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OpenAI instaure un Comité de sûreté et de sécurité et confirme l’entraînement d’un nouveau modèle de frontière

OpenAI a annoncé ce 28 mai la création d’un comité de sûreté et de sécurité qui sera dirigé par certains membres de son conseil d’administration : Bret Taylor (président), Adam D’Angelo, Nicole Seligman et Sam Altman, son célèbre PDG. La société, qui avait fait allusion à GPT Next, un nouveau modèle de frontière, lors de Vivatech, confirme travailler sur son entraînement.

OpenAI a dissous son équipe de superalignement de l’IA il y a une dizaine de jours suite à la démission de ses deux co-dirigeants Ilya Sutskever et Jan Leike. Elle avait été mise en place en juillet 2023 pour minimiser les risques potentiels d’une IA qui surpasserait l’intelligence humaine.

Si Ilya Sutskever a donné pour motif de son départ un projet personnel, Jan Leike déclarait sur X être “en désaccord avec la direction d’OpenAI sur les priorités de l’entreprise depuis un certain temps. Nous avons atteint le point de rupture”. Il terminait son message par :

“Construire des machines plus intelligentes que l’homme est une entreprise intrinsèquement dangereuse… Mais ces dernières années, la culture et les processus de sécurité ont été relégués au second plan par rapport aux produits.”

Au lendemain de l’AI Safety Summit de Séoul où elle s’est engagée au côté de 15 autres entreprises à adopter des mesures de sécurité pour l’IA, la start-up met donc en place ce comité qui “sera chargé de faire des recommandations à l’ensemble du conseil d’administration sur les décisions critiques en matière de sûreté et de sécurité pour les projets et les opérations d’OpenAI”.

Outre ses quatre dirigeants, il sera composé des experts techniques et politiques d’OpenAI Aleksander Madry (responsable de la préparation), Lilian Weng (responsable des systèmes de sécurité), John Schulman (responsable de la science de l’alignement), Matt Knight (responsable de la sécurité) et Jakub Pachocki qui a succédé à Ilya Sutskever, au poste de Chef scientifique. Rob Joyce, ancien directeur de la cybersécurité de l’Agence nationale de sécurité des États-Unis, qui conseille OpenAI sur la sécurité, et John Carlin, ancien responsable du ministère de la Justice leur apporteront leur expertise.

Au cours des 90 prochains jours, le comité de sûreté et de sécurité évaluera les processus et les garanties d’OpenAI mais est également chargé de les développer davantage. A la suite de quoi il partagera ses recommandations avec l’ensemble du conseil d’administration. Une mise à jour sur les recommandations adoptées par ce dernier sera publiée.

La sortie prochaine d’un nouveau modèle de frontière

OpenAI ne précise pas dans son blog le nom du nouveau modèle qu’elle a commencé à entraîner, mais il semble qu’elle évoque GPT Next dont elle a annoncé la sortie dans les prochains mois. Conservera-t-il son nom ou sera-t-il rebaptisé GPT-5, seule OpenAI le sait pour l’instant.

En tant que modèle de frontière, il surpassera les modèles précédents en termes de compréhension, de raisonnement et de génération de langage et selon OpenAI, lui permettra de faire un pas significatif vers l’atteinte de l’Intelligence Artificielle Générale (AGI).

OpenAI instaure un Comité de sûreté et de sécurité et confirme l’entraînement d’un nouveau modèle de frontière

Vers une gestion responsable de l’IA : les avancées du AI Summit Séoul

La seconde édition du “AI Safety Summit“, co-organisée par la Corée du Sud et le Royaume-Uni, s’est déroulée à Séoul les 21 et 22 mai derniers. Parmi les engagements pris l’accord historique d’entreprises majeures du secteur, le “Seoul AI Business Pledge”, la déclaration de Séoul et le développement d’un réseau d’instituts d’IA.

La première journée du Sommet de Séoul s’est déroulée en virtuel, elle a réuni les dirigeants mondiaux ainsi que des leaders de l’industrie.

Le Seoul AI Business Pledge

Seize leaders de l’industrie, parmi lesquels Amazon, Google, Microsoft, Meta, Mistral AI et OpenAI, se sont engagés à adopter des mesures de sécurité pour l’IA. Dans le cadre de cet engagement volontaire intitulé “Seoul AI Business Pledge”, ils développeront et déploieront leurs modèles d’IA de pointe de manière sécurisée et partageront les meilleures pratiques en matière de cadres de sécurité.

La création d’un réseau d’instituts d’IA

En marge du 1er Sommet mondial en novembre dernier, le Premier ministre britannique Rishi Sunak, présentait le “AI Safety Institute”, un projet qui avait reçu un soutien massif de la part de dirigeants mondiaux et de grandes entreprises de l’IA. Sa mission est de tester rigoureusement les nouveaux modèles d’IA, avant et après leur sortie, afin “d’aborder les capacités potentiellement dangereuses des modèles d’IA, y compris en explorant tous les risques, des préjudices sociaux tels que les préjugés et la désinformation, aux risques les plus improbables mais extrêmes, tels que la perte complète du contrôle de l’IA par l’humanité”. 

La France, l’Allemagne, l’Italie, le Royaume-Uni, les États-Unis, Singapour, le Japon, la Corée du Sud, l’Australie et le Canada se sont engagés à Séoul à développer un réseau d’instituts similaires pour partager des informations sur les risques, les capacités et les limites des modèles d’IA.

La déclaration de Séoul

Le 22 mai, lors de la réunion des ministres en présentiel, les représentants de 28 pays et des responsables d’organisations internationales ont adopté la déclaration de Séoul, présentée la veille lors de la visioconférence, visant à promouvoir la sécurité, l’innovation et l’inclusion de l’IA.

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