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  • Montez votre premier cyberdeck à l'aide de ce PDF gratuit
    Je suis trop content, le numéro d'août du magazine officiel Raspberry Pi est sorti avec un dossier spécial cyberdeck en couverture, et ses 132 pages sont téléchargeables gratuitement en PDF. Un cyberdeck, si ça ne vous dit rien, c'est un ordinateur portable bricolé à la main. Petit écran, clavier physique, look cyberpunk assumé. On fabrique la

Montez votre premier cyberdeck à l'aide de ce PDF gratuit

Par : Korben ✨
13 août 2026 à 10:06

Je suis trop content, le numéro d'août du magazine officiel Raspberry Pi est sorti avec un dossier spécial cyberdeck en couverture, et ses 132 pages sont téléchargeables gratuitement en PDF.

Un cyberdeck, si ça ne vous dit rien, c'est un ordinateur portable bricolé à la main. Petit écran, clavier physique, look cyberpunk assumé. On fabrique la machine que le commerce ne vend pas, pour un usage qui n'appartient qu'à soi. J'en ai déjà montré un y'a pas longtemps, même si faut encore voir ce que ça donne une fois posé sur un bureau.

Le dossier de Raspberry Pi Magazine en aligne une dizaine. Un Amstrad PPC 640 de 1987 vidé de ses entrailles pour loger un Raspberry Pi 3 et une appli de narration qui se déclenche à l'insertion d'une disquette. Une machine à écrire Smith Corona de 1989 refaite à neuf autour d'un Raspberry Pi 4. Un sac à dos qui trimballe un labo mobile, radio logicielle et outils Kali Linux...etc. Y'a de quoi faire !

On y croise aussi un Hackberry Pi monté en outil de pentest, une pochette rose façon clutch avec un Pi Model A+, et le PiDex Doomsday Companion, caisse étanche à panneau solaire qui embarque Wikipedia sur clé USB.

Vient ensuite le montage pas à pas. Brian Corteil y déroule la construction d'une machine logée dans une valise étanche de type Pelican (lien affilié), avec un Raspberry Pi 5, un écran tactile 7 pouces, un clavier Bluetooth, une carte son USB et une batterie LiPo protégée par un fusible.

Et rassurez-vous, le tuto ne se contente pas d'aligner des références à commander sur Amazon... Non, il détaille même le calcul d'alimentation à faire à la main, I = P/V, soit 28 W et environ 5,6 A pour un Pi 5 et son écran à pleine luminosité. Il conseille également de prototyper en carton votre cyberdeck avant de vous lancer dans la CAO, et préfère un power bank au LiPo pour ceux qui ne veulent pas jouer avec les batteries (BOUM !).

Pour récupérer le fichier PDF du magazine, le lien passe d'abord par une page de don. Si vous êtes un gros radin, le bouton No thanks, take me to the free PDF déclenchera quand même le téléchargement sans compte ni adresse mail. C'est en anglais bien sûr et pour ceux qui aiment le toucher du papier, l'édition physique coûte 7,99 livres.

Ah et le contenu est sous licence Creative Commons BY-NC-SA 3.0, sauf mention contraire. Amusez-vous bien !!

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  • Il déverrouille une Xbox 360 avec un Teensy et un peu de bruteforce
    Il y en a qui récupèrent des vieux canapés dans des bennes à ordures et puis il y a eWastelander qui passe son temps à récupérer du matériel électronique pour ses futures bidouilles . Sa dernière prise, c'est une Xbox 360 à 15 dollars, dénichée au fond du rayon des "défectueux" d'un magasin de jeux qui soldait tout à moitié prix. Elle démarre parfaitement mais son unique défaut, c'est un contrôle parental verrouillé par un code que plus personne ne connaît. C'est un modèle E, le d

Il déverrouille une Xbox 360 avec un Teensy et un peu de bruteforce

Par : Korben ✨
28 juillet 2026 à 18:11

Il y en a qui récupèrent des vieux canapés dans des bennes à ordures et puis il y a eWastelander qui passe son temps à récupérer du matériel électronique pour ses futures bidouilles . Sa dernière prise, c'est une Xbox 360 à 15 dollars, dénichée au fond du rayon des "défectueux" d'un magasin de jeux qui soldait tout à moitié prix. Elle démarre parfaitement mais son unique défaut, c'est un contrôle parental verrouillé par un code que plus personne ne connaît.

C'est un modèle E, le dernier de la gamme, sorti à peu près au moment de la Xbox One . Malheureusement, ce verrou lui interdit tout ce qui dépasse la classification E, soit l'équivalent américain du tout public. Par exemple, le jeu Rock Band Blitz est classé T, donc bloqué. Autrement, dans cette console, il n'y a pas de disque dur, il n'y a aucun profil qui a été enregistré. Et il n'y a absolument rien à récupérer de l'ancien proprio. Voilà, il y a juste le code PIN et c'est tout.

Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

Alors évidemment première tentative, la question secrète de récupération. "Quel est votre plat préféré ?" Il tape pizza, puis burger, puis chicken mais aucun ne passe...

Deuxième tentative, le code de réinitialisation d'usine planqué dans les menus. Il va donc dans les paramètres de la console où se trouvent les informations système. Il faut alors enchaîner une autre combinaison secrète de 6 boutons toujours identiques (gâchette gauche, gâchette droite, X, Y, bumper gauche, bumper droit) suivi de 4 pressions supplémentaires qui, elles, changent d'une console à l'autre. eWastelander programme alors les combinaisons en macros sur une manette 8BitDo, branchée via un adaptateur Brook Wingman et déroule toute la liste. Mais RIEN !

Mais il ne se laisse pas battre par le désespoir et amorce une troisième tentative : l'exploit logiciel bad update, qui se lance sur une console de série sans avoir à l'ouvrir et donne accès à une appli homebrew capable d'afficher le code en clair. Cet exploit ne se déclenche que depuis 2 jeux, Tony Hawk's American Wasteland et Rock Band Blitz. Sauf que, comme je vous le disais, Rock Band Blitz est classé T, et le verrou le bloque. Il bascule alors sur un autre exploit nommé bad avatar, mais la console freeze ! Quel enfer ! Comme cette 360 n'a aucun stockage interne, et que l'exploit réclame un disque dur ou une unité mémoire pour fonctionner, bah ça plante.

Restait la méthode "officielle", telle que décrite sur wiki Console Mods. Cela consiste à enregistrer la console sur son compte Microsoft puis à demander un reset du code, ou appeler le support qui le communique. Mais ce même wiki précise que la méthode "aurait été abandonnée d'après les retours négatifs, mais reste ici pour mémoire". Bref, y'a plus personne au comptoir !

Sa dernière option, qui se présente à lui, un peu comme la solution de la dernière chance, c'est d'effectuer un brute force sur la console. Et ça tombe bien parce qu'un autre dev surnommé Agent24 avait repris en janvier 2020 le code d'un autre bidouilleur (écrit à la base pour Arduino) puis adapté au Teensy.

Le Teensy, si vous ne connaissez pas, c'est une carte qui se fait passer pour un clavier USB et tape les combinaisons une par une. Cela représente 10 000 possibilités pour un code à 4 chiffres, soit entre une seconde et 17 heures selon la chance qu'on a. eWastelander coupe alors l'extinction automatique, laisse la carte tourner, et se barre...

5 heures après, il revient voir ce qu'il en est et, oh magie, sa console est déverrouillée !!

Bravo. Encore une fois, le brut de force a triomphé et ça ne date pas d'hier puisqu'en 2013, déjà, je vous parlais d'un bricoleur qui cassait le code PIN d'un GPS Garmin avec un Arduino et un vieux scanner, sur exactement le même nombre de combinaisons que pour la Xbox.

Et voilà comment ressusciter une console qu'on croyait perdue pour toujours à cause d'un simple code de contrôle parental !

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  • Sa boîte à goûter fait tourner un LLM en local
    Si vous avez eu une boîte à goûter M.A.S.K. dans les années 80 pour transporter vos BN, alors celle de RadioactiveArtist va vous plaire. Dans sa boite à goûter, pas de Princes ni de Balisto... lui, il embarque un Raspberry Pi 5, un écran tactile de 7 pouces et une IA qui tourne sans internet. Le clin d'œil est calculé puisque M.A.S.K., c'était ce dessin animé de 85-86 dont les objets du quotidien planquaient tous une seconde vie. Fermé, l'engin reste donc une boîte à goûter d'épo

Sa boîte à goûter fait tourner un LLM en local

Par : Korben ✨
28 juillet 2026 à 07:56

Si vous avez eu une boîte à goûter M.A.S.K. dans les années 80 pour transporter vos BN, alors celle de RadioactiveArtist va vous plaire. Dans sa boite à goûter, pas de Princes ni de Balisto... lui, il embarque un Raspberry Pi 5, un écran tactile de 7 pouces et une IA qui tourne sans internet.

Le clin d'œil est calculé puisque M.A.S.K., c'était ce dessin animé de 85-86 dont les objets du quotidien planquaient tous une seconde vie. Fermé, l'engin reste donc une boîte à goûter d'époque. Mais ouverte, elle devient un cyberdeck complet, avec clavier et enceintes noyés dans la partie basse + un écran qui se redresse sur sa propre charnière.

Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

Un cyberdeck, pour ceux qui débarquent des âges farouches (vous l'avez ?), c'est un ordinateur portable assemblé à la main dans un boîtier détourné, fait pour être réparé et modifié plutôt qu'acheté.

Dedans, y'a donc un Pi 5 avec 16 Go de RAM et une microSD de 128 Go. L'alimentation passe par un HAT UPS Geekworm, la carte d'onduleur qui se clipse sur le Pi, nourrie par 4 accus 18650. En façade, des lecteurs de cartes, des ports USB 3 et un jack casque, plus un hub audio USB Waveshare qui pilote les enceintes. Par contre, on ne sait rien de son autonomie...

L'Ethernet a été une vraie plaie apparemment puisqu'aucun adaptateur du marché ne rentrait dans l'espace disponible. Il a donc poncé à fond un connecteur RJ45 nu jusqu'à ce qu'il clipse dans le port. Les charnières, elles, se sont révélées bien plus dures que prévu, et les pattes du circuit imprimé de l'écran n'étaient pas faites pour encaisser cette tension. Une plaque ABS récupérée sur une vieille caisse de transport a réglé le problème.

Et la boîte ressort intacte !

Puis je sais pas si vous avez vu dans la vidéo, mais il y a aussi un LLM là-dedans. Un modèle de 3 milliards de paramètres via Ollama, qui répond sans la moindre connexion. L'écran de boot, l'écran de login et les icônes maison, eux, ont été codés avec Claude Code, qu'il a installé sur la machine le temps de la configuration.

Si le format vous parle, le Hackberry Pi CM5 dont je vous ai parlé joue dans la même cour, et les cyberdecks faits maison ont droit à leur guide sur le site.

Bref, à moitié jouet, à moitié machine de terrain, et zéro trou dans la boîte ça, c'est du respect pour l'objet !!

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  • Sa famille vidait la batterie, alors il a électrifié sa Steam Deck
    Alors celle-là, c'est la meilleure ! Conroyy Jenkinss en avait tellement marre que sa famille lui vide la batterie de sa Steam Deck sans jamais la recharger qu'il a fini par coller des pics et un taser dessus. Oui, un taser, le mec est fou ! Il a posté son truc hier sur r/SteamDeck en racontant comment il s'y est pris. "J'en avais marre que ma famille vide toujours la batterie de ma console sans la recharger", donc il a modélisé une coque hérissée de pointes dans Blender, l'a imp

Sa famille vidait la batterie, alors il a électrifié sa Steam Deck

Par : Korben ✨
27 juillet 2026 à 19:20

Alors celle-là, c'est la meilleure ! Conroyy Jenkinss en avait tellement marre que sa famille lui vide la batterie de sa Steam Deck sans jamais la recharger qu'il a fini par coller des pics et un taser dessus. Oui, un taser, le mec est fou !

Il a posté son truc hier sur r/SteamDeck en racontant comment il s'y est pris. "J'en avais marre que ma famille vide toujours la batterie de ma console sans la recharger", donc il a modélisé une coque hérissée de pointes dans Blender, l'a imprimée en 3D et l'a clipsée sur la bête. Plus moyen comme ça de la tenir en main confortablement.

Vous allez me dire qu'il exagère, sauf qu'une Steam Deck n'est plus vraiment l'objet qu'on prête à la légère. Le modèle OLED 1 To est passé de 649 à 949 dollars, du jour au lendemain, à cause de la flambée du prix des composants donc à ce tarif, je comprends qu'il y tienne plus qu'à ses propres gosses ^^/

Sauf que la coque à pointes ça ne lui suffisait pas. Il a donc branché un Raspberry Pi avec un petit haut-parleur, une caméra de détection d'objets et un servomoteur, puis écrit un script Python.

Quand la caméra repère quelqu'un dans le champ, ça balance un clip audio débile, ça attend quelques secondes, et le servo déclenche un taser monté sur le dessus de la console. C'est la même techno que celle qui sert normalement à repérer un colis devant votre porte , sauf qu'ici elle repère votre petit frère.

Rassurez-vous quand même pour la famille. Quand on y regarde d'un peu plus près, le taser ne peut atteindre personne depuis son perchoir. Il crépite dans le vide, façon épouvantail. Ça fait donc quand même un peu peur, mais ça n'électrocute pas, sauf si on met son doigt.

Dans les commentaires sur Reddit, les gens se sont demandé pourquoi il n'avait pas juste mis un mot de passe. Mais lui explique que ça minimise le risque que sa famille y touche. Ils sont forcés de lui demander la permission maintenant.

Voilà, d'après l'auteur lui-même, c'est "clairement le truc le plus con que j'aie jamais construit, mais ça marche, et plus personne n'y touche". Après, c'est pénible aussi pour lui parce que quand il veut jouer, il faut qu'il enlève la coque avec les piques et qu'il désactive le taser.

Mais il reconnaît que ça vaut le coup quand même ^^.

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  • Une salle de contrôle satellite maison, 100% européenne
    Une salle de contrôle satellite, celle qu'on imagine avec des grands écrans et des ingénieurs en blouse, Clément Igonet en a monté une version perso qui tient sur un seul serveur. Son projet Overwatch affiche 23 satellites qui défilent en temps réel sur un globe. Vous cliquez sur n'importe lequel pour lire, en direct, sa tension de batterie, ses températures et ses courants. Le tout à partir de données 100% ouvertes. Et il y a deux trucs vraiment sympas à regarder ! D'abord, la ba

Une salle de contrôle satellite maison, 100% européenne

Par : Korben ✨
23 juillet 2026 à 12:02

Une salle de contrôle satellite, celle qu'on imagine avec des grands écrans et des ingénieurs en blouse, Clément Igonet en a monté une version perso qui tient sur un seul serveur. Son projet Overwatch affiche 23 satellites qui défilent en temps réel sur un globe. Vous cliquez sur n'importe lequel pour lire, en direct, sa tension de batterie, ses températures et ses courants. Le tout à partir de données 100% ouvertes.

Et il y a deux trucs vraiment sympas à regarder ! D'abord, la batterie de chaque satellite monte et descend selon qu'il passe au soleil ou dans l'ombre de la Terre, et ça se voit direct sur le graphe. Ensuite, pour chaque engin, une carte montre quelles stations au sol l'ont capté : tel satellite entendu depuis Kitakyushu, Buenos Aires et un jardin en Bavière. C'est une vraie photo vivante du réseau de radioamateurs qui écoutent le ciel !

Les positions des engins viennent de CelesTrak, la télémétrie de SatNOGS, le réseau mondial de stations tenues par des radioamateurs bénévoles, et le fond de carte, c'est de l'imagerie Sentinel-2 de Copernicus. C'est un peu comme ce globe temps réel qui agrège avions, navires et radios , sauf qu'ici on écoute des satellites.

Un truc qui m'a surpris, d'ailleurs c'est que sur environ 1700 satellites encore vivants, seulement 23 émettent en clair ET sont vraiment entendus par une antenne. C'est ça l'état réel de la télémétrie satellite ouverte aujourd'hui. J'avais déjà parlé d'un radioamateur qui décode le signal d'une sonde chinoise , et ici c'est la même idée, mais servie sur un joli globe.

Le tout est open source sous licence AGPL, auto-hébergé en Europe, dans la même logique que la stack privacy européenne dont je vous parlais .

La démo est juste ici , amusez-vous bien à cliquer sur tous ces satellites !

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  • Phantomdrive - La clé USB déverrouillée par un fichier texte
    Ryan Walker, le gars derrière Rootkit Labs, vient de sortir un truc que je trouve super malin. C'est une clé USB, baptisée Phantomdrive, qui se déverrouille en écrivant dans un simple fichier texte stocké dessus. Vous la branchez, vous ouvrez un bloc-notes, vous tapez password:votremotdepasse dans un fichier que vous enregistrez à la racine, et hop, une partition cachée apparaît. Et y'a pas de logiciel pour faire tourner ça ! Au branchement, votre système voit une clé de 8 Go tout ce qu'il y a d

Phantomdrive - La clé USB déverrouillée par un fichier texte

Par : Korben ✨
23 juillet 2026 à 09:06

Ryan Walker, le gars derrière Rootkit Labs, vient de sortir un truc que je trouve super malin. C'est une clé USB, baptisée Phantomdrive, qui se déverrouille en écrivant dans un simple fichier texte stocké dessus. Vous la branchez, vous ouvrez un bloc-notes, vous tapez password:votremotdepasse dans un fichier que vous enregistrez à la racine, et hop, une partition cachée apparaît.

Et y'a pas de logiciel pour faire tourner ça ! Au branchement, votre système voit une clé de 8 Go tout ce qu'il y a de plus banale, et il est incapable de deviner qu'il existe le moindre octet au-delà. Le firmware, lui, n'a aucune notion de système de fichiers, et se contente d'intercepter les commandes USB brutes (les WRITE10 et READ10 que votre ordi envoie pour lire et écrire des blocs) et de les traduire pour la carte SD planquée à l'intérieur.

Et quand il repère le motif password: qui passe, il dérive alors une clé, démonte la partition visible et remonte la seconde, chiffrée en AES-256, le tout en trois secondes chrono.

L'idée derrière ce bricolage, c'est le modèle de menace que ça vient contrer. Par exemple, un volume caché VeraCrypt vous sauve si on vous force à donner votre mot de passe, car vous pouvez mettre en place 2 niveaux de mot de passe. Le premier est un leurre qui ne révèle pas grand-chose et le second ouvre la vraie partition avec tous vos secrets. Mais bon, tout le monde connaît le truc et le simple fait d'avoir un conteneur chiffré sur vous suffit à vous faire passer pour un suspect. Phantomdrive répond donc à ça, puisque rien n'est détectable donc il n'y a rien à vous reprocher... Exactement ce qui se joue aux frontières, où les appareils se font fouiller sans se gêner .

Évidemment, cette invisibilité tient uniquement face à une inspection logicielle, et pas face à un labo qui démonterait la clé. Ryan le reconnaît lui-même, on peut retrouver la carte SD en cassant le boîtier, même s'il l'a noyée dans l'époxy et que la partition cachée, elle, restera chiffrée quoiqu'il arrive.

Sauf que si on dessoude la puce et qu'on lit la mémoire brute, on tombera forcément sur bien plus que les 8 Go annoncés, à cause de ce gros bloc de données illisibles qui trahit l'existence de la partition cachée. La déniabilité joue donc contre un contrôle "pressé" mais pas contre un forensique très motivé. Autre limite rigolote, si vos vraies données contiennent par hasard la chaîne password:, la clé peut alors se déverrouiller toute seule au mauvais moment.

Et surtout, le projet n'a pas été audité. C'est du hardware expérimental fait par une seule personne, sous licence MIT certes, mais pas un coffre-fort certifié. C'est rigolo pour bidouiller, mais pas encore pour lui confier de vrais secrets.

Côté matos, Ryan a utilisé une puce que je ne connaissais pas, la CH569, qui embarque de l'USB3 et un bloc de chiffrement AES matériel. Les débits restent modestes mais suffisants pour de l'usage courant, autour de 9 Mo/s en écriture et 20 Mo/s en lecture. Sachez aussi que s'il est parti sur une carte SD plutôt que de l'eMMC, c'est parce que cette dernière est devenue hors de prix à cause de la flambée des mémoires dopées par l'IA.

Hé oui, même les bidouilleurs hardware se prennent la bulle de l'IA dans les pattes. Voilà, tout est sur GitHub , électronique, mécanique et firmware compris, avec une page de précommande si vous préférez ne pas sortir le fer à souder.

Source : Rootkit Labs

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  • Cette mini liseuse sous Android fait tout tourner
    - Contient des liens affiliés Amazon - Vous le savez, j'adore les liseuses de la marque Boox, et ils m'ont proposé de tester ce nouveau modèle. La Boox Go 6 Gen II tient sans problème dans une seule main, même petite, comme un vieux livre de poche corné, pèse à peine 160 grammes et se glisse dans une poche sans que vous la sentiez, ce qui en fait désormais la liseuse que je finis par emmener absolument partout, en vacances, sur mon canapé en passant par la salle d'attente du

Cette mini liseuse sous Android fait tout tourner

22 juillet 2026 à 17:22
- Contient des liens affiliés Amazon -

Vous le savez, j'adore les liseuses de la marque Boox, et ils m'ont proposé de tester ce nouveau modèle. La Boox Go 6 Gen II tient sans problème dans une seule main, même petite, comme un vieux livre de poche corné, pèse à peine 160 grammes et se glisse dans une poche sans que vous la sentiez, ce qui en fait désormais la liseuse que je finis par emmener absolument partout, en vacances, sur mon canapé en passant par la salle d'attente du médecin.

Elle est plus petite qu'un iPad mini et plus légère qu'un roman papier, si bien que je la tiens d'une seule main pendant des heures sans jamais sentir mon poignet tirer, ce qu'aucune tablette classique ne m'avait vraiment permis de faire aussi longtemps.

Ce qui me plaît le plus avec ce modèle, c'est ce que j'en fais concrètement tous les jours, puisque j'y ai installé l'application Kindle d'Amazon et que je lis absolument tous mes bouquins dessus, exactement comme je le ferais sur une vraie Kindle posée sur ma table de nuit. Vous pouvez du coup installer n'importe quelle application de lecture, ou tout simplement utiliser l'application native installée sur la Boox, et y déposer vos ebooks, par exemple via Dropbox ou Google Drive.

Dans mon cas, qui utilise une Kindle aussi, le vrai confort, c'est que tout reste synchronisé entre les deux appareils, la page où je me suis arrêté, mes surlignages et mes notes se retrouvant d'un côté comme de l'autre sans que j'aie le moindre réglage à faire.

Et c'est là que l'astuce Android prend tout son sens, parce que la Go 6 tourne sous Android avec le Google Play Store, ce qui veut dire que j'installe exactement l'application que je veux, tout comme je le ferais sur un téléphone.

Kindle, Kobo, ou même l'application de votre bibliothèque municipale pour emprunter des livres gratuitement, un lecteur de PDF pour les documents du boulot, tout cohabite sur le même petit écran, alors qu'une liseuse classique vous enferme dans le magasin de son seul fabricant sans vous laisser le choix.

Niveau écran, on retrouve une dalle e-ink de 6 pouces à 300 pixels par pouce, avec un texte aussi net qu'une impression laser qui se lit parfaitement en plein soleil sans le moindre reflet gênant.

L'éclairage frontal est réglable avec les classiques blanc froid et blanc chaud, selon l'heure, ce qui rend la lecture très confortable. La batterie tient tranquillement une bonne semaine en utilisation intensive, et bien plus si vous n'utilisez pas le rétro-éclairage.

Le reste suit sans faire d'histoires. Elle a 3 Go de mémoire pour faire tourner l'ensemble de vos applications sans ralentissement, 32 Go de stockage qu'une carte microSD peut aussi étendre, et un dos texturé vraiment très agréable à tenir, le tout pour environ 200 euros en noir ou en blanc.

Pour lire partout sans trimballer une tablette et sans renoncer à mes livres Kindle, c'est très exactement la liseuse que j'attendais. C'est complètement validé ! Et disponible ici sur Amazon en noir , ou en blanc .

Si vous cherchez un modèle un peu plus grand, j'avais aussi testé ce modèle , et même celui-ci en couleur ! J'ai aussi testé la version tablette, la BOOX Go 10.3 Gen 2 Lumi sur Mac4ever .

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  • Moonshine - Et votre serveur Linux sans écran devient une console
    NVIDIA a débranché GameStream, son système maison pour envoyer les jeux de votre PC vers une Shield ou un laptop. Sauf que le protocole, lui, n'est pas mort : Moonlight , le client open source qui le réimplémente, tourne toujours sur Windows, macOS, Linux, Steam Link, Raspberry Pi 4, Apple TV et Xbox, et même sur des Switch et des Vita en homebrew. Et surtout, Hans Gaiser bricole depuis début 2024 une pièce qui manquait côté serveur, Moonshine , qui commence à être sé

Moonshine - Et votre serveur Linux sans écran devient une console

Par : Korben ✨
20 juillet 2026 à 13:51

NVIDIA a débranché GameStream, son système maison pour envoyer les jeux de votre PC vers une Shield ou un laptop. Sauf que le protocole, lui, n'est pas mort : Moonlight , le client open source qui le réimplémente, tourne toujours sur Windows, macOS, Linux, Steam Link, Raspberry Pi 4, Apple TV et Xbox, et même sur des Switch et des Vita en homebrew.

Et surtout, Hans Gaiser bricole depuis début 2024 une pièce qui manquait côté serveur, Moonshine , qui commence à être sérieusement utilisable.

Moonlight n'étant qu'un client, il affiche l'image et renvoie votre clavier, votre souris et votre manette. Derrière, il faut donc forcément une machine qui capture le jeu et qui encode la vidéo en temps réel.

Bref, comme je vous le disais, depuis que NVIDIA a rangé GameStream au placard début 2023, ce rôle revient à des serveurs communautaires. Le seul que la FAQ Moonlight recommande, c'est Sunshine , du collectif LizardByte. C'est codé en C++ sous licence GPL-3 et ça tourne sous Windows, Linux, macOS et FreeBSD. Sauf que Sunshine capture une session de bureau existante ce qui veut dire que sur une machine sans écran, il faut composer avec ça, et c'est de là que vient toute la littérature sur les dongles HDMI factices et autres écrans virtuels...

Alors que Moonshine, lui, est codé en Rust et prend un autre chemin. En fait, chaque session de streaming tourne dans son propre environnement isolé, qui est totalement séparé de votre bureau. Du coup, vous n'avez plus besoin de session active du tout... Une simple tour sans écran fera parfaitement le boulot.

Voilà, si vous avez une machine Linux qui dort dans votre placard avec un GPU dedans, ça peut vous permettre de lancer Moonlight depuis votre canapé à distance, et c'est le serveur qui gérera la session rien que pour vous.

Après, c'est du Linux uniquement, testé sur Arch même si ça remonte que ça tourne aussi sur d'autres distribs, avec systemd obligatoire pour lancer et gérer tout ce qui est processus. Et du côté du GPU, il vous faudra de l'encodage vidéo Vulkan, donc, vous l'aurez compris, une Nvidia RTX ou une AMD RDNA2 ou plus récente, voire une Intel Arc pour les plus motivés.

Voilà, toutes vos vieilles GTX resteront sur le banc de touches... Sans oublier que vous aurez besoin du client Moonlight en version 6.0.0 minimum et que la compatibilité avec les portages non officiels n'est pas garantie.

Les codecs supportés, c'est du H.264, H.265 et AV1, avec du HDR en 10 bits. L'AV1 est marqué expérimental et Hans Gaiser prévient lui-même qu'il fait gonfler la taille des images au fil du temps sur les cartes NVIDIA. Sauf que c'est réglé depuis : NVIDIA a sorti le correctif dans son pilote Vulkan beta 595.44.3.0 et Hans Gaiser a confirmé début avril, mesures à l'appui, que la qualité était revenue à la normale. Son README, lui, n'a pas suivi et vous conseille encore de rester en H.264 ou H.265. Donc si l'AV1 vous tente, prévoyez le pilote Vulkan beta, pas celui de votre distrib.

Notez aussi que Moonshine n'est pas conçu pour être utilisé sur des réseaux publics puisque le protocole GameStream sous-jacent a des limites qui font que le trafic n'est pas entièrement chiffré au niveau applicatif. Donc, si vous vous y mettez, n'exposez jamais les ports de Moonshine directement sur internet. Préférez passer par Tailscale ou un WireGuard par exemple.

Bref, Moonlight, Sunshine, Moonshine... si comme moi, vous vous emmêlez dans les noms, c'est parfaitement normal. N'empêche que c'est un super truc, encore en dev, certes, mais ça promet pour le futur...

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  • Inky Bird Frame - Les piafs du jardin en planches naturalistes
    Vous vous souvenez de BirdNet-Pi ? Ce montage dont je vous avais parlé, qui collait un micro sur un Raspberry Pi pour reconnaître les piafs du jardin à l'oreille ? Et bien Henry Sowell, un maker qui signe sous le pseudo de veteranbv, vient de pousser le délire un cran plus loin avec Inky Bird Frame. Il s'agit d'un cadre e-ink accroché au mur qui affiche les oiseaux repérés autour de chez vous, façon planches naturalistes de carnet de terrain du 19e siècle. Dans le cadre, un écran

Inky Bird Frame - Les piafs du jardin en planches naturalistes

Par : Korben ✨
13 juillet 2026 à 16:16

Vous vous souvenez de BirdNet-Pi ? Ce montage dont je vous avais parlé, qui collait un micro sur un Raspberry Pi pour reconnaître les piafs du jardin à l'oreille ? Et bien Henry Sowell, un maker qui signe sous le pseudo de veteranbv, vient de pousser le délire un cran plus loin avec Inky Bird Frame. Il s'agit d'un cadre e-ink accroché au mur qui affiche les oiseaux repérés autour de chez vous, façon planches naturalistes de carnet de terrain du 19e siècle.

Dans le cadre, un écran Pimoroni Inky Impression de 13,3 pouces, du e-paper 6 couleurs en 1600x1200, avec un Raspberry Pi Zero 2 W planqué derrière qui se contente d'afficher l'image. Mais le vrai boulot se fait ailleurs, sur un contrôleur (un Pi 4, ou n'importe quel Mac ou Linux qui traîne chez vous) qui surveille les observations publiques d'oiseaux dans un rayon configurable autour de votre maison.

Le cadre en situation, avec sa planche Eastern Bluebird ( Source )

Pour les données, vous prenez ce qui vous arrange. iNaturalist par défaut, eBird si vous préférez (avec un plafond à 50 km et 30 jours), ou même votre propre station BirdWeather si vous en avez déjà une qui écoute le jardin. Et grâce à àa, dès que vos micros captent une fauvette, hop, elle s'affiche sur votre mur.

C'est chouette hein ? (vous l'avez ?)

Aussi, quand une espèce jamais croisée dans votre coin pointe le bout de son bec, et que sa planche n'existe pas encore, hé bien le contrôleur la fabrique alors avec Codex, le CLI d'OpenAI, que le projet fait tourner via un simple abonnement ChatGPT, en s'appuyant sur des photos de référence sous licence et une fiche documentée sur l'oiseau.

Et pour éviter l'effet slop IA, chaque planche passe ensuite devant une seconde IA qui joue les contrôleuses qualité, en la comparant avec des photos de référence (plumage, proportions, forme du bec), en la vérifiant avec 2 sources d'autorité minimum et les noms scientifiques exacts.

Le catalogue commun compte déjà 71 espèces approuvées via des pull requests validées par la CI, c'est vraiment joli en plus, regardez :

Une planche du catalogue, générée puis validée par le pipeline ( Source )

Bon, maintenant le tarif. Comptez environ 360 dollars pour le cadre seul, dont 275 dollars juste pour l'écran (l'e-paper couleur en 13 pouces, ça douille !), et si vous ajoutez le Raspberry Pi 4, la facture montera à 350$.

Autre point qui pique un peu, le catalogue actuel est bourré d'oiseaux nord-américains, Eastern Bluebird, Northern Cardinal et toute la clique. Vos mésanges charbonnières et vos rouges-gorges, il faudra donc les générer vous-même, ce qui rend l'abonnement ChatGPT quasi obligatoire pour un utilisateur français.

Après pour le reste, j'ai l'impression que c'est assez complet. Ça fait une rotation des planches en séquentiel, aléatoire ou pondérée selon le nombre d'observations. Vous recevez des notifications pushover. Ça peut se brancher sur Discord, Slack ou Home Assistant via Apprise. Et toute l'intelligence reste bien sûr du côté du contrôleur.

Voilà, si ça peut vous intéresser, c'est sous licence MIT sur GitHub Avec le guide de montage, la liste des courses et bien sûr les photos de la construction.

Et si vous aimez les piafs, mais que monter d'oras péripi, c'est pas trop votre truc., Merlin Bird ID jetez un oeil aussi à ce projet qui est beaucoup plus simple d'accès puisqu'il tourne directement sur votre smartphone.

Voilà, je parle souvent de petits bricolages dans ce style, et c'est assez rare que j'ai envie de me lancer moi-même dedans, mais là, celui-là me plaît vraiment bien. Je ne sais pas si j'aurai le temps, mais je me dis que c'est un projet cool que je ferais bien un jour.

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  • Il détourne un chien robot Unitree pour aider son père
    Prenez un chien robot d'Unitree, du genre qui patrouille dans les usines, ajoutez-y un siège baquet, un harnais et pas mal de code et vous obtiendrez un nouveau genre de jambes bioniques du futur ! Jake Laser a réalisé ça pour son père, en fauteuil roulant depuis une dizaine d'années à cause d'une sclérose en plaques et le résultat est bien délire. La machine de départ est donc un quadrupède industriel Unitree à roues motorisées et pattes articulées qui sur sol lisse, roule comme un véhicule à r

Il détourne un chien robot Unitree pour aider son père

Par : Korben ✨
11 juillet 2026 à 06:59

Prenez un chien robot d'Unitree, du genre qui patrouille dans les usines, ajoutez-y un siège baquet, un harnais et pas mal de code et vous obtiendrez un nouveau genre de jambes bioniques du futur ! Jake Laser a réalisé ça pour son père, en fauteuil roulant depuis une dizaine d'années à cause d'une sclérose en plaques et le résultat est bien délire.

La machine de départ est donc un quadrupède industriel Unitree à roues motorisées et pattes articulées qui sur sol lisse, roule comme un véhicule à roues mais qui sur terrain accidenté, peut déplier ses gambettes, grimper des escaliers, enjamber les obstacles et traverser des paysages rocheux sans broncher.

Rien à voir cela dit avec le Unitree Go2 grand public que vous connaissez qui est plus un jouet. Là c'est la version B2-W pour les entreprises vendue autour de 100 000 dollars, qui sert d'habitude à inspecter des entrepôts ou des sites dangereux. Pour info, Unitree, c'est la même boîte qui vend aussi un mecha à 500 000 dollars , histoire de vous situer le niveau de matériel.

Le transformer en engin sur lequel on peut monter, ça a demandé du vrai boulot d'ingénierie. Après avoir testé plusieurs positions d'assise, Jake a fixé un siège baquet de course directement sur la colonne du robot, les jambes du passager vers l'avant pour que les pattes robotisées puissent bouger librement en dessous.

Il a ajouté un harnais bien costaud et surtout, il a dû recalibrer tout le logiciel de balance du robot pour compenser le poids d'un humain qui se déplace en permanence. Un B2-W sait s'équilibrer avec une charge fixe, mais beaucoup moins avec quelqu'un qui bouge dessus, se penche et change le centre de gravité à chaque seconde.

Mais une fois le code ajusté, les capteurs et les moteurs gardent l'équilibre même en marchant sur un terrain pourri. Le pilotage passe ensuite par un joystick double sans fil qui gère tout : avancer, tourner, se déplacer en crabe, et ajuster la hauteur du robot pour monter et descendre plus facilement.

Et le plus fou, c'est qu'un B2-W ne devrait porter qu'une quarantaine de kilos quand il marche alors que là il trimballe un adulte plus son siège, soit largement le double. Vous l'aurez compris, c'est pas homologué hein ^^.

Capture : JLaservideo (YouTube)

Jake voulait aussi que son père soit fier de son engin alors il s'est inspiré des Bugatti des années 40 pour l'habiller avec une carrosserie galbée, de la fibre de carbone, des phares chromés + éclairage LED sous le châssis et enjoliveurs custom. On est à mi-chemin entre le robot de combat et la voiture de collection ^^.

Bien sûr, avant d'y installer son père, Jake a fait subir à son robot plein de tests d'efforts et de sécurité. Il lui a fait grimper des rebords super hauts, traverser des échelles, monter des tonnes d'escaliers bien tordus et franchir des lits de rivière rocheux, le tout sans jamais perdre l'équilibre. C'est seulement une fois la fiabilité prouvée que son père est monté à bord. Et après des années coincé dans un fauteuil classique, il a pu retourner sur des sentiers et dans des endroits qui étaient devenus, pour lui, des souvenirs lointains.

Bien sûr, c'est un exemplaire unique, et pas un dispositif médical que vous pourrez commander, mais je trouve que l'idée de détourner de la robotique industrielle pour redonner de l'autonomie à quelqu'un c'est vraiment chouette. On a déjà vu des robots japonais faire ça pour des personnes en situation de handicap , et ce genre de bidouille prouve que la techno existe déjà, et qu'il ne manque que des gens motivés pour la détourner dans le bon sens.

Bref, matez la vidéo, vous allez kiffer la partie où le père de Jake capte qu'il peut de nouveau aller où il veut (dans la limite de l'autonomie disponible)

Source : Yanko Design

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  • Un ESP32 à quelques euros pour éviter le clavier Touch ID d'Apple
    Posez votre doigt sur un capteur et hop, votre session s'ouvre. Sur un Mac, ce petit confort passe par exemple par le Magic Keyboard avec Touch ID (lien affilié) parce qu'Apple réserve la biométrie à son propre matériel. Mais le bidouilleur Zimeng Xiong a trouvé ça un peu chéros, alors il a bricolé la même chose avec un ESP32-S3 à quelques euros . Le tout tient dans un boîtier imprimé en 3D contenant un capteur d'empreinte ZW101 qui lit votre doigt, et une carte ESP32-S3 (une Seeed Studio XIA

Un ESP32 à quelques euros pour éviter le clavier Touch ID d'Apple

Par : Korben ✨
7 juillet 2026 à 10:51

Posez votre doigt sur un capteur et hop, votre session s'ouvre. Sur un Mac, ce petit confort passe par exemple par le Magic Keyboard avec Touch ID (lien affilié) parce qu'Apple réserve la biométrie à son propre matériel. Mais le bidouilleur Zimeng Xiong a trouvé ça un peu chéros, alors il a bricolé la même chose avec un ESP32-S3 à quelques euros .

Le tout tient dans un boîtier imprimé en 3D contenant un capteur d'empreinte ZW101 qui lit votre doigt, et une carte ESP32-S3 (une Seeed Studio XIAO - lien affilié) qui se fait passer pour un clavier USB. Ensuite, si l'empreinte correspond, elle tape votre mot de passe suivi d'Entrée. Vu de l'ordinateur, l'engin n'est qu'un clavier qui tape à votre place, et n'est donc liée à aucun système d'exploitation en particulier.

Le truc bien pensé je trouve, c'est que le mot de passe ne vit jamais sur l'ESP. La carte ne garde qu'une clé d'appairage de 32 octets et le mot de passe, lui, reste sur l'ordinateur, conservé par un petit service que vous installez.

Quand vous posez le doigt, l'ESP réclame ce mot de passe via un échange chiffré, avec une clé d'appairage partagée et un nonce aléatoire pour bloquer les rejeux, le déchiffre en mémoire vive le temps de le taper, puis efface tout en quelques millisecondes. Il compte aussi sur le Secure Boot et le Flash Encryption de l'ESP32-S3 pour qu'un dump de la puce ne livre aucune clé.

Après, histoire d'être transparent avec vous, sachez que le seul maillon faible de ce gadget se situe entre le capteur et l'ESP car la liaison série n'est pas protégée. Toute la vérification de l'empreinte se passe dans le capteur, pas dans le microcontrôleur, donc quelqu'un qui aurait accès à votre machine et au boîtier en même temps pourrait usurper le capteur et forcer l'envoi du mot de passe. La parade de Zimeng c'est donc de noyer toute l'électronique dans de l'epoxy noir.

Sous Windows, vous branchez un lecteur d'empreinte USB et Windows Hello fait le reste, c'est plutôt simple. Apple par contre verrouille un peu plus le truc, donc il faudra installer le logiciel compagnon. Et Zimeng Xiong ne compte pas s'arrêter là, puisqu'il annonce une version qui émule une carte à puce, pour se connecter sans jamais taper de mot de passe, comme le font déjà les passkeys . Là, on serait un cran au dessus en matière de sécurité.

Le code est public sur GitHub si vous voulez tenter le montage. Rien de prêt pour la production évidemment, mais une chouette démonstration qu'avec un ESP32 et un peu de crypto, on peut faire de jolies choses.

Source

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  • oomwoo - Le robot aspirateur open source à monter soi-même
    La société Maker's Pet vient de lancer oomwoo , un robot aspirateur open source que vous construisez vous-même ! C'est fait à base de Raspberry Pi 5, LiDAR 2D, ROS 2, châssis imprimé en 3D, et le tout fonctionne en local. Sauf qu'il y a un détail rigolo, pour l'instant il fait à peu près tout... sauf aspirer ^^. Je m'explique... Votre Roborock ou votre iRobot, vous ne le savez pas mais vous ne le possédez pas vraiment. Il se balade partout, cartographie votre apart ou votre maison, envoie tout s

oomwoo - Le robot aspirateur open source à monter soi-même

Par : Korben ✨
3 juillet 2026 à 10:28

La société Maker's Pet vient de lancer oomwoo , un robot aspirateur open source que vous construisez vous-même ! C'est fait à base de Raspberry Pi 5, LiDAR 2D, ROS 2, châssis imprimé en 3D, et le tout fonctionne en local.

Sauf qu'il y a un détail rigolo, pour l'instant il fait à peu près tout... sauf aspirer ^^.

Je m'explique... Votre Roborock ou votre iRobot, vous ne le savez pas mais vous ne le possédez pas vraiment. Il se balade partout, cartographie votre apart ou votre maison, envoie tout sur des serveurs distants et surtout, le jour où le fabricant ferme boutique, bah votre robot il termine à la casse.

Alors c'est vrai, des bidouilleurs libèrent déjà ces engins du cloud en leur greffant un firmware ouvert. Mais oomwoo prend le problème à l'envers, puisqu'au lieu de libérer un robot fermé, vous en montez un qui soit libre dès la première vis !

Côté matos, vous allez avoir besoin, comme je vous le disais, d'un Raspberry Pi 5 (ou d'un Pi 4), d'un petit LiDAR 2D, de quelques moteurs et d'un châssis que vous sortirez de votre imprimante 3D. Son cerveau, lui, tourne sous ROS 2 avec Nav2 pour la navigation, et vous pouvez tout tester virtuellement dans une simulation Gazebo avant même de visser quoi que ce soit.

Côté maison connectée, ça se branche direct sur Home Assistant et toutes les datas restent chez vous en local. Le LiDAR c'est vraiment le cœur du projet puisque c'est ce capteur qui donne la vue en relief aux petits robots . Avant ça coûtait une petite fortune, mais aujourd'hui, ça peut se trouver pour une trentaine d'euros comme ce LDS02RR qui équipe notamment les Roborock.

Et pour orchestrer toute cette joyeuse bande hardware, le projet utilise un micro-contrôleur à quelques euros qui gère toutes les entrées et les sorties, pendant que le RPi se tape le gros des calculs.

oomwoo en est à sa toute première version, en mode RFC (request for comments), autrement dit le truc se conçoit en public au grand jour et leur objectif premier, c'est donc d'avoir un robot qui cartographie votre appart au LiDAR et se balade tout seul avant même de penser à aspirer.

Alors oui, pour le moment, c'est uniquement de la simulation et aucun proto n'a été assemblé mais ça ne saurait tarder. Quoiqu'il en soit, vous pouvez suivre toutes les étapes du projet en live sur GitHub et intervenir si vous voulez aider .

Après, un aspi robot qui n'aspire pas, ça ne vous inspire peut-être pas (jeux de moooots) mais c'est surtout un projet en train de naitre, qui si vous l'attrapez en route, vous permettra d'apprendre de nouveaux concepts en robotique comme le SLAM, la navigation autonome ou ROS 2 sans avoir à lâcher un billet dans du matos hors de prix (ils visent 200 dollars de matos au max).

Bref, c'est moins un aspirateur qu'un cours de robotique déguisé mais ça vaut le coup d'oeil. Le code vous attend sur GitHub .

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  • Un boîtier Wi-Fi qui détecte les gens à travers les murs
    Ce serait marrant de détecter quelqu'un dans une pièce voisine, sans utiliser de caméra ou de capteur infrarouge. En fait, c'est possible avec juste du Wifi et c'est ce que nous prouve Talking Sasquach qui vient de se bricoler un petit boitier capable de faire ça. Je vous rassure, l'idée n'a rien de neuf. Notre corps est plein d'eau, et l'eau ça renvoie et ça absorbe les ondes radio. Du coup, dès que vous bougez un peu votre popotin, bah ça perturbe les signaux Wi-Fi qui traversent la pièce.

Un boîtier Wi-Fi qui détecte les gens à travers les murs

Par : Korben ✨
2 juillet 2026 à 23:05

Ce serait marrant de détecter quelqu'un dans une pièce voisine, sans utiliser de caméra ou de capteur infrarouge. En fait, c'est possible avec juste du Wifi et c'est ce que nous prouve Talking Sasquach qui vient de se bricoler un petit boitier capable de faire ça.

Je vous rassure, l'idée n'a rien de neuf. Notre corps est plein d'eau, et l'eau ça renvoie et ça absorbe les ondes radio. Du coup, dès que vous bougez un peu votre popotin, bah ça perturbe les signaux Wi-Fi qui traversent la pièce.

Et si vous êtes trop gros, PAF vous passez en zone blanche ! (et pas en sauce blanche !)

Non, ça je l'ai inventé, vous pouvez vous détendre. Mais pour le reste, j'en parlais déjà en 2009 , avec des chercheurs de l'Utah qui reconstituaient carrément une image des gens de l'autre côté du mur, ondes radio à l'appui.

Sauf que là, plus besoin d'un labo puisque tout tient dans la main. Le cœur de l'engin est un M5Stack Cardputer ADV (c'est un ESP32-S3 avec un mini-écran, un clavier et une batterie intégrés) auquel il a collé un second écran TFT dans un boîtier imprimé en 3D. Ça donne un petit look cyberdeck bi-écran à l'appareil et tout ça pour une cinquantaine de dollars!

Sur les 2 coeurs de l'ESP32, y'a un qui gère l'affichage animé du radar tandis que l'autre mouline en continu les données captées par le Wifi. En fait le boitier lit ce qui s'appelle le CSI (Channel State Information) qui est un genre de signature de la façon dont le signal wifi rebondit partout autour de vous. Il surveille alors les variations d'amplitude et de phase sur des dizaines de trames et quand ça dépasse, BOOM, un blip vient s'allumer sur l'écran du radar, comme dans "À la poursuite d'Octobre rouge" ^^.

Après, contrairement à d'autres projets fake que j'ai pu voir passer, vous ne verrez personne à poil avec ça. C'est juste une interférence qui est pointée et pas une silhouette qui est dessinée finement et encore moins une triangulation de votre position.

Le seul garde-fou que Talking Sasquach a mis en place sur son radar, c'est qu'il faut d'abord se connecter au réseau wifi pour capter des choses. Mais en réalité, il n'y était pas obligé et ça peut fonctionner sans avoir à demander un accès à une box internet.

Le code est dispo sur GitHub sous licence MIT, et c'est écrit avec le framework Arduino si vous voulez reproduire le bidule.

Source

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  • NanoKVM-Go - Le KVM USB-C qui garde vos écrans en mémoire
    La société Sipeed vient d'annoncer la sortie d'un nouveau KVM USB-C qui je pense va vous intéresser. Il s'appelle le NanoKVM-GO, il fait la taille d'une grosse boite d'allumettes et permet de prendre le contrôle de n'importe quel appareil capable de cracher de la vidéo via son port USB-C. Donc y'a juste besoin d'un câble, et pi c'est tout. Que ce soit un iPhone 15 ou supérieur, un MacBook, un Steam Deck, un mini PC Windows, un smartphone Android, no problemo, le boîtier s'intercale entre vous et

NanoKVM-Go - Le KVM USB-C qui garde vos écrans en mémoire

Par : Korben ✨
2 juillet 2026 à 11:53

La société Sipeed vient d'annoncer la sortie d'un nouveau KVM USB-C qui je pense va vous intéresser. Il s'appelle le NanoKVM-GO, il fait la taille d'une grosse boite d'allumettes et permet de prendre le contrôle de n'importe quel appareil capable de cracher de la vidéo via son port USB-C.

Donc y'a juste besoin d'un câble, et pi c'est tout. Que ce soit un iPhone 15 ou supérieur, un MacBook, un Steam Deck, un mini PC Windows, un smartphone Android, no problemo, le boîtier s'intercale entre vous et la machine, capture l'écran en 4K, simule le clavier et la souris, et vous laisse piloter le tout depuis un simple navigateur, où que vous soyez.

Il existe également une version Go+ de la bestiole qui embarque ce que Sipeed appelle sobrement une "Ambient Screen Intelligence", comprenez une fonction à la Microsoft Recall où le boîtier photographie votre écran en continu, conserve jusqu'à 180 jours de captures en local, et vous laisse fouiller tout ça à la recherche textuelle. Bref, ce que Redmond avait proposé et qui avait fait hurler tout le monde, bah là c'est pareil mais en version hardware.

Donc comme je vous le disais, y'a plus qu'un seul câble USB-C vers la cible (DP Alt Mode pour la vidéo, HID pour le clavier et la souris, disque virtuel pour booter des ISO), et l'hôte se connecte au boîtier en WiFi. La latence annoncée est de 60 ms en 1080p, jusqu'à 100 ms en 4K. Le boîtier tire son jus du port USB-C de la cible (5 V), avec un second port pour la charge passthrough et le contrôle de petits FingerBot.

Ça permet ainsi de régler 2 des plus gros problèmes des outils de prise de contrôle à distance comme TeamViewer ou VNC :

  1. L'accès au BIOS qu'aucun logiciel ne peut jamais atteindre
  2. Le freeze de l'app ou de l'OS qui rend inopérant un TeamViewer par exemple

Avec un boitier KVM, vous rebootez comme vous voulez et vous avez toujours la main. En tout cas, je suis content de voir que l'usine à câble d'il y a 10 ans devient maintenant ultra minimaliste. Perso, j'adore !

Maintenant, la fonction "Recall", on aime ou pas mais déjà c'est optionnel et ensuite, tout reste en local. Alors c'est vrai, et c'est "déjà ça". Mais bon, ça conserve quand même 6 mois de data de tout ce qui est affiché sur vos écrans (mails, mots de passe tapés, conversations, documents), accessible à distance à qui a le mot de passe (et le bon Tailscale). C'est une surface d'attaque qu'il faut prendre en compte, surtout que c'est le même fabricant qui s'était déjà fait prendre avec un micro non documenté dans un de ses KVM . Pas de quoi paniquer cependant car c'est optionnel. Et pour de la bidouille perso / auto-hébergement, ça reste un super jouet. Après, en entreprise, faudra voir...

Sipeed expose aussi toutes les fonctions du KVM via un serveur MCP, le protocole d'Anthropic pour relier les LLM à des outils. Vous branchez votre agent IA préféré dessus, et il va vraiment pouvoir s'éclater en prenant physiquement la main (à 6 doigts forcément ^^) sur la souris et le clavier de la machine.

Sur un KVM IP , on sait depuis longtemps que la moindre faille ouvre la porte à tout et là, vous déléguez volontairement cette porte à un modèle, donc une fois encore, à vous de voir si le jeu en vaut la chandelle.

Le projet est sur Kickstarter, le GitHub et le wiki sont encore vides au moment où j'écris, car la campagne vient d'à peine démarrer. Notez que son concurrent direct, le GL.iNet Comet Q, a déjà rempli son objectif de financement en quelques minutes, lui, donc je pense que Sipeed a toutes ses chances en jouant cette carte de la compacité (45 × 40 × 15 mm), de la 4K et du stockage embarqué (16 Go sur le Go, 64 Go sur le Go+, assez donc pour trimballer des ISO bootables).

Le SoC n'est pas officiellement nommé mais c'est quasi certain qu'il s'agit d'un Axera AX630C avec un NPU à 3,2 TOPS (le même cœur que le NanoKVM Pro 4K quoi).

Les premiers prix Early Bird tournent autour de 59 dollars pour le Go, 79 dollars pour le Go+. MSRP annoncé à 89 et 129 dollars une fois la campagne terminée et côté expédition, Sipeed promet une livraison mondiale depuis Shenzhen, sans date ferme pour l'instant.

Bref, si vous voulez piloter n'importe quelle machine USB-C à distance et que l'idée d'un agent IA qui clique tout seul ne vous fait pas trop flipper, ça peut vous intéresser.

Source

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  • Un Sony Cyber-shot transformé en Game Boy par retroHAI
    Un appareil photo Sony Cyber-shot d'un côté, une Game Boy Advance SP de l'autre, et au milieu un objet qui n'a aucun sens mais qui me plaît bien quand même ! C'est la signature de Hairo Satoh, un modder japonais installé à Yokohama que tout le monde connaît sous le pseudo retroHAI . Le gars se fait carrément appeler "Game Boy doctor", et vu ce qu'il sort de son atelier, son diplôme est largement mérité ! Votre navigateur ne supporte pas la lecture de vidéos HTML5. Voici un lien vers la vidéo.

Un Sony Cyber-shot transformé en Game Boy par retroHAI

Par : Korben ✨
1 juillet 2026 à 15:32

Un appareil photo Sony Cyber-shot d'un côté, une Game Boy Advance SP de l'autre, et au milieu un objet qui n'a aucun sens mais qui me plaît bien quand même ! C'est la signature de Hairo Satoh, un modder japonais installé à Yokohama que tout le monde connaît sous le pseudo retroHAI . Le gars se fait carrément appeler "Game Boy doctor", et vu ce qu'il sort de son atelier, son diplôme est largement mérité !

Son dernier objet volant non identifié, c'est donc la moitié basse d'une vraie GBA SP qu'il a greffée sur la coque et l'écran d'un appareil photo compact Sony Cyber-shot. Ce curieux mélange donne une console portable qui ressemble à un appareil photo des années 2000 et j'avoue que je trouve ça très joli.

La cartouche est même brandée "retroHAI" au dos mais le meilleur, ce sont les détails des boutons, issus de l'appareil photo d'origine. Quasiment rien n'a été racheté neuf, et tout est récupéré et détourné !

Après, je vais vous décevoir mais de ce que j'ai pu lire, jouer vraiment là-dessus, c'est une purge. Les boutons ne sont pas bien positionnés sous les doigts, et l'écran du vieux Cyber-shot n'a jamais été pensé pour Street Fighter.

C'est pourri pour les gamers mais beau pour les collectionneurs ! Y'a même des mecs sur Reddit qui lui ont proposé pas mal d'argent pour lui racheter.

retroHAI, lui, n'en est d'ailleurs pas à son coup d'essai. Son mashup le plus connu, c'est une vieille manette de PlayStation de 2001 qu'il a transformé en véritable console portable. Écran à la place du spinner, du microSD, de l'USB-C, deux haut-parleurs, et ça fait tourner des jeux PS1 en émulation comme Resident Evil 3 ou Contra...

Après comme ce sont des exemplaires plus ou moins uniques, faudra le contacter et prier pour qu'il accepte une commande. En attendant, vous pourrez toujours aller vous rincer les yeux en jetant un œil à cette Wii miniaturisée à l'extrême , à cette Game Bub open source ou à la page Facebook de Game Boy Doctor qui ne fait QUE des trucs de dingue.

Source

  • ✇Korben
  • Il a transformé quatre disques durs en enceintes pour rejouer une démo culte de 1993
    Un développeur du nom de Niv Singer a eu l'idée improbable de brancher quatre vieux disques durs en guise d'enceintes, puis de leur faire cracher Second Reality, cette production que le groupe finlandais Future Crew a sortie en 1993 et qui reste, plus de trente ans après, l'une des plus vénérées de toute l'histoire du PC, avec une musique extraordinaire (que j'ai écoutée des millions de fois). [Embed: https://hackaday.com/2026/06/29/hard-drive-speakers-crank-out-classic-demo/] Pour ceux qui n'on

Il a transformé quatre disques durs en enceintes pour rejouer une démo culte de 1993

30 juin 2026 à 11:53

Un développeur du nom de Niv Singer a eu l'idée improbable de brancher quatre vieux disques durs en guise d'enceintes, puis de leur faire cracher Second Reality, cette production que le groupe finlandais Future Crew a sortie en 1993 et qui reste, plus de trente ans après, l'une des plus vénérées de toute l'histoire du PC, avec une musique extraordinaire (que j'ai écoutée des millions de fois).

[Embed: https://hackaday.com/2026/06/29/hard-drive-speakers-crank-out-classic-demo/]

Pour ceux qui n'ont jamais croisé ce terme (ou pas dans le bon sens), une démo, dans ce milieu qu'on appelle la demoscene, c'est un programme conçu pour faire produire à une machine des effets graphiques et sonores qu'on la croyait pourtant incapable de sortir, le tout calé au millimètre sur la musique. Second Reality a remporté l'Assembly 1993, la grande compétition du genre, le 30 juillet de cette année-là, et a longtemps tenu lieu de démonstration ultime de ce qu'un PC de l'époque avait réellement dans le ventre.

Le principe que Niv Singer exploite ici est en réalité tout simple, presque bête. Dans un disque dur, une bobine déplace la tête de lecture au-dessus des plateaux qui tournent, exactement comme la bobine d'un haut-parleur fait bouger sa membrane pour brasser l'air. En envoyant un signal audio dans cette bobine plutôt que les commandes de positionnement habituelles, la tête se met à vibrer et produit donc du son.

Sauf que voilà, l'intéressé ne cache pas vraiment les limites de la chose. Le rendement est mauvais, le volume reste famélique et la réponse en fréquence, pour reprendre ses propres mots, est franchement catastrophique. Un disque dur n'a jamais été pensé pour faire de la musique, et ça s'entend.

D'où l'astuce, qui consiste à ne surtout pas se contenter d'un seul disque. Il en a empilé quatre, des Western Digital Caviar de 500 Go chacun, répartis à raison de deux par canal stéréo, la gauche et la droite. Sur chaque canal, un filtre répartiteur, ce fameux crossover qui découpe le son entre les différentes fréquences, confie les graves à un disque et les aigus à l'autre, histoire que chacun bosse dans la plage où il se débrouille le moins mal.

Et il ne s'arrête pas là, puisque les plateaux des disques se mettent en plus à tourner en rythme avec la musique. Pour obtenir ça, il pilote finement leur vitesse avec du PWM, une technique qui consiste à hacher l'alimentation électrique très vite pour doser pile l'énergie envoyée au moteur. Le résultat tient autant du concert bricolé que de l'installation lumineuse de salon.

Tout le projet, baptisé Spin Doctor, est posé sur GitHub, schémas et code compris, pour quiconque voudrait reproduire l'expérience avec ses propres rebuts informatiques.

Faire rejouer la démo la plus mythique du PC par le matériel qu'on balance d'habitude à la déchèterie, perso j'adore.

Source : Hackaday

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  • Cet écran e-ink fait tourner la Game Boy à 60 FPS
    Je vous parlais de ces écrans e-ink hier qui sont capables de se rafraichir beaucoup plus rapidement que les écrans tout pâle de nos liseuses. Et v'la ti pas que je tombe sur ce projet de Wenting Channel où le gars a décidé de faire tourner un Pokemon Bleu en 60 fps sur un écran e-ink. Avant j'aurais pensé que c'était impossible mais avec un M5Stack PapierS3 qui est un petit kit de dev à base d'ESP32-S3 et d'un écran e-ink tactile de 4,7 pouces en 960×540, il est parvenu ! Maintenant, si vou

Cet écran e-ink fait tourner la Game Boy à 60 FPS

Par : Korben ✨
30 juin 2026 à 07:30

Je vous parlais de ces écrans e-ink hier qui sont capables de se rafraichir beaucoup plus rapidement que les écrans tout pâle de nos liseuses. Et v'la ti pas que je tombe sur ce projet de Wenting Channel où le gars a décidé de faire tourner un Pokemon Bleu en 60 fps sur un écran e-ink.

Avant j'aurais pensé que c'était impossible mais avec un M5Stack PapierS3 qui est un petit kit de dev à base d'ESP32-S3 et d'un écran e-ink tactile de 4,7 pouces en 960×540, il est parvenu !

Maintenant, si vous voulez tester chez vous, le firmware est dispo directement via M5 Burner, l'outil de flashage de M5Stack. Vous flashez, vous chargez une ROM, et hop, vous avez une Game Boy dans la poche qui se lit même en plein cagnard.

Pour bien comprendre l'exploit, il faut comprendre comment fonctionne ce type d'écran à encre électronique. Les écrans e-ink sont lents par nature et chaque "pixel" qui le compose prend plusieurs centaines de millisecondes à se rafraichir grâce à des séquences de tensions (les waveforms) qui viennent modifier son état. Sauf que l'écran du PaperS3 dispose d'une interface parallèle ligne/colonne qui permet de piloter la dalle en contournant la méthode waveform classique

Wenting attaque donc les pixels directement, en pipeline, ce qui rend possible un rafraîchissement allant jusqu'à 60-70 FPS. Et surtout sur la GameBoy, il n'a pas besoin de traiter tout l'écran car c'est du 160×144 pixels, et il ne faut que trois pixels pour représenter les quatre nuances de gris d'origine. En triplant l'image tramée, il obtient alors un agrandissement pixel-perfect ×3 tout en ne calculant qu'une fraction de la dalle.

Pour l'émulation elle-même, il n'a pas réinventé la roue. Faire émuler une Game Boy par un microcontrôleur, ça a été fait mille fois. Il s'st contenté de tester les émulateurs PeanutGB, WanaCGB et Crankboy et a gardé ce dernier qui est le plus rapide. La Game Boy Color, par contre, on oublie puisque son CPU tourne deux fois plus vite et le PaperS3 n'a pas les reins pour ça.

Concernant le son, une Game Boy crache quatre canaux audio, deux ondes carrées, un canal d'échantillons et un canal de bruit. Le PaperS3, lui, n'a qu'un buzzer, capable de pondre une seule note à la fois. Game over ? Pas du tout. Wenting a simplement repris la même technique qu'on utilisait sur les vieux PC sans carte son grâce aux canaux de la carte pour simuler une polyphonie.

Ensuite, les contrôles c'est du joypad tactile à l'écran et il a même ajouté le support des manettes bluetooth (encore bien bien expérimental). Sans oublier la sauvegarde rapide qui fige l'état de la console à l'extinction, pour reprendre le jeu là où vous en étiez par la suite.

Notez aussi que le PaperS3 est déjà en fin de vie, remplacé par le PaperColor sorti en mai mais j'imagine que Wenting fera une upgrade à un moment... on verra bien.

Si le hacking de microcontrôleurs rétro vous parle, jetez un œil à cette mini-borne d'arcade qui tourne aussi sur ESP32 , ou à GB Recompiled qui traduit vos ROMs Game Boy en C natif .

Source : PC Gamer

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  • Un bateau à ballon à imprimer en 3D
    Alors cette imprimante 3D ? Vous en êtes content ? Non, ne me mentez pas ! Je sais que comme 90% des gens qui en ont une, elle prend grave la poussière !! Mais voici que voilà de quoi la remettre au boulot pour les vacances ! En effet, le designer jp.studio a partagé sur MakerWorld un petit modèle gratuit baptisé Balloon Boat, un bateau-jouet qui se propulse tout seul avec, tout simplement, un ballon de baudruche. Le modèle Balloon Boat de jp.studio en cours d'impression On gonfle le ballon, on

Un bateau à ballon à imprimer en 3D

Par : Korben ✨
29 juin 2026 à 21:38

Alors cette imprimante 3D ? Vous en êtes content ?

Non, ne me mentez pas ! Je sais que comme 90% des gens qui en ont une, elle prend grave la poussière !! Mais voici que voilà de quoi la remettre au boulot pour les vacances !

En effet, le designer jp.studio a partagé sur MakerWorld un petit modèle gratuit baptisé Balloon Boat, un bateau-jouet qui se propulse tout seul avec, tout simplement, un ballon de baudruche.

Le modèle Balloon Boat de jp.studio en cours d'impression

On gonfle le ballon, on le fixe à l'arrière du bateau, et l'air qui s'échappe en se dégonflant pousse la coque sur l'eau. Oui c'est vieux comme le monde mais c'est trop rigolo ! Les enfants vont adorer !

Les gens d'Adafruit l'ont imprimé pour leur série hebdo #3DThursday, sur Bambu X1C avec du PLA PolyMaker, et il faut compter à peine deux heures et une quarantaine de grammes de filament.

Par contre, s'il vous plait faites moi plaisir : Ne laissez jamais le ballon finir sa vie dans un ruisseau, un étang ou la mer. Un ballon en latex ou un bout de plastique coloré qui flotte, c'est un appât mortel pour un poisson, un oiseau ou une tortue marine. Ce plastique mettra des dizaines d'années à disparaître donc récupérez moi tout ça, séchez-le et rangez-le, vous le réutiliserez la prochaine fois et tout le monde sera content !

Ce modèle est en téléchargement libre sur la page MakerWorld de jp.studio. Et si vous cherchez d'autres idées pour votre imprimante, j'ai un top des sites où trouver des modèles 3D à imprimer, ainsi qu'un outil pour ajouter de la texture à vos impressions .

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  • SB-mini-II - Il reconstruit un Apple II Plus de zéro
    L'Apple II, ce vieux bouzin de 1977, n'a jamais eu le moindre secret pour personne. C'est d'autant plus vrai qu'Apple livrait carrément les schémas électronique de sa machine dans le manuel d'origine et à l'époque, des bouquins entier décortiquant chaque circuit étaient vendus dans le commerce. C'était fou et ça a bien changé depuis ! Mais surtout c'est grâce à ça que Simon Boak s'est dit qu'il pouvait en refaire un de zéro ! Son projet s'appelle le SB-mini-II , et c'est un clone maison de l'App

SB-mini-II - Il reconstruit un Apple II Plus de zéro

Par : Korben ✨
29 juin 2026 à 19:21

L'Apple II, ce vieux bouzin de 1977, n'a jamais eu le moindre secret pour personne. C'est d'autant plus vrai qu'Apple livrait carrément les schémas électronique de sa machine dans le manuel d'origine et à l'époque, des bouquins entier décortiquant chaque circuit étaient vendus dans le commerce.

C'était fou et ça a bien changé depuis ! Mais surtout c'est grâce à ça que Simon Boak s'est dit qu'il pouvait en refaire un de zéro !

Son projet s'appelle le SB-mini-II , et c'est un clone maison de l'Apple II Plus assemblé avec des puces qu'on trouve encore aujourd'hui. Le 65C02 (la version CMOS du fameux 6502) tourne à 1,024 MHz, à un cheveu de l'original qui carburait à 1,023 MHz et au lieu de la DRAM capricieuse d'époque, il lui a collé de la SRAM statique (48 Ko sur une puce et demie de 32 Ko, le surplus part à la poubelle, tant pis).

Et pour atteindre les 64 Ko complets, il enfiche à l'intérieur une carte Saturn 128K dans le slot 0, comme ça c'est réglé.

Mais le plus gros morceau, ça a été la vidéo. Boak a viré toute la "circuiterie" composite de l'Apple II, un vrai sac de nœuds bien connu des anciens, pour la remplacer par une carte Apple II VGA (un projet open source de markadev).

Celui lui a permis d'obtenir une image VGA bien nette sur un écran moderne. Autrement, sans cette carte, y'aurait rien eu à l'écran, malheureusmeent.

Et le clavier suit le même mouvement grâce à un Raspberry Pi Pico qui lui sert d'interface entre un clavier USB et la machine, en générant les mêmes signaux parallèles que le clavier ASCII d'origine. Bonus, Control + Print Screen redémarre le CPU comme aux temps jadis ! Et comme le Pico crache du 3,3V, il cause directement avec la logique 74HC en CMOS, sans le moindre convertisseur de niveau.

Côté fabrication, c'est son premier PCB en 4 couches, avec des plans internes dédiés à l'alimentation. Une entrée 12V passe par un régulateur Pololu pour sortir du 5V, et le tout rentre dans un boîtier imprimé en 3D, vaguement inspiré du vieux disque dur ProFile d'Apple. Les fichiers (schémas, nomenclature, CAO) sont sur GitHub sous licence MIT, si jamais vous voulez vous lancer.

Et ça tourne pour de vrai !! Boak a même posté une capture d'un vrai logiciel Apple II qui démarre dessus.

Je suis nul en soudure, mais si je savais souder, ça me donnerait envie de m'y coller, je pense. D'ailleurs, si le rétro vous chatouille, allez voir aussi ce malade qui fait tourner MS-DOS sur un Apple IIe , ou ce Pico qui émule un Z80 .

Bref, le SB-mini-II, c'est par ici, et c'est entièrement libre.

Source

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  • La fin de l'encoche ? Des chercheurs suisses ont créé un pixel qui voit et qui s'affiche
    Depuis dix ans, toute l'industrie du smartphone se galère avec le même problème, à savoir caser la caméra frontale sans bouffer de la place sur l'écran, ce qui nous a valu la tristement célèbre encoche, puis le poinçon, puis ces capteurs cachés sous la dalle qui rendent les selfies un peu flous. Une équipe de l'ETH Zurich, la grande école polytechnique suisse, vient de proposer une sortie de route radicale en concevant un pixel unique qui sait à la fois émettre et capter la lumière. L'écran l

La fin de l'encoche ? Des chercheurs suisses ont créé un pixel qui voit et qui s'affiche

29 juin 2026 à 18:48

Depuis dix ans, toute l'industrie du smartphone se galère avec le même problème, à savoir caser la caméra frontale sans bouffer de la place sur l'écran, ce qui nous a valu la tristement célèbre encoche, puis le poinçon, puis ces capteurs cachés sous la dalle qui rendent les selfies un peu flous. Une équipe de l'ETH Zurich, la grande école polytechnique suisse, vient de proposer une sortie de route radicale en concevant un pixel unique qui sait à la fois émettre et capter la lumière.

L'écran lui-même deviendrait alors sa propre caméra, sans objectif rapporté, sans trou dans l'image.

Les travaux ont été publiés dans la revue Nature sous le titre "Fourier pixels for bidirectional light control", et ils sortent du laboratoire d'ingénierie des matériaux optiques dirigé par le professeur David Norris.

Le principe met un peu à mal une vieille évidence de l'électronique : jusqu'ici un pixel affichait et un capteur enregistrait, chacun sur son composant, sans jamais se mélanger.

L'astuce ici c'est le "pixel de Fourier", du nom de l'analyse mathématique qui décompose un signal en une somme d'ondes simples. Sur une mince couche de métal, la lumière entrante se mue en onde de surface, un plasmon, c'est-à-dire une vibration d'électrons qui court le long de la puce, avant d'être réémise sous forme lumineuse.

En jouant sur les interférences de ces ondes, un seul pixel parvient du coup à contrôler et à mesurer l'intensité, mais aussi la phase et la polarisation de la lumière, trois propriétés que nos écrans actuels ignorent.

Pour démontrer le truc, l'équipe de Yannik Glauser et Sander Vonk a gravé ses motifs à quelques nanomètres près et reconstitué un "E" d'environ un millimètre de haut, lu directement par le dispositif. Les chercheurs ont même façonné des faisceaux en forme de beignet, percés en leur centre, histoire de prouver leur maîtrise sur la forme de l'onde.

L'idée de fusionner émission et détection n'est pas tout à fait neuve en fait, des équipes américaines avaient déjà mis au point des nanobâtonnets capables d'afficher et de détecter, sauf qu'elles s'en tenaient à l'intensité. Là, c'est un pixel qui pilote le front d'onde entier, ce qui rend possibles des images bien plus fines qu'un simple capteur de luminosité.

Norris évoque déjà des écrans-caméras filmant et affichant en même temps, des hologrammes, de la communication par la lumière et jusqu'au calcul quantique. Vaste programme donc.

Sauf que bon attention quand même, on parle d'un unique pixel posé sur une paillasse, là où une dalle de smartphone en aligne plusieurs millions, et le chercheur reconnaît que l'étape suivante, les assembler en matrice, est loin d'être gagnée. Mais bon, au moins on avance !

Source : Nature , The Register

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  • Modos Flow - L'écran e-ink open source qui pousse le refresh à fond
    Wenting Zhang, le développeur derrière Modos Labs, s'est attaqué depuis des années à un truc qui faisait rire tout le monde, jusqu'à ce qu'il y parvienne. Son but dans la vie c'était de faire tourner un écran e-ink assez vite pour s'en servir comme écran de PC. Un vrai moniteur, branché en USB-C, sur lequel vous codez, écrivez et naviguez. Son projet est open source, s'appelle Glider , et le produit grand public qui en découle, le Modos Flow, est actuellement en pleine campagne de crowdfunding a

Modos Flow - L'écran e-ink open source qui pousse le refresh à fond

Par : Korben ✨
29 juin 2026 à 08:59

Wenting Zhang, le développeur derrière Modos Labs, s'est attaqué depuis des années à un truc qui faisait rire tout le monde, jusqu'à ce qu'il y parvienne. Son but dans la vie c'était de faire tourner un écran e-ink assez vite pour s'en servir comme écran de PC. Un vrai moniteur, branché en USB-C, sur lequel vous codez, écrivez et naviguez.

Son projet est open source, s'appelle Glider , et le produit grand public qui en découle, le Modos Flow, est actuellement en pleine campagne de crowdfunding avec la promesse folle de pousser le refresh rate de l'encre électronique bien au-delà du standard.

Le Glider, c'est un design matériel ouvert : PCB dessiné sous KiCad, un FPGA Xilinx Spartan-6 qui fait tourner Caster (le contrôleur e-ink maison, lui aussi open source), de la DDR3 pour le framebuffer, et des entrées USB-C DisplayPort Alt-Mode + DVI. Vous le branchez sur Mac, Windows ou Linux, et il affiche vos trucs comme un écran tout à fait normal.

Une latence de traitement annoncée sous les 20 microsecondes, du dithering matériel pour gratter des niveaux de gris, et un rail d'alim à ±15 V pour faire bouger les particules assez vite sur les grandes dalles.

Parce que le gros du travail, c'est bien de forcer l'e-ink à aller plus vite que ce pour quoi il est fait. Les écrans à encre électronique, c'est en général de l'ordre de 150 ms de temps de réponse contre 10 ms pour un LCD, et un contraste de 17:1 contre 1000:1. Mais côté Modos Flow, on est dans du 60 Hz, ce qui est déjà incroyable en soi.

Et le vrai intérêt de tout ça, c'est que pour la lecture, l'écriture, le code, vous n'avez pas besoin de 10 ms de réponse. Vous avez besoin d'un écran qui ne vous crève pas les yeux au bout de huit heures. Et sur ce terrain-là, l'e-ink reste imbattable : pas de rétroéclairage, ça ne scintille pas, c'est lisible en plein soleil... Bref, c'est que du bonheur. Le Modos Flow dispose même du tactile, d'un stylet, ainsi que d'un éclairage frontal, un support VESA, et différents modes d'affichage suivant ce que vous faites. Bref, c'est l'écran idéal pour celles et ceux qui, comme moi, passent leur vie dans du texte, à écrire, coder, dévorer des docs.

Côté tarif, le Modos Flow démarre à 619 $ sur Crowd Supply , et la campagne est déjà largement financée, plus de 540 000 $ récoltés pour 175 000 espérés, soit 308 %, avec une clôture prévue le 9 juillet 2026. Reste que c'est du crowdfunding, avec tout ce que ça implique de délais glissants et d'objectifs qui partent parfois en vrille. Mais si l'idée d'un écran reposant vous tente, c'est le moment de regarder ça de près.

En plus, le hardware, lui, reste ouvert alors c'est tout à fait possible de vous lancer de votre côté avec un FPGA et un fer à souder, et les plans du Glider dispos sur GitHub. C'est aussi ouvert que cette app de lecture libre dont je parlais il y a quelques jours.

On parlait déjà d' ebooks capables de lire de la vidéo il y a plus de dix ans, et l' e-ink couleur peine encore à percer mais là, j'avoue que Modos pousse le bouchon plus loin que personne. À voir maintenant si le Flow tient ses promesses à la livraison.

Merci à Maitretofu pour le lien.

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  • GBCYouTube - YouTube en direct sur une Game Boy Color
    Un bidouilleur du nom de Throaty Mumbo a décidé de s'attaquer à la Game Boy Color (sortie en 1998, ça ne nous rajeunit pas) pour y faire tourner YouTube ! Et du vrai YouTube hein, en streaming, sur 160x144 pixels. Ça s'appelle GBCYoutube et je vous explique tout en détail... Ce qu'il a fait en fait, c'est se bricoler une cartouche maison avec dedans, un microcontrôleur RP2350B (le cerveau du Raspberry Pi Pico 2) qui fait tourner le lecteur, et une puce ESP32-C6 qui sert juste de pont WiFi. Vous

GBCYouTube - YouTube en direct sur une Game Boy Color

Par : Korben ✨
28 juin 2026 à 08:04

Un bidouilleur du nom de Throaty Mumbo a décidé de s'attaquer à la Game Boy Color (sortie en 1998, ça ne nous rajeunit pas) pour y faire tourner YouTube ! Et du vrai YouTube hein, en streaming, sur 160x144 pixels. Ça s'appelle GBCYoutube et je vous explique tout en détail...

Ce qu'il a fait en fait, c'est se bricoler une cartouche maison avec dedans, un microcontrôleur RP2350B (le cerveau du Raspberry Pi Pico 2) qui fait tourner le lecteur, et une puce ESP32-C6 qui sert juste de pont WiFi. Vous tapez le titre d'une vidéo sur un clavier affiché à l'écran, la console balance l'info à votre PC, et là yt-dlp récupère la vidéo pendant que ffmpeg l'encode à la volée. Les images repartent ensuite par WiFi vers la cartouche qui les pousse à l'écran en flux continu, sans avoir besoin de stocker quoi que ce soit. Je vous laisse mater la vidéo, c'est impressionnant :

Côté rendu, vous avez le choix entre deux modes. Le premier c'est pour avoir du full screen (160x144 à 30 fps, c'est Las Vegas babyyy) et le second monte en couleurs mais tombe à 5 fps, donc forcément, ça ressemble plus à un diaporama qu'à une vidéo. Le son ne passe même pas par le haut-parleur d'origine. Throaty a glissé, pour cela, un petit haut-parleur dédié dans la cartouche, piloté par le RP2350B "pour libérer les cycles CPU de la Game Boy".

Puis comme le son est souvent désynchronisé avec l'image, c'est pas ouf non plus. Mais pour la beauté du geste, je salue !

Et c'est pas la première tentative, vous vous en doutez. Chromalock streamait déjà de la vidéo sur la même console, sauf que ça passait par le câble link, un goulot d'étranglement à 512 kHz qui plafonne vite. Alors que là, on passe au WiFi et à une vraie appli YouTube, avec recherche embarquée et tout le tralala.

Throaty Mumbo n'est pas un inconnu sur la scène, puisque c'est aussi le mec qui a porté Windows CE sur une Nintendo 64 et qui a fait lire des DVD à une Dreamcast . Un spécialiste des trucs aussi débiles qu'impressionnants, dans la lignée du LLM le plus lent du monde qui tourne sur une Game Boy Color ou de ces vraies Game Boy qu'on fait jouer en ligne .

Et surtout pas besoin de charcuter votre console pour reproduire le truc, puisque la cartouche passe par le port standard, donc un modèle d'origine suffit.

Le code est par ici si l'envie vous prend de vous lancer.

Source : Hackaday

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  • Steam Controller - elle rampe toute seule vers son chargeur
    Il y a des problèmes qui n'existent pas, et des gens qui les résolvent quand même... Ray Foss en fait partie. Ce dernier a fait en sorte que sa Steam Controller flambant neuve rampe toute seule jusqu'à son chargeur, sans qu'il ait à lever le petit doigt. Et pour cela, il a codé son Triton Auto-Charge Vision Tracker qui tourne entièrement dans le navigateur et qui est utilisable par tous ! Le principe est bien tordu... Vous collez une webcam au-dessus de votre bureau, vous ouvrez la page, et vous

Steam Controller - elle rampe toute seule vers son chargeur

Par : Korben ✨
28 juin 2026 à 07:55

Il y a des problèmes qui n'existent pas, et des gens qui les résolvent quand même... Ray Foss en fait partie. Ce dernier a fait en sorte que sa Steam Controller flambant neuve rampe toute seule jusqu'à son chargeur, sans qu'il ait à lever le petit doigt. Et pour cela, il a codé son Triton Auto-Charge Vision Tracker qui tourne entièrement dans le navigateur et qui est utilisable par tous !

Le principe est bien tordu... Vous collez une webcam au-dessus de votre bureau, vous ouvrez la page, et vous cliquez sur trois points à l'écran : le palet de charge, l'avant de la manette, l'arrière. À partir de là, la vision par ordinateur suit la manette en temps réel pendant que le code pilote ses deux petits moteurs de vibration internes.

Petit rappel si vous aviez hiberné, Valve a ressorti sa Steam Controller en mai dernier, des années après avoir lâché la première. Elle se recharge sur un palet magnétique, et c'est pile poil cette dernière étape que Foss a automatisée. La Steam Controller, c'est aussi la manette dans laquelle Valve a planqué un cri Wilhelm , et visiblement elle attire les bidouilleurs.

En pulsant ces moteurs de façon asymétrique, autour de 70 Hz, la page fait littéralement ramper la manette sur le bureau et la réoriente petit à petit vers le palet. C'est le principe de ces bristlebots faits avec une brosse à dents et un moteur vibreur de téléphone, sauf qu'ici les moteurs étaient prévus pour faire vibrer la manette dans vos jeux, et surement pas pour la balader sur le bureau...

Pas d'install, pas de pilote à régler non plus, c'est la page qui se connecte directement à la manette via WebHID, la même techno qui permet déjà de tester son matos gaming dans le navigateur , à condition d'être sur Chrome ou Edge parce que Firefox et Safari boudent toujours cette API.

L'interface de l'outil, avec les points de repère à placer sur la manette et le palet.

Au passage, elle lit la batterie de la manette et vous affiche le pourcentage et même le voltage de la cellule, histoire de confirmer que le contact magnétique se fait bien.

Foss a aussi prévu un mode approche en douceur qui réduit de moitié la fréquence des vibrations quand la manette arrive tout près du palet, pour qu'elle se pose dedans au lieu de le percuter. Enfin, en théorie, parce qu'il prévient lui-même que l'amarrage n'est pas garanti.

La vraie limite du truc, c'est que le calage des points de repère reste assez pénible à faire.

Ça ne sert strictement à rien, mais c'est marrant. Le projet est en open source sur GitHub si vous voulez tenter le coup chez vous.

Source

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  • Beam Universe Splitter - Le hasard quantique fait maison
    David Noel Ng, un chercheur installé à Munich, en avait marre du pile ou face et des tirages de dés truqués par les ordinateurs, alors il a construit une machine qui pose directement la question à l'univers. Son engin, le Beam Universe Splitter, fabrique alors du hasard pur en laissant une particule de lumière choisir à votre place. Et la réponse n'est pas 42 ! ^^ Le principe c'est qu'un photon, un simple grain de lumière, fonce vers un miroir semi-réfléchissant. Au moment où il y parvient, il a

Beam Universe Splitter - Le hasard quantique fait maison

Par : Korben ✨
28 juin 2026 à 07:36

David Noel Ng, un chercheur installé à Munich, en avait marre du pile ou face et des tirages de dés truqués par les ordinateurs, alors il a construit une machine qui pose directement la question à l'univers. Son engin, le Beam Universe Splitter, fabrique alors du hasard pur en laissant une particule de lumière choisir à votre place. Et la réponse n'est pas 42 ! ^^

Le principe c'est qu'un photon, un simple grain de lumière, fonce vers un miroir semi-réfléchissant. Au moment où il y parvient, il a alors 2 possibilités : Soit il le traverse, soit il rebondit. Et dans l'état actuel de la science, absolument rien au monde ne permet d'anticiper ce qu'il fera. Un détecteur attend bien sûr de chaque côté... Si c'est le premier qui capte le photon, ça donnera un 0 et si c'est le second, ça donnera un 1. C'est la nature qui tranche, sans algorithme.

Pour rendre tout ça palpable, David a surtout branché sa machine sur une sorte de boule magique en ligne (les fameuses 8-ball). Vous tapez votre question existentielle du moment, l'appareil fait défiler ses bits quantiques en direct depuis sa cave bavaroise, et il vous sort LA réponse (non, c'est toujours pas 42).

Et comme l'expliquent certains experts de la physique quantique, chaque possibilité qui s'offre à vous, arrive forcément quelque part dans un univers parallèle, vous ne faites finalement que tomber sur le votre. Oui, je sais c'est barré.

L'Univers m'a dit que Patreon , c'était mal barré...

Pour repérer ses photons, il a fait de la récup et a chopé deux photomultiplicateurs Hamamatsu sur du vieux matériel de labo d'analyse de protéines parti à la benne. Ensuite, c'est piloté via une carte FPGA Red Pitaya qui a pour rôle de trier les signaux des millions de fois à la seconde. En ignorant au passage les affreux rayons cosmiques qui viendraient parasiter la mesure.

J'adore ces histoires de physique quantique. Puis ça bouge dans tous les sens en ce moment, entre l'informatique quantique qui passe en open source et les physiciens du CERN qui fabriquent un qubit avec de l'antimatière . Mais là, avec sa 8-ball directement branchée à l'univers, il n'a pas eu besoin d'un labo à plusieurs millions mais juste d'une LED, d'un miroir et de pas mal de débrouille.

Après pourquoi se donner tout ce mal alors que votre PC sait déjà cracher du hasard ?

Hé bien parce que JUSTEMENT, le hasard de nos ordis c'est l'arnaque. C'est basé sur un algo qui imite très bien le chaos, mais qui reste prévisible si on connaît son point de départ. Tout le défi, comme le raconte David sur son blog , ça a été de prouver que ces bits sont du vrai hasard quantique et pas juste les ratés de son détecteur qui jouent les imposteurs. Mais bonne nouvelle, sa machine a passé tous les tests statistiques de référence du NIST sur 1 milliard de bits. Donc je pense qu'il est bon, y'a pas de schéma prédictible caché dans sa machine.

Après si vous voulez vous en faire une pour prendre toutes les décisions importantes de votre vie, sachez quand même que c'est lent de fou. On est à 2300 bits par seconde et comme ça tourne dans le labo de David, ça peut parfois se retrouver hors ligne.

Mais peu importe, c'est génial comme idée je trouve ! Bravo à lui !

Source

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  • ANES - Il greffe une seconde puce graphique dans sa NES
    Decrazyo vient de sortir ANES , un mod hardware qui transforme votre vieille NES en lui collant un deuxième PPU, la puce graphique de la console. Résultat, plus de couleurs à l'écran, plus de sprites, et même du parallax scrolling, ces décors qui défilent sur plusieurs plans comme sur les bornes d'arcade. Que des trucs que la petite Nintendo de 1985 n'a jamais su faire, la miskine. Le hic, c'est qu'il vous faut deux NES pour ça. Une qu'on garde, et une qu'on démonte pour lui piquer son PPU (

ANES - Il greffe une seconde puce graphique dans sa NES

Par : Korben ✨
26 juin 2026 à 11:15

Decrazyo vient de sortir ANES , un mod hardware qui transforme votre vieille NES en lui collant un deuxième PPU, la puce graphique de la console.

Résultat, plus de couleurs à l'écran, plus de sprites, et même du parallax scrolling, ces décors qui défilent sur plusieurs plans comme sur les bornes d'arcade. Que des trucs que la petite Nintendo de 1985 n'a jamais su faire, la miskine.

Le hic, c'est qu'il vous faut deux NES pour ça. Une qu'on garde, et une qu'on démonte pour lui piquer son PPU (le fameux RP2C02) pour ensuite le greffer sur la première via une carte maison bardée de logique. Ensuite (et attention, ça devient technique), un démultiplexeur 74LS139 aiguille le processeur vers l'un ou l'autre PPU selon l'adresse mémoire, un latch 74LS373 verrouille les signaux, et 8 Ko de RAM statique dédiée alimentent le second PPU.

En gros, le CPU jongle entre deux cartes graphiques au lieu d'une. C'est tout ce que vous devez savoir.

Pour comprendre pourquoi c'est énorme comme news, faut bien se rappeler les limites de la bestiole. La NES affiche 25 couleurs à l'écran maximum, piochées dans une palette de 64. Et elle ne dessine que 8 sprites par ligne horizontale, d'où le clignotement légendaire des persos quand ça se bouscule (les vétérans de Mega Man voient de quoi je parle). Alors qu'avec deux PPU qui bossent en parallèle, vous doublez le budget graphique d'un coup.

Decrazyo est le premier à reconnaître que personne ne va se lancer là-dedans parce que c'est bien relou à faire. Faut déjà sacrifier deux consoles, sortir le fer à souder, dessouder des puces et se taper du wire-wrap sur une carte prototype. On est dans de la bidouille de l'extrême, celle qu'on fait pour la beauté du geste .

Sauf que, bonne nouvelle les amis, vous allez pouvoir goûter au résultat sans flinguer la moindre console puisque decrazyo a forké l'émulateur Mesen2 pour simuler le double PPU. C'est dispo en build "Dual PPU Mesen 2.1.1" sur Windows, Linux et macOS, Intel comme Apple Silicon. Vous chargez la démo, et vous voyez de vos yeux ce que donnerait une NES dopée.

Ça me rappelle vraiment pourquoi j'adore toujours la scène homebrew NES , 40 ans après. Ces gens sans amis, ni famille (je plaisante, humour, humour, pas taper !) qui continuent de tordre ce hardware dans tous les sens juste pour voir jusqu'où il peut aller, c'est fou ! Les schémas KiCad et le code sont sur le GitHub de Decrazyo , sous licence GPL, si vous voulez fouiller.

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  • Un disque ressuscite le CD+G, ce format graphique oublié des CD audio
    Sur un disque audio classique, il restait depuis toujours quelques canaux de données inutilisés, glissés juste à côté des informations qui affichent le numéro de piste ou le temps écoulé, et c'est précisément dans ces recoins que Philips et Sony avaient logé en 1985 le CD+G, une extension capable d'afficher des images en 288 sur 192 pixels avec une maigre palette de 16 couleurs. Vous l'avez forcément croisé sans le savoir, puisque ce format a surtout servi à faire défiler les paroles synchronisé

Un disque ressuscite le CD+G, ce format graphique oublié des CD audio

26 juin 2026 à 10:28

Sur un disque audio classique, il restait depuis toujours quelques canaux de données inutilisés, glissés juste à côté des informations qui affichent le numéro de piste ou le temps écoulé, et c'est précisément dans ces recoins que Philips et Sony avaient logé en 1985 le CD+G, une extension capable d'afficher des images en 288 sur 192 pixels avec une maigre palette de 16 couleurs.

Vous l'avez forcément croisé sans le savoir, puisque ce format a surtout servi à faire défiler les paroles synchronisées sur les machines de karaoké pendant des décennies, avant de tomber dans l'oubli, à mesure que le CD physique déclinait.

Pour situer l'objet, le tout premier disque commercial à exploiter le CD+G remonte à 1985, avec l'album Eat or Be Eaten de la troupe américaine Firesign Theatre, et depuis, la feature n'a jamais vraiment dépassé le stade du gadget réservé aux bornes de karaoké et quelques rares appareils.

Sauf que voilà, deux artistes, Aizysse Baga et Adelaide, ont décidé de le déterrer pour de bon en pressant un mini-CD baptisé Divacore qui embarque de vraies illustrations à côté de la musique.

Et elles ne se sont pas contentées du strict minimum. Pour caser des visuels à peu près corrects dans seulement 16 couleurs, elles ont misé sur le tramage, cette vieille astuce qui mélange des points de teintes différentes pour donner l'illusion de couleurs qui n'existent pas vraiment dans la palette proposée.

Il faut dire que la marge de manœuvre était franchement limitée, avec à peine 28,8 kilobits par seconde réservés aux graphismes, de quoi peindre l'écran par petites tuiles de 6 sur 12 pixels et pas grand-chose d'autre.

Le plus intéressant dans l'histoire, c'est qu'elles ont poussé le délire jusqu'au CD+EG, une variante étendue qui grimpe à 256 couleurs tout en restant compatible avec les anciens lecteurs, un format tellement confidentiel à l'époque qu'il n'a quasiment jamais été gravé sur un disque commercial et que presque aucun appareil ne savait l'afficher.

Le tout a été fabriqué avec un encodeur maison écrit en Python, de quoi générer les deux versions des images et les glisser proprement dans les fameux sous-codes du disque.

Du coup, si vous lisez Divacore sur une Sega Saturn par exemple, ou sur les très obscurs lecteurs Victor VS-G2 et VS-G3, vous voyez les illustrations en 256 couleurs dans toute leur splendeur. Sur une simple machine de karaoké ou une Amiga CD32, vous récupérez la version en 16 couleurs, et c'est déjà pas mal

Bref, ressusciter un format que même son époque avait snobé, juste pour le plaisir de le voir tourner sur une Saturn. Inutile, et franchement cool non ?

Source : Hackaday

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  • Snake sur un switch Ubiquiti - Parfaitement inutile, donc génial
    Si vous cherchez la définition exacte du mot bidouille, la voilà : Prendre un switch réseau à plusieurs centaines d'euros et s'en servir pour jouer à Snake. C'est en tout cas comme cela qu'Adam Jezek voit les choses puisqu'il a eu l'idée de détourner les LEDs RGB des switches Ubiquiti pour y faire ramper le serpent de votre vieux Nokia 3310. Son code traîne sur GitHub depuis plus de deux ans, et il vient de refaire surface grâce à une vidéo de Julien Metayer qui tourne en ce moment sur LinkedIn

Snake sur un switch Ubiquiti - Parfaitement inutile, donc génial

Par : Korben ✨
25 juin 2026 à 17:16

Si vous cherchez la définition exacte du mot bidouille, la voilà : Prendre un switch réseau à plusieurs centaines d'euros et s'en servir pour jouer à Snake.

C'est en tout cas comme cela qu'Adam Jezek voit les choses puisqu'il a eu l'idée de détourner les LEDs RGB des switches Ubiquiti pour y faire ramper le serpent de votre vieux Nokia 3310.

Son code traîne sur GitHub depuis plus de deux ans, et il vient de refaire surface grâce à une vidéo de Julien Metayer qui tourne en ce moment sur LinkedIn et que je vous partage ici :

Marrant hein ?

Pour comprendre comment ça fonctionne, il faut surtout connaître l'EtherLighting. C'est une techno qu'Ubiquiti a sortie fin 2023 sur sa gamme UniFi Pro Max, où chaque port réseau possède sa propre LED RGB. L'idée de départ est assez sérieuse puisque c'est pour permettre de voir d'un coup d'œil à quel VLAN appartient tel ou tel port, à quelle vitesse il tourne, ou encore quel appareil est branché dessus. C'est du diagnostic visuel, quoi.

Sauf que quand vous laissez une rangée de LEDs adressables individuellement à des gens qui ont trop de temps libre, ça part vite en cacahuète ^^ .

Après au prix du switch ça fait cher le Snake. Reste à voir si un jour, ce genre de routeur sera capable de faire tourner Doom... Pour l'instant non, mais vu que Doom tourne déjà sur un bracelet Xiaomi , je ne donne pas longtemps avant que quelqu'un s'y colle.

Bref, ça ne sert à rien, ça coûte une bolas, et c'est précisément pour ça que c'est trooop coooool. Et si Snake vous laisse sur votre faim, allez plutôt voir Deep Snake , qui est un clone nettement plus barré.

Merci Emmanuel pour le lien !

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  • Le i-Buddy de MSN Messenger ressuscité
    Le i-Buddy de MSN Messenger ressuscité en accessoire USB Pendant que des nostalgiques s'acharnent depuis des années à ranimer MSN Messenger, la messagerie instantanée de Microsoft débranchée pour de bon depuis longtemps, l'un d'eux connu sous le pseudo Rayly Retro a poussé l'exercice jusqu'à exhumer l'accessoire le plus improbable de cette période, un i-Buddy resté neuf dans sa boîte qu'il a rebranché à un PC tournant fièrement sous Windows 7 pour le voir clignoter. Le i-Buddy, pour ceux qui

Le i-Buddy de MSN Messenger ressuscité

25 juin 2026 à 11:06

Le i-Buddy de MSN Messenger ressuscité en accessoire USB

Pendant que des nostalgiques s'acharnent depuis des années à ranimer MSN Messenger, la messagerie instantanée de Microsoft débranchée pour de bon depuis longtemps, l'un d'eux connu sous le pseudo Rayly Retro a poussé l'exercice jusqu'à exhumer l'accessoire le plus improbable de cette période, un i-Buddy resté neuf dans sa boîte qu'il a rebranché à un PC tournant fièrement sous Windows 7 pour le voir clignoter.

Le i-Buddy, pour ceux qui ont raté les années 2000, était une figurine en plastique d'une dizaine de centimètres munie d'ailes de papillon, vendue autour de 20 dollars vers 2007 par Union Creations et distribuée par la boutique Brando, dont la seule fonction consistait à réagir physiquement à ce qui se passait dans votre fenêtre de messagerie.

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Dès qu'un contact se connectait ou qu'un message arrivait, la petite créature s'animait sur le coin du bureau, faisait clignoter sa tête dans l'une de ses sept couleurs, allumait son cœur, battait des ailes et tordait son torse, le tout alimenté par le seul port USB de l'ordinateur sans réclamer la moindre pile.

Il faut se souvenir de ce qu'était MSN Messenger à ce moment-là pour comprendre l'engouement, cette application sur laquelle des millions de gens passaient leurs soirées à rallonger leur pseudo de symboles improbables, à balancer des wizz qui faisaient trembler l'écran du correspondant et à guetter le petit son signalant qu'un ami venait de se connecter, autant d'événements que le i-Buddy se chargeait de traduire en lumière et en gesticulations.

Du côté de la mécanique interne, rien n'a jamais été bien compliqué puisque l'objet se présentait à l'ordinateur comme un simple périphérique USB HID, c'est-à-dire le genre de matériel que Windows reconnaît tout seul sans installer de pilote particulier, exactement de la même manière qu'une souris ou un clavier que l'on branche sans y penser.

Sauf que voilà, lui redonner vie en 2026 supposait de franchir deux obstacles bien concrets, à commencer par un logiciel d'origine qui n'avait jamais vraiment digéré Windows 7 et qu'il a fallu remplacer par une obscure version 2.10 dénichée au fond d'un vieux post de forum, après quoi la figurine s'est remise à clignoter et à agiter ses ailes. Elle revit.

Le second obstacle était autrement plus sérieux, car Microsoft ayant définitivement éteint les serveurs de MSN Messenger il y a des années, l'accessoire restait condamné au silence faute du moindre réseau auquel se raccrocher pour recevoir ses notifications.

C'est exactement le rôle d'Escargot, ce service communautaire qui fait tourner des serveurs de remplacement capables de redonner vie à plusieurs vieux clients de messagerie officiels, moyennant l'application d'un petit correctif maison à Windows Live Messenger 2009.

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Et pour qui rêverait de reprogrammer la bestiole à sa sauce, il existait jadis une bibliothèque en .NET dédiée au i-Buddy, alors qu'un internaute répondant au nom de Misel a fini par partager son code hérité sur GitHub dans un dépôt baptisé iBuddyControl, en prévenant honnêtement que ce dernier est plus vieux que son propre compte et réclamerait un bon coup de jeune.

Bref, ça ne sert toujours rigoureusement à rien, mais ça rend quand même un peu nostalgique non ?

Source : Hackaday

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  • IoToS - Le prof qui a codé un OS de zéro pour ses élèves
    Jean-Marc Biechy est prof d'électronique et d'informatique à l'Institution Saint-Jean de Colmar et il vient de m'envoyer un truc qui m'a scotché. Avec ses élèves, il bidouille des projets Arduino, et plutôt que d'empiler des bouts de code à chaque nouveau montage, il a fait un choix un peu fou : écrire son propre système d'exploitation en partant de zéro pour un microcontrôleur. Ça s'appelle IoToS, pour Internet of Things micro Operating System, et ça transforme un Arduino UNO R4 ou un ESP32/826

IoToS - Le prof qui a codé un OS de zéro pour ses élèves

Par : Korben ✨
24 juin 2026 à 13:28

Jean-Marc Biechy est prof d'électronique et d'informatique à l'Institution Saint-Jean de Colmar et il vient de m'envoyer un truc qui m'a scotché. Avec ses élèves, il bidouille des projets Arduino, et plutôt que d'empiler des bouts de code à chaque nouveau montage, il a fait un choix un peu fou : écrire son propre système d'exploitation en partant de zéro pour un microcontrôleur.

Ça s'appelle IoToS, pour Internet of Things micro Operating System, et ça transforme un Arduino UNO R4 ou un ESP32/8266 en vrai petit nœud réseau avec un accès en ligne de commande qui ressemble vachement à du bon vieux terminal Linux.

Vous branchez la carte, vous ouvrez un terminal série (ou un Telnet sur le port 23), et là vous tapez des commandes comme ping, tracert, netstat, dir, ip ou dhcp on tout ça directement sur Arduino.

Ce qui est chouette avec son approche c'est qu'elle est pédagogique car un Arduino tout nu, c'est un automate avec un setup() qui s'exécute une fois, une loop() qui tourne en boucle à l'infini, et basta.

Et à l'autre bout du spectre, vous avez de vrais OS temps réel (RTOS), souvent trop gros ou trop austères pour intéresser un élève de Bac Pro. Et entre les deux, y'avait rien qui faisait vraiment le pont entre l'automate et un vrai petit OS avec sa ligne de commande.

Jean-Marc a donc créé ce chaînon manquant en découpant son code exactement comme un OS. Un Boot Firmware avant le setup, un Load Driver qui gère la connexion réseau et l'écran, un Kernel qui n'est autre que la loop(), un CLI dans un fichier shell_Cmdline.h, et des applis par-dessus.

La bestiole embarque donc un serveur web AJAX qui sert des pages HTML depuis une carte MicroSD, un serveur FTP pour balader les fichiers via FileZilla, une synchro NTP et un datalogger CSV horodaté. Le tout sur un noyau coopératif, sans RTOS, le code métier de votre projet étant compilé dans le même firmware.

Et c'est là qu'on mesure le boulot d'orfèvre puisque ce firmware complet tient dans 142 Ko, soit 54% de la flash de l'UNO R4, et il reste près de 19 Ko de RAM libre sur les 32. Caser un shell réseau, un serveur web et du FTP là-dedans sans tout faire planter, c'est pas donné à tout le monde, le mec est doué !

Et avec cette base, ses élèves montent des prises IP commandables au navigateur, une caméra de surveillance sur LilyGo déclenchée par un détecteur de mouvement, une station météo consultable en ligne, une alarme PIR qui envoie un mail, de la gestion de chauffage à distance, ou du pilotage de LED RVB et de projecteurs DMX par Ethernet.

La prise IP sert d'ailleurs de système minimal de référence, et le reste, vous pouvez l'étendre en ajoutant vos propres commandes CLI et vos pages web dans les fichiers .h prévus pour.

Jean-Marc raconte y avoir passé environ 2000 heures de code et de tests, juste pour voir si c'était possible d'en écrire un tout seul. Il est parti de bibliothèques existantes (LittleFS, ping, FTP, dir) qu'il a patiemment fait discuter ensemble... Faut dire que recoder un OS de zéro pour le plaisir d'apprendre , c'est un sport à part entière et malheureusement, trop peu de gens d'y essayent.

Son code source est commenté et distribué librement sous licence GNU LGPL v2.1, donc réutilisable y compris pour un usage commercial. Tout est à télécharger sur le site du projet , avec la doc PDF, les vidéos de démo et la liste complète des commandes.

Si vous avez un Arduino R4 qui prend la poussière, vous savez maintenant quoi en faire ! Bravo Jean-Marc !!

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  • Une machine à glaçons de cuisine pour refroidir votre carte graphique ?
    22°C en plein Cyberpunk 2077. C'est la température qu'a relevée le YouTubeur TrashBench sur sa RTX 3060, une carte graphique milieu de gamme de Nvidia comme on en trouve dans énormément de PC de joueurs, après l'avoir branchée sur une machine à glaçons de comptoir. Oui oui, on parle bien de l'appareil qui produit des glaçons sur votre plan de travail. Avec son ventirad d'origine, cette carte tournait autour de 60°C en charge, avec un point chaud (le hotspot, l'endroit le plus brûlant de la puce)

Une machine à glaçons de cuisine pour refroidir votre carte graphique ?

24 juin 2026 à 11:26

22°C en plein Cyberpunk 2077. C'est la température qu'a relevée le YouTubeur TrashBench sur sa RTX 3060, une carte graphique milieu de gamme de Nvidia comme on en trouve dans énormément de PC de joueurs, après l'avoir branchée sur une machine à glaçons de comptoir.

Oui oui, on parle bien de l'appareil qui produit des glaçons sur votre plan de travail.

Avec son ventirad d'origine, cette carte tournait autour de 60°C en charge, avec un point chaud (le hotspot, l'endroit le plus brûlant de la puce) qui montait à 75°C. Une fois reliée au montage maison, elle affichait 22 à 23°C après un quart d'heure de jeu, point chaud retombé à 34°C. Une baisse d'environ 62%.

Le principe reprend du watercooling classique, ce refroidissement par circuit de liquide qu'on voit sur les PC haut de gamme, sauf qu'ici le radiateur a été remplacé par une machine à glaçons.

TrashBench a retiré le refroidisseur d'origine, posé une plaque de maintien faite maison par-dessus la puce pour y faire passer les tuyaux, puis plongé une pompe immergée dans la machine remplie d'eau. Le liquide circule de la carte vers le bac glacial, se charge du froid produit par la machine, puis repart refroidir la puce.

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Sauf qu'une machine à glaçons n'est pas faite pour tourner sans arrêt. Elle alterne normalement des cycles marche/arrêt, du coup il a fallu tricher avec le thermostat.

La combine, c'est un thermostat externe, le genre qu'on utilise pour transformer un vieux frigo en cave à bière. Il force le compresseur à fonctionner en continu au lieu de respecter son cycle habituel. L'évaporateur, la partie qui produit le froid, reste posé juste au-dessus du niveau d'eau, et un petit seau le maintient immergé pour refroidir le liquide en permanence. C'est sportif donc.

L'idée n'est pas sortie de nulle part, elle reprend un montage d'un autre YouTubeur, MrYeester, qui avait déjà bidouillé une machine du même genre pour refroidir un processeur.

Reste le gros problème, dès que l'eau passe sous la température de la pièce, la condensation débarque, comme la buée sur une bouteille sortie du frigo, sauf qu'ici elle se dépose sur des composants électroniques sous tension. Un des essais a d'ailleurs dû être stoppé au bout de dix minutes à cause de l'humidité accumulée sur le matériel.

On parle donc d'un montage qui mélange un appareil électroménager, de l'eau, un PC allumé et des températures un peu basses, soit à peu près tout ce qu'on déconseille de réunir au même endroit. TrashBench le reconnaît lui-même dans sa vidéo. Ce n'est pas une recette à reproduire chez soi un dimanche après-midi.

Source : Techspot

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  • Doom tourne désormais sur un bracelet Xiaomi Mi Band 10
    Il y a des gens qui se détendent en regardant une petite série. Aaron Christophel, lui, se détend en désossant des bracelets connectés Xiaomi pour leur faire cracher du code qu'aucun ingénieur de la marque n'avait prévu. Ce bidouilleur allemand, plus connu sous le pseudo atc1441, vient de s'attaquer au Mi Band 10, et il en a tiré ce que la communauté du hack matériel considère comme le sacre suprême depuis trente ans : un portage de Doom, le jeu de tir sorti en 1993. Le jeu n'était pourtant

Doom tourne désormais sur un bracelet Xiaomi Mi Band 10

22 juin 2026 à 15:06

Il y a des gens qui se détendent en regardant une petite série. Aaron Christophel, lui, se détend en désossant des bracelets connectés Xiaomi pour leur faire cracher du code qu'aucun ingénieur de la marque n'avait prévu.

Ce bidouilleur allemand, plus connu sous le pseudo atc1441, vient de s'attaquer au Mi Band 10, et il en a tiré ce que la communauté du hack matériel considère comme le sacre suprême depuis trente ans : un portage de Doom, le jeu de tir sorti en 1993.

Le jeu n'était pourtant pas le problème. La puce, si.

Le Mi Band 10 utilise un BES2700iMP, un composant fabriqué par Bestechnic, un fondeur chinois qu'on croise surtout dans des écouteurs sans fil parce qu'il est taillé pour la basse consommation. Petite subtilité qui complique tout : chez Bestechnic, cette même puce répond aussi au nom de code BEST1503.

Or pour programmer un composant pareil, il faut son SDK, autrement dit le kit fourni par le fabricant avec la documentation et les outils pour développer dessus. Et là, surprise : pour ce modèle, aucun SDK public. Rien du tout. Christophel s'est donc retrouvé face à une puce muette, sans plan ni notice.

Sa porte d'entrée, il l'a trouvée du côté d'une cousine quasi jumelle. Le BEST1306, un autre composant Bestechnic, partage la même architecture, et lui possède un SDK qui a fuité par le biais de kits de développement audio. En recoupant patiemment les deux, il a reconstitué par rétro-ingénierie, ce travail qui consiste à remonter le fonctionnement interne d'un appareil sans en avoir les plans, un SDK compatible avec le BES2700iMP.

Le reste a suivi. Firmware maison, c'est-à-dire le logiciel bas niveau qui pilote directement le matériel, puis portage de Doom via le projet GBADoom. Tout n'est pas nickel pour autant : l'écran fonctionne en SPI un seul bit au lieu du quad-SPI dont il est capable, deux manières d'envoyer les pixels dont la seconde va nettement plus vite, ce qui plombe ici la fluidité et écrase les couleurs.

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Bref, ça se joue, mais c'est moche. Et sur une dalle large de quelques centimètres, on reste évidemment dans l'exploit pour l'exploit plus que dans la séance de jeu.

Le détail qui fait un peu marrer vu le contexte actuel, c'est l'aveu de Christophel sur l'intelligence artificielle : elle ne lui a quasiment servi à rien. Les données techniques de ces puces propriétaires n'existent nulle part dans les corpus d'entraînement des modèles, du coup les assistants brassaient du vide.

Et ce n'est pas fini. Le Mi Band 9 embarque exactement le même matériel, ce qui signifie que le SDK reconstitué devrait y tourner tel quel, sans toucher une ligne. Tout est documenté et publié sur GitHub, à la disposition de quiconque veut prolonger cette bien belle aventure.

Bref, faire tourner un jeu de 1993 sur un bracelet de sport ne sert objectivement à rien, et c'est précisément pour ça que c'est toujours très cool.

Source : Hackaday

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  • Une ampoule connectée transformée en bibliothèque clandestine de livres interdits
    Aux États-Unis, la guerre contre les livres ne se joue plus seulement dans les conseils d'administration des écoles, mais désormais aussi à l'intérieur d'une ampoule connectée vissée au plafond. La performance est signée Rick Osgood , un bidouilleur qui a transformé un objet du quotidien le plus banal qui soit en cachette numérique pour des ouvrages bannis des établissements scolaires, et l'idée a quelque chose de réjouissant. Ces dernières années, des milliers de titres ont été retirés des rayo

Une ampoule connectée transformée en bibliothèque clandestine de livres interdits

22 juin 2026 à 10:11

Aux États-Unis, la guerre contre les livres ne se joue plus seulement dans les conseils d'administration des écoles, mais désormais aussi à l'intérieur d'une ampoule connectée vissée au plafond.

La performance est signée Rick Osgood , un bidouilleur qui a transformé un objet du quotidien le plus banal qui soit en cachette numérique pour des ouvrages bannis des établissements scolaires, et l'idée a quelque chose de réjouissant.

Ces dernières années, des milliers de titres ont été retirés des rayons des écoles publiques américaines sous la pression de groupes conservateurs, le plus souvent des romans qui évoquent le racisme, l'identité de genre ou la sexualité. L'association PEN America, qui défend la liberté d'expression, tient le décompte de cette vague de censure qui ne faiblit pas.

Osgood, lui, a choisi de répondre avec un fer à souder.

Il a démonté une ampoule WiFi d'entrée de gamme, de la marque IoToreo en l'occurrence, et récupéré la puce qui se cachait à l'intérieur, une ESP32-C3, ce minuscule processeur sans fil à quelques euros qu'on retrouve dans un paquet de gadgets connectés. Il l'a entièrement reprogrammée avec un firmware maison, pour la transformer en serveur web tournant sur le seul courant de la douille.

Le plus compliqué, c'était la mémoire. L'ampoule ne dispose que de 4 Mo de mémoire flash, autant dire des miettes. En réécrivant la table des partitions, le plan qui découpe cette mémoire en zones, il a réussi à libérer 2 Mo pour stocker quelques livres au format EPUB, le standard des liseuses. Sa tentative de souder une carte SD pour gagner de l'espace a échoué.

Le résultat est étonnamment soigné. Une fois alimentée, l'ampoule diffuse son propre réseau WiFi public, et dès que vous vous y connectez, un portail captif, cette page qui s'ouvre d'elle-même dans les hôtels ou les aéroports, vous redirige vers l'interface de la bibliothèque. On y feuillette les ouvrages, on lit dans quel État chacun a été interdit et pourquoi, et un panneau d'administration verrouillé par mot de passe permet au propriétaire de gérer sa collection.

Un détail trahit le soin apporté au projet. Le firmware efface les identifiants WiFi enregistrés, ce qui veut dire que vous pouvez abandonner l'ampoule dans une douille publique sans risquer de livrer le code de votre box au premier venu.

Rien d'illégal là-dedans, faut-il le préciser. Osgood insiste sur le fait qu'il n'héberge aucun contenu dangereux, pas la moindre recette d'explosif, uniquement des romans parfaitement légaux que des conseils scolaires ont décidé d'écarter.

On n'est évidemment pas devant une énorme bibliothèque, vu les 2 Mo de stockage. C'est un objet politique surtout, et un exercice d'électronique, et le code complet a été publié en open source sur Codeberg, prêt à être repris par quiconque voudrait flasher sa propre ampoule contestataire.

Bref, planquer des livres censurés dans le dernier endroit où un censeur penserait à regarder, une ampoule, c'est franchement bien joué.

Source : Hackaday

  • ✇Korben
  • Un mini radar à avions open source à poser sur son bureau
    Un petit boîtier rond, un écran circulaire de 240 pixels de côté, et une seule chose affichée dessus : les avions qui passent au-dessus de votre tête en temps réel. C'est Micro Radar, un projet open source signé Anthony Sturdy, un développeur basé à Londres qui l'a bricolé comme cadeau de mariage pour un ami passionné d'aviation. L'objet tient dans la paume de la main. Au cœur du montage, un module ESP32-C3, une puce minuscule à WiFi intégré qu'on trouve pour quelques euros, soudée d'usine à un

Un mini radar à avions open source à poser sur son bureau

19 juin 2026 à 10:01

Un petit boîtier rond, un écran circulaire de 240 pixels de côté, et une seule chose affichée dessus : les avions qui passent au-dessus de votre tête en temps réel. C'est Micro Radar, un projet open source signé Anthony Sturdy, un développeur basé à Londres qui l'a bricolé comme cadeau de mariage pour un ami passionné d'aviation.

L'objet tient dans la paume de la main. Au cœur du montage, un module ESP32-C3, une puce minuscule à WiFi intégré qu'on trouve pour quelques euros, soudée d'usine à un écran rond IPS de 1,28 pouce piloté par un contrôleur GC9A01. Pas besoin de toucher au fer pour relier des fils, tout est déjà connecté.

Là où c'est bien vu, c'est que Micro Radar ne capte pas les avions lui-même. Beaucoup de projets du genre utilisent l'ADS-B, le signal que les avions émettent en continu pour annoncer leur position, ce qui suppose une antenne et un récepteur radio. Ici, rien.

Le boîtier va plutôt chercher les données sur internet, via l'API d'OpenSky Network. OpenSky, c'est un réseau communautaire : des milliers de bénévoles dans le monde branchent chez eux des récepteurs qui captent les avions et mettent toutes ces positions en commun. L'API, l'interface qui permet à un logiciel d'aller piocher dans cette base, renvoie au boîtier les vols autour de vous.

Du coup, l'installation se fait simplement, sans rien brancher d'autre que le courant. Au premier démarrage, l'appareil crée son propre point d'accès WiFi baptisé MicroRadar-Setup. Vous vous y connectez depuis un téléphone, une page de configuration s'ouvre à l'adresse microradar.local, et vous renseignez juste votre position, le rayon à surveiller et vos identifiants OpenSky.

Ces identifiants sont facultatifs mais conseillés. Un compte OpenSky est gratuit et fait passer le quota de 400 à 4000 requêtes par jour, ce qui veut dire un rafraîchissement bien plus fréquent et donc un radar qui colle vraiment au trafic en temps réel plutôt qu'une image qui se met à jour au compte-gouttes.

Au niveau de la fabrication, il faut une imprimante 3D pour sortir les quatre pièces du boîtier en PLA, le corps, la façade, la bague et deux supports, un fer à souder uniquement pour insérer les écrous à chaud, et de la visserie M2. Une lentille en verre minéral de 32,5 mm protège l'écran si besoin. Comptez une à deux heures de montage une fois les pièces imprimées, ce qui est très raisonnable.

Le tout est sous licence MIT et le firmware se compile avec PlatformIO, donc le code en C++ comme les fichiers 3D sont libres, vous pouvez le construire, le modifier et même le revendre sans rien demander à personne. Le projet vit sa petite vie sur GitHub avec les instructions complètes.

Franchement, voir les avions de sa ville tourner sur un cadran rond posé près de l'écran, sans capteur ni abonnement, c'est quand même bien sympa.

Source : Hackster

  • ✇Korben
  • Une veste qui fabrique de l'eau potable à partir de l'air, comme dans Dune
    Des ingénieurs de l'université du Texas à Austin ont mis au point un vêtement qui tire de l'eau potable directement de l'air ambiant, sans réservoir à remplir ni source à proximité, simplement grâce au tissu dont il est fait. Le travail, mené par Guihua Yu et son équipe de la Cockrell School of Engineering, avec le chimiste Keith Johnston du département de génie chimique McKetta et l'auteur principal Weixin Guan, vient d'être publié dans la revue scientifique Science Advances. Le secret tient da

Une veste qui fabrique de l'eau potable à partir de l'air, comme dans Dune

16 juin 2026 à 11:13

Des ingénieurs de l'université du Texas à Austin ont mis au point un vêtement qui tire de l'eau potable directement de l'air ambiant, sans réservoir à remplir ni source à proximité, simplement grâce au tissu dont il est fait. Le travail, mené par Guihua Yu et son équipe de la Cockrell School of Engineering, avec le chimiste Keith Johnston du département de génie chimique McKetta et l'auteur principal Weixin Guan, vient d'être publié dans la revue scientifique Science Advances.

Le secret tient dans la matière. Il s'agit d'un tissu en hydrogel, c'est-à-dire un gel ultra-absorbant ici fabriqué à partir de matières issues de la biomasse, donc d'origine végétale, qui capte les molécules d'eau présentes dans l'air sous forme de vapeur avant de les faire passer à l'état liquide sur la surface des fibres puis de les stocker en profondeur.

Toute la prouesse réside dans la vitesse à laquelle l'eau franchit ces étapes, l'équipe ayant conçu un chemin qui la fait circuler très rapidement de la vapeur vers le liquide puis vers le textile, ce qui lui vaut une efficacité de trois à dix fois supérieure aux matériaux de récupération atmosphérique habituels.

Une fois l'humidité captée, elle est dirigée vers de petits modules détachables que l'on retire pour les glisser dans un collecteur pliable, où la chaleur du soleil libère l'eau emprisonnée dans le gel, qui se condense alors et devient buvable.

Côté rendement, la veste produit entre 400 et 900 millilitres d'eau potable par jour, soit grosso modo une à deux petites bouteilles, selon le taux d'humidité de l'air. Une version posée au sol plutôt que portée grimpe, elle, jusqu'à 1,3 litre quotidien, et tient ce chiffre aussi bien dans un climat aride que dans une ambiance tropicale moite.

La comparaison avec Dune était écrite d'avance. Dans le roman de Frank Herbert porté à l'écran par Denis Villeneuve, les habitants de la planète désertique Arrakis enfilent des stillsuits, ces combinaisons qui recyclent la transpiration et l'urine de celui qui les porte pour ne gaspiller aucune goutte d'eau dans un monde où elle vaut plus cher que tout. Ici, c'est nettement plus ragoûtant, puisque la veste ne prélève rien sur le corps et se contente d'aspirer l'humidité de l'air.

Et le projet ne s'arrête pas à un simple blouson, l'équipe imaginant déjà glisser le même tissu dans des sacs à dos, des tentes ou des abris d'urgence, histoire de transformer du matériel qu'on transporte déjà partout en petite usine à eau qui ne réclame ni pile ni branchement électrique.

Bon, il reste des inconnues de taille, puisqu'on ignore le poids réel du vêtement, son prix éventuel et surtout sa tenue dans le temps une fois enchaînés les cycles d'absorption et de chauffe. Et 900 millilitres, c'est encore loin de couvrir les besoins d'un adulte qui marche toute la journée en plein cagnard.

N'empêche, pour un randonneur perdu ou une région privée d'eau, tirer un demi-litre du ciel sans la moindre nappe à proximité, ça peut tout changer.

Source : Techspot

  • ✇Korben
  • eSpectre - Quand votre Wi-Fi détecte les mouvements sans caméra
    C'est toujours un peu magique, ces histoires d'ondes radio. On sait par exemple que notre box Wi-Fi "voit" déjà quand on traverse le salon, sauf que jusqu'ici, personne ne l'écoutait vraiment. Mais j'ai découvert qu'on pouvait aller encore plus loin avec un simple ESP32 à 10 balles et le projet eSpectre de Francesco Pace. Pas de caméra ni de micro mais juste des ondes Wi-Fi qui rebondissent dans la pièce, et un capteur qui les écoute. Quand vous bougez votre petit corps tout mou, vous déformez l

eSpectre - Quand votre Wi-Fi détecte les mouvements sans caméra

Par : Korben ✨
10 juin 2026 à 10:01

C'est toujours un peu magique, ces histoires d'ondes radio. On sait par exemple que notre box Wi-Fi "voit" déjà quand on traverse le salon, sauf que jusqu'ici, personne ne l'écoutait vraiment. Mais j'ai découvert qu'on pouvait aller encore plus loin avec un simple ESP32 à 10 balles et le projet eSpectre de Francesco Pace. Pas de caméra ni de micro mais juste des ondes Wi-Fi qui rebondissent dans la pièce, et un capteur qui les écoute.

Quand vous bougez votre petit corps tout mou, vous déformez les ondes qui circulent entre votre box et l'ESP32, un peu comme votre main qui passe devant une lampe et fait bouger l'ombre sur le mur. Et c'est grâce à ces micro-perturbations, que ce petit appareil qui se connecte au Wifi est capable de mesurer, surveiller et analyser le moindre mouvement en temps réel (ce qu'on appelle le CSI, pour Channel State Information). Et l'ajout au réseau wifi se fait très simplement puisqu'il suffit de flasher la bestiole via ESPHome, ensuite vous remplissez un petit fichier YAML, vous lui faites rejoindre votre réseau wifi et le tour est joué !! 15 minutes plus tard, le capteur apparaît tout seul dans Home Assistant.

Et puis n'importe quel ESP32 qui traîne dans un tiroir fera l'affaire (les C6 et S3 sont les plus à l'aise).

Ce sont des chercheurs qui nous ont pondu cette technologie il y a une quinzaine d'années, et l'IEEE vient de la normaliser depuis l'année dernière sous le doux nom de 802.11bf. Ce qui a tout changé, c'est qu'Espressif a donné un accès au CSI directement sur ses puces alors qu'avant il fallait du matériel à plusieurs centaines d'euros. Maintenant ça tient sur un composant à 10€ et eSpectre va même plus loin avec un petit algo maison qui choisit tout seul les 12 sous-porteuses les plus stables au démarrage. Le seul truc c'est de garder la pièce immobile durant les 10 secondes qui suivent le boot, le temps qu'il se calibre.

Après si vous n'êtes pas très familier avec la domotique, vous pourriez vous demander à quoi ça sert.

Et bien par exemple à allumer la lumière quand vous entrez, couper le chauffage dans les pièces vides, ou garder un œil sur l'activité d'un parent âgé, tout ça sans caméra intrusive. Et si vous partez de chez vous, sachez que ça peut vous alerter au moindre mouvement pendant les vacances.

Le fait de pouvoir l'utiliser également pour la sécurité de votre domicile je trouve que c'est vraiment un gros plus !!

Et puis une fois encore, le respect de la vie privée est au centre des préoccupations du projet puisque toutes les données sont conservées en local, sur l'ESP32. Rien ne quitte votre réseau... On est vraiment à l'opposé par exemple de cette caméra connectée qui suit vos chats et finit par filmer tout le salon.

Sauf que, et Francesco est le premier à le marteler dans la doc du projet, cette même techno peut servir à surveiller des gens sans leur consentement. Concrètement, il suffit que l'attaquant trafique un routeur pour enregistrer 24h/24 les déplacements de personnes qui n'en savent rien. Et cela même à travers les murs, de manière complètement silencieuse et très peu chère.

D'ailleurs le Wi-Fi sait déjà aller plus loin que "ça bouge ou pas", jusqu'à vous reconnaître rien qu'à votre démarche . La surveillance sans la caméra, ça veut dire qu'il n'y a pas de petit voyant rouge ou d'objectif qui déclenche la méfiance. C'est super cool bien sûr, mais attention, juridiquement, car pister les déplacements de gens identifiables sans les prévenir, ça reste de la donnée personnelle et ça vous expose direct au vilain méchant RGPD.

Après, ça ne remplace pas encore un radar et le signal bouge davantage avec l'environnement (les meubles, la météo, un voisin dont le réseau sature le 2.4GHz) qu'avec vous. Donc faux positifs garantis quand le chat ou l'aspi robot passe ou que le store se relève. Et si y'a plusieurs personnes, comme il ne sait pas compter, c'est mouvement ou pas mouvement, point. A titre de comparaison, un capteur radar de type mmWave dédié comme le LD2410 est capable aussi de vous repérer même immobile sur le canapé, donc il vaut mieux conserver ce genre de capteurs aux pièces vraiment critiques où rien ne respire (genre votre coffre fort personnel de 2 m3 caché dans le sous-sol).

Bref, si vous avez déjà Home Assistant et un ESP32 qui dort dans un carton, ça vaut une soirée de test, puisque c'est sur GitHub . Juste, prévenez les gens qui vivent sous le même toit que vous avant de jouer aux espions...

  • ✇Korben
  • SixBack - Ressusciter une Bose SoundTouch avec un ESP32
    Si comme moi, vous avez une enceinte Bose SoundTouch , vous savez que ses boutons de radio internet ont cessé de fonctionner début mai. En effet, Bose a coupé le cloud qui tournait derrière, et les six boutons de présélections sont devenus de jolis boutons inutiles. Mais un dev nommé Tostmann, lui, a refusé cette fatalité et a sorti SixBack, un firmware ESP32 qui ramène tout ça à la vie. L'idée, c'est de faire croire à l'enceinte que rien n'a changé puisque l'ESP32 se fait passer pour les serveu

SixBack - Ressusciter une Bose SoundTouch avec un ESP32

Par : Korben ✨
29 mai 2026 à 11:25

Si comme moi, vous avez une enceinte Bose SoundTouch , vous savez que ses boutons de radio internet ont cessé de fonctionner début mai. En effet, Bose a coupé le cloud qui tournait derrière, et les six boutons de présélections sont devenus de jolis boutons inutiles. Mais un dev nommé Tostmann, lui, a refusé cette fatalité et a sorti SixBack, un firmware ESP32 qui ramène tout ça à la vie.

L'idée, c'est de faire croire à l'enceinte que rien n'a changé puisque l'ESP32 se fait passer pour les serveurs Bose disparus et répond à sa place, sans toucher au firmware d'origine de l'enceinte. Pour réussir cela, il a réimplémenté 22 des 30 points d'accès du service, de l'enregistrement du compte au streaming en passant par les vérifs de mise à jour et voilà comment pour la SoundTouch, c'est comme si le cloud n'était jamais parti !

D'habitude, ce genre de résurrection passe par une redirection DNS bricolée au niveau du routeur, un truc bien lourd et bien casse-gueule, mais Tostmann, lui, exploite un shell de diagnostic ouvert sur le port 17000, accessible en Telnet sans le moindre mot de passe et à partir de là, il réécrit directement les adresses des serveurs vers son ESP32 via ces quelques lignes de commande :

sys configuration bmxRegistryUrl http://IP_ESP32:8000/bmx/registry/v1/services
sys reboot

Côté installation, pas besoin de sortir le fer à souder rassurez-vous ! Vous branchez simplement un ESP32-S3 (comptez une dizaine d'euros) en USB, vous ouvrez sixback.io dans Chrome, Edge, ou maintenant Firefox vous cliquez sur Connect et le navigateur flashera tout seul le firmware de l'ESP32, l'interface et la config WiFi. Et voilà, votre enceinte se mettra à revivre !!

Et comme rien ne touche au firmware de l'enceinte, c'est réversible, suffit de remettre les adresses d'origine via le même shell.

Après, je le reconnais c'est un hack de niche qui ne va peut-être intéresser que 3 personnes parmi vous, mais c'est pas grave parce que moi ça m'intéresse fortement ^^. Notez quand même que ça ne marche que sur les SoundTouch 10, 20 et 30, et uniquement sous les firmwares 27.0.3 et 27.0.6, et rien d'autre.

L'interface pour régler les paramètres de votre enceinte

Côté carte, prenez donc plutôt un ESP32-S3 que les petits C6, qui décrochent parfois du réseau et exigent un reset à la main. Et comme la licence de son code est non-commerciale, sachez que personne ne vendra de boîtier clé en main pour faire ça, donc ce sera du système D ou rien ! Mais je suis certain que vous y arriverez !!

ESP32-S3

Comme je vous le disais, j'en ai une à la maison, que je ne fais tourner qu'en AirPlay, donc les fameux presets, je m'en passe très bien mais je suis content que ce SixBack existe.

C'est quand même dommage à chaque fois de voir un appareil parfaitement fonctionnel transformé en presse-papier parce qu'un fabricant a décidé d'éteindre un serveur... Heureusement que des gens comme Tostmann existent pour s'énerver un peu !

SixBack est dispo sur GitHub .

Source

  • ✇Korben
  • BumpMesh - Pour ajouter de la texture à vos impressions 3D
    Stefan Hermann, le mec derrière la chaîne YouTube CNC Kitchen , vient de nous pondre un super outil web baptisé BumpMesh qui permet d'ajouter des textures de " displacement " à vos modèles STL, OBJ et 3MF... directement depuis votre navigateur. Vous balancez votre fichier, vous choisissez une texture dans la bibliothèque (ou vous uploadez votre propre image), vous réglez l'amplitude et le mapping, et hop, vous exportez un STL avec une texture de bois ou de béton ou que sais-je encore, prêt à êtr

BumpMesh - Pour ajouter de la texture à vos impressions 3D

Par : Korben ✨
28 mai 2026 à 09:55

Stefan Hermann, le mec derrière la chaîne YouTube CNC Kitchen , vient de nous pondre un super outil web baptisé BumpMesh qui permet d'ajouter des textures de " displacement " à vos modèles STL, OBJ et 3MF... directement depuis votre navigateur. Vous balancez votre fichier, vous choisissez une texture dans la bibliothèque (ou vous uploadez votre propre image), vous réglez l'amplitude et le mapping, et hop, vous exportez un STL avec une texture de bois ou de béton ou que sais-je encore, prêt à être imprimé.

Avant pour mettre un motif sur une pièce imprimée en 3D, fallait passer forcement par Blender ou un soft de CAO, et surtout comprendre ce concept de displacement map, gérer les UV, bidouiller pendant des heures..etc etc. Et là avec cet outil, c'est juste quelques étapes et basta ! En plus, le code source est sur GitHub sous le nom stlTexturizer.

Côté fonctionnalités, y'a tout ce qu'il faut pour pas se planter. L'outil détecte automatiquement les surfaces planes orientées vers le bas et les laisse lisses (sinon votre pièce décolle du plateau pendant l'impression), et vous pouvez aussi peindre au pinceau les zones que vous voulez garder vierges de toute texture.

Il protège également les parties en surplomb (les fameux overhangs, ces angles déjà casse-pieds à imprimer proprement sans qu'on aille leur coller des reliefs en plus), garde le dessous bien plat avec le "smooth bottom", et propose un mode d'application cylindrique pour enrouler la texture autour des pièces rondes type vase ou tasse sans déformation aux jointures.

Y'a aussi une poignée 3D pour pivoter le modèle dans tous les sens, les raccourcis clavier classiques pour annuler/refaire, une sauvegarde de projet au format .bumpmesh, et une fonction "Bake Textures" en bêta qui fige la texture actuelle sur le maillage pour que vous puissiez en empiler une deuxième par-dessus.

L'interface est dispo en français mais aussi en italien, espagnol, portugais, japonais, coréen sans oublier l'anglais évidemment...

Bref, pour ajouter une texture peau de banane sur un vase, des écailles sur une figurine, du motif hexagonal sur une coque, c'est top moumoute ! Et en plus c'est gratuit !

À tester sur bumpmesh.com .

Merci à B0t_Ox pour la découverte !

  • ✇Korben
  • Il a recréé la veste à écran de Cyberpunk 2077
    Dans le jeu Cyberpunk 2077, un des vêtements qui marquent l'environnement visuel, c'est cette veste avec un petit écran intégré dans le col, qui diffuse des images en boucle. Un objet purement décoratif du jeu, le genre de détail qui pose l'ambiance futuriste sans qu'on puisse vraiment l'avoir. Sauf qu'un bidouilleur connu sous le pseudo Zibartas a décidé qu'il en voulait une, pour de vrai. Il l'a fabriquée. Et le résultat colle de très près au modèle vu dans le jeu. Il y a d'abord quatre éc

Il a recréé la veste à écran de Cyberpunk 2077

22 mai 2026 à 13:02

Dans le jeu Cyberpunk 2077, un des vêtements qui marquent l'environnement visuel, c'est cette veste avec un petit écran intégré dans le col, qui diffuse des images en boucle.

Un objet purement décoratif du jeu, le genre de détail qui pose l'ambiance futuriste sans qu'on puisse vraiment l'avoir. Sauf qu'un bidouilleur connu sous le pseudo Zibartas a décidé qu'il en voulait une, pour de vrai. Il l'a fabriquée. Et le résultat colle de très près au modèle vu dans le jeu.

Il y a d'abord quatre écrans OLED flexibles, c'est-à-dire des dalles capables de se courber légèrement, contrairement à un écran de smartphone classique qui est rigide. Chacune a un format allongé, façon téléphone, et coûte autour de 300 dollars pièce.

Faites le calcul : rien que pour les écrans, la facture grimpe à 1200 dollars. Autant dire que ce n'est pas le genre de bricolage qu'on lance un dimanche après-midi sans réfléchir.

Pour faire tourner tout ça, Zibartas a glissé deux Raspberry Pi 4, ces mini-ordinateurs de la taille d'une carte bancaire qu'on retrouve dans une bonne partie des projets de bidouille électronique. Un Pi gère une paire d'écrans, le second s'occupe de l'autre paire.

Le problème, c'est de garder les quatre dalles synchronisées pour que la vidéo défile partout en même temps, sans décalage. La solution choisie est simple : les deux Raspberry Pi communiquent entre eux via leurs broches GPIO, ces petites pattes de connexion qui servent normalement à brancher des composants, histoire de se mettre d'accord sur le tempo. Le Pi 4, pourtant un modèle plus ancien, a été choisi volontairement car il permet une astuce technique précise pour diffuser une vidéo bien fluide sur deux écrans à la fois.

Pour les couture, la veste n'a pas été achetée puis modifiée : elle a été cousue entièrement de zéro pour ce projet. Le vrai défi, c'était de loger les écrans dans le grand col sans qu'ils se cassent au moindre mouvement. Zibartas a donc imprimé en 3D une structure rigide pour les caler et les protéger. Détail un peu rigolo : une fois installés, les écrans flexibles ne plient quasiment plus. Leur souplesse aura surtout servi pendant le montage, pour les manipuler sans les briser.

Le projet laisse quand même une question de côté : l'autonomie. Deux Raspberry Pi et quatre écrans OLED, ça consomme, et il faut donc trimballer une batterie quelque part sur soi. Tenir une soirée entière avec la veste allumée risque d'être un peu tendax. Pour une démo ou une convention cosplay, par contre, c'est carrément rigolo.

Source : Hackaday

  • ✇Korben
  • Ce petit gadget DIY vous prédit l'avenir quand vous le secouez
    Le maker connu sous le pseudo gokux a fabriqué un objet aussi inutile que mignon : un fortune cookie électronique. Vous le secouez, et il affiche une prédiction sur son petit écran. Voilà, c'est tout. Et c'est très bien comme ça. Sous le capot, c'est un condensé de composants accessibles. Le cerveau, c'est un Seeed Xiao ESP32-S3 Plus, un microcontrôleur minuscule, autrement dit une puce programmable qui fait tourner le tout. L'affichage passe par un écran e-paper, le même type d'écran que su

Ce petit gadget DIY vous prédit l'avenir quand vous le secouez

22 mai 2026 à 10:44

Le maker connu sous le pseudo gokux a fabriqué un objet aussi inutile que mignon : un fortune cookie électronique. Vous le secouez, et il affiche une prédiction sur son petit écran. Voilà, c'est tout. Et c'est très bien comme ça.

Sous le capot, c'est un condensé de composants accessibles. Le cerveau, c'est un Seeed Xiao ESP32-S3 Plus, un microcontrôleur minuscule, autrement dit une puce programmable qui fait tourner le tout.

L'affichage passe par un écran e-paper, le même type d'écran que sur une liseuse, qui ne consomme du courant que pour changer d'image. Pour détecter quand vous secouez l'objet, gokux a ajouté un accéléromètre MPU-6050, le capteur de mouvement qu'on trouve dans les manettes et les téléphones.

Et une petite batterie Li-Po alimente l'ensemble. Rien d'introuvable, tout se commande en ligne pour une poignée d'euros.

Le bon point, c'est que tout est embarqué. Le gadget stocke plus de 3 000 prédictions et fonctionne entièrement hors ligne, donc pas besoin de connexion, pas de serveur, pas d'appli.

Votre oracle de poche marche même au fond d'une cave. L'écran e-paper apporte un vrai plus ici : une fois la prédiction affichée, elle reste lisible même batterie vide, comme une vraie page de papier. Et gokux n'a pas oublié de glisser deux modes bonus, accessibles via les boutons sur le côté : un lanceur de dés et un tirage à pile ou face. De quoi régler vos petits dilemmes du quotidien sans même sortir le téléphone.

Le projet est entièrement documenté sur Instructables , vous y trouvez la liste des pièces, le câblage, les fichiers à imprimer en 3D, le code et même les instructions pour ajouter vos propres prédictions. Comptez quelques dizaines d'euros de composants et une soirée de montage, pas plus. C'est le projet idéal à offrir, ou à bricoler avec un ado curieux d'électronique.

Et comme le code est ouvert, rien ne vous empêche de remplacer les 3 000 messages d'origine par vos propres blagues, citations ou vannes pour vos collègues. C'est exactement le genre de projet parfait pour débuter, assez simple pour ne pas décourager, assez complet pour apprendre à manipuler un ESP32 et un écran e-paper en même temps.

Bref, ça ne sert objectivement à rien, et c'est précisément pour ça qu'on a envie d'en monter un.

Source : Hackaday

  • ✇Korben
  • Flipper One - Le Linux de poche qui terrifie ses propres créateurs
    Flipper Devices, les gens derrière le fameux Flipper Zero , viennent de dévoiler leur prochain joujou, le Flipper One . Et leur annonce démarre par cette phrase de Pavel Zhovner, le co-fondateur : « on est franchement terrifiés, et on a besoin de vous ». Apparemment, ce nouveau projet l'angoisse et faut être honnête, y'a de quoi. Car le Flipper One, ce n'est pas un Flipper Zero en plus gros. C'est carrément un mini-PC Linux ARM de poche, pensé comme un couteau suisse pour le réseau. Et là où le

Flipper One - Le Linux de poche qui terrifie ses propres créateurs

Par : Korben ✨
21 mai 2026 à 15:16

Flipper Devices, les gens derrière le fameux Flipper Zero , viennent de dévoiler leur prochain joujou, le Flipper One . Et leur annonce démarre par cette phrase de Pavel Zhovner, le co-fondateur : « on est franchement terrifiés, et on a besoin de vous ».

Apparemment, ce nouveau projet l'angoisse et faut être honnête, y'a de quoi. Car le Flipper One, ce n'est pas un Flipper Zero en plus gros. C'est carrément un mini-PC Linux ARM de poche, pensé comme un couteau suisse pour le réseau. Et là où le Zero causait uniquement aux protocoles de proximité (NFC, RFID, sub-GHz, infrarouge), le One joue dans la cour du dessus, en s'adressant également au monde IP, donc tout ce qui est Wi-Fi, Ethernet, 5G et même satellite. Ahaha, j'adore !

Et côté tripes, s'ils tiennent leurs promesses, ça va envoyer du lourd ! En effet, on va y retrouver un Rockchip RK3576 8 cœurs cadencé avec GPU Mali et un NPU pour faire tourner des modèles d'IA en local, 8 Go de RAM, deux ports Gigabit Ethernet indépendants, du Wi-Fi 6E qui gère le monitor mode, un modem 5G en module M.2, et une sortie HDMI 2.1 en 4K.

En gros, vous avez un routeur, un analyseur de signaux et un thin client réunis dans un truc qui tient dans la poche.

Puis y'a surtout ce truc de "double cerveau" avec à côté du gros CPU, un microcontrôleur RP2350 (celui du Raspberry Pi Pico 2) en plus qui pilote l'écran, les boutons et l'alimentation. Comme ça, même quand le Linux est éteint, l'appareil reste vivant et vous pouvez toujours gérer le boot et l'affichage sans réveiller le monstre.

Mais le vrai sujet de cette annonce, ce n'est pas la fiche technique. C'est l'ouverture du bestiau car le Flipper One vise un noyau Linux pur, celui de kernel.org, sans patch vendeur, ni blob binaire ou autres drivers proprio. C'est un truc de puriste qui va faire plaisir à tous les barbus !

Parce que oui, chez Flipper Devices, ils en ont marre des fabricants ARM qui balancent leurs « board support packages » crades que personne ne comprend, comme le fait Raspberry Pi au passage. Alors pour y arriver, ils bossent à fond avec Collabora afin de pousser le support du RK3576 directement dans le kernel officiel.

Et c'est là qu'arrive le « we need your help » car plutôt que de bidouiller dans leur coin, ils ouvrent d'un coup tout le processus de développement dès le premier jour. Leurs trackers de tâches, leurs débats d'architecture, leurs docs à moitié finies, bref tout le bazar que les boîtes planquent d'habitude, bah eux, ils le mettent à dispo ! Et c'est pour cela qu'ils cherchent des gens pour le support du kernel, pour tester le Wi-Fi en audit et injection, pour trancher le choix du bureau (KDE Plasma ou un gestionnaire en tiling plus léger ?), et même pour entraîner un petit modèle d'IA maison.

Et au-dessus de tout ça, ils préparent leur Flipper OS, une couche sur du Debian qui introduit une notion de « profils » qui n'est ni plus ni moins qu'un instantané complet du système avec ses paquets préconfigurés. Vous bootez dessus, vous le clonez, vous le cassez, et hop vous revenez à une copie propre sans tout reflasher.

Ils bossent aussi sur FlipCTL, un framework pour habiller les utilitaires Linux en menus sur petit écran, avec comme objectif de le rendre installable d'un simple apt install ailleurs que sur leur produit.

Après, j'espère que ça va bien se passer pour eux car malgré leur succès, Flipper Devices traîne un passif chargé. Le Flipper Zero s'est écoulé à plus d'un million d'exemplaires, mais il a été viré d'Amazon en 2023, étiqueté « appareil de skimming », puis carrément banni au Canada début 2024 sous prétexte qu'il servait à voler des voitures.

C'était d'ailleurs des accusations bidons vu que le bestiau dans sa forme de base est incapable de mener les attaques par relais qu'on utilise en général pour voler des voitures. Heureusement pour eux, la justice canadienne a fini par reculer, mais bon, leur réputation grand public est faite malheureusement.

L'autre point qui va vous calmer, c'est que vous ne pourrez pas encore l'acheter... Le moyen le plus rapide sera de lâcher 350 $ dans leur prochaine campagne Kickstarter prévue cette année. Et encore, le projet pourrait ne jamais sortir...

Voilà, du coup, si l'idée d'un Linux de poche sans compromis vous parle, le mieux pour aider, c'est peut-être d'aller mettre les mains dans le cambouis sur leur portail dev.

Perso, un cyberdeck ouvert jusqu'au noyau, moi ça me plait bien. Le Flipper Zero, ça m'a jamais convaincu mais ce Flipper One, déjà pour moi, il est beaucoup plus convaincant... On verra s'ils tiennent la distance maintenant. Et si vous voulez creuser le genre, jetez un œil à ce cyberdeck fait maison , au WiFi Pineapple côté audit sans fil, et à Intercept pour l'analyse radio.

À suivre de très près !

  • ✇Korben
  • Voilà le MacBook Neo le plus rapide du monde
    Sur les sites de benchmark, une petite course s'est lancée autour du MacBook Neo, le portable le moins cher d'Apple. Le but : trouver qui arrivera à le faire tourner le plus vite possible. Et un bricoleur, Salem Techsperts, a brièvement décroché le titre de MacBook Neo le plus rapide du monde, vidéo à l'appui pour montrer comment il s'y est pris. Le MacBook Neo embarque une puce A18, la même famille que celle qui équipe les iPhone. Et comme tous les appareils mobiles, son ennemi numéro un, c'est

Voilà le MacBook Neo le plus rapide du monde

21 mai 2026 à 11:10

Sur les sites de benchmark, une petite course s'est lancée autour du MacBook Neo, le portable le moins cher d'Apple. Le but : trouver qui arrivera à le faire tourner le plus vite possible. Et un bricoleur, Salem Techsperts, a brièvement décroché le titre de MacBook Neo le plus rapide du monde, vidéo à l'appui pour montrer comment il s'y est pris.

Le MacBook Neo embarque une puce A18, la même famille que celle qui équipe les iPhone. Et comme tous les appareils mobiles, son ennemi numéro un, c'est le throttling thermique : pour ne pas cuire, la puce baisse volontairement sa vitesse dès qu'elle chauffe trop.

Du coup elle ne tourne jamais vraiment à son plein potentiel. La solution est évidente, il faut la refroidir. Et faire mieux que le refroidissement low-cost d'Apple n'a rien de sorcier, une bonne pâte thermique suffit déjà à gratter quelques points.

Sauf que Techsperts a vu beaucoup, beaucoup plus grand. Il a combiné une pâte thermique à changement de phase (le PTM7950, qui transmet la chaleur bien mieux qu'une pâte classique), un module Peltier (une plaque qui pompe activement la chaleur d'un côté vers l'autre quand on lui envoie du courant), des radiateurs qui pèsent sans doute plus lourd que le laptop lui-même, et une soufflante industrielle en guise de ventilateur. Oui, une vraie soufflante.

À ce stade, ce n'est plus vraiment un ordinateur portable. La carte mère a carrément été sortie du châssis pour être placée dans une sorte de sandwich réfrigérant : refroidie à l'eau par le module Peltier d'un côté, balayée par la soufflante de l'autre.

Pas franchement le genre de machine qu'on glisse dans un sac à dos. Mais ce n'était pas le but. Le portable fin et pratique, Apple l'a déjà fait. Là, l'objectif, c'était la vitesse pure.

Et ça marche. Le montage affiche un score 41% supérieur au MacBook Neo d'origine sur Cinebench, un test de performance classique, avec une puce qui grimpe à 11 watts contre 4 watts en version stock.

Détail amusant, malgré ce carton sur Cinebench, Techsperts n'a pas réussi à battre le meilleur score sur 3DMark, un autre test plutôt axé jeu vidéo. Possible qu'il ait juste tiré une puce un peu moins bonne que la moyenne, ce qu'on appelle la loterie du silicium. Et le record reste fragile, personne n'a encore tenté l'azote liquide sur ce malheureux MacBook.

Bref, transformer un laptop à 600 dollars en glacière de compétition pour gagner 41%, c'est parfaitement inutile. Et j'adore.

Source : Hackaday

  • ✇Korben
  • Oubliez votre PC portable, et passez au Cyberdeck fait maison
    Si vous avez déjà rêvé d'une machine portable qu'on peut démonter, réparer et améliorer pièce par pièce comme un Lego, l'objet construit par Jankbu va vous parler. Le YouTubeur, spécialisé dans la bidouille électronique, vient de publier la vidéo de son cyberdeck, c'est-à-dire un ordinateur portable maison taillé dans des composants choisis un par un, qui fait franchement penser à l'esthétique cyberpunk des années 80-90. Au cœur de la bête, un Raspberry Pi 5 qui tourne sous Linux. Mais c'est tou

Oubliez votre PC portable, et passez au Cyberdeck fait maison

18 mai 2026 à 13:09

Si vous avez déjà rêvé d'une machine portable qu'on peut démonter, réparer et améliorer pièce par pièce comme un Lego, l'objet construit par Jankbu va vous parler. Le YouTubeur, spécialisé dans la bidouille électronique, vient de publier la vidéo de son cyberdeck, c'est-à-dire un ordinateur portable maison taillé dans des composants choisis un par un, qui fait franchement penser à l'esthétique cyberpunk des années 80-90.

Au cœur de la bête, un Raspberry Pi 5 qui tourne sous Linux. Mais c'est tout autour que ça devient intéressant. Plutôt qu'une charnière classique d'ordi portable, Jankbu a opté pour un écran qui coulisse verticalement sur deux tiges en acier et roulements linéaires, avec une chaîne porte-câbles miniature pour éviter que les fils se coincent.

Le truc vraiment bien pensé, c'est le rail NATO qui équipe la machine. Ce rail standardisé permet de clipser et déclipser des modules à la volée. Et ça marche. Module d'alimentation avec des batteries NPF interchangeables (les mêmes que sur les caméras photo professionnelles), trackball récupéré d'une vieille souris Logitech Trackman Marble pour la navigation, poignée en aluminium massif usinée pour la robustesse... chaque pièce est pensée pour être démontable, remplaçable, modifiable.

La philosophie est claire : Jankbu déteste les laptops modernes scellés où vous ne pouvez rien réparer. Du coup, il a tout misé sur des connecteurs USB standard, du câblage modulaire, et des composants qu'on peut sourcer en magasin de bricolage. La machine est conçue pour faire du web et de la CAO, deux usages qu'on peut largement assurer avec un Pi 5 sans avoir à se ruiner sur un MacBook Pro.

Honnêtement, c'est franchement impressionnant ce qu'on peut sortir d'un Raspberry quand on a du temps, des compétences et l'envie de réparer plutôt que jeter.

Source : Hackster.io

  • ✇Korben
  • Asimov - Le robot humanoïde open source jusqu'à la dernière vis
    "Free the robot" !!! C'est le slogan de Menlo Research, et pour une fois c'est pas du flan. En effet, leur Asimov v1 est un humanoïde de 1,20 m et 35 kg, entièrement open source ! Tout est fourni gratuitement donc, les plans de la mécanique, les schémas électriques, le modèle de simulation, ainsi que le code embarqué. Vous avez donc la CAO complète, la nomenclature des pièces, le modèle MuJoCo pour simuler avant même de souder, et le firmware. Ensuite, y'a 2 façons de l'avoir : Soit le kit DI

Asimov - Le robot humanoïde open source jusqu'à la dernière vis

Par : Korben ✨
18 mai 2026 à 09:24

"Free the robot" !!!

C'est le slogan de Menlo Research, et pour une fois c'est pas du flan. En effet, leur Asimov v1 est un humanoïde de 1,20 m et 35 kg, entièrement open source ! Tout est fourni gratuitement donc, les plans de la mécanique, les schémas électriques, le modèle de simulation, ainsi que le code embarqué.

Vous avez donc la CAO complète, la nomenclature des pièces, le modèle MuJoCo pour simuler avant même de souder, et le firmware. Ensuite, y'a 2 façons de l'avoir : Soit le kit DIY (499 dollars d'acompte, puis environ 15 000 dollars au final, livré cet été), soit vous sortez la nomenclature complète et le manuel d'assemblage, et vous sourcez chaque pièce à la main. Ça peut faire un beau projet si vous avez un peu de blé mais surtout des compétences en électronique et du temps !

C'est vrai qu'en général, 1 robot "open source" sur 10, c'est un README qui se la raconte avec 3 STL et rien d'autre derrière, mais là je vous promets, c'est du solide. En janvier dernier, Asimov c'était juste une paire de jambes avec 12 degrés de liberté et basta. Et nous voilà quelques mois plus tard avec un humanoïde complet composé de 25 actionneurs (plus deux orteils passifs sur ressort pour le contact au sol), des bras qui lèvent 15 kg chacun, une tête avec caméra et micros, et un haut-parleur dans le torse pour causer.

Asimov v1, le robot humanoïde open source de Menlo Research

Et côté tripes, c'est du sérieux également avec 2 cerveaux à bord, un Raspberry Pi 5 pour le réseau et le média, et un Radxa CM5 pour le contrôle moteur en temps réel. Des bus CAN charrient ensuite les ordres dans tout le squelette. Niveau matériaux, c'est de l'alu 7075 pour les pièces qui encaissent, du nylon PA12 fritté pour le reste. Et la licence matérielle c'est du CERN-OHL-S-2.0 (je ne la connaissais pas celle-là), et de la GPL-2.0 pour le soft. Donc on est sur du vrai open hardware copyleft !

Maintenant, Menlo a baptisé son kit " Here Be Dragons ". Pour ceux qui n'auraient pas la ref, c'est la mention qu'on collait sur les vieilles cartes médiévales pour dire "ici, terrain inconnu, c'est à vos risques et périls".

Et c'est pas un hasard puisque vous devrez compter 50 à 100 heures rien que pour passer du carton de pièces à un robot qui s'allume proprement et sans danger. Attendez, pas pour le faire marcher, hein, juste pour l'allumage. Et utiliser votre imprimante 3D du dimanche pour les pièces porteuses, oubliez. Faudra passer par de l'alu usiné.

En effet, le plastique risque d'avoir du jeu et foutra en l'air les calculs du contrôleur, donc au mieux le robot marchera mal, au pire il viendra vous buter dans votre sommeil. Ensuite, le reste s'imprime, mais en nylon industriel. Et je vous passe la prise de tête avec le câblage des bus CAN et autres petites surprises... Un bidouilleur prévenu en vaut deux !

Du coup, entre lâcher 15 000 balles pour le kit clé en main et tout sourcer soi-même, perso si j'avais la thune (et l'usage d'un robot), j'opterais pour le kit. Mais si vous avez un atelier, une fraiseuse CNC et la patience d'un moine, la version DIY revient sans doute moins cher. Bref, chacun son délire.

Reste la vraie question que vous vous posez surement (ou pas) : Ça vaut quoi face à la concurrence ?

Hé bien un Unitree G1 tourne autour de 16 000 dollars, soit à peu près le même tarif. Sauf que chez Unitree, les plans du bestiau restent propriétaires et je vous parle pas du soft qui balance tout chez nos amis Chinois.

Alors qu'avec Asimov, vous êtes le propriétaire du robot jusqu'à la dernière vis. L'idée de Menlo c'est d'accélérer l'itération en ouvrant complètement leur robot afin que tout ça s'améliore dans un espèce de cercle vertueux. Et surtout les labos et les geeks de tout poil pourront avoir leur robot bien à eux. Sans ça, sur le marché ce sera uniquement Robot Apple, Robot Google, Robot Tesla ou NoName Chinois et voilà... Ce serait dommage quand même, je trouve.

Et si l'idée vous titille, jetez un œil à YOR, un autre robot open source à monter soi-même , ou à ce que coûte vraiment un humanoïde à la maison en 2026 .

Bref, si vous avez 15 000 balles, 100 heures devant vous et l'âme d'un bidouilleur, le bipède vous attend sur GitHub. Et les autres comme moi, regarderont ce dépôt en bavant... ce qui est déjà pas mal ^^.

Merci à philobois pour le lien !

  • ✇Korben
  • Rocky - Le pote alien de Projet Dernière Chance débarque sur Raspberry Pi
    J'sais pas si vous avez vu le film ou lu le livre mais Rocky, c'est l'araignée de roche extraterrestre de Projet Dernière Chance (Project Hail Mary) qui communique en chantant. Et Lahiru Maramba, un dev Firebase en poste chez Google, vient de le recréer en vrai avec un Raspberry Pi Zero 2W et un LLM local. Et voilà comme avoir un vrai pote Eridien posé sur votre bureau, qui vous répond en accords polyphoniques au lieu de parler. L'architecture c'est ce que son concepteur appelle du "Voice Box &a

Rocky - Le pote alien de Projet Dernière Chance débarque sur Raspberry Pi

Par : Korben ✨
15 mai 2026 à 14:52

J'sais pas si vous avez vu le film ou lu le livre mais Rocky, c'est l'araignée de roche extraterrestre de Projet Dernière Chance (Project Hail Mary) qui communique en chantant. Et Lahiru Maramba, un dev Firebase en poste chez Google, vient de le recréer en vrai avec un Raspberry Pi Zero 2W et un LLM local. Et voilà comme avoir un vrai pote Eridien posé sur votre bureau, qui vous répond en accords polyphoniques au lieu de parler.

L'architecture c'est ce que son concepteur appelle du "Voice Box & Brain". Le Pi Zero 2W tout seul est bien trop faiblard pour faire tourner un modèle de langage, du coup le Pi gère juste le hardware (micro, écran LCD, LED RGB, synthèse des accords) et balance l'audio brut à un Mac qui fait le gros du calcul. Le Mac transcrit ce que vous racontez avec mlx-whisper (un modèle Whisper-Tiny optimisé Apple Silicon), passe le texte à LM Studio qui fait tourner un Gemma 4 quantifié en local, et renvoie la réponse au Pi qui la joue en musique. Latence totale annoncée sur le repo, environ 2 secondes, soit, selon son propre benchmark, le même temps que via l'API Gemini dans le cloud, sauf que là, tout en local !

Le langage Eridien, lui, est fidèle au bouquin d'Andy Weir puisque chaque réponse est synthétisée en accords. Certains mots sont mappés sur des accords émotionnels précis, par exemple "amaze" sort en Mi majeur bien lumineux. Et pour les mots inconnus, ils sont hashés mathématiquement vers une signature de 3 fréquences, déterministe et permanente. Autrement dit, le même mot bizarre produira toujours exactement le même accord, comme un vrai vocabulaire qui se construit. C'est ce genre de petit détail qui fait la diff...

Côté matériel, il faut un Raspberry Pi Zero 2W et un PiSugar Whisplay HAT, un module tout-en-un qui apporte l'écran LCD, le bouton, la LED RGB et l'audio. De son côté, le repo propose 2 chemins d'install : la méthode "It Just Works" avec les drivers système précompilés (apt-get et c'est parti), ou la méthode isolée avec uv pour ceux qui veulent un environnement propre. Côté Mac, vous lancez LM Studio avec le modèle 4-bit quantifié sur le port 1234 et Y'a même un mode cloud avec une clé API Gemini si vous n'avez pas de Mac sous la main, ainsi qu'une fonctionnalité expérimentale planquée avec un générateur de sons façon R2-D2.

Pour la petite histoire, le film Projet Dernière Chance réalisé par Phil Lord et Christopher Miller est sorti en mars, avec Ryan Gosling en Ryland Grace et pour donner une voix à Rocky, les sound designers d'Hollywood ont tout simplement bossé avec un ocarina pour les aigus, une jarre pour les graves, et des chants de baleine, après avoir consulté Andy Weir sur l'anatomie du bestiau.

Je l'ai vu, et franchement, j'ai bien aimé. Je suis bien rentré dedans, même si j'aurais préféré que ce soit un peu plus "hard science" et un peu plus bidouille DIY comme l'était "Seul Sur Mars"... mais bon, il en faut pour tous les goûts.

Après si l'idée d'un compagnon IA DIY vous branche mais que vous voulez un truc plus généraliste et pas un Eridien qui chante, jetez un œil à Adeus , l'assistant IA personnel open source que j'avais couvert.

Quoiqu'il en soit, voici la vidéo complète où Lahiru montre tout le process, du câblage à Rocky qui prend vie :

Bref, c'est gratuit, c'est sous licence MIT, et le repo est juste ici .

Amusez-vous bien à construire votre petit pote Eridien !

  • ✇Korben
  • Un capteur LiDAR matriciel pour donner la vue en relief à un petit robot
    Le LiDAR, c'est cette techno qui mesure des distances en envoyant des impulsions laser et en chronométrant leur retour, un peu comme un sonar, mais avec de la lumière. On en entend parler surtout pour les voitures autonomes ou les robots aspirateurs. Mellow Labs , une chaîne qui bidouille du hardware, s'est procuré un capteur LiDAR un peu particulier : un modèle matriciel. C'est-à-dire un capteur qui ne mesure pas une seule distance droit devant lui, mais toute une grille de points d'un coup.

Un capteur LiDAR matriciel pour donner la vue en relief à un petit robot

14 mai 2026 à 16:30

Le LiDAR, c'est cette techno qui mesure des distances en envoyant des impulsions laser et en chronométrant leur retour, un peu comme un sonar, mais avec de la lumière. On en entend parler surtout pour les voitures autonomes ou les robots aspirateurs.

Mellow Labs , une chaîne qui bidouille du hardware, s'est procuré un capteur LiDAR un peu particulier : un modèle matriciel. C'est-à-dire un capteur qui ne mesure pas une seule distance droit devant lui, mais toute une grille de points d'un coup.

Concrètement, ce capteur fonctionne comme une grille de 64 capteurs (8 sur 8) qui sort une carte des distances comprises entre 2 cm et 3,5 m. Au lieu de savoir juste "il y a un obstacle à un mètre", le robot récupère une vraie image en relief de ce qu'il a devant lui.

La différence est énorme : un capteur classique vous dit qu'il y a quelque chose, un capteur matriciel vous dit quoi, où, et à quelle hauteur. C'est tout de suite plus exploitable pour un engin qui doit se débrouiller seul, parce qu'il peut distinguer un mur d'une marche, ou un obstacle au sol d'un truc suspendu.

Mellow Labs a greffé ce capteur sur Zippy, son petit robot à chenilles imprimé en 3D et piloté par un ESP32, la puce bon marché qu'on retrouve dans la moitié des projets de bricolage électronique de la planète. L'objectif : faire passer Zippy du mode télécommandé à un vrai mode autonome. Avec sa grille de points, le robot peut enfin voir le sol devant lui et décider tout seul où aller. Enfin, en théorie.

Sauf que voilà, ça ne s'est pas fait en claquant des doigts. Premier souci, la moitié des données du capteur ne servait à rien, parce que la grille captait aussi le sol juste sous le robot. Du coup il a fallu trier, ne garder que la partie utile, et réduire encore le volume de données à traiter.

Mellow Labs a fait plusieurs allers-retours, avec, comme souvent désormais, un coup de main d'un modèle d'IA pour générer le code, avant que l'ensemble tourne enfin correctement !

Source : Hackaday

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  • Un passionné a recréé l'Apple Lisa de 1983 dans un FPGA
    Voilà un projet qui sort un peu de l'ordinaire. Un développeur a passé huit mois à réimplémenter intégralement l'Apple Lisa, l'ordinateur lancé par Apple en 1983, à l'intérieur d'un FPGA. Le résultat tourne. Il charge le système d'exploitation Lisa OS et fait fonctionner les logiciels de l'époque comme à la sortie de la machine, sans la moindre puce d'origine. Juste une description matérielle Verilog/VHDL synthétisée sur une carte FPGA moderne. Pour ceux qui ne suivent pas le rétro-Apple, l'Appl

Un passionné a recréé l'Apple Lisa de 1983 dans un FPGA

6 mai 2026 à 11:12

Voilà un projet qui sort un peu de l'ordinaire. Un développeur a passé huit mois à réimplémenter intégralement l'Apple Lisa, l'ordinateur lancé par Apple en 1983, à l'intérieur d'un FPGA. Le résultat tourne.

Il charge le système d'exploitation Lisa OS et fait fonctionner les logiciels de l'époque comme à la sortie de la machine, sans la moindre puce d'origine. Juste une description matérielle Verilog/VHDL synthétisée sur une carte FPGA moderne.

Pour ceux qui ne suivent pas le rétro-Apple, l'Apple Lisa, c'est l'ancêtre direct du Macintosh. Premier ordinateur grand public d'Apple à intégrer une interface graphique avec souris, prévu pour les pros, mais vendu à un prix faramineux à l'époque (autour de 10 000 dollars de 1983), ce qui l'a tué commercialement avant que le Mac plus accessible vienne reprendre le flambeau l'année suivante.

Aujourd'hui, les Lisa qui marchent encore sont des objets de collection rares, surtout que les disques Twiggy d'origine étaient une catastrophe en termes de fiabilité.

Recréer la machine en FPGA permet de la faire vivoter sans dépendre de pièces qui n'existent plus, et c'est aussi un bel exercice de reverse engineering. Il faut bien bien comprendre le bus, le contrôleur graphique, les puces custom, les timings exacts, et tout retranscrire dans un langage de description matérielle.

Le développeur a documenté chaque sous-système au fil de la construction... On parle là d'un travail de fond qui ferait passer une thèse pour un travail dominical.

Le projet est documenté en vidéo. Le créateur explique chaque étape du portage, les bugs rencontrés (le Lisa avait un système de gestion mémoire inhabituel pour l'époque), et démontre l'ordinateur en train de tourner sur sa carte FPGA finale. Les fichiers du projet (sources Verilog, schémas, images de ROM) sont a priori disponibles pour les amateurs qui veulent reproduire la chose à la maison.

C'est chouette comme projet ! Le rétro-computing à coup de FPGA, c'est probablement la seule façon de garder vivantes des machines comme la Lisa pour les décennies qui viennent.

Source : YouTube

  • ✇Korben
  • Kawaii - La GameCube découpée au scalpel qui tient dans la poche
    Mackie Kannard-Smith vient de sortir Kawaii , une GameCube qui tient dans un porte-clés avec une vraie carte mère Nintendo dedans. Pas d'émulation ni de Raspberry Pi déguisé mais juste du silicium d'origine charcuté à mort pour rentrer dans 60 × 60 × 15,8 mm ! Pour vous donner une idée, c'est plus petit qu'une Game Boy Color et c'est le boîtier en alu bleu anodisé qui fait office de dissipateur thermique passif. Le truc tourne en réalité sur une carte mère de Wii sévèrement modifiée. Mackie a c

Kawaii - La GameCube découpée au scalpel qui tient dans la poche

Par : Korben ✨
6 mai 2026 à 07:37

Mackie Kannard-Smith vient de sortir Kawaii , une GameCube qui tient dans un porte-clés avec une vraie carte mère Nintendo dedans. Pas d'émulation ni de Raspberry Pi déguisé mais juste du silicium d'origine charcuté à mort pour rentrer dans 60 × 60 × 15,8 mm ! Pour vous donner une idée, c'est plus petit qu'une Game Boy Color et c'est le boîtier en alu bleu anodisé qui fait office de dissipateur thermique passif.

Le truc tourne en réalité sur une carte mère de Wii sévèrement modifiée. Mackie a choisi la Wii (sortie en 2006) plutôt que la GameCube d'origine, parce que la Wii partage la même architecture mais avec une finesse de gravure plus récente. Du coup, c'est plus facile à miniaturiser même si pour arriver à ses fins, il a dû appliquer une technique baptisée Omega Trim qui consiste à tronçonner la PCB multicouche au scalpel et à reconnecter chaque piste à la main avec du fil ultra-fin. Pas simple quand on a des gros doigts ^^.

L'encodeur AV est délocalisé, la NAND flash relogée ailleurs, et le processeur est sous-volté dynamiquement via un régulateur custom. Vous chargez alors les jeux sur une carte microSD qui est scellée à l'intérieur !

Alors pour changer de jeu, il n'y a pas d'autre choix que de littéralement désassembler la console. C'est pas top côté pratique mais comme c'est du prototype de l'extrême et pas une console destinée au grand public, je pense que ça passe ^^.

Et là où c'est bien fichu je trouve, c'est avec le dock magnétique composé de pogo-pins, de 4 ports manettes GameCube d'origine, d'un USB-C pour l'alim, et d'une sortie AV analogique. Comme ça vous posez simplement la console sur la base et vous vous retrouvez avec un setup de salon classique.

Côté température, sans ventilo externe, ça chauffe vite par contre. Le boîtier alu fait son boulot, mais y'a quand même des limites physiques qu'on ne peut pas changer... Donc impossible de l'utiliser trop longtemps sans y ajouter un refroidissement actif en plus (genre ventilo ou watercooling).

Après, vous le savez, j'adore ce genre d'exploit et ce n'est d'ailleurs pas le premier mod du genre que je vous présente. Je vous avais déjà parlé du Short Stack de loopj, qui réduisait une Wii au format d'un paquet de cartes. Et devinez quoi, loopj a aussi contribué à Kawaii !

En réalité, cette communauté de tarés du fer à souder se retrouve sur le forum BitBuilt , où ils s'échangent les techniques de découpe extrême depuis des années, alors si vous voulez vous lancer, c'est the place to be !

Les fichiers de conception de la console Kawaii sont publiés sur GitHub , mais Mackie prévient : y'a aucun guide de build, et la réplication est "extrêmement difficile". En clair, c'est pas un mod du dimanche.

Faut une station de soudage à l'air chaud, une loupe binoculaire, des nerfs en acier et une connaissance fine de l'architecture Wii. À vrai dire, c'est sûrement plus simple d'attendre qu'un mod commercial inspiré du projet sorte un jour (coucou la GameCube Mini qui sortira probablement un jour...). Maintenant, si vous voulez voir la bête en action, Macho Nacho Productions a sorti une review de 21 minutes qui fait bien le tour de la machine :

Bref, Kawaii ça sert à rien, c'est techniquement aberrant comme dirait l'autre, et c'est exactement pour ça que c'est classe !

Source

  • ✇Korben
  • Intel Core Series 3 : les puces d'entrée de gamme sont fabriquées aux Etats-Unis, sans TSMC
    Les processeurs Core Series 3 d'Intel sont en vente, et ce qui est intéressant ici, c'est moins les specs que l'endroit où ils sont fabriqués. Ces puces sortent des usines Intel de Hillsboro (Oregon) et Chandler (Arizona), sur le procédé 18A, l'équivalent du 2 nm chez Intel. Pas de TSMC dans la boucle. En 2024, une bonne partie des processeurs Intel pour PC portables était encore gravée chez le fondeur taiwanais. Ce n'est plus le cas. Côté technique, on est sur de l'entrée de gamme assumée. 6 co

Intel Core Series 3 : les puces d'entrée de gamme sont fabriquées aux Etats-Unis, sans TSMC

Par : Korben
18 avril 2026 à 09:57

Les processeurs Core Series 3 d'Intel sont en vente, et ce qui est intéressant ici, c'est moins les specs que l'endroit où ils sont fabriqués.

Ces puces sortent des usines Intel de Hillsboro (Oregon) et Chandler (Arizona), sur le procédé 18A, l'équivalent du 2 nm chez Intel. Pas de TSMC dans la boucle. En 2024, une bonne partie des processeurs Intel pour PC portables était encore gravée chez le fondeur taiwanais. Ce n'est plus le cas.

Côté technique, on est sur de l'entrée de gamme assumée. 6 coeurs (2 performance Cougar Cove + 4 basse consommation Darkmont), 2 coeurs GPU Xe3, un NPU à 17 TOPS et une prise en charge mémoire en simple canal. Du budget pas cher donc.

Les fréquences montent entre 4,3 et 4,8 GHz selon les modèles, avec Thunderbolt 4, Wi-Fi 7 et Bluetooth 6. Intel annonce quand même +47% en mono-coeur et +41% en multi-coeur par rapport au Tiger Lake de 11e génération, ce qui n'est pas rien vu que ces puces datent de 2020.

Le vrai sujet, c'est la technologie 18A elle-même. Le procédé utilise RibbonFET (l'architecture Gate-All-Around qui remplace les FinFET) et PowerVia, la première implémentation industrielle de la distribution d'énergie par l'arrière de la puce.

Intel dit avoir environ un an d'avance sur TSMC sur ce point. C'est cette avance qui pourrait attirer des clients fonderie, et c'est probablement pour ça qu'Intel commence par montrer que le 18A fonctionne en production sur des puces commerciales, même d'entrée de gamme. La démonstration compte autant que le produit.

D'autant plus que le contexte s'y prête. Avec les milliards du CHIPS Act, Intel a massivement investi dans ses usines américaines pour ne plus dépendre de TSMC. Le Core Series 3 est la preuve que cette stratégie commence à se concrétiser sur des produits grand public, pas seulement sur des prototypes de labo.

Plus de 70 modèles de PC portables sont prévus chez Acer, Asus, Dell, HP, Lenovo, MSI et Samsung d'ici la fin de l'année. Les premiers systèmes sont déjà disponibles, les configurations edge suivront au deuxième trimestre.

C'est la suite logique des Core Ultra Series 3 (Panther Lake), les puces haut de gamme annoncées au CES en janvier et déjà en vente, elles aussi fabriquées sur 18A.

Bref, Intel qui refabrique ses puces sur sol américain et qui montre que son 18A tourne en production, c'est probablement plus important que les specs des puces elles-mêmes.

Source : The Register

  • ✇Korben
  • La NES-SY2.0 est un synthétiseur qui lit aussi les cartouches Nintendo
    Le designer suédois Love Hultén vient de dévoiler la NES-SY2.0, un synthétiseur fait main qui rend hommage à la NES tout en servant de véritable console de jeu. L'objet accepte les cartouches originales et produit de la musique chiptune. Un objet entre console et instrument La NES-SY2.0 reprend les codes visuels de la NES originale, avec son slot de cartouche et ses ports manette en façade, le tout habillé dans un boîtier en bois qui lui donne un côté objet d'art. Le format s'inspire des ord

La NES-SY2.0 est un synthétiseur qui lit aussi les cartouches Nintendo

Par : Korben
2 avril 2026 à 10:22

Le designer suédois Love Hultén vient de dévoiler la NES-SY2.0, un synthétiseur fait main qui rend hommage à la NES tout en servant de véritable console de jeu. L'objet accepte les cartouches originales et produit de la musique chiptune.

Un objet entre console et instrument

La NES-SY2.0 reprend les codes visuels de la NES originale, avec son slot de cartouche et ses ports manette en façade, le tout habillé dans un boîtier en bois qui lui donne un côté objet d'art.

Le format s'inspire des ordinateurs portables des années 80 : l'appareil s'ouvre comme une valise et révèle un écran, un clavier MIDI Keystep et toute une rangée de boutons et molettes rouges pour manipuler le son en temps réel.

C'est la deuxième version de ce concept. La première, la NES SY37, datait de 2022. Love Hultén est connu pour ses créations artisanales qui mélangent technologie et design rétro, et la NES-SY2.0 est visiblement son projet le plus abouti.

Ce qu'il y a sous le capot

Le moteur sonore est un NES Poly, un synthétiseur polyphonique à 4 voix développé par Arcano Systems. Il émule les sons caractéristiques de la puce audio de la NES avec deux oscillateurs par voix, du vibrato, et la possibilité de basculer entre les formes d'onde en temps réel. Seize paramètres sont contrôlables via des messages MIDI CC.

L'ensemble intègre aussi un module d'effets FS22 avec delay et réverbération, et un visualiseur MIDI créé par l'artiste numérique p1xelfool. Et oui, on peut brancher une manette NES et lancer une cartouche pour jouer à ses classiques 8-bit directement dessus.

Pas de prix, mais beaucoup d'envie

Comme souvent avec les créations de Love Hultén, la NES-SY2.0 est une pièce artisanale en série très limitée. Aucun prix n'a été communiqué, ce qui laisse penser que c'est le genre d'objet qu'on ne trouve pas en rayon chez Fnac. Les précédentes créations du designer suédois se négociaient à plusieurs milliers d'euros.

C'est le genre d'objet qui fait rêver les fans de retrogaming et de musique électronique en même temps. Un synthé polyphonique qui crache du chiptune et qui en plus lit les cartouches NES originales, c'est quand même un sacré programme.

Source : Tom's Hardware

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  • Il installe un ordinateur de 1970 dans un bureau IKEA
    Un YouTubeur de la chaîne Usagi Electric vient d'installer un PDP-11 dans un bureau IKEA. Ce mini-ordinateur mythique de Digital Equipment Corporation, qui date des années 70, servait à piloter un spectromètre infrarouge en laboratoire. Plus de cinquante ans après sa fabrication, la machine tourne encore. Et c'est assez beau à voir. Le PDP-11, un monument Le PDP-11, c'est un gros morceau d'histoire informatique. Fabriqué par Digital Equipment Corporation à partir de 1970, ce mini-ordinateur 16 b

Il installe un ordinateur de 1970 dans un bureau IKEA

Par : Korben
31 mars 2026 à 10:15

Un YouTubeur de la chaîne Usagi Electric vient d'installer un PDP-11 dans un bureau IKEA. Ce mini-ordinateur mythique de Digital Equipment Corporation, qui date des années 70, servait à piloter un spectromètre infrarouge en laboratoire. Plus de cinquante ans après sa fabrication, la machine tourne encore. Et c'est assez beau à voir.

Le PDP-11, un monument

Le PDP-11, c'est un gros morceau d'histoire informatique. Fabriqué par Digital Equipment Corporation à partir de 1970, ce mini-ordinateur 16 bits s'est vendu à environ 600 000 exemplaires dans le monde et a été décliné dans à peu près tous les formats possibles, du rack de laboratoire à la puce en passant par la station de bureau avec ses rangées de voyants clignotants.

C'est sur un PDP-11 que les premières versions diffusées d'Unix ont été développées au début des années 70, après un premier portage sur le PDP-7 qui l'a précédé. Et son architecture a influencé celle du Motorola 68000, et de façon plus indirecte celle du x86 d'Intel. Bref, sans cette machine, vos Mac et vos PC n'auraient pas tout à fait la même tête.

Du laboratoire au bureau IKEA

Dave, le bricoleur derrière la chaîne YouTube Usagi Electric, a récupéré ce PDP-11 qui servait de contrôleur pour un spectromètre infrarouge à transformée de Fourier dans un labo. La machine lui est arrivée en pièces détachées, le bureau d'origine n'ayant pas survécu aux décennies.

Après l'avoir remise en état de marche, Dave a mis des années avant de lui trouver un logement correct. C'est lors d'un réaménagement de son atelier qu'il a fini par construire un bureau sur mesure, à base de contreplaqué de récupération et de ferrures de surplus. Le spectromètre est posé sur la gauche, le PDP-11 est logé à l'intérieur. Niveau esthétique, on repassera, mais ça marche.

60 degrés au repos, quand même

La machine embarque une unité de traitement vectoriel haute performance qui servait à l'analyse spectrale. Le processeur tourne à environ 60 °C au repos, ce qui a poussé Dave à installer deux ventilateurs 120V pour éviter que le tout ne surchauffe.

Autre compromis : l'alimentation linéaire d'origine, bien trop volumineuse pour rentrer dans le bureau, a été remplacée par des alimentations à découpage modernes. C'est le seul écart avec le matériel d'époque, tout le reste de la configuration est d'origine.

Le PDP-11 a plus de 50 ans, il tourne encore, et il est logé dans un meuble qui vaut probablement moins cher que le moindre de ses composants, et j'ai un peu de mal à imaginer mon MacBook dans le même état en 2076.

Source : Hackaday

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