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  • Une puce à quelques euros fait tourner la NES à 60 images par seconde
    Faire tourner une console Nintendo de 1983 sur une puce qui coûte moins cher qu'un sandwich, c'est le genre de défi qui plaît aux bricoleurs, et un développeur vient de le réussir plutôt bien. Le projet s'appelle Anemoia-ESP32 et il émule la NES sur un ESP32, ce petit microcontrôleur programmable à quelques euros qu'on trouve dans une tonne d'objets connectés, avec le wifi et le Bluetooth intégrés. Le tour de force, c'est la fluidité. La plupart des jeux tournent à 60 images par seconde, exactem

Une puce à quelques euros fait tourner la NES à 60 images par seconde

22 juillet 2026 à 11:55

Faire tourner une console Nintendo de 1983 sur une puce qui coûte moins cher qu'un sandwich, c'est le genre de défi qui plaît aux bricoleurs, et un développeur vient de le réussir plutôt bien.

Le projet s'appelle Anemoia-ESP32 et il émule la NES sur un ESP32, ce petit microcontrôleur programmable à quelques euros qu'on trouve dans une tonne d'objets connectés, avec le wifi et le Bluetooth intégrés.

Le tour de force, c'est la fluidité. La plupart des jeux tournent à 60 images par seconde, exactement comme sur la vraie console, avec en prime le son entièrement reproduit.

Pour y arriver, le développeur, un certain Shim06, exploite les deux cœurs de la puce. Il s'appuie sur FreeRTOS, un mini système d'exploitation qui répartit les tâches, pour émuler d'un côté le processeur de la console et de l'autre sa partie audio, sans que l'un ralentisse l'autre.

Le plus impressionnant c'est la sobriété du truc. Là où on s'attendrait à avoir besoin de mémoire supplémentaire, l'émulateur se contente d'un ESP32 à deux cœurs avec un seul mégaoctet de stockage, et aucune PSRAM n'est nécessaire.

Screenshot

Côté affichage, vous avez le choix entre un petit écran TFT et une sortie vidéo composite, cette bonne vieille prise jaune qu'on branchait à l'arrière des télés cathodiques, et l'émulateur gère en plus les sauvegardes d'état qui figent la partie en cours pour la reprendre plus tard, tout en faisant tourner environ 79 pour cent de la ludothèque NES grâce à sa prise en charge des différents formats de cartouches. Autant dire presque tout.

Le projet est open source, publié sous licence GPLv3 sur GitHub. Et pour l'installer, pas besoin d'être un expert, il suffit de flasher le firmware sur la puce, une opération qu'on peut même lancer directement depuis son navigateur.

Du coup, on peut imaginer des consoles portables minuscules, bien plus compactes que ce qu'on bricole d'habitude avec un Raspberry Pi ou une carte plus imposante.

Voir une console mythique renaître sur un composant à moins de cinq euros, sans matériel exotique, c'est exactement le genre de bidouille qui rappelle pourquoi le rétrogaming est un terrain de jeu sans fin.

Source : Hackaday

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  • Un demi-million de domaines anti-pub stockés dans 50 Ko de RAM
    Pi-hole sur un Raspberry Pi, c'est cool, mais ça vous coûte quand même quelques dizaines d'euros (lien affilié) et ça squatte une prise en permanence. C'est pourquoi M-Abozaid a fait tenir la même chose dans une clé ESP32-C3 à pas cher (lien affilié). Son firmware bloque ainsi 537 000 domaines de pub en utilisant à peine 50 Ko de RAM, et est capable de répondre à une requête bloquée en 10 millisecondes. Maintenant que j'ai toute votre attention, je vais vous expliqu

Un demi-million de domaines anti-pub stockés dans 50 Ko de RAM

Par : Korben ✨
20 juillet 2026 à 08:13

Pi-hole sur un Raspberry Pi, c'est cool, mais ça vous coûte quand même quelques dizaines d'euros (lien affilié) et ça squatte une prise en permanence. C'est pourquoi M-Abozaid a fait tenir la même chose dans une clé ESP32-C3 à pas cher (lien affilié). Son firmware bloque ainsi 537 000 domaines de pub en utilisant à peine 50 Ko de RAM, et est capable de répondre à une requête bloquée en 10 millisecondes.

Maintenant que j'ai toute votre attention, je vais vous expliquer comment ça marche. En fait, un Pi-hole classique charge toute sa liste de blocage en RAM, sauf que l'ESP32 lui, comme il n'a que quelques centaines de Ko de mémoire vive et pas de PSRAM, il est donc techniquement impossible d'y caser un demi-million de domaines comme ça simplement. Du coup notre cher développeur a dû ruser en hashant chacun des domaines bloqués à max 5 octets chacun (40 bits max).

Tous ces hashes sont ensuite triés une fois pour toutes, puis gravés directement dans la flash de la puce (4 Mo suffisent). Puis quand une requête DNS arrive, le firmware hashe le domaine demandé et fait une recherche par dichotomie dans la flash. Environ 18 lectures suffisent pour trancher parmi les 537 000 entrées, d'où les fameux 10 ms. Et la RAM ne sert jamais à stocker la liste, mais juste à faire tourner le bazar réseau.

Et là où c'est vraiment malin, c'est que 40 bits de hash restent quasi sans collision. Il n'en a eu aucune jusqu'à 141 000 domaines, et une seule à 537 000 donc autant dire rien du tout !

Voir cette vidéo sur YouTube

Après il y a peu de chances que ça remplace Pihole, en tout cas pour le moment, parce qu'il n'y a pas de serveur DHCP. Et activer les mises à jour OTA du firmware demande d'avoir deux partitions, du coup la capacité de l'ESP 32 tombe à 250 000 domaines.

Après le dashboard est plutôt sympa, ça tourne en mDNS sur l'adresse c3adblock.local, avec des compteurs de blocage par client, le bannissement d'un appareil et la possibilité d'ajouter vos propres noms de domaines à bloquer.

Voilà moi je vois vraiment ça comme un espèce de résolveur de secours plutôt qu'un vrai remplaçant pour Pi-hole. Vous le placez derrière votre serveur DNS principal et le jour où celui-ci est en panne, la petite clé prendra le relais pour pas cher. En plus comme on le voit dans la vidéo, ça peut s'alimenter sur le port USB de n'importe quel routeur, donc c'est pratique.

C'est totalement open source sous licence MIT et c'est livré avec un script python qui permet de construire la table des hashes à partir des listes StevenBlack et Hagezi. Pour plus tard, le développeur prévoit un Bloomfilter en mémoire RAM pour zapper la lecture flash sur les 99 % des requêtes qui ne matchent aucun domaine et puis le serveur DHCP dont je vous parlais.

Si les DNS auto-hébergés vous parlent, je vous ai déjà présenté Technitium qui remplace carrément Pi-hole, Unbound et BIND . Et pour les bidouilles ESP32 à quelques euros, y'en a plein, genre celle qui remplace le Touch ID d'Apple .

Bref, un demi-million de domaines de pub bloqués par une puce plus petite qu'une clé USB c'est bien joué !! Le repo est sur GitHub si ça vous tente.

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  • Un ESP32 à quelques euros pour éviter le clavier Touch ID d'Apple
    Posez votre doigt sur un capteur et hop, votre session s'ouvre. Sur un Mac, ce petit confort passe par exemple par le Magic Keyboard avec Touch ID (lien affilié) parce qu'Apple réserve la biométrie à son propre matériel. Mais le bidouilleur Zimeng Xiong a trouvé ça un peu chéros, alors il a bricolé la même chose avec un ESP32-S3 à quelques euros . Le tout tient dans un boîtier imprimé en 3D contenant un capteur d'empreinte ZW101 qui lit votre doigt, et une carte ESP32-S3 (une Seeed Studio XIA

Un ESP32 à quelques euros pour éviter le clavier Touch ID d'Apple

Par : Korben ✨
7 juillet 2026 à 10:51

Posez votre doigt sur un capteur et hop, votre session s'ouvre. Sur un Mac, ce petit confort passe par exemple par le Magic Keyboard avec Touch ID (lien affilié) parce qu'Apple réserve la biométrie à son propre matériel. Mais le bidouilleur Zimeng Xiong a trouvé ça un peu chéros, alors il a bricolé la même chose avec un ESP32-S3 à quelques euros .

Le tout tient dans un boîtier imprimé en 3D contenant un capteur d'empreinte ZW101 qui lit votre doigt, et une carte ESP32-S3 (une Seeed Studio XIAO - lien affilié) qui se fait passer pour un clavier USB. Ensuite, si l'empreinte correspond, elle tape votre mot de passe suivi d'Entrée. Vu de l'ordinateur, l'engin n'est qu'un clavier qui tape à votre place, et n'est donc liée à aucun système d'exploitation en particulier.

Le truc bien pensé je trouve, c'est que le mot de passe ne vit jamais sur l'ESP. La carte ne garde qu'une clé d'appairage de 32 octets et le mot de passe, lui, reste sur l'ordinateur, conservé par un petit service que vous installez.

Quand vous posez le doigt, l'ESP réclame ce mot de passe via un échange chiffré, avec une clé d'appairage partagée et un nonce aléatoire pour bloquer les rejeux, le déchiffre en mémoire vive le temps de le taper, puis efface tout en quelques millisecondes. Il compte aussi sur le Secure Boot et le Flash Encryption de l'ESP32-S3 pour qu'un dump de la puce ne livre aucune clé.

Après, histoire d'être transparent avec vous, sachez que le seul maillon faible de ce gadget se situe entre le capteur et l'ESP car la liaison série n'est pas protégée. Toute la vérification de l'empreinte se passe dans le capteur, pas dans le microcontrôleur, donc quelqu'un qui aurait accès à votre machine et au boîtier en même temps pourrait usurper le capteur et forcer l'envoi du mot de passe. La parade de Zimeng c'est donc de noyer toute l'électronique dans de l'epoxy noir.

Sous Windows, vous branchez un lecteur d'empreinte USB et Windows Hello fait le reste, c'est plutôt simple. Apple par contre verrouille un peu plus le truc, donc il faudra installer le logiciel compagnon. Et Zimeng Xiong ne compte pas s'arrêter là, puisqu'il annonce une version qui émule une carte à puce, pour se connecter sans jamais taper de mot de passe, comme le font déjà les passkeys . Là, on serait un cran au dessus en matière de sécurité.

Le code est public sur GitHub si vous voulez tenter le montage. Rien de prêt pour la production évidemment, mais une chouette démonstration qu'avec un ESP32 et un peu de crypto, on peut faire de jolies choses.

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  • Valve refuse de vendre ce faceplate e-ink mais file les plans
    Ils sont trop sympas chez Valve ! Ils viennent de balancer sur GitLab tous les fichiers nécessaires à la fabrication d'un FacePlate pour leur Steam Machine avec un écran e-ink intégré. Les plans 3D, la liste des composants, le firmware et même les vidéos de montage, tout est sous licence MIT et je pense que quand vous aurez vu ce que ça permet de faire, vous vous lancerez peut-être. Ce truc, ça s'appelle Inkterface et c'est donc un faceplate (une façade de remplacement pour la Steam Machine) dis

Valve refuse de vendre ce faceplate e-ink mais file les plans

Par : Korben ✨
3 juillet 2026 à 11:34

Ils sont trop sympas chez Valve ! Ils viennent de balancer sur GitLab tous les fichiers nécessaires à la fabrication d'un FacePlate pour leur Steam Machine avec un écran e-ink intégré. Les plans 3D, la liste des composants, le firmware et même les vidéos de montage, tout est sous licence MIT et je pense que quand vous aurez vu ce que ça permet de faire, vous vous lancerez peut-être.

Ce truc, ça s'appelle Inkterface et c'est donc un faceplate (une façade de remplacement pour la Steam Machine) dispose d'un écran à encre électronique monochrome permettant d'afficher la température, la vitesse des ventilos et la charge CPU/GPU de la machine. Ce qui est rigolo, j'sais pas si vous vous souvenez, mais Valve avait montré ce panneau lors de l'annonce de la Steam Machine en précisant bien que ce ne serait jamais commercialisé.

Tout le monde était triste de ça, et je pense que personne n'avait imaginé qu'ils mettraient carrément les plans sous licence libre. La vie est folle !

Après, oui c'est pour ceux qui aiment mettre les mains dans le cambouis, mais si ça vous chauffe comme projet pour les vacances, voici ce que vous allez devoir mettre sur votre liste de courses : un Adafruit ESP32 Feather (2 Mo de PSRAM), un eInk Breakout Friend, le panneau e-ink 5,83 pouces d'Adafruit, 13 vis M2.5 et 4 aimants.

Vous imprimez les pièces en 3D (fichiers STEP et STL fournis), vous soudez une poignée de fils entre les deux cartes, une batterie se cale dedans, et hop, ça se clipse magnétiquement sur le cube. Parce que oui, ce bidule est autonome et dispose de sa propre batterie. En fait il se connecte à la Steam Machine en Bluetooth et basta.

Côté soft, Valve promet une vraie app sur Steam un jour, mais pour l'instant vous devrez builder un AppImage à la main. Le firmware est en C++, entièrement ouvert, et si les stats de base vous suffisent pas, vous pouvez ajouter les vôtres en écrivant votre propre fonction dans le code.

Valve avait déjà lâché les fichiers CAD de la Steam Deck pour qu'on la répare et qu'on la bidouille donc même si ici c'est pas du plug and play, c'est quand même un beau cadeau fait à la communauté. Je pense que cette Steam Machine va être un vrai petit succès ! En tout cas, c'est bien parti pour !

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  • Un boîtier Wi-Fi qui détecte les gens à travers les murs
    Ce serait marrant de détecter quelqu'un dans une pièce voisine, sans utiliser de caméra ou de capteur infrarouge. En fait, c'est possible avec juste du Wifi et c'est ce que nous prouve Talking Sasquach qui vient de se bricoler un petit boitier capable de faire ça. Je vous rassure, l'idée n'a rien de neuf. Notre corps est plein d'eau, et l'eau ça renvoie et ça absorbe les ondes radio. Du coup, dès que vous bougez un peu votre popotin, bah ça perturbe les signaux Wi-Fi qui traversent la pièce.

Un boîtier Wi-Fi qui détecte les gens à travers les murs

Par : Korben ✨
2 juillet 2026 à 23:05

Ce serait marrant de détecter quelqu'un dans une pièce voisine, sans utiliser de caméra ou de capteur infrarouge. En fait, c'est possible avec juste du Wifi et c'est ce que nous prouve Talking Sasquach qui vient de se bricoler un petit boitier capable de faire ça.

Je vous rassure, l'idée n'a rien de neuf. Notre corps est plein d'eau, et l'eau ça renvoie et ça absorbe les ondes radio. Du coup, dès que vous bougez un peu votre popotin, bah ça perturbe les signaux Wi-Fi qui traversent la pièce.

Et si vous êtes trop gros, PAF vous passez en zone blanche ! (et pas en sauce blanche !)

Non, ça je l'ai inventé, vous pouvez vous détendre. Mais pour le reste, j'en parlais déjà en 2009 , avec des chercheurs de l'Utah qui reconstituaient carrément une image des gens de l'autre côté du mur, ondes radio à l'appui.

Sauf que là, plus besoin d'un labo puisque tout tient dans la main. Le cœur de l'engin est un M5Stack Cardputer ADV (c'est un ESP32-S3 avec un mini-écran, un clavier et une batterie intégrés) auquel il a collé un second écran TFT dans un boîtier imprimé en 3D. Ça donne un petit look cyberdeck bi-écran à l'appareil et tout ça pour une cinquantaine de dollars!

Sur les 2 coeurs de l'ESP32, y'a un qui gère l'affichage animé du radar tandis que l'autre mouline en continu les données captées par le Wifi. En fait le boitier lit ce qui s'appelle le CSI (Channel State Information) qui est un genre de signature de la façon dont le signal wifi rebondit partout autour de vous. Il surveille alors les variations d'amplitude et de phase sur des dizaines de trames et quand ça dépasse, BOOM, un blip vient s'allumer sur l'écran du radar, comme dans "À la poursuite d'Octobre rouge" ^^.

Après, contrairement à d'autres projets fake que j'ai pu voir passer, vous ne verrez personne à poil avec ça. C'est juste une interférence qui est pointée et pas une silhouette qui est dessinée finement et encore moins une triangulation de votre position.

Le seul garde-fou que Talking Sasquach a mis en place sur son radar, c'est qu'il faut d'abord se connecter au réseau wifi pour capter des choses. Mais en réalité, il n'y était pas obligé et ça peut fonctionner sans avoir à demander un accès à une box internet.

Le code est dispo sur GitHub sous licence MIT, et c'est écrit avec le framework Arduino si vous voulez reproduire le bidule.

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  • SB-mini-II - Il reconstruit un Apple II Plus de zéro
    L'Apple II, ce vieux bouzin de 1977, n'a jamais eu le moindre secret pour personne. C'est d'autant plus vrai qu'Apple livrait carrément les schémas électronique de sa machine dans le manuel d'origine et à l'époque, des bouquins entier décortiquant chaque circuit étaient vendus dans le commerce. C'était fou et ça a bien changé depuis ! Mais surtout c'est grâce à ça que Simon Boak s'est dit qu'il pouvait en refaire un de zéro ! Son projet s'appelle le SB-mini-II , et c'est un clone maison de l'App

SB-mini-II - Il reconstruit un Apple II Plus de zéro

Par : Korben ✨
29 juin 2026 à 19:21

L'Apple II, ce vieux bouzin de 1977, n'a jamais eu le moindre secret pour personne. C'est d'autant plus vrai qu'Apple livrait carrément les schémas électronique de sa machine dans le manuel d'origine et à l'époque, des bouquins entier décortiquant chaque circuit étaient vendus dans le commerce.

C'était fou et ça a bien changé depuis ! Mais surtout c'est grâce à ça que Simon Boak s'est dit qu'il pouvait en refaire un de zéro !

Son projet s'appelle le SB-mini-II , et c'est un clone maison de l'Apple II Plus assemblé avec des puces qu'on trouve encore aujourd'hui. Le 65C02 (la version CMOS du fameux 6502) tourne à 1,024 MHz, à un cheveu de l'original qui carburait à 1,023 MHz et au lieu de la DRAM capricieuse d'époque, il lui a collé de la SRAM statique (48 Ko sur une puce et demie de 32 Ko, le surplus part à la poubelle, tant pis).

Et pour atteindre les 64 Ko complets, il enfiche à l'intérieur une carte Saturn 128K dans le slot 0, comme ça c'est réglé.

Mais le plus gros morceau, ça a été la vidéo. Boak a viré toute la "circuiterie" composite de l'Apple II, un vrai sac de nœuds bien connu des anciens, pour la remplacer par une carte Apple II VGA (un projet open source de markadev).

Celui lui a permis d'obtenir une image VGA bien nette sur un écran moderne. Autrement, sans cette carte, y'aurait rien eu à l'écran, malheureusmeent.

Et le clavier suit le même mouvement grâce à un Raspberry Pi Pico qui lui sert d'interface entre un clavier USB et la machine, en générant les mêmes signaux parallèles que le clavier ASCII d'origine. Bonus, Control + Print Screen redémarre le CPU comme aux temps jadis ! Et comme le Pico crache du 3,3V, il cause directement avec la logique 74HC en CMOS, sans le moindre convertisseur de niveau.

Côté fabrication, c'est son premier PCB en 4 couches, avec des plans internes dédiés à l'alimentation. Une entrée 12V passe par un régulateur Pololu pour sortir du 5V, et le tout rentre dans un boîtier imprimé en 3D, vaguement inspiré du vieux disque dur ProFile d'Apple. Les fichiers (schémas, nomenclature, CAO) sont sur GitHub sous licence MIT, si jamais vous voulez vous lancer.

Et ça tourne pour de vrai !! Boak a même posté une capture d'un vrai logiciel Apple II qui démarre dessus.

Je suis nul en soudure, mais si je savais souder, ça me donnerait envie de m'y coller, je pense. D'ailleurs, si le rétro vous chatouille, allez voir aussi ce malade qui fait tourner MS-DOS sur un Apple IIe , ou ce Pico qui émule un Z80 .

Bref, le SB-mini-II, c'est par ici, et c'est entièrement libre.

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  • ANES - Il greffe une seconde puce graphique dans sa NES
    Decrazyo vient de sortir ANES , un mod hardware qui transforme votre vieille NES en lui collant un deuxième PPU, la puce graphique de la console. Résultat, plus de couleurs à l'écran, plus de sprites, et même du parallax scrolling, ces décors qui défilent sur plusieurs plans comme sur les bornes d'arcade. Que des trucs que la petite Nintendo de 1985 n'a jamais su faire, la miskine. Le hic, c'est qu'il vous faut deux NES pour ça. Une qu'on garde, et une qu'on démonte pour lui piquer son PPU (

ANES - Il greffe une seconde puce graphique dans sa NES

Par : Korben ✨
26 juin 2026 à 11:15

Decrazyo vient de sortir ANES , un mod hardware qui transforme votre vieille NES en lui collant un deuxième PPU, la puce graphique de la console.

Résultat, plus de couleurs à l'écran, plus de sprites, et même du parallax scrolling, ces décors qui défilent sur plusieurs plans comme sur les bornes d'arcade. Que des trucs que la petite Nintendo de 1985 n'a jamais su faire, la miskine.

Le hic, c'est qu'il vous faut deux NES pour ça. Une qu'on garde, et une qu'on démonte pour lui piquer son PPU (le fameux RP2C02) pour ensuite le greffer sur la première via une carte maison bardée de logique. Ensuite (et attention, ça devient technique), un démultiplexeur 74LS139 aiguille le processeur vers l'un ou l'autre PPU selon l'adresse mémoire, un latch 74LS373 verrouille les signaux, et 8 Ko de RAM statique dédiée alimentent le second PPU.

En gros, le CPU jongle entre deux cartes graphiques au lieu d'une. C'est tout ce que vous devez savoir.

Pour comprendre pourquoi c'est énorme comme news, faut bien se rappeler les limites de la bestiole. La NES affiche 25 couleurs à l'écran maximum, piochées dans une palette de 64. Et elle ne dessine que 8 sprites par ligne horizontale, d'où le clignotement légendaire des persos quand ça se bouscule (les vétérans de Mega Man voient de quoi je parle). Alors qu'avec deux PPU qui bossent en parallèle, vous doublez le budget graphique d'un coup.

Decrazyo est le premier à reconnaître que personne ne va se lancer là-dedans parce que c'est bien relou à faire. Faut déjà sacrifier deux consoles, sortir le fer à souder, dessouder des puces et se taper du wire-wrap sur une carte prototype. On est dans de la bidouille de l'extrême, celle qu'on fait pour la beauté du geste .

Sauf que, bonne nouvelle les amis, vous allez pouvoir goûter au résultat sans flinguer la moindre console puisque decrazyo a forké l'émulateur Mesen2 pour simuler le double PPU. C'est dispo en build "Dual PPU Mesen 2.1.1" sur Windows, Linux et macOS, Intel comme Apple Silicon. Vous chargez la démo, et vous voyez de vos yeux ce que donnerait une NES dopée.

Ça me rappelle vraiment pourquoi j'adore toujours la scène homebrew NES , 40 ans après. Ces gens sans amis, ni famille (je plaisante, humour, humour, pas taper !) qui continuent de tordre ce hardware dans tous les sens juste pour voir jusqu'où il peut aller, c'est fou ! Les schémas KiCad et le code sont sur le GitHub de Decrazyo , sous licence GPL, si vous voulez fouiller.

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  • Le Casio VL-1 de 1981 modernisée pour quelques euros
    En 1981, Casio sortait le VL-1, un drôle d'objet vendu autour de 70 dollars, à mi-chemin entre la calculatrice de poche et le synthétiseur monophonique, avec un séquenceur de cent notes planqué dedans et un afficheur à huit caractères. Un jouet, en apparence. Sauf qu'il s'en est vendu près d'un million entre 1979 et 1984, ce qui pour un machin pareil reste assez dingue. Vous l'avez déjà entendu, c'est sûr. C'est lui qui balance la rythmique du tube "Da Da Da" du groupe allemand Trio, en 1982, su

Le Casio VL-1 de 1981 modernisée pour quelques euros

26 juin 2026 à 09:33

En 1981, Casio sortait le VL-1, un drôle d'objet vendu autour de 70 dollars, à mi-chemin entre la calculatrice de poche et le synthétiseur monophonique, avec un séquenceur de cent notes planqué dedans et un afficheur à huit caractères. Un jouet, en apparence. Sauf qu'il s'en est vendu près d'un million entre 1979 et 1984, ce qui pour un machin pareil reste assez dingue.

Vous l'avez déjà entendu, c'est sûr. C'est lui qui balance la rythmique du tube "Da Da Da" du groupe allemand Trio, en 1982, sur le preset Rock-1 et une voix piano d'un kitsch parfaitement assumé. De quoi lui offrir un statut culte malgré sa réputation de gadget pour enfants.

Le bidouilleur Max Vega, lui, a regardé cette vieille coque beige et a eu envie de lui greffer un cerveau de 2026. Il a viré toute l'électronique d'origine et glissé à la place un ESP32-C3, un microcontrôleur, autrement dit une petite puce programmable à quelques euros qu'on retrouve aujourd'hui dans la moitié des objets connectés.

Et ça change tout. Le VL-1 devient un ROMpler, un mot un peu barbare qui désigne juste un instrument capable de rejouer des sons enregistrés au lieu de les fabriquer péniblement de toutes pièces comme avant. Là où la synthèse d'origine, monophonique et riquiqui, ne sortait qu'une note à la fois, l'ESP32 va piocher ses échantillons sur une simple carte microSD et offre du coup une réserve de stockage quasi infinie pour empiler autant de banques de sons qu'on veut.

Le plus malin, c'est qu'il n'a touché à rien côté look. Le haut-parleur d'origine est resté, les boutons du clavier aussi, sauf qu'ils pilotent maintenant une interface affichée sur un petit écran OLED pour choisir l'instrument du moment. De l'extérieur, on a toujours le même jouet de 1981.

Comme la puce a de la marge sous le capot, Max Vega en a profité pour ajouter des modes qui plaquent des accords complets d'un seul doigt. L'original, lui, ramait déjà avec une seule note.

Au bout du compte, on récupère un petit instrument qui se glisse dans un sac à dos, qu'on dégaine n'importe où, mais avec enfin une palette sonore digne de ce nom à la place des bips d'origine. Le charme lo-fi du VL-1 est resté culte pendant quarante ans, sauf que voilà, à l'usage il était quand même pas mal limité.

Bref, trop bien, un vieux truc culte qu'on ne jette pas, qu'on réveille avec trois euros d'électronique.

Source : Hackaday

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  • IoToS - Le prof qui a codé un OS de zéro pour ses élèves
    Jean-Marc Biechy est prof d'électronique et d'informatique à l'Institution Saint-Jean de Colmar et il vient de m'envoyer un truc qui m'a scotché. Avec ses élèves, il bidouille des projets Arduino, et plutôt que d'empiler des bouts de code à chaque nouveau montage, il a fait un choix un peu fou : écrire son propre système d'exploitation en partant de zéro pour un microcontrôleur. Ça s'appelle IoToS, pour Internet of Things micro Operating System, et ça transforme un Arduino UNO R4 ou un ESP32/826

IoToS - Le prof qui a codé un OS de zéro pour ses élèves

Par : Korben ✨
24 juin 2026 à 13:28

Jean-Marc Biechy est prof d'électronique et d'informatique à l'Institution Saint-Jean de Colmar et il vient de m'envoyer un truc qui m'a scotché. Avec ses élèves, il bidouille des projets Arduino, et plutôt que d'empiler des bouts de code à chaque nouveau montage, il a fait un choix un peu fou : écrire son propre système d'exploitation en partant de zéro pour un microcontrôleur.

Ça s'appelle IoToS, pour Internet of Things micro Operating System, et ça transforme un Arduino UNO R4 ou un ESP32/8266 en vrai petit nœud réseau avec un accès en ligne de commande qui ressemble vachement à du bon vieux terminal Linux.

Vous branchez la carte, vous ouvrez un terminal série (ou un Telnet sur le port 23), et là vous tapez des commandes comme ping, tracert, netstat, dir, ip ou dhcp on tout ça directement sur Arduino.

Ce qui est chouette avec son approche c'est qu'elle est pédagogique car un Arduino tout nu, c'est un automate avec un setup() qui s'exécute une fois, une loop() qui tourne en boucle à l'infini, et basta.

Et à l'autre bout du spectre, vous avez de vrais OS temps réel (RTOS), souvent trop gros ou trop austères pour intéresser un élève de Bac Pro. Et entre les deux, y'avait rien qui faisait vraiment le pont entre l'automate et un vrai petit OS avec sa ligne de commande.

Jean-Marc a donc créé ce chaînon manquant en découpant son code exactement comme un OS. Un Boot Firmware avant le setup, un Load Driver qui gère la connexion réseau et l'écran, un Kernel qui n'est autre que la loop(), un CLI dans un fichier shell_Cmdline.h, et des applis par-dessus.

La bestiole embarque donc un serveur web AJAX qui sert des pages HTML depuis une carte MicroSD, un serveur FTP pour balader les fichiers via FileZilla, une synchro NTP et un datalogger CSV horodaté. Le tout sur un noyau coopératif, sans RTOS, le code métier de votre projet étant compilé dans le même firmware.

Et c'est là qu'on mesure le boulot d'orfèvre puisque ce firmware complet tient dans 142 Ko, soit 54% de la flash de l'UNO R4, et il reste près de 19 Ko de RAM libre sur les 32. Caser un shell réseau, un serveur web et du FTP là-dedans sans tout faire planter, c'est pas donné à tout le monde, le mec est doué !

Et avec cette base, ses élèves montent des prises IP commandables au navigateur, une caméra de surveillance sur LilyGo déclenchée par un détecteur de mouvement, une station météo consultable en ligne, une alarme PIR qui envoie un mail, de la gestion de chauffage à distance, ou du pilotage de LED RVB et de projecteurs DMX par Ethernet.

La prise IP sert d'ailleurs de système minimal de référence, et le reste, vous pouvez l'étendre en ajoutant vos propres commandes CLI et vos pages web dans les fichiers .h prévus pour.

Jean-Marc raconte y avoir passé environ 2000 heures de code et de tests, juste pour voir si c'était possible d'en écrire un tout seul. Il est parti de bibliothèques existantes (LittleFS, ping, FTP, dir) qu'il a patiemment fait discuter ensemble... Faut dire que recoder un OS de zéro pour le plaisir d'apprendre , c'est un sport à part entière et malheureusement, trop peu de gens d'y essayent.

Son code source est commenté et distribué librement sous licence GNU LGPL v2.1, donc réutilisable y compris pour un usage commercial. Tout est à télécharger sur le site du projet , avec la doc PDF, les vidéos de démo et la liste complète des commandes.

Si vous avez un Arduino R4 qui prend la poussière, vous savez maintenant quoi en faire ! Bravo Jean-Marc !!

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  • LightComposer, la lampe qui se règle au cadran comme un vieux téléphone
    Le bidouilleur allemand John Engeln en avait assez. Il voulait une petite lampe de bureau qui change de couleur, point, sans dégainer son smartphone pour télécharger une appli et appairer le moindre objet, et plutôt que de suivre la mode du tout-connecté il est allé piocher du côté des années cinquante, dans le cadran rotatif des bons vieux téléphones à roulette. La chose tient dans la main, à peine plus grosse qu'un palet de hockey, et mélange du rouge, du vert et du bleu pour composer la teint

LightComposer, la lampe qui se règle au cadran comme un vieux téléphone

23 juin 2026 à 17:13

Le bidouilleur allemand John Engeln en avait assez. Il voulait une petite lampe de bureau qui change de couleur, point, sans dégainer son smartphone pour télécharger une appli et appairer le moindre objet, et plutôt que de suivre la mode du tout-connecté il est allé piocher du côté des années cinquante, dans le cadran rotatif des bons vieux téléphones à roulette.

La chose tient dans la main, à peine plus grosse qu'un palet de hockey, et mélange du rouge, du vert et du bleu pour composer la teinte que vous voulez selon une logique simple : on fait tourner le diffuseur du dessus dans un sens pour monter en luminosité, dans l'autre pour glisser d'une couleur vers la suivante. Simple, basique, comme dirait l'autre.

Sous le capot, 32 LED adressables SK6812, c'est-à-dire des diodes pilotables une par une comme les NeoPixels que connaissent bien les bricoleurs, sont commandées par un encodeur rotatif, directement couplé au capot translucide qui sert de molette géante à toute la lampe.

Le boîtier est imprimé en 3D, posé sur un anneau de TPU, un caoutchouc souple lui aussi imprimable, qui empêche l'objet de valser sur le bureau quand on triture le cadran. L'alimentation passe bêtement par un port USB-C et n'importe quel chargeur 5 volts fera l'affaire. Rien à configurer.

Et puis il y a le petit bonus caché : le logiciel embarqué planque des modes lumineux dissimulés, des effets qu'on déniche en tâtonnant avec la molette, façon easter egg. Du coup, on a presque envie de jouer avec.

Côté ouverture, John Engeln n'a rien gardé pour lui. Tout est publié sous licence CERN-OHL-W v2, une licence open source taillée pour le matériel, donc les fichiers de conception et le code sont librement téléchargeables et la puce se reprogramme avec un simple Arduino, de quoi coder vos propres ambiances si vous êtes du genre à vouloir aller plus loin.

Pour celles et ceux qui n'ont ni imprimante 3D ni l'envie de ressortir le fer à souder, un modèle déjà assemblé existe, avec des cartes produites chez JLCPCB et un assemblage, des tests et un emballage faits en Allemagne, le tout expédié depuis l'Union européenne sans frais de douane à l'arrivée.

On pourrait hausser les épaules devant une ampoule connectée vendue trois fois rien, sauf que voilà, redonner du tactile et un brin de plaisir mécanique à un objet aussi banal qu'une lampe, ça fait un bien fou par les temps qui courent.

Source : Hackaday

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  • Refroidir à -84°C avec une imprimante 3D et de l'air comprimé
    Un youtubeur qui se fait appeler Hyperspace Pirate a fabriqué chez lui un cryogénérateur, c'est-à-dire une machine capable de produire du froid extrême, en imprimant lui-même la plupart des pièces en plastique. Sur ses deux prototypes, il est descendu jusqu'à -84°C. Ce n'est pas un record, et il le sait très bien, mais réussir ça avec du matériel de garage a quand même de quoi surprendre. La machine qu'il reproduit s'appelle un cryogénérateur Gifford-McMahon, du nom des deux ingénieurs qui o

Refroidir à -84°C avec une imprimante 3D et de l'air comprimé

9 juin 2026 à 09:48

Un youtubeur qui se fait appeler Hyperspace Pirate a fabriqué chez lui un cryogénérateur, c'est-à-dire une machine capable de produire du froid extrême, en imprimant lui-même la plupart des pièces en plastique.

Sur ses deux prototypes, il est descendu jusqu'à -84°C. Ce n'est pas un record, et il le sait très bien, mais réussir ça avec du matériel de garage a quand même de quoi surprendre.

La machine qu'il reproduit s'appelle un cryogénérateur Gifford-McMahon, du nom des deux ingénieurs qui ont mis au point le principe au début des années 1960. On en trouve aujourd'hui dans les appareils d'IRM des hôpitaux, où ils maintiennent des aimants surpuissants à des températures proches du zéro absolu, la limite physique en dessous de laquelle on ne peut plus descendre.

Le principe est moins compliqué qu'il n'en a l'air. Un piston coulisse dans un cylindre, et ce piston contient un régénérateur, une sorte d'éponge thermique qui emmagasine la chaleur d'un côté pour la relâcher de l'autre.

En faisant passer un gaz d'un bout à l'autre du cylindre, on obtient un côté chaud et un côté froid, et c'est évidemment ce côté froid qu'on cherche à exploiter.

Le plus astucieux dans ce montage, c'est le piston. Plutôt que de l'étancher avec des joints qui forceraient et finiraient par fuir, Hyperspace Pirate le déplace avec des aimants placés à l'extérieur du cylindre. Pas de joints, donc.

Pour voir ce qui se passe à l'intérieur, il a aussi monté un tube en acrylique transparent et utilisé de l'air comprimé tout bête comme gaz de travail. Pratique pour filmer, beaucoup moins pour la performance.

Et c'est justement là que ça coince. L'humidité contenue dans l'air de l'atelier gèle quand la température chute, et la glace finit par bloquer le piston en plein mouvement. Difficile de descendre bien bas quand votre machine se grippe toute seule.

Du coup, la suite, ce sera l'hélium. Ce gaz ne contient pas d'eau et ne gèle qu'à des températures bien plus basses, ce qui devrait régler le problème de blocage et faire tomber le thermomètre beaucoup plus loin. C'est d'ailleurs lui qu'utilisent les vrais cryogénérateurs industriels, qui descendent eux autour de -269°C.

Si vous voulez mon avis, le chiffre compte moins que la démonstration : prouver qu'un truc de labo tient dans un garage avec une imprimante 3D, c'est déjà une réussite.

Source : Hackaday

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  • SixBack - Ressusciter une Bose SoundTouch avec un ESP32
    Si comme moi, vous avez une enceinte Bose SoundTouch , vous savez que ses boutons de radio internet ont cessé de fonctionner début mai. En effet, Bose a coupé le cloud qui tournait derrière, et les six boutons de présélections sont devenus de jolis boutons inutiles. Mais un dev nommé Tostmann, lui, a refusé cette fatalité et a sorti SixBack, un firmware ESP32 qui ramène tout ça à la vie. L'idée, c'est de faire croire à l'enceinte que rien n'a changé puisque l'ESP32 se fait passer pour les serveu

SixBack - Ressusciter une Bose SoundTouch avec un ESP32

Par : Korben ✨
29 mai 2026 à 11:25

Si comme moi, vous avez une enceinte Bose SoundTouch , vous savez que ses boutons de radio internet ont cessé de fonctionner début mai. En effet, Bose a coupé le cloud qui tournait derrière, et les six boutons de présélections sont devenus de jolis boutons inutiles. Mais un dev nommé Tostmann, lui, a refusé cette fatalité et a sorti SixBack, un firmware ESP32 qui ramène tout ça à la vie.

L'idée, c'est de faire croire à l'enceinte que rien n'a changé puisque l'ESP32 se fait passer pour les serveurs Bose disparus et répond à sa place, sans toucher au firmware d'origine de l'enceinte. Pour réussir cela, il a réimplémenté 22 des 30 points d'accès du service, de l'enregistrement du compte au streaming en passant par les vérifs de mise à jour et voilà comment pour la SoundTouch, c'est comme si le cloud n'était jamais parti !

D'habitude, ce genre de résurrection passe par une redirection DNS bricolée au niveau du routeur, un truc bien lourd et bien casse-gueule, mais Tostmann, lui, exploite un shell de diagnostic ouvert sur le port 17000, accessible en Telnet sans le moindre mot de passe et à partir de là, il réécrit directement les adresses des serveurs vers son ESP32 via ces quelques lignes de commande :

sys configuration bmxRegistryUrl http://IP_ESP32:8000/bmx/registry/v1/services
sys reboot

Côté installation, pas besoin de sortir le fer à souder rassurez-vous ! Vous branchez simplement un ESP32-S3 (comptez une dizaine d'euros) en USB, vous ouvrez sixback.io dans Chrome, Edge, ou maintenant Firefox vous cliquez sur Connect et le navigateur flashera tout seul le firmware de l'ESP32, l'interface et la config WiFi. Et voilà, votre enceinte se mettra à revivre !!

Et comme rien ne touche au firmware de l'enceinte, c'est réversible, suffit de remettre les adresses d'origine via le même shell.

Après, je le reconnais c'est un hack de niche qui ne va peut-être intéresser que 3 personnes parmi vous, mais c'est pas grave parce que moi ça m'intéresse fortement ^^. Notez quand même que ça ne marche que sur les SoundTouch 10, 20 et 30, et uniquement sous les firmwares 27.0.3 et 27.0.6, et rien d'autre.

L'interface pour régler les paramètres de votre enceinte

Côté carte, prenez donc plutôt un ESP32-S3 que les petits C6, qui décrochent parfois du réseau et exigent un reset à la main. Et comme la licence de son code est non-commerciale, sachez que personne ne vendra de boîtier clé en main pour faire ça, donc ce sera du système D ou rien ! Mais je suis certain que vous y arriverez !!

ESP32-S3

Comme je vous le disais, j'en ai une à la maison, que je ne fais tourner qu'en AirPlay, donc les fameux presets, je m'en passe très bien mais je suis content que ce SixBack existe.

C'est quand même dommage à chaque fois de voir un appareil parfaitement fonctionnel transformé en presse-papier parce qu'un fabricant a décidé d'éteindre un serveur... Heureusement que des gens comme Tostmann existent pour s'énerver un peu !

SixBack est dispo sur GitHub .

Source

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  • Il transforme deux Xbox One hors service en une clé USB de 10 Go
    En pleine flambée des prix de la mémoire et du stockage, un bricoleur du nom de Chase Fournier a imaginé une façon rigolote de recycler du vieux matériel : récupérer les puces de stockage de deux Xbox One pour les assembler en une seule clé USB de 10 Go, suffisamment compacte pour tenir dans la main. Son astuce repose sur un composant méconnu. La carte mère d'une Xbox One S embarque une puce eMMC, autrement dit de la mémoire flash soudée qui sert de stockage interne, exactement le même type de c

Il transforme deux Xbox One hors service en une clé USB de 10 Go

29 mai 2026 à 10:51

En pleine flambée des prix de la mémoire et du stockage, un bricoleur du nom de Chase Fournier a imaginé une façon rigolote de recycler du vieux matériel : récupérer les puces de stockage de deux Xbox One pour les assembler en une seule clé USB de 10 Go, suffisamment compacte pour tenir dans la main.

Son astuce repose sur un composant méconnu. La carte mère d'une Xbox One S embarque une puce eMMC, autrement dit de la mémoire flash soudée qui sert de stockage interne, exactement le même type de composant que l'on trouve dans un smartphone d'entrée de gamme. Sur la console, cette puce dispose d'une capacité de 5 Go.

Fournier en a dessoudé deux, une par machine, avant de les installer sur une petite carte équipée d'un contrôleur Norelsys NS1081, capable de faire dialoguer jusqu'à quatre mémoires de ce type avec un port USB 3.0. En additionnant les deux puces, on obtient une clé de 10 Go reconnue sans difficulté par n'importe quel ordinateur.

Du côté des performances, le résultat reste modeste, avec environ 140 Mo par seconde en lecture et 64 Mo par seconde en écriture. C'est honnête pour de la récupération, même si une clé USB neuve vendue quelques euros ferait nettement mieux. La vitesse n'était de toute façon pas l'objectif recherché.

L'intérêt du projet tient surtout à son contexte. Alors que les prix du stockage grimpent un peu partout, l'idée d'aller puiser dans du matériel obsolète pour récupérer de quoi conserver ses fichiers retrouve une vraie pertinence.

Une Xbox One hors service cesse d'être une console, mais elle conserve des composants parfaitement fonctionnels qui finissent trop souvent à la déchetterie. Personne ne se lancera évidemment dans une telle manipulation pour économiser trois euros, tant l'opération exige du matériel spécifique et un réel savoir-faire en soudure.

Il n'empêche que la démarche a quelque chose de réjouissant, à l'heure où l'on jette bien plus vite qu'on ne répare.

Source : Hackaday

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  • Autopsie d'une résistance carbone vintage
    CuriousMarc, un youtubeur connu pour ses restaurations d'équipements électroniques d'époque, est tombé sur un cas intéressant lors de la réparation d'un oscilloscope Metrix vintage. Après avoir changé tous les condensateurs (un "recap" en jargon, opération de routine sur les vieux équipements dont les condos sèchent avec le temps), l'appareil refusait toujours de fonctionner correctement. Coupable identifié : une résistance carbone de 20 kΩ qui mesurait 0,843 MΩ au multimètre. Soit 42 fois sa va

Autopsie d'une résistance carbone vintage

28 mai 2026 à 14:22

CuriousMarc, un youtubeur connu pour ses restaurations d'équipements électroniques d'époque, est tombé sur un cas intéressant lors de la réparation d'un oscilloscope Metrix vintage.

Après avoir changé tous les condensateurs (un "recap" en jargon, opération de routine sur les vieux équipements dont les condos sèchent avec le temps), l'appareil refusait toujours de fonctionner correctement. Coupable identifié : une résistance carbone de 20 kΩ qui mesurait 0,843 MΩ au multimètre. Soit 42 fois sa valeur d'origine.

Visuellement, la résistance n'avait absolument rien de suspect. Pas de fissure, pas de brûlure, pas de décoloration. Du coup, plutôt que la jeter et passer à autre chose, Marc a décidé de l'ouvrir pour comprendre ce qui s'était passé à l'intérieur.

L'opération a demandé pas mal de patience. Avec du papier de verre, il a poncé l'enveloppe extérieure couche par couche jusqu'à atteindre le cœur du composant.

Et là, surprise : ces vieilles résistances "composition carbone" sont en réalité de petits tubes en verre remplis d'une pâte conductrice à base de carbone, avec deux contacts métalliques aux extrémités. Une construction très différente des résistances modernes, qui consistent en une simple couche de carbone ou de métal déposée sur un substrat.

La cause de la défaillance était finalement assez prosaïque : le contact entre les terminaux métalliques et la pâte carbonée s'est dégradé avec le temps. Pas de cause improbable donc, juste un vieillissement classique d'un composant qui a plus de cinquante ans. Les pâtes carbonées de l'époque vieillissaient mal, surtout quand elles avaient passé leur vie dans un appareil exposé à la chaleur et à l'humidité.

Pour les amateurs de restauration vintage, c'est un rappel utile : si vous tombez sur un comportement bizarre après un recap, ne cherchez pas la panne uniquement dans les composants visiblement endommagés. Une résistance qui a l'air parfaitement saine peut avoir dérivé de plusieurs ordres de grandeur, sans aucun signe extérieur. Le seul vrai test, c'est le multimètre.

C'est aussi l'occasion de découvrir que les composants d'époque étaient construits très différemment de leurs équivalents modernes. C'est plus fragile, moins précis, et clairement moins photogénique. Mais ça fait partie du charme de la restauration : à chaque appareil ouvert, on tombe sur un vestige d'ingénierie qu'on ne reverra plus jamais en production.

Source : Hackaday

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  • Fabriquer un circuit imprimé sans aucun logiciel, juste avec un marqueur
    Un bricoleur connu sous le pseudo ALTco a fabriqué un circuit imprimé sans toucher au moindre logiciel. Pas de conception sur ordinateur, pas de commande envoyée à une usine. Juste un marqueur, une plaque de cuivre et un bain chimique. Rien d'autre. La méthode date d'avant l'informatique, et elle fonctionne toujours aussi bien. Le circuit imprimé, c'est cette plaque qu'on trouve dans absolument tous les appareils électroniques : sur sa surface courent de fines pistes de cuivre qui relient les co

Fabriquer un circuit imprimé sans aucun logiciel, juste avec un marqueur

22 mai 2026 à 13:18

Un bricoleur connu sous le pseudo ALTco a fabriqué un circuit imprimé sans toucher au moindre logiciel. Pas de conception sur ordinateur, pas de commande envoyée à une usine. Juste un marqueur, une plaque de cuivre et un bain chimique. Rien d'autre.

La méthode date d'avant l'informatique, et elle fonctionne toujours aussi bien.

Le circuit imprimé, c'est cette plaque qu'on trouve dans absolument tous les appareils électroniques : sur sa surface courent de fines pistes de cuivre qui relient les composants entre eux.

Aujourd'hui, on les dessine sur un logiciel spécialisé, le logiciel EDA (conception électronique assistée par ordinateur), avant de transmettre le fichier à un fabricant qui se charge du reste. ALTco a tout simplement zappé cette étape.

Sa méthode tient en quelques gestes. Il part d'une plaque de cuivre brut, qu'il nettoie soigneusement pour que l'encre accroche bien. Puis il dessine directement les pistes du circuit à la main, au marqueur permanent.

La plaque part ensuite tremper plusieurs minutes dans un bain de perchlorure de fer, un produit chimique qui ronge le cuivre. Le marqueur, lui, protège le cuivre qu'il recouvre, et tout le reste finit dissous. Il ne reste plus qu'à rincer à l'eau puis à l'alcool pour effacer le marqueur, et le circuit apparaît.

Avant d'arriver à ce résultat propre, ALTco a pas mal tâtonné. Il a testé différents marqueurs et peintures censés résister à la gravure, et même des produits gravants faits maison, avant de revenir au perchlorure de fer, le grand classique du genre.

Le circuit qui sort de tout ça n'est pas un gadget de démonstration : c'est un petit contrôleur de ventilateur, qui pilotera un absorbeur de fumée pour ses séances de soudure.

On peut se demander pourquoi s'embêter avec ça, alors qu'une plaque propre coûte quelques euros chez un fabricant.

Pour une petite carte unique, faite chez soi en une après-midi, ça évite d'attendre une livraison et de passer par une commande minimum par exemple. Et puis il y a le plaisir de fabriquer soi-même, du début à la fin.

Le plus étonnant arrive à la fin. Un tracé fait main peut être électriquement meilleur qu'un tracé parfait. Les pistes dessinées au marqueur forment des courbes douces, là où un logiciel génère souvent des angles bien nets. Or ces angles renvoient une partie du signal électrique vers l'arrière, un peu comme un écho qui rebondit.

Les courbes, elles, laissent le signal filer sans accroc. Sur des circuits rapides, ça change vraiment quelque chose.

Bref, une méthode lente, salissante et imprécise. Mais voir un circuit naître d'un marqueur et d'un bac de liquide, c'est quand même autre chose qu'un produit expédié en usine.

Source : Huckster.io

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  • Ce petit gadget DIY vous prédit l'avenir quand vous le secouez
    Le maker connu sous le pseudo gokux a fabriqué un objet aussi inutile que mignon : un fortune cookie électronique. Vous le secouez, et il affiche une prédiction sur son petit écran. Voilà, c'est tout. Et c'est très bien comme ça. Sous le capot, c'est un condensé de composants accessibles. Le cerveau, c'est un Seeed Xiao ESP32-S3 Plus, un microcontrôleur minuscule, autrement dit une puce programmable qui fait tourner le tout. L'affichage passe par un écran e-paper, le même type d'écran que su

Ce petit gadget DIY vous prédit l'avenir quand vous le secouez

22 mai 2026 à 10:44

Le maker connu sous le pseudo gokux a fabriqué un objet aussi inutile que mignon : un fortune cookie électronique. Vous le secouez, et il affiche une prédiction sur son petit écran. Voilà, c'est tout. Et c'est très bien comme ça.

Sous le capot, c'est un condensé de composants accessibles. Le cerveau, c'est un Seeed Xiao ESP32-S3 Plus, un microcontrôleur minuscule, autrement dit une puce programmable qui fait tourner le tout.

L'affichage passe par un écran e-paper, le même type d'écran que sur une liseuse, qui ne consomme du courant que pour changer d'image. Pour détecter quand vous secouez l'objet, gokux a ajouté un accéléromètre MPU-6050, le capteur de mouvement qu'on trouve dans les manettes et les téléphones.

Et une petite batterie Li-Po alimente l'ensemble. Rien d'introuvable, tout se commande en ligne pour une poignée d'euros.

Le bon point, c'est que tout est embarqué. Le gadget stocke plus de 3 000 prédictions et fonctionne entièrement hors ligne, donc pas besoin de connexion, pas de serveur, pas d'appli.

Votre oracle de poche marche même au fond d'une cave. L'écran e-paper apporte un vrai plus ici : une fois la prédiction affichée, elle reste lisible même batterie vide, comme une vraie page de papier. Et gokux n'a pas oublié de glisser deux modes bonus, accessibles via les boutons sur le côté : un lanceur de dés et un tirage à pile ou face. De quoi régler vos petits dilemmes du quotidien sans même sortir le téléphone.

Le projet est entièrement documenté sur Instructables , vous y trouvez la liste des pièces, le câblage, les fichiers à imprimer en 3D, le code et même les instructions pour ajouter vos propres prédictions. Comptez quelques dizaines d'euros de composants et une soirée de montage, pas plus. C'est le projet idéal à offrir, ou à bricoler avec un ado curieux d'électronique.

Et comme le code est ouvert, rien ne vous empêche de remplacer les 3 000 messages d'origine par vos propres blagues, citations ou vannes pour vos collègues. C'est exactement le genre de projet parfait pour débuter, assez simple pour ne pas décourager, assez complet pour apprendre à manipuler un ESP32 et un écran e-paper en même temps.

Bref, ça ne sert objectivement à rien, et c'est précisément pour ça qu'on a envie d'en monter un.

Source : Hackaday

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  • Ces badges LED de festival se synchronisent tout seuls
    Tony Goacher a résolu un petit casse-tête avec élégance. Son projet CrowdClock, ce sont des badges lumineux pour festival qui clignotent tous en rythme, parfaitement synchronisés. Sauf qu'il n'y a aucun badge maître, aucune appli, aucun appairage. Les badges se mettent d'accord tout seuls. Le truc tient en une technique toute bête. Chaque badge fait tourner sa propre horloge interne et diffuse en continu sa valeur tout autour de lui, via ESP-NOW (un protocole sans fil léger, qui permet à de peti

Ces badges LED de festival se synchronisent tout seuls

21 mai 2026 à 17:18

Tony Goacher a résolu un petit casse-tête avec élégance. Son projet CrowdClock, ce sont des badges lumineux pour festival qui clignotent tous en rythme, parfaitement synchronisés. Sauf qu'il n'y a aucun badge maître, aucune appli, aucun appairage. Les badges se mettent d'accord tout seuls.

Le truc tient en une technique toute bête. Chaque badge fait tourner sa propre horloge interne et diffuse en continu sa valeur tout autour de lui, via ESP-NOW (un protocole sans fil léger, qui permet à de petits modules de discuter directement entre eux sans passer par le Wi-Fi). Quand un badge capte une valeur d'horloge plus élevée que la sienne, il adopte cette valeur, tout simplement.

Avec cette seule règle, ça fonctionne. Mettez deux groupes de badges désynchronisés dans la même pièce, et en quelques instants tout le monde s'aligne sur l'horloge la plus avancée, puisetdéroule les mêmes animations lumineuses en même temps. D'habitude, synchroniser une flotte d'appareils, ça demande un serveur, une désignation de maître et une négociation en bonne et due forme entre tout ce petit monde. Là, rien de tout ça. Cette absence de mémoire partagée est même ce qui rend le système très solide : un badge qui arrive, qui repart, qui tombe en panne de batterie, rien de tout ça ne flingue la synchro.

Niveau matériel, c'est très accessible : un microcontrôleur ESP32, un anneau de 16 LED RGB adressables (le genre de LED qu'on pilote une par une), une batterie et un support imprimé en 3D. Rien d'exotique, rien de cher. Le code est publié en open source sur GitHub, donc n'importe qui peut reproduire le projet et s'en inspirer. Le tout revient à quelques euros de composants pour chaque badge, de quoi en fabriquer toute une fournée pour un atelier ou un festival.

CrowdClock a été monté avec des jeunes au sein d'une association qui s'appelle Inclusive Bytes, pour un festival. L'idée derrière tout dépasse donc le simple gadget : la foule ne regarde plus le spectacle lumineux, elle le compose. Pour beaucoup de ces jeunes, c'était probablement le premier contact avec les systèmes distribués, et c'est difficile de trouver meilleure démo.

Source : Hackaday

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  • Cuivrer une pièce imprimée 3D sans cuve géante, c'est possible en la faisant tourner
    Hendrik s'est attaqué à un problème classique des makers : électroplaquer une pièce imprimée en 3D un peu grosse, ça demande une cuve énorme remplie de produits chimiques pour la submerger entièrement. Sa solution, fabriquée maison, prend le problème dans l'autre sens : si la pièce ne rentre pas dans la cuve, autant la faire tourner doucement dans une cuve plus petite. Le principe est simple. Vous prenez votre pièce 3D, vous la poncez, vous la recouvrez de peinture conductrice (indispensable, si

Cuivrer une pièce imprimée 3D sans cuve géante, c'est possible en la faisant tourner

19 mai 2026 à 17:38

Hendrik s'est attaqué à un problème classique des makers : électroplaquer une pièce imprimée en 3D un peu grosse, ça demande une cuve énorme remplie de produits chimiques pour la submerger entièrement.

Sa solution, fabriquée maison, prend le problème dans l'autre sens : si la pièce ne rentre pas dans la cuve, autant la faire tourner doucement dans une cuve plus petite.

Le principe est simple. Vous prenez votre pièce 3D, vous la poncez, vous la recouvrez de peinture conductrice (indispensable, sinon le métal ne s'accroche à rien).

Ensuite vous la fixez sur un axe motorisé piloté par un ESP32 (un petit microcontrôleur Wi-Fi du même style qu'un Raspberry Pi en plus modeste) qui fait tourner doucement la pièce via un moteur pas-à-pas. La pièce trempe à moitié dans la cuve d'électrolyte, et la rotation se charge du reste. Au bout d'une nuit complète, le cuivre s'est déposé uniformément sur toute la surface.

La cuve elle-même est fabriquée maison en acrylique, dimensionnée juste pour la zone immergée. Une carte électronique custom gère le moteur, un boîtier imprimé en 3D protège l'ensemble.

Une fois le cuivrage terminé, Hendrik polit la couche obtenue puis enchaîne avec d'autres bains pour ajouter d'autres métaux par-dessus si besoin, comme du nickel ou de l'or. Le résultat ressemble à une pièce métallique pleine, alors qu'en dessous c'est juste du plastique imprimé.

C'est exactement le genre de bricolage qui ne paie pas de mine mais qui débloque un truc bien utile. Une cuve d'électrolyse pour un casque ou une grosse pièce cosplay, c'est plusieurs centaines d'euros de produits chimiques, sans compter la place que ça prend dans un atelier.

Là, l'investissement matériel se réduit à un moteur pas-à-pas à 15 euros, un ESP32 à 5 euros, un bout d'acrylique et la peinture conductrice. Le tout est réutilisable indéfiniment, donc l'amortissement se fait rapidement.

Petit bémol quand même : si vous ne plaquez qu'une seule pièce dans votre vie, c'est sans doute plus simple de payer un pro pour vous le faire et il faut accepter de laisser tourner un montage chimique pendant douze heures dans son garage.

Mais pour quelqu'un qui produit des accessoires en série, des prototypes de bijoux ou des pièces cosplay régulièrement, c'est une vraie alternative.

Source : Hackaday

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  • Voir à 650 mètres dans le noir avec un laser infrarouge et une webcam : c’est faisable
    Project 326, une chaîne YouTube spécialisée dans les bricolages optiques, a montré un système de vision nocturne longue portée monté de A à Z dans un garage. Le résultat tient en quelques composants : un télescope réflecteur imprimé en 3D, une webcam modifiée et un laser infrarouge de deux watts. À l'arrivée, on voit jusqu'à 650 mètres dans l'obscurité totale. Le principe est simple (si on peut dire). Un laser dans une longueur d'onde de 940 nanomètres, totalement invisible à l'œil nu mais détec

Voir à 650 mètres dans le noir avec un laser infrarouge et une webcam : c’est faisable

19 mai 2026 à 15:34

Project 326, une chaîne YouTube spécialisée dans les bricolages optiques, a montré un système de vision nocturne longue portée monté de A à Z dans un garage. Le résultat tient en quelques composants : un télescope réflecteur imprimé en 3D, une webcam modifiée et un laser infrarouge de deux watts. À l'arrivée, on voit jusqu'à 650 mètres dans l'obscurité totale.

Le principe est simple (si on peut dire). Un laser dans une longueur d'onde de 940 nanomètres, totalement invisible à l'œil nu mais détectable par n'importe quel capteur photo sans filtre infrarouge, éclaire la scène à distance. La webcam, dont on a retiré le filtre infrarouge d'origine, capte la lumière réfléchie. Le télescope réflecteur, un montage avec un miroir concave qui collecte la lumière comme dans les télescopes amateurs, concentre le tout sur le capteur. Du coup vous obtenez une image quasi-diurne en plein milieu de la nuit.

Le laser utilisé est un VCSEL, un type de diode laser qui émet la lumière par la surface plutôt que par le bord. Avec ses deux watts à 940 nm, il peut littéralement brûler un morceau de carton si vous mettez la main dessus à courte distance. Sauf qu'à 500 mètres, le faisceau s'est tellement élargi qu'il passe largement sous les seuils de sécurité oculaire. C'est ce qui rend le système utilisable en pratique : il faut viser loin, sinon ça devient dangereux.

Côté limites, l'atténuation atmosphérique mange jusqu'à 70 % de la puissance du faisceau à 940 nm quand l'air est humide. Project 326 a donc dû faire ses tests en altitude par temps sec pour atteindre les 650 mètres annoncés. À noter aussi que toute personne équipée elle-même de vision nocturne verra immédiatement le faisceau, donc oubliez le côté discret du truc.

Screenshot

Ce qui est franchement chouette dans ce projet, c'est l'écart entre le matériel utilisé et le résultat obtenu. Une vision nocturne militaire active coûte plusieurs milliers d'euros. Là, on est sur du télescope imprimé, un VCSEL acheté en ligne pour quelques dizaines d'euros, une webcam à dix euros. La précision de l'alignement optique reste l'étape compliquée, mais tout le reste tient dans un projet de week-end.

Bref, c'est une démonstration de plus que la limite entre matériel pro et bricolage amateur dépend surtout du temps qu'on veut y passer.

Source : Hackaday

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  • Firefox Nightly accueille enfin l'API Web Serial, six ans après l'avoir refusée
    Six ans. C'est le temps qu'il aura fallu à Mozilla pour changer d'avis sur l'API Web Serial. Firefox Nightly 151 l'intègre désormais, avec activation via un flag à aller chercher dans le menu. Le premier commit côté code date de mi-janvier, et le déploiement pour les utilisateurs Nightly est effectif depuis le 13 avril. Pour ceux qui ne connaissent pas, Web Serial est l'API standardisée qui permet à une page web de communiquer directement avec un périphérique série connecté en USB, en Bluetooth

Firefox Nightly accueille enfin l'API Web Serial, six ans après l'avoir refusée

Par : Korben
15 avril 2026 à 10:22

Six ans. C'est le temps qu'il aura fallu à Mozilla pour changer d'avis sur l'API Web Serial. Firefox Nightly 151 l'intègre désormais, avec activation via un flag à aller chercher dans le menu. Le premier commit côté code date de mi-janvier, et le déploiement pour les utilisateurs Nightly est effectif depuis le 13 avril.

Pour ceux qui ne connaissent pas, Web Serial est l'API standardisée qui permet à une page web de communiquer directement avec un périphérique série connecté en USB, en Bluetooth ou via un vrai port série.

Imprimante 3D, Arduino, carte ESP32, débogueur JTAG, microcontrôleur industriel, hub domotique, tout ce qui expose une liaison série peut être piloté depuis du JavaScript. C'est par exemple ce qui fait tourner l'IDE Arduino en ligne, Espruino, les flasheurs ESP dans le navigateur, et une bonne partie de la scène maker moderne.

Chrome, Edge, Opera et Vivaldi supportent Web Serial depuis 2020. Firefox, lui, tenait une position claire, trop risqué, le consentement utilisateur ne protège pas assez, la surface d'attaque sur le matériel connecté est bien trop large.

Un ingénieur de Mozilla l'avait écrit noir sur blanc à l'époque. Les utilisateurs Firefox qui bidouillaient avec des cartes électroniques étaient de fait poussés sur Chrome ou sur une extension tierce bancale. En 2026, Mozilla rend les armes et aligne Firefox sur le reste de l'écosystème, Apple mis à part.

Apple, justement, reste fermement opposé à Web Serial, WebUSB et WebHID côté WebKit. Les arguments avancés sont les mêmes qu'à l'époque Mozilla, fingerprinting, sécurité, risques sur l'OS.

Safari n'intégrera pas l'API dans un avenir prévisible. Donc en pratique, si vous avez une webapp qui dialogue avec du matos, iOS et iPadOS restent hors-jeu pour cet usage.

Côté permissions, Web Serial exige une validation utilisateur explicite pour chaque périphérique, avec une fenêtre de sélection gérée par le navigateur. Le site ne peut pas lister les ports disponibles sans action.

C'est un garde-fou correct, mais qui ne supprime pas le risque de phishing physique (un site malveillant qui vous demande de sélectionner un périphérique sous un prétexte bidon).

Pour les makers, l'arrivée dans Firefox est une vraie bonne chose. Ça fait un navigateur supplémentaire pour flasher un ESP depuis le web, une option pour ceux qui refusent Chrome par principe, et un moins gros verrou à faire sauter pour les tutoriels d'électronique amateur. La version stable devrait arriver dans quelques mois si les retours Nightly sont propres.

Bref, Firefox s'aligne, Apple s'isole, et la bidouille matérielle reprend ses droits dans le navigateur, tout va bien.

Source : The Register

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  • Cette horloge numérique est entièrement fabriquée à la main, avec du fil de laiton
    Un maker connu sous le pseudo ALTco a construit une horloge numérique sans le moindre circuit imprimé. Six mètres de fil de laiton, des puces logiques des années 70 et des afficheurs sept segments : le résultat est une sculpture électronique franchement canon. Six mètres de laiton et zéro circuit imprimé Le projet est aussi simple à décrire que fou à réaliser. ALTco avait sous la main un kit d'horloge numérique avec ses circuits imprimés fournis, mais il a décidé de tout jeter pour reconstruire

Cette horloge numérique est entièrement fabriquée à la main, avec du fil de laiton

Par : Korben
26 mars 2026 à 16:31

Un maker connu sous le pseudo ALTco a construit une horloge numérique sans le moindre circuit imprimé. Six mètres de fil de laiton, des puces logiques des années 70 et des afficheurs sept segments : le résultat est une sculpture électronique franchement canon.

Six mètres de laiton et zéro circuit imprimé

Le projet est aussi simple à décrire que fou à réaliser. ALTco avait sous la main un kit d'horloge numérique avec ses circuits imprimés fournis, mais il a décidé de tout jeter pour reconstruire le circuit en freeform, c'est-à-dire en suspendant chaque composant dans les airs, reliés entre eux par du fil de laiton.

Six mètres de fil au total, pliés, soudés, entrelacés pièce par pièce. La structure tient grâce à des barres de bus qui servent de support aux sockets des afficheurs sept segments et de leurs modules. Le tout sans plan préétabli, en improvisant au fur et à mesure.

Des puces logiques comme en 1975

Alors que la plupart des horloges numériques actuelles tournent avec un simple microcontrôleur, ALTco a fait le choix d'utiliser une architecture des années 70.

On retrouve un oscillateur à quartz qui alimente une chaîne de diviseurs, et des compteurs qui pilotent les afficheurs. Quelques astuces de conception permettent de réduire le nombre de puces, des techniques que les ingénieurs de l'époque connaissaient bien. Il a aussi ajouté un encodeur rotatif pour régler l'heure, ce qui rajoute de la circuiterie mais rend l'objet utilisable au quotidien.

L'art du circuit sans filet

Ce type de création porte un nom : la sculpture de circuit. Le principe est de construire un appareil électronique fonctionnel où les composants et les fils deviennent eux-mêmes l'esthétique de l'objet.

Pas de boîtier, pas de carte, tout est visible. Mohit Bhoite, designer chez Particle, est l'un des noms les plus connus dans ce domaine, avec ses créations en fil de laiton qui vont de l'horloge de chevet au jeu Snake portable.

Difficile de ne pas être impressionné. On parle d'un objet entièrement fonctionnel, construit fil après fil sans schéma, avec une électronique qui date d'avant le premier Star Wars.

Le rendu est magnifique, et on imagine bien les heures de soudure et de patience que ça représente. Bon par contre, on ne va pas se mentir, c'est clairement un projet pour les fondus d'électronique.

Mais c'est aussi ce qui en fait tout le charme : à une époque où tout le monde colle un ESP32 sur un breadboard et appelle ça du bricolage, voir quelqu'un repartir de zéro avec du laiton et un fer à souder, ça fait du bien.

Source : Hackaday

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  • Sortie VGA sur un PIC18 : quand l'optimisation hardware devient un art
    Générer un signal VGA avec un microcontrôleur 8 bits PIC18 est un défi technique de taille. Ce projet Hackaday montre comment détourner les ressources limitées d'un processeur rudimentaire pour produire une image stable. Une petite plongée dans le bit-banging pur et dur. Le défi du timing analogique Le standard VGA impose une rigueur chronométrique absolue à celui qui s'y frotte. Pour obtenir une image stable, typiquement en 640x480 à 60 Hz, le contrôleur doit générer des signaux de synchronisat

Sortie VGA sur un PIC18 : quand l'optimisation hardware devient un art

Par : Korben
26 mars 2026 à 14:11

Générer un signal VGA avec un microcontrôleur 8 bits PIC18 est un défi technique de taille. Ce projet Hackaday montre comment détourner les ressources limitées d'un processeur rudimentaire pour produire une image stable. Une petite plongée dans le bit-banging pur et dur.

Le défi du timing analogique

Le standard VGA impose une rigueur chronométrique absolue à celui qui s'y frotte. Pour obtenir une image stable, typiquement en 640x480 à 60 Hz, le contrôleur doit générer des signaux de synchronisation horizontale (H-sync) et verticale (V-sync) avec une précision de l'ordre de la microseconde. Sur une architecture PIC18 cadencée à quelques dizaines de mégahertz, chaque cycle d'instruction est précieux. L'astuce réside ici dans l'utilisation intelligente des timers internes et des interruptions prioritaires pour maintenir cette cadence sans aucune dérive temporelle, sous peine de voir l'image se désynchroniser immédiatement.

Un DAC rudimentaire pour les couleurs

Côté matériel, la solution retenue est ultra simple (si on peut dire). Pour transformer les sorties numériques binaires du microcontrôleur en signaux analogiques exploitables par un moniteur CRT ou LCD, l'auteur a implémenté une échelle de résistances, aussi appelée DAC R-2R. Ce montage passif permet de convertir des combinaisons de bits en niveaux de tension spécifiques pour les canaux Rouge, Vert et Bleu. C'est une approche classique en électronique "low-cost" qui permet d'obtenir une palette de couleurs certes limitée, mais parfaitement fonctionnelle pour de l'affichage de texte ou de graphismes simples.

L'art du bit-banging et des périphériques détournés

L'envoi des données de pixels vers l'écran nécessite une bande passante que le CPU seul peinerait à fournir en mode pur "bit-banging". Pour optimiser le processus, le développeur détourne souvent le module SPI ou le port série synchrone (MSSP) du PIC pour envoyer les octets de données à la vitesse de l'horloge système. Cela permet de déléguer une partie de la charge de travail au hardware interne et de libérer quelques cycles processeur pour gérer la logique d'affichage. C'est un équilibre précaire où la moindre latence logicielle se traduit par des pixels décalés ou des lignes de travers. Chaud donc.

Ce projet illustre bien l'adage selon lequel la contrainte stimule la créativité. Là où nous utilisons aujourd'hui des processeurs multi-cœurs pour la moindre interface, ce hack prouve qu'un vieux microcontrôleur 8 bits peut encore faire le job. C’est une leçon d'architecture informatique qui permet de comprendre concrètement comment l'information devient image. C'est aussi une forme de résistance face à la démesure logicielle actuelle.

Source : Hackaday

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  • Famicom-OpenAV - Pour ajouter une sortie AV composite sur une Famicom
    Bertrand, fidèle lecteur de mon site m’a envoyé un super projet ! Il a développé des PCB open source pour moderniser les Famicom japonaises et comme j’ai trouvé ça trop cool, je me suis dit que j’allais en faire un article. Alors pour ceux qui ne connaissent pas, la Famicom c’est la version japonaise de la NES, sortie en 1983. C’est une petite console rouge et blanche avec les manettes intégrées, super mignonne mais avec un défaut majeur : elle sort uniquement en signal RF . Et le RF en 2025 sur

Famicom-OpenAV - Pour ajouter une sortie AV composite sur une Famicom

Par : Korben
23 septembre 2025 à 17:02

Bertrand, fidèle lecteur de mon site m’a envoyé un super projet ! Il a développé des PCB open source pour moderniser les Famicom japonaises et comme j’ai trouvé ça trop cool, je me suis dit que j’allais en faire un article.

Alors pour ceux qui ne connaissent pas, la Famicom c’est la version japonaise de la NES, sortie en 1983. C’est une petite console rouge et blanche avec les manettes intégrées, super mignonne mais avec un défaut majeur : elle sort uniquement en signal RF . Et le RF en 2025 sur nos télés modernes, c’est l’enfer… Image dégueulasse, interférences, et certaines télés refusent carrément de l’afficher parce que le signal RF japonais utilise les canaux 95-96 au lieu des canaux 3-4 occidentaux.

Bertrand a donc créé Famicom-OpenAV , deux petits PCB qui permettent d’ajouter une sortie AV composite à votre Famicom. Comme ça, exit le RF pourri, et bonjour l’image propre !

Bertrand propose donc deux versions selon vos préférences de soudure. La version DIP avec des composants traversants old school pour ceux qui ont appris à souder sur des kits Radio Shack dans les années 80. Et une version SMD avec des composants montés en surface, plus compacte et moderne pour les jeunes qui n’ont pas peur des pattes de mouche et qui maitrisent le flux ^^.

Ses PCB ont été testés sur les modèles de carte mère Famicom HVC-CPU-07 et HVC-CPU-GPM-02 et y’a pas besoin de percer la console ou de faire des modifications irréversibles… Ce sont juste quelques points de soudure bien placés et hop, votre Famicom crache du composite propre.

Ce mod est important car le signal RF de la Famicom génère souvent des “jailbars”, des lignes verticales bien chiantes qui gâchent l’image. Cela est dû à l’alimentation bruyante de la console et au fait que les traces du circuit imprimé qui transportent le signal vidéo passent juste à côté de lignes électriques parasitées. Les vieilles puces NMOS de l’époque émettent aussi pas mal d’interférences RF.

Avec le mod AV de Bertrand, on récupère donc directement le signal composite natif NTSC depuis la pin 21 du PPU (le processeur graphique de la Famicom). C’est le signal le plus propre qu’on puisse obtenir sans passer par des mods plus complexes comme le NESRGB qui coûte une fortune.

Maintenant pour créer ces PCB, c’est super simple. Bertrand fournit les fichiers Gerber sur son GitHub, vous les envoyez à un fabricant comme JLCPCB ou PCBWay , et pour quelques euros, vous recevrez 5 PCB. Après il faut acheter les composants électroniques (quelques résistances, condensateurs, transistors) mais au total, on s’en sort pour moins de 10 balle par console modifiée.

Bref, pour les collectionneurs et les joueurs, c’est vraiment un super mod car la Famicom a une bibliothèque exclusive au Japon avec des jeux qui ne sont jamais sortis sur la NES occidentale. Je pense par exemple aux Famicom Disk System exclusives, aux cartouches avec puces sonores supplémentaires comme Castlevania III japonais qui sonne différemment de la version US. Avec ce mod, vous pourrez enfin profiter de ces jeux dans de bonnes conditions sur une télé moderne ou via un upscaler type RetroTink .

Encore merci à Bertrand pour ce projet et pour m’avoir contacté et si vous aussi vous avez des projets DIY cools à partager, n’hésitez pas à m’envoyer un mail !

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  • Une peau électronique qui se répare toute seule !
    Alors ça c’est incroyable ! Des chercheurs danois viennent de créer une peau artificielle capable de se réparer toute seule en quelques secondes, de surveiller votre santé 24h/24 et qui pourrait même équiper les combinaisons spatiales du futur. Ces scientifiques de l’Université Technique du Danemark (DTU) ont donc mis au point un matériau révolutionnaire qui combine du graphène avec un polymère au nom imprononçable : le PEDOT:PSS. On obtient ainsi une sorte de peau électronique aux propriétés co

Une peau électronique qui se répare toute seule !

Par : Korben
25 juin 2025 à 12:55

Alors ça c’est incroyable ! Des chercheurs danois viennent de créer une peau artificielle capable de se réparer toute seule en quelques secondes, de surveiller votre santé 24h/24 et qui pourrait même équiper les combinaisons spatiales du futur.

Ces scientifiques de l’Université Technique du Danemark (DTU) ont donc mis au point un matériau révolutionnaire qui combine du graphène avec un polymère au nom imprononçable : le PEDOT:PSS. On obtient ainsi une sorte de peau électronique aux propriétés complètement dingues notamment sa capacité à imiter le comportement de notre peau biologique.

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