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  • Pascal Editor - Le plan 3D se dessine pendant que Claude bosse
    J'ai jamais fait construire de maison mais je crois savoir que dessiner le plan de sa maison en 3D, ça passe encore par un logiciel assez lourd à installer + une licence, sans oublier l'interface façon Micro Applications de 2003 (qui s'en souvient ??). C'est pourquoi Aymeric Rabot et Wassim Samad ont pris le problème autrement avec Pascal Editor, un éditeur de bâtiments 3D qui tourne simplement dans un onglet de navigateur. Et en plus, c'est gratuit, open source (licence MIT) et surtout sans ins

Pascal Editor - Le plan 3D se dessine pendant que Claude bosse

Par : Korben ✨
27 juillet 2026 à 18:58

J'ai jamais fait construire de maison mais je crois savoir que dessiner le plan de sa maison en 3D, ça passe encore par un logiciel assez lourd à installer + une licence, sans oublier l'interface façon Micro Applications de 2003 (qui s'en souvient ??). C'est pourquoi Aymeric Rabot et Wassim Samad ont pris le problème autrement avec Pascal Editor, un éditeur de bâtiments 3D qui tourne simplement dans un onglet de navigateur. Et en plus, c'est gratuit, open source (licence MIT) et surtout sans inscription.

Vous tracez les murs à la souris, puis viennent les zones, les dalles, les plafonds et les toits. Les portes et les fenêtres sont paramétriques, posez-les sur une cloison, la découpe se fait toute seule en géométrie booléenne via three-bvh-csg. Le mobilier s'accroche au sol, au mur ou au plafond selon l'objet ( allez regarder cet exemple ! )

Tout ça s'organise en Site, Bâtiment, Niveau, puis pièces. Le rendu passe par Three.js en WebGPU, la scène est sauvegardée en local dans IndexedDB, et l'historique remonte 50 étapes en arrière. Sauvegardez ou partagez un projet en ligne par contre, et il part sur leurs serveurs.

Le projet propose aussi @pascal-app/mcp sur npm, un serveur Model Context Protocol qui expose la scène 3D à un agent. Vous installez le package, et la commande pascal-mcp branche Claude Desktop, Claude Code, Cursor ou Codex directement sur votre plan (votre scène part alors chez le fournisseur du modèle, forcément).

Ça donne une trentaine d'outils utilisables en langage naturel : create_room pour sortir une pièce complète depuis un polygone, add_door et add_window sur un mur donné, furnish_room qui meuble selon le type de pièce, measure, check_collisions pour repérer les objets qui se chevauchent, et undo si l'agent part en vrille. Trois prompts sont livrés avec, dont from_brief qui transforme une phrase du genre "un 2 pièces dans 80 m²" en suite de modifications.

Deux outils lisent aussi des images, un pour les plans scannés, un pour les photos de pièce. Attention, ils n'embarquent aucun modèle de vision mais utilisent la capacité sampling du protocole, autrement dit c'est le modèle de votre client MCP qui regarde l'image.

Et puis il y a la synchro. Le serveur écrit dans une base SQLite locale, et la page de l'éditeur s'abonne au flux d'événements. Résultat, vous gardez l'onglet ouvert à côté de votre fenêtre de chat et vous voyez les murs apparaître au fur et à mesure que l'agent travaille. J'avais montré le même genre de bascule avec n8n qui laisse une IA piloter ses workflows , sauf qu'ici le retour est visuel et immédiat.

Côté interopérabilité, un convertisseur avale les fichiers IFC, le format d'échange du BIM, et l'export sort en GLB, STL ou OBJ. Cet export est d'ailleurs arrivé par des contributeurs extérieurs, pas par l'équipe, c'est pour vous montrer à quel point le projet est bien soutenu ! De quoi ensuite passer votre plan dans Blender, ou le texturer avant impression 3D . Un système de plugins permet aussi d'ajouter ses propres types d'objets, avec un exemple officiel qui plante des arbres et des fleurs.

Si vous voulez tester, l' éditeur s'ouvre direct dans le navigateur , et le code est sur GitHub. À vous de voir si vous dessinez tout vous-même ou si vous déléguez à l'IA.

Merci Letsar pour le lien !

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  • Compressez vos vidéos d'un clic droit sur Mac
    Pour une raison que je ne m'explique pas, parfois quand j'upload des vidéos sur mon WordPress, celles-ci ne fonctionnent pas correctement une fois l'article publié. Je pense que c'est parce qu'elles sont mal encodées et que par conséquent le navigateur ne sait pas les lire. Pour remédier à ça, je faisais donc un petit coup de FFmpeg , mais ouvrir le terminal et recoller les mêmes paramètres à chaque fois, c'était un peu lourdingue. Alors j'ai repris un peu l'idée Magic

Compressez vos vidéos d'un clic droit sur Mac

Par : Korben ✨
20 juillet 2026 à 07:21

Pour une raison que je ne m'explique pas, parfois quand j'upload des vidéos sur mon WordPress, celles-ci ne fonctionnent pas correctement une fois l'article publié. Je pense que c'est parce qu'elles sont mal encodées et que par conséquent le navigateur ne sait pas les lire. Pour remédier à ça, je faisais donc un petit coup de FFmpeg , mais ouvrir le terminal et recoller les mêmes paramètres à chaque fois, c'était un peu lourdingue.

Alors j'ai repris un peu l'idée Magicbrake , mais en version automatique gérée directement dans le Finder de macOS. Un clic droit sur une ou plusieurs vidéos, et hop, le MP4 apparaît à côté de l'original sous le nom compressed_nom-original.mp4 et la source est préservée.

Étape 1 - Récupérer le kit

Je vous ai tout mis dans cette archive ZIP qui réunit le script, l'installateur, le désinstallateur et le mode d'emploi. Tout est sous licence MIT , donc modifiable et redistribuable.

Le seul prérequis est FFmpeg. Installez-le d'abord via Homebrew si nécessaire, puis lancez ceci dans le Terminal :

brew install ffmpeg

Étape 2 - Installer l'Action rapide

Décompressez l'archive. Dans le Terminal, tapez cd avec une espace, glissez le dossier compresser-video-macos dans la fenêtre et validez avec Entrée. Lancez ensuite :

chmod +x *.sh
./install.sh

L'installateur copie le convertisseur dans votre bibliothèque utilisateur et crée une Action rapide Automator dans le Finder. Du coup, aucune app de conversion à garder ouverte ni réglage à refaire.

L'Action rapide installée dans Automator, avec son unique script shell

Le hic, c'est que l'Action peut ne pas apparaître tout de suite. Relancez le Finder, ouvrez Actions rapides et cliquez sur Personnaliser… tout en bas. Activez ensuite Compresser la vidéo dans les extensions du Finder . Elle reste aussi disponible dans Services. Et si votre clic droit est désactivé, faites un Ctrl + clic sur le fichier.

Étape 3 - Compresser depuis le Finder

Sélectionnez une vidéo, ou carrément plusieurs, puis faites clic droit > Actions rapides > Compresser la vidéo. La conversion tourne en arrière-plan et, pour les vidéos un peu longues, un pourcentage d'avancement s'affiche dans la barre des menus en haut de l'écran. Une notification vous prévient quand le nouveau MP4 est prêt, dans le même dossier que sa source.

Le script ajoute compressed_ devant le nom, remplace l'extension par .mp4 et ne touche pas à l'original. Si ce nom existe déjà, il ajoute -2, puis -3. Pas d'écrasement !

Si l'Action ne marche pas, le détail est dans ~/Library/Logs/Compresser-la-video.log. Depuis le dossier du kit, lancez ./compress.sh "/chemin/vers/video.mov" pour voir FFmpeg pédaler. Si un fichier d'un lot échoue, les conversions réussies restent à côté de leurs sources.

Ce que le script fabrique vraiment

La sortie est un MP4 en H.264, avec une image plafonnée à 1080p, une cadence moyenne limitée à 30 images par seconde et une piste AAC stéréo si la source contient du son. J'ai choisi un CRF de 22 car je voulais un compromis simple entre poids et qualité. Une petite vidéo n'est pas agrandie, et faststart place l'index MP4 au début pour accélérer la lecture web.

J'ai testé du 60 i/s, du 24 i/s et une définition impaire. La première est tombée à 30, la deuxième a gardé ses 24 et la troisième a reçu des dimensions paires pour libx264 et yuv420p. Finalement, ça marche !

Perso, je garde ce réglage. Après pour mieux maîtriser la taille finale, utilisez HandBrake avec un débit moyen et deux passes .

Les limites à connaître

Par contre, ce bouton vise les vidéos SDR courantes à partager et ne garantit pas une sortie plus petite. Il ne conserve que la première piste vidéo et la première piste audio. Attention, les sous-titres, les pistes supplémentaires et le HDR demanderont un réglage sur mesure.

Et si ça ne vous convient pas, pour retirer l'Action rapide, retournez dans le dossier du kit et lancez ./uninstall.sh.

Bref, vous avez maintenant la compression vidéo directement sous le clic droit... En tout cas, même si le besoin est niche, moi ça va me servir.

Amusez-vous bien !

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  • Rpilocator ferme - Adieu au traqueur de stock Raspberry Pi
    Putain, j'sais pas si vous vous souvenez de cette galère que c'était de mettre la main sur un Raspberry Pi neuf y'a pas si longtemps. Et triste nouvelle, le site qui nous a tous sauvés pendant cette galère, rpilocator.com , fermera ses portes en juillet. Apparemment, faire tourner ce service est devenu trop galère pour André Costa son créateur. Mais avant de vous expliquer tout ça, petit rappel pour ceux qui ont la mémoire courte. Entre 2021 et 2022, à cause d'une pénurie mondiale de composants

Rpilocator ferme - Adieu au traqueur de stock Raspberry Pi

Par : Korben ✨
24 juin 2026 à 22:35

Putain, j'sais pas si vous vous souvenez de cette galère que c'était de mettre la main sur un Raspberry Pi neuf y'a pas si longtemps. Et triste nouvelle, le site qui nous a tous sauvés pendant cette galère, rpilocator.com , fermera ses portes en juillet. Apparemment, faire tourner ce service est devenu trop galère pour André Costa son créateur.

Mais avant de vous expliquer tout ça, petit rappel pour ceux qui ont la mémoire courte. Entre 2021 et 2022, à cause d'une pénurie mondiale de composants électroniques, il était devenu quasiment impossible de trouver un Rpi à un prix "normal". Pourtant il y avait régulièrement des réassorts mais dès que des Rpi revenaient sur les sites e-commerce, les stocks fondaient comme neige sur le soleil (ouais je suis le champion de la métaphore). Alors André ça a commencé à lui courir sur le haricot. Du coup, il a codé pour lui en quelques jours un petit outil pour surveiller les stocks de Rpi, et a réussi à choper un Pi Zero 2 W en deux jours. Le concept étant validé, il a finalement rendu le site public quelques jours plus tard.

Ah et fun fact : Le site est hébergé sur un Raspberry Pi.

Le tweet d'époque qui m'avait incité à creuser et permis de tomber sur rpilocator

Sur Rpilocator, vous filtrez par modèle ou par région, vous activez une alerte sonore ou un flux RSS, et vous savez où acheter avant que tout reparte, puisque le service scanne en temps réel les stocks avec les modèles, les prix et les revendeurs PARTOUT dans le monde. C'est ouf hein ?

Et le succès est au rendez-vous puisque environ 11 000 personnes s'en servent encore chaque mois. Bref, un super outil pour tous les galériens du Rpi, comme je l'écrivais déjà ici en 2022.

Mais bon, la fête est finie comme dirait Orel car le bot de Rpilocator se fait maintenant bloquer de partout par les sites revendeurs. Il s'est donc lancé dans une espèce de lutte sans fin en bricolant des contournements pour son scraping, déjoués à leur tour et ainsi de suite...

Alors aujourd'hui, le bonhomme en a marre car c'est devenu trop pénible à maintenir et honnêtement, je le comprends.

Puis surtout, la pénurie est finie. Raspberry Pi gère très bien ses stocks, donc le problème aujourd'hui n'est plus de dénicher un Pi mais de le payer sans se ruiner. On a tous envie de faire tourner un Home Assistant ou on émuler des processeurs mythiques dessus mais c'est devenu un peu trop cher pour ce que c'est... C'est dommage.

Adios Rpilocator, on t'aimait bien... Ta mission est accomplie, repose en paix !

Merci André, et bon vent.

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  • Johan Helsingius - L'homme qui planquait 700 000 vies secrètes dans sa cave
    Cet article fait partie de ma série spéciale hackers . Bonne lecture ! Imaginez un monde sans Google, sans Facebook, où pour se connecter, il faut débrancher le téléphone et écouter la symphonie stridente d'un modem 56k. Nous sommes en 1992... Quelque part à Helsinki, dans une cave mal ventilée, un ingénieur finlandais s'apprête à lancer un petit script Perl qui va faire trembler la planète entière. Johan Helsingius, ou "Julf" pour les intimes, vient de créer le premier grand service d'anonymat

Johan Helsingius - L'homme qui planquait 700 000 vies secrètes dans sa cave

Par : Korben
23 janvier 2026 à 10:00
Cet article fait partie de ma série spéciale hackers . Bonne lecture !

Imaginez un monde sans Google, sans Facebook, où pour se connecter, il faut débrancher le téléphone et écouter la symphonie stridente d'un modem 56k. Nous sommes en 1992... Quelque part à Helsinki, dans une cave mal ventilée, un ingénieur finlandais s'apprête à lancer un petit script Perl qui va faire trembler la planète entière. Johan Helsingius, ou "Julf" pour les intimes, vient de créer le premier grand service d'anonymat du Web : anon.penet.fi.

J'ai toujours eu une fascination pour ces pionniers qui ont bâti le Web avec trois bouts de ficelle et Julf est l'archétype du héros cypherpunk. Ce type, qui a étudié la musique avant de devenir un pilier du réseau, a notamment fondé EUnet Finlande, le premier FAI commercial du pays. Et tenez-vous bien, c'est lui qui a aussi aidé à tirer les premiers câbles pour connecter l'Union Soviétique à Internet. Rien que ça !

En 1992, alors qu'il traîne sur les newsgroups Usenet (l'ancêtre de Reddit ^^), une discussion éclate : doit-on obligatoirement signer ses messages de son vrai nom ? Pour Julf, c'est un "non" ferme et définitive, alors plutôt que de débattre pendant des heures, il fait ce que tout bon hacker fait et il code une solution. Il lance son serveur en octobre 1992 et c'est ce qu'on appelle un "remailer de type 0".

Concrètement, vous envoyez un mail à "pingouin@anon.penet.fi", le serveur efface votre nom et votre IP, vous attribue un pseudo genre "an1234" et transfère le message. Et voilà, le tour est joué !

Et la vraie révolution, c'est surtout que ça marchait dans les deux sens... Ainsi, si on répondait à "an1234", le serveur renvoyait le courrier dans votre vraie boîte. C'était la première fois qu'on pouvait avoir une conversation suivie tout en restant un fantôme.

Le genre de bécane qui faisait tourner le monde en 93

Le succès de son service a été immédiat et assez violent. En quelques mois, le petit serveur gérait plus de 10 000 messages par jour. Et au moment de sa fermeture, on comptait pas moins de 700 000 comptes enregistrés. C'est énorme pour l'époque ! On y trouvait des gens qui voulaient juste discuter tranquillement, mais aussi des victimes de violences conjugales, des groupes de soutien et des lanceurs d'alerte.

Perso, je trouve ça dingue quand on y repense. Et c'est là que les emmerdes arrivent car parmi les utilisateurs les plus actifs, on trouvait les critiques de l'Église de Scientologie. En 1995, la secte contre-attaque avec l'affaire "Miss Blood". Ils affirment qu'un utilisateur (identifié sous le pseudo "-AB-") a volé des fichiers secrets. Ils mettent alors Interpol et la police finlandaise dans la boucle et les flics débarquent chez Julf le geek juste parce qu'une secte américaine a fait son petit caprice.

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Car oui, le système de Julf avait une faille mortelle : c'était un système centralisé. Pour que ça marche, le serveur devait garder une table de correspondance entre les vrais mails et les pseudos donc s'il donnait la base, il grillait 700 000 personnes. Julf a tenu bon et a négocié comme un chef, acceptant de ne révéler qu'une seule identité pour sauver toutes les autres. Mais la leçon était apprise : l'anonymat centralisé ne peut pas résister à la pression légale.

Comme si ça ne suffisait pas, la presse s'en est mêlée avec un article délirant de The Observer accusant le service d'héberger 90% de la pédopornographie mondiale. C'était techniquement impossible car le serveur avait une limite de 16 Ko par message, pile de quoi bloquer les images binaires de l'époque mais le mal était fait.

source

Alors le 30 août 1996, Julf annonce la fermeture. Le service s'arrête définitivement en septembre, laissant un vide immense mais pavant la voie aux outils modernes comme Tor. D'ailleurs, si vous voulez creuser le sujet, j'avais publié un guide pour créer votre relais Tor ou encore comment utiliser Tor avec Thunderbird .

Et aujourd'hui, Julf continue de bosser dans la tech, mais son héritage le plus fort reste ces trois années folles. Alors la prochaine fois que vous utilisez un VPN ou Signal, ayez une petite pensée pour l'homme qui, seul avec son 486 dans une cave finlandaise, a offert un masque à des centaines de milliers de visages juste par principe.

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  • Apple lance Creator Studio : FCP, Logic et Pixelmator dans un abonnement unique (et ça vaut le coup ?)
    Vous le savez, Apple et les abonnements, c'est une grande histoire d'amour. Après Apple Music, Apple TV+, Apple Arcade et Apple One, la firme de Cupertino vient de dégainer une nouvelle offre qui risque de faire du bruit dans le petit monde des créatifs : Apple Creator Studio . Si vous en avez marre de payer vos licences logicielles au prix fort (ou si au contraire, vous détestez le modèle par abonnement), asseyez-vous, on va regarder ça de près. La nouvelle suite Apple Creator Studio ( Source

Apple lance Creator Studio : FCP, Logic et Pixelmator dans un abonnement unique (et ça vaut le coup ?)

Par : Korben
13 janvier 2026 à 15:34

Vous le savez, Apple et les abonnements, c'est une grande histoire d'amour. Après Apple Music, Apple TV+, Apple Arcade et Apple One, la firme de Cupertino vient de dégainer une nouvelle offre qui risque de faire du bruit dans le petit monde des créatifs : Apple Creator Studio .

Si vous en avez marre de payer vos licences logicielles au prix fort (ou si au contraire, vous détestez le modèle par abonnement), asseyez-vous, on va regarder ça de près.

La nouvelle suite Apple Creator Studio ( Source )

Concrètement, Apple Creator Studio, c'est un bundle "tout-en-un" qui regroupe la crème de la crème des logiciels pro de la Pomme.

Ainsi, pour 12,99 € par mois (ou 129 € par an), vous accédez à :

  • Final Cut Pro (Mac et iPad)
  • Logic Pro (Mac et iPad)
  • Pixelmator Pro (Mac et... iPad ! Oui, j'y reviens)
  • Motion et Compressor
  • MainStage

Et pour faire bonne mesure, ils ajoutent des fonctionnalités "premium" et de l'IA dans Keynote, Pages et Numbers.

Alors, première réaction à chaud : le prix est agressif. Très agressif.

Si on fait le calcul, acheter Final Cut Pro (299 €), Logic Pro (199 €) et Pixelmator Pro (49 €) en version perpétuelle, ça coûte une petite fortune. Là, pour le prix d'un abonnement Netflix, vous avez toute la suite. Pour les étudiants, c'est même indécent : 2,99 € par mois. Adobe doit commencer à suer à grosses gouttes avec son Creative Cloud à plus de 60 balles... loool.

Mais ce n'est pas juste un repackaging car Apple en profite pour lancer Pixelmator Pro sur iPad. C'était l'un des chaînons manquants et l'app a été optimisée pour le tactile et l'Apple Pencil, et intègre des outils d'IA comme la Super Résolution (un peu comme ce que propose Upscayl , un outil libre que j'adore).

Pixelmator Pro débarque enfin sur iPad ( Source )

Côté vidéo, Final Cut Pro gagne des fonctionnalités "intelligentes" (comprenez : bourrées d'IA). On note l'arrivée du Montage Maker sur iPad, qui monte vos rushs tout seul en se basant sur les "meilleurs moments" (mouais, à tester), et surtout une fonction Beat Detection qui cale automatiquement vos cuts sur le rythme de la musique. Ça, pour les monteurs qui font du clip ou du vlog dynamique, c'est un gain de temps monstrueux. C'est d'ailleurs le genre d'optimisation dont je parlais dans mon article sur mon process de tournage .

L'interface de Final Cut Pro avec les nouvelles fonctions IA ( Source )

Bon, tout ça c'est bien beau, mais il y a un "mais".

Le modèle par abonnement, c'est aussi la perte de la propriété car auand vous achetez une licence à vie, le logiciel est à vous (enfin, façon de parler, mais vous voyez l'idée). Là, si vous arrêtez de payer, vous perdez vos outils. Et quand on voit comment Apple peut parfois verrouiller des comptes sans préavis , mettre tous ses œufs créatifs dans le même panier iCloud, ça peut faire peur.

C'est donc encore une fois un gros changement... Même si Apple garde (pour l'instant) l'option d'achat unique pour les versions Mac. Mais pour combien de temps ?

Et surtout, les nouvelles fonctionnalités IA semblent être malheureusement réservées à ce modèle "Studio".

Bref, si vous démarrez dans la création ou si vous êtes étudiant, c'est une aubaine incroyable. Après pour les vieux briscards qui aiment posséder leurs outils, c'est peut-être le début de la fin d'une époque. Perso, je suis partagé entre l'excitation d'avoir Pixelmator sur mon iPad et la tristesse de voir encore un abonnement à la con s'ajouter à la pile.

À vous de voir si le jeu en vaut la chandelle.

Disponibilité prévue le 28 janvier !

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  • Comment les proxies TCP se font démasquer ? Et ce que ça signifie pour votre VPN...
    Vous utilisez un VPN ou Tor pour protéger votre vie privée en ligne et vous pensez être tranquille derrière votre petit tunnel chiffré ? Que nenni les amis ! Car un chercheur vient de montrer qu'il existe une technique pour démasquer les proxies TCP... et ça concerne potentiellement votre VPN aussi. Du coup, même si vous faites tout bien, y'a quand même moyen de vous griller. Le projet s'appelle Aroma et son principe est redoutable car au lieu de chercher à identifier votre IP ou analyser votre

Comment les proxies TCP se font démasquer ? Et ce que ça signifie pour votre VPN...

Par : Korben
30 décembre 2025 à 07:32

Vous utilisez un VPN ou Tor pour protéger votre vie privée en ligne et vous pensez être tranquille derrière votre petit tunnel chiffré ?

Que nenni les amis ! Car un chercheur vient de montrer qu'il existe une technique pour démasquer les proxies TCP... et ça concerne potentiellement votre VPN aussi. Du coup, même si vous faites tout bien, y'a quand même moyen de vous griller.

Le projet s'appelle Aroma et son principe est redoutable car au lieu de chercher à identifier votre IP ou analyser votre trafic, il se contente de mesurer le temps de réponse de vos paquets TCP. C'est un peu comme si on pouvait deviner que vous portez un déguisement de dinosaure gonflable juste en chronométrant le temps que vous mettez à venir répondre à la porte (vous avez l'image ?).

Car oui, le ratio entre le RTT minimum et le RTT lissé donne un score. Connexion directe ? Ratio entre 0.7 et 1. Proxy TCP ? Ça chute en dessous de 0.3. Et sous 0.1, c'est quasi certain que vous passez par un intermédiaire.

Bref, ça s'appuie sur un principe physique qu'on ne peut pas contourner qui est la vitesse de propagation dans la fibre. Un RTT de 4 millisecondes correspond à environ 400 km max en ligne droite. Ça permet de poser comme une borne théorique sur la distance réelle entre le serveur et son interlocuteur direct.

Et pour les utilisateurs de Tor, la nuance est importante car le site distant voit la connexion avec l'exit node, donc le RTT mesuré côté serveur reflète surtout le chemin serveur ↔ exit node, pas l'ensemble du circuit. Donc c'est OK mais si l'exit node lui-même passe par un proxy TCP, là ça peut poser problème.

Maintenant côté contre-mesures, j'avoue c'est pas simple car cette technique ne repose pas sur des listes d'IP connues ou du fingerprinting de navigateur, donc les méthodes habituelles ne servent à rien. Toutefois en théorie, un proxy physiquement très proche (moins de 1ms de latence ajoutée) pourrait passer sous le radar...

J'ai trouvé cet outil intéressant car ça montre que même avec les meilleures protections logicielles, y'a des contraintes physiques fondamentales qu'on ne peut pas contourner. La bonne nouvelle c'est que pour l'instant, Aroma reste un proof of concept que vous pouvez tester ici , mais bon, rien n'empêche un gouvernement autoritaire (ou pas) de pousser le curseur un peu plus loin...

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  • Tor CGO - Quand chaque attaque se transforme en auto-sabotage
    Bonne nouvelle, les amis, Tor vient d’implémenter CGO (Counter Galois Onion) ! Si ça ne vous dit rien, c’est normal, moi non plus je ne connaissais pas, mais je vais tout vous expliquer ! Jusqu’à maintenant, le réseau Tor protégeait votre anonymat avec du chiffrement en oignon. Plusieurs couches de crypto, une par relais et ça marche bien… sauf qu’il existe une technique vicieuse qu’on appelle les attaques par tagging. Le tagging c’est quand un attaquant modifie votre trafic chiffré à différents

Tor CGO - Quand chaque attaque se transforme en auto-sabotage

Par : Korben
25 novembre 2025 à 12:03

Bonne nouvelle, les amis, Tor vient d’implémenter CGO (Counter Galois Onion) !

Si ça ne vous dit rien, c’est normal, moi non plus je ne connaissais pas, mais je vais tout vous expliquer !

Jusqu’à maintenant, le réseau Tor protégeait votre anonymat avec du chiffrement en oignon. Plusieurs couches de crypto, une par relais et ça marche bien… sauf qu’il existe une technique vicieuse qu’on appelle les attaques par tagging.

Le tagging c’est quand un attaquant modifie votre trafic chiffré à différents endroits du réseau (genre en ajoutant un marqueur invisible dans certains noeuds), puis il observe ce qui sort de l’autre côté pour vous tracer. C’est comme quand vous collez un traceur GPS dans votre voiture, sauf que là c’est des bits dans du trafic chiffré.

Et de son côté, CGO fait encore mieux que de bloquer cette attaque. En effet, il transforme chaque attaque en auto-sabotage ! Si quelqu’un modifie ne serait-ce qu’un seul bit de votre trafic chiffré, tout le message devient illisible. Et pas seulement ce message… tous les messages futurs de la session deviennent du bruit blanc irrécupérable.

Avec ça en place, l’attaquant se tire une balle dans le pied à chaque tentative.

Derrière ce système, il y a 4 cryptographes qui ont bossé très dur : Jean Paul Degabriele, Alessandro Melloni, Jean-Pierre Münch et Martijn Stam. Ils ont publié leur recherche cette année et ça a été implémenté dans Arti, la version Rust de Tor et l’implémentation C arrive bientôt.

Ce qui change tout, c’est le calcul risque/bénéfice pour les attaquants car avant, tenter de tracer quelqu’un avait peu de conséquences si ça échouait. Mais maintenant, tenter de tracer quelqu’un détruit définitivement votre capacité à surveiller cette personne. Et vous vous en doutez, les agences de surveillance détestent perdre leur accès… Elles préfèrent observer en silence plutôt que de tout casser dans une tentative maladroite. Du coup CGO les force à choisir. Soit rester invisibles, soit tout perdre.

Et puis il y a un autre aspect génial à cette techno, c’est le forward secrecy renforcé que ça engendre car à chaque message, CGO transforme les clés de chiffrement de façon irréversible. Même si un attaquant récupère vos clés actuelles, il ne peut pas déchiffrer les messages précédents car les clés précédentes ont été broyées et remplacées à chaque étape.

CGO remplace aussi l’ancien système d’authentification qui utilisait un digest de 4 bytes par un authenticateur de 16 bytes. C’est donc bien plus costaud et plus difficile à falsifier ainsi qu’à contourner.

Comme d’hab, Tor publie l’algorithme en open source donc vous pouvez vous plonger dans le code si ça vous amuse.

Cette implémentation de CGO est encore expérimentale pour le moment, mais une fois que cela aura été éprouvé par la communauté et testé pendant plusieurs mois, voire des années, ce sera déployé officiellement dans les futurs relais, puis dans les services onion de Tor.

Voilà donc comment Tor fait de chaque tentative de surveillance un auto-sabotage irréversible, et ça les amis, c’est un message qui devrait faire réfléchir pas mal de gens dans des bureaux sans fenêtres.

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  • Firefox Translator - Pour une traduction 100% offline
    On a tellement l’habitude de tout traduire avec Google ou DeepL qu’on en oublie un truc basique. Ces outils envoient absolument tout ce que vous voulez traduire sur leurs serveurs. Message privé, photo d’un document confidentiel, ou menu de restaurant dans une langue bizarre. Tout part chez eux et tout le monde trouve ça normal. Enfin, je pense que vous, ça vous saoule ! Heureusement, il existe Firefox Translator , une app Android qui fait de la traduction 100% offline. Texte, images, détection

Firefox Translator - Pour une traduction 100% offline

Par : Korben
13 octobre 2025 à 07:08

On a tellement l’habitude de tout traduire avec Google ou DeepL qu’on en oublie un truc basique. Ces outils envoient absolument tout ce que vous voulez traduire sur leurs serveurs. Message privé, photo d’un document confidentiel, ou menu de restaurant dans une langue bizarre. Tout part chez eux et tout le monde trouve ça normal.

Enfin, je pense que vous, ça vous saoule ! Heureusement, il existe Firefox Translator , une app Android qui fait de la traduction 100% offline. Texte, images, détection automatique de langue, dictionnaire intégré, tout se passe sur votre appareil. Y’a zéro requête serveur !

Techniquement, Firefox Translator utilise les modèles de traduction Bergamot développés par Mozilla. C’est la même technologie qui tourne dans Firefox sur desktop depuis quelques années. Pour l’OCR sur les images, c’est Tesseract4Android qui bosse quand à la détection de langue, elle passe par CLD2, et le dictionnaire intégré vient de Wiktionary. En plus tout est open source (sous licence GPL-3.0).

Pour vous en servir, c’est fastoche. Vous installez Firefox Translator, puis vous téléchargez les packs de langue dont vous avez besoin. Et après, vous pouvez traduire autant que vous voulez, tout ce que vous voulez, mode avion activé ou pas. Plus de dépendance au réseau, plus de tracking, et plus de serveurs tiers qui analysent vos traductions pour améliorer leurs algos publicitaires.

C’est utile par exemple pour les voyage à l’étranger sans forfait data, les documents confidentiels à traduire sans les envoyer dans le cloud, les zones blanches réseau, les pays avec censure ou surveillance réseau un poil lourde, ou juste le principe de conserver vos données chez vous…

Après y’a des compromis à faire car les packs prennent de la place sur votre téléphone, et la qualité de traduction est probablement inférieure à celle des gros services qui entraînent leurs modèles sur des milliards de textes et le nombre de langues disponibles est plus limité mais pour 90% des usages quotidiens, ça suffit largement !

Firefox Translator est uniquement dispo sur F-Droid.

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  • Xeres - Pas de serveur, pas de compte… et pourtant ça marche !
    Vous en avez marre de WhatsApp, Telegram ou Discord qui lisent vos messages, stockent vos données et décident de qui peut parler à qui ? Ça tombe bien car il existe une alternative radicale qui vient de sortir en version 1.0. Ça s’appelle Xeres , et contrairement à tout ce que vous utilisez aujourd’hui, ça ne passe par aucun serveur. Que dalle. Il s’agit d’un vrai réseau Friend-to-Friend, c’est à dire que vous ne vous connectez qu’aux gens que vous connaissez vraiment. Pas de serveur central qui

Xeres - Pas de serveur, pas de compte… et pourtant ça marche !

Par : Korben
3 octobre 2025 à 14:49

Vous en avez marre de WhatsApp, Telegram ou Discord qui lisent vos messages, stockent vos données et décident de qui peut parler à qui ? Ça tombe bien car il existe une alternative radicale qui vient de sortir en version 1.0.

Ça s’appelle Xeres , et contrairement à tout ce que vous utilisez aujourd’hui, ça ne passe par aucun serveur. Que dalle.

Il s’agit d’un vrai réseau Friend-to-Friend, c’est à dire que vous ne vous connectez qu’aux gens que vous connaissez vraiment. Pas de serveur central qui pourrait tomber, être saisi par le FBI ou décider de vendre vos conversations à des annonceurs. Juste vous et vos potes, en direct, chiffrés de bout en bout avec du PGP v4 et du RSA 3072 bits. Votre IP est uniquement visible par vos amis directs, et si vous voulez parler à un ami de votre ami, ça passe par des tunnels anonymes.

Le truc, c’est que Xeres est compatible avec Retroshare , ce vieux de la vieille du P2P décentralisé qui existe depuis des années. Donc si vous avez des potes qui utilisent déjà Retroshare 0.6.6 ou plus récent, vous pouvez vous connecter à eux sans problème. C’est un peu comme si Signal et BitTorrent avaient eu un enfant qui aurait grandi dans les années 90 en écoutant du punk et en lisant des manifestes crypto-anarchistes.

Mais alors comment ça marche techniquement, me direz-vous ? Et bien c’est simple. Vous installez Xeres sur votre machine (Windows, Linux, macOS, ou même Android), vous générez votre identité cryptographique, et vous échangez vos certificats avec vos amis. Pas de login, pas de mot de passe à retenir, pas de numéro de téléphone à fournir. Juste un échange de clés comme au bon vieux temps.

Une fois connecté, vous avez alors accès à tout un tas de services décentralisés. Du chat bien sûr, mais aussi des salons de discussion, des forums, du partage de fichiers, et même la possibilité de discuter avec des gens que vous ne connaissez pas directement via les fameux tunnels anonymes dont je vous parlais. C’est votre propre petit bout d’Internet privé avec vos amis, quoi.

Cette nouvelle release qui vient de sortir apporte pas mal d’améliorations . Meilleures perf avec Java, support macOS restauré, stickers dans les chats, alias de discussion, et même un système de mise à jour automatique sous Windows. Les versions précédentes avaient déjà ajouté un client Android pour se connecter à distance à votre instance qui tourne chez vous, du support pour les architectures ARM sous Linux, et plein d’autres trucs sympas.

D’ailleurs, parlons un peu de cette histoire de Friend-to-Friend (F2F) vs P2P classique. Dans un réseau P2P normal, tout le monde connaît l’IP de tout le monde. Pratique pour partager des fichiers, mais niveau anonymat et vie privée, c’est moyen. Dans un réseau F2F , vous ne voyez que vos contacts directs, et le reste du réseau vous est invisible. Ça limite un peu la portée, mais ça renforce énormément la sécurité et l’anonymat.

Xeres va même plus loin en supportant les transports via Tor et I2P en mode client. Donc si vous voulez vraiment rester anonyme, vous pouvez faire passer toutes vos connexions par ces réseaux. Ainsi vos amis directs ne verront même pas votre vraie IP. Oui, c’est pour les paranos, mais c’est top !

Maintenant pour l’installer, rendez-vous sur la page de téléchargement et choisissez la version qui correspond à votre système. Il y a des installeurs pour Windows, des paquets .deb pour Ubuntu, des images DMG pour macOS (Intel et Apple Silicon), et même une image Docker si vous voulez faire tourner ça sur un serveur en mode headless.

Toutes les releases sont signées avec une clé PGP, donc vous pouvez vérifier que personne n’a trafiqué le fichier que vous téléchargez. Donc prenez 30 secondes pour vérifier la signature, ça vaut le coup pour un logiciel de communication chiffré.

Et une fois installé, vous verrez, l’interface est plutôt moderne avec plusieurs thèmes au choix. Rien à voir avec les vieilles interfaces des logiciels P2P des années 2000. C’est propre, c’est réactif, et ça utilise JavaFX pour l’accélération matérielle. Oui, c’est du Java moderne qui ne fait pas ramer votre machine.

Le projet est disponible en open source sur GitHub sous licence GPL-3.0.

Bref, l’idée derrière Xeres, c’est de promouvoir la liberté d’expression en créant une alternative aux plateformes centralisées qui peuvent censurer, surveiller ou tout simplement disparaître du jour au lendemain. C’est un peu radical, mais vu l’état actuel de la centralisation du web, c’est pas plus mal d’avoir ce genre d’alternative.

Vous trouverez toute la documentation sur le site officiel , avec des guides de démarrage, des explications sur l’architecture, et des options de ligne de commande pour ceux qui veulent pousser le truc plus loin. Il y a même un mode client/serveur pour que votre instance tourne en permanence chez vous et que vous puissiez vous y connecter depuis votre téléphone Android.

Sympa non ?

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  • icns Creator - Sauvez vos icônes macOS sans vous ruiner
    Vous savez ce qui m’énerve ? Devoir payer 10 balles pour une app qui fait juste un truc basique genre convertir une image en icône. Et ça tombe bien car justement, y’a un dev qui s’est dit la même cose et qui a créé icns Creator, une app native macOS complètement gratuite et open source pour générer des fichiers .icns et .iconset. Le principe est ultra basique… vous lui balancez une image (PNG, JPG, GIF, TIFF ou même PSD si vous êtes du genre à trimballer des fichiers Photoshop partout), et l’ap

icns Creator - Sauvez vos icônes macOS sans vous ruiner

Par : Korben
4 juin 2025 à 13:44

Vous savez ce qui m’énerve ? Devoir payer 10 balles pour une app qui fait juste un truc basique genre convertir une image en icône. Et ça tombe bien car justement, y’a un dev qui s’est dit la même cose et qui a créé icns Creator, une app native macOS complètement gratuite et open source pour générer des fichiers .icns et .iconset.

Le principe est ultra basique… vous lui balancez une image (PNG, JPG, GIF, TIFF ou même PSD si vous êtes du genre à trimballer des fichiers Photoshop partout), et l’app vous génère soit un dossier .iconset avec toutes les tailles nécessaires, soit directement des fichiers .icns individuels. Et le truc cool, c’est qu’elle gère automatiquement toutes les tailles requises par macOS, de 16x16 jusqu’à 1024x1024 pixels en passant par toutes les versions Retina (@2x).

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  • Open Computer Agent - J'ai testé le robot virtuel open source qui utilise votre PC à votre place
    Vous en avez marre de cliquer vous-même sur votre ordinateur comme un être humain normal ? Cette sensation de devoir bouger lentement votre souris et taper sur votre clavier, en attendant la retraite vous semble so 2024 ? Alors j’ai une bonne nouvelle pour vous ! Hugging Face vient tout juste de sortir Open Computer Agent, un robot virtuel open source qui peut utiliser votre PC à votre place pendant que vous sirotez tranquillement votre café en regardant la machine faire le boulot. Disponible gr

Open Computer Agent - J'ai testé le robot virtuel open source qui utilise votre PC à votre place

Par : Korben
7 mai 2025 à 11:21

Vous en avez marre de cliquer vous-même sur votre ordinateur comme un être humain normal ? Cette sensation de devoir bouger lentement votre souris et taper sur votre clavier, en attendant la retraite vous semble so 2024 ?

Alors j’ai une bonne nouvelle pour vous !

Hugging Face vient tout juste de sortir Open Computer Agent, un robot virtuel open source qui peut utiliser votre PC à votre place pendant que vous sirotez tranquillement votre café en regardant la machine faire le boulot. Disponible gratuitement depuis hier, cet outil représente une réponse claire et nette de l’open source à l’Operator d’OpenAI.

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  • Chiffrez vos fichiers en toute simplicité avec File-Encryptor
    Vous cherchez un moyen simple et efficace de sécuriser vos fichiers ? Ça tombe bien, je vous ai déniché un petit outil bien pratique nommé File-Encryptor qui est un programme développé en Rust vous permettant de chiffrer et déchiffrer vos fichiers en un clin d’œil. Ce programme utilise l’algorithme de chiffrement AES-GCM (Advanced Encryption Standard-Galois/Counter Mode), connu pour être très robuste, avec une clé de 256 bits. Le gros avantage de File-Encryptor, c’est qu’il supporte le

Chiffrez vos fichiers en toute simplicité avec File-Encryptor

Par : Korben
11 août 2024 à 09:00

Vous cherchez un moyen simple et efficace de sécuriser vos fichiers ?

Ça tombe bien, je vous ai déniché un petit outil bien pratique nommé File-Encryptor qui est un programme développé en Rust vous permettant de chiffrer et déchiffrer vos fichiers en un clin d’œil.

Ce programme utilise l’algorithme de chiffrement AES-GCM (Advanced Encryption Standard-Galois/Counter Mode), connu pour être très robuste, avec une clé de 256 bits. Le gros avantage de File-Encryptor, c’est qu’il supporte le chiffrement basé sur un mot de passe. Comme ça, pas besoin de vous trimballer une clé USB avec votre précieuse clé de chiffrement. Il vous suffit de choisir une phrase secrète, et hop, vos fichiers sont chiffrés en un rien de temps. Et si vous voulez rajouter une couche de sécurité supplémentaire, vous pouvez même ajouter des données d’authentification en bonus (comme votre mail par exemple).

Bref, si vous avez des documents sensibles à envoyer par email ou via une clé USB ou si vous voulez faire une sauvegarde bien sécurisée de vos précieux fichiers sur un cloud ou un disque dur externe, et bien un petit tour avec notre ami File-Encryptor et vous pouvez dormir sur vos deux oreilles.

Allez, assez parlé, je vous fais une petite démo pour que vous compreniez comment ça marche.

Première étape : générer une clé de chiffrement.

Ouvrez un terminal et tapez :

file-encryptor keygen > mykey.key

Vous pouvez aussi utiliser l’option -p ou --password pour générer une clé à partir d’un mot de passe de votre choix. Par exemple :

file-encryptor keygen -p "motdepasse123" > mykey.key

Notez bien que la clé AES256 générée est obtenue en hashant votre mot de passe avec l’algorithme SHA256. Bon à savoir !

Maintenant, passons au chiffrement proprement dit. Mettons que vous ayez un fichier texte nommé « secret.txt » à chiffrer. Rien de plus simple :

file-encryptor seal secret.txt < mykey.key > secret.encrypted

Et si vous voulez ajouter des données d’authentification, rajoutez l’option -a suivie d’une chaîne de caractères. Par exemple votre email :

file-encryptor seal secret.txt -a "james@bond.mi6" < mykey.key > secret.encrypted

Pour déchiffrer votre fichier, c’est tout aussi facile. Il vous suffit de taper :

file-encryptor open secret.encrypted < mykey.key > secret.decrypted.txt

Et n’oubliez pas de préciser les données d’authentification si vous en aviez utilisé lors du chiffrement :

file-encryptor open secret.encrypted -a "james@bond.mi6" < mykey.key > secret.decrypted.txt

Et voilà, le tour est joué ! Vous savez désormais comment chiffrer et déchiffrer des fichiers comme un pro avec File-Encryptor. Franchement, c’est pas sorcier et ça peut dépanner dans un tas de situations.

Cliquez ici pour mettre la main sur ce petit outil bien pratique. Et n’oubliez pas : la paranoïa est votre meilleure amie dans ce monde de brute (force) !

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  • Tor, proxys, VPN … que choisir ?
    — Article en partenariat avec Surfshark VPN — Aujourd’hui, vous savez que préserver sa vie privée en ligne est devenu une priorité pour beaucoup d’entre nous (en tous cas tout bon korbenaute se sent visé). Entre les data brokers, les gouvernements véreux curieux, les fuites et les pirates informatiques, il y a de quoi vouloir protéger ses données. Voici donc un petit tour d’horizon de différentes méthodes pour modifier son adresse IP et ainsi mieux protéger une part de vos données Tor (Th

Tor, proxys, VPN … que choisir ?

Par : Korben
27 mai 2024 à 12:18

Surfshark One 2023

— Article en partenariat avec Surfshark VPN

Aujourd’hui, vous savez que préserver sa vie privée en ligne est devenu une priorité pour beaucoup d’entre nous (en tous cas tout bon korbenaute se sent visé). Entre les data brokers, les gouvernements véreux curieux, les fuites et les pirates informatiques, il y a de quoi vouloir protéger ses données. Voici donc un petit tour d’horizon de différentes méthodes pour modifier son adresse IP et ainsi mieux protéger une part de vos données

Tor (The Onion Router)

Tor, c’est depuis de longues années un des champions de l’anonymat. Si vous voulez vraiment que personne (ou quasi) ne sache ce que vous faites en ligne, c’est l’outil qu’il vous faut. Tor fait passer votre trafic à travers une série de nœuds (ordinateurs bénévoles) disséminés aux quatre coins du globe. Chaque nœud ne connaît que l’adresse IP du nœud précédent et du suivant, ce qui rend la traçabilité plus compliquée.

Comme vous l’avez compris, les avantages sont un anonymat élevé (votre adresse IP est cachée, votre trafic est chiffré à chaque étape, etc.) et un accès à des contenus censurés. Parfait pour contourner les censures étatiques et accéder à des sites bloqués par exemple. Par contre l’outil a ses limites, notamment pour ce qui est de la vitesse. Tor est toujours souvent plus lent que les VPN, car votre trafic fait des détours. Si votre objectif est de télécharger de gros fichiers dégoulinants de Go, ou de regarder du contenu vidéo/streaming … ça va être tendu du slibard.

Après niveau utilisation c’est assez simple pour tout le monde, vous pouvez passer par le navigateur Tor maison qui inclus toutes les fonctionnalités permettant de surfer sainement sans laisser de traces (rapport au slibard si vous n’aviez pas fait le rapprochement).

Proxys

Les proxys sont un peu les cousins des VPN. Ils font office d’intermédiaires entre vous et le site web que vous visitez, mais ne chiffrent pas forcément votre trafic. En utilisant un proxy, votre trafic passe par un serveur intermédiaire. Ce serveur va relayer vos requêtes web et masque votre adresse IP réelle.

Les différents types de proxys (les plus connus sont HTTP plutôt axé navigation web, et SOCKS qui gèrent aussi les emails, le P2P, etc.) ont sensiblement les mêmes avantages que Tor. Une couche d’anonymat (masque votre adresse IP réelle) et offre l’accès à du contenu géorestreint afin de contourner certaines restrictions.

Mais eux aussi ont leur lot de limitations. Déjà parce que la qualité et la vitesse des proxys peuvent varier, ensuite parce que les proxys ne chiffrent pas toujours le trafic, donc potentiellement moins sécurisés que les VPN.

VPN (Virtual Private Network)

Le VPN de Surfshark, c’est la boite à outil de l’internaute prudent. Moins technique que les proxys pour Mr et Mme tout le monde, et sans les freins de Tor. En gros, un VPN crée un tunnel chiffré entre vous et un serveur distant. Ça fait croire à tous les curieux que vous surfez depuis un autre endroit. Quand vous vous connectez à un VPN, votre trafic Internet est redirigé via un serveur situé dans un autre pays (3200 serveurs, dans 100+ pays). Votre adresse IP réelle est cachée et remplacée par celle du serveur VPN. Avec Surfshark (comme pour Tor) il est possible de passer par plusieurs serveurs (fonction MultiHop) et même d’être invisible pour votre fournisseur d’accès Internet (mode camouflage).

Donc ici aussi votre identité est préservée (vous pouvez même créer des identités alternatives si ça vous chante). Votre adresse IP réelle est masquée. Impossible pour les sites web de savoir d’où vous venez vraiment. Tout votre trafic est chiffré de bout en bout (algorithme AES 256, protocoles Wireguard/OpenVPN, IKEv2 …), ce qui protège vos données des pirates, surtout sur les réseaux Wi-Fi publics. Et vous avez accès au contenu géolimité (catalogues Netflix, Amazon Prime Video & co). Vous vous ouvrez les portes de tous les contenus bloqués. Sans compter que votre surf habituel s’en trouve amélioré également (plus de publicités, de cookies inutiles… voir mon article sur la fonction Cleanweb de Surfshark).

Bref le VPN c’est le meilleur des 2 mondes. Super pratique, léger et complet, il permet de tout gérer et surveiller depuis une interface simple à prendre en main. Et si vous n’êtes pas encore convaincu, Surfshark propose ce que peu d’autres font : il supporte l’illimité en simultané. Vous pourrez donc protéger toute votre famille (ou votre équipe avec Surfshark Teams), sans subir de ralentissements parce que trop de gens sont connectés en même temps.

En ce qui concerne les prix, Surfshark reste parmi les moins chers du marché. Vous allez payer moins de 71€ TTC pour 27 mois de protection (abo 2 ans + 3 mois offerts), soit 2.63€/mois pour un nombre illimité de machines ! Difficile de faire mieux. C’est d’ailleurs mon VPN depuis maintenant plusieurs années, et je n’ai jamais eu de raisons de m’en plaindre !

Pour rester incognito et protéger vos données, rien de mieux que de combiner plusieurs de ces outils. Utilisez un VPN comme Surfshark pour le quotidien, Tor pour les moments où l’anonymat est crucial, et des proxys pour des besoins spécifiques. En jonglant avec ces technologies, vous pourrez naviguer en toute tranquillité, loin des regards indiscrets.

Allez, maintenant, à vos claviers et protégez votre vie privée comme des pros !

Testez Surfshark VPN

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  • 2FAS – L’app 2FA open source pour sécuriser vos comptes en ligne
    Si vous cherchez une application pour gérer tous vos codes de double authentification, je vous propose aujourd’hui qu’on se penche sur le cas de 2FAS. Il s’agit d’une application disponible en français sous iOS et Android qui est totalement libre et qui supporte les codes TOTP (time-based one-time passwords) et HOTP. Pour rappel, le 2FA (Two-Factor Authentication) est une méthode d’authentification qui fournit une couche supplémentaire de sécurité pour les comptes en ligne. Ainsi en plu

2FAS – L’app 2FA open source pour sécuriser vos comptes en ligne

Par : Korben
6 mars 2024 à 09:00

Si vous cherchez une application pour gérer tous vos codes de double authentification, je vous propose aujourd’hui qu’on se penche sur le cas de 2FAS.

Il s’agit d’une application disponible en français sous iOS et Android qui est totalement libre et qui supporte les codes TOTP (time-based one-time passwords) et HOTP.

Pour rappel, le 2FA (Two-Factor Authentication) est une méthode d’authentification qui fournit une couche supplémentaire de sécurité pour les comptes en ligne. Ainsi en plus du nom d’utilisateur et du mot de passe, le 2FA utilise un deuxième facteur, qui n’est ni plus ni moins qu’un mot de passe à usage unique (OTP) affiché sur le téléphone de l’utilisateur, pour vérifier l’identité de ce dernier. Cela permet d’empêcher l’accès non autorisé aux comptes, même si le mot de passe est compromis.

Le fonctionnement de 2FAS est assez similaire à celui d’Authy ou de Google Authenticator. Sauf que 2FAS propose de la synchronisation sur votre compte iCloud / Google si vous le désirez et la possibilité d’importer des codes existants depuis d’autres outils comme Aegis, Raivo OTP, Lastpass, Google Authenticator, andOTP ou encore Authenticator Pro. Pour ceux qui sont coincés avec Authy, vu que ça ferme, surveillez le blog dans les jours qui viennent, je vous prépare un tuto pour vous sauver.

Pour sécuriser l’app, vous pouvez lui ajouter un code pin ansi sur le faceID, et cerise sur le gateau, vous avez la possibilité d’installer une extension sur votre navigateur desktop qui ira communiquer directement avec votre smartphone pour saisir à votre place les codes de double authentification via une simple alerte.

Bref, c’est un outil moderne, avec une interface très sympa et en plus c’est libre ! Que demande le peuple ?

À découvrir ici.

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