Vue lecture

Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.

AMD et le CEA : un partenariat stratégique pour façonner l’avenir du calcul en IA

AMD (Advanced Micro Devices), acteur majeur des semi-conducteurs et concurrent de NVIDIA sur le marché des GPUs et des puces IA, a annoncé hier la signature d’une lettre d’intention avec le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA). Ce partenariat avec l’un des principaux organismes de recherche scientifique français vise à repousser les limites du calcul haute performance et à optimiser l’efficacité énergétique des infrastructures IA, répondant ainsi aux besoins croissants de secteurs stratégiques comme l’énergie et la médecine où les besoins en calcul sont particulièrement élevés.

Le CEA se concentre sur quatre principaux domaines : les énergies bas carbone, le numérique, les technologies pour la médecine du futur, ainsi que la défense et la sécurité.

En mettant en synergie l’expertise du CEA en matière de recherche et d’architecture informatique et le savoir-faire d’AMD dans le domaine des semi-conducteurs et du HPC, les deux partenaires travailleront au développement des  technologies avancées, composants et architectures de système de prochaine génération.

L’un des principaux défis que vise à relever ce partenariat est celui de l’efficacité énergétique. L’essor des modèles d’IA toujours plus complexes et gourmands en calcul nécessite des solutions capables de concilier puissance de traitement et sobriété énergétique.

Ralph Witting, Corporate Fellow et responsable de la recherche chez AMD, souligne :

“Le calcul IA continue de stimuler l’innovation dans tous les secteurs de l’industrie, et une collaboration internationale est critique pour repousser les limites du possible. Avec ce partenariat avec le CEA et les ingénieurs français de premier plan, nous visons à rapprocher la recherche de pointe sur l’IA des applications du monde réel en faisant progresser les architectures de systèmes répondant aux exigences des charges de travail de l’IA de demain.”

Vers une dynamique de coopération internationale

Au-delà des avancées technologiques, ce partenariat s’inscrit dans une volonté de renforcer les liens entre les acteurs industriels et académiques américains et européens. En prévoyant l’organisation d’un symposium cette année sur le calcul IA, AMD et le CEA ambitionnent de réunir les parties prenantes européennes du secteur, les fournisseurs mondiaux de technologies, les start-ups, les centres de calcul intensifs, les universités et les responsables politiques.

Julie Galland, Directrice de la recherche technologique du CEA, affirme :

Le CEA est engagé à stimuler l’innovation dans le domaine du calcul IA en faisant progresser les technologies de nouvelle génération ouvrant la voie à des architectures de rupture qui concilient performance et efficacité énergétique. Notre collaboration avec AMD représente une étape importante dans la promotion de la coopération internationale dans l’informatique de haute performance, en réunissant une expertise de classe mondiale pour adresser les besoins grandissant de charge de travail IA.” 

Un datacenter de pointe à Grenoble

AMD a par ailleurs annoncé que ses derniers GPUs Instinct alimenteront l’un des centres de données dédiés à l’IA de la société DataOne. Situé à Grenoble, il devrait être opérationnel dans quelques mois. Il pourrait faire partie des investissements des Emirats arabes unis annoncés par Emmanuel Macron puisque G42, basé à Abu Dhabi, est impliqué dans le projet via l’une des sociétés de son portefeuille, Core42.

Lisa Su, présidente et directrice générale d’AMD, commente :

“Notre collaboration stratégique avec G42 contribuera à dynamiser l’écosystème français de l’IA, en fournissant la capacité de calcul nécessaire pour permettre aux start-ups locales et aux pionniers de l’IA de bénéficier d’une innovation de pointe et de renforcer l’économie française.”

AMD-CEA

Helsing et Mistral AI : une alliance stratégique pour la défense européenne basée sur l’IA

S’il est une entreprise qui occupe le devant de la scène médiatique durant cette Semaine pour l’Action sur l’IA, il s’agit sans conteste de Mistral AI. La licorne avait déjà fait fort avec l’annonce d’un partenariat avec France Travail le 4 février dernier, d’un autre avec Stellantis le lendemain. Elle a ensuite abordé la semaine dédiée à l’IA avec le partenariat de Free, l’annonce de la création de son propre datacenter avant-hier et celle hier d’un partenariat avec Helsing, axé sur l’IA de défense. 

Fondée en 2021 par Torsten Reil, Gundbert Scherf et Niklas Köhler en Allemagne, également présente en France et au Royaume-Uni, Helsing est une licorne européenne spécialisée dans les technologies de défense basées sur l’IA. Elle affirme placer l’éthique au cœur de leur développement et vouloir se consacrer à la défense des valeurs de démocratie et de liberté.

L’entreprise travaille en collaboration avec des gouvernements et des partenaires industriels pour améliorer les capacités des matériels existants. Elle a ainsi été sélectionnée en juin 2023 avec Saab, par le ministère allemand de la Défense pour améliorer les capacités de guerre électronique de 15 Eurofighter de la Luftwaffe.

Le projet prévoit l’installation à l’horizon 2028 de la suite de capteurs Arexis de Saab, augmentée par la solution d’IA développée par Helsing. Cette intégration permettra une analyse en temps réel des données radar collectées par les capteurs de l’avion, générant en quelques millisecondes des mesures d’autoprotection précises contre les radars adverses modernes.

En décembre 2024, Helsing a dévoilé son premier drone d’attaque, le HX-2, utilisé par l’Ukraine. Ce drone peut être produit en masse grâce à des techniques avancées de fabrication, notamment l’impression 3D, à un coût inférieur à celui des systèmes existants. Lorsqu’ils sont mis en œuvre au sein du système de reconnaissance-frappe Altra développé par Helsing, les HX-2 peuvent fonctionner en essaim autonome, contrôlé par un seul opérateur humain. Ils sont proposés aux alliés de l’OTAN comme un “bouclier anti-invasion”.

Un développement conjoint axé sur les Vision-Language-Action models

Le partenariat, qui combine l’expertise d’Helsing avec celle de Mistral AI en matière de GenAI, a pour objectif de renforcer la collaboration entre l’humain et l’IA sur le champ de bataille.

Antoine Bordes, Vice-Président de l’IA chez Helsing, affirme :

“L’avenir de la défense repose sur des systèmes intégrant l’IA et travaillant en complémentarité avec l’humain dans le monde réel. La robotique et l’IA vont transformer la conduite des opérations militaires en optimisant l’efficacité, en réduisant les risques et en accélérant la prise de décision dans des environnements contestés.”

Le développement conjoint reposera sur les Vision-Language-Action models (VLA), des systèmes permettant d’analyser en temps réel l’environnement opérationnel, de comprendre et d’interpréter les commandes humaines, et de générer des actions adaptées aux situations complexes. Ces modèles devraient permettre d’accélérer la prise de décision militaire, en améliorant la rapidité et la fiabilité des réponses opérationnelles.

Un enjeu de compétition mondiale

Dans un contexte de tensions internationales accrues et de complexité du contexte opérationnel militaire, ce projet entre les 2 licornes européennes pourrait offrir une alternative souveraine aux technologies américaines et chinoises.

Gundbert Scherf, cofondateur de Helsing, commente :

“L’Europe doit affirmer son rôle d’acteur géopolitique majeur. L’IA en est une pierre angulaire, et ce partenariat avec Mistral AI nous place à l’avant-garde de l’innovation militaire.”

Arthur Mensch renchérit :

“L’intégration de nos modèles dans les systèmes de défense constitue une avancée majeure pour le positionnement technologique de l’Europe sur la scène internationale.”

défense européenne basée sur l'IA

IA et santé : Whitelab Genomics et l’IPS collaborent pour accélérer le développement de thérapies géniques

La start-up française Whitelab Genomics, spécialisée dans l’IA appliquée à la recherche et au développement en médecine génomique, annonce sa collaboration avec le laboratoire de chimie médicinale dirigé par le professeur Pierre-Luc Boudreault à l’Institut de Pharmacologie de Sherbrooke (IPS), au Québec. L’objectif de leur partenariat est de développer des peptides visant de nouvelles cibles pharmacologiques et d’optimiser des vecteurs viraux en thérapies géniques, ouvrant ainsi la voie à une nouvelle ère de médecine de précision.

Créée en 2019 par David Del Bourgo, Julien Cottineau et Lucia Cinque, WhiteLab Genomics, soutenue par Y-Combinator, a fait partie de la première promotion de Future4Care, l’accélérateur dédié à la santé numérique, créé en 2021 par Capgemini, Orange, Sanofi et Generali.

La start-up, lauréate du programme French Tech Health20 et plus récemment de French Tech 2030, conjugue science des données et biologie pour accélérer le développement des thérapies géniques. Grâce à sa technologie exclusive, l’entreprise optimise la conception de vecteurs viraux et minimise les risques associés à la mise au point de nouveaux traitements. Elle accompagne ses clients et partenaires (pharma, biotech et laboratoires académiques) dans les phases de recherche et le développement in-silico, leur permettant de gagner un temps précieux pour proposer aux patients de nouvelles thérapies.

Après une levée de fonds de 10 millions d’euros réalisée auprès d’OMNES Capital et Debiopharm en 2022, la start-up s’est installée à Boston et Montréal.

Le partenariat avec IPS

Depuis deux mois, ce partenariat combine IA, modélisation moléculaire et chimie médicinale pour mieux cibler et traiter les cellules défectueuses impliquées dans des pathologies complexes du système nerveux central et d’autres maladies dégénératives, notamment la maladie de Parkinson et la sclérose latérale amyotrophique (SLA).

David Del Bourgo, co-fondateur et CEO de WhiteLab Genomics, commente :

“Ceci est une très bonne opportunité pour mettre en avant le potentiel de notre plateforme d’IA en collaboration avec des riches bases de données et l’expertise fournie par le laboratoire de médecine chimique du professeur Boudreault. Notre récent investissement au Canada, comprenant l’ouverture de notre deuxième entité nord-américaine l’année dernière à Montréal et des collaborations de recherche avec plusieurs laboratoires au Québec, s’aligne avec notre vision internationale d’accélération et d’optimisation de la découverte de médicaments génomiques.”

Une collaboration prometteuse

Le Pr Boudreault, en collaboration avec les laboratoires des Prs Michel Grandbois et Philippe Sarret, teste actuellement les peptides développés par Whitelab. Ces peptides servent d’ancrage aux vecteurs, optimisant leur fixation sur les cibles cellulaires à traiter et maximisant ainsi leur efficacité.

Les données expérimentales recueillies alimentent en continu la plateforme d’IA de WhiteLab Genomics. Ce processus itératif contribue à affiner les prédictions et à optimiser la conception des peptides.

Le Pr Pierre-Luc Boudreault conclut :

“En combinant notre expertise en chimie médicinale avec la plateforme d’IA de pointe de WhiteLab Genomics, nous repoussons les limites de ce qui est possible en matière de développement de médicaments. Cette collaboration illustre le pouvoir des partenariats interdisciplinaires pour générer des avancées significatives dans le domaine de la santé.” 

Whitelab Genomics et l'IPS collaborent

L’UM6P et STATION F s’allient pour favoriser l’innovation entre l’Europe et l’Afrique

L’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) et STATION F annoncent un partenariat stratégique visant à stimuler l’innovation et à renforcer les liens entre l’Europe et l’Afrique. Baptisé NextAfrica, ce programme de six mois ambitionne d’accompagner et d’accélérer les start-ups internationales souhaitant se développer sur le marché africain, notamment dans les domaines de la Greentech, l’Agritech et la Healthtech, alignés sur la vision et l’expertise de l’UM6P.

Une synergie unique entre l’Europe et l’Afrique

Ce partenariat offre aux start-ups un cadre privilégié combinant mentorat, financement, accompagnement technique et accès aux marchés africains. Il s’appuie sur l’excellence scientifique et les infrastructures de l’UM6P, permettant aux entrepreneurs de bénéficier d’un savoir-faire local essentiel pour leur expansion en Afrique. Les start-ups pourront ainsi échanger avec les chercheurs et experts de l’université, qui leur offriront une compréhension approfondie des enjeux économiques et technologiques spécifiques au continent.

Par ailleurs, leur intégration à STATION F, le plus grand campus de startups au monde, leur garantira une exposition à un écosystème dynamique et interconnecté, favorisant les synergies avec des investisseurs, partenaires et experts européens. Ce double ancrage permettra aux entrepreneurs de solidifier leur présence à la fois sur les marchés africains et européens.

Un programme d’accélération de référence

Chaque année, NextAfrica accompagnera une vingtaine de startups spécialisées en Greentech et Healthtech à travers un programme intensif de six mois. Celui-ci combinera une immersion au sein de STATION F à Paris, où elles bénéficieront d’un accès privilégié aux ressources du campus et à un réseau international d’entrepreneurs et d’investisseurs, ainsi que des résidences périodiques sur le campus de l’UM6P au Maroc. Cette approche leur permettra non seulement de développer leurs projets dans un environnement entrepreneurial de premier plan, mais aussi de tester et d’adapter leurs innovations aux réalités et besoins spécifiques du marché africain.

Les candidatures pour rejoindre la première promotion sont d’ores et déjà ouvertes.

Hicham El Habti, Président de l’UM6P, souligne :

“Cette alliance avec STATION F reflète notre ambition de connecter les talents africains et européens dans un écosystème entrepreneurial de premier plan. En mettant en commun nos ressources, nous donnons aux startups les moyens d’adresser les défis technologiques, économiques et environnementaux de l’Afrique, tout en consolidant un pont d’innovation entre les deux continents.” 

Une vision stratégique pour l’innovation africaine

Ce partenariat s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement des capacités d’innovation en Afrique, un continent qui présente des opportunités majeures, mais également des défis spécifiques nécessitant des solutions adaptées. En combinant l’expertise de STATION F en matière d’accélération et l’ancrage africain de l’UM6P, NextAfrica se positionne comme un levier stratégique pour les entrepreneurs souhaitant s’implanter durablement sur ces marchés.

Roxanne Varza, Directrice de STATION F, conclut :

“Nous sommes ravis d’accueillir l’UM6P à STATION F. Ce partenariat renforce notre engagement dans des secteurs clés comme la Greentech et la Healthtech, tout en approfondissant notre lien avec le Maroc, qui est déjà le troisième pays le mieux représenté à STATION F.”

97a80e13-5db9-4aa4-a663-adb26f28dcbb

Mistral AI-AFP : un partenariat pour enrichir les réponses du Chat

L’AFP et Mistral AI annoncent la signature d’un partenariat pluriannuel qui permettra à l’assistant conversationnel de ce dernier, “le Chat”, d’exploiter l’ensemble des dépêches de l’Agence afin de renforcer la qualité et la fiabilité de ses réponses tout en valorisant le travail de ses 1 700 journalistes.

Ce partenariat entre Mistral AI, licorne française et acteur européen majeur de la GenAI, et l’AFP, agence de presse mondiale qui vient de fêter ses 80 ans, permettra au Chat de s’appuyer sur les 2 300 dépêches qui enrichissent chaque jour les fils de l’AFP en six langues (français, anglais, espagnol, portugais, allemand et arabe).

Les utilisateurs bénéficieront ainsi de réponses plus détaillées, précises et sourcées, conformes aux plus hauts standards journalistiques.

Arthur Mensch, PDG et cofondateur de Mistral AI, souligne :

“S’appuyer sur une agence de presse reconnue mondialement comme l’AFP permettra au Chat d’apporter des réponses fiables et factuelles, à jour, et vérifiées par des professionnels de l’information. Nous sommes convaincus qu’augmenter la factualité des réponses est une étape clef dans le déploiement de notre technologie, notamment dans les entreprises. Grâce à ce partenariat, nous offrons à nos clients une alternative multiculturelle et multilingue inédite.” 

Une opportunité pour l’AFP

De son côté, en intégrant ses contenus à une application conversationnelle innovante, l’AFP élargit son audience tout en affirmant sa pertinence dans un univers médiatique en mutation, et ce, sans compromettre son éthique ou sa rigueur éditoriale.

Fabrice Fries, PDG de l’AFP, commente :

“Par ce partenariat, l’AFP poursuit la diversification de ses revenus auprès d’une clientèle hors médias et s’ouvre à de nouveaux usages de ses contenus dans le quotidien des entreprises. L’AFP se réjouit de cette première avec un acteur de l’intelligence artificielle à l’identité européenne assumée, qui reconnaît ainsi, ce qui est bienvenu par les temps qui courent, la valeur d’une information vérifiée, contextualisée, hiérarchisée.”

L’intégration de l’AFP sera étendue à tous les utilisateurs du Chat dans les semaines à venir.

actualite

La Fondation Eclipse et l’OSI s’associent pour façonner l’avenir de l’IA open source

La Fondation Eclipse, l’une des plus grandes fondations open source au monde, et l’Open Source Initiative (OSI), ont signé la semaine dernière un protocole d’accord (MoU) pour promouvoir l’intérêt de la communauté open source dans la mise en œuvre d’initiatives réglementaires sur l’intelligence artificielle open source (OSAI).

L’OSI, une organisation californienne à but non-lucratif créée en 1998, qui défend et éduque sur les avantages de l’open source, a récemment publié la première définition officielle de l’IA open source, l’OSAID. L’Eclipse Foundation a été l’une des premières à soutenir cette version.

Alors que les réglementations sur l’IA se multiplient, leur partenariat vise à ce qu’elles s’alignent sur cette définition et les valeurs de l’open source. La Fondation Eclipse et l’OSI s’efforceront d’apporter de la clarté dans le langage et les termes sur lesquels l’industrie, la communauté, la société civile et les décideurs peuvent se baser pour élaborer et appliquer les politiques publiques. Elles tireront parti de leurs plateformes et événements publics respectifs pour sensibiliser le public sur le sujet.

Stefano Maffulli, directeur exécutif de l’OSI, explique :

“L’IA est sans doute la technologie la plus transformatrice de notre génération. Le défi est maintenant d’élaborer des politiques qui non seulement favorisent la croissance de l’IA, mais garantissent que l’IA Open Source prospère dans ce paysage en évolution. Le partenariat avec la Fondation Eclipse et son expertise, combinée à son expérience en matière de développement open source en Europe et de conformité réglementaire, est important pour façonner l’avenir de l’IA Open Source”.

Objectifs et actions

Le mémorandum d’accord définit plusieurs domaines de coopération, notamment :

  • Échange d’Information : L’OSI et la Fondation Eclipse partageront des informations et des points de vue pertinents sur l’élaboration des politiques publiques et les activités réglementaires en matière d’intelligence artificielle ;
  • Représentation aux décideurs : OSI et la Fondation Eclipse coopéreront pour représenter les principes et les valeurs des licences open source auprès des décideurs politiques et des organisations de la société civile ;
  • Promotion des principes Open Source : Des efforts conjoints seront déployés pour sensibiliser le public au rôle de l’open source dans l’IA, en soulignant comment elle peut favoriser l’innovation tout en atténuant les risques.

Un partenariat pour l’avenir

Pour l’OSI et la Fondation Eclipse, l’évolution rapide des technologies de l’IA, ainsi que les nouveaux paysages réglementaires complexes à venir, exigent des orientations claires, cohérentes, alignées et enracinées dans les principes de l’open source. Les deux organisations s’engagent à fournir à la communauté open source, aux leaders de l’industrie et aux décideurs les outils et les connaissances dont ils ont besoin pour naviguer dans ce domaine en évolution rapide.

Ce protocole d’accord marque le début d’une collaboration à long terme, de nouvelles initiatives et activités conjointes seront prochainement annoncées.

La Fondation Eclipse et l'OSI s'associent pour façonner l'avenir de l'IA open source

LightOn se prépare à entrer en Bourse sur Euronext Growth Paris pour renforcer sa position dans l’IA générative

LightOn, une entreprise européenne spécialisée dans l’IA générative, a franchi une étape importante en obtenant l’approbation de l’Autorité des marchés financiers (AMF) pour son introduction en Bourse sur Euronext Growth Paris. Fondée en 2016 par Igor Carron et Laurent Daudet, LightOn s’est démarquée en développant des solutions d’IA générative adaptées aux besoins des entreprises, visant à améliorer leur productivité. Ses produits phares, Forge et Paradigm, sont utilisés par des entreprises en Europe, aux États-Unis et dans la région EMEA.

Après avoir lancé en 2020 son tout premier co-processeur photonique, LightOn a entrepris de développer les premiers grands modèles de langage dédiés aux langues européennes, un défi dans le domaine encore naissant de l’IA générative.

Au départ, l’entraînement des grands modèles de langage faisait partie des applications possibles pour le processeur photonique de LightOn. Très vite, l’équipe se passionne pour cette nouvelle génération d’IA, encore méconnue en France, élabore et entraîne ses propres modèles. En 2020, elle met en accès libre son premier modèle français à travers une interface simple de génération de texte : PAGnol. En 2022, après une année et demi de travail intensif, elle a mis au point VLM-4, une suite de grands modèles de langage dans un premier temps en 5 langues européennes : anglais, allemand, espagnol, français et italien.

Avec une équipe de 41 collaborateurs, LightOn, plutôt que de se concentrer sur des applications grand public, cible le secteur professionnel avec une offre spécialisée. Les solutions développées par l’entreprise permettent d’automatiser des tâches complexes et d’optimiser les processus métier.

Une version avancée d’Alfred-40B-1023, la seconde itération d’Alfred-40B-0723, un modèle de langage open source basé sur Falcon-40B, alimente Paradigm, sa plateforme d’IA générative dédiée aux entreprises et aux services publics, qui peut être directement intégrée dans les infrastructures existantes, garantissant ainsi la sécurité des données des organisations utilisatrices. LightOn continue d’affiner cette solution, qui a été adoptée par des acteurs de divers secteurs, notamment le SEO, la défense, la santé et l’aéronautique, grâce à des mises à jour régulières. Elle collabore également étroitement avec des entreprises pour concevoir des cas d’usage personnalisés, en s’appuyant sur Forge, une autre solution logicielle qu’elle commercialise.

Stratégies de partenariat et expansion future

La stratégie de LightOn repose également sur des partenariats avec des entreprises telles qu’Orange Business et Hewlett Packard Enterprise, pour étendre son influence dans l’écosystème technologique européen. Des négociations avancées sont d’ailleurs en cours avec d’autres acteurs des secteurs des infrastructures, du matériel informatique, du cloud et des services IT et pourraient aboutir à de nouveaux partenariats dans les trimestres à venir.

L’augmentation de capital envisagée via l’introduction en Bourse, hors clauses d’extension et de surallocation le cas échéant, est d’environ 10 millions d’euros, LightOn a déjà reçu un engagement de souscription de la part d’Axon Partners Group pour un montant de 3 M€. Elle permettra de soutenir la croissance de l’entreprise, qui ambitionne d’atteindre un chiffre d’affaires de 40 millions d’euros et des revenus annuels récurrents de 35 millions d’euros d’ici 2027.

Le choix d’une entrée sur le marché boursier reflète une volonté de la société d’accélérer son expansion à l’international, avec une priorité pour l’Europe et le Moyen-Orient, tout en se maintenant à la pointe des dernières avancées technologiques dans son domaine.

Alors que la demande pour des solutions d’IA personnalisées continue de croître, notamment dans les secteurs des services publics et des entreprises, LightOn entend se positionner comme un acteur de référence sur ce marché. L’introduction en Bourse pourrait offrir à l’entreprise les moyens financiers de rester compétitive dans un secteur en pleine évolution.

Igor Carron et Laurent Daudet, co-PDG et co-fondateurs de LightOn, commentent :

“L’IA générative va transformer en profondeur les usages des entreprises. Les promesses de cette technologie révolutionnaire sont immenses et le marché mondial adressable est colossal. À la pointe de son secteur sur la technologie, LightOn est une entreprise commerciale avec des solutions déjà au cœur des grandes entreprises privées et publiques. Mais l’aventure ne fait que commencer. Le décollage de notre marché se confirme à un rythme qui dépasse nos attentes. Nos partenariats stratégiques avec Orange Business et Hewlett Packard Enterprise, vont nous permettre de démultiplier notre conquête commerciale et de prendre rapidement des parts de marché pour nous positionner comme un partenaire privilégié des entreprises en Europe et au-delà en matière d’IA générative”.

Concluant :

“Fort de la demande que nous enregistrons actuellement et de notre solide dynamique commerciale en cours, nous sommes aujourd’hui prêts à nous fixer des objectifs ambitieux : atteindre environ 40 M€ de chiffre d’affaires, associé à une marge d’EBITDA d’environ 40% du chiffre d’affaires et environ 35 M€ d’ARR d’ici 2027. C’est pour accompagner ce développement rapide et accroître nos positions que nous annonçons aujourd’hui le lancement de notre projet d’Introduction en Bourse”.

LightOn se prépare à entrer en Bourse sur Euronext Growth Paris pour renforcer sa position dans l'IA générative

SentinelOne et Google Cloud renforcent leur partenariat pour une cybersécurité plus robuste

Fort de son partenariat avec Mandiant, une société acquise par Google Cloud en 2022, SentinelOne, leader mondial en cybersécurité, a annoncé ce 20 août le renforcement de sa collaboration stratégique avec Google Cloud. Ce partenariat étendu vise à offrir aux entreprises une cyberdéfense encore plus robuste en combinant la protection autonome avancée des endpoints de SentinelOne avec les capacités de renseignement sur les menaces de Google Cloud.

Basée à Mountain View, en Californie, SentinelOne a été fondée en 2013 par Tomer Weingarten, Almog Cohen et Ehud Shamir. L’entreprise développe des solutions de sécurité autonomes basées sur l’IA pour protéger les endpoints, (points de terminaison tels que les ordinateurs de bureau, les ordinateurs portables, les smartphones, les tablettes, les serveurs), le cloud et les données des entreprises.

Elle propose deux plateformes principales :

  • Purple AI utilise l’IA et la GenAI pour automatiser la détection et la réponse aux menaces, simplifier les investigations et améliorer la productivité des analystes en permettant des requêtes en langage naturel.
  • Singularity, une plateforme unifiée qui intègre également l’IA pour offrir des capacités de prévention, détection et réponse automatisées pour les endpoints, le cloud et les identités.

Une collaboration pour une meilleure protection des entreprises

En intégrant la protection avancée des endpoints de SentinelOne aux renseignements exhaustifs sur les menaces de Google Cloud, cette alliance vise à transformer la manière dont les entreprises protègent leurs environnements numériques. La nouvelle phase de ce partenariat se distingue par le partage accru de télémétrie entre les deux entités, permettant une couverture de sécurité plus complète et une réponse plus rapide face aux cybermenaces. Les entreprises auront ainsi une vue détaillée et en temps réel de la santé et de la sécurité des systèmes informatiques, et pourront réagir face aux menaces de plus en plus sophistiquées.

Sandra Joyce, vice-présidente de Google Threat Intelligence, affirme :

“Google Cloud s’associe à d’autres leaders du marché pour aider nos clients à réduire l’impact des cybermenaces sur leur activité et à assurer la sécurité des environnements informatiques d’aujourd’hui en leur proposant des solutions hautement adaptables et basées sur l’intelligence artificielle. Grâce à sa plateforme de cybersécurité avancée, SentinelOne garantit une mise à disposition et des intégrations continues dans les solutions de renseignement sur les menaces de Google et ses services connexes. En élargissant notre alliance stratégique, nous pouvons offrir des capacités de télémétrie dynamique et d’IA générative qui permettent d’obtenir de meilleurs résultats en matière de sécurité”.

Renforcer les capacités autonomes des plateformes de SentinelOne

Ce partenariat permettra également à SentinelOne de s’appuyer sur les modèles Google Gemini 1.5 Pro et Flash pour améliorer les capacités autonomes de ses plateformes Purple AI et Singularity. Celles-ci bénéficieront d’une intelligence accrue, leur permettant de détecter, prévenir et répondre aux menaces avec une précision sans précédent, tout en évoluant de manière autonome pour s’adapter aux nouvelles formes d’attaques.

Ric Smith, Chief Technology and Product Officer de SentinelOne, commente ce partenariat :

“Google Cloud est un leader en matière de sécurité en ligne, servant de référence en matière de fourniture de services en ligne hautement sécurisés à une échelle sans précédent. Nous partageons avec Google Cloud une vision similaire de la sécurité. La consolidation de notre collaboration nous permet de combiner les meilleurs services de sécurité et de renseignement sur les menaces avec la plateforme la plus avancée de protection basée sur l’IA afin de garantir une cybersécurité à la vitesse de la machine”.

Les deux entreprises profiteront des prochaines conférences Black Hat, mWISE en septembre, et SentinelOne OneCon en octobre pour présenter plus en détail les avancées issues de ce partenariat. Ces événements permettront de mettre en lumière les capacités combinées des deux géants de la technologie en matière de cyberdéfense, tout en offrant aux participants des démonstrations pratiques des nouvelles solutions proposées.

SentinelOne et Google Cloud renforcent leur partenariat pour une cybersécurité plus robuste

IA de confiance et secteurs critiques : retour sur le partenariat LGM-Numalis

LGM, un leader européen en sécurité des systèmes et Numalis, deeptech montpelliéraine spécialisée dans la validation et l’explicabilité des algorithmes d’IA, ont décidé de collaborer afin de promouvoir le développement et l’adoption de solutions d’IA de confiance dans les industries critiques.

Cette alliance stratégique a été dévoilée à l’occasion du salon mondial Eurosatory 2024, dédié à la Défense et à la Sécurité terrestre et aéroterrestre où les deux entreprises ont présenté une conférence commune intitulée “Exploitez la puissance de l’IA en toute confiance dans vos applications !”.

Numalis, start-up visant à rendre l’IA fiable et explicable, créée en 2015 par Arnault Ioualalen, Matthieu Martel et Nicolas Normand, a été sélectionnée dans le cadre de projets nationaux mais également européens s’adressant à la défense et la sécurité, notamment pour le projet de recherche « Machine Learning Application Approval » (MLEAP) de l’Agence de la sécurité aérienne de l’Union européenne (EASA). Le Groupe français LGM, de son côté, compte plus de 30 ans d’expérience dans l’ingénierie et le management de grands projets pour les secteurs de la défense, l’énergie, l’aérospatial et les transports.

Tous deux sont membres de longue date du Groupement des industries françaises de défense et de sécurité terrestres et aéroterrestres (GICAT), groupement professionnel créé en 1978 et qui représente aujourd’hui plus de 380 adhérents (grands groupes, ETI, PME et start-ups).

Elles ont vu leur collaboration facilitée par l’initiative GENERATE du GICAT, visant à soutenir les jeunes entreprises innovantes. “Cette convention illustre l’effort d’accompagnement du programme GENERATE du GICAT en faveur des jeunes acteurs innovants et la collaboration accrue des acteurs de notre écosystème, au service du besoin opérationnel des forces et de l’excellence industrielle”, a déclaré le Général Jean-Marc Duquesne, Délégué Général du GICAT.

IA de confiance et excellence opérationnelle

L’essor rapide de l’intelligence artificielle, en particulier dans les domaines et applications critiques, rend essentielle la formalisation de nouvelles méthodes de conception et de validation des composants d’IA. LGM et Numalis visent à répondre à cette exigence en combinant leurs expertises respectives pour offrir des solutions permettant le déploiement et l’utilisation de l’IA en toute confiance. Cette démarche s’aligne parfaitement avec les objectifs de la Commission Européenne, qui, avec l’AI ACT récemment promulgué, cherche à établir un cadre réglementaire pour garantir la conformité de l’IA.

Un partenariat pour la sécurité et la performance

LGM, reconnu pour son expertise en ingénierie et soutien des systèmes complexes, se concentrera sur l’optimisation de ces systèmes pour qu’ils soient fiables, durables et sûrs, avec un taux de disponibilité optimal et un coût de maintenance réduit. Numalis, quant à lui, assurera la fiabilité, l’explicabilité et la robustesse des modules d’IA via sa solution Saimple, un analyseur statique de pointe.

Nicolas Rémy, Business Development Manager and AI Expert chez LGM, commente :

“LGM est reconnu comme le spécialiste européen en ingénierie et soutien des systèmes et infrastructures complexes ainsi que dans la conception de solutions innovantes et sur mesure, au service des industries de haute technologie. Il était donc naturel de nous rapprocher de Numalis, qui se positionne comme un tiers de confiance sur les problématiques de développement de solutions d’IA. Avec ce partenariat, nous garantissons d’autant plus ces aspects auprès de nos clients, sur la thématique nouvelle qu’est l’implémentation effective de l’IA”.

Arnault Ioualalen, PDG de Numalis, conclut :

“Les secteurs de la Défense et de la Sécurité cherchent à adopter plusieurs innovations, notamment l’Intelligence Artificielle. Au vu des enjeux cruciaux, il est impératif que les industriels se dotent de solutions fiables, robustes et explicables. Numalis fournit un cadre et des outils rigoureux permettant de vérifier mathématiquement ces modèles d’IA. En partenariat avec l’expertise de LGM, nous garantissons aux industriels le déploiement d’une IA de confiance, leur conférant de nombreux avantages opérationnels et stratégiques”.

IA de confiance et secteurs critiques retour sur le partenariat LGM-Numalis

Perplexity Publishers : vers un nouveau modèle de partage de revenus

Les acteurs de la GenAI se sont vus reprocher de puiser sans autorisation dans le contenu des médias pour alimenter leurs modèles. Plutôt que de se retrouver face à des plaintes, ils préfèrent aujourd’hui nouer des collaborations avec ces derniers. Après Open AI pour SearchGPT, c’est une autre start-up californienne basée elle aussi basée à San Francisco, Perplexity AI, qui a conclu des accords avec divers médias afin d’utiliser leurs contenus pour ce qu’elle appelle “son moteur de réponse conversationnel”.

Créé en août 2022 par Aravind Srinivas, anciennement chercheur chez OpenAI et DeepMind, Denis Yarats, Johnny Ho et Andy Konwinski, Perplexity AI, voulait, avec “Ask” lancé le mois de décembre suivant, proposer une alternative au moteur de recherche de Google. La start-up affirme avoir atteint 10 millions d’utilisateurs actifs mensuels et répondu à plus d’un demi-milliard de requêtes en 2023. Plus d’un million de personnes ont installé ses applications mobiles, à la fois sur iOS et Android.

L’interface de recherche, un chatbot similaire à ChatGPT ou Bing Copilot, utilisait dans un premier temps GPT 3.5 d’OpenAI et Microsoft Bing pour fournir ses réponses. Perplexity a ensuite développé son propre index de recherche et construit ses propres LLM. En novembre dernier, la start-up a introduit les LLM PPLX “on line” disponibles sur l’API qui exploitent Internet pour fournir des réponses en temps réel et s’appuient sur les modèles open source Llama 2 70B et mistral-7b.

Les réponses formulées sous forme de résumé citent leurs sources, permettant ainsi de vérifier leur véracité. La start-up annonce sur son blog :

“Pour soutenir davantage le travail vital des organisations médiatiques et des créateurs en ligne, nous devons nous assurer que les éditeurs peuvent prospérer à mesure que Perplexity se développe. C’est pourquoi nous sommes ravis d’annoncer le programme Perplexity Publishers et notre premier groupe de partenaires : TIME, Der Spiegel, Fortune, Entrepreneur, The Texas Tribune et WordPress.com”.

Partenariats et partage des revenus

Selon la start-up, le programme Perplexity Publishers vise à promouvoir le succès collectif des éditeurs et à équiper ces derniers de nouvelles technologies pour engager leurs publics. Une des principales composantes de ce programme est le partage des revenus. Dans les mois à venir, Perplexity introduira la publicité par le biais de la fonctionnalité “Questions associées”. Les marques paieront pour que des questions spécifiques, liées à leurs produits ou services, soient intégrées dans l’interface du moteur de réponses et sur les Pages de Perplexity. Ces questions apparaîtront comme des suggestions de suivi pour les utilisateurs, les incitant à en savoir plus sur les sujets en lien avec les marques.

Lorsque Perplexity tirera des revenus d’une interaction utilisant le contenu d’un éditeur, ce dernier recevra une part des revenus générés. Les détails exacts du partage des revenus n’ont pas été dévoilés, mais cette initiative vise à créer un modèle financier durable pour soutenir le journalisme de qualité.

Une réponse aux accusations de plagiat ?

Cette annonce intervient après que plusieurs médias, dont Condé Nast et le magazine Forbes, ont accusé Perplexity de plagiat et d’utiliser sans autorisation leurs contenus pour alimenter son moteur de réponse. Le PDG de Perplexity, Aravind Srinivas, a affirmé que ces nouveaux partenariats permettraient de soutenir financièrement le journalisme de qualité tout en garantissant la transparence de l’IA, mais la société réfute le fait que ces partenariats aient été établis à cause de ces allégations.

Accès aux technologies avancées

Les partenaires bénéficieront également d’un accès gratuit aux API de Perplexity, permettant à chaque éditeur de créer son propre moteur de réponse personnalisé sur son site web. De plus, les employés des partenaires éditeurs auront accès gratuitement à l’offre Enterprise Pro de Perplexity pendant un an, offrant des fonctionnalités améliorées de confidentialité et de sécurité des données.

Collaboration avec ScalePost.ai

Perplexity a également établi une collaboration avec ScalePost.ai, une plateforme facilitant les collaborations entre les éditeurs de contenu et les entreprises d’IA. Elle permettra aux partenaires d’obtenir des analyses plus approfondies sur la manière dont Perplexity cite leur contenu, renforçant ainsi la transparence et l’efficacité des partenariats.

Vision pour l’avenir

Perplexity entend continuer à développer ce programme, d’autres médias auraient d’ailleurs déjà manifesté leur intérêt, et explorer d’autres types de collaborations avec des éditeurs, comme des abonnements groupés où les utilisateurs pourraient payer un forfait pour Perplexity Pro et les abonnements aux éditeurs participants.

Le programme d’édition Perplexity marque une étape cruciale vers l’alignement des intérêts des acteurs de la GenAI et du journalisme de qualité.

Aravind Srinivas conclut :

“Nous avons structuré ce programme pour nous assurer que nous disposons d’un moyen évolutif et durable d’aligner les incitations pour toutes les parties. Nous avons toujours cru que nous pouvions construire un système où tout l’Internet gagne, et ce n’est que la première étape”.

Perplexity Publishers vers un nouveau modèle de partage de revenus

Qlik et la CCNUCC : un partenariat renforcé pour accélérer l’action climatique

Qlik, acteur mondial de l’intégration de données, de l’analytique et de l’IA, a annoncé l’extension de son partenariat avec la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Cette collaboration vise à renforcer les capacités de la CCNUCC à accélérer les négociations climatiques en utilisant des données fiables et des analyses avancées.

Adoptée lors du “Sommet de la Terre de Rio” en 1992, la CCNUCC est entrée en vigueur le 21 mars 1994 et a été ratifiée par 197 pays, appelés Parties à la Convention . Elle reconnaît la vulnérabilité de tous les pays aux effets du changement climatique et appelle à des efforts particuliers pour en atténuer les conséquences, notamment dans les pays en développement qui n’ont pas les moyens de le faire seuls.

Tous les ans, une Conférence des Parties (COP) est organisée pour évaluer les progrès réalisés dans la lutte contre le changement climatique et pour négocier de nouveaux engagements. C’est lors de la COP21, en décembre 2015 à Paris, qu’a été adopté l’Accord de Paris. Cet accord vise à limiter l’augmentation de la température mondiale “à bien en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels” et à poursuivre les efforts pour “limiter cette augmentation à 1,5°C”.

Les 196 Parties signataires de l’Accord de Paris doivent soumettre des contributions déterminées au niveau national (CDN) décrivant leurs plans pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Face à l’augmentation exponentielle des relevés effectués et des documents produits, la CCNUCC a entamé un processus visant à exploiter les données et l’IA en vue de renforcer les initiatives en matière d’action climatique.

Les objectifs du partenariat avec Qlik

Cette collaboration a pour objectif d’améliorer la capacité de la convention à accélérer les négociations relatives au changement climatique en favorisant la prise de mesures fondées sur les données.

La CNUCC dispose de données régulières sur les émissions de GES, les politiques et les mesures des pays, les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs, les impacts du changement climatique et l’adaptation, les niveaux de soutien et les besoins en matière de renforcement des capacités.

Les solutions avancées de Qlik lui permettent de mieux gérer et réconcilier ces vastes quantités de données dont la qualité et le contexte varient souvent d’un pays à l’autre, ainsi que d’améliorer la transparence et la qualité des rapports climatiques.

Exemples concrets du partenariat

  • Intégration des données : Les applications de Qlik sont associées au référentiel de données de la CCNUCC pour former une plateforme unifiée d’accès et d’analyse des données ;
  • Tableaux de bord publics : Les tableaux de bord interactifs développés permettent de présenter des données climatiques au grand public de façon à la fois précise et transparente ;
  • Renforcement des compétences : Des formations sont dispensées aux collaborateurs de la CCNUCC pour améliorer leur niveau de data literacy et faciliter l’utilisation des produits Qlik ;
  • Intégration de l’IA : L’analyse continue de l’IA est incorporée dans les applications analytiques de la CCNUCC pour une meilleure compréhension de la crise climatique.

Joaquim Barris, data scientist de la CCNUCC, explique :

“Le partenariat avec Qlik nous permet d’accomplir des progrès significatifs dans nos initiatives d’action climatique en nous appuyant sur des outils avancés d’intégration de données et d’IA. Cette collaboration nous permettra de prendre des mesures plus immédiates fondées sur les données, ainsi que de mieux comprendre nos données diplomatiques, politiques et climatiques. Nous nous réjouissons tout particulièrement d’explorer la capacité de l’IA à analyser des données de tous types, y compris non structurées. L’importance que Qlik accorde aux socles de données et analytique en fait un partenaire idéal pour exploiter pleinement le potentiel de l’intelligence artificielle”.

Julie Kae, VP Sustainability & DEIB, et Executive Director de Qlik.org, ajoute :

“C’est un grand honneur pour Qlik de soutenir la CCNUCC dans sa mission de lutte contre le changement climatique. En intégrant nos solutions de données et d’IA, nous souhaitons fournir à la CCNUCC les outils nécessaires pour aider les pays à mettre en œuvre des politiques climatiques efficaces et opportunes”.

Qlik et la CCNUCC un partenariat renforcé pour accélérer l'action climatique

Ametra lance son plan de développement « Ignition » et scelle un partenariat innovant avec l’ECE

Le groupe Ametra a récemment dévoilé son nouveau plan stratégique de développement : “Ignition”. Ce plan ambitieux, d’une durée de trois ans, vise à renforcer la filière Ametra Engineering à travers de nouveaux partenariats, le développement des compétences internes, et le rééquilibrage des métiers.

Membre du Groupement des industries françaises de défense et de sécurité terrestres et aéroterrestres (GICAT), le groupe Ametra, à travers ses filières Ametra Engineering et Ametra Integration, est reconnu pour son savoir-faire en ingénierie de produits et moyens mécaniques, en ingénierie et intégration de systèmes électriques et électroniques. Créée en 1978, cette ETI qui compte aujourd’hui 750 collaborateurs a pour clients des grands noms des secteurs de l’aéronautique, de la défense et du nucléaire : Dassault, Airbus, Ariane Group, Safran, Thales…

Les quatre piliers du plan “Ignition”

Ce nouveau plan stratégique vise à multiplier par deux l’effectif de la filière Engineering, ce qui fera franchir au groupe Ametra la barre symbolique des 1 000 employés d’ici a trois ans.

Pour y parvenir, le groupe  se concentre sur 4 axes principaux :

  • Développement de la force commerciale : Création de synergies avec des entreprises similaires pour répondre aux enjeux d’innovation secteur par secteur.
  • Renforcement du maillage national : Amélioration de la proximité avec les clients sur l’ensemble du territoire français.
  • Expansion internationale : Déploiement de projets en Europe, suivant l’exemple de la filière Ametra Integration déjà présente en Tunisie et récemment en Inde.
  • Recrutement et formation des talents : Renforcement des équipes RH et partenariats avec des écoles d’ingénieurs pour attirer et former les meilleurs talents
  • Rééquilibrage des métiers au sein du cycle de vie du produit avec l’apparition de nouveaux grands métiers, tels que l’ingénieur support et l’ingénieur de production, le renforcement important de la filière logiciel et système embarqué, ainsi que le développement des formations internes pour faire monter en compétence les collaborateurs du groupe.

Anne-Charlotte Fredenucci, Présidente du groupe Ametra, souligne :

“Ce plan de croissance à horizon 2027 doit donner un nouvel élan à notre filière Engineering sur un marché européen à fort potentiel. Dans la défense par exemple, le retour de conflits à grande intensité aux portes de l’Union Européenne nous oblige à penser autrement notre filière. La notion d’économie de guerre pose un certain nombre de défis à la Supply Chain, notamment en termes de recrutement, d’innovation et d’accompagnement du ramp-up des grands maitres d’œuvre. Avec ce plan, nous avons l’ambition de développer de nouvelles expertises de pointe et de proposer une gamme de services plus étendue et spécialisée. L’atteinte de ces objectifs élevés reposera notamment sur notre capacité à attirer les jeunes talents issus des meilleures écoles d’ingénieurs”.

Partenariat avec l’ECE

Ametra a également annoncé un partenariat avec l’ECE, école d’ingénieurs multiprogrammes spécialisée dans l’ingénierie numérique du groupe OMNES Education.  Ce partenariat s’inscrit dans le cadre de la création de l’Intelligence Lab de l’ECE, une plateforme pédagogique de recherche et d’innovation dédiée à l’IA générative, avec une application spécifique au secteur de la défense, qui sera opérationnelle à la rentrée prochaine et ouverte à tous les étudiants de l’ECE.

Ils seront également associés pour le lancement du cycle ingénieur Majeure Défense & Technologie d’une durée de 2 ans sur le campus parisien de l’ECE.

Les étudiants pourront ainsi travailler sur des projets concrets en collaboration avec Ametra.

François Stephan, Directeur Général de l’ECE, commente :

” L’intelligence Lab est une plateforme inédite en France. Nous avons l’ambition de devenir un centre d’excellence pour la pédagogie, la recherche et l’innovation en IA, offrant à nos partenaires comme Ametra l’opportunité de participer à des projets innovants, de recruter des talents, et de tisser des liens avec d’autres acteurs clés sur le marché. La force de ce projet réside dans notre capacité à faire corréler ces nouvelles technologies pour des cas d’application pragmatiques. Nous sommes fiers de compter Ametra parmi nos partenaires pour contribuer aux formations d’excellence de nos étudiants, en lien avec la réalité du terrain”

Ametra-plan-developpement-Ignition

GenAI : retour sur les annonces de SAP à Sapphire 2024

Lors de sa conférence annuelle Sapphire 2023, SAP annonçait de nouvelles fonctionnalités d’IA d’entreprise alimentées par l’IA générative. Cette année, l’éditeur de logiciels ERP, a démontré comment ces innovations, dont les capacités ont été entre-temps étendues, ont été intégrées à son portefeuille Business AI pour transformer les processus métiers, renforcer la résilience des supply chains et promouvoir la durabilité. SAP est également revenu sur ses différents partenariats avec des leaders technologiques comme Microsoft, Google Cloud, AWS ou NVIDIA. 

L’IA générative est désormais présente dans l’ensemble de son portefeuille Enterprise Cloud. Intégrée dans les solutions SAP SuccessFactors, elle génère pour les responsables RH des informations fiables pour les discussions liées à la rémunération, permettant ainsi une meilleure gestion des talents et des salaires. Dans SAP SuccessFactors Recruiting, elle leur permet de créer des descriptions de poste optimisées et d’élaborer des questions d’entretien personnalisées. L’intégration avec Microsoft 365 Copilot dans Word leur permet d’affiner davantage et de publier de manière transparente.

Les capacités de prévision de l’IA générative sont maintenant à la portée des entreprises grâce aux solutions SAP Sales Cloud. Elles leur permettent, par exemple, d’anticiper les combinaisons de vendeurs et de produits les plus susceptibles d’augmenter leurs ventes. La GenAI améliore également l’efficacité opérationnelle de la supply chain en apportant aux entreprises une visibilité en temps réel sur l’ensemble de la chaîne : Ericsson a annoncé en avril dernier s’appuyer sur la solution SAP Integrated Business Planning for Supply Chain ou SAP IBP.

L’expansion de JOULE

A Sapphire 2023, l’éditeur révélait travailler sur la version alpha d’un assistant d’IA pour améliorer l’expérience client et optimiser les taux de conversion ainsi que l’efficacité opérationnelle globale des équipes commerciales, marketing et de services.

Crédit SAP

Joule a été annoncé en septembre 2023 avec des intégrations initiales dans SAP SuccessFactors et SAP Start. Depuis lors, SAP a intégré Joule dans SAP S/4HANA Cloud Public Edition et SAP S/4HANA Cloud Private Edition, ainsi que dans  d’autres produits, notamment SAP Customer Data Platform, SAP BTP Cockpit, SAP Build, SAP Build Code et SAP Integration Suite.

Au cours du second semestre 2024, Joule devrait également être disponible dans SAP Ariba, SAP Analytics Cloud et dans plusieurs solutions de gestion de la chaîne d’approvisionnement de SAP. Il prendra en charge un nombre croissant de langues, dont l’allemand, l’espagnol, le français et le portugais.

A Sapphire, SAP a également annoncé son intention d’élargir le champ d’action de Joule en l’intégrant à Microsoft Copilot pour faire apparaître des informations encore plus riches.

Des partenariats stratégiques

La stratégie GenAI de SAP repose sur une augmentation significative de la R&D pour d’autres cas d’utilisation de l’IA, des investissements stratégiques directs dans des start-ups comme il l’a fait pour Aleph Alpha, Anthropic et Cohere en août 2023 mais également sur divers partenariats tout aussi stratégiques avec des leaders technologiques pour plus de flexibilité.

L’expansion de son partenariat avec AWS, son premier fournisseur cloud certifié, permet à SAP d’intégrer à son hub d’IA générative AI Core les LLM d’Amazon Bedrock, le service lancé par AWS en avril 2023 offrant la possibilité de personnaliser des LLM selon les besoins spécifiques et les données des utilisateurs, plutôt que de se limiter à des modèles prêts à l’emploi.

Grâce au renforcement de son partenariat avec Google Cloud, les entreprises intégreront Joule et SAP Integrated Business Planning for Supply Chain avec les modèles d’assistant IA Gemini de Google Cloud et la base de données Google Cloud Cortex Framework. SAP s’appuiera également sur le modèle de langage étendu Llama 3 de Meta pour générer des scripts permettant d’obtenir des applications analytiques personnalisées dans SAP Analytics Cloud.

Avec NVIDIA, SAP a mis en place un partenariat inter-produits pour intégrer des technologies de pointe dans des applications business prêtes à l’emploi.

Les modèles d’IA de NVIDIA permettront à SAP de fournir des réponses précises aux questions de mise en œuvre des solutions RISE with SAP,  l’infrastructure de NVIDIA gèrera le modèle d’IA générative de SAP pour la génération de code ABAP et les API NVIDIA Omniverse Cloud permettront de simuler des produits et configurations de fabrication complexes en tant que jumeaux numériques industriels dans SAP Intelligent Product Recommendation.

Un engagement renforcé pour une IA responsable

Soulignant l’importance de l’éthique dans l’IA, SAP s’engage à respecter les 10 principes fondamentaux de l’UNESCO sur l’éthique de l’IA. Ces principes garantissent que les technologies de l’IA sont développées et utilisées dans le respect des droits de l’homme, promouvant l’équité et contribuant au développement durable.

Transition vers le cloud et développement durable

Reconnaissant que le succès à l’ère de l’IA dépend de l’adoption du cloud, SAP facilite cette transition avec des initiatives destinées à aider les clients dans les transformations complexes de SAP S/4HANA Cloud. Parmi les innovations présentées, les solutions SAP Sustainability Control Tower et SAP Sustainability Footprint Management permettent de suivre l’empreinte carbone à grande échelle et d’aider les entreprises à se conformer aux normes réglementaires, renforçant ainsi leur engagement envers la durabilité.

GenAI-retour-annonces-SAP-Sapphire-2024

Pure Storage et LandingAI : un partenariat stratégique pour faire progresser les modèles de vision en entreprise

Pure Storage, fournisseur de technologies et l’un des leaders des services de stockage de données, a annoncé récemment un investissement dans la start-up Landing AI, spécialisée dans les solutions de vision par ordinateur.

Fondée en 2009 par John “Coz” Colgrove et John Hayes, Pure Storage est réputée pour ses solutions de stockage de données flash qui optimisent les performances, la simplicité et l’efficacité du stockage pour les entreprises. Ses produits phares incluent FlashArray, une solution de stockage all-flash pour les environnements de centres de données, FlashBlade, un système de stockage en mode fichier et objet conçu pour les charges de travail analytiques, l’IA et le big data et Pure1, une plateforme de gestion et d’analyse basée sur le cloud qui fournit des informations sur les performances et la gestion proactive des environnements de stockage Pure Storage.

Grâce à son programme Evergreen Storage, l’entreprise permet à ses clients de mettre à jour leur infrastructure de stockage sans interruption, évitant ainsi des migrations de données complexes et coûteuses.

Créée en 2017 par Andrew Ng, ancien Directeur scientifique spécialisé IA chez Baidu, fondateur de deeplearning.ai, cofondateur de Coursera et de Google Brain, Landing AI se spécialise dans les solutions d’IA visuelle, en particulier dans la création de LVM (Large Vision Models) spécifiques à un domaine. Ces LVM permettent aux entreprises de résoudre plus efficacement les problèmes de vision par ordinateur en utilisant des modèles entraînés sur leurs données d’images propriétaires. Ce qui représente une avancée significative par rapport aux approches traditionnelles qui nécessitent souvent l’étiquetage intensif de vastes bibliothèques d’images.

Les LVM de Landing AI sont conçus pour être déployés à la périphérie, sur site ou dans le cloud, offrant ainsi une flexibilité maximale aux entreprises dans divers secteurs.

Andrew Ng souligne :

“La révolution du modèle de grande vision des entreprises suit la révolution du modèle de langage large, mais avec une différence essentielle : alors que le texte Internet dont les LLM ont appris est suffisamment similaire à la plupart des textes d’entreprise pour que le modèle s’applique, de nombreuses entreprises de la fabrication, des sciences de la vie, des données géospatiales, de l’agriculture, de la vente au détail et d’autres secteurs ont des images propriétaires qui ne ressemblent en rien aux images Instagram typiques trouvées en ligne”.

Le partenariat Pure Storage – Landing AI

Les deux entreprises californiennes ont décidé de combiner leurs expertises pour répondre aux besoins croissants des entreprises en matière de données visuelles. Les solutions multimodales LVM de LandingAI joueront un rôle clé dans cette collaboration, offrant aux entreprises desservies par Pure Storage des outils puissants pour traiter et analyser des données visuelles complexes.

Andrew Ng déclare :

“Les entreprises auront besoin de solutions pour appliquer l’IA générative à leurs données, qui consisteront de plus en plus non seulement en texte, mais aussi en images et vidéos plus riches. Nous sommes ravis de nous associer à Pure Storage pour répondre à ce besoin des clients”.

Rob Lee, directeur technique de Pure Storage, ajoute :

“Nous sommes ravis d’investir dans Landing AI, une société dont l’affinité produit et les synergies avec les clients s’alignent étroitement sur celles de Pure. Nous pensons que notre partenariat stratégique avec l’équipe de Landing AI, y compris ses dirigeants pionniers Andrew Ng et Dan Maloney, conduira à des avancées significatives en matière d’IA/ML pour nos clients.”

Pure Storage et LandingAI un partenariat stratégique pour faire progresser les modèles de vision en entreprise

Bpifrance et Inria Academy : un partenariat stratégique pour accompagner les PME dans leur transformation numérique

Forts du succès obtenu par le cycle de webinaires dédiés aux technologies numériques de pointe proposé en 2022 aux dirigeants de PME-ETI, Bpifrance et Inria Academy ont décidé lors du Salon VivaTech d’unir de nouveau leurs compétences pour accélérer l’acculturation des PME aux défis et enjeux du numérique.

Inria Academy, lancée en janvier 2020, est une initiative de l’Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique (Inria). Sa mission est de fournir des programmes de formation continue et de développement des compétences dans le domaine du numérique. Inria Academy propose des cours animés par des chercheurs et des experts de renommée internationale, couvrant des sujets tels que l’IA, la cybersécurité, le big data et les technologies quantiques… Les formations sont conçues pour être à la fois théoriques et pratiques, permettant une compréhension approfondie et une application concrète des connaissances.

Dans le cadre de ce nouveau partenariat avec Bpifrance, une nouvelle série de webinaires sera proposée gratuitement à partir de septembre prochain sur Bpifrance Université, la plateforme de formation en ligne dédiée aux dirigeants et collaborateurs des entreprises françaises, proposée par Bpifrance depuis 2015. Cette plateforme vise à soutenir le développement des compétences des entrepreneurs, favorisant ainsi la croissance, l’innovation et la compétitivité des entreprises. Elle propose une vaste gamme de contenus pédagogiques, allant des cours en ligne aux webinaires, couvrant des domaines variés comme le management, la finance, le marketing, et la transformation digitale.

Une série de webinaires pour les PME

Dans le cadre de ce partenariat, une série de cinq webinaires intitulée “Acculturation des PME aux défis et enjeux du numérique” sera accessible dès septembre 2024. Animés par des scientifiques renommés d’Inria, ils seront diffusés en direct puis disponibles en replay sur Bpifrance Université, comme le sont aujourd’hui les webinaires proposés en 2022.

Les thématiques abordées cette année sont les suivantes :

  • Compréhension et réduction des impacts environnementaux du numérique : Exploration des moyens pour minimiser l’empreinte écologique du numérique ;
  • Impact de l’Intelligence Artificielle sur les métiers : Analyse des transformations professionnelles induites par l’IA ;
  • Cybersécurité pour l’IoT : Stratégies pour sécuriser les réseaux d’objets connectés ;
  • Technologies et communications quantiques : principes, défis et enjeux : Introduction au monde de la quantique et ses applications potentielles ;
  • Drones intelligents : Étude sur l’évolution et l’intégration croissante des drones dans divers secteurs.

Chaque trimestre, une nouvelle thématique sera mise en avant, permettant ainsi aux PME de rester à la pointe de l’innovation et de la connaissance dans le domaine du numérique.

Grâce à cette opportunité de formation, les dirigeants pourront se préparer aux enjeux, mais également aux défis futurs de l’ère numérique et ainsi renforcer la compétitivité de leurs entreprises.

Hélène Clément, Directrice de Bpifrance Université chez Bpifrance, commente :

“Nous sommes très heureux de ce partenariat. Nous avons pu constater, lors de premières collaborations en 2022, combien les scientifiques d’Inria savent adapter leur haut niveau de technicité afin de permettre à nos apprenants, dirigeants de PME-ETI, de prendre la juste mesure des avancées scientifiques et techniques dont ils se font l’écho, et de l’impact qu’elles pourraient avoir sur leur activité”. 

François Cuny, Directeur général délégué à l’innovation chez Inria, ajoute : 

« L’évolution des compétences et la formation continue sont à la fois un défi et un enjeu majeurs pour permettre aux entreprises, et en particulier aux PME, de profiter pleinement de la transformation numérique. Ce partenariat entre Bpifrance Université et Inria vise justement à offrir des clés de compréhension pour les dirigeants des PME françaises qui veulent accompagner leurs équipes dans ces transformations. » 

Pour plus d’informations sur les webinaires et pour vous inscrire, rendez-vous sur bpifrance-universite.fr

Bpifrance et Inria Academy un partenariat stratégique pour accompagner les PME dans leur transformation numérique

GenAI : PWC est désormais le principal revendeur et utilisateur de ChatGPT Enterprise

PwC (PricewaterhouseCoopers), l’un des quatre plus grands cabinets d’audit et de conseil mondiaux (Big Four), est aujourd’hui présent dans 151 pays où il emploie 364 000 personnes. Ses branches américaine et britannique annoncent avoir signé dernièrement un accord de licence et de vente avec OpenAI, faisant de PwC le premier revendeur de ChatGPT Enterprise mais également son plus grand utilisateur.

Depuis des années, PwC investit stratégiquement dans l’IA, conscient du potentiel transformateur de cette technologie. Il y a un peu plus d’un an, en avril, PwC États-Unis dévoilait ainsi son projet d’investir 1 milliard de dollars sur les trois prochaines années pour élargir et faire évoluer ses offres d’IA grâce à la GenAI.

PwC a noué des partenariats avec les principaux fournisseurs de technologies d’IA, notamment les fournisseurs de modèles de fondation AWS, Anthropic, Google, Meta, Microsoft et OpenAI. Il a d’ailleurs annoncé une alliance stratégique avec ce dernier et Harvey, la start-up qu’il soutient, pour développer et déployer des modèles de base pour les services fiscaux, juridiques et de ressources humaines.

Il est également partenaire des principaux fournisseurs d’applications d’entreprise qui intègrent les capacités GenAI dans leurs produits, notamment Adobe, Google, Microsoft, Oracle, Salesforce, SAP et Workday.

Avec ce nouvel accord, PwC étend son écosystème technologique et intègre la GenAI à l’ensemble de ses pratiques commerciales, renforçant ainsi sa capacité à offrir des solutions novatrices à ses clients. OpenAI, de son côté, qui a parmi ses clients 92 % des entreprises du Fortune 500, voit passer le nombre des utilisateurs de ChatGPT Enterprise de 600 000 à environ 700 000, une hausse très significative.

ChatGPT Enterprise a été introduit par OpenAI en août 2023 qui démontrait ses avantages par rapport à ChatGPT plus : l’accès à GPT-4 sans limite d’utilisation et à une vitesse 2 fois supérieure, des fenêtres de contexte beaucoup plus longues avec 32 000 jetons contre 8 000, conduisant à une meilleure compréhension du contexte global d’une conversation ou d’un document.

La version entreprise fournit également un accès illimité à l’analyse avancée des données, auparavant appelée “Code Interpreter” qui permet entre autres de créer des graphiques ou d’éditer des fichiers. En septembre, OpenAI annonçait l‘intégration de DALL-E 3 et de nouvelles fonctionnalités vocales et d’image pour les utilisateurs de ChatGPT Plus et Enterprise.

Les données sont chiffrées en permanence et, tout comme les invites, ne sont pas utilisées pour l’entraînement de l’IA.

Les 26 000 employés britanniques et les 75 000 employés américains de PwC auront donc accès en toute sécurité à la version la plus puissante de ChatGPT alimentée par GPT-4o, présenté le mois dernier. Ils seront aidés dans des tâches spécifiques comme l’examen des déclarations de revenus, la génération de réponses aux propositions, la gestion du cycle de vie logiciel et la génération de tableaux de bord et de rapports par des GPT spécialisés.

GenAI PWC est désormais le principal revendeur et utilisateur de ChatGPT Enterprise

Afrique : Microsoft et Zindi s’allient pour renforcer les compétences en IA du continent

A l’occasion du Gitex Africa 2024, un événement qui vise à catalyser l’innovation technologique, à promouvoir la transformation numérique et à créer des opportunités de croissance économique en Afrique, Microsoft Afrique et Zindi, le principal réseau africain dédié à l’IA, ont signé jeudi dernier à Marrakech une convention de partenariat visant à renforcer les compétences africaines en IA et en apprentissage automatique.

Lancée en 2018, Zindi est une plateforme en ligne qui organise des compétitions de data science, dans l’objectif de permettre de résoudre des problèmes du monde réel à travers l’utilisation de l’IA, du machine learning et de l’analyse de données. Les défis proposés sur la plateforme sont souvent centrés sur des problématiques rencontrées en Afrique, telles que la santé, l’agriculture, l’éducation et le climat.

En plus des compétitions, Zindi propose des ressources éducatives et des tutoriels pour aider les participants à améliorer leurs compétences en data science.

Le partenariat stratégique avec Microsoft

Le partenariat se concentrera sur l’amélioration des compétences des développeurs d’IA à travers le continent, la promotion des certifications et des parcours d’apprentissage Microsoft Learn par le biais d’un apprentissage pratique sur Zindi. Grâce à des initiatives de formation engageantes, la collaboration vise à atteindre les universités, les organisations à but non lucratif et les entreprises, en préparant les jeunes du continent à appliquer les compétences et les technologies de l’IA partout où ils travaillent.

Celina Lee, cofondatrice et PDG de Zindi, a déclaré lors de la signature de convention du partenariat :

“Nous croyons au pouvoir transformateur des données et de l’IA pour stimuler la croissance économique et créer des opportunités pour tous les Africains. En unissant nos forces à celles de Microsoft, nous pouvons les aider à intensifier leurs efforts pour démocratiser l’accès aux compétences numériques et faire en sorte que les individus à travers le continent soient équipés pour réussir dans le monde du travail moderne en pleine transformation.”

Investissements massifs pour l’avenir numérique de l’Afrique

Microsoft, qui a établi son premier bureau africain en 1992 à Johannesburg, a investi massivement dans le renforcement des compétences du pays au cours des trois dernières décennies. Ces cinq dernières années, plus de 4 millions de jeunes Africains ont été formés grâce à divers programmes de compétences et d’employabilité, avec un engagement supplémentaire de Microsoft à former et certifier au moins 1 million de femmes en Afrique d’ici juin 2025.

En 2019, Microsoft a ouvert son premier centre de développement africain au Kenya et au Nigeria, fournissant une plateforme aux ingénieurs pour créer des solutions à impact local et mondial. Plus récemment, Microsoft a lancé un plan quinquennal ambitieux visant à :

  • Développer les actifs et capacités numériques de 10 millions de PME ;
  • Soutenir 10 000 start-ups pour favoriser leur croissance ;
  • Fournir des compétences numériques à 30 millions d’Africains ;
  • Créer des infrastructures essentielles pour un continent véritablement connecté.

Lillian Barnard, présidente de Microsoft Afrique depuis début mai, conclut :

“Chez Microsoft, nous assistons directement à la révolution de l’IA. Nous nous engageons à être un gardien responsable de la technologie de l’IA, en veillant à ce qu’elle soit développée et utilisée de manière à bénéficier à tous les Africains afin d’avoir un impact durable et positif sur la croissance de l’économie africaine. Combler le déficit de compétences numériques en Afrique est essentiel au succès futur de cette entreprise.

En nous associant à Zindi, nous visons à révolutionner les compétences en IA sur le continent, en fournissant des formations et des certifications de pointe en IA à des milliers de développeurs et de futurs ingénieurs de données, préparant ainsi les futurs travailleurs du monde entier.”

Afrique Microsoft et Zindi s'allient pour renforcer les compétences en IA du continent

L’olivier Assurance et Shift Technology renouvellent leur partenariat pour lutter contre la fraude à l’assurance

Shift Technology, leader en solutions d’automatisation et d’optimisation des décisions basées sur l’intelligence artificielle pour le secteur de l’assurance, et L’olivier Assurance, filiale française du groupe Admiral, annoncent le renouvellement de leur contrat de collaboration, initié en 2019. Ce partenariat fructueux vise à renforcer la détection et la prévention des sinistres suspects, un enjeu crucial dans le secteur de l’assurance.

Chaque année, la fraude à l’assurance IARD (Incendies, Accidents et Risques Divers) engendre un coût de 14 milliards d’euros pour l’économie européenne et de 2,5 milliards d’euros en France.

Shift Technology, licorne française créée à Paris en 2014, fournit des solutions au secteur de l’assurance pour améliorer la gestion des sinistres et la détection des fraudes.

Elle utilise l’IA et des techniques avancées de sciences des données pour déceler les comportements suspects lors des déclarations de sinistres et pour automatiser ces dernières. Sa solution Shift Claims Fraud Detection, dédiée aux assureurs IARD, permet de détecter la fraude en temps réel, affichant un taux de pertinence trois fois plus élevé que celui des processus manuels ou basés sur des règles.

Le partenariat Shift Technology-L’olivier Assurance

Créée en 2011, L’olivier Assurance est la marque française du groupe Admiral, une société internationale de services financiers fondée en 1993 au Royaume-Uni. Le groupe Admiral, qui figure parmi les leaders européens des assurances en ligne, est particulièrement connu pour ses offres d’assurance automobile adaptées aux différents profils de conducteurs et opère à l’international sous diverses marques.

L’olivier Assurance, initialement spécialisée en assurance automobile, a élargi sa gamme de produits en 2020 pour inclure l’assurance habitation. Depuis 2019, elle s’appuie sur l’IA et la data science de Shift pour automatiser et optimiser la détection des sinistres suspects. Satisfaite de l’évolution de son système anti-fraude et des résultats obtenus, elle a décidé de poursuivre cette collaboration.

Antoine Samzun, Directeur Technique chez L’olivier Assurance, affirme :

“Chez L’olivier, nous mettons un point d’honneur à garantir à nos assurés un prix aussi équitable que possible. La fraude tend à faire grimper le montant des polices d’assurance, répercutant ainsi sur nos assurés de bonne foi le déficit engendré à cause des individus mal intentionnés. C’est pourquoi nous mettons tout en œuvre afin de l’enrayer : pour rétablir l’équité, valeur centrale de notre organisation”.

Benoit Legros, Vice-Président EMEA & Asie de Shift Technology, ajoute :

“Depuis le premier jour, notre objectif est d’explorer des moyens nouveaux et innovants de mettre la technologie au service des assureurs, pour les aider à être plus proches de leurs clients. Nous sommes très heureux d’avoir participé activement à la mise en place d’une cellule dédiée à la lutte anti-fraude au sein de L’olivier. En renouvelant notre collaboration, nous espérons franchir une étape supplémentaire dans cette initiative stratégique, et aider L’olivier à tenir sa promesse d’une assurance équitable pour chacun et chacune”.

L’olivier Assurance et Shift Technology renouvellent leur partenariat pour lutter contre la fraude à l’assurance

RICE University et PSL : un partenariat transatlantique pour la recherche et l’innovation

Rice University et l’Université Paris Sciences & Lettres (PSL), deux des principaux établissements de recherche et d’enseignement supérieur urbains au monde, ont annoncé ce lundi 13 mai la signature d’un partenariat stratégique pour la recherche et l’innovation sur les grands défis et opportunités mondiaux.

Dans le cadre de cette collaboration ambitieuse, les deux universités visent à faire progresser la recherche dans les domaines de l’énergie, du climat, des technologies quantiques et computationnelles et celui de la santé.

Fondée en 1912, Rice University est une institution universitaire de premier plan située au cœur de Houston, au Texas, reconnue pour son excellence académique, en particulier dans les domaines des sciences, de l’ingénierie, des sciences humaines et des sciences sociales. Elle est d’ailleurs régulièrement classée parmi les 20 meilleures universités de recherche du pays et entretient des liens étroits avec l’industrie, le gouvernement et le secteur associatif. En 2023, elle a ouvert un campus à Paris, dans le Marais, le Rice Global Paris Center, où a été signé l’accord de collaboration.

PSL, qui regroupe onze des plus grands instituts de recherche et universités de France en une seule entité, apporte une communauté unique de 2 900 chercheurs de classe mondiale et 140 laboratoires de recherche au partenariat.

Outre être des universités à taille humaine, Rice et PSL ont en commun une approche pluridisciplinaire dans les domaines des lettres, des arts et des sciences, l’excellence de leurs formations de premier cycle et, avec le Rice Global Paris Center, la proximité du centre de Paris et d’autres hubs internationaux.

Le partenariat couvrira l’ensemble des champs disciplinaires portés par les universités, et ouvrira des perspectives de collaborations qui permettront de mobiliser activement les communautés scientifiques réciproques.

Alain Fuchs, Président de l’Université PSL, souligne :

“Ce partenariat bénéficie à la fois d’une dynamique bottom up, axée sur la recherche, et d’un engagement institutionnel au plus haut niveau. La qualité et la complémentarité des chercheurs de l’Université PSL et de Rice University qui se sont mobilisés pour cet événement est un signal fort qui augure d’un démarrage rapide et productif de la collaboration. Ce partenariat offrira par ailleurs un cadre de collaborations qui permettra à tous les établissements de PSL de développer des collaborations dans leurs domaines de compétence et avec leurs interlocuteurs naturels à Rice”.

De premiers ateliers ont réuni hier des chercheurs des deux universités au Rice Global Paris Center autour des quatre priorités de recherche : Energie & Climat, Santé & Médecine, Informatique & Technologies Quantiques et Futurs Urbains. D’autres workshops seront organisés dans les années à venir et un appel à projets, publié deux fois par an, permettra de sélectionner les projets de recherche communs co-financés par les deux institutions.

Reginald DesRoches, Président de l’Université Rice, conclut :

“Nous sommes honorés et enthousiastes de nous associer à l’Université Paris Sciences et Lettres et d’unir nos forces pour faire progresser l’innovation audacieuse et trouver des solutions aux plus grands défis mondiaux de notre époque.

 Les forces et les ambitions uniques de notre corps professoral, de nos étudiants, de nos bourses d’études et de nos recherches sont ce qui nous rassemble, et notre passion et notre espoir de construire un avenir meilleur pour tous sont ce qui guidera notre programme de partenariat. Représentant deux régions géographiques, économiques et culturelles distinctes connues pour leur ingéniosité et leur excellence, les efforts de Rice et de PSL ne connaîtront pas de limites”.

signature PSL Rice University

Le Monde signe un partenariat pluriannuel avec OpenAI et se dote d’une charte sur l’IA

On savait OpenAI en tractations avec plusieurs médias pour entraîner ses LLM sur leurs publications. En France, c’est avec le journal Le Monde que le premier accord a été signé : OpenAI puisera en toute légalité dans le contenu du quotidien pour entraîner ses modèles et enrichir les réponses de ChatGPT. Le Monde, de son côté, s’assure d’une nouvelle source de revenus tout en protégeant ses droits d’auteur.

Si 2023 a été l’année de l’IA générative, elle a été également celle de batailles judiciaires entre les éditeurs, les écrivains, les artistes et les acteurs de l’IA comme OpenAI, Midjourney ou Meta. OpenAI a d’ailleurs été principalement la cible de plaintes comme en témoigne celle du New York Times fin décembre dernier.

Sachant pertinemment que leurs contenus vont aller enrichir les données sur lesquelles sont entraînés les modèles d’IA, leurs auteurs entendent aujourd’hui ne pas laisser les développeurs engranger des bénéfices sur leur dos sans contrepartie. Ce que ces derniers ont compris : Google a ainsi signé en février un accord de licence avec Reddit d’un montant de 60 millions de dollars annuels pour exploiter son contenu.

OpenAI s’est dit prêt à collaborer avec les éditeurs et les créateurs “afin qu’ils tirent profit d’une technologie IA avancée et d’un nouveau modèle de revenus”.

La start-up a signé un accord avec le groupe de presse allemand Axel Springer après avoir conclu un partenariat avec l’Associated Press en juillet dernier, pour partager certains contenus et technologies d’information et examiner des cas d’utilisation potentiels de l’IA générative dans les produits et services d’actualité. Mercredi, elle a annoncé cet accord avec Le Monde mais également un partenariat avec le groupe espagnol Prisa Media.

L’accord de partenariat Le Monde-OpenAI

Les équipes du Monde vont pouvoir exploiter les technologies d’OpenAI pour développer des projets et des fonctionnalités basées sur l’IA tandis que la start-up utilisera son corpus éditorial.

Louis Dreyfus, Directeur général du Monde, et Jérôme Fenoglio, Directeur du Monde, écrivent :

“L’accord prévoit que les références aux articles du Monde soient mises en évidence et systématiquement accompagnées d’un logo, d’un lien hypertexte et des titres des articles utilisés comme références. Les contenus qui nous sont fournis par les agences de presse et les photographies publiées par Le Monde sont expressément exclus”. 

Tous deux rappellent qu’ils ont été parmi les premiers en France à signer des accords de droits voisins avec Facebook puis Google. Le droit voisin permet, depuis 2019, aux éditeurs de presse de recevoir une rémunération des plateformes du Web utilisant leurs publications datant de moins de deux ans. Le montant de celle-ci est déterminé à la suite de négociations entre éditeur et plateforme, comme dans le cadre de ce partenariat.

Ils ajoutent :

“Nous espérons que cet accord créera un précédent pour notre industrie. Avec cette première signature, il sera plus difficile pour les autres plateformes d’IA de se soustraire ou de refuser de négocier. De ce point de vue, nous sommes convaincus que l’accord est bénéfique pour l’ensemble de la profession”.

Précisant :

“Il va sans dire que ce nouvel accord, comme les précédents que nous avons signés, n’entravera en rien la liberté de nos journalistes d’enquêter sur le secteur de l’intelligence artificielle en général, et sur OpenAI en particulier”.

Une charte sur l’IA

Comme de nombreuses entreprises et éditeurs, Le Monde utilise des outils d’IA au quotidien, notamment l’outil de traduction de DeepL pour son site web et son application en anglais. Le quotidien teste également la transcription orale de ses articles français dans le cadre d’un accord avec Microsoft.

L’éditeur met l’accent sur la nécessité d’une supervision humaine dans l’utilisation de l’IA. Une fois les articles traduits par DeepL, ils sont ainsi relus par des traducteurs professionnels avant de l’être par des journalistes anglophones, ce qui a d’ailleurs permis de créer des emplois.

Sa charte sur l’IA, récemment adoptée, complète sa charte éthique et déontologique et stipule en autres :

“L’intelligence artificielle générative (…) ne peut en aucun cas remplacer les équipes éditoriales”

mais également :

 “L’utilisation de l’IA générative n’est autorisée, que dans des conditions strictement définies, comme outil d’aide à la production éditoriale”. 

Monde-signe-partenariat-pluriannuel-OpenA-charte-IA

Mistral AI et Microsoft, un partenariat scruté par la Commission européenne

Lundi dernier, Mistral AI dévoilait Mistral Large, lançait “Le Chat” un assistant conversationnel et, dans la foulée, annonçait un partenariat de distribution avec Microsoft. Ces annonces ont suscité de nombreuses réactions : alors que certains y voient un abandon de l’open source, d’autres craignent de voir s’envoler l’espoir d’un champion européen de l’IA générative indépendant. La Commission européenne a décidé d’examiner le partenariat.

Mistral Large est le troisième LLM présenté par Mistral AI et devient son modèle phare après Mistral 7B et Mixtral 8x7B. Dans le cadre du partenariat avec Microsoft, le modèle, également accessible via la Plateforme, l’API de Mistral AI, va rejoindre Mistral 7B dans le catalogue de modèles Azure AI, accessible via Azure AI Studio et Azure Machine Learning, en tant que Models-as-a-Service (MaaS). Il y sera une alternative aux modèles d’OpenAI.

Les deux partenaires dans leurs annonces respectives n’avaient pas évoqué l’investissement de 15 millions d’euros de Microsoft, venu s’ajouter à la levée de fonds de décembre dernier de 385 millions de Mistral AI, qui l’avait valorisée à environ 2 milliards de dollars, la faisant passer au statut de licorne sept mois après sa création. Ce financement devrait être transformé en actions lors de la prochaine levée de fonds de la start-up sur la base de cette valorisation, Microsoft détiendra alors moins de 1% des actions de Mistral AI.

Un partenariat controversé

Lors d’une réunion du Conseil Européen le 9 novembre dernier, la France, l’Allemagne et l’Italie se sont opposés à une règlementation des modèles de fondation, privilégiant l’autorégulation de leurs fournisseurs et faisant porter la responsabilité à ceux qui les utilisent pour leurs applications spécifiques. D’âpres négociations ont suivi et en décembre dernier, les négociateurs du Parlement européen et du Conseil annonçaient à être parvenus à un accord provisoire sur l’AI Act.

Les législateurs ont entendu les revendications des défenseurs de l’open source comme Mistral AI et Alpha Alpha puisque leurs modèles ne sont pas soumis à d’application du règlement, sauf s’ils présentent un risque élevé ou sont utilisés à des fins interdites, comme les manipulations.

Jean-Noël Barrot tweetait alors :

“Nous allons analyser attentivement le compromis trouvé aujourd’hui et nous assurer dans les prochaines semaines que le texte préserve la capacité de l’Europe à développer ses propres technologies d’intelligence artificielle et préserve son autonomie stratégique”

Si, pour certains acteurs de l’IA, bien qu’ils travaillent depuis 2021 sur la réglementation, les législateurs se sont précipités pour aboutir à un accord, une partie de ces derniers se sentent aujourd’hui trahis par le partenariat.

Preuve en est les déclarations de Kai Zenner, chef de cabinet et conseiller en politique numérique pour Axel Voss, un député européen du Parti populaire européen (PPE) à Euronews Next :

“Sur le plan technique et politique au Parlement européen, nous sommes extrêmement furieux parce que le gouvernement français a pendant des mois avancé l’argument du leadership européen, signifiant que ces entreprises devraient pouvoir se développer sans l’aide des entreprises chinoises ou américaines. Il a toujours accusé le Parlement de rendre cela quasi impossible pour ces champions nationaux et licornes d’essayer de concurrencer leurs concurrents mondiaux”.

Selon lui, Mistral AI avait mis en avant qu’une réglementation contraignante pourrait le contraindre de coopérer avec des entreprises comme Microsoft.

“Maintenant, ils ont obtenu tout ce qu’ils voulaient, et ils le font quand même, et je trouve cela tout simplement ridicule.” 

Mistral AI se défend d’abandonner l’open source et son indépendance. Arthur Mensch, l’un de ses cofondateurs, clarifie la position de la start-up sur X :

“Nous sommes toujours engagés à être à la pointe des modèles de poids ouvert ! Nous vous demandons un peu de patience, car les 1 500 H100 ne nous ont permis d’aller que jusqu’ici… Microsoft a investi dans une petite note convertible aux côtés de nombreuses autres entreprises, en tant que partenaire de distribution. Nous sommes une entreprise européenne indépendante avec des ambitions mondiales, et cela ne changera pas”.

La Commission européenne a néanmoins décidé d’examiner le partenariat comme elle le fait actuellement pour celui de Microsoft et OpenAI.

La mainmise des grandes entreprises du secteur technologique sur le marché de l’IA générative.

La Federal Trade Commission enquête sur les investissements et les partenariats récents impliquant Alphabet (maison mère de Google), Amazon, Microsoft et deux des leaders de l’IA générative, OpenAI et Anthropic, deux leaders de l’IA générative : le succès de ChatGPT a incité Microsoft à investir massivement dans OpenAI tandis qu’Anthropic a reçu d’importants investissements de Google et Amazon.

En France, l’Autorité de la concurrence a décidé de “s’autosaisir pour avis” car elle estime que “les grands acteurs numériques qui contrôlent déjà des intrants clés ou des marchés adjacents, pourraient être incités à mettre en œuvre des pratiques visant à consolider leur pouvoir de marché actuel à l’amont de la chaîne de valeur de l’IA générative, ou à tirer parti de ce dernier, pour se développer dans ce secteur en plein essor”. 

Tout comme la FTC, elle s’intéresse aux investissements et partenariats récents impliquant des entreprises d’IA générative et d’importants fournisseurs de services cloud. Elle a d’ailleurs rendu un avis en juin dernier sur le fonctionnement concurrentiel du secteur du cloud, soulignant qu’Amazon Web Services (AWS), Google Cloud Platform et Microsoft Azure avaient capté à eux trois 80 % de la croissance des dépenses en infrastructures et applications de services cloud public en France en 2021.

Outre ces investissements, l’Autorité de la Concurrence s’intéressera également “aux pratiques mises en œuvre par les acteurs déjà présents sur l’infrastructure cloud et aux problématiques liées à l’accès à ces infrastructures, aux données et à une main d’œuvre qualifiée”.

Mistral AI et Microsoft, un partenariat scruté par la Commission européenne
❌