchons sur des initiatives menées par des universités, des centres de formation et des entreprises technologiques pour former la main-d’œuvre aux compétences de demain. Selon une étude récente, 87 % des dirigeants d’entreprise envisagent d’investir dans la formation IA de leurs collaborateurs, signe que les compétences en IA deviendront rapidement essentielles sur le marché du travail. Nous vous présentons les différents parcours de formation disponibles, allant des bootcamps intensifs aux cursus universitaires spécialisés, afin de donner aux professionnels les outils nécessaires pour s’adapter à ce nouvel environnement technologique. Enfin, nous analysons l’impact des IA génératives, comme ChatGPT, sur les métiers de la création et de la rédaction. Si ces outils permettent de produire des contenus rapidement et à grande échelle, ils posent également des questions sur l’avenir des métiers créatifs. Comment garantir que l’humain reste au centre du processus créatif ? Nous vous apportons des éléments de réponse grâce aux analyses d’experts du secteur, qui évoquent à la fois les opportunités et les risques associés à l’utilisation croissante de ces technologies.

Retrouvez ce dossier et bien plus encore dans le nouveau numéro d’ActuIA, le magazine de référence pour les professionnels de l’intelligence artificielle. Ne manquez pas cette édition qui promet de poser un regard critique et éclairé sur l’avenir du travail à l’ère de l’intelligence artificielle, en vous offrant des pistes concrètes pour comprendre et anticiper les transformations à venir !

ActuIA-17-futur-du-travail-ere-intelligence-artificielle

OpenAI et Simplon s’associent pour rendre l’IA accessible aux communautés sous-desservies et aux acteurs de l’impact social

15 octobre 2024 à 14:00

Dans le cadre de l’ouverture prochaine de son bureau à Paris, OpenAI annonce un partenariat avec Simplon, entreprise sociale qui se distingue par son approche inclusive et son engagement en faveur de la diversité dans le secteur du numérique. Celle-ci devient le premier partenaire européen à rejoindre le programme OpenAI Academy dédié à la démocratisation de l’accès aux technologies de l’IA lancé le mois dernier.

Fondée en 2013 par Frédéric Bardeau, Andrei Vladescu-Olt et Erwan Kezza, Simplon vise à rendre les compétences numériques accessibles à tous, en particulier aux personnes éloignées de l’emploi ou en reconversion professionnelle. L’entreprise propose des formations intensives et gratuites dans des domaines tels que le développement web, la data science, le design numérique…

En plus de ses formations en présentiel, Simplon a également développé des initiatives en ligne, des MOOCs, et des partenariats avec des entreprises comme Microsoft, Meta ou des institutions pour étendre son impact et favoriser l’insertion professionnelle des personnes formées.

Un programme innovant pour démocratiser l’IA

Dans le cadre de ce partenariat, OpenAI fournira à Simplon un soutien sous forme de formations spécialisées, de conseils techniques, ainsi que des crédits d’API pour permettre le développement de projets à fort impact social. Cette collaboration stratégique vise à familiariser les organisations à but non lucratif avec les outils d’IA et à maximiser leur impact positif auprès des populations vulnérables.

Frédéric Bardeau, président et cofondateur de Simplon, commente :

“Nous sommes ravis de nous associer à OpenAI et ChatGPT pour apporter les super-pouvoirs de l’IA générative aux communautés sous-desservies et sous-représentées. En étendant les bénéfices des modèles multilingues et multimodaux de pointe aux organisations à but non lucratif et en rendant ChatGPT largement accessible à notre équipe, nos apprenants et nos bénéficiaires, nous visons à libérer tout leur potentiel et à créer un impact durable”. 

Un hackathon GenAI pour l’inclusion sociale

Pour marquer le lancement de ce partenariat, Simplon organisera, le 13 novembre prochain, un hackathon GenAI en partenariat avec Big Bloom et avec le soutien de RAISE Sherpas. Cet événement, qui se déroulera juste avant la Semaine Européenne pour l’Emploi des Personnes Handicapées, réunira des associations engagées telles qu’EPNAK et Club House France, qui œuvrent pour les personnes en situation de handicap, ainsi que J’accueil by SINGA et UTOPIA 56, actives dans le soutien aux réfugiés.

L’objectif de ce hackathon est de développer huit solutions concrètes basées sur l’IA générative pour améliorer l’accessibilité et l’inclusion sociale. Des sessions d’acculturation à l’IA seront également organisées à destination de publics éloignés de l’emploi, ainsi que des équipes travaillant au sein d’ONG et auprès de personnes fragiles.

L’intelligence artificielle, levier d’inclusion et d’égalité des chances

Au-delà des aspects techniques, ce partenariat vise à sensibiliser les acteurs de l’économie sociale et solidaire (ESS) à l’utilisation de l’IA comme levier pour l’inclusion, l’accessibilité, et l’égalité des chances. Simplon prévoit d’organiser des formations et webinaires afin de familiariser ces acteurs avec des outils comme ChatGPT, contribuant ainsi à renforcer l’impact des initiatives sociales et solidaires.

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  • Etude UiPath 2024 : IA et automatisation au coeur de la productivité en entreprise
    Les professionnels de l’automatisation jouent un rôle essentiel dans la modernisation et l’optimisation des processus au sein des entreprises. Chaque année, UiPath, l’un des leaders de l’automatisation des processus robotiques (RPA), enquête auprès d’eux pour appréhender leurs perceptions et l’évolution du secteur. Menée auprès de 1 909 professionnels et étudiants, l’édition 2024 révèle une transition notable dans les tâches des développeurs d’automatisation, ainsi qu’une forte adoption de l’IA

Etude UiPath 2024 : IA et automatisation au coeur de la productivité en entreprise

Par : Thomas Calvi
14 octobre 2024 à 11:00

Les professionnels de l’automatisation jouent un rôle essentiel dans la modernisation et l’optimisation des processus au sein des entreprises. Chaque année, UiPath, l’un des leaders de l’automatisation des processus robotiques (RPA), enquête auprès d’eux pour appréhender leurs perceptions et l’évolution du secteur. Menée auprès de 1 909 professionnels et étudiants, l’édition 2024 révèle une transition notable dans les tâches des développeurs d’automatisation, ainsi qu’une forte adoption de l’IA pour améliorer la productivité des entreprises.

L’étude UiPath 2024 révèle une année charnière pour l’automatisation, marquée par l’intégration de l’IA, la croissance des équipes spécialisées et l’évolution des tâches des développeurs.

L’IA pilier central de l’automatisation

En 2024, l’IA est devenue une composante incontournable des projets d’automatisation : 81 % des répondants indiquent utiliser des produits d’IA dans leurs projets d’automatisation au moins plusieurs fois par semaine, voire quotidiennement.

Selon le rapport, 90 % des professionnels de l’automatisation utilisent ou prévoient d’intégrer l’IA dans leurs workflows d’ici la fin de l’année. La principale raison avancée pour cette intégration est l’augmentation de la productivité, citée par 66 % des répondants.

Les développeurs d’automatisation utilisent l’IA de diverses manières, notamment pour :

  • Coder des solutions automatisées (67 %) ;
  • Créer de la documentation (57 %) ;
  • Effectuer des tests (47 %).

Des équipes d’automatisation en pleine croissance

Le rapport met en avant une croissance significative des équipes d’automatisation, reflet d’un marché en pleine expansion : 61 % des répondants ont observé une augmentation du nombre d’employés travaillant dans ce domaine au cours des 12 derniers mois. De plus, 81 % s’attendent à des embauches supplémentaires dans l’année en cours.

52 % des entreprises comptent désormais au moins 25 professionnels de l’automatisation, un chiffre en constante augmentation. Cette expansion témoigne de l’adoption généralisée de l’automatisation, devenue un levier clé de transformation pour les entreprises.

L’évolution des tâches des développeurs

L’étude révèle, comme chaque année, un changement dans la typologie des tâches réalisées par les développeurs d’automatisation. Selon les résultats, en 2024, les tâches liées à la révision du code et à la documentation ont diminué par rapport à 2023, une optimisation des processus d’automatisation et l’amélioration des outils utilisés.

Parmi les activités exercées au moins une fois par semaine, les plus courantes sont :

  • Conception de solutions d’automatisation en fonction des besoins (78 %) ;
  • Maintenance, support et débogage des solutions en production (68 %) ;
  • Tests des solutions d’automatisation (48 %) ;
  • Création de documentation (47 %) ;
  • Révision de code (44 %).

La formation, clé de la montée en compétences

Pour accompagner cette évolution rapide, 98 % des professionnels de l’automatisation ont suivi une formation au cours de l’année écoulée. Parmi les méthodes les plus populaires :

  • Tutoriels vidéo (62 %) ;
  • Documentation (56 %) ;
  • Cours en ligne autonomes (50 %) ;
  • Forums en ligne (49 %) ;
  • Formation virtuelle (39 %).

L’utilisation des moteurs d’IA (33 %) et des vidéos sur les réseaux sociaux (20 %) est en augmentation, ces deux nouvelles méthodes ayant fait leur apparition en 2024.

L’avenir prometteur de l’automatisation

Le rapport souligne que 84 % des répondants croient fermement en la croissance du secteur de l’automatisation logicielle. D’ailleurs 80 % d’entre eux estiment qu’ils joueront un rôle de plus en plus important au sein de leur organisation au cours de l’année à venir. Aujourd’hui, 60 % des entreprises utilisent des solutions d’automatisation depuis plus de cinq ans, contre 47% l’année dernière, ce qui marque une maturité croissante dans l’intégration de ces technologies.

Les automatisations sont principalement développées pour les secteurs de la comptabilité et la finance (67 %), l’informatique (53 %) et les opérations (51 %).

Si des défis persistent, comme la documentation incomplète ou les variations dans les processus, l’avenir de l’automatisation s’annonce prometteur, porté par des innovations technologiques et des équipes de plus en plus compétentes et polyvalentes.

Agi Garaba, Chief People Officer chez UiPath, commente:

“Les résultats de notre enquête montrent des progrès notables en matière de découverte technologique et de préparation à l’IA et à l’automatisation. Les professionnels de l’automatisation ont tout à gagner à sauter le pas des intégrations spécialisées d’IA et de GenAI dans leurs projets d’automatisation.

La combinaison de l’automatisation et de l’IA offre un potentiel de transformation inouï pour les organisations, en augmentant la productivité tout en donnant à ces professionnels essentiels les moyens de faire passer leur carrière à la vitesse supérieure. En outre, des workflows d’IA agentique encore plus performants devraient arriver très prochainement sur le marché et devraient offrir de nouvelles perspectives aux entreprises”. 

Télécharger le rapport ici.

Etude-UiPath-2024
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  • Intelligence collaborative : former les employés à exploiter le plein potentiel de l’IA
    L’intelligence artificielle (IA) a révolutionné le paysage des entreprises, et ouvert un large éventail d’utilisations possibles, telles que les chatbots, l’analyse en temps réel du comportement des clients, le contenu marketing personnalisé, la détection des fraudes et la maintenance prédictive. Bien que les projets basés sur l’IA aient déjà démontré leur capacité à améliorer les performances et la productivité, de nombreuses entreprises restent prudentes, comme l’indique une récente étude du B

Intelligence collaborative : former les employés à exploiter le plein potentiel de l’IA

13 septembre 2024 à 14:00

L’intelligence artificielle (IA) a révolutionné le paysage des entreprises, et ouvert un large éventail d’utilisations possibles, telles que les chatbots, l’analyse en temps réel du comportement des clients, le contenu marketing personnalisé, la détection des fraudes et la maintenance prédictive. Bien que les projets basés sur l’IA aient déjà démontré leur capacité à améliorer les performances et la productivité, de nombreuses entreprises restent prudentes, comme l’indique une récente étude du Boston Consulting Group. Néanmoins, l’adoption de l’IA va au-delà de ses avantages immédiats ; elle introduit également d’importants défis techniques, économiques, éthiques, réglementaires et, surtout, humains. Former les employés pour qu’ils comprennent mieux les outils d’IA et les utilisent avec discernement est crucial afin d’accroître l’efficacité, d’encourager l’innovation et d’améliorer la prise de décision pour en faire de véritables utilisateurs augmentés.

L’IA et l’apprentissage automatique s’intègrent progressivement dans les flux de travail quotidiens, souvent sans que les collaborateurs en soient pleinement conscients, que ce soit à travers des moteurs de recommandation pour le e-commerce, des systèmes de messagerie automatisés pour filtrer les spams, ou des plateformes collaboratives destinées à améliorer la communication interne. Cette présence croissante soulève des questions cruciales sur la formation et l’engagement des employés. Une étude de Forrester Consulting a révélé que seulement 31 % des décideurs estiment que leurs équipes sont enthousiastes à l’idée de l’intégrer dans leur travail. En effet, les appréhensions et les difficultés liées à ce changement peuvent compromettre le succès des initiatives en matière d’IA. Pour faire du facteur humain un avantage stratégique, la technologie doit non seulement stimuler la productivité, mais aussi susciter la confiance des employés – un objectif qui reste à atteindre.

L’importance de la formation continue

Pour atteindre des performances optimales, il est essentiel d’établir une collaboration transparente entre les employés et les machines, qui exploite leurs forces respectives : le leadership humain, le travail d’équipe, la créativité et les compétences sociales, associés à la vitesse, à l’évolutivité et aux capacités fonctionnelles des machines. Les collaborateurs doivent être formés pour enseigner à ces outils des tâches spécifiques, interpréter et expliquer les résultats générés par l’IA, en particulier lorsqu’ils sont controversés ou biaisés, tout en garantissant une utilisation responsable de la technologie. En outre, l’évolution des algorithmes d’apprentissage automatique exige une formation continue avec des ensembles de données spécialisés. L’IA générative, qui s’appuie sur de larges modèles de langage (LLM) conçus pour interagir avec le langage humain et entraînés sur de vastes quantités de données, en est un excellent exemple. Selon un rapport de McKinsey, un tiers des entreprises déclarent aujourd’hui utiliser régulièrement l’IA générative dans au moins une de leurs fonctions.

Adoption stratégique et conformité réglementaire

Pour que l’IA soit pleinement intégrée par les collaborateurs, elle doit être une priorité stratégique pour les dirigeants. Ces derniers ont tout intérêt à privilégier des solutions logicielles accessibles et conviviales, garantissant une adoption rapide et un retour sur investissement (ROI) plus élevé. Il est tout aussi essentiel que les organisations définissent clairement leurs objectifs avant d’introduire l’IA. Aligner cette technologie sur les défis commerciaux spécifiques permet aux entreprises d’assurer non seulement son efficacité, mais aussi une meilleure compréhension de ses objectifs par les employés, ce qui favorise leur engagement et la compréhension et renforce les chances de réaliser un ROI significatif.

Par ailleurs, les organisations doivent rester attentives aux cadres réglementaires, tels que la loi européenne sur l’IA, et adopter des politiques solides pour garantir la conformité aux exigences en constante évolution. Ces politiques devraient être intégrées dans la stratégie de conformité globale de l’organisation, guidant l’utilisation éthique et responsable de l’IA. Pour ce faire, les employés doivent recevoir une formation approfondie sur ces réglementations, afin de les aider à comprendre l’importance du respect des politiques de l’entreprise et la manière dont elles s’inscrivent dans le paysage réglementaire plus large. Cette formation est indispensable pour créer un environnement d’IA conforme et digne de confiance, en adéquation avec les obligations légales et les valeurs de l’entreprise.

Un catalyseur pour maximiser les avantages pour les entreprises

Pour tirer pleinement parti de l’intelligence artificielle, il est essentiel que les employés ne se contentent pas d’en reconnaître l’importance, mais qu’ils comprennent également son fonctionnement et son potentiel. En approfondissant leurs connaissances, ils peuvent maximiser l’utilisation des outils d’IA, réduire les tâches répétitives et accroître la productivité. Une meilleure compréhension des capacités de l’IA leur permettra aussi d’identifier de nouvelles applications dans leurs domaines respectifs, favorisant ainsi l’innovation. Une formation solide équipera les employés pour interpréter les données et les résultats générés par l’IA avec une plus grande précision, ce qui améliorera la qualité des décisions et élèvera leur expertise globale.

Une gestion efficace du changement est cruciale à la réussite de tout projet d’IA ; sans l’adhésion totale des employés, l’entreprise risque de ne pas tirer pleinement parti de la technologie. La qualité des données qui l’alimentent est également déterminante. Ces données doivent être fiables, complètes et compatibles pour garantir des performances optimales. Les modèles d’IA doivent également être étroitement alignés sur la stratégie de l’entreprise afin d’en maximiser la valeur. En outre, ces architectures doivent être évolutives, permettant une adaptation aux fluctuations du marché et un recyclage basé sur de nouvelles données afin de garantir une bonne expérience utilisateur.

L’avenir de la transformation numérique des entreprises sera indéniablement porté par l’intelligence artificielle. En investissant dans la formation et la sensibilisation des employés, les organisations peuvent libérer le potentiel de réussite de projets innovants, conduisant à l’émergence d’une véritable intelligence collaborative augmentée. Bien que l’IA ne soit pas destinée à remplacer les humains, il est clair que dans un avenir proche, les employés qui sauront exploiter son potentiel auront un avantage significatif sur ceux qui ne le feront pas.

tribune Sridhar Iyengar
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  • Centrale Lille : nouveaux électifs et modules dédiés à l’IA à la rentrée 2024
    En 2012, Centrale Lille, établissement public d’enseignement supérieur, était l’une des premières écoles d’ingénieurs à s’emparer des sujets IA et data science et depuis n’a cessé d’intégrer davantage d’IA dans ses formations. Ce 27 août, elle a annoncé que de nouveaux modules et électifs seraient proposés aux élèves de l’École Centrale de Lille et de l’ENSCL dès la prochaine rentrée universitaire. Créé en 1854, Centrale Lille forme des ingénieurs et des chercheurs de haut niveau. Ses quatre éco

Centrale Lille : nouveaux électifs et modules dédiés à l’IA à la rentrée 2024

28 août 2024 à 09:30

En 2012, Centrale Lille, établissement public d’enseignement supérieur, était l’une des premières écoles d’ingénieurs à s’emparer des sujets IA et data science et depuis n’a cessé d’intégrer davantage d’IA dans ses formations. Ce 27 août, elle a annoncé que de nouveaux modules et électifs seraient proposés aux élèves de l’École Centrale de Lille et de l’ENSCL dès la prochaine rentrée universitaire.

Créé en 1854, Centrale Lille forme des ingénieurs et des chercheurs de haut niveau. Ses quatre écoles d’ingénieurs, l’École Centrale de Lille (ingénieur généraliste), l’ITEEM (ingénieur manager entrepreneur), l’IG2I (ingénieur pour les systèmes d’informations et les systèmes industriels innovants), et l’ENSCL (ingénieur chimiste) regroupent plus de 2000 étudiants et sont aujourd’hui une référence dans le monde de l’enseignement supérieur.

À l’École Centrale de Lille

Dès la rentrée, deux nouveaux électifs (cours optionnels) seront disponibles pour les élèves de 1ère et 2ème année :

  • Deep Learning : Encadré par Benoit Trouillet, cet électif permettra aux étudiants de comprendre les fondements des réseaux de neurones profonds, essentiels dans les modèles d’IA contemporains.
  • Représentation des signaux et problèmes inverses : Dirigé par Pierre-Antoine Thouvenin, ce cours se concentrera sur la reconstruction d’informations à partir de données incomplètes, avec des applications allant de l’astrophysique à la physique des matériaux.

Pour les étudiants de 3ème année, le parcours “Sciences des données et intelligence artificielle” s’enrichit de nouveaux cours sur l’apprentissage profond. De plus, les élèves ont la possibilité de suivre un Master Data Science en double-diplôme, en collaboration avec l’Université de Lille et l’IMT Nord Europe.

L’IA est en outre abordée dans les 5 autres parcours de 3ème année en vue d’applications à l’ingénierie :

  • dans le parcours “Industrie 4.0” du thème “industrie du futur” ;
  • dans les parcours ” Systèmes Intelligents et réseaux avancés de communication” et “Réseaux du futur et intelligence ambiante “du thème «”Smart system et smart  environments” ;
  • dans les parcours “Construction & matériaux durables” et “Energie, mobilité électrique et réseaux intelligents” du thème “Construction durable et énergie”.

Parallèlement, des conférences mensuelles, animées par des entreprises de divers secteurs, sont organisées pour les étudiants. Ces sessions offrent une interaction directe avec les professionnels, couvrant des sujets variés allant des applications pratiques de l’IA à ses implications éthiques.

Un Data Challenge est organisé chaque année à l’attention des élèves centraliens et du master Data Science. Sur une semaine, les étudiants travaillent sur des projets ayant trait aux LLMs, à la vision par ordinateur ou encore à la reconnaissance automatique des émotions.

À l’ENSCL

Les élèves ingénieurs de l’ENSCL bénéficieront de nouveaux contenus pédagogiques, incluant un MOOC de dix heures qu’ils devront suivre au semestre 7 et une mineure de 20 heures dédiée à la programmation et à la mise en œuvre d’algorithmes d’IA. Ces formations visent à renforcer leurs compétences dans l’application de l’IA à la chimie, notamment dans des domaines émergents comme la chemoinformatique, domaine de la science qui consiste en l’application de l’informatique aux problèmes relatifs à la chimie.

L’IA joue un rôle croissant en chimie, facilitant des avancées significatives dans la prédiction des propriétés chimiques, la simulation des réactions complexes, et la conception de processus plus respectueux de l’environnement.

Avec ces nouvelles initiatives, Centrale Lille continue de former des ingénieurs et des experts en IA capables de répondre aux défis technologiques de demain, tout en contribuant à l’innovation dans des secteurs variés.

Centrale Lille nouveaux électifs et modules dédiés à l'IA à la rentrée 2024
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  • IBM lance une nouvelle “académie des grands systèmes et de l’IA” en Ile-de-France
    Après le succès de l’académie IA et cybersécurité en Occitanie et de l’académie dédiée aux grands systèmes et à l’IA dans les Hauts-de-France, IBM a récemment annoncé l’ouverture d’une nouvelle académie des grands systèmes et de l’IA à Noisy-le-Grand, en Seine-Saint-Denis. Soutenue par France Travail Île-de-France et l’OPCO Atlas, cette initiative vise à combler la pénurie de talents dans le secteur numérique en formant des demandeurs d’emploi et des profils diversifiés. Une formation adaptée au

IBM lance une nouvelle “académie des grands systèmes et de l’IA” en Ile-de-France

14 août 2024 à 09:30

Après le succès de l’académie IA et cybersécurité en Occitanie et de l’académie dédiée aux grands systèmes et à l’IA dans les Hauts-de-France, IBM a récemment annoncé l’ouverture d’une nouvelle académie des grands systèmes et de l’IA à Noisy-le-Grand, en Seine-Saint-Denis. Soutenue par France Travail Île-de-France et l’OPCO Atlas, cette initiative vise à combler la pénurie de talents dans le secteur numérique en formant des demandeurs d’emploi et des profils diversifiés.

Une formation adaptée aux besoins du marché

L’académie, hébergée dans les locaux d’IBM à Noisy-le-Grand, propose une formation intensive de 12 mois, dont 9 en entreprise, pour former des administrateurs système. Ce programme, délivré par l’organisme de formation LearnQuest, permet aux participants d’acquérir un diplôme RNCP (Répertoire National des Certifications Professionnelles) de niveau 6. Tout au long de leur formation, les apprenants seront appuyés par des professionnels et experts du domaine, notamment dans le cadre de sessions délivrées par des experts d’IBM.

Une collaboration stratégique secteur privé et public

En Ile-de-France, 50% des emplois sont dans le secteur numérique, et la moitié des 230 000 recrutements prévus dans le numérique et la tech d’ici 2027, soit 115 000, se fera sur ce territoire. Cette collaboration avec IBM permettra à France Travail Ile-de-France de faciliter les parcours des demandeurs d’emploi souhaitant s’investir dans ce domaine tout en aidant les entreprises à répondre à leurs besoins de recrutement.

En tant qu’opérateur de compétences pour les secteurs du numérique, de la banque, de l’assurance, et du conseil, l’OPCO Atlas joue un rôle clé en tant que facilitateur pour construire l’ingénierie financière du programme et en s’assurant que la formation dispensée par l’académie d’IBM répond aux besoins réels du marché, en particulier dans des domaines en tension comme l’IA et la cybersécurité.

Les entreprises partenaires du programme telles qu’AXA, BNP Paribas Partners for Innovation, Crédit Agricole – Group Infrastructure Platform, BPCE Infogérance et Technologies, BRED, Matmut et Société Générale accueilleront les apprenants en alternance, leur offrant ainsi l’opportunité de mettre en pratique les compétences acquises.

Un engagement en faveur de l’équité

Avec 110 ans de présence en France, cette nouvelle académie s’inscrit dans la mission d’IBM de combler la pénurie de talents numériques à l’échelle nationale. Elle contribue également à l’engagement d’IBM de former 30 millions de personnes dans le monde aux métiers du numérique d’ici 2030, comme le souligne Béatrice Kosowski, Présidente d’IBM France : 

“IBM est particulièrement fière de lancer cette nouvelle « académie des grands systèmes et de l’intelligence artificielle » à Noisy-le-Grand, en Seine-Saint-Denis. Ce projet s’inscrit dans notre engagement de toujours pour le développement des compétences dans le secteur du numérique et la formation de 30M de personnes dans le monde d’ici 2030. Cette « académie » viendra notamment répondre à la pénurie de talents du secteur. Nous avons la chance de pouvoir travailler avec de nombreux partenaires, que je tiens à remercier, pour faire de ce projet une réussite et créer des opportunités de formation à des profils variés, parfois éloignés de l’emploi”.

IBM lance une nouvelle "académie des grands systèmes et de l'IA" en Ile-de-France
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  • Cybelia : le programme de R&D de SystemX pour une cybersécurité augmentée de l’industrie française
    Cybelia est un programme de R&D de l’IRT SystemX visant à renforcer la cybersécurité des industries françaises. Co-construit avec une douzaine d’acteurs industriels, il a pour objectif de lever les principaux verrous de cybersécurité auxquels sont confrontés les industriels et de développer des méthodes et solutions innovantes qui s’intégreront dans les systèmes industriels, en tenant compte de leurs contraintes opérationnelles et métier (robustesse, embarquabilité, évolutivité, performance,

Cybelia : le programme de R&D de SystemX pour une cybersécurité augmentée de l’industrie française

4 juillet 2024 à 11:00

Cybelia est un programme de R&D de l’IRT SystemX visant à renforcer la cybersécurité des industries françaises. Co-construit avec une douzaine d’acteurs industriels, il a pour objectif de lever les principaux verrous de cybersécurité auxquels sont confrontés les industriels et de développer des méthodes et solutions innovantes qui s’intégreront dans les systèmes industriels, en tenant compte de leurs contraintes opérationnelles et métier (robustesse, embarquabilité, évolutivité, performance, etc.).

Créé en 2012 dans le cadre du Programme d’investissements d’avenir (PIA), désormais intégré à France 2030, SystemX, l’Institut de Recherche Technologique (IRT) dédié à l’ingénierie numérique des systèmes, vise à créer des ponts et favoriser la collaboration entre académiques, industriels et institutionnels. Pour ce nouveau programme de R&D qui s’inscrit dans le cadre de France 2030 et de la stratégie nationale d’accélération pour la cybersécurité lancée en 2021, il s’est associé à l’ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information), au Campus Cyber, initié en 2019 mais lancé officiellement en février 2022, et au Comité́ Stratégique de Filière des Industries de la Sécurité.

Initié en février dernier pour une durée de quatre ans, visant un budget de 20 millions d’euros, Cybelia complète d’autres initiatives de recherche fondamentale et de transfert de compétences et de technologies de France 2030 telles que le PEPR (Programme et Équipements Prioritaires de Recherche) et le PTCC (Programme de transfert au Campus Cyber) dirigé par l’Inria, lancé officiellement en mars 2023.

Cybelia se distingue par son caractère multifilières et sa co-construction avec une douzaine d’acteurs industriels issus de divers secteurs tels que l’aéronautique, la défense, le transport et l’énergie. Son objectif est non seulement de développer des solutions augmentées pour l’industrie mais également de constituer un patrimoine cyber ouvert à l’écosystème national, renforçant ainsi la souveraineté et l’innovation françaises en matière de cybersécurité.

Gilles Desoblin, coordinateur du programme Cybelia, affirme :

“Cybelia est un programme emblématique et structurant pour l’industrie car il répond à des enjeux communs exprimés par de nombreux acteurs français issus de filières variées. Il cherche à tirer le meilleur parti de l’IA pour proposer des solutions cyber augmentées. Reposant sur une méthode agile et incrémentale, il ambitionne, à terme, de doter les industriels de moyens efficaces pour gérer les crises cyber de demain et accroître leur résilience”.

Un programme structuré autour de trois cas d’usage

Cybelia s’articule autour de trois cas d’usage principaux, chacun adressant des besoins spécifiques exprimés par les industriels :

  • Opérateurs cyber augmentés

Ce premier cas d’usage réunit trois partenaires : Airbus Protect, RTE, OverSOC.

Objectifs : Augmenter les capacités des opérateurs de Security Operations Center (SOC) grâce à l’intelligence artificielle pour la détection d’anomalies et l’émission de recommandations, améliorer la gestion des incidents par les opérateurs métier, et faciliter la collaboration entre opérateurs cyber et métier.

Les deux cas d’usage suivants devraient quant à eux débuter l’an prochain, les consortiums de partenaires qui les porteront sont en cours de constitution.

  • Autonomisation des systèmes embarqués autonomes

Objectif : Doter les systèmes embarqués (drones, voitures, trains, systèmes de défense) de capacités de cyberdéfense autonomes et de confiance, conformes aux contraintes de frugalité, pour gérer les incidents de cybersécurité en l’absence ou en cas d’intermittence de connectivité.

  • Collaborations sécurisées en environnements non maîtrisés

Objectif : Développer un système sécurisé de partage d’informations entre industriels et leurs partenaires (fournisseurs, sous-traitants, filiales), afin de minimiser les risques de cybersécurité tout en assurant une gestion fine des accès.

Les méthodes et solutions développées seront évaluées et validées sur la plateforme d’évaluation des infrastructures cyber-physiques complexes CHESS mise au point par SystemX, puis, une fois la preuve de concept validée, seront intégrées dans les systèmes des partenaires industriels du programme.

Feuille de route de Cybelia

Pour atteindre ses objectifs, Cybelia propose une feuille de route ambitieuse centrée sur :

  • L’intégration de briques d’IA de confiance pour la veille, l’analyse, la détection et la réponse aux menaces émergentes ;
  • L’évaluation et la maturation des technologies cyber émergentes pour sécuriser les collaborations inter-organisations ;
  • L’accompagnement de la conduite du changement et l’accélération de la montée en compétences des opérationnels ;
  • Le développement d’outils adaptés pour évaluer et intégrer les solutions de cybersécurité dans les environnements industriels.

Appel à la participation de l’écosystème Cyber

SystemX lance un appel aux industriels, aux fournisseurs de technologies et aux académiques pour rejoindre le programme Cybelia et contribuer à lever les verrous scientifiques et technologiques. Le programme invite également les PME et les start-ups proposant des technologies innovantes à rejoindre l’initiative à travers plusieurs appels à manifestation d’intérêt (AMI) dès 2025.

Cybelia le programme de R&D de SystemX pour une cybersécurité augmentée de l’industrie française
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  • Rapport de l’UNESCO : les dangers de l’IA générative pour une transmission fidèle de l’histoire de l’Holocauste
    Un nouveau rapport de l’UNESCO met en lumière les dangers potentiels de l’IA générative sur la préservation et la transmission de la mémoire de l’Holocauste. Publié en collaboration avec le Centre juif mondial ce 18 juin à l’occasion de la Journée internationale de la lutte contre les discours de haine, il alerte sur la capacité de l’IA à propager des discours antisémites et sur la menace croissante de désinformation et de manipulation historique qu’elle représente. Alors que ces derniers mois,

Rapport de l’UNESCO : les dangers de l’IA générative pour une transmission fidèle de l’histoire de l’Holocauste

20 juin 2024 à 14:00

Un nouveau rapport de l’UNESCO met en lumière les dangers potentiels de l’IA générative sur la préservation et la transmission de la mémoire de l’Holocauste. Publié en collaboration avec le Centre juif mondial ce 18 juin à l’occasion de la Journée internationale de la lutte contre les discours de haine, il alerte sur la capacité de l’IA à propager des discours antisémites et sur la menace croissante de désinformation et de manipulation historique qu’elle représente.

Alors que ces derniers mois, nous assistons à une recrudescence des propos et des actes antisémites, Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO, prévient :

“Si nous permettons que les faits terribles de l’Holocauste soient dilués, déformés ou falsifiés par une utilisation irresponsable de l’IA, nous risquons une propagation fulgurante de l’antisémitisme et une diminution de notre compréhension des causes et des conséquences de ces atrocités. Il est urgent de mettre en œuvre la Recommandation de l’UNESCO sur l’éthique de l’IA afin que les jeunes générations se nourrissent de faits avérés et non fabriqués”.

Les dangers de la désinformation et des “hallucinations” de l’IA

Les modèles d’IA générative, lorsqu’ils manquent de données suffisantes, tendent à “halluciner”, c’est-à-dire, à inventer des événements ou des faits historiques inexacts. Le rapport souligne que des IA comme ChatGPT et Gemini, le modèle que Google avait d désactiver en février dernier après qu’il ait généré des images de Nazis noirs, ont déjà produit de fausses informations sur l’Holocauste. Par exemple, ChatGPT a créé de toutes pièces un récit sur des “campagnes de noyade” perpétrées par les nazis, tandis que Gemini a fabriqué des citations de témoins inexistants.

D’autre part, les IA ont tendance à simplifier à l’extrême les faits complexes, en se concentrant sur un nombre limité de sources et d’événements. Par exemple, dans les moteurs de recherche utilisant l’IA, une majorité des images affichées concernent uniquement Auschwitz-Birkenau, négligeant d’autres aspects et expériences de l’Holocauste.

Une propagation incontrôlée de la désinformation

Le rapport montre que les jeunes, de plus en plus dépendants des outils d’IA pour leurs recherches et leurs devoirs, sont particulièrement vulnérables à cette désinformation. Selon une étude de l’ONU, quatre jeunes sur cinq âgés de 10 à 24 ans utilisent l’IA plusieurs fois par jour. L’absence de supervision rigoureuse et l’entraînement des IA sur des données potentiellement biaisées ou trompeuses augmentent le risque de propagation de contenus négationnistes.

Les deepfakes, un outil de radicalisation

Les deepfakes représentent un outil puissant pour les acteurs malveillants. Ces contenus, souvent convaincants, peuvent falsifier des témoignages ou des archives historiques, trompant ainsi le public. Le rapport mentionne des deepfakes impliquant des figures historiques nazies et même des personnalités contemporaines comme Emma Watson lisant Mein Kampf, ayant été vus des millions de fois sur les réseaux sociaux.

Erosion de la confiance publique

Le rapport met en garde contre une possible érosion de la confiance du public dans les faits historiques, du fait de la difficulté croissante à distinguer les contenus générés par IA des informations véridiques. Cette méfiance pourrait s’étendre aux témoignages des survivants de l’Holocauste et aux preuves historiques réelles.

Appel à une action collective

Pour contrer ces risques, l’UNESCO appelle les entreprises technologiques à assumer leurs responsabilités. Elles doivent s’assurer que leurs outils respectent les principes éthiques tels que l’équité, la transparence et les droits humains. Le rapport recommande également une collaboration étroite avec la communauté juive, les survivants de l’Holocauste, les éducateurs et les historiens pour élaborer des modèles d’IA fiables et respectueux de la mémoire historique.

Elle encourage les gouvernements à suivre la Recommandation sur l’éthique de l’intelligence artificielle, adoptée par ses 193 États membres en 2021 et invite les enseignants à défendre l’histoire de l’Holocauste en sensibilisant les jeunes à un usage responsable des technologies, en développant leur esprit critique, et en leur fournissant une compréhension approfondie de ce génocide.

Pour retrouver le rapport : “AI and the Holocaust: rewriting history? The impact of artificial intelligence on understanding the Holocaust”, cliquer ici

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  • Bpifrance et Inria Academy : un partenariat stratégique pour accompagner les PME dans leur transformation numérique
    Forts du succès obtenu par le cycle de webinaires dédiés aux technologies numériques de pointe proposé en 2022 aux dirigeants de PME-ETI, Bpifrance et Inria Academy ont décidé lors du Salon VivaTech d’unir de nouveau leurs compétences pour accélérer l’acculturation des PME aux défis et enjeux du numérique. Inria Academy, lancée en janvier 2020, est une initiative de l’Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique (Inria). Sa mission est de fournir des programmes de formation c

Bpifrance et Inria Academy : un partenariat stratégique pour accompagner les PME dans leur transformation numérique

6 juin 2024 à 14:00

Forts du succès obtenu par le cycle de webinaires dédiés aux technologies numériques de pointe proposé en 2022 aux dirigeants de PME-ETI, Bpifrance et Inria Academy ont décidé lors du Salon VivaTech d’unir de nouveau leurs compétences pour accélérer l’acculturation des PME aux défis et enjeux du numérique.

Inria Academy, lancée en janvier 2020, est une initiative de l’Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique (Inria). Sa mission est de fournir des programmes de formation continue et de développement des compétences dans le domaine du numérique. Inria Academy propose des cours animés par des chercheurs et des experts de renommée internationale, couvrant des sujets tels que l’IA, la cybersécurité, le big data et les technologies quantiques… Les formations sont conçues pour être à la fois théoriques et pratiques, permettant une compréhension approfondie et une application concrète des connaissances.

Dans le cadre de ce nouveau partenariat avec Bpifrance, une nouvelle série de webinaires sera proposée gratuitement à partir de septembre prochain sur Bpifrance Université, la plateforme de formation en ligne dédiée aux dirigeants et collaborateurs des entreprises françaises, proposée par Bpifrance depuis 2015. Cette plateforme vise à soutenir le développement des compétences des entrepreneurs, favorisant ainsi la croissance, l’innovation et la compétitivité des entreprises. Elle propose une vaste gamme de contenus pédagogiques, allant des cours en ligne aux webinaires, couvrant des domaines variés comme le management, la finance, le marketing, et la transformation digitale.

Une série de webinaires pour les PME

Dans le cadre de ce partenariat, une série de cinq webinaires intitulée “Acculturation des PME aux défis et enjeux du numérique” sera accessible dès septembre 2024. Animés par des scientifiques renommés d’Inria, ils seront diffusés en direct puis disponibles en replay sur Bpifrance Université, comme le sont aujourd’hui les webinaires proposés en 2022.

Les thématiques abordées cette année sont les suivantes :

  • Compréhension et réduction des impacts environnementaux du numérique : Exploration des moyens pour minimiser l’empreinte écologique du numérique ;
  • Impact de l’Intelligence Artificielle sur les métiers : Analyse des transformations professionnelles induites par l’IA ;
  • Cybersécurité pour l’IoT : Stratégies pour sécuriser les réseaux d’objets connectés ;
  • Technologies et communications quantiques : principes, défis et enjeux : Introduction au monde de la quantique et ses applications potentielles ;
  • Drones intelligents : Étude sur l’évolution et l’intégration croissante des drones dans divers secteurs.

Chaque trimestre, une nouvelle thématique sera mise en avant, permettant ainsi aux PME de rester à la pointe de l’innovation et de la connaissance dans le domaine du numérique.

Grâce à cette opportunité de formation, les dirigeants pourront se préparer aux enjeux, mais également aux défis futurs de l’ère numérique et ainsi renforcer la compétitivité de leurs entreprises.

Hélène Clément, Directrice de Bpifrance Université chez Bpifrance, commente :

“Nous sommes très heureux de ce partenariat. Nous avons pu constater, lors de premières collaborations en 2022, combien les scientifiques d’Inria savent adapter leur haut niveau de technicité afin de permettre à nos apprenants, dirigeants de PME-ETI, de prendre la juste mesure des avancées scientifiques et techniques dont ils se font l’écho, et de l’impact qu’elles pourraient avoir sur leur activité”. 

François Cuny, Directeur général délégué à l’innovation chez Inria, ajoute : 

« L’évolution des compétences et la formation continue sont à la fois un défi et un enjeu majeurs pour permettre aux entreprises, et en particulier aux PME, de profiter pleinement de la transformation numérique. Ce partenariat entre Bpifrance Université et Inria vise justement à offrir des clés de compréhension pour les dirigeants des PME françaises qui veulent accompagner leurs équipes dans ces transformations. » 

Pour plus d’informations sur les webinaires et pour vous inscrire, rendez-vous sur bpifrance-universite.fr

Bpifrance et Inria Academy un partenariat stratégique pour accompagner les PME dans leur transformation numérique
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  • Inclusion et technologie : Break Through Tech AI, une initiative pour former les femmes et les minorités à l’IA
    Le programme Break Through Tech AI vise à offrir aux étudiants de premier cycle, en particulier aux femmes noires, latino-américaines, autochtones, à faible revenu ainsi qu’aux personnes transgenres ou non binaires, sous-représentées dans l’informatique, une formation spécialisée en IA, ML et data science axée sur l’industrie. Ce programme est organisé par le MIT Schwarzman College of Computing en collaboration avec Break Through Tech, une initiative nationale lancée par Cornell Tech en 2016 pou

Inclusion et technologie : Break Through Tech AI, une initiative pour former les femmes et les minorités à l’IA

23 mai 2024 à 12:00

Le programme Break Through Tech AI vise à offrir aux étudiants de premier cycle, en particulier aux femmes noires, latino-américaines, autochtones, à faible revenu ainsi qu’aux personnes transgenres ou non binaires, sous-représentées dans l’informatique, une formation spécialisée en IA, ML et data science axée sur l’industrie.

Ce programme est organisé par le MIT Schwarzman College of Computing en collaboration avec Break Through Tech, une initiative nationale lancée par Cornell Tech en 2016 pour augmenter le nombre de femmes et de groupes sous-représentés obtenant un diplôme en informatique.

Il est proposé à :

  • Boston, au MIT Schwarzman College of Computing (pour les étudiants de la grande région du Massachusetts) ;
  • Los Angeles, à l’École d’ingénierie Samueli de l’UCLA (pour les étudiants du sud de la Californie) ;
  • En virtuel, pour les étudiants situés en dehors de ces zones métropolitaines.

D’une durée de 18 mois, ce programme inclusif est totalement gratuit, une allocation sera d’ailleurs versée à chaque étudiant afin de lui permettre de participer aux activités éducatives extrascolaires.

Une formation complète et axée sur l’industrie

Le programme commence par un programme d’été intensif en ingénierie ML, développé par des leaders de l’industrie et du monde universitaire. Les étudiants y acquièrent des compétences essentielles et pratiques, telles que :

  • La création de pipelines d’analyse de données ;
  • L’entraînement et la validation de modèles ML ;
  • L’utilisation des bibliothèques ML/AI courantes.

A chaque étape du processus, les étudiants bénéficient du soutien du corps professoral et des étudiants diplômés qui répondront à leurs questions et les aideront à se préparer aux projets AI Studio pendant l’année universitaire.

AI Studio : des projets réels et collaboratifs

Après le programme d’été, les étudiants rejoignent l’AI Studio, où ils travaillent en équipes pour résoudre des défis industriels concrets. Ces projets, fournis par des entreprises de premier plan, permettent aux étudiants de développer un portefeuille de projets d’IA, démontrant leurs capacités et leur préparation à entrer sur le marché du travail. Parmi les partenaires d’AI Studio figurent Google, JP Morgan Chase, American Express, Pfizer, ASAPP, et bien d’autres.

Un soutien professionnel personnalisé

Les participants bénéficient de divers types de soutien durant ces 18 mois. Un programme structuré de mentorat de neuf mois permettra notamment aux étudiants de collaborer avec des professionnels du secteur. Au travers d’études de cas réels, des simulations axées sur le développement de compétences et des retours personnalisés, les mentors les aideront à s’assurer qu’ils sont sur la bonne voie pour décrocher un stage d’été et un emploi à temps plein.

Inclusion et technologie Break Through Tech AI, une initiative pour former les femmes et les minorités à l'IA
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  • Retour sur les mesures dévoilées par Emmanuel Macron pour asseoir la stratégie française en IA
    Le 21 mai dernier, à la veille de l’ouverture du salon VivaTech, le Président Emmanuel Macron a rassemblé les plus grands acteurs français de l’IA au Palais de l’Elysée, où il participait en visioconférence au AI Summit de Séoul. Une session coprésidée par le Premier ministre britannique Rishi Sunak et le Président de la République de Corée, Yoon Suk Yeol, à l’issue de laquelle il a présenté une série de nouvelles mesures pour faire de la France un leader incontesté de l’IA. Le prochain Sommet d

Retour sur les mesures dévoilées par Emmanuel Macron pour asseoir la stratégie française en IA

23 mai 2024 à 09:30

Le 21 mai dernier, à la veille de l’ouverture du salon VivaTech, le Président Emmanuel Macron a rassemblé les plus grands acteurs français de l’IA au Palais de l’Elysée, où il participait en visioconférence au AI Summit de Séoul. Une session coprésidée par le Premier ministre britannique Rishi Sunak et le Président de la République de Corée, Yoon Suk Yeol, à l’issue de laquelle il a présenté une série de nouvelles mesures pour faire de la France un leader incontesté de l’IA.

Le prochain Sommet de l’IA sera organisé par la France les 10 et 11 février 2025, il ne sera plus seulement celui de la sécurité de l’IA mais également celui de l’action. Dans son discours de clôture de celui de Séoul, Emmanuel Macron a souligné l’importance d’une gouvernance internationale de l’IA pour partager les innovations et protéger contre les mauvais usages. Il a appelé tous les pays à collaborer autour du “triptyque sciences, solutions et standards” et invité les acteurs présents à se mobiliser pour “développer une intelligence artificielle à la française”.

Un plan en cinq axes

La bataille pour faire de la France une puissance incontestée en IA se concentrera sur cinq grands domaines : les talents, les infrastructures, les usages, l’investissement et la gouvernance. Emmanuel Macron a présenté les actions et objectifs pour chacun de ces domaines.

Talents

La France est déjà reconnue pour la qualité de ses mathématiciens et data scientists, mais, pour lui, il est crucial d’élargir cette base. Ce qui passera par :

  • La féminisation de la Tech : Le programme “TechPourToutes” vise à accompagner 10 000 étudiantes d’ici 2027, en encourageant l’accès des jeunes femmes aux filières du numérique et à l’IA. Il est nécessaire de lutter contre l’autocensure, les problèmes d’orientation et les opportunités limitées pour les femmes.
  • Une formation massive : Accroître l’offre de formation en IA, en collaboration avec les universités et les écoles, pour former 100 000 personnes par an, dont 20 000 en formation continue.
  • Une recherche interdisciplinaire : Chaque organisme de recherche devra proposer une stratégie de renforcement de la recherche interdisciplinaire en IA d’ici à la fin de l’année.
  • Un investissement de 400 millions d’euros dans neuf clusters d’excellence en IA, répartis de Rennes à Saclay et de Grenoble à Toulouse, pour doubler le nombre de talents formés chaque année. Ces clusters se concentreront sur des priorités sectorielles, attireront des talents internationaux et lanceront un programme de chaires pour recruter les meilleurs enseignants et entrepreneurs.

 Infrastructures

Pour soutenir le développement de l’IA, il est essentiel de sécuriser la puissance de calcul et les infrastructures sur le sol français. Une stratégie d’attractivité sera mise en place pour attirer toute la chaîne de valeur, des semi-conducteurs aux datacenters et au cloud.

 Usages

L’adoption de l’IA doit être étendue à tous les secteurs et à l’ensemble de la population :

  • État et services publics : l’adoption de l’IA sera encouragée dans tous les services publics et territoires.
  • Formation au collège : des formations sur l’IA seront intégrées dès la 6ème.
  • Guides pour entreprises : des guides pratiques seront fournis pour aider les entreprises à comprendre et utiliser les solutions IA.
  • Acculturation des citoyens : des « Cafés IA » seront organisés partout en France pour familiariser les citoyens avec l’IA.

Investissement

L’investissement est crucial pour soutenir l’écosystème de l’IA :

  • De nouveaux programmes de financement seront lancés pour soutenir les secteurs les moins financés de l’IA.
  • Investissements européens : la capacité financière de l’Union européenne en matière d’IA et de quantique sera doublée, en faisant une priorité commune.

 Gouvernance

  • AI Act Européen : La gouvernance mondiale de l’IA est nécessaire pour protéger les citoyens et promouvoir un développement éthique et sécurisé de l’IA, ce qui sera notamment possible avec la poursuite de la mise en œuvre de ce cadre visant à assurer un modèle d’affaires équitable.
  • AI Action Summit 2025 : le sommet permettra de discuter de solutions concrètes pour une IA sûre et accessible à tous.

Les mesures présentées sont basées sur les recommandations du rapport de la Commission de l’IA. Anne Bouverot, sa co-présidente avec Philippe Aghion, pilotera la feuille de route en vue du Sommet Action de l’IA français.

Retour sur les mesures dévoilées par Emmanuel Macron pour asseoir la stratégie française en IA
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  • Microsoft Build : de nouveaux investissements massifs annoncés en Asie du sud-est
    En tournée en Asie du Sud-Est dans le cadre de Microsoft Build, Satya Nadella, PDG de Microsoft, a annoncé hier à Kuala Lumpur un investissement de 2,2 milliards de dollars pour faire progresser la nouvelle infrastructure cloud et d’IA en Malaisie. Une annonce qui fait suite à celle d’un investissement de 1,7 milliard en Indonésie, de la construction d’une nouvelle région de datacenters en Thaïlande et à son engagement à doter 2,5 millions de personnes en Asie du Sud-Est de compétences en IA d’i

Microsoft Build : de nouveaux investissements massifs annoncés en Asie du sud-est

3 mai 2024 à 09:30

En tournée en Asie du Sud-Est dans le cadre de Microsoft Build, Satya Nadella, PDG de Microsoft, a annoncé hier à Kuala Lumpur un investissement de 2,2 milliards de dollars pour faire progresser la nouvelle infrastructure cloud et d’IA en Malaisie. Une annonce qui fait suite à celle d’un investissement de 1,7 milliard en Indonésie, de la construction d’une nouvelle région de datacenters en Thaïlande et à son engagement à doter 2,5 millions de personnes en Asie du Sud-Est de compétences en IA d’ici 2025 le 30 avril dernier.

Après avoir investi il y a peu de temps 3,4 milliards de dollars en Allemagne, 2,1 milliards en Espagne, Microsoft a annoncé dernièrement ses plus gros investissements dans différents pays de la zone Asie-Pacifique.

Le premier concerne l’Asie de l’Est, avec un investissement de 2,9 milliards de dollars dans l’IA et l’infrastructure cloud au Japon tout en renforçant les compétences, la recherche et la cybersécurité du pays. Les deux derniers s’adressent à l’Asie du Sud-Est où, selon Microsoft faisant référence à une étude de Kearney, l’IA pourrait contribuer à hauteur de près de 1 000 milliards de dollars au produit intérieur brut (PIB) d’ici 2030, dont 366 milliards de dollars pour l’Indonésie et 115 pour la Malaisie. Des marchés où Microsoft a l’intention de garder une longueur d’avance sur ses concurrents.

La tournée de Microsoft Build a débuté dans la région le 30 avril dernier, avec un arrêt à Jakarta, capitale de l’Indonésie où se trouve le secrétariat général de l’ASEAN.

Lors de l’AI Day Jakarta, Microsoft s’est engagé à doter 2,5 millions de personnes des États membres de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) de compétences en IA d’ici 2025. Les initiatives de formation professionnelle seront mises en œuvre en partenariat avec des gouvernements, des organisations à but non lucratif et des entreprises, ainsi qu’avec des communautés en Indonésie, en Malaisie, aux Philippines, en Thaïlande et au Vietnam.

Elles s’appuieront sur une série de programmes de formation Microsoft existants dans la région, qui ont déjà aidé de nombreuses personnes à décrocher des emplois ou à faire des changements de carrière, en particulier les femmes, qui continuent d’être sous-représentées dans le secteur de la technologie.

Satya Nadella y a révélé l’intention de l’entreprise d’investir 1,7 milliard de dollars au cours des quatre prochaines années dans une nouvelle infrastructure de cloud et d’IA en Indonésie, d’offrir des opportunités de formation en IA à 840 000 personnes et un soutien à la communauté croissante des développeurs du pays.

Le lendemain, lors de l’AI Day le 1er mai à Bangkok, il a annoncé des engagements importants, sans en préciser le montant, en Thaïlande dans les mêmes objectifs, cette fois-ci pour former plus de 100 000 personnes.

Hier, à l’occasion de l’AI Day à Kuala Lumpur, il a annoncé un investissement de 2,2 milliards de dollars au cours des quatre prochaines années pour soutenir la transformation numérique de la Malaisie, le plus gros investissement de ses 32 ans d’histoire dans le pays.

Il permettra de mettre en place une infrastructure cloud et d’IA et de créer un centre national d’excellence en IA en collaboration avec les agences du ministère malaisien du Numérique afin de favoriser l’adoption de l’IA dans les secteurs clés. Microsoft, qui a fourni des compétences numériques à plus de 1,53 million de Malaisiens dans le cadre de l’initiative Bersama Malaysia, permettra dans le cadre de cet investissement de former 200 000 personnes supplémentaires.

Microsoft avance ainsi ses pions sur le marché international. Il y a 2 semaines, il annonçait une expansion de son partenariat avec G42 basé à Abu Dhabi, investissant 1,5 milliard de dollars dans le groupe, une participation minoritaire qui permet néanmoins à Brad Smith, son président, de siéger au conseil d’administration de G42. L’objectif des 2 sociétés est d’apporter une infrastructure avancée d’IA aux pays du Moyen-Orient, d’Asie centrale et d’Afrique.

Microsoft Build de nouveaux investissements massifs annoncés en Asie du sud-est
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  • Industrie de santé : comment repenser la formation du personnel à l’aune de l’industrie 4.0
    La crise sanitaire a mis en exergue notre manque de souveraineté. Le secteur de l’industrie de la santé a particulièrement été pointé du doigt et a cristallisé la désindustrialisation de la France. En effet, en l’espace de 15 ans, la France est passée de leader européen de la production de médicaments à la 5e place et 40% des médicaments commercialisés dans l’UE sont produits hors d’Europe. Face à ce constat sombre, les pouvoirs publics ont massivement soutenu des plans de relocalisation et de r

Industrie de santé : comment repenser la formation du personnel à l’aune de l’industrie 4.0

30 avril 2024 à 16:00

La crise sanitaire a mis en exergue notre manque de souveraineté. Le secteur de l’industrie de la santé a particulièrement été pointé du doigt et a cristallisé la désindustrialisation de la France. En effet, en l’espace de 15 ans, la France est passée de leader européen de la production de médicaments à la 5e place et 40% des médicaments commercialisés dans l’UE sont produits hors d’Europe.

Face à ce constat sombre, les pouvoirs publics ont massivement soutenu des plans de relocalisation et de réindustrialisation afin de permettre la production de produits de santé sur notre territoire. Cependant, cette réindustrialisation se déroule dans un contexte très particulier : les industriels sont confrontés simultanément à une nouvelle révolution industrielle faisant appel aux nouvelles technologies (IoT, Big Data, IA…) et à une pénurie de personnel qualifié d’une ampleur inédite. Comment les industries de santé s’adaptent-elles à l’orée de la quatrième révolution industrielle ? De quelle façon repenser les formations des salariés, à travers le prisme des nouvelles technologies ? En prenant l’exemple de la région Hauts-de-France, cette dernière concentre une filière santé qui a pour particularité de donner une place prépondérante aux métiers de la production industrielle.

La quatrième révolution industrielle, ou industrie 4.0

Le Conseil National de l’Industrie définit l’industrie du futur comme : « l’ensemble de transformations des systèmes de production permises par les nouvelles technologies, qui permettent à l’industrie de gagner en compétitivité et en flexibilité et d’innover mais aussi de répondre aux nouvelles exigences environnementales et sociales.

Cette filière regroupe le secteur des machines et solutions industrielles intelligentes (mécanique, électrique, électronique, numérique, robotique, fabrication additive…) ainsi que l’offre digitale. L’objectif est d’accompagner la montée en gamme et la compétitivité de l’industrie française. ».

Cette définition met ainsi en avant le vrai bouleversement des pratiques dans le milieu industrie, et tout particulièrement dans le milieu de la santé qui est soumis à des contraintes réglementaires très strictes.

Les industries de la santé sont ainsi particulièrement intéressées par l’apport des outils numériques et du traitement des données. Les logiciels de pilotage de la production (MES) permet une meilleure synchronisation des maillons de la chaine de production et d’éviter les goulots d’étranglement. L’exploitation des données permet également de mieux traiter les signaux faibles et agir en conséquence. Par exemple, trois sites pilotes de Novartis proposent une détection précoce des dérives de pH et de température grâce à l’intelligence artificielle, permettant de corriger le tir au plus vite et éviter de dépasser seuil où le lot devrait être détruit, permettant des économies.

Si les avantages semblent évidents, les entreprises de la santé restent encore peu avancées dans la transition par rapport aux autres industries (automobile, aéronautique…)

D’après l’enquête du GIE Eurasanté auprès de l’écosystème régional Hauts-de-France des industries de santé, moins de la moitié (44%) des entreprises interrogées ont initié leur transition vers l’industrie 4.0, Ce relatif retard s’explique notamment par les investissements importants pour acquérir les nouveaux outils de production, mais il se traduit également par un retard dans la formation des salariés aux enjeux de l’industrie du futur.

Un vrai bouleversement des besoins en formation

Le secteur industriel fait face à une véritable pénurie de personnel et un turnover important. L’industrie pharmaceutique a été l’un des rares secteurs à voir son nombre de salariés augmenter lors de la crise sanitaire. En 2021, environ 11% des postes proposés dans le secteur pharmaceutique n’étaient pas pourvus. Le secteur n’attirant pas particulièrement les plus jeunes dont seulement 28% d’entre eux déclarent envisager de travailler dans les entreprises du médicament.

Les enjeux de formation sont ainsi doubles : il faut adapter la formation aux évolutions des pratiques et des contraintes réglementaires et réussir à rendre la formation pertinente pour un public qui n’est pas sensibilisé aux enjeux de l’industrie de santé. Il y a donc une urgence à repenser la formation des salariés, en changeant complétement de paradigme pour intégrer les outils numériques et mettre l’emphase sur la pratique et proposer une vraie stratégie d’onboarding.

Ces enjeux de formation étant intimement liés à la transition vers l’industrie 4.0, de nombreuses solutions numériques proposent à la fois des outils de suivi de production et un volet formation pour les salariés.

C’est par exemple ce que propose la société Picomto, basée dans la région lilloise. Picomto propose de digitaliser les opérations de production en permettant de se basant sur les outils numériques pour former les salariés et pour contrôler la production.

Toujours dans une optique de formation, nous voyons émerger des outils utilisant des jumeaux numériques (digital twins) de l’usine pour proposer des modules de formation aux salariés. C’est par exemple la proposition de valeur d’Hakobio, qui, en partenariat avec le groupe de formation IMT, propose aux industriels de créer un jumeau numérique de leur entreprise pour ensuite simuler la chaine de production au plus près de la réalité du terrain et donc mieux former les salariés.

L’apport de l’IA est pour le moment assez limité dans l’offre de formation, mais son utilisation devrait se populariser. En effet, l’un des principaux défis de la formation des salariés réside dans “l’adaptative learning”, l’adaptation du programme de formation aux acquis du salariés et à ses besoins spécifiques. Dans cette optique, l’IA est un outil puissant afin de personnaliser l’expérience des salariés et proposer une formation la plus efficace possible.

Ainsi, l’industrie de santé est en pleine transformation et sa digitalisation est une étape importante pour assurer la compétitivité de l’industrie française. Le numérique s’impose à la fois dans les outils de production, mais également dans les outils de formation. Si cette transition reste pour le moment timide dans le secteur de la santé, il y a un vrai enjeu à accompagner l’industrie dans ce virage et surtout investir dans la formation des salariés, qui resteront les éléments les plus importants de la chaine de production.

Industrie de santé : comment repenser la formation du personnel à l’aune de l’industrie 4.0
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  • Marketing : comprendre et surmonter les hésitations relatives à l’utilisation de l’IA
    Les solutions technologiques basées sur l’IA s’étant développées très rapidement au point d’envahir notre quotidien, on comprend aisément pourquoi certains marketeurs – y compris les plus avertis – éprouvent quelques réticences à les adopter pleinement. Principal problème relevé par ces derniers : le fait que les outils d’IA fournissent des informations parfois erronées. Près d’un marketeur sur deux qui recourt à l’IA générative a en effet déjà reçu des informations générées par l’IA qu’il savai

Marketing : comprendre et surmonter les hésitations relatives à l’utilisation de l’IA

25 avril 2024 à 16:00

Les solutions technologiques basées sur l’IA s’étant développées très rapidement au point d’envahir notre quotidien, on comprend aisément pourquoi certains marketeurs – y compris les plus avertis – éprouvent quelques réticences à les adopter pleinement.

Principal problème relevé par ces derniers : le fait que les outils d’IA fournissent des informations parfois erronées. Près d’un marketeur sur deux qui recourt à l’IA générative a en effet déjà reçu des informations générées par l’IA qu’il savait inexactes. Plus préoccupant, un marketeur sur trois seulement serait capable d’identifier avec certitude si des informations fournies sont inexactes.

La partialité de l’IA est également un sujet : les outils d’IA sont connus pour être parfois sources d’informations biaisées. Si les équipes qui créent les modèles d’IA ne sont pas assez diversifiées, si elles n’ont pas connu suffisamment d’expériences différentes, les modèles d’IA seront alimentés avec des informations à la partialité proportionnelle à ce manque de diversité.

En outre, les marketeurs ne veulent pas dépendre trop largement des technologies d’IA. Ils se sont efforcés d’affûter leurs compétences dans le domaine de l’e-mail marketing, la rédaction de contenus, l’analyse de données ou encore le SEO… Ils ne veulent pas cesser d’utiliser et perdre ces compétences durement acquises. Au passage, il apparaît indispensable de rappeler que l’IA n’a pas pour vocation de remplacer l’humain, elle l’aide à travailler plus rapidement, jusqu’à gagner 25 jours par an !

La question mérite donc d’être posée : comment mieux contrôler les informations fournies par ces outils et trouver l’équilibre entre IA et compétences humaines ?

S’assurer de l’exactitude du contenu généré par l’IA

L’IA est en théorie un merveilleux outil, qui peut néanmoins s’avérer assez imprévisible. La principale raison étant que les modèles qui alimentent la plupart, voire tous les outils d’IA générative, ne peuvent qu’extraire du contenu daté d’il y a deux ans ou plus. Difficile dans ce contexte de compter sur des informations fiables sur un sujet qui évolue très rapidement, au fil de l’actualité. Les sujets de niche sont ainsi également sources de réponses inexactes de la part de la machine. Les outils d’IA ne restituent que les informations dont ils ont été nourris. Ils ne peuvent les trouver par eux-mêmes.

Si l’on ne peut donc jamais être sûr de l’exactitude des résultats, il est possible, par contre, de choisir la façon dont on tire parti de l’IA générative. L’IA peut fournir des résultats assez précis lorsqu’il s’agit de sujets bien documentés, durables et facilement vérifiables. En dehors de ce genre de contenu, il faut rester vigilant et ne pas hésiter à vérifier via un moteur de recherche.

Les meilleures pratiques éthiques et vérification des données fournies par l’IA

Apprendre à utiliser l’IA à bon escient – Les outils d’IA ne conviennent pas à toutes les tâches. Les résultats seront insuffisants, non pertinents voire biaisés, pour tout ce qui demande de la créativité, de l’originalité, ou de construire une opinion ou un certain point de vue, comme sur des sujets controversés ou politiques.

Si une information paraît inexacte, il faut la vérifier – Les moteurs de recherche permettent d’accéder à un large inventaire de sources fiables. Plus les données sont récentes, mieux c’est.

Ne pas faire cavalier seul – Surtout si le besoin est de créer du contenu qui aborde un sujet potentiellement polémique, ou pouvant avoir de graves répercussions. Mieux vaut demander à une tierce personne de relire avant de le publier.

Ne pas confondre utilisation de l’IA pour stimuler votre créativité, et le pur plagiat – En équipe, il faut décider du pourcentage de contenu qui doit être modifié avant de le considérer comme propriétaire.

L’IA ne remplacera jamais la créativité de l’être humain ni les liens que ce dernier sait établir. Une machine n’a pas de vécu et ne peut ni se former une opinion, ni gérer et former un employé. Elle représente un merveilleux outil pour les marketeurs, mais est inutile sans un regard humain, une vision stratégique et une bonne implémentation. Il ne faut donc pas voir l’IA comme un moyen de sauter des étapes, mais bien comme un moyen d’accélérer la création de contenu.

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  • Programme GenIAles : Microsoft et Simplon ouvrent les portes du numérique aux femmes
    A l’occasion du Microsoft AI Tour, Microsoft France a annoncé une initiative de grande ampleur pour accélérer la démocratisation de l’usage de l’IA générative : “À VOUS L’IA”. C’est dans ce cadre que Microsoft, qui vise à former 100 000 Français à la GenAI en 2024, s’est engagé à collaborer avec Simplon pour faciliter l’immersion des femmes dans les métiers techniques du numérique via le programme GenIAles.  Avec “À VOUS L’IA”, Microsoft France a l’ambition de démocratiser l’IA générative en dév

Programme GenIAles : Microsoft et Simplon ouvrent les portes du numérique aux femmes

23 avril 2024 à 11:00

A l’occasion du Microsoft AI Tour, Microsoft France a annoncé une initiative de grande ampleur pour accélérer la démocratisation de l’usage de l’IA générative : “À VOUS L’IA”. C’est dans ce cadre que Microsoft, qui vise à former 100 000 Français à la GenAI en 2024, s’est engagé à collaborer avec Simplon pour faciliter l’immersion des femmes dans les métiers techniques du numérique via le programme GenIAles. 

Avec “À VOUS L’IA”, Microsoft France a l’ambition de démocratiser l’IA générative en développant les compétences des Français, actifs comme étudiants, chefs d’entreprise comme salariés, associations ou encore entrepreneurs sociaux. Le programme GenIAles s’adresse quant à lui aux demandeuses d’emploi, aux femmes souhaitant se reconvertir ou simplement s’initier et se familiariser avec les IA génératives.

Dans ce but, Microsoft France s’est associé à Simplon, une entreprise sociale française qui propose des formations gratuites dans le domaine du numérique, notamment le développement web, la data science, et d’autres compétences liées aux nouvelles technologies. Les deux entreprises collaborent depuis 2018, notamment dans le cadre des écoles IA Microsoft By Simplon.

Véronique Saubot, Directrice générale de Simplon, déclarait lors de l’annonce de Microsoft :

“Simplon est ravi de s’associer à l’initiative de Microsoft “A vous l’IA”, faisant ainsi rayonner l’IA et son immense potentiel en France, dans la continuité de toutes nos actions communes : les écoles IA Microsoft by Simplon, le programme européen Tech time 2 skill, notre programme GenIAles pour les femmes”. 

Le programme GenIAles

Ce programme intensif de 3 jours, qui a débuté à Toulouse le 9 avril dernier, vise à ouvrir de nouvelles perspectives professionnelles dans le secteur du numérique à 175 femmes. Accessible à toutes, sans condition de diplôme et totalement financé, il leur permettra d’obtenir un certificat professionnel de Microsoft.

JOUR 1 – Introduction et pratique de l’IA générative
  • Bingo Tech ! pour briser la glace avec toutes les participantes.
  • Présentation générale sur les opportunités du secteur du numérique et les formations techniques disponibles.
  • Introduction aux IA génératives.
  • Atelier interactif “Bing et Au-delà” pour apprendre à comparer l’efficacité et la profondeur des informations obtenues avec un moteur de recherche.
JOUR 2 – Découverte de nouveaux outils et les enjeux d’éthiques
  • Découverte des bases d’utilisation de l’outil de chat populaire, Microsoft Bing Chat.
  • Atelier “les femmes et le numérique, toute une histoire !” une exploration de la relation entre les femmes et le monde numérique.
  • Portraits de femmes ayant marqué l’histoire du numérique à l’aide de l’outil Bing Image Creator.
  • Introduction aux préoccupations éthiques autour de l’IA générative.
JOUR 3 – Approfondissement et passage de la certification Linkedin Career Essentials in Generative AI
  • Atelier “le futur de la Tech, c’est moi !” pour réfléchir au projet de carrière dans la tech.
  • Apprendre à utiliser Copilot pour rédiger une présentation impactante de son profil.
  • Atelier dédié à la création d’un plan d’actions personnel post-formation.
  • Passage de la certification Linkedin Learning sur les IA génératives pour valider les compétences.

Le programme se déroule à différentes dates dans plusieurs villes. Après Toulouse puis Bayonne la semaine dernière, les prochains bootcamps auront lieu à :

  • Issy les Moulineaux (14-16 mai)
  • Rennes (4-6 juin)
  • Bordeaux (12-14 juin)
  • Lyon (18-20 juin)
  • Grenoble (24-26 juin)

Les candidatures sont ouvertes jusqu’à 2 semaines avant la formation ici

Programme-genIAles-Microsoft-Simplon-numerique-femmes
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  • Comment Microsoft veut aider le Japon à tirer parti du potentiel de l’IA
    Le premier ministre japonais Fumio Kishida était cette semaine en visite officielle aux USA où il a évoqué avec Joe Biden les tensions politiques, le renforcement de leur coopération en matière de défense et technologie, notamment en matière d’IA. Il a également rencontré Brad Smith, le vice-président et président de Microsoft qui a annoncé l’intention d’investir 2,9 milliards de dollars au cours des deux prochaines années pour accroître son infrastructure de cloud computing et d’IA à grande éch

Comment Microsoft veut aider le Japon à tirer parti du potentiel de l’IA

Par : Thomas Calvi
12 avril 2024 à 10:00

Le premier ministre japonais Fumio Kishida était cette semaine en visite officielle aux USA où il a évoqué avec Joe Biden les tensions politiques, le renforcement de leur coopération en matière de défense et technologie, notamment en matière d’IA. Il a également rencontré Brad Smith, le vice-président et président de Microsoft qui a annoncé l’intention d’investir 2,9 milliards de dollars au cours des deux prochaines années pour accroître son infrastructure de cloud computing et d’IA à grande échelle au Japon.

Il y a deux marchés dans lesquels le Japon tente de rattraper son retard : celui de l’IA et celui des semi-conducteurs. Microsoft, y a installé son premier bureau international, ces 2,9 milliards de dollars représentent son plus gros investissement en 46 ans d’histoire au Japon.

L’expansion de son infrastructure d’IA et de cloud permettra à Microsoft de fournir des ressources informatiques plus avancées au Japon, y compris les dernières unités de traitement graphique (GPU), qui sont cruciales pour accélérer les charges de travail de l’IA. Ce qui lui permettra de soutenir le Generative AI Accelerator Challenge (GENIAC), un programme dirigé par le ministère de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie qui aide les startups et les entreprises japonaises à obtenir les ressources informatiques nécessaires au développement de modèles de fondation et à encourager la collaboration entre les parties prenantes.

Renforcer les compétences du Japon en matière d’IA

Microsoft s’est engagé en outre à former pas moins de 3 millions de travailleurs japonais à temps plein et à temps partiel au cours des trois prochaines années, dans le but de doter le pays des compétences nécessaires. La société a annoncé plusieurs initiatives, notamment une formation dédiée aux femmes, des cours et des architectures de référence pour les développeurs d’IA et les entreprises technologiques, une aide à la mise en œuvre de programmes centrés sur l’IA dans les lycées professionnels.

Ces formations seront dispensées en partenariat avec des institutions de renom telles que l’Institut des Nations Unies pour la formation et la recherche (UNITAR). Microsoft soutiendra également les jeunes pousses japonaises par le biais du Microsoft for Startups Founders Hub.

Ouverture du 1er laboratoire Microsoft Research Asia

Microsoft Research Asia va ouvrir un laboratoire à Tokyo qui se concentrera sur des domaines clés tels que l’IA incarnée, la robotique et l’IA sociétale.

Le centre de recherche collabore étroitement avec des universités, des instituts de recherche et des entreprises technologiques de la région Asie-Pacifique, notamment avec les universités japonaises depuis plus de deux décennies, ce qui a d’ailleurs contribué à propulser la recherche interdisciplinaire et à encourager les talents.

Afin de favoriser une meilleure collaboration en matière de recherche, Microsoft accordera 10 millions de dollars de subventions de ressources au cours des cinq prochaines années à l’Université de Tokyo et au partenariat de recherche en intelligence artificielle entre l’Université Keio et l’Université Carnegie Mellon.

Nvidia, Amazon et d’autres entreprises privées soutiennent également ces partenariats entre les universités des 2 pays, 110 millions de dollars y seront consacrés.

Microsoft a d’autre part l’intention d’approfondir sa collaboration avec le secrétariat du Cabinet japonais pour renforcer la résilience en matière de cybersécurité du gouvernement, des entreprises et de la société.

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  • Microsoft annonce l’ouverture d’un centre d’IA à Londres
    C’est dans son premier blog Microsoft que Mustafa Suleyman vient d’annoncer la création de Microsoft AI London, un nouveau centre d’IA. Il sera dirigé par Jordan Hoffmann, un scientifique et ingénieur en IA que Microsoft a récemment recruté en même temps que lui. Jordann Hoffmann est loin d’être un inconnu pour Mustafa Suleyman. Il a travaillé au sein de 2 start-ups basées à Londres cofondées par ce dernier : DeepMind puis Inflection AI, passée au rang de licorne lors d’une levée de fonds dirigé

Microsoft annonce l’ouverture d’un centre d’IA à Londres

9 avril 2024 à 12:00

C’est dans son premier blog Microsoft que Mustafa Suleyman vient d’annoncer la création de Microsoft AI London, un nouveau centre d’IA. Il sera dirigé par Jordan Hoffmann, un scientifique et ingénieur en IA que Microsoft a récemment recruté en même temps que lui.

Jordann Hoffmann est loin d’être un inconnu pour Mustafa Suleyman. Il a travaillé au sein de 2 start-ups basées à Londres cofondées par ce dernier : DeepMind puis Inflection AI, passée au rang de licorne lors d’une levée de fonds dirigée entre autres par Microsoft en juin 2023.

Mustafa Suleyman y a été recruté en tant que Vice-Président exécutif et chef de la direction de Microsoft AI, une nouvelle organisation axée sur l’avancement de Copilot et d’autres produits et recherches sur l’IA grand public comme Bing ou Edge. Jordann Hoffmann fait partie des collaborateurs qui l’ont suivi dans cette nouvelle aventure tout comme Karén Simonyan, expert en deep learning et lui aussi cofondateur d’Inflection AI, embauché en tant que scientifique en chef.

Mustafa Suleyman précise que “Microsoft AI London mènera des travaux pionniers visant à faire progresser les modèles de langage de pointe et leur infrastructure de prise en charge, et à créer des outils de classe mondiale pour les modèles de base, en collaborant étroitement avec nos équipes d’IA au sein de Microsoft et avec nos partenaires, y compris OpenAI” ajoutant “Hoffmann sera rejoint par un groupe talentueux de membres de l’équipe Microsoft AI basés dans notre bureau de Londres Paddington”.

Le hub Microsoft AI London s’ajoute à la présence existante de Microsoft au Royaume-Uni, notamment le laboratoire Microsoft Research Cambridge, qui abrite certains des plus grands chercheurs dans les domaines de l’IA, du cloud et de la productivité. Il s’appuie sur l’investissement de 2,5 milliards de livres sterling annoncé en novembre dernier par Microsoft et le gouvernement britannique pour étendre son infrastructure de centre de données IA de nouvelle génération, soutenir les efforts du Royaume-Uni en matière de sécurité et de recherche dans le domaine de l’IA et et assurer la formation de plus d’un million de personnes.

Mustafa Suleyman indique :

“Dans les semaines et les mois à venir, nous publierons des offres d’emploi et embaucherons activement des personnes exceptionnelles qui souhaitent travailler sur les questions d’IA les plus intéressantes et les plus difficiles de notre époque. Nous recherchons de nouveaux membres d’équipe qui sont motivés par l’impact à grande échelle et qui sont des innovateurs passionnés désireux de contribuer à une culture d’équipe où l’apprentissage continu est la norme”.  

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  • Le GENES annonce un plan de développement pour former plus de data scientists
    Le Groupe des écoles nationales d’économie et statistique (GENES) annonce un plan de développement visant à faire face à la pénurie d’experts en data science. Ce plan, baptisé “GENES 2027”, est une réponse aux besoins croissants des institutions publiques et des entreprises en matière d’accompagnement dans les domaines de la transition écologique, des évolutions numériques et des mutations industrielles. Créé en 1994 par l’Insee, le GENES est depuis 2011 un établissement public d’enseignement su

Le GENES annonce un plan de développement pour former plus de data scientists

20 mars 2024 à 13:00

Le Groupe des écoles nationales d’économie et statistique (GENES) annonce un plan de développement visant à faire face à la pénurie d’experts en data science. Ce plan, baptisé “GENES 2027”, est une réponse aux besoins croissants des institutions publiques et des entreprises en matière d’accompagnement dans les domaines de la transition écologique, des évolutions numériques et des mutations industrielles.

Créé en 1994 par l’Insee, le GENES est depuis 2011 un établissement public d’enseignement supérieur et de recherche de référence en statistiques et science des données, économie et sciences sociales quantitatives, finance et assurance. Il regroupe deux grandes écoles d’ingénieurs, l’ENSAE Paris et l’ENSAI à Rennes, ainsi qu’un organisme de formation continue (ENSAE-ENSAI Formation Continue) qui diplôment chaque année plus de 500 spécialistes, dont des cadres supérieurs de l’Etat (administrateurs et attachés de l’Insee).

Initié à la demande du Gouvernement et de l’Insee, le plan prévoit d’augmenter le nombre de diplômés de 43%, permettant ainsi de former 171 élèves supplémentaires chaque année. Dans cet objectif, le GENES recevra un financement supplémentaire de 5,9 millions d’euros sur la période 2024-2027. Cette enveloppe servira notamment au recrutement d’une soixantaine de personnes, comprenant des enseignants-chercheurs et des fonctions support.

Catherine Gaudy, Directrice générale du GENES, souligne l’importance de cette initiative :

“A l’heure où la donnée et l’IA sont au cœur de la conception et du déploiement des politiques publiques et des stratégies industrielles, la pénurie de talents dans le domaine de la data science est un véritable défi sur lequel l’ensemble des acteurs en France doit se mobiliser.

Nous avons besoin de former plus d’experts dans l’analyse approfondie de données complexes et hétérogènes, ayant à la fois des capacités de modélisation mathématiques et une solide culture des enjeux environnementaux, économiques et sociaux. Par ce plan de développement ambitieux, et par ses formations en sciences des données, dont l’excellence est historique et reconnue, le GENES entend contribuer pleinement à ces enjeux”.

Le plan “GENES 2027” prévoit une répartition précise des nouveaux diplômés, avec notamment 140 ingénieurs issus des deux écoles du Groupe, ainsi que 31 nouveaux attachés de l’Insee formés à l’ENSAI chaque année.

Pour l’ENSAE, le plan de développement s’appuiera sur :

  • Une augmentation des admissions via le concours commun Mines-Ponts (CPGE scientifiques), de 10 à 15 recrutements ;
  • Un accroissement des admissions en filière B/L, avec un objectif de 5 à 10recrutements supplémentaires ;
  • Une expansion progressive des admissions en filière ECG avec 15 à 25 recrutements complémentaires ;
  • Un accent mis sur l’admission en 2ème année directe, avec pour cible une trentaine de recrutements supplémentaires.

Pour l’ENSAI, le plan de développement s’appuiera sur :

  • L’expansion des admissions via les concours communs des instituts nationaux polytechniques (filières MP, MPI, PC, PSI) – CPGE scientifiques -, de 20 à 40 recrutements supplémentaires ;
  • Un accent mis sur l’admission sur titres des formations universitaires, notamment au niveau BUT Sciences des données et BUT Informatique, 3ième année de licence (L3) et première année de Master (M1), avec une cible de 20 à 30 recrutements. L’association récente avec l’Université de Rennes prévoit précisément le renforcement de ces passerelles ;
  • Le maintien des recrutements sur les concours spécialisés  “économie et sciences sociale” et “économie et gestion”.

Pour répondre aux besoins de formations et assurer un encadrement de qualité aux étudiants et attachés-stagiaires des écoles, le GENES va créer :

  • 26 emplois supplémentaires d’enseignants-chercheurs et 5 postes de doctorants ;
  • 7 emplois d’assistants d’enseignement, coordinateurs et ATER ;
  • 25 emplois non enseignants (renforcement des fonctions support, des services chargés de la scolarité et des admissions, des stages et des relations entreprises).

A l’ENSAE, la création d’emplois d’enseignants-chercheurs s’appuiera sur le renforcement des 4 pôles existants, dans les domaines de la finance et assurance, de l’économie, de la statistique et de la sociologie. Pour l’ENSAI, le renforcement des effectifs s’effectuera sur l’équipe “statistique-mathématiques appliquées “, l’équipe “statistique-computer science” et l’équipe “économie”. En complément de ces postes d’enseignants-chercheurs, cinq créations d’emplois seront dédiées au recrutement de doctorants contractuels.

Plus d’informations sont à retrouver dans le dossier de presse “GENES 2027”.

Le GENES annonce un plan de développement pour former plus de data scientists
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  • Meta, Simplon et le collectif Impact AI s’associent pour former 30 000 français à l’IA générative
    Dimanche dernier, Meta et Simplon, entreprise sociale spécialisée dans la formation au numérique, ont annoncé le lancement des “Ateliers d’Initiation à l’IA”. Cette initiative gratuite et ouverte à tous, sans prérequis, vise à sensibiliser et former les Français aux premières notions de l’IA générative, ouvrant ainsi la voie à une compréhension accrue et à une utilisation responsable de cette technologie émergente. Fondée en 2013 par Frédéric Bardeau, Andrei Vladescu-Olt et Erwan Kezza, Simplon

Meta, Simplon et le collectif Impact AI s’associent pour former 30 000 français à l’IA générative

13 février 2024 à 10:00

Dimanche dernier, Meta et Simplon, entreprise sociale spécialisée dans la formation au numérique, ont annoncé le lancement des “Ateliers d’Initiation à l’IA”. Cette initiative gratuite et ouverte à tous, sans prérequis, vise à sensibiliser et former les Français aux premières notions de l’IA générative, ouvrant ainsi la voie à une compréhension accrue et à une utilisation responsable de cette technologie émergente.

Fondée en 2013 par Frédéric Bardeau, Andrei Vladescu-Olt et Erwan Kezza, Simplon vise à rendre les compétences numériques accessibles à tous, en particulier aux personnes éloignées de l’emploi ou en reconversion professionnelle.

L’entreprise propose des formations intensives dans des domaines tels que le développement web, la data science, le design numérique… Simplon se distingue par son approche inclusive et son engagement en faveur de la diversité et de l’inclusion dans le secteur du numérique.

En plus de ses formations en présentiel, Simplon a également développé des initiatives en ligne, des MOOCs, et des partenariats avec des entreprises et des institutions pour étendre son impact et favoriser l’insertion professionnelle des personnes formées.

Les ateliers d’initiation à l’IA

Simplon s’est associé à Meta pour former gratuitement plus de 30 000 Français d’ici la fin de l’année 2024 à l’IA générative. Des ateliers d’une demi-journée se dérouleront dans huit grandes villes françaises : Marseille, Paris, Lyon, Nantes, Lille, Bordeaux, Rennes et Montpellier et seront disponibles en ligne via un MOOC, garantissant ainsi un accès à tous, quel que soit leur lieu de résidence.

Ces ateliers seront composés de trois thématiques essentielles :

  • un panorama de l’IA générative, mettant en lumière les différents outils disponibles et la diversité de leurs applications dans des domaines tels que le texte, l’image, le son et la vidéo ;
  • des sessions pratiques offrant une prise en main concrète de ces outils à travers des cas d’usage réels ;
  • une sensibilisation aux enjeux éthiques et sociaux de l’IA générative, mettant en lumière les limites de cette technologie et encourageant un usage responsable.

S’appuyant sur l’expertise pédagogique de Simplon et sur le soutien du collectif Impact AI, regroupant entreprises et organisations engagées pour une IA responsable, cette initiative vise à démocratiser l’accès à l’IA générative tout en veillant à ce que son développement soit guidé par des principes éthiques et sociaux solides.

À la fin de chaque programme, les participants recevront un certificat de suivi de la formation délivré par Simplon, attestant de leur initiation à l’IA générative et de leur capacité à utiliser ces outils pour des tâches liées au traitement de texte, d’image et de son.

Pour Meta, cet engagement en faveur de la formation à l’IA générative s’inscrit dans une démarche continue visant à démocratiser l’accès aux nouvelles technologies.

Laurent Solly, Vice-Président Europe du Sud de Meta, souligne :

“Investir dans la compréhension de l’IA générative pour le plus grand nombre s’inscrit dans la continuité de nos actions de recherche et de développement d’outils open source. Nous sommes fiers de donner les clés au grand public pour saisir toutes les opportunités offertes par cette technologie.”

Frédéric Bardeau, PDG de Simplon.co, précise:

 “L’IA générative est une opportunité majeure d’utiliser la technologie pour des usages à forte valeur ajoutée, qu’ils soient personnels ou professionnels, et c’est le cas pour toutes et tous car ces outils sont accessibles : il suffit de s’y mettre”.

Christophe Liénard, Président d’Impact AI qui a apporté son expertise à l’élaboration des contenus de ces ateliers d’initiation à l’IA, conclut :

Tout ce qui permet au plus grand nombre d’acquérir une culture de l’IA et de s’approprier ses outils favorisera l’émergence d’une IA responsable”.

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  • Nouvelles politiques, nouveaux outils : OpenAI se prépare aux élections 2024
    Elections présidentielles en Russie, aux Etats-Unis, législatives en Inde, européennes en France… En 2024, environ la moitié de la population mondiale sera concernée par un scrutin électoral, ce qui pourrait accélérer la désinformation qui connait une forte hausse avec l’essor de la GenAI. Pour réduire cette menace, OpenAI travaille à sécuriser ChatGPT et DALL-E 3. Le Forum Economique Mondial, qui se déroule en ce moment à Davos, estime dans son “Rapport sur les risques mondiaux” que la désinfor

Nouvelles politiques, nouveaux outils : OpenAI se prépare aux élections 2024

18 janvier 2024 à 12:30

Elections présidentielles en Russie, aux Etats-Unis, législatives en Inde, européennes en France… En 2024, environ la moitié de la population mondiale sera concernée par un scrutin électoral, ce qui pourrait accélérer la désinformation qui connait une forte hausse avec l’essor de la GenAI. Pour réduire cette menace, OpenAI travaille à sécuriser ChatGPT et DALL-E 3.

Le Forum Economique Mondial, qui se déroule en ce moment à Davos, estime dans son “Rapport sur les risques mondiaux” que la désinformation sera la préoccupation majeure de ces deux prochaines années. OpenAI y participe, tout comme son associé Microsoft, dont le PDG, Satya Nadella a d’ailleurs déclaré :

“Ce n’est pas comme si c’était la première élection où la désinformation, la mésinformation ou l’ingérance seront un réel défi que nous devons affronter”.

OpenAI rappelle dans son blog intitulé “Comment OpenAI aborde les élections mondiales de 2024”, qu’il travaille depuis des années sur des outils permettant d’améliorer la précision des faits, de réduire les biais et de refuser certaines demandes. DALL-E, qui ne génère pas d’images de personnes réelles, ne le fera donc pas pour les candidats.

OpenAI revoit ses politiques d’utilisation

La société travaille à prévenir les abus, comme les “deepfakes” ou les campagnes d’influence. Elle interdit les chatbots prétendant être de vraies personnes ou des institutions, les applications à des fins de campagne politique et de lobbying et celles incitant à ne pas voter ou donnant de fausses informations sur le vote.

Les utilisateurs sont encouragés à signaler des violations potentielles via de nouveaux GPT.

Plus de transparence pour le contenu généré par l’IA

OpenAI déclare travailler sur la transparence de la provenance des images “Au début de l’année, nous mettrons en œuvre les justificatifs d’identité numériques, une approche qui encode les détails sur la provenance du contenu à l’aide de la cryptographie, pour les images générées par DALL· E 3″. Il s’agit d’une norme standardisée par la Coalition for Content Provenance and Authenticity, dont fait partie Microsoft.

OpenAI annonce également un classificateur de provenance, un nouvel outil de détection des images générées par DALL-E 3, assurant “Nos tests internes ont montré des résultats préliminaires prometteurs, même lorsque les images ont été soumises à des types de modifications courants“. Il prévoit de le rendre accessible à un premier groupe de testeurs, comprenant des journalistes, des plateformes, et des chercheurs, afin d’obtenir des  commentaires.

ChatGPT dirigera ses utilisateurs vers CanIVote.org, un site Web faisant autorité sur les informations électorales américaines, lorsqu’on lui posera certaines questions liées à la procédure électorale, par exemple, où voter ou comment s’inscrire

Nouvelles politiques, nouveaux outils OpenAI se prépare aux élections 2024
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  • Forum de Davos : la désinformation et la cybercriminalité au cœur des préoccupations internationales
    Le Forum de Davos s’est ouvert lundi dernier dans un contexte de tensions géopolitiques, mais également d’incertitudes économiques et de réchauffement climatique. Cette année, il y sera beaucoup question de l’IA, de ses opportunités mais également des menaces auxquelles elle peut concourir, notamment la cybercriminalité et la désinformation. En marge du Sommet de Davos, le Forum Economique Mondial a publié le 10 janvier dernier, un “Rapport sur les risques mondiaux” qui met en garde contre les r

Forum de Davos : la désinformation et la cybercriminalité au cœur des préoccupations internationales

17 janvier 2024 à 13:30

Le Forum de Davos s’est ouvert lundi dernier dans un contexte de tensions géopolitiques, mais également d’incertitudes économiques et de réchauffement climatique. Cette année, il y sera beaucoup question de l’IA, de ses opportunités mais également des menaces auxquelles elle peut concourir, notamment la cybercriminalité et la désinformation.

En marge du Sommet de Davos, le Forum Economique Mondial a publié le 10 janvier dernier, un “Rapport sur les risques mondiaux” qui met en garde contre les risques potentiels associés à l’IA, soulignant l’importance d’une réglementation efficace, de la gouvernance mondiale et de la prévention des inégalités numériques.

L’utilisation de l’IA générative est identifiée comme une source de préoccupation, car elle pourrait permettre à des acteurs non étatiques et étatiques de développer des outils potentiellement dangereux pour la sécurité, tels que des logiciels malveillants et des armes biologiques.

Le risque mondial le plus grave prévu au cours des deux prochaines années, dont pourrait tirer parti les acteurs étrangers et nationaux, serait l’utilisation de la mésinformation et de la désinformation pour creuser davantage les divisions sociétales et politiques. Ce mardi, Ursula von der Leyen, a évoqué ce sujet, mais elle a davantage souligné l’opportunité significative apportée par l’IA lorsqu’elle est utilisée de manière responsable.

Le rapport du Forum souligne la nécessité pour les chefs d’entreprise de faire de la cybersécurité une priorité absolue pour l’année à venir. Les répondants des secteurs public et privé ont ainsi placé les cyberattaques à la cinquième place de leurs préoccupations, 39% d’entre eux les classant même parmi les 3 principales appréhensions.

La hausse de la cybercriminalité

Dans son rapport “Board Perspectives 2023” , Proofpoint, une société américaine de cybersécurité de premier plan, révélait déjà la prise de conscience croissante des chefs d’entreprise dans le monde. En France, 80% des membres de conseils d’administration se sentent menacés par une cyberattaque majeure au cours des 12 prochains mois.

Ils classent, en tête de leurs préoccupations les logiciels malveillants (48 %), le smishing/vishing (40 %) et la fraude par courriel/BEC (38 %).

Les cyberattaquants redoublent d’inventivité et adoptent de nouvelles tactiques, telles que les attaques par téléphone et l’utilisation de proxys pour contourner l’authentification multifactorielle. Ces techniques autrefois assez ciblées sont aujourd’hui déployées à grande échelle.

Selon Loïc Guézo, Directeur de la stratégie cyber pour l’Europe chez Proofpoint :

“On assiste aujourd’hui à une recrudescence des campagnes d’hameçonnage sophistiquées et multi-plateformes dans lesquelles les acteurs de la menace orchestrent des conversations prolongées pour gagner la confiance de leurs cibles. Des campagnes qui sont généralement menées par des groupes de cybercriminels issus d’États-nations ou désireux d’aller au-delà de la simple compromission de courriels d’entreprise (BEC)”.

Une accélération de la désinformation

Alors que des élections importantes auront lieu en 2024, notamment les élections présidentielles en Russie ou aux Etats-Unis, la vitesse, le volume et la crédibilité des attaques augmentent de façon significative. En 2023, plusieurs personnalités publiques et politiques ont ainsi été victimes d’usurpation d’identité, à l’instar de François Hollande, trompé par le duo comique russe Vovan et Lexus, dénommé “TA 499” par les chercheurs de Proofpoint.

Ce duo avait commencé par duper des personnalités comme Elton John, mais s’est ensuite attaqué à des politiques comme Angela Merkel ou François Hollande dans le but de leur arracher des informations sensibles ou leur faire dire des choses compromettantes.

Loïc Guézo, conclut :

“D’un point de vue défensif, l’IA, la technologie et l’humain doivent fusionner pour établir une stratégie de cybersécurité robuste. Les contrôles basés sur l’IA fourniront une analyse cruciale pour identifier les menaces, nous permettant de minimiser les risques d’attaque. La rapidité et l’adaptabilité dont font preuve les cybercriminels surpassent l’analyse manuelle et l’IA doit permettre de répondre rapidement aux nouvelles menaces qui par ailleurs ne cesseront d’évoluer en 2024.

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