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  • Fwupd 2.0.21 corrige plus de 250 failles de sécurité repérées grâce à l'IA
    On savait que les modèles d'IA savaient écrire du code, on découvre cette année, de plus en plus qu'ils savent aussi le casser à une échelle qui dépasse l'entendement, et le projet fwupd vient d'en faire les frais d'une manière assez spectaculaire avec sa version 2.0.21, qui rattrape à elle seule plus de 250 problèmes de sécurité potentiels détectés sur les trois derniers mois, par des scanners de vulnérabilités pilotés par l'intelligence artificielle. Derrière cette vague de correctifs, il y a

Fwupd 2.0.21 corrige plus de 250 failles de sécurité repérées grâce à l'IA

25 juin 2026 à 11:58

On savait que les modèles d'IA savaient écrire du code, on découvre cette année, de plus en plus qu'ils savent aussi le casser à une échelle qui dépasse l'entendement, et le projet fwupd vient d'en faire les frais d'une manière assez spectaculaire avec sa version 2.0.21, qui rattrape à elle seule plus de 250 problèmes de sécurité potentiels détectés sur les trois derniers mois, par des scanners de vulnérabilités pilotés par l'intelligence artificielle.

Derrière cette vague de correctifs, il y a surtout Mythos, le modèle développé par Anthropic, retiré depuis sur ordre des autorités américaines, et entraîné spécifiquement pour fouiller du code à la recherche de failles exploitables. Et les chiffres de son programme baptisé Project Glasswing donnent le vertige, puisqu'en passant au peigne fin plus de 1000 projets open source, Mythos a pointé environ 23 000 vulnérabilités potentielles, dont près de 1700 ont déjà été confirmées par des sociétés de sécurité externes et plus de 1000 classées graves ou critiques.

fwupd, c'est justement l'un de ces projets passés au crible. Pour rappel, ce logiciel libre est la brique qui s'occupe de mettre à jour le firmware de vos machines sous Linux (le firmware, c'est le petit programme gravé au plus près du matériel, dans la carte mère ou le SSD, et qui démarre avant même le système d'exploitation). Il alimente le LVFS (Linux Vendor Firmware Service), une sorte de magasin centralisé où les fabricants déposent leurs mises à jour, et d'où des millions de PC sous Linux viennent piocher de quoi se mettre à niveau sans bricoler dans le BIOS.

C'est Richard Hughes, le développeur de Red Hat qui pilote fwupd depuis des années, qui a fait le ménage. La 2.0.21 n'apporte volontairement aucune fonctionnalité nouvelle, puisque Hughes s'est contenté de rapatrier les correctifs déjà passés dans la branche récente 2.1.x vers la vieille branche 2.0.x, celle sur laquelle restent accrochées les distributions stables qui n'aiment pas changer de version dans leurs dépôts officiels, du genre Debian ou les déclinaisons pensées pour l'entreprise. Du coup, même les serveurs et les postes figés sur du logiciel volontairement ancien profitent du nettoyage.

Alors il faut quand même relativiser. Sur ces 250 problèmes, on parle de soucis potentiels, pas de portes grandes ouvertes activement exploitées par des pirates, et une bonne partie ne serait sans doute jamais devenue une vraie attaque dans la nature. Sauf que voilà, un bug qui traîne dans du firmware, c'est rarement anodin, vu que ce code tourne avant le système, avec des privilèges énormes, dans un recoin qu'un antivirus ne va quasiment jamais inspecter.

Source : Phoronix

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  • Mythos, l'IA d'Anthropic, aide à percer le kernel d'un Mac M5 en cinq jours
    Cinq jours. C'est le temps qu'il a fallu à l'équipe de Calif, une boîte de sécurité informatique, pour faire tourner un exploit fonctionnel sur un Mac équipé de la dernière puce M5 d'Apple. Et pas n'importe quel exploit : c'est la toute première démonstration publique de contournement de MIE, la grande nouveauté sécurité d'Apple sur cette puce. MIE, c'est pour Memory Integrity Enforcement, c'est une protection câblée directement dans le silicium du M5. L'objectif est simple : empêcher qu'un prog

Mythos, l'IA d'Anthropic, aide à percer le kernel d'un Mac M5 en cinq jours

15 mai 2026 à 18:45

Cinq jours. C'est le temps qu'il a fallu à l'équipe de Calif, une boîte de sécurité informatique, pour faire tourner un exploit fonctionnel sur un Mac équipé de la dernière puce M5 d'Apple. Et pas n'importe quel exploit : c'est la toute première démonstration publique de contournement de MIE, la grande nouveauté sécurité d'Apple sur cette puce.

MIE, c'est pour Memory Integrity Enforcement, c'est une protection câblée directement dans le silicium du M5. L'objectif est simple : empêcher qu'un programme malveillant puisse écrire dans des zones mémoire qui ne lui appartiennent pas, ce qui est la base de la quasi-totalité des grosses failles depuis vingt ans.

Apple a vendu au monde entier cette protection comme un mur quasi infranchissable. Et c'est ce mur que Calif vient de fissurer en toute décontraction.

L'histoire commence le 25 avril. Bruce Dang, l'un des chercheurs de Calif, repère deux bugs dans le kernel (le coeur du système d'exploitation) de macOS 26.4.1. Deux jours plus tard, Dion Blazakis rejoint l'équipe. Josh Maine construit l'outillage.

Le 1er mai, l'exploit fonctionne : depuis un simple compte utilisateur, on obtient un shell root sur la machine, c'est-à-dire les pleins pouvoirs sur le Mac. Dans la boucle pendant tout ce sprint, Mythos Preview, une IA d'Anthropic (la boîte derrière Claude, mais vous connaissez forcément). Bref, cinq jours du début à la fin.

L'équipe explique que Mythos a surtout été utile pour repérer rapidement les bugs, parce qu'ils appartenaient à des familles déjà connues, et que l'IA généralise très bien dès qu'elle a appris une classe de problème particulière.

Par contre, contourner MIE de manière autonome est resté hors de portée, parce que la techno est trop neuve. C'est là que les humains ont fait la différence, en combinant les bugs entre eux pour passer la barrière.

Calif a choisi une approche assez marrante pour montrer le problème : aller poser l'exploit en main propre à Apple Park, plutôt que de passer par le formulaire officiel. Apple n'a pas encore communiqué sur le calendrier pour un correctif.

Pour les utilisateurs lambda, pas de panique : l'exploit demande déjà un accès à la machine, donc ce n'est pas le scénario du phishing classique. Mais pour l'image de MIE comme rempart imprenable, c'est très bof.

Source : Calif.io

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