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  • L’IA dans les grandes entreprises : état des lieux et perspectives 2025
    Le 6 février dernier, lors d’un événement officiellement affilié au Sommet pour l’Action sur l’IA, Wavestone et la French Tech Grand Paris ont présenté le livre blanc “L’IA dans les grandes organisations : état des lieux et perspectives 2025″, réalisé en partenariat avec Hub France IA et Viva Technology. Accessible aux non-experts tout en restant précis et équilibré pour les spécialistes, ce document de 15 pages donne la parole à ceux qui rendent possible l’utilisation quotidienne de l’IA au sei

L’IA dans les grandes entreprises : état des lieux et perspectives 2025

11 février 2025 à 09:30

Le 6 février dernier, lors d’un événement officiellement affilié au Sommet pour l’Action sur l’IA, Wavestone et la French Tech Grand Paris ont présenté le livre blanc “L’IA dans les grandes organisations : état des lieux et perspectives 2025″, réalisé en partenariat avec Hub France IA et Viva Technology. Accessible aux non-experts tout en restant précis et équilibré pour les spécialistes, ce document de 15 pages donne la parole à ceux qui rendent possible l’utilisation quotidienne de l’IA au sein des entreprises.

La perception dominante de l’IA est largement influencée par les discours des acteurs de la Big Tech, des start-ups et des décideurs politiques. Or, ceux-ci mettent généralement en avant les avancées technologiques et les cas d’usage réussis, laissant dans l’ombre les difficultés rencontrées par les grandes entreprises lors de l’adoption et de l’implémentation de ces technologies, les travaux en cours et les perspectives.

Ce livre blanc, auquel plus de 40 professionnels, jouant chacun un rôle clé dans la mise en œuvre de l’IA au sein de leur organisation respective ont contribué, cherche justement à combler ces lacunes.

L’une des conclusions majeures du livre blanc est la nécessité d’une gouvernance robuste de l’IA. Alors que l’IA générative suscite un intérêt grandissant, les entreprises doivent repenser leur approche en l’intégrant à leurs stratégies globales. La conformité aux réglementations, notamment l’AI Act européen, soulève des interrogations quant à l’harmonisation des différentes juridictions et à la manière dont les entreprises peuvent s’adapter efficacement.

Chadi Hantouche, Partner Wavestone, a partagé sur LinkedIn, les principaux enseignements tirés de ce rapport articulé autour de 8 chapitres :

Chapitre 1 : Gouvernance de l’IA pour la réussite des métiers et la conformité

  • Deux ans après l’essor de l’IA Générative, les démarches en entreprise se structurent, en alignant la technologie aux besoins métiers, et plus l’inverse.
  • La visibilité apportée par l’IA Générative offre une opportunité de s’attaquer à des défis persistants en matière de Data et d’IA, avec du support et du budget !
  • La complexité de gouvernance du sujet vient en particulier de ses nombreuses facettes, aux maturités hétérogènes, et d’un horizon réglementaire incertain.

Chapitre 2 : L’IA en action, cas d’usage et adoption

  • Beaucoup d’entreprises se sont lancées dans une course au cas d’usage, dont peu sont en réalité « révolutionnaires » et passent à très grande échelle.
  • Démontrer un retour sur investissement est encore complexe, en particulier quand les gains sont de l’ordre de l’efficacité individuelle.
  • Une adoption réussie de systèmes d’IA par les collaborateurs demande une véritable conduite du changement, et ce sujet est encore souvent négligé.

Chapitre 3 : Aspects techniques de l’IA traditionnelle et générative

  • L’IA générative ne vient pas remplacer les autres types d’IA. C’est une option de plus, avec ses avantages et ses inconvénients.
  • Il est difficile de faire de grands choix technologiques dans un contexte aussi mouvant. Au-delà de ces choix, bien aborder l’architecture/organisation autour est clé.
  • Deux orientations semblent claires : les modèles d’IA deviennent majoritairement des commodités, et l’avenir sera multi-IA, multi-agents, multi-modal.

Chapitre 4 : Confiance numérique – Les risques Cyber de l’IA

  • L’IA, en particulier générative, amplifie des risques Cyber existants, mais en amène aussi des nouveaux. Cette menace bouge aussi vite que la technologie.
  • Des méthodologies de gestion du risque IA émergent. La gouvernance reste à consolider, notamment vis-à-vis des tiers qui vont tous proposer de l’IA.
  • Le savoir-faire cyber autour de systèmes d’IA est encore rare. La réponse à incident est complexe, et amène les entreprises à l’externaliser.

Chapitre 5 : Éthique et responsabilité environnementale

  • L’IA tire depuis toujours des questions éthiques et humaines. Celles-ci sont amplifiées et pressées par l’arrivée de l’IA Générative.
  • Si l’IA traditionnelle peut aider dans la crise climatique, l’IA Générative, elle, l’aggrave. Les entreprises tentent, en majorité, de sensibiliser leurs utilisateurs à ce sujet.
  • Plusieurs approches rendront possible la pratique d’une IA responsable : frugalité, transparence, métriques standardisées, et réglementation.

Chapitre 6 : L’avenir du travail avec l’IA (Générative)

  • L’IA traditionnelle “révolutionnait” déjà des métiers. L’IA générative a créé une vague qui touche tout le monde, et l’arrivée des agents IA va encore accélérer ce mouvement.
  • Toutes les entreprises ont mis en place des formations, plus ou moins avancées. Malgré cela, le niveau général de maîtrise, y compris par le management, reste faible.
  • Les départements RH en entreprise commencent à s’emparer du sujet – pour préparer les employés au futur, et aussi pour rester un employeur attractif.

Chapitre 7 : La course mondiale aux talents en IA

  • La compétition pour les meilleurs experts en IA est véritablement mondiale, et oppose les grandes entreprises aux géants de la Tech.
  • Le manque de compétences dans le domaine de l’IA va nécessiter de former, de rediriger des carrières, et d’ouvrir le domaine à des profils plus divers.
  • Cette course aux talents va aussi devoir trouver des réponses communes entre les entreprises, les formations supérieures, et un appui politique.

Chapitre 8 : Autonomie stratégique à l’ère de l’IA

  • L’IA devient un enjeu de pouvoir géopolitique et économique, avec le risque qu’il soit détenu par une poignée d’acteurs.
  • Certaines entreprises travaillent à créer un écosystème les rendant moins dépendantes à ces acteurs. L’open source peut y jouer un rôle important.
  • Une gouvernance mondiale sur certains sujets critiques est indispensable, bien que sa mise en œuvre paraisse difficile dans le contexte actuel, très polarisé.

Retrouver les lignes directrices et le livre blanc ici.

L'IA dans les grandes entreprises

Le manque de qualité et de gouvernance des données, obstacle majeur à l’adoption de l’IA par les entreprises, selon Precisely

Par : Thomas Calvi
30 septembre 2024 à 13:00

Precisely, une entreprise spécialisée depuis plus de 50 ans dans le domaine des données, a publié une nouvelle étude menée en collaboration avec le LeBow College of Business de l’Université Drexel, une école de commerce de Philadelphie. Intitulée “2025 Outlook: Data Integrity Trends and Insights”, cette étude met en lumière les défis majeurs auxquels les entreprises sont confrontées en matière de préparation des données pour l’adoption de l’IA et d’autres initiatives liées à la gestion des données.

Cette étude a été menée au cours du premier semestre 2024, 565 professionnels des données et de l’analytique du monde entier y ont participé.

Une confiance limitée dans les données freine l’IA

Bien que 60 % des entreprises interrogées reconnaissent l’influence croissante de l’IA sur leurs programmes de gestion des données (soit une hausse de 46 % par rapport à 2023), seulement 12 % estiment que la qualité de leurs données est suffisante pour soutenir des initiatives efficaces en matière d’IA. L’étude souligne une méfiance persistante des entreprises envers leurs propres données, avec 67 % d’entre elles déclarant ne pas faire entièrement confiance aux données utilisées dans leurs processus décisionnels, un chiffre en hausse par rapport à 55 % en 2023.

Le manque de gouvernance des données est identifié comme le principal obstacle à l’adoption de l’IA par 62 % des répondants. Les entreprises peinent à suivre où sont stockées leurs données, qui y a accès et si elles contiennent des informations personnelles sensibles, ce qui complique les initiatives d’IA.

La pénurie de compétences en IA, un défi persistant

Outre les problèmes de qualité et de gouvernance des données, 42 % des entreprises signalent que la pénurie de compétences et de ressources nécessaires à la gestion des données, à l’analytique et à l’IA s’est également aggravée cette année.

Pour Murugan Anandarajan, directeur académique du Center for Applied AI and Business Analytics à Drexel LeBow, le manque de compétences et de formation en IA est un défi stratégique crucial pour les dirigeants. Il affirme :

 “Alors que les organisations sont impatientes de bénéficier des capacités de l’IA, une pénurie de talents entrave l’intégration de l’IA. Les résultats de notre recherche mettent en évidence cette lacune, puisque 60 % des personnes interrogées citent le manque de compétences et de formation en matière d’IA comme un défi important pour le lancement d’initiatives en matière d’IA – un signal pour les dirigeants que l’amélioration des compétences doit être un impératif stratégique”.

La qualité des données : un défi prioritaire

L’étude montre une détérioration des perceptions de la qualité des données, avec 77 % des entreprises classant la qualité de leurs données comme « moyenne » ou « pire » en 2024, contre 66 % l’année précédente. Le manque d’outils d’automatisation pour 49 %, l’incohérence des formats de données (45 %) et le volume de données (43 %) figurent parmi les obstacles les plus fréquemment cités.

Par conséquent, 64 % des entreprises placent désormais la qualité des données en tête de leurs priorités en matière d’intégrité des données.

L’étude montre par ailleurs que la piètre qualité des données continue d’avoir un effet domino sur tous les aspects de l’intégrité des données, 50 % des personnes interrogées déclarant que la qualité est le principal problème pour les projets d’intégration des données de leur entreprise.

Adoption croissante de la gouvernance des données

Malgré ces défis, l’étude révèle une augmentation significative des efforts en matière de gouvernance des données. En 2024, 71 % des entreprises interrogées déclarent avoir mis en place des programmes de gouvernance des données, contre 60 % en 2023. Les entreprises ayant investi dans ces programmes constatent des améliorations :

  • de la qualité des données (58 %) ;
  • des perspectives et de l’analytique des données (58 %) ;
  •  en matière de collaboration (+ 57 %) ;
  • d’une meilleure conformité aux réglementations en vigueur (50 %) ;
  • d’un accès plus rapide aux données pertinentes (36 %).

Enrichissement des données et analyse spatiale

L’étude met également en évidence l’importance croissante de l’enrichissement des données et de l’analyse spatiale, deux initiatives clés pour maximiser l’innovation et la compétitivité des entreprises, qui ont émergé l’an passé. En 2024, 28 % des entreprises considèrent l’enrichissement des données comme une priorité, contre 23 % en 2023.

Josh Rogers, CEO de Precisely, conclut :

“L’étude que nous avons menée conjointement avec Drexel LeBow révèle un déclin marqué de la confiance que les entreprises accordent à la préparation de leurs données malgré l’importance croissante de la prise de décision basée sur les données. Pour tirer pleinement parti des avantages métiers qu’apportent l’analytique et l’IA, les entreprises doivent investir dans l’intégrité des données. L’établissement d’un socle de données à la fois précises, cohérentes et contextualisées peut les aider à prendre des décisions avisées en toute confiance ainsi qu’à véritablement bénéficier de la valeur de leurs initiatives en faveur de l’IA”.

Le manque de qualité et de gouvernance des données, obstacle majeur à l'adoption de l’IA par les entreprises, selon Precisely
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  • AI Act : première réunion officielle du Comité européen de l’intelligence artificielle
    La Commission européenne a accueilli ce 10 septembre la première réunion officielle du Comité européen de l’IA, marquant une étape importante dans l’engagement de l’UE à façonner un cadre solide pour la gouvernance et le développement de l’IA. Cette réunion fait suite à l’entrée en vigueur le 1er août dernier de l’AI Act et s’inscrit dans le cadre des efforts visant à assurer une mise en œuvre efficace de cette réglementation dans toute l’Union. Un comité essentiel pour la gouvernance de l’IA e

AI Act : première réunion officielle du Comité européen de l’intelligence artificielle

12 septembre 2024 à 11:00

La Commission européenne a accueilli ce 10 septembre la première réunion officielle du Comité européen de l’IA, marquant une étape importante dans l’engagement de l’UE à façonner un cadre solide pour la gouvernance et le développement de l’IA. Cette réunion fait suite à l’entrée en vigueur le 1er août dernier de l’AI Act et s’inscrit dans le cadre des efforts visant à assurer une mise en œuvre efficace de cette réglementation dans toute l’Union.

Un comité essentiel pour la gouvernance de l’IA en Europe

Le Comité européen de l’IA, composé de représentants de haut niveau de la Commission européenne et de tous les États membres de l’UE, joue un rôle consultatif crucial dans la mise en œuvre et l’application de l’AI Act. Il vise à coordonner les efforts des autorités nationales pour garantir une adoption cohérente des normes et des lignes directrices de l’IA dans l’ensemble de l’Union.

Il a pour mission de veiller à ce que le cadre législatif sur l’IA soit appliqué de manière harmonisée dans tous les États membres de l’UE, tout en tenant compte des spécificités nationales. Son rôle est également de fournir des conseils stratégiques et techniques pour garantir que l’IA en Europe respecte les normes les plus élevées en matière de sécurité, d’éthique et de protection des droits fondamentaux.

Le secrétariat du Comité est assuré par le Bureau de l’IA, un organe dédié à la mise en oeuvre et à l’application de l’AI Act, créé en juin dernier au sein de la Commission européenne.

Outre les États membres de l’UE, la réunion inaugurale a également accueilli des observateurs tels que le Contrôleur européen de la protection des données (CEPD) et des représentants des pays de l’Espace économique européen (EEE) : la Norvège, le Liechtenstein et l’Islande.

Cette réunion s’inscrit dans la continuité d’une rencontre préparatoire organisée par la Commission européenne le 19 juin dernier. Cet événement avait permis de poser les bases de la mise en œuvre de la législation sur l’IA et de renforcer la coopération entre les différentes parties prenantes à travers l’Europe.

Déroulement de la réunion inaugurale

La réunion inaugurale a abordé plusieurs points fondamentaux pour la structuration et le bon fonctionnement du Comité. Parmi les sujets principaux figuraient :

  • L’organisation interne du comité et l’adoption de son règlement intérieur ;
  • La politique de l’UE en matière d’IA, notamment l’initiative GenAI4EU, visant à soutenir le développement de nouveaux cas d’utilisation et d’applications émergentes dans les secteurs industriel et public ;
  • La coopération internationale dans le domaine de l’IA ;
  • La mise en œuvre de la législation de l’UE sur l’IA ;
  • Un échange de bonnes pratiques entre les États membres, portant sur les différentes approches nationales en matière de gouvernance et de réglementation de l’IA.

La réunion de Bruxelles marque le début d’une nouvelle phase dans l’histoire de la gouvernance européenne de l’IA. À travers ses activités futures, le Comité européen de l’IA contribuera à positionner l’Union européenne en tant que leader mondial de l’innovation en matière d’intelligence artificielle, tout en veillant à ce que les technologies de l’IA profitent à tous les citoyens européens.

AI Act : première réunion officielle du Comité européen de l’intelligence artificielle
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  • Sommet AI for Good : “Cette fracture numérique et technologique n’est plus acceptable”
    L’UIT, institution spécialisée des Nations Unies pour les technologies de l’information et de la communication, organise chaque année, conjointement avec le Gouvernement suisse, le Sommet mondial sur l’intelligence artificielle au service du bien social avec 40 institutions des Nations Unies partenaires. L’évènement, ouvert gratuitement au grand public, a attiré des milliers de participants venus de tous horizons pour discuter des moyens par lesquels l’IA peut contribuer aux Objectifs de Dévelop

Sommet AI for Good : “Cette fracture numérique et technologique n’est plus acceptable”

3 juin 2024 à 09:30

L’UIT, institution spécialisée des Nations Unies pour les technologies de l’information et de la communication, organise chaque année, conjointement avec le Gouvernement suisse, le Sommet mondial sur l’intelligence artificielle au service du bien social avec 40 institutions des Nations Unies partenaires. L’évènement, ouvert gratuitement au grand public, a attiré des milliers de participants venus de tous horizons pour discuter des moyens par lesquels l’IA peut contribuer aux Objectifs de Développement Durable des Nations Unies et aider à résoudre certains des défis mondiaux.

Lancé en 2017 par l’Union internationale des télécommunications (UIT), le sommet AI for Good est devenu une véritable vitrine des technologies de pointe. Les visiteurs ont pu y découvrir des robots alimentés par l’IA, des outils contrôlés par le cerveau, des solutions d’IA générative et d’autres innovations technologiques qui forment l’épine dorsale de l’écosystème mondial de l’IA.

En plus des interventions de spécialistes reconnus de l’IA, comme Geoffrey Hinton, l’un des pionniers de l’IA et du deep learning, le Sommet de cette année a proposé des masterclasses d’apprentissage automatique, animées par des experts pour les experts, sur des thèmes allant des deepfakes aux changements climatiques en passant par les interfaces cerveau-machine, l’utilisation de l’IA pour les services publics, l’IA explicable et l’apprentissage automatique dans les réseaux de communication.

Un sommet résolument centré sur l’humain

Lors de l’ouverture du sommet, Doreen Bogdan-Martin, Secrétaire générale de l’UIT, a mis en avant le potentiel transformateur de l’IA tout en soulignant la nécessité d’une gouvernance inclusive et sécurisée. “L’intelligence artificielle est en train de changer notre monde et nos vies” a-t-elle déclaré, tout en rappelant qu’un tiers de la population mondiale reste déconnecté d’Internet et exclu de la révolution de l’IA.

Elle a insisté sur l’urgence de combler cette fracture numérique et technologique, qui affecte 2,6 milliards de personnes dans le monde. “Cette fracture numérique et technologique n’est plus acceptable“, a affirmé Mme Bogdan-Martin, appelant à une action collective pour garantir un accès équitable à l’IA, condition indispensable à un progrès inclusif.

Les piliers d’une IA responsable

Pour atteindre cet objectif, l’UIT a identifié trois piliers essentiels : la gestion des risques et de la sécurité, le développement des infrastructures et des ressources, et la collaboration internationale. Mme Bogdan-Martin a salué les initiatives telles que la résolution historique de l’Assemblée générale des Nations Unies visant à promouvoir des systèmes d’IA dignes de confiance, ainsi que la collaboration de l’UIT avec l’UNESCO pour appliquer les lois existantes à l’IA.

Des innovations inspirantes

Le sommet a également mis en lumière des exemples inspirants d’innovations, comme la start-up pakistanaise Bioniks, qui développe des membres bioniques contrôlés par le cerveau, et Ultrasound AI, une initiative américaine dirigée par des femmes, qui améliore les soins prénataux. Anas Niaz, fondateur de Bioniks, a expliqué que son objectif est de rendre les prothèses abordables et accessibles grâce à des technologies simples et économiques, précisant “Vous pouvez envoyer les mesures par téléphone mobile, et nous vous livrons vos prothèses à votre porte”.

Lutter contre la désinformation

En cette année électorale, marquée par plus de 60 élections à travers le monde, Mme Bogdan-Martin a mis en garde contre les menaces que représentent les deepfakes et la désinformation. Elle a annoncé l’engagement de l’UIT à élaborer des normes solides pour le filigrane de l’IA et la vérification du contenu numérique, soulignant que ces normes sont essentielles pour instaurer la confiance et garantir une IA responsable.

Un appel à l’action mondiale

Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a également souligné le potentiel de l’IA pour faire progresser le développement durable. Dans son message vidéo, il a insisté sur la nécessité d’une gouvernance responsable pour maximiser les bénéfices de l’IA tout en minimisant ses risques, comme les préjugés et la désinformation. Il a également mis en avant les multiples applications de l’IA, allant de l’éducation aux soins de santé, en passant par l’agriculture et la gestion des catastrophes.

Le Sommet mondial sur l’IA pour le bien est un appel à l’action pour la communauté mondiale. Il souligne l’importance de s’engager dans une utilisation sûre, inclusive et bénéfique de l’intelligence artificielle, rappelant que l’avenir de l’IA dépend de notre capacité à la gouverner de manière responsable. Comme l’a souligné Mme Bogdan-Martin, “n’oublions pas que l’avenir ne commence pas avec les algorithmes, mais avec nous, ici même, dans notre cerveau, l’ordinateur le plus complexe et le plus puissant que le monde n’ait jamais connu”.

Sommet AI for Good Cette fracture numérique et technologique n'est plus acceptable
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