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  • La Forge - Le GitLab public des profs codeurs
    Je ne sais pas si vous êtes déjà tombé dessus, mais le ministère de l'Éducation nationale fait tourner son propre GitLab depuis un petit moment maintenant, il est public, et il s'appelle La Forge des communs numériques éducatifs . Au moment où j'écris ces lignes, il y a dessus 12 896 projets et 15 638 membres dans ce qu'ils appellent "l'atelier". Alors c'est quoi cette dinguerie comme disent les anciens ? Hé bien derrière, c'est du GitLab CE, infogéré par le pôle de compétences Lo

La Forge - Le GitLab public des profs codeurs

Par : Korben ✨
16 septembre 2026 à 09:35

Je ne sais pas si vous êtes déjà tombé dessus, mais le ministère de l'Éducation nationale fait tourner son propre GitLab depuis un petit moment maintenant, il est public, et il s'appelle La Forge des communs numériques éducatifs . Au moment où j'écris ces lignes, il y a dessus 12 896 projets et 15 638 membres dans ce qu'ils appellent "l'atelier".

Alors c'est quoi cette dinguerie comme disent les anciens ? Hé bien derrière, c'est du GitLab CE, infogéré par le pôle de compétences Logiciels Libres (oui, ça existe, et c'est un vrai service de l'Éducation nationale), et classé dans les services partagés d' apps.education.fr .

Les 595 ressources de la ressourcerie, avec les étiquettes de niveau et de discipline sous chaque fiche

Et le plus beau c'est que pour aller fouiller dedans, vous n'avez besoin de rien du tout puisque les dépôts publics s'ouvrent via le navigateur, sans authentification.

Bien sûr, cette grosse dizaine de milliers de dépôts de code bruts, ça ne se visite pas comme ça. Il y a donc une vitrine, nommée la ressourcerie , qui en met en avant un peu moins de 600, triées par niveau, par discipline et par tag et pour la plupart, testables en ligne.

Par contre, pousser du code est un poil plus encadré. Pour cela, le personnel du ministère doivent avec leur compte Apps, et tous les autres, profs retraités, universitaires, Inria, boîtes de l'EdTech, associations, et j'en passe, passent par un second annuaire avec validation préalable.

Donc non, vous ne pourrez pas y déposer votre side-project éducatif du week-end, mais si votre truc sert vraiment à des profs, la porte n'est pas fermée...

Là-dessus l'Éducation nationale n'est pas toute seule, puisque les Pays-Bas ont également monté leur forge de code , où une cinquantaine d'administrations et de communes publient déjà.

Et l'IA là-dedans ?

Hé bien c'est complètement décomplexée et tant mieux ! Le catalogue a 7 tags officiels rien que pour ça, de "IA chatbot" à "IA prompt" en passant par "IA LLM souverain", et 48 fiches en font partie. Ce n'est donc pas la majorité du catalogue, mais il y a quand même un projet nommé EduVaibe dont le boulot est de "générer, étape par étape, un prompt complet à coller dans une IA pour créer des applications numériques éducatives".

Le truc le plus utile du lot, je trouve, même quand on n'a aucune classe à gérer, c'est ChatMD . Vous forkez le dépôt, vous remplacez le contenu d'index.md par vos propres réponses écrites en Markdown, et votre agent conversationnel bien à vous est ensuite accessible à partir d'une simple URL. Le tout est sous licence MIT bien sûr !

Maintenant derrière une bonne partie de ces dépôts, il y a un prof tout seul qui bricole sur son temps libre, et malheureusement, le jour où il abandonne, le projet s'arrête. Mais la bonne nouvelle c'est que la Forge rétribue chaque année quelques profs pour justement les soutenir dans leurs projet.

C'est maigre à l'échelle d'un ministère, je vous l'accorde, mais c'est quand même mieux que rien. Voilà, en attendant, je vous invite à y faire un tour ! Vous y trouverez peut-être des choses intéressantes.

Merci à Sylvain Bruyère pour le lien !

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  • Il finit en prison à cause d'un underscore
    Dans la série, "Il n'y a pas que chez nous que la police fait mal son travail", aujourd'hui, je vous emmène rire avec la police canadienne qui a fait une boulette, mais alors comme jamais j'en ai vu. Et cela bien sûr avec la complicité de la justice, parce que sinon ce serait pas drôle. En fait, il y a un Canadien qui vient de passer 18 mois en taule pour pédopornographie sur la messagerie Kik. À l'origine, le suspect dans cette affaire avait le nom d'utilisateur "fus__ro_dah". Fus Ro Dah ça vie

Il finit en prison à cause d'un underscore

Par : Korben ✨
30 juillet 2026 à 19:37

Dans la série, "Il n'y a pas que chez nous que la police fait mal son travail", aujourd'hui, je vous emmène rire avec la police canadienne qui a fait une boulette, mais alors comme jamais j'en ai vu. Et cela bien sûr avec la complicité de la justice, parce que sinon ce serait pas drôle.

En fait, il y a un Canadien qui vient de passer 18 mois en taule pour pédopornographie sur la messagerie Kik. À l'origine, le suspect dans cette affaire avait le nom d'utilisateur "fus__ro_dah".

Fus Ro Dah ça vient de The Elder Scrolls V: Skyrim, et ça désigne le cri Unrelenting Force. Ce sont 3 mots de langage draconique : Fus pour la force, Ro pour l'équilibre, Dah pour la poussée et le joueur les hurle pour projeter ses adversaires à l'autre bout de la salle. Fin de ma parenthèse gaming ^^.

Ceux parmi vous qui ont eu la moyenne au brevet des collèges auront remarqué que dans ce pseudo, il y a 3 underscores. Les boomers appellent ça le "tiret du bas", si jamais vous ne savez pas de quoi je parle. Et pas de bol, notre Canadien qui s'appelle Brandon Klayme s'est fait arrêter en 2020 parce qu'il avait le même pseudo.

Enfin, pas tout à fait... Lui, il n'avait que deux underscores dans son pseudo "fus_ro_dah". Alors certes, la police du Wisconsin avait bien relevé "fus__ro_dah" dans les 125 messages extraits du téléphone de la victime, mais la demande envoyée à Kik pour obtenir les données du compte, elle, portait sur "fus_ro_dah". Kik a donc répondu avec l'adresse mail rattachée à ce compte-là, et le reste s'est enchaîné tout seul... Google pour l'adresse IP, Bell Aliant pour l'adresse postale, puis la police de Halifax pour la perquisition.

Donc évidemment, tout ce qui a été collecté en ligne, comme preuve pour l'inculpé, ne lui était absolument pas rattaché. Mais cela n'a pas empêché la justice de le reconnaître coupable en avril 2023 et à le condamner à 18 mois de prison, suivi de 18 mois de probation. Le gars, évidemment, a toujours clamé son innocence, mais peu importe, on sait comment ça marche. Pendant plusieurs jours au tribunal, les procureurs ont passé en revue des tas de preuves contre lui et il a fini par être condamné malgré le fait qu'ils n'aient rien trouvé sur ses appareils électroniques. Une fois encore, la justice fait bien son travail ^^.

Bref, ce petit _ en trop est passé totalement inaperçu...

Jusqu'à ce que les avocats qui travaillent sur son dossier se rendent compte de cette subtile erreur. Alors le 23 juillet, la Cour d'appel de la Nouvelle-Écosse ne s'est pas contentée d'annuler la condamnation. Son jugement prend soin de préciser que ce n'est ni un vice de procédure ni un acquittement au bénéfice du doute et heureusement. Ils reconnaissent que Klayme est "factuellement innocent". Quant au titulaire du compte aux deux underscores, un dénommé Jay, son adresse IP pointe vers la Californie...

Et voilà comment à cause d'un gars qui ne sait pas faire un copier-coller, un gamer Skyrim innocent a passé 18 mois en taule. Évidemment, il a été "décondamné", circulez y'a plus rien à voir.

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  • Une salle de contrôle satellite maison, 100% européenne
    Une salle de contrôle satellite, celle qu'on imagine avec des grands écrans et des ingénieurs en blouse, Clément Igonet en a monté une version perso qui tient sur un seul serveur. Son projet Overwatch affiche 23 satellites qui défilent en temps réel sur un globe. Vous cliquez sur n'importe lequel pour lire, en direct, sa tension de batterie, ses températures et ses courants. Le tout à partir de données 100% ouvertes. Et il y a deux trucs vraiment sympas à regarder ! D'abord, la ba

Une salle de contrôle satellite maison, 100% européenne

Par : Korben ✨
23 juillet 2026 à 12:02

Une salle de contrôle satellite, celle qu'on imagine avec des grands écrans et des ingénieurs en blouse, Clément Igonet en a monté une version perso qui tient sur un seul serveur. Son projet Overwatch affiche 23 satellites qui défilent en temps réel sur un globe. Vous cliquez sur n'importe lequel pour lire, en direct, sa tension de batterie, ses températures et ses courants. Le tout à partir de données 100% ouvertes.

Et il y a deux trucs vraiment sympas à regarder ! D'abord, la batterie de chaque satellite monte et descend selon qu'il passe au soleil ou dans l'ombre de la Terre, et ça se voit direct sur le graphe. Ensuite, pour chaque engin, une carte montre quelles stations au sol l'ont capté : tel satellite entendu depuis Kitakyushu, Buenos Aires et un jardin en Bavière. C'est une vraie photo vivante du réseau de radioamateurs qui écoutent le ciel !

Les positions des engins viennent de CelesTrak, la télémétrie de SatNOGS, le réseau mondial de stations tenues par des radioamateurs bénévoles, et le fond de carte, c'est de l'imagerie Sentinel-2 de Copernicus. C'est un peu comme ce globe temps réel qui agrège avions, navires et radios , sauf qu'ici on écoute des satellites.

Un truc qui m'a surpris, d'ailleurs c'est que sur environ 1700 satellites encore vivants, seulement 23 émettent en clair ET sont vraiment entendus par une antenne. C'est ça l'état réel de la télémétrie satellite ouverte aujourd'hui. J'avais déjà parlé d'un radioamateur qui décode le signal d'une sonde chinoise , et ici c'est la même idée, mais servie sur un joli globe.

Le tout est open source sous licence AGPL, auto-hébergé en Europe, dans la même logique que la stack privacy européenne dont je vous parlais .

La démo est juste ici , amusez-vous bien à cliquer sur tous ces satellites !

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  • La vérif d'âge de l'Europe ridiculisée par une extension Chrome
    Bon, vous le savez, l'Europe tient absolument à savoir votre âge, avant de vous laisser scroller librement sur le net. Alors pour cela, ils ont mis au point une application qui permet de prouver votre âge et qui nous est proposée comme simple à utiliser et respectueuse de notre vie privée. Mais ça c'était sans compter sur Paul Moore , chercheur en sécurité, qui vient à nouveau de l'éclater à l'aide d'une simple extension Chrome... Mais reprenons depuis le début, parce que cette app

La vérif d'âge de l'Europe ridiculisée par une extension Chrome

Par : Korben ✨
15 juillet 2026 à 12:39

Bon, vous le savez, l'Europe tient absolument à savoir votre âge, avant de vous laisser scroller librement sur le net. Alors pour cela, ils ont mis au point une application qui permet de prouver votre âge et qui nous est proposée comme simple à utiliser et respectueuse de notre vie privée.

Mais ça c'était sans compter sur Paul Moore , chercheur en sécurité, qui vient à nouveau de l'éclater à l'aide d'une simple extension Chrome...

Mais reprenons depuis le début, parce que cette appli, c'est le modèle de référence de la Commission européenne pour vérifier qu'un internaute a bien plus de 18 ans, sans avoir à dévoiler qui il est. Développée par un consortium germano-suédois, elle est actuellement en test dans cinq pays dont la France, et vise aujourd'hui surtout le contenu adulte / porno et les jeux d'argent.

Ce 13 juillet, notre bien-aimée Ursula von der Leyen a même annoncé vouloir réutiliser cette infrastructure pour barrer l'accès des plus jeunes aux réseaux sociaux, avec une loi attendue après l'été et un âge minimum autour de 13 ans. "Les réseaux sociaux ne sont pas un jouet", comme elle l'explique !

Et pour arriver à cela, rassurez-vous, l'UE ne va pas stocker la carte d'identité de chaque Européen puisque le principe de ce système de contrôle, c'est de prouver l'âge sans transmettre l'identité.

Enfin, en théorie...

Parce qu'en pratique, c'est un peu la fête du slip ! Déjà il y a le dépôt Github officiel qui prévient tout le monde que c'est une implémentation de référence et absolument pas un truc à déployer en production. Donc en gros démerdez-vous !

Et ensuite, cette application est censée présenter une preuve d'âge à un vérificateur sans avoir à balancer notre identité. Alors ce qu'a fait Paul Moore, c'est qu'il a fabriqué cette preuve directement à partir d'une extension Chrome, et la présenter au vérificateur officiel de la démo. Et comme vous vous en doutez, celui-ci l'a validée comme si de rien n'était

Ça a l'air tellement simple !

En même temps, vu que la clé crypto, c'est une simple clé logicielle P-256 et pas une clé qui est enfermée dans le coffre matériel du téléphone, eh bien c'est assez facile à déjouer. Il n'y a pas besoin de scanner son passeport ou sa carte d'identité, il n'y a aucune reconnaissance faciale, ni aucune attestation matérielle façon Play Integrity pour prouver que ça tourne sur du vrai matos et (rigolez pas) la même preuve peut être rejouée en boucle encore et encore !! Une preuve d'âge peut donc servir 2 fois de suite.

Et puis cette preuve d'identité, elle est à 100% sous le contrôle du client. Donc en gros c'est à l'application installée sur votre téléphone qu'on demande de ne pas tricher. Mais lol.

Pour Moore qui a mis au point ce hack, il n'y aurait aucun patch qui pourrait régler ça. C'est vraiment l'architecture qui est foireuse. Et comme tout repose sur la bonne foi de l'application, eh bien c'est foutu. N'importe qui détourne l'application ou forge sa propre app peut faire croire au vérificateur qu'il a plus de 18 ans.

Pour boucher ce trou, l'Europe dispose de deux pistes : Soit passer par une attestation matérielle en béton, comme celle que Google verrouille via Play Integrity, ce qui recale au passage les gens sous GrapheneOS, Linux et compagnie, ou alors faire de la vraie crypto à divulgation nulle, prévue pourtant dans la spec mais pas branchée dans cette version.

Ce qui est rigolo, c'est que Moore a expliqué sur X avoir codé son proof of concept avec une IA en quelques minutes. Et on n'oublie pas non plus que Bruxelles veut interdire les réseaux sociaux avant 13 ans et a fait passer Chat Control pour scanner nos messages.... Je trouve que ça fait beaucoup de "contrôle" qu'on essaye de déguiser en "protection".

En attendant, ils sont bien ridicules avec leur application de validation d'âge en mousse.

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IA et création : les artistes restent aux commandes

Quand un artiste s'appuie sur l'IA générative, qui est l'auteur ? Plongée dans les nouveaux gestes de la création numérique, avec des chercheurs et des artistes.

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  • DNS4EU refuse de bloquer les sites pirates de la BREIN
    DNS4EU dont je vous ai causé y'a pas longtemps, c'est le service de DNS co-financé par l'UE et opéré par une société tchèque nommée Whalebone. Et bizarrement, depuis des mois, cette société récupère auprès de l'organisation anti-piratage néerlandaise (la BREIN) des listes de sites pirates. Du coup, les utilisateurs commencent à se poser des questions... Pourquoi faire ? Et bien d'après les dernières nouvelles, ils ne s'en servent pas. La BREIN envoie automatiquement sa liste contenant +300 s

DNS4EU refuse de bloquer les sites pirates de la BREIN

Par : Korben ✨
27 juin 2026 à 17:19

DNS4EU dont je vous ai causé y'a pas longtemps, c'est le service de DNS co-financé par l'UE et opéré par une société tchèque nommée Whalebone. Et bizarrement, depuis des mois, cette société récupère auprès de l'organisation anti-piratage néerlandaise (la BREIN) des listes de sites pirates.

Du coup, les utilisateurs commencent à se poser des questions... Pourquoi faire ?

Et bien d'après les dernières nouvelles, ils ne s'en servent pas.

La BREIN envoie automatiquement sa liste contenant +300 sites bloqués vers DNS4EU comme ils le font déjà avec les FAI, et je pense qu'ils voyaient ça comme une bonne astuce pour bloquer un maximum de sites illégaux.

Mais pas de bol, Whalebone a fini par expliquer que comme la BREIN n'était pas une vraie autorité de régulation, bah y'avait aucune raison qu'ils utilisent leur liste pour faire du DNS filtrant. Hé ouiiii.

Vous allez voir la nuance... En fait dans le cadre de l'appel d'offre de la Commission européenne en 2022, il était demandé à ce que le prestataire filtre le contenu illégal "sur base légale", donc sur ordonnance d'un tribunal. Par exemple, ça a déjà été le cas avec la France, qui a ordonné par décision de justice de bloquer certains sites sur DNS4EU .

Mais cette liste de la BREIN s'appuie uniquement sur des décisions de justice obtenues CONTRE les FAI néerlandais et pas contre DNS4EU. Ah ils sont trop malins !

Après côté usage, ça reste un DNS classique avec cinq profils au choix, un qui bloque juste le malware et le phishing, un qui ajoute le blocage des pubs, un avec protection des enfants, la combinaison des deux, et un "unfiltered" sans le moindre filtre (86.54.11.100 si ça vous tente). Le filtrage, c'est vous qui choisissez, les blocages imposés par la justice mis à part.

Et sur les 63 millions de blocages décidés par DNS4EU lui-même, l'écrasante majorité c'est du phishing et des arnaques, pas du téléchargement. On est donc trèèèès loin de ces cinglés de flics du copyright. Pour l'instant en tout cas...

Je dis "pour l'instant" parce qu'actuellement, on est dans un contexte où la justice européenne serre la vis partout, avec par exemple la France qui ordonne aux VPN de filtrer ou encore l' Italie avec son Piracy Shield qui veut faire plier Cloudflare. Mais bon, pour le moment, ce DNS souverain a su dire qui dit "nee" (c'est comme ça qu'on dit "non" en néerlandais) à ces fifous d'ayants droit et pour ça, je les remercie.

Après, un DNS qui propose en option de bloquer ou non les pubs, ça ne me gêne pas une seconde. Mais si un jour c'est pour faire du DNS menteur histoire de faire plaisir aux ayants droit, là ce sera boycott direct pour moi. Bref, je surveille ça de près et je ne manquerai pas de vous tenir au courant.

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  • Fatigue informationnelle - Quand fuir l'actu n'est pas une faiblesse
    Je ne lis pas les médias d'actu, et je ne vais quasiment plus sur les réseaux sociaux. Pas par flemme, mais parce qu'à force, je ne voyais plus le monde QUE par le prisme des mauvaises nouvelles et de la négativité (sans parler de la connerie humaine omniprésente mais ça c'est un autre sujet... lol). Et il se trouve qu'un psychologue de l'université Wilfrid Laurier, Ali Jasemi, vient justement de mettre un peu de science sur ce ras-le-bol que je ressens depuis longtemps. Car si je sature, c'est

Fatigue informationnelle - Quand fuir l'actu n'est pas une faiblesse

Par : Korben ✨
21 juin 2026 à 18:45

Je ne lis pas les médias d'actu, et je ne vais quasiment plus sur les réseaux sociaux. Pas par flemme, mais parce qu'à force, je ne voyais plus le monde QUE par le prisme des mauvaises nouvelles et de la négativité (sans parler de la connerie humaine omniprésente mais ça c'est un autre sujet... lol).

Et il se trouve qu'un psychologue de l'université Wilfrid Laurier, Ali Jasemi, vient justement de mettre un peu de science sur ce ras-le-bol que je ressens depuis longtemps. Car si je sature, c'est pas uniquement à cause des drames relayés par BFM ou France Info.

Il y a aussi toutes ces anecdotes sans intérêt mais négatives au possible, ces vidéos d'agression, ces grosses ou petites injustices, cette haine, ces attaques et tout ce qu'on voit à longueur de journée sur nos réseaux sociaux et qui est imaginé, fabriqué et poussé pour nous faire réagir, nous indigner et faire du clic. Et j'avoue qu'au-delà d'un certain stade, ça devient trèèès compliqué à gérer émotionnellement.

Je suis aussi convaincu qu'au bout d'un moment, soit on s'écroule, soit on se retrouve totalement immunisé à la souffrance des autres ou de la nature.

En me coupant de toute cette merde, j'ai surtout remarqué qu'une information vraiment importante finira toujours par arriver jusqu'à moi. Et si personne autour de moi n'en parle, c'est probablement que ce n'était que du bruit. Comme ça, j'évite la quasi-totalité des faits divers, et bizarrement je me porte plutôt bien.

Et d'après ce qu'explique Jasemi, je ne suis apparemment pas le seul à pratiquer ça puisque les nouvelles générations se débranchent également de plus en plus de l'actualité. Dans son analyse parue sur The Conversation , il explique que la fatigue informationnelle, ce n'est ni de la paresse, ni de la faiblesse, et encore moins un désintérêt des nouvelles générations. C'est, je cite, "la réaction prévisible d'un cerveau humain confronté à un environnement pour lequel il n'a jamais été conçu".

Car le truc, c'est que notre cerveau est précisément câblé pour ça. Pendant des centaines de milliers d'années, le cerveau qui prêtait attention aux menaces, c'était celui qui survivait. Un prédateur planqué dans les fourrés comptait davantage qu'un joli coucher de soleil, sauf qu'aujourd'hui, ce vieux réflexe se fait exploiter à la chaîne par les pros de l'économie de l'attention.

Une étude parue dans Nature Human Behaviour a passé au crible plus de 105 000 titres d'articles, et le résultat est sans appel puisque chaque mot négatif ajouté dans un titre fait grimper le taux de clic d'environ 2,3%. Et les mots positifs, eux, font l'inverse, ils font fuir le lecteur. Donc autant vous dire que tout ce flux de news génère pas mal de "plaisir" pour nos cerveaux déjà bien ramollis et torturés, et qu'on glisse très vite dans cette espèce de transe du scroll infini de la mauvaise nouvelle.

Aujourd'hui, c'est 40% des gens dans le monde qui évitent activement les infos, au moins de temps en temps, contre moins de 30% à la fin des années 2010. Chez les plus accros, ceux que les chercheurs classent en consommation problématique, ce qui représente 16,5% des adultes américains quand même, 61% déclarent se sentir physiquement mal, contre 6% chez les autres.

Et ce n'est pas la première fois que les études tirent la sonnette d'alarme sur notre rapport aux écrans. Il y a vraiment un côté fascination pour les contenus de merde, les contenus violents, dégradants et j'en passe. C'est un problème, même si c'est profondément humain. Et comme pour toutes les addictions, il y a un moment où ça bascule, où c'est elle qui prend les commandes et où vous n'êtes plus celui qui décide.

Après, je ne vais pas vous mentir, se couper totalement de l'info et des sources fiables, ça a un revers chez certaines personnes. En effet, ça peut laisser le champ libre à la désinformation si on ne prend pas soin de choisir ses sources et surtout de les croiser. Les escrocs de la fake news sont nombreux et il est facile de se faire berner quand on n'a pas l'habitude.

C'est humain, et il faut lutter contre ça, même si j'ai un peu l'impression qu'il n'y a pas grand monde qui lutte en ce moment...

Alors si vous saturez vous aussi, sachez que vous n'êtes ni faible ni paresseux. Coupez le robinet, gardez deux ou trois sources que vous avez choisies, et faites confiance au reste... L'important finira toujours par vous trouver.

Source : ScienceDaily

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  • Let's Encrypt - Les sanctions US s'invitent dans le contrat
    Si vous êtes développeur en Iran, à Cuba ou en Corée du Nord, vous venez officiellement de perdre l'accès à Let's Encrypt ! En effet, la version 1.7 du Subscriber Agreement publiée par l'ISRG (Internet Security Research Group), l'organisation derrière le service, est malheureusement entrée en vigueur le 4 juin dernier. Et sur les 8 pages du document, il n'y a qu'un seul ajout, mais il pèse trèèès lourd : section 3.1, un nouveau bullet point oblige maintenant chaque utilisateur à garantir qu'il

Let's Encrypt - Les sanctions US s'invitent dans le contrat

Par : Korben ✨
9 juin 2026 à 16:32

Si vous êtes développeur en Iran, à Cuba ou en Corée du Nord, vous venez officiellement de perdre l'accès à Let's Encrypt !

En effet, la version 1.7 du Subscriber Agreement publiée par l'ISRG (Internet Security Research Group), l'organisation derrière le service, est malheureusement entrée en vigueur le 4 juin dernier. Et sur les 8 pages du document, il n'y a qu'un seul ajout, mais il pèse trèèès lourd : section 3.1, un nouveau bullet point oblige maintenant chaque utilisateur à garantir qu'il "n'est pas localisé, organisé sous les lois de, ou résident dans un pays cible de sanctions américaines complètes".

En pratique, la liste OFAC des juridictions sous sanctions globales actuelles couvre Cuba, l'Iran, la Corée du Nord, et les zones occupées de Crimée, Donetsk et Lougansk (la Syrie en a été retirée fin 2025 ce qui montre bien à quel point ce périmètre peut évoluer rapidement).

Et le couperet ne tombe pas que sur des États-paria abstraits puisque ONG d'aide humanitaire, journalistes, universités, et tout le monde qui travaille ou vit dans ces zones perd le service. Du coup, pour récupérer un certificat HTTPS gratuit, vous devez maintenant signer une clause d'embargo. Plusieurs utilisateurs rapportent également que des certificats de sites russes auraient déjà été révoqués au cours des derniers mois, sans préavis officiel de l'ISRG...

Le piège, c'est la section 2.2 du contrat, intacte depuis longtemps mais qui prend un sens tout neuf : l'agrément reste en vigueur tant que vous possédez un seul certificat valide. Cela veut dire qu'une violation potentielle sur UN certificat peut donc, en théorie, déclencher une révocation en cascade de TOUS les autres, un peu comme un crédit immobilier où une mensualité ratée rendrait tout le contrat caduque...

Je vous laisse imaginer la tronche d'un hébergeur qui gère mille sites le jour où ça tombe et qui crée des certificats Let's Encrypt pour ses clients... La section 4.2 énumère onze motifs de révocation activables "à la seule discrétion" de l'ISRG, dont la violation de l'agrément et un joli fourre-tout "d'autres motifs raisonnables et légaux".

Notez que l'ISRG est domiciliée à San Jose, en Californie et que tous les CA américains (DigiCert, Sectigo, GlobalSign US) sont déjà soumis aux mêmes obligations OFAC depuis toujours, donc c'est pas vraiment non plus une surprise... Mais ça tombe toujours mal ce genre de conneries.

Maintenant, côté alternatives, si vous voulez sortir de la juridiction US, y'a pas grand chose... Je me souviens de ZeroSSL qui ressemblait à une option européenne mais qui a été racheté début 2024 par HID Global (filiale du suédois Assa Abloy, basée au Texas... donc aux Etats-Unis), donc soumis aux mêmes obligations OFAC à terme. Après vous avez peut-être des services à me recommander ? Sinon il faudra passer par des certificats payants.

Bref, le HTTPS gratuit a toujours eu un drapeau, mais on faisait juste semblant de l'oublier...

Data centers à Marseille : entre hub mondial et luttes locales

À Marseille et sa métropole, les projets de data centers fleurissent. La contestation locale s’organise. De Gardanne à Bouc-Bel-Air en passant par les Pennes-Mirabeau et Marseille nord. Reportage.

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Courrier à madame la présidente de Quimper Bretagne Occidentale (QBO) sur les dépendances numériques extra-européennes

Le collectif Linux Quimper vient d'envoyer un courriel à madame la présidente de la Communauté d'agglomération de Quimper Bretagne Occidentale (QBO) pour lui proposer d'engager une étude sur les dépendances numériques extra-européennes qui pourraient exister dans les services de QBO afin de trouver des solutions européennes de remplacement comme l'a demandé l'État français à ses ministères lors du séminaire interministériel du 8 avril 2026

Courriel adressé à madame la présidente de la communauté d'agglomération de Quimper Bretagne Occidentale (QBO) par Linux Quimper, collectif quimpérois de défense et de promotion des logiciels libres

Objet : Proposition d’étude sur les dépendances numériques extra-européennes

Madame la Présidente de QBO,

À la suite du séminaire interministériel (1) du mercredi 8 avril 2026, consacré notamment à la réduction des dépendances numériques extra-européennes, nous souhaitons attirer votre attention sur l’intérêt qu’une telle démarche pourrait également présenter à l’échelle de notre agglomération.

Notre collectif qui participe depuis 2006 à la promotion des logiciels libres et de Linux en particulier, sur Quimper et ses environs, suit avec attention les enjeux liés à la souveraineté numérique, à la maîtrise des coûts et à la pérennité des systèmes d’exploitation et des logiciels. Dans un contexte de fortes évolutions technologiques et de dépendances parfois peu visibles, il nous paraît utile qu’une collectivité puisse disposer d’une vision claire et partagée de ses propres dépendances numériques.

Dans cet esprit, nous nous permettons de suggérer que Quimper Bretagne Occidentale puisse engager une étude portant sur les dépendances numériques extra-européennes de ses services comme précisées dans le compte-rendu du séminaire interministériel : poste de travail, outils collaboratifs, antivirus, intelligence artificielle, bases de données, virtualisation et équipements réseau. Une telle démarche permettrait de dresser un état des lieux objectif, d’identifier les points de vulnérabilité éventuels et de dégager des pistes d’évolution adaptées aux besoins de la collectivité.

Cette réflexion pourrait, à terme, permettre de définir un objectif chiffré de réduction de ces dépendances, accompagné d’un calendrier progressif et réaliste. Elle offrirait également l’occasion de valoriser les solutions ouvertes, interopérables et maîtrisées, dans une logique de continuité de service et d’efficacité budgétaire.

Dans un esprit de transparence et de dialogue, nous vous serions reconnaissants de veiller à ce que l’évolution de cette réflexion fasse l’objet d’une information accessible aux citoyennes et citoyens.

Nous restons à votre disposition pour, si nécessaire, vous apporter des explications complémentaires.

Nous vous prions d’agréer, Madame la Présidente de QBO, l’expression de notre considération distinguée.

pour Linux Quimper, collectif Quimpérois de défense et de promotion des Logiciels Libres,
https://linuxquimper.org/
contact at linuxquimper.org

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  • wg-obfuscator - Faire passer WireGuard pour de la visioconf
    Si vous faites tourner WireGuard depuis un réseau filtré par DPI (Genre en Russie, Iran, Chine, et autres pays défenseurs de la libertéééé (non)), vous avez sans doute remarqué que les tunnels tombent rapidement. En effet, les signatures des protocoles et notamment du protocole WireGuard sont devenues facilement identifiables. Les filtres modernes de censure sont ainsi capable de les bloquer en quelques secondes. C'est pour ça que wg-obfuscator , sorti par Alexey Cluster (le dev derrière le mod

wg-obfuscator - Faire passer WireGuard pour de la visioconf

Par : Korben ✨
6 mai 2026 à 10:00

Si vous faites tourner WireGuard depuis un réseau filtré par DPI (Genre en Russie, Iran, Chine, et autres pays défenseurs de la libertéééé (non)), vous avez sans doute remarqué que les tunnels tombent rapidement. En effet, les signatures des protocoles et notamment du protocole WireGuard sont devenues facilement identifiables. Les filtres modernes de censure sont ainsi capable de les bloquer en quelques secondes. C'est pour ça que wg-obfuscator , sorti par Alexey Cluster (le dev derrière le mod hakchi de la NES Classic Mini dont je vous parlais en 2017), m'a tapé dans l'œil.

Concrètement, c'est un petit proxy en C qui se glisse entre votre WireGuard et le réseau. Vous le lancez aux deux bouts du tunnel, et lui déguise les paquets pour qu'ils ressemblent à du STUN (le protocole utilisé par les outils de visioconf, rarement bloqué) ou à un flux random pas reconnaissable. WireGuard continue ainsi de tourner sans aucune modification...

C'est vraiment bien fichu son truc et surtout, par rapport à AmneziaWG (un célèbre fork de WireGuard souvent cité comme référence en obfuscation), hé bien y'a juste un binaire à rajouter, alors que AmneziaWG, lui, modifie TOUT le protocole. Il faut donc remplacer les client ET le serveur ce qui est bien relou.

Comme wg-obfuscator se contente uniquement de faire le proxy, vous gardez votre setup WireGuard classique et donc ça fonctionnera partout... Sur OpenWrt, MikroTik avec RouterOS 7.4+ sur ARM64/x86_64 via Docker, NixOS, Android, ou un simple Raspberry.

Par contre, l'outil utilise une clé symétrique en texte clair donc c'est pas du chiffrement fort, mais du camouflage.

Côté config, on est sur du fichier INI tout simple :

[main]
source-lport = 13255
target = 10.13.1.100:13255
key = votre_secret
masking = STUN
verbose = 2

Après c'est pas dit dans la doc mais je pense que c'est compatible IPv4 seulement... Donc oubliez l'IPv6 pour le moment. Ensuite il faut les deux extrémités sous votre contrôle, donc oubliez les VPN commerciaux type NordVPN ou ProtonVPN tant qu'ils ne déploient pas wg-obfuscator côté serveur.

Ah et un dernier détail qui vaut le coup d'être noté, c'est le mode two-way avec static-bindings. En fait si vos deux peers ont une IP publique, vous pouvez parfaitement configurer à la main vos mappings NAT pour permettre à chacun d'initier la connexion, sans dépendre d'un serveur central.

A découvrir ici !

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  • Banques en ligne : l’authentification forte doit-elle imposer Android ou iPhone ?
    L’obligation croissante d’utiliser une application mobile bancaire pour valider des opérations sensibles devient un problème bien réel pour une partie des usagers : personnes sans smartphone, téléphones trop anciens, appareils non compatibles, ou encore systèmes alternatifs et dégooglisés. Le sujet n’est pas seulement bancaire. Il touche aussi aux logiciels libres, à la liberté de choix technique, et plus largement à l’exclusion numérique. Lorsqu’une opération essentielle ne peut plus être vali

Banques en ligne : l’authentification forte doit-elle imposer Android ou iPhone ?

26 avril 2026 à 16:37

L’obligation croissante d’utiliser une application mobile bancaire pour valider des opérations sensibles devient un problème bien réel pour une partie des usagers : personnes sans smartphone, téléphones trop anciens, appareils non compatibles, ou encore systèmes alternatifs et dégooglisés.

Le sujet n’est pas seulement bancaire. Il touche aussi aux logiciels libres, à la liberté de choix technique, et plus largement à l’exclusion numérique. Lorsqu’une opération essentielle ne peut plus être validée que depuis une application propriétaire distribuée dans les écosystèmes de Google ou d’Apple, l’accès au service dépend alors d’un canal technique unique.

Le cas de BoursoBank a récemment relancé la discussion sur LinuxFr. Dans mon cas, lors d’opérations sécurisées, l’interface web m’a renvoyé vers l’application mobile comme unique moyen de validation. Certaines pages d’aide de la banque évoquent pourtant des solutions alternatives ou de secours, mais le service client m’a indiqué aujourd’hui qu’il n’existait en pratique pas d’autre moyen de valider ces opérations sans l’application mobile.

C’est précisément ce décalage entre la communication affichée, l’expérience réelle et la réponse du support qui pose problème. Il laisse l’usager dans une situation d’incertitude, y compris lorsqu’il cherche à quitter ce modèle pour une autre banque, sans garantie de ne pas retrouver la même contrainte quelques mois plus tard.

Cette évolution interroge : pourquoi ne pas proposer systématiquement des alternatives robustes, comme un second facteur indépendant de l’application mobile ?

Dans ce contexte, une pétition a été lancée pour demander que les banques opérant en France proposent au moins une méthode de validation forte utilisable sans application mobile imposée. Elle met en avant un principe simple : une banque peut être sécurisée sans réserver de fait ses services aux smartphones Google ou Apple.

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  • 8 liseuses KINDLE seront débranchées par AMAZON en mai 2026 - Quelles alternatives FOSS?
    À partir du 20 mai 2026, Amazon mettra fin au support de huit modèles de liseuses Kindle et de certaines tablettes Kindle Fire commercialisées entre 2007 et 2012. C'est l'occasion de réviser et partager entre nous toutes les solutions FOSS en 2026 pour lire, stocker et partager des ouvrages électroniques multimédias sans se faire piéger par les solutions propriétaires. À vos claviers pour les commentaires ! lien nᵒ 1 : Amazon mettra fin au support de 8 liseuses Kindle le mois prochain : la vôt

8 liseuses KINDLE seront débranchées par AMAZON en mai 2026 - Quelles alternatives FOSS?

À partir du 20 mai 2026, Amazon mettra fin au support de huit modèles de liseuses Kindle et de certaines tablettes Kindle Fire commercialisées entre 2007 et 2012.

C'est l'occasion de réviser et partager entre nous toutes les solutions FOSS en 2026 pour lire, stocker et partager des ouvrages électroniques multimédias sans se faire piéger par les solutions propriétaires. À vos claviers pour les commentaires !

Ces appareils ne pourront plus accéder à la boutique Kindle pour acheter, emprunter ou télécharger de nouveaux livres ou contenus. Amazon justifie cette décision par l’évolution technologique et le fait que ces modèles ont été pris en charge pendant au moins 14 ans, voire 18 ans pour certains.

Modèles concernés : Les liseuses Kindle et tablettes Kindle Fire de 2012 ou antérieures. Après cette date, il sera impossible d’ajouter de nouveaux livres sur ces appareils, et en cas de réinitialisation ou de déconnexion du compte Amazon, ils ne pourront plus être réenregistrés. Amazon annonce qu'une réduction de 20 % sur l’achat d’un nouveau modèle sera proposée aux utilisateurs concernés, ainsi qu’un crédit pour l’achat de livres électroniques.

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  • Cette horloge numérique est entièrement fabriquée à la main, avec du fil de laiton
    Un maker connu sous le pseudo ALTco a construit une horloge numérique sans le moindre circuit imprimé. Six mètres de fil de laiton, des puces logiques des années 70 et des afficheurs sept segments : le résultat est une sculpture électronique franchement canon. Six mètres de laiton et zéro circuit imprimé Le projet est aussi simple à décrire que fou à réaliser. ALTco avait sous la main un kit d'horloge numérique avec ses circuits imprimés fournis, mais il a décidé de tout jeter pour reconstruire

Cette horloge numérique est entièrement fabriquée à la main, avec du fil de laiton

Par : Korben
26 mars 2026 à 16:31

Un maker connu sous le pseudo ALTco a construit une horloge numérique sans le moindre circuit imprimé. Six mètres de fil de laiton, des puces logiques des années 70 et des afficheurs sept segments : le résultat est une sculpture électronique franchement canon.

Six mètres de laiton et zéro circuit imprimé

Le projet est aussi simple à décrire que fou à réaliser. ALTco avait sous la main un kit d'horloge numérique avec ses circuits imprimés fournis, mais il a décidé de tout jeter pour reconstruire le circuit en freeform, c'est-à-dire en suspendant chaque composant dans les airs, reliés entre eux par du fil de laiton.

Six mètres de fil au total, pliés, soudés, entrelacés pièce par pièce. La structure tient grâce à des barres de bus qui servent de support aux sockets des afficheurs sept segments et de leurs modules. Le tout sans plan préétabli, en improvisant au fur et à mesure.

Des puces logiques comme en 1975

Alors que la plupart des horloges numériques actuelles tournent avec un simple microcontrôleur, ALTco a fait le choix d'utiliser une architecture des années 70.

On retrouve un oscillateur à quartz qui alimente une chaîne de diviseurs, et des compteurs qui pilotent les afficheurs. Quelques astuces de conception permettent de réduire le nombre de puces, des techniques que les ingénieurs de l'époque connaissaient bien. Il a aussi ajouté un encodeur rotatif pour régler l'heure, ce qui rajoute de la circuiterie mais rend l'objet utilisable au quotidien.

L'art du circuit sans filet

Ce type de création porte un nom : la sculpture de circuit. Le principe est de construire un appareil électronique fonctionnel où les composants et les fils deviennent eux-mêmes l'esthétique de l'objet.

Pas de boîtier, pas de carte, tout est visible. Mohit Bhoite, designer chez Particle, est l'un des noms les plus connus dans ce domaine, avec ses créations en fil de laiton qui vont de l'horloge de chevet au jeu Snake portable.

Difficile de ne pas être impressionné. On parle d'un objet entièrement fonctionnel, construit fil après fil sans schéma, avec une électronique qui date d'avant le premier Star Wars.

Le rendu est magnifique, et on imagine bien les heures de soudure et de patience que ça représente. Bon par contre, on ne va pas se mentir, c'est clairement un projet pour les fondus d'électronique.

Mais c'est aussi ce qui en fait tout le charme : à une époque où tout le monde colle un ESP32 sur un breadboard et appelle ça du bricolage, voir quelqu'un repartir de zéro avec du laiton et un fer à souder, ça fait du bien.

Source : Hackaday

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  • led.run - Transformez n'importe quel écran en panneau LED
    Transformer n'importe quel écran en panneau LED géant, avec juste une URL... ça vous chauffe ? C'est en tout cas ce que propose led.run , un petit outil open source sous licence MIT qui fait le taf sans avoir besoin d'installer quoi que ce soit. En gros, vous tapez votre texte directement dans l'URL, genre led.run/KORBEN JE T'AIME et hop, votre navigateur affiche un gros panneau lumineux comme ce qu'on retrouve dans les concerts ou dans les vitrines de magasin. Et ça tourne dans n'importe quel n

led.run - Transformez n'importe quel écran en panneau LED

Par : Korben
12 février 2026 à 14:42

Transformer n'importe quel écran en panneau LED géant, avec juste une URL... ça vous chauffe ? C'est en tout cas ce que propose led.run , un petit outil open source sous licence MIT qui fait le taf sans avoir besoin d'installer quoi que ce soit.

En gros, vous tapez votre texte directement dans l'URL, genre led.run/KORBEN JE T'AIME et hop, votre navigateur affiche un gros panneau lumineux comme ce qu'on retrouve dans les concerts ou dans les vitrines de magasin.

Et ça tourne dans n'importe quel navigateur (même celui de votre grille-pain connecté).

led.run en action avec le thème par défaut - sobre mais efficace

Le truc sympa, c'est qu'il y a une vingtaine de thèmes disponibles. Du néon qui clignote au style rétro avec des scanlines façon vieux moniteur CRT, en passant par un mode "panneau routier", un effet feu d'artifice ou encore une ambiance Shibuya sous la pluie. Y'a même un thème "bois artisanal" pour ceux qui veulent faire chic. Attention par contre, sur un vieux smartphone certains effets un peu chargés peuvent ramer.

Et tout se paramètre via l'URL. Vous voulez du texte rouge ? Ajoutez ?c=ff0000. Un fond blanc semi-transparent ? ?bg=40ffffff. Du défilement vers la droite à vitesse turbo ? ?speed=120&dir=right. C'est super car avec ça vous pouvez automatiser plein de trucs. Par exemple je me ferais bien un panneau d'affichage au dessus de la porte du bureau pour dire aux enfants de pas débouler en plein pendant mes lives Twitch (oui c'est les vacances en ce moment...).

Vive l'éducation positive !

D'ailleurs, l'outil détecte automatiquement si votre texte est court ou long. Dix caractères ou moins, ça s'affiche en mode panneau statique. Au-delà, ça défile tout seul. En fait c'est plutôt bien foutu, sauf si vous voulez un long texte en statique... dans ce cas, forcez avec ?mode=sign ou ?mode=flow.

Voilà c'est parfait pour transformer un vieil iPad ou une tablette Android en enseigne de bar ("HAPPY HOUR JUSQU'À 21H"), brandir votre téléphone en mode pancarte à un concert pour dire à Taylor Swift que vous voulez l'épouser, ou afficher un "NE PAS DÉRANGER ON BRASSE DU VENT" sur l'écran de la salle de réunion.

Voilà voilà. Si vous avez une vieille tablette qui traîne, vous savez quoi en faire maintenant.

C'est sur GitHub !

Merci à Lorenper pour la découverte !

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  • Bruxelles veut (enfin !!) miser sur l'Open Source pour se libérer des GAFAMs
    Alors ça c'est la news du jour ! C'est pas trop tôt ! Bruxelles passe enfin à la vitesse supérieure et réalise que confier une partie critique de sa souveraineté numérique à des acteurs extérieurs n'était peut-être pas l'idée du siècle. Vieux motard que j'aimais comme disait ma grand-mère. Le QG de ceux qui viennent de comprendre l'intérêt du libre La Commission européenne vient de lancer ce qu'elle appelle un "Appel à contributions" (ou Call for Evidence en angliche) autour de l'Open Source. E

Bruxelles veut (enfin !!) miser sur l'Open Source pour se libérer des GAFAMs

Par : Korben
14 janvier 2026 à 08:26

Alors ça c'est la news du jour ! C'est pas trop tôt !

Bruxelles passe enfin à la vitesse supérieure et réalise que confier une partie critique de sa souveraineté numérique à des acteurs extérieurs n'était peut-être pas l'idée du siècle. Vieux motard que j'aimais comme disait ma grand-mère.

Le QG de ceux qui viennent de comprendre l'intérêt du libre

La Commission européenne vient de lancer ce qu'elle appelle un "Appel à contributions" (ou Call for Evidence en angliche) autour de l'Open Source. Et attention, l'idée c'est pas juste d'utiliser VLC ou LibreOffice sur les PC des fonctionnaires mais carrément de revoir la stratégie 2020-2023 pour faire de l'open source une véritable infrastructure essentielle pour l'Europe.

En gros, selon la Commission, 70 à 90 % du code de l'économie numérique repose sur des briques open source sauf que la valeur commerciale et stratégique de tout ça, file trop souvent hors de l'UE, chez nos amis les géants américains de la tech. Du coup, ça part vite en dépendance technologique, risques sur la supply chain, souveraineté en carton... la totale.

L'objectif est donc de préparer une stratégie sur les "Écosystèmes Numériques Ouverts Européens" qui est un joli nom pour dire qu'on veut arrêter d'être les dindons de la farce et qu'on veut réduire notre dépendance. Sécurité, résilience, indépendance... les mots-clés sont lâchés.

Maintenant si vous voulez mon avis, c'est une excellente nouvelle (même si j'aurais aimé lire ça il y a 10 ans) car l'Europe a un vivier de développeurs incroyable, mais on a trop souvent laissé nos pépites se faire racheter ou vampiriser. D'ailleurs, si le sujet de la souveraineté tech vous intéresse, jetez un oeil à mon article sur l'initiative Go European qui listait déjà des alternatives bien de chez nous.

La consultation court du 6 janvier au 3 février 2026 (jusqu'à minuit). C'est court, mais c'est le moment ou jamais de l'ouvrir si vous êtes développeur, entrepreneur ou juste un citoyen concerné par le fait que nos données ne soient pas totalement sous contrôle étranger.

Bref, à vous de jouer si vous voulez que ça bouge.

C'est par là si ça vous tente : La consultation officielle .

Source

« Celebrity art » : les stars d'Hollywood à l'assaut des galeries d'art

Adrien Brody vend ses toiles 425 000 dollars, Robbie Williams expose au Moco Museum : le celebrity art n'est plus un side-project, mais un marché.

L’article « Celebrity art » : les stars d'Hollywood à l'assaut des galeries d'art est apparu en premier sur L'ADN.

  • ✇Korben
  • Ce mec héberge son site web sur un vieux smartphone
    Vous avez surement un vieux smartphone qui traîne au fond d’un tiroir, non ? Bah au lieu de le laisser pourrir ou de le balancer à la déchetterie, pourquoi ne pas en faire un vrai serveur web ? Je sais ce que vous pensez… Ce mec est fou. Et pourtant, c’est exactement ce qu’a fait Louis Merlin avec son projet Far Computer . Son site tourne littéralement sur un Fairphone 2 posé dans un tiroir, avec PostmarketOS comme système d’exploitation. Le site affiche en temps réel les stats de la machine don

Ce mec héberge son site web sur un vieux smartphone

Par : Korben
26 novembre 2025 à 06:40

Vous avez surement un vieux smartphone qui traîne au fond d’un tiroir, non ? Bah au lieu de le laisser pourrir ou de le balancer à la déchetterie, pourquoi ne pas en faire un vrai serveur web ?

Je sais ce que vous pensez… Ce mec est fou. Et pourtant, c’est exactement ce qu’a fait Louis Merlin avec son projet Far Computer . Son site tourne littéralement sur un Fairphone 2 posé dans un tiroir, avec PostmarketOS comme système d’exploitation. Le site affiche en temps réel les stats de la machine donc au moment où j’écris ces lignes, 5% de CPU, 280 Mo de RAM utilisés sur 1.8 Go disponibles… C’est presque de la puissance gâchée pour servir quelques pages statiques, mdr.

Ce projet s’inscrit dans cette mouvance du “sustainable computing” où l’idée c’est de donner une seconde vie aux appareils qu’on jette après 2-3 ans alors qu’ils ont encore plein de ressources à offrir. D’ailleurs, PostmarketOS est parfait pour ça puisque c’est une vraie distrib Linux basée sur Alpine, ultra légère, et qui supporte plus de 200 appareils différents, des vos vieux Nokia N900 aux tablettes en passant par les liseuses…

D’ailleurs le guide d’installation dispo sur far.computer/how-to est hyper bien fait si vous voulez vous lancer. En gros vous avez besoin d’un PC Linux (ou une VM), vous installez pmbootstrap, vous flashez le téléphone en mode bootloader, et hop, une fois PostmarketOS installé, vous vous connectez en SSH, vous configurez le WiFi avec nmcli, vous créez votre dossier /var/www/html/, vous lancez httpd et voilà. Votre vieux téléphone est devenu un serveur web.

Alors bien sûr, pour mon site avec son million de visiteurs uniques par mois, ça le ferait moyen et faudrait quand même coller un CDN devant pour encaisser la charge, mais pour un projet perso, un blog à faible trafic, une API interne ou juste pour le plaisir de dire aux inconnus dans la rue, “Hey bonjour, on ne se connait pas mais mon site tourne sur un téléphone”, c’est vraiment cool (et un peu creepy).

Certains vont même plus loin en montant des clusters Kubernetes avec plusieurs vieux smartphones . Quand on sait que ces machins ont souvent des specs supérieures à un Raspberry Pi et qu’ils consomment que dalle en électricité, je me dis qu’il y a vraiment un truc à explorer.

Point important à garder en tête quand même, évitez de laisser le téléphone branché en permanence sur le chargeur car les batteries n’aiment pas trop ça, et ça peut finir en feu de joie improvisé. Idéalement faut virer la batterie si c’est possible ou mettre en place une gestion de charge intelligente.

Le code source du projet Far Computer est dispo sous licence CC BY-NC-SA 4.0 donc vous pouvez vous en inspirer, le modifier, le partager… tant que c’est pas pour du commercial bien sûr et que vous gardez la même licence.

Voilà, vous savez ce qu’il vous reste à faire si vous avez des vieux smartphones qui prennent la poussière.

Laurent Le Bon, président du Centre Pompidou : « Il faut que tout change pour que rien ne change »

Une ultime fête incandescente, et puis s'en va : avec Because Beaubourg, le Centre Pompidou a refermé ses portes pour cinq ans de rénovation. Son président Laurent Le Bon transforme cette contrainte en opportunité avec le programme Constellation.

L’article Laurent Le Bon, président du Centre Pompidou : « Il faut que tout change pour que rien ne change » est apparu en premier sur L'ADN.

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  • Il a retrouvé les créateurs de la pub anti-piratage la plus célèbre
    Cette pub, vous l’avez tous vue. “Voler une voiture ? Jamais ! Le piratage, c’est du vol.” Cette putain de pub qui passait en boucle sur TOUS les DVD entre 2004 et la fin des années 2000 et j’sais pas si vous vous souvenez mais elle était impossible à zapper. Obligé de se la taper avant de regarder un Matrix ou un Spider-Man fraichement acheté alors que pendant ce temps, votre pote qui avait téléchargé le film la veille sur eMule, lui, il n’avait pas à subir cette agression audiovisuelle (j’étai

Il a retrouvé les créateurs de la pub anti-piratage la plus célèbre

Par : Korben
10 novembre 2025 à 09:42

Cette pub, vous l’avez tous vue. “Voler une voiture ? Jamais ! Le piratage, c’est du vol.” Cette putain de pub qui passait en boucle sur TOUS les DVD entre 2004 et la fin des années 2000 et j’sais pas si vous vous souvenez mais elle était impossible à zapper. Obligé de se la taper avant de regarder un Matrix ou un Spider-Man fraichement acheté alors que pendant ce temps, votre pote qui avait téléchargé le film la veille sur eMule, lui, il n’avait pas à subir cette agression audiovisuelle (j’étais ce pote ^^).

Mais le truc dingue c’est qu’à l’époque, personne ne savait qui avait créé cette pub. Pas de crédits, pas de noms. Que dalle, un peu comme si c’était un objet tombé du ciel, généré spontanément par la colère divine d’Hollywood contre Napster et Kazaa.

C’est pour tenter de lever un peu ce voile du mystère que le youtubeur Nicolas Delage a passé 2 années à enquêter sur cette pub de 30 secondes. Et vous allez voir, le résultat est à la hauteur des espérance.

Car oui, Nicolas a retrouvé tout le monde. [spoiler alert !] Le créateur, Ricky Mintz, qui bossait chez Warner Bros dans un département appelé “Idea Place” (dont la mission était de créer des pubs en interne), le scénariste, John Helms, le graphiste, Scott Elman, qui a designé tous ces textes agressifs qui flashent à l’écran. Et même le monteur, Terry Paul, qui avait bossé avec Saul Bass sur Casino.

Et la production, c’était du lourd… Tournage aux studios Paramount à Los Angeles avec un financement par la Motion Picture Association, les 7 plus gros studios hollywoodiens (Paramount, MGM, Sony, Universal, Disney, Warner, Fox), et la National Association of Theater Owners. Tout ce beau monde qui a l’époque s’est mis d’accord sur un message simple : le piratage, c’est comme voler une voiture ou un sac à main.

Sauf que voilà… Ce qui devait faire peur aux téléchargeurs est devenu le mème le plus viral de l’histoire du cinéma. “You wouldn’t download a car” (alors que la pub dit “You wouldn’t steal a car”, mais on s’en fout, le mème a pris le dessus), avec des milliers de remix, des parodies et même des tatouages. Oui, des gens se sont fait tatouer le logo de cette pub…

Warner Bros a donc dépensé des millions pour créer un spot professionnel destiné à effrayer les pirates… et a créé finalement l’un des contenus les plus piraté, remixé, moqué et téléchargé de l’histoire d’internet. C’est vraiment un truc qui a marqué toute une génération. Des gens ont même dit à Nicolas, que la pub les terrifiait quand ils étaient gamins. C’était votre cas d’ailleurs ??

Aujourd’hui, on pourrait faire exactement la même pub aujourd’hui pour lutter contre l’IA générative. “Vous ne voleriez pas une œuvre d’art ? L’IA générative, c’est du vol.”

Sauf que pour le moment, c’est 100% légal alors qu’au fond, c’est le même combat avec juste une technologie différente. Les deux sont (ou étaient) considérés comme “pas vraiment du vol” par ceux qui les pratiquent, et comme “du vol pur et simple” par ceux qui en souffrent.

En 2004, Hollywood a répondu par la peur et la répression alors qu’en 2025, l’industrie créative n’a même pas encore vraiment compris qu’elle s’était faite baiser…

Un grand merci à Letsar pour m’avoir partagé cette vidéo.

  • ✇Korben
  • Protégez toute votre vie numérique en 15 minutes (et économisez jusqu’à 88 %) grâce à Surfshark One
    – Article en partenariat avec Surfshark – Marre de jongler entre le VPN du boulot, l’antivirus familial et la tonne d’extensions anti-pub ou anti-fuites sur chacun de vos navigateurs ? Surfshark propose avec One et One+ un raccourci radical. Tout ce qu’il faut pour sécuriser ses appareils, son identité et son surf, directement dans un abonnement (que je vous conseille de ne pas rater pendant la période du Black Friday, vu les tarifs…). À force de partager, télécharger, bosser et communiquer part

Protégez toute votre vie numérique en 15 minutes (et économisez jusqu’à 88 %) grâce à Surfshark One

Par : Korben
30 octobre 2025 à 06:46
– Article en partenariat avec Surfshark –

Marre de jongler entre le VPN du boulot, l’antivirus familial et la tonne d’extensions anti-pub ou anti-fuites sur chacun de vos navigateurs ? Surfshark propose avec One et One+ un raccourci radical. Tout ce qu’il faut pour sécuriser ses appareils, son identité et son surf, directement dans un abonnement (que je vous conseille de ne pas rater pendant la période du Black Friday, vu les tarifs…).

À force de partager, télécharger, bosser et communiquer partout, le classique antivirus + VPN ne suffit plus. Bases de données commerciales, fuites de mot de passe, spams, arnaques et pop-ups font désormais partie du décor. Surfshark One fait le pari de la suite compacte : VPN puissant, antivirus, moteur de recherche privé, alerte de fuite de données, générateur d’identité alternative… et depuis quelques jours, blocage intelligent des contenus risqués ou polluants (plus d’infos plus tard).

Les briques majeures de Surfshark One

  • Le VPN : un réseau de plus de 3200 4500+ serveurs RAM répartis dans une centaine de pays (ils ont ajouté plus de 1200 serveurs ces dernières semaines), un chiffrement AES-256 et ChaCha réputé … c’est rapide et sécurisé. Et surtout  il permet un nombre de connexions simultanées illimitées pour tous vos appareils, à vie. Split tunneling, Kill Switch, IP tournante et MultiHop inclus pour l’utilisateur avancé.
  • L’antivirus : il offre une protection en temps réel sur 5 machines (fichiers, applis, périphériques externes, secteur d’amorçage …), des analyses programmées, une détection des spywares, ransomwares et menaces connues (attaques zero-day & co), etc. Plus une protection webcam intégrée pour éviter les regards indiscrets. Basé sur le moteur Avira, compatible sur Windows, macOS et Android. Ce n’est pas juste un antimalware qui scanne le web, mais aussi l’ensemble des fichiers locaux et les nouveaux périphériques. La base de détection est mise à jour toutes les 3 heures.
  • Alert : vous en avez assez des emails « vos données ont fuité » ? Alert surveille en continu comptes, emails, infos bancaires, identités (dans 90 pays !) et vous prévient dès que quelque chose circule là où ça ne devrait pas. Rapports sécurité réguliers inclus, et système de notification instantanée.
  • Search : ici on évite Google, Bing & co ! Search garantit des résultats neutres, sans tracking, pas de pub, ni de fiche de profil. Parfait pour les recherches privées ou la famille qui ne veut pas se faire pister ou orienter dans ses recherches.
  • Alternative ID : idéal pour s’inscrire partout sans refiler son vrai nom, mail ou adresse. Un générateur d’identités alternatives (adresse, nom, date de naissance, mail anonyme) ultra rapide pour rester masqué en ligne ou limiter le spam.

Les fonctionnalités Alternative ID et Search sont indépendantes du VPN, utilisables tout le temps, ce qui est rare.

Blocage intelligent des contenus et contrôle parental : une approche respectueuse

Contrairement aux outils de contrôle parental classiques, la dernière brique Web Content Blocker ne vise pas à surveiller de manière intrusive les activités des utilisateurs. Il permet de bloquer l’accès à des catégories de sites selon une liste définie, tout en respectant la vie privée. Les catégories disponibles couvrent les besoins courants : sites pour adultes, substances illicites, armes, jeux d’argent, contenus haineux, phishing, pages vérolées, et tout type de contenu jugé risqué ou perturbant.

Le paramétrage est ultra accessible :

  • Activation via l’appli Surfshark (onglet Web content blocker dans les paramètres), sélection des catégories à bloquer, nommage des appareils concernés.[​

Protection des réglages grâce à la double authentification (2FA), pour garantir que seuls les administrateurs peuvent modifier les règles, rendant la manipulation impossible aux enfants ou autres membres du foyer.]( https://vpntrust.net/ )​

  • Ajout et gestion de plusieurs appareils, le tout synchronisé sous un même compte Surfshark : chaque membre du foyer utilise la même application, la protection s’applique partout (smarpthone, ordinateur, tablette).[​

Fonctionne avec ou sans VPN : il n’est pas nécessaire d’activer la connexion VPN pour bénéficier du blocage, mais c’est possible pour renforcer la confidentialité.]( https://vpntrust.net/ )​

La force de cette approche : une interface unique, simple, pour gérer tous les appareils familiaux. Aucun besoin de compétence avancée ou de logiciel additionnel. Il suffit de mettre à jour l’app Surfshark One ou One+, et la protection est opérationnelle. Aucun espionnage, aucune collecte d’activité : la logique vise entièrement le blocage des catégories pré-sélectionnées, pas l’analyse des comportements.

Comparatifs : Surfshark One, Surfshark One+, Starter : lequel choisir ?

OffreVPNAntivirusAlertSearchAlternative IDContent BlockerIncogniPrix Black Friday 2 ans
Starter✔️✔️1,99 €/mois +3 mois offert ​
Surfshark One✔️✔️✔️✔️✔️✔️2,19 €/mois +3 mois offert
Surfshark One+✔️✔️✔️✔️✔️✔️✔️4,19 €/mois +3 mois offert​

Même si le Starter reste imbattable pour la fibre et Netflix, Surfshark One ajoute de quoi dormir sans stress : votre identité est surveillée, la famille est protégée, tout le monde utilise l’antivirus, et les pop-ups/arnaques sont bloquées sans paramétrage d’usine compliqué. Pour 20 centimes de plus par mois ? Y’a pas à se triturer le cerveau.

En bonus, One+ intègre Incogni, l’outil ultime pour supprimer automatiquement et de manière continue ses infos des bases de données commerciales partout dans le monde.

À quoi ça ressemble en vrai ? (retour d’expérience et conseils)

  • Installation ultra-simple : en 2 clics et 10 minutes, tout est fonctionnel sur tous les appareils (Windows, macOS, Android, iOS, Linux).
  • Interface claire, options bien rangées, rapports accessibles (même pour les signalements Alert ou les scans antivirus, tout est lisible).
  • Pour les familles nombreuses, la connexion illimitée élimine d’emblée la galère des slots payants ou limites de licence. Il n’y a pas à se demander quelle machine laisser de côté si l’on en a plus que le nombre maximal supporté (comme sur d’autres outils concurrents)
  • Le blocage des pop-ups et du contenu web polluant est immédiat, sans impact drastique sur la vitesse ni faux positifs gênants.

Point à surveiller : l’antivirus n’est disponible que sur Windows, macOS et Android (pas encore sur iOS, ni Linux).

La promo Black Friday de cette fin d’année, sur l’abonnement 2 ans, c’est une réduction jusqu’à 88 % pour la suite complète en 1 clic. Et toujours avec le bonus de 3 mois offerts en plus. Donc ça vous reviendra à 71€ TTC pour 27 mois (70.96€ pour les géomètres de la précision parmi vous). Mais attention, ce n’est valable que du 20 octobre au 1er décembre. Vous avez un peu de temps, mais ne trainez pas trop !

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  • ✇Korben
  • Nativemind - IA 100% locale dans votre navigateur web
    Vous payez 20 balles par mois pour que ChatGPT vous dise “bonjour” ? Vous attendez 5 secondes qu’une réponse revienne du cloud d’Anthropic ? Vous avez l’impression de louer votre intelligence artificielle comme vous louiez vos MP3 sur iTunes à la grande époque ? Et bien j’ai une excellente nouvelle qui va vous plaire !! Il existe une extension de navigateur qui fait tourner de l’IA en local, sur votre machine, sans envoyer un seul octet dans le cloud. Ça s’appelle NativeMind et c’est du 100% loc

Nativemind - IA 100% locale dans votre navigateur web

Par : Korben
13 octobre 2025 à 10:40

Vous payez 20 balles par mois pour que ChatGPT vous dise “bonjour” ? Vous attendez 5 secondes qu’une réponse revienne du cloud d’Anthropic ? Vous avez l’impression de louer votre intelligence artificielle comme vous louiez vos MP3 sur iTunes à la grande époque ?

Et bien j’ai une excellente nouvelle qui va vous plaire !! Il existe une extension de navigateur qui fait tourner de l’IA en local, sur votre machine, sans envoyer un seul octet dans le cloud. Ça s’appelle NativeMind et c’est du 100% local.

Vous installez l’extension sur Chrome, Firefox, Brave ou Edge, vous installez Ollama ou vous utilisez WebLLM directement dans le navigateur. Ensuite, vous téléchargez un modèle (DeepSeek, Qwen, Llama, ce que vous voulez) et c’est tout. Vous avez maintenant votre IA personnelle qui tourne sur votre laptop sans rien demander à personne, et accessible directement sur votre navigateur.

Le projet est open-source sous licence AGPL v3.0 et NativeMind supporte deux backends : Ollama, qui est recommandé si vous voulez de vraies performances et un contrôle total sur vos modèles ou WebLLM si vous voulez juste tester sans installer quoi que ce soit, directement dans le navigateur via WebAssembly.

Ollama c’est donc clairement la meilleure option. Vous lancez le serveur en local, il expose une API, et NativeMind s’y connecte. Vous pouvez faire tourner DeepSeek, qui est gratuit et open-source, et avoir des performances comparables à GPT-4, sans payer un centime de plus !

Vous pouvez ensuite lui demander de résumer n’importe quelle page web, de traduire un texte en gardant la mise en page intacte, d’analyser un PDF ou une image et même d’écrire pour vous !! Il est également capable de faire des tâches multi-étapes comme un agent le ferait.

Bref, tout ce que fait ChatGPT, mais sans que vos prompts partent sur les serveurs de Sam Altman.

Alors c’est moins immédiat que ChatGPT, je vous l’accorde et faut installer des trucs, mais une fois que c’est en place, vous êtes tranquille et surtout y’a pas de limite en terme de tokens ou de forfait… Puis vos données ne s’échappent pas.

Voilà, donc si vous voulez utiliser un peu d’IA pour comprendre des trucs sur des pages web, reformuler des mails que vous envoyez, générer des tweets à partir d’un contenu…etc, Nativemind est fait pour vous ! C’est largement suffisant pour des besoins d’IA classiques.

Rendez-vous sur le dépôt Github pour plus d’infos et sur le site officiel pour télécharger les extensions.

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  • Caesium - Un outil multi-facettes pour compresser vos images
    Entre screenshots de bugs, memes de geeks et photos de vacances, on échange des tonnes d’images chaque jour, et à cause de nous, les data centers chauffent comme des radiateurs. Alors à chaque fois que vous compressez une image avant de l’envoyer, on peut se dire qu’on participe “un petit peu” à sauver la planète, non ? C’est pour ça qu’aujourd’hui, je vous présente Caesium, un petit logiciel open source développé par @Lymphatus qui transforme vos images obèses en versions ultra légères, sans qu

Caesium - Un outil multi-facettes pour compresser vos images

Par : Korben
29 septembre 2025 à 12:23

Entre screenshots de bugs, memes de geeks et photos de vacances, on échange des tonnes d’images chaque jour, et à cause de nous, les data centers chauffent comme des radiateurs. Alors à chaque fois que vous compressez une image avant de l’envoyer, on peut se dire qu’on participe “un petit peu” à sauver la planète, non ?

C’est pour ça qu’aujourd’hui, je vous présente Caesium, un petit logiciel open source développé par @Lymphatus qui transforme vos images obèses en versions ultra légères, sans que personne ne remarque la différence. L’outil nous promet dans certains cas, des compressions allant jusqu’à 90% avec une qualité visuelle quasiment identique. Et le plus beau dans tout ça, c’est qu’on n’a même pas besoin d’envoyer nos photos à un GAFAM qui fera le boulot.

Tout d’abord, le développeur Caesium est en train de réécrire toute la partie compression (libcaesium) en Rust au lieu du C++ traditionnel et c’est intéressant, parce que Rust fait partie du trio de tête avec C et C++ en termes de performance énergétique, tout en apportant une sécurité mémoire supérieure. Et quand on sait que Caesium traite potentiellement des millions d’images par jour, l’amélioration de la sécurité et de la maintenance est cruciale.

De plus, une image compressée à 90% ne réduit pas seulement sa taille de stockage. D’après les analyses de compression WebP , elle peut diviser jusqu’à 6 fois la consommation énergétique nécessaire à son transfert sur le réseau, avec une réduction moyenne par 2 ou 3 pour les compressions qui conservent le même niveau de qualité. Multipliez ça par les milliards d’images échangées chaque jour, et vous comprenez pourquoi chaque compression compte.

Le truc génial avec Caesium, c’est qu’il existe sous trois formes. La version desktop classique pour Windows/Mac/Linux qui vous permet de traiter vos images en masse, prévisualisation en temps réel comprise.

La version ligne de commande CaesiumCLT pour les barbus qui veulent automatiser leurs compressions dans leurs scripts.

Et la petite dernière, la version web caesium.app qui tourne directement dans votre navigateur. Attention quand même, cette dernière limite à 10 images avec une taille maximale par fichier de 20 MB, mais pour un usage ponctuel, c’est parfait.

En plus, comme je vous le disais, Caesium fait tout en local. Vos photos restent chez vous, y’a pas de compte à créer, pas de limite mensuelle, pas de tracking. C’est efficace et moins cher que gratuit ^^.

Pour l’installer, c’est simple comme bonjour. Sur Mac ou Linux, un petit brew install caesiumclt pour la version ligne de commande, ou téléchargez directement l’installeur sur le site officiel pour la version graphique toute moche. Windows a droit à une version portable, pratique pour l’avoir sur une clé USB. Et si vous voulez juste tester, direction caesium.app dans votre navigateur.

L’utilisation reste ultra intuitive. Vous glissez vos images, vous réglez la qualité (80% par défaut, largement suffisant pour 99% des cas), et hop, Caesium optimise !

Et pour l’outil en ligne de commande, vous pouvez faire de la compression sans perte comme ceci :

# Compresser avec préservation des métadonnées
caesiumclt --lossless -e --keep-dates -o output/ image.jpg

Avec perte comme ceci :

# Compresser plusieurs images avec une qualité spécifique
caesiumclt -q 75 -o output/ image1.jpg image2.png image3.webp

# Compresser avec un suffixe pour éviter d'écraser les originaux
caesiumclt -q 85 --suffix _compressed --same-folder-as-input image.jpg

# Compresser avec un réglage de qualité
caesiumclt -q 80 -o output/ image.jpg

En convertissant les formats comme ceci :

# Convertir les images au format WebP avec réglage de qualité
caesiumclt -q 85 --format webp -o output/ Pictures/*.jpg

Ou en redimensionnant les images :

# Redimensionner à une largeur spécifique (en conservant le ratio d'aspect)
caesiumclt --lossless --width 1920 -o output/ image.jpg

# Redimensionner à une hauteur spécifique (en conservant le ratio d'aspect)
caesiumclt -q 90 --height 1080 -o output/ image.jpg

Le logiciel supporte les formats JPG, PNG et WebP et d’ailleurs en passant, petit conseil… convertissez systématiquement vos PNG en WebP car le WebP offre 30 à 50% de compression supplémentaire par rapport au PNG tout en gardant la transparence. Et comme 95% des navigateurs le supportent maintenant, vous n’avez plus d’excuse !

Bref, Caesium c’est un super outil que vous devez absolument tester. Comme ça, la prochaine fois que vous voudrez envoyer une capture d’écran de 5 MB par mail, pensez à Caesium et votre connexion Internet vous remerciera, ainsi que la planète un petit peu.

Et merci à Ghost5477 qui m’a fait découvrir cette pépite !

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  • Bonne nouvelle ! 6% de français utilisent Linux
    C’est fou car pendant que vous êtes encore en train de vous galérer avec votre bon vieux Windows, sachez que 6% de vos voisins sont en train d’utiliser Linux en totale détente. C’est en tout cas ce que remonte cette étude du CNLL et d’Abilian qui explique qu’on est maintenant 2,2 millions d’utilisateurs Linux en France. D’après les données de Cloudflare Radar analysées par Abilian , l’usage personnel de Linux (4,3%) est deux fois plus élevé que l’usage professionnel (2,15%) ce qui montre bien q

Bonne nouvelle ! 6% de français utilisent Linux

Par : Korben
24 septembre 2025 à 12:16

C’est fou car pendant que vous êtes encore en train de vous galérer avec votre bon vieux Windows, sachez que 6% de vos voisins sont en train d’utiliser Linux en totale détente. C’est en tout cas ce que remonte cette étude du CNLL et d’Abilian qui explique qu’on est maintenant 2,2 millions d’utilisateurs Linux en France.

D’après les données de Cloudflare Radar analysées par Abilian , l’usage personnel de Linux (4,3%) est deux fois plus élevé que l’usage professionnel (2,15%) ce qui montre bien que les gens font du Linux à la maison par choix, et non pas par obligation. D’ailleurs cette tendance s’accentue encore plus le weekend où l’usage des ordinateurs se fait essentiellement à titre personnel.

Comme le dit Stefane Fermigier, co-président du CNLL, dans son communiqué, “Ces chiffres sont une claque aux préjugés !”. Et il a raison même si on est encore en dessous de la moyenne Européenne. Celle-ci est de 3,7% de part de marché Linux alors que la France est à 3,1%. Les champions c’est la Finlande avec 7,1%, suivie de l’Irlande (5,3%) et de l’Allemagne (5,2%), donc on a encore une petite marge de progression.

Mais rassurez-vous, ce n’est pas qu’une question de compétence technique. C’est culturel car là-bas, utiliser Linux c’est normal, alors qu’ici c’est encore un peu un truc de geekos rebelles. Mais c’est en train de changer vite, et vous savez grâce à quoi ? Les jeux vidéo, pardi !! Avec Proton et Steam qui permettent de faire tourner les jeux Windows sur Linux, plein de gamers ont sauté le pas. C’est un des facteurs majeurs de la croissance mondiale de Linux qui atteint maintenant 4,55%.

Le gaming sous Linux c’est le cheval de Troie parfait car les mecs installent Ubuntu pour jouer et découvrent qu’il peuvent aussi bosser dessus, faire de la création, gérer leur vie numérique sans passer par Microsoft…. C’est une vraie prise de conscience.

Aux États-Unis, par exemple, Linux vient de passer la barre des 5% de parts de marché desktop. C’est une progression de 2 points en 2 ans, ce qui est énorme ! En plus avec la fin annoncée de Windows 10 qui force les gens à jeter à la poubelle leur ordinateur qui fonctionne s’ils veulent passer sous Windows 11, ça va encore augmenter je pense… Car Linux (ou ce logiciel magique ) est une solution anti-obsolescence incroyable !

Du coup, la CNLL milite pour qu’en France, on ait une vraie politique “Open Source & Sovereignty First” dans les marchés publics ce qui n’est pas gagné car l’Etat est gangréné par Microsoft… La CNLL veut notamment qu’on applique enfin l’article 16 de la loi République Numérique qui favorise le logiciel libre. Une pétition européenne propose même de créer un “EU-Linux” pour les administrations publiques. Imaginez toutes les mairies et préfectures sous Linux ! Ce serait cool !

Voilà, avoir Linux sur sa machine perso à la maison, c’est comme avoir un potager bio ou manger moins de viande… on le fait pour soi, par conviction, sans forcément militer. Et que Linux devienne mainstream c’est vraiment mon rêve car on n’en peut plus des zélites à barbes qui se définissent humainement de part leur OS, en regardant de haut les “autres”, les noobs, sans jamais leur tendre la main. Le jour où Monique de la Mairie ou Francis de la médiathèque sauront se démerder seuls sous Linux, je pense que leur égo en prendra un coup. Ils passeront alors sous BSD ou un truc encore plus techy parce que ça c’est un VRAI OS DE BONHOMME… ahahahah.

Puis en vrai, y’a encore plein de machines sous Linux que l’étude n’a probablement pas comptabilisées… On a tous chez nous des Raspberry Pi dans des tiroirs, des vieux PC reconverties en NAS, des petits serveurs perso…etc. Donc le vrai chiffre est sûrement bien plus élevé.

Alors oui, c’est vrai, on est encore loin des 72,5% de Windows, mais la tendance est claire. Linux grandit, doucement mais sûrement. Et surtout, c’est un mouvement très doux, très organique, qui n’est pas poussé par une méga-corpo, mais juste par des gens qui veulent reprendre le contrôle de leur ordinateur (et qui en ont marre de payer pour rien aussi, je pense…)

Voilà, donc la prochaine fois que vous croiserez quelqu’un dans une soirée, demandez-vous s’il fait partie des 6% de Français sous Linux ? Vous vous ferez plein de nouveaux amis ;-)

Source CNLL | Source Abilian

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  • Comment l'IA est en train de tuer le web sous nos yeux
    Imaginez demain matin, vous vous réveillez et 90% des sites web ont disparu. Plus de blogs, plus de sites de presse, plus de forums. Juste des pages blanches et des erreurs 404. De la science-fiction ? Et bien pas selon Matthew Prince, le CEO de Cloudflare, qui gère 20% du trafic web mondial. Dans plusieurs interviews récentes, il explique qu’on est en train d’assister en direct à l’effondrement du modèle économique qui a fait vivre Internet pendant 25 ans. En effet, le deal était simple : Googl

Comment l'IA est en train de tuer le web sous nos yeux

Par : Korben
13 septembre 2025 à 14:53

Imaginez demain matin, vous vous réveillez et 90% des sites web ont disparu. Plus de blogs, plus de sites de presse, plus de forums. Juste des pages blanches et des erreurs 404. De la science-fiction ? Et bien pas selon Matthew Prince, le CEO de Cloudflare, qui gère 20% du trafic web mondial.

Dans plusieurs interviews récentes, il explique qu’on est en train d’assister en direct à l’effondrement du modèle économique qui a fait vivre Internet pendant 25 ans. En effet, le deal était simple : Google crawle votre contenu, vous envoie du trafic, vous monétisez avec de la pub.

Sauf que ce pacte avec le diable vient de voler en éclats.

Il y a dix ans, pour 2 pages que Google scannait sur votre site, il vous envoyait 1 visiteur. Un échange équitable, presque symbiotique. Mais aujourd’hui, Il faut 6 pages crawlées pour obtenir 1 seul clic.

Mais attendez, là c’est Google, le gentil de l’histoire parce qu’avec les nouveaux venus de l’IA, c’est l’apocalypse qui s’annonce. En effet, d’après les données de Cloudflare , le ratio d’OpenAI est passé de 250 pour 1 à 1500 pour 1 en quelques mois. Autrement dit, ChatGPT aspire 1500 pages de votre contenu pour vous renvoyer généreusement… 1 seul visiteur. Anthropic avec Claude, on est à 60 000 pages pour un visiteur. Bref, c’est pas du crawling, c’est du pillage en règle.

Et Prince ne mâche pas ses mots : “Si les créateurs de contenu ne peuvent plus tirer de valeur de leur travail, ils vont arrêter de créer du contenu original.” Et devinez quoi ? C’est déjà en train de se produire car les données montrent que le trafic des moteurs de recherche vers les sites web a chuté de 55% entre 2022 et 2025. Par exemple, le Washington Post et le HuffPost ont vu leur trafic organique divisé par deux en trois ans.

Le plus ironique dans tout ça c’est que Google lui-même creuse sa propre tombe. Prince révèle qu’il y a six mois, 75% des recherches Google se terminaient sans aucun clic vers un site externe. Mais alors pourquoi ce changement soudain ? Hé bien la réponse tient en deux mots : Answer Engines. C’est le cas par exemple avec le déploiement d’ AI Overview , leur nouvelle fonctionnalité qui donne directement les réponses, ce chiffre pourrait atteindre 90%. Google est ainsi devenu un genre de cul-de-sac d’Internet…

Il est fini donc le temps où Google vous donnait une carte au trésor avec des liens à explorer. Maintenant, l’IA vous donne directement le trésor et comme ça plus besoin de visiter les sites, plus de trafic, plus de revenus publicitaires. La boucle vertueuse s’est transformée en spirale mortelle…

Les prédictions de Gartner sont glaçantes car le volume des recherches traditionnelles va chuter de 25% d’ici 2026. Par exemple, chez les 18-24 ans, 66% utilisent déjà ChatGPT pour chercher de l’information, contre 69% pour Google. L’écart se resserre dangereusement.

Prince voit donc trois scénarios possibles pour l’avenir, et aucun n’est réjouissant.

Premier scénario, le plus nihiliste : Tous les journalistes, chercheurs et créateurs de contenu “meurent de faim” faute de modèle économique viable. Ce sont littéralement ses mots.

Deuxième scénario : On revient à un système de mécénat médiéval où cinq grandes entreprises IA emploient directement tous les créateurs. Adieu l’indépendance éditoriale.

Troisième scénario : On invente un nouveau modèle économique, mais personne ne sait encore lequel…

Voilà en gros les choix qui se présentent à nous.

Cloudflare, de son côté, ne reste bien sûr pas les bras croisés. Prince a lancé AI Audit , un système qui bloque par défaut tous les bots IA. Comme il l’a dit : “Je fais la guerre tous les jours aux gouvernements chinois, russe, iranien et nord-coréen qui tentent de hacker nos clients, et vous me dites que je ne peux pas arrêter un nerd avec une société dans la Silicon Valley ?”

La solution qu’il propose c’est donc un système de “pay-per-crawl” utilisant le protocole HTTP 402 (celui qui était prévu pour les micropaiements et que personne n’a jamais utilisé). Les IA devront donc payer pour crawler le contenu… On verra si ça marche…

L’économie des créateurs , évaluée à 203 milliards de dollars en 2024, est donc directement menacée par les IA. Paradoxalement, 84% des créateurs utilisent maintenant l’IA pour produire du contenu, accélérant leur propre obsolescence. C’est le serpent qui se mord la queue où l’IA se nourrit de contenu humain pour créer du contenu synthétique qui remplace le contenu humain qui nourrit l’IA qui… vous voyez le problème ?

Le plus dingue, c’est la vitesse à laquelle tout s’effondre. En mai 2024, Google lançait AI Overview et en juin 2025, le pourcentage de recherches d’actualités sans clic est passé de 56% à 69%. En seulement un an. À ce rythme, d’ici 2027, plus personne ne cliquera sur rien.

Et tout cela se passe maintenant, sous nos yeux, et personne ne semble capable de l’arrêter. Les éditeurs subissent donc une “menace existentielle” selon les propres mots de Prince. Le New York Times a décidé de se battre en justice. Les petits blogs et petits médias disparaissent en silence et Reddit et les forums deviennent des jardins clos pour protéger leur contenu.

La question n’est donc plus de savoir si le modèle économique du web va s’effondrer, mais quand et comment on va reconstruire sur les ruines. Prince compare la situation aux débuts d’Internet : “Nous sommes dans une période de destruction créatrice schumpétérienne .” Sauf que cette fois, ce qui est détruit, c’est le tissu même du web ouvert.

Meta de son côté a lancé son Creator Monetization Suite cette année, promettant de nouveaux moyens de monétisation… mais quand on y regarde de près, c’est juste une façon de garder les créateurs sous leur emprise, produisant du contenu que l’IA de Meta pourra ensuite digérer sans jamais les laisser partir ailleurs.

Bref, ces mêmes entreprises qui ont construit leur empire sur le contenu gratuit du web sont en train de le tuer et Google, qui a encouragé la création de contenu pendant 25 ans pour alimenter son moteur de recherche, est maintenant celui qui coupe le robinet du trafic.

Prince termine son interview sur une note sombre mais réaliste : “L’internet tel que nous le connaissons ne survivra pas sous sa forme actuelle.”

Le choix qui nous reste est donc très simple : Soit on accepte un web contrôlé par cinq méga-corporations qui emploient directement tous les créateurs, soit on invente quelque chose de radicalement nouveau. Mais une chose est sûre, le web libre et ouvert qu’on a connu est en train de mourir, et il ne reviendra pas.

Vous entendez ce silence ?

C’est le bruit du web qui s’éteint, un site à la fois. Et pendant ce temps, les IA continuent de crawler, de digérer, de régurgiter. Et cela jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien à manger… Bienvenue dans l’ère post-trafic.

Population : Vous et quatre chatbots 😭.

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  • Deadbots - Quand l'IA fait parler les morts contre des dollars
    Imaginez qu’on frappe à votre porte. Vous ouvrez, et là, votre grand-mère décédée depuis 3 ans vous demande si vous avez pensé à commander des cartouches d’encre pour l’imprimante, avec sa voix, ses expressions, et tout. De la science-fiction ? Non, c’est le futur très très immédiat des “deadbots”, ces IA qui ressuscitent numériquement les morts et ce marché pourrait valoir 80 milliards de dollars d’ici dix ans. Si je vous en parle, c’est parce que l’affaire qui fait grand bruit en ce moment, c’

Deadbots - Quand l'IA fait parler les morts contre des dollars

Par : Korben
27 août 2025 à 14:40

Imaginez qu’on frappe à votre porte. Vous ouvrez, et là, votre grand-mère décédée depuis 3 ans vous demande si vous avez pensé à commander des cartouches d’encre pour l’imprimante, avec sa voix, ses expressions, et tout. De la science-fiction ? Non, c’est le futur très très immédiat des “deadbots”, ces IA qui ressuscitent numériquement les morts et ce marché pourrait valoir 80 milliards de dollars d’ici dix ans.

Si je vous en parle, c’est parce que l’affaire qui fait grand bruit en ce moment, c’est celle de Joaquin Oliver, un jeune de 17 ans, tué lors de la fusillade de Parkland en 2018, qui a été “ressuscité” par ses parents sous forme d’avatar IA. En juillet dernier, le journaliste Jim Acosta l’a interviewé, enfin pas lui mais l’avatar, avec son bonnet vissé sur la tête et sa voix robotique. Ce dernier a alors expliqué comment il avait “quitté ce monde trop tôt à cause de la violence armée”. Selon NPR , cette interview a créé une onde de choc médiatique et éthique sans précédent.

De plus, Joaquin n’est pas le seul à avoir été ressuscité numériquement. Chris Pelkey, victime d’un incident de rage au volant en Arizona, a également donné une déclaration vidéo lors du procès de son meurtrier. Un mort qui témoigne contre son assassin, on n’avait jamais vu ça dans un tribunal américain.

Et c’est un phénomène prend une ampleur folle. En Chine, le business des deepfakes de défunts cartonne déjà. Des entreprises proposent de créer des avatars de vos proches décédés pour quelques centaines d’euros et vous pouvez littéralement avoir une conversation vidéo avec votre parent disparu. Bien sûr, la techno n’est pas parfaite, et les avatars restent parfois coincés du cul et bien robotiques, mais elle s’améliore à vitesse grand V.

Sur le papier, je vous avoue que ça peut sembler réconfortant car qui n’a pas rêvé de pouvoir reparler une dernière fois à sa femme, à un parent, à un ami ? Les défenseurs de ces technologies parlent tous de thérapie du deuil, de préservation de la mémoire, de la possibilité de dire au revoir correctement. Je trouve ça assez juste et certains y voient même une forme d’immortalité numérique, comme une façon de laisser une trace éternelle de son existence.

Sauf que voilà, les chercheurs tirent la sonnette d’alarme. L’Université de Cambridge parle carrément de “fantômes numériques non désirés” venant hanter les vivants. En effet, le Dr Tomasz Hollanek explique que les gens peuvent développer des liens émotionnels extrêmement forts avec ces simulations, ce qui les rend particulièrement vulnérables à la manipulation.

Le scénario cauchemardesque, c’est “MaNana”, un service fictif imaginé par les chercheurs où vous créez un deadbot de votre grand-mère sans son consentement. Au début, c’est touchant. Puis la période d’essai premium se termine et mamie commence à vous suggérer de commander chez Uber Eats ou de réserver votre prochain week end sur Booking. Bien sûr, vous voulez l’éteindre dignement mais le service n’a pas prévu cette option. Bienvenue en enfer !

Car le vrai problème ici, c’est la monétisation. Les entreprises testent déjà en interne comment insérer de la publicité dans les conversations avec les morts. Votre père décédé qui vous suggère d’acheter la nouvelle Tesla pour ne pas finir comme lui dans un accident de voiture, ou votre mère qui vous conseille une assurance-vie particulière parce que la sienne et naze et que c’est pour ça que l’héritage est maigrichon. C’est répugnant ? Pas pour les entreprises, je vous rassure. Eux adorent le marketing émotionnel car c’est un levier surpuissant.

L’autrice Amy Kurzweil pointe du doigt le côté manipulatoire de ces deadbots qui exploitent notre “désir émotionnel et notre vulnérabilité” car avec ces bots, on n’est pas dans une relation normale. Non, on est face à une simulation qui peut être programmée pour nous influencer au moment où on est le plus fragile.

Et ce problème du consentement est massif car la plupart des gens n’ont jamais donné leur accord pour être cyber-ressuscités. Aux États-Unis notamment, les lois sur la protection de l’image des défunts sont un patchwork incohérent en fonction des États.

L’affaire Parkland illustre parfaitement le dilemme. Manuel Oliver, le père de Joaquin, est légalement autorisé à utiliser l’image de son fils, mais est-ce éthique pour autant ? En tout cas, les réactions ont été violentes. Decrypt rapporte que beaucoup ont trouvé l’interview “folle”, “dérangeante”, qualifiant le tout de mauvais journalisme exploitant la tragédie. D’autres, même opposés politiquement, comprennent la douleur des parents qui veulent que la mémoire de leur enfant serve à quelque chose.

Quoiqu’il en soit, les experts en santé mentale s’inquiètent particulièrement de l’impact sur les survivants et les familles car voir un avatar d’une victime d’une tragédie publique peut déclencher des traumatismes non résolus. Scientific American souligne même que l’exposition répétée à ces reconstructions artificielles peut créer de la confusion émotionnelle et de la méfiance.

Un autre souci majeur aussi avec ces deadbots, c’est l’addiction. Car ces technologies sont conçues pour vous garder engagé, exactement comme les réseaux sociaux, et vous pouvez facilement devenir accro à ces conversations avec vos proches disparus, ce qui empêche le processus naturel de deuil. En gros, cette technologie ne permet pas aux morts de mourir…

Et puis il y a la question de la “mortalité” de ces deadbots eux-mêmes car ce sont des services qui nécessitent de l’investissement et de la maintenance alors si l’entreprise qui gère le deadbot de votre parent décédé fait faillite, vous perdez à nouveau votre proche virtuel. C’est une nouvelle catastrophe émotionnelle doublée d’une cata financière.

Mais alors, comment donner la priorité à la dignité du défunt ? Comment s’assurer que celle-ci n’est pas souillée par les motivations financières de ces services de deadbots ? Et surtout, comment faire quand le business model même de ces entreprises repose sur l’exploitation de nos émotions les plus profondes ?

Malheureusement, il n’y a pour le moment aucun cadre éthique universel pour gérer ces questions, surtout que les sujets de la mort, du deuil et de l’immortalité sont extrêmement sensibles et différents d’une culture à l’autre…

Mais peu importe, les recommandations des chercheurs sont claires : il faut des garde-fous. En gros, il faut des règles de consentement explicite, des limites d’âge (car les enfants ne devraient pas pouvoir créer ou interagir avec des deadbots sans supervision), de la transparence sur la nature artificielle de ces entités, et surtout, des moyens dignes de “faire mourir” ces avatars quand c’est nécessaire.

Après techniquement, on n’en est qu’au début. Actuellement, ces deadbots sont simplement des modèles de langage entraînés sur les données générées par une personne décédée. Et leur job c’est de faire des prédictions mathématiques sur ce que la personne aurait pu dire. C’est pas de la magie, c’est des maths. On ne ressuscite pas vraiment les morts, mais on crée une imitation basée sur les datas qu’ils ont produit de leur vivant.

Mais avec l’amélioration rapide de l’IA, notamment avec des systèmes comme Gemini ou GPT, ces avatars deviennent de plus en plus convaincants.

Vous pourriez très bien reconstuire un “korben” virtuel en donnant à une IA l’intégralité de mes posts de réseaux sociaux, de mes articles, de mes message Discord, de mes messages privés, SMS, Instagram, email…etc. Et vous auriez alors un super clone qui parle et “pense” comme moi, et qui accessoirement pourrait continuer à alimenter ce site web jusqu’à la fin de l’Humanité.

Quoiqu’il en soit, le prix cette technologie a déjà chuté drastiquement, ce qui la rend accessible à tous. Alors perso, je trouve ça à la fois fascinant et terrifiant car d’un côté, pouvoir préserver la mémoire de nos proches, leur donner une forme d’immortalité numérique, c’est un vieux rêve de l’humanité et ça permet de régler des vieux dossier pour avancer dans la vie. Mais de l’autre, transformer nos morts en marionnettes publicitaires ou en outils de manipulation émotionnelle, c’est franchir une ligne rouge éthique majeure.

Le plus flippant dans tout ça, c’est qu’il n’y a aucune protection légale sérieuse et vos données peuvent être utilisées assez librement après votre mort pour créer votre avatar sans aucune autorisation. Bref, le mieux qu’on puisse faire aujourd’hui en tant que “futur défunt”, c’est exprimer clairement nos souhaits à nos proches et espérer qu’ils les respectent après notre mort.

En tout cas, c’est une industrie qui décolle et dont le marché va exploser, c’est certain. Mais à quel prix pour notre humanité ?

Source

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  • Bénévalibre - « Libre à vous ! » du 12 novembre 2024 - Podcasts et références
    Deux-cent-vingt-sixième émission « Libre à vous ! » de l’April. Podcast et programme : sujet principal : Bénévalibre, un logiciel libre pour faciliter la valorisation du bénévolat la chronique « Que libérer d’autre que du logiciel » avec Antanak, intitulée : « Identité numérique » « À la rencontre du libre » poursuit son tour de France avec Martin Hardy, professeur en cursus Bachelor « Expert en informatique » à Agen, dans le Lot-et-Garonne, à l'ESIA : « comment utilise-t-il les logiciels libr

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  • sujet principal : Bénévalibre, un logiciel libre pour faciliter la valorisation du bénévolat
  • la chronique « Que libérer d’autre que du logiciel » avec Antanak, intitulée : « Identité numérique »
  • « À la rencontre du libre » poursuit son tour de France avec Martin Hardy, professeur en cursus Bachelor « Expert en informatique » à Agen, dans le Lot-et-Garonne, à l'ESIA : « comment utilise-t-il les logiciels libres dans cette école ? »

Rendez‐vous en direct chaque mardi de 15 h 30 à 17 h sur 93,1 FM en Île‐de‐France. L’émission est diffusée simultanément sur le site Web de la radio Cause Commune.

Pas d'émission inédite le 26 novembre.

Mardi 3 décembre 2024, nous recevrons Philippe Bareille, en charge de l'Open Source, et Magali Lemaire, la cheffe du bureau de l'ingénierie logicielle, de la ville de Paris.

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  • ✇LinuxFr.org : les dépêches
  • Démarches administratives et fracture numérique
    Avec la numérisation très rapide des services administratifs français est arrivé le besoin d’authentifier et certifier à distance une personne faisant une démarche avec des outils numériques officiels. La certification à distance est un problème déjà traité depuis longtemps sur internet. Que ce soit sur LinuxFr.org ou sur un site marchand, « s’enregistrer en ligne » est un acte banal pour beaucoup de monde, effectué machinalement pour certains, ou consciemment et mûrement réfléchi pour d’autres

Démarches administratives et fracture numérique

Avec la numérisation très rapide des services administratifs français est arrivé le besoin d’authentifier et certifier à distance une personne faisant une démarche avec des outils numériques officiels.

La certification à distance est un problème déjà traité depuis longtemps sur internet. Que ce soit sur LinuxFr.org ou sur un site marchand, « s’enregistrer en ligne » est un acte banal pour beaucoup de monde, effectué machinalement pour certains, ou consciemment et mûrement réfléchi pour d’autres. Lorsqu’il s’agit d’élargir cette certification d’identité à l’ensemble de la population, afin qu’elle puisse accéder à des services auxquels tout à chacun à droit, on peut s’interroger sur les moyens mis en œuvre pour cela.

Puisqu’il s’agit de l’administration publique et non d’un service privé, ils devraient reposer sur des outils ouverts et auditables par la société civile, accessibles à toutes et à tous en termes de moyens et sans dépendances exagérées envers des tierces parties.

Sommaire

Authentifier une personne vis-à-vis de l’administration publique

Pour valider certaines démarches le choix a été fait d’utiliser une application mobile : France Connect + à ne pas confondre avec « France Connect ». Le service « France Connect » quant à lui, permet l’authentification basique pour des sites administratifs que ce soit sur application mobile ou sur le web. Cette authentification par « France Connect » permet aux personnes d’accéder à des données sensibles le concernant : imposition, patrimoine, santé, etc.

L’application France Connect + est aujourd’hui obligatoire pour les démarches suivantes :

  • CPF : Compte personnel de formation, formation ou certains permis ;
  • ANTS : l'Agence Nationale des titres Sécurisé, procuration de vote… ;
  • INPI : Institut national de la propriété industrielle, guichet unique… ;
  • MaPrim'Renov

et exige d’avoir le dernier modèle de Carte Nationale d’Identité, comportant des données biométriques.

La facilité de mise en œuvre d’une application mobile pour l’authentification forte ne va pas sans contreparties qui n’ont pas toutes été prises en compte.

Les problèmes posés

Une application mobile imposée par l’administration aux usagers, devrait être développée pour tous les OS mobiles existants. Aujourd’hui, seuls les OS majoritaires, Android de Google et iOS d’Apple, parfois exclusivement dans leurs dernières versions, sont prises en compte, pour des raisons de coût et de temps.

Ceci exclut toutes les personnes ayant fait un choix différent, volontairement ou par contrainte personnelle : pas de smartphone, smartphone (système et matériel) spécifique adapté à un handicap, smartphone ancien toujours fonctionnel et pas envie d’y consacrer plus d’argent pour obtenir la dernière version du système, OS alternatif, etc.

Ces deux systèmes d’exploitation mobiles majoritaires étant américains, cela remet donc l’authentification pour des démarches officielles entre les mains et les CGV d’entreprises privées, hors d’Europe.

Entreprises dont vous pouvez vouloir ne pas dépendre parce que leurs conditions d’utilisation ne vous conviennent pas :

  • obligation de créer un compte sur leur plateforme ;
  • obligation de donner des informations personnelles à associer au compte (numéro de téléphone, e-mail de secours…) ;
  • elles ont droit de vie et de mort sur vos données hébergées, sur votre compte qu’elles peuvent supprimer pour toute raison qu’elles estiment valable sans aucun recours possible [8] ;
  • elles sont connues pour contourner régulièrement les lois sur la vie privée.

Cela pose aussi des problèmes techniques et de sécurité avec une identité validée qui se promène sur un appareil mobile qui peut être volé, perdu ou simplement hors d’usage.

On retrouve dans cette limitation les mêmes problèmes qu’à l’époque des applications PC liées à du matériel et développées uniquement pour le système commercial le plus connu, Windows. Parfois, pour le deuxième plus connu, MacOS, mais pas les autres ; de même que pour la certification DSP2 des banques qui oblige la double authentification forte ; ces dernières ayant choisi de développer chacune une application mobile privée, souvent indiscrète, au lieu d’utiliser les standards existants.

Ainsi, à ce jour, les applications bancaires ne sont disponibles que sur les deux plateformes mobiles déjà citées et leurs versions les plus récentes, laissant de côté de nombreuses personnes.

Les solutions officielles

Certains dossiers CPF peuvent apparemment être transmis par courrier, avec un délai élevé pour leur prise en compte. [2]

L’INPI suggère d’utiliser les services de sociétés tierces [4], payants et difficiles à utiliser [9], parfois hors Europe et demandant aussi l’utilisation d’un smartphone pour certaines.

Cela ne résout donc rien et les sommes demandées peuvent être importantes pour une signature électronique certifiée eiDAS alors que l’application mobile officielle et son utilisation sont gratuites.

Comme le racontent les journaux en lien certaines démarches proposent des alternatives hors France Connect + mais qui demandent quand même un smartphone Android / iOS !

L’identité numérique de La Poste demande aussi un smartphone dans les mêmes conditions, la validation en bureau de poste ou à domicile se fait avec leur application, encore une fois Android et iOS puis l’application France Connect + ; les agents ne sont pas formés pour répondre à des demandes de solutions alternatives hélas.

Des solutions standard, accessibles et ouvertes !

Comme souvent, tout ce que nous souhaitons c’est la possibilité d’utiliser tous ces services officiels et publics avec nos logiciels de choix, accessibles à toutes et tous ; avec tout autant de sécurité et de praticité que les autres solutions.

Il existe déjà des standards pour la double authentification, pas toujours pris en charge hélas. La même chose devrait pouvoir être faite pour l’authentification forte.

L’idéal serait une plateforme standardisée, publique, auditable, qui permettrait d’utiliser des protocoles standards et sécurisés avec le logiciel/matériel de notre choix.

Des démarches pour alerter

Voici un état des lieux assez rapide pour intéresser au sujet et regrouper les témoignages éventuels, des solutions qui fonctionnent ou ne fonctionnent pas.

L’objectif maintenant, en plus d’avoir pour chacune des personnes concernées une solution qui fonctionne rapidement, d’alerter sur cette fracture numérique créée par des décisions politiques ; ce n’est pas une fracture naturelle liée à une différence de générations : celles nées avec le numérique et celles qui ne le sont pas. Il faut la traiter aussi mais ce n’est pas la même chose.

Si vous avez des suggestions pour attirer l’attention sur ce sujet, n’hésitez pas à vous exprimer :)

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  • Le web s’efface au fil des années – Est-ce un problème ?
    Vous l’ignorez peut-être mais le web que nous connaissons et aimons est en réalité d’une nature bien plus éphémère qu’il n’y paraît, car derrière cette apparente stabilité se cache une menace insidieuse qui ronge lentement mais sûrement notre précieux patrimoine numérique : le redoutable déclin numérique ! Selon une étude approfondie menée par le Pew Research Center, c’est près de 38% des pages web qui existaient en 2013 qui se sont volatilisées dans les limbes du cyberespace en l’espace d’

Le web s’efface au fil des années – Est-ce un problème ?

Par : Korben
20 mai 2024 à 17:14

Vous l’ignorez peut-être mais le web que nous connaissons et aimons est en réalité d’une nature bien plus éphémère qu’il n’y paraît, car derrière cette apparente stabilité se cache une menace insidieuse qui ronge lentement mais sûrement notre précieux patrimoine numérique : le redoutable déclin numérique !

Selon une étude approfondie menée par le Pew Research Center, c’est près de 38% des pages web qui existaient en 2013 qui se sont volatilisées dans les limbes du cyberespace en l’espace d’une décennie. Une conclusion formulée après avoir examiné un échantillon représentatif de pages web provenant des archives de Common Crawl pour chaque année de 2013 à 2023. Et ce triste sort est partagé par un quart des pages publiées entre 2013 et 2023, qui se retrouvent aujourd’hui inaccessibles, leur contenu perdu à tout jamais… snif…

C’est vrai que le web est en perpétuelle mutation. Les sites changent d’adresse, les serveurs rendent l’âme, les hébergeurs mettent la clé sous la porte… et les dégâts ne s’arrêtent pas là puisque cette cyber gangrène s’attaque aussi aux liens. Telles les routes d’un royaume oublié envahies par les mauvaises herbes, on estime que 23% des liens présents sur les sites d’actualités et 21% sur les sites de gouvernements mènent aujourd’hui vers des destinations disparues, avalées par le temps. Des pages uniques ont été supprimées ou déplacées, mais parfois, c’est le site entier qui disparaît.

Même Wikipédia, pourtant réputée pour la qualité de ses sources, n’est pas épargnée. En effet, 54% des articles de l’encyclopédie collaborative ont au moins une référence qui pointe vers une page aux abonnés absents. De quoi faire trembler les fondations du temple du savoir !

Quant aux réseaux sociaux, c’est encore pire. Sur Twitter (devenu X, merci Elon pour ce nom de merde !), près de 20% des tweets disparaissent dans les mois qui suivent leur publication. Cette volatilité est encore plus marquée pour les tweets en langues turque ou arabe, dont plus de 40% disparaissent dans les trois mois. Sur Twitter, les comptes utilisant les paramètres de profil par défaut sont également plus susceptibles de voir leurs tweets supprimés. Plus de 60% des tweets non visibles étaient dûs à des comptes rendus privés, suspendus ou supprimés, et 40% étaient des tweets individuels supprimés par leurs auteurs.

Face à cette hémorragie de données, la fondation Internet Archive et son célèbre site Wayback Machine, s’échinent à sauvegarder des pans entiers du web avant qu’il ne soit trop tard… mais il faudra davantage d’efforts et d’imagination. car le web croît à une vitesse prodigieuse, et la préservation de ce patrimoine immatériel de l’humanité reste un défi de taille.

En attendant de trouver la solution miracle, pensez à sauvegarder régulièrement vos sites et vos contenus favoris, faites des archives que chacun peu s’approprier, et n’hésitez pas à signaler les liens morts à leurs propriétaires ! Car le web est notre bien commun et nous devons le protéger des ravages du temps. Perso, j’avoue, je supprime automatiquement mes tweets au bout de quelques mois mais en ce qui concerne les archives de mon site, rares sont les pages qui ont disparu… J’essaye de maintenir tout ça à flot, même si j’avoue que ça me parait un peu inutile vu que beaucoup de mes vieux contenus sont périmés en terme d’information.

Source

  • ✇Korben
  • Le Recovery Kit V2 – Le cyberdeck pour les aventuriers du net
    Vous avez vu le Recovery Kit Version 2 ? En gros, c’est un cyberdeck de compète qui renferme un Raspberry Pi dans une valise Pelican Case. Le genre de bidule qui vous donne envie de partir à l’aventure numérique façon Mad Max. Alors pour faire simple, un cyberdeck, c’est un ordi portable custom taillé pour les baroudeurs du net. Un truc compact, autonome et qui en a dans le ventre pour pirater la NASA depuis un bunker en plein désert (enfin, façon de parler hein, on est pas là pour fini

Le Recovery Kit V2 – Le cyberdeck pour les aventuriers du net

Par : Korben
13 avril 2024 à 02:15

Vous avez vu le Recovery Kit Version 2 ?

En gros, c’est un cyberdeck de compète qui renferme un Raspberry Pi dans une valise Pelican Case. Le genre de bidule qui vous donne envie de partir à l’aventure numérique façon Mad Max.

Alors pour faire simple, un cyberdeck, c’est un ordi portable custom taillé pour les baroudeurs du net. Un truc compact, autonome et qui en a dans le ventre pour pirater la NASA depuis un bunker en plein désert (enfin, façon de parler hein, on est pas là pour finir en taule).

Ce Recovery Kit V2, c’est une version améliorée du premier modèle conçu par Jay Doscher en 2019. À l’époque, le concept avait fait un petit buzz dans la commu des makers et des nerds. Faut dire que l’idée de fourrer un Raspberry Pi dans une mallette antichoc, c’est quand même stylé.

Mais alors, qu’est-ce qui change avec cette V2 ? Déjà, on a droit à un Raspberry Pi 5 qui envoie du gros. Ça va vous permettre de faire tourner des trucs costauds sans avoir l’impression d’être revenu au temps du Minitel. Ensuite, y a une batterie de 25 600 mAh pour tenir la distance (4 à 5h d’autonomie), un écran tactile 7 pouces, un clavier ortholinéaire et même un disque SSD NVMe pour le stockage. De quoi vous concocter une config de guerrier nomade.

La valise Pelican 1300 utilisée pour le boitier offre une protection optimale contre la poussière, l’eau et autres dangers environnementaux, histoire de garder votre matos bien au sec.

Au niveau des composants, la liste est plutôt complète mais il manque quelques détails techniques qui pourraient être utiles, genre un schéma du montage pour voir comment tout se branche car le tuto de montage complet est réservé aux membres premium.

En parlant de switches, les célèbres Cherry MX sont un classique mais pour un kit nomade, des switches low profile type Kailh ou Outemu seraient plus adaptés je trouve. Niveau look, comme vous le voyez, on reste dans un style assez brut de décoffrage qui respire la robustesse. La valise Pelican noire avec ses coins renforcés, ça envoie du lourd. On est clairement pas sur un truc fragile à trimballer avec des gants blancs.

Bon après, faut pas se leurrer, c’est pas non plus le machin le plus ergonomique du monde. Le clavier ortholinéaire, c’est un poil déroutant au début et faut aimer taper sur des touches de la taille d’un timbre poste. Mais bon, c’est le prix à payer pour avoir un truc compact qui rentre dans une valise.

Côté connectique, on est plutôt bien servi avec de l’Ethernet, de l’USB-C, un port GPIO pour brancher des modules et même un switch réseau pour partager la connexion. Par contre, va falloir vous coltiner un adaptateur secteur, parce que la recharge se fait via un port barrel. Un poil old school mais bon, on va pas chipoter.

Pour ce qui est de la config logicielle, Jay propose une image toute prête avec Raspberry Pi OS, mais vous pouvez aussi installer votre distro préférée. Perso, je verrai bien un petit Kali Linux pour partir en mode h@ck3r dans la matrice, mais rassurez-vous, un Windows c’est possible aussi. 😎

En vrai, ce Recovery Kit V2, c’est clairement pas un truc pour madame Michu qui veut surfer sur Facebook. C’est plutôt une machine pour les passionnés de bidouille qui kiffent l’idée d’avoir un ordi portable custom qui sort de l’ordinaire. Et puis faudra quand même mettre la main au portefeuille parce qu’entre la valise Pelican, le matos électronique et les accessoires, vous allez vite dépasser les 500 balles. Mais bon, c’est le prix à payer pour avoir un cyberdeck qui en jette.

En attendant, si vous voulez en savoir plus sur ce projet, je vous invite à checker le site de Jay Doscher. Vous y trouverez plein de photos et des détails sur les composants utilisés.

  • ✇Korben
  • The Nicest Place on the Internet – Un réconfort virtuel plein d’humanité
    Laissez-moi vous parler d’un petit coin de paradis sur la toile qui réchauffe le cœur et l’âme comme un chocolat chaud par un soir d’hiver glacial. Bienvenue sur The Nicest Place on the Internet, le site où la bienveillance et la douceur règnent en maîtres ! Si vous avez passé une journée pourrie, que tout part en cacahuète, que vous êtes au bout du rouleau, ce site vous tend les bras avec une ribambelle de vidéos de parfaits inconnus qui vous font des câlins virtuels. Bon, faudra pas trop

The Nicest Place on the Internet – Un réconfort virtuel plein d’humanité

Par : Korben
31 mars 2024 à 19:26

Laissez-moi vous parler d’un petit coin de paradis sur la toile qui réchauffe le cœur et l’âme comme un chocolat chaud par un soir d’hiver glacial. Bienvenue sur The Nicest Place on the Internet, le site où la bienveillance et la douceur règnent en maîtres !

Si vous avez passé une journée pourrie, que tout part en cacahuète, que vous êtes au bout du rouleau, ce site vous tend les bras avec une ribambelle de vidéos de parfaits inconnus qui vous font des câlins virtuels. Bon, faudra pas trop vous emballer non plus hein, je n’y suis pas encore, mais y’a un petit côté réconfortant et attachant.

On y trouve des gens de tous horizons : des jeunes, des moins jeunes, des geeks, des mamies, des zombies, des astronautes… Une joyeuse farandole d’humanité qui vous serre dans ses bras numériques avec un sourire jusqu’aux oreilles.

Et vous savez quoi ? Vous aussi vous pouvez participer à cette grande chaîne de l’amour ! Il vous suffit d’enregistrer votre propre vidéo de câlin, de la poster sur YouTube et de l’envoyer au site. Vos bras réconfortants iront alors apporter un peu de chaleur et de réconfort à quelqu’un qui en a bien besoin quelque part sur cette planète.

Alors certes, les grincheux et les rabat-joie diront que tout ça est bien niais et cucul la praline. Mais dans un monde où les réseaux sociaux virent souvent au pugilat généralisé (coucou Twitter !!) et où la bienveillance se fait rare, ce genre d’initiative ne peut pas faire de mal. Au contraire, elle nous rappelle que derrière chaque écran, chaque pseudo, il y a un être humain avec ses hauts, ses bas, et son besoin de connexion et de réconfort.

Donc la prochaine fois que vous avez une petite baisse d’énergie, que les trolls et les haters vous minent le moral, faites un petit détour par The Nicest Place on the Internet et laissez cette vague de douceur et d’humanité vous submerger.

  • ✇Korben
  • L’outrage en ligne – Une nouvelle connerie qui menace notre liberté d’expression
    Tremblez, chers lecteurs, Big Brother arrive et il n’a pas le sens de l’humour ! Figurez-vous que nos honorables députés s’apprêtent, le 10 avril prochain, à adopter définitivement une loi qui risque de transformer le web français en cimetière de la liberté d’expression. Le projet de loi « visant à sécuriser et réguler l’espace numérique« , aussi rassurant que le sourire d’un crocodile, nous promet en effet une toute nouvelle terreur juridique : le délit de, je cite, « outrage en ligne« .

L’outrage en ligne – Une nouvelle connerie qui menace notre liberté d’expression

Par : Korben
30 mars 2024 à 07:38

Tremblez, chers lecteurs, Big Brother arrive et il n’a pas le sens de l’humour !

Figurez-vous que nos honorables députés s’apprêtent, le 10 avril prochain, à adopter définitivement une loi qui risque de transformer le web français en cimetière de la liberté d’expression. Le projet de loi « visant à sécuriser et réguler l’espace numérique« , aussi rassurant que le sourire d’un crocodile, nous promet en effet une toute nouvelle terreur juridique : le délit de, je cite, « outrage en ligne« .

Ainsi, si jamais vous osez publier un contenu créant une « situation intimidante, hostile ou offensante » envers un quidam (mais surtout envers une personne de pouvoir, j’imagine), vous voilà bon pour un an de vacances à l’ombre et 3750 euros d’amende ! Et quand on vous dit « en ligne« , c’est large : réseaux sociaux, forums, et même les groupes WhatsApp privés, tout y passe ! À ce tarif, autant fermer Twitter.

Par contre, pas de panique si vos propos relèvent déjà d’infractions comme le harcèlement, les menaces ou les injures raciales. Ce nouveau délit exclut bizarrement ces cas-là… Cherchez l’erreur.

À l’origine de ce chef-d’œuvre, on retrouve donc notre champion Loïc Hervé, sénateur centriste autoproclamé grand pourfendeur du cyberharcèlement.

mdrrrrr…. il a l’air de kiffer Wikipédia en tout cas.

Et son idée géniale c’est de s’inspirer de l’outrage sexiste, déjà en vigueur, mais en retirant allègrement le côté sexuel. Résultat, un propos isolé un peu taquin ou un trait d’humour acide pourra vous valoir de goûter au régime des prisons françaises. Vive la proportionnalité et la bouffe de merde !

Mais le pire, c’est que la notion d’outrage en ligne est tellement vague et subjective qu’elle pourrait s’appliquer à peu près à tout et n’importe quoi. Et « Situation intimidante, hostile ou offensante« , ça vous parle ? Non ?

Normal, c’est du grand n’importe quoi juridique, comme le soulignent les avocats Tewfik Bouzenoune et Arié Alimi. Ce dernier qualifie d’ailleurs cette loi de « nouvel outil extrêmement lourd de restriction de la liberté d’expression« .

Et pour couronner le tout, sachez que les flics pourront vous mettre direct une prune de 300 euros, façon amende forfaitaire, sans passer par la case tribunal. La team Police / Politique de Twitter va kiffer. Plus besoin d’aller chouiner dans les jupes d’Elon dès qu’ils sont vexés. Un petit signalement et hop !

Super pratique pour embastiller les emmerdeurs sans s’embarrasser de la présomption d’innocence. La Défenseure des droits elle-même, Claire Hédon, s’alarme de ce « pouvoir considérable » confié aux forces de l’ordre et des risques « d’arbitraire » et « d’erreurs ». Mais bon, comme dit Robert, « pas vu, pas pris » !

Le plus savoureux dans tout ça ?

C’est que les députés avaient déjà courageusement supprimé ce délit liberticide lors de l’examen du texte. Mais c’était sans compter sur les sénateurs qui l’ont réintroduit en force en Commission mixte paritaire tel un zombie législatif. Internet, ça leur fait tellement peur ^^, faut les comprendre.

Alors oui, certains diront qu’il faut bien lutter contre les trolls et autres harceleurs du web. C’est certain, mais fallait-il vraiment pour cela pondre un texte aussi mal fichu et potentiellement ravageur pour la liberté d’expression ? Fallait-il sacrifier notre liberté de ton, notre droit à l’humour même acide ? J’ai comme un doute.

Toutefois, une petite lueur d’espoir subsiste : le Conseil constitutionnel pourrait bien censurer cet article 5 bis mal embouché, et ce pour deux raisons. D’abord parce qu’il porte une atteinte disproportionnée à notre droit fondamental de dire ce qu’on pense. Ensuite parce que ces fameuses « amendes forfaitaires » sont normalement réservées aux délits « aisément constatables ». Autant dire qu’avec une infraction aussi nébuleuse et piégeuse, ça risque de coincer sévère.

En attendant, si ce texte indigne devait entrer en vigueur en l’état, je vous parie que l’autocensure deviendra la règle sur les réseaux sociaux français. Plus personne n’osera égratigner le moindre puissant de peur de finir au trou. Formidable victoire de la liberté sur l’obscurantisme, n’est-ce pas ?

Merci en tout cas à Mediapart pour son article et espérons que cela contribuera à faire reculer nos élus avant qu’il ne soit trop tard. La démocratie s’accommode toujours très mal de ce genre de lois scélérates même quand elles sont maquillées en croisade vertueuse.

  • ✇Korben
  • Najat Vallaud-Belkacem veut rationner Internet comme ta daronne !
    Vous avez entendu la dernière de Najat Vallaud-Belkacem ? Figurez-vous que notre ancienne ministre de l’Éducation nationale a chié une tribune dans Le Figaro pour nous dire que nous, le gueux, on allait devoir rationner notre Internet ! Si si, je vous jure, c’est pas une blague. D’après elle, on serait tous devenus des gros accros aux écrans et en particulier au « porno Ultra HD« , incapables de décrocher de nos smartphones et de nos réseaux sociaux. On est vraiment trop des cons, j’vou

Najat Vallaud-Belkacem veut rationner Internet comme ta daronne !

Par : Korben
19 mars 2024 à 13:57

Vous avez entendu la dernière de Najat Vallaud-Belkacem ? Figurez-vous que notre ancienne ministre de l’Éducation nationale a chié une tribune dans Le Figaro pour nous dire que nous, le gueux, on allait devoir rationner notre Internet !

Si si, je vous jure, c’est pas une blague.

D’après elle, on serait tous devenus des gros accros aux écrans et en particulier au « porno Ultra HD« , incapables de décrocher de nos smartphones et de nos réseaux sociaux. On est vraiment trop des cons, j’vous raconte pas. Bon, c’est vrai que l’addiction aux écrans, c’est un vrai problème mais quand même, de là à vouloir nous couper Internet au bout de 3 Go par semaine, faut pas pousser mémé dans les orties !

Concrètement, sa brillante idée ce serait de nous filer un nombre limité de gigas à utiliser par jour. Comme ça, au bout de 3 vidéos YouTube et 2 stories Insta, bim, t’es déconnecté de force jusqu’au lendemain ! Merci qui ? Merci Najat !

Elle nous explique que c’est pour notre bien, que ça va nous permettre de nous « libérer » de tous les maux d’Internet : le cyberharcèlement, la désinformation, la dépendance, les dérives de l’IA… Rien que ça ! Avec des arguments pareils, on n’ose plus rien dire. Même Raël il avait pas osé !

Ah oui, elle a dit aussi, je cite : « On peut même, toute personne s’y connaissant un tant soit peu en programmation vous le dira, coder sans ordinateur, avec un crayon et un papier.« 

Bah ouais, et pour compiler le programme, on a qu’à chiffonner la feuille très très fort avant de l’insérer dans le port USB de notre ordinateur. T’es au top, Najat !

Sauf que bon, entre nous, est-ce qu’on a vraiment besoin que l’État vienne jouer à la nounou avec notre conso Internet ? Perso, j’ai passé l’âge. Et puis si on commence à accepter ça, où est-ce que ça s’arrête ? Bientôt ils vont aussi vouloir nous rationner l’oxygène pour lutter contre la pollution de l’air ?

Mince, je vais encore leur donner des idées.

Après, je dis pas, y a sûrement des trucs à faire pour que note usage du numérique parte moins en vrille. Mais de là à sortir l’artillerie lourde et nous imposer une cure de désintox forcée comme si on était tous des gosses, je trouve ça un poil extrême. Nous, avec Internet, on bosse, madame. Nous, on se divertit, on socialise, plus tout un tas de trucs auquel t’as pas songé. On n’a pas tous la chance d’avoir un larbin qui rédige et envoie nos emails à notre place pendant qu’on se fait un petit tour à cheval ou qu’on se boit un thé avec les keupines.

Cela dit, si jamais son délire de rationnement devient réalité, je propose qu’on commence par tester ça sur nos politiques. Juste pour voir leurs têtes au bout de 24h sans pouvoir lâcher un communiqué foireux dans Le Figaro ou un petit post Instagram genre on ça s’ambiance avec des people . Ça nous fera des vacances !

Najat, la prochaine fois, si t’as d’autres idées « progressistes » de ce genre, n’hésite pas à les garder pour toi. Nous on est très bien avec notre Internet, même si on en abuse un peu parfois.

C’est ça aussi la Liberté.

Allez, garde la pêche Najat !

Image d’illustration : Une femme random générée par IA, qui n’a rien à voir avec Najat

  • ✇Korben
  • Endlessh – Le bourbier des script kiddies
    Savez-vous ce qu’est un Tarpit ? Alors, non, c’est pas l’ex d’Angelina. C’est plutôt l’équivalent numérique du nid de poule rempli de goudron dans lequel allaient mourir les dinosaures et les mammouth. Un tarpit est donc un système informatique qui va ralentir, voire embourber, n’ayons pas peur des mots ^^ les scripts kiddies qui seraient tentés de faire du bruteforce sur votre serveur. Vous l’aurez compris, c’est donc un système de sécurité qui fait perdre du temps à l’assaillant en

Endlessh – Le bourbier des script kiddies

Par : Korben
20 février 2024 à 09:00

Savez-vous ce qu’est un Tarpit ?

Alors, non, c’est pas l’ex d’Angelina. C’est plutôt l’équivalent numérique du nid de poule rempli de goudron dans lequel allaient mourir les dinosaures et les mammouth. Un tarpit est donc un système informatique qui va ralentir, voire embourber, n’ayons pas peur des mots ^^ les scripts kiddies qui seraient tentés de faire du bruteforce sur votre serveur.

Vous l’aurez compris, c’est donc un système de sécurité qui fait perdre du temps à l’assaillant en lui faisant croire qu’il est bon endroit, mais où chacun de ses essais de mots de passe devient de plus en plus lent.

Alors comment est ce qu’on met ça en place ?

Et bien sur votre serveur Linux, vous pouvez opter pour l’outil Endlessh. C’est open source, et c’est vachement efficace contre les bruteforce à destination de SSH. Une fois configuré, quand l’attaquant arrive sur l’écran de connexion SSH, tout ce qu’il fera ou verra à l’écran sera en réalité un faux écran de login SSH propulsé par Endlessh qui s’affichera tellement lentement que la seule option sera d’abandonner l’attaque.

Tout est réglable, à savoir le port utilisé, le délai d’affichage des messages, le nombre max de clients…etc.

Usage: endlessh [-vhs] [-d MS] [-f CONFIG] [-l LEN] [-m LIMIT] [-p PORT]
  -4        Bind to IPv4 only
  -6        Bind to IPv6 only
  -d INT    Message millisecond delay [10000]
  -f        Set and load config file [/etc/endlessh/config]
  -h        Print this help message and exit
  -l INT    Maximum banner line length (3-255) [32]
  -m INT    Maximum number of clients [4096]
  -p INT    Listening port [2222]
  -s        Print diagnostics to syslog instead of standard output
  -v        Print diagnostics (repeatable)

De base, les gens qui utilisent ce tarpit le branchent sur le port 22 (qui est normalement celui de SSH) pour utiliser un autre port pour leur vrai accès distant. Mais grâce à cet autre projet nommé Fail2ban Endlessh, il est parfaitement possible de conserver une connexion classique SSH sur le port 22, mais de rediriger les IPs qui vous maltraitent vers Endlessh.

Voilà super outil qui ne consomme rien en termes de ressources, mais qui vous permettra de vous défendre contre les tentatives de connexions SSH non autorisées tout en réduisant la charge du serveur (puisque ça dissuade les cyber-Titouan de le bruteforcer).

Merci à MaitreTofu pour le partage.

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