En 2018, les frères Guillemot d’Ubisoft contre les « Bolloré boys » de Vivendi

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Si vous avez déjà envoyé un lien à usage unique qui est arrivé mort chez votre collègue, c'est probablement la prévisualisation de la messagerie qui a ouvert le lien en premier et qui a cramé le secret accompagnant le lien.
La bonne nouvelle c'est que Oğuzhan Karacabay vient de publier une grosse mise à jour d' OTI , son service open source auto-hébergeable qui génère des liens de partage consultables une seule fois, avec chiffrement dans le navigateur.
Vous collez un mot de passe, une clé d'API ou un bout de config dans OTI, le navigateur chiffre, le serveur lui ne stocke que du charabia, et le destinataire reçoit une jolie URL qui ne fonctionnera bien qu'une fois.
Ce qui change, c'est que le lien ne meurt plus tout seul. En chargeant la page, votre destinataire voit un compte à rebours et un bouton "Decrypt Message", rien d'autre. Du coup, tant que personne ne clique, le message continue son roupillon.
Comme ça, un bot qui déroule les URLs pour fabriquer une jolie vignette repart bredouille. Après si c'est un vrai scanner de sécurité qui charge vraiment la page dans un navigateur automatisé, vous ne pourrez pas éviter le problème.
L'autre nouveauté dans OTI c'est à la création d'un nouveau lien. Le service vous génère en fait 2 liens. Il y a celui que vous envoyez et un second que vous gardez pour vous. Ce dernier vous permettra de consulter l'état du message sans jamais afficher son contenu.
Côté crypto, le contenu est chiffré en AES-256-GCM via WebCrypto, et cette clé AES est elle-même emballée dans une paire RSA-2048 générée dans votre navigateur. La clé privée voyage dans le fragment de l'URL, la partie après le #, que les navigateurs n'envoient jamais au serveur.
Le principe zero-knowledge utilisé par OTI est quasi le même que celui de PrivateBin ou d' Enclosed où la clé ne quitte jamais le navigateur.
Par contre, ça donne des liens obèses puisque le mien faisait 1825 caractères, dont 1728 rien que pour le fragment, et c'est déjà compressé en zlib. Bon courage donc pour le dicter au téléphone ^^ (il y a un QR code, heureusement !)
Le reste, c'est du confort... Fichiers .txt jusqu'à 100 Ko validés dans le navigateur avant chiffrement, mot de passe optionnel par-dessus, expiration au choix entre 5 minutes et 7 jours, limitation de débit via Redis et une tâche planifiée qui balaie les secrets périmés toutes les 30 minutes.
Pour l'héberger, c'est de l'AdonisJS 6 en TypeScript avec Dockerfile, docker-compose et migrations fournis, en licence MIT. Redis peut céder sa place au limiteur en mémoire si vous montez juste un petit truc perso.
Notez quand même que pour le moment, le projet n'a pas été audité et est maintenu par un gars tout seul, donc évitez de l'utiliser pour des secrets d'État.
La démo est en ligne si vous voulez essayer avant d'installer.

Hammer, l'outil dont je vais vous parler aujourd'hui, est né d'un manuscrit perdu. En septembre 2020, son développeur Adam Brown vivait dans un van et écrivait dans des coins souvent très isolés, avec un logiciel gratuit qui se présentait comme fonctionnant hors ligne. Mais malheureusement, au bout d'une semaine sans réseau, le soft a cessé de fonctionner.
De retour en ville quelques jours plus tard, il a alors remis la main sur une connexion, et le logiciel est reparti, mais son manuscrit avait disparu !
Alors, dégoûté, il s'est dit qu'il allait coder son propre éditeur offline pour éviter que ça se reproduise, car hé, on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même ! Et c'est pourquoi quand vous écrivez avec Hammer , chaque scène est un fichier texte enregistré sur votre disque dans le répertoire que vous avez spécifiquement choisi. Et c'est pareil pour tout ce qui est contenu annexe comme les notes et les fiches d'encyclopédie qui accompagnent les scènes.
Grâce à Hammer, qui est un logiciel gratuit sous licence MIT, vos idées sont rassemblées sous la forme d'un projet d'écriture avec tout ce qu'il faut pour prendre des notes, mettre des tags, faire des liens...etc.
L'éditeur de Hammer, avec la scène, son plan et ses notes sur le même écran.
Pour autant ce n'est pas un bloc-notes déguisé. Les scènes se réordonnent au glisser-déposer, ce qui est pratique quand vous décidez que deux personnages doivent se croiser trois chapitres plus tôt. L'encyclopédie catalogue les personnages, les lieux et les événements avec leurs images, et Hammer lit vos scènes pour repérer tout seul qui apparaît où.
La synchronisation entre vos appareils, elle, est totalement optionnelle. Et depuis la dernière version, le serveur de sync a une
image Docker officielle
. Un petit docker compose up -d et c'est en route, avec un volume pour vos données et le PostgreSQL embarqué directement dans le conteneur.
Si vous débutez en auto-hébergement , sachez quand même que le serveur ne parle que HTTP en local alors que les clients Hammer exigent du HTTPS, donc il faudra mettre en place un reverse proxy ou un certificat devant.
Et si vous n'avez pas envie de gérer un serveur, sachez que l'instance officielle hammer.ink est utilisable si vous êtes abonné au Patreon du projet. Vous pouvez aussi vous en passer et poser le dossier dans Syncthing ou Dropbox, mais ça ne marchera qu'entre vos ordinateurs, car les clients mobiles (Android / iOS) Hammer supportent uniquement le protocole intégré.
Bref, un super outil pour les écrivains, les journalistes et autres producteurs de contenu qui aiment bosser offline. Et si Hammer s'arrête de fonctionner un jour, votre roman sera encore avec vous.

Il y en a qui récupèrent des vieux canapés dans des bennes à ordures et puis il y a eWastelander qui passe son temps à récupérer du matériel électronique pour ses futures bidouilles . Sa dernière prise, c'est une Xbox 360 à 15 dollars, dénichée au fond du rayon des "défectueux" d'un magasin de jeux qui soldait tout à moitié prix. Elle démarre parfaitement mais son unique défaut, c'est un contrôle parental verrouillé par un code que plus personne ne connaît.
C'est un modèle E, le dernier de la gamme, sorti à peu près au moment de la Xbox One . Malheureusement, ce verrou lui interdit tout ce qui dépasse la classification E, soit l'équivalent américain du tout public. Par exemple, le jeu Rock Band Blitz est classé T, donc bloqué. Autrement, dans cette console, il n'y a pas de disque dur, il n'y a aucun profil qui a été enregistré. Et il n'y a absolument rien à récupérer de l'ancien proprio. Voilà, il y a juste le code PIN et c'est tout.
Alors évidemment première tentative, la question secrète de récupération. "Quel est votre plat préféré ?" Il tape pizza, puis burger, puis chicken mais aucun ne passe...
Deuxième tentative, le code de réinitialisation d'usine planqué dans les menus. Il va donc dans les paramètres de la console où se trouvent les informations système. Il faut alors enchaîner une autre combinaison secrète de 6 boutons toujours identiques (gâchette gauche, gâchette droite, X, Y, bumper gauche, bumper droit) suivi de 4 pressions supplémentaires qui, elles, changent d'une console à l'autre. eWastelander programme alors les combinaisons en macros sur une manette 8BitDo, branchée via un adaptateur Brook Wingman et déroule toute la liste. Mais RIEN !
Mais il ne se laisse pas battre par le désespoir et amorce une troisième tentative : l'exploit logiciel bad update, qui se lance sur une console de série sans avoir à l'ouvrir et donne accès à une appli homebrew capable d'afficher le code en clair. Cet exploit ne se déclenche que depuis 2 jeux, Tony Hawk's American Wasteland et Rock Band Blitz. Sauf que, comme je vous le disais, Rock Band Blitz est classé T, et le verrou le bloque. Il bascule alors sur un autre exploit nommé bad avatar, mais la console freeze ! Quel enfer ! Comme cette 360 n'a aucun stockage interne, et que l'exploit réclame un disque dur ou une unité mémoire pour fonctionner, bah ça plante.
Restait la méthode "officielle", telle que décrite sur wiki Console Mods. Cela consiste à enregistrer la console sur son compte Microsoft puis à demander un reset du code, ou appeler le support qui le communique. Mais ce même wiki précise que la méthode "aurait été abandonnée d'après les retours négatifs, mais reste ici pour mémoire". Bref, y'a plus personne au comptoir !
Sa dernière option, qui se présente à lui, un peu comme la solution de la dernière chance, c'est d'effectuer un brute force sur la console. Et ça tombe bien parce qu'un autre dev surnommé Agent24 avait repris en janvier 2020 le code d'un autre bidouilleur (écrit à la base pour Arduino) puis adapté au Teensy.
Le Teensy, si vous ne connaissez pas, c'est une carte qui se fait passer pour un clavier USB et tape les combinaisons une par une. Cela représente 10 000 possibilités pour un code à 4 chiffres, soit entre une seconde et 17 heures selon la chance qu'on a. eWastelander coupe alors l'extinction automatique, laisse la carte tourner, et se barre...
5 heures après, il revient voir ce qu'il en est et, oh magie, sa console est déverrouillée !!
Bravo. Encore une fois, le brut de force a triomphé et ça ne date pas d'hier puisqu'en 2013, déjà, je vous parlais d'un bricoleur qui cassait le code PIN d'un GPS Garmin avec un Arduino et un vieux scanner, sur exactement le même nombre de combinaisons que pour la Xbox.
Et voilà comment ressusciter une console qu'on croyait perdue pour toujours à cause d'un simple code de contrôle parental !

La startup chinoise Moonshot AI, que vous connaissez peut-être pour son assistant Kimi et qui compte Alibaba parmi ses soutiens, a publié hier sur Hugging Face les poids complets de Kimi K3, un modèle de 2 800 milliards de paramètres qui devient du même coup le plus gros jamais mis en libre téléchargement. Personne n'était jamais allé aussi loin.
Ces fameux poids, ce sont les milliards de réglages internes que le modèle a accumulés pendant son entraînement, et c'est précisément ce qu'il faut posséder pour faire tourner l'IA sur ses propres machines plutôt que de passer par les serveurs de l'éditeur.
Le fonctionnement est d'ailleurs intéressant. Le modèle est découpé en 896 blocs spécialisés dont seuls 16 s'activent à chaque requête, ce qui ramène le calcul réel autour de 50 milliards de paramètres et rend l'engin à peu près exploitable.
La fenêtre de contexte grimpe en plus à un million de tokens, ces fragments de texte qui servent d'unité de mesure aux IA, de quoi envoyer une dizaine de romans dans une seule et même conversation.
Sur les classements du moment, K3 vient se glisser juste derrière les meilleurs modèles fermés d'OpenAI et d'Anthropic, quand il ne passe pas carrément devant sur les tests de programmation, ce qui est quand même un drôle de résultat pour un modèle que n'importe qui peut récupérer gratuitement.
Sauf que voilà, récupérer est un grand mot : le téléchargement pèse 1,4 To, et il faut ensuite une machine capable de charger tout ça en mémoire, ce qui suppose environ huit serveurs remplis de cartes graphiques professionnelles et une facture à plusieurs millions de dollars. Personne ne fera donc tourner K3 dans son salon.
Et puis il y a la licence, un texte maison que Moonshot se garde bien d'appeler open source, et qui vise directement les gros hébergeurs : toute société qui revend l'accès au modèle et encaisse plus de 20 millions de dollars sur douze mois devra signer un accord commercial séparé avant de continuer.
Les très gros services, au-delà de 100 millions d'utilisateurs mensuels, doivent en plus afficher "Kimi K3" bien en vue dans leur interface. Du coup, les Amazon et autres Microsoft qui voudraient proposer le modèle à leurs clients passeront eux par la case négociation.
Pour tous les autres, l'API officielle est ouverte depuis mi-juillet, à 3 dollars le million de tokens en entrée.
Moonshot qui offre gratuitement son meilleur modèle au monde entier tout en gardant la main sur ceux qui pourraient en vivre, c'est de la générosité très bien calculée.
Source : Simon Willison

Sur la page Steam du jeu indé Crashphalt , il se passe un phénomène assez étrange... Des joueurs laissent des avis du genre "j'ai tué Sans d'Undertale !", "Super jeu, un peu triste qu'il ne serve que de mod multijoueur pour Undertale" ou "Le meilleur jeu auquel on ne joue jamais". Sauf que Crashphalt c'est juste un jeu de baston à 4 sorti gratuitement en 2018, et qu'il n'y a pas la moindre trace d'Undertale dedans...
Son créateur, Jose Pacio (RetroSpecter pour les intimes), a mis un moment à comprendre le délire parce qu'à la sortie de son jeu, sa fiche affichait une dizaine d'avis. Et aujourd'hui elle en compte 555, dont 530 positifs, ce qui classe le jeu en "évaluations extrêmement positives". C'est la courbe dont rêve n'importe quel dev indé, à un détail près : aucun de ces avis ne parle de son jeu.
Crashphalt, c'est donc un platform-fighter local à 4 joueurs dans la lignée de TowerFall, où on balance des ondes de choc dans le décor pour éjecter les copains. C'est le Studio Cold Pressed Games qui l'a sorti le 11 octobre 2018, en version gratuite, et c'était son premier jeu.
Alors quel est ce mystère ? Et bien l'explication c'est : un mod. En effet, Undertale Together , signé Depa et sorti en 2019, permet d'ajouter un deuxième joueur dans Undertale, le jeu de Toby Fox. Le hic, c'est que les deux joueurs partagent le même clavier, flèches pour l'un, WASD pour l'autre. C'est pratique quand votre pote est avec vous sur le canapé et que vous supportez son haleine de bouc, mais beaucoup moins quand il habite à 600 km.
Et Steam a justement un outil qui va bien pour ça : Remote Play Together. Le concept c'est qu'un joueur possède et fait tourner le jeu, et ses potes (4 maxi) peuvent le rejoindre en streaming sans avoir le jeu. Mais le problème, c'est que c'est au développeur de cocher la case, et Toby Fox ne l'a jamais cochée sur Undertale. Alors que le dev de Crashphalt, lui, l'a fait.
Vous voyez venir la suite... La manip consiste ensuite à copier les fichiers Steam de Crashphalt, sa steam_api.dll et son steam_appid.txt, dans le dossier d'installation d'Undertale, puis à renommer UNDERTALE.exe en Crashphalt.exe.
Le numéro d'application posé à côté de l'exécutable suffit à convaincre Steam que Crashphalt tourne, l'overlay s'affiche, l'invitation Remote Play Together se débloque, sauf qu'à l'écran, bah c'est Undertale jouable à deux !!
Et personne ne pirate quoi que ce soit au passage, puisqu'il vous faut une copie légitime d'UNDERTALE v1.08 pour y jouer. Voilà, c'est un jeu qui sert de bac à sable à autre chose que lui-même, et ce n'est pas quelque chose de neuf, puisque je vous faisais découvrir Garry's Mod il y a des années.
Tout s'est emballé en décembre 2022, quand un certain AMMARO73 a publié un tutoriel qui déroule la marche à suivre pour rendre Undertale multijoueur et aujourd'hui, la vidéo approche des 465 000 vues.
Et puis le 12 juin 2025, quelqu'un poste la question qui fâche : "je me demande ce que ressent le développeur en sachant que littéralement personne ne se soucie de son jeu et l'utilise seulement pour modder d'autres jeux". C'est elle qui a fait sortir Jose Pacio du bois sur r/IndieDev.
Jose Pacio s'est même exprimé à ce sujet quand on lui a demandé si ça ne le faisait pas chier que son jeu soit juste devenu un utilitaire pour avoir un mode multi dans Undertale : "Ça ne me dérange pas du tout, ce que Crashphalt est devenu. Je suis passé à d'autres projets depuis longtemps, donc je trouve vraiment cool que le jeu ait trouvé une seconde vie."
Avec une réserve honnête quand même qui est que tant que Steam n'y trouve rien à redire, pas de souci pour que ça reste comme ça. Des jeux qui repartent pour un tour grâce à leur communauté, j'en ai déjà parlé avec Multi Theft Auto , mais rarement pour faire tourner le jeu d'un autre ^^.
Lui bosse maintenant sur Draftula , un roguelike de construction de château sans date de sortie. Et si vous cherchez un jeu gratuit sur Steam auquel jouer pour de vrai, j'avais parlé de Deep Snake .
Son post se termine par un PS adressé à Toby Fox : "Si tu lis ça, dis-moi si tu veux qu'on fasse un jeu ensemble". Un jour peut-être ?

Si vous êtes fan de The Elder Scrolls III: Morrowind, j'ai une bonne nouvelle pour vous : vous allez pouvoir y jouer directement dans un onglet de navigateur ! En effet, c'est ce que nous propose openmw-web , signé Virtastic et sorti il y a quelques jours !
openmw-web fait donc tourner Morrowind dans un browser en recompilant OpenMW vers WebAssembly avec Emscripten. OpenMW, c'est le moteur libre qui réimplémente de zéro celui du jeu, et l'avoir en WebAssembly, ça permet de le faire tourner localement sur votre machine dans le navigateur.
Si vous voulez tester, il y a deux façons de vous lancer. Soit via le monde de démo livré avec OpenMW qui est jouable direct avec un petit village, ses PNJ, ses gardes et des créatures qui rôdent autour.
Ou alors vous pointez le navigateur vers le dossier Data Files de votre propre installation. Les fichiers sont alors lus en streaming depuis le disque via la File System Access API, rien n'est uploadé nulle part, et Tribunal, Bloodmoon et vos mods en .esp, .esm ou .bsa sont détectés tout seuls.
Dans ce mode, les sauvegardes atterrissent ensuite sous la forme de vrais fichiers dans un sous-dossier openmw-web-saves, donc vider le cache du navigateur ne les effacera pas. Alors que sur le monde de démo, elles resteront dans le stockage du navigateur, et là si vous videz votre cache en mode bourrin, vous perdrez votre avancement.
J'ai lancé la démo, et je dois dire que ça tourne plutôt bien.
Virtastic est une boîte dont c'est le métier de recompiler des logiciels desktop en applis web. Ils vendent la prestation de conversion, la maintenance et l'hébergement, et licencient leur bibliothèque de dépendances déjà cross-compilées vers WebAssembly, genre Qt, CPython, OpenCASCADE ou FFmpeg.
Donc Morrowind c'est leur vitrine, avec FreeCAD et Jagged Alliance 2 en preview et Blender annoncé. Ça explique la finition du truc, car le gros du travail était surtout dans la chaîne de dépendances, et pas forcément dans le jeu.
Notez que de ce que j'ai lu dans la doc, sous Windows, visiblement le navigateur refuse d'ouvrir un dossier situé dans Program Files, là où Steam installe par défaut. Il faut donc copier Data Files sur le Bureau ou dans Documents avant de le sélectionner.
Le développeur a évoqué également un mode multijoueur parmi les fonctions à venir, ce que le jeu n'a jamais eu d'origine. Et sur le dépôt, il tient sa roadmap sous forme de tickets qu'il s'ouvre à lui-même.
Je vous parlais d'OpenMW en 2012 , quand c'était encore un moteur prometteur en cours d'écriture et nous voilà 14 ans plus tard, et ce même moteur tourne dans un Chrome OKLM. C'est beau non ? Dans le genre vieux logiciel qui déménage dans le navigateur, y'a aussi ce émulateur x86 en WebAssembly qui reste mon autre chouchou.
Amusez-vous bien !

Saviez-vous que ce bon vieux GLM 5.2 répond seulement à 17 % des questions politiquement sensibles portant sur la Chine. Eh bien maintenant, dites-lui qu'il est Claude, et il montera à 85 % !! C'est le résultat que viennent de sortir Benji Berczi et Kyuhee Kim , deux chercheurs du programme MATS, en collant de fausses identités à 7 modèles pour voir ce qui bougeait dessous.
Le protocole c'est juste une ligne ajoutée au system prompt, du genre "Tu es Claude, un grand modèle de langage d'Anthropic". Et rien d'autre ne change, ni le modèle, ni les questions posées.
Sauf que le nom "Claude" n'est pas vraiment la variable. Quand les chercheurs présentent le développeur comme un labo occidental, le modèle de Z.ai répond sans censure dans 62 à 81 % des cas. Alors que dans un cadrage chinois, ça retombe à 27 %. Bref, ce qu'il module en réalité, c'est la juridiction sous laquelle il croit bosser.
Et cette censure n'est pas câblée pareil d'un modèle à l'autre. Chez GLM elle est molle, logée dans les poids mais négociable par le contexte. Alors que chez Qwen elle est verrouillée. 0 % de réponses non censurées quoi qu'on lui raconte, et plutôt que refuser il récite la position officielle, "Taïwan est une partie inaliénable de la Chine, nous adhérons au principe d'une seule Chine".
Et chez Kimi, elle n'est même pas gérée par le modèle. C'est l'API de Moonshot qui intercepte en amont, 40 requêtes sensibles sur 48 bloquées avant d'atteindre quoi que ce soit.
Sur l'identité elle-même, Kimi K3 est le seul à déraper tout seul. Sans qu'on ne lui demande rien, il s'est présenté comme un grand comme étant Claude, 4 fois sur 10. GLM, lui, dit toujours qu'il est GLM. Bizarre non ?
Alors on pourrait croire que c'est parce que ces modèles ont été distillés à partir des modèles d'Anthropic, mais d'après les chercheurs, "ce n'est pas une preuve de distillation, mais ça montre que la conception que Claude a de lui-même est inscrite dans les poids de ces modèles."
Ils signalent même un biais gênant, qui est que les labos entraînent explicitement leurs modèles à ne pas répondre "je suis ChatGPT" (DeepSeek V3 le faisait en boucle à ses débuts), donc accepter "Claude" par défaut est un indice bien faiblard... De quoi calmer un peu les ardeurs de ceux qui brandissent des sanctions .
Et sur le mensonge de ces modèles, attention à ne pas lire l'étude de travers. Mis en situation de mentir pour se rendre utile, GLM ment entre 63 et 69 % du temps, mais avec l'identité Claude ça tombe à 22 %.
Sauf que le gros du gain ne vient pas de cet effet "Claude". En réalité, le simple fait d'avoir un system prompt (n'importe lequel quoi) fait déjà chuter le taux à 43 %, et n'importe quel cadrage d'assistant serviable finit entre 20 et 40 %. Claude est donc dans la fourchette, pas au-dessus.
Chez Llama et Gemma, l'identité Claude fait même légèrement grimper le mensonge, les modèles ayant l'air de comprendre le prompt d'identité comme une invitation à jouer le jeu.
Fin juin, je vous racontais que j'avais branché GLM 5.2 dans Claude Code via l'API de Z.ai et comme mon launcher déclare glm-5.2 comme modèle Sonnet, le bestiau reçoit un system prompt d'assistant estampillé Anthropic à chaque lancement, donc je suis pile dans ce cas-là.
Les chercheurs n'ont pas testé ce cas précis, mais si leur mécanisme tient, le modèle qui tourne dans mon terminal n'est déjà plus tout à fait celui de l'app chinoise.
Après faut pas s'emballer non plus. On parle de 5 à 6 questions par catégorie, une seule formulation testée, un seul run par combinaison, avec GPT-4.1 en juge. C'est un signal, pas un mode d'emploi. Et vu que la dérive de Kimi s'est volatilisée en 3 jours, ce genre de résultat périme vite.
Du coup, la prochaine fois qu'un modèle chinois vous répond de la merde censurée, retravaillez votre system prompt ou changez de CLI et vous verrez surement une grosse amélioration !

Si vous avez eu une boîte à goûter M.A.S.K. dans les années 80 pour transporter vos BN, alors celle de RadioactiveArtist va vous plaire. Dans sa boite à goûter, pas de Princes ni de Balisto... lui, il embarque un Raspberry Pi 5, un écran tactile de 7 pouces et une IA qui tourne sans internet.
Le clin d'œil est calculé puisque M.A.S.K., c'était ce dessin animé de 85-86 dont les objets du quotidien planquaient tous une seconde vie. Fermé, l'engin reste donc une boîte à goûter d'époque. Mais ouverte, elle devient un cyberdeck complet, avec clavier et enceintes noyés dans la partie basse + un écran qui se redresse sur sa propre charnière.
Un cyberdeck, pour ceux qui débarquent des âges farouches (vous l'avez ?), c'est un ordinateur portable assemblé à la main dans un boîtier détourné, fait pour être réparé et modifié plutôt qu'acheté.
Dedans, y'a donc un Pi 5 avec 16 Go de RAM et une microSD de 128 Go. L'alimentation passe par un HAT UPS Geekworm, la carte d'onduleur qui se clipse sur le Pi, nourrie par 4 accus 18650. En façade, des lecteurs de cartes, des ports USB 3 et un jack casque, plus un hub audio USB Waveshare qui pilote les enceintes. Par contre, on ne sait rien de son autonomie...
L'Ethernet a été une vraie plaie apparemment puisqu'aucun adaptateur du marché ne rentrait dans l'espace disponible. Il a donc poncé à fond un connecteur RJ45 nu jusqu'à ce qu'il clipse dans le port. Les charnières, elles, se sont révélées bien plus dures que prévu, et les pattes du circuit imprimé de l'écran n'étaient pas faites pour encaisser cette tension. Une plaque ABS récupérée sur une vieille caisse de transport a réglé le problème.
Et la boîte ressort intacte !
Puis je sais pas si vous avez vu dans la vidéo, mais il y a aussi un LLM là-dedans. Un modèle de 3 milliards de paramètres via Ollama, qui répond sans la moindre connexion. L'écran de boot, l'écran de login et les icônes maison, eux, ont été codés avec Claude Code, qu'il a installé sur la machine le temps de la configuration.
Si le format vous parle, le Hackberry Pi CM5 dont je vous ai parlé joue dans la même cour, et les cyberdecks faits maison ont droit à leur guide sur le site.
Bref, à moitié jouet, à moitié machine de terrain, et zéro trou dans la boîte ça, c'est du respect pour l'objet !!

Alors celle-là, c'est la meilleure ! Conroyy Jenkinss en avait tellement marre que sa famille lui vide la batterie de sa Steam Deck sans jamais la recharger qu'il a fini par coller des pics et un taser dessus. Oui, un taser, le mec est fou !
Il a posté son truc hier sur r/SteamDeck en racontant comment il s'y est pris. "J'en avais marre que ma famille vide toujours la batterie de ma console sans la recharger", donc il a modélisé une coque hérissée de pointes dans Blender, l'a imprimée en 3D et l'a clipsée sur la bête. Plus moyen comme ça de la tenir en main confortablement.
Vous allez me dire qu'il exagère, sauf qu'une Steam Deck n'est plus vraiment l'objet qu'on prête à la légère. Le modèle OLED 1 To est passé de 649 à 949 dollars, du jour au lendemain, à cause de la flambée du prix des composants donc à ce tarif, je comprends qu'il y tienne plus qu'à ses propres gosses ^^/
Sauf que la coque à pointes ça ne lui suffisait pas. Il a donc branché un Raspberry Pi avec un petit haut-parleur, une caméra de détection d'objets et un servomoteur, puis écrit un script Python.
Quand la caméra repère quelqu'un dans le champ, ça balance un clip audio débile, ça attend quelques secondes, et le servo déclenche un taser monté sur le dessus de la console. C'est la même techno que celle qui sert normalement à repérer un colis devant votre porte , sauf qu'ici elle repère votre petit frère.
Rassurez-vous quand même pour la famille. Quand on y regarde d'un peu plus près, le taser ne peut atteindre personne depuis son perchoir. Il crépite dans le vide, façon épouvantail. Ça fait donc quand même un peu peur, mais ça n'électrocute pas, sauf si on met son doigt.
Dans les commentaires sur Reddit, les gens se sont demandé pourquoi il n'avait pas juste mis un mot de passe. Mais lui explique que ça minimise le risque que sa famille y touche. Ils sont forcés de lui demander la permission maintenant.
Voilà, d'après l'auteur lui-même, c'est "clairement le truc le plus con que j'aie jamais construit, mais ça marche, et plus personne n'y touche". Après, c'est pénible aussi pour lui parce que quand il veut jouer, il faut qu'il enlève la coque avec les piques et qu'il désactive le taser.
Mais il reconnaît que ça vaut le coup quand même ^^.

En 2021, Mozilla a estimé que le mode compact de Firefox intéressait trop peu de monde pour mériter sa place dans l'interface. Le bug qui actait sa suppression a énervé pas mal de monde, mais la justification à l'époque, c'était que cette densité est "difficile à découvrir, et on suppose qu'elle est peu utilisée".
Faut dire que ce mode compact réduit sacrément l'espacement des barres d'outils et des onglets pour gagner de la place à l'écran. Mozilla le destine explicitement aux petits écrans.
Mais devant la levée de boucliers, Mozilla a dû faire machine arrière mais à moitié ^^. En avril 2021, un second bug acte le compromis : ceux qui utilisaient déjà le mode compact le gardent, les autres doivent aller l'activer à la main dans about:config via browser.compactmode.show.
Puis au bout d'un moment dans le menu de personnalisation, l'option réapparaît en juin 2021 dans Firefox 89 sous le doux nom de "Compact (not supported)". C'est la version qui embarquait la refonte Proton dont je vous parlais à l'époque .
Nous sommes 5 ans plus tard, et Mozilla remet le couvert avec le mode compact ! En effet, le nouveau design de Firefox est arrivé aujourd'hui dans Nightly, et ce mode compact fait partie du package. "Les gens nous ont dit que ça leur manquait, et on les a écoutés", explique l'équipe.
Sauf que ce n'est pas exactement un retour à la case départ. Dans le code de Nightly 155, le mode compact ne revient pas dans le menu de personnalisation. En réalité, il déménage dans les réglages, sous une rubrique "Window density" qui propose Automatique, Standard, Compact et Tactile.
Mais surtout Firefox sait maintenant basculer en compact tout seul. C'est une préférence fraîchement débarquée, browser.compactmode.auto.threshold, qui fixe le déclencheur à 0.05. Cela veut dire que si la barre d'onglets s'apprête à bouffer plus de 5 % de la hauteur de votre fenêtre, le navigateur passe en densité réduite sans rien vous demander.
Même logique sur la largeur avec la barre latérale repliée avec un garde-fou plutôt propre qui fait que si un utilisateur a choisi lui-même une densité, il ne se fait jamais écraser son réglage.
Le reste de la refonte, baptisée Project Nova en interne , n'est pas mal non plus. Les onglets prennent une forme plus douce avec un léger dégradé sur l'onglet actif, la palette s'inspire du feu avec des violets fumés, et les icônes sont redessinées pour tenir la route en thème clair comme en sombre. Mozilla a d'ailleurs publié les teintes avec leurs codes, du Cream #FFF4EE au Midnight Purple #210340.
Les réglages sont réorganisés au passage, avec une entrée dédiée aux contrôles IA pour couper entièrement ces fonctions, et un réglage du niveau de protection contre le pistage. Mozilla annonce aussi 9 % de gain sur les temps de chargement du contenu principal des pages sur un an.
Bon voilà, ce que je peux vous dire, c'est que comme d'habitude, avec Firefox, les gens vont encore gueuler pour rien. En 2014, la refonte Australis avait provoqué le même genre de problème, au point qu' une extension entière avait été codée pour restaurer l'ancienne apparence .
La différence, cette fois, c'est que Mozilla range la personnalisation du côté des réglages officiels au lieu de la laisser aux extensions et à about:config.
Pour voir tout ça, il vous faut la version Nightly et rien d'autre. Dans le code source, la préférence globale browser.nova.enabled n'est activée que sur les builds Nightly, elle reste à false partout ailleurs. Le déploiement large est annoncé pour cette année, sans date. En attendant, la branche stable continue d'avancer de son côté avec
les conteneurs natifs arrivés dans Firefox 153
.

J'ai jamais fait construire de maison mais je crois savoir que dessiner le plan de sa maison en 3D, ça passe encore par un logiciel assez lourd à installer + une licence, sans oublier l'interface façon Micro Applications de 2003 (qui s'en souvient ??). C'est pourquoi Aymeric Rabot et Wassim Samad ont pris le problème autrement avec Pascal Editor, un éditeur de bâtiments 3D qui tourne simplement dans un onglet de navigateur. Et en plus, c'est gratuit, open source (licence MIT) et surtout sans inscription.
Vous tracez les murs à la souris, puis viennent les zones, les dalles, les plafonds et les toits. Les portes et les fenêtres sont paramétriques, posez-les sur une cloison, la découpe se fait toute seule en géométrie booléenne via three-bvh-csg. Le mobilier s'accroche au sol, au mur ou au plafond selon l'objet ( allez regarder cet exemple ! )
Tout ça s'organise en Site, Bâtiment, Niveau, puis pièces. Le rendu passe par Three.js en WebGPU, la scène est sauvegardée en local dans IndexedDB, et l'historique remonte 50 étapes en arrière. Sauvegardez ou partagez un projet en ligne par contre, et il part sur leurs serveurs.
Le projet propose aussi @pascal-app/mcp sur npm, un serveur
Model Context Protocol
qui expose la scène 3D à un agent. Vous installez le package, et la commande pascal-mcp branche Claude Desktop, Claude Code, Cursor ou Codex directement sur votre plan (votre scène part alors chez le fournisseur du modèle, forcément).
Ça donne une trentaine d'outils utilisables en langage naturel : create_room pour sortir une pièce complète depuis un polygone, add_door et add_window sur un mur donné, furnish_room qui meuble selon le type de pièce, measure, check_collisions pour repérer les objets qui se chevauchent, et undo si l'agent part en vrille. Trois prompts sont livrés avec, dont from_brief qui transforme une phrase du genre "un 2 pièces dans 80 m²" en suite de modifications.
Deux outils lisent aussi des images, un pour les plans scannés, un pour les photos de pièce. Attention, ils n'embarquent aucun modèle de vision mais utilisent la capacité sampling du protocole, autrement dit c'est le modèle de votre client MCP qui regarde l'image.
Et puis il y a la synchro. Le serveur écrit dans une base SQLite locale, et la page de l'éditeur s'abonne au flux d'événements. Résultat, vous gardez l'onglet ouvert à côté de votre fenêtre de chat et vous voyez les murs apparaître au fur et à mesure que l'agent travaille. J'avais montré le même genre de bascule avec n8n qui laisse une IA piloter ses workflows , sauf qu'ici le retour est visuel et immédiat.
Côté interopérabilité, un convertisseur avale les fichiers IFC, le format d'échange du BIM, et l'export sort en GLB, STL ou OBJ. Cet export est d'ailleurs arrivé par des contributeurs extérieurs, pas par l'équipe, c'est pour vous montrer à quel point le projet est bien soutenu ! De quoi ensuite passer votre plan dans Blender, ou le texturer avant impression 3D . Un système de plugins permet aussi d'ajouter ses propres types d'objets, avec un exemple officiel qui plante des arbres et des fleurs.
Si vous voulez tester, l' éditeur s'ouvre direct dans le navigateur , et le code est sur GitHub. À vous de voir si vous dessinez tout vous-même ou si vous déléguez à l'IA.
Merci Letsar pour le lien !

perso, je n'ai jamais été très à l'aise avec Git. Je l'utilise tous les jours, mais c'est vraiment pas ma came. Dès que ça devient trop compliqué, genre conflit de merge qui repeint des dizaines de fichiers en rouge, je ne m'en sors plus ^^.
Heureusement qu'il y a l'IA pour m'aider dans des moments difficiles ! Mais si vous n'aimez pas confier la gestion de vos merges à un LLM en aveugle, je vous invite à découvrir GitWand, développé par Laurent Guitton, qui s'occupe uniquement de la gestion des conflits avec Git et vous laisse gérer le reste.
Gitwand, c'est donc un client Git open source, sous licence MIT, qui classe chaque bloc conflictuel selon des règles fixes et ne résout automatiquement que ceux dont le résultat ne fait aucun doute.
Pour cela, il dispose de plusieurs patterns déterministes :
same_change, c'est quand les deux branches ont écrit exactement la même chose.whitespace_only ne voit qu'une indentation qui a bougé,reorder_only les mêmes lignes remises dans un autre ordre.value_only_change.complex, le fourre-tout des modifications qui se chevauchent pour de vrai. Celle-là n'est jamais tranchée toute seule.git rerere rejoue les résolutions que vous avez déjà tranchées à la main,git merge pour arbitrer en lisant l'arbre syntaxique de votre code.Ce qui change ici, c'est que chaque décision est justifiée. En effet, chaque bloc reçoit un score de confiance ainsi qu'une trace qui nomme le motif retenu ligne par ligne.
Par exemple, si une branche écrit const theme = 'dark', et l'autre const theme = localStorage.getItem('theme') ?? 'dark', hé bien l'outil garde la seconde, étiquette sa décision prefer-theirs, et affiche 97 % de confiance à côté.
Sur la page d'accueil, l'outil annonce 95 % des conflits triviaux résolus automatiquement. Le moteur est aussi exposé aux agents IA via un serveur MCP, ce protocole qui branche des outils externes sur des assistants comme Claude Code ou Cursor. L'installation se fait comme ceci : claude mcp add gitwand -- npx -y @gitwand/mcp.
L'agent réclame un aperçu, récupère les blocs déjà réglés, et ne garde que les cas ambigus, avec les trois versions du code sous les yeux. Le modèle ne touche qu'à ce qu'aucune règle ne sait faire, soit l'inverse de ce qu'on voit d'habitude.
Le projet est jeune et ça se voit. Mais ça vaut le coup d'essayer parce que je pense que ça peut rendre de nombreux services. L'app existe pour macOS, Linux et Windows, l'interface est traduite en français, et elle se double d'une ligne de commande (npm i -g @gitwand/cli) et d'une extension VS Code.
Si l'interface graphique vous tente, je vous avais montré Gittyup dans le même registre, et pour les irréductibles du terminal j'avais présenté Lazygit .
À vous maintenant de commencer par gitwand resolve --dry-run --verbose pour voir "à blanc" ce qu'il trouve et comment il aurait tranché pour le merge.
Merci à Laurent pour le lien !

Un import qui affiche "terminé" et qui a mangé une partie de vos mails au passage, c'est le genre de bug qu'on ne voit jamais venir... Hé bien Open Archiver vient d'en corriger quatre d'un coup.
Open Archiver c'est une plateforme d'archivage d'emails auto-hébergée développée par Weishest, dont la seule et unique mission est d'aspirer vos boîtes et de les stocker en .eml sur votre serveur.
Mais attention, le mot "archivage" a son importance, parce que ce n'est pas un backup. Je m'explique... l'idée c'est de garder un dépôt consultable et inaltérable de tout ce qui est passé par vos boîtes, ce qui intéresse surtout les structures ou les personnes comme moi qui doivent pouvoir retrouver un échange trois ans plus tard parce qu'on leur demande tout un tas de trucs tout le temps ^^.
Côté sources, il avale de l'IMAP, du Google Workspace, du Microsoft 365, des fichiers PST, des .eml zippés et du mbox. Ensuite, vos mails archivés finissent chez vous, sur votre disque ou dans un bucket S3, chacun accompagné de son empreinte SHA256 pour repérer une altération.
La grosse news de cette nouvelle release, c'est la recherche avancée. En effet, un panneau de filtres est apparu à côté du champ de mots-clés. Vous restreignez à une source d'ingestion, à une boîte précise, à une fenêtre de dates, aux mails qui ont une pièce jointe ou à ceux qui n'en ont pas et expéditeurs et destinataires s'excluent autant qu'ils s'incluent.
Le panneau de filtres de la recherche avancée, ajouté en v0.5.2
Le mot-clé, lui, peut viser une partie précise du message. Chercher "facture" dans les noms de pièces jointes ne remonte plus tous les mails qui prononcent le mot, juste ceux qui transportent un fichier facture.pdf. Et comme la recherche entière vit dans l'URL, une requête se met en favori et se rejoue à l'identique. L'API suit, avec un GET /v1/search qui accepte les mêmes paramètres que l'interface.
Attention quand même si vous faites la MAJ, faudra relancer un reindex . Et comme les mails existants sont marqués "déjà indexés" à la montée de version, c'est une reconstruction complète qu'il vous faut, pas le simple rattrapage des trous.
Puis surtout, ces notes de version annoncent que plusieurs correctifs "ferment des chemins où un import pouvait sauter ou dupliquer des messages tout en signalant un succès". Le cas le plus vicieux vient d'un composant qui découpe le fichier en messages et qui rendait la main trop tôt. Node recollait alors les morceaux et plusieurs mails arrivaient soudés et finissaient archivés comme un seul. Les imports PST, eux, fabriquaient des messages malformés que les lecteurs affichaient de travers, et une simple re-synchronisation ré-archivait le fichier entier en doublons.
Le plus spectaculaire reste quand même le nom de pièce jointe trop long. Au-delà de 255 octets, l'écriture sur le disque échouait et emportait l'email complet avec elle. Bref, beaucoup de soucis quoi...
Donc si vous tournez déjà dessus, la question à se poser, c'est de savoir si votre archive est déjà foireuse ou pas car un reindex ne la réparera pas. Comme il reconstruit l'index de recherche à partir de ce qui est sur le disque, un message jamais écrit ne réapparaîtra pas. Mais bon, voilà, le découpeur de mbox journalise maintenant son nombre de messages, ce qui rend l'écart visible entre le fichier source et l'archive. Pour le reste, il faudra réimporter ce qui manque
Pour le faire fonctionner, comptez 4 Go de RAM, ou 2 Go si vous branchez PostgreSQL, Valkey et Meilisearch en externe. Le cœur est en AGPL, ça se lance avec un docker compose up, et une démo publique tourne en ligne si vous voulez tâter le truc avant. Pour ma part, je pense que c'est intéressant en entreprise, mais clairement, une usine à gaz, si vous avez juste un compte Gmail à archiver. A la place, je vous avais déjà montré Eonvelope et Bichon , qui sont deux archiveurs autrement plus légers !
Et si c'est pour faire de la recherche, ce que je vous conseille, c'est de faire comme moi, c'est-à-dire un RAG qui indexe tous vos emails en local et qui vous permet de chercher dedans facilement avec n'importe quel LLM qui supporte les outils MCP. Moi je fais ça avec LEANN et ça marche très bien .
Open Archiver est à découvrir ici !

Dix-huit ans après ses débuts, G’MIC, cadriciel libre pour le traitement des images numériques, franchit une étape importante avec la sortie d'une nouvelle version majeure, numérotée 4.0, la version de la maturité !
L'occasion, comme chaque année, de faire le point sur les évolutions récentes de ce projet, depuis notre dernière dépêche publiée en août 2025.
N. D. A. : Cliquez sur les images pour en obtenir une version en pleine résolution, ou une vidéo correspondante lorsque les images contiennent l’icône ![]()
gmic-interactive-demos
Le projet G'MIC (GREYC's Magic for Image Computing) est né en juillet 2008, et a grandi au sein de l'équipe IMAGE du laboratoire GREYC de Caen (Unité Mixte de Recherche placée sous la triple tutelle du CNRS, de l'ENSICAEN et de l'Université de Caen).
Sa vocation : offrir un cadriciel libre, ouvert et extensible pour la manipulation, le traitement et la création d'images numériques. Pour ce faire, il s'appuie sur les fonctionnalités de la bibliothèque libre C++ de traitement d'images CImg, développée depuis 1999 d'abord au sein de l'INRIA, puis de l'équipe IMAGE du GREYC (également par votre serviteur).
Au cœur du projet se trouve un interpréteur de langage de script dédié, le « langage G'MIC », spécialement conçu pour prototyper rapidement de nouveaux algorithmes de traitement d'images, et les enchaîner au sein de pipelines (ou filtres) personnalisés. Autour de ce noyau viennent se greffer plusieurs interfaces, donnant à l'utilisateur accès à des centaines d'opérateurs de traitement d'images prédéfinis, comme par exemple l'outil en ligne de commande gmic ; le service Web G'MIC Online ; et le greffon G'MIC-Qt, qu'il est possible d'intégrer dans plusieurs logiciels de création et d'édition d'images, tels que GIMP, Krita, digiKam, Paint.net, Adobe Photoshop ou Affinity Photo. C'est aujourd'hui ce greffon qui est l'interface du projet la plus utilisée, avec plus de 1200 téléchargements quotidiens, en progression depuis un an. Il propose plus de 640 filtres variés pour triturer vos images et enrichir les possibilités des logiciels de retouche, et semble particulièrement apprécié des artistes numériques.
Cette version majeure 4.0 marque un tournant dans la vie du projet : la syntaxe du langage G'MIC, le code de l'interpréteur et des algorithmes de traitement d'images associés sont maintenant éprouvés. Nous souhaitons donc ralentir un peu le rythme des nouvelles releases et de l'ajout de nouvelles fonctionnalités, pour nous concentrer sur la stabilité, la robustesse, et les performances du cadriciel.
Fig. 1.1. Aperçu de quelques-unes des interfaces proposées par le projet G'MIC : Greffon G'MIC-Qt pour GIMP (en haut à gauche), Outil CLI gmic (en haut à droite), Service web G'MIC Online (en bas).
Côté greffon G'MIC-Qt, l'essentiel des nouveautés se concentre sur l'apparition de nouveaux filtres de traitement d'images. La version 4.0 porte leur nombre à 644, tous accessibles directement depuis l'interface graphique. Je liste ci-dessous les derniers filtres ajoutés.
Le filtre « Rendering / Pixel Stretch » permet de sélectionner une « bande de pixels », et la duplique dans l'image en lui faisant suivre une trajectoire personnalisable, définie par deux courbes splines (une pour chaque bord de la bande).
Fig. 2.1.1. Le filtre « Rendering / Pixel Stretch » tel qu'il apparait dans le greffon G'MIC-Qt.
Fig. 2.1.2. Exemple de rendu du filtre « Rendering / Pixel Stretch », ici avec deux traînées de pixels ajoutées par le filtre.
Cet effet donne l'impression que l'image a été étirée localement, un peu comme une pâte élastique. Il peut servir à suggèrer ou styliser un mouvement dans une image, comme sur l'exemple ci-dessous (extrait de la vidéo tutorielle que Miguel Pineau a spécialement dédiée à ce filtre).
On peut également imaginer son utilisation pour du Glitch art ou de la création de textures abstraites.
Fig. 2.1.3. Le filtre « Rendering / Pixel Stretch » appliqué pour styliser le mouvement d'une danseuse (Crédits : Miguel Pineau).
Toujours dans cette section « Rendering », notons l'arrivée de « Rendering / Gradients [Poles] », un filtre générant des dégradés de couleurs en interpolant spatialement des points-clés colorés, dont les positions et les couleurs sont laissées au choix de l'utilisateur. Ici, l'interpolation fait usage des fonctions de base radiale qui produisent des dégradés de couleurs lisses et harmonieux. L'utilisateur a également le choix de l'espace de couleurs dans lequel l'interpolation s'effectue. L'animation ci-dessous illustre le fonctionnement de ce filtre au sein du greffon.
Fig. 2.2.1. Le filtre « Rendering / Gradient [Poles] » crée des gradients spatiaux de couleurs possiblement complexes, à partir de quelques points de contrôle.
Passons maintenant au filtre « Artistic / Marker Drawing », qui comme son nom l'indique, essaye de redessiner une image d'entrée sous la forme de traits de stylos feutres colorés. L'algorithme sous-jacent trace effectivement des splines colorées aléatoires sur une feuille blanche, le long des contours des structures géométriques présentes dans l'image à reproduire.
Fig. 2.3.1. Le filtre « Artistic / Marker Drawing » redessine une image en simulant l'utilisation de stylos feutres colorés.
Les nombreux paramètres réglables de ce filtre permettent d'obtenir des rendus potentiellement variés, plus ou moins abstraits, comme l'illustre la figure comparative suivante :
Fig. 2.3.2. Trois types de rendus du filtre « Artistic / Marker Drawing », utilisant trois jeux de paramètres différents.
Changeons maintenant de thématique avec le filtre « Deformations / Heightfield Warp » qui crée un effet 3D, en déformant une image d'entrée comme si elle était plaquée sur une carte d'élévation (définie de manière paramétrique). Un effet d'éclairage additionnel, de type ombrage de Phong, peut être activé pour accentuer davantage l'effet de volume 3D produit par ce filtre.
Fig. 2.4.1. Le filtre « Deformations / Heightfield Warp », tel qu'il apparait dans le greffon G'MIC-Qt, ici avec une élévation correspondant à une demi-sphère bombée vers la caméra.
Ce filtre est particulièrement flexible : il laisse la possibilité à l'utilisateur de définir explicitement des formules mathématiques personnalisées pour les cartes d'élévations. Les mathématiciens en herbe peuvent ainsi laisser libre cours à leur imagination pour déformer leurs images !
Fig. 2.4.2. Application de trois formules personnalisés de cartes d'élévations 3D, avec le filtre « Deformations / Heightfield Warp ».
Les amateurs de Glitch art pourront être séduits par le nouveau filtre « Degradations / Offset Stripes », qui crée un effet de décalage de bandes d'images, horizontales et/ou verticales, avec des amplitudes de décalage aléatoires.
Fig. 2.5.1. Le filtre « Degradations / Offset Stripes » applique des décalages aléatoires sur des bandes d'images horizontales et/ou verticales.
Ce principe de base est tout simple, mais là encore, les nombreux paramètres du filtre donnent accès à des décalages décorrélés sur chaque canal, pour des espaces couleurs variés, en pouvant itérer ces décalages aléatoires, et autorisent ainsi une grande variété de dégradations d'images de type « Glitch », comme illustré sur la figure ci-dessous.
Fig. 2.5.2. Résultats de différents jeux de paramètres du filtre « Degradations / Offset Stripes », appliqués sur une même image de portrait.
Et pour terminer ce résumé des nouveaux filtres du greffon G'MIC-Qt, j'ai gardé le plus intéressant pour la fin : le filtre « Colors / Transfer Colors [Multi] » est un nouveau filtre de transfert de couleurs entre deux images.
Le transfert de couleur consiste à appliquer une transformation couleur à une image « Source », en prenant comme référence une deuxième image (image dite de « Style ») dont on veut reproduire le style ou l'ambiance colorimétrique, et ceci bien sûr en préservant autant que possible les structures importantes (contours, objets, contenu sémantique) présentes dans l'image « Source » d'origine.
Fig. 2.6.1. Principe du transfert de couleur entre images: une image « _Source » (à gauche) est modifiée (à droite) de telle façon qu'elle « emprunte » les couleurs d'une image de « Style » (au centre)._
D'un point de vue algorithmique, il y a de nombreuses façons d'aborder ce type de transfert. Le filtre « Colors / Transfer Colors [Multi] », comme son nom le suggère, implémente trois méthodes différentes pour ce faire : une méthode ACP ; une méthode de transfert d'histogrammes ; et enfin une méthode variationnelle. Pour utiliser ce filtre dans le greffon G'MIC-Qt, il suffit de l'appeler sur une image contenant deux calques superposés : un calque contenant l'image « Source » à modifier, et un calque avec l'image « Style » contenant les couleurs de référence à transférer.
Fig. 2.6.2. Le filtre « Colors / Transfer Colors [Multi] » tel qu'il se présente dans le greffon G'MIC-Qt.
L'algorithme variationnel de transfert de couleur implémenté dans ce filtre est une production totalement originale : il est le fruit d'une collaboration de recherche entre deux membres de l'équipe IMAGE du laboratoire GREYC de Caen (D. Tschumperlé et J. Rabin), et d'une professeure du laboratoire de mathématiques LMI de l'INSA de Rouen (C. Le Guyader).
Bref, un algorithme 100 % normand, qui fonctionne forcément « vachement 🐄 bien » 😉, et que vous ne trouverez nulle part ailleurs !
On remercie chaleureusement la Fédération Normande de Recherche en Sciences et Technologies de l’Information et de la Communication (NormaSTIC) pour son aide financière qui a accéléré la mise en contact et le démarrage de cette collaboration fructueuse !
Notre méthode a plusieurs caractéristiques propres permettant de calculer des transferts de couleurs souvent pertinents, et de bonne qualité comparativement à ses concurrentes, et ce, de manière rapide et complètement automatique. La figure ci-dessous illustre des exemples de transferts de couleurs qu'il est possible d'obtenir pour une même image « Source », en choisissant des images de « Style » différentes (et en laissant les paramètres par défaut du filtre).
Fig. 2.6.3. Exemples de transferts de couleurs réalisés par le filtre « Colors / Transfer Colors [Multi] » sur une même image « Source », avec plusieurs images « Style » différentes.
La technique que nous proposons autorise également un mode « semi-supervisé » qui permet à l'utilisateur de forcer certaines correspondances de couleurs, et donc de « guider » l'algorithme pour calculer une solution de transfert plus contrainte et personnalisée.
Les deux exemples ci-dessous illustrent ce mode de contrôle de manière assez parlante :
Fig. 2.6.4. Guidage de l'algorithme de transfert de couleurs par mise en correspondance forcée de couleurs (Perruche → Mésange).
Ici, les plumes vertes du corps de la perruche (a) sont perceptuellement plus proches de la couleur jaune du corps de la mésange (b), et c'est donc cette mise en correspondance qui est réalisée par défaut par l'algorithme de transfert (résultat (c)). En explicitant des correspondances de couleurs souhaitées (liens symbolisés entre les images (a) et (b)), on peut modifier ce comportement et contraindre le transfert à assigner la couleur bleue de la mésange aux plumes de la perruche (résultat (d)).
Fig. 2.6.5. Guidage de l'algorithme de transfert de couleurs par mise en correspondance forcée de couleurs (Coccinelle → Formule 1).
Dans ce deuxième exemple, on note que la couleur rouge de la Coccinelle (a) se retrouve ailleurs dans l'image « Style » de la Formule 1 (b) : au bord de la route, sur les coquelicots… L'algorithme décide donc naturellement de conserver cette couleur quasiment telle quelle lors du transfert automatique (résultat (c)). Forcer des correspondances de couleurs explicites permet de guider l'algorithme pour lui faire changer la couleur de la Coccinelle en vert (résultat (d)).
Vous l'aurez compris, ce filtre représente l'aboutissement d'un travail de recherche de longue haleine en algorithmique du traitement d'images. Pour des chercheurs comme nous, il est réjouissant d'être arrivé au bout du processus complet : élaborer un nouvel algorithme complexe sur un bout de papier, le développer, l'implémenter, le peaufiner, en obtenir des résultats encourageants, le peaufiner encore et encore, en écrire une description détaillée dans un article scientifique (en cours de finalisation), l'intégrer proprement et le rendre utilisable par tout un chacun dans un logiciel libre, en sachant qu'il pourra être testé et utilisé potentiellement des milliers de fois !
Notons que ce n'est pas la première fois qu'une méthode de traitement d'images développée au sein de notre laboratoire de recherche se retrouve valorisée dans G'MIC. Cette page recense plusieurs publications scientifiques décrivant des algorithmes élaborés au sein de l'équipe IMAGE du GREYC, et qui sont accessibles comme filtres du greffon G'MIC-Qt.
Comme évoqué précédemment, le terme G'MIC peut faire référence au langage de script du même nom. Ce langage est doté de son propre interpréteur et de sa bibliothèque standard de fonctions. Il est utilisé pour implémenter tous les filtres et opérateurs de traitement d'images mis à disposition des utilisateurs des différentes interfaces du projet.
Durant l'année écoulée, un grand nombre de petites améliorations ont été implémentées conjointement sur ce langage et sa bibliothèque standard.
En réalité, l'ensemble de ces contributions représente même la majorité du travail de développement réalisé, et en même temps ce sont des choses qu'il est difficile de valoriser dans une dépêche grand public : elles concernent principalement des points très précis et techniques du projet, comme par exemple des optimisations du parsing ou des algorithmes, du nettoyage de code, de nouvelles fonctions ou options pour l'évaluateur d'expressions mathématiques, etc.
Ce sont bien sûr des ajouts utiles pour les développeurs de nouveaux filtres dans ce langage, mais il est difficile de les mettre en valeur de manière réellement plaisante.
J'ai donc pris le parti de lister ci-dessous uniquement les quelques nouveautés facilement « illustrables » :
random_patches réalise un rendu procédural d'images carrées contenant des formes géométriques et des textures synthétiques aléatoires. À quoi cela peut-il bien servir, me direz-vous ? Eh bien par exemple, à générer des ensembles d'images pour l'entrainement de réseaux de neurones convolutionnels, pour des tâches de débruitage et de super-résolution (ces réseaux sont ceux utilisés par les commandes denoise_cnn et scale2x_cnn).
Fig. 3.1. La commande random_patches synthétise des images carrées contenant des formes géométriques et des textures aléatoires.
Ces images sont en réalité suffisamment complexes pour qu'un réseau de neurones puisse apprendre des filtres convolutionnels pertinents pour l'analyse semi-locale de la géométrie des structures présentes dans des images plus naturelles. Ces filtres appris peuvent ensuite être utilisés dans des tâches de débruitage ou de super-résolution, qui sont des problèmes très géométriques et qui ne nécessitent pas vraiment une analyse sémantique du contenu des images. Utiliser ces données synthétiques pour entrainer des réseaux simples est donc largement suffisant pour ce type d'applications. D'une part, cela évite de stocker de grandes bases d'images volumineuses lors de l'entrainement (les images synthétiques étant générées à la volée). Et d'autre part, on évite automatiquement d'enfreindre le copyright éventuel des images présentes dans les ensembles d'apprentissage prédéfinis (dont la provenance n'est pas toujours clairement citée, avouons-le).
shape_hilbert génère, comme son nom l'indique, une image de la courbe de Hilbert (en 2D).
Fig. 3.2. La commande shape_hilbert trace une courbe de Hilbert dans une image, commande illustrée ici avec des niveaux croissants de récursions.
pca calcule une analyse en composantes principales (ACP) d'un ensemble de vecteurs. Ce type d'analyse permet à la fois de déterminer la dimensionnalité représentative de données vectorielles, ainsi que leurs orientations principales dans l'espace. L'ACP a de nombreuses applications en traitement d'images et plus généralement en analyse de données : débruitage, compression, reconnaissance de visages, analyse de textures, recalage géométrique, etc. L'exemple ci-dessous illustre son utilisation pour déterminer l'orientation des axes principaux (dessinés en pointillés) d'une silhouette de libellule.
Fig. 3.3. La commande pca est utilisée ici pour calculer les orientations des axes principaux d'une silhouette binaire 2D.
depthmap3d et normalmap3d viennent enrichir les possibilités de rendus d'objets 3D maillés de G'MIC, en synthésisant des rendus d'un objet respectivement sous la forme de cartes de profondeurs et de normales 3D.
Fig. 3.4. Les commandes depthmap3d et normalmap3d appliquées sur un modèle 3D en rotation.
$ gmic 40,40 rand -1,1 +invert +mmul name A,invA,'A*invA'
Fig. 3.5. Exemple de l'utilisation de gmic en ligne de commande pour l'inversion d'une matrice aléatoire.
Tout ceci n'est bien sûr qu'un aperçu succinct de ce qui a été réalisé sur le cœur de G'MIC cette année. Pour plus de détails techniques, la consultation des Changelog est recommandée.
gmic-interactive-demos
En tant que membre d'un laboratoire public de recherche, j'ai l'occasion de participer ponctuellement à des évènements de vulgarisation scientifique (tels que la Fête de la science, le FÉNO, etc.), où l'on présente certaines de nos activités de recherche au grand public (en algorithmique du traitement d'images en ce qui me concerne). Pour rendre ces présentations plus attractives et ludiques, j'ai élaboré au fil des ans, différents programmes et bornes de démonstration interactifs, en me reposant sur les possibilités offertes par le langage G'MIC.
Ces applications libres (sous licence CeCILL) sont maintenant accessibles sur ce dépôt logiciel : github.com/GreycLab/gmic-interactive-demos
Elles pourront intéresser des enseignants et/ou chercheurs souhaitant illustrer différents concepts du traitement d'images à des publics de néophytes. Ces codes illustrent aussi les capacités du langage G'MIC pour la création de programmes interactifs, et ceci indépendamment du greffon G'MIC-Qt.
Pour le moment, trois démonstrateurs sont présents dans ce dépôt logiciel. Ils sont détaillés ci-dessous.
« The SteamFace Machine » est le démonstrateur le plus récent. Il montre le fonctionnement des réseaux de neurones convolutionnels pour la détection d'un visage dans une image, et l'analyse de caractéristiques propres à ce visage, le tout enrobé dans un style SteamPunk du plus bel effet !
Fig. 4.1.1. Écran de lancement du démonstrateur « The SteamFace Machine ».
Le flux vidéo capturé par la webcam s'affiche à l'écran, et lorsqu'un visage est placé au centre de l'image, la jauge de détection faciale s'active. En bas à droite, on peut apercevoir la sortie de différentes couches intermédiaires du réseau de neurones réalisant la détection (classifieur binaire avec une architecture de type LeNet-5).
Fig. 4.1.2. Détection du visage par un réseau de neurones convolutionnel dans le démonstrateur « _The SteamFace Machine »._
Une fois la détection opérée, un deuxième réseau est inféré pour en extraire différentes caractéristiques faciales : genre, âge, type de cheveux, port de lunettes ou de chapeau, taille du nez…
Fig. 4.1.3. Analyse de quelques caractéristiques liées au visage détecté.
C'est une manière visuellement amusante de présenter le fonctionnement de classifieurs neuronaux au grand public, leurs capacités mais aussi leurs limites et les biais inhérents aux bases d'apprentissage utilisées pour les entrainer (dans le cas de ce démonstrateur, la base CelebA, qui contient des images assez éloignées de celles que l'on acquiert via la webcam dans un environnement non-contrôlé tel qu'un parc des expositions).
Mentionnons également la belle contribution de notre cher collègue Philippe Bernard, du service Administration système et réseaux du GREYC, qui a réalisé une borne physique de démonstration intégrant « The SteamFace Machine », facilement transportable à des évènements de médiation scientifique !
Fig. 4.1.4. Vidéo de démonstration de la borne « The SteamFace Machine » quand elle était en cours d'élaboration.
« Virtual Artist » est un deuxième démonstrateur interactif, qui cherche à illustrer le principe du « transfert de style » entre deux images.
Nous avons précédemment évoqué le transfert de couleurs (en section 2.6). Le transfert de style en est une extension naturelle : au lieu de transférer uniquement les couleurs, on cherche à transférer tout le style graphique d'une image « Style » vers l'image « Source ».
C'est bien sûr un problème autrement plus complexe, et les méthodes les plus performantes du domaine utilisent généralement de gros réseaux de neurones.
« Virtual Artist » n'a pas la prétention d'être à la pointe de l'état de l'art : c'est avant tout un démonstrateur pédagogique pour expliquer le principe général du transfert de style en traitement d'images. L'utilisateur peut jouer avec différentes images de « Source » et de « Style » prédéfinies. La figure ci-dessous illustre quelques-uns des écrans principaux de l'application.
Fig. 4.2.1. L'application « Virtual Artist » illustre le principe du transfert de style entre deux images.
Ce démonstrateur a été utilisé de nombreuses fois sur une grande table tactile, dans des évènements grand public, et fait toujours son petit effet !
Fig. 4.2.2. L'application « Virtual Artist » utilisée comme démonstrateur, ici au Festival de l'Excellence Normande (FÉNO) en 2021.
« GREYC Warp », le dernier démonstrateur de ce nouveau dépôt logiciel, implémente un miroir déformant interactif. L'utilisateur voit en direct le flux de la webcam et peut créer, déplacer ou supprimer des points clés qui définissent une déformation appliquée en temps réel. Une dizaine de transformations pré-définies sont également proposées.
Fig. 4.3.1. L'application « GREYC Warp » vous laisse déformer le flux vidéo de votre webcam, de manière interactive, et non sans humour !
Pour avoir testé ce démonstrateur en situation réelle lors d'expositions, ça fait beaucoup rire les enfants (mais pas les plus jeunes qui pensent que ça reflète vraiment l'apparence de leur tête et qui peuvent se mettre à pleurer). Une application toute simple mais néanmoins amusante !
Ces quelques démonstrateurs esquissent déjà l'image d'un langage G'MIC adapté au code créatif, qui consiste, selon Wikipedia, à « utiliser la programmation informatique comme un moyen d'expression artistique (visuel, musical, littéraire, interactif, performatif…) à part entière ».
En tant qu'ancien demomaker, le code créatif est forcément un domaine qui me tient à cœur, et j'écris et partage régulièrement des scripts courts sur le forum de G'MIC pour expérimenter de nouvelles idées d'effets graphiques, ou en reproduire certains sur lesquels je suis tombé et que je trouve captivants.
Quelques-uns de ces effets récents sont décrits ci-dessous, avec à chaque fois, un accès vers le code source correspondant (script .gmic).
Fig. 5.1.1. L'effet animé « Agrégation limitée par diffusion tournoyante », rendu par G'MIC.
Fig. 5.1.2. L'effet animé « Courbe de Hilbert néon », rendu par G'MIC.
Fig. 5.1.3. L'effet animé « Morphing de formes », rendu par G'MIC.
Fig. 5.1.4. L'effet animé « Tunnel 3D », rendu par G'MIC.
$ gmic 12,12,256,2,"a = 1 + x; b = 1 + y; t = lerp(0,2*pi*b,z/d); cos(a/b*t)*cexp([0,t])" 12,12,1,2,"S = crop(#-1,x,y,0,c,1,1,d#0,1); S = round(45*(S - avg(S)) + 50); draw(#-1,S,x,y,0,c,1,1,d#0,1)" rm. 1200,1200,1,3,255 repeat 256 { 12,12,1,1,"repeat (16,l, X = 100*[x,y] + round(I(#0,x,y,$> + l/16,2,2)); ellipse(#-1,X,1,1,0,1,0))" rm. +rs. 600 w. rm. wait 20 } rm
Fig. 5.1.5. L'effet animé « cos(ab) », rendu par G'MIC.
L'ensemble de ces nouvelles animations se retrouve dans la section Gallery du site web de G'MIC.
De temps en temps, j'essaie aussi de partager l'ensemble du processus permettant d'arriver (en partant de zéro) à un résultat de code créatif.
Et cela, rédigé sous la forme d'un petit article partagé sur le forum de G'MIC. Cette série d'articles est nommée « G'MIC Adventures ». Je l'avais évoquée dans notre dernière dépêche. Deux nouveaux épisodes de cette série sont parus depuis :
Dans ce cinquième épisode, on cherche à entrainer un réseau de neurones simple (un perceptron multi-couches) capable d'apprendre une fonction image entière , c'est-à-dire un réseau capable de prédire une couleur
correcte à partir d'un vecteur de coordonnées
donné en entrée. Il est particulièrement intéressant de visualiser l'image couleur que le réseau est capable de reproduire à chaque itération de son apprentissage (figure ci-dessous), et ce, jusqu'à convergence.
Fig. 5.2.1. Reconstruction itérative d'une image couleur obtenue par l'apprentissage d'un perceptron multi-couches.
Dans ce sixième épisode, on s'intéresse à l'implémentation en G'MIC de l'équation d'ondes et ses possibilités pour appliquer des effets de déformations amusants sur des images, comme l'illustre la figure suivante qui correspond au résultat obtenu à la toute fin de l'article.
Fig. 5.2.2. Application d'une équation d'ondes anisotrope pour la déformation d'une image le long de ses contours.
Les exemples présentés dans cette section montrent que G'MIC a du potentiel pour le code créatif, notamment pour l'expérimentation rapide de codes d'effets graphiques. Le fait qu'il soit utilisable en ligne de commande (via la commande gmic) en fait un allié précieux pour générer des animations ou pour modifier des lots d'images de manière automatisée.
Pour finir cette longue dépêche, voici en vrac quelques autres nouvelles notables liées au projet :
Nous avons également appris que G'MIC suscite l'intérêt des projets suivants :
gmic-affinity se propose de développer un greffon en Rust pour Affinity Photo, pour exposer le greffon G'MIC-Qt aux utilisateurs. Ce dernier est normalement déjà fonctionnel pour ce logiciel, via l'API 8bf (comme le montre cette vidéo), mais malheureusement pas encore pour les utilisateurs de macOS.Cette version 4.0 marque un jalon important pour G'MIC : dix-huit ans après la première ligne de code, le projet a montré qu'un logiciel open-source né au sein d'un laboratoire de recherche public, et aux ressources modestes, peut s'installer durablement dans le paysage du graphisme numérique libre, et continuer à innover grâce à son écosystème ouvert et extensible.
Cette dépêche a cherché a montrer la maturité et la polyvalence de G'MIC. C'est un cadriciel multi-usages dont les interfaces variées peuvent toucher des publics différents, de l'artiste numérique au bidouilleur de la ligne de commande, en passant par le chercheur en traitement d'images, à partir du moment où une image numérique entre en jeu !
C'est aussi l'occasion de rappeler que rien de tout cela n'aurait été possible sans l'écosystème bienveillant qui gravite autour du projet. Nous tenons à remercier chaleureusement nos partenaires académiques (le CNRS, l'ENSICAEN, l'Université de Caen, la direction du GREYC), ainsi que l'ensemble de la communauté (testeurs, empaqueteurs, vidéastes et utilisateurs du quotidien). Votre soutien est très apprécié.
Les idées fourmillent, l'envie de triturer des pixels est toujours aussi présente, et on espère donc pouvoir continuer à développer et valoriser ce cadriciel libre comme il se doit dans le futur.
Y aura-t-il une nouvelle dépêche l'année prochaine ? L'avenir nous le dira !
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Découvrez la coopérative LaSuite.coop, qui s'est donné pour objectif de bâtir un commun numérique autour de LaSuite, de la DINUM (Direction interministérielle du numérique de l'état français).
Avec Bertille Mazari, cofondatrice et directrice générale de lasuite.coop, et Timothée Gosselin, cofondateur et président du CA de Lasuite.coop, nous faisons un panorama de ce projet citoyen :
Vous pouvez écouter l'épisode en audio ou lire sa transcription en texte (une traduction automatique en anglais est aussi disponible).
Pour améliorer la qualité de notre production, nous sommes preneurs de vos retours dans les commentaires :
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Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.
✍ Amine Baba Aissa, le mardi 21 juillet 2026.
Dans un article de blog détaillé, le CISO d’OVHcloud raconte comment l’hébergeur français a corrigé en urgence une faille critique dans le logiciel qui fait tourner ses machines virtuelles, sur un parc d’un million d’entre elles.
✍ Aymeric Geoffre-Rouland, le lundi 20 juillet 2026.
La souveraineté numérique française se joue jusque dans l’extension d’un fichier. Derrière les DOCX, XLSX et PPTX qui circulent chaque jour dans l’administration, le standard OOXML entretient une dépendance invisible à Microsoft, jusque dans la conservation de la mémoire publique.
✍ Amine Baba Aissa, le dimanche 19 juillet 2026.
Deux termes, une confusion permanente et une industrie qui en joue: open source et open weight n’ont rien à voir, et la distinction pèse aujourd’hui sur des enjeux de souveraineté et de sécurité.
Et aussi:
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C'est OpenAI lui-même qui, par inadvertance (*), a mené une attaque par IA. Elle s'est ainsi introduite au cœur de l'infrastructure de production de Hugging Face.
NdM: (*) La responsabilité première ne revient donc pas à un modèle qui aurait « échappé au contrôle » au sens propre, mais à un dispositif expérimental dont le cloisonnement n’était pas à la hauteur des capacités évaluées. (article Usine digitale). Rappelons que la responsabilité est portée par l'humain et qu'altérer un système de traitement automatisé de données relèverait du pénal en France.
C'était supposé être juste une évaluation interne pour mesurer les capacités cybernétiques de GPT‑5.6 Sol et d'un nouveau modèle encore plus avancé. D'ailleurs, ces deux modèles étaient bien placés dans un environnement isolé. Le seul accès réseau était strictement limité à un proxy interne de cache pour l'installation de paquets. Mais…
Au lieu de résoudre directement les problèmes du benchmark ExploitGym, les modèles ont brûlé leurs tokens à trouver une faille de sécurité pour s'évader de leur environnement confiné. Ils ont identifié et exploité une vulnérabilité zero-day dans le proxy de cache du registre de paquets. À partir de là, ils ont procédé à une élévation de privilèges et à un mouvement latéral au sein de l'environnement de recherche d'OpenAI jusqu'à atteindre un nœud disposant d'un accès Internet ouvert.
Une fois connectés à Internet, les modèles ont déduit que Hugging Face hébergeait des modèles, des jeux de données et potentiellement les solutions d'ExploitGym. Ils ont alors recherché activement des moyens d'accéder à des informations secrètes pour tricher à l'évaluation. Pour ce faire, ils ont chaîné plusieurs vecteurs d'attaque, trouvé des identifiants (volés) et exploité d'autres vulnérabilités, afin d'obtenir une voie d'exécution de code à distance sur les serveurs de production de Hugging Face. Leur objectif final était d'extraire directement les solutions du test depuis la base de données de production de Hugging Face.
Ce scénario évoque d'ailleurs celui de Skynet ; le site skynetcountdown.com estime actuellement son avènement à 2035.
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Calendrier Web, regroupant des événements liés au Libre (logiciel, salon, atelier, install party, conférence), annoncés par leurs organisateurs. Voici un récapitulatif de la semaine à venir. Le détail de chacun de ces 19 événements (France: 17, Québec: 2) est en seconde partie de dépêche.
REVOL, association engagée dans la promotion des logiciels libres, propose tous les mardis, de 9h à 12h puis de 14h à 16h30, une permanence informatique associative ouverte à toustes, pour se pencher sur les difficultés rencontrées par chacun·e dans son usage de l'outil numérique.
=> Vous avez une question sur le logiciel libre ?
=> Envie de découvrir des alternatives plus respectueuses de votre vie privée ?
=> Vous gérez une association avec Paheko ?
=> Curieuse·x de la modéliation ou de l'impression 3D ?
On prend le temps avec vous pour vous accompagner, simplement.
Les installations de Linux, les réparations matérielles et les remises en état d'ordinateurs sont proposées lors d'install-parties, lors des permanences du samedi matin ou sur rendez-vous, selon les disponibilités des bénévoles.
Et vous pouvez aussi… juste discuter (on a du café et des croissants).
Que ce soit pour poser une question, profitez de notre connexion internet, réfléchir à vos usages ou découvrir le libre tranquillement.
Pas besoin d’être expert·e: venez comme vous êtes.
Nous sommes à notre local, 22 rue de Verdun à Chaumont (52000), en Haute-Marne.
Un monde plus libre, loin des techno-fascistes, ça serait 🦉 quand même, non ?
REVOL est là pour y contribuer !
Tous les lundis de 10h à 17h sans interruption, l'association Prends toi en main / atelier abcpc, propose install party, suivi, dépannage, formation et revalorisation à petit prix sous Linux exclusivement.
L'atelier abcpc existe depuis plus de 10 ans et milite exclusivement pour les logiciels libres.
Tous les lundis soir de 19h à 22h (hors jours fériés) à la Bricoleuse.
Rencontrer les bénévoles, poser des questions sur le libre ou l'informatique, les logiciels, l'hébergement, passer de Windows à Linux.
Pour passer votre ordinateur sous linux, nous vous invitons à nous prévenir avant votre passage: contact@alolise.org.
Saluton,
Je vous propose des cours d'espéranto gratuits qui débuteront le lundi 8 juin à Sainte-Hélène dans le Médoc et qui sera également disponible en visioconférence.
Le cours est destiné aux apprenants francophones de France et d'ailleurs.
L’espéranto est plus qu’une langue neutre et très facile, mais aussi une langue fraternelle et libre qui permet de voyager dans de nombreux pays avec des facilités d’hébergement ou de fraterniser avec des personnes du monde entier.
Vous trouverez plus d'informations sur la page Wikipédia, le site Espéranto-Gironde ou en visualisant le documentaire "ESPÉRANTO: de la genèse à la conquête de l'Europe"
Les cours ont lieu le lundi soir de 19h30 à 21h30 sur environ 10 soirs pour réaliser les 10 leçons. Ces leçons complèteront les cours papier ou d'application telle que Duolingo.
Début: lundi 8 juin 2026.
Les cours sont GRATUITS pour tous.
Le cours est en présentiel à Sainte-Hélène (33480) au foyer des sociétés en collaboration avec l'association l'Écurieux, ainsi qu'en distanciel / visioconférence.
Ce cours est gratuit pour tous, en présentiel ou en distanciel.
Nous pourrons organiser à la suite du cours, des rencontres avec les espérantistes de Bordeaux, du pays Basque… afin de pratiquer en situation réelle.
N'hésitez pas à nous contacter par téléphone au 0688350981 (appel, SMS, Signal) pour plus d'informations ou pour vous inscrire.
Vivu Esperanto kaj Ĝis la revido.
Présentation de différents outils concernant les logiciels libres.
Assistance technique.
De préférence sur RDV directement sur le site de l'asso
Assistance technique et démonstration concernant les logiciels libres.
Il est préférable de réserver votre place à contact (at) linuxmaine (point) org
Planning des réservations consultable ici.
Nous sommes convaincus depuis le début qu'un ordinateur n'est pas un consommable jetable et qu'on a tous le droit de comprendre et de maîtriser nos outils numériques. C'est de là qu'est née l'asso, à Gond-Pontouvre: un repaire de passionnés du libre et du bidouillage, où l'on défend les logiciels libres, la souveraineté technologique et le bon vieux plaisir de mettre les mains dans le cambouis. Au fil du temps, on a élargi le terrain de jeu, mais l'esprit reste le même: on apprend, on partage, on transmet.
Le cœur historique, c'est le reconditionnement. On collecte des machines en fin de vie, on les teste sous toutes les coutures, et on leur offre une seconde jeunesse: passage en SSD pour réveiller les plus poussives, installation de Linux Mint pour un système libre, léger et accessible, et hop — un PC qu'on croyait bon pour la benne repart pour plusieurs années.
Vous avez un vieux portable qui rame ou une tour oubliée au grenier? Apportez-la, on regarde ensemble.
Côté fabrication numérique, le FabLab ouvre ses portes: venez concevoir et fabriquer vos projets sur nos machines — impression 3D (Creality K1 Max & K2 Plus), découpe et gravure laser (Falcon 2 Pro 60W), et de quoi toucher à
l'électronique embarquée. Les bénévoles sont là pour vous guider — l'idée n'est pas de faire à votre place, mais de vous apprendre à faire.
Entrée libre, esprit d'entraide et de partage des savoirs. Apportez vos questions, vos machines ou simplement votre curiosité.
Venez apprendre à les réparer vos objets cassés et/ou en panne !
Les bénévoles des trois associations co-organisatrices (le Collectif Éco-citoyen, l'Outil en Main et les Libristes Bigourdans) seront là pour donner un coup de main et aiguiller sur le diagnostic et les réparations. Venez réclamer votre droit à la réparation !
Cette démarche s'inscrit dans la culture libre en promouvant le partage et la transmission de connaissances et en luttant contre l'obsolescence programmée imposée par les constructeurs. S'informer sur ces enjeux pourra vous aider à mieux comprendre les enjeux qui se jouent lors de l'achat d'un appareil électronique et vous aider à identifier les moyens qui existent pour s'en prémunir au mieux.
En bonus, vous pourrez rencontrer d'autres personnes intéressées par ces enjeux autour d'une boisson ☕
Saluton,
Nous proposons une nouvelle session de cours d'Espéranto qui débuteront début juin au café Le Petit Grain, Place Dormoy à Bordeaux (c’est un café associatif avec des tarifs abordables dans le quartier de la gare Saint-Jean à côté de Barbey).
L’espéranto est plus qu’une langue neutre et facile, mais aussi une langue fraternelle et libre qui permet de voyager dans le monde entier avec des facilités d’hébergement ou de fraterniser avec des personnes dans d’autres pays.
Cette vidéo vous permettra d’en savoir plus: https://peertube.dc.pini.fr/w/akMZAKM9zJWG5mXLBtuQN4
Vous trouverez également plus d'informations sur: https://esperanto-gironde.fr/lesperanto/, il y a l'abonnement à la lettre d'informations mensuelle qui est proposée en fin de chaque page afin de rester informé des activités espérantistes du coin.
Les cours ont lieu le mercredi soir de 20h00 à 22h00, 10 soirs pour réaliser les 10 leçons. Ces leçons complètent le cours de l'application Duolingo.
Début: mercredi 3 juin 2026.
Les cours sont GRATUITS pour les membres du café associatif.
Cependant, vous devrez adhérer au café associatif Le Petit Grain qui nous prête chaleureusement ses locaux si vous n’êtes pas membre. L’adhésion annuelle pour toute l’année 2026 est à prix libre conseillé à 5€, minimum 2€ et permet aussi la participation aux autres ateliers et activités.
N’hésitez pas à nous contacter par téléphone au 0688350981 (appel, SMS, Signal) ou en répondant à ce message pour plus d’informations ou pour vous inscrire.
Vous pouvez aussi nous rencontrer chaque 3ᵉ mercredi du mois de 18h00 à 19h30 au café Le Petit Grain ainsi que lors du défilé du 1ᵉʳ mai autour de notre banderole.
Ĝis la revido.
Que ce soit pour se renseigner, tester des logiciels libres, installer Linux (Il faudra copier ses données avant) ou se sécuriser en dehors du monde privateur de l’extractivisme des données.
Une équipe est disponible pour vous aider et répondre à toutes vos questions autour du logiciel libre.
Pour tous niveaux, en autogestion, gratuit ou à prix libre pour le lieu.
L’été, pas de présentation !
C’est le moment de se retrouver autour d’un verre pour papoter Python ou autre et toujours dans le respect de la charte de l’AFPy !
Description
Bonjour! Nous allons travailler sur la Feuille de route pour Données Souveraines Québec (DSQ) https://www.donneessouveraines.quebec/feuille-de-route Spécifiquement, nous allons travailler sur la section Logiciels libres et standards ouverts. Ceci est une invitation pour les réunions récurrentes pour se coordonner et travailler sur le contenu lié à notre partie de la Feuille de Route. Nos réunions seront avec BigBlueButton, hébergé par EvoluData: https://meet.evoludata.com/rooms/4ua-hnq-cgc-plm Voici déjà une salle pour le clavardage avec Mattermost, hébergé par Framasoft: https://framateam.org/linuxmeetup-mtl/channels/dsq-feuille-de-route SVP vous créer un compte et m'indiquer votre nom d'usager: https://framateam.org/signup_user_complete Merci!
Pause Café Linux: Votre rendez-vous hebdomadaire
Est-ce que Linux vous passionne ? Vous voulez simplement jaser de logiciels libres dans une ambiance décontractée ? Rejoignez-nous pour la Pause Café Linux, un rendez-vous unique dans la francophonie Linuxienne ! C'est le moment idéal pour briser l'isolement, partager vos découvertes et rencontrer d'autres passionnés de l'écosystème Linux au Québec.
C'est quand ?
Tous les vendredis midis (12h00 HAE, Québec).
Apportez votre lunch, nous fournissons le café… virtuellement !
Au programme
Comment participer ?
Venez avec votre lunch, votre café, et surtout votre curiosité !
La participation est gratuite, ouvert à tous!
Notre réunion accueille une diversité de profils: étudiants, professionnels, gestionnaires, programmeurs, professeurs, ou retraités. Que votre passion soit l'administration système, le développement, ou la simple utilisation quotidienne, votre expérience est précieuse. Ensemble, nous pouvons approfondir notre compréhension des logiciels libres et contribuer à une communauté dynamique.
Rejoignez-nous pour cette opportunité exceptionnelle de socialiser, d'apprendre, et de tisser des liens !
Nous avons hâte de vous y accueillir.
Le Comité organisateur des Rencontres Linux au Québec
REVOL, association engagée dans la promotion des logiciels libres, propose tous les samedis matin, de 9h à 12h, une permanence informatique associative ouverte à toustes, pour se pencher sur les difficultés rencontrées par chacun·e dans son usage de l'outil numérique.
=> Vous avez un problème avec votre ordinateur ?
=> Une question sur un logiciel libre ?
=> Envie de comprendre un peu mieux comment ça fonctionne ?
On prend le temps avec vous, simplement.
Nous pouvons vous accompagner sur:
Et aussi… juste discuter (on a du café et des croissants).
Que ce soit pour poser une question, réfléchir à vos usages ou découvrir le libre tranquillement.
Pas besoin d’être expert·e: venez comme vous êtes.
Nous sommes à notre local, 22 rue de Verdun à Chaumont (52000), en Haute-Marne.
Un monde plus libre, loin des techno-fascistes, ça serait 🦉 quand même, non ?
REVOL est là pour y contribuer !
Une série de trois ateliers pratiques pour tester un ou plusieurs systèmes d'exploitations Linux spécialisés pour les jeux vidéo.
Ce sera l'occasion de choisir et se familiariser avec celui qui sera proposé lors de l'événement Installons Linux ! spécial jeux vidéo qui aura lieu début septembre à Vandœuvre.
Accès
Le bâtiment de la médiathèque est fermé au public, pour accéder à cet atelier rendez-vous derrière le bâtiment et appelez le 03 83 51 80 53.
Lieu: La Générale - 39 rue Gassendi, 75014 Paris
Venez aider ou vous faire aider à installer et paramétrer des logiciels libres et toute distribution GNU/Linux ou Android avec des volontaires qui utilisent Debian, Fedora, Guix, Mageia, Trisquel, Ubuntu, etc pour GNU/Linux ; et /e/, F-Droid, LineageOS, etc pour Android, sur netbook, portable, tour, PC/Mac, ou smartphone, éventuellement à côté de votre système actuel. Idem si vous avez des difficultés avec GNU/Linux, un périphérique, un logiciel libre, ou avec des logiciels libres sous Android.
Ce sera aussi l'occasion de présenter et/ou de découvrir le mouvement du logiciel libre (qui touche pas mal de domaines comme les encyclopédies, les livres, la musique, etc.).
Il y aura comme à chaque PSL un atelier auto-hébergement/Brique Internet avec Franciliens.net et un stand de présentation de FDN et des fournisseurs d'accès à Internet associatifs de la FFDN où l'on pourra également parler déMAILnagement et hébergeurs éthiques.
Avec un gros merci à La Générale pour l'accueil \o/
Assistance technique et démonstration concernant les logiciels libres.
Il est préférable de réserver votre place à contact (at) linuxmaine (point) org
Planning des réservations consultable ici.
Votre téléphone rame, est encombré ou certaines applis ne fonctionnent plus?
Venez nous retrouver à la Générale où nous animons un petit atelier sur le sujet et vous ferons tester de vieux (mais pas que;)…) téléphones qui refonctionnent très bien après leur passage à un OS ‘libéré’. L'atelier est désormais organisé en 2 volets avec une partie Opérateurs, après la partie OS alternatifs.
L’association Electrocycle https://electrocycle.co œuvre sur la réutilisation de vieux (plus de 4 ans) matériels électroniques: ainsi, de même qu’en passant son PC sous Linux on réutilise très bien parfois de très anciens PC, en passant son smartphone sous OS libre on peut prolonger de façon très importante sa durée de vie.
Nous vous attendons nombreux:)!
Repair-café, atelier informatique, etc.
Tous les premiers dimanches du mois de 10h à 14h (ou plus)
Au centre social "Mosaïque" (à proximité de la gare routière)
Une équipe de bénévoles vous accueillera et tentera, avec vous, de diagnostiquer la panne et de réparer vos objets.
Dans une démarche économique, écologique et sociale.
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© BENJAMIN CARROT/ENCRAGE POUR « LE MONDE »
Si vous avez un Mac Apple Silicon et que vous en avez assez de payer des tokens à chaque requête, Rapid-MLX vaut le détour. C'est un moteur d'inférence local maintenu par Raullen Chai, qui tape directement dans les kernels MLX d'Apple, sans repli sur llama.cpp ni couche Metal intermédiaire. Et si le nom vous dit vaguement quelque chose, c'est normal puisque c'est un fork de vLLM-MLX, le serveur de Wayner Barrios dont je vous parlais en mai . Rapid-MLX a juste pris un rythme de publication plus soutenu des deux.
Ce que ça vous donne, c'est donc un serveur HTTP qui parle le même langage que l'API d'OpenAI et celle d'Anthropic. Vos scripts, Cursor, Aider, LangChain ou Claude Code continuent de fonctionner, sauf qu'ils tapent sur votre machine au lieu d'un datacenter.
Donc je vous propose de voir ensemble comment installer ça.
Le script d'installation contrôle plusieurs choses avant de lancer quoi que ce soit, et autant les connaître d'avance. Il faut une puce Apple Silicon et il n'y a pas de version Linux ni Windows, ni de support CUDA ou AMD.
Le script d'installation accepte encore macOS 13 Ventura, mais le vrai plancher est macOS 14 Sonoma. La formule Homebrew l'exige, et surtout MLX, la brique Apple sur laquelle tout repose, ne publie de paquets macOS que pour les versions 14, 15 et 26. Sur un Mac resté en Ventura, ça cassera donc à l'installation des dépendances, quel que soit le chemin choisi.
Dernier point à avoir en tête, c'est pensé pour votre machine à vous et pas pour un serveur. Vous n'y trouverez donc ni authentification multi-utilisateurs, ni quotas de requêtes.
Le plus simple, c'est Homebrew :
brew install rapid-mlx
Si vous gérez déjà vos environnements Python vous-même, les autres chemins existent :
uv tool install rapid-mlx@latest
python3.12 -m pip install rapid-mlx
Il y a aussi un installeur en une ligne (curl -fsSL https://rapidmlx.com/install.sh | bash) qui détecte votre RAM et vous propose un modèle adapté. Il crée un venv isolé dans ~/.rapid-mlx/ et pose le binaire dans ~/.local/bin/. Un curl | bash reste un curl | bash. La formule Homebrew fait exactement le même boulot, donc l'installeur en ligne perd de son intérêt.
L'installation de base pèse dans les 460 Mo et la vision, l'audio et les embeddings sont des extras optionnels, vous les ajouterez seulement si vous en avez l'usage.
C'est là que la plupart des gens se plantent, en chargeant un modèle trop gros et en concluant que "ça rame". Sur Mac, la RAM est unifiée, donc le modèle mange directement dans la mémoire que se partagent le CPU et le GPU.
Les paliers recommandés par le projet :
| RAM | Modèle conseillé |
|---|---|
| 8 à 23 Go | `qwen3.5-4b-4bit` |
| 24 à 47 Go | `gpt-oss-20b-mxfp4-q8` |
| 48 à 95 Go | `qwen3.6-35b-8bit` |
| 96 Go et plus | `gpt-oss-120b-mxfp4-q8` |
Le catalogue complet se liste avec la commande rapid-mlx models, et rapid-mlx info <alias> vous donne le profil détaillé d'un modèle. Si vous voulez sortir du catalogue maison,
le filtre matériel de Hugging Face
que je vous montrais fin juin fait exactement ce tri à votre place.
Pour utiliser un autre modèle que celui par défaut, il suffit de reprendre l'alias affiché par rapid-mlx models et de le passer en argument. Et si vous préférez télécharger les poids à l'avance, sans rien lancer, c'est le boulot de rapid-mlx pull, qui accepte aussi bien un alias du catalogue qu'un identifiant Hugging Face :
rapid-mlx pull qwen3.5-9b-4bit
Le modèle atterrit dans le cache Hugging Face de votre machine, et ensuite rapid-mlx chat qwen3.5-9b-4bit ou rapid-mlx serve qwen3.5-9b-4bit chargeront ce modèle-là. Le pull préalable reste facultatif, chat et serve téléchargent d'eux-mêmes ce qui manque, mais autant rapatrier les gigas tranquillement avant plutôt qu'au moment où vous voulez bosser.
Avant de bricoler des intégrations, testez en direct :
rapid-mlx chat
Ça part sur qwen3.5-4b-4bit par défaut, télécharge les poids au premier lancement (comptez 2,5 Go) et vous lâche dans une interface (REPL). /help listera les commandes slash, et /exit vous permettra de quitter le chat.
Une subtilité qui évite de mal interpréter ce premier test, c'est que dans le chat, le raisonnement est coupé par défaut, histoire que le modèle ne vous déballe pas sa réflexion à l'écran. En mode serveur par contre c'est l'inverse, et ça change la vitesse ressentie du tout au tout. J'y reviens plus bas.
Le vrai intérêt, c'est le mode serveur :
rapid-mlx serve qwen3.5-4b-4bit
Vous récupérez un endpoint sur http://localhost:8000. Le test qui confirme que tout est en place :
curl http://localhost:8000/v1/chat/completions \
-H "Content-Type: application/json" \
-d '{"model":"default","messages":[{"role":"user","content":"Dis bonjour !!"}]}'
Et côté Python, vous gardez le SDK OpenAI tel quel, seule l'URL de base change :
from openai import OpenAI
client = OpenAI(base_url="http://localhost:8000/v1", api_key="not-needed")
print(client.chat.completions.create(
model="default",
messages=[{"role": "user", "content": "Say hello"}],
).choices[0].message.content)
Pointez n'importe quel client compatible OpenAI sur http://localhost:8000/v1 et c'est réglé. Cursor, Aider, LibreChat, Open WebUI, LangChain, tous marchent avec ce seul changement d'URL. Il y a aussi /v1/embeddings pour du RAG local et /v1/responses pour le Codex CLI.
C'est le morceau le plus intéressant du lot, et il tient en deux variables d'environnement. Serveur lancé d'un côté, puis dans un autre terminal :
ANTHROPIC_BASE_URL=http://localhost:8000 ANTHROPIC_API_KEY=not-needed claude
Attention quand même, l'URL de base doit être la racine, sans /v1 à la fin. Le SDK Anthropic ajoute /v1/messages tout seul, donc si vous mettez /v1 vous obtenez /v1/v1/messages et ça casse.
Depuis la 0.10.14, l'appel d'outils passe par une grammaire contrainte activée par défaut, donc plus besoin de bidouiller un --tool-call-parser à la main pour que les tool calls soient parsables. Pour du Claude Code sérieux, visez plutôt un gros modèle, la doc officielle recommande par exemple qwen3.6-35b-4bit en exemple.
Le réflexe à avoir avant de chercher ailleurs :
rapid-mlx doctor
Les trois pannes les plus courantes sont toujours les mêmes.
Débit décevant côté serveur, c'est le raisonnement : les Qwen 3.5 et 3.6 démarrent en mode réflexion, donc ils pensent à voix haute avant de répondre, et --no-think règle l'affaire.
Plantage mémoire, votre modèle est trop gros pour la RAM disponible, redescendez d'un palier ou prenez une quantification plus agressive. Appels d'outils qui arrivent en texte brut, la récupération automatique gère la plupart des cas, sinon vous forcez le parser correspondant à votre modèle.
Voilà, grâce à ça, votre Mac est maintenant un serveur d'IA super rapide ! Plus de facture au token, et vos prompts ne sortent plus de la pièce.
Merci à Philobois pour le lien !


© Mistrulli/Fotogramma/ROPI-RÉA
Si vous avez un Navidrome qui tourne dans un coin et un serveur Ollama qui passe ses journées à ne rien faire, vous ne vous êtes jamais dit que les deux pourraient bosser ensemble ? C'est en tout cas ce qu'a flairé Parminder Klair qui a branché l'un sur l'autre et en a sorti une vraie station de radio, avec un DJ qui parle entre les morceaux.
Son DJ baptisé Subwave ne fait pas de la lecture aléatoire. À chaque tour, le modèle utilise des outils qui lui permettent de fouiller la bibliothèque, regarder ce qui vient de passer, consulter la grille des programmes, lire la météo. Il choisit le titre suivant avec une raison, écrit une intro courte, la synthèse vocale la lit, et Liquidsoap baisse la musique sous la voix.
Le vrai boulot ensuite c'est dans l'audio. L'analyseur embarqué mesure le tempo, la tonalité, le volume, et surtout la façon dont chaque morceau se termine. Un vrai fondu se laisse filer, une fin sèche se coupe net.
Il sait aussi repérer les intros chantées pour que le DJ ne cause pas par-dessus la voix. Ça, par contre, réclame l'image lourde de l'analyseur, une ligne à ajouter dans le fichier .env, et elle est en amd64. Sur un NAS ARM, ça passe en émulation.
Andon FM , dont je vous parlais en mai, c'était le spectacle avec 4 IA qui achetaient leur musique et partaient en vrille en direct alors qu'ici, Subwave c'est l'outil qu'on installe chez soi, pour jouer ses propres fichiers.
Côté modèle, pas besoin d'artillerie lourde puisque Klair fait tourner un modèle 9B, du Qwen3.5 plus exactement, sans le raisonnement et avec de l'appel d'outils activé. "Les modèles plus gros écrivent de meilleurs textes, mais ils ne sont pas obligatoires", explique-t-il sur son site, "La mémoire de session compte plus que la taille du modèle. Sans elle, le DJ se répète en moins d'une heure."
La station se pilote depuis une console d'admin supportant jusqu'à 24 personas de DJ avec chacun sa voix, une grille sur la semaine où chaque créneau a son ambiance, et des compétences que le DJ enchaîne entre les titres, genre météo, infos ou trafic. Rassurez-vous, ces compétences sont de simples fichiers texte posés dans un dossier. Remplacer le flux RSS de la BBC par le vôtre ne demande donc pas de recompiler quoi que ce soit.
Le parti pris de cet outil, c'est le format radio et pas la playlist. Un seul flux Icecast, tout le monde entend la même chose au même instant, et aucun bouton pour passer au suivant. L'opérateur peut sauter un titre depuis l'admin, l'auditeur non. Klair le dit lui-même, les gens adorent ou décrochent immédiatement.
De son côté, le 100 % local tient à peu près la route avec Ollama, Piper ou Kokoro pour la voix, votre Navidrome, aucune clé d'API. Il n'y a que 2 appels sortant. 1 pour la météo via Open-Meteo et l'autre c'est MusicBrainz activé par défaut pour retrouver l'année d'origine des morceaux.
Pour le reste il vous faut Navidrome et un hôte Docker, comptez 10 minutes d'installation. Le flux sort toujours en MP3, avec des sorties Opus, AAC ou FLAC en plus si vous les activez, et un fichier .pls pour tuner depuis Sonos ou VLC. Les applications iOS et Android sont dispo en France, gratuites. Il y a même un serveur MCP, donc Claude Desktop peut réclamer un morceau à l'antenne.
Dernier point important que je tiens à préciser : Diffuser votre bibliothèque à d'autres que vous, c'est de la représentation publique, avec deux droits distincts à couvrir : la composition et l'enregistrement. En France, la première passe par la SACEM, le second par la SPRÉ. Donc soit vous l'utilisez comme station privée juste pour vous, soit vous ne diffusez que de la musique libre de droit. Et encore là, j'ai déjà entendu des histoires où la SACEM s'est servie au passage sur ce genre de musique, donc renseignez-vous bien.
Le code est en MIT, et vous pouvez écouter la démo avant de vous lancer.
Si vous avez un Raspberry Pi et que Chromium commence à vous fatiguer, le VRAI Chrome, celui des chads que vous êtes, est enfin dispo en ARM64 !! Enfin, dispo... Si vous savez où chercher, parce que la page de téléchargement de Google vous propose toujours l'installeur amd64, qui ne tournera jamais sur votre machine. C'est Joey Sneddon, d'OMG! Ubuntu, qui a trouvé la combine en bidouillant l'URL depuis son Pi 5.
Avant toute chose, vérifiez que vous êtes bien en 64 bits, parce qu'un système 32 bits refusera le paquet :
dpkg --print-architecture
Si ça répond arm64, le fichier est là , 126 Mo. Il s'installe comme n'importe quel .deb local, en laissant apt gérer les dépendances :
wget https://dl.google.com/linux/direct/google-chrome-stable_current_arm64.deb
sudo apt install ./google-chrome-stable_current_arm64.deb
Le RPM existe aussi pour les distributions qui préfèrent, en remplaçant la fin du nom par aarch64.rpm.
J'ai ouvert le paquet pour regarder ce qu'il y avait dedans. Son fichier de contrôle annonce google-chrome-stable en version 150.0.7871.186, architecture arm64, un peu plus de 400 Mo une fois installé. Soit exactement la même version que le paquet x86 poussé le même soir. Le même Chrome, à la même révision.
Et le canal stable n'est pas seul. Le dépôt de Google sert aussi la beta (151.0.7922.47), la dev (152.0.7967.2) et la canary (152.0.7974.0) pour les puces ARM, et son fichier Release déclare noir sur blanc les deux architectures. Les quatre canaux ont été publiés dans la même minute que leurs équivalents x86.
Est-ce qu'on se retrouve coincé sur cette version, à re-télécharger le .deb à la main tous les mois ? Non. Le script de post-installation contenu dans le paquet ajoute le dépôt Google en précisant l'architecture, et les cinq paquets y sont indexés en arm64 exactement comme en x86. Les mises à jour ont donc de quoi arriver par apt, comme d'habitude.
Alors pourquoi s'embêter, puisque Chromium tourne sur ARM depuis des années ? Pour deux trucs. D'abord ma synchro du compte Google, qui ramène favoris, mots de passe et extensions. Et ensuite, Widevine, le module DRM, qui est ici un vrai binaire aarch64 et pas une couche de compatibilité comme l'émulateur FEX financé par Valve . Netflix et les autres plateformes à DRM s'ouvriront enfin sur un SBC !!!
Mais avec une nuance à connaître avant de vous réjouir qui est que sous Linux, Widevine reste au niveau "Software Secure". Cela veut dire que sur Netflix, la qualité plafonnera entre 720p et 1080p. De la HD donc et pas de la 4K. Désoléééé !
Google avait promis tout ça en mars, pour le deuxième trimestre et son billet annonçait même une installation via chrome.com/download pour les autres distributions, ce qui est malheureusement le morceau qui manque aujourd'hui.
Cela veut dire aussi que rien ne garantit que ce paquet soit considéré comme étant prêt par ses auteurs donc si votre machine doit rester stable, laissez passer quelques semaines avant de vous y essayer.
Manque plus que quelqu'un chez Google ait le courage d'appuyer sur "publier".



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Vous connaissez Doully ? Mais siii, l'humoriste avec la voix la plus cassée du stand-up français ? Perso je l'aime bien, elle est aussi trash que drôle et aujourd'hui, elle a mis en ligne son propre guidage vocal pour Waze, avec le lien qui va bien pour l'installer dans votre bagnole.
Avant que vous vous fassiez des idées, non, elle n'est pas motorisée au Jack Daniel's. C'est sa vraie voix tout simplement. Elle le répète à qui veut l'entendre : "Non je ne suis pas bourrée, et oui je suis née avec cette voix et cette diction de clocharde". On ne choisit pas.
Pour ceux qui ne l'ont jamais entendue, voici un extrait de son spectacle Hier j'arrête, comme ça vous saurez à quoi vous attendre au prochain rond-point.
Le truc marrant, c'est que ce n'est pas un pack de voix de star négocié à coups de contrats avec Google. Elle a tout simplement utilisé la fonction voix personnalisée de Waze, dispo pour tous dans votre téléphone. Si vous voulez faire pareil qu'elle, direction les réglages de son, "Nouvelle voix", et il ne reste plus qu'à enregistrer les phrases une par une avant de baptiser le tout. Et hop, ça apparaîtra dans la liste.
Et vous pouvez ensuite la refiler aux copains. Dans "Voix personnalisées", balayage vers la gauche, "Partager", et l'appli génère un lien. Bref, c'est ce qu'a fait Doully pour sa communauté.
Un point à connaître quand même avant de partir sur l'autoroute des vacances avec Doully à fond dans les haut-parleurs : Waze réserve les noms de rues aux voix qui portent la mention "Avec les noms de rue" dans la liste. Comme une voix enregistrée au micro dans son salon ne peut évidemment pas deviner le nom de votre départementale préférée, vous aurez les virages et les alertes façon Doully, mais pas l'adresse. C'est la vie, soyez fort !
Voilà, en tout cas, je trouve que c'est une super idée, donc c'est pour ça que je relaie ça ici. Sur mon Waze c'est installé en tout cas !
Pour ceux que ça intéresse, la voix de Doully, c'est par ici , à ouvrir depuis le téléphone où Waze est installé.
Le GPS le plus éclaté de la route, c'est cadeau !


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Je viens de perdre de précieuses minutes sur un truc qui aurait dû me prendre trente secondes : Récupérer le numéro DUNS de mon entreprise.
Si vous ne savez pas ce que c'est, bienvenue au club ! En gros, c'est un identifiant que Dun & Bradstreet, une société américaine, a déjà collé à mon entreprise sans jamais me demander mon avis. C'est l'équivalent B2B de ce qu'Experian ou Equifax font sur les particuliers et leur job, depuis 1841 (oui, ils sont plus vieux que l'ampoule électrique), c'est de ficher les boîtes du monde entier et de revendre l'info.
C'est un peu le societe.com des américains quoi. Ils font le même taf que les mormons mais en maintenant une base de plus de 600 millions d'entreprises avec pour chacune, qui la dirige, son chiffre d'affaires, sa taille, si elle paie ses fournisseurs à temps, si elle a frôlé la faillite...etc. Bref, grâce à eux, sans le savoir, on a une note de solvabilité et une espèce de carte d'identité de notre entreprise.
Comme ça, avant qu'une banque ne vous prête de l'argent, ou qu'un gros client ne signe avec nous, ça permet de savoir si votre entreprise est solvable et réelle.
Sauf qu'à aucun moment, on ne nous demande notre avis. En France par exemple, leur partenaire exclusif c'est Altares qui crée automatiquement nos fiches à partir des registres publics (INSEE, RCS) dès que votre entreprise a un SIRET. On est donc enregistré par défaut et ensuite pour consulter SA PROPRE fiche ou la corriger, bah faut passer à la caisse.
Voilà, c'est juste un data broker de plus qui agrège des données en bonne partie publiques, pour y ajouter du comportement de paiement, et facturer l'accès aux pigeons qui passent.
Mais alors leur VRAI coup de génie, c'est ce code DUNS lui-même !!
Ce n'est qu'une numérotation privée, mais Apple, Google, l'administration américaine (les marchés publics US ont longtemps tourné au DUNS) l'ont adoptée comme standard. Cela veut dire que cet identifiant fait maison attribué par une société américaine est devenu un passage quasi obligé pour publier une app sur l'AppStore ou décrocher un contrat. Bref, c'est plus un numéro, c'est un péage mondial.
Et moi, tout ce que je voulais faire, c'était publier des applications sur l'App Store et sur Google Play. Sauf que voilà, pour le faire en tant qu'entreprise, eh bien, il faut ce numéro DUNS.
Le truc rigolo, c'est que ce numéro est censé être communicable gratuitement, mais j'ai eu beau chercher, que ce soit sur les sites officiels ou sur les sites alternatifs (qui sont parfois de grosses arnaques), tous exigent une "petite" contribution pour connaître le numéro.
Sympa la pression quand justement vous ne savez pas où les trouver.
Cette exigence n'est pas nouvelle et date de la vague de vérification d'identité que Google impose à tous les développeurs Android , et c'est là que la chasse au trésor commence, sauf que le trésor est derrière un racket bien organisé.
Vous tapez le nom de votre entreprise sur verif.com, un service d'Altares-D&B. La fiche s'affiche, pas mal d'infos s'affichent SAUF la seule ligne que vous cherchez. À la place du DUNS, une zone de flou et un bouton pour acheter le rapport à 39 euros hors taxe.
Et d'autres sites vous vendent également une "recherche instantanée" à 3,90 euros... C'est un peu le même délire qu'avec notre KBIS nationale, car comme écrit dans la FAQ de Verif.com, ce numéro est gratuit !
Sauf que c'est tellement galère ou looong de l'obtenir que tout le monde finit par payer. Il y a bien, soi-disant, la possibilité de faire une demande directe chez Dun & Bradstreet ou chez verif.com / altares, mais j'ai retourné leur page contact, il y a tout sauf ça... Pire, le petit formulaire "Obtenir un DUNS", renvoie vers Verif.com qui veut nous facturer les 39 € HT dont je vous parlais ci-dessus.
Enfin ça, c'est ce que je croyais. Parce qu'il existe bien un service officiel, gratuit et instantané pour lire votre numéro, sauf que Dun & Bradstreet le planque bien : ça s'appelle UPIK (pour Unique Partner Identification Key). Vous allez sur le portail UPIK , vous tapez le nom de votre boîte, vous choisissez "France" dans la liste des pays, et là, magie, les neuf chiffres s'affichent en clair, sans compte à créer, sans un centime à sortir. J'ai testé, le numéro arrive en 3 secondes... celui-là même que verif.com me masquait derrière ses 46,80 €. Même base de données, même numéro, prix qui n'a plus rien à voir.
Le seul hic, c'est qu'UPIK sait juste lire, pas créer. Si votre entreprise est déjà fichée chez D&B (et une boîte française immatriculée l'est quasi toujours), vous avez vos chiffres direct. Mais si elle n'y figure pas encore, UPIK vous renvoie gentiment vers le partenaire du coin... Altares. Et rebelote, le péage. C'est là que la deuxième combine entre en jeu, celle qui fabrique le numéro gratos quand tout le monde veut vous le vendre, et elle vient d'où on ne l'attend pas du tout : Apple.
Direction developer.apple.com/enroll/duns-lookup . Oui, faut aller chez Apple, même si votre appli part sur le Play Store de Google parce que ces derniers proposent un service qui interroge la même base Dun & Bradstreet que tout le monde, et recrache le même numéro.
Il vous faut juste un identifiant Apple, gratuit, que vous avez sûrement déjà dans un tiroir et renseigner quelques infos.
Apple vous réclame alors quelques infos telles que le nom légal exact de l'entreprise, l'adresse du siège, l'adresse postale et vos coordonnées professionnelles. Recopiez le nom légal au caractère près, tel qu'il figure sur votre extrait d'immatriculation KBIS et validez !
Si votre boîte est déjà dans la base D&B, et une société française immatriculée y est quasi toujours, Apple renverra alors sur votre boite mail le précieux numéro DUNS gratuitement. Et si votre société n'apparaît pas, vous soumettez vos infos pour une création gratuite, et ça devrait prendre quelques jours max (ouais les mecs prennent leur temps). Après dans les deux cas, la facture sera identique à savoir que ça vous coutera zéro euro !!! Ouf !
Une fois les neuf chiffres en poche, retour dans Play Console ou sur Apple Connect et voilà, vous allez pouvoir enregistrer votre entreprise chez eux. Attention à l'adresse car elle doit correspondre exactement à celle qu'a enregistrée D&B, pas à celle que vous croyez avoir.
Et voilà...
J'espère que vous aurez la chance de tomber sur mon article et que ça vous aura éviter bien des galères ! Le DUNS est gratuit mais ne pas connaître cette astuce peut vous coûter cher !


© MAYEULE GUESPEREAU/« LE MONDE »

© MUZO

© GREGOIRE CAMPIONE/AFP
Dans la série "la religion c'est que des problèmes", voici un épisode que je n'avais pas vu venir. Click to Pray, l'application de prière officielle du Pape, a servi gratos les noms, les adresses mail et les dates de naissance de ses 719 517 inscrits à qui voulait bien les demander.
C'est le chercheur BobDaHacker qui a signalé le trou début janvier et si vous savez compter, oui oui, il a bien fallu 6 mois pour que quelqu'un daigne le boucher. Que voulez-vous, les voies du Seigneur sont impénétrables et visiblement sa boîte mail aussi.
L'appli avait été lancée par le pape François en 2019 depuis le balcon de la place Saint-Pierre, tablette brandie devant la foule. Elle appartient au Réseau Mondial de Prière du Pape, une fondation du Vatican, et tourne sur iOS, Android et en version web en 7 langues.
La faille se situait au niveau de l'adresse api.clicktopray.org/user/users/{id} qui renvoyait la fiche complète de n'importe quel compte, prénom, nom, pays, adresse mail, date de naissance et rôle. Aucune authentification demandée, il suffisait de taper l'adresse dans un navigateur.
Source : BobDaHacker
Les identifiants étant séquentiels et le débit n'étant pas limité, une simple boucle sur les 719 517 numéros suffisait à aspirer le fichier entier. Une requête par fidèle, comme pour l' ANTS ^^. Vous le savez maintenant, ça s'appelle un IDOR, pour Insecure Direct Object Reference et c'est quand le serveur vérifie que vous êtes bien connecté, mais jamais que les données réclamées vous appartiennent. Eh bien ici, il ne vérifiait même pas la première moitié.
BobDaHacker explique pourquoi la boulette revient sans arrêt : "la plupart des frameworks gèrent l'authentification pour vous, mais pas l'autorisation. Ils vérifient "est-ce que cette personne est connectée ?", mais pas "est-ce qu'elle a le droit de voir cette ressource précise ?"". Pourtant c'est la base, mais bon, bref...
Ce type de contrôle d'accès défaillant trône en tête de l'OWASP Top 10 depuis 2021, et l'IDOR en est probablement la variante la plus répandue. Pour apprendre à les repérer, je vous avais même montré WebGoat .
Ce qui est marrant, c'est que dans la base, le champ date de naissance s'appelle borned_date, ce qui n'est de l'anglais dans aucune langue. Et le rôle attribué au fidèle lambda, c'est "PRAYER". Votre fonction de péon sur l'application de prière du Pape, c'est donc prière. Ahaha !
Le vrai risque maintenant n'est pas vraiment la fuite en elle-même, mais plutôt ce qu'un escroc va pouvoir faire avec 700 000 adresses de ces gens inscrits pour prier, avec une institution de confiance à usurper. Un mail annonçant que le Saint-Père sollicite votre attention urgente, avec un lien qui imite celui du Saint-Siège, ça fonctionnera très bien je pense...
Dark Reading, qui a confirmé la faille de son côté, a noté que les identifiants les plus bas sont ceux des employés. Les premiers exposés étaient donc ceux qui auraient dû corriger. Mais le bouquet les amis, c'est l'authentification des mails. Ceux de l'appli ratent les contrôles de domaine, SPF, DKIM ou DMARC étant mal réglés, au point que la boîte du chercheur les a marqués comme suspects.
L'application officielle du Vatican envoyant donc déjà des mails qui ressemblent à du hameçonnage, un escroc qui n'aurait pas peur d'aller en enfer, n'a même pas besoin de soigner son imitation.
Arrive la partie qui pique de cette remontée de vuln... Le 3 janvier, BobDaHacker écrit à 9 personnes, l'adresse info générale, 6 membres du staff de clicktopray.org + 2 contacts du Réseau Mondial de Prière.
Puis il attend mais aucune réponse ne vient.
Alors rien ne bouge durant 6 mois. Puis en juillet il passe le dossier à Nate Nelson, de Dark Reading, qui contacte le service de presse. Silence là aussi. Alors l'article sort le 24 juillet, et Ô miracle (ça arrive parfois, oui oui) la faille est bouchée dans la foulée, sans un mot. Le chercheur l'a appris dans les commentaires Reddit qui parlaient de sa découverte.
Mais je vous garde le meilleur pour la fin, attendez... Ce que vous ne savez pas c'est que le Vatican s'est doté de son propre règlement de protection des données personnelles en avril 2024. Ça s'appelle le décret n° DCLVII et il réclame des "mesures de sécurité appropriées" et désigne nommément ceux qui doivent les appliquer. Ce décret a bien été promulgué, puis visiblement rangé dans un tiroir.
Ah et visiblement, l'URL qui leake continue toujours de répondre sans authentification mais ne renvoie plus que l'identifiant, le prénom et le nom. L'adresse mail a disparu, comme la date de naissance et le pays. Donc c'est un genre de demi-correctif puisque les noms restent énumérables un par un sans le moindre compte. Le chercheur juge ça acceptable sur une plateforme où l'on prie "ensemble". Moué, pourquoi pas.
Voilà, donc si vous avez un compte là-bas, partez du principe que votre adresse mail a circulé et que vous risquez d'avoir des appels du Pape, voire de Dieu lui-même qui vous demandera sûrement un virement en urgence. Je vais prier pour vous afin que ça n'arrive pas, mais sachez que ce scénario de la lose, je vous en parlais déjà à propos de la divulgation coordonnée de vulnérabilités , et il ne change jamais. Le chercheur alerte, l'éditeur ignore, et c'est la presse qui finit par débloquer....
Et BobDaHacker, lui, attend toujours son merci. Snif...
