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  • ffmpeg-over-ip - Le transcodage GPU distant pour Jellyfin
    Jellyfin sans GPU, c'est la croix et la bannière dès que quelqu'un lance un film en 4K. Mais c'était sans compter sur ffmpeg-over-ip qui est capable de transformer un serveur équipé d'un GPU en endpoint de transcoding distant, accessible via un simple binaire qui se fait passer pour ffmpeg. Y'a pas de passthrough GPU, ni besoin de vous lancer dans la config de point de montage réseau exotique. Le principe c'est que le client reçoit les commandes ffmpeg de Jellyfin (ou Emby), les sérialise et les

ffmpeg-over-ip - Le transcodage GPU distant pour Jellyfin

Par : Korben ✨
4 mai 2026 à 16:15

Jellyfin sans GPU, c'est la croix et la bannière dès que quelqu'un lance un film en 4K. Mais c'était sans compter sur ffmpeg-over-ip qui est capable de transformer un serveur équipé d'un GPU en endpoint de transcoding distant, accessible via un simple binaire qui se fait passer pour ffmpeg. Y'a pas de passthrough GPU, ni besoin de vous lancer dans la config de point de montage réseau exotique.

Le principe c'est que le client reçoit les commandes ffmpeg de Jellyfin (ou Emby), les sérialise et les envoie ensuite via TCP (port 5050) vers un serveur qui lui dispose d'un bon GPU. Et côté Jellyfin, rien ne change puisque le binaire répond exactement comme ffmpeg le ferait (et je vous rassure, y'a un peu d'authentification pour éviter de vous faire squatter votre serveur de transcoding à l'insu de votre plein gré).

Alors imaginons un peu dans quelle situation ça peut être utile... Par exemple, vous pourriez avoir un NUC ou mini-PC tout neuf qui fait tourner Jellyfin dans Docker, et à côté une vieille tour avec une GTX qui traîne dans un coin pour le transcodage. L'avantage c'est que plusieurs clients peuvent ainsi partager le même serveur GPU en parallèle, donc ffmpeg-over-ip peut valoir le coup si vous avez du matériel qui dort dans un coin.

L'outil est signé Anees Iqbal (steelbrain) et voici comment l'installer (pensez à vérifier le contenu du .sh avant) :

curl -fsSL https://ffmpeg-over-ip.com/install-client.sh | sh

Windows a aussi droit à son équivalent PowerShell si vous voulez.

Pour brancher ça sur Jellyfin ensuite, c'est direction Dashboard → Playback → chemin ffmpeg → et faites pointer vers ffmpeg-over-ip-client. Notez que ffprobe doit aussi être redirigé car Jellyfin l'appelle séparément pour les métadonnées. Vous pouvez faire un lien symbolique pour être tranquille :

ln -s ffmpeg-over-ip-client ffprobe

Et ensuite, pour vérifier, cette commande : ./ffmpeg-over-ip-client -version devrait vous retourner les infos de l'instance ffmpeg distante. Si ça répond, c'est que c'est bon !

Notez que la config permet de passer par des variables d'environnement du genre FFMPEG_OVER_IP_CLIENT_ADDRESS pour l'adresse du serveur, FFMPEG_OVER_IP_CLIENT_AUTH_SECRET pour la clé HMAC. Et pour tout ce qui est paramètres avancés, disons que les remappings de filtres complexes qu'on peut faire avec ffmpeg nécessitent encore un fichier .jsonc à créer et paramétrer.

Côté serveur, les accélérations supportées sont : NVENC (NVIDIA), QSV (Intel), VAAPI (Linux), AMF (AMD), VideoToolbox (macOS). Et comme c'est basé sur jellyfin-ffmpeg, du coup y'a toutes les accélérations habituelles sans avoir à recompiler.

Par contre, attention si le serveur GPU tombe, y'aura aucun fallback automatique vers le CPU local. Et si votre réseau interne est en 100Mbps et que vous transcodez du 4K HEVC, le goulot d'étranglement sera le transit réseau, pas le GPU. Donc optez pour un réseau en gigabit minimum dans ce cas.

Bref, c'est simple, propre, et très bien pensé par exemple pour les setups Docker qui n'ont pas d'accès direct au matériel.

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  • PegaProx - Un dashboard pour les gouverner tous
    L'interface web de Proxmox (l'outil de virtualisation que tout bon homelabber connaît), c'est bien... pour UN serveur. Dès que vous commencez à empiler les nodes et les clusters, ça devient vite le bazar avec 15 onglets ouverts. PegaProx , c'est tout simplement un dashboard open source qui unifie tout ça dans un seul écran. Et vous allez voir, le truc cool, c'est que ça gère aussi les clusters XCP-ng ! L'interface de PegaProx - une vue unifiée de tous vos clusters Proxmox et XCP-ng Concrètement

PegaProx - Un dashboard pour les gouverner tous

Par : Korben
18 avril 2026 à 09:00

L'interface web de Proxmox (l'outil de virtualisation que tout bon homelabber connaît), c'est bien... pour UN serveur. Dès que vous commencez à empiler les nodes et les clusters, ça devient vite le bazar avec 15 onglets ouverts. PegaProx , c'est tout simplement un dashboard open source qui unifie tout ça dans un seul écran. Et vous allez voir, le truc cool, c'est que ça gère aussi les clusters XCP-ng !

L'interface de PegaProx - une vue unifiée de tous vos clusters Proxmox et XCP-ng

Concrètement, vous branchez tous vos hyperviseurs sur cette interface web (port 5000) et hop, vous avez la vue complète. VMs, conteneurs, métriques de perf... tout remonte en temps réel via Server-Sent Events. Du coup, plus besoin de jongler entre les interfaces de chaque node pour savoir quel serveur rame.

Côté fonctionnalités, accrochez-vous les amis parce que pour une beta, c'est déjà bien garni ! Migration live de VMs entre nodes, gestion du stockage Ceph, consoles navigateur via noVNC et xterm.js, et même de la migration cross-hypervisor entre ESXi, Proxmox VE 8.0 et XCP-ng (encore expérimental côté ESXi, mais ça avance). Y'a aussi des règles d'affinité pour placer vos VMs, du rolling update avec évacuation automatique, et des alertes sur les seuils CPU/RAM/disque. Pour une beta, c'est assez dingue ce qu'ils ont déjà mis dedans.

Côté sécurité, c'est pas en reste non plus. Y'a du RBAC avec 3 rôles (Admin, Operator, Viewer, pas plus pas moins), du TOTP pour le 2FA, de l'intégration LDAP et OIDC compatible Active Directory, Entra ID, Keycloak ou Google Workspace, du chiffrement AES-256-GCM pour stocker les credentials en base, et même du scan de CVE via debsecan. Autrement dit, ils ont pensé aux admins sérieux. Pour ceux qui ont déjà configuré un provider OIDC sur leur homelab , ça se branche directement.

Pour l'installer, le plus simple c'est Docker. Un docker compose up -d, 30 secondes d'attente, et c'est plié.

Mais y'a aussi un script de déploiement automatique, un repo APT communautaire maintenu par gyptazy, ou le classique git clone + pip pour les puristes. Une fois lancé, vous pointez votre navigateur sur https://votre-ip:5000, et un assistant vous accueille avec les identifiants par défaut (pegaprox/admin, à changer immédiatement bien sûr). L'interface est dispo en 5 langues : français, anglais, allemand, espagnol et portugais.

D'ailleurs, si vous utilisez déjà ProxMenux pour administrer votre Proxmox en terminal, les deux sont en fait complémentaires. Disons que ProxMenux couvre l'admin système en ligne de commande, alors que le dashboard apporte la vue unifiée multi-clusters en web. Initialement j'aurais dit que c'était redondant, mais non, ça se marie plutôt bien. Et y'a même un système de plugins avec un portail client pour vos utilisateurs et une page de statut publique à la StatusGator.

Attention c'est comme je vous le disais, encore une beta. L'OIDC avec Authentik par exemple, ça fonctionne pour le login mais les groupes ne remontent pas encore correctement (retour d'un lecteur qui l'utilise au quotidien).

Par contre si vous n'avez qu'un seul serveur Proxmox, honnêtement c'est un peu overkill, l'interface native suffit largement. Quelques glitchs traînent ici ou là, et l'API Token pour se connecter à la place de root n'est pas super bien documenté. Mais le projet avance vite donc c'est plutôt bon signe !

Bref, ça promet pas mal. Merci à Maxime pour la découverte !

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  • selfh.st - L'annuaire vivant du self-hosting
    Quand on fait du self-hosting, y'a toujours ce moment où on se dit "tiens, y'aurait pas un truc open source pour ça". Tenez par exemple, là je suis en train de chercher un machin open source pour un mariage qui permet aux invités de balancer leurs photos sur un serveur en scannant un QR Code. Et donc je me retrouve à scroller awesome-selfhosted sur GitHub, qui est une liste fleuve de +1500 projets, en essayant de deviner lesquels sont encore vivants. Et c'est exactement ce problème qu'a voulu ré

selfh.st - L'annuaire vivant du self-hosting

Par : Korben
17 avril 2026 à 09:00

Quand on fait du self-hosting, y'a toujours ce moment où on se dit "tiens, y'aurait pas un truc open source pour ça". Tenez par exemple, là je suis en train de chercher un machin open source pour un mariage qui permet aux invités de balancer leurs photos sur un serveur en scannant un QR Code. Et donc je me retrouve à scroller awesome-selfhosted sur GitHub, qui est une liste fleuve de +1500 projets, en essayant de deviner lesquels sont encore vivants.

Et c'est exactement ce problème qu'a voulu résoudre Ethan Sholly en lançant selfh.st/apps en 2024. En gros, c'est un annuaire d'applications auto-hébergées avec des vrais filtres, du tri, et surtout des indicateurs d'activité. Le mec est aussi derrière la newsletter Self-Host Weekly.

L'interface de selfh.st/apps, avec fiches, filtres et indicateurs d'activité

Comme ça, au lieu de vous taper une liste brute, vous avez des fiches pour chaque app avec le nombre d'étoiles GitHub, la licence, le langage, les tags, et surtout un code couleur sur la date de dernière activité. Vert si le projet a reçu un commit dans les 6 derniers mois, jaune entre 6 et 12 mois, rouge au-delà d'un an. Pratique pour éviter d'installer un truc que plus personne ne maintient, genre un serveur Plex alternatif mort depuis 2022 !

Et le tri par défaut, c'est pas juste les étoiles GitHub sinon les gros projets à 50 000 étoiles écraseraient tout. L'algo prend en compte l'âge du repo, la date du dernier commit, et même l'intérêt Google Trends pour les projets non-GitHub. Du coup un outil avec 200 stars mais hyper actif peut remonter devant un dinosaure à 30k stars qui dort depuis 18 mois. J'ai trouvé ça pas bête comme filtrage.

D'ailleurs, chaque projet a son propre flux RSS filtré qui ne remonte que les releases stables. Pas de bêtas, pas de RC... juste les versions prêtes pour la prod. Comme ça, vous branchez ça dans votre FreshRSS ou Miniflux et vous êtes au courant des mises à jour sans checker chaque repo GitHub à la main ! Par contre, si vous aimez vivre dangereusement sur les nightly, là faudra passer par les flux officiels GitHub.

Le site va également plus loin que la simple liste d'apps puisqu'il propose aussi une section "companions", contenant des apps compagnons qui étendent d'autres logiciels auto-hébergés (genre les extensions navigateur pour Linkedin ou les clients tiers pour Immich...etc).

La collection d'icônes pour personnaliser votre Homarr ou Dashy

Et surtout, y'a selfh.st/icons avec des milliers d'icônes de dashboard en SVG, PNG et WebP, toutes en 512x512 ratio 1:1, indispensable pour personnaliser votre page d'accueil sur Homarr ou Dashy !

Le catalogue d'apps est sous licence CC0-1.0 (domaine public) et mis à jour tous les matins à 5h du mat' heure de New York (les icônes, elles, sont en CC-BY-4.0, donc pensez à créditer si vous les réutilisez). En 2 minutes de fouille j'y ai trouvé trois projets que je connaissais pas. Et si vous voulez ajouter le vôtre, le repo est ouvert sur https://github.com/selfhst .

Et si vous connaissez un outil pour mon projet de QR Code d'upload de photo de mariage, n'hésitez pas à me contacter.

Voilà, pour ceux qui font de l'auto-hébergement au quotidien, c'est clairement un bookmark à garder sous le coude. Que vous cherchiez une alternative à Notion, un dashboard pour votre homelab, ou juste un truc pour remplacer un service cloud qui vous gonfle, y'a de quoi fouiller ! Et si vous cherchez des pistes pour commencer, OpenCloud ou Pocket ID sont de bons points de départ.

Bref, une mine d'or pour les homelabbers.

Merci à Maxime pour le lien !

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  • Ludus - Pour monter un lab de cybersécurité en une commande
    Vous faites du pentest, de la recherche en sécu ou vous êtes juste un curieux qui aime bidouiller des environnements de test ? Dans ce cas, il faut absolument que vous vous montiez un lab cybersécurité ! Mais c’est vai que c’est souvent la galère… Y’a Active Directory à configurer, des VMs Windows à déployer, des réseaux isolés à créer, tout ça manuellement… Ça prend des heures, voire des jours. Heureusement, Ludus règle le problème ! Vous décrivez ce que vous voulez dans un fichier YAML, vous t

Ludus - Pour monter un lab de cybersécurité en une commande

Par : Korben
9 octobre 2025 à 17:21

Vous faites du pentest, de la recherche en sécu ou vous êtes juste un curieux qui aime bidouiller des environnements de test ? Dans ce cas, il faut absolument que vous vous montiez un lab cybersécurité ! Mais c’est vai que c’est souvent la galère… Y’a Active Directory à configurer, des VMs Windows à déployer, des réseaux isolés à créer, tout ça manuellement… Ça prend des heures, voire des jours. Heureusement, Ludus règle le problème ! Vous décrivez ce que vous voulez dans un fichier YAML, vous tapez une commande, et hop, votre lab est prêt.

Ludus , c’est donc un système d’automatisation open-source qui tourne sur Proxmox. Vous définissez votre environnement de test (ce qu’ils appellent un “range”) dans un fichier de config, et Ludus s’occupe de tout déployer. Active Directory, machines Windows avec Office et Chocolatey, réseaux isolés, firewall rules personnalisées, DNS interne… Tout ce qu’il faut pour un lab de red team, blue team ou purple team.

Le truc cool, c’est que Ludus utilise Packer et Ansible en arrière-plan. Les templates sont construits à partir d’ISOs vérifiées, et tout est déployé de manière reproductible. Comme ça si vous voulez 255 VLANs, pas de souci. Si vous avez besoin de règles firewall custom ou de définir rôles Ansible pour configurer vos machines, c’est fastoche. Bref, Ludus vous laisse faire du high-level en YAML tout en gérant la complexité technique pour vous.

L’isolation est également bien pensée. Vous pouvez couper vos VMs d’internet, prendre des snapshots avant de leur autoriser l’accès, et ne whitelister que les domaines ou IPs spécifiques dont vous avez besoin. Du coup, pas de télémétrie qui fuit, pas de mises à jour Windows qui cassent votre environnement de test. Vous contrôlez tout !

Pour l’accès, Ludus intègre un serveur WireGuard ce qui vous permettra de vous connecter depuis n’importe où via SSH, RDP, VNC ou KasmVNC. Pratique si vous voulez accéder à votre lab depuis l’extérieur sans exposer vos machines de test sur internet.

Techniquement, ça tourne uniquement sur Debian 12/13 avec Proxmox 8/9. Il vous faudra au minimum 32GB de RAM par range (environnement de test), 200GB de stockage initial plus 50GB par range supplémentaire, et un CPU x86_64 avec un score Passmark au-dessus de 6000. C’est des specs correctes, mais pas non plus délirant si vous montez un serveur dédié pour ça.

Après une fois que c’est en place, le workflow pour les utilisateurs est assez simple. Vous récupérez une clé API et une config WireGuard auprès de l’admin du serveur Ludus, vous installez le client Ludus, vous importez votre VPN, et vous pouvez gérer votre range via la ligne de commande.

Le projet est sous licence AGPLv3, donc full open-source et comme d’hab, le code est sur GitHub . C’est en train de devenir un outil de référence dans la communauté sécu pour qui veut des environnements de test reproductibles.

Bref, si vous en avez marre de passer des heures à configurer vos labs à la main, pensez à Ludus ! Un fichier YAML, une commande vite fait, et votre infrastructure de test est toute prête ! Après, vous pouvez toujours aller bidouiller manuellement dans Proxmox si besoin, Ludus ne vous en empêchera pas, mais pour le gros du boulot chiant, il automatisera tout.

Ah et la documentation est ici !

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  • Comment fabriquer des circuits imprimés en argile
    On est en septembre, c’est la rentrée, donc c’est l’occasion pour nous tous, de nous inscrire à ces clubs d’activités qui vous permettent de nous occuper afin de ne pas sombrer dans la dépression. Je pense aux clubs de dessin, de foot, de théâtre, et pour les plus fifous d’entre vous, le club de poterie ! Parce que oui, faire des petits boudins en terre pour les empiler afin d’en faire des vases moches, c’est super rigolo ! En plus si vous savez les émailler, vous pouvez même les vendre une coui

Comment fabriquer des circuits imprimés en argile

Par : Korben
26 septembre 2025 à 11:38

On est en septembre, c’est la rentrée, donc c’est l’occasion pour nous tous, de nous inscrire à ces clubs d’activités qui vous permettent de nous occuper afin de ne pas sombrer dans la dépression. Je pense aux clubs de dessin, de foot, de théâtre, et pour les plus fifous d’entre vous, le club de poterie !

Parce que oui, faire des petits boudins en terre pour les empiler afin d’en faire des vases moches, c’est super rigolo ! En plus si vous savez les émailler, vous pouvez même les vendre une couille dans votre petite boutique artisanale ouverte uniquement de 14h à 16h uniquement les jeudis entre mars et juillet.

Mais vous savez ce qui serait encore plus cool ? Ce serait d’utiliser tout cette argile et ce four incroyable pour réaliser des circuits imprimés capables de faire tourner un Arduino… Hé ouais !

Patrícia J. Reis et Stefanie Wuschitz , deux hackeuses du collectif féministe viennois Mz* Baltazar’s Lab, ont en effet développé une technique pour fabriquer des PCB avec de l’argile ramassée en forêt et de la poudre d’argent recyclée à partir de déchets de bijouterie, tout ça cuit à 700°C au feu de bois.

Je me dis que peut-être que nos ancêtres faisaient déjà du hardware sans le savoir… bah oui, leurs tablettes d’argile étaient quand même les premiers supports de stockage de données de l’humanité. Et aujourd’hui, on boucle la boucle en revenant à ces techniques ancestrales pour créer l’électronique du futur post-apocalyptique qui nous attend…

Leur projet est en réalité parti d’un constat assez brutal, car dans nos smartphones et nos ordinateurs, on trouve beaucoup de minerais issus de conflits. Je pense par exemple au tantale qui vient essentiellement de la République Démocratique du Congo et du Rwanda , où 40 000 enfants travaillent illégalement dans les mines. Je pense aussi aux populations de gorilles des plaines orientales qui ont été décimées à cause de l’exploitation du coltan dans le parc national Kahuzi-Biega… etc., etc.

Alors face à ce désastre, les deux hackeuses ont décidé de tester cette alternative radicale. D’abord, elles sortent se balader dans leur forêt autrichienne avec une bouteille d’eau. Elles ramassent de la terre, y versent un peu d’eau, et si ça devient malléable entre les doigts, bingo, c’est de l’argile.

Ensuite, elles nettoient la terre avec une passoire de cuisine pour enlever les cailloux et les insectes, ajoutent 100ml d’eau par kilo de terre, et pétrissent comme pour faire du pain. Ensuite, pour les pistes conductrices, elles utilisent un genre de tampon imprimé en 3D qu’elles appliquent sur la tuile pour dessiner le circuit, ainsi que de la poudre d’argent récupérée dans des ateliers de bijouterie.

Elles peignent alors à la main les circuits sur l’argile avec un pinceau ultra-fin, comme des enluminures électroniques. C’est un processus lent, méditatif, aux antipodes de la production industrielle frénétique.

Et la forme hexagonale qu’elles ont choisie pour leurs PCB n’est pas anodine puisque c’est la forme optimale dans la nature : les alvéoles des abeilles, les cristaux de basalte, et même la structure du graphène. Elles voulaient en effet pouvoir assembler plusieurs circuits comme des tuiles, afin de créer des réseaux modulaires. Une super idée, mais qu’elles ont du abandonner à cause de la difficulté d’obtenir des bords parfaitement droits avec l’argile naturelle.

Le tutoriel qu’elles ont publié est une mine d’or, car elles y détaillent comment créer un tampon 3D pour imprimer le circuit dans l’argile (1,2mm de profondeur, en tenant compte du rétrécissement de 5% à la cuisson), comment programmer une puce ATmega328 récupérée sur un Arduino défectueux, et même comment souder les composants avec de la pâte à souder sans plomb qui respecte les standards du commerce équitable. Toutes les sources sont même sur Github.

La cuisson au feu de bois est surtout le moment magique. Elles creusent un trou dans leur jardin, construisent un lit de branches sèches pour poser les circuits, ajoutent une deuxième couche de branches fines par-dessus, et laissent le feu faire son œuvre pendant 20 minutes. Les circuits deviennent alors incandescents, puis elles les plongent directement dans l’eau froide. Si l’argile n’a pas de bulles d’air et a bien séché, il résiste au choc thermique.

Ensuite y’a plus qu’à souder les composants et le circuit final peut alors contrôler des capteurs capacitifs, des LEDs, des moteurs, exactement comme un Arduino classique. Elles ont même développé un code open source disponible sur GitHub pour gérer les entrées/sorties.

Alors, faire ses propres PCB avec de l’argile et des matériaux de récup, c’est peut-être utopique, mais face aux 50 millions de tonnes de déchets électroniques produits chaque année et aux ravages des minerais issus de conflit, c’est une jolie forme d’hacktivisme.

Voilà, donc la prochainement que vous aurez envie de vous mettre à la poterie, dites-vous que c’est peut-être plus que ça… Peut-être que vous êtes déjà en train de vous former à une technologie à la fois ancestrale et de pointe qui sera le futur de l’électronique.

Car après tout, entre une tablette d’argile sumérienne et un PCB en terre cuite, il n’y a que 4000 ans et quelques lignes de code Arduino…

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  • Prxy - Reverse proxy WireGuard pour votre homelab
    Développé par Madh93, cet outil en Go baptisé Prxy résout un problème que beaucoup d’entre nous subissent en silence à savoir comment accéder proprement à ses services auto-hébergés sans transformer sa connexion en passoire ou en goulot d’étranglement. L’idée, c’est du split-tunneling application par application, une approche chirurgicale qui évite les compromis habituels.

Prxy - Reverse proxy WireGuard pour votre homelab

Par : Korben
12 juin 2025 à 00:08

Développé par Madh93, cet outil en Go baptisé Prxy résout un problème que beaucoup d’entre nous subissent en silence à savoir comment accéder proprement à ses services auto-hébergés sans transformer sa connexion en passoire ou en goulot d’étranglement. L’idée, c’est du split-tunneling application par application, une approche chirurgicale qui évite les compromis habituels.

Logo de prxy - Un petit personnage turquoise avec des câbles représentant la connectivité proxy

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  • VMware ESXi est à nouveau gratuit !
    Vous vous souvenez quand votre ex vous a largué pour “prendre du temps pour réchéfliiiir” (oui il/elle l’a dit comme ça…) et qu’ensuite, il ou elle est revenu(e) en rampant quelques mois plus tard ? Eh bien, VMware vient de faire pareil avec sa version gratuite d’ESXi. Après l’avoir brutalement buté début 2024, Broadcom vient discrètement de la ressusciter, comme si de rien n’était. En tout cas, c’est ce qu’on a découvert dans les notes de version de ESXi 8.0 Update 3e : “Broadcom makes availabl

VMware ESXi est à nouveau gratuit !

Par : Korben
18 avril 2025 à 09:14

Vous vous souvenez quand votre ex vous a largué pour “prendre du temps pour réchéfliiiir” (oui il/elle l’a dit comme ça…) et qu’ensuite, il ou elle est revenu(e) en rampant quelques mois plus tard ?

Eh bien, VMware vient de faire pareil avec sa version gratuite d’ESXi. Après l’avoir brutalement buté début 2024, Broadcom vient discrètement de la ressusciter, comme si de rien n’était. En tout cas, c’est ce qu’on a découvert dans les notes de version de ESXi 8.0 Update 3e : “Broadcom makes available the VMware vSphere Hypervisor version 8, an entry-level hypervisor. You can download it free of charge from the Broadcom Support portal.

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  • Phoboslab – Des jeux web rétro de folie en HTML5 !
    Chers lecteurs, aujourd’hui je veux vous parler d’un studio de développement de jeux web qui fait vraiment des choses impressionnantes : Phoboslab. Ce studio indépendant fondé par Dominic Szablewski nous propose des petits jeux rétro old-school directement jouables dans votre navigateur préféré. En effet, Phoboslab est spécialisé dans les jeux rétro avec des graphismes pixelisés qu’on adore et une ambiance nostalgique des années 80-90. Szablewski a même développé son propre framework JavaSc

Phoboslab – Des jeux web rétro de folie en HTML5 !

Par : Korben
7 septembre 2024 à 09:00

Chers lecteurs, aujourd’hui je veux vous parler d’un studio de développement de jeux web qui fait vraiment des choses impressionnantes : Phoboslab. Ce studio indépendant fondé par Dominic Szablewski nous propose des petits jeux rétro old-school directement jouables dans votre navigateur préféré.

En effet, Phoboslab est spécialisé dans les jeux rétro avec des graphismes pixelisés qu’on adore et une ambiance nostalgique des années 80-90. Szablewski a même développé son propre framework JavaScript baptisé Impact pour créer facilement des jeux web.

Son plus gros succès à ce jour est l’excellent Biolab Disaster, un jeu de plateformes et d’action avec des armes, des monstres et une bande son géniale. Et le truc génial avec Phoboslab, c’est que leurs jeux tournent entièrement en HTML5, JavaScript et WebGL. Pas besoin de plugins, juste un navigateur récent qui respecte les standards. On peut donc jouer sur PC, Mac, mobiles et tablettes sans rien installer.

Leur site web regroupe toute une sélection de jeux gratuits et open source réalisés avec Impact ou leur moteur WebGL maison. On y trouve des petits shoot them up bien nerveux comme X-Type, des jeux façon Tetris comme Z-Type où il faut taper des mots pour détruire les ennemis (parfait pour le bureau), des RTS comme Voidcall façon Command & Conquer ou encore des FPS old-school façon Doom comme Xibalba ou ce portage de Quake de 13 kb. Il y en a pour tous les goûts.

Je vous encourage vraiment à tester leurs jeux, vous allez adorer. Certes on n’a pas encore des blockbusters en 3D dernière génération, mais pour se détendre rapidement pendant la pause café, c’est idéal.

Le studio semble un peu moins actif ces derniers temps, mais j’espère qu’ils nous préparent d’autres petites merveilles pixelisées.

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  • Il y avait des failles critiques dans ChatGPT et ses plugins
    Vous avez entendu parler de ces vulnérabilités dans ChatGPT et ses plugins ? Ça n’a rien à voir avec l’article précédent, car cette fois c’est Salt Labs qui a découvert le pot aux roses et publié ça dans un article de blog où ils explique comment des affreux pouvaient accéder aux conversations privées des utilisateurs et même à leurs comptes GitHub perso, juste en exploitant des failles dans l’implémentation d’OAuth. Bon déjà, c’est quoi OAuth ? C’est un protocole qui permet à une a

Il y avait des failles critiques dans ChatGPT et ses plugins

Par : Korben
14 mars 2024 à 16:11

Vous avez entendu parler de ces vulnérabilités dans ChatGPT et ses plugins ?

Ça n’a rien à voir avec l’article précédent, car cette fois c’est Salt Labs qui a découvert le pot aux roses et publié ça dans un article de blog où ils explique comment des affreux pouvaient accéder aux conversations privées des utilisateurs et même à leurs comptes GitHub perso, juste en exploitant des failles dans l’implémentation d’OAuth.

Bon déjà, c’est quoi OAuth ?

C’est un protocole qui permet à une appli d’accéder à vos données sur un autre site sans que vous n’ayez à filer vos identifiants. Hyper pratique mais faut pas se louper dans le code sinon ça part en sucette… Et devinez quoi ? Bah c’est exactement ce qui s’est passé avec certains plugins de ChatGPT !

Salt Labs a trouvé notamment une faille bien vicieuse dans PluginLab, un framework que plein de devs utilisent pour concevoir des plugins. En gros, un attaquant pouvait s’infiltrer dans le compte GitHub d’un utilisateur à son insu grâce au plugin AskTheCode. Comment ? Tout simplement en bidouillant la requête OAuth envoyée par le plugin pour injecter l’ID d’un autre utilisateur au lieu du sien. Vu que PluginLab ne vérifiait pas l’origine des demandes, c’était open bar !

Le pire c’est que cet ID utilisateur, c’était juste le hash SHA-1 de son email. Donc si le hacker connaissait l’email de sa victime, c’était gagné d’avance. Et comme si ça suffisait pas, y’avait carrément un endpoint de l’API PluginLab qui balançait les ID quand on lui envoyait une requête avec une adresse email. Un boulevard pour les cybercriminels !

Une fois qu’il avait chopé le précieux sésame OAuth en se faisant passer pour sa victime, l’attaquant pouvait alors se servir de ChatGPT pour fouiner dans les repos privés GitHub de sa cible. Au menu : liste des projets secrets et accès en lecture aux fichiers confidentiels, le jackpot pour voler du code proprio, des clés d’API ou d’autres données sensibles.

Mais attendez, c’est pas fini ! Salt Labs a déniché deux autres failles bien creepy. La première dans ChatGPT lui-même : un attaquant pouvait créer son propre plugin pourri et le faire valider par ChatGPT sans que l’utilisateur ait son mot à dire. Ensuite en envoyant un lien piégé il installait direct son plugin à la victime qui cliquait dessus. Ni vu ni connu le plugin malveillant aspirait alors les conversations privées sur ChatGPT.

L’autre faille concernait des plugins comme Charts by Kesem AI qui ne vérifiaient pas la destination des tokens OAuth. Du coup un hacker pouvait intercepter le lien d’authentification, mettre son propre domaine dedans et envoyer ça à sa proie. Et bam, quand le pigeon cliquait, le token OAuth partait direct dans la poche du méchant qui pouvait ensuite se servir dans le compte lié sur ChatGPT ! Un vol d’identité en 2 clics…

Bon OK, OpenAI et les dévs ont colmaté les brèches rapidos une fois prévenu par les gentils chercheurs en sécu. Mais ça calme… 😰

Salt Labs compte d’ailleurs balancer bientôt d’autres résultats de recherche flippants sur les failles dans les plugins ChatGPT. Sans parler des menaces encore plus perverses comme le vol de prompts, la manipulation des IA ou la création de malwares et de phishing à la chaîne…

Source

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  • ShortGPT – Pour automatiser la création de vidéos pour TikTok et Instagram
    Si vous trainez sur TikTok (pour les jeunes d’esprit) ou encore Instagram (pour les boomers d’esprit), vous êtes sans doute déjà tombé sur des vidéos avec des « facts », c’est à dire des faits historiques, scientifiques ou encore des trucs tirés tout droit de Reddit, qui vous ont captivé avec une petite musique de merde et un gameplay de jeu vidéo quelconque en fond. Ce genre de format est calibré pour endormir ce qui vous reste de matière grise fondue et vous faire rester sur la vidéo. Là

ShortGPT – Pour automatiser la création de vidéos pour TikTok et Instagram

Par : Korben
24 janvier 2024 à 09:00

Si vous trainez sur TikTok (pour les jeunes d’esprit) ou encore Instagram (pour les boomers d’esprit), vous êtes sans doute déjà tombé sur des vidéos avec des « facts », c’est à dire des faits historiques, scientifiques ou encore des trucs tirés tout droit de Reddit, qui vous ont captivé avec une petite musique de merde et un gameplay de jeu vidéo quelconque en fond.

Ce genre de format est calibré pour endormir ce qui vous reste de matière grise fondue et vous faire rester sur la vidéo. Là où ça devient drôle, c’est que vous allez pouvoir générer ce genre de format vidéo grâce à ShortGPT. Cet outil open source (décliné également en site payant) supporte de nombreuses langues et peu aller chercher automatiquement des « faits » random ou sur le sujet de votre choix, ainsi que des sujets sur Reddit et compiler tout ça dans une vidéo avec une voix OFF.

Vous pouvez lui demander autant de shorts que vous voulez. Il vous faudra juste une clé API OpenAI, Pexels (pour les images) et pour avoir une voix de qualité, vous pouvez aussi ajouter votre clé ElevenLabs (mais pas obligatoire puisque c’est payant).

Voici techniquement comment c’est gaulé :

Vous avez deux choix pour installer ShortGPT. Si vous êtes du genre à aimer avoir tout sur votre ordinateur, vous pouvez installer les pré-requis localement en suivant la doc du Github. Cependant, si vous êtes comme moi et que vous préférez ne pas vous embêter avec des installations interminables, vous pouvez utiliser Google Colab. C’est gratuit et sans installation.

Evidemment, y’a assez de contenu merdique sur Internet pour pas en rajouter, mais ça peut-être une bonne base de départ, de reprendre ce code, pour le modifier et en faire un outil de génération de vidéos un peu plus sympa et mieux adapté à votre public.

A découvrir ici.

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