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    L’évolution de l’informatique moderne repose sur la gestion de données. Ces volumes deviennent de plus en plus massifs et complexes. Les architectures logicielles centralisées historiques peinent désormais à répondre à ces besoins de flexibilité. C’est dans ce contexte de transition numérique que s’inscrivent les Systèmes Multi-Agents comme une alternative majeure. Ce paradigme déplace la logique algorithmique vers un réseau d’entités interconnectées. Chaque composant autonome participe activ

Comment les Systèmes Multi-Agents réinventent l’intelligence artificielle

Par : Roberto R.
30 juin 2026 à 19:30

L’évolution de l’informatique moderne repose sur la gestion de données. Ces volumes deviennent de plus en plus massifs et complexes. Les architectures logicielles centralisées historiques peinent désormais à répondre à ces besoins de flexibilité. C’est dans ce contexte de transition numérique que s’inscrivent les Systèmes Multi-Agents comme une alternative majeure.

Ce paradigme déplace la logique algorithmique vers un réseau d’entités interconnectées. Chaque composant autonome participe activement à l’effort collectif. Cet article explore en profondeur les fondements et l’histoire de cette technologie. Il analyse également ses architectures ainsi que ses applications industrielles.

Les fondements de l’intelligence artificielle distribuée

Les architectures informatiques traditionnelles reposent sur un modèle monolithique. Un serveur central y prend les décisions et exécute les tâches de manière séquentielle. Cette centralisation se heurte vite à des limites physiques, comme la saturation de la mémoire. Les goulets d’étranglement qui en résultent ralentissent les performances et bloquent le traitement des données massives.

Pour dépasser ces limites, la recherche a développé l’Intelligence Artificielle Distribuée (IAD). Ce modèle fragmente le problème initial pour répartir le calcul sur plusieurs machines. La décision n’appartient plus à une entité unique, mais devient le fruit d’un effort partagé. Cette décentralisation améliore la réactivité en temps réel et rend les systèmes plus flexibles.

L’IAD mise sur l’émergence pour faire naître une intelligence collective. À l’image d’une colonie de fourmis, chaque individu suit des règles simples sans dépendre d’un chef central. Leurs interactions dans un espace partagé génèrent un comportement de groupe complexe. Cette synergie permet de résoudre des défis logistiques ou mathématiques, le système global devenant souvent plus performant que chacun de ses composants.

Définition et piliers fondamentaux des Systèmes Multi-Agents

L’agent informatique est la brique de base de ce modèle distribué. Qu’il soit un logiciel ou un robot physique, il possède ses propres objectifs et une autonomie relative. Il analyse sa situation et agit sans attendre d’ordres permanents. Ses capteurs perçoivent son milieu et ses actionneurs le modifient selon un cycle continu : perception, délibération, action.

Les agents coexistent dans un environnement partagé, virtuel comme internet ou physique comme un entrepôt. Cet espace dynamique leur impose des contraintes qui limitent leurs actions ou leurs calculs. Il évolue sous l’effet de leurs comportements et d’événements extérieurs. Ce milieu permet aussi une communication indirecte, la stigmergie, où les agents s’adaptent en observant les traces de leurs pairs.

Pour éviter le chaos, une organisation collective structure le réseau. Elle définit les rôles de chacun, attribue les responsabilités et fixe l’accès aux ressources communes. Des règles et des protocoles encadrent les échanges afin de prévenir les blocages. Ce cadre pilote la répartition des tâches, garantissant la cohérence et la stabilité des décisions globales.

image illustrant l'architecture interne d'un agent autonome

Architecture interne et typologie d’un agent autonome

Les agents réactifs possèdent l’architecture interne la plus simple. Leur comportement repose entièrement sur un modèle réflexe direct. Ils associent une perception immédiate à une action selon une logique de type « Condition-Action« . Ces entités ne possèdent qu’une mémoire très limitée pour modéliser l’avenir.

Cette simplicité logicielle garantit une vitesse d’exécution maximale. Les agents consomment également très peu de ressources informatiques. Ce modèle permet de simuler efficacement les principes de l’intelligence en essaim. Il sert ainsi à coordonner des flottes de robots ou des foules urbaines.

À l’opposé, les agents cognitifs disposent d’une structure interne beaucoup plus riche. Ils s’appuient sur le modèle logique BDI inspiré de la psychologie humaine. Cette architecture articule explicitement les croyances, les désirs et les intentions de l’entité. Ce fonctionnement permet de planifier des trajectoires complexes et d’anticiper les obstacles.

Mécanismes d’interaction au sein des Systèmes Multi-Agents

La collaboration entre agents exige un langage commun pour éviter les malentendus. La fondation FIPA a créé des normes internationales pour répondre à ce défi. Le standard FIPA-ACL est aujourd’hui un langage de communication largement utilisé. Ce protocole permet à des entités hétérogènes d’échanger des informations de façon structurée.

Chaque message FIPA-ACL contient des champs obligatoires qui organisent la discussion. Il indique l’émetteur, le récepteur et un contenu précis. Son élément clé est le « performatif », qui définit l’intention du message, comme une question ou une offre. Grâce à cette structure, l’agent comprend mieux l’objectif de son interlocuteur.

Pour répartir le travail, les agents utilisent des protocoles de négociation comme le filet de contrats. Un agent émetteur publie un appel d’offres décrivant une tâche et ses contraintes. Les autres agents évaluent leurs capacités avant de soumettre une proposition. L’émetteur choisit l’offre la plus adaptée, facilitant une gestion efficace sans intervention humaine.

Historique et grandes étapes de l’évolution des agents

Les bases de la discipline naissent dans les années 1970. En 1973, Carl Hewitt introduit le modèle d’Acteurs, où des entités autonomes communiquent par messages. Ce concept pose les jalons du calcul parallèle et distribué. En parallèle, le Jeu de la vie (Game of Life)  de John Conway prouve que des règles locales simples peuvent générer une dynamique collective complexe.

Les années 1980 ouvrent l’ère de l’intelligence artificielle distribuée appliquée. La recherche développe alors les systèmes à base de « Tableau Noir ». Le projet de reconnaissance vocale HEARSAY-II valide cette architecture en faisant collaborer plusieurs modules sur une mémoire partagée. Cette innovation démontre concrètement l’intérêt du travail d’équipe entre composants logiciels.

Entre 1990 et 2000, la technologie se structure et s’industrialise. Rao et Georgeff formalisent l’architecture BDI en 1991 pour modéliser le raisonnement. La fondation FIPA standardise ensuite les langages de communication en 1996, avant que le framework JADE ne devienne une référence des développeurs. Les entreprises s’emparent alors de ces outils pour automatiser le commerce en ligne et la logistique.

image illustrant les apports et avantages concurrentiels des Systèmes Multi-Agents

Apports et avantages concurrentiels des Systèmes Multi-Agents

La décentralisation améliore la résilience informatique. Les architectures classiques dépendent souvent d’un point de contrôle unique sujet aux pannes générales. Les modèles distribués réduisent ce risque critique. La défaillance d’un agent isolé n’interrompt pas le fonctionnement global du système.

Le système peut ainsi afficher des capacités d’auto-guérison. Lorsqu’un agent s’arrête, ses voisins détectent aussitôt son absence. Ils se répartissent de manière autonome ses tâches en cours de traitement. Les protocoles de négociation réajustent le réseau pour sécuriser les infrastructures critiques.

Ce modèle excelle également en matière de scalabilité et de flexibilité. L’ajout d’un nouvel agent ne nécessite aucune réécriture du code source global. La nouvelle entité se connecte à l’environnement, s’enregistre et communique aussitôt. Cette modularité permet d’ajuster la taille du système en temps réel.

Domaines d’application industriels et cas d’usage réels

Les réseaux électriques modernes intègrent des énergies renouvelables intermittentes, comme le solaire ou l’éolien. Les infrastructures classiques peinent à gérer cette instabilité. Pour y remédier, les réseaux intelligents (Smart Grids) peuvent déployer des architectures multi-agents. Chaque producteur et consommateur dispose ainsi de son propre agent logiciel autonome.

Ces programmes évaluent en temps réel la production locale et la demande prévisible. Ils négocient ensuite les prix de l’électricité sur des marchés de proximité. Si l’offre baisse, les agents réduisent automatiquement la consommation des équipements non prioritaires. Cette régulation fine protège les lignes des surcharges et prévient les pannes en cascade.

La robotique collaborative applique des principes proches dans les entrepôts du commerce électronique. Des flottes de robots mobiles s’y déplacent de manière autonome pour transporter les marchandises. Les machines négocient leur passage aux intersections sans dépendre d’un serveur central. Elles adaptent leur itinéraire face aux obstacles, ce qui fluidifie les commandes et réduit les collisions.

L’état de l’art : la révolution des Multi-Agent Systems à l’ère des LLM

L’intégration des modèles de langage transforme l’architecture des agents. Les concepteurs n’ont plus à programmer chaque règle logique à la main. Le LLM sert désormais de moteur de raisonnement principal pour l’entité. L’agent comprend les instructions naturelles et planifie ses actions.

Pour accomplir une mission complexe, l’agent suit une boucle continue. Il décompose l’objectif en sous-tâches et choisit les outils adaptés. L’entité analyse ensuite ses propres résultats à chaque étape intermédiaire. Si le rendu est insatisfaisant, il corrige sa stratégie de manière autonome.

Cette agilité permet de déployer ces technologies en entreprise. Les organisations automatisent ainsi des processus métiers de bout en bout. En ingénierie logicielle, des agents architectes, codeurs et testeurs collaborent en continu. Cette coopération autonome réduit les tâches manuelles et les coûts.

Frameworks modernes et outils d’orchestration actuels

Le marché du développement Python s’articule aujourd’hui autour de deux outils clés. Le framework open-source LangGraph modélise les interactions sous forme de graphes cycliques. Il offre un contrôle sur l’état à chaque étape de calcul. À l’inverse, CrewAI adopte une approche axée sur des rôles métiers.

Ce framework organise les agents comme les membres d’une équipe opérationnelle. Il attribue et gère leurs tâches de manière séquentielle ou parallèle. Au-delà de ces choix techniques, faire communiquer des systèmes différents reste un défi majeur. Le Model Context Protocol (MCP) apporte une réponse standardisée à ce problème.

Ce protocole ouvert définit la manière dont un agent expose ses outils et ses données. Il sert d’interface entre l’intelligence artificielle et les systèmes d’information. Des applications issues de plateformes hétérogènes peuvent enfin collaborer. Ce standard aide à briser les silos technologiques et à relier des écosystèmes variés.

Défis techniques et verrous de sécurité des Systèmes Multi-Agents

Le déploiement industriel de ces architectures fait face à de réelles contraintes économiques. Les agents basés sur des modèles de langage consomment beaucoup de jetons. Lors des phases de négociation, les requêtes se multiplient et font rapidement grimper la facture. Cette communication intense pèse lourdement sur les budgets des entreprises.

La latence est un autre obstacle majeur. Les débats et les vérifications croisées entre agents ralentissent la décision finale. Plusieurs minutes peuvent ainsi s’écouler avant de résoudre un problème complexe. Des outils d’observabilité sont donc indispensables pour surveiller le réseau et limiter les boucles de discussion infinies.

Enfin, la sécurité de ces systèmes connectés pose des défis inédits. Leurs échanges constants exposent la mémoire collective à des risques d’empoisonnement. Une injection indirecte de requêtes peut ainsi manipuler un agent à son insu. J’estime donc que des protocoles de validation stricts doivent encadrer chaque action critique pour empêcher le sabotage ou les fuites de données.

Paradigmes technologiques émergents : apprentissage MARL et Web3

L’apprentissage par renforcement multi-agents (MARL) transforme la recherche en informatique. Dans ce modèle, les agents apprennent à collaborer par essais et erreurs au sein de simulations. Ils reçoivent des récompenses mathématiques dès qu’ils atteignent un objectif collectif. Ce mécanisme d’auto-amélioration leur permet de co-évoluer avec une supervision humaine limitée.

Les agents développent ainsi des stratégies de coordination inédites. La finance utilise le MARL pour modéliser les marchés boursiers. Les villes l’appliquent aussi pour optimiser les flottes de véhicules autonomes. Cette autonomie croissante pousse parfois ces systèmes à s’associer aux technologies décentralisées du Web3.

La blockchain offre un cadre de confiance utile à ces réseaux de machines. Elle attribue aux agents une identité numérique vérifiable et infalsifiable. Des contrats intelligents sécurisent ensuite leurs paiements directs de machine à machine, sans intermédiaire bancaire. Cette infrastructure pose les bases d’une économie plus largement pilotée par des logiciels intelligents.

Cet article Comment les Systèmes Multi-Agents réinventent l’intelligence artificielle a été publié sur LEBIGDATA.FR.

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  • SkillMAS : quand l’IA réorganise son équipe et réécrit ses outils en temps réel
    L’essor de l’intelligence artificielle révolutionne la collaboration informatique sur des tâches complexes. Cependant, les architectures traditionnelles d’agents autonomes restent rigides face aux imprévus. Pour combler ce manque d’adaptabilité, le framework SkillMAS propose une solution inédite. Ce système s’appuie sur une co-évolution coordonnée des compétences individuelles et des structures collectives. Cette approche novatrice apporte une plasticité accrue aux équipes d’intelligence arti

SkillMAS : quand l’IA réorganise son équipe et réécrit ses outils en temps réel

Par : Roberto R.
9 juin 2026 à 21:21

L’essor de l’intelligence artificielle révolutionne la collaboration informatique sur des tâches complexes. Cependant, les architectures traditionnelles d’agents autonomes restent rigides face aux imprévus. Pour combler ce manque d’adaptabilité, le framework SkillMAS propose une solution inédite. Ce système s’appuie sur une co-évolution coordonnée des compétences individuelles et des structures collectives.

Cette approche novatrice apporte une plasticité accrue aux équipes d’intelligence artificielle. Elle réduit les coûts élevés et les contraintes des méthodes classiques de réentraînement. De plus, cette architecture optimise le comportement global des systèmes distribués. En unifiant les échelles micro et macro, ce cadre ouvre la voie à une automatisation plus résiliente.

Évolution et limites des architectures d’agents traditionnelles

L’intégration des LLM transforme l’IA grâce à l’émergence des agents autonomes. Ces systèmes ne se contentent plus de générer du texte. Ils planifient et exécutent désormais des actions concrètes. Pour y parvenir, ils utilisent des boucles de rétroaction simples et des méthodes de réflexion comme le paradigme ReAct.

En pratique, l’architecture traduit l’intention de l’utilisateur en une suite de tâches. Ce processus associe directement la réflexion à l’appel d’outils externes. Mais ce fonctionnement linéaire peut isoler l’IA. Le succès dépend alors fortement du prompt initial et exige souvent un pilotage humain stratégique.

Face à l’imprévu, les agents classiques se heurtent vite à leur rigidité. Leurs rôles et leurs outils sont figés par les développeurs. Le système ne sait pas s’adapter et peut générer des boucles d’erreurs infinies. La consommation de jetons s’envole parfois, tendant à cantonner la technologie à des tâches balisées.

Définition globale : qu’est-ce que le framework SkillMAS ?

Le framework SkillMAS brise la rigidité des systèmes d’IA traditionnels. Son architecture non paramétrique ne modifie pas les poids des modèles de langage sous-jacents. Le système fonctionne comme une couche logicielle supérieure et intelligente. Son but principal est d’apporter plus de plasticité à l’écosystème d’agents autonomes.

Tout repose sur le concept de coévolution synchronisée. SkillMAS fait progresser en même temps les compétences individuelles et la structure globale du système. Il adapte les outils des agents aux tâches complexes tout en remodelant le collectif. Cette double transformation se fait automatiquement, sans aucune reprogrammation manuelle.

Cette mécanique s’appuie sur le couplage dynamique de deux échelles interconnectées. L’échelle micro gère et optimise les compétences techniques et réutilisables de chaque entité. L’échelle macro supervise l’organigramme général et redistribue les rôles dans l’équipe. L’une influence directement l’autre en temps réel pour garantir une agilité accrue.

Contexte historique et origine du projet SkillMAS

Le projet SkillMAS est né en mai 2026. Il est le fruit d’un partenariat entre l’Université Jiao Tong de Shanghai, l’Université du Centre-Sud et le constructeur OPPO. Les scientifiques ont combiné l’apprentissage automatique et les systèmes distribués. Ces travaux posent désormais les bases d’une nouvelle forme d’autonomie.

Leur étude détaille les mécanismes algorithmiques de cette coévolution. Sa supériorité face aux standards actuels a été prouvée en laboratoire. L’implication directe d’OPPO souligne le potentiel industriel de cette technologie. À terme, elle permettra de propulser des assistants virtuels bien plus avancés, intelligents et résilients.

Entre 2023 et 2025, la recherche restait pourtant cloisonnée. Des projets comme Voyager apprenaient aux agents à créer leurs propres outils. Des frameworks comme MetaGPT se concentraient plutôt sur le travail en équipe. SkillMAS fusionne enfin ces deux approches isolées au sein d’une architecture unifiée.

personne qui travaille avec une IA sur un PC

Signification sémantique et décomposition du nom SkillMAS

Le mot « Skill » désigne la compétence de l’IA. Dans l’univers des agents autonomes, ce terme a un sens technique précis. Il ne s’agit pas d’une aptitude abstraite, mais d’un bloc de code fonctionnel et documenté. Ce script permet à l’agent d’interagir directement avec son environnement numérique.

Concrètement, une compétence lui permet de trier un fichier ou d’interroger une base de données. L’agent appelle ce programme dès qu’il en a besoin. Une fois validé, l’outil rejoint une bibliothèque partagée par tout le réseau. L’IA n’a plus à réinventer la méthode, ce qui enrichit constamment sa boîte à outils.

L’acronyme « MAS » renvoie quant à lui aux systèmes multi-agents (Multi-Agent Systems). Ce concept désigne un réseau d’entités logicielles qui collaborent de manière autonome. Inspirée des organisations sociales, cette approche découpe un problème complexe en sous-tâches simples. Le nom SkillMAS exprime ainsi la gestion des compétences au service d’une intelligence collective.

Les fondements théoriques de la coévolution en intelligence artificielle

Les concepteurs du framework s’inspirent de l’évolution naturelle. En biologie, la coévolution désigne le développement simultané d’espèces interdépendantes. C’est le cas historique des fleurs et de leurs pollinisateurs. SkillMAS applique cette logique évolutive au logiciel pour dépasser la rigidité des modèles classiques.

Ici, les compétences des agents sont des outils adaptatifs individuels. L’équipe complète forme quant à elle l’écosystème global. Le framework considère qu’une compétence ne peut progresser de manière isolée. Cette approche organique ajuste en permanence le collectif selon les besoins du moment.

Ce modèle innovant repose sur la plasticité systémique. Il donne ainsi naissance à un véritable « logiciel dynamique ». Grâce à une boucle de rétroaction, la structure s’adapte en continu aux contraintes extérieures. Face aux anomalies, l’architecture se reconfigure d’elle-même pour retrouver son équilibre.

Le mécanisme d’évolution des compétences dans SkillMAS

Le processus d’évolution commence à l’échelle de l’agent individuel. Face à une tâche inédite, l’IA vérifie d’abord sa bibliothèque de compétences. Si aucun outil ne convient, le système bascule automatiquement en mode création. L’agent utilise alors la puissance du LLM pour rédiger un nouveau script informatique en Python.

Le framework teste ensuite ce code dans un environnement sécurisé pour vérifier sa stabilité. En cas de succès, le script est encapsulé avec une documentation textuelle expliquant son activation. L’outil rejoint enfin une base de données commune et partagée. Il devient immédiatement disponible pour l’ensemble du réseau d’agents.

Une compétence enregistrée n’est jamais figée et s’améliore au fil des utilisations. Le système analyse les données d’exécution pour détecter les lenteurs ou les bugs. Des agents spécialisés réécrivent le code défaillant et l’adaptent aux changements des API externes. Je pense que cette maintenance automatisée est la véritable clé pour garantir une boîte à outils toujours moderne et performante.

un ensemble de personnes qui s'informent sur le concept de SkillMAS

L’apprentissage de l’utilité pour optimiser la mémoire de travail

L’accumulation incontrôlée de connaissances est un piège pour l’intelligence artificielle. Pour l’éviter, SkillMAS utilise le concept d’apprentissage de l’utilité (Utility Learning). Cette méthode attribue une note de performance à chaque compétence créée. Le système évalue sa fréquence d’utilisation, son taux de succès et son coût en ressources.

Un outil qui résout souvent des problèmes complexes obtient un score élevé. À l’inverse, un script obsolète ou trop spécifique voit sa note baisser. Cet algorithme permet de quantifier précisément la valeur réelle des acquis. L’apprentissage de l’utilité sert alors de boussole pour guider le tri des connaissances.

Ce tri régulier évite l’inflation de compétences qui encombre d’ordinaire la mémoire des LLM. Le framework supprime les codes inutilisés et fusionne les fonctions similaires. Cette maintenance logicielle maintient la bibliothèque dans un état de légèreté optimal. L’efficacité cognitive de l’IA est ainsi préservée au fil des cycles d’apprentissage.

La restructuration dynamique de l’organisation collective des agents

L’adaptation individuelle ne suffit pas à garantir le succès collectif. SkillMAS peut donc modifier l’organigramme de son équipe en toute autonomie. Au départ, les rôles suivent un schéma standard et prédéfini. Dès que la situation se complique, le système réorganise immédiatement les fonctions selon les urgences du terrain.

La performance d’un réseau multi-agents dépend avant tout de la qualité de ses échanges. Les structures classiques imposent généralement des canaux de communication fixes et linéaires. SkillMAS brise ce modèle en faisant évoluer la topologie du réseau en temps réel. Les agents s’affranchissent ainsi d’un schéma de discussion totalement figé.

En cas de malentendu entre deux entités, le framework intervient aussitôt. Il peut couper leur lien direct et désigner un agent superviseur pour filtrer les messages. À l’inverse, il sait ouvrir un canal général pour diffuser rapidement une information critique. Cette optimisation élimine le bruit informationnel pour fluidifier l’intelligence collective.

Les spécificités techniques d’une architecture non paramétrique

Sa grande force est d’être non paramétrique. Le framework n’a pas besoin de réentraîner les modèles de langage, qui restent inchangés. Tout s’ajuste en quelques secondes grâce aux prompts et au code externe. Cette légèreté dispense d’utiliser de coûteux supercalculateurs.

Placé en couche externe, le système offre une compatibilité universelle. Il se branche sur n’importe quel LLM, propriétaire ou open-source. Si l’on change de modèle, la bibliothèque de compétences reste intacte. L’IA conserve ainsi sa mémoire organisationnelle et garantit une modularité totale.

Enfin, le framework s’appuie sur une approche guidée par l’échec (Failure-Driven). En cas de bug, le système enregistre le code fautif, les messages de la console et les échanges des agents. Une IA spécialisée décortique ces données pour trouver la source exacte du problème. Cette correction méthodique transforme chaque erreur en moteur d’évolution.

Confrontation technologique et cas d’usage applicatifs

Les anciens frameworks comme AutoGen ou CrewAI reposent sur des structures statiques. Ils imposent généralement des pipelines de prompts assez rigides. MetaGPT utilise quant à lui des procédures figées issues du monde de l’entreprise. Efficaces pour des tâches prévisibles, ces outils échouent en environnement chaotique.

Le framework de 2026 dépasse ces limites grâce à sa dynamicité synchrone. Il intègre des mécanismes uniques pour nettoyer ses outils en cours de route. Le système peut également restructurer ses équipes selon les besoins du terrain. Un groupe d’agents fixes devient ainsi une organisation fluide et auto-adaptative.

Ses applications concrètes ciblent des secteurs industriels hautement stratégiques. En génie logiciel, il crée des usines de code totalement autonomes. Grâce à l’implication d’OPPO, il s’impose aussi dans l’Internet des Objets (IoT). Le système pilote alors des flottes d’appareils en gérant instantanément les pannes.

État des lieux et modalités de déploiement de SkillMAS

Le framework traverse actuellement une phase de transition majeure. Ce projet de recherche d’avant-garde propose un code source totalement ouvert. Son niveau de maturité technique se situe encore au stade de la preuve de concept. Le système fait actuellement l’objet de validations approfondies en environnement simulé.

Il ne s’agit pas encore d’un logiciel grand public accessible sur abonnement. Les ingénieurs en IA et les laboratoires spécialisés s’en emparent d’ailleurs aujourd’hui. Ils utilisent cette architecture pour bâtir les fondations des futurs agents commerciaux. L’adoption globale s’accélère ainsi au sein de la recherche logicielle avancée.

Le déploiement technique repose principalement sur Python et des bases de données vectorielles. Connecté à des LLM performants, le système génère et exécute son code de manière autonome. Un environnement isolé de type sandbox ou Docker est donc obligatoire. Cette barrière de sécurité indispensable protège efficacement la machine hôte.

Cet article SkillMAS : quand l’IA réorganise son équipe et réécrit ses outils en temps réel a été publié sur LEBIGDATA.FR.

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  • Project Jarvis : Google travaille au développement d’un agent d’IA pour automatiser les tâches dans Chrome
    Selon plusieurs sources de The Information, Google travaille au développement d’un agent d’IA capable d’utiliser un ordinateur de façon autonome. L’entreprise aurait l’intention de présenter cette technologie, connue en interne sous le nom de code “Jarvis Project”, le mois prochain en même temps que la prochaine version de son LLM Gemini qui l’alimenterait. Plusieurs entreprises s’emploient à développer des agents d’IA autonomes pouvant, à partir d’instructions, contrôler un ordinateur et intera

Project Jarvis : Google travaille au développement d’un agent d’IA pour automatiser les tâches dans Chrome

29 octobre 2024 à 14:00

Selon plusieurs sources de The Information, Google travaille au développement d’un agent d’IA capable d’utiliser un ordinateur de façon autonome. L’entreprise aurait l’intention de présenter cette technologie, connue en interne sous le nom de code “Jarvis Project”, le mois prochain en même temps que la prochaine version de son LLM Gemini qui l’alimenterait.

Plusieurs entreprises s’emploient à développer des agents d’IA autonomes pouvant, à partir d’instructions, contrôler un ordinateur et interagir en temps réel avec diverses applications. Open AI devrait d’ailleurs lui aussi en présenter un prochainement, mais Anthropic leur a volé la vedette : la version bêta de la fonctionnalité “Computer Use”, présentée la semaine dernière, permet à Claude 3.5 Sonnet d’interagir avec des interfaces graphiques en simulant les actions humaines, telles que déplacer le curseur ou cliquer sur un bouton.

Claude traduit les instructions comme “utiliser les données de mon ordinateur et les données en ligne pour remplir ce formulaire” en commandes informatiques : “vérifier une feuille de calcul, déplacer le curseur pour ouvrir un navigateur Web, naviguer vers les pages Web pertinentes, remplir un formulaire avec les données de ces pages…”.

Selon The Information, Jarvis (en référence à J.A.R.V.I.S. dans Iron Man) serait une fonctionnalité similaire à Computer Use, mais qui sera intégrée au navigateur Chrome. Gemini 2, la prochaine itération du modèle de Google qui l’alimentera, pourra effectuer des tâches telles que la recherche, l’achat d’un produit ou la réservation d’un vol.

Le système d’IA fonctionnera en prenant des « captures d’écran fréquentes » de l’écran de l’utilisateur et analysera ces images pour effectuer des actions telles que cliquer sur un bouton ou taper dans un champ de texte. Cependant, le modèle serait relativement lent, prenant quelques secondes pour décider de chaque action.

Jarvis pourrait ne pas se cantonner au navigateur web : Google travaillerait avec Anthropic pour développer un agent d’IA capable de contrôler l’ordinateur. Si Jarvis est réellement présenté en décembre prochain parallèlement à Gemini 2, ce que Google n’a d’ailleurs pas confirmé, il ne devrait cependant pas être disponible aux internautes avant un certain temps.

Project Jarvis : Google travaille au développement d'un agent d'IA pour automatiser les tâches dans Chrome
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  • Optimisation des ventes grâce à l’IA : Salesforce introduit Einstein SDR Agent et Einstein Sales Coach Agent
    Salesforce a récemment annoncé deux nouveaux agents autonomes basés sur l’IA pour renforcer les équipes de vente : Einstein SDR Agent et Einstein Sales Coach Agent. Ces outils, qui seront disponibles dès octobre 2024, visent à améliorer l’efficacité des équipes de vente en automatisant certaines tâches cruciales et en fournissant un coaching personnalisé. Ils s’appuient sur la plateforme Einstein 1 Agentforce, conçue pour offrir des réponses fiables et sécurisées en intégrant des données interne

Optimisation des ventes grâce à l’IA : Salesforce introduit Einstein SDR Agent et Einstein Sales Coach Agent

28 août 2024 à 11:00

Salesforce a récemment annoncé deux nouveaux agents autonomes basés sur l’IA pour renforcer les équipes de vente : Einstein SDR Agent et Einstein Sales Coach Agent. Ces outils, qui seront disponibles dès octobre 2024, visent à améliorer l’efficacité des équipes de vente en automatisant certaines tâches cruciales et en fournissant un coaching personnalisé. Ils s’appuient sur la plateforme Einstein 1 Agentforce, conçue pour offrir des réponses fiables et sécurisées en intégrant des données internes et externes via la génération augmentée de récupération (RAG).

Einstein SDR Agent : automatisation des interactions avec les prospects

L’agent Einstein SDR (Sales Development Representative) est un assistant de vente virtuel capable d’engager de manière autonome les prospects entrants en temps réel. Contrairement aux chatbots traditionnels, cet agent peut répondre à des questions complexes, gérer les objections, et même programmer des rendez-vous avec les représentants commerciaux humains. Les équipes de vente peuvent ainsi se concentrer sur les transactions à haute valeur ajoutée, tandis qu’Einstein SDR gère les tâches chronophages en amont de l’entonnoir de vente. Avec sa capacité à gérer plusieurs prospects simultanément sur divers canaux et en plusieurs langues, Einstein SDR représente une avancée majeure dans l’automatisation des processus de vente.

Einstein Sales Coach Agent : un coach virtuel pour les vendeurs

L’agent Einstein Sales Coach pousse l’entraînement des vendeurs à un niveau supérieur en simulant des jeux de rôle réalistes. Il permet aux vendeurs de pratiquer des scénarios d’appel de découverte, de présentation ou de négociation dans un environnement contrôlé. Grâce à l’IA générative et à la technologie RAG, Einstein Sales Coach reproduit fidèlement les comportements d’un acheteur, en se basant sur les informations de l’entreprise stockées dans Salesforce. Après chaque session, le vendeur reçoit un retour d’information personnalisé et objectif, lui permettant d’améliorer ses compétences en continu. Les managers peuvent également évaluer l’impact du coaching sur les performances de vente en analysant les résultats obtenus.

Adoption stratégique par Accenture

Accenture, un leader mondial en conseil et services professionnels, a déjà prévu d’adopter ces agents dans le cadre de ses opérations de vente. Selon Sara Porter, responsable de l’excellence des ventes mondiales chez Accenture, ces outils permettront à l’entreprise d’améliorer l’efficacité de son équipe de vente tout en augmentant sa capacité à gérer un volume accru de transactions. Elle souligne que cette collaboration avec Salesforce permettra aux employés de se concentrer sur les transactions les plus complexes et à forte valeur ajoutée.

Les nouveaux agents d’IA peuvent être configurés à l’aide d’actions sans code, de flux de travail et de modèles prédéfinis. En utilisant Salesforce Data Cloud, les clients peuvent améliorer les modèles génératifs en intégrant des informations externes pertinentes, comme des documents de vente et de formation existants, afin d’obtenir des résultats plus précis, pertinents et contextuels. Les deux agents utilisent la couche de confiance Einstein pour assurer des réponses sécurisées et fiables.

Perspectives et disponibilité

Les agents Einstein SDR et Einstein Sales Coach seront disponibles dès octobre 2024, avec des fonctionnalités supplémentaires prévues tout au long de l’année.

Optimisation des ventes grâce à l'IA Salesforce introduit Einstein SDR Agent et Einstein Sales Coach Agent
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