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  • L’Union européenne annonce 200 milliards d’euros d’investissements dans l’IA
    Hier, lors du Sommet pour l’action sur l’IA, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé que 200 milliards d’euros allaient être mobilisés pour faire de l’Europe “l’un des principaux continents de l’IA”. L’UE participera à hauteur de 50 milliards d’euros tandis que les 150 milliards d’euros supplémentaires proviendront de l’initiative “European AI Champions”, à laquelle plus de 70 organisations ont déjà adhéré pour asseoir le leadership européen dans l’IA et dont l

L’Union européenne annonce 200 milliards d’euros d’investissements dans l’IA

12 février 2025 à 12:00

Hier, lors du Sommet pour l’action sur l’IA, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé que 200 milliards d’euros allaient être mobilisés pour faire de l’Europe “l’un des principaux continents de l’IA”. L’UE participera à hauteur de 50 milliards d’euros tandis que les 150 milliards d’euros supplémentaires proviendront de l’initiative “European AI Champions”, à laquelle plus de 70 organisations ont déjà adhéré pour asseoir le leadership européen dans l’IA et dont la liste continue de s’allonger.

En annonçant le fonds Invest AI de l’UE, la présidente de la Commission a souligné:

“J’entends trop souvent dire que l’Europe est en retard dans la course où les États-Unis ou la Chine ont déjà pris de l’avance. Je ne suis pas d’accord, car la course à l’IA est loin d’être terminée. Nous n’en sommes qu’au début. La frontière est en perpétuel mouvement. Le leadership mondial est encore à prendre.”

20 milliards d’euros pour des gigafactories

Parmi ces fonds, 20 milliards d’euros sont spécifiquement alloués à la création de quatre giga-usines d’IA, des infrastructures conçues pour soutenir le développement de modèles d’IA de grande envergure. Elles seront dotées d’environ 100 000 puces d’IA de dernière génération, soit quatre fois plus que les usines d’IA en cours d’installation autour du réseau des 9 supercalculateurs européens de calcul à haute performance d’EuroHPC. Trois de ces supercalculateurs EuroHPC sont aujourd’hui classés parmi les 10 supercalculateurs les plus puissants au monde : LUMI en Finlande, Leonardo en Italie et MareNostrum 5 en Espagne.

Ursula von der Leyen compare cet investissement pour une intelligence artificielle digne de confiance à un “CERN pour l’IA”. Pour rappel, le CERN (Conseil Européen pour la Recherche Nucléaire) est un laboratoire international de physique des particules situé à quelques kilomètres de Genève, en Suisse. Fondé en 1954, il est le plus grand centre de recherche en physique des particules au monde.

Elle déclare :

“Nous voulons que l’IA soit une force pour le bien et pour la croissance. Pour ce faire, nous adoptons notre propre approche européenne, fondée sur l’ouverture, la coopération et l’excellence des talents. Mais notre approche doit encore être suralimentée. C’est pourquoi, avec nos États membres et nos partenaires, nous mobiliserons des capitaux sans précédent par l’intermédiaire d’InvestAI pour les gigausines européennes d’IA. Ce partenariat public-privé unique, semblable à un CERN pour l’IA, permettra à tous nos scientifiques et entreprises, et pas seulement aux plus grands, de développer les très grands modèles les plus avancés nécessaires pour faire de l’Europe un continent de l’IA”.

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  • Face à l’essor de l’IA, les entreprises redéfinissent leurs priorités en matière de formation
    Selon le rapport “Skills in Review 2024″ publié par Lepaya, l’un des leaders européens de la formation professionnelle, le monde de l’entreprise connaît une transformation majeure. Les compétences analytiques et techniques ne sont plus la priorité des responsables RH, qui mettent davantage l’accent sur les compétences humaines et le leadership. Lepaya est une entreprise de développement personnel basée à Amsterdam, fondée en 2018 par René Janssen et Peter Kuperus. Acteur majeur d’un marché fragm

Face à l’essor de l’IA, les entreprises redéfinissent leurs priorités en matière de formation

12 décembre 2024 à 11:00

Selon le rapport “Skills in Review 2024″ publié par Lepaya, l’un des leaders européens de la formation professionnelle, le monde de l’entreprise connaît une transformation majeure. Les compétences analytiques et techniques ne sont plus la priorité des responsables RH, qui mettent davantage l’accent sur les compétences humaines et le leadership.

Lepaya est une entreprise de développement personnel basée à Amsterdam, fondée en 2018 par René Janssen et Peter Kuperus. Acteur majeur d’un marché fragmenté de l’amélioration des compétences, évalué à 800 milliards de dollars par Morgan Stanley, elle soutient les professionnels en combinant compétences techniques et soft skills via une plateforme de formation alimentée par l’IA.

Pour ce rapport, elle a analysé les programmes de formation qu’elle a dispensés à plus de 25 000 employés à travers l’Europe.

Leadership et vente : au cœur des enjeux organisationnels

Selon Lepaya, le leadership est devenu le thème de formation le plus prisé en 2024. Cette tendance reflète une volonté des entreprises de renforcer leurs capacités de résilience dans un environnement économique instable et marqué par des mutations technologiques rapides.

Les compétences en vente ont également gagné en importance, avec une hausse spectaculaire de 178 % du nombre de formations dispensées dans ce domaine. Face à la pression économique des douze derniers mois, les organisations cherchent à maximiser leurs revenus.

Une évolution dictée par l’automatisation

En revanche, les formations en analytique et en analyse de données ont reculé dans les priorités, passant de la troisième à la cinquième place des thèmes les plus populaires. Ce glissement s’explique par la montée en puissance de l’IA, capable de gérer efficacement de nombreuses fonctions analytiques. En réponse, les entreprises privilégient désormais les compétences humaines complémentaires à l’automatisation, telles que la créativité, la collaboration et les relations interpersonnelles.

Cette redirection stratégique est soutenue par les données du rapport : 82 % des employés estiment que les exigences modernes du lieu de travail dépassent leurs compétences actuelles, car l’IA et la technologie se développent et modifient l’environnement professionnel à un rythme rapide.

René Janssen, PDG de Lepaya, souligne l’importance de cette réorientation :

Avec le rythme rapide de l’IA et des avancées technologiques, les compétences sur le lieu de travail deviennent obsolètes plus rapidement que jamais, ce qui conduit les équipes RH à redonner la priorité aux compétences de vente et de leadership par rapport aux compétences qui sont menacées par les nouvelles technologies ”.

Il ajoute :

“Les organisations qui ne tiennent pas compte de cette réalité risquent de perdre leur avantage concurrentiel. La clé n’est pas seulement d’investir dans la formation, mais de s’assurer qu’elle est intentionnelle, mesurable et directement alignée sur la stratégie de l’entreprise”.

L’apprentissage continu : clé de l’avenir

Le rapport anticipe qu’en 2025, les entreprises devront adopter des modèles d’apprentissage continu capables de répondre aux évolutions rapides de l’IA et de la technologie. Une formation fondée sur les données et adaptée aux priorités stratégiques – productivité, rétention des talents ou croissance – sera essentielle pour rester compétitif.

Pour les entreprises, il ne s’agit plus seulement de combler des lacunes immédiates, mais de construire un socle de compétences pérennes, capable de résister aux perturbations et de saisir les opportunités à venir.

Pour découvrir le rapport “Skills in Review 2024” de Lepaya dans son intégralité, cliquez ici.

les entreprises redéfinissent leurs priorités en matière de formation
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  • Comment déterminer les bonnes pratiques d’IA en entreprise ?
    L’intelligence artificielle est devenue un catalyseur de la transformation numérique des industries. La technologie fait partie du Peak of Inflated Expectations présentant les technologies émergentes en 2023. Elle devrait impacter les entreprises, offrant une synergie entre main-d’œuvre et machine. Toutefois, à mesure que les technologies d’IA évoluent, les entreprises doivent engager leur responsabilité dans l’élaboration de bonnes pratiques. Alors que les régulateurs tentent de s’imposer dans

Comment déterminer les bonnes pratiques d’IA en entreprise ?

7 mars 2024 à 14:00

L’intelligence artificielle est devenue un catalyseur de la transformation numérique des industries. La technologie fait partie du Peak of Inflated Expectations présentant les technologies émergentes en 2023. Elle devrait impacter les entreprises, offrant une synergie entre main-d’œuvre et machine. Toutefois, à mesure que les technologies d’IA évoluent, les entreprises doivent engager leur responsabilité dans l’élaboration de bonnes pratiques.

Alors que les régulateurs tentent de s’imposer dans ce nouveau paradigme, les entreprises sont en bonne posture pour proposer des outils garantissant sécurité, gouvernance, contrôles et mesures responsables pour l’IA. Voici les raisons pour lesquelles il est crucial pour une organisation de développer des bonnes pratiques pour l’usage de l’IA et que quelques conseils pour renforcer les compétences dans ce domaine.

Evoluer dans le paysage réglementaire

Il faudra des années pour que régulateurs et autorités législatives élaborent un corpus complet de réglementations et de législations concernant l’IA qui concilient innovation, éthique et sécurité. Qui plus est, il s’agit d’un processus continu et donc en constante évolution. Le manque de réglementations strictes peut de prime abord sembler lucratif car il laisse de place à l’innovation. Toutefois, une entreprise avant-gardiste se rendra compte qu’il existe des mises en œuvre de l’IA contraires à l’éthique et potentiellement nuisibles.

Une longueur d’avance en termes de business

Les entreprises qui proposent un guide de bonnes pratiques bénéficient d’un avantage concurrentiel. Lorsqu’il s’agit d’IA, les clients exigent que les solutions soient à la fois dignes de confiance, transparentes, responsables et éthiques. Lorsqu’une entreprise définit des bonnes pratiques, elle crée une émulation auprès des autres entreprises.
Aussi, l’adoption anticipée de ces pratiques peut également protéger les entreprises contre d’éventuelles responsabilités une fois les réglementations et législations mises en place.

Faire preuve d’un leadership éthique

L’IA éthique ne doit pas être considérée comme une tendance. Il s’agit d’un engagement à utiliser cette technologie de sorte à ce qu’elle bénéficie à la société et faire regagner la confiance des utilisateurs. Pour s’inscrire dans un leadership éthique, les entreprises doivent faire preuve de transparence dans leurs pratiques, leurs sources, l’utilisation des données, les algorithmes et les processus de prise de décision ainsi que sur la reproductibilité et l’audibilité. En outre, elles doivent s’appliquer à créer une culture de la responsabilité en élaborant des guidelines et en limitant les biais de leurs systèmes d’IA afin que les décisions prises soient justes et non discriminatoires. Enfin, elles doivent donner la priorité à la confidentialité et à la sécurité des données afin de garantir que les applications d’IA aient autant d’accès que nécessaire aux données des utilisateurs. Cela ne peut se faire que par le biais d’audits réguliers des systèmes d’IA et de la rectification immédiate des problèmes éthiques potentiels. Ces audits doivent être réalisés par des tiers indépendants afin de garantir l’impartialité.

Développer les compétences en IA en entreprise

Les entreprises doivent prioriser le développement des compétences en IA au sein de l’organisation. À l’heure où l’IA remodèle le paysage commercial et social, il est essentiel que les employés acquièrent les connaissances et les capacités nécessaires pour exploiter efficacement son potentiel.

Pour ce faire :

  • Les entreprises doivent identifier les référents IA en interne chargés de mener des projets d’IA, de comprendre les subtilités de ces technologies et d’encadrer leurs collègues, mais aussi traduire les connaissances internes et convertir les connaissances en données. Lorsqu’une entreprise favorise l’acquisition d’une expertise en interne, elle réduit sa dépendance vis-à-vis des consultants externes, ce qui permet de réduire les coûts et de mieux intégrer la technologie dans ses opérations. La formation des référents en IA, ainsi que la mise en place de pratiques responsible by design contribue à créer une culture d’apprentissage continue. Ceci est d’autant plus vrai dans le domaine de l’IA, un domaine en constante évolution.
  • Se tourner vers les établissements d’enseignement pour former une nouvelle génération d’employés. Aujourd’hui, plusieurs établissements d’enseignement supérieur tiennent compte de la demande croissante d’expertise en IA et proposent une formation dédiée. En collaborant avec des universités à travers le monde et en les aidant à concevoir des programmes de formation à l’IA conformes aux exigences du secteur, les entreprises peuvent recruter des talents dans ce domaine.

L’ère de l’IA a créé une vague d’opportunités et de défis pour les entreprises. Alors que les réglementations régissant l’IA sont encore en cours d’élaboration, les entreprises doivent se montrer proactives dans l’élaboration des bonnes pratiques et des approches responsible by design. L’objectif est de garantir que les technologies de l’IA soient utilisées à la hauteur de leur potentiel, de manière éthique et responsable.

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