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  • Quoi de neuf du côté de Wero ?
    Lors de sa création en 2020, l'EPI promettait de révolutionner les paiements dans la zone Euro à l'horizon 2022. Six ans et bien des péripéties plus tard, une nouvelle étape commence à être franchie avec le lancement officiel en France, par BPCE, de fonctions de règlement des achats en ligne, dans la foulée de l'Allemagne et la Belgique.Concrètement, le groupe bleu et rouge a validé une expérimentation et peut désormais entamer le déploiement généralisé. Celui-ci se déroulera par paliers, avec u

Quoi de neuf du côté de Wero ?

Par : Patrice
30 avril 2026 à 21:30
WERO
Lors de sa création en 2020, l'EPI promettait de révolutionner les paiements dans la zone Euro à l'horizon 2022. Six ans et bien des péripéties plus tard, une nouvelle étape commence à être franchie avec le lancement officiel en France, par BPCE, de fonctions de règlement des achats en ligne, dans la foulée de l'Allemagne et la Belgique.

Concrètement, le groupe bleu et rouge a validé une expérimentation et peut désormais entamer le déploiement généralisé. Celui-ci se déroulera par paliers, avec une ouverture début mai à un premier lot de 500 000 clients qui s'étendra ensuite à l'ensemble du parc d'ici cet été. L'enrôlement des commerçants est également en cours afin de développer le réseau d'acceptation, initialement représenté uniquement par l'École du Ski Français, avec qui les tests préliminaires ont été organisés.

Le mode opératoire d'une transaction paraît relativement simple. Au moment de passer en caisse (virtuelle), l'utilisateur choisit l'option Wero et se voit alors invité à numériser un QR code depuis son application mobile bancaire (qui intègre le porte-monnaie électronique) afin de valider le règlement. Sa déclinaison dans le m-commerce exploite en revanche un lien direct, permettant de court-circuiter la capture d'image. Le transfert de fonds est enfin exécuté à travers un virement instantané de compte à compte.

Selon les vidéos de démonstration, la qualité de l'expérience semble correcte (encore plus sur téléphone, ce qui est certainement le plus important, de nos jours) sans être renversante, notamment en comparaison avec un système tel qu'Apple Pay. Il est tout de même prévu de faciliter les achats récurrents, avec une option classique de rétention des préférences de paiement et de livraison pour les visites ultérieures.

BPCE x WERO

Alors que, jusqu'à maintenant, Wero se contentait d'hériter des capacités de transfert entre proches de PayLib, il entre aujourd'hui dans le dur de ses ambitions d'origine et va se confronter directement au défi qui transformera ou non l'essai, à savoir la conquête des e-commerçants. Ceux-ci étant débordés par le nombre de moyens de paiement que leurs prestataires de service leur proposent, il va falloir développer un puissant argumentaire pour les convaincre de privilégier celui-ci. Le niveau actuel d'équipement de la population pourrait en faire partie mais BPCE ne précise pas combien, parmi ses 13 millions de clients, sont des utilisateurs actifs du « wallet ».

Et ce n'est qu'un début dans la feuille de route de l'EPI. Les autres banques hexagonales devront d'abord suivre l'exemple afin de compléter la promesse de valeur (d'universalité, spécifiquement). Puis, il faudra travailler sur la dimension transfrontalière, pour l'instant réduite à la Belgique et l'Allemagne, où le choix de l'interopérabilité avec les autres solutions en vigueur introduira ses propres complexités d'implémentation. Enfin, surtout, il restera à intégrer les paiements de proximité, sur lesquels les enjeux de fluidité de l'expérience seront probablement les plus difficiles à appréhender. Et peut-être faudra-t-il ajouter entretemps les nouvelles exigences du commerce agentique !

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  • BPCE s'approprie le parcours immobilier
    Avec l'acquisition de la plate-forme d'annonces immobilières ÊtreProprio, le groupe BPCE ajoute son nom à la longue série des institutions financières qui veulent profiter de leur position privilégiée dans le parcours d'achat d'un bien pour s'imposer sur l'ensemble de la chaîne de valeur. Y parviendra-t-il quand tant d'autres ont échoué ?Née en 2007, ÊtreProprio liste aujourd'hui sur son site les résidences à la vente de trois quarts des agences de l'hexagone, ce qui en fait un des plus importa

BPCE s'approprie le parcours immobilier

Par : Patrice
7 mars 2026 à 18:30
BPCE
Avec l'acquisition de la plate-forme d'annonces immobilières ÊtreProprio, le groupe BPCE ajoute son nom à la longue série des institutions financières qui veulent profiter de leur position privilégiée dans le parcours d'achat d'un bien pour s'imposer sur l'ensemble de la chaîne de valeur. Y parviendra-t-il quand tant d'autres ont échoué ?

Née en 2007, ÊtreProprio liste aujourd'hui sur son site les résidences à la vente de trois quarts des agences de l'hexagone, ce qui en fait un des plus importants de sa catégorie. Ses comptes sont toutefois dans le rouge depuis plusieurs années et n'évoluaient pas dans la bonne direction. Sa situation délicate a donc peut-être précipité le rachat par la banque qui en était, apparemment, déjà actionnaire mais ne semblait pas jusqu'à maintenant soucieuse d'en faire une composante essentielle de sa stratégie.

Désormais aux commandes, la banque insère le portail de recherche de logement au cœur des applications web et mobiles de ses deux enseignes, Banque Populaire et Caisse d'Épargne. Leurs clients disposent de la sorte dans un espace unique des services leur permettant, d'une part, de trouver la maison ou l'appartement de leurs rêves et, d'autre part, d'en préparer le financement. À terme, s'ajoutera également un catalogue d'artisans locaux pour d'éventuels travaux de rénovation ou d'aménagement.

Ma principale réserve sur l'initiative de BPCE portera sur l'absence d'intégration profonde de l'expérience utilisateur. À ce stade, les deux volets, immobilier et financier, paraissent simplement juxtaposés, sans que le visiteur ne soit réellement accompagné dans une démarche cohérente, de bout en bout. En outre, la solution est apparemment réservée exclusivement aux clients, ce qui en écarte l'audience, primordiale, des personnes qui changent d'établissement à l'occasion d'une transaction.

ÊtreProprio

L'idée de combiner la banque et l'agence immobilière ne date évidemment pas d'hier, comme l'illustre mon exemple préféré, de BBVA Valora View (en 2018). Les précédents, qui ont rarement emporté un succès retentissant, éclairent un peu la voie à suivre. D'abord, je ne crois pas que l'inclusion dans les applications bancaires présente un intérêt. Au contraire, le moment de vie dans lequel il s'inscrit mérite incontestablement un outil dédié, néanmoins connecté au profil financier de l'utilisateur, de manière à proposer un parcours personnalisé, transparent et sans frictions.

Beaucoup de tentatives antérieures s'appuyaient sur des partenariats avec des spécialistes pour bâtir une plate-forme dans laquelle la dimension financière n'est qu'une partie d'un tout beaucoup plus complexe. Bien que la main lui soit peut-être forcée, BPCE peut capitaliser sur son absorption d'ÊtreProprio pour développer une solution complète et susceptible de répondre à de vraies attentes des consommateurs. Il lui faudra tout de même continuer à investir pour espérer atteindre un tel objectif.

Voilà certainement la clé du destin pour l'initiative. La précédente vague d'acquisitions de jeunes pousses de la FinTech par les grands groupes s'est éteinte (à mon avis) par manque de vision stratégique, la méthode, largement répandue, qui consiste à laisser la petite structure chercher son marché et son modèle économique aboutissant presque toujours à une impasse. Maintenant, les mêmes acteurs se tournent, avec la même approche, vers des opportunités adjacentes à leurs métiers d'origine, hypothétiques relais de croissance. Ont-ils compris et ingéré la leçon des erreurs du passé ?

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  • BPCE lance un prêt viager hypothécaire
    Jusqu'à maintenant proposé principalement par des établissements spécialisés, le prêt viager hypothécaire fait son entrée au catalogue des Banques Populaires et des Caisses d'Épargne. Cette nouveauté s'inscrit dans un retour en force des solutions de viager immobilier, encouragé, peut-être, par le vieillissement de le population française.Le produit n'est pas en soi original, bien qu'il soit relativement confidentiel en raison d'une distribution limitée. Il s'agit d'une combinaison entre un cré

BPCE lance un prêt viager hypothécaire

Par : Patrice
7 septembre 2025 à 21:30
BPCE
Jusqu'à maintenant proposé principalement par des établissements spécialisés, le prêt viager hypothécaire fait son entrée au catalogue des Banques Populaires et des Caisses d'Épargne. Cette nouveauté s'inscrit dans un retour en force des solutions de viager immobilier, encouragé, peut-être, par le vieillissement de le population française.

Le produit n'est pas en soi original, bien qu'il soit relativement confidentiel en raison d'une distribution limitée. Il s'agit d'une combinaison entre un crédit hypothécaire (c'est-à-dire garanti par le bien immobilier sur lequel il porte), aujourd'hui peu répandu dans l'hexagone, et une opération viagère, sans toutefois son modèle de rente habituel. L'emprunteur perçoit donc une somme déterminée dont le remboursement, avec intérêts, intervient lors de son décès, de la vente ou par anticipation (choisie).

Plus précisément, au moment de la disparition (du dernier survivant, pour les contrats multi-bénéficiaires), la maison ou l'appartement est cédé et, comme avec une vente avancée, la banque prélève alors sur la transaction le cumul du capital et des intérêts dus à date, absorbant la perte s'il s'avère insuffisant et reversant l'excédent aux héritiers s'il est supérieur. À moins que ces derniers ne souhaitent conserver le bien, auquel cas ils sont responsables du paiement de l'ensemble de la dette à l'établissement prêteur.

Bien que la prise d'hypothèque ait un coût spécifique, le dispositif possède ses propres avantages, dont, notamment, l'absence d'obligation de souscrire une assurance emprunteur. Autre particularité notable, le client n'a pas à se préoccuper de ponctions mensuelles sur ses revenus (sans devoir renoncer à l'usufruit et la propriété de sa résidence), le remboursement étant effectué en totalité à l'échéance (ce qui rend cependant difficile de l'anticiper, du fait du montant important qu'il représente).

Caisse d'Épargne – Reversimmo

Accessible à partir de 60 ans, le prêt viager hypothécaire de BPCE répond à un besoin en hausse d'une génération toujours plus nombreuse, potentiellement confrontée à des dépenses conséquentes (par exemple un projet de rénovation de l'habitat) mais qui rencontre, avec l'âge, de plus en plus d'obstacles pour obtenir un financement. Une immense majorité (80%, semble-t-il) des personnes concernées possédant au moins un bien immobilier, celui-ci constitue un actif qu'il est intéressant d'exploiter.

Naturellement, le raisonnement se décline pareillement selon le point de vue de la banque. Dans un contexte où le crédit immobilier subit une certaine crise, entre autres parce que les niveaux de prix atteignent des sommets les rendant inaccessibles aux nouveaux acheteurs, et où les seniors ne sont plus éligibles aux solutions classiques, elle trouve avec son nouveau produit une opportunité de re-dynamiser son portefeuille tout en affirmant sa position auprès d'un segment de clientèle extrêmement attractif – par sa forte croissance comme par son patrimoine – à moyen et long terme.

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  • Comment relancer la finance participative ?
    Quelques jours après la publication par France FinTech de son baromètre du « crowdfunding », je découvrais au hasard d'une communication officielle la (déjà ancienne) plate-forme Kiwaï Normandie de la Caisse d'Épargne locale, qui illustre tristement le développement poussif de la finance participative dans l'hexagone.Je ne m'attarderai pas outre mesure sur l'état des lieux du marché français à la fin de 2024 mais il faut bien parler des chiffres qui dérangent : si le cap des 10 milliards d'euro

Comment relancer la finance participative ?

Par : Patrice
23 février 2025 à 21:30
Caisse d'Épargne
Quelques jours après la publication par France FinTech de son baromètre du « crowdfunding », je découvrais au hasard d'une communication officielle la (déjà ancienne) plate-forme Kiwaï Normandie de la Caisse d'Épargne locale, qui illustre tristement le développement poussif de la finance participative dans l'hexagone.

Je ne m'attarderai pas outre mesure sur l'état des lieux du marché français à la fin de 2024 mais il faut bien parler des chiffres qui dérangent : si le cap des 10 milliards d'euros apportés en une décennie représente un seuil symbolique fort, il n'en reste pas moins que ce montant est infime par rapport à la masse de l'épargne de nos compatriotes. Par ailleurs, la baisse de 17% constatée sur un an, suivant celle de 11% observée en 2023, est de mauvais augure pour l'avenir du secteur même après la prise en compte des explications conjoncturelles (sur la crise de l'immobilier, notamment).

Je ne sais pas si elle est représentative de ses consœurs, mais l'exemple de Kiwaï, qui est membre de France FinTech, peut fournir un aperçu des opportunités manquées. Voilà en effet une initiative qui, à première vue, coche toutes les cases de la pépite : une solution et une équipe ancrées dans leur territoire, pour proposer aux internautes d'investir – sous forme de prêt (à taux fixe) – dans des projets locaux à vocation exclusivement environnementale, avec une garantie totale du capital et des intérêts.

Ouverte en 2018, elle n'a pourtant qu'une quarantaine d'opérations (réussies) à son actif et aucune n'a été lancée depuis cinq mois. Entre les rémunérations attractives, entre autres par rapport au Livret A favori des français, la faculté pour les participants de s'engager concrètement pour la transition écologique, la confiance implicite accordée à une initiative portée par un établissement bancaire et l'assurance de ne pas perdre d'argent, tout porte à croire que les particuliers sont prêts à se ruer sur les offres.

Kiwaï Normandie

Alors qu'est-ce qui manque à Kiwaï (et probablement à d'autres) pour devenir un standard de l'épargne ou, à tout le moins pour atteindre un niveau de réussite susceptible de pérenniser le modèle ? J'imagine deux hypothèses, toutes deux relatives à un problème de notoriété. D'une part, le grand public n'est peut-être pas suffisamment informé de l'existence de cette catégorie d'épargne, interdisant tout développement exponentiel. D'autre part, les entreprises seraient trop rarement guidées vers ces mécanismes de financement, qu'elles connaissent probablement mal, elles aussi.

Le deuxième point pourrait représenter un sérieux échec pour Kiwaï, puisque, logiquement, ce sont les conseillers de la Caisse d'Épargne qui devraient suggérer le recours au « crowdlending », en principe en complément d'un crédit classique. N'assument-ils donc pas ce rôle de relais (faute de formation adéquate, par exemple) ? Ou bien finit-elle par apparaître comme une concurrente de la banque ? À moins que la niche « verte » retenue soit trop étroite pour générer du volume ?

Côté investisseurs, le même raisonnement pourrait être appliqué, lors de leurs échanges sur leurs options d'épargne avec leur conseiller. Mais, plus généralement, il faudrait également populariser le concept de finance participative, aujourd'hui trop marginal en France, afin de lui donner un statut incontournable dans l'éventail des solutions disponibles et le sortir du cercle d'initiés auquel il s'adresse jusqu'à maintenant. Quoi qu'il en soit, au vu de la situation actuelle, une réaction énergique est nécessaire si on ne veut pas voir disparaître un des rares instruments innovants nés de la FinTech.

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  • BPCE rationalise son informatique
    Dans le sillage de la présentation de son plan stratégique à l'horizon 2030, le Groupe BPCE dévoile son projet de transformation de son socle informatique. Pour ambitieuse qu'elle soit, l'approche retenue fait cependant la part belle à une rationalisation à relativement moindre risque… en laissant de côté l'opportunité d'une vision plus radicale.L'objectif fixé consiste donc à remplacer les deux systèmes d'information qui coexistent depuis le rapprochement des Banques Populaires et des Caisses

BPCE rationalise son informatique

Par : Patrice
6 février 2025 à 21:40
BPCE
Dans le sillage de la présentation de son plan stratégique à l'horizon 2030, le Groupe BPCE dévoile son projet de transformation de son socle informatique. Pour ambitieuse qu'elle soit, l'approche retenue fait cependant la part belle à une rationalisation à relativement moindre risque… en laissant de côté l'opportunité d'une vision plus radicale.

L'objectif fixé consiste donc à remplacer les deux systèmes d'information qui coexistent depuis le rapprochement des Banques Populaires et des Caisses d'Épargne par une version unique pour toutes les entités de banque de détail (à l'exception de la BRED et de CASDEN, qui conservent leurs propres outils), tout en maintenant, au niveau visuel, une déclinaison à leurs couleurs respectives, bleues et rouges. La plate-forme des Caisses d'Épargne, considérée comme la plus moderne, en fournira la base.

Le programme de migration, qui affectera de la sorte plus profondément les Banques Populaires, serait doté d'un budget en centaines de millions d'euros (entre 500 et 750 selon les sources) et il devrait s'étaler sur quatre ans. À la clé, ce sont plus de 100 millions d'économies par an qui sont visées, pour une cible de rentabilité à 5 ou 6 ans… qu'il faudra certainement ajuster (à une dizaine d'année, j'imagine) en fonction des inévitables retards et dépassements de coûts de ce genre de chantier titanesque.

BPCE adopte ainsi la même stratégie technologique que, précédemment, Société Générale (qui a en outre absorbé son enseigne Crédit du Nord) dans une perspective prioritaire d'efficacité opérationnelle… même si le discours officiel évoque la capacité d'évolution renforcée, en réalité surtout grâce à la mutualisation des ressources. Rien d'étonnant à ce choix dans le contexte global actuel, où tous les efforts portent sur la maîtrise des coûts. Mais il risque de revenir un jour hanter ces entreprises.

Actualité BPCE

En effet, la décision qui a été prise revient à faire reposer l'avenir des banques du groupe sur une infrastructure historique, dont une partie est sinon obsolète du moins vieillissante. Concrètement, les échéances envisagées et les paramètres économiques figent plus ou moins cette situation pour une période de 10 à 15 ans, au cours de laquelle la dette technique ne fera que s'accroître. Dans un environnement où les changements s'accélèrent, il existe un réel danger de perte de compétitivité.

Naturellement, l'alternative, à savoir la modernisation complète du patrimoine informatique, requerrait un investissement beaucoup plus important (en milliards), avec un risque d'échec significatif (dont les exemples abondent hélas autour du monde). Elle devient pourtant de plus en plus urgente, à la fois en raison de la fragilité de systèmes devenus trop complexes (comme semble encore le rappeler la récente mésaventure de Barclays au Royaume-Uni) et de l'impératif de disposer d'une architecture flexible afin de faire face à la diversité et à l'instabilité des besoins à prendre en charge.

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  • BPCE lance la souscription en ligne de PER
    Le dispositif du Plan d'Épargne Retraite Individuel (PERI) est officiellement né en France à l'automne 2019. Un an plus tard, Yomoni en lançait sa déclinaison, avec un parcours de souscription entièrement à distance. Aujourd'hui, enfin, BPCE devient la première banque traditionnelle à répliquer cette expérience 100% en ligne.Accessible depuis les applications web et mobiles des Banques Populaires et Caisses d'Épargne (chacunes à leurs couleurs), l'enrôlement se déroule en trois étapes relativem

BPCE lance la souscription en ligne de PER

Par : Patrice
1 février 2025 à 22:20
BPCE
Le dispositif du Plan d'Épargne Retraite Individuel (PERI) est officiellement né en France à l'automne 2019. Un an plus tard, Yomoni en lançait sa déclinaison, avec un parcours de souscription entièrement à distance. Aujourd'hui, enfin, BPCE devient la première banque traditionnelle à répliquer cette expérience 100% en ligne.

Accessible depuis les applications web et mobiles des Banques Populaires et Caisses d'Épargne (chacunes à leurs couleurs), l'enrôlement se déroule en trois étapes relativement classiques : après une simulation des revenus de retraite légale, l'utilisateur se voit accompagner dans la sélection d'un produit compatible avec sa situation et ses préférences, lui permettant d'évaluer le complément qu'il peut espérer, puis, s'il est convaincu, il ne lui reste plus alors qu'à signer son contrat par voie électronique.

Naturellement, le client a toujours la possibilité, à tout moment de la procédure, de solliciter l'assistance d'un conseiller, afin d'obtenir plus d'information ou, le cas échéant, de finaliser sa démarche, par téléphone ou en agence. Cette faculté est évidemment un incontournable pour un établissement qui, comme ses équivalents historiques, reste attaché à la relation humaine directe… mais notons que les acteurs « digitaux » n'hésitent pas eux-mêmes à proposer un échange avec un spécialiste.

PERI Banque Populaire

Même s'il faut saluer l'avancée, pionnière, de BPCE, elle soulève quelques questions fondamentales, pour elle et pour l'industrie en général, quant au retard considérable pris dans la mise en place d'une option de souscription en ligne pour le PER. Certes, ses particularités, par exemple au niveau de la fiscalité, peuvent mériter un accompagnement, mais imposer le recours à un expert expose la banque à laisser ses clients les plus à l'aise avec les outils numériques se tourner vers la concurrence.

Plus globalement, quand on entend la ritournelle qui se répand aujourd'hui dans les institutions financières selon laquelle leur transformation « digitale » serait terminée, il y a de quoi sourire. Si tous les produits ne sont pas disponibles à la vente sur les canaux électroniques (comme l'avait déjà presque atteint BBVA en 2018) et si les clients n'y sont pas suffisamment guidés dans leurs choix au point qu'ils soient contraints de s'adresser à un conseiller, alors, de toute évidence, il reste du pain sur la planche !

La stratégie qui consiste à attendre que la majorité des consommateurs soient prêts à réaliser toutes leurs opérations – petites et grandes – de manière autonome pour leur en offrir la capacité est doublement viciée : non seulement elle ignore les besoins des minorités défricheuses influentes – qui trouveront leur bonheur ailleurs, de plus en plus facilement – mais elle retarde en outre une transition inévitable qui bénéficie à tous.

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  • Un intéressement responsable en demi-teinte
    En collaboration avec Natixis Interépargne, la filiale du groupe BPCE spécialiste de l'épargne salariale, Banque Populaire annonce le lancement d'une nouvelle formule d'intéressement « responsable » à l'intention de ses entreprises clientes. Son contenu paraît malheureusement trop limité pour y voir un progrès fondamental.Parce que les enjeux sociétaux et environnementaux deviennent une priorité pour leurs dirigeants, autant par souci éthique qu'en raison d'exigences réglementaires (existantes

Un intéressement responsable en demi-teinte

Par : Patrice
22 janvier 2024 à 21:40
Banque Populaire
En collaboration avec Natixis Interépargne, la filiale du groupe BPCE spécialiste de l'épargne salariale, Banque Populaire annonce le lancement d'une nouvelle formule d'intéressement « responsable » à l'intention de ses entreprises clientes. Son contenu paraît malheureusement trop limité pour y voir un progrès fondamental.

Parce que les enjeux sociétaux et environnementaux deviennent une priorité pour leurs dirigeants, autant par souci éthique qu'en raison d'exigences réglementaires (existantes ou en préparation), les organisations sont appelées à les intégrer progressivement dans leurs stratégies. Un des volets importants à prendre en compte concerne les ressources humaines, entre nécessaire implication des salariés dans toute politique volontariste et source de motivation pour ceux qui sont sensibles au sujet.

Dans un tel contexte, le recours au levier de l'intéressement représente évidemment une piste intéressante. Son activation par Banque Populaire consiste ainsi à ajouter aux critères d'attribution classiques (généralement autour de la performance) des éléments relevant de la politique de « RSE », par exemple la réduction des émissions de gaz à effet de serre ou l'abaissement du taux d'absentéisme, pour ne reprendre que ceux cités par la communication officielle, permettant de déclencher un bonus exceptionnel.

Les bénéfices promis sont multiples. D'une part, la mise en œuvre de ces conditions donne de la visibilité aux actions de la structure dans des domaines que leurs employés, notamment parmi les plus jeunes, placent au sommet de leurs préoccupations. D'autre part, étant entendu qu'ils correspondent à des indicateurs sur lesquels chacun exerce une influence directe, ils constituent également un puissant facteur de stimulation, autant par leur nature propre que par la récompense qu'ils peuvent engendrer.

Apparemment, la banque, à travers ses 800 conseillers et quelques dizaines d'experts, assume d'ailleurs un rôle d'accompagnement dans la définition des mécanismes appropriés, adaptée à chaque cas particulier, dans le respect de la législation et dans un objectif d'efficacité optimale. Mais c'est justement dans ce registre qu'il me semble qu'elle pourrait aller plus loin, dans une logique d'assistance concrète, d'autant plus indispensable pour la cible principale visée des PME de moins de 50 personnes.

En effet, quel que soit leur niveau d'engagement, ces petites entités disposent rarement, à ce jour, des outils nécessaires à l'évaluation de leur impact et de son évolution. Or l'instauration de nouvelles incitations envers les collaborateurs requiert un suivi régulier, qui devrait en outre être partagé en toute transparence avec les premiers intéressés (sans jeu de mot !). Il serait donc normal que les recommandations formulées par les banquiers soient complétées par les instruments de mesure ad hoc.

À défaut de fournir, ou, à tout le moins, de recommander, de telles solutions opérationnelles, le risque est de se contenter de critères génériques et/ou flous, susceptibles de générer plus de frustration que d'adhésion parmi les salariés et dont l'incidence réelle sera certainement minime. Enfin, comme toujours face à une initiative qui encourage les clients à développer leurs pratiques RSE, j'ai cette question : les Banques Populaires ont-elles déployé cet accélérateur d'intéressement chez elles ?

Banque Populaire – L'intéressement

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