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  • Presque une rencontre : collectif La Malice
    Pour leur nouveau fanzine, les trois membres de La Malice nous dévoilent les coulisses de leur processus de création  Composé de Charlotte Costes Leulier, Bérangère Thominet et Charlotte André, le collectif La Malice réunit trois illustratrices de la même promotion de diplômé.es de l’ESAL d’Épinal. Entre expérimentation, humour, mystère, ou encore retour en enfance, leur univers ne manquera pas de vous intriguer. Comment est née l’envie de continuer à créer ensemble après l’ESAL ?

Presque une rencontre : collectif La Malice

22 juin 2026 à 17:02

Pour leur nouveau fanzine, les trois membres de La Malice nous dévoilent les coulisses de leur processus de création 

Composé de Charlotte Costes Leulier, Bérangère Thominet et Charlotte André, le collectif La Malice réunit trois illustratrices de la même promotion de diplômé.es de l’ESAL d’Épinal. Entre expérimentation, humour, mystère, ou encore retour en enfance, leur univers ne manquera pas de vous intriguer.

Comment est née l’envie de continuer à créer ensemble après l’ESAL ?

— (Charlotte André) On trouvait ça hyper important d’essayer de garder du fun et d’avoir toujours des moments de création et d’expérimentation même après l’école. C’est facile d’être dans une spirale de galère, où on a plus le temps pour se concentrer sur des projets expérimentaux. Alors on a commencé à se dire qu’il faudrait qu’on se motive mutuellement pour faire des choses qui nous plaisent.

— (Bérangère Thominet) C’est venu assez naturellement comme on a décidé d’habiter ensemble après l’école, on y a même pas vraiment réfléchi et on s’est dit qu’on allait faire un collectif.

— (Charlotte Costes Leulier) On a commencé à faire des marchés ensemble, au début il n’y avait pas de nom de collectif. Progressivement, on s’est dit qu’au-delà de faire des marchés avec chacune nos projets, on allait se lancer toutes les trois : au début c’était un calendrier, maintenant un fanzine et une expo. 

— (Charlotte André) Je trouve aussi qu’on s’influence. Il y a des éléments des univers de chacune qui viennent habiter dans l’univers des autres, et c’est très chouette de voir ça. C’est un peu à chaque fois un hommage.

Est-ce que vous pouvez revenir sur le choix du titre Presque rien ?

— (Charlotte André) On avait parlé de faire un fanzine et on cherchait quelque chose qui nous permette vraiment d’être en terrain d’expérimentation, et que ce soit sous la forme d’une édition : ce qui a donné Presque

— (Bérangère Thominet) On a fait le fanzine toutes les trois, mais l’idée c’est aussi d’inviter du monde à participer après. 

— (Charlotte Costes Leulier) Oui, ça serait cool d’avoir au moins un ou une invité(e) à chaque fois.

Au début du fanzine, il y a une citation sur le « presque rien ». On sent à la lecture que ça a constitué un fil rouge pour la création de votre revue. Est-ce que c’est possible de revenir sur la manière dont elle vous a aiguillé dans votre travail ?

— (Charlotte André) Est-ce que vous voulez qu’on la lise ? Allez :  « Le presque rien dans le monde de l’art ce n’est pas ce qui n’est pas. Au contraire, c’est ce qui est discrètement, et qui fait toute l’importance de l’œuvre ».

C’est de Vladimir Jankélévitch dans Le je-ne-sais-quoi et le presque rien, de 1986. Quand on a commencé à travailler sur le terme de « presque rien », je me suis rappelée qu’il y avait un philosophe qui avait parlé de ce terme-là spécifiquement pour l’histoire de l’art. J’ai fait des recherches et cette citation-là nous avait plu. C’était intéressant de partir du postulat qu’un petit je-ne-sais-quoi dans une œuvre fait qu’e c’est qu’elle devient sublime ou belle. 

À côté des images, il y a aussi du texte. Ce rapport entre le texte et l’image, vous l’aviez pensé et travaillé comme un fil rouge ou c’est venu naturellement ? 

— (Charlotte Costes Leulier) Ça dépend des projets, sur ce fanzine-là on a décidé de ne pas mélanger les dessins au texte. Je pense qu’on a traité le texte toutes les trois d’une manière un peu différente. Moi, j’ai commencé par travailler sur l’image de l’équilibriste, puis par faire de l’écriture automatique autour. 

— (Bérangère Thominet) Moi, au départ j’étais partie sur un tout autre sujet. C’était aussi un texte poétique comme Charlotte (Costes Leulier) sur lequel j’avais envie de mettre des images, mais finalement je me suis souvenue que j’avais ces listes de course que je ramasse dans la rue depuis l’ESAL. Je m’étais toujours dit qu’il fallait que j’en fasse quelque chose, et là ça marchait bien avec le thème du « presque rien ». Pour les autres personnes ils n’ont pas forcément d’importance, mais moi au final je trouve que ça les met en valeur.

— (Charlotte André) Moi je pense que, comme les filles, ça fait aussi vraiment partie de ma pratique le fait d’écrire. Je ne sais plus vraiment si je suis partie du texte ou si j’ai d’abord fait les illustrations …  Je crois que souvent je commence par écrire le titre, ça me permet de définir une sorte d’univers graphique dans lequel j’ai envie d’évoluer. Visiblement, je crois que cette fois-ci c’était la Mésopotamie (rire). J’ai fait les illustrations en voulant faire des images un peu énigmatiques, dans l’idée de l’échange entre quelque chose ou quelqu’un, toujours dans cette esthétique de fresques mésopotamiennes ou étrusques. Après, j’ai écrit le texte, qui est plus moderne, de telle sorte que l’on ne sait pas trop dans quelle époque ça se situe. 

On a beaucoup aimé l’encart placé au milieu du fanzine sur les listes de course abandonnées, comment est venue l’idée de donner une place éditoriale centrale à des éléments qui peuvent être oubliés ou jugés insignifiants au quotidien ? 

— (Bérangère Thominet) Tous les matins pour aller en prépa je faisais le chemin depuis la gare, et il y avait toujours des listes de courses par terre. Un jour, j’ai décidé de les ramasser. J’ai toujours bien aimé ramasser des trucs random qui trainaient dans la rue. J’ai commencé à les mettre dans un classeur pour faire une petite collection. Par contre, je garde seulement les mots écrits à la main, je ne ramasse pas les mots écrits à l’ordinateur. Dans cette revue, on ne voit que les listes de course, mais j’ai aussi tout type de mots, même si la liste de course est ce qui revient le plus.

— (Charlotte Costes Leulier) Il y a cette idée de la trace. C’est comme dans le cunéiforme, c’est un peu comme un vestige. Un vestige de quelqu’un qui est passé au même endroit que toi sur ce trottoir. 

— (Bérangère Thominet) Tu peux aussi t’imaginer des choses. Juste en voyant la liste de course de quelqu’un, tu t’inventes la personne que ça pourrait être. 

Et qu’en est-il du prochain numéro ? Une exclu à son sujet ?

— (Charlotte Costes Leulier) Pour le prochain numéro, normalement on a une invitée de marque : Nadège Baumann. C’est une très bonne amie qui est aussi illustratrice, céramiste, artiste-plasticienne, et qui fait pas mal de papier découpé. Elle est basée à Strasbourg et a fait la même école que nous. On a trop hâte de s’y mettre. Avant même d’avoir fait le premier numéro on s’était dit qu’elle pourrait venir avec nous, c’est un peu notre quatrième coloc. On s’y mettra à la rentrée prochaine ! Après l’été.

Au départ, vous parliez d’inviter des gens dans votre revue : le Presque est alors un questionnement collectif ?

 — (Charlotte Costes Leulier) À chaque fanzine on va le réinventer et l’aborder d’une autre manière. Le groupe de mots sera vraiment différent et va donner une thématique complètement autre. Ce que je trouve bien, c’est que ce qu’on a fait là-dedans n’est pas forcément voué à bouger. Je ne sais pas si on va continuer les histoires qu’on a commencé là-dedans…

— (Bérangère Thominet) Moi je vais continuer à ramasser les papiers … (rire collectif)

— (Charlotte Costes Leulier) En plus, en ayant des invité.es, on compte aussi rechercher les thèmes avec les personnes présentes. Avoir un temps de recherche collectif. Ce thème va être réinterrogé à chaque fois. 

— (Charlotte André) C’est large le presque, il n’y a pas de fin ! Mais pour le prochain on va un peu plus cibler, on ne partira pas sur le Presque rien ou lePresque tout

— (Bérangère Thominet) Presque un chien ? Pour Central Vapeur.

Enfin, on aimerait terminer sur une question fun : c’est quoi votre « presque rien » préféré du quotidien ? 

— (Bérangère Thominet) C’est les listes de course ! (rire collectif)

— (Charlotte André) C’est obsessionnel !

— (Charlotte Costes Leulier) Ok, alors moi c’est un truc un peu mimi : la coloc. J’aime bien être dans ma chambre et entendre les filles rire ou parler en fond. C’est hyper réconfortant, de juste savoir qu’elles sont là.

— (Bérangère Thominet) Mais nous on rigole jamais …

— (Charlotte Costes Leulier) Nan, c’est vrai qu’on est pas fun (rire). Sinon, c’est des trucs un peu naïf qui me viennent, comme la lumière du soleil.

— (Bérangère Thominet) Le vent quand je fais du vélo !

— (Charlotte André) Oh, c’est vrai ! Le vélo à Strasbourg, c’est super !

— (Charlotte Costes Leulier) Les pâtes au pesto !

— (Charlotte André) Moi j’aime bien aussi mon chat, qui est à la coloc depuis quelque temps, et qui nous fait beaucoup rire toutes les trois. Elle est très peureuse et de temps en temps elle fait comme ça (imite un chat qui se cache derrière une porte). Elle est trop drôle, c’est l’espion de la coloc. 

— (Charlotte Costes Leulier) On voit juste ses petites oreilles qui dépassent, avec un petit ronron qui vient d’en-dessous du lit.

— (Charlotte André) C’est le petit élément de surprise.

— (Bérangère Thominet) C’est vrai qu’elle fait vraiment Presque rien, dans la coloc ! (rire collectif

— (Charlotte André) Elle fait pas le ménage ! Elle paye pas le loyer !

— (Charlotte Costes Leulier) Elle miaule même pas !

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  • Soirée de restitution de résidence : Karla Paloma
    Après Jesús Cisneros et Raphaëlle Macaron en 2023, nous avons eu à nouveau le plaisir d’accueillir cette année du 7 mai au 30 juin une nouvelle artiste en Résidence de Création Européenne : Karla Paloma. Portrait en quelques mots  Autrice danoise autodidacte de bande dessinée vivant à Berlin, Karla Paloma est très active dans le milieu du fanzine et de la BD underground. Elle auto-publie une grande partie de son travail et participe à des recueils publiés par Colorama Clubhouse, Cultpu

Soirée de restitution de résidence : Karla Paloma

9 juin 2026 à 17:42

Après Jesús Cisneros et Raphaëlle Macaron en 2023, nous avons eu à nouveau le plaisir d’accueillir cette année du 7 mai au 30 juin une nouvelle artiste en Résidence de Création Européenne : Karla Paloma.

Portrait en quelques mots 

Autrice danoise autodidacte de bande dessinée vivant à Berlin, Karla Paloma est très active dans le milieu du fanzine et de la BD underground. Elle auto-publie une grande partie de son travail et participe à des recueils publiés par Colorama Clubhouse, Cultpump et Ventil Verlag. En 2024, elle fonde son propre recueil de bandes dessinées, Hairspray Magazine, dont le premier numéro a reçu le Fauve de la meilleure bande dessinée alternative au FIBD d’Angoulême de 2025 (vous pouvez le retrouver à côté du deuxième numéro, à la micro-librairie). 

Au cours de sa résidence à Strasbourg, Karla a pu travailler sur sa prochaine bande dessinée, Baby, un récit autofictionnel explorant les thèmes de la maternité, du chagrin, de l’identité et des conflits avec les normes sociales. Et puisqu’il y a parfois de belles coïncidences, elle est également venue accompagnée de l’un des personnages principaux de ses histoires : sa chienne Lilsky ! 

C’est décidément l’année du chien, à Central Vapeur !

Un événement à ne pas rater 

On vous invite à découvrir le travail de Karla Paloma le mercredi 24 juin à 18h lors de la soirée de restitution de sa résidence ! Pour l’occasion, vous pourrez à la fois vous délecter de rafraîchissements et amuses-bouches, mais aussi de comics aussi trash qu’amusants réalisés par l’artiste.

La micro-librairie, ouverte dès 10h, vous accueillera exceptionnellement jusqu’à la fin de l’événement.

PS : Pour celleux qui souhaitent en savoir plus sur le travail de Karla Paloma, celle-ci animera une conférence-rencontre le 11 juin à 18h30, à la HEAR de Strasbourg.

Quelques pépites à retrouver à la micro-librairie 

Anti Baby : Avis à toustes les parents d’un petit bout de choux (à deux ou à quatre pattes… *woof*). Ce comic trash est le premier tome d’une duologie consacrée à la maternité : aussi drôle qu’inspirant ! 

Baby : Suite de Anti Baby. Spoiler without context = Alien + La belle est le cauchemar

Rat Testicules : Une lovestory qui mêle dragons et testicules de rats, impossible ? C’est sûr que vous ne trouverez pas ce comic ailleurs…

Bambi & Nick : Les amateurices d’extraterrestres, de Nick Cave ou de films d’horreur seront ravis de cette association aussi déjantée que la trame de ce comic !

Burned Meat : Pour toustes celleux qui passent toujours des fêtes de fin d’année farfelues ou qui, au contraire, ne seraient pas contre quelques anecdotes en plus à raconter…

The Man Eater : Attention, le remède contre les mecs relous a enfin été découvert !

Dildo Fish : Si vous vous êtes déjà demandé quelles créatures étranges pouvaient bien se trouver sous vos pieds lors d’une baignade, ce comic aussi trash qu’hilarant pourrait vous donner la réponse…

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  • #2 Sélection de nouveautés à la micro-librairie de Central Vapeur
    Rubrique #revue ! Pour poursuivre notre nouvelle série dédiée aux nouveautés de la micro-librairie, on vous présente aujourd’hui deux autres collectifs de jeunes artistes-auteurices : FRED et La Malice. Ce qui caractérise leur pratique de la micro-édition, c’est le format revue ! Le premier se spécialise dans la bande dessinée, tandis que le second vous propose un univers tant expérimental que poétique. On vous suggère d’aller vite découvrir ces créations en venant feuilleter leurs pages

#2 Sélection de nouveautés à la micro-librairie de Central Vapeur

1 juin 2026 à 17:22

Rubrique #revue !

Pour poursuivre notre nouvelle série dédiée aux nouveautés de la micro-librairie, on vous présente aujourd’hui deux autres collectifs de jeunes artistes-auteurices : FRED et La Malice.

Ce qui caractérise leur pratique de la micro-édition, c’est le format revue ! Le premier se spécialise dans la bande dessinée, tandis que le second vous propose un univers tant expérimental que poétique. On vous suggère d’aller vite découvrir ces créations en venant feuilleter leurs pages directement à l’espace qui leur est dédié au Garage Coop !

FRED

Collectif d’étudiant·es de la HEAR

« FRED », c’est avant tout un collectif d’illustrateur·ices basé à Strasbourg, mais c’est aussi le nom de leur revue de bande dessinée annuelle. Le concept est simple et efficace : chaque participant·es y propose une histoire empreinte de sa sensibilité, qui sera reliée à celle des autres par une thématique commune. Ainsi, après « le supermarché », « le musée »,« l’hôtel » puis « le parc », c’est avec la thématique du « club », pour leur 5ème numéro, qu’iels poursuivent cette série qui, on l’espère, continuera longtemps de nous émerveiller !

FRED 5, Club

Avec les contributions de : Ula Rugevičiūtè Rugytè, Basile Bibas, Uy-Vinh Landru, Anaël Pérot, Gabrielle Kalnins, Ambre Barré Venturini, Margot Farnoux, Farès Bourdieu, Alix Aubert-Pérocheau, Antton Ospitaletche, Lucie Penaud et Eloïse Pardonnet

Fraîchement imprimée en janvier 2026, cette revue propose une dizaine d’histoires plus ou moins courtes et farfelues. Évoquant des anecdotes personnelles ou fictives prenant place au cœur de la boîte de nuit le Freddy’s, chacune propose une perception différente du milieu de la nuit. Au fil de ces récits, vous aurez la joie de suivre les intrigues amoureuses de ces différent·es fêtard·es, mais aussi d’observer les péripéties culinaires des vigiles, ou encore de comprendre ce que le porridge (running gag ou private joke ?) à avoir avec cette thématique…

Cette compilation de bande dessinées aux visuels multiples, allant du color pop à l’épuré, se montre aussi riche graphiquement que généreuse en humour ! 

Vous pouvez également retrouver les numéros 2, 3 et 4 de la collection à la micro-librairie.

La Malice

Collectifs d’ancien·nes étudiant·es de l’ESAL Epinal
Charlotte André, Bérangère Thominet et Charlotte Costes Leulier

La Malice est un collectif réunissant 3 illustratrices strasbourgeoises qui aiment raconter des histoires. Graphiquement, tout y passe : collage, peinture, poème, gravure, etc. Elles se sont lancées ensemble après leur diplôme et, depuis, elles ne se quittent plus. 

Presque rien n°1, 2026 

Presque rien, c’est le premier opus de la revue Presque proposée par le collectif La Malice. C’est aussi un questionnement à chaque numéro autour d’une nouvelle thématique : les invité·es peuvent se saisir du thème comme iels le souhaitent. Finalement, on comprend qu’ici « presque rien » pourrait devenir au fur et à mesure de la narration un « presque tout »…

Un premier numéro prometteur et intriguant, qui saura piquer votre sensibilité littéraire et artistique !

PS : il se pourrait qu’on vous ait concocté une petite interview avec La MaliceStay tuned sur instagram et pour une retranscription lors d’un prochain article.

Focus coup de <3

La réflexion autour du « presque » donne le ton de la revue : ici il s’agit d’expérimenter, que les projets inachevés qui prennent la poussière au fond des placards trouvent enfin, eux aussi, leur juste place. Sa matérialité poursuit cette logique : entre types de papiers variés et mises en pages changeantes, ce collectif est visiblement prêt à s’essayer à plusieurs formats  !

Le concept de la revue est tout aussi alléchant. Le premier numéro sert de point de départ à une série autour du mot « presque », auquel viendra s’ajouter un nouveau mot à chaque édition. Ici, c’est donc le « rien » qui ouvre le bal.

À votre avis, le second numéro sera le « presque-quoi » ?

Enfin, comme vous avez pu le comprendre, iels n’ont pas peur de commencer fort, puisque ce « presque rien » est une référence directe à notre cher Jankélévitch, selon qui un minuscule détail pourrait finalement devenir « toute l’importance d’une œuvre » :

On y retrouve ainsi tous ces petits restes, qui paraissent insignifiants jusqu’au moment où quelqu’un décide enfin de les regarder de plus près. Une place centrale y est accordée aux formes oubliées de l’écriture, du cunéiforme aux listes de courses abandonnées, qui semblent pouvoir en dire plus qu’on ne pourrait le penser sur la façon dont notre société évolue. 

Loin de n’être qu’un simple objet graphique expérimental, il interroge ici nos manières de créer. Résultat : cette revue pourrait vous faire presque porter un nouveau regard sur ce qui, hier, vous semblait encore insignifiant…

Disclaimer : risque de surchauffe cérébrale. On recommande de consommer cette revue avec un pot de glace bien frais, histoire de refroidir vos neurones. 


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  • #1 Sélection de nouveautés à la micro-librairie de Central Vapeur
    Rubrique #fanzine ! Pour inaugurer ce tout premier article de notre nouvelle série dédiée aux nouveautés de la micro-librairie, on a décidé de commencer fort en vous présentant non pas un, mais deux super collectifs de jeunes artistes-auteurices : L’École des Voyous et le Collectif Dimanche.  L’École des Voyous Léna Gouriou, Atsrid Anquetin, Hyppolyte De Poucques, William Chrostophel, Marcello Caiti et Mathieu Thillemans Le collectif l’École des Voyous se présente comme une b

#1 Sélection de nouveautés à la micro-librairie de Central Vapeur

18 mai 2026 à 17:40

Rubrique #fanzine !

Pour inaugurer ce tout premier article de notre nouvelle série dédiée aux nouveautés de la micro-librairie, on a décidé de commencer fort en vous présentant non pas un, mais deux super collectifs de jeunes artistes-auteurices : L’École des Voyous et le Collectif Dimanche

L’École des Voyous

Léna Gouriou, Atsrid Anquetin, Hyppolyte De Poucques, William Chrostophel, Marcello Caiti et Mathieu Thillemans

Le collectif l’École des Voyous se présente comme une bande de six grand·es enfant·es turbulent·es, passionné·es et désireux·ses de partager de petites histoires par la micro-édition et le fanzine.
Leur série éponyme, qui vous attend dans les rayons de la micro-librairie, présente le récit de petits personnages espiègles, à l’image de leurs créateur·ices. Cet univers prend place dans une école marginale, espace de vie communautaire où on ne croise pas l’ombre d’un adulte. 

Derrière la légèreté de ce projet qui ne manquera pas de vous faire sourire se cache des thématiques bien plus profondes, telles que la révolte, l’enfance difficile, mais aussi l’importance de l’amitié et d’une famille choisie. Ici, l’école se dessine progressivement comme un espace alternatif, une bulle à l’écart du monde des adultes, où une autre manière de vivre ensemble se construit.

La forme de ce fanzine est aussi captivante que son contenu : entre jeu avec différents papiers, inserts et formats variables, chaque numéro relève presque du bricolage. Conçu comme un jeu de piste, on croit parfois y voir des fragments de journaux intimes que ces enfant·es auraient laissé traîner derrière elleux. Cette dimension renforce l’envie de collectionner les différents numéros, tout comme on pouvait le faire avec les cartes Panini, ou avec un booster de La collec’* 

*voir le numéro 2 de L’École des Voyous

Focus coup de <3

L’École des Voyous, c’est avant tout un objet original qui se découvre et se contemple à la manière d’une boîte à souvenirs. Chaque volume regorge de petits détails proposant une narration ludique et fragmentaire, tant par sa forme que par son fond. Grâce à son ton à la fois sarcastique et poétique, la découverte de ces morceaux d’histoire laisse une impression douce amère. Résolument facétieux et rebelle, l’univers des Voyous fait écho au folklore de la révolte avec, pour chaque numéro, une couverture illustrée imprimée en risographie qui rappelle l’esprit du carnaval.

Si vous souhaitez croiser le chemin de ces drôles d’enfant·es masqué·es, n’hésitez pas à plonger votre nez au sein de cette série de fanzines où cohabitent avec harmonie les différents univers graphiques des 6 grands voyous qui se cachent derrière ce super projet !


Collectif Dimanche

Léa Breluzeau, Colin Frechon, Violette Mesnier, Julitte Pellizer et Noah Pons Nereuta

Le Collectif Dimanche est composé d’étudiant·es de la HEAR réuni·es par l’envie de continuer à dessiner ensemble pendant les vacances. Fanzinant la semaine, profitant du soleil le week-end, iels nous ont laissé une série de livres-objets imprimés en sérigraphie. D’un ton aussi doux qu’amusant, ces petits objets sauront susciter l’intérêt de quelques amoureux·ses des journées d’été.

Âne, mon âne, ne vois-tu rien venir ?

Léa Breluzeau, 2026

Ce petit livret rempli de couleurs nous propose de suivre les péripéties de deux jeunes aventurier·es. L’âne qui les suit, à la fois ressort comique et élément perturbateur, s’illustre au fil des pages tant comme une entité merveilleuse que farceuse. Aux allures de fable, ce petit récit silencieux peut s’adresser aux plus jeunes tout comme aux grand·es enfant·es. 

Si vous êtes de celleux qui aiment s’arrêter pour contempler des moments hors du temps, ce zine au format poche saura vous accompagner lors de vos meilleures balades en montagne ou en forêt et, qui sait, peut-être qu’un âne viendra lui aussi vous tenir compagnie ?

Triston le citron

Triston le citron, ce n’est pas seulement le récit de ces aliments que l’on oublie au fond du frigo, c’est avant tout une histoire attendrissante aux multiples rebondissements dramatiques, mais toujours avec un zeste d’humour. Un zine qui redonne le sourire et nous en apprend plus sur la vie secrète de nos ami·es comestibles.

Focus coup de <3

N’avez vous jamais ressenti une pointe de culpabilité en trouvant un aliment oublié au fond de votre frigo ? Que vous regardez alors sans trop savoir quoi faire, mais que vous ne vous décidez pas à jeter pour autant ?

Si c’est le cas, cette histoire est faite pour vous. Et même si vous n’êtes pas du genre à vous émouvoir des petites choses, Triston pourrait bien vous faire changer d’avis.

Mais qui est ce mystérieux Triston, me direz-vous ? 

Triston le citron est un être qui se retrouve délaissé, une fois l’été passé. Loin de la lumière des rayons du primeur, il désespère dans un coin du réfrigérateur. Commence alors son périple, vers une quête de liberté. Sur sa route, il fait la rencontre d’un morceau de gingembre, mais aussi de divers aliments, tous passant le temps ensemble d’une manière assez intrigante…

Plutôt que d’alimenter l’oubli auquel sont promis ces produits, cette courte histoire aussi douce que cocasse nous invite à imaginer la vie secrète des entités silencieuses qui habitent nos placards.

Panna Montata

Violette Mesnier, Colin Frechon et Noah Pons Nereuta, 2024

Vous aimez la cuisine et les fanzines ? Vous ne savez plus quoi faire de vos livres une fois que vous les avez lus ? Laissez-vous tenter par Panna Monta, un guide essentiel lors des chaudes soirées d’été, quand on manque de crème glacée !

Imprimé en sérigraphie et reprenant la forme d’une courte bande dessinée, ce dépliant se transforme en affiche une fois terminé. Racontée comme une recette secrète, nous y suivons l’épopée guerrière d’un groupe d’amateurices de sorbets ou autres mets glacés. 

Si vous pensez avoir le courage de gravir les hauteurs du Panna Montata afin de vous gaver de tonnes de glace bien froide, ce zine est fait pour vous ! Qui aurait cru que gravir un mont de crème glacée pouvait être aussi épique ?

Les Rencontres de Petit canard

Juliette Pellizer, 2024

Petit canard est un peu tête en l’air, au cours d’une promenade il perd malencontreusement son chapeau favori ! Ce récit contemplatif utilise le dépliant pour raconter de manière astucieuse et poétique la quête d’un adorable caneton. 

Un ouvrage qui a le souci du détail et qui saura vous surprendre par son format et ses merveilleuses illustrations.

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  • Micro-Librairie de Central Vapeur : réaménagement et réassort !
    Après un joli ravalement de façade, la micro-librairie vous ouvre ses portes tous les mercredis, ainsi que le jeudi jusqu’à fin juin, de 10h à 18h. Et pour celleux qui n’y ont jamais mis les pieds (we listen and we don’t judge, ou presque…), on vous propose tout de même une petite séance de rattrapage :  Un lieu 3 fois “micro” par son échelle, et très grand par ses idées  Micro-librairie : une sélection singulière d’ouvrages graphiques que vous ne trouverez pas ailleurs, aux antipodes de

Micro-Librairie de Central Vapeur : réaménagement et réassort !

13 mai 2026 à 10:52

Après un joli ravalement de façade, la micro-librairie vous ouvre ses portes tous les mercredis, ainsi que le jeudi jusqu’à fin juin, de 10h à 18h. Et pour celleux qui n’y ont jamais mis les pieds (we listen and we don’t judge, ou presque…), on vous propose tout de même une petite séance de rattrapage : 

Un lieu 3 fois “micro” par son échelle, et très grand par ses idées 

  • Micro-librairie : une sélection singulière d’ouvrages graphiques que vous ne trouverez pas ailleurs, aux antipodes des rayons généralistes
  • Micro-édition : des exemplaires produit·es par des auteurices-illustrateurices et éditeurices de la scène locale et régionale (revues, fanzines, risographies, albums jeunesse, BD, livres-objets, cartes postales, etc.)
  • Micro-espace : le tout dans 18m2 au sein des locaux de Garage Coop.

Fonctionnant sur un mode de dépôt-vente, la micro-librairie de Central Vapeur reste toujours ouverte à de nouvelles propositions et se renouvelle régulièrement grâce aux collectifs locaux. Pour en savoir plus sur son fonctionnement et les trésors dont elle regorge, rendez-vous dans le dernier article qui lui est consacré.

De nouvelles pépites à découvrir 

Suite au succès du dernier Festival de l’illustration, de la bande dessinée et du dessin organisé par Central Vapeur en mars dernier, plusieurs artistes présent·es sur les stands ont ajouté leurs créations aux étagères de la micro-librairie. Nous vous en proposerons bientôt une sélection dans une série d’articles et de post sur les réseaux, assorti de quelques focus sur nos coups de cœur en bonus. Mais bien sûr, le mieux reste encore de venir les découvrir par vous même directement sur place…

Accès et horaires

Adresse : Garage Coop, 2 rue de la Coopérative, Strasbourg
La Micro-librairie se situe au rez-de-chaussée, dans l’alcôve la plus au centre de la salle.

En partant du centre : 

Tram D – arrêt StarCoop

Tram F – arrêt Place d’Islande, puis bus 2 – arrêt Capitainerie

Il est également possible de venir : à vélo, en trottinette, en roller, en dirigeable, en balais magique, ou sur un tapis volant. 

Ouverture : Le mercredi (et le jeudi jusqu’à fin juin), 10h-12h et 14h-18h. Hors jours fériés

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