❌

Vue normale

Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
À partir d’avant-hierFlux principal
  • ✇Or Norme
  • Des fonctions support essentielles ⎢IHU
    Article publié en juin dans notre hors-série dédié à l’IHU Le bon fonctionnement de l’IHU repose sur des activités complémentaires à la recherche. Focus sur trois d’entre elles. SUBVENTIONS ET FINANCEMENTS « Bien que chaque salarié occupe un poste dédié au sein de l’IHU, nous sommes tous polyvalents et amenés régulièrement à faire de nouvelles choses. Cela fait évoluer l’institut autant que cela nous fait évoluer personnellement », énonce Clélia Kinderstuth, sa directrice administrative et finan

Des fonctions support essentielles ⎢IHU

7 octobre 2026 à 09:53

Article publié en juin dans notre hors-série dédié à l’IHU

Le bon fonctionnement de l’IHU repose sur des activités complémentaires à la recherche. Focus sur trois d’entre elles.

SUBVENTIONS ET FINANCEMENTS

« Bien que chaque salarié occupe un poste dédié au sein de l’IHU, nous sommes tous polyvalents et amenés régulièrement à faire de nouvelles choses. Cela fait évoluer l’institut autant que cela nous fait évoluer personnellement », énonce Clélia Kinderstuth, sa directrice administrative et financière. Comme l’indique le qualificatif de son poste, son métier porte entre autres sur le suivi des sources de financement de l’IHU. La première : l’État qui lui a attribué une dotation de 67 millions d’euros pour la tranche 2011-2019 et une seconde de 14 millions pour la période 2020-2025.
« En parallèle, nous disposons d’autres subventions ainsi que de financements propres à chaque projet, indique Clélia Kinderstuth. Pour cela, nous répondons à des appels à projets tout comme nous initions des partenariats avec des organismes publics ou privés. » Parmi eux : des industriels de la santé, l’Agence nationale de la recherche, l’Europe, la Fondation Arc, Bpifrance ou encore la Région Grand Est. L’objectif désormais est de développer des recherches pleinement auto-financées, relève-t-elle tout en rappelant que l’IHU poursuit un but non lucratif.

« Nous sommes tous polyvalents et amenés régulièrement à faire de nouvelles choses. »

Clélia Kinderstuth, directrice administrative et financière. ©Laetitia Piccarreta

UNE VALORISATION OPTIMISÉE

Après avoir été cheffe de projet innovation, Marie-Muguet Klein est chargée de valorisation, une fonction également assumée par deux de ses collègues, dont sa responsable d’équipe. En « parfaite synergie », elle accompagne les chercheurs dans la mise en valeur de leurs projets et de leurs résultats. Cette finalité implique dès leur genèse « d’évaluer des facteurs contextuels afin de vérifier qu’ils répondent bien à un besoin médical et n’ont pas d’équivalents à l’identique sur le marché », explique-t-elle. Les degrés de faisabilité technologique, de viabilité économique et de valorisation du concept sont par ailleurs analysés (par le biais de financements internes appelés sandbox et/ou de POC (Proof Of Concept) ainsi que par un processus de suivi et de validation). De même, les questions de la propriété intellectuelle sont étudiées afin de protéger les travaux.
Ces étapes permettent, au besoin, de rediriger – voire de stopper – le plus tôt possible les recherches afin de ne pas mobiliser inutilement des moyens humains et financiers. À l’inverse, elles se veulent une preuve du caractère prometteur du concept… « Elles permettent donc, par la suite, de chercher des financements complémentaires auprès d’académiques ou d’industriels avec des arguments scientifiques et médico-économiques solides pour continuer le développement », explique Marie-Muguet Klein qui s’attelle également à l’élaboration et au suivi de ces contrats de collaboration. Enfin, une fois la solution dérisquée à travers l’application de nos processus, un transfert de cette dernière peut être envisagé par le biais d’une licence ou d’une cession que ce soit à un industriel de la santé ou via la création d’une start-up permettant ainsi d’atteindre de le marché et d’impacter positivement le parcours patient.

« Évaluer les facteurs contextuels [des projets de recherche] afin de vérifier qu’ils répondent bien à un besoin médical et n’ont pas d’équivalents. »

Marie-Muguet Klein, chargée de valorisation. ©Laetitia Piccarreta

SAVOIR-FAIRE ET FAIRE SAVOIR

« Dans nos murs, nous avons des experts reconnus qui mènent des projets d’envergure. Pourquoi nous ne le dirions pas ? », sourit Gaëlle Giovannoni. Chef projet web, elle cumule actions de communication interne et externe en « adaptant les messages et les supports de diffusion aux publics ciblés. Par exemple, sur LinkedIn, je poste principalement des actualités à destination des institutionnels et des professionnels du secteur de la santé et des technologies médicales. L’idée est de faire la promotion de nos projets au niveau régional comme national et international, d’annoncer les formations que nous proposons ou encore d’évoquer les récompenses que peuvent recevoir des membres de l’institut pour leurs travaux de recherche. »
« Sur notre site internet www.IHU-strasbourg.eu, nous sommes plus dans la vulgarisation dans le but de sensibiliser le grand public à l’excellence de nos activités », explique encore Gaëlle Giovannoni qui se décrit, non sans une certaine fierté, comme « une travailleuse de l’ombre ». Toutes ses publications ont un fil conducteur commun : « Nous ne sommes pas là pour rien. Nous sommes là pour vous soigner ! »

Gaëlle Giovannoni, chef projet web ©Laetitia Piccarreta

 

The post Des fonctions support essentielles ⎢IHU first appeared on Or Norme.
  • ✇Or Norme
  • Une évolution verte à opérer en urgence ⎢IHU
    Article publié en juin 2026 dans notre hors-série dédié à l’IHU Ancien directeur médical adjoint de l’IHU Strasbourg, le Professeur Patrick Pessaux alerte sur la nécessité de tenir compte des impacts environnementaux du système de santé. Il préside notamment le Collectif écoresponsabilité en santé et l’Institut européen de la transition écologique en santé qu’il a contribué à fonder au coeur de la capitale alsacienne. Le système de santé est responsable de 8 % des émissions de gaz à effet de ser

Une évolution verte à opérer en urgence ⎢IHU

7 octobre 2026 à 09:44

Article publié en juin 2026 dans notre hors-série dédié à l’IHU

Ancien directeur médical adjoint de l’IHU Strasbourg, le Professeur Patrick Pessaux alerte sur la nécessité de tenir compte des impacts environnementaux du système de santé. Il préside notamment le Collectif écoresponsabilité en santé et l’Institut européen de la transition écologique en santé qu’il a contribué à fonder au coeur de la capitale alsacienne.

Le système de santé est responsable de 8 % des émissions de gaz à effet de serre au niveau français, contre 5 % pour l’aéronautique. Quelque 16 000 tonnes de médicaments prescrits par la médecine de ville sont récupérées chaque année en pharmacie d’officine pour être incinérées. Bien que les ressources s’amenuisent, 400 à 1 200 litres d’eau sont consommés chaque jour pour un patient hospitalisé. Environ 20 % des déchets des blocs opératoires correspondent à du matériel ouvert, mais non usité… Une opportunité à saisir « Toutes ces réalités, on ne les évoque pas assez, expose le Professeur Patrick Pessaux. Elles démontrent pourtant qu’il y a urgence à revoir le système de santé sous le prisme de la transition écologique. Cette évolution ne doit pas être perçue comme une contrainte. Au contraire, elle doit être considérée comme une opportunité de redonner du sens à l’hôpital, d’améliorer la prise en charge des patients et les conditions de travail de l’ensemble des professionnels de santé. »

« La meilleure énergie est celle que l’on ne consomme pas. Pour les soins, c’est la même chose. » Patrick Pessaud

Dans ces perspectives, Patrick Pessaux a, par exemple, travaillé dès 2017 avec l’équipe d’anesthésie du service de chirurgie viscérale et digestive qu’il dirigeait au Nouvel hôpital civil de Strasbourg. Appliquées dans la plateforme clinique occupée par le service au premier étage de l’IHU Strasbourg, leurs réflexions ont conduit à la suppression de substances anesthésiantes à l’impact carbone trop lourd et à la mise en place d’un tri sélectif notamment de plastiques en vue de leur recyclage. Elles se traduisent également par la revalorisation d’ustensiles chirurgicaux et le remplacement de plateaux d’anesthésie et de dispositifs médicaux à usage unique par des produits à usages multiples.

Données et sensibilisation

Plus généralement, des modèles et des indicateurs doivent désormais être générés pour évaluer scientifiquement l’empreinte environnementale de l’ensemble des pratiques de soins. Y compris chirurgicaux. Grâce à la donnée, ils doivent aussi afficher les bénéfices des mesures prises pour le patient et le financement de la santé. Cet enjeu est tel qu’il figure parmi les principaux objectifs de l’IETES, l’Institut européen de la transition écologique en santé que le Professeur Pessaux a contribué à fonder à Strasbourg en septembre 2025 et préside depuis.
Cet institut a également pour ambition de sensibiliser les décideurs, les praticiens et les industriels de la santé aux transitions et de les former en adéquation. Il vise par ailleurs : à accompagner les établissements hospitaliers dans leur stratégie durable ; à impulser un réseau européen pour comparer et partager des pratiques ; à créer une plateforme documentaire ; à favoriser l’émergence d’innovations en soutenant des start-ups.

Innovation et prévention

« L’innovation est un levier intéressant pour intégrer des considérations environnementales poussées dès la conception des instruments de demain. Au travers de ses recherches sur un bloc du futur reposant sur la robotique et l’IA, l’IHU de Strasbourg joue un rôle important dans cette démarche », pointe Patrick Pessaux. Les avancées technologiques ne feront néanmoins pas tout. Une modification de pratiques plus communes s’impose aussi. Exemple : « Lors d’une chirurgie ambulatoire, donner du paracétamol en comprimé à un patient a un impact carbone douze fois moins élevé que le faire par intraveineuse. »
En parallèle, relève encore l’expert strasbourgeois, un renforcement des politiques de prévention ainsi que des pratiques prédictives et personnalisées est attendu. Et pour cause ! « La meilleure énergie est celle que l’on ne consomme pas. Pour les soins, c’est la même chose. Pour le patient comme pour la planète, le meilleur soin est celui que l’on n’a pas besoin de réaliser. »

©Laetitia Piccarreta

The post Une évolution verte à opérer en urgence ⎢IHU first appeared on Or Norme.
❌
❌