Vue normale

Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
À partir d’avant-hierC'est pas mon idée !
  • ✇C'est pas mon idée !
  • La vieille génération du m-paiement disparaît
    Né il y a presque dix ans de la fusion de deux initiatives similaires de BNP Paribas et Crédit Mutuel, le porte-monnaie mobile Lyf tirera sa référence prochainement, faute de rentabilité. Cette issue ne constitue pas vraiment une surprise pour une solution qui n'a guère évolué avec les transformations majeures intervenues dans son domaine.Il faut se souvenir du contexte de 2016 pour comprendre le parcours de la jeune pousse. Deux ans plus tôt, Apple annonçait son application de paiement sur iPh

La vieille génération du m-paiement disparaît

Par : Patrice
9 février 2026 à 21:30
Lyf Pay
Né il y a presque dix ans de la fusion de deux initiatives similaires de BNP Paribas et Crédit Mutuel, le porte-monnaie mobile Lyf tirera sa référence prochainement, faute de rentabilité. Cette issue ne constitue pas vraiment une surprise pour une solution qui n'a guère évolué avec les transformations majeures intervenues dans son domaine.

Il faut se souvenir du contexte de 2016 pour comprendre le parcours de la jeune pousse. Deux ans plus tôt, Apple annonçait son application de paiement sur iPhone et, à ce stade de son histoire, celle-ci ne parvenait pas à s'imposer, tout comme les équivalents de ses concurrents, Google et Samsung. Il semblait donc rester une place pour une approche différente, techniquement moins élaborée avec ses QR codes, mais intégrant nativement la gestion de programmes de fidélité et autres offres promotionnelles.

Aujourd'hui, la situation est bouleversée : le téléphone représente environ 15% des transactions par carte (en France), stimulé par une expérience utilisateur optimisée, en passe d'entrer dans les habitudes, et une compatibilité totale avec les infrastructures existantes (chez les commerçants). En parallèle, les outils marketing se sont rapprochés du modèle américain, avec des mécanismes de « cashback », par exemple, adossés à l'instrument de paiement sous-jacent, éliminant le besoin d'un support dédié.

En contrepoint de cette progression, Lyf affirme, de son côté, avoir enregistré 10 millions de téléchargements pour son logiciel… mais aurait généré moins de 2 millions d'euros de chiffres d'affaires (sur l'année 2023), creusant de la sorte un trou qui atteindrait quelques 180 millions depuis sa création. De toute évidence, l'entreprise n'a pas trouvé de modèle économique viable capitalisant sur une audience potentielle de taille respectable et elle n'a d'autre choix que de déclarer forfait (un peu tardivement ?).

Lyf – Fermeture

Les raisons profondes de cette défaillance sont multiples, entre frictions dans l'expérience client, nécessité d'un équipement spécifique pour les marchands, entraînant elle-même une diffusion limitée donc des opportunités d'usage réduites… On regrettera cependant qu'aucune réorientation n'ait été tentée quand il était encore temps. Lyf a tout au plus ajouté quelques fonctions cosmétiques au fil des ans, dont les cagnottes entre amis, mais ne paraît pas avoir cherché à traiter son problème de rentabilité.

En résumé, je retrouve là une des difficultés classiques des aventures de grands groupes dans la FinTech : la forte réticence – quand ce n'est pas une impossibilité absolue – à envisager un « pivot », pourtant essentiel dans les stratégies de startups. Le parallèle qu'établit la presse entre le destin de Lyf et celui de deux autres spécialistes des paiements, Lydia et Wero, est à ce titre intéressant, la première ayant démontré sa capacité à se réinventer plusieurs fois pour réussir, la deuxième, initiative d'un consortium bancaire, ayant tendance à afficher une certaine rigidité dans sa trajectoire.

  • ✇C'est pas mon idée !
  • BBVA Pay court-circuite Apple
    Réclamée à cor et à cris par l'industrie, l'ouverture par Apple de l'interface sans contact de ses iPhones a finalement été imposée par la Commission Européenne au cours de l'été 2024. Les porte-monnaie mobiles alternatifs à l'ex-monopole de la pomme restent pourtant rares. BBVA devient de la sorte une des premières à se positionner.Un peu d'histoire pour commencer. Il y a plus de dix ans, quand Apple Pay faisait ses premiers pas, l'industrie était extrêmement réticente à accepter les condition

BBVA Pay court-circuite Apple

Par : Patrice
22 octobre 2025 à 21:30
BBVA
Réclamée à cor et à cris par l'industrie, l'ouverture par Apple de l'interface sans contact de ses iPhones a finalement été imposée par la Commission Européenne au cours de l'été 2024. Les porte-monnaie mobiles alternatifs à l'ex-monopole de la pomme restent pourtant rares. BBVA devient de la sorte une des premières à se positionner.

Un peu d'histoire pour commencer. Il y a plus de dix ans, quand Apple Pay faisait ses premiers pas, l'industrie était extrêmement réticente à accepter les conditions – notamment le taux de commission sur les transactions – qui accompagnaient son adoption. Même quand ils finissaient par céder à la pression (de leurs clients, en général), les établissements s'insurgeaient – et ils n'ont jamais cessé – contre la protection technique qui leur interdisait de créer un système équivalent sur les iPhones.

On peut donc s'étonner que, une fois leurs exigences satisfaites, seules une poignée de jeunes pousses de la FinTech (dont une pionnière était Vipps en Scandinavie) aient jusqu'à maintenant saisi l'opportunité tellement revendiquée. Peut-être les projets s'avèrent-ils plus lourds et plus longs qu'imaginés… à moins que la tempête de protestations n'ait été que de principe et que, finalement, les institutions financières s'accommodent de leurs arrangements avec Apple, aussi coûteux soient-ils.

Toujours est-il que, désormais, BBVA passe à l'offensive et déploie progressivement auprès de ses clients sa propre déclinaison du paiement sans contact sur l'iPhone, intégrée nativement à son application mobile. Il faut préciser que la solution, élaborée en partenariat avec Visa, est strictement équivalente à Apple Pay, traitant des opérations par cartes, via les réseaux classiques. Il n'est pas question, à ce stade, de mettre en place un véritable système de paiement indépendant (comme le rêve parfois l'EPI).

BBVA Pay sur iPhone

Afin de justifier son initiative et, apparemment, de convaincre ses clients de basculer (puisqu'il semblerait qu'ils puissent continuer à utiliser l'option Apple), BBVA brandit deux arguments intéressants. Le premier joue à la fois la carte de la souveraineté et celle de la confidentialité des données, en insistant sur le fait que son porte-monnaie virtuel conserve toutes les informations dans l'environnement de la banque, sans jamais les partager avec une entité tierce étrangère (en minorant ainsi le rôle de Visa).

La seconde arme de séduction repose sur une promesse d'avantages et de promotions spécifiques pour ceux qui règlent leurs achats avec BBVA Pay. En réalité, ne serait-ce pas là un juste retour des choses et une manière de partager avec ses clients les économies réalisées, quand l'établissement évite les reversements de revenus à Apple ? Prise sous cet angle, la démarche coercitive décriée du constructeur aura eu – ironie de l'histoire – ses effets bénéfiques sur le marché…

Maintenant que la digue est rompue et que, sur un plan pratique, la faisabilité est démontrée, on attend avec impatience la déferlante de solutions similaires de la part de tous les acteurs du continent ! Ou bien faudra-t-il continuer à se contenter des plates-formes américaines et attendre – combien de temps encore ? – qu'un produit européen (Wero ou autre) vienne prendre la relève sur l'ensemble de la chaîne de valeur ?

  • ✇C'est pas mon idée !
  • CaixaBank introduit le BNPL dans Apple Pay
    Voilà plus d'un an qu'Apple annonçait l'abandon de sa propre solution de paiement fractionné au profit de partenariats avec divers spécialistes, y compris en dehors des États-Unis. L'implémentation promise avec l'espagnole CaixaBank débarque tout juste et ses limitations risquent de décevoir ceux qui l'attendaient impatiemment.La perspective est forcément attractive pour n'importe quel établissement financier : au lieu de compter sur les commerçants partenaires, acquis à grands frais, pour prop

CaixaBank introduit le BNPL dans Apple Pay

Par : Patrice
30 août 2025 à 18:00
CaixaBank
Voilà plus d'un an qu'Apple annonçait l'abandon de sa propre solution de paiement fractionné au profit de partenariats avec divers spécialistes, y compris en dehors des États-Unis. L'implémentation promise avec l'espagnole CaixaBank débarque tout juste et ses limitations risquent de décevoir ceux qui l'attendaient impatiemment.

La perspective est forcément attractive pour n'importe quel établissement financier : au lieu de compter sur les commerçants partenaires, acquis à grands frais, pour proposer leurs offres au moment opportun ou d'intégrer celles-ci au sein de leurs plates-formes mobiles, où elles ont toutes les chances d'être rapidement oubliées, quoi de mieux que de suggérer un plan de financement au niveau de l'instrument de paiement lui-même, toujours visible et potentiellement applicable à toutes les dépenses ?

C'est donc l'approche que déploie désormais CaixaBank à l'intention de tous les porteurs d'une de ses cartes, dans la mesure où ils l'ont installée dans leur porte-monnaie « digital ». Avant de valider un règlement – sur une transaction éligible –, ils disposent sur leur écran de la possibilité de répartir le montant en plusieurs échéances, sur deux à douze mois (selon les conditions de leur contrat), en quelques gestes simples, le coût total et les mensualités étant systématiquement affichés par souci de transparence.

Comme toujours avec son système de paiement et bien qu'elle en soit l'intermédiaire, la marque à la pomme respecte scrupuleusement la vie privée de ses client et n'a, à ce titre, aucun accès aux détails de l'opération. En revanche, ce dont la banque néglige de se vanter, c'est que le marchand non plus n'a aucune connaissance – et n'est en rien impacté par – des particularités du paiement, ce dernier étant pour lui strictement identique à n'importe quel autre règlement par carte dématérialisée.

CaixaBank – Apple Pay BNPL

La nouvelle fonction souffre malheureusement d'un défaut majeur : elle n'est disponible que pour les achats en ligne ou dans les applications mobiles (« in-app »). En soi, cette restriction n'est pas surprenante car il n'est guère évident d'insérer une étape de choix (quelconque) dans une expérience de paiement de proximité via le smartphone. La rupture qui serait introduite dans le parcours constituerait une régression inacceptable. Mais c'est une portion immense de l'opportunité qui échappe ainsi à CaixaBank.

Rétrospectivement, cette faiblesse est peut-être à l'origine de l'échec d'Apple avec son produit, qui aurait conduit à son retrait, laissant à d'autres acteurs le soin de combler le vide laissé. Ce que ne fait pas donc pas réellement l'institution espagnole, qui semble refuser l'obstacle. Il y aurait pourtant quelques pistes à explorer, entre définitions de règles a priori et capacités d'ajustement a posteriori, en imaginant des moyens afin que ces actions « asynchrones » restent présentes à l'esprit des consommateurs.

  • ✇C'est pas mon idée !
  • Encore des frictions contre la fraude
    L'ajout d'une carte de paiement aux porte-monnaie mobiles (Apple Pay, Google Pay…) étant devenu un vecteur de fraude prédominant, la singapourienne DBS prend des mesures afin de renforcer la protection de ses clients. Comme il semble devenir de coutume, celles-ci passeront par l'introduction de frictions dans le parcours utilisateur.D'ici quelques jours, la procédure d'enregistrement d'une nouvelle carte impliquera donc plusieurs étapes supplémentaires. En premier lieu, il faudra activer l'opti

Encore des frictions contre la fraude

Par : Patrice
13 mai 2025 à 21:30
DBS
L'ajout d'une carte de paiement aux porte-monnaie mobiles (Apple Pay, Google Pay…) étant devenu un vecteur de fraude prédominant, la singapourienne DBS prend des mesures afin de renforcer la protection de ses clients. Comme il semble devenir de coutume, celles-ci passeront par l'introduction de frictions dans le parcours utilisateur.

D'ici quelques jours, la procédure d'enregistrement d'une nouvelle carte impliquera donc plusieurs étapes supplémentaires. En premier lieu, il faudra activer l'option ad hoc (désactivée par défaut, comme il se doit) dans l'application mobile de l'établissement et, si cela n'a pas été fait au préalable, une notification « actionnable » sera affichée lors de toute tentative. Naturellement, le porteur devra s'authentifier avant d'accéder à la fonction, multipliant de la sorte le nombre de gestes qu'il aura à exécuter.

Mais ce n'est pas tout. Lors de la confirmation de son souhait de connecter la carte retenue au système de paiement de son téléphone, le client sera invité à réitérer sa décision par l'intermédiaire de la saisie d'un code à usage unique transmis par SMS. Et, par surcroît de précaution, la réception du sésame est divisée en deux messages, l'un prenant la forme d'un avertissement et le second seulement incluant le code proprement dit, le tout assorti d'alertes sur les dangers potentiellement encourus.

DBS – Mobile Wallets

L'approche, aussi pesante soit-elle, est évidemment justifiée par la fréquence des incidents et par les méthodes employées, souvent avec succès, par les escrocs. Car, outre la facilité avec laquelle les données d'une carte peuvent être capturées afin d'autoriser leur utilisation dans un porte-monnaie mobile, les armes d'ingénierie sociale soigneusement élaborées par les auteurs de malversations ont tendance à réduire l'efficacité des mécanismes de prévention. Il faut, par exemple, insister lourdement pour éviter qu'un code secret ne soit communiqué à un interlocuteur persuasif.

L'expérience client est hélas la victime collatérale de ces solutions. Les dégâts ne seraient pas très graves s'ils se limitaient à une perte (mineure) d'énergie et de temps pour une meilleure protection. Mais les conséquences sont plus sévères pour les personnes les plus fragiles, peu à l'aise avec les outils « digitaux », pour lesquelles les actions requises induiront un sentiment de confusion ou, pire encore, de défiance, qui rejaillira sur l'ensemble de leurs interactions avec leur banque. Il s'agirait de ne jamais perdre de vue les enjeux de l'inclusion numérique dans les initiatives de sécurité…

  • ✇C'est pas mon idée !
  • PayPal avance dans le paiement en magasin
    PayPal serait-elle en passe de réaliser un de ses plus vieux rêves ? D'ici l'été prochain, en Allemagne pour commencer, la doyenne de la FinTech déploiera pour la première fois un instrument de paiement sans contact – aligné sur les standards du marché – au sein de son application mobile, et y ajoute quelques surprises en prime.À première vue, la nouvelle fonction ne réserve pas de surprise sur le plan de son implémentation puisqu'il semblerait qu'elle soit rendue possible par la simple associa

PayPal avance dans le paiement en magasin

Par : Patrice
5 mai 2025 à 22:00
PayPal
PayPal serait-elle en passe de réaliser un de ses plus vieux rêves ? D'ici l'été prochain, en Allemagne pour commencer, la doyenne de la FinTech déploiera pour la première fois un instrument de paiement sans contact – aligné sur les standards du marché – au sein de son application mobile, et y ajoute quelques surprises en prime.

À première vue, la nouvelle fonction ne réserve pas de surprise sur le plan de son implémentation puisqu'il semblerait qu'elle soit rendue possible par la simple association aux comptes PayPal d'une carte virtuelle, fournie par Mastercard (donc acceptée par tous les terminaux connectés à son réseau) et prête à intégrer dans les porte-monnaie électroniques de Google et Apple. Toujours est-il que, du point de vue de l'utilisateur, la solution de la firme devient de la sorte un compte de paiement presque classique.

Afin de donner un peu plus d'attrait à son annonce, PayPal indique en outre lancer simultanément son service de règlement fractionné, en 3, 6, 12 ou 24 mois, jusqu'à présent indisponible en Europe. Comme aux États-Unis, où il existe depuis plusieurs années, il permet au consommateur de choisir, en totale transparence (notamment des conditions), à tout moment (y compris après finalisation de la transaction ?), depuis son téléphone, une option de financement sur ses achats de montant élevé.

Autre complément, dont les détails seront cependant dévoilés ultérieurement, le recours à PayPal pour les emplettes en boutique physique génèrera des primes (cashback) dans diverses enseignes populaires en Allemagne. Les programmes de récompense associés aux cartes de crédit, dont les américains sont tellement friands (depuis toujours), commencent visiblement à se faire une place dans le paysage européen.

PayPal – Better Than Cash

Si l'extension de l'initiative à d'autres pays est bien envisagée, la primeur donnée à l'Allemagne répond à des critères soigneusement analysés. Non seulement s'agit-il d'un marché où la confiance dans la plate-forme de PayPal et le niveau d'adhésion sont parmi les plus élevés, il possède également la particularité, explicitement soulignée dans la communication officielle, d'être encore dominé par les espèces, ce qui ouvre probablement une opportunité spécifique pour un trublion par ailleurs bien implanté.

Il y a longtemps que PayPal tourne autour des paiements de proximité, entre autres à travers des plates-formes destinées aux commerçants, sans jamais convaincre. Cette fois, l'adoption d'une approche universelle – au moins en Europe, avec son interface NFC – lui procure quelques chances de réussir. Je soupçonne que la collaboration avec Mastercard dans ce qui ressemble à une étape de validation du concept pourrait, en cas de succès, laisser ensuite place à une mise en œuvre ad hoc sans aucune carte, celle-ci paraissant un peu incongrue par rapport à la culture de l'entreprise.

  • ✇C'est pas mon idée !
  • Google Wallet disponible pour les enfants
    En 2025, les enfants possèdent assez tôt (trop tôt ?) leur propre téléphone et, les habitudes évoluant, ils sont de plus en plus nombreux à manipuler l'argent sous forme numérique, notamment avec des cartes conçues pour eux. À la croisée logique des deux tendances, Google leur propose désormais l'accès à son porte-monnaie mobile.Déployée dans les semaines qui viennent, aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Australie, en Espagne et en Pologne (pour commencer ?), la nouvelle option permettra aux min

Google Wallet disponible pour les enfants

Par : Patrice
19 mars 2025 à 21:45
Google
En 2025, les enfants possèdent assez tôt (trop tôt ?) leur propre téléphone et, les habitudes évoluant, ils sont de plus en plus nombreux à manipuler l'argent sous forme numérique, notamment avec des cartes conçues pour eux. À la croisée logique des deux tendances, Google leur propose désormais l'accès à son porte-monnaie mobile.

Déployée dans les semaines qui viennent, aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Australie, en Espagne et en Pologne (pour commencer ?), la nouvelle option permettra aux mineurs de profiter pleinement de l'ensemble des services de Google Wallet : pour les paiements bien sûr, mais également pour les cartes cadeaux et autres catégories de support prises en charge, telles que les programmes de fidélité, les billets de spectacle, les badges de bibliothèque, voire les titres de transports (pas explicitement cités)…

L'enregistrement d'une carte de débit ou de crédit se fait impérativement sous la supervision d'un parent ou tuteur (sans que soit précisé comment est validée l'autorité de l'adulte), qui conserve par la suite un droit de regard sur les usages de l'enfant. Chaque transaction lui est ainsi notifiée par courriel, en complément d'un tableau de bord de suivi des dépenses, dans son espace familial. Il dispose en outre de la faculté de révoquer l'instrument à tout moment ou d'en suspendre le fonctionnement.

Google Wallet for Kids

Particularité notable, pour laquelle Google ne fournit pas de justification, la carte virtuelle n'est utilisable que dans les boutiques physiques, excluant tout achat en ligne, y compris sur les propres plates-formes de l'entreprise. Soulignons par ailleurs que l'implémentation ne comprend aucun mécanisme de filtrage (par exemple le blocage dans certains commerces ou la mise en place de plafonds), comme il en existe souvent dans les solutions destinées aux jeunes. L'objectif est d'autoriser l'intégration de cartes dédiées à ce segment – sur lesquelles reposent alors la responsabilité d'offrir cette capacité – pas d'accepter une délégation sur celle d'un parent.

Bien qu'elle réponde à un besoin réel de sa cible, l'initiative de Google me semble rater une opportunité d'apporter aux enfants et aux adolescents les éléments d'éducation financière qui leur font tellement défaut de nos jours, en jouant entre autres sur la relation avec un proche instaurée dès le début pour encourager un accompagnement de proximité. Les banques qui souhaitent se positionner sur ce domaine se réjouiront d'éviter un puissant concurrent mais celles-ci étant rares, elle laisse une génération de futurs consommateurs se débrouiller avec un outil potentiellement dangereux.

  • ✇C'est pas mon idée !
  • La première alternative à Apple Pay arrive
    Après des années de blocage plus ou moins arbitraire et sous la pression insistante de la commission européenne, Apple a fini par accepter, au cours de l'été dernier, d'ouvrir l'interface sans contact de son iPhone afin de permettre à des entreprises tierces d'offrir leur solution de paiement mobile concurrente à la sienne. À peine 6 mois plus tard, la première à saisir l'opportunité est la norvégienne Vipps.Les quelques millions d'utilisateurs du numéro un local peuvent donc désormais sélectio

La première alternative à Apple Pay arrive

Par : Patrice
10 décembre 2024 à 21:30
Vipps
Après des années de blocage plus ou moins arbitraire et sous la pression insistante de la commission européenne, Apple a fini par accepter, au cours de l'été dernier, d'ouvrir l'interface sans contact de son iPhone afin de permettre à des entreprises tierces d'offrir leur solution de paiement mobile concurrente à la sienne. À peine 6 mois plus tard, la première à saisir l'opportunité est la norvégienne Vipps.

Les quelques millions d'utilisateurs du numéro un local peuvent donc désormais sélectionner son porte-monnaie virtuel comme moyen de paiement par défaut sur leur téléphone, quel que soit le système d'exploitation qui l'équipe (iOS ou Android). Dès lors, c'est lui, et non plus Apple Pay (ou Google Pay), qui sera activé automatiquement pour toute transaction sans contact sur un terminal d'encaissement en magasin.

Avec cet ajout très attendu, Vipps se réjouit de pouvoir enfin proposer aux consommateurs un outil complet, capable de répondre à tous leurs besoins avec une expérience optimale, depuis les échanges entre proches jusqu'aux règlements en boutique, en passant par l'e-commerce. Sa rapidité de mise en œuvre montre à quel point la possibilité de reprendre la main sur les géants américains lui était importante.

À ce stade, le dispositif n'est opérationnel qu'en Norvège et sur les terminaux (majoritaires dans le pays) acceptant le schéma scandinave BankAxept, mais, dès 2025, il devrait être étendu au Danemark (d'où est originaire MobilePay avec lequel Vipps a fusionné en 2021), en Finlande et en Suède, couvrant alors 11,5 millions de clients, ainsi qu'aux réseaux Visa et Mastercard, pour les usages (transparents) à l'étranger.

Vipps MobilePay

Ce lancement relativement rapide nous procure une occasion de nous attarder sur Vipps, peu connu dans le reste du monde. En résumé, il s'agit d'un équivalent de notre PayLib hexagonal : détenu par un consortium de banques, son application pour smartphone a vocation à prendre en charge tous les paiements du quotidien des particuliers. Il me paraît intéressant de noter que ses racines dans l'industrie traditionnelle ne l'empêche pas de développer l'agilité et la réactivité d'une startup.

Par ailleurs, la comparaison avec le porte-monnaie électronique européen Wero est inévitable. Non seulement sur ces mêmes critères de vélocité et de dynamisme mais également, dorénavant, sur le plan concurrentiel. En effet, la démonstration qu'une initiative indépendante est en mesure de dépasser les promesses du grand projet continental (et de loin, les paiements marchands étant au mieux prévus pour la mi-2025) risque de sérieusement freiner d'hypothétiques velléités de rejoindre ce dernier.

  • ✇C'est pas mon idée !
  • CommBank surveille les porte-monnaie digitaux
    La fraude, encore et toujours au sommet de l'actualité pour l'industrie bancaire. Cette fois, c'est l'australienne CommBank qui propose à ses clients une surveillance proactive de l'enregistrement de leurs comptes dans les porte-monnaie électroniques, alors que ces derniers deviennent de plus en plus populaires… et sources de problèmes.Le pays compte aujourd'hui plus de 7 millions de ces « wallets » mobiles (Apple Pay, Google Pay, Samsung Pay…) et leur méthode de configuration constitue une aub

CommBank surveille les porte-monnaie digitaux

Par : Patrice
17 novembre 2024 à 21:30
CommBank
La fraude, encore et toujours au sommet de l'actualité pour l'industrie bancaire. Cette fois, c'est l'australienne CommBank qui propose à ses clients une surveillance proactive de l'enregistrement de leurs comptes dans les porte-monnaie électroniques, alors que ces derniers deviennent de plus en plus populaires… et sources de problèmes.

Le pays compte aujourd'hui plus de 7 millions de ces « wallets » mobiles (Apple Pay, Google Pay, Samsung Pay…) et leur méthode de configuration constitue une aubaine pour les escrocs chevronnés en matière d'ingénierie sociale : il suffit d'extorquer quelques données à la victime – références de carte et informations d'identité, pour l'essentiel – pour instancier en un tournemain un moyen de paiement en son nom (et puisant dans ses réserves) utilisable immédiatement sans autre obstacle.

Bien sûr, depuis toujours, CommBank alerte ses clients dès qu'un nouveau porte-monnaie virtuel est connecté à un de leurs comptes. Mais cette précaution n'est pas suffisante car un criminel un peu futé saura rassurer sa cible afin d'éviter qu'elle n'intervienne. La banque a donc installé une fonction supplémentaire inédite au sein de son application mobile, qui fournit la liste de toutes les intégrations connues, avec quelques détails utiles, tels que l'appareil concerné et la date de son association.

CommBank Anti-Scam

Un peu à la manière des inventaires des bénéficiaires (de virements), des mandats de prélèvement, voire, dans quelques établissements en pointe, des sites marchands où les coordonnées de carte sont conservées, cette option permet à chacun de surveiller en permanence l'exploitation de son compte… et, naturellement, de prendre des mesures en cas de suspicion (mais aussi sur les configurations obsolètes, incidemment). En effet, il est possible de supprimer une entrée indésirable d'un seul geste.

Si toutes les initiatives visant à améliorer la sécurité sont bienvenues dans l'univers de la finance, celle-ci a, comme beaucoup d'autres, le défaut d'être passive, ce qui limite nécessairement son impact potentiel : c'est au consommateur de s'inquiéter et d'agir, spontanément, en vue de détecter et stopper une fraude. À tout le moins, espérons que des suggestions personnalisées de contrôle seront émises, pour rappel, par exemple à l'occasion des premières utilisations d'un « wallet » qui vient juste d'être paramétré.

La démarche de CommBank souligne également à quel point la multiplication des outils disponibles, notamment numériques, augmente la surface d'exposition aux risques. Or la mise en place d'une réponse distincte et plus ou moins isolée pour chaque source potentielle induit une confusion qui nuit à son efficacité propre et à celle de l'ensemble. Il faudrait peut-être que les banques commencent à envisager une approche à 360° de la protection contre la fraude, cohérente et facile à appréhender par leurs clients.

  • ✇C'est pas mon idée !
  • Curve en embuscade pour attaquer Apple
    L'annonce d'un investissement de la part de la division de capital risque de Samsung, dont il propulse le porte-monnaie mobile (au Royaume-Uni) depuis quatre ans, met en lumière la prochaine bataille stratégique – contre Apple, rien de moins – à laquelle se prépare désormais activement le pionnier des « super cartes » Curve.Traversant une période difficile ces derniers mois, comme la FinTech dans son ensemble, en raison de la raréfaction des capitaux, on aurait presque oublié la jeune pousse et

Curve en embuscade pour attaquer Apple

Par : Patrice
24 juin 2024 à 21:30
Curve
L'annonce d'un investissement de la part de la division de capital risque de Samsung, dont il propulse le porte-monnaie mobile (au Royaume-Uni) depuis quatre ans, met en lumière la prochaine bataille stratégique – contre Apple, rien de moins – à laquelle se prépare désormais activement le pionnier des « super cartes » Curve.

Traversant une période difficile ces derniers mois, comme la FinTech dans son ensemble, en raison de la raréfaction des capitaux, on aurait presque oublié la jeune pousse et son produit pourtant toujours aussi unique. Les déboires réglementaires d'Apple auprès de la Commission Européenne, qui enquête sur ses pratiques soupçonnées d'être anti-concurrentielles, pourraient lui donner un puissant coup de pouce (dont j'imagine qu'il a contribué au bouclage de son tour de financement).

En effet, son approche représente un substitut idéal à la solution de paiement de la marque à la pomme, à commencer par son principe fondamental, consistant à fédérer les différentes cartes du consommateur au sein d'un seul et même instrument piloté par une application mobile. Jusqu'à maintenant, l'intégration sur un iPhone passe par l'enregistrement de la carte fournie par Curve, comme celle de n'importe quel émetteur, dont la gestion reste cependant assurée ensuite par son logiciel propre.

Mais l'avenir est déjà prêt à être déployé (il serait même déjà embarqué, discrètement, dans la version actuelle de l'outil), dès que les instances européennes auront imposé à Apple l'ouverture de son système à la concurrence. L'application pourra alors se substituer entièrement à celle du constructeur et devenir de facto le porte-monnaie mobile par défaut du smartphone, avec sa collection d'avantages exclusifs.

Accueil Curve

Et la proposition est alléchante ! Imaginez ainsi que vous ajoutiez aux fonctions d'Apple Pay que vous connaissez – y compris le paiement fractionné, en plus flexible – la possibilité de changer de support utilisé pour chaque transaction jusqu'à 30 à 120 jours (selon le plan choisi) après son exécution, une bascule transparente sur une carte de secours en cas de rejet sur celle que vous aviez d'abord sélectionnée, la faculté de définir des règles automatiques afin de ne plus oublier de, par exemple, porter vos dépenses professionnelles sur votre compte d'entreprise…

Sans parler du bénéfice pour la jeune pousse, qui économiserait ainsi la « taxe » prélevée par le géant californien sur les règlements effectués via sa plate-forme, la simplification de l'expérience utilisateur qu'apporterait son assimilation au cœur de l'appareil, aussi minime soit-elle, constitue un facteur de séduction, surtout dans un environnement où chaque détail en la matière est valorisé. Curve pourrait de la sorte prétendre à une visibilité qui lui fait largement défaut avec son modèle autonome.

  • ✇C'est pas mon idée !
  • Square généralise le paiement hors ligne
    À l’occasion de l’annonce de sa généralisation à l’ensemble de sa gamme de terminaux, dans tous les pays où ceux-ci sont distribués, je redécouvre cette option de Square, dont la première implémentation remonte à 10 ans, permettant aux marchands de conserver leur capacité d’encaissement en l’absence de toute connectivité.Le principe était évidemment essentiel pour le modèle d’origine de la jeune pousse, puisqu’elle s’adressait en priorité aux professionnels itinérants (commerçants occasionnels,

Square généralise le paiement hors ligne

Par : Patrice
25 avril 2024 à 22:00
Square
À l’occasion de l’annonce de sa généralisation à l’ensemble de sa gamme de terminaux, dans tous les pays où ceux-ci sont distribués, je redécouvre cette option de Square, dont la première implémentation remonte à 10 ans, permettant aux marchands de conserver leur capacité d’encaissement en l’absence de toute connectivité.

Le principe était évidemment essentiel pour le modèle d’origine de la jeune pousse, puisqu’elle s’adressait en priorité aux professionnels itinérants (commerçants occasionnels, vendeurs sur les marchés, artisans à domicile…), pour lesquels la possibilité d’accéder à un réseau internet fiable est impossible à garantir en permanence (encore moins en 2014 qu’aujourd’hui). Or, s’ils ne peuvent accepter les paiements en toute circonstance, l’intérêt de la solution est sérieusement diminué.

Concrètement, c’est un mode de secours, dégradé, qui est proposé aux utilisateurs. Activé à la demande, il va enregistrer les transactions sur le terminal et attendre la restauration d’une connexion opérationnelle afin de les transmettre pour traitement (normal). Du point de vue du client final, l’expérience est totalement transparente. En revanche, en raison des risques d’incident a posteriori (dont l'inconnue que représente la persistance de l’interruption au-delà du délai maximal de 24 heures indiqué dans les conditions de mise en œuvre), le vendeur peut définir des limites spécifiques.

Square Offline Payments

Avec l’extension du mécanisme à l’intégralité du catalogue de Square, il n’est désormais plus seulement question de maintenir le service dans les zones blanches ou lors de défaillances d’un fournisseur de télécommunications. Tout en insistant sur ses efforts constants en vue d’assurer une disponibilité maximale, l’entreprise reconnaît qu’elle peut, elle aussi, être victime de pannes. Son palliatif vient alors à la rescousse et contribue à réduire, sinon entièrement éliminer, les impacts pour ses clients.

Tandis que toutes les tentatives récentes de mise au point de porte-monnaie électroniques universels, en particulier celles émanant de banques centrales désireuses de remplacer les espèces, butent sur le dilemme des échanges hors ligne, l’historique de Square sur le sujet, apparemment validé par sa décision de prolonger son approche, constitue une source d’enseignements extraordinaires, même s’ils doivent être contextualisés, depuis la confirmation des compromis nécessaires entre intégrité des paiements et continuité de service jusqu’à leur acceptation par les intéressés.

  • ✇C'est pas mon idée !
  • ChitChat, un WeChat pour l'Afrique
    Portant l'ambition de dépasser les quelques initiatives locales au succès retentissant – dont m-Pesa est certainement la plus représentative – et de défendre la souveraineté panafricaine, la FinTech Union54 déploie en Zambie ChitChat, qui fait penser au chinois WeChat, et promet son extension rapide au reste du continent.Quand tant de candidats à l'émulation ont essayé de commencer par l'un pour ensuite ajouter l'autre, la version beta de ChitChat inclut d'emblée les fonctions de communication,

ChitChat, un WeChat pour l'Afrique

Par : Patrice
26 mars 2024 à 21:30
ChitChat
Portant l'ambition de dépasser les quelques initiatives locales au succès retentissant – dont m-Pesa est certainement la plus représentative – et de défendre la souveraineté panafricaine, la FinTech Union54 déploie en Zambie ChitChat, qui fait penser au chinois WeChat, et promet son extension rapide au reste du continent.

Quand tant de candidats à l'émulation ont essayé de commencer par l'un pour ensuite ajouter l'autre, la version beta de ChitChat inclut d'emblée les fonctions de communication, par tchat (comme son nom l'indique) ou par appel vocal, et de paiements entre proches. Cette dernière permet, sans surprise, d'envoyer de l'argent à un correspondant par le seul intermédiaire de son numéro de téléphone.

Selon toute vraisemblance, le dispositif s'appuie sur un compte prépayé pour son volet financier. Il possède cependant la particularité d'être libellé en dollars américains. Cette sévère concession aux velléités de souveraineté est malheureusement indispensable afin d'envisager une portée transnationale. Les conversions en kwachas zambiens devraient toutefois être réalisées à des conditions avantageuses, sinon sans frais.

En dehors des échanges instantanés entre utilisateurs enregistrés, les possibilités d'utilisation de ChitChat ne sont pas très claires, notamment en ce qui concerne la sortie des fonds, sous quelque forme que ce soit (virement bancaire, espèces…). En revanche, dans ce registre précis comme de manière générale, les projets esquissés pour l'avenir sont nombreux… et suivent un schéma finalement classique.

Accueil ChitChat

D'abord, une carte Mastercard, virtuelle ou matérielle, pourra être attachée au compte, autorisant de la sorte les règlements dans les commerces physiques et en ligne. Elle s'accompagnerait d'un module de gestion de finances personnelles pour ceux qui en ferait leur instrument principal, prenant en charge analyse des dépenses, création de sous-comptes pour un pilotage fin, épargne automatique, paiement de factures…

Mais, à l'image des références chinoises, il est également question d'introduire la faculté pour les marchands et autres fournisseurs de services d'installer leur boutique au cœur de l'outil de messagerie, qui deviendrait de la sorte une « super app » telle qu'en rêvent tant d'acteurs. Là encore, l'originalité de la démarche est, à terme, de proposer automatiquement aux participants l'accès au marché africain global.

Enfin, Union54 (pour les 54 états africains, j'imagine) veut miser aussi sur les tendances et les besoins émergents susceptibles de capitaliser sur sa technologie. Elle a ainsi prévu de distribuer la solution sous forme d'API, offrant l'opportunité à n'importe quelle entreprise de développer sa propre déclinaison, sous sa marque, pour ses usage(r)s spécifiques. Une instance dédiée aux gouvernements et à leurs employés, avec toutes les règles de sécurité et de confidentialité requises, est déjà dans les cartons.

Si je suis généralement sceptique quant aux chances de succès des tentatives de « super app » en Europe ou en Amérique du Nord, l'expérimentation que constitue ChitChat se place dans un contexte radicalement différent, encore vierge, à ma connaissance, d'initiatives d'ampleur dans ce domaine. Incidemment, il restera à voir si les citoyens seront sensibles à la fibre africaniste brandie par ses fondateurs.

  • ✇C'est pas mon idée !
  • Revolut se connecte aux wallets du monde
    Alors qu'elle est désormais devenue une néo-banque généraliste, Revolut fait un petit retour vers sa promesse originelle de faciliter la vie des citoyens sans frontières – qui reste son facteur de conquête pour bon nombre de clients – en introduisant une fonction de transfert direct de fonds à destination des porte-monnaie électroniques du monde.Dans un nombre croissant de régions autour de la planète, le téléphone mobile est devenu ou devient le support privilégié de l'argent, en substitution

Revolut se connecte aux wallets du monde

Par : Patrice
1 février 2024 à 21:30
Revolut
Alors qu'elle est désormais devenue une néo-banque généraliste, Revolut fait un petit retour vers sa promesse originelle de faciliter la vie des citoyens sans frontières – qui reste son facteur de conquête pour bon nombre de clients – en introduisant une fonction de transfert direct de fonds à destination des porte-monnaie électroniques du monde.

Dans un nombre croissant de régions autour de la planète, le téléphone mobile est devenu ou devient le support privilégié de l'argent, en substitution aux espèces dont il élimine bien des inconvénients (le besoin d'interaction face à face pour les échanges, les risques de vol…). Tel est le cas notamment au Kenya, pionnier en la matière avec son système M-Pesa vieux de 17 ans, et au Bangladesh avec son bKash à peine moins ancien, les deux premiers marchés concernés par la nouveauté de Revolut… en attendant son extension à d'autres services similaires prévue prochainement.

Le fonctionnement est extrêmement simple. En fait, un des objectifs de la mise en place des « Mobile Wallets » (selon la terminologie officielle de la jeune pousse) est justement de faciliter (et sécuriser) les transactions. Ainsi, la personne désirant envoyer quelques euros ou livres sterling – en effet, la fonction n'est pour l'instant disponible qu'au Royaume-Uni et dans « la plupart » des pays européens – à destination de ces plates-formes n'a qu'à fournir l'adresse de courriel ou le numéro de téléphone qui en constitue l'identification de référence, accompagnée du nom de son détenteur.

Revolut Mobile Wallets

Outre l'élimination des frictions dans le parcours utilisateur, l'ajout est un complément essentiel pour une entreprise qui persiste à défendre son positionnement d'acteur global. Car les outils mobiles ne sont pas qu'une option populaire dans les pays les plus en pointe, ils représentent surtout le seul instrument disponible pour des individus majoritairement non bancarisés et donc le seul moyen de recevoir de l'argent – rapidement – sans recourir à un intermédiaire capable de leur remettre du cash.

Naturellement, Revolut n'est pas la première de sa catégorie à intégrer les porte-monnaie « digitaux » au cœur de ses capacités de transfert. Dans ce registre, Wise a pris une bonne longueur d'avance et la tentative de rattrapage montre que, bien qu'issus de deux concepts initiaux différents (le compte des globe-trotters pour l'une, les mouvements internationaux pour l'autre), les deux acteurs se trouvent de plus en plus en concurrence frontale. Le second, en maintenant son cap, paraît plus convaincant.

❌
❌