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DIVA : catalyseur d’innovation pour les entreprises des Pays de la Loire

Depuis 2023, le programme DIVA (Digital Innovation Value Accelerator) s’impose comme un acteur clé du soutien à l’innovation en IA dans les Pays de la Loire. Grâce à un investissement régional de plus de 3 millions d’euros, les PME et les ETI ligériennes bénéficient d’un accompagnement stratégique et financier pour intégrer l’IA dans leurs processus et produits. À mi-parcours de son déploiement, DIVA affiche des résultats encourageants, révélant une dynamique prometteuse pour la compétitivité des entreprises du territoire.

Lauréat en 2022 de l’appel à projet European Digital Innovation Hub (EDIH) lancé par la Commission Européenne en vue d’accompagner la digitalisation des entreprises, DIVA est cofinancé par l’UE dans le cadre du programme Digital Europe.

Son objectif est de renforcer la compétitivité des entreprises de la Région tout en respectant les principes de développement durable et en s’inscrivant dans une dynamique RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises).

Un dispositif d’accompagnement complet et sur mesure pour accélérer la transformation numérique

Porté par l’incubateur régional Atlanpole, co-piloté avec le pôle de compétitivité EMC2, DIVA repose sur un écosystème de 13 acteurs ligériens spécialisés dans l’innovation et l’accompagnement économique. Son ambition : faciliter l’adoption de l’IA en entreprise à travers un dispositif structuré, comprenant :

  • Un diagnostic des besoins numériques permettant d’évaluer la maturité des entreprises et de définir une feuille de route adaptée ;
  • Un accompagnement au prototypage, avec un soutien financier couvrant jusqu’à 50 % des coûts ;
  • Une offre de formation et de sensibilisation visant à démocratiser les enjeux et opportunités de l’IA.

À horizon 2026, l’objectif est ambitieux : 450 cadrages de projet, 35 prototypes développés et 55 formations dispensées. Début 2025, les premiers résultats démontrent déjà un fort engagement des entreprises locales.

Des résultats concrets et un impact mesurable

Après deux années d’existence, DIVA a accompagné 21 projets pilotes, avec un investissement moyen de 30 000 euros par prototype. Plus de 200 structures (entreprises, associations, établissements publics) ont bénéficié d’un accompagnement technique pour définir leur stratégie de transformation numérique, et plus de 4 000 entrepreneurs ont été sensibilisés à travers une cinquantaine d’événements dédiés.

Deux entreprises témoignent de l’impact de DIVA sur leur développement :

  • Aqualeg, spécialisée dans la fabrication de prothèses, a développé un agent virtuel multilingue pour assister son support client à l’international, garantissant conformité au RGPD et fiabilité des réponses ;
  • Shortways, éditeur de logiciels, a développé un assistant digital basé sur l’IA générative, permettant d’optimiser l’expérience utilisateur et de réduire les délais de traitement des demandes.

Ces exemples illustrent non seulement comment l’IA peut devenir un levier stratégique pour l’amélioration des performances et la compétitivité des entreprises mais également  comment DIVA, grâce à son accompagnement, leur a permis de minimiser les risques financiers liés à l’implémentation de l’IA.

Projections 2025

D’ici 2026, DIVA prévoit de financer plus de 50 nouvelles expérimentations, avec un budget supplémentaire de 1,5 million d’euros. L’objectif est de doubler le nombre de projets de prototypage et d’intensifier l’accompagnement des entreprises pour une adoption efficace de l’IA.

Simon Boisserpe, conseiller Développement et Innovation Numérique à Atlanpole, souligne :

“DIVA joue un rôle crucial dans l’accélération de la transformation numérique des entreprises des Pays de la Loire. Ce sont au total 6 millions d’euros sur 3 ans qui sont mis à la disposition des entrepreneurs.”

Les entreprises accompagnées bénéficieront en outre d’une ouverture sur l’Europe via des collaborations techniques et commerciales avec les autres EDIH de l’UE.

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INESIA : un nouvel acteur pour la sécurité de l’IA en France

En mai 2024, la France était l’un des pays signataires de la Déclaration de Séoul pour une IA sûre, novatrice et inclusive. Dans le prolongement de cet engagement, Clara Chappaz, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, a annoncé la création de l’Institut national pour l’évaluation et la sécurité de l’intelligence artificielle (INESIA).

Cette initiative vise à renforcer la confiance du public dans les technologies d’IA en France, tout en soutenant l’innovation dans ce domaine stratégique.

Structurer la recherche française en matière d’évaluation

Plutôt que de créer une nouvelle entité juridique, l’INESIA coordonnera les efforts des principaux acteurs nationaux de l’évaluation et de la sécurité de l’IA, notamment l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), l’Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique (Inria), le Laboratoire national de métrologie et d’essais (LNE) et le Pôle d’expertise de la régulation numérique (PEReN). Copiloté par le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) et la Direction générale des Entreprises (DGE), l’Institut n’aura pas de pouvoirs contraignants, mais servira de plateforme de collaboration entre ces institutions existantes.

Elles collaboreront ainsi à l’analyse des risques systémiques liés à l’IA dans le domaine de la sécurité nationale, le soutien à la mise en œuvre de la régulation de l’IA et l’évaluation de la performance et de la fiabilité des modèles d’IA. Leur approche scientifique et la diffusion de bonnes pratiques garantiront que l’IA soit développée et utilisée de manière sécurisée et fiable, en particulier dans des secteurs sensibles tels que la médecine, l’éducation, l’industrie et l’information.

INESIA permettra à la France de jouer un rôle actif au sein du réseau international des AI Safety Institutes, aux côtés de nations telles que le Canada, la Corée du Sud, les États-Unis, le Japon, le Kenya, Singapour et le Royaume-Uni. Elle soutiendra ainsi son ambition : faire de l’IA une technologie de confiance, au service de l’innovation et de la souveraineté nationale.

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La France, pilier européen de l’innovation en oncologie

L’innovation en oncologie s’impose comme un enjeu majeur dans la lutte contre le cancer, qui demeure l’une des premières causes de mortalité en Europe. À la veille de la Journée mondiale de lutte contre le cancer qui se déroule chaque année le 4 février, l’Office européen des brevets (OEB) a publié sa seconde étude “New frontiers in oncology” sur les technologies dédiées au cancer, offrant une analyse approfondie des secteurs technologiques à la croissance la plus rapide. Celle-ci montre que, quand bien même l’Europe abrite le plus grand nombre de start-ups liées à l’oncologie, elle se laisse distancer par les États-Unis et la Chine en matière de dépôts de brevets.

Près de 20 millions de nouveaux cas de cancer, dont 433 000 en France, sont diagnostiqués dans le monde chaque année. Bien que l’Europe regroupe moins de 10 % de la population mondiale, elle représente près de 25 % des cas mondiaux de cancer et plus de 20 % des décès liés à cette maladie.

L’étude de l’OEB “Nouvelles frontières en oncologie : un écosystème d’innovation en évolution” se concentre sur les technologies les plus prometteuses et les variations entre les régions, les acteurs et les secteurs. Elle examine les dépôts de brevets dans 28 domaines technologiques du cancer et révèle de grandes variations dans les taux de croissance, ainsi que dans le nombre de familles de brevets internationales (FBI).

Les États-Unis en tête des inventions liées au cancer

Au cours de la période la plus récente (2015-2021), les domaines qui ont connu la plus forte croissance, mesurée par les taux de croissance annuels des FBI, comprennent des technologies telles que l’immunothérapie cellulaire (+37,8 %), la thérapie génique (+31,0 %), l’analyse d’images (+19,6 %), les biopsies liquides (+17,2 %) et l’informatique de santé (+14,7 %).

Les États-Unis dominent l’innovation en oncologie, avec une part stable d’environ 43 % des inventions mondiales liées au cancer. En revanche, la part des déposants européens a chuté de 18,7 % à 12,4 % entre 2010 et 2021, alors que le dépôt de brevets en oncologie s’est intensifié. La Chine affiche la plus forte progression : le nombre de FBI a plus que quadruplé au cours de la période 2015-2021, porté principalement par le secteur privé, qui dépasse désormais largement le secteur public.

La France, moteur européen de l’innovation en oncologie

L’étude souligne la place prépondérante de la France dans l’écosystème européen, grâce à son dynamisme en matière de brevets et à l’excellence de ses institutions de recherche.

Avec plus de 3 500 FBI publiées entre 2010 et 2021, la France se positionne au deuxième rang européen derrière l’Allemagne. Elle se distingue particulièrement dans le domaine de la médecine personnalisée, où elle représente 5,6 % des inventions brevetables entre 2016 et 2021. Cette avancée traduit une approche innovante du traitement du cancer, mettant l’accent sur des thérapies adaptées aux spécificités génétiques des patients. Cette période a également été marquée par une croissance significative dans le domaine des vaccins immunothérapeutiques, où la part de la France est passée de 4,0 % à 4,7 % par rapport à la période 2010-2015.

L’écosystème français est porté par un réseau de recherche particulièrement performant. L’Inserm et le CNRS occupent respectivement la deuxième et la troisième place au niveau mondial pour le nombre de brevets déposés en oncologie. Au total, dix institutions françaises figurent parmi les quinze premières européennes, confirmant l’importance des organismes de recherche publics dans l’innovation technologique contre le cancer. Cette dynamique se traduit également par une forte contribution des universités et des hôpitaux, qui représentent près des deux tiers des brevets déposés en France dans ce domaine.

Par ailleurs, l’Hexagone affiche une présence notable dans le paysage européen des start-ups spécialisées en oncologie : avec 246 jeunes entreprises dédiées à ce secteur, il se classe juste derrière le Royaume-Uni (290 start-ups) et devant l’Allemagne (208). L’Europe compte environ 1 500 start-ups en oncologie, dépassant ainsi les États-Unis (1 325). Cependant, si le nombre de start-ups en phase de création y est supérieur, la transformation de ces entreprises en acteurs majeurs demeure un défi : moins de 22 % des start-ups françaises en oncologie (24 % au sein de l’UE et moins de 27 % dans les autres États membres de l’OEB) atteignent un stade avancé de croissance, contre près de 40 % aux États-Unis.

L’étude de l’OEB souligne également une perte de terrain de l’Europe face aux États-Unis et à la Chine dans les secteurs les plus dynamiques de l’innovation oncologique. Les parts européennes ont reculé de 5 points de pourcentage dans des domaines stratégiques comme l’immunothérapie cellulaire, la thérapie génique et l’analyse d’images. Ces technologies, en forte expansion, nécessitent des investissements massifs et un écosystème favorable à leur développement.

L’innovation en oncologie en France repose sur une base scientifique solide et un réseau de start-ups prometteur. Toutefois, l’enjeu réside dans la capacité à transformer ces avancées en succès industriels et cliniques. L’accès au financement, le soutien aux phases de croissance et la structuration d’un écosystème plus propice à l’industrialisation de l’innovation apparaissent comme des leviers essentiels pour renforcer la compétitivité française et européenne dans ce domaine stratégique.

António Campinos, président de l’OEB, conclut :

“En référence au rapport de Mario Draghi sur l’avenir de la compétitivité européenne, les conclusions de cette étude constituent un signal d’alarme pour l’écosystème d’innovation en oncologie en Europe. Alors que les technologies de lutte contre le cancer évoluent rapidement et s’engagent vers des recherches inédites, l’Europe doit réagir pour préserver son avantage compétitif en matière d’innovation dans le secteur de la santé et ainsi contribuer à sauver des vies. Les startups européennes en oncologie sont un atout, mais elles ont besoin d’investissements et de soutien pour développer leurs innovations.”

La France, pilier européen de l’innovation en oncologie

L’UM6P et STATION F s’allient pour favoriser l’innovation entre l’Europe et l’Afrique

L’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) et STATION F annoncent un partenariat stratégique visant à stimuler l’innovation et à renforcer les liens entre l’Europe et l’Afrique. Baptisé NextAfrica, ce programme de six mois ambitionne d’accompagner et d’accélérer les start-ups internationales souhaitant se développer sur le marché africain, notamment dans les domaines de la Greentech, l’Agritech et la Healthtech, alignés sur la vision et l’expertise de l’UM6P.

Une synergie unique entre l’Europe et l’Afrique

Ce partenariat offre aux start-ups un cadre privilégié combinant mentorat, financement, accompagnement technique et accès aux marchés africains. Il s’appuie sur l’excellence scientifique et les infrastructures de l’UM6P, permettant aux entrepreneurs de bénéficier d’un savoir-faire local essentiel pour leur expansion en Afrique. Les start-ups pourront ainsi échanger avec les chercheurs et experts de l’université, qui leur offriront une compréhension approfondie des enjeux économiques et technologiques spécifiques au continent.

Par ailleurs, leur intégration à STATION F, le plus grand campus de startups au monde, leur garantira une exposition à un écosystème dynamique et interconnecté, favorisant les synergies avec des investisseurs, partenaires et experts européens. Ce double ancrage permettra aux entrepreneurs de solidifier leur présence à la fois sur les marchés africains et européens.

Un programme d’accélération de référence

Chaque année, NextAfrica accompagnera une vingtaine de startups spécialisées en Greentech et Healthtech à travers un programme intensif de six mois. Celui-ci combinera une immersion au sein de STATION F à Paris, où elles bénéficieront d’un accès privilégié aux ressources du campus et à un réseau international d’entrepreneurs et d’investisseurs, ainsi que des résidences périodiques sur le campus de l’UM6P au Maroc. Cette approche leur permettra non seulement de développer leurs projets dans un environnement entrepreneurial de premier plan, mais aussi de tester et d’adapter leurs innovations aux réalités et besoins spécifiques du marché africain.

Les candidatures pour rejoindre la première promotion sont d’ores et déjà ouvertes.

Hicham El Habti, Président de l’UM6P, souligne :

“Cette alliance avec STATION F reflète notre ambition de connecter les talents africains et européens dans un écosystème entrepreneurial de premier plan. En mettant en commun nos ressources, nous donnons aux startups les moyens d’adresser les défis technologiques, économiques et environnementaux de l’Afrique, tout en consolidant un pont d’innovation entre les deux continents.” 

Une vision stratégique pour l’innovation africaine

Ce partenariat s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement des capacités d’innovation en Afrique, un continent qui présente des opportunités majeures, mais également des défis spécifiques nécessitant des solutions adaptées. En combinant l’expertise de STATION F en matière d’accélération et l’ancrage africain de l’UM6P, NextAfrica se positionne comme un levier stratégique pour les entrepreneurs souhaitant s’implanter durablement sur ces marchés.

Roxanne Varza, Directrice de STATION F, conclut :

“Nous sommes ravis d’accueillir l’UM6P à STATION F. Ce partenariat renforce notre engagement dans des secteurs clés comme la Greentech et la Healthtech, tout en approfondissant notre lien avec le Maroc, qui est déjà le troisième pays le mieux représenté à STATION F.”

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IA et inclusion des personnes déficientes visuelles : 10 start-ups rejoignent l’incubateur du Campus Louis Braille

Le 3 décembre dernier, à l’occasion de la Journée internationale des personnes handicapées, le Campus Louis Braille a ouvert officiellement ses portes dans le quartier Duroc, dans le 7ème arrondissement, à Paris. Ce centre, dédié à la recherche, à l’innovation et à la formation, accueille dès ce mois de janvier 10 start-ups qui vont profiter de son accompagnement pour développer des technologies au service des personnes déficientes visuelles.

Dirigé par Thibaut de Martimprey, le campus a été inauguré à l’Institut National des Jeunes Aveugles (INJA), l’un de ses membres-fondateurs avec les associations ApiDV (Accompagner, Promouvoir, Intégrer les Déficients Visuels), AVH (Association Valentin Haüy) et Voir ensemble.

Inspiré par l’héritage de Louis Braille, inventeur du célèbre code tactile, conçu comme un hub d’apprentissage et d’accessibilité, il réunit des start-ups, des chercheurs, des étudiants et des personnes concernées par le handicap visuel pour travailler ensemble au développement de solutions concrètes favorisant l’autonomie et améliorant le quotidien des personnes malvoyantes ou aveugles.

Les 10 premières start-ups incubées

Parmi les 25 candidatures reçues, dix structures ont été sélectionnées pour rejoindre l’incubateur. Leurs projets illustrent la mission du campus : transformer la vie des personnes déficientes visuelles grâce à l’innovation.

  • GiveVision : Un casque optimisant la vision résiduelle pour une meilleure expérience lors d’événements sportifs et culturels ;
  • Connect by Ezymob : Une application mobile all-in-one visant à faciliter l’accès à la culture, aux loisirs et au sport sur plus de 40 villes du territoire français ;
  • AlterMassage et LudAccess : AlterMassage forme pour plusieurs métiers : massages ergonomiques, prévention santé, vente et direction d’entreprises. Son service LudAccess développe une offre spécifique pour rendre accessibles des jeux vidéos et escape games ;
  • Virtuoz by FeelObject : Plans tactiles et vocaux pour une navigation autonome dans l’environnement ;
  • All Services Access (ASA France) : Audiodescription pour les spectacles vivants ;
  • Touch2See : Une tablette tactile avec audiodescription pour suivre les sports en direct ;
  • Artha France : Une mini-caméra fixée sur des lunettes connectée à une ceinture lombaire haptique qui génère des micro-pressions, permettant de ressentir l’environnement de façon tactile ;
  • Sonar Vision : Guidage ultra précis via géolocalisation ;
  • Deritech : Un dispositif conçu pour améliorer l’accessibilité des documents en relief. Il se compose d’une surface tactile sur laquelle repose un document en relief interchangeable ;
  • Go Sens : Mobilité améliorée avec une canne blanche technologique qui détecte les obstacles.

Ces entreprises bénéficieront d’équipements de coworking, d’ateliers collectifs et d’un mentoring ciblé pour accélérer leur croissance. De nouvelles start-ups devraient être sélectionnées dès le mois de mars.

Un partenariat avec la Sorbonne Université

Le Campus Louis Braille a également signé un partenariat stratégique avec la Sorbonne Université. Cette collaboration vise à développer des projets de recherche pour lever les barrières de l’inclusion dans l’enseignement supérieur. L’objectif est de conjuguer excellence académique et accessibilité, tout en rendant les pratiques universitaires plus inclusives.

Permettre aux personnes handicapées visuelles d’être pleinement actrices du campus

Les personnes aveugles et malvoyantes jouent un rôle central dans cette initiative. En partageant leur expertise et leur expérience de vie, elles contribuent à co-créer des solutions adaptées et à faire évoluer les mentalités. Des panels de testeurs seront constitués pour évaluer les produits en développement, rendant le processus d’innovation encore plus participatif.

Un potentiel économique et sociétal

Avec une population mondiale de malvoyants susceptible de doubler d’ici 50 ans (650 millions selon l’OMS), le développement de technologies inclusives s’impose comme une stratégie à fort impact. Le Campus Louis Braille souligne que l’inclusion ne relève pas uniquement de la responsabilité sociale, mais aussi d’une opportunité économique majeure. Les start-ups incubées ne visent pas seulement à combler un besoin, mais à transformer durablement la société.

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Extension du Lille Ynov Campus : un pôle d’innovation au cœur du développement numérique de la métropole lilloise

Le jeudi 21 novembre dernier, Ynov, une école privée qui forme aux métiers du numérique, de la création et de l’innovation, a officiellement inauguré à Croix,  l’extension de son campus métropolitain lillois, ouverte à la rentrée 2024.

Ynov est présent dans 13 métropoles avec 13 campus et près de 10 000 étudiants inscrits dans ses 64 diplômes (BTS, Bachelors, Mastères, reconnus par l’État) couvrant des secteurs tels que l’informatique, la cybersécurité, l’IA, le marketing digital, l’architecture d’intérieur, la création et le design digital ainsi que l’audiovisuel.

Le taux d’employabilité des diplômés, particulièrement élevé, atteste de l’efficacité de son modèle pédagogique. En sortie de Mastère, 92% d’entre eux trouvent un emploi dans les six mois, avec une rémunération moyenne de 36K€ par an. L’école propose également Connect Ynov Campus, une offre de formation 100% en ligne.

Lille Ynov Campus

Le campus lillois a ouvert ses portes en 2022. L’inauguration de son extension à Croix, une ville située à une dizaine de kilomètres de Lille, a eu lieu en présence de Lionel Desage, président d’Ynov, et de près de 200 invités, dont des élus et des partenaires clés.

Les nouveaux locaux ont été pensés pour stimuler l’innovation et la créativité des étudiants. Sur le site de l’ancien siège social des 3 Suisses, entièrement rénové, cette extension de 3000 m² compte 12 salles de cours modernes, un studio de création 3D, deux studios de tournage professionnels et une cyberwaroom. Ces équipements soutiennent une pédagogie orientée vers l’agilité, l’entrepreneuriat et l’innovation, des valeurs au cœur de la mission de Ynov.

Le campus peut désormais accueillir plus de 620 étudiants, dont 230 en alternance. Son ambition est d’accueillir 1 000 étudiants d’ici 2027/2028, ce qui lui permettra de consolider son rôle clé dans le paysage éducatif et économique des Hauts-de-France.

En s’implantant dans la commune de Croix, Ynov contribue à la revitalisation du territoire et à la croissance de l’écosystème numérique régional. L’établissement entretient des partenariats solides avec plus de 160 entreprises, offrant ainsi aux étudiants un large éventail d’opportunités professionnelles et de stages.

Matthieu Bouton, Directeur Lille Ynov Campus, conclut :

“Ce campus est bien plus qu’un lieu d’apprentissage, il est un espace d’innovation qui accompagne le développement de l’écosystème numérique local. Notre ambition est de former une génération prête à relever les défis de demain, tout en faisant rayonner le territoire”.

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Nomination : Guillaume Moreau prend la tête de la Recherche et de l’Innovation d’IMT Atlantique

IMT Atlantique, grande école d’ingénieurs généralistes relevant du ministère de l’Économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, annonce la nomination de Guillaume Moreau au poste de Directeur de la Recherche et de l’Innovation. Il succède ainsi à Laurence Le Coq, qui a été nommée Directrice déléguée à la recherche et au développement économique de l’Institut Mines Télécom.

Membre de l’Institut Mines-Télécom, IMT Atlantique est née le 1er janvier 2017 de la fusion des écoles Mines Nantes et Télécom Bretagne, elle dispose de 3 campus situés à Brest, Nantes et Rennes.

Classée 4ème école d’ingénieurs en France selon le palmarès 2024 de L’Étudiant, parmi les 100 premières institutions mondiales du classement THE Impact et les 400 premières universités du classement THE World University Ranking, elle jouit d’une reconnaissance internationale.

Elle combine recherche fondamentale et innovation technologique pour répondre aux défis environnementaux, numériques et sociétaux. Ses onze départements, ses six unités mixtes (GEPEA, IRISA, LATIM, LABSTICC, LS2N et SUBATECH), des collaborations avec des institutions prestigieuses telles que le CNRS, l’INRIA ou INSERM ainsi que des universités et écoles d’ingénieurs, et ses 26,3 millions d’euros de contrats de recherche illustrent sa capacité à produire des résultats concrets pour l’industrie.

Guillaume Moreau, nouveau Directeur de la recherche et de l’Innovation d’IMT Atlantique

Guillaume Moreau, 51 ans, a dédié sa carrière à l’enseignement et la recherche.
Titulaire d’un Doctorat en informatique de l’Université de Rennes I – IRISA, et d’un diplôme d’ingénieur en informatique de L’ENSIIE, il a débuté comme professeur d’informatique à l’École Centrale de Nantes. Il y a également développé une solide expérience d’encadrement et de gestion d’équipes, en tant que Directeur du département informatique et mathématiques, puis au poste de Directeur de la formation.

En 2020, il a rejoint l’IMT Atlantique en tant que Directeur délégué à la recherche et à l’innovation, secondant Laurence Le Coq. Parallèlement à ses responsabilités administratives, Guillaume Moreau mène une activité de recherche active au sein du Lab-STICC (Laboratoire des Sciences et Technologies de l’Information, de la Communication et de la Connaissance, UMR CNRS 6285), se spécialisant dans les domaines de la réalité virtuelle et augmentée. Il est l’auteur de 35 publications dans des revues internationales et nationales, de 5 ouvrages et de plus de 100 communications dans des congrès internationaux. Il a également encadré une trentaine de thèses, présidé de nombreux jurys de thèses et participe à des comités d’évaluation et projets au sein de l’Agence Nationale de recherche (ANR) et du Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement (HCERES).

Au cours de sa carrière, Guillaume Moreau a piloté ou contribué à de nombreux projets de recherche collaboratifs et bilatéraux, financés par des sources publiques et privées, impliquant des universités, des centres de recherche et des entreprises, tant en France qu’à l’international. Sa nomination à la tête de la recherche d’IMT Atlantique s’inscrit dans cette dynamique.

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France 2030 et Sommet IA Paris 2025 : le gouvernement lance les défis “Convergence IA”

S’appuyant sur les acquis des sommets de Bletchley Park (novembre 2023) et de Séoul (mai 2024), le “Sommet pour l’action sur l’IA” se déroulera à Paris les 10 et 11 février 2025. C’est dans cette perspective que Clara Chappaz, secrétaire d’État chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, Anne Bouverot, envoyée spéciale du président de la République pour le Sommet, et Bruno Bonnell, Secrétaire général pour l’investissement en charge de France 2030, ont annoncé le lancement des défis “Convergence IA”. Ces défis visent à stimuler l’innovation et à démontrer le rôle central de l’IA dans le progrès sociétal, économique et environnemental.

Les défis “Convergence IA” : Un levier pour l’innovation et la coopération internationale

Les défis “Convergence IA” s’inscrivent dans une démarche éthique, durable et inclusive. Ils encouragent les chercheurs, ingénieurs, industriels et innovateurs de divers horizons à proposer des projets alignés sur les cinq thématiques prioritaires du Sommet de Paris :

  • IA au service de l’intérêt public ;
  • L’avenir du travail ;
  • Innovation et culture ;
  • L’IA de confiance ;
  • La gouvernance mondiale de l’IA.

Des critères rigoureux pour une sélection d’excellence

Les projets soumis seront évalués selon des critères stricts, incluant leur ouverture internationale, leur pertinence, leur caractère innovant ou disruptif, leur création de valeur pour la société et leur capacité à mobiliser un écosystème diversifié. Ils devront démontrer une capacité à transformer les pratiques socio-économiques, notamment dans des secteurs cruciaux tels que la santé, la transition écologique et le travail.

Le communiqué de presse précise :

 “Nous visons à valoriser les défis manifestant une prise de risque accentuée et assumée, avec une justification et pertinence du défi au moment t, répondant à des problématiques dont les réponses actuelles sont peu matures, proposant des alternatives de réponses atypiques, particulièrement novatrices ou en rupture par rapport à l’état de l’art ou susceptibles de constituer des premières, dans une logique d’engagement pour l’avenir. Si le champ thématique est non-restrictif, nous sommes en particulier à la recherche de projets dans les domaines suivants : santé, transition écologique, travail et mobilités”.

Les candidats ont jusqu’au 5 décembre, soit jeudi prochain, pour proposer leurs défis, un comité de sélection identifiera dès le lendemain les initiatives les plus prometteuses. Ces défis seront mis en lumière lors du Sommet de février 2025, avec une présentation des premiers résultats. Qu’il s’agisse de projets émergents, de solutions en cours de déploiement ou de produits déjà disponibles, l’objectif est d’illustrer comment l’IA peut relever des défis techniques et sociétaux.

Les défis pourront donc se présenter sous plusieurs formes :

  • Mise en place d’une compétition ouverte ou fermée pour répondre à une problématique donnée (hackathon par exemple) ;
  • Élaboration et exécution d’un projet en cours de montage dont les premiers résultats seront prêts en février 2025 ;
  • Solution déjà mise sur le marché répondant à un défi préalablement non résolu.

Agenda des défis “Convergence IA”

Les dates à retenir sont les suivantes :

  • jusqu’au 5 décembre 2024 à 23h59 : ouverture des candidatures et dépôt des dossiers (https://www.demarches-simplifiees.fr/commencer/ai-action-summit) ;
  • 6 décembre : comité de sélection ;
  • Semaine du 9 décembre 2024 : kick-off de lancement des défis et décernement du label et partage du kit de communication ;
  • Jusqu’au 9 février 2025 : exécution des défis par les porteurs avec présentation des premiers résultats auprès du comité de sélection mi-janvier ;
  • 10 et 11 février 2025 : présentation des résultats des défis dans le cadre du Sommet pour l’action sur l’IA.

AI Action Summit

Les Rencontres AGIR font la part belle à l’intelligence artificielle pour penser demain

Le 28 novembre 2024, la Gendarmerie Nationale organise au Beffroi de Montrouge, Paris, une nouvelle édition des Rencontres AGIR (Accompagnement pour la Gendarmerie en Innovation et Recherche), un événement incontournable pour explorer les synergies entre innovation technologique, intelligence artificielle et sécurité publique. Cet événement stratégique, inscrit dans le cadre du plan GEND 20-24, vise à renforcer la collaboration entre les acteurs publics, privés et académiques pour répondre aux défis contemporains et futurs de la sécurité.

Les Rencontres AGIR, initiées par la Gendarmerie nationale, visent à partager les besoins opérationnels pour permettre aux industriels de concevoir des solutions adaptées. Bien plus qu’un simple échange, cet événement a déjà généré plus de 2M€ de marchés avec des entreprises rencontrées lors des éditions précédentes. La 4ᵉ édition a pour objectifs de rassembler la communauté de l’innovation des administrations publiques, des entreprises et du monde de la recherche, tout en accélérant la capacité d’action des acteurs d’État. Un hackathon low tech, coorganisé avec l’Agence Innovation Défense et le programme Centurion, impliquera étudiants et futurs ingénieurs pour imaginer les solutions de demain.

Une mobilisation d’envergure

Cette année, les rencontres se dérouleront ce 28 novembre au Beffroi de Montrouge et bénéficie du soutien de partenaires institutionnels comme le ministère de l’Intérieur, ainsi que d’acteurs privés. « Ces rencontres incarnent la vision d’une gendarmerie tournée vers l’avenir, cherchant à conjuguer innovation et éthique pour relever les défis de demain », souligne le Général d’Armée Christian Rodriguez, directeur général de la Gendarmerie Nationale.

L’événement est aussi l’occasion de favoriser des échanges entre start-ups, grandes entreprises et institutions publiques via des rencontres BtoB. Ces rendez-vous personnalisés permettent de renforcer un réseau d’acteurs engagés dans l’innovation au service de la sécurité.

Les temps forts de cette édition incluent notamment :

  • La remise des Prix Innovation et Prévention, valorisant des projets qui réinventent la prévention et la protection grâce à des technologies de pointe.
  • Des tables rondes et workshops réunissant experts publics, industriels et associatifs pour débattre des enjeux d’innovation, d’industrie et de recherche. Ces échanges croisés, enrichis par la diversité des points de vue, seront interactifs et ouverts aux participants pour co-construire des solutions adaptées aux défis actuels.
  • Le hackathon Low Tech, co-organisé avec l’Agence Innovation Défense (AID) du Ministère des Armées se concentrera sur le développement de technologies ou services innovants, à la fois utiles, accessibles et durables, pour répondre aux besoins spécifiques de la défense et de la sécurité. S’éloignant de l’approche « tout technologique », il ambitionne d’explorer des solutions sobres et résilientes qui répondent à des problématiques opérationnelles ou des irritants identifiés par les administrations présentes. Pendant 24 heures, des étudiant(e)s issus d’écoles d’ingénieurs, de design et d’IUT collaboreront intensivement pour développer une vingtaine de projets concrets, offrant ainsi une plateforme créative pour réinventer l’innovation dans une démarche pragmatique et durable.

L’intelligence artificielle parmi les grandes thématiques des Rencontres AGIR 2024

Cette édition 2024 mettra bien évidemment en avant l’impact de l’IA dans le domaine de la sécurité. Qu’il s’agisse de la détection proactive des menaces, de la gestion des données ou de l’aide à la prise de décision, l’IA redéfinit les pratiques opérationnelles. Les participants aux Rencontres pourront donc assister à des tables rondes réunissant des experts de la Gendarmerie et de l’industrie pour aborder les implications éthiques et opérationnelles de l’IA ainsi qu’à des sessions dédiées aux applications concrètes de l’IA, comme la reconnaissance faciale, la cybersécurité et les outils prédictifs dans la prévention des crimes.

Retrouvez le programme complet des Rencontres Agir sur le site Internet de l’événement.

Rencontres AGIR 2024

« Build on Trainium » : Amazon annonce un investissement de 110 millions de dollars dans la recherche universitaire en IA générative

Via son programme “Build on Trainium”, Amazon fournira des heures de calcul aux chercheurs qui leur permettront de créer de nouvelles architectures d’IA, des bibliothèques d’apprentissage automatique (ML) et des optimisations de performances pour les UltraClusters AWS Trainium distribués à grande échelle.

Le programme cible deux enjeux majeurs de la recherche en IA : le besoin croissant de puissance de calcul et l’accès limité aux infrastructures de pointe pour les institutions académiques qui peinent à soutenir des recherches à grande échelle en raison de contraintes budgétaires. Dans le cadre de Build on Trainium, AWS a créé un UltraCluster de recherche Trainium intégrant jusqu’à 40 000 puces Trainium optimisées pour des charges de travail complexes.

Trainium est la puce ML qu’AWS a conçue à des fins d’entraînement et d’inférence de deep learning. Tout comme sa puce Graviton, Trainium2 offre des avancées en matière de rapport qualité-prix et d’efficacité énergétique pour un large éventail de charges de travail, notamment l’entraînement des modèles d’IA et les applications d’IA générative exécutés sur Amazon Elastic Compute Cloud (Amazon EC2).

En intégrant également des interfaces de programmation avancées comme la Neuron Kernel Interface, qui donne un accès direct au jeu d’instructions de la puce, le programme offre aux chercheurs une flexibilité sans précédent pour explorer les capacités des puces Trainium.

Build on Trainium permet aux chercheurs d’accéder à des infrastructures technologiques de pointe, mais favorise aussi l’innovation ouverte puisque les avancées réalisées dans le cadre de cette initiative seront publiées en open source, permettant à la communauté scientifique de continuer à innover.

Former les experts de demain

Au-delà des avancées techniques, Amazon mise sur l’humain. Le programme finance des collaborations avec des institutions renommées telles que Carnegie Mellon et Berkeley, non seulement pour soutenir des recherches de pointe, mais aussi pour éduquer une nouvelle génération d’experts en IA.

En outre, Amazon organisera plusieurs séries d’appels à propositions Amazon Research Awards, les propositions sélectionnées recevant des crédits AWS Trainium et un accès aux grands Trainium UltraClusters pour leurs recherches.

En offrant des crédits cloud, des formations techniques et un accès aux clusters de calcul, Amazon prépare le terrain pour un écosystème où les compétences en IA deviennent plus accessibles tout en renforçant son rôle central dans les solutions cloud pour l’IA.

Amazon annonce un investissement de 110 millions de dollars dans la recherche universitaire en IA générative.

SUD IA : La Région Sud investit 70 millions d’euros pour démocratiser l’accès à l’IA et booster l’économie régionale

Lors de son assemblée plénière du 25 octobre, la Région Sud a adopté un plan ambitieux baptisé SUD IA. Doté de 70 millions d’euros sur cinq ans, ce plan vise à faire de l’IA un outil utile, accessible à tous les citoyens, et un levier de compétitivité pour les entreprises et start-ups régionales.

En 2023, la Région Sud a sollicité les avis d’experts (universitaires, ingénieurs, sociologues) pour évaluer les bénéfices et les risques liés au développement de l’IA. Leurs conclusions ont été positives : l’IA présente un potentiel de transformation pour de nombreux secteurs de l’action publique, allant de l’emploi à l’énergie, en passant par la gestion des déchets, la qualité de vie et la compétitivité économique. Après avoir annoncé un partenariat avec Microsoft afin d’accélérer l’adoption de l’IA dans l’administration régionale, par les entreprises et les habitants du territoire, la Région dévoile un vaste plan pour faire de la Région une “Terre d’IA”.

Un cadre structurant pour un développement responsable et inclusif

Afin de tirer parti des opportunités de l’IA tout en répondant aux questions d’éthique, de souveraineté et de préservation de l’emploi, le plan SUD IA repose sur trois axes stratégiques :

  • Faire de l’IA un outil au service de la population

Ce premier axe vise à moderniser l’action publique en mettant l’IA au service de la résolution des grands enjeux régionaux, comme le changement climatique et la santé publique. Dans ce cadre, la Région accompagnera les collectivités locales dans la mise en œuvre de solutions innovantes.

Un Conseil stratégique des IA sera créé pour superviser cette initiative, accompagné d’une charte garantissant une utilisation éthique d’une IA fiable, industrielle et souveraine. D’autre part, la Région organisera chaque année un challenge IA pour stimuler l’innovation et proposera la création de chaires interuniversitaires destinées à favoriser le dialogue entre le monde académique et les entreprises.

  • Rendre l’IA accessible au plus grand nombre

La sensibilisation et la formation des jeunes, des élus, des petites entreprises et du grand public seront des leviers essentiels pour assurer l’inclusion dans cette révolution technologique. Le plan SUD IA prévoit une allocation de 2 millions d’euros pour développer la formation en IA.

Elle mettra en place des cours en ligne pour le grand public et les TPE/PME et créera des outils pédagogiques destinés aux collèges et lycées afin de familiariser les jeunes aux concepts de l’IA. Des événements festifs autour de l’IA seront également organisés pour sensibiliser les citoyens de manière ludique et engageante, et toucher ainsi un public plus large.

  • Faire du Sud un territoire leader de l’IA

Le troisième axe est consacré au soutien des entreprises et pépites régionales ainsi qu’à la promotion de la Région Sud en tant que pôle d’excellence en IA.

Dans ce but, la Région mettra en place un guichet unique dédié aux entreprises de l’IA et développera avec l’Etat les infrastructures de données et de calcul nécessaires à la croissance de l’IA. La Région a également l’intention de créer un fonds d’excellence IA pour attirer les talents et d’organiser de grands évènements liés à l’IA pour promouvoir la région comme un carrefour de l’innovation et de la recherche en IA.

Renaud Muselier, Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Président délégué de Régions de France, conclut :

“Une Intelligence Artificielle utile à tous, à chacun des habitants de notre région, c’est possible ! Grâce à un écosystème performant et innovant, autour de nos start-up, d’outils modernes et d’une offre de formation adaptée, les atouts sont là ! Avec 70 millions d’euros mobilisés dans un plan d’actions ambitieux, la feuille de route est tracée pour faire de la Région Sud un pôle d’excellence des IA !”.

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« Women rAIsing » : la Journée de la Femme Digitale consacre sa 13ème édition à l’IA

La Journée de la Femme Digitale (JFD), désormais rebaptisée Join Forces & Dare, est un événement qui met à l’honneur l’audace et le leadership des femmes dans le secteur de la tech. En 2025, sa 13ème édition sera placée sous le signe de l’intelligence artificielle : « Women rAIsing » mettra en lumière celles qui façonnent l’IA.

Selon le Rapport de l’UNESCO sur la science, intitulé « Pour être intelligente, la révolution numérique devra être inclusive », les femmes ne représentaient en 2021 que 22 % des professionnels de l’IA en France et 33,3 % de la population dans les recherches scientifiques.

Une forte sous-représentation (20%) dans les écoles d’ingénieurs et du numérique était également constatée, due principalement à des stéréotypes de genre amenant les jeunes filles à se tourner au lycée vers des études littéraires, paramédicales ou sociales.

Surmonter les préjugés et les biais qui empêchent les femmes de choisir et d’accéder aux métiers de l’IA, alors que cette dernière pourrait améliorer l’inclusion et la parité, est essentiel pour prévenir des impacts socio-économiques significatifs. Ce sujet est d’ailleurs porté depuis des années par Delphine Remy-Boutang, une entrepreneuse française spécialisée dans le numérique et la transformation digitale.

Fondatrice et PDG de the bureau, une agence de conseil en stratégie digitale créée en 2012, elle a cofondé en 2013 « La Journée de la Femme Digitale » pour promouvoir les femmes dans la technologie et l’innovation. JFD a pour objectif de célébrer et d’encourager leurs initiatives dans les domaines du numérique, en leur offrant une plateforme pour échanger, partager et mettre en lumière leurs projets.

En septembre 2022, Delphine Remy-Boutang a lancé Arver, une société d’investissement indépendante en venture capital, pour des start-ups fondées ou co-fondées par des femmes.

Join Forces & Dare : une nouvelle identité pour une mission renforcée

Bien plus qu’un événement annuel, JFD a évolué pour devenir un accélérateur international qui mobilise acteurs publics, privés et médias pour mettre à l’honneur les femmes qui innovent et entreprennent. Il déploie de nombreuses initiatives en Europe, en Afrique et au Canada, telles que le prix les Margaret, (en hommage à Margaret Heafield Hamilton, informaticienne, ingénieure système et chef d’entreprise), la Fondation Margaret, le JFD Club (réseau d’affaires), JFD Manifeste, des études de référence et des ouvrages.

Delphine Remy-Boutang explique :

“Join Forces & Dare c’est l’ADN de JFD : l’union et l’audace. “Join Forces” est notre capacité à rassembler toutes les forces — celles des acteurs publics, privés, et des médias — pour faire front commun. “Dare” incarne le cœur de notre message : oser entreprendre, oser inventer des technologies de rupture et oser imaginer un futur plus responsable”. 

Des actions concrètes tout au long de l’année

Sous le thème « Women rAIsing », l’événement 2025 rassemblera des pionnières, des entrepreneuses et des expertes qui partagent une vision commune : une IA responsable et inclusive.

  • Son Prix « les Margaret », seul prix tech féminin placé sous le haut patronage du Président de la République française, se concentrera sur des projets liés à l’IA. Le dépôt des candidatures débutera le 6 novembre sur joinjfd.com, pour se clôturer le 6 janvier 2025 ;
  • JFD publiera en collaboration avec EY Fabernovel le premier baromètre européen de l’intelligence artificielle : « l’IA, accélérateur d’inégalités ou vecteur de progrès ? ». Une réflexion nécessaire pour faire de l’IA une technologie performante, mais aussi responsable ;
  • Le JFD Club continuera d’animer sa communauté avec des événements mensuels, comme les JFD Nights et des masterclasses spécialisées en IA. Ces événements permettront aux membres de rester connectés et de partager leurs expériences et expertises autour de l’IA et de l’innovation technologique.

Jean-Christophe Liaubet, associé chez EY Fabernovel, conclut :

“Women rAI sing représente bien plus qu’un thème, c’est un engagement à permettre aux femmes de contribuer activement à l’évolution de l’IA. Ensemble, nous devons façonner un avenir où l’IA est utilisée de manière éthique, inclusive et innovante”.

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ChatGPT : OpenAI annonce plus d’un million d’utilisateurs professionnels payants

Selon les chiffres communiqués par OpenAI, le succès de ChatGPT ne se dément pas, loin de là. Aujourd’hui, le nombre d’utilisateurs hebdomadaires de la version gratuite a non seulement atteint la barre des 200 millions, soit deux fois plus qu’en novembre dernier, mais plus d’un million d’utilisateurs professionnels payants utilisent désormais ses solutions contre 600 000 en avril dernier.

Cette croissance impressionnante repose sur ses trois produits phares : ChatGPT Enterprise (lancé en août 2023), Team (janvier 2024) et Edu (mai 2024). Ces outils offrent aux entreprises et institutions des solutions sur mesure pour améliorer la productivité, la collaboration et l’innovation. Le modèle de “seats” payants permet aux entreprises d’ajuster le nombre de licences en fonction de leurs besoins, consolidant la flexibilité et l’accessibilité des produits d’OpenAI.

Une expansion internationale

Bien que les États-Unis restent le marché principal d’OpenAI, plus de la moitié des seats payants sont désormais répartis à travers le monde. L’Allemagne, le Royaume-Uni et le Japon se hissent parmi les plus grands marchés internationaux, reflétant l’adoption croissante de l’IA en Europe et en Asie.

En Europe, OpenAI travaille avec des partenaires de renommée mondiale, notamment le Financial Times, pour permettre aux équipes de ce dernier de bénéficier des gains de créativité et de productivité apportés par ses outils. L’Université d’Oxford, en partenariat avec Microsoft, mène une transformation numérique majeure grâce aux technologies d’IA développées par OpenAI, tandis que des entreprises comme Sanofi les utilisent pour accélèrer le développement de nouveaux médicaments. BBVA et Zalando figurent également parmi les utilisateurs notables de ChatGPT, le premier cherchant à stimuler la productivité de ses employés et à continuer d’innover dans ses services bancaires, le second pour lancer un assistant de mode alimenté par l’IA sur ses plateformes web et son application.

Selon les équipes d’OpenAI, l’utilisation de son API a doublé depuis le lancement de GPT-4o mini, en juillet dernier. D’autres grandes entreprises européennes l’utilisent pour développer des produits innovants et interagir avec leurs clients : la plateforme Spotify pour son DJ IA personnalisé, Klarna pour améliorer les performances des employés et l’expérience client.

L’impact global de l’IA : gains en productivité et innovation

Une enquête récente menée auprès de 4 700 utilisateurs professionnels d’OpenAI montre que 92 % d’entre eux constatent une nette augmentation de leur productivité, tandis que 88 % déclarent gagner du temps dans leurs tâches quotidiennes. L’IA semble également être un moteur de créativité, avec 75 % des utilisateurs affirmant que les outils d’OpenAI ont stimulé l’innovation au sein de leurs organisations.

Les cas d’utilisation vont de la collecte d’informations à la rédaction et l’édition de contenu, en passant par la génération d’idées nouvelles. Leur adoption dans les secteurs de l’éducation, de la santé, des médias, et des services financiers reflète une tendance globale de transformation numérique facilitée par l’IA.

Brad Lightcap, directeur des opérations d’OpenAI, conclut :

“De la refonte de l’apprentissage des étudiants à l’optimisation des soins aux patients, en passant par la transformation de la manière dont les gouvernements servent leurs citoyens, l’IA redéfinit la manière dont les gens travaillent. Nous sommes fiers d’aider plus d’un million d’utilisateurs professionnels payants à travailler de manière plus productive, à rationaliser leurs opérations et à découvrir de nouvelles opportunités d’innovation”. 

ChatGPT OpenAI annonce plus d'un million d'utilisateurs professionnels payants

Minalogic présente les huit projets de R&D récemment sélectionnés dans le cadre de programmes régionaux

Huit projets labellisés par Minalogic ont été retenus dans le cadre des programmes R&D Booster Auvergne-Rhône-Alpes et i-Démo régionalisé France 2030 Auvergne-Rhône-Alpes. Ces projets regroupent 28 entreprises et laboratoires de recherche, répartis sur 9 départements, avec un budget total de R&D de 12,7 millions d’euros, dont 7,1 millions sont soutenus par la Région et l’État. Quatre d’entre eux se concentrent sur l’IA, deux sur la microélectronique, et les deux derniers concernent la photonique.

Créé en 2005, Minalogic est le pôle de compétitivité des technologies du numérique en Auvergne-Rhône-Alpes. Implanté sur trois sites à Grenoble, Lyon et Saint-Etienne, il anime un écosystème unique de plus de 500 adhérents, dont des entreprises couvrant l’ensemble de la chaîne de la valeur du numérique, des universités et instituts de recherche, des collectivités locales et des investisseurs.

Il a pour objectif d’accélérer les mises en relations ciblées entre ces acteurs et dynamiser leurs projets d’innovation et de business, en France, en Europe et à l’international. Depuis 2005, 969 projets ont été labellisés et financés à hauteur de 1,2 milliard d’euros de subventions publiques, pour un investissement de R&D de plus de 2,8 milliards d’euros.

Sur les 9 projets labellisés par Minalogic dans le cadre de ces 2 AAP, 8 ont été sélectionnés, soit un taux de réussite de près de 90%. Ce succès démontre l’impact du label délivré par Minalogic, un atout majeur pour sécuriser les financements et structurer les projets sur les plans technique et commercial, et confirme une fois de plus le rôle crucial du pôle dans l’écosystème de l’innovation technologique en Auvergne-Rhône-Alpes.

Philippe Wieczorek, Directeur innovation de Minalogic, souligne :

“Ces résultats illustrent l’apport de l’accompagnement de Minalogic, qui va bien au-delà du label que le pôle décerne. Un grand bravo aux lauréats, car il ne faut pas oublier que c’est bien l’excellence de leurs innovations qui est récompensée. Les financeurs publics, Etat et Région Auvergne-Rhône-Alpes, ne se trompent pas dans la sélection des acteurs qu’ils soutiennent”.

Les huit projets sélectionnés

Thématique Intelligence Artificielle

Amédée.IA

Le projet Amédée.IA vise à accélérer la mise sur le marché du premier système de planification de chirurgie robotisée, accessible directement au bloc opératoire et assisté par une IA, pilotée par des algorithmes géométriques brevetés. Validée avec l’aide des experts cliniciens du CHU Grenoble Alpes, la technologie de MAIA Medical Technologies, une fois intégrée au sein de plateformes de robotique chirurgicale, telle que celle proposée par SPINEM Robotics, permettra d’automatiser plus de 90% de l’effort de planification de procédures complexes pour le chirurgien en démontrant une précision sub-pixel nécessaire pour la chirurgie orthopédique robotisée. L’enjeu global est ainsi de rationaliser la planification chirurgicale et de sécuriser l’exécution d’interventions complexes telles que les arthrodèses vertébrales.

  • Partenaires : MAIA Medical Technologies (porteur) (38), CHU Grenoble Alpes (38), SpinEM Robotics (38)
  • Programme : R&D Booster Auvergne-Rhône-Alpes

DATAWISE – Data Annotation Technology Advancement With Innovative Solutions for Efficiency

Disposer de données annotées est l’une des clés pour obtenir des modèles d’IA performants. Ces tâches de nettoyages et d’annotation des données sont très chronophages et rébarbatives. Le projet DATAWISE propose de développer un outil pour automatiser ces tâches et ainsi permettre aux Data Scientists de se concentrer sur la valeur ajoutée de leur métier : l’analyse de données. L’outil de Neovision va permettre d’accélérer les cycles de développement des IA et d’améliorer leurs performances.

  • Partenaires : Neovision (porteur) (38), LIRIS – Laboratoire d’InfoRmatique en Image et Systèmes d’information (69)
  • Programme : R&D Booster Auvergne-Rhône-Alpes

EcoMobiliSim

Cognidis propose une plateforme d’analyses et de prédictions, experte en mobilité, pour aider les collectivités publiques dans l’optimisation de leurs plans de mobilité, notamment au regard de l’impact des mobilités douces sur la santé. Combinant expertise IA et sciences cognitives, Cognidis fournit un outil d’aide à la décision qui met à disposition des collectivités des indicateurs de performances clé en main et un simulateur configuré pour faciliter la projection de variations de l’offre de mobilité et en analyser les impacts.

  • Partenaires : Cognidis (porteur) (38), TIMC IMAG (38)
  • Programme : R&D Booster Auvergne-Rhône-Alpes

IA for Green Books

4.71 développe une solution logicielle permettant de dresser le bilan carbone d’une entreprise à partir de ses données comptables. Le projet IA for Green Books va permettre à 4.71 d’enrichir son moteur d’IA existant, tout en le rendant plus efficace, moins énergivore, et plus rapide dans ses phases d’apprentissage.

  • Partenaires : 4.71 (porteur) (63), Université Clermont Auvergne (63)
  • Programme : R&D Booster Auvergne-Rhône-Alpes

Thématique Micro-électronique

Cubics II

Plus de 350 000 sites sont classés potentiellement pollués en France (BASIAS, 2020), dont environ 60 000 en région Auvergne-Rhône-Alpes. 65% des sites concernés sont pollués par des composés organiques non miscibles à l’eau (ou NAPL : Non Aqueous Phase Liquid), tels que les hydrocarbures pétroliers, les dérivés halogénés ou les PCB.

La méthodologie nationale de gestion des sites et sols pollués (DGPR, 2017) demande pour les sites comprenant des pollutions concentrées une estimation du volume de sols pollués et de la masse des polluants. Les méthodes d’investigation utilisées habituellement sont fondées sur des sondages dans les sols couplés à l’échantillonnage de sols et à des mesures en laboratoire des concentrations en polluants. Ces méthodes sont généralement insuffisamment sécurisées, coûteuses et longues à mettre en œuvre. Dans ce contexte, le projet CubicS II a pour objectif de développer une sonde permettant d’estimer in situ les saturations en phase organique (NAPL) et des propriétés pétrophysiques des sols grâce à une caméra embarquée sur une machine de forage couplée à un logiciel de traitement des images.

  • Partenaires : Ginger Holding (porteur) (69), Adison (73), LIRIS – Laboratoire d’InfoRmatique en Image et Systèmes d’information (69), Reactiv’IP (38), Université Claude Bernard Lyon 1 (69)
  • Programme : i-Démo régionalisé (France 2030 régionalisé | Auvergne-Rhône-Alpes)

SEPO450

Le projet SEPO450 a pour ambition le développement et la mise en forme de cristaux de saphir de grandes tailles, c’est-à-dire pour des diamètres allant de 300 à 450 mm, dimensions non disponibles à ce jour. Les travaux consisteront au développement, contrôle, caractérisation et mise en forme de cristaux de saphir dopé et non dopé titane. Les partenaires industriels développeront les nouvelles méthodologies pour les équipements spécifiques nécessaires à l’intégralité du procédé de fabrication de composants en saphir, incluant les fours, la mise en forme de ces cristaux (découpe et polissage), ainsi que la caractérisation.

  • Partenaires : ECM Greentech (porteur) (38), Altimet (74), ILM – Institut Lumière Matière (69), LMA – Laboratoire des Matériaux Avancés (69), SOMOS International (73)
  • Programme : i-Démo régionalisé (France 2030 régionalisé | Auvergne-Rhône-Alpes)

Thématique Photonique

Auraball

Le projet AURABALL concerne le développement et la production de composants spécifiques de connexions pour un usage dans le domaine électronique. Plus précisément, il vise à produire des billes multi-matériaux utilisées pour l’assemblage par soudure de boîtiers à matrice de billes (BGA « Ball Grid Array » et CBGA « Ceramic Ball Grid Array ») sur des circuits imprimés. Ces billes de soudures PCSB sont utilisables dans des équipements électroniques à hautes performances pouvant fonctionner dans des conditions sévères d’utilisations, du domaine aéronautique civile et militaire au domaine automobile.

  • Partenaires : IREIS (porteur) (42), Laboratoire Georges Friedel – Ecole des Mines de Saint-Etienne (42), Nicomatic (74), STMicroelectronics Grenoble (38), Thalès AVS Valence (26)
  • Programme : i-Démo régionalisé (France 2030 régionalisé | Auvergne-Rhône-Alpes)

Cassiopée

Dans le désert d’Atacama, au Chili, le chantier de l’Extremely Large Telescope (ELT), le plus puissant instrument optique jamais construit, suit son cours. Sa construction, à plus de 3000 mètres d’altitude est financée par l’Observatoire européen austral (ESO) pour 1,3 milliard d’euros et devrait produire des images 15 fois plus nettes que les meilleurs appareils d’aujourd’hui. La puissance collectrice de son miroir ultra géant, de 39 mètres de diamètre (contre 10m actuellement avec le Very Large Telescope – VLT), équivaudra à rassembler les 16 télescopes les plus grands existants au monde. Ce nouvel “œil sur le ciel” permettra de multiplier par 5000 la capacité d’observation actuelle.

Une des motivations scientifiques principales pour la construction de ce projet gigantesque est l’imagerie directe de planètes extrasolaires pouvant abriter la vie.

La détection de CO2, d’eau ou même de molécules complexes dans l’atmosphère d’une exoplanète rocheuse serait sans aucun doute l’une des plus grandes révolutions dans notre vision de l’Univers, et l’un des résultats scientifiques majeurs de la prochaine décennie.

  • Partenaires : First Light Imaging (porteur) (13), Bertin Alpao (38), LAM – Laboratoire d’Astrophysique de Marseille (13), Onera (91)
  • Projet co-labellisé avec le pôle de compétitivité Optitec (pôle principal)
  • Programme : i-Démo régionalisé (France 2030 régionalisé | Auvergne-Rhône-Alpes)

Minalogic présente les huit projets de R&D récemment sélectionnés dans le cadre de programmes régionaux

France 2030 : lancement de l’AAP de la 14ème édition du concours d’innovation I-Nov

L’appel à projets “Concours d’innovation i-Nov” est un dispositif de soutien financé par le plan France 2030 qui a pour vocation de sélectionner des projets d’innovation à fort potentiel pour l’économie française. Pour cette 14ème édition, les projets attendus devront porter sur quatre thématiques : le numérique, la santé, les transports, mobilités, villes et bâtiments durables ainsi que les énergies, ressources et milieux naturels. Les candidatures sont ouvertes aux startups et aux PME jusqu’au 1er octobre prochain.

Favoriser l’émergence de champions nationaux

Hydrogène décarboné, agroalimentaire, santé, mobilités, matériaux de construction et villes durables, métaux critiques ou encore technologies numériques : autant de secteurs stratégiques couverts par le volet I-Nov des Concours d’innovation. Financé par l’État via France 2030 et opéré par Bpifrance en collaboration avec l’ADEME, ce dispositif pérenne et éprouvé a déjà récompensé 692 lauréats depuis 2017. Il soutient des projets innovants portés par des start-up et des PME, favorisant ainsi l’émergence d’entreprises leaders dans leur domaine à l’échelle mondiale.

Une ambition soutenue par des concours complémentaires

Cette nouvelle édition s’inscrit dans la continuité des Concours d’innovation, qui se déclinent autour de trois volets complémentaires : i-PhD, i-Lab et i-Nov. Ces concours marquent un engagement fort et durable de l’État via des financements, une labellisation et une communication renforcée. Ils visent à soutenir le développement d’entreprises fortement innovantes et technologiques, écoresponsables et œuvrant pour une société plus durable. En amont de la chaîne de valeur des innovations, les concours i-PhD et i-Lab encouragent l’émergence et la création de start-up deep tech issues des avancées de la recherche de pointe française.

Quatre thématiques pour la 14ème vague du volet I-Nov

Le volet I-Nov cofinance des projets de recherche, développement et innovation dont les coûts totaux se situent entre 1 et 5 millions d’euros, et dont la durée est comprise entre 12 et 36 mois. Les projets doivent démontrer une réelle prise en compte de la transition énergétique et écologique et être déposés par un porteur unique. Pour cette nouvelle édition, quatre thématiques prioritaires ont été définies :

  1. Énergies, ressources et milieux naturels : projets portant par exemple sur le développement des énergies renouvelables, économie circulaire, stockage d’énergie, et innovations dans la production d’énergie nucléaire.
  2. Transports, mobilités, villes et bâtiments durables : projets sur les véhicules à faibles impacts, systèmes énergétiques, optimisation des flux logistiques, et services intelligents pour la mobilité.
  3. Santé : innovations dans les solutions thérapeutiques, dispositifs médicaux, robotique chirurgicale, jumeaux numériques, solutions logicielles pour la santé, et diagnostics innovants.
  4. Numérique : Les projets seront évalués sur leur pertinence, caractère disruptif, modèle économique, prise en compte des enjeux éthiques, sociétaux, réglementaires, sécuritaires et environnementaux. Les projets attendus porteront par exemple sur l’IA, le big data, la cybersécurité, le cloud, l’électronique, le robotique, le quantique, la blockchain, l’EdTech, et les univers immersifs.

La production de briques réutilisables, telles que les communs numériques et les solutions open source, sera particulièrement valorisée. Toute contribution à la construction d’un bouquet technologique souverain, visant à limiter la dépendance aux technologies et ressources étrangères, sera également appréciée.

Le périmètre et les orientations spécifiques pour chacune de ces thématiques sont détaillés dans le cahier des charges disponible sur le site de Bpifrance.

Modalités de candidature

Les start-up et PME intéressées ont jusqu’au 1er octobre 2024 à 12h00 (midi, heure de Paris) pour déposer leur candidature. Toutes les informations nécessaires et les documents requis sont accessibles sur le site de Bpifrance : Appel à projets – Concours d’innovation i-Nov.

France 2030 lancement de l'AAP de la 14ème édition du concours d'innovation I-Nov

Innovation vs gestion des risques : les dilemmes des DSI français selon Pure Storage

Pure Storage, fournisseur de technologies et de services de stockage de données, a dévoilé un nouveau rapport, réalisé en partenariat avec le cabinet de recherche indépendant Vanson Bourne, révélant les tendances et les défis actuels qui façonnent l’innovation au sein des entreprises françaises. Intitulé « La course à l’innovation : réduire les risques et naviguer dans la frontière de l’IA pour un succès futur », ce rapport vise à mettre en lumière les points de vue des 200 DSI (Directeurs des Systèmes d’Information) et décideurs informatiques interrogés.

L’étude de Pure Storage couvre trois thèmes principaux, à savoir les risques et les défis pour les entreprises, le dilemme du choix entre innovation et gestion des risques, et pour finir, la montée en puissance de l’IA. Selon le rapport, l’essor de l’IA ouvre des opportunités pour les entreprises de tous les secteurs, mais, pour beaucoup, l’accent mis sur la gestion des risques freine l’innovation.

Modernisation de l’infrastructure : un impératif

Une écrasante majorité (97 %) des entreprises françaises s’accorde sur la nécessité de moderniser leur infrastructure pour pouvoir soutenir efficacement la gestion des risques et les initiatives d’innovation, notamment en lien avec l’IA. Cette modernisation est cruciale pour éviter l’obsolescence technologique et rester compétitives dans un marché en constante évolution.

Défis technologiques majeurs

Les défis technologiques identifiés par les décideurs informatiques sont les suivants :

  • Modernisation des infrastructures : 37 % des répondants soulignent la difficulté de moderniser et maintenir leurs infrastructures informatiques.
  • Coûts croissants : 34 % pointent les coûts du cloud et 24 % les coûts énergétiques comme des obstacles significatifs.
  • Gestion des charges de travail disparates : 33 % des entreprises doivent jongler avec de multiples charges de travail, complexifiant ainsi leur gestion opérationnelle.

Un équilibre délicat entre gestion des risques et innovation

La gestion des risques occupe une place prédominante dans les préoccupations des DSI : 87 % d’entre eux consacrent une grande partie de leur temps à cette tâche qui limite leur capacité à se concentrer sur l’innovation technologique, pourtant essentielle au succès futur de leur entreprise. Près de 68 % des répondants regrettent cette situation et préfèreraient investir plus de temps dans des initiatives innovantes plutôt que dans la gestion des risques.

Si 87 % accordent la plus haute importance à la réduction des risques, une proportion encore plus élevée, 96 %, estime que les budgets actuels de cybersécurité pourraient être investis plus efficacement dans des projets innovants. Ces pourcentages mettent en évidence la tension entre le besoin de sécuriser les opérations et l’aspiration à exploiter les nouvelles technologies et opportunités de croissance.

Selon Pure Storage :

“Pour relever ces défis, les dirigeants informatiques doivent comprendre tous les risques pour leur entreprise au-delà des menaces cyber évidentes. Développer des plans complets avant, pendant et après les attaques et simplifier le parc informatique peut réduire la dette technique et améliorer la sécurité, libérant ainsi des ressources pour l’innovation”.

L’IA : entre opportunité et défi

L’IA se présente comme une opportunité transformative pour les entreprises françaises, mais également comme un défi :

  • Risques d’inefficacité technologique : 43 % des décideurs voient l’incapacité à exploiter l’IA comme un risque majeur ;
  • Potentiel de transformation : 94 % des répondants considèrent l’IA comme une opportunité unique pour transformer leurs organisations. Actuellement, toutes les entreprises sont en phase de planification ou d’adoption de l’IA, ce qui témoigne d’un consensus général quant à son potentiel d’amélioration des systèmes existants ;
  • Préparation insuffisante : 85 % craignent que leur entreprise soit laissée pour compte sans une infrastructure adéquate pour supporter l’IA ;
  • Capacité des datacenters : 90 % anticipent que les données générées par l’IA dépasseront les capacités actuelles des datacenters, soulignant un besoin urgent d’investir dans des plateformes de données durables.

Jonathan Bourhis, Country Manager France de Pure Storage, commente :

“Le véritable défi pour les entreprises est de trouver un équilibre entre l’innovation, essentielle à leur croissance, et les exigences de gestion des risques pour garantir leur sécurité à long terme. Ce rapport sur la course à l’innovation met en lumière les dilemmes auxquels sont confrontés les DSI français, où la gestion des risques limite leur capacité à explorer de nouvelles opportunités technologiques et à mettre en œuvre des solutions innovantes”.

Retrouver le rapport de Pure Storage ici.

Innovation vs gestion des risques les dilemmes des DSI français selon Pure Storage

Innovation en entreprise : un fossé croissant entre ambitions et capacités, selon le dernier rapport du BCG

Il a fallu 150 jours à Spotify pour atteindre un million d’utilisateurs, 75 jours à Instagram et seulement cinq jours à ChatGPT. Cette accélération vertigineuse pousse les entreprises à accorder une importance croissante à l’innovation qui est en 2024 plus que jamais au cœur de leurs priorités. Cependant, malgré cette prise de conscience, elles peinent à transformer cette priorité en résultats concrets.

Le récent rapport publié par le Boston Consulting Group (BCG), intitulé Innovation Systems Need a Reboot, révèle en effet un paradoxe préoccupant : bien que 83 % des dirigeants considèrent l’innovation comme une priorité absolue (90 % en France), seules 3 % des entreprises sont aujourd’hui véritablement en position d’innover activement. En 2021 et 2022, elles étaient 20 %, chiffre qui avait chuté à 9 % l’an passé et qui continue donc à décroître, en raison de systèmes d’innovation inefficaces.

Un fossé entre l’ambition et la capacité d’innovation

Cette étude, réalisée auprès de 1 000 dirigeants répartis dans 30 pays et 19 industries, vise à évaluer les capacités d’innovation des entreprises. Parmi les dirigeants interrogés par BCG, moins de la moitié (48 %) estiment que leur organisation fournit des efforts pour lier ses priorités stratégiques et sa capacité d’innovation, et seulement 12 % que les deux avancent de pair.

Selon le rapport, les entreprises qui alignent leurs efforts d’innovation avec leur stratégie globale voient une augmentation de 74 % des revenus provenant de nouveaux produits par rapport à celles dont le lien entre stratégie et innovation est faible, et de 5 points de pourcentage à la moyenne de l’échantillon.

Selon BCG, il est crucial pour les entreprises de réintégrer la stratégie d’entreprise dans leurs efforts d’innovation pour maximiser les résultats et assurer la pertinence et l’efficacité de leurs projets.

Mikaël Le Mouëllic, Directeur associé au BCG, commente :

“Nous observons un manque d’engagement de la part des équipes dirigeantes. Les opportunités d’innovation technique et produit ne sont pas suffisamment analysées au regard des priorités stratégiques. Un certain nombre d’organisations se laissent emporter par des tendances à la mode, sans stratégie claire pour concentrer leurs efforts”.

Les défis majeurs de l’innovation

L’un des principaux obstacles identifiés par les dirigeants est le manque de stratégie claire en matière d’innovation. Bien que ce soit une priorité, 52 % des dirigeants interrogés citent ce manque comme l’un des trois défis principaux de leur organisation (47 % en France). De plus, seulement 30 % des entreprises prévoient une actualisation de leur stratégie d’innovation en 2024, contre 36 % en 2022. Dans un contexte macro-économique et géopolitique tendu, les efforts se concentrent davantage sur l’optimisation des processus liés à l’efficacité et à la rapidité des modèles opérationnels (70 % des entreprises).

Parmi les autres freins, 47 % des dirigeants mentionnent la hausse des coûts du capital (40 % en France) ainsi que les difficultés de recrutement de talents (44 % globalement, 43 % en France). En France, 43 % des dirigeants évoquent également l’absence d’une gouvernance robuste, contre 27 % dans le reste du monde.

La GenAI : un levier sous-exploité

L’intelligence artificielle générative est identifiée comme l’une des principales priorités d’investissement technologique pour 2024 par 89 % des dirigeants interrogés dans une précédente étude du BCG. Pourtant, son adoption à grande échelle reste limitée : une grande majorité des leaders attendent encore qu’elle dépasse le battage médiatique pour se l’approprier ou se contentent d’expérimentations limitées.

Ainsi, bien que 86 % des entreprises expérimentent la GenAI dans leurs projets d’innovation (77 % en France), seulement 8 % l’utilisent à grande échelle (3 % en France).

Mikaël Le Mouëllic conclut :

“L’intelligence artificielle générative présente un potentiel considérable pour transformer les processus d’innovation et permettre le développement de nouveaux produits, services et technologies. Toutefois, la plupart des entreprises n’ont pas encore identifié et mis en œuvre les opportunités les plus intéressantes. Sans boussole stratégique, les départements R&D risquent de s’essouffler et sous-performer”. 

Retrouver le rapport ici.

Innovation en entreprise un fossé croissant entre ambitions et capacités, selon le dernier rapport du BCG

La Technopole de l’Aube en Champagne lance un cluster innovation dédié au Web3 et à l’IA

Après un cluster innovation Industrie 4.0, la Technopole de l’Aube en Champagne lance un nouveau cluster, dédié au Web3 et à l’IA. Pendant 18 mois, les start-ups lauréates à son AAP adressant ces thématiques seront accueillies au sein de l’incubateur, où elles bénéficieront d’un accompagnement personnalisé, d’un environnement collaboratif et de ressources avancées.

Le projet de “Technopole” est né en 1992 afin de faire face aux délocalisations des entreprises de l’industrie textile dans l’Aube. En 1996, les premières entreprises s’y installaient et en 1998 la pépinière, premier des quatre bâtiments de la Technopole de l’Aube en Champagne, était inaugurée. Elle n’a cessé de se développer depuis et joue un rôle crucial dans le développement économique et la transformation numérique du territoire, accompagnant le développement des startups spécialisées dans l’IT et facilitant l’implantation de plus de 50 jeunes entreprises sur son site.

Alors que la région Grand Est a placé l’IA au cœur de ses priorités stratégiques pour en faire un pilier d’attractivité et de croissance du territoire,  la Technopole poursuit sur cette dynamique en accueillant le cluster innovation Web3 et Intelligence Artificielle. Son objectif est non seulement de catalyser la synergie entre la recherche, les entreprises technologiques mais également d’attirer des investissements, de créer des emplois qualifiés et de renforcer la compétitivité régionale sur la scène internationale.

L ‘appel à projets Web 3 /IA

Pour lancer ce cluster, la Technopole s’est associée à des partenaires de renom tels que l’ESTAC et Partouche Multiverse, qui apporteront leur expertise spécifique et offriront des opportunités d’expérimentation en situation réelle. Les organismes de formation spécialisés dans l’IA et le Web3, aivancity et Acadee, fourniront, quant à eux, un soutien technique et académique de haut niveau.

Thématiques prioritaires de l’AAP

Le cluster se concentrera sur quatre grands thèmes s’adressant à des problématiques  identifiées auprès d’entreprises partenaires

  • Accessibilité des outils Web3 et IA : faciliter et favoriser l’adoption par le grand public ;
  • Création de passerelles entre le monde physique, le Web2 et le Web3 : imaginer de nouveaux modèles de fidélisation et de distribution à l’heure de la tokenisation ;
  • Engagement de la fan base : renforcer la participation des clients et des communautés à l’ère de la décentralisation ;
  • Connaissance de sa cible : réinventer le CRM à l’ère de la fin des cookies, le pseudonymat des wallets ainsi que l’authenticité et la traçabilité à l’heure de la transparence de la blockchain.

Processus de sélection et accompagnement

L’appel à candidatures est ouvert. Les dossiers seront évalués et les projets les plus prometteurs seront présélectionnés en septembre 2024.

Dès octobre 2024, les start-ups retenues bénéficieront d’un suivi mensuel personnalisé et gratuit par l’équipe Accompagnement de la Technopole de l’Aube en Champagne. Elles auront également accès à l’ensemble des services d’accompagnement du site. Des réunions trimestrielles seront organisées pour assurer un suivi efficace entre tous les partenaires et participants. Durant ces 18 mois, les startups auront l’opportunité d’entrer en relation avec les partenaires du cluster, et, pour les projets les plus aboutis, de débuter des collaborations commerciales.

Si vous désirez candidater, cliquez ici.

La Technopole de l’Aube en Champagne lance un cluster innovation dédié au Web3 et à l'IA

RICE University et PSL : un partenariat transatlantique pour la recherche et l’innovation

Rice University et l’Université Paris Sciences & Lettres (PSL), deux des principaux établissements de recherche et d’enseignement supérieur urbains au monde, ont annoncé ce lundi 13 mai la signature d’un partenariat stratégique pour la recherche et l’innovation sur les grands défis et opportunités mondiaux.

Dans le cadre de cette collaboration ambitieuse, les deux universités visent à faire progresser la recherche dans les domaines de l’énergie, du climat, des technologies quantiques et computationnelles et celui de la santé.

Fondée en 1912, Rice University est une institution universitaire de premier plan située au cœur de Houston, au Texas, reconnue pour son excellence académique, en particulier dans les domaines des sciences, de l’ingénierie, des sciences humaines et des sciences sociales. Elle est d’ailleurs régulièrement classée parmi les 20 meilleures universités de recherche du pays et entretient des liens étroits avec l’industrie, le gouvernement et le secteur associatif. En 2023, elle a ouvert un campus à Paris, dans le Marais, le Rice Global Paris Center, où a été signé l’accord de collaboration.

PSL, qui regroupe onze des plus grands instituts de recherche et universités de France en une seule entité, apporte une communauté unique de 2 900 chercheurs de classe mondiale et 140 laboratoires de recherche au partenariat.

Outre être des universités à taille humaine, Rice et PSL ont en commun une approche pluridisciplinaire dans les domaines des lettres, des arts et des sciences, l’excellence de leurs formations de premier cycle et, avec le Rice Global Paris Center, la proximité du centre de Paris et d’autres hubs internationaux.

Le partenariat couvrira l’ensemble des champs disciplinaires portés par les universités, et ouvrira des perspectives de collaborations qui permettront de mobiliser activement les communautés scientifiques réciproques.

Alain Fuchs, Président de l’Université PSL, souligne :

“Ce partenariat bénéficie à la fois d’une dynamique bottom up, axée sur la recherche, et d’un engagement institutionnel au plus haut niveau. La qualité et la complémentarité des chercheurs de l’Université PSL et de Rice University qui se sont mobilisés pour cet événement est un signal fort qui augure d’un démarrage rapide et productif de la collaboration. Ce partenariat offrira par ailleurs un cadre de collaborations qui permettra à tous les établissements de PSL de développer des collaborations dans leurs domaines de compétence et avec leurs interlocuteurs naturels à Rice”.

De premiers ateliers ont réuni hier des chercheurs des deux universités au Rice Global Paris Center autour des quatre priorités de recherche : Energie & Climat, Santé & Médecine, Informatique & Technologies Quantiques et Futurs Urbains. D’autres workshops seront organisés dans les années à venir et un appel à projets, publié deux fois par an, permettra de sélectionner les projets de recherche communs co-financés par les deux institutions.

Reginald DesRoches, Président de l’Université Rice, conclut :

“Nous sommes honorés et enthousiastes de nous associer à l’Université Paris Sciences et Lettres et d’unir nos forces pour faire progresser l’innovation audacieuse et trouver des solutions aux plus grands défis mondiaux de notre époque.

 Les forces et les ambitions uniques de notre corps professoral, de nos étudiants, de nos bourses d’études et de nos recherches sont ce qui nous rassemble, et notre passion et notre espoir de construire un avenir meilleur pour tous sont ce qui guidera notre programme de partenariat. Représentant deux régions géographiques, économiques et culturelles distinctes connues pour leur ingéniosité et leur excellence, les efforts de Rice et de PSL ne connaîtront pas de limites”.

signature PSL Rice University

Evènement : Paris-Saclay SPRING vous donne rendez-vous les 16 et 17 mai prochains

Paris-Saclay, l’un des pôles scientifique et technologique les plus dynamiques d’Europe, organise les 16 et 17 mai prochains la 7ème édition de Paris-Saclay SPRING sur le campus HEC de Jouy-en-Josas. Cet évènement B2B, désormais incontournable, vitrine des start-ups les plus prometteuses de son écosystème d’innovation, permet aux visiteurs et investisseurs d’aller à la rencontre des deeptech des filières stratégiques de Paris-Saclay. L’édition 2024 mettra en avant les innovations dans le domaine des cleantech. L’accès est gratuit, sur inscription.

Projet phare du Grand Paris, la concentration de grands groupes et de PME innovantes associés à un pôle universitaire d’envergure mondiale, font, du cluster Paris-Saclay, l’un des 8 pôles d’innovation les plus importants au monde. Il concentre aujourd’hui 21 % de la recherche publique, compte pas moins de 305 laboratoires multidisciplinaires et permet la création de plus de 120 start-ups chaque année.

Le SPRING 50

Depuis l’édition 2021, Paris-Saclay met chaque année à l’honneur 50 start-ups, issues ou en lien avec son écosystème d’innovation, portant un projet disruptif dans l’une de ses filières stratégiques : Foodtech, Cleantech, Digital Technologies, Industry & Services et Health-Biotech.

L’objectif est d’accroître leur visibilité dans les médias et de les mettre en relation avec des investisseurs, des industriels et, plus largement, des acteurs de l’innovation en France et à l’international. Chaque promotion est parrainée par un entrepreneur emblématique de la région, Cécile Villette, PDG et co-fondatrice d’Altaroad, issu des labos du plateau de Saclay, est la marraine de la promotion 2024.

Vingt-cinq des 50 start-ups sélectionnées à la suite d’un appel à candidatures, viendront pitcher le 16 mai sur la scène de l’évènement. Les prix seront remis en fin de journée par Marina Ferrarri, Secrétaire d’État chargée du Numérique.

Depuis son lancement, SPRING 50 a débouché sur des résultats concrets : lors de l’édition 2023 qui a compté plus de 3 000 participants, 7 200 rendez-vous d’affaires ont été organisés. Les start-ups des trois dernières promotions ont réussi à lever plus de 350 millions d’euros.

Le programme du Paris-Saclay SPRING

Le 16, les participants pourront assister à des tables rondes et des ateliers autour de l’hydrogène, le nouveau nucléaire et l’innovation au service du changement climatique. Des échanges B2B en présentiel auront également lieu.

Tout au long de cette journée, les visiteurs pourront découvrir les 6 villages de l’innovation rassemblant une centaine d’exposants et assister à des démonstrations. Cinq seront organisés autour de chacune des filières de Paris-Saclay, le sixième consacré aux acteurs de l’innovation de Paris Saclay.

Le 17 mai, les participants pourront poursuivre les échanges lors de rencontres B2B en ligne. Les circuits de l’innovation les emmèneront à la découverte des centres de R&D et d’innovation de Paris-Saclay et ainsi, du premier cluster scientifique et technologique d’Europe…

Il est encore temps de vous inscrire : ici

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Le Canada consacre 2,4 milliards de son budget 2024 à l’IA

C’est des bureaux de SCALE AI, à Montréal, en présence d’autres membres du gouvernement dont François-Philippe Champagne, Ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie, et du parrain de l’IA Joshua Bengio que Justin Trudeau, Premier Ministre du Canada, a annoncé cet investissement majeur destiné à consolider la position du Canada en matière d’IA.

Le Canada, premier pays à se doter d’une stratégie nationale en matière d’IA en 2017, a depuis investi plus de 2 milliards de dollars canadiens pour soutenir la recherche et l’innovation en matière d’IA et de numérique, renforçant ainsi sa position sur la scène internationale. Alors que la compétition mondiale s’intensifie, il entend maintenir son avantage concurrentiel, assurer des emplois bien rémunérés ainsi que la sécurité d’emploi aux jeunes Canadiens.

Les 2,4 milliards canadiens alloués permettront d’accélérer la croissance de l’emploi dans le secteur de l’IA qui a augmenté de près d’un tiers en 2023 et compte aujourd’hui 140 000 salariés, de stimuler l’adoption de cette technologie et garantir son déploiement responsable.

Deux milliards vont être consacrés aux capacités informatiques et à l’infrastructure technologique, auxquels auront accès les chercheurs, les start-ups et les scale-ups canadiennes. Des initiatives seront lancées dans ce sens : un Fonds d’accès au calcul de l’IA sera prochainement créé pour offrir un soutien à court terme aux chercheurs et à l’industrie, le gouvernement canadien envisage également une stratégie de calcul souverain en matière d’IA afin de catalyser le développement d’une infrastructure d’IA détenue et située au Canada.

Une enveloppe de 200 millions de dollars aux agences de développement régional leur permettra de soutenir les jeunes entreprises d’IA et leurs technologies disruptives dans des domaines essentiels pour l’économie canadienne, comme l’agriculture, les technologies propres, les soins de santé et la fabrication.

Les PME ne sont pas oubliées, 100 millions seront injectés dans le Programme d’aide à l’IA du PARI CNRC (Programme d’aide à la recherche industrielle du Conseil national de recherches du Canada destiné aux petites et moyennes entreprises). Pour soutenir les travailleurs affectés par l’IA, à l’instar de ceux des industries créatrices par l’essor des IA génératives, 50 millions seront investis dans le Programme de solutions sectorielles pour la main-d’œuvre.

La création d’un Institut canadien de la sécurité de l’IA, doté de 50 millions de dollars est prévue pour favoriser le développement et le déploiement sécuritaires de l’IA. Enfin, pour garantir l’adoption responsable de l’IA par les entreprises canadiennes, 5,1 millions de dollars seront alloués au Commissariat à l’intelligence artificielle et aux données, chargé de renforcer l’application de la Loi sur l’intelligence artificielle et les données.

Le Canada consacre 2,4 milliards de son budget 2024 à l'IA

Digital et innovation : retour sur les derniers projets du Groupe SNCF

Le réseau ferroviaire français est le deuxième plus grand d’Europe après celui de l’Allemagne. Alors que plus de 14 000 trains circulent chaque jour, transportant environ 5 millions de voyageurs, le Groupe SNCF s’est emparé depuis plusieurs années du numérique et de l’IA pour améliorer son réseau, faire face à des technologies devenant obsolètes et aux exigences européennes, optimisant in fine l’expérience voyageur, conducteur de train et agent en gare. 

Selon Christophe Fanichet, Directeur Général adjoint du Numérique groupe SNCF,
“Pour être le leader des mobilités, il faut être un leader de la Tech”. Pour y parvenir, la SNCF consacre chaque année 5 % de son chiffre d’affaires au numérique, soit un budget de 2 milliards d’euros, plus de 4 500 de ses employés s’activent aujourd’hui à sa transformation digitale, un nombre qui devrait augmenter significativement puisque près de 700 recrutements sont prévus cette année.

Lors d’une conférence de presse, le Groupe a présenté les projets phares de ses 7 sociétés pour une mobilité du futur durable, parmi lesquels les projets suivants.

ARGOS, la nouvelle génération de postes d’aiguillage informatiques

Lancé par SNCF Réseau en 2018 avec des sociétés partenaires, ARGOS vise à développer et déployer une nouvelle génération de postes d’aiguillage informatiques.

Pièces maîtresses dans la sécurité de la circulation des trains, les postes d’aiguillage informatiques permettent de commander les aiguillages et les signaux sur une zone donnée et utilisent, pour les plus anciens d’entre eux, des technologies électromécaniques, électriques, voire mécaniques devenues obsolètes.

En les modernisant et les informatisant, ARGOS permettra une communication en temps réel, une plus grande réactivité face aux incidents réduisant l’impact en cas de panne et de maintenance, et par conséquent, une meilleure circulation des trains qui bénéficiera directement aux voyageurs. Les solutions développées visent à supprimer les relais intermédiaires, réduire les infrastructures et câbles au sol, diminuant ainsi les coûts d’installation et de maintenance.

La ligne Marseille-Vintimille devrait être la 1ère à voir la mise en oeuvre de ces solutions cette année.

Opti’conduite : un logiciel d’aide à l’éco-conduite

Développé par Didier Stewart, un ancien conducteur de train, Opti’conduite rassemble plusieurs paramètres liés à la circulation des trains (vitesse, position du train, profil de la voie, …). Le logiciel permet de calculer et d’indiquer en temps réel au conducteur la vitesse idéale à adopter pour réduire la consommation d’énergie du train (jusqu’à -12%), tout en respectant les horaires d’un trajet.

Désormais déployé dans la quasi-totalité des trains et auprès des 12 000 conducteurs, ce logiciel permet ainsi de réduire la facture énergétique, d’aider à la circulation des trains et de prolonger leur durée de vie. Les rapports générés permettent de mesurer la performance de l’outil, sa qualité de fonctionnement, les économies réalisées ainsi que la ponctualité en tous points du réseau.

D’ici la fin du premier trimestre 2024, une nouvelle interface sera déployée pour une prise en main facilitée de l’outil. De nouvelles fonctionnalités intégrant des cas complexes de gestion d’aléas seront développées en 2024.

Patterns CO2 : la data au service de la mobilité

Développé en 2022 par Keolis, l’une des sociétés du groupe SNCF, Patterns CO2 est un outil permettant le suivi en temps réel de l’empreinte carbone des mobilités sur un territoire donné (tous modes de transport confondus), grâce à l’exploitation des données GPS issues des smartphones du grand public. Outre les transports en commun, cette solution intègre également dans son analyse la voiture individuelle, le vélo, la marche à pied dans le but de fournir une vision globale aux Autorités Organisatrices de la Mobilité (AOM).

Patterns CO2 a été créé afin d’aider les collectivités à évaluer l’atteinte de leurs objectifs de réduction de gaz à effets de serre (GES), en ligne avec les objectifs définis par la France et l’UE. À terme, l’objectif est d’enrichir les sources de données en complément des traces GPS (données billettiques, traces mobiles fournies par les opérateurs, données collectées dans certains véhicules, etc) afin que la solution Patterns devienne la référence dans la mesure de l’empreinte carbone des mobilités, aussi bien en France qu’à l’international.

Smart Station, des gares intelligentes

Initié en 2020 dans le cadre d’un partenariat entre SNCF Gares & Connexions et ENGIE Solutions, Smart Station est un outil de supervision centralisée, et en temps réel, des équipements électriques dans les gares.

Grâce à des capteurs installés sur les principaux équipements des gares (ascenseurs, escaliers mécaniques, portes automatiques, compteurs énergie, sondes de température de locaux techniques), les agents formés peuvent surveiller leur état en temps réel via une application, et intervenir rapidement en cas de dysfonctionnement.

En 2024, l’application Smart station permettra également le suivi des consommations d’eau, la télésurveillance et la télé-opération des installations d’éclairage, de chauffage, de ventilation et de climatisation des gares.

L’outil, déployé actuellement dans 650 gares, le sera à terme dans 700 gares sur l’ensemble du territoire, connectant 6 000 objets connectés et traitant 800 millions de données.

SNCF Groupe GPT, la GenAI au service de la SNCF

La SNCF explore en interne le potentiel de la GenAI avec SNCF Groupe GPT au travers de différents cas d’usage : lire, analyser ou générer des textes, interpréter et générer des images, l’intégration de document pour une analyse via l’IA …

Développé en septembre 2023, il repose actuellement sur les avancées des derniers modèles de langage d’OpenAI, la SNCF a cependant l’intention de mener des tests avec d’autres LLM, notamment ceux de Mistral AI. Un échantillon de collaboratrices et collaborateurs se familiarise avec l’outil via un environnement dédié, protégé et sécurisé conçu par le Groupe qui a mis en place des parcours de prise en main pour les accompagner.

L’amélioration de SNCF Groupe GPT permettra la réalisation de nouvelles tâches nécessitant le recours à la voix, à l’image, à la vidéo.

Trad SNCF, un moteur de traduction automatique pour les agents SNCF

Testée pendant la coupe du monde de Rugby, l’application multilingue “Trad SNCF” à destination des agents sur leur smartphone pro, est un moteur de traduction automatique basé sur l’IA. Conçue pour informer les voyageurs étrangers en gare et à bord des trains, elle traduit la question posée en Français puis la réponse apportée par l’agent dans la langue de l’interlocuteur. L’algorithme de traduction automatique est entraîné sur les situations à bord des trains ou en gare et reconnaît naturellement 130 langues.

La protection des données personnelles, que ce soient celles des voyageurs ou des collaborateurs, est garantie : les conversations ne sont pas enregistrées et le traitement des données s’effectue au sein de l’UE.

Dans la perspective des JO 2024 durant lesquels près de 15 millions de touristes étrangers, venus de plus de 200 pays différents, sont attendus, 574 Sud groupe SNCF renforce son entraînement sur les principales langues de l’olympisme : anglais, espagnol, allemand, italien, néerlandais, portugais, japonais, arabe, chinois, indonésien.

Le projet Mobil’Quai

La SNCF a présenté plus récemment Mobil’Quai, un concept présenté par un consortium, réunissant SNCF Gares & Connexions, AREP, SNCF Voyageurs, l’institut de Recherche Technologique (IRT) Railenium, et l’entreprise Purple.

Ce projet innovant de points d’arrêt flexibles et modulaires permettra de créer des arrêts temporaires et durables afin d’améliorer les dessertes territoriales et de renforcer les liaisons autour des grandes métropoles. La connexion via une communication par satellites de type Starlink intégrée, ou la 3G/4G, permettra, grâce à l’exploitation de flux vidéo, d’assurer la supervision de l’installation et le traitement par l’IA des situations potentiellement à risque. De l’IA sera également intégrée pour permettre aux personnes non-voyantes ou malvoyantes de se déplacer par guidage depuis leur smartphone.

Mobil’Quai vise à intégrer des technologies à faible impact environnemental et sera testé dans la région Grand-Est avant un déploiement potentiel sur le réseau ferré national.

Digital et innovation retour sur les derniers projets du Groupe SNCF

Annonce des 42 lauréats de la 11ème vague du concours d’innovation i-nov

Le salon Go Entrepreneurs 2024 a débuté hier à Paris La Défense Arena. Marina Ferrari, secrétaire d’État chargée du Numérique, qui y est intervenue, a annoncé aux côtés de Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, Frédéric Valletoux, ministre délégué chargé de la Santé et de la Prévention, Roland Lescure, ministre délégué chargé de l’Industrie et de l’Énergie, et Bruno Bonnell, Secrétaire général pour l’investissement, en charge de France 2030, les 42 lauréats de la 11ème vague du volet i-Nov du Concours d’innovation de l’État.

Le volet i-Nov des Concours d’innovation, financé par l’Etat via France 2030 et opéré par Bpifrance en collaboration avec l’ADEME, vise à soutenir des projets d’innovation au potentiel particulièrement fort pour l’économie française. Il a déjà récompensé 681 lauréats depuis 2017, ceux de cette 11ème vague se partageront 43,4 millions d’euros.

Les projets devaient s’inscrire dans l’une des 4 thématiques opérées par Bpifrance en collaboration avec l’ADEME :

  • Numérique : technologies quantiques et autres architectures de rupture, intelligence artificielle et traitement de données massives (big data), blockchain, réalité augmentée, réalité virtuelle, 5G, réduction de l’empreinte écologique associée au numérique, cybersécurité et transformation des industries culturelles et créatives ;
  • Santé : solutions thérapeutiques innovations, immunothérapie, dispositifs médicaux connectés ou logiciels, bioproduction, robotique chirurgicale, imagerie médicale, solutions de télésanté, logiciels d’IA pour l’aide au diagnostic, technologies au service de la personne en situation de handicaps ;
  • Transports, mobilités, villes et bâtiments durables : Eco-conception, réparabilité, recyclabilité, réduction des impacts environnementaux des véhicules et des infrastructures, véhicules à faibles impacts, systèmes et équipements d’optimisation de flux, mobilités inclusives solidaires et écologiques. Efficacité énergétique du bâtiment, bois, matériaux bio et géo-sourcés, gestion durable du chantier. Aménagement et conception des espaces et mobiliers urbains, réduction de la fracture territoriale, optimisation de l’espace public ;
  • Energies, ressources et milieux naturels : énergies renouvelables, stockage et systèmes énergétiques dont hydrogène, développement de solutions technologiques et organisationnelles au service de l’économie circulaire, biodiversité/bioéconomie, pérennisation de l’approvisionnement en eau, développement de solutions d’économies d’eau, adaptation/atténuation au changement climatique et qualité de l’air, enjeux de la transition écologique dans l’industrie et l’agriculture.

Parmi les projets lauréats, se trouvent :

Le projet 10XQER²A PORTÉ PASQUAL, thématique numérique, aide accordée : 1 691 704€

Le projet 10XQER²A vise à développer et concevoir une architecture pour augmenter drastiquement la fréquence de calcul des processeurs quantiques PASQAL. Il se découpe en 5 objectifs. Le premier objectif tourne sur l’optimisation de la source atomique tandis que le second s’attarde sur l’augmentation du taux de changement. Le 3ème concerne l’optimisation de l’efficacité du réarrangement, le 4ème se concentre sur la modification de la voie d’imagerie alors que le dernier validera les quatre premiers objectifs par la mise en œuvre d’un cas d’usage.

Le projet BETTER porté par ALTAROAD, thématique Energies, aide accordée : 471 412€.

Avec sa boîte à outils, le projet BETTER crée une solution pratique pour tous les acteurs, du donneur d’ordre à la valorisation ou la planification territoriale, qui incite à l’action responsable par des recommandations actionnables, contextualisées et multicritères (émissions, circularité, coûts…). L’objectif est de rendre applicables et pratiques les multiples outils de réduction d’impact en prenant en compte les contraintes des métiers du BTP, par 4 modules :

  • Calcul automatique du bilan CO2 avec alertes et bonnes pratiques ;
  • Optimiseur multicritères du bilan environnemental ;
  • Bases de données territoriales des solutions d’optimisation ;
  • RecoMat, outil automatique de reconnaissance d’image de contenu des bennes.

Le projet SEABEEYE-2023 porté par SeaBeLife Biotech SAS, thématique Santé, aide accordée 1 545 032€

Le projet SeaBeEYE est centré sur le développement d’une nouvelle approche thérapeutique pour le traitement de l’atrophie géographique, une forme sévère et répandue de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) qui représente l’un des besoins non satisfaits les plus importants dans le domaine de l’ophtalmologie.

L’approche développée par SeaBeLife repose sur une molécule capable de bloquer directement et simultanément deux formes de nécroses régulées (nécroptose et ferroptose) responsables de la mort des photorécepteurs conduisant à la perte de la vision. Le projet présenté, SeaBeEYE, vise à conduire le développement préclinique et règlementaire de son candidat ainsi que le développement d’une formulation innovante à libération prolongée. L’objectif est d’aboutir en fin de projet à un candidat prêt à entrer en clinique.

Retrouver tous les projets lauréats ici

Annonce des 42 lauréats de la 11ème vague du concours d'innovation i-nov

L’AI Day revient à Station F le 4 avril prochain

Depuis 2016, l’association France Digitale organise l’AI Day, l’un des événements phares de l’IA en France qui se tient habituellement au mois de novembre. Cette année, il revient avec six mois d’avance et l’Institut Prairie en sera de nouveau le partenaire.

Cela fait maintenant 8 ans que France Digitale organise l’un des principaux événements sur l’IA en France et en Europe. Après avoir été appelé AI Day et France is AI, puis FD3 l’an passé s’adressant non seulement à l’IA, mais également aux données et au web3, il revient sous le nom d’AI Day et le 4 avril prochain, Paris, sera de nouveau la capitale de l’IA.

L’événement, qui se déroule chaque année à Station F, vise à fédérer l’écosystème européen (chercheurs, CTO, startups, leaders d’opinion et personnalités politiques) de l’intelligence artificielle en proposant un rassemblement annuel autour d’une conférence, mais également de séances de networking, en permettant aux startups de rencontrer des fonds d’investissement et de nouer entre elles des contacts prolifiques.

L’AI Day 2024

Cette année, la journée signature de France Digitale combine :

  • « track état de l’art de l’IA » avec des panels d’experts et de chercheurs pour faire le point sur l’état de l’art des technologies d’IA réalisée en partenariat avec l’Institut Prairie ;
  • track « opérationnelle » avec des conférences et ateliers pratiques pour accélérer concrètement sur ses problématiques IA (recrutement, business, outils) ;
  • rencontres et networking entre experts en scale-ups, VC, chercheurs et grands groupes.

Track « Opérationnelle » par France Digitale

Il y sera question bien sûr de l’IA générative et de son adoption en entreprise ainsi que de son intégration dans les process avec :

  • Isabelle Bénard, Mirakl
  • Jean-Baptiste Hironde, MWM
  • Gabriel Hubert, Dust
  • Marlène Moreira, BPI France
  • Bruno Sola, Actual
  • Isabelle Bénard, Mirakl
  • Jean-Baptiste Hironde, MWM
  • Gabriel Hubert, Dust
  • Marlène Moreira, BPI France
  • Bruno Sola, Actual

Des conseils pour garder et recruter des talents en IA seront apportés par :

  • Guillaume Linet, millefeuille.ai
  • Claire Lebraz, Malt
  • Marie-Anne Lebrec, Télécom Paris
  • Paul Midy, Député de Paris-Saclay

Un atelier sera organisé par Chadi Hantouche, Wavestone et Marianne Tordeux-Bitker, France Digitale autour de l’impact de l’AI Act pour les entreprises.

Il sera également question de l’open source, de l’étude France Digitale sur l’IA générative menée par Marianne Tordeux-Bitker, Agata Hidalgo et Gaël Gutierrez, de la place de l’Europe dans la chaîne de valeur de l’IA. Des clés seront données aux participants pour mener avec succès des projets d’IA générative et booster leur business.

Track « État de l’Art de l’IA » par l’Institut Prairie

Parmi les sujets abordés par les experts on retrouvera :

L’impact de l’IA sur les sciences avec :

  • Anne-Marie Lagrange, Research Director CNRS, astrophysicist Observatoire de Paris, member of Académie des Sciences
  • Stéphane Mallat, Prof. Collège de France, member of Académie des Sciences
  • Marie-France Mamzer, Professor of Ethics and Legal Medicine, Univ. Paris Cité
  • Jean-Philippe Vert, Chief R&D Officer at Owkin and Co-founder at Bioptimus

La souveraineté avec :

  • Antoine Bordes, Vice President Artificial Intelligence – Helsing
  • Luc Julia, Scientific Director of Renault
  • Cédric O, Board member Artefact, Co-founder Mistral AI, former Secretary of State for digital affairs
  • Stéphanie Schaer, Directrice interministérielle du numérique

Le futur de l’IA avec :

  • Francis Bach, Research Director Inria, member of Académie des Sciences
  • Daniel Cremers, Prof Technical University of Munich
  • Michael Jordan, Research director at INRIA and Professor Emeritus at the University of California, Berkeley
  • Yann LeCun, Vice-President and Chief AI Scientist META AI, Prof. NUY, member of the US National Academy of Sciences, member of the Académie des Sciences, 2018 ACM Turing Award Laureate
  • Cordelia Schmid, Research Director Inria, member of the German Leopoldina Academy of Sciences

L’innovation avec :

  • Lourdes de Agapito Vicente, Prof. UCL, co-founder Synthesia
  • Philippe Aghion, Prof. College de France, INSEAD, and LSE
  • Sriram Krishnan, General Partner at Andreessen Horowitz
  • Marc Raibert, Executive director of The AI Institute and founder of Boston Dynamics

L’IA générative avec :

  • Joelle Barral, Senior Director of Research & Engineering at Google DeepMind
  • Laurent Daudet, Co-CEO and Co-Founder, LightOn
  • Benoit Sagot, Research Director INRIA, Collège de France, opensquare

L’AI Day sera une journée enrichissante pour tous les Chief Technical, Data, Product ou IA Officers de scale-up, elle leur permettra d’apprendre des retours d’expériences de leurs pairs et  de repartir avec les idées qui les aideront à passer au niveau supérieur. C’est aussi une journée incontournable pour tous les dirigeants, investisseurs et startups désireux d’approfondir leurs connaissances en matière d’IA.

Les inscriptions sont ouvertes ici.

AI-Day-revient-station-F-avril-prochain

La GenAI, principal moteur de l’innovation, selon le TechRadar by Devoteam 2024

Devoteam, un cabinet de conseil spécialisé dans les plateformes cloud, l’IA, la cybersécurité, la data et le développement durable, vient de publier la troisième édition de son TechRadar présentant les 150 technologies qui feront la différence en 2024 : 1/3 d’entre elles sont liées à l’IA ou pilotées par celle-ci.

Créée en 1995, présente dans plus de 25 pays, Devoteam, une ESN française, accompagne ses clients dans leur transformation digitale durable. Son TechRadar 2024, fruit du travail de 96 Tech Leaders au sein du Groupe, cartographie 150 technologies émergentes dans le monde numérique, classées par domaines stratégiques et selon leur degré de maturité, allant de “procéder avec prudence”  à “adopter “, ce qui permet aux organisations de mieux appréhender les défis technologiques et de prendre des décisions éclairées.

L’édition 2024 ne se limite pas seulement à l’IA et explore la GenAI, alimentée par l’innovation cloud et l’abondance des données, présente dans toutes les catégories du TechRadar. Selon les experts de Devoteam, l’émergence rapide de la GenAI oblige les entreprises à reconsidérer d’urgence leur stratégie technologique, à réévaluer leurs priorités et à ajuster leur feuille de route en conséquence.

Gert Jan van Halem, CTO du groupe Devoteam, commente :

“Nous sommes à l’aube d’une ère où les technologies, que ce soit dans le domaine de l’informatique, de la communication, de la santé ou de l’industrie, sont inévitablement marquées par l’omniprésence de l’intelligence artificielle. De nos jours, il est de plus en plus évident que les technologies émergentes sont soit intrinsèquement dotées de capacités génératives d’IA, soit considérablement améliorées par des systèmes intelligents”. 

Selon le radar, la GenAI va se répandre de plus en plus rapidement dans tous les domaines d’application via des fonctionnalités intégrées aux outils habituels. Cependant, il s’agit d’une transformation à double tranchant qui présente des opportunités mais qui introduit également de nouveaux risques à gérer. L’avenir des entreprises dépendra en grande partie de leur capacité à anticiper une augmentation probable de la productivité grâce à la GenAI tout en contrôlant les risques inhérents à sa mise en œuvre, tels que la sécurité, l’éthique et les ressources humaines.

Gert Jan van Halem poursuit :

“Les entreprises devront disposer d’un environnement technique qui permette à l’IA de déployer tout son potentiel. Parmi les prérequis, la transition vers le cloud et la mise en place d’une gestion rigoureuse des données sont des priorités. L’avènement de GenAI nécessitera également de nouvelles compétences, à la fois pour développer de nouvelles solutions et pour les utiliser judicieusement”.

Les principaux enseignements du TechRadar 2024

Entreprise et produits numériques

Les projets se concentrent sur la rationalisation, l’optimisation et l’efficacité opérationnelle plutôt que sur l’innovation et la conquête de nouveaux marchés. Les entreprises privilégient les solutions éprouvées qui garantissent un retour sur investissement rapide : la GenAI apparaît comme une réponse efficace pour atteindre ces objectifs de productivité.

Pour l’intégrer dans leurs processus, elles se tournent vers des outils d’aide au développement fournis par les hyperscalers (Gemini de Google, GitHub Copilot de Microsoft, Code Whisperer d’Amazon, etc.) et des principaux éditeurs de logiciels (Einstein for Developers de Salesforce et Now Assist de ServiceNow).

Intelligence basée sur les données

Le TechRadar constate une adoption continue des plateformes de données dans le cloud. Pendant ce temps, les fournisseurs de technologies améliorent leurs solutions pour faciliter l’utilisation optimale des données, encourager le partage interne et externe, intégrer des données tierces et traiter efficacement les données non structurées.

Cependant, cette adoption est accompagnée de préoccupations organisationnelles tournant autour de la gestion des données et de leurs utilisations, telles que la gouvernance, la conformité, la confidentialité, la souveraineté et l’éthique. Des solutions technologiques émergent pour répondre à ces défis, facilitant la définition, l’application et le contrôle des règles, en particulier avec des données, des infrastructures et des organisations plus vastes et plus diversifiées, parmi elles AirByte, DatGalaxy et ThoughtSpot.

Cloud distribué

Avec des environnements cloud de plus en plus complexes et diversifiés, les considérations architecturales suscitent un regain d’intérêt. Kubernetes reste essentiel pour développer des applications cloud natives, tandis que de nouvelles solutions émergent dans cet écosystème dynamique, comme Kyverno et Submariner.

L’introduction de l’IA pour gérer la complexité croissante des environnements cloud, notamment dans le contexte des clouds souverains, est attendue dans les prochains mois, ce qui représentera une avancée majeure dans ce domaine en constante évolution.

Automatisation de l’entreprise

Les éditeurs de logiciels d’hyper automatisation ont rapidement compris le potentiel de la GenAI et ont commencé à enrichir leurs portefeuilles en intégrant de grands modèles de langage (LLM), propriétaires ou open-source, dans leurs interfaces conversationnelles.

Parmi les exemples, les experts de Devoteam citent Einstein GPT de Salesforce, Now Assist de ServiceNow, Copilot de Microsoft, Bard et Gemini de Google, Project Morpheus d’Outsystems, entre autres. Cependant, dans ce domaine, l’IA générative n’en est encore qu’à ses débuts, entravée par des facteurs tels qu’un manque de compétences, une maturité technologique insuffisante et des données cloisonnées.

Confiance et cybersécurité

Au fur et à mesure que les entreprises modernisent leurs systèmes d’information et adoptent massivement le cloud, la sécurité de celui-ci devient cruciale. Malgré les niveaux élevés de sécurité fournis par les fournisseurs de services cloud, des incidents récents ont mis en évidence le besoin de solutions supplémentaires. Deux points clés sont la sécurité des environnements multicloud et la gestion des identités et des accès (IAM).

Des technologies telles que Active Roles, JumpCloud et Akeyless, introduites dans TechRadar 2024, répondent à ces problèmes. L’IA générative sera utilisée à la fois par les attaquants et les défenseurs, ce qui pourrait conduire à des fraudes plus sophistiquées du côté des attaques, tandis que du côté de la défense, elle permettra une détection automatisée des incidents. Microsoft Security Copilot en est un exemple, signalant une tendance majeure cette année.

La durabilité rendue possible par le numérique

Les technologies actuelles, en particulier les plateformes de données basées sur le cloud, permettent aux entreprises de créer leurs propres solutions de reporting et de gestion environnementales, notamment Boavizta, Granulate ou planA. Le choix entre construire ou acheter dépend de l’activité, de l’organisation et de la maturité de l’entreprise, avec une préoccupation centrale pour des données abondantes et dispersées. L’automatisation joue un rôle essentiel dans l’accélération de la collecte de données.

Quant à l’IA, elle sera précieuse pour gérer la complexité des sources, identifier les axes d’optimisation et intégrer les aspects environnementaux dans la prise de décision. Elle pourrait également contribuer à des processus et des produits plus économes en ressources, mais, en raison de ses besoins en ressources informatiques, il sera nécessaire de surveiller son rapport coûts/avantages environnementaux pour le déterminer.

Télécharger le TechRadar ici

GenAI-principal-moteur-innovation-TechRadar-Devoteam-2024

Les transformations du monde du travail à l’ère de l’IA : Anticiper pour réussir

En Septembre dernier, Onclusive, une entreprise de veille informationnelle a licencié 217 salariés pour les remplacer par une IA*. Sachant que l’intégration de l’IA ne représente qu’une part marginale de la modernisation globale des infrastructures d’Onclusive. Cet événement marque tout de même le premier gros plan social en France en lien avec l’introduction d’une IA générative. Cette évolution, bien que prévisible, soulève des questions sur l’innovation, le sens du travail et l’attitude à adopter au regard du futur.

La destruction créatrice

Joseph Schumpeter a théorisé le rôle de l’innovation dans l’économie, soulignant comment elle redistribue la richesse en détruisant des secteurs obsolètes pour en créer de nouveaux. La disparition de métiers traditionnels lors de l’introduction de technologies fait partie intégrante de l’évolution. Face à cette innovation, il est crucial de se demander quelle attitude adopter pour prospérer dans ce changement.

“100% des gagnants du loto ont acheté un ticket”. Il est aussi évident que “100% des gens qui échapperont aux ravages de l’IA dans leur domaine, sont ceux qui auront essayé pour comprendre comment s’en servir”. Le premier pas essentiel pour se préparer aux changements à venir est de ne pas ignorer la réalité et de prendre des mesures rapidement. Tout entrepreneur, manager ou responsable qui ne fait pas preuve de proactivité risque de se retrouver en difficulté.

À ce jour, les IA ne sont performantes que pour des tâches relativement définies mais peuvent remplacer l’homme dans des processus structurés. Les métiers menacés par l’IA incluent ceux du chiffre, du juridique, de l’administratif, du web marketing…

La pandémie de COVID-19 a accentué la remise en question de certains emplois qualifiés de “bullshit jobs”, soulignant la nécessité d’une évolution. Les entreprises doivent donc adopter l’IA tout en créant de nouveaux emplois à plus forte valeur ajoutée. Il est essentiel de développer chez les employés la créativité et l’intelligence émotionnelle au lieu de les former à des processus standardisés. L’IA offre une opportunité d’évolution pour ceux qui réfléchissent à leur carrière post-COVID. Les services RH doivent donc s’adapter à ce changement.

Mais, si certains métiers de bureau disparaissant avec l’introduction de l’IA, quels seront les métiers de demain ?

L’IA seule ne fera pas tout, de nouveaux métiers apparaîtront pour humaniser les choses. Qui n’a jamais rêvé que son dossier soit traité sans erreur par une machine, mais que par contre pour prendre en compte son cas particulier, un humain puisse trouver une solution adaptée ? Ce nouveau métier de “solutionneur de cas particuliers” qui n’existe pas serait pourtant plus épanouissant pour l’employé.

La disparition de métiers répétitifs permettrait le développement de métiers de la relation humaine. Pour cela, il y a 4 défis majeurs à relever :

  1. Que les parents, le système éducatif, et les médias comprennent la vraie valeur de ces métiers et véhiculent un message positif à leur sujet auprès des jeunes.
  2. Que la formation initiale et la formation professionnelle évoluent pour s’adapter aux attentes de ces métiers.
  3. Que l’innovation pénètre aussi ces secteurs traditionnels pour alléger la difficulté physique et psychologique des métiers.
  4. Que de nouveaux modèles économiques soient trouvés, et c’est sans aucun doute le plus grand défi à résoudre à l’échelle européenne. En effet, le remplacement des humains par l’IA déplacera la valeur vers les prestataires opérateurs de ces IA. Tel que nous sommes partis, le risque est qu’elle soit accaparée par les grandes sociétés technologiques américaines et chinoises.

Agir avant de subir

La technologie n’est ni bonne ni mauvaise. C’est l’usage qui en est fait qui produit des conséquences bonnes ou mauvaises. Ce qui est certain, c’est que la passivité et l’attente pour voir ce qui arrivera est la mauvaise attitude à avoir. Tant au niveau individuel qu’au niveau de l’entreprise. À chacun de s’emparer du sujet, de tester, et de chercher à comprendre.

Internet a été une révolution qui a bouleversé nos habitudes, mais principalement en ajoutant des opportunités et des services. L’IA est une révolution probablement encore plus bouleversante. La différence entre l’entreprise qui l’adopte et celle qui ne l’adopte pas sera beaucoup plus importante que dans le cas d’internet. Les effets se feront sentir beaucoup plus rapidement aussi.

Pour ceux qui cherchent à relever le défi de l’IA et à anticiper les transformations du monde du travail, le West Data Festival représente une opportunité inestimable. En participant à cet événement, vous aurez l’occasion d’explorer des solutions concrètes, d’apprendre des meilleures pratiques et d’échanger avec des experts du domaine.

Pour assister à la 6ème édition du West Data Festival : https://www.westdatafestival.fr/inscription-west-data-festival-2024/?utm_source=article&utm_medium=actu-IA&utm_campaign=fevrier

* Suite à la publication de l’article, la société Onclusive France a précisé :

Onclusive France précise que son projet de modernisation vise à maintenir sa compétitivité tout en intégrant l’IA. Bien qu’il entraîne la suppression de 218 postes, il prévoit également la création de 52 nouveaux postes, ce qui représente une réduction nette de 149 postes par rapport à la proposition initiale de septembre.

Transformations-monde-du-travail-IA-Anticiper-pour-Reussir

Rabbit simplifie l’interaction homme-machine avec le R1

S’il y a une innovation qui a suscité un vif intérêt lors du CES de Las Vegas, c’est bien le R1 de Rabbit. Cet appareil plus petit qu’un smartphone que la start-up présente comme “votre compagnon de poche”, dont plus de 50 000 exemplaires ont été précommandés à ce jour, devrait être livré en France vers le mois de juillet.

Basée à Santa Monica, en Californie, Rabbit a été créée en septembre 2020 par Jesse Lyu, un entrepreneur chinois. En octobre et décembre dernier, elle a levé un total de 30 millions de dollars pour finaliser le R1, qu’elle a conçu en collaboration avec la société suédoise de design Teenage Engineering.

De forme carrée, cet appareil compact (7,8 cm de côté et 1,3 cm de hauteur) et léger (115 g) est doté d’écran tactile de 2,88 pouces, d’une caméra rotative à 360°, d’une molette de défilement et d’un bouton Push-to-Talk.

Contrairement à la plupart des appareils intelligents grand public qui doivent être gérés sur un smartphone, le Rabbit R1 fonctionne comme un appareil portable entièrement autonome. Il dispose d’une connectivité Bluetooth, Wi-Fi et 4G LTE, ainsi que d’un port USB-C et d’un emplacement pour carte SIM et est alimenté par une batterie offrant une autonomie suffisante pour une journée selon la start-up. Il est équipé d’un processeur MediaTek MT6765 Octa-core, de 4GB de mémoire et de 128GB de stockage.

Quelle différence avec un smartphone ?

Rabbit ne vise pas à remplacer les smartphones, mais à simplifier la navigation entre les applications. R1 le fait pour l’utilisateur.

Jesse Lyu déclare :

“Aujourd’hui marque le début d’une nouvelle ère dans l’interaction homme-machine… Nous sommes arrivés à un point où nous avons des centaines d’applications sur nos smartphones avec des conceptions UX compliquées qui ne se parlent pas entre elles. En conséquence, les utilisateurs finaux sont frustrés par leurs appareils et se perdent souvent. rabbit s’oriente désormais vers une expérience intuitive sans application grâce à la puissance de l’IA. Les grands modèles de langage, comme ChatGPT, ont montré la possibilité de comprendre le langage naturel avec l’IA ; notre grand modèle d’action va encore plus loin : il ne se contente pas de générer du texte en réponse à une entrée humaine – il génère des actions au nom des utilisateurs pour nous aider à faire avancer les choses”.

LAM, le modèle d’action développé par Rabbit

Le Large Action Model (LAM) est au cœur du nouveau dispositif R1, représentant l’avenir de l’interaction homme-machine, selon Rabbit. Conçu pour permettre aux systèmes d’IA de voir et d’agir sur les applications comme le feraient les humains, le LAM apprend en observant les utilisateurs et en reproduisant leurs actions de manière fiable, même lorsque l’interface est modifiée. Il comprend d’abord les intentions humaines complexes, puis agit à travers des interfaces utilisateur dans tous les environnements, éliminant ainsi le besoin de télécharger plusieurs applications et effectuant les tâches pour les utilisateurs de manière proactive.

Le système d’exploitation, le rabbit OS, basé sur LAM, offre une multitude de fonctionnalités grâce à des “rabbits”, des agents d’IA personnels. Contrairement à d’autres assistants vocaux, rabbit OS peut gérer une variété de tâches complexes, de la recherche d’informations à la réservation de voyages, offrant ainsi une expérience numérique complète.

Rabbit s’engage à offrir une expérience d’IA sécurisée et respectueuse de l’utilisateur. Le R1 est conçu pour préserver la vie privée, avec des fonctionnalités telles qu’un “mode d’écoute permanente” désactivé par défaut et une caméra rotative positionnée de manière à bloquer physiquement l’objectif par défaut. Il est vendu au prix de 200$.

Le partenariat avec Perplexity AI

Le 18 janvier dernier, Rabbit annonçait sur X un partenariat avec Perplexity AI, ce qui permet à R1 de fournir des informations précises et en temps réel tirées du web, grâce à l’API LLM en ligne PPLX.

L’offre de Perplexity à 20$/mois (200$/an) permet aux abonnés d’opter pour les modèles GPT-4, Claude 2.1, Gemini ou Perplexity est offerte aux 100 000 premiers achateurs de Rabbit R1. D’après la publication d’un acheteur sur la même page X, les prochains possesseurs du R1 devront eux-aussi s’acquitter de la même somme pour accéder à l’API LLM de Perplexity.

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Comment Hugging Face reste à la pointe de l’innovation

Hugging Face ne cesse d’innover : fin janvier, l’entreprise a non seulement annoncé de nouveaux LLM open-source en tant qu’agents LangChain, un partenariat stratégique avec Google Cloud, l’optimisation de StarCoder mais également  Hugging Chat Assistants, une boutique de chatbots personnalisés sur Hugging Chat à l’instar de GPT Store, mais contrairement à ce dernier, ceux de Hugging Face sont gratuits et open source.

Passée au rang de licorne après une levée de fonds de 235 millions de dollars en août dernier, Hugging Face, start-up créée à Paris en 2016, continue de jouer un rôle fondamental dans l’accélération de la recherche en IA grâce à son approche open source.

Dans son article de blog le 24 janvier dernier, Hugging Face expliquait comment construire et évaluer des agents de raisonnement à usage général basés sur les grands modèles de langage (LLM) open source comme Mixtral-8x7B , en utilisant la classe ChatModel de LangChain et l’approche ReAct.

L’article du 30 janvier suivant présentait les résultats de l’optimisation de son modèle de génération de code développé en collaboration avec Service Now, StarCoder (15B) sur Intel Xeon de 4e génération, en utilisant la quantification 8 bits et 4 bits et la génération assistée. En combinant la quantification 8 bits et la génération assistée, le modèle StarCoder atteint une accélération d’inférence de plus de 7 fois par rapport au modèle de référence, sans perte de qualité.

Entre temps, Hugging Face annonçait un partenariat stratégique avec Google Cloud, afin de rendre l’IA plus accessible et plus performante pour les entreprises, en s’appuyant sur les modèles ouverts et les technologies open source.

Le partenariat vise à combiner les avantages de la plateforme ouverte de Hugging Face, qui permet aux scientifiques des données, aux ingénieurs en ML et aux développeurs d’accéder aux derniers modèles de la communauté, et de les utiliser sur la plateforme de leur choix à ceux de la plateforme Vertex AI de Google Cloud qui permet de déployer des modèles d’IA ainsi que d’assurer leur maintenance.

Il facilite ainsi l’intégration des modèles ouverts de Hugging Face dans Vertex AI et GKE (Google Kubernetes Engine) et permet aux clients de Google Cloud d’exploiter les modèles de Hugging Face et les fonctionnalités avancées de Google Cloud, comme Vertex AI et les TPU, pour développer et déployer des applications d’IA plus efficacement.

Les deux entreprises ont également annoncé qu’elles allaient collaborer sur les plans de la science ouverte, de l’open source, du cloud et du matériel, pour rendre les dernières innovations en intelligence artificielle plus accessibles à la communauté.

Hugging Face Assistants, l’alternative open source et gratuite à GPT Store

Le 2 février dernier, Hugging Face présentait Hugging Chat Assistants, qui permet de créer des chatbots après avoir créé un compte Hugging Face (gratuit), sa boutique fonctionne comme le GPT Store déployé en janvier dernier par Open AI.

Alors que celui-ci permet aux abonnés de ChatGPT Plus, Enterprise et de la nouvelle offre ChatGPT Team de créer leurs assistants à partir de ChatGPT, ceux de Hugging Face le seront à partir du chatbot open source Hugging Chat.

Pour le personnaliser, les utilisateurs peuvent s’appuyer sur les modèles open source Mixtral 8x7B et mistral 7B Instruct de Mistral AI, Llama-2 70B et CodeLlama 70B Instruct de Meta, Hermes 2 – Mixtral 8x7B – DPO , formé par Nous Research sur le LLM Mixtral 8x7B MoE et OpenChat 3.5.

Selon Julien Chaumond, cofondateur et CTO de Hugging Face, en à peine 3 jours, 4 000 assistants avaient été créés et 1 500 utilisateurs  avaient discuté avec son  propre clone  “Clone of HF CTO”.

Il ajoute que suite aux premiers retours de la communauté, Hugging Face envisage d’introduire les éléments suivants :

  • Possibilité de modifier vos assistants via l’API, permettant ainsi d’envoyer des informations actualisées à vos assistants à tout moment.
  • Intégration de RAG (et de la fonctionnalité de recherche sur le Web) à l’Assistant, enrichissant ainsi ses capacités de recherche et de réponse.
  • Fonctionnalité pour générer votre assistant de vignettes via l’IA, offrant une manière intuitive et automatisée de créer des représentations visuelles pour vos assistants.
  • Proposition de modifications sur les assistants d’autres utilisateurs, favorisant ainsi la collaboration et l’amélioration collective des assistants.
  • Ajout régulier de nouveaux modèles à HuggingChat et aux Assistants, garantissant une variété et une qualité constantes des modèles disponibles pour les utilisateurs.

 

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CES 2024 : SquareMind présente une solution visant à faciliter le dépistage du cancer de la peau

SquareMind était l’une des 16 start-ups accompagnées par l’Ile-de-France au CES de Las Vegas 2024, du 8 au 12 janvier dernier. Elle a pu y présenter sa dernière innovation, une solution digitale alliant technologies de pointe en IA, vision par ordinateur et robotique destinée aux dermatologues.

En 2022, 150 000 cancers de la peau ont été diagnostiqués en France, dont 15 500 cas de mélanome, la forme la plus grave, responsable d’environ 2000 décès chaque année dans notre pays. Chiffre tout aussi alarmant, le nombre de nouveaux cas de cancer cutanés a plus que triplé en 30 ans, notamment en raison du vieillissement démographique mais surtout de l’exposition solaire.

La France se retrouve face à un autre défi, la pénurie de spécialistes, ce qui explique pourquoi il faut parfois attendre des mois pour obtenir un rendez-vous chez un dermatologue.

Lors d’une visite, celui-ci examine minutieusement la peau du patient avec une loupe grossissante et s’il soupçonne un début de cancer, fera par la suite une exérèse pour faire analyser le tissu cutané et vérifier si c’est le cas ou non. Lors de la visite suivante, généralement dans les six mois à un an, il n’aura que les notes prises en fin de consultation pour pouvoir comparer l’évolution de taches, lésions qui peuvent être tout autant à l’origine de cancers que les grains de beauté.

La solution à laquelle travaille depuis plus de quatre ans SquareMind, créée par Ali Khachlouf et Tanguy Serrat, pourrait permettre aux dermatologues de gagner beaucoup de temps, leur évitant de faire des comptes-rendus de la visite, et augmenter le diagnostic médical, en leur permettant de comparer la totalité de la peau du patient d’une visite à l’autre.

Ali Khachlouf explique :

“Le dermatoscope (loupe grossissante), inventé il y a 30 ans, reste la dernière innovation de rupture dans le domaine du dépistage des cancers de la peau. Notre solution permettra de faciliter le suivi des patients, de rendre beaucoup plus accessible le dépistage précoce, tout en digitalisant la pratique”.

Une innovation de rupture d’imagerie et d’IA

La solution se compose de trois produits complémentaires pour une approche holistique du dépistage du cancer de la peau :

  • Un dispositif d’imagerie corps entier en dermoscopie. Un bras robot navigue autour du patient, prend des milliers de clichés pour générer des images haute résolution du corps entier, des “google maps” de la peau, que l’on peut zoomer et dézoomer à volonté ;
  • Une application web permettant au dermatologue de revoir la surface cutanée, de stocker les images de façon automatisée, facilitant ainsi le suivi des patients grâce à la comparaison possible entre deux visites ;
  • Un logiciel d’assistance au médecin qui permettra de faciliter l’analyse des images et mettra en évidence l’évolution des lésions et/ou l’apparition de nouvelles entre deux visites.

Tanguy Serrat, cofondateur de SquareMind, précise :

“Notre solution a été réalisée en travaillant main dans la main avec des médecins de renom, en France, en Europe et aux États-Unis. Leur retour d’expérience continue à jouer un rôle crucial dans la conception de la solution qui est développée pour des professionnels de santé”. 

Destinée aux dermatologues exerçant en libéral ou en établissement hospitalier, la solution devrait être mise sur le marché français et européen dès cette année.

CES 2024 SquareMind présente une solution visant à faciliter le dépistage du cancer de la peau
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