Nous avons le plaisir de recevoir cette année Jozef Ondrik, graphiste, directeur artistique et typographe slovaque basé à Prague. Du 6 au 30 septembre, il posera ses valises à Strasbourg pour quelques semaines de recherche et de création autour du livre graphique et photographique.
Typographie, édition, expérimentation
Jozef Ondrik développe une pratique à la croisée de la typographie, de l’édition et de l’identité visuelle, avec un goût certain pour l’expérimentation et la recherche.
Né à Ružomberok, il commence sa formation à l’École des Arts Appliqués de Slovaquie avant d’étudier le design graphique et la typographie à l’Université Tomas Bata de Zlín, en République tchèque. Il poursuit ensuite son parcours à la prestigieuse Gerrit Rietveld Academie d’Amsterdam, une expérience qui influencera son approche critique et rigoureuse de la culture visuelle contemporaine.
Parallèlement à son activité de directeur artistique, il intervient comme enseignant à la Faculté des Beaux-arts de Brno, où il transmet ses connaissances en matière d’identités visuelles, de création typographique sur mesure et de mise en page à de jeunes designers.
Jozef est aussi cofondateur de Deep Throat Studio, avec Zdeněk Kvasnica, un studio indépendant dont le nom comme le portfolio ne manquent pas d’attirer l’attention, où se croisent affiches, identités visuelles, typographies, sites internet et projets éditoriaux. Il a également créé Regular Lines, une fonderie typographique indépendante avec Matej Vojtuš.
Son approche expérimentale du design lui vaut régulièrement d’être reconnu pour ses travaux à travers l’Europe. Il a notamment remporté plusieurs premiers prix aux Most Beautiful Czech Books Awards pour des projets de design éditorial remarquables et a été nommé dans la catégorie Graphiste de l’année aux Czech Grand Design Awards !
Focus projet : Supersonico
Avec Supersonico, Jozef Ondrik travaille la mise en forme d’un projet photographique de l’éditrice Lucie Černá et de la photographe Libuše Jarcovjáková. Réalisé avec la graphiste Lenka Holasová, le livre au grand format de 420 x 300 mm rassemble diverses photographies : des images argentiques en noir et blanc, brutes et non retouchées, côtoient des photos numériques en couleur et prises au téléphone. Des images qui, au premier regard, semblent parfois ne rien avoir en commun, mais qui se répondent et construisent peu à peu une cartographie de l’univers de la photographe.
Des livres en préparation
Pendant sa résidence à Strasbourg, Jozef travaillera sur d’autres projets de livres photographiques et graphiques. Et pour celles et ceux qui auraient envie de voir ce que tout cela donne, rendez-vous à la fin de la résidence…
Le mercredi 23 septembre à partir de 17h30, nous vous invitons à Central Vapeur pour découvrir les travaux réalisés par Jozef pendant son séjour strasbourgeois.
L’occasion d’échanger avec l’artiste, de découvrir ses recherches et d’entrer dans les coulisses de projets éditoriaux encore en cours de création !
Pour ce dernier numéro de notre série dédiée aux nouveautés de la micro-librairie, on vous présente aujourd’hui plusieurs ouvrages d’une maison d’édition que l’on apprécie beaucoup : Phenicusa Press
Phenicusa Press
Maison de micro-édition dirigée par Bérénice Béguerie et Fabien Goutelle
Phenicusa Press est une maison d’édition rhizomatique naviguant entre Bordeaux et Bruxelles. Ses fondateur·ices ont à cœur de suivre une ligne éditoriale interdisciplinaire, mettant en lumière les liens étonnants qui peuvent exister entre les domaines artistiques et scientifiques.
Avec sa ligne éditoriale assurément niche, Phenicusa Press nous permet d’explorer une large variété de domaines de recherche : qu’il s’agisse d’archéologie ou de sociologie, en passant par les sciences naturelles.
Vous pouvez retrouver leurs collections consacrées à l’art et à la recherche à travers quatres ouvrages disponibles à la micro-librairie :
The brothers, the stoopid princess & the sacred instrument
Camille Potte, 2020
Avez-vous déjà rêvé de tomber sur un album écrit en anglais médiéval qui raconte la quête d’un canard-troubadour cherchant comment utiliser un instrument sacré ? Non ? Vous n’avez jamais pensé à ça ? Comment ça, « cette description est beaucoup trop tirée par les cheveux » ??
Voyons, un peu d’imagination…
On va vous donner les réponses, parce qu’on est des gens sympas :
Est-ce que ce livre est aussi déconcertant que sa présentation ?
Oui.
Est-ce qu’on a beaucoup ri ?
Toujours oui.
Est-ce qu’on veut, nous aussi, partir découvrir de nouvelles contrées lointaines avec ce canard ?
Vous le saurez en tournant les pages de The Brothers, The Stoopid princess & The sacred instrument (spoileralert : la réponse est toujours affirmative).
Reprenant la forme des albums illustrés pour enfant, ce conte qui détourne les codes de l’épopée médiévale est à la fois ludique et rempli d’humour.
La cueillette
Alain Béguerie et Eric Des Garets, 2023
La cueillette réussit le pari étonnant de faire coexister dans un même espace l’archéologie et la poésie. Illustrant parfaitement la ligne éditoriale de Phenicusa Press, mêlant sciences et arts, cet inventaire schématique et littéraire parvient à embarquer ses lecteurices dans un décryptage de fragments collectés çà et là.
Une chose est certaine, ce petit ouvrage insolite ne manquera pas de cueillir votre coeur !
Abattre les arbres, boucher les fontaines, renverser les pierres
Pia-Mélissa Laroche, 2023
Par son style graphique coloré ainsi qu’une approche sensible de la nature qui nous entoure, ce petit livre est parfait à glisser dans sa poche lors d’une journée ensoleillée, et à lire sur un chemin de forêt. Il aura certes abattu quelques arbres pour sa fabrication, mais ceci dans le but de mieux les défendre.
(Promis, ni fontaines ni pierres n’ont été blessées dans le processus !).
Focus coup de <3
Comme une fable, Abattre les arbres, boucher les fontaines, renverser les pierres, nous raconte son mythe en quatre parties.
Sa narration silencieuse, dans un style graphique coloré, évoque quelque peu les figures du cirque et du tarot. Ce récit mythologique se conclut par la mention d’un ouvrage nommé Stilllife, une fable donnant à voir le cycle du soleil. Si son propos peut s’orienter vers des questions sociétales et écologiques, il s’agit avant tout d’un ouvrage contemplatif et intriguant, qui nous amène à nous questionner sur les origines du mythe qu’il construit.
Horse Season, Summer n°4 Avec les contributions de : Xavier Klein, Mona Glassfield, Eliot Duran, Maxence Doucet, Twotma, Eric Kinny, Lois Ladent, Coldruru, Euro Love, Bérénice Béguerie, Emile Barret et Aurélien Masson, 2024
Entre art et éthologie, cette revue “apériodiquo-saisonnière” se constitue en une série d’articles portant sur le monde équestre.
Si ce choix interpelle, il parvient par son ton humoristique à nous présenter tout en légèreté une typologie d’articles plus variés les uns que les autres. Ils trouvent pourtant eux un certain équi-libre, entre la question de la place des chevaux dans les jeux vidéo, des origines de leur robe tachetée, ou encore de la musique country.
Augmenté de goodies et d’illustrations variées, les contributeurices de Horse Season ont visiblement décidé de lâcher les rênes de leur créativité !
Focus coup de <3
Qui aurait cru qu’une revue sur le milieu équestre puisse autant nous captiver ?
Horse Season, malgré sa thématique en dehors des sentiers battus, se trouve être un objet étonnant. Son sujet principal (pour celleux qui n’avaient pas encore compris : les chevaux), devient au fil des articles un prétexte à écrire sur d’autres sujets, et ce de diverses manières : essai, poème, conte, article scientifique, etc.
Malgré un sujet qui, de prime abord, n’intéresserait que les féru·es d’équitation, cette revue provoque mystérieusement en nous un étrange intérêt. Par son approche multiple et décalée, ainsi que son concept à la fois surprenant et original, Horse Season réussit avec brio son pari premier : déconstruire notre vision, plus ou moins distanciée, du monde équestre !
Alors, n’hésitez pas à venir découvrir cet OVNI, car des revues comme ça, croyez-nous, ça ne se trouve pas sous les sabots d’un cheval !
Avec ce numéro s’achève cette première série d’articles consacrés aux nouveautés de la micro-librairie ! Ces pépites ainsi que celles présentées dans nos derniers articles vous attendent tous les mercredis dans nos étagères.
Mais qu’est-ce que les clubs pros me demandez-vous ? Ce sont des sessions d’information gratuites et ouvertes à tous·tes. Du statut d’artiste-auteur à l’environnement professionnel, en passant par les outils de travail, les clubs pros permettent d’explorer de multiples sujets auxquels les artistes peuvent être confronté·es au cours de leur carrière. Sympa, non ?
Après les 5 clubs pro du 1er semestre, on remet le couvert ! Voici le programme des clubs pros pour les 3 prochains mois, pour continuer à apprendre plein de choses, tout en mangeant des chips et en buvant des fritz
Facturation électronique, kézako ? Session de rattrapage – 9 septembre 2026 17h – visioconférence, sur inscription dans la limite des places disponibles
On refait un point sur la facturation électronique, nouvelle réforme qui est progressivement mis en place en France à partir de septembre 2026. Avec nos partenaires comptables de Gestion & Stratégies, nous allons décrypter tout ça : qu’est-ce que ça signifie concrètement ? que devez-vous mettre en place ? on répond à vos questions !
Le B.A. -ba. du statut artiste-auteur – 16 septembre 2026 18h30 > 20h – Garage Coop
Besoin de faire un point sur les spécificités du métier d’artiste-auteur et sur le fonctionnement du régime ? Que vous soyez fraîchement diplômé·e, prêt·e à sauter le pas ou déjà en activité mais incertain·es d’avoir tout compris, ce club pro vous permettra de poser toutes vos questions ! Idéal pour commencer sur des bases plus claires ou pour avoir une piqûre de rappel.
Rencontre avec la SAIF – 14 octobre 2026 FESTIVAL FORMAT(S) 2026 18h > 19h30 – visioconférence
À l’occasion de l’édition 2026 de la biennale de design graphique FORMAT(S), nous organisons une rencontre avec la SAIF (à prononcer « SÈF » et non « SAÏF »), organisme de gestion collective de droit d’auteur spécialisé dans le domaine des arts visuels. Comment ça fonctionne ? Quelles sont ses missions ? Comment y adhèrer ? Vous aurez des réponses à toutes vos questions en assistant à ce club pro !
D’autres clubs pro peuvent venir s’ajouter à cette liste, donc stay tuned !
Des envies pour la suite ? Dites-nous tout : coordination@centralvapeurpro.org
Après les deux derniers numéros de notre nouvelle série dédiée aux nouveautés de la micro-librairie, on vous présente aujourd’hui plusieurs ouvrages d’une maison d’édition spécialisée en bande dessinée : Kuš!
Kuš!
Maison d’édition de bande dessinée basée en Lettonie
Kuš! est un projet né en Lettonie, pays où la bande dessinée est pratiquement inexistante dans le paysage éditorial. Le pari des fondateurices de ce projet est ainsi de diffuser et de partager ce médium à travers différentes collections. On y retrouve des auteurices letton·es, qu’iels tentent de promouvoir au-delà de leurs frontières, mais aussi un panel d’artistes-auteurices venu·es de tout horizons. Les bandes dessinées sont traduites en anglais, dans la continuité de cette transmission internationale.
Kuš! propose plusieurs formats de publication :
– “Kuš!”, leur revue principale et éponyme, consacrée à la bande dessinée lettonne, là où tout a commencé. – “š!”, leur revue dérivée de “Kuš !” mais en plus petit format, proposant une compilation de bandes dessinées traduites en anglais. – “Kuš! mono”, qui propose un focus sur l’univers d’un·e artiste invité·e. – “Mini Kuš!”, une forme éditée réduite de “Kuš! mono”, où n’est publié qu’une seule bande dessinée d’un·e auteurice invité·e.
Vous pourrez retrouver à la micro-librairie de Central Vapeur plusieurs numéros de “š!” et “Kuš! mono”, mais rien ne vous empêche de vous pencher sur leurs autres collections en suivant leur actualité !
Disponible à la micro librairie : “Kuš! Mono”
Chacun des recueils propose une compilation de récits d’un·e auteurice différent·e, la forme et les transitions variant en fonction de l’approche proposée par la personne invitée.
kuš! mono #6 : DJ Cat Gosshie World Tour Harukichi, 2022
Le DJ cat Gosshie est un personnage récurrent dans les collections de Kuš!.
Ici, on le suit dans une compilation d’aventures lors de son tour du monde ! Ce chat amateur de musique explore en effet le globe avec pour objectif d’agrandir sa collection de vinyles, mais ne cesse de se retrouver dans d’étranges situations, de la plus sarcastique à la plus absurde. Toujours avide d’un bon moment à partager ou d’une quête secondaire à bien mener, ce personnage ne manquera pas de vous faire voyager de la plus marginale des façons !
Focus coup de <3
Avec sa voiture tout-terrain, Gosshie transporte sa musique de la Suisse au Pérou, de Singapour à l’Iran. Donnant à voir les réalités sociales de chaque pays avec justesse, Le DJ cat Gosshie se montre à la fois engagé et particulièrement drôle. On s’attache à cette boule de poils, parfois plus humain que les hommes qui croisent sa route, et on attend avec impatience le prochain vinyle qu’il aura à nous recommander (pour celleux qui ont l’oeil affûté, vous parviendrez d’ailleurs peut-être à déchiffrer un titre ou deux, cachés dans certaines illustrations).
Et si on ne vous a pas encore convaincu·es : ce livre mérite qu’on s’y intéresse rien que pour pouvoir se vanter lors d’un dîner mondain qu’on sait à quoi ressemblerait une statue de sphinx avec une coupe mohawk…
kuš! mono #13 : How to Hold Back Tears Jooyoung Kim, 2024
How to Hold Back Tears se présente comme une formation en plusieurs étapes. Humilié·e depuis tout·e petit·e car jugé·e trop émotif·ve, le personnage principal en forme de larme a développé une méthode infaillible pour vous apprendre à ne plus jamais être un·e crybaby, ou pas…
Focus coup de <3
Qui n’a jamais retenu ses larmes, avec ou sans succès ? Ce livre s’adresse justement à toustes celleux qui un jour se sont senti·es honteux·se ou coupable d’avoir versé tant de larmes. Débutant comme une masterclass à destination des plus grand·es pleurnichard·es, How to Hold Back Tears propose finalement un récit, non sans humour, visant surtout à déconstruire un mythe : pleurer ça serait “pour les faibles”. Tout en dédramatisant le sujet, l’autrice propose en réalité de faire de son émotivité une force !
Un récit aux tonalités amusantes qui aborde avec beaucoup de finesse des sujets difficiles, tels que le harcèlement, les insécurités, la toxicité de l’entourage, l’anxiété ou la honte de soi.
kuš! mono #16 :Wisps Amanda Baeza, 2025
Amanda Baeza vous propose ici plusieurs courtes histoires réunies en 4 chapitres intitulés respectivement : Love, Self, People et World. Plonger dans cet ouvrage, c’est découvrir un univers graphiquement riche s’étendant sur plusieurs années. Son style est reconnaissable, mais se diversifie au travers des divers médiums employés.
Enfin, on y découvre des récits forts avec des tonalités douces amères, portant une écriture à la fois poétique et politique.
Disponible à la micro-librairie : les revues “š!”
Les revues “š!” compilent une vingtaine de très courtes histoires autour d’un sujet spécifique à chacune d’elles. Chaque micro-revue s’ouvre sur un court édito accompagné d’un sommaire mettant en avant les titres de chacunes des propositions des invité·es. Les histoires, soit silencieuses, soit écrites en anglais, trouvent chacune leur place au sein d’un ensemble riche en approches narratives et graphiques. Enfin, les compilations se concluent toujours par de courtes descriptions de chacun·e des participant·es.
Une vraie mine d’or pour découvrir le travail d’auteurices indépendant·es des quatres coins du monde !
Vous pourrez retrouver à la micro-librairie les numéros suivant : š! #49 ‘Chaos’, š! #51 ‘Mindfulness’, š! #54 ‘It’s All Good!!!, š! #57 ‘Mythbústers’
C’en est fini de ce troisième numéro sur les nouveautés de la micro-librairie ! Ces pépites ainsi que celles présentées dans nos derniers articles vous attendent tous les mercredis de juillet dans nos étagères. Ensuite, la micro-librairie sera fermée en août, mais réouvrira à partir du dernier mercredi du mois, alors dépêchez vous !
Pour leur nouveau fanzine, les trois membres de La Malice nous dévoilent les coulisses de leur processus de création
Composé de Charlotte Costes Leulier, Bérangère Thominet et Charlotte André, le collectif La Malice réunit trois illustratrices de la même promotion de diplômé.es de l’ESAL d’Épinal. Entre expérimentation, humour, mystère, ou encore retour en enfance, leur univers ne manquera pas de vous intriguer.
Comment est née l’envie de continuer à créer ensemble après l’ESAL ?
— (Charlotte André) On trouvait ça hyper important d’essayer de garder du fun et d’avoir toujours des moments de création et d’expérimentation même après l’école. C’est facile d’être dans une spirale de galère, où on n’a plus le temps pour se concentrer sur des projets expérimentaux. Alors on a commencé à se dire qu’il faudrait qu’on se motive mutuellement pour faire des choses qui nous plaisent.
— (Bérangère Thominet) C’est venu assez naturellement comme on a décidé d’habiter ensemble après l’école, on y a même pas vraiment réfléchi et on s’est dit qu’on allait faire un collectif.
— (Charlotte Costes Leulier) On a commencé à faire des marchés ensemble, au début il n’y avait pas de nom de collectif. Progressivement, on s’est dit qu’au-delà de faire des marchés avec chacune nos projets, on allait se lancer toutes les trois : au début c’était un calendrier, maintenant un fanzine et une expo.
— (Charlotte André) Je trouve aussi qu’on s’influence. Il y a des éléments des univers de chacune qui viennent habiter dans l’univers des autres, et c’est très chouette de voir ça. C’est un peu à chaque fois un hommage.
Est-ce que vous pouvez revenir sur le choix du titre Presque rien ?
— (Charlotte André) On avait parlé de faire un fanzine et on cherchait quelque chose qui nous permette vraiment d’être en terrain d’expérimentation, et que ce soit sous la forme d’une édition : ce qui a donné Presque.
— (Bérangère Thominet) On a fait le fanzine toutes les trois, mais l’idée c’est aussi d’inviter du monde à participer après.
— (Charlotte Costes Leulier) Oui, ça serait cool d’avoir au moins un ou une invité(e) à chaque fois.
Au début du fanzine, il y a une citation sur le « presque rien ». On sent à la lecture que ça a constitué un fil rouge pour la création de votre revue. Est-ce que c’est possible de revenir sur la manière dont elle vous a aiguillé dans votre travail ?
— (Charlotte André) Est-ce que vous voulez qu’on la lise ? Allez : « Le presque rien dans le monde de l’art ce n’est pas ce qui n’est pas. Au contraire, c’est ce qui est discrètement, et qui fait toute l’importance de l’œuvre ».
C’est de Vladimir Jankélévitch dans Le je-ne-sais-quoi et le presque rien, de 1986. Quand on a commencé à travailler sur le terme de « presque rien », je me suis rappelée qu’il y avait un philosophe qui avait parlé de ce terme-là spécifiquement pour l’histoire de l’art. J’ai fait des recherches et cette citation-là nous avait plu. C’était intéressant de partir du postulat qu’un petit je-ne-sais-quoi dans une œuvre fait qu’e c’est qu’elle devient sublime ou belle.
À côté des images, il y a aussi du texte. Ce rapport entre le texte et l’image, vous l’aviez pensé et travaillé comme un fil rouge ou c’est venu naturellement ?
— (Charlotte Costes Leulier) Ça dépend des projets, sur ce fanzine-là on a décidé de ne pas mélanger les dessins au texte. Je pense qu’on a traité le texte toutes les trois d’une manière un peu différente. Moi, j’ai commencé par travailler sur l’image de l’équilibriste, puis par faire de l’écriture automatique autour.
— (Bérangère Thominet) Moi, au départ j’étais partie sur un tout autre sujet. C’était aussi un texte poétique comme Charlotte (Costes Leulier) sur lequel j’avais envie de mettre des images, mais finalement je me suis souvenue que j’avais ces listes de course que je ramasse dans la rue depuis l’ESAL. Je m’étais toujours dit qu’il fallait que j’en fasse quelque chose, et là ça marchait bien avec le thème du « presque rien ». Pour les autres personnes ils n’ont pas forcément d’importance, mais moi au final je trouve que ça les met en valeur.
— (Charlotte André) Moi je pense que, comme les filles, ça fait aussi vraiment partie de ma pratique le fait d’écrire. Je ne sais plus vraiment si je suis partie du texte ou si j’ai d’abord fait les illustrations … Je crois que souvent je commence par écrire le titre, ça me permet de définir une sorte d’univers graphique dans lequel j’ai envie d’évoluer. Visiblement, je crois que cette fois-ci c’était la Mésopotamie (rire). J’ai fait les illustrations en voulant faire des images un peu énigmatiques, dans l’idée de l’échange entre quelque chose ou quelqu’un, toujours dans cette esthétique de fresques mésopotamiennes ou étrusques. Après, j’ai écrit le texte, qui est plus moderne, de telle sorte que l’on ne sait pas trop dans quelle époque ça se situe.
On a beaucoup aimé l’encart placé au milieu du fanzine sur les listes de course abandonnées, comment est venue l’idée de donner une place éditoriale centrale à des éléments qui peuvent être oubliés ou jugés insignifiants au quotidien ?
— (Bérangère Thominet) Tous les matins pour aller en prépa je faisais le chemin depuis la gare, et il y avait toujours des listes de courses par terre. Un jour, j’ai décidé de les ramasser. J’ai toujours bien aimé ramasser des trucs random qui trainaient dans la rue. J’ai commencé à les mettre dans un classeur pour faire une petite collection. Par contre, je garde seulement les mots écrits à la main, je ne ramasse pas les mots écrits à l’ordinateur. Dans cette revue, on ne voit que les listes de course, mais j’ai aussi tout type de mots, même si la liste de course est ce qui revient le plus.
— (Charlotte Costes Leulier) Il y a cette idée de la trace. C’est comme dans le cunéiforme, c’est un peu comme un vestige. Un vestige de quelqu’un qui est passé au même endroit que toi sur ce trottoir.
— (Bérangère Thominet) Tu peux aussi t’imaginer des choses. Juste en voyant la liste de course de quelqu’un, tu t’inventes la personne que ça pourrait être.
Et qu’en est-il du prochain numéro ? Une exclu à son sujet ?
— (Charlotte Costes Leulier) Pour le prochain numéro, normalement on a une invitée de marque : Nadège Baumann. C’est une très bonne amie qui est aussi illustratrice, céramiste, artiste-plasticienne, et qui fait pas mal de papier découpé. Elle est basée à Strasbourg et a fait la même école que nous. On a trop hâte de s’y mettre. Avant même d’avoir fait le premier numéro on s’était dit qu’elle pourrait venir avec nous, c’est un peu notre quatrième coloc. On s’y mettra à la rentrée prochaine ! Après l’été.
Au départ, vous parliez d’inviter des gens dans votre revue : le Presque est alors un questionnement collectif ?
— (Charlotte Costes Leulier) À chaque fanzine on va le réinventer et l’aborder d’une autre manière. Le groupe de mots sera vraiment différent et va donner une thématique complètement autre. Ce que je trouve bien, c’est que ce qu’on a fait là-dedans n’est pas forcément voué à bouger. Je ne sais pas si on va continuer les histoires qu’on a commencé là-dedans…
— (Bérangère Thominet) Moi je vais continuer à ramasser les papiers … (rire collectif)
— (Charlotte Costes Leulier) En plus, en ayant des invité.es, on compte aussi rechercher les thèmes avec les personnes présentes. Avoir un temps de recherche collectif. Ce thème va être réinterrogé à chaque fois.
— (Charlotte André) C’est large le presque, il n’y a pas de fin ! Mais pour le prochain on va un peu plus cibler, on ne partira pas sur le Presque rien ou le Presque tout.
— (Bérangère Thominet) Presque un chien ? Pour Central Vapeur.
Enfin, on aimerait terminer sur une question fun : c’est quoi votre « presque rien » préféré du quotidien ?
— (Bérangère Thominet) C’est les listes de course ! (rire collectif)
— (Charlotte André) C’est obsessionnel !
— (Charlotte Costes Leulier) Ok, alors moi c’est un truc un peu mimi : la coloc. J’aime bien être dans ma chambre et entendre les filles rire ou parler en fond. C’est hyper réconfortant, de juste savoir qu’elles sont là.
— (Bérangère Thominet) Mais nous on rigole jamais …
— (Charlotte Costes Leulier) Nan, c’est vrai qu’on est pas fun (rire). Sinon, c’est des trucs un peu naïf qui me viennent, comme la lumière du soleil.
— (Bérangère Thominet) Le vent quand je fais du vélo !
— (Charlotte André) Oh, c’est vrai ! Le vélo à Strasbourg, c’est super !
— (Charlotte Costes Leulier) Les pâtes au pesto !
— (Charlotte André) Moi j’aime bien aussi mon chat, qui est à la coloc depuis quelque temps, et qui nous fait beaucoup rire toutes les trois. Elle est très peureuse et de temps en temps elle fait comme ça (imite un chat qui se cache derrière une porte). Elle est trop drôle, c’est l’espion de la coloc.
— (Charlotte Costes Leulier) On voit juste ses petites oreilles qui dépassent, avec un petit ronron qui vient d’en-dessous du lit.
— (Charlotte André) C’est le petit élément de surprise.
— (Bérangère Thominet) C’est vrai qu’elle fait vraiment Presque rien, dans la coloc ! (rire collectif)
— (Charlotte André) Elle fait pas le ménage ! Elle paye pas le loyer !
— (Charlotte Costes Leulier) Elle miaule même pas !
L’édition indépendante se décline en PME, associations, collectifs de micro ou d’auto-édition. Qu’elle fasse vœu de rigueur ou se voue au chaos, elle constitue en Alsace, en France, et ailleurs, un espace privilégié de liberté de création. Albums jeunesse, dessins abstraits, objets délicats, affiches sérigraphiées, fanzines BD ou publications à ne pas mettre entre n’importe quelles mains, toutes les tendances de l’édition indépendante des arts graphiques sont représentées.
Les 28 & 29 mars 2026, nous avions le plaisir d’accueillir 25 (micro) éditeurices et collectifs locaux, nationaux ou internationaux : Fleshtone – Éditions Père Fouettard – Éditions 2042 – La Malice – La Fourrière – Mangeurs de Pierres – Badaboum – L’École des Voyous – Papier Bon Oeil – Dimanche – Fred Édition – La Basse Cour des Miracles – Atelier Trente-Neuf – Éditions Cornélius – Vincent Pianina – Éditions Matière – Les Fourmis Rouges – L’Employé du Moi – Panthera – Quintal – Rotopol – Kuš! – Michael Furler – Atelier Ton Piquant Plus d’infos et liens vers les invité·es 2026 ici !
Tables rondes, Dog Race, Heure du conte et Ateliers
Outre la possibilité de rencontrer la fine fleur de l’édition indépendante, le Salon des indépendant·es propose également plusieurs événements et rencontres.
Deux tables-rondes ont pris place le temps du week-end : À l’Est quoi de nouveau ? : avec l’autrice Ula Rugytė Rugevičiūtė (Lituanie) et l’éditeur David Schilter (Kuš!, Lettonie) modérée par Louise Metayer Pour une chaîne du livre indépendante : avec Olivier Bron (2042), Stéphane Noël (L’Employé du Moi) et Alexandre Bord (Belles Lettres Diffusion Distribution modérée par Thomas Flagel
Une performance intitulé Dog Race, le premier concours de faux-chiens, destiné à devenir LE-GEN-DAIRE, animé par Pastelle de Nada s’est également déroulé pour la première fois sur le Salon. Pour voir les photos du workshop et du runway, rendez-vous ici !
L’Heure du conte : Tout Feu Tout Poil !, lecture du kamishibaï L’Histoire d’Enfant-Feu de Éloïse Rey et d’une sélection d’histoires choisies en adéquation avec la thématique du festival pour commencer la journée sans broyer du noir ! Animée par les bénévoles de Central Vapeur.
Enfin, le public était invité à participer à plusieurs ateliers tout public : Guirlande collective, Portrait-maton, Tattoos éphémères, Napolé-où ?, Toutou Fou
Concours cartes postales scolaires Organisé par la DAAC Action culturelle de l’Académie de Strasbourg et Central Vapeur, sur le thème « Chien ».
Pesée de panier Chaque éditeurice ou collectif présent·e fait don de l’une de ses éditions pour constituer un panier garni dont il faut deviner le poids. Le juste poids remporte le panier !
Après Jesús Cisneros et Raphaëlle Macaron en 2023, nous avons eu à nouveau le plaisir d’accueillir cette année du 7 mai au 30 juin une nouvelle artiste en Résidence de Création Européenne : Karla Paloma.
Portrait en quelques mots
Autrice danoise autodidacte de bande dessinée vivant à Berlin, Karla Paloma est très active dans le milieu du fanzine et de la BD underground. Elle auto-publie une grande partie de son travail et participe à des recueils publiés par Colorama Clubhouse, Cultpump et Ventil Verlag. En 2024, elle fonde son propre recueil de bandes dessinées, Hairspray Magazine, dont le premier numéro a reçu le Fauve de la meilleure bande dessinée alternative au FIBD d’Angoulême de 2025 (vous pouvez le retrouver à côté du deuxième numéro, à la micro-librairie).
Au cours de sa résidence à Strasbourg, Karla a pu travailler sur sa prochaine bande dessinée, Baby, un récit autofictionnel explorant les thèmes de la maternité, du chagrin, de l’identité et des conflits avec les normes sociales. Et puisqu’il y a parfois de belles coïncidences, elle est également venue accompagnée de l’un des personnages principaux de ses histoires : sa chienne Lilsky !
C’est décidément l’année du chien, à Central Vapeur !
Un événement à ne pas rater
On vous invite à découvrir le travail de Karla Paloma le mercredi 24 juin à 18h lors de la soirée de restitution de sa résidence ! Pour l’occasion, vous pourrez à la fois vous délecter de rafraîchissements et amuses-bouches, mais aussi de comics aussi trash qu’amusants réalisés par l’artiste.
La micro-librairie, ouverte dès 10h, vous accueillera exceptionnellement jusqu’à la fin de l’événement.
PS : Pour celleux qui souhaitent en savoir plus sur le travail de Karla Paloma, celle-ci animera une conférence-rencontre le 11 juin à 18h30, à la HEAR de Strasbourg.
Anti Baby : Avis à toustes les parents d’un petit bout de choux (à deux ou à quatre pattes… *woof*). Ce comic trash est le premier tome d’une duologie consacrée à la maternité : aussi drôle qu’inspirant !
Baby : Suite de Anti Baby. Spoiler without context = Alien + La belle est le cauchemar
Rat Testicules : Une lovestory qui mêle dragons et testicules de rats, impossible ? C’est sûr que vous ne trouverez pas ce comic ailleurs…
Bambi & Nick : Les amateurices d’extraterrestres, de Nick Cave ou de films d’horreur seront ravis de cette association aussi déjantée que la trame de ce comic !
Burned Meat : Pour toustes celleux qui passent toujours des fêtes de fin d’année farfelues ou qui, au contraire, ne seraient pas contre quelques anecdotes en plus à raconter…
The Man Eater : Attention, le remède contre les mecs relous a enfin été découvert !
Dildo Fish : Si vous vous êtes déjà demandé quelles créatures étranges pouvaient bien se trouver sous vos pieds lors d’une baignade, ce comic aussi trash qu’hilarant pourrait vous donner la réponse…
Pour poursuivre notre nouvelle série dédiée aux nouveautés de la micro-librairie, on vous présente aujourd’hui deux autres collectifs de jeunes artistes-auteurices : FRED et La Malice.
Ce qui caractérise leur pratique de la micro-édition, c’est le format revue ! Le premier se spécialise dans la bande dessinée, tandis que le second vous propose un univers tant expérimental que poétique. On vous suggère d’aller vite découvrir ces créations en venant feuilleter leurs pages directement à l’espace qui leur est dédié au Garage Coop !
FRED
Collectif d’étudiant·es de la HEAR
« FRED », c’est avant tout un collectif d’illustrateur·ices basé à Strasbourg, mais c’est aussi le nom de leur revue de bande dessinée annuelle. Le concept est simple et efficace : chaque participant·es y propose une histoire empreinte de sa sensibilité, qui sera reliée à celle des autres par une thématique commune. Ainsi, après « le supermarché », « le musée »,« l’hôtel » puis « le parc », c’est avec la thématique du « club », pour leur 5ème numéro, qu’iels poursuivent cette série qui, on l’espère, continuera longtemps de nous émerveiller !
FRED 5, Club
Avec les contributions de : Ula Rugevičiūtè Rugytè, Basile Bibas, Uy-Vinh Landru, Anaël Pérot, Gabrielle Kalnins, Ambre Barré Venturini, Margot Farnoux, Farès Bourdieu, Alix Aubert-Pérocheau, Antton Ospitaletche, Lucie Penaud et Eloïse Pardonnet
Fraîchement imprimée en janvier 2026, cette revue propose une dizaine d’histoires plus ou moins courtes et farfelues. Évoquant des anecdotes personnelles ou fictives prenant place au cœur de la boîte de nuit le Freddy’s, chacune propose une perception différente du milieu de la nuit. Au fil de ces récits, vous aurez la joie de suivre les intrigues amoureuses de ces différent·es fêtard·es, mais aussi d’observer les péripéties culinaires des vigiles, ou encore de comprendre ce que le porridge (running gag ou private joke ?) à avoir avec cette thématique…
Cette compilation de bande dessinées aux visuels multiples, allant du color pop à l’épuré, se montre aussi riche graphiquement que généreuse en humour !
Vous pouvez également retrouver les numéros 2, 3 et 4 de la collection à la micro-librairie.
La Malice
Collectifs d’ancien·nes étudiant·es de l’ESAL Epinal
Charlotte André, Bérangère Thominet et Charlotte Costes Leulier
La Malice est un collectif réunissant 3 illustratrices strasbourgeoises qui aiment raconter des histoires. Graphiquement, tout y passe : collage, peinture, poème, gravure, etc. Elles se sont lancées ensemble après leur diplôme et, depuis, elles ne se quittent plus.
Presque rien n°1, 2026
Presque rien, c’est le premier opus de la revue Presque proposée par le collectif La Malice. C’est aussi un questionnement à chaque numéro autour d’une nouvelle thématique : les invité·es peuvent se saisir du thème comme iels le souhaitent. Finalement, on comprend qu’ici « presque rien » pourrait devenir au fur et à mesure de la narration un « presque tout »…
Un premier numéro prometteur et intriguant, qui saura piquer votre sensibilité littéraire et artistique !
PS : il se pourrait qu’on vous ait concocté une petite interview avec La Malice… Stay tuned sur instagram et pour une retranscription lors d’un prochain article.
Focus coup de <3
La réflexion autour du « presque » donne le ton de la revue : ici il s’agit d’expérimenter, que les projets inachevés qui prennent la poussière au fond des placards trouvent enfin, eux aussi, leur juste place. Sa matérialité poursuit cette logique : entre types de papiers variés et mises en pages changeantes, ce collectif est visiblement prêt à s’essayer à plusieurs formats !
Le concept de la revue est tout aussi alléchant. Le premier numéro sert de point de départ à une série autour du mot « presque », auquel viendra s’ajouter un nouveau mot à chaque édition. Ici, c’est donc le « rien » qui ouvre le bal.
À votre avis, le second numéro sera le « presque-quoi » ?
Enfin, comme vous avez pu le comprendre, iels n’ont pas peur de commencer fort, puisque ce « presque rien » est une référence directe à notre cher Jankélévitch, selon qui un minuscule détail pourrait finalement devenir « toute l’importance d’une œuvre » :
On y retrouve ainsi tous ces petits restes, qui paraissent insignifiants jusqu’au moment où quelqu’un décide enfin de les regarder de plus près. Une place centrale y est accordée aux formes oubliées de l’écriture, du cunéiforme aux listes de courses abandonnées, qui semblent pouvoir en dire plus qu’on ne pourrait le penser sur la façon dont notre société évolue.
Loin de n’être qu’un simple objet graphique expérimental, il interroge ici nos manières de créer. Résultat : cette revue pourrait vous faire presque porter un nouveau regard sur ce qui, hier, vous semblait encore insignifiant…
Disclaimer : risque de surchauffe cérébrale. On recommande de consommer cette revue avec un pot de glace bien frais, histoire de refroidir vos neurones.
Pour inaugurer ce tout premier article de notre nouvelle série dédiée aux nouveautés de la micro-librairie, on a décidé de commencer fort en vous présentant non pas un, mais deux super collectifs de jeunes artistes-auteurices : L’École des Voyous et le Collectif Dimanche.
L’École des Voyous
Léna Gouriou, Atsrid Anquetin, Hyppolyte De Poucques, William Chrostophel, Marcello Caiti et Mathieu Thillemans
Le collectif l’École des Voyous se présente comme une bande de six grand·es enfant·es turbulent·es, passionné·es et désireux·ses de partager de petites histoires par la micro-édition et le fanzine. Leur série éponyme, qui vous attend dans les rayons de la micro-librairie, présente le récit de petits personnages espiègles, à l’image de leurs créateur·ices. Cet univers prend place dans une école marginale, espace de vie communautaire où on ne croise pas l’ombre d’un adulte.
Derrière la légèreté de ce projet qui ne manquera pas de vous faire sourire se cache des thématiques bien plus profondes, telles que la révolte, l’enfance difficile, mais aussi l’importance de l’amitié et d’une famille choisie. Ici, l’école se dessine progressivement comme un espace alternatif, une bulle à l’écart du monde des adultes, où une autre manière de vivre ensemble se construit.
La forme de ce fanzine est aussi captivante que son contenu : entre jeu avec différents papiers, inserts et formats variables, chaque numéro relève presque du bricolage. Conçu comme un jeu de piste, on croit parfois y voir des fragments de journaux intimes que ces enfant·es auraient laissé traîner derrière elleux. Cette dimension renforce l’envie de collectionner les différents numéros, tout comme on pouvait le faire avec les cartes Panini, ou avec un booster de La collec’*
*voir le numéro 2 de L’École des Voyous
Focus coup de <3
L’École des Voyous, c’est avant tout un objet original qui se découvre et se contemple à la manière d’une boîte à souvenirs. Chaque volume regorge de petits détails proposant une narration ludique et fragmentaire, tant par sa forme que par son fond. Grâce à son ton à la fois sarcastique et poétique, la découverte de ces morceaux d’histoire laisse une impression douce amère. Résolument facétieux et rebelle, l’univers des Voyous fait écho au folklore de la révolte avec, pour chaque numéro, une couverture illustrée imprimée en risographie qui rappelle l’esprit du carnaval.
Si vous souhaitez croiser le chemin de ces drôles d’enfant·es masqué·es, n’hésitez pas à plonger votre nez au sein de cette série de fanzines où cohabitent avec harmonie les différents univers graphiques des 6 grands voyous qui se cachent derrière ce super projet !
Collectif Dimanche
Léa Breluzeau, Colin Frechon, Violette Mesnier, Julitte Pellizer et Noah Pons Nereuta
Le Collectif Dimanche est composé d’étudiant·es de la HEAR réuni·es par l’envie de continuer à dessiner ensemble pendant les vacances. Fanzinant la semaine, profitant du soleil le week-end, iels nous ont laissé une série de livres-objets imprimés en sérigraphie. D’un ton aussi doux qu’amusant, ces petits objets sauront susciter l’intérêt de quelques amoureux·ses des journées d’été.
Âne, mon âne, ne vois-tu rien venir ?
Léa Breluzeau, 2026
Ce petit livret rempli de couleurs nous propose de suivre les péripéties de deux jeunes aventurier·es. L’âne qui les suit, à la fois ressort comique et élément perturbateur, s’illustre au fil des pages tant comme une entité merveilleuse que farceuse. Aux allures de fable, ce petit récit silencieux peut s’adresser aux plus jeunes tout comme aux grand·es enfant·es.
Si vous êtes de celleux qui aiment s’arrêter pour contempler des moments hors du temps, ce zine au format poche saura vous accompagner lors de vos meilleures balades en montagne ou en forêt et, qui sait, peut-être qu’un âne viendra lui aussi vous tenir compagnie ?
Triston le citron
Triston le citron, ce n’est pas seulement le récit de ces aliments que l’on oublie au fond du frigo, c’est avant tout une histoire attendrissante aux multiples rebondissements dramatiques, mais toujours avec un zeste d’humour. Un zine qui redonne le sourire et nous en apprend plus sur la vie secrète de nos ami·es comestibles.
Focus coup de <3
N’avez vous jamais ressenti une pointe de culpabilité en trouvant un aliment oublié au fond de votre frigo ? Que vous regardez alors sans trop savoir quoi faire, mais que vous ne vous décidez pas à jeter pour autant ?
Si c’est le cas, cette histoire est faite pour vous. Et même si vous n’êtes pas du genre à vous émouvoir des petites choses, Triston pourrait bien vous faire changer d’avis.
Mais qui est ce mystérieux Triston, me direz-vous ?
Triston le citron est un être qui se retrouve délaissé, une fois l’été passé. Loin de la lumière des rayons du primeur, il désespère dans un coin du réfrigérateur. Commence alors son périple, vers une quête de liberté. Sur sa route, il fait la rencontre d’un morceau de gingembre, mais aussi de divers aliments, tous passant le temps ensemble d’une manière assez intrigante…
Plutôt que d’alimenter l’oubli auquel sont promis ces produits, cette courte histoire aussi douce que cocasse nous invite à imaginer la vie secrète des entités silencieuses qui habitent nos placards.
Panna Montata
Violette Mesnier, Colin Frechon et Noah Pons Nereuta, 2024
Vous aimez la cuisine et les fanzines ? Vous ne savez plus quoi faire de vos livres une fois que vous les avez lus ? Laissez-vous tenter par Panna Monta, un guide essentiel lors des chaudes soirées d’été, quand on manque de crème glacée !
Imprimé en sérigraphie et reprenant la forme d’une courte bande dessinée, ce dépliant se transforme en affiche une fois terminé. Racontée comme une recette secrète, nous y suivons l’épopée guerrière d’un groupe d’amateurices de sorbets ou autres mets glacés.
Si vous pensez avoir le courage de gravir les hauteurs du Panna Montata afin de vous gaver de tonnes de glace bien froide, ce zine est fait pour vous ! Qui aurait cru que gravir un mont de crème glacée pouvait être aussi épique ?
Les Rencontres de Petit canard
Juliette Pellizer, 2024
Petit canard est un peu tête en l’air, au cours d’une promenade il perd malencontreusement son chapeau favori ! Ce récit contemplatif utilise le dépliant pour raconter de manière astucieuse et poétique la quête d’un adorable caneton.
Un ouvrage qui a le souci du détail et qui saura vous surprendre par son format et ses merveilleuses illustrations.
Après un joli ravalement de façade, la micro-librairie vous ouvre ses portes tous les mercredis, ainsi que le jeudi jusqu’à fin juin, de 10h à 18h. Et pour celleux qui n’y ont jamais mis les pieds (we listen and we don’t judge, ou presque…), on vous propose tout de même une petite séance de rattrapage :
Un lieu 3 fois “micro” par son échelle, et très grand par ses idées
Micro-librairie : une sélection singulière d’ouvrages graphiques que vous ne trouverez pas ailleurs, aux antipodes des rayons généralistes
Micro-édition : des exemplaires produit·es par des auteurices-illustrateurices et éditeurices de la scène locale et régionale (revues, fanzines, risographies, albums jeunesse, BD, livres-objets, cartes postales, etc.)
Micro-espace : le tout dans 18m2 au sein des locaux de Garage Coop.
Fonctionnant sur un mode de dépôt-vente, la micro-librairie de Central Vapeur reste toujours ouverte à de nouvelles propositions et se renouvelle régulièrement grâce aux collectifs locaux. Pour en savoir plus sur son fonctionnement et les trésors dont elle regorge, rendez-vous dans le dernier article qui lui est consacré.
De nouvelles pépites à découvrir
Suite au succès du dernier Festival de l’illustration, de la bande dessinée et du dessin organisé par Central Vapeur en mars dernier, plusieurs artistes présent·es sur les stands ont ajouté leurs créations aux étagères de la micro-librairie. Nous vous en proposerons bientôt une sélection dans une série d’articles et de post sur les réseaux, assorti de quelques focus sur nos coups de cœur en bonus. Mais bien sûr, le mieux reste encore de venir les découvrir par vous même directement sur place…
Accès et horaires
Adresse : Garage Coop, 2 rue de la Coopérative, Strasbourg La Micro-librairie se situe au rez-de-chaussée, dans l’alcôve la plus au centre de la salle.
En partant du centre :
Tram D – arrêt StarCoop
Tram F – arrêt Place d’Islande, puis bus 2 – arrêt Capitainerie
Il est également possible de venir : à vélo, en trottinette, en roller, en dirigeable, en balais magique, ou sur un tapis volant.
Ouverture : Le mercredi (et le jeudi jusqu’à fin juin), 10h-12h et 14h-18h. Hors jours fériés
Le Festival Central Vapeur, dédié à l’illustration, au dessin et à la bande dessinée, s’est tenu du 4 au 29 mars 2026 pour sa seizième édition. Retrouvez ici quelques photos d’une partie des expositions programmées, qui ont eu lieu à Strasbourg.
DIALOGUE DE DESSINS 16 Violette Le Gendre + Vincent Pianina
Du 4 au 29 mars 2026 / Menuiserie Coop Avec ce nouveau dialogue de dessins Violette Le Gendre et Vincent Pianina créent un jeu d’illustration inédit. Chaque année, le festival rassemble un·e illustrateurice confirmé·e venant d’au delà nos frontières alsaciennes afin de dialoguer en images et à distance avec un·e jeune talent de la région. Au delà du format A3 et de la scénographie commune, aucune contrainte n’est fixée aux artistes. En résulte deux séries d’images, construites l’une par rapport à l’autre et qui s’enrichissent mutuellement tout au long de cette conversation visuelle.
Les risographies tirées du dialogue (imprimées par gargarismes) sont disponibles à la micro-librairie et sur notre boutique !
PARCOURS D’AFFICHES : « LA FÊTE DES CHIENS » Laura Simonati
Du 4 au 29 mars 2026 / Quai des Bateliers Illustratrice italienne née près de Vérone installée à Bruxelles, cette exposition adapte au format affiche La fête des chiens de Laura Simonati album illustré publié chez Versant Sud Jeunesse. Affiches imprimées avec le soutien de Lézard Graphique.
Les affiches restantes de l’exposition sont disponibles à l’achat, contactez-nous via info(at)centralvapeur.org
Du 4 au 29 mars 2026 / Cinéma Le Cosmos + Cinéma Star Il nous tardait d’inviter Maël Escot à exposer. C’est fait en deux affiches sérigraphiées par Lézard Graphique qui reprennent 2 films cabots de la programmation du Star et du Cosmos, présentées en façade des cinémas.
Les deux affiches sont disponibles à l’achat, contactez-nous via info(at)centralvapeur.org ou rendez-vous directement, chez nous, à la micro-librairie !
21, 22, 28 et 29 mars 2026 / Atelier Demi-Douzaine Une exposition wow, woof, cathartique et immersive proposée par Demi-Douzaine autour de la thématique du spleen du doggo.
Le 26mars 2026 / Librairie Gutenberg Photos de la rencontre à la Librairie Gutenberg avec Laurie Agusti autrice de Rouge signal paru aux éditions 2042.
Événement incontournable depuis sa création en 2021, la Parade des Micronations fait défiler chaque année, en ouverture du Festival Central Vapeur à Strasbourg, une quarantaine de kakémonos illustrés. Photos prises pendant le Festival Central Vapeur 16 par Alicia Gardès.
Aux origines de la Parade…
En 2020, Central Vapeur imagine une exposition anniversaire qui, Covid oblige, sera transformée l’année suivante en parade dans la rue.Elle convoque quarante illustrateurices pour raconter l’histoire et la diversité des différents festivals, expositions et événements créés durant cette décennie.
Chacun·e réalise ainsi un kakémono créé selon des contraintes de couleurs et un format imposé, illustrant leur micronation imaginaire. Les pays, nations, républiques, archipels et autres duchés sont représenté·es par des blasons, emblèmes, couleurs, paysage mentaux ou scènes de vie. D’aucuns ont des caractéristiques bien précises, un roman micronational tout personnel. D’autres laissent leur seul nom parler pour elleux. Les étendards coexistent pacifiquement, avec des traitements graphiques et des techniques variées.
Micronations 2026
En ouverture de la 16e édition du Festival, la Parade des Micronations a défilé dans les rues, faisant le tour de différentes expositions du Festival de l’atelier Demi-Douzaine au Jardin des Sciences au Port du Rhin pour rejoindre l’inauguration des 11e Rencontres de l’illustration de Strasbourg et l’exposition Dialogue de dessins 16 de Violette Le Gendre et Vincent Pianina.
Trois nouvelles micronations collectives
Pour la troisième année consécutive, la Parade des Micronations a accueilli des bannières réalisées par des habitants accompagnés par des illustratrices.
Chaque groupe a imaginé et dessiné sa propre micronation, qui a ensuite été imprimée sur tissu pour rejoindre la Parade. Ces ateliers ont permis d’explorer et prolonger un travail autour du langage et de l’imaginaire mené par des adultes et des enfants.
La Parade des Micronations 2026 a donc eu la joie d’accueillir trois nouvelles micronations :
les enfants du foyer Charles Frey Atelier mené par Alice Jouanavec le soutient de Tôt Où T’Art
les enfants de l’accueil périscolaire des écoles Gustave Doré (Cronembourg) et Éléonore (Hautepierre) Atelier mené par Julie ChevassutetOrso Dargent
les enfants des accueils périscolaires des écoles du Conseil des XV et Louvois (Esplanade) Atelier mené par Adrien Yeung
Un test de personnalité concocté à l’occasion de l’édition spécial chiens du festival Central Vapeur : Découvrez quel type de chien vous êtes !
Le soleil de lève, le réveil sonne, le coq chante, une nouvelle journée commence sur Terre :
▲ Je saute du lit et je m’élance avec enthousiasme vers l’aventure que me réserve la vie ! ● Je suis déjà levé.e depuis des heures, j’aime me faire réveiller par les premiers rayons cristallins de l’aube et boire les perles glacées de la rosée du matin. ⊡ Putain c’est dur, les yeux qui collent, l’haleine qui fouette, je reste roulé en boule encore un peu, le temps d’émerger… ⟠ J’ai du travail qui m’attend, rien de tel qu’une petite course matinale pour se dégourdir les pattes et stimuler mes méninges ! ⋈ je ne sors de chez moi qu’après ma morning routine : Un sWOOFie frais, fil dentaire entre les canines, des croquette à la kératine, un petit tour des dernières trends sur tique-tok… Je m’étire, je prend mon temps. Un rendez-vous ? bah je serai peut-être un peu en retard. Du travail ? je suis sûr.e que quelqu’un peut le faire à ma place… ❖ Le soleil se lève, mais d’où vient-il ?
Dans ma niche, on trouve plutôt :
⋈ Mon panier en soie (c’est mieux pour les frisottis), un assortiment de sticks à truffe, une galerie de photos de mes meilleurs outfits et de ma meute Alors en fait j’ai plein de niches, je suis chez moi un peu partout, surtout chez les autres! ● Je n’ai pas de niche, pas de tanière, aucun endroit qui m’appartient, et je n’appartiens à nulle part, je hante les recoins de ce monde sans attaches et sans attentes, la nuit est ma maison, le ciel étoilé est mon seul toit. ⊡ pas grand chose, mais souvent on y trouve un copain en galère que j’héberge ! ▲ Plein de trésors accumulés au hasard de mes aventures : des petits bouts de bois que j’ai trouvés dans la forêt, une balle lancée par un enfant aux joues roses, un pigeon immobile, tout rond et tiède… ⟠ Je suis plutôt minimaliste, je n’ai que le strict nécessaire : la niche, c’est pour dormir, c’est tout. ❖ Des moustiques et des cauchemars.
Le meilleur spot de promenade pour vous, c’est :
⊡ J’ai mes coins tranquilles où on se retrouve avec les copains ⟠ Le club d’agility, quitte à sortir autant que ce soit pour un peu de renfo musculaire ⋈ Le centre-ville, là où tout se passe, jamais à moins de 200m d’un coffee shop au cas où j’aurais envie d’un puppyccino ● Les grands espaces, hors des sentiers battus, loin de la foule et des contraintes J’ai un super plan où on me laisse entrer gratis… j’en ai déjà trop dit… ▲N’importe où je peux courir, me dépenser ! ❖ Le parking du Leroy Merlin.
Votre humain n’a pas pensé à emporter un sac en plastique pour ramasser vos crottes:
▲ Pas besoin ! je me roule dedans comme ça il n’y a rien à ramasser ! (en plus ça sent teeeeeeellement bon …) ● Les excréments sont naturels et font partie du cycle de la vie, je fais don de mes selles aux arbres et aux buissons. J’enterre toute trace de mon passage, il ne les trouvera jamais, j ⊡ Je fais stratégiquement caca sur les trottoirs des quartiers bourgeois, devant les banques et les commissariats. ⟠ J’exerce le contrôle absolu sur mon corps et je me retiens de toutes mes forces jusqu’au canisite le plus proche. ⋈ C’est pas mon problème, je fais mes besoins où je veux ! Pour tenir en laisse un chien comme moi il faut être prêt, quitte à ramasser mes crottes à mains nues s’il le faut ! ❖ Nan mais j’ai déjà fait caca la semaine dernière, pas d’inquiétude à avoir…
Aujourd’hui c’est visite chez le vétérinaire :
⋈ J’ai une santé fragile, je veux qu’on fasse un check-up complet. ▲ J’adore, les radios, pour voir l’intérieur de mon corps, le sang et tout ça, délire ! ⊡ J’ai un peu mal aux chicots, j’entends plus rien d’une oreille, je me suis cassé une patte l’année dernière en sautant d’un train en marche, mais en vrai ça va, je suis résistant.e ! ● Jamais de la vie, de toute façon je ne suis jamais malade, et si je me blesse, et bien c’est la vie et j’apprendrai à survivre avec ! ⟠ Normalement rien à signaler, mais je me soumets à l’examen parce que j’ai besoin d’être en forme Je sais que le rendez-vous est pris mais finalement j’ai pas envie d’y aller, je fuis. ❖ ah ça tombe bien, j’ai avalé mes air pods et je voulais les récupérer…
Et le vendredi soir, c’est ?
▲ Grosse soirééééé on va retourner la ville ! ● la fin d’une épuisante semaine au contact de mes semblables que je quitte pour retrouver la sérénité des grand espaces ⊡ Grosse soiréééé chez des amis de mes amis ! ⟠ un soir comme un autre, je ne fais pas d’excès, j’ai training samedi à 7h30 donc pâtée, un épisode de Patpatrouille et dodo ⋈ Grosse soiréééééé avec ma petite meute (mais je rentre tôt à la niche) ! Apparemment c’est grosse soirée, j’avoue que je vais juste faire un tour mais j’ai d’autres chats à fouetter… ❖ oups, j’avais oublié, c’est quand la soirée ?
Vous faîtes un stage “chien de berger” :
⟠ Je suis l’efficacité incarnée, tous les moutons étaient sous contrôle, le berger m’a félicité. ▲ C’était trop fun, bon, j’ai perdu quelques moutons dans la montagne mais j’ai fait de super rencontres ! Les troupeaux c’est pas trop mon truc, je laisse les autres stagiaires chiens de berger faire tout le boulot ⊡ Après avoir discuté avec les moutons je me suis rendu compte qu’en fait on était toustes des victimes du libéralisme autoritaire et j’ai rejoint le MMM, le Mouvement des Moutons Mécontents. On installe une ZAD et on ouvre une école Moutonssori. ⋈ Le travail physique c’est pas trop mon truc : je vais voir le berger et j’arrive à le convaincre de me mettre en charge de surveiller la cheminée dans sa maison. ● Le travail est contre ma nature : J’ai laissé les moutons se disperser et ceux qui ont gardé leur instinct animal survivront. ❖ Je crois que je me suis trompé de jours pour le stage…
Comment réagissez-vous face à un panneau “interdit aux chiens” ?
● Je passe mon chemin la tête haute, un endroit qui ne veut pas de moi n’est pas digne de ma présence ⊡ Il est interdit d’interdire ! en signe de révolte, je pose une crotte au pied du panneau. ▲ Je passe quand même, on va voir combien de temps je peux rester jusqu’à ce qu’on me chope ! ⟠ Je l’accepte car il doit y avoir une explication logique (sécurité, hygiène, etc.) ⋈ C’est inacceptable, je fais un scandale pour qu’on me laisse passer, car je ne suis pas n’importe qui ! Je fais le tour et je me faufile, ni vu ni connu, par une entrée dérobée ❖ le graphisme est stylé !
Quand la fée des chiens s’est penchée sur votre panier à votre naissance, elle vous a donné le don de:
▲ N’avoir peur de rien ! ● Savoir renoncer à ce qui n’est pas indispensable ⟠ Toujours tenir mes engagements. Toujours retomber sur mes pattes ⋈ Procurer du réconfort à mes proches ⊡ Ne jamais être seul.e pour traverser les épreuves ❖ Entendre la couleur beige
Qui est votre idole à quatre pattes ?
⟠ Cerbère ● Croc Blanc ⊡ Laïka Garfield ⋈ Boxer dans La Revanche d’une blonde ▲Jake dans Adventure Time ❖ Pedro Pascal
Si vous n’étiez pas un chien, quel animal seriez-vous ?
▲ Un dauphin ● Un aigle ⊡ Un capybara ⟠ Un cheval ⋈ Un perroquet Un furet ❖ Un cactus
Qu’est-ce qui est le plus important dans la vie ?
⋈ la fidélité l’indépendance ● la liberté ⊡ la solidarité ⟠ La sécurité ▲ la rigolade ❖ Final Fantasy IV
C’est bon, vous avez fait le compte de vos résultats ?
…
Si vous avez une majorité de ▲ Vous êtes un chien fou : Vous êtes fun, la vie est une éternelle promenade, vous débordez d’énergie et d’affection, un peu trop, vous êtes peut-être aussi complètement dans le déni…
Si vous avez une majorité de ● Vous êtes un Loup solitaire: Mystique et intense, vous n’avez besoin de rien ni de personne, les seules caresses que vous avez jamais connues sont celles de la Lune, aucun confort ne pourra vous faire renoncer à la liberté de la vie sauvage
Si vous avez une majorité de ⊡ Vous êtes un chien de la casse : Ami fidèle de toutes les galères, vous résistez à tout, le mauvais temps, les mauvais traitements, l’autorité, sauf l’envie d’être aimé : plus punk que les pires punks à chiens, vous cachez un cœur tendre sous votre poil sale et votre mauvaise haleine, et vous serez en première ligne le grand soir où adviendra la révolution prolétarienne, hasta la victoria siempre (ouaf)
Si vous avez une majorité de ⟠ Vous êtes un chien policier: Obéissant.e et incorruptible, vous êtes aussi un énorme traître doublé d’un gros pigeon, puisque vous travaillez gratuitement, au service de l’état répressif, pour des croquettes premium !
Si vous avez une majorité de ⋈ Vous êtes un toutou à sa mémère : Vous êtes une vraie betch, exigeant.e et attachiant.e, vous ne laissez que quelques élu.es dans votre intimité et montrez les crocs à quiconque tenterait de vous approcher avec une friandise, une brosse, ou pire, un ensemble à strass !
Si vous avez une majorité de Vous êtes un chat : Vous êtes un.e petit.e malin.e et vous avez déjoué tous les pièges de ce test, car oui, vous êtes un matou rusé, indépendant.e jusqu’à l’individualisme, séducteurice jusqu’à la manipulation, nonchalant jusqu’à la paresse.
Si vous avez une majorité de ❖ Vous êtes un axolotl : Vous êtes complètement à côté de la plaque, vous n’êtes même pas un mammifère, mais bon, certaines personnes vous choisissent comme animal de compagnie…
Larguez les amarres et hissez la grand voile, le Love Boat s’apprête à prendre le large ! Le 27 mars 2026 au Bistrot Dékalé, dans le cadre du Festival Central Vapeur 16. Photos : Alicia Gardès.
Le Love Boat revient pour une 4eme édition !
Dans le cadre du Festival Central Vapeur 16, Central Vapeur organise une journée de rencontres professionnelles, presque sur un vrai bateau et presque au bord de l’eau !
Rendez-vous le vendredi 27 mars 2026 de 14H30 à 17H pour une après-midi de réseautage et de rencontres conviviales entre des illustrateur·ices et de potentiels clients et partenaires.
Vous pourrez faire connaissance, créer des liens et – espérons-le – provoquer des collaborations avec des éditeurices spécialisé·es dans la BD, la littérature jeunesse, des directeurices artistiques dans la presse, et des galeristes…
Pour un petit aperçu de l’édition 2025, c’est ici !
Les passager·ères
Sur une cinquantaine de candidatures reçues, 14 illustrateurices ont été sélectionné·es. Le comité de sélection réunissait des membres de Central Vapeur Pro, de la DA du festival Central Vapeur et de bénévoles impliqué·e·s dans son organisation. Une attention particulière était portée à la diversité de leurs parcours et de leurs expériences (étudiant·es, en début de carrière ou plus expérimenté·es).
Du côté des “PROS” invité·es, là aussi les profils étaient diversifiés. Éditeurices spécialisé·es dans la BD ou la littérature jeunesse, directeurices artistiques en agence de com’ ou dans la presse, galeristes… Autant de champs possibles pour l’illustration !
Le premier concours de faux-chiens, destiné à devenir LE-GEN-DAIRE : Qu’iels soient en tissus, en papier-maché, fils de laine, la fourrure est peut-être fausse mais les talents sont réels !
À l’occasion du festival Central Vapeur 16, cette année placé sous le signe du chien, l’événement DOG RACE permet aux amoureux·ses de nos amis à 4 pâtes de laisser libre cours à leur créativité et à leur sens de la mise en scène ! 10 duos maître·sse-chien devront présenter leur univers et tenter d’impressionner le jury, avec la complicité de deux artistes partenaires, la plasticienne et costumière Anna Trouillot et la Drag-artiste Pastelle de Nada.
Place au (chow)SHOW ! Les participant·es du workshop se retrouvent pendant le salon Central Vapeur pour présenter leur duo maître-chien, les particularités de leur compagnon, et défendre leur création devant le public et un jury implacable, composé d’expert.es sélectionnés par le festival.
Au programme : démonstration d’agilité, tests d’obéissance, et distribution de cadeaux aux participant.es !
Est-ce qu’on peut participer en binôme ? Oui, les configurations autorisées sont : 1 maître·sse + 1 chien ou 2 maître·sses+ 1 chien
Est-ce que c’est obligé de faire le workshop pour participer au concours ? Oui
Mais est-ce qu’on peut se pointer le jour même avec un chien et participer même si on a pas fait le workshop ? Non
Est-ce que les vrais chiens peuvent participer ? Non, et en plus vous serez responsable de ramasser les crottes.
N’est-ce pas de la discrimination envers les vrais chiens ? Non, on adore les chiens, mais c’est un concours de faux chiens et seuls les faux chiens sont acceptés.
Est-ce que les enfants peuvent participer ? Oui, à partir de 10 ans (de 10 ans à 15 ans, les participant·es doivent venir accompagné·es d’un·e adulte
Est-ce qu’un·e enfant tenu en laisse compte comme un faux chien ? Non, et si vous le faites on lance les (vrais) chiens à vos trousses, espèce de maboule !
Et si on a un imprévu et qu’on ne peut pas venir au workshop ou au défilé ? Votre place sera proposée à une personne (et son chien) en liste d’attente
Mais c’est injuste ! C’est la vie les amis
Que deviennent les faux-chiens après le concours ? Vous les gardez bien-entendu, et Iels deviennent votre ami·e pour la vie ! (Honte à vous si on les retrouve à Emmaüs !)
Cette année pour le Festival Central Vapeur 16, les personnes qui le souhaitaient pouvaient nous envoyer un dessin de toutou pour participer à l’affichage « CHIEN PERDU ».
Les participations réceptionnées avant le 25 février ont été imprimées en NB sur du papier de couleur au format A4 et accrochées dans la ville de Strasbourg.
(Les chien·nes arrivé·es hors délai ou au mauvais format n’ont malheureusement pas pu faire partie de la joyeuse meute.)
Tu veux dessiner un canidé et participer à l’affichage « CHIEN PERDU » ?
Rien de + simple, il suffit de télécharger le gabarit fourni ci-dessous et de rajouter ton dessin de chien ! Ensuite tu peux nous renvoyer ta participation à l’adresse mail suivante : studio(at)centralvapeur.org
Organisée dans le cadre du festival d’illustration et bande-dessinée Central Vapeur 16, cette campagne fait la part belle aux toutous. Du petit au gros, du hargneux au mignon, de l’absurde au réaliste, chez Central Vapeur on aime tous les chiens !
Les participations réceptionnées avant le 25 février seront imprimées en NB sur un papier de couleur A4 et accrochées dans la ville de Strasbourg ! (Si tu as du flair, peut-être que tu tomberas sur ton chien en ville )
Sinon tu peux également t’emparer du projet : imprimer et accrocher ça de ton côté, même si tu ne vis pas à Strasbourg !
En parallèle de ses formations, Central Vapeur contribue à la professionnalisation des artistes en organisant régulièrement des clubs pros. Du statut d’artiste-auteur à l’environnement professionnel, en passant par les outils de travail, les clubs pros permettent d’aborder de nombreuses thématiques.
Alors en 2026, on remet le couvert ! Voici le programme des clubs pros pour les 3 prochains mois, pour continuer à apprendre pleins de choses, tout en mangeant des chips et en buvant des fritz.
Suite à une réforme, la facturation électronique sera progressivement mise en place à partir de septembre 2026. Avec nos partenaires comptables de Gestion & Stratégies, on va décrypter tout ça : qu’est-ce que ça signifie concrètement ? comment ça impacte votre activité ? comment faire pour s’y préparer ?
De la théorie à la pratique ! Dans la continuité du club pro sur les alternatives aux réseaux sociaux propriétaires, nous proposons cette fois-ci un atelier pour vous aider à créer un compte et prendre en main le Fédiverse. Toujours animé par Timothée Goguely, fidèle au poste.
Répondre à un appel à projet – 11 février 2026 18h30 > 20h – Garage Coop
Appels à projet, commandes publiques, appels à manifestation d’intérêt : dernière leurs noms à rallonge et leur intimidant processus de sélection se trouvent des opportunités d’élargir son réseau et d’alléchantes sources de financement ! Les membres de l’équipe du festival de design graphique Format(s), vous donneront les clés pour déposer des candidatures en béton !
Argent Magique avec l’ADAGP – 11 mars 2026 18h30 > 20h – Garage Coop
Société civile de perception et de répartition des droits d’auteurs, l’ADAGP vous présente ses actions: gestion collective, lobbying, bourses de création, son fonctionnement, et vous explique d’où sort cet argent magique qui semble sortir de nulle part (à condition d’adhérer)…
Depuis 2024, Central Vapeur a contribué à la formation continue d’une trentaine d’artistes. En 2026, on continue sur cette lancée avec 8 nouvelles formations venant enrichir notre catalogue. Eh oui, à Central Vapeur on ne fait pas les choses à moitié.
Notre programme de formations
Affinity Photo et Publisher – Dessiner sans cracker. 4 > 6 février 2026
3 jours pour prendre en main deux logiciels de création graphique alternatifs à Photoshop et Indesign, avec Robin Poma, illustrateur et graphiste.
Masters of Riso : Initiation à la risographie. 9 > 13 février 2026
Une semaine pour expérimenter ce principe d’impression, de la préparation des fichiers numériques à la production d’une édition finale collective. Formation animée par Pierre Faedi artiste et fondateur de l’atelier d’impression Garage Print.
Présenter son travail. 16 > 18 février
3 jours pour apprendre à présenter son travail artistique et muscler ses techniques de démarchage, avec Lorry Besana, agent d’artistes, curatrice et critique d’art.
Diversifier son rayon papeterie et valoriser l’édition locale et indépendante. 9 mars 2026
Formation à destination des libraires souhaitant enrichir leur assortiment avec des produits de papeterie, de micro-édition et des créations d‘artistes indépendants. Formation animée par Alice Schneider, co-fondatrice la librairie parisienne La Régulière et éditrice chez Misma Éditions.
Tenir sa comptabilité. avril 2026
Plus d’informations prochainement
Linogravure. 27 > 30 avril 2026
4 jours pour découvrir le maximum de possibilités de la linogravure,a acquérir une véritable autonomie et une aisance technique. Formation animée par Alban Dreyssé, imprimeur d’art et fondateur de l’Atelier Imago à Strasbourg.
Briser la chaîne du livre : boite à outil pour s’auto-diffuser. 18 mai 2026
Une journée pour les artistes-auteur·ices qui cherchent à gagner en autonomie dans la diffusion de leurs œuvres et apprendre à promouvoir efficacement leur travail auprès des professionnel·les du livre (libraires, diffuseurs, boutiques…). Formation animée par Alice Schneider, co-fondatrice la librairie parisienne La Régulière et éditrice chez Misma Éditions.
Le contrat d’édition sous toutes les coutures. 27 mai 2026
Une journée pour apprendre à décortiquer les contrats d’édition, à évaluer la proposition de vos éditeur·ices et à repérer les points de négociation. Formation animée par Louise Métayer, coordinatrice du service pro de Central Vapeur.
Formation Écriture. 3 > 5 juin 2026
Plus d’informations prochainement
Formation Scénographie d’exposition. 8 > 11 juin 2026