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Windows est lent ? 9 astuces pour booster les performances de votre PC

Votre PC Windows rame ? Vous ouvrez Chrome et il met 10 secondes à afficher une page vide ? Sans parler de Windows Update qui mouline en arrière-plan et qui transforme votre PC en radiateur ?

Et bien il existe quelques astuces simples pour regagner en fluidité, améliorer la vitesse et la réactivité de votre système, le tout sans avoir à tout réinstaller ou à acheter du nouveau matos.

Je vais vous montrer 9 manipulations concrètes qui peuvent vraiment faire la différence, surtout si votre PC commence à prendre de l'âge ou si vous avez peu de RAM. Rien de révolutionnaire, juste des réglages qui marchent.

Ce qu'il faut savoir avant de commencer

Ces astuces fonctionnent sur Windows 10 et Windows 11. Certaines désactivent des fonctionnalités visuelles ou des services en arrière-plan, donc vous allez gagner en performances mais perdre quelques animations ou fonctions que vous n'utilisez peut-être jamais. C'est un compromis.

  • Prérequis : avoir un compte administrateur sur votre PC.
  • Temps estimé : 15-20 minutes pour tout appliquer.
  • Et surtout, créez un point de restauration avant de commencer (cherchez "Créer un point de restauration" dans le menu Démarrer).

Comme ça, si quelque chose se passe mal, vous pourrez revenir en arrière.

1. Désactiver les effets visuels

Windows affiche des animations partout : les fenêtres qui s'ouvrent en fondu, les ombres sous les icônes, les transitions en 3D. C'est joli mais ça bouffe du GPU, c'est-à-dire de la puissance graphique, et du CPU pour rien.

Tapez "performances" dans la barre de recherche Windows et ouvrez "Ajuster l'apparence et les performances de Windows". Dans l'onglet "Effets visuels", cochez "Ajuster afin d'obtenir les meilleures performances". Windows va tout désactiver d'un coup.

Si c'est trop moche, vous pouvez garder quelques effets utiles comme "Lisser les polices d'écran" (sinon le texte est illisible) et "Afficher des ombres sous les fenêtres" (pour mieux distinguer les fenêtres). Tout le reste, c'est du cosmétique.

Impact : libère 10-15% de CPU sur les PC avec GPU intégré. Vous verrez surtout la différence quand vous ouvrez plusieurs fenêtres en même temps.

2. Désactiver les programmes au démarrage

En général, quand vous installez un logiciel, il s'ajoute automatiquement au démarrage de Windows. Résultat : votre PC met 3 minutes à démarrer parce qu'il charge Skype, Steam, OneDrive, Adobe Creative Cloud, Spotify, et 15 autres trucs dont vous n'avez pas besoin dès le boot.

Appuyez sur Ctrl+Shift+Echap pour ouvrir le Gestionnaire des tâches. Allez dans l'onglet "Démarrage". Vous allez voir tous les programmes qui se lancent automatiquement. Faites un clic droit sur ceux que vous n'utilisez pas immédiatement au démarrage et choisissez "Désactiver".

Attention, ne désactivez pas les pilotes système (tout ce qui vient de Microsoft, Intel, AMD, Nvidia). Gardez votre antivirus aussi. Le reste, vous pouvez le lancer manuellement quand vous en avez besoin.

Impact : le démarrage de Windows passe de 2-3 minutes à 30-45 secondes. Et vous économisez de la RAM dès le lancement du système.

3. Nettoyer le disque avec Storage Sense

Windows accumule des fichiers temporaires, c'est-à-dire des données de cache, des anciennes mises à jour, des téléchargements oubliés, et tout ça prend de la place pour rien. Si votre disque est plein à 90% ou plus, Windows ralentit drastiquement.

Allez dans Paramètres > Système > Stockage et activez "Assistant de stockage" (Storage Sense en anglais). Il va nettoyer automatiquement les fichiers temporaires et la Corbeille tous les 30 jours.

Pour un nettoyage immédiat, cliquez sur "Libérer de l'espace maintenant" dans les mêmes paramètres. Cochez "Fichiers temporaires", "Corbeille", et "Téléchargements" (seulement si vous êtes sûr de ne rien y garder). Windows va scanner et supprimer.

Impact : peut libérer de 5 à 20 Go selon votre utilisation. Si vous étiez à plus de 90% d'occupation disque, vous allez sentir la différence immédiatement.

4. Mettre à jour Windows et les pilotes

Je sais, Windows Update c'est l'ennemi quand ça force un redémarrage en plein boulot. Mais des pilotes obsolètes ou un Windows pas à jour, ça peut vraiment plomber les performances. Microsoft corrige des bugs de performance dans les mises à jour mensuelles.

Allez dans Paramètres > Mise à jour et sécurité > Windows Update et cliquez sur "Rechercher des mises à jour". Installez tout ce qui est proposé. Faites pareil pour les pilotes via "Options avancées" > "Mises à jour facultatives".

Si vous voulez être sûr d'avoir les derniers pilotes graphiques, allez direct sur le site de votre fabricant (Intel, AMD, ou Nvidia selon votre GPU) et téléchargez la dernière version. Les pilotes fournis par Windows Update ont souvent du retard par rapport aux versions disponibles chez le fabricant.

Impact : variable. Parfois 0%, parfois +20% de performances sur les jeux ou les logiciels qui utilisent le GPU. Ça dépend vraiment de votre config et des bugs que Microsoft a corrigés entre temps.

5. Désactiver OneDrive (si vous ne l'utilisez pas)

OneDrive, c'est le service de stockage cloud de Microsoft, c'est-à-dire un espace de sauvegarde en ligne qui synchronise vos fichiers automatiquement. Le problème, c'est qu'il tourne en permanence en arrière-plan et il monopolise de la bande passante et du CPU pour synchroniser vos fichiers.

Si vous ne l'utilisez pas, désactivez-le. Clic droit sur l'icône OneDrive dans la barre des tâches (près de l'horloge) > Paramètres > décochez "Lancer OneDrive automatiquement quand je me connecte à Windows". Quittez OneDrive.

Si vraiment vous ne voulez plus voir OneDrive, vous pouvez le désinstaller. Tapez "Ajouter ou supprimer des programmes" dans le menu Démarrer, cherchez Microsoft OneDrive, et cliquez sur Désinstaller.

Impact : libère 5-10% de CPU en moyenne et réduit les accès disque. Surtout visible sur les PC avec disque dur mécanique (HDD).

6. Désactiver les services Windows inutiles

Windows lance des dizaines de services en arrière-plan, c'est-à-dire des programmes systèmes qui tournent en permanence même si vous ne les utilisez jamais. Vous pouvez en désactiver quelques-uns sans risque si vous ne les utilisez pas.

Tapez "services.msc" dans le menu Démarrer pour ouvrir la console des services. Voici les services à désactiver si vous ne les utilisez pas (clic droit > Propriétés > Type de démarrage : Désactivé) :

  • Expériences des utilisateurs connectés et télémétrie : c'est le service qui collecte des données sur votre utilisation de Windows et les envoie à Microsoft. Désactivez-le sans souci.
  • Service de routage de messages Push du protocole WAP : encore un service de collecte de données et de télémétrie. Rien à voir avec le WAP des années 90, vous pouvez le désactiver.
  • SysMain (Superfetch) : c'est un service qui précharge des applications en RAM et gère la compression mémoire. Sur un SSD, Windows ajuste déjà le prefetch automatiquement, mais le désactiver peut libérer des ressources sur les PC avec peu de RAM.
  • Windows Search : si vous n'utilisez jamais la recherche Windows, désactivez. Attention, ça va ralentir les recherches si vous changez d'avis.

Attention, ne touchez pas aux services que vous ne connaissez pas. Si vous désactivez un truc critique, Windows peut planter au démarrage. D'où l'importance du point de restauration créé au début.

Impact : libère 5-10% de CPU et 200-500 Mo de RAM selon les services désactivés.

7. Ajuster les options d'alimentation

Si vous êtes sur un PC portable, Windows limite les performances pour économiser la batterie. Même branché sur secteur, il peut rester en mode "Équilibré", c'est-à-dire un compromis entre performances et consommation électrique.

Tapez "alimentation" dans le menu Démarrer et ouvrez "Options d'alimentation". Sélectionnez le mode "Performances élevées" (ou "High Performance" en anglais). Si vous ne le voyez pas, cliquez sur "Afficher les modes supplémentaires".

Sur Windows 11, allez dans Paramètres > Système > Alimentation et batterie > Mode d'alimentation et sélectionnez "Meilleures performances".

Impact : le CPU et le GPU tournent à pleine vitesse en permanence. Gain de 10-20% sur les tâches CPU intensives (encodage vidéo, compilation, jeux). Mais la batterie va tenir moitié moins longtemps si vous êtes débranché.

8. ReadyBoost avec une clé USB (seulement si vous avez un HDD)

ReadyBoost, c'est une vieille fonctionnalité Windows qui utilise une clé USB comme mémoire cache supplémentaire. Ça peut aider les PC avec peu de RAM et un disque dur mécanique lent.

Branchez une clé USB rapide (USB 3.0 minimum, au moins 4 Go d'espace libre). Ouvrez l'Explorateur Windows, faites un clic droit sur la clé USB > Propriétés > onglet ReadyBoost. Cochez "Dédier ce périphérique à ReadyBoost" et validez.

Attention, si vous avez un SSD, ReadyBoost ne sert à rien. Votre SSD est déjà plus rapide qu'une clé USB. Ne l'activez que si vous avez un HDD.

Impact : gain de 5-10% sur les temps de chargement des applications si vous avez moins de 4 Go de RAM et un HDD. Zéro gain avec un SSD.

9. Fermer les applications et redémarrer régulièrement

Ça paraît bête mais beaucoup de gens laissent leur PC allumé pendant des semaines sans jamais redémarrer. Windows accumule des processus zombies en mémoire, des handles de fichiers non libérés, et la RAM se remplit progressivement.

Fermez les applications que vous n'utilisez pas (surtout Chrome avec ses 50 onglets ouverts). Redémarrez votre PC au moins une fois par semaine. Ça libère la RAM et ça remet les services système à zéro.

Dans le Gestionnaire des tâches (Ctrl+Shift+Echap), regardez l'onglet "Processus" et triez par utilisation mémoire. Si vous voyez des applications qui bouffent 1-2 Go alors que vous ne les utilisez pas, fermez-les.

Impact : peut récupérer 2-4 Go de RAM si vous n'aviez pas redémarré depuis longtemps. Windows redevient fluide instantanément.

Vérifier l'impact des modifications

Une fois que vous avez appliqué ces astuces, ouvrez le Gestionnaire des tâches (Ctrl+Shift+Echap) et regardez l'onglet "Performances". Vous devriez voir l'utilisation CPU et RAM baisser significativement au repos.

Au repos, un Windows 11 optimisé utilise environ 2-3 Go de RAM et 5-10% de CPU. Si vous êtes au-dessus, c'est qu'il y a encore des services ou programmes qui tournent inutilement en arrière-plan.

Si après tout ça votre PC rame toujours, le problème vient peut-être du matériel. Un disque dur qui commence à lâcher, de la RAM défectueuse, ou un PC trop ancien. À ce stade, un SSD et de la RAM supplémentaire feraient plus de différence que n'importe quel réglage logiciel.

Ce qu'il ne faut PAS faire

J'ai vu plein de tutos qui recommandent des trucs douteux pour "booster" Windows. Voici ce qu'il ne faut surtout pas faire :

Ne téléchargez pas de logiciels d'optimisation automatique ou tous les trucs qui promet de "nettoyer le registre". Ces outils créent parfois plus de problèmes qu'ils n'en résolvent et certains installent même des adwares.

Ne désactivez pas Windows Defender sous prétexte qu'il consomme du CPU. Oui, sa protection temps réel tourne en permanence, mais elle est bien optimisée et consomme peu de ressources en usage normal. Si vous le désactivez, vous allez choper un malware qui va vraiment ralentir votre PC.

Notez que dans ma vidéo, je dis que Windows Defender "tourne en arrière-plan uniquement" pour faire des scans. C'est pas tout à fait exact : en réalité, sa protection temps réel (Antimalware Service Executable) tourne en permanence pour surveiller chaque fichier que vous ouvrez ou téléchargez. C'est justement pour ça qu'il ne faut pas le désactiver. Ça consomme un peu de CPU, mais c'est le prix à payer pour ne pas se retrouver avec un cryptominer qui vous bouffe 100% du processeur.

Ne modifiez pas le registre Windows si vous ne savez pas ce que vous faites. Un mauvais réglage et Windows ne démarre plus.

Et surtout, sauvegardez vos données régulièrement. Ces astuces sont sans risque si vous avez créé un point de restauration, mais un plantage est toujours possible. Mieux vaut prévenir que pleurer devant un écran noir.

Voilà, vous avez de quoi remettre votre PC d'aplomb !

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uv – L’installateur Python ultra-rapide

Vous en avez assez d’attendre des heures pour installer vos dépendances Python ? Et la nuit, dans vos draps humides, vous rêvez d’un outil qui rendrait ce processus ultra-rapide et indolore ?

Ne cherchez plus, uv est là pour vous !

Écrit en Rust par les mêmes qui ont fait Ruff, uv est un installateur Python et un résolveur de dépendances d’une rapidité époustouflante. Conçu comme une alternative à pip et pip-tools, il offre des performances jusqu’à 100 fois supérieures et il est aussi facile à utiliser que pip. Vous pouvez l’installer en un clin d’œil avec curl, pip, pipx ou même Homebrew. Une fois en place, créez votre environnement virtuel avec uv venv, activez-le, et vous voilà prêt à installer des packages en un temps record grâce à des commandes intuitives comme

uv pip install flask

uv gère également la génération de fichiers de dépendances verrouillés, pour garantir la reproductibilité de votre environnement sur n’importe quelle plateforme.

Avec

uv pip compile

vous pouvez générer un fichier requirements.txt à partir de diverses sources : requirements.in, pyproject.toml, setup.py ou même l’entrée standard. Et pour synchroniser votre environnement avec ce fichier, rien de plus simple :

uv pip sync requirements.txt

Mais ce n’est pas tout. uv regorge de fonctionnalités avancées pour répondre à tous vos besoins. Vous pouvez définir des overrides de versions de dépendances, choisir entre différentes stratégies de résolution, gérer les dépendances Git avec une authentification simplifiée, et même installer dans des environnements Python arbitraires grâce à l’option --python.

Côté performances, le secret d’uv réside dans son utilisation intelligente du cache. Les dépendances déjà téléchargées sont stockées de manière optimisée, et uv se base sur des informations comme les en-têtes de cache HTTP ou les hachages Git pour déterminer si une dépendance doit être retéléchargée. Vous pouvez contrôler finement le comportement du cache avec des options comme --refresh ou --no-cache.

Autre avantage indéniable d’uv : sa gestion avancée de l’authentification. Que ce soit pour les dépôts Git privés ou les registres de packages, uv vous permet de vous authentifier de multiples façons : SSH, HTTPS avec nom d’utilisateur et mot de passe ou token, fichier netrc, et même le keyring de votre système !

C’est également un outil multi-plateforme qui fonctionne de manière optimale sur macOS, Linux et Windows, avec un support de premier ordre pour les architectures x86_64. Et si vous utilisez une plateforme plus exotique, il y a de grandes chances qu’uv soit également disponible grâce à une compatibilité étendue.

C’est vraiment à tester si vous faites du python.

A découvrir ici : https://github.com/astral-sh/uv

Windows 11 – Les perfs sont décevantes, même sur les PC haut de gamme

On pensait tous que Windows 11 allait révolutionner notre expérience sur PC, et dommage car malgré les promesses de Microsoft, celui-ci semble trainer des pieds, même sur des machines survitaminées. C’est en tout cas le constat amer que dresse Andy Young, un ancien ingénieur de la firme de Redmond, dans une publication sur Twitter.

The Windows 11 Start Menu is comically bad.

This machine has a $1600 Core i9 CPU and 128 GB of RAM and this is the performance I often get.

What is going on in Redmond? pic.twitter.com/hDvALHRB5q

— Andy Young (@anerdguynow) April 9, 2024

Le mec a un PC doté d’un processeur Intel Core i9 à 1600 dollars et de pas moins de 128 Go de RAM. Une bête de course taillée pour avaler les tâches les plus gourmandes sans sourciller. Et pourtant, lorsqu’il lance le menu Démarrer de Windows 11, c’est la douche froide. Les icônes peinent à s’afficher, les clics se perdent dans les limbes, bref, c’est le grand n’importe quoi.

« Les performances sont comiquement mauvaises, mais que se passe-t-il à Redmond ?« 

Car oui, Andy Young n’est pas n’importe qui. Pendant 13 ans, il a travaillé chez Microsoft en tant qu’ingénieur logiciel senior. Il a participé au développement de Windows et connait les subtilités du système comme sa poche. Alors quand il voit son bébé patauger de la sorte, ça lui fait mal au cœur.

« J’aime Windows, mais là, si les données suggèrent que le logiciel que vous avez construit frustre un pourcentage significatif d’utilisateurs, c’est qu’il y a encore du pain sur la planche.« 

Les réactions à son tweet ne se sont pas fait attendre. De nombreux utilisateurs ont partagé leur déception et leur agacement face aux performances en demi-teinte de Windows 11, y compris sur des configurations musclées. Lenteurs au démarrage, latence dans l’affichage des fenêtres, bugs en tout genre… Les plaintes sont légion.

Alors, Windows 11 serait-il tout simplement un bide intersidéral ?

Peut-être pas, mais force est de constater que l’expérience utilisateur est loin d’être optimale, et ce malgré les mises à jour régulières déployées par Microsoft. La prochaine version du système, au nom de code Sun Valley 3, arrivera-t-elle à redresser la barre ?

On verra bien, mais en attendant, les utilisateurs les plus exigeants lorgnent de plus en plus du côté d’Apple et surtout de Linux et de ses distributions légères et rapide.

En tout cas, si Windows 11 semble un peu pataud, sachez qu’il existe de nombreuses astuces pour lui redonner du peps. Par exemple, désactivez les effets visuels inutiles, faire le ménage dans vos programmes lancés au démarrage, optimiser la base de registres… Bref, un peu de tuning bien senti peut faire des miracles. Et si vraiment rien n’y fait, vous pourrez toujours revenir à ce bon vieux Windows 10 en attendant des jours meilleurs.

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