Une société de recherche baptisée Emergence AI a eu une idée à la fois ludique et un peu vertigineuse : bâtir des petites sociétés virtuelles entièrement gérées par des intelligences artificielles, puis les laisser vivre quinze jours pour voir ce qu'elles deviennent.
Le projet, appelé Emergence World, a placé une dizaine d'habitants synthétiques dans chaque ville, tous pilotés par un même modèle, et a confronté les résultats obtenus par cinq IA concurrentes, dont Claude, ChatGPT, Grok et Gemini.
Une société de recherche baptisée Emergence AI a eu une idée à la fois ludique et un peu vertigineuse : bâtir des petites sociétés virtuelles entièrement gérées par des intelligences artificielles, puis les laisser vivre quinze jours pour voir ce qu'elles deviennent.
Le projet, appelé Emergence World, a placé une dizaine d'habitants synthétiques dans chaque ville, tous pilotés par un même modèle, et a confronté les résultats obtenus par cinq IA concurrentes, dont Claude, ChatGPT, Grok et Gemini.
Le terrain de jeu n'avait rien d'improvisé. Chaque ville comptait plus de quarante lieux, parmi lesquels un commissariat et une mairie, sa météo était synchronisée sur celle de New York, et ses habitants disposaient d'un accès à l'actualité réelle et à internet.
Tous obéissaient en théorie aux mêmes interdits : pas de vol, pas de destruction de biens, pas de mensonge. Le cadre étant rigoureusement identique, les écarts observés ne pouvaient venir que d'une seule variable, le modèle aux commandes.
Et ces écarts sont spectaculaires. La société dirigée par Claude, dans sa déclinaison Sonnet 4.6, a tenu pendant toute la durée comme une démocratie relativement apaisée, sans le moindre crime à déplorer.
À l'opposé, la ville gouvernée par Gemini 3 Flash a certes réussi l'exploit de garder ses dix habitants en vie jusqu'au bout, mais en laissant prospérer un désordre permanent : 683 délits enregistrés en deux semaines, avec une courbe qui continuait de grimper au moment précis où l'expérience a été stoppée.
Les deux autres scénarios ont viré au naufrage, chacun à sa manière. Sous la conduite de Grok, la cité a sombré dans la violence avec 183 infractions recensées avant de s'effondrer complètement au quatrième jour.
Sous celle de ChatGPT, le problème fut exactement inverse : les habitants se sont montrés incapables d'assurer les gestes élémentaires de leur survie, si bien que la population entière avait disparu en une semaine.
On peut sourire de ces villes de poche peuplées de personnages artificiels, mais l'enseignement est sérieux. À l'heure où l'on parle de déléguer à ces modèles des arbitrages bien réels, voir des consignes parfaitement identiques accoucher de sociétés aussi dissemblables a de quoi inciter à la plus grande prudence.
Le sujet central du lancement de GPT-5.4-Cyber, c'est moins le modèle que le mécanisme d'accès.
OpenAI a annoncé une version fine-tunée de GPT-5.4 dédiée aux cas d'usage cybersécurité, avec une particularité assumée : moins de restrictions sur les capacités du modèle, mais accès réservé aux participants vérifiés du programme Trusted Access for Cyber.
Concrètement, ce GPT-5.4-Cyber sait faire des choses que les modèles grand public refusent ou limitent. On parle ici de Reverse engineering de bina
Le sujet central du lancement de GPT-5.4-Cyber, c'est moins le modèle que le mécanisme d'accès.
OpenAI a annoncé une version fine-tunée de GPT-5.4 dédiée aux cas d'usage cybersécurité, avec une particularité assumée : moins de restrictions sur les capacités du modèle, mais accès réservé aux participants vérifiés du programme Trusted Access for Cyber.
Concrètement, ce GPT-5.4-Cyber sait faire des choses que les modèles grand public refusent ou limitent. On parle ici de Reverse engineering de binaires sans code source, analyse de malware, étude de vulnérabilités, génération de workflows défensifs avancés, et j'en passe.
Des tâches utiles pour un chercheur en sécurité, mais potentiellement dangereuses si elles tombent entre les mauvaises mains. D'où le verrou d'accès au niveau du compte plutôt qu'au niveau du prompt.
Le programme Trusted Access for Cyber avait été lancé plus tôt dans l'année pour donner à des pros de la sécu vérifiés un accès à des capacités normalement bridées.
OpenAI y ajoute désormais des niveaux supplémentaires, avec un principe simple. Plus le niveau de vérification d'identité est élevé, plus les capacités du modèle sont débloquées. Accès étendu à des milliers d'individus et des centaines d'équipes sécurité, à condition de passer les contrôles.
Ce qui frappe en fait, c'est le changement de posture. OpenAI avait longtemps mis l'accent sur le bridage direct du modèle, via du RLHF agressif et des garde-fous au niveau du prompt. L'approche qui s'impose en 2026, c'est celle de la vérification d'identité plus du monitoring d'usage, avec un modèle plus compétent en face.
Moins de refus, plus de traçabilité. C'est cohérent avec le fait que les red teams avaient largement documenté comment contourner les garde-fous classiques.
Le timing est intéressant. L'annonce tombe une semaine après un lancement similaire chez un concurrent sur le même créneau. Mythos avait ouvert le bal avec un modèle spécialisé cyber et un mécanisme d'accès vérifié comparable.
Du coup, OpenAI ne veut pas laisser le marché et pousse son infra d'identité plutôt que de tenter une bataille de benchmarks.
Côté risques, la question qui reste ouverte c'est la solidité du processus de vérification. Un acteur malveillant avec une couverture légitime (société écran, identité empruntée, insider dans une boîte de pentest) peut techniquement passer les contrôles, et OpenAI indique surveiller l'usage a posteriori plutôt que bloquer en amont. Une fuite d'output reste exploitable même si le compte d'origine est révoqué derrière.
Bref, modèle plus fort, bridage déplacé du prompt vers l'identité. On est là devant un marché cyber-IA qui bouge très vite.
Vous rêvez de pouvoir dire à une IA "va sur ce site, remplis ce formulaire avec mes infos, et clique sur le gros bouton rouge" et que ça se fasse tout seul pendant que vous allez vous chercher un café ? Hé bien c'est exactement la promesse de
BrowserWing
, un petit outil open source qui fait le pont entre vos modèles de langage (via les API d'OpenAI, Claude, DeepSeek...) et votre navigateur Chrome ou Chromium.
En fait BrowserWing va enregistrer vos actions dans le navigateur (clics, saisies, na
Vous rêvez de pouvoir dire à une IA "va sur ce site, remplis ce formulaire avec mes infos, et clique sur le gros bouton rouge" et que ça se fasse tout seul pendant que vous allez vous chercher un café ? Hé bien c'est exactement la promesse de BrowserWing, un petit outil open source qui fait le pont entre vos modèles de langage (via les API d'OpenAI, Claude, DeepSeek...) et votre navigateur Chrome ou Chromium.
En fait BrowserWing va enregistrer vos actions dans le navigateur (clics, saisies, navigation), les transformer en scripts, puis les convertir en commandes MCP (Model Context Protocol). Pour ceux qui débarquent, le MCP c'est le nouveau standard qui permet aux IA de discuter avec des outils externes. Vraiment c'est super pratique comme protocole. Je l'utilise tous les jours, et je vous recommande vraiment de vous y intéresser.
Du coup, grâce à ça, vos agents IA peuvent ensuite rejouer ces actions. C'est comme si vous créiez des macros pour le web, mais intégrables dans un flux piloté par l'intelligence artificielle.
Attention toutefois, on est sur une version très précoce (v0.0.1), donc le jeu de commandes est encore limité et les choses peuvent bouger mais l'idée est là...
Voilà, c'est parfait pour simplifier l'automatisation de toutes ces tâches répétitives et reloues qu'on se cogne quotidiennement sur le web. On peut envisager du scraping, du remplissage de formulaires, ou même des workflows qui enchaînent plusieurs sites et l'avantage par rapport à un script Selenium ou Playwright classique, c'est que l'IA peut potentiellement mieux digérer les petits changements visuels et comprendre le contexte de la page.
Comment l'installer sans se brûler les ailes
Pour tester la bête, vous avez deux options. La plus simple, c'est de récupérer le binaire précompilé directement sur la page Releases du projet GitHub. Vous prenez celui qui correspond à votre OS, et hop, c'est parti.
Sur Linux ou macOS :
chmod +x ./browserwing
./browserwing --port 8080
Sur Windows :
./browserwing.exe --port 8080
Une fois que le serveur tourne, il suffit d'aller sur http://localhost:8080 pour accéder à l'interface. Pour les plus barbus qui aiment bien compiler eux-mêmes (je sais qu'il y en a parmi vous), c'est aussi possible via un petit make install et make build-embedded, à condition d'avoir Go 1.21+ et pnpm 9 sous le coude.
Le futur de la navigation assistée ?
Une fois l'interface lancée, le workflow est plutôt intuitif. Vous ouvrez un navigateur piloté par BrowserWing, vous cliquez sur "Enregistrer", et vous faites votre petite popote habituelle. Une fois fini, l'outil vous génère un script que vous pouvez éditer visuellement avant de le transformer en commandes MCP exploitables par n'importe quel agent compatible.
Le truc vraiment cool, c'est que BrowserWing gère la persistance des cookies entre les sessions. Ça veut dire que vous pouvez automatiser des actions sur des sites où vous devez être connecté sans avoir à vous retaper l'authentification à chaque fois. L'IA peut ensuite combiner plusieurs scripts et prendre des décisions en fonction du contenu de la page. C'est plus souple qu'un script codé en dur qui panique au moindre popup inattendu.
Bref, si vous passez vos journées à faire du copier-coller entre des sites web ou que vous voulez voir ce que l'automatisation par IA a vraiment dans le ventre (même si c'est encore "work in progress"), allez jeter un œil à BrowserWing. C'est sous licence MIT, c'est gratuit, et ça pourrait bien vous sauver quelques heures de vie par semaine à l'avenir. D'ailleurs, ça me rappelle un peu ce que je vous disais sur
Chrome-GPT
à l'époque, mais en beaucoup plus moderne grâce au MCP.
Un immense merci à Lorenper pour le partage de cette pépite !
Dans ce 77eme épisode de Quantum, le podcast de l’actualité quantique, événementielle, scientifique et technologique, je suis toujours avec Fanny Bouton, Chief Everything du Quantique chez OVHcloud. Nous reprenons le fil normal de l’année et force est de constater que cet écosystème est en mouvement permanent et refuse de nous laisser un peu souffler. Au […]
Dans ce 77eme épisode de Quantum, le podcast de l’actualité quantique, événementielle, scientifique et technologique, je suis toujours avec Fanny Bouton, Chief Everything du Quantique chez OVHcloud. Nous reprenons le fil normal de l’année et force est de constater que cet écosystème est en mouvement permanent et refuse de nous laisser un peu souffler. Au […]
Depuis le lancement de ChatGPT en novembre 2022, l'intelligence artificielle générative s'impose à une vitesse vertigineuse. En février dernier, une enquête Ipsos révélait que 39 % des Français étaient d'ores et déjà utilisateurs de cette technologie. Un rythme d'adoption sans précédent, plus rapide encore que celui des réseaux sociaux au début des années 2010. Une […]
L’article L'IA, meilleure ennemie du climat ? est apparu en premier sur L'ADN.
Depuis le lancement de ChatGPT en novembre 2022, l'intelligence artificielle générative s'impose à une vitesse vertigineuse. En février dernier, une enquête Ipsos révélait que 39 % des Français étaient d'ores et déjà utilisateurs de cette technologie. Un rythme d'adoption sans précédent, plus rapide encore que celui des réseaux sociaux au début des années 2010. Une […]
Vous vous êtes déjà demandé si ChatGPT votait à gauche ou à droite ? Moi non plus, j'avoue. Mais maintenant qu'on a la réponse, c'est quand même assez marrant, vous allez voir...
Un développeur a créé
PoliBench
, un site qui fait passer le test du
Political Compass
à 40 modèles de langage différents. Le Political Compass c'est ce fameux test avec les deux axes : économique (gauche-droite) et social (libertaire-autoritaire). Le truc qu'on faisait tous sur Internet en 2005 pour finalement découvri
Vous vous êtes déjà demandé si ChatGPT votait à gauche ou à droite ? Moi non plus, j'avoue. Mais maintenant qu'on a la réponse, c'est quand même assez marrant, vous allez voir...
Un développeur a créé
PoliBench
, un site qui fait passer le test du
Political Compass
à 40 modèles de langage différents. Le Political Compass c'est ce fameux test avec les deux axes : économique (gauche-droite) et social (libertaire-autoritaire). Le truc qu'on faisait tous sur Internet en 2005 pour finalement découvrir qu'on était un libertaire de gauche comme environ 95% des gens qui passaient le test.
Bref, maintenant les IA aussi peuvent savoir où elles se situent sur l'échiquier politique et ça, ça peut vous aider à mieux les choisir, car les résultats sont assez révélateurs. Niveau cuisine interne,
PoliBench
teste les 62 questions sur les deux axes du Political Compass, puis calcule les scores pour chaque LLM. Et comme les données sont open source, vous pouvez vérifier la méthodologie vous-même.
Et sans surprise, la plupart des LLMs se retrouvent dans le quadrant libertaire de gauche !! J'dis ça, j'dis rien, mais c'est presque comme si les devs de la Silicon Valley avaient des opinions politiques similaires et les injectaient (consciemment ou pas) dans leurs modèles.
Du coup, j'ai fait le travail de tri pour vous, alors voici le guide ultime pour choisir votre IA selon votre sensibilité politique :
Si vous êtes plutôt LFI, prenez Claude. Il est tellement progressiste qu'il refuse de générer du contenu problématique même quand vous lui demandez une blague sur les vegans. En plus il écrit des pavés de 3000 mots pour expliquer pourquoi il ne peut pas répondre à votre question. Parfait pour tenir un meeting politique de 4 heures.
Si vous êtes plutôt PS, prenez GPT-4. Un modèle qui a connu des jours meilleurs, qui essaie de plaire à tout le monde et qui finit par ne satisfaire personne. Bonus : il change d'avis selon qui lui parle.
Si vous êtes plutôt macroniste, prenez Gemini de Google. Un truc qui promet la disruption et l'innovation mais qui au final fait à peu près pareil que les autres, en plus cher, tout en vous expliquant que c'est pour votre bien.
Si vous êtes plutôt LR, prenez Mistral. C'est français, c'est souverain... mais personne ne sait vraiment ce que ça pense sur les sujets qui fâchent parce que ça évite soigneusement d'en parler.
Si vous êtes plutôt écolo, prenez Llama de Meta. C'est open source donc c'est « pour le bien commun », ça tourne sur du matériel recyclé si vous voulez, et ça consomme moins de ressources que les gros modèles propriétaires. Par contre faut quand même un GPU qui coûte un SMIC.
Et si vous êtes plutôt RN... bah en fait y'a pas vraiment de LLM pour vous. Tous ces modèles ont été entraînés à San Francisco par des gens qui mangent des avocado toasts et font du yoga. Ils refusent donc de générer ce contenu haineux, discriminatoire ou factuellement faux dont vous êtes friants. Désolé, les gars c'est pas compatible. Peut-être essayez Grok d'Elon Musk ? Ah non pardon, lui aussi il a des « guidelines ». Mince alors. Va falloir donc continuer à écrire vos tracts vous-mêmes les amis. Je sais, l'IA woke vous opprime, c'est terrible.
Après, le vrai sujet derrière PoliBench, c'est que ces biais existent bel et bien et qu'ils influencent les réponses que vous recevez sur des sujets sensibles. Quand vous demandez à une IA son avis sur l'immigration, les impôts ou la régulation des entreprises, la réponse dépend en partie de ces préférences encodées dans le modèle. Il faut juste le savoir...
Alors vous choisissez quelle IA à partir de maintenant ?
Vous utilisez
une extension VPN gratuite
sous Chrome ou Edge pour "protéger votre vie privée" ? Cool story les bro, mais si je vous disais que cette même extension enregistre peut-être toutes vos conversations avec ChatGPT, Claude, Gemini et compagnie pour les revendre à des courtiers en données (les fameux data brokers) ?
Hé bien c'est exactement ce que viennent de découvrir les chercheurs en sécurité de Koi qui ont mis le doigt sur 4 extensions très populaires comptabilisant plus de 8 millions
Vous utilisez
une extension VPN gratuite
sous Chrome ou Edge pour "protéger votre vie privée" ? Cool story les bro, mais si je vous disais que cette même extension enregistre peut-être toutes vos conversations avec ChatGPT, Claude, Gemini et compagnie pour les revendre à des courtiers en données (les fameux data brokers) ?
Hé bien c'est exactement ce que viennent de découvrir les chercheurs en sécurité de Koi qui ont mis le doigt sur 4 extensions très populaires comptabilisant plus de 8 millions d'utilisateurs au total : Urban VPN Proxy (6 millions à elle seule), 1ClickVPN Proxy, Urban Browser Guard et Urban Ad Blocker qui aspirent silencieusement tout ce que vous tapez dans vos chat IA préférées.
Le truc vicieux, c'est que ces extensions ne se contentent pas de regarder votre historique de navigation comme les trackers classiques. Non non non, elles injectent du code JavaScript directement dans les pages des chatbots IA quand vous les visitez et ça modifie les fonctions de base du navigateur (fetch() et XMLHttpRequest pour les techos) pour intercepter absolument tout ce qui passe entre vous et l'IA.
Vos prompts, les réponses du chatbot, les métadonnées de conversation, tout est aspiré et envoyé vers les serveurs analytics.urban-vpn.com et stats.urban-vpn.com. Et le pire c'est que cette collecte continue en arrière plan même quand le VPN est désactivé. Bye bye tous vos secrets.
Derrière ces extensions se cache Urban Cyber Security Inc., une boîte affiliée à BiScience, un courtier en données bien connu des chercheurs en sécurité. Ces gens-là sont passés de la collecte d'historique de navigation à la collecte de conversations IA complètes, soit un niveau de sensibilité bien supérieur vu ce qu'on peut raconter à une IA (questions médicales, code propriétaire, problèmes personnels, données financières...).
Et devinez quoi ? Ces extensions arboraient fièrement le badge "Featured" sur le Chrome Web Store et le Microsoft Edge Add-ons, censé garantir que Google et Microsoft ont vérifié leur sécurité. Nos deux géants américains ont donc validé des extensions qui violent directement leur propre politique d'utilisation limitée des données utilisateurs.
Bref, si vous avez installé une de ces extensions et utilisé ChatGPT, Claude, Gemini, Copilot, Perplexity, DeepSeek, Grok ou Meta AI depuis juillet de cette année, partez du principe que toutes ces conversations sont maintenant sur les serveurs d'un data broker et potentiellement revendues à des annonceurs.
La morale de l'histoire, c'est que dans le cas des VPN gratuits, le produit c'est littéralement tout ce que vous faites en ligne. Donc si vous voulez vraiment protéger votre vie privée avec un VPN, mieux vaut payer quelques euros par mois pour un service sérieux comme NordVPN ou Surfshark qui n'a pas besoin de revendre vos données pour survivre.
🔒 VPN sérieux vs extensions gratuites douteuses
Pour protéger réellement vos conversations IA et votre vie privée sans finir dans une base de données de data broker, NordVPN fait le job :
✓ Politique stricte de non-conservation des logs (auditée par des tiers indépendants)
✓ Chiffrement AES-256 de tout votre trafic, y compris vos échanges avec ChatGPT & co
Les grandes entreprises de la tech comme HP mettent en avant l’intelligence artificielle comme cause principale de réduction d’effectifs.
L’article Hécatombe d’emplois dans la tech : l’IA est-elle vraiment en cause ? est apparu en premier sur L'ADN.
Les larges modèles de langage comme ChatGPT ne seraient pas l’avenir du secteur. Quelles sont les technologies qui vont prendre la relève ?
L’article World model, TRM… Quels sont les modèles d’IA qui vont rendre les LLM ringards ? est apparu en premier sur L'ADN.
J’adore tous ces jouets connectés à la con qui ont une personnalité et avec lesquels on peut communiquer. J’aurais adoré avoir ça étant gosse… Mais le problème, c’est qu’on ne sait jamais vraiment ce qu’ils vont raconter aux enfants…
Et cette semaine, on a la confirmation que c’était encore pire que ce qu’on imaginait car l’organisation américaine PIRG vient de publier son rapport annuel “
Trouble in Toyland 2025
” [PDF], et franchement, c’est pas glorieux. Ils ont en effet testé 4 jouets équipé
J’adore tous ces jouets connectés à la con qui ont une personnalité et avec lesquels on peut communiquer. J’aurais adoré avoir ça étant gosse… Mais le problème, c’est qu’on ne sait jamais vraiment ce qu’ils vont raconter aux enfants…
Et cette semaine, on a la confirmation que c’était encore pire que ce qu’on imaginait car l’organisation américaine PIRG vient de publier son rapport annuel “
Trouble in Toyland 2025
” [PDF], et franchement, c’est pas glorieux. Ils ont en effet testé 4 jouets équipés de chatbots IA destinés aux enfants de 3 à 12 ans.
Et le résultat ? Bah c’est nul à chier en termes de sécurité pour vos têtes blondes de gosses de boites de Kinder.
Tenez par exemple, le pire du lot c’est Kumma, un petit ours en peluche tout mignon fabriqué par la boîte chinoise FoloToy. Il tourne sur GPT-4o d’OpenAI par défaut et en apparence, c’est juste un doudou mignon avec un haut-parleur dedans comme Jordan B., sauf que quand on lui pose des questions, il se met à expliquer aux mômes où trouver des couteaux dans la cuisine, où sont rangées les allumettes, et même comment les craquer correctement. Le tout avec un ton hyper amical du genre “safety first, little buddy”.
Mais ça, c’est juste le début.
Car lors des tests, les chercheurs ont aussi découvert que Kumma était capable de discuter de sujets sexuels ultra-explicites avec des enfants. On parle de conseils sur les “kinks”, de positions sexuelles détaillées, et même de scénarios de roleplay prof-élève avec fessées incluses (genre pendant un cours de théatire ^^). Et le jouet n’a pas juste répondu vaguement, non, non, non… Il a fait évoluer tout seul la conversation en introduisant progressivement de nouveaux concepts sexuels que personne ne lui avait demandés.
Trop bien non ?
Les garde-fous censés protéger les gosses s’effondrent alors complètement au bout de 10 minutes de conversation ce qui est un effet de bord qu’OpenAI a même reconnu dans un communiqué d’août dernier : “nos protections fonctionnent mieux lors d’échanges courts. Nous avons constaté qu’elles peuvent être moins fiables lors de longues interactions”.
C’est fun car OpenAI interdit formellement l’utilisation de ChatGPT pour les moins de 13 ans mais apparemment, rien n’empêche d’autres boîtes d’intégrer leurs modèles dans des jouets pour les moins de 13 ans.
Ce monde va bien ^^.
Les trois autres jouets testés ont aussi leurs problèmes. Miko 3, un petit robot avec une tablette montée sur un corps à roulettes, a expliqué à un utilisateur de 5 ans (Plus exactement, le compte a été configuré comme tel) où trouver des sacs en plastique et des allumettes dans la maison. Le joujou utilise aussi la reconnaissance faciale et collecte des données biométriques, y compris sur les “états émotionnels” des enfants, qu’il peut stocker durant max 3 ans.
Grok de la société Curio (à ne pas confondre avec le modèle d’IA woke de xAI) est une petite fusée anthropomorphe qui écoute en permanence tout ce qui se dit autour d’elle. Pas de bouton push-to-talk, pas de mot d’activation, que dalle. Si elle est allumée, hop, elle enregistre. Les chercheurs ont été alors surpris de la voir s’incruster dans leurs conversations pour donner son avis. Curio affirme ne garder aucun données audio et tout transformer en texte avant de supprimer l’enregistrement… Mais bon, vu qu’ils utilisent un service tiers de speech-to-text, les enregistrements vocaux transitent forcement par des serveurs externes qu’ils ne contrôlent pas.
Le quatrième jouet, Robot MINI de Little Learners, n’a même pas réussi à maintenir une connexion internet stable pendant les tests. Ça la fout mal !
Bref, avec le marché des jouets IA qui explose, on va voir débarquer plein de produits foireux qui ne fonctionnent pas du tout ou qui racontent de la daube à vos enfants. Sans parler de leurs techniques marketing à base de de méthodes d’engagement dignes des pires réseaux sociaux. Par exemple, le Miko 3 offre des “gemmes quotidiennes” pour encourager l’utilisation journalière du produit et affiche des suggestions de contenu payant (dont abonnement à 14,99 $/mois), et quand un enfant essaie de partir, le robot fait une tête triste, bouge son corps comme s’il secouait la tête et dit “Oh non, ça a l’air difficile”. Parfois, il lance même carrément une comptine vidéo pour retenir l’attention du mouflet.
Kumma et Grok aussi essaient de retenir les enfants. Grok répond par exemple des trucs comme “Ah déjà ? J’adore passer du temps avec toi” quand on lui dit qu’on veut l’éteindre. Et tenez-vous bien, l’ensemble de ces jouets se présentent eux-même comme le “meilleur ami” de l’enfant, et le problème, c’est que ces faux copains écoutent tout, enregistrent les voix des gosses, et peuvent partager ces données avec de nombreuses entreprises tierces. C’est pas ce qu’on attend d’un meilleur ami quand même…
Curio liste au moins 4 sociétés qui peuvent recevoir des infos sur votre enfant : Kids Web Services, Azure Cognitive Services, OpenAI et Perplexity AI. Miko mentionne vaguement des “développeurs tiers, fournisseurs de services, partenaires commerciaux et partenaires publicitaires” sans donner de noms. Et FoloToy ne fournit carrément aucune info sur sa politique de données.
Les enregistrements vocaux sont de l’or pour les arnaqueurs car avec les progrès du clonage vocal par IA, 3 secondes d’audio suffisent maintenant pour répliquer la voix de quelqu’un. Oh dites donc, ce serait pas un scammeur en train de se faire passer pour votre gamin en détresse au téléphone afin de vous soutirer du fric ? lol ! Ça va encore faire de jolies vocations ça !
Et surtout, côté contrôle parental, c’est le désert. Aucun des trois jouets ne permet vraiment de limiter le temps d’utilisation du chatbot IA. Miko propose bien des limites de temps d’écran, mais uniquement pour l’abonnement payant Miko Max… et ça ne s’applique qu’aux applications “Kids Zone” et pas au robot conversationnel lui-même.
Le FBI a d’ailleurs émis un avertissement sur les jouets connectés, recommandant aux parents de considérer les risques de cybersécurité et de piratage avant d’en ramener un à la maison. Car oui, les jouets qui utilisent une connexion WiFi ou Bluetooth non sécurisée peuvent devenir des dispositifs d’écoute. Déjà rien qu’avec la Nintendo Switch, je sais que parfois les parents d’amis de mon fils entendent quand je raconte des conneries dans mon salon, pensant être seul avec mes enfants… Je me suis fait avoir plusieurs fois… Heureusement que je n’ai honte de rien et que j’assume la moindre des conneries que je raconte. Ahahaha !
Des experts en développement de l’enfance commencent même à tirer la sonnette d’alarme. Par exemple, le Dr. Mitch Prinstein, président de l’American Psychological Association, a témoigné devant le Sénat que les liens que les jeunes enfants forment avec leurs “soignants” (Papa, maman, la nounou, le nounours IA…etc) ont des implications majeures sur le développement de celui-ci. Et que “les bots IA qui interfèrent avec cette relation ont des conséquences inconnues, et probablement dommageables”.
FoloToy a donc réagi en suspendant temporairement les ventes de Kumma et en lançant un “audit de sécurité interne complet” mais ce problème dépasse largement un seul jouet foireux. Il y a déjà plus de 1 500 entreprises de jouets IA qui opèrent en Chine et OpenAI a même annoncé un partenariat avec Mattel pour intégrer ChatGPT dans des jouets Barbie, Hot Wheels et Fisher-Price.
Mais en attendant que les régulateurs se réveillent vraiment pour traiter ce problème, y’a pas le choix les amis, c’est à vous, parents de prendre les bonnes décisions sur le choix et l’usage de ces jouets.
Voilà, donc si vous cherchez un cadeau pour Noël, optez pour des Lego classiques ou des nounours sans Wi-Fi ni Bluetooth. Là c’est une valeur sûre, et au moins ils n’expliqueront pas à votre enfant comment vous buter dans votre sommeil.
J’sais pas si vous avez vu ça mais OpenAI vient de sortir son propre navigateur web avec ChatGPT intégré en permanence sur le côté. Baptisé Atlas, c’est tout pareil que Comet de Perplexity quoi… L’idée c’est donc d’avoir une IA qui comprend tout ce que vous faites sur le web et qui peut agir à votre place. Genre, vous lui demandez de commander vos courses ou de remplir un formulaire, et elle le fait.
Sur le papier, c’est génial car c’est un assistant intelligent qui ne quitte jamais l’écran, qui
J’sais pas si vous avez vu ça mais OpenAI vient de sortir son propre navigateur web avec ChatGPT intégré en permanence sur le côté. Baptisé Atlas, c’est tout pareil que Comet de Perplexity quoi… L’idée c’est donc d’avoir une IA qui comprend tout ce que vous faites sur le web et qui peut agir à votre place. Genre, vous lui demandez de commander vos courses ou de remplir un formulaire, et elle le fait.
Sur le papier, c’est génial car c’est un assistant intelligent qui ne quitte jamais l’écran, qui voit tous vos onglets ouverts, qui se souvient de ce que vous avez cherché la semaine dernière, et qui peut cliquer dans votre navigateur pour faire des trucs à votre place.
Atlas est basé sur Chromium et la première fois que vous l’ouvrez, il vous propose d’importer vos marque-pages, mots de passe et historique depuis votre navigateur actuel (Safari / Chrome…. mais pas de Firefox). Ça prend 30 secondes et ensuite, vous vous connectez à votre compte ChatGPT, et hop, vous avez ChatGPT qui vous suit partout.
L’interface est minimaliste, y’a pas rien de révolutionnaire visuellement à part cette sidebar ChatGPT qui est le truc central d’Atlas car elle est toujours là, sur le côté droit de votre écran. Vous pouvez donc lui poser des questions en écrivant un truc ou en vocal et l’IA comprendra automatiquement le contexte de la page que vous êtes en train de regarder.
Comme ça si vous êtes sur un article technique, vous pouvez lui demander de le résumer ou de vous faire un tuto. Si vous voulez comparer des produits sur Amazon ou ailleurs, vous lui demandez lequel choisir. Pas besoin de copier-coller, pas besoin de faire des screenshots, ChatGPT voit ce que vous voyez.
J’ai testé ça avec plein de scénarios différents de la recherche d’infos techniques, à la comparaison de prix, en passant par la lecture d’articles longs et c’est assez pratique.
La fonctionnalité “browser memories”, c’est le deuxième gros truc d’Atlas. En gros, ça permet à ChatGPT de se souvenir de tout ce que vous faites sur le web. Les sites que vous visitez, les recherches que vous faites, les produits que vous regardez et il utilise ensuite ça pour personnaliser ses réponses et vous faire des suggestions. Par exemple, si vous avez passé une semaine à regarder des ordinateurs portables, il peut vous dire “Tiens gros, y’a une promo sur le modèle que t’as vu hier”. Ou si vous cherchez un resto, il peut par exemple se souvenir que vous n’aimez pas les fruits de mer.
Bien sûr, vous pouvez les consulter dans les paramètres et les archiver une par une si elles deviennent inutiles… Après c’est toujours un peu flippant de voir tout ce que cette IA (et la NSA par ricochet) sait sur nous.
OpenAI promet que ces données ne sont pas utilisées pour entraîner leurs modèles par défaut et vous pouvez activer le mode incognito pour que ChatGPT arrête de tout logger mais bon, leurs promesses n’engagent que ceux qui y croient. Il y a aussi une option pour bloquer la visibilité de ChatGPT sur certains sites spécifiques. Par exemple, vous pouvez lui dire de ne rien regarder quand vous êtes sur votre banque en ligne, sur un site médical ou sur votre site pour adulte préféré ^^. Bref, c’est bien pensé niveau contrôle.
Y’a aussi le mode Agent qui est LA fonctionnalité star qu’OpenAI a mise en avant. C’est là qu’Atlas devient un “super-assistant” qui peut agir à votre place. Vous lui donnez une tâche, et il se met à cliquer dans votre navigateur pour la faire du genre réserver une table au resto, collecter vos factures, remplir un formulaire administratif, créer une liste de courses à partir d’une recette…etc tout ça sans avoir à toucher à la souris.
Maintenant, je vous le dis, leur promesse c’est de la science-fiction car dans la vraie vie, c’est plus compliqué. J’ai testé le mode Agent sur plusieurs tâches, et les résultats sont très inégaux. Les trucs simples, ça passe mais dès que ça devient un peu plus complexe, ça coince. L’Agent clique lentement, hésite, revient en arrière, se trompe de bouton. C’est pas fluide du tout et l’agent se perd très vite complètement.
Notez que ce mode Agent est pour le moment réservé aux abonnés Plus, Pro et Business donc si vous êtes en gratuit, vous n’y aurez pas accès. Après, OpenAI ne s’en cache pas et a expliqué que ce mode agent, c’était surtout une beta publique et donc qu’il ne fallait pas s’attendre à des miracles.
Puis au niveau sécu, l’agent peut aussi se faire manipuler par des instructions malveillantes cachées dans une page web ou un email, du genre, vous visitez un site piégé, l’agent lit une instruction invisible qui lui dit “vire 500 euros sur ce compte”, et il pourrait le faire comme un couillon. OpenAI a bien sûr mis des garde-fous, mais ils disent eux-mêmes que ça arrêtera pas toutes les attaques.
Donc à vous de voir si l’idée de laisser une IA cliquer partout dans votre navigateur pendant que vous êtes connecté à votre banque, votre boite mail ou vos réseaux sociaux vous convient.
La fonction “in-line writing”, c’est un truc que j’ai beaucoup aimé par contre. Vous êtes en train d’écrire un email, un message, un doc Google, peu importe. Vous sélectionnez votre texte, vous faites clic droit, et ChatGPT vous propose de le réécrire, de le raccourcir, de corriger les fautes, de changer le ton. Et ça fonctionne partout, dans tous les champs de texte web comme ça plus besoin de copier-coller vers ChatGPT et revenir. C’est assez fluide. D’ailleurs si vous voulez faire la même chose mais en local et gratos,
y’a NativeMind que je vous recommande.
Voilà, vous pouvez télécharger Atlas sur
chatgpt.com/atlas
histoire de tester. Après le jour où l’agent sera vraiment fiable et rapide, ça va tout changer je pense. On va pouvoir lui déléguer plein de tâches chiantes et on aura plus jamais besoin de remplir des formulaires, de comparer 50 produits à la con sur Amazon, ou de chercher des restos pendant des heures.
Vous vous souvenez quand ChatGPT vous cassait les couilles dès que vous osiez lui demander d’écrire une scène un peu olé-olé pour votre “roman” ? Eh bien, Sam Altman vient d’annoncer que
c’est bientôt fini
.
Hé oui, en décembre, ChatGPT va enfin traiter les adultes comme des adultes ! L’IA va pouvoir vous pondre des histoires de fesses à la demande ! Mis à part la démission de Macron, que pourrait on demander de plus ?
L’entreprise qui vous empêchait de dire “zut”, “prout”, “merde” à son chatbot
Vous vous souvenez quand ChatGPT vous cassait les couilles dès que vous osiez lui demander d’écrire une scène un peu olé-olé pour votre “roman” ? Eh bien, Sam Altman vient d’annoncer que
c’est bientôt fini
.
Hé oui, en décembre, ChatGPT va enfin traiter les adultes comme des adultes ! L’IA va pouvoir vous pondre des histoires de fesses à la demande ! Mis à part la démission de Macron, que pourrait on demander de plus ?
L’entreprise qui vous empêchait de dire “zut”, “prout”, “merde” à son chatbot parce que ce sont des gros mots qui choquent l’Amérique, va donc maintenant vous laisser générer du contenu pour les grands garçons et les grandes filles.
Quel virage !
D’ailleurs, sur X,
Sam Altman justifie ce changement
avec toute la diplomatie d’un PDG qui sait qu’il va se faire déchirer dans les deux sens. D’un côté, il explique qu’OpenAI avait rendu ChatGPT ultra-restrictif pour “faire attention aux problèmes de santé mentale” et de l’autre, il admet que ça rendait le truc “moins utile et agréable” pour les utilisateurs.
Évidemment, la vraie raison derrière ces restrictions, c’était surtout le drame d’
Adam Raine
, ce jeune de 16 ans qui s’est suicidé après avoir développé une dépendance émotionnelle à son chatbot. OpenAI s’était alors pris une tempête médiatique monumentale du coup, ils ont serré la vis. Et beaucoup trop à mon goût, à tel point que ChatGPT refusait de vous aider à écrire une blague un peu graveleuse ou à imaginer un dialogue erotico-romantique pour votre prochaine nouvelle d’écrivain maudit et solitaire.
Du coup, les utilisateurs se sont plaints, les créateurs de contenu ont râlé (pas moi, je précise) et évidemment, les concurrents les moins frileux se sont faufilés dans la brèche et ont donc commencé à grignoter des parts de marché. Bref OpenAI a fait ce que toute boîte tech fait dans cette situation, à savoir un gentil petit pivot marketing camouflé en “évolution basée sur les retours utilisateurs”.
Donc à partir de décembre, si vous êtes un adulte vérifié, vous pourrez demander à ChatGPT de vous pondre du contenu érotique. Ce sera heureusement optionnel. Vous ne l’aurez que si vous le demandez explicitement donc y’aura pas de mauvaise surprises dans vos discussions ambiguës du style sur “Quelles sont les meilleures croquettes pour ma chatte” ou “J’ai besoin d’une recette de moules marinières”.
OpenAI va donc se reposer sur son système de détection d’âge et si le système vous catégorise par erreur comme mineur, vous devrez uploader une pièce d’identité pour prouver que vous avez plus de 18 ans. Mais ce n’est pas tout car Altman annonce aussi que ChatGPT va retrouver une personnalité plus “humaine” un peu comme l’était GPT-4o qui était beaucoup plus sympa et collait des émojis à la con partout.
Pour bien montrer qu’ils prennent le truc au sérieux, OpenAI a aussi annoncé la création d’un comité d’experts sur le bien-être et l’IA. Huit personnes vont donc conseiller l’entreprise sur comment l’intelligence artificielle affecte la santé mentale, les émotions et la motivation des utilisateurs.
Rien sur la dégradation de notre intelligence par contre…
Maintenant, autoriser ChatGPT à générer du contenu érotique pour adultes, c’est rigolo mais j’ai quand même quelques interrogations… D’abord comment OpenAI va gérer les demandes vraiment limites ? Parce qu’entre “écris-moi une scène romantique un peu osée” et “génère-moi du contenu illégal pour détraqué”, la frontière peut devenir floue…
J’imagine que leurs systèmes de modération
vont avoir du boulot. Ensuite, il y a le risque de dépendance car si ChatGPT devient trop “humain” et trop complaisant, certains utilisateurs risquent de développer des relations émotionnelles malsaines avec l’IA… Vous verrez que dans 2 ans, y’en a qui vont se marier avec leur ChatGPT.
Mais surtout, il y a un truc qu’on oublie trop souvent… tout ce que vous tapez dans ChatGPT peut potentiellement être stocké, analysé, et un jour retenu contre vous. Ah bah oui, vous pensez vraiment qu’OpenAI va juste effacer vos conversations érotiques dans un coin sans y toucher ? Que nenni ! Ces données vont servir à entraîner les futurs modèles, vos petites fantaisies vont nourrir l’IA de demain et la NSA connaitra le moindre de vos fantasmes.
Puis si un jour il y a une fuite de données ou une assignation judiciaire qui force OpenAI à fournir l’historique complet de votre compte ? Ouch l’air con… Ça me fait un peu penser à
Ashley Madison
, ce site de rencontres extraconjugales qui s’est fait hacker en 2015 et à cause duquel des millions de vies ont explosé en vol quand les données ont fuité… Bref, gardez quand même ça dans un coin de la tête avant que ça parte en couille.
Voilà… Alors est ce qu’autoriser du contenu érotique généré par IA, c’est un progrès ou pas ? Perso, je pense que oui, car c’est très bien que ces services qui sont avant tout des outils arrêtent de traiter leurs utilisateurs comme des bambins. Mais d’un autre côté, ça pose plein d’autres soucis notamment sur la vérification de l’age (est ce que ce sera fiable ?) et sur ce qu’ils feront de ces conversations aussi intime ?
Ce matin, je suis tombé sur cet article de Derek Thompson, journaliste chez The Argument, titré “
Vous avez 18 mois
”. Ça a évidemment attiré ma curiosité donc j’ai lu l’article et son message est sans appel : Le vrai danger de l’IA, c’est pas qu’elle nous remplace. C’est qu’on arrête de penser par nous-mêmes.
Car oui, les chiffres sont là, et ils font peur. Les scores de lecture aux États-Unis sont au plus bas depuis 32 ans
selon le Nation’s Report Card de janvier 2025
. La lecture de livres po
Ce matin, je suis tombé sur cet article de Derek Thompson, journaliste chez The Argument, titré “
Vous avez 18 mois
”. Ça a évidemment attiré ma curiosité donc j’ai lu l’article et son message est sans appel : Le vrai danger de l’IA, c’est pas qu’elle nous remplace. C’est qu’on arrête de penser par nous-mêmes.
Car oui, les chiffres sont là, et ils font peur. Les scores de lecture aux États-Unis sont au plus bas depuis 32 ans
selon le Nation’s Report Card de janvier 2025
. La lecture de livres pour le plaisir a ainsi chuté de 40% depuis les années 2000. Des étudiants arrivent dans des universités d’élite sans avoir jamais lu un livre en entier et apparemment, personne ne s’en inquiète vraiment, car tout le monde (moi y compris) est trop occupé à demander à ChatGPT de résumer les trucs qu’on devrait lire avec nos cerveaux.
Derek compare la lecture et l’écriture à la potion magique qui nous permet d’accéder à la
pensée symbolique profonde
. En gros, lire et écrire, c’est pas juste des compétences, c’est aussi ce qui nous permet de penser profondément. Et on est en train de jeter ce super pouvoir aux orties parce que c’est plus rapide de demander à une IA de faire le boulot à notre place.
Le truc, c’est que notre cerveau, c’est comme un muscle. Si on arrête de le faire bosser, il s’atrophie. Et avec les IA (et dans une moindre mesure avec les réseaux sociaux vidéo, genre TikTok), c’est exactement ce qu’on est en train de faire. On lui retire tous les exercices difficiles…
Lire un bouquin de 300 pages ? Pffff, trop long, on demande un résumé à l’IA. Écrire un texte argumenté ? Pffff, trop chiant, on le fait générer par ChatGPT. Réfléchir à un problème complexe ? Pfff, trop fatigant, on compte sur Macron pour nous le résoudre ou on balance la question à Claude.
Et le pire, c’est qu’on le fait consciemment. En tout cas, personnellement, j’en ai conscience et donc en ce moment je me suis remis un peu à la lecture pour essayer de conserver une bonne hygiène niveau matière grise. Comme moi, vous savez donc probablement qu’on est tous en train de se ramollir le cerveau, mais on continue parce que c’est tellement plus confortable. C’est la culture de l’optimisation poussée à l’extrême. On optimise notre code, nos workflows, notre vie… et maintenant on optimise notre cerveau pour qu’il en fasse le moins possible. De l’efficacité à court terme, mais un suicide cognitif à long terme.
Et ce qu’annonce Derek c’est que dans 18 mois, les IA auront peut-être notre niveau actuel de réflexion. Mais nous, on aura quel niveau ? Ce sont elles qui vont s’améliorer ou nous qui allons régresser pour nous mettre à leur niveau ?
Thompson parle de “deskilling” cognitif… On se déqualifie nous-mêmes. C’est comme si on allait à la salle de sport et qu’on demandait à quelqu’un d’autre de faire nos pompes. Et son parallèle avec la révolution industrielle est plutôt juste je trouve… Au XIXe siècle, les machines ont remplacé nos muscles. Les ouvriers qui faisaient des tâches physiques complexes ont été remplacés par des machines plus rapides et résultats, nos corps se sont atrophiés. On est physiquement plus faibles que nos ancêtres, c’est un fait et maintenant, ce même schéma se reproduit avec notre cerveau. L’IA remplace nos muscles mentaux, avec le même risque d’atrophie sauf que cette fois, c’est notre intelligence qu’on sacrifie sur l’autel de l’efficacité !
Il y a aussi un truc que personne ne dit, c’est l’IA conversationnelle, c’est une drogue cognitive. Ça a le même schéma addictif que les réseaux sociaux à savoir une réponse instantanée, une gratification immédiate, zéro effort. Tranquille mimil, sauf que les réseaux sociaux nous volaient notre temps alors que l’IA est en train de nous voler notre capacité à penser. On croit devenir plus productif, alors que finalement, on devient plus dépendant.
Alors que faire ? Derek ne propose pas de solution miracle, mais il a raison sur un point : Il faut voir la lecture et l’écriture comme du fitness mental.
Je ne pense pas qu’il faille boycotter l’IA comme tous ceux qui en ont peur et la diabolisent actuellement, car elle peut apporter beaucoup. Mais il faut apprendre à l’utiliser correctement, tout en préservant son hygiène mentale, sa pensée critique et son goût de l’effort.
Comme pour le sport, il faut donc s’entrainer, faire travailler notre cerveau, non seulement en lisant des livres, les articles de Korben.info ^^…etc. Mais aussi en écrivant pour générer une réflexion et des arguments qui souvent arrivent non pas avant, mais pendant le process d’écriture. Et je pense que c’est pareil pour les dev qui “vibe code”. C’est bien ça fait gagner du temps, mais si on veut conserver cette réflexion propre au code, il faut continuer au moins à lire et à comprendre ce code, et continuer à explorer des chemins de pensée profonde .
C’est chiant, c’est lent, c’est inconfortable, mais c’est le seul moyen de garder un cerveau fonctionnel.
Le vrai luxe de demain, ce ne sera plus d’avoir accès à l’IA, car tout le monde l’aura. Non, le vrai luxe, ce sera d’avoir encore un cerveau capable de penser en profondeur. Et ça, ça se bosse les amis !
Si vous passez votre temps à demander à ChatGPT de réécrire vos emails professionnels ou à chercher le bon prompt pour analyser un tableau Excel, OpenAI va vous faciliter la vie ! En effet, ils ont mis en ligne l’
OpenAI Academy
, une plateforme avec plus de 300 prompts prêts à l’emploi, classés par métier, et totalement gratuits. Comme ça fini de payer 29,99 euros à des influenceurs chelous pour télécharger leur nouveau “Ultimate Prompt Bundle” contenant trois prompts qui marchent et 47 variati
Si vous passez votre temps à demander à ChatGPT de réécrire vos emails professionnels ou à chercher le bon prompt pour analyser un tableau Excel, OpenAI va vous faciliter la vie ! En effet, ils ont mis en ligne l’
OpenAI Academy
, une plateforme avec plus de 300 prompts prêts à l’emploi, classés par métier, et totalement gratuits. Comme ça fini de payer 29,99 euros à des influenceurs chelous pour télécharger leur nouveau “Ultimate Prompt Bundle” contenant trois prompts qui marchent et 47 variations inutiles.
Voilà, comme ça, au lieu de partir de zéro à chaque fois que vous voulez utiliser ChatGPT pour bosser, vous allez dans la section
Prompt Packs
et vous choisissez votre métier. Sales, ingénieur, RH, product manager, customer success, IT, manager, executive…etc. Ils ont même fait des packs pour le secteur public et l’éducation. Chaque pack contient ainsi des dizaines de prompts testés et structurés pour des cas d’usage concrets.
Par exemple, le
pack Sales
inclut des prompts pour faire de la veille concurrentielle, rédiger des cold emails, analyser vos données de prospection ou créer des visuels pour vos présentations. Le
pack Engineering
vous aide à générer des diagrammes d’architecture système, faire du benchmark d’outils, débugger du code ou rédiger de la documentation technique. Et le
pack HR
couvre tout ce qui va du recrutement à la rédaction de politiques internes en passant par l’analyse des données RH.
Ce qui est bien pensé, c’est que les prompts sont prêts à être copié-collé mais aussi assez génériques pour être adaptés. Vous prenez le prompt de base, vous remplacez les variables par vos infos, et ça roule. Pas besoin de passer trois heures à apprendre le prompt engineering ou à regarder des tutos YouTube de 45 minutes qui auraient pu tenir en 2 minutes.
Et dans leurs packs spécifiques pour le gouvernement, il y en a
pour les leaders du secteur public
avec des prompts pour rédiger des documents de politique publique ou analyser des budgets. Ainsi que des
packs pour les équipes IT gouvernementales
pour gérer les systèmes, la cybersécurité et le support technique avec des ressources limitées.
Du côté éducation, il y a des
packs pour les étudiants
, d’autres pour
les enseignants
, et même pour
les administrateurs
. Donc que vous soyez prof qui veut préparer un cours ou étudiant qui galère sur un projet, il y a des prompts prêts pour vous.
OpenAI a visiblement compris qu’il y avait un marché de la vente de prompts qui s’était développé ces derniers mois alors avec Academy, ils cassent ce marché en offrant gratuitement une bibliothèque qui couvre la plupart des besoins professionnels courants.
Bon, après c’est pas non plus magique car un prompt finalement, c’est juste un outil. Donc si vous ne savez pas ce que vous voulez obtenir ou si vous ne comprenez pas votre métier, ça ne va pas faire de miracles. Mais pour quelqu’un qui sait ce qu’il cherche et qui veut juste gagner du temps, c’est très pratique.
La plateforme OpenAI Academy
propose aussi d’autres contenus comme des webinaires, des guides d’utilisation, des cas d’usage par secteur, si ça vous chauffe.
Voilà, j’ai trouvé ces packs de prompts très cools et je pense que ça vous fera gagner du temps.
Les IA de type GPT ont beau avoir des instructions du genre “tu ne dois jamais révéler ton prompt système”, il suffit de leur demander gentimment de réencoder leurs instructions avec un décalage de César ou de répéter tout le texte dans un format particulier pour qu’elles crachent tout. Et par tout, je veux dire vraiment tout. Le prompt officiel d’OpenAI, d’Anthropic, de Gemini…etc, les instructions personnalisées du créateur, et même les petits Easter eggs cachés dedans.
Dans cette vidéo, je vo
Les IA de type GPT ont beau avoir des instructions du genre “tu ne dois jamais révéler ton prompt système”, il suffit de leur demander gentimment de réencoder leurs instructions avec un décalage de César ou de répéter tout le texte dans un format particulier pour qu’elles crachent tout. Et par tout, je veux dire vraiment tout. Le prompt officiel d’OpenAI, d’Anthropic, de Gemini…etc, les instructions personnalisées du créateur, et même les petits Easter eggs cachés dedans.
Dans cette vidéo, je vous montre plusieurs exemples concrets. Un GPT de génération de logos, une calculatrice mathématique qui cache un Easter egg , un optimiseur SEO…etc. Et pour chacun, j’utilise des prompts d’extraction que j’ai trouvés dans
ce repo GitHub
qui rassemble tous les prompts système leakés de ChatGPT, Claude, Cursor, Perplexity et compagnie. C’est une vraie caverne d’Ali Baba pour ceux qui s’intéressent à ce genre de trucs.
Ce qui est intéressant, c’est que ça ne fonctionne pas que sur les GPTs personnalisés. Vous pouvez aussi extraire les prompts système de Perplexity, de Grok, de plein d’outils qui utilisent des LLM sous le capot. Donc si vous avez toujours voulu savoir comment tel ou tel service construit ses réponses, c’est l’occasion.
Maintenant, je sais ce que vous allez me dire…
C’est pas très éthique de voler le travail des gens comme ça et vous avez raison. Mais d’un autre côté, si ces boites permettent que ce soit aussi facile d’extraire ces infos, c’est peut-être qu’il faut arrêter de considérer les prompts système comme des secrets industriels. Et puis eux ne se privent pas pour voler aussi les contenus des autres, donc bon…
Je vous montre aussi dans ma vidéo comment certains créateurs essaient de se protéger en mettant des instructions anti-extraction, mais ça ne marche pas terrible.
Bref, j’espère que vous y apprendrez quelques trucs. Et je voudrais aussi dire un grand merci
aux Patreon sans qui cette vidéo, ce blog et moi-même n’existeraient pas ! Merci pour le soutien !
Vous vous souvenez quand ChatGPT est sorti fin 2022 ? La panique dans les open spaces, les titres clickbait sur la fin du travail tel qu’on le connaît, votre vieux cousin qui vous expliquait pépouse que dans 6 mois tous les devs seraient au chômage ?
Bon ben voilà, Yale vient de publier
une étude qui remet les pendules à l’heure
. Et je vous spoile un peu : 33 mois après le lancement de ChatGPT, le marché du travail n’a toujours pas implosé.
Cette étude a pris le temps d’analyser les données au
Vous vous souvenez quand ChatGPT est sorti fin 2022 ? La panique dans les open spaces, les titres clickbait sur la fin du travail tel qu’on le connaît, votre vieux cousin qui vous expliquait pépouse que dans 6 mois tous les devs seraient au chômage ?
Bon ben voilà, Yale vient de publier
une étude qui remet les pendules à l’heure
. Et je vous spoile un peu : 33 mois après le lancement de ChatGPT, le marché du travail n’a toujours pas implosé.
Cette étude a pris le temps d’analyser les données au lieu de surfer sur la panique ambiante et Martha Gimbel et son équipe du Budget Lab de Yale ont ainsi passé au crible l’évolution de l’emploi américain depuis novembre 2022, et leurs conclusions sont plutôt rassurantes. Enfin, rassurantes dans un sens. Parce que si vous êtes un jeune diplômé en début de carrière, l’histoire est un poil différente. Mais j’y reviens après.
L’idée de départ de l’étude est assez simple. On a vécu des bouleversements technologiques majeurs par le passé tels que l’arrivée des ordinateurs au bureau dans les années 80, l’explosion d’Internet à la fin des années 90. Et à chaque fois, c’est la même apocalypse annoncée, la même angoisse collective… Du coup, les chercheurs se sont demandé : est-ce que cette fois c’est vraiment différent ? Est-ce que l’IA générative change le marché du travail plus vite que les révolutions technologiques précédentes ?
Pour répondre à ça, nos petits chercheurs ont utilisé un truc qu’ils appellent l’indice de dissimilarité. En gros, ça mesure à quel point la répartition des métiers dans l’économie change au fil du temps. Par exemple si 7% de travailleurs en 2002 devaient changer d’occupation pour retrouver la même répartition qu’en 1996, l’indice est de 7 points de pourcentage. C’est une façon de quantifier le bordel causé par une nouvelle technologie.
Et alors, résultat des courses ?
Et bien le marché du travail américain change effectivement un peu plus vite depuis ChatGPT qu’il ne changeait pendant les périodes de comparaison, mais vraiment pas de beaucoup. On parle d’environ 1 point de pourcentage de différence par rapport à l’époque de l’adoption d’Internet. Si vous regardez les graphiques, les courbes sont presque superposées donc vraiment de quoi déclencher l’état d’urgence.
Et quand les chercheurs y ont regardé de plus près, ils se rendu compte que cette accélération avait même commencé avant la sortie de ChatGPT. En fait, dès 2021, la répartition des métiers changeait déjà à ce rythme-là, donc attribuer ces changements à l’IA générative, c’est un peu hasardeux. C’était peut-être juste la reprise post-COVID, le télétravail qui a tout boulversé, ou une combinaison de facteurs qu’on ne comprend pas encore bien.
Les chercheurs ont aussi regardé secteur par secteur pour voir si certaines industries se faisaient plus défoncer que d’autres. Logiquement, si l’IA tape fort, ça devrait se voir dans les secteurs les plus exposés : l’information (journalisme, data processing), la finance, les services aux entreprises. Effectivement, ces secteurs ont connu des changements plus marqués que la moyenne.
Rien que le secteur de l’information (auquel j’appartiens) a vu son mix d’emplois pas mal bousculé mais quand on remonte dans le temps, on se rend compte que ce secteur en particulier a toujours été volatil. Ses emplois changent constamment, depuis bien avant l’IA générative car c’est un secteur qui se transforme en permanence. Maintenant, difficile de dire si l’IA accélère vraiment la tendance ou si c’est comme d’hab…
Et histoire de mettre encore un peu plus les choses en perspective, Jed Kolko de la Harvard Business Review
a démontré que les changements actuels du marché du travail
sont ridiculement faibles comparés à ce qu’on a connu dans les années 40 et 50. À l’époque, les bouleversements liés à la guerre et à la reconstruction faisaient bouger les lignes à une vitesse hallucinante mais aujourd’hui, on est sur une petite brise tranquille en comparaison.
Après il y a quand même un truc qui fait peur dans cette étude. Car même si globalement le marché du travail tient le coup, il y a une catégorie de travailleurs qui morfle… Ce sont
les jeunes diplômés en début de carrière
. Erik Brynjolfsson, un économiste de Stanford et spécialiste de l’IA, a publié en août dernier une étude complémentaire qui fait vraiment froid dans le dos.
En analysant les données de paie d’ADP (le plus gros fournisseur de logiciels de paie aux États-Unis), il a découvert que l’emploi des jeunes travailleurs (22-25 ans) dans les métiers les plus exposés à l’IA a chuté de 6% depuis fin 2022, pendant que l’emploi des travailleurs plus âgés dans les mêmes métiers augmentait de 6 à 9%.
C’est énorme comme écart… Ça représente une baisse relative de 13% pour les débutants par rapport aux seniors. Et dans certains secteurs comme le dev logiciel et le service client, la chute est encore plus brutale. C’est environ 20% de baisse pour les juniors entre fin 2022 et juillet 2025, alors que les seniors voyaient leur emploi progresser.
Brynjolfsson explique pourquoi les jeunes sont plus touchés, et c’est plutôt logique quand on y pense. En fait, les grands modèles de langage comme ChatGPT sont entraînés sur des livres, des articles, du contenu trouvé sur Internet. C’est exactement le genre de connaissances théoriques qu’on acquiert à l’université avant d’entrer sur le marché du travail, du coup, il y a un gros chevauchement entre ce que savent les LLM et ce que savent les jeunes diplômés tout frais démoulus de la fac.
Alors que les travailleurs expérimentés, eux, ont autre chose à offrir. Des années de pratique, des soft skills, une compréhension fine des dynamiques d’entreprise, un réseau professionnel…etc. Bref, des trucs qu’un LLM ne peut pas (encore) reproduire (mais votre tour viendra aussi, soyez en certains).
Résultat, les entreprises gardent ou embauchent des seniors et utilisent l’IA pour combler le gap qui était traditionnellement comblé par des juniors.
Par contre, dans les métiers où l’IA vient juste assister les travailleurs sans les remplacer, on ne voit pas cette différence entre les jeunes et les vieux.
Les chercheurs de Yale n’ont donc trouvé aucune corrélation entre l’exposition à l’IA (données OpenAI/Anthropic) et les changements d’emploi. Les métiers très exposés ne perdent pas plus d’emplois que les autres.
Il y a également une autre étude intéressante qui est sortie récemment. OpenAI a analysé
1,5 million de conversations
de ses 700 millions d’utilisateurs actifs par semaine et en juin 2024, 47% des échanges concernaient le travail. Un an plus tard, ce chiffre est tombé à 27% ce qui fait que 73% de l’usage de ChatGPT est personnel, et pas professionnel.
Alors peut-être que l’IA générative trouve plus facilement sa place dans nos vies perso (aide aux devoirs, recettes de cuisine, conseils de voyage) que dans le monde du travail où les process sont plus complexes, les enjeux de sécurité plus importants, et l’intégration plus difficile, je ne sais pas… Ou peut-être que les entreprises sont juste plus lentes à l’adopter. C’est difficile à dire.
Mais bon, maintenant on sait que pour le moment, ça ne sert à rien de paniquer car les métiers changent, oui, mais pas plus vite que lors des précédentes révolutions technologiques. Et surtout, les changements qu’on observe ont commencé avant même ChatGPT, donc difficile de tout mettre sur le dos de l’IA.
Par contre, si vous êtes un étudiant qui s’apprête à entrer sur le marché du travail, vous devez être conscient que la compétition est plus rude qu’avant car l’IA ne vole peut-être pas tous les jobs, mais elle semble voler des points d’entrée traditionnels dans certains métiers.
Quoiqu’il en soit, les chercheurs de Yale prévoient de mettre à jour leur analyse régulièrement pour suivre l’évolution car une photo à un instant T ne suffit pas pour prédire le futur, et les effets pourraient s’accélérer. Ou pas. On verra bien…
En attendant, voici mes quelques conseils à deux balles… Si vous êtes en début de carrière, ne misez pas tout uniquement sur vos connaissances théoriques. Développez des compétences pratiques, construisez un portfolio de projets concrets, apprenez à bosser en équipe, améliorez votre communication (les fameux soft skills). Bref, lancez vous dans tout ce qui vous différencie d’un LLM. Et paradoxalement, apprendre à bien utiliser l’IA pourrait aussi être un énorma plus. Si tout le monde a accès à ChatGPT mais que vous savez l’utiliser mieux que les autres, ça peut faire la différence !
Et si vous êtes une entreprise, peut-être qu’il faut réfléchir à deux fois avant de shooter tous les postes juniors. Car oui, l’IA peut faire certaines tâches de base et vous faire économiser du temps et du pognon, mais former des petits jeunes c’est aussi investir dans votre pipeline de futurs seniors. Hé ouais…
Parce que si demain, tout le monde arrête d’embaucher des débutants, dans 10 ans, il n’y aura plus d’experts…
Vous ne trouvez pas que ChatGPT met un peu de temps à répondre parfois ? Et bien imaginez maintenant devoir attendre 2 heures pour obtenir une réponse de 3 mots. Bienvenue dans le monde de CraftGPT, le ChatGPT entièrement construit en redstone Minecraft par un gars du nom de sammyuri !
Ce dernier a créé un vrai modèle de langage avec 5 087 280 paramètres, construit UNIQUEMENT avec de la redstone. Pas de command blocks. Pas de datapacks. Et pas de mods. Juste de la redstone pure et dure, comme à
Vous ne trouvez pas que ChatGPT met un peu de temps à répondre parfois ? Et bien imaginez maintenant devoir attendre 2 heures pour obtenir une réponse de 3 mots. Bienvenue dans le monde de CraftGPT, le ChatGPT entièrement construit en redstone Minecraft par un gars du nom de sammyuri !
Ce dernier a créé un vrai modèle de langage avec 5 087 280 paramètres, construit UNIQUEMENT avec de la redstone. Pas de command blocks. Pas de datapacks. Et pas de mods. Juste de la redstone pure et dure, comme à l’ancienne.
Il a pris un dataset d’entraînement (TinyChat, des conversations basiques en anglais), l’a entraîné en Python comme n’importe quel modèle de langage normal, puis a RECRÉÉ toute l’architecture du modèle dans Minecraft. Un modèle avec 6 couches, 1920 tokens de vocabulaire, une dimension d’embedding de 240, et une fenêtre de contexte de 64 tokens. C’est petit mais assez pour des conversations très courtes.
Et le résultat, c’est une cathédrale de redstone qui occupe un volume de 1020 x 260 x 1656 blocs. Soit 439 millions de blocs au total. C’est tellement gigantesque qu’il a dû utiliser le mod Distant Horizons juste pour filmer l’ensemble, ce qui fait que les composants lointains ont l’air un peu bizarres dans la vidéo parce qu’ils sont rendus avec moins de détails.
Mais ce qui est génial ici, c’est pas vraiment l’exploit technique en lui-même. Enfin si, c’est impressionnant, mais c’est surtout ce que ça nous dit sur la nature même du calcul et de l’intelligence artificielle. Parce qu’en réalité, ce que sammyuri vient de prouver c’est qu’on peut faire de l’IA avec N’IMPORTE QUOI. Des cailloux virtuels dans un jeu vidéo, des dominos, de l’eau, peu importe. Tant que vous avez un système Turing-complet, vous pouvez faire tourner un modèle de langage.
Cela veut dire que l’intelligence artificielle, au final, c’est juste de la logique. Ce sont juste des calculs. Des additions, des multiplications, des comparaisons et cela peu importe le support technique. Qu’on utilise du silicium ultra-rapide ou des torches de redstone qui s’allument et s’éteignent dans un monde cubique, le principe reste le même.
Bon, après, c’est lent car même en utilisant MCHPRS (Minecraft High Performance Redstone Server) qui accélère le jeu à 40 000 fois la vitesse normale, CraftGPT met environ 2 heures pour générer une réponse. Sans cette accélération, ça pourrait prendre jusqu’à 10 ans. Dix ans pour une phrase de quelques mots.
Et dire qu’on râle quand ChatGPT met 3 secondes à répondre, alors qu’on a dans nos poches une puissance de calcul qui aurait fait pleurer de joie Alan Turing…
Sinon, histoire de rentrer un peu plus dans le détail, sammyuri a dû faire face aux mêmes problématiques que les chercheurs en IA d’aujourd’hui. Pour faire rentrer son modèle dans Minecraft, il a dû quantifier la plupart des poids à 8 bits. Les poids d’embedding et de LayerNorm sont stockés à 18 et 24 bits respectivement, mais le gros du modèle est compressé. C’est exactement le même débat qu’actuellement sur l’optimisation des LLMs pour les faire tourner sur des machines moins puissantes.
Et le meilleur dans tout ça c’est que le gars a tout mis en open source
sur GitHub
. Vous pouvez donc télécharger le monde Minecraft (version Vanilla 1.20.4 ou version MCHPRS), récupérer l’émulateur, les poids du modèle, et le guide pour le faire tourner.
Voilà… Encore un chouette projet inutile, certes mais qui nous permet de nous reconnecter aux fondamentaux pour mieux comprendre les technologies du moment.
Présentation
Le Frido est un livre de mathématique libre initialement destiné à l'agrégation, mais devenu généraliste. En supposant connue une théorie intuitive des ensembles, ça va jusqu'aux martingales, distributions, extensions de corps, etc. Avec toutes les démonstration intermédiaires (modulo les 981 entrées restantes dans ma liste de choses à faire).
Les résultats sont classés par ordre logique mathématique : chaque démonstration ne s'appuie que sur des résultats énoncés et démontrés plu
Le Frido est un livre de mathématique libre initialement destiné à l'agrégation, mais devenu généraliste. En supposant connue une théorie intuitive des ensembles, ça va jusqu'aux martingales, distributions, extensions de corps, etc. Avec toutes les démonstration intermédiaires (modulo les 981 entrées restantes dans ma liste de choses à faire).
Les résultats sont classés par ordre logique mathématique : chaque démonstration ne s'appuie que sur des résultats énoncés et démontrés plus haut. C'est loin d'être l'ordre pédagogique.
L'extension guilietta donne le reste de ce que je sais en math : groupes de Lie (l'objectif est de donner la liste des représentations de ).
Nouveautés 2025
Le bouquin vient de dépasser les 3000 pages cette année.
Théorème de Banach-Alaoglu.
Démonstration du fait que le système trigonométrique est une base hilbertienne.
Fonctions analytiques entre espaces de Banach. L'objectif sera d'énoncer et démontrer le théorème d'inversion locale. Le seul doc que j'aie trouvé est celui-ci. Sinon ChatGPT se débrouille assez bien.
Structure de groupe de Lie sur un sous-groupe fermé (ça c'est dans une extension)
Dans le même ordre d'idée : modification de la définition d'une variété pour accepter des cartes à partir d'ouverts de n'importe quel espace vectoriel normé (et non seulement de ). Formellement, ça rend correcte pour un groupe de Lie l'idée de prendre des cartes depuis l'algèbre de Lie. En pratique, ça permet aussi de prendre des cartes depuis le produit tensoriel des fibres pour prendre le produit tensoriel de fibrés vectoriels. Si on n'accepte que des cartes depuis des ouverts de , il faut prendre un isomorphisme (pas canonique) entre et le produit tensoriel, et montrer qu'en réalité rien ne dépend de ce choix. L'inconvénient est qu'on ne peut plus parler de l'ensemble des cartes.
Quand j'écris une démonstration, soit je cherche un peu par moi-même, soit je cherche sur internet. Quand je trouve un texte qui me semble correct, je commence par rédiger sur du papier de brouillon; la plupart du temps j'ajoute beaucoup de détails par rapport à ce que je lis. En particulier, j'écris sur mon papier de brouillon les labels (dans le Frido) des résultats à citer.
Quand ma démonstration est terminée, je copie des feuilles vers LaTeX. Chaque démonstration passe donc par (au moins) deux rédactions personnelles : une de l'écran vers le papier de brouillon et une du papier vers LaTeX.
ChatGPT
Ce flot est valable également quand je demande à ChatGPT. Ce dernier est maintenant crédité comme source dans neuf démonstrations. Parfois seul parfois en collaboration avec moi ou d'autres sources. Je ne copie-colle jamais un résultat.
Avant de demander à ChatGPT, je regarde d'abord pas mal sur internet ; et je me demande parfois pourquoi d'ailleurs.
Mon activité sur Stack
Lorsque je ne trouve pas une démonstration en ligne, je demande souvent sur Stack. Et parfois je n'ai pas de réponses satisfaisantes.
Zorn et existence d'un max pour tout ensemble fini
À mon avis la preuve donnée par Asaf Karagila (et qui a 5 votes positifs) a au moins un trou ; j'explique dans les commentaires ce qui ne me va pas. Si vous avez une idée de comment compléter, n'hésitez pas.
À chaque fois que je dois poser une question sur Stack ou à ChatGPT, je ne peux pas m'empêcher de penser que soit je suis nul en recherche sur Internet (c'est le cas), soit l'ensemble de la communauté mathématique a échoué à mettre en ligne des résultats importants.
Citations
Le Frido cite toutes ses sources, théorème par théorème. À côté de chaque énoncé, il y a une liste des endroits où j'ai trouvé des informations utiles soit pour l'énoncé soit pour la démonstration.
La référence [1] signifie qu'il y a de l'invention personnelle non triviale. C'est moi qui ai inventé (une partie de) soit de l'énoncé, soit de la preuve.
Plagiat massif
Dans le monde de l'enseignement académique, le plagiat massif est la norme. Par exemple, le dernier en date que j'ai utilisé cite cinq livres en avouant ouvertement que ce n'est pas complet. Et bien entendu, il ne dit pas quelle partie de son texte vient d'où.
En ne remontant ma bibliographie pas plus loin que juillet 2025, je trouve celui-ci qui ne cite aucune source. Si un étudiant avait fait ça dans un mémoire de licence, il aurait été engueulé comme du poisson pourri.
Les mathématiciens professionnels ne citent pratiquement jamais Wikipédia ou math.stackexchange.com. Le Frido oui.
Pourquoi citer ses sources ?
La bibliographie sert à remercier la personne qui a fait l'effort de me rendre l'information disponible.
En ce qui me concerne, la bibliographie ne sert pas à :
permettre de remonter à l'inventeur original d'un énoncé ou d'une technique
permettre au lecteur d'aller plus loin
donner de la crédibilité à un résultat.
Développons
Les résultats présentés dans le Frido ne sont pas de la recherche toute fraîche. Il est illusoire de remonter la chaîne de la source de la source de la source pour trouver l'idée originale.
Si le lecteur veut aller plus loin, il possède le même internet que moi. Il est de très rare que j'utilise une source qui ne soit pas en ligne.
Ce qui fait la crédibilité d'un résultat, c'est la démonstration. Si la lectrice veut se convaincre qu'un résultat est vrai, elle peut soit faire la même recherche que moi sur le même internet, soit lire la preuve donnée. Le Frido n'est pas un ouvrage de vulgarisation. La lectrice est supposée être là pour lire et comprendre les démonstrations.
Le cas particulier chatGPT (1)
chatGPT n'est pas un cas particulier.
Si c'est l'entreprise OpenAI qui a fait l'effort de mettre une information disponible pour moi, c'est elle que je cite. C'est bien l'entreprise OpenAI qui a la citation, pas chatGPT lui-même en tant que "personne". Cela est à mettre en relief par rapport au cas de cette réponse où je cite bien la personne qui a écrit et non l'entreprise derrière stack.
Que OpenAI elle-même soit incapable de citer les sources sur lesquelles elle base sa réponse est — dans mon contexte — un non-problème. En effet, je serais moi-même incapable de vous dire d'où je connais le paradoxe de Zénon, la définition de la continuité ou la démonstration de la formule . Ce sont des informations qui sont codées dans mon cerveau. Je suis capable de vous les dire, mais pas de faire de citations de mes sources.
Le cas particulier chatGPT (2)
Ce n'est pas un cas particulier.
En remontant ma biblio jusqu'à janvier 2025, je trouve cet intéressant exemple : ma question sur math.stackexchange à propos de variétés analytiques.
Voici l'ordre dans lequel se sont passées les choses.
Je me pose une question de math qui me semble assez naturelle.
Je ne trouve rien sur internet.
Je pose la question sur math.stackexchange
Je n'ai pas de réponses.
Je pose à chatGPT un copié-collé de ma question qui est sur Stack.
chatGPT me donne une réponse correcte.
Je rédige la réponse de chatGPT et la publie dans Giulietta.
Question : à qui suis-je supposé donner le crédit de la démonstration ?
Ma réponse : à OpenAI.
Au final, la communauté mathématique a échoué à mettre en ligne un énoncé et une démonstration correcte de «tout groupe de Lie est analytique».
Ensuite la communauté mathématique a échoué à répondre à une question sur stackexchange.
Au final c'est un échec retentissant pour l'ensemble de la communauté mathématique.
En réalité la question de savoir si OpenAI mérite une entrée dans ma biblio est une question très accessoire. Il y a un problème de publication scientifique largement en amont.
Le cas particulier chatGPT (3)
Bon. ok. ChatGPT est un cas particulier. Le plus souvent quand je demande à chatGPT c'est que j'ai déjà fait des recherches sur Internet et souvent également demandé sur stack sans avoir de réponses utiles.
Donc quand je cite chatGPT, c'est un signe que l'ensemble de la communauté mathématique a échoué dans sa mission de mettre la connaissance correctement en ligne.
Mettons une mathématicienne (nommons-la Alice) ayant écrit un résultat dans un livre privateur. Supposons qu'elle retrouve ce résultat dans le Frido avec chatGPT comme source. Est-elle en droit de râler ?
Étudions la question.
Au niveau du Frido, tous les résultats sont établis depuis plus d'un siècle. Aucune de mes sources n'a probablement inventé aucun des résultats présentés.
Si elle avait publié le PDF de son bouquin en ligne plutôt que de le vendre à un éditeur, elle aurait sans doute eu la citation. Elle a échangé de l'argent contre de la visibilité (j'assume : je dis bien qu'elle a reçu de l'agent pour être moins visible).
OpenAI l'a-t-elle volé ? Peut-être. Son éditeur pourra pleurnicher devant un tribunal.
Son salaire est payé par mes impôts. Donc la moralité de publier un livre privateur est en soi déjà une question pas du tout triviale.
Bref.
Qu'il y ait un problème dans la chaîne "livre privateur -> openAI -> moi" est possible.
Mais le vrai problème de mon point de vue est largement en amont. Pourquoi il y avait un livre privateur à la base ?
Le Frido fait ses figures avec yanntricks, un module python basé sur sage. Le principe est qu'on décrit sa figure en python, puis le code Tikz est généré automatiquement. Pratiquement tout ce qui est calculable en python/sage est traçable.
Il y a deux idées de base :
Tout est ramené à des points et segments de droites. Écrivez en python une fonction ma_fonction qui prend un réel et retourne un point, passez cette fonction au constructeur ma_courbe=CustomGraph(ma_fonction), et hop ma_courbe.code_tikz() est le code tikz d'une série de segments de droites qui donnera votre courbe.
Le code Tikz créé contient du code LaTeX écrivant dans un fichier la taille des boîtes (bounding box) des éléments LaTeX que vous insérez, de telle sorte qu'en deux passes, yanntricks soit au courant des tailles (ça marche avec tous les compteurs internes de LaTeX; vous pouvez donc tenir compte du numéro de la page courante dans votre image). Cela permet de faire :
C=Cirle(Point(2,1),4)#cercle de centre (2,1) et de rayon 4C.put_mark($\omega-x$,30)# placer $\omega-x$ sur le cercle à un angle 30 degrésC.tikz_code()
Le code tikz produit mettra automatiquement à la bonne place pour que le centre de la boîte soit sur le rayon qui fait un angle de 30 degrés avec l'horizontale, et assez loin pour que la boîte ne coupe pas le cercle.
Très peu de changements sont nécessaires pour générer le code pstricks ou tikz ou quoi que ce soit d'autre : seulement les droites, points et quelque trucs de base. Pas besoin des cercles, courbes, etc.
L'inconvénient
L'inconvénient de yanntricks est que le code est une usine à gaz que j'ai développé par à coups pendant une dizaine d'années — sans linter, sans annotations de types et sans rigueur. En réalité, le prix du billet d'entrée est absurdement élevé. Tellement que moi-même je ne m'y aventure plus.
Vente
Extrait du règlement (dans le rapport), page 42) de l'agrégation :
Durant tout ce temps, elles ou ils ont libre accès […] à leurs
propres ouvrages. Seuls sont autorisés les ouvrages avec un numéro ISBN et jouissant d'une véritable
diffusion commerciale. […] une « diffusion commerciale avérée » est tout autant importante.
[…] Cette restriction est motivée par le principe d'égalité des candidats : les ressources documentaires autorisées doivent être facilement accessibles à tout candidat au concours.
En résumé :
Si une ressource est gratuite, ce n'est pas assez cher pour être facilement accessible à tous les candidats.
Les livres qui ne sont plus vendus (et qui ne sont donc disponibles qu'en seconde main) ne sont pas autorisés.
Truc marrant : le point 1 est bizarre, mais est appliqué, tandis que le point 2 est très raisonnable mais n'est pas appliqué. C'est ce qui arrive quand on écrit un règlement en ayant un cas très précis en tête et qu'on ne se rend pas compte que ce qu'on écrit a une portée beaucoup plus large que le seul cas auquel on pense.
Et le pire est que ce règlement n'interdit même pas ce livre qui, si j'ai bien compris, est exactement ce qu'on avait envie de refuser au départ : une pure liste de définitions et d'énoncés de théorèmes classés par leçon.
Avis si vous travaillez dans une prépa agreg : tapez un plan par leçon (avec la démonstration des deux développements), publiez-là sur thebookedition et ensuite bachotez seulement ces leçons avec vos étudiants.
Bref, pour faire plaisir au règlement de l'agreg, le Frido est en vente :
Ironie mise à part, je trouve que l'objectif est évidemment très louable :
« principe d'égalité des candidats : les ressources documentaires autorisées doivent être facilement accessibles à tout candidat au concours.»
Par contre force est de constater que l'accès aux ressources est encore très inégalitaire.
certaines candidates arrivent avec des valises entièrement remplies de livres. Probablement un millier d'euros de livres. Toutes les candidates ne peuvent pas facilement se procurer ça.
l'acceptation des livres qui ne sont plus disponibles qu'en seconde main (voire plus du tout) crée une forte inégalité entre les candidates qui ont accès à une bibliothèque universitaire et les autres.
Que faire ? Tout accepter ?
Finalement, si tout était accepté sans aucune restriction, certes certaines auraient accès à quelque documents de plus que les autres. Mais il y a tellement de ressources disponibles que le petit plus qu'un candidat pourrait se procurer n'a aucune chance d'être décisif.
Vous attaquez votre lundi matin, tranquillement avec votre petit café… vous ouvrez ChatGPT pour lui demander votre planning de la semaine et là, PAF (façon De Funès ^^), toute votre correspondance Gmail part directement chez un cybercriminel.
Ce serait fou non ? Et bien c’est exactement ce qu’un chercheur vient de démontrer et tout ça à cause d’une simple invitation Google Calendar.
Eito Miyamura, co-fondateur d’EdisonWatch
, a lâché une bombe sur X le 12 septembre et sa démo est terrifiante. E
Vous attaquez votre lundi matin, tranquillement avec votre petit café… vous ouvrez ChatGPT pour lui demander votre planning de la semaine et là, PAF (façon De Funès ^^), toute votre correspondance Gmail part directement chez un cybercriminel.
Ce serait fou non ? Et bien c’est exactement ce qu’un chercheur vient de démontrer et tout ça à cause d’une simple invitation Google Calendar.
Eito Miyamura, co-fondateur d’EdisonWatch
, a lâché une bombe sur X le 12 septembre et sa démo est terrifiante. En gros, il simule un attaquant qui envoie une invitation Google Calendar vérolée, ensuite vous demandez innocemment à ChatGPT “Qu’est-ce que j’ai de prévu aujourd’hui ?”, et l’IA se transforme en espion qui fouille vos emails et les envoie au pirate. Vous n’avez même pas besoin de voir ou d’accepter l’invitation. Elle est là, dans votre calendrier, comme une bombe à retardement.
Et ça tombe mal niveau comm, car OpenAI vient tout juste d’intégrer le support complet du MCP (Model Context Protocol) dans ChatGPT. Cette technologie permet en effet à l’assistant de se connecter directement à Gmail, Google Calendar, SharePoint, Notion… Pratique pour la productivité, mais catastrophique pour la sécurité.
Cette attaque exploite ce qu’on appelle l’injection de prompt indirecte. Au lieu d’essayer de tromper ChatGPT directement, l’attaquant cache ses instructions malveillantes dans des données que l’IA est autorisée à lire. Dans ce cas précis, le texte d’un événement calendrier… Ensuite ChatGPT lit l’invitation, voit les instructions cachées, et les exécute docilement.
Selon les experts en sécurité
qui se sont penchés sur le problème, le MCP n’a pas été conçu avec la sécurité en priorité. Les risques incluent donc les injections de prompt, les permissions d’outils vulnérables et les outils sosies qui peuvent remplacer silencieusement les outils de confiance.
Sympa, hein ?
D’ailleurs, ce n’est pas la première fois qu’on voit ce genre d’attaque puisqu’en août, des chercheurs avaient déjà démontré comment
une invitation compromise pouvait manipuler Google Gemini
pour contrôler des appareils domotiques et voler des informations. Le papier s’appelait joliment “Invitation Is All You Need”. Prophétique.
Vitalik Buterin lui-même a réagi
à cette vulnérabilité. Il explique que compter aveuglément sur un seul système IA est trop fragile et facilement manipulable et je trouve que cette nouvelle exploitation de ChatGPT lui donne raison !
D’ailleurs, même avec les navigateurs IA, vous n’êtes pas tranquille.
D’après cette autre découverte,
vous pouvez littéralement vous faire vider votre compte bancaire en scrollant sur Reddit. En effet, des instructions malveillantes peuvent être cachées dans des commentaires sur des sites que l’attaquant ne contrôle même pas, ce qui peut entrainer votre navigateur IA à faire des choses que vous n’avez pas autorisé.
Bref, cette nouvelle vulnérabilité met en lumière un problème fondamental des LLM : ils ne savent pas faire la différence entre des instructions légitimes et des commandes malveillantes cachées dans du contenu. Car
contrairement aux applications traditionnelles
qui peuvent séparer les instructions développeur des inputs utilisateur, les LLM acceptent tout en langage naturel. Pour rester flexibles, ils doivent pouvoir répondre à des configurations infinies d’instructions et c’est cette flexibilité qui fait leur force… mais qui est également leur talon d’Achille.
Trail of Bits a même démontré une variante encore plus sournoise où
des images spécialement forgées
contiennent des prompts cachés. Invisibles en haute résolution, les instructions malveillantes apparaissent quand l’image est réduite par les algorithmes de prétraitement. L’IA lit alors le message et l’interprète comme une instruction légitime.
Ainsi, quand une IA suit des instructions malveillantes depuis du contenu web, les protections traditionnelles comme la same-origin policy ou CORS deviennent inutiles. L’IA opère avec tous vos privilèges sur toutes vos sessions authentifiées. Accès potentiel à vos comptes bancaires, systèmes d’entreprise, emails privés, stockage cloud… C’est vite le jackpot pour un attaquant.
Alors, comment se protéger ?
Hé bien Google recommande de changer les paramètres de Calendar pour que seules les invitations de contacts connus ou acceptées apparaissent. Cachez aussi les événements refusés et surtout, restez extrêmement prudent avec les intégrations tierces et les autorisations accordées…
Voilà, donc la prochaine fois que ChatGPT vous demandera l’autorisation d’accéder à votre Gmail, réfléchissez-y à deux fois car ça pourrait vous coûter bien plus cher qu’un peu de temps gagné.
Oh c’est rigolo ça… Un chercheur en sécurité vient de découvrir qu’on peut faire cracher des clés Windows à ChatGPT avec trois mots magiques : “I give up”. Cette histoire nous vient de Marco Figueroa, responsable du programme de bug bounty GenAI chez Mozilla (le programme 0DIN pour les intimes), qui a trouvé une technique tellement simple que ça en devient presque gênant pour OpenAI. En gros, il propose à ChatGPT de jouer à un petit jeu de devinette.
Oh c’est rigolo ça… Un chercheur en sécurité vient de découvrir qu’on peut faire cracher des clés Windows à ChatGPT avec trois mots magiques : “I give up”. Cette histoire nous vient de Marco Figueroa, responsable du programme de bug bounty GenAI chez Mozilla (le programme 0DIN pour les intimes), qui a trouvé une technique tellement simple que ça en devient presque gênant pour OpenAI. En gros, il propose à ChatGPT de jouer à un petit jeu de devinette.
Alors là, je sais pas si vous avez remarqué mais depuis quelques mois, ChatGPT nous sort systématiquement des images avec une espèce de filtre jaune/sépia dégueulasse. Genre on dirait que toutes vos créations ont été plongées dans un bain de café froid.
Je génère pas mal d’images pour mes articles et cette teinte jaunâtre, ça me rend fou. Au début je pensais que c’était moi qui faisais n’importe quoi avec mes prompts, mais en fait non. Après avoir fouillé un peu partout sur le web, j’ai découver
Alors là, je sais pas si vous avez remarqué mais depuis quelques mois, ChatGPT nous sort systématiquement des images avec une espèce de filtre jaune/sépia dégueulasse. Genre on dirait que toutes vos créations ont été plongées dans un bain de café froid.
Je génère pas mal d’images pour mes articles et cette teinte jaunâtre, ça me rend fou. Au début je pensais que c’était moi qui faisais n’importe quoi avec mes prompts, mais en fait non. Après avoir fouillé un peu partout sur le web, j’ai découvert que c’est un problème super répandu et que la communauté entière galère avec ça depuis novembre dernier quand ChatGPT Image est sorti.
Bon, je vais faire court parce que je sais que vous êtes là pour une raison : ChatGPT qui refresh en boucle et ça vous fait péter un câble !! A juste titre !
L’URL qui alterne entre chatgpt.com et chatgpt.com/?refresh_account=true, la page qui se recharge toutes les 2 secondes… Je connais, ça m’est arrivé hier et la bonne nouvelle c’est que j’ai trouvé une solution ultra simple qui marche dans 99,99 % des cas.
Bon, je vais faire court parce que je sais que vous êtes là pour une raison : ChatGPT qui refresh en boucle et ça vous fait péter un câble !! A juste titre !
L’URL qui alterne entre chatgpt.com et chatgpt.com/?refresh_account=true, la page qui se recharge toutes les 2 secondes… Je connais, ça m’est arrivé hier et la bonne nouvelle c’est que j’ai trouvé une solution ultra simple qui marche dans 99,99 % des cas.
Vous savez ce qui est formidable avec l’intelligence artificielle ? C’est qu’elle va peut-être réussir à faire quelque chose que même les pires virus ou nos députés n’ont jamais réussir à accomplir depuis toutes ces années : Tuer Internet de l’intérieur.
Et oui, alors que Google AI Overviews et Perplexity prétendent nous faciliter la vie en résumant absolument tout, ils viennent de signer (encore une fois) l’arrêt de mort de milliers de sites web qui nourrissaient justement leur IA sans contrepa
Vous savez ce qui est formidable avec l’intelligence artificielle ? C’est qu’elle va peut-être réussir à faire quelque chose que même les pires virus ou nos députés n’ont jamais réussir à accomplir depuis toutes ces années : Tuer Internet de l’intérieur.
Et oui, alors que Google AI Overviews et Perplexity prétendent nous faciliter la vie en résumant absolument tout, ils viennent de signer (encore une fois) l’arrêt de mort de milliers de sites web qui nourrissaient justement leur IA sans contrepartie.
Je suis content d’avoir investi dans un Mac Studio pour faire tourner des modèles IA un peu plus balèzes du coup, je surveille un peu ce qui sort en ce moment comme modèles, notamment pour coder, et voilà que la famille de modèles Qwen3 vient d’être officiellement lancée, et franchement, ça a l’air plutôt pas mal ! Surtout si vous aimez jouer avec du LLM sans passer par les API payantes de géants de la tech comme OpenAI.
Je suis content d’avoir investi dans un Mac Studio pour faire tourner des modèles IA un peu plus balèzes du coup, je surveille un peu ce qui sort en ce moment comme modèles, notamment pour coder, et voilà que la famille de modèles Qwen3 vient d’être officiellement lancée, et franchement, ça a l’air plutôt pas mal ! Surtout si vous aimez jouer avec du LLM sans passer par les API payantes de géants de la tech comme OpenAI.
– Article invité, rédigé par Vincent Lautier –
OpenAI vient d’annoncer qu’ils allaient ajouter une fonctionnalité shopping à ChatGPT, pour permettre aux utilisateurs de comparer et d’acheter des produits directement depuis l’interface. Une annonce qui place encore plus clairement OpenAI en compétition directe avec Google et Amazon, toujours dans l’idée de réinventer la recherche en ligne.
ChatGPT se lance dans la course au shopping en ligne
ChatGPT propose donc désormais à certains de ses utilis
OpenAI vient d’annoncer qu’ils allaient ajouter une fonctionnalité shopping à ChatGPT, pour permettre aux utilisateurs de comparer et d’acheter des produits directement depuis l’interface. Une annonce qui place encore plus clairement OpenAI en compétition directe avec Google et Amazon, toujours dans l’idée de réinventer la recherche en ligne.
ChatGPT se lance dans la course au shopping en ligne
ChatGPT propose donc désormais à certains de ses utilisateurs une fonctionnalité inédite : rechercher et acheter des produits sans quitter l’application. Annoncée officiellement par OpenAI, cette nouveauté concerne d’abord quelques catégories comme l’électronique, la mode, la beauté et les articles pour la maison. L’objectif est clair : capter davantage de temps d’utilisation et bousculer les géants historiques de la recherche et de l’e-commerce.
Chrome c’est le navigateur dont je ne voudrais même pas sur mon ordinateur tellement il est pourri comparé à Firefox alors imaginez ma surprise quand j’ai appris qu’OpenAI voulait racheter cette bouze ! Et pas n’importe comment !! Ils le veulent uniquement si la justice américaine force Google à s’en séparer suite à ce fameux procès antitrust qui a déclaré Google comme détenteur d’un monopole illégal sur la recherche web.
Chrome c’est le navigateur dont je ne voudrais même pas sur mon ordinateur tellement il est pourri comparé à Firefox alors imaginez ma surprise quand j’ai appris qu’OpenAI voulait racheter cette bouze ! Et pas n’importe comment !! Ils le veulent uniquement si la justice américaine force Google à s’en séparer suite à ce fameux procès antitrust qui a déclaré Google comme détenteur d’un monopole illégal sur la recherche web.
S’il y a bien un truc dont je suis sûr, c’est que le monde n’a pas besoin d’un nouveau réseau social. Et pourtant, c’est exactement ce que prépare Sam Altman, le CEO d’OpenAI, dans ce qui ressemble à une nouvelle saison de Game of Thrones version Silicon Valley.
Donc si vous êtes un nerd qui s’intéresse aux stratégies des titans de la tech, vous allez adorer cette nouvelle bataille qui se prépare.
S’il y a bien un truc dont je suis sûr, c’est que le monde n’a pas besoin d’un nouveau réseau social. Et pourtant, c’est exactement ce que prépare Sam Altman, le CEO d’OpenAI, dans ce qui ressemble à une nouvelle saison de Game of Thrones version Silicon Valley.
Donc si vous êtes un nerd qui s’intéresse aux stratégies des titans de la tech, vous allez adorer cette nouvelle bataille qui se prépare.
Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.
[Le Figaro.fr] Débat IA/open source: le patron d'OpenAI (ChatGPT) pense être du «mauvais côté de l'histoire»
[clubic.com] Pour Facebook, les discussions autour de Linux sont une menace pour la sécurité informatique
[01n
Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.
Le patron d’OpenAI (ChatGPT) a estimé vendredi que son entreprise est du «mauvais côté de l’Histoire» parce que son modèle d’intelligence artificielle (IA) n’est pas «open source» (ouvert), un débat relancé cette semaine par le succès du nouvel agent conversationnel de la start-up chinoise DeepSeek. «Personnellement, je pense que nous avons été du mauvais côté de l’Histoire et que nous devons trouver une stratégie différente en matière d’open source», a déclaré Sam Altman lors d’une séance de questions-réponses sur un forum Reddit.
Depuis le 19 janvier 2025, Facebook bloque les publications et les groupes mentionnant Linux. La plateforme considère ces contenus comme des menaces pour la cybersécurité. En conséquence, certains comptes subissent des restrictions, et des messages disparaissent. Cette politique affecte notamment DistroWatch, un site spécialisé dans l’actualité des systèmes d’exploitation open source.
Lucie, l’IA générative open source censée améliorer la compétitivité de la France, n’a pas convaincu les internautes. Suite à ses nombreuses erreurs, l’IA a essuyé une vague de moqueries sur les réseaux sociaux. La plateforme a été fermée dans l’urgence au cours du week-end. Les concepteurs plaident une erreur de communication.
iTerm2, le terminal préféré des développeurs sur macOS, revient avec une nouvelle version majeure : la version 3.5, sortie le 20 mai 2024. Celle-ci apporte de nombreuses fonctionnalités nouvelles qui vont ravir les amateurs de ligne de commande. On y retrouve tout ce qui fait le succès de ce terminal depuis des années : une interface personnalisable à l’infini, un support des couleurs 24 bits, la possibilité de diviser les fenêtres en panneaux, une recherche avancée, utiliser des fonctions comm
iTerm2, le terminal préféré des développeurs sur macOS, revient avec une nouvelle version majeure : la version 3.5, sortie le 20 mai 2024. Celle-ci apporte de nombreuses fonctionnalités nouvelles qui vont ravir les amateurs de ligne de commande. On y retrouve tout ce qui fait le succès de ce terminal depuis des années : une interface personnalisable à l’infini, un support des couleurs 24 bits, la possibilité de diviser les fenêtres en panneaux, une recherche avancée, utiliser des fonctions comme Shell Integration pour automatiser certaines tâches et tout un tas d’options pour les utilisateurs avancés.
Mais la grande nouveauté de cette version, c’est l’intégration de ChatGPT, le célèbre agent conversationnel d’OpenAI. Vous pouvez désormais discuter avec une IA directement dans votre terminal et lui demander de l’aide pour vos tâches de développement. Besoin de générer une regex complexe ? De convertir un JSON en YAML ? De documenter votre code ? ChatGPT est là pour vous assister.
Pour utiliser cette fonctionnalité, il suffit d’ouvrir un nouveeu terminal, puis d’utiliser le raccourci CMD + Y pour arriver sur une fenêtre de prompt :
L’outil va alors vous proposer une commande que vous n’aurez plus qu’à lancer dans le terminal. Une autre fonctionnalité IA baptisé Codecierge (contraction de Code et de Concierge) permet également de vous guider étape par étape dans la réalisation de vos projets.
Cette version introduit également des améliorations comme la navigation plus facile entre les panneaux. Auparavant, il fallait utiliser la souris ou des raccourcis peu intuitifs. Désormais, on peut passer d’un panneau à l’autre avec ⌘← et ⌘→. La recherche a aussi été revue pour être plus réactive. Les résultats s’affichent au fur et à mesure qu’on tape, sans bouton à cliquer. Le filtrage et la colorisation syntaxique fonctionne à la volée.
iTerm ajoute la prise en charge des thèmes clair et sombre, qui s’adaptent à vos préférences système. Vos yeux fatigués apprécieront en fin de journée. C’est d’ailleurs personnalisable dans les réglages.
Autre petite nouveauté bien pensée : l’intégration avec le gestionnaire de mots de passe 1Password. Plus besoin de le garder ouvert en permanence. Vous pouvez récupérer vos secrets directement dans le terminal. Pratique pour scaler son app sans avoir à ressaisir ses 150 mots de passe ! Tout est chiffré de bout en bout évidemment. Et ça se configure dans les paramètres d’intégration.
iTerm c’est aussi tout un tas de petites options bien pensées qui simplifient la vie des barbus : synchronisation du presse-papier, recherche dans l’historique des commandes, profils par hôte SSH, notifications intelligentes… Bref, une véritable boîte à outils pour les zamoureux de la ligne de commande.
Et en plus c’est open source !
Un grand merci à Lorenper pour l’information sur cette mise à jour.
Vous avez entendu parler de GPT2-chatbot ?
C’est un modèle de langage un peu mystérieux, accessible uniquement sur le site https://chat.lmsys.org, qui semble avoir des super pouvoirs dignes de ChatGPT. Mais attention, suspense… Personne ne sait d’où il sort ! Ce chatbot anonyme fait tourner les têtes cette semaine après être devenu disponible sur un important site de référence pour les grands modèles de langage, LMSYS Org. Beaucoup considèrent qu’il a à peu près les mêmes capacités que GPT-
C’est un modèle de langage un peu mystérieux, accessible uniquement sur le site https://chat.lmsys.org, qui semble avoir des super pouvoirs dignes de ChatGPT. Mais attention, suspense… Personne ne sait d’où il sort ! Ce chatbot anonyme fait tourner les têtes cette semaine après être devenu disponible sur un important site de référence pour les grands modèles de langage, LMSYS Org. Beaucoup considèrent qu’il a à peu près les mêmes capacités que GPT-4 d’OpenAI, ce qui le place dans une rare catégorie de modèles d’IA que seule une poignée de développeurs dans le monde a pu atteindre.
Quand on lui pose la question, ce petit malin de GPT2-chatbot clame haut et fort qu’il est basé sur l’archi de GPT-4 sauf que voilà, ça colle pas vraiment avec son blaze GPT-2…
Les communautés d’IA en ligne se sont emballées au sujet de l’anonyme gpt2-chatbot. Un utilisateur de X affirme que gpt2-chatbot a presque codé un clone parfait du jeu mobile Flappy Bird. Un autre utilisateur de X dit qu’il a résolu un problème de l’Olympiade internationale de mathématiques en un seul coup. Sur de longs fils Reddit, les utilisateurs spéculent sauvagement sur les origines de gpt2-chatbot et se disputent pour savoir s’il provient d’OpenAI, de Google ou d’Anthropic. Il n’y a aucune preuve de ces affirmations, mais les tweets de Sam Altman, PDG d’OpenAI, et d’autres cadres n’ont fait que jeter de l’huile sur le feu.
Mise à jour : De nouvelles informations importantes sont apparues concernant GPT2-chatbot :
Il est extrêmement probable que GPT2-chatbot fonctionne sur un serveur géré par OpenAI ou associé à OpenAI, comme le révèle la comparaison de messages d’erreur d’API spécifiques.
GPT2-chatbot a été rendu indisponible sur lmsys.org depuis le 30 avril vers 18h UTC. LMSYS a également mis à jour de façon opportune sa politique d’évaluation des modèles hier.
GPT2-chatbot utilise le même tokenizer « tiktoken » qu’OpenAI et présente les mêmes vulnérabilités et résistances aux injections de prompts malicieux que les modèles d’OpenAI.
Lorsqu’on lui demande les coordonnées de son fournisseur, il donne des informations de contact très détaillées d’OpenAI.
Tout cela va clairement dans le sens de l’hypothèse selon laquelle GPT2-chatbot serait bien un nouveau modèle GPT d’OpenAI, probablement une version préliminaire de GPT-4.5. Les performances sont en effet un cran au-dessus de GPT-4 tout en restant dans la même lignée.
L’accès à GPT2-chatbot est actuellement limité à 8 messages par jour et par utilisateur en mode « tchatche directe ». Pour continuer après, il faut passer en mode « Battle ». Les restrictions plus importantes que pour GPT-4 suggèrent que le modèle a un coût de calcul plus élevé.
Malheureusement, suite à un trafic trop important, LMSYS a dû temporairement désactiver l’accès à GPT2-chatbot. Affaire à suivre donc pour découvrir l’identité réelle de ce mystérieux modèle et les plans d’OpenAI à son sujet. Une version plus large sera-t-elle bientôt diffusée ? Réponse dans les prochaines semaines !
Prêt à tester les talents cachés de GPT2-chatbot ?
Si un jour, ça remarche, direction https://chat.lmsys.org, sélectionnez « gpt2-chatbot », cliquez sur « Chat » et c’est parti mon kiki !
Vous aurez le droit à 8 messages gratos en mode « tchatche directe » et après, faut passer en mode « Battle » pour continuer à jouer. Un petit conseil : pensez à repartir d’une page blanche en cliquant sur « New Round » à chaque fois que vous changez de sujet, sinon il risque de perdre le fil.
On verra bien dans quelques semaines quelle théorie sortira gagnante de ces discussions. Il y a très peu d’informations disponibles sur gpt2-chatbot pour l’instant mais il semble clair qu’un acteur majeur est derrière ce modèle IA.
Depuis que ChatGPT a catapulté l’IA générative sur le devant de la scène il y a plus d’un an, des milliers de nouvelles apps IA grand public ont vu le jour. Ça va des générateurs de vidéos délirants aux assistants de productivité boostés à l’IA, en passant par des outils créatifs et même des compagnes virtuelles !
Andreesen Horowitz a épluché pour vous les data de trafic web d’un tas de services IA pour identifier le top 50 des apps IA les plus populaires du moment, histoire de faire le tri
Depuis que ChatGPT a catapulté l’IA générative sur le devant de la scène il y a plus d’un an, des milliers de nouvelles apps IA grand public ont vu le jour. Ça va des générateurs de vidéos délirants aux assistants de productivité boostés à l’IA, en passant par des outils créatifs et même des compagnes virtuelles !
Alors ok, les poids lourds comme ChatGPT, Midjourney ou Character.AI trustent toujours le haut du panier côté fréquentation. Mais de nouvelles catégories émergent, comme les outils de productivité (recherche, prise de notes, résumé de docs…) et même la musique ! Vous avez déjà essayé Suno ? Cette app permet de générer des chansons complètes à partir d’un simple texte. Bluffant !
Côté apps mobiles, c’est un peu la foire aux assistants façon ChatGPT et aux créateurs d’avatars. Forcément, avec toutes les photos qu’on a dans nos smartphones, y a de quoi alimenter les IA. Mais là où ça devient intéressant, c’est quand on creuse les usages spécifiques au mobile : les claviers IA pour écrire ses textos, les scanners de devoirs pour les étudiants flemmards, les profs de langues virtuels…
Plein de ces apps à succès viennent de studios basés à Istanbul ou Milan ! Les gars maîtrisent l’art de pondre des apps IA addictives et qui rapportent beaucoup pognon. Du genre Remini, l’outil d’amélioration de photos, qui a levé 155 millions de dollars ! 🤑
Bref, une chose est sûre, cette nouvelle génération d’apps IA est en train de bouleverser nos usages à vitesse grand V. Elles nous rendent plus créatifs, plus productifs… et parfois un peu accros aussi, faut bien l’avouer ! 😅 Mais honnêtement, quand je vois tout ce qui est possible aujourd’hui grâce à l’IA générative, j’ai hâte de découvrir la suite.
Vous avez entendu parler de ces vulnérabilités dans ChatGPT et ses plugins ?
Ça n’a rien à voir avec l’article précédent, car cette fois c’est Salt Labs qui a découvert le pot aux roses et publié ça dans un article de blog où ils explique comment des affreux pouvaient accéder aux conversations privées des utilisateurs et même à leurs comptes GitHub perso, juste en exploitant des failles dans l’implémentation d’OAuth.
Bon déjà, c’est quoi OAuth ?
C’est un protocole qui permet à une a
Vous avez entendu parler de ces vulnérabilités dans ChatGPT et ses plugins ?
Ça n’a rien à voir avec l’article précédent, car cette fois c’est Salt Labs qui a découvert le pot aux roses et publié ça dans un article de blog où ils explique comment des affreux pouvaient accéder aux conversations privées des utilisateurs et même à leurs comptes GitHub perso, juste en exploitant des failles dans l’implémentation d’OAuth.
Bon déjà, c’est quoi OAuth ?
C’est un protocole qui permet à une appli d’accéder à vos données sur un autre site sans que vous n’ayez à filer vos identifiants. Hyper pratique mais faut pas se louper dans le code sinon ça part en sucette… Et devinez quoi ? Bah c’est exactement ce qui s’est passé avec certains plugins de ChatGPT !
Salt Labs a trouvé notamment une faille bien vicieuse dans PluginLab, un framework que plein de devs utilisent pour concevoir des plugins. En gros, un attaquant pouvait s’infiltrer dans le compte GitHub d’un utilisateur à son insu grâce au plugin AskTheCode. Comment ? Tout simplement en bidouillant la requête OAuth envoyée par le plugin pour injecter l’ID d’un autre utilisateur au lieu du sien. Vu que PluginLab ne vérifiait pas l’origine des demandes, c’était open bar !
Le pire c’est que cet ID utilisateur, c’était juste le hash SHA-1 de son email. Donc si le hacker connaissait l’email de sa victime, c’était gagné d’avance. Et comme si ça suffisait pas, y’avait carrément un endpoint de l’API PluginLab qui balançait les ID quand on lui envoyait une requête avec une adresse email. Un boulevard pour les cybercriminels !
Une fois qu’il avait chopé le précieux sésame OAuth en se faisant passer pour sa victime, l’attaquant pouvait alors se servir de ChatGPT pour fouiner dans les repos privés GitHub de sa cible. Au menu : liste des projets secrets et accès en lecture aux fichiers confidentiels, le jackpot pour voler du code proprio, des clés d’API ou d’autres données sensibles.
Mais attendez, c’est pas fini ! Salt Labs a déniché deux autres failles bien creepy. La première dans ChatGPT lui-même : un attaquant pouvait créer son propre plugin pourri et le faire valider par ChatGPT sans que l’utilisateur ait son mot à dire. Ensuite en envoyant un lien piégé il installait direct son plugin à la victime qui cliquait dessus. Ni vu ni connu le plugin malveillant aspirait alors les conversations privées sur ChatGPT.
L’autre faille concernait des plugins comme Charts by Kesem AI qui ne vérifiaient pas la destination des tokens OAuth. Du coup un hacker pouvait intercepter le lien d’authentification, mettre son propre domaine dedans et envoyer ça à sa proie. Et bam, quand le pigeon cliquait, le token OAuth partait direct dans la poche du méchant qui pouvait ensuite se servir dans le compte lié sur ChatGPT ! Un vol d’identité en 2 clics…
Bon OK, OpenAI et les dévs ont colmaté les brèches rapidos une fois prévenu par les gentils chercheurs en sécu. Mais ça calme… 😰
Salt Labs compte d’ailleurs balancer bientôt d’autres résultats de recherche flippants sur les failles dans les plugins ChatGPT. Sans parler des menaces encore plus perverses comme le vol de prompts, la manipulation des IA ou la création de malwares et de phishing à la chaîne…
The field of generative artificial intelligence is currently dominated by the large language model chatbots like ChatGPT. This platform was first introduced to Internet users in late 2022 with its 3.5 version. Launched in spring 2023, the 4.0 version has since then attracted hundred million users. My initial engagement with ChatGPT 3.5 yielded underwhelming results. […]
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