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  • Extension du Lille Ynov Campus : un pôle d’innovation au cœur du développement numérique de la métropole lilloise
    Le jeudi 21 novembre dernier, Ynov, une école privée qui forme aux métiers du numérique, de la création et de l’innovation, a officiellement inauguré à Croix,  l’extension de son campus métropolitain lillois, ouverte à la rentrée 2024. Ynov est présent dans 13 métropoles avec 13 campus et près de 10 000 étudiants inscrits dans ses 64 diplômes (BTS, Bachelors, Mastères, reconnus par l’État) couvrant des secteurs tels que l’informatique, la cybersécurité, l’IA, le marketing digital, l’architecture

Extension du Lille Ynov Campus : un pôle d’innovation au cœur du développement numérique de la métropole lilloise

19 décembre 2024 à 12:00

Le jeudi 21 novembre dernier, Ynov, une école privée qui forme aux métiers du numérique, de la création et de l’innovation, a officiellement inauguré à Croix,  l’extension de son campus métropolitain lillois, ouverte à la rentrée 2024.

Ynov est présent dans 13 métropoles avec 13 campus et près de 10 000 étudiants inscrits dans ses 64 diplômes (BTS, Bachelors, Mastères, reconnus par l’État) couvrant des secteurs tels que l’informatique, la cybersécurité, l’IA, le marketing digital, l’architecture d’intérieur, la création et le design digital ainsi que l’audiovisuel.

Le taux d’employabilité des diplômés, particulièrement élevé, atteste de l’efficacité de son modèle pédagogique. En sortie de Mastère, 92% d’entre eux trouvent un emploi dans les six mois, avec une rémunération moyenne de 36K€ par an. L’école propose également Connect Ynov Campus, une offre de formation 100% en ligne.

Lille Ynov Campus

Le campus lillois a ouvert ses portes en 2022. L’inauguration de son extension à Croix, une ville située à une dizaine de kilomètres de Lille, a eu lieu en présence de Lionel Desage, président d’Ynov, et de près de 200 invités, dont des élus et des partenaires clés.

Les nouveaux locaux ont été pensés pour stimuler l’innovation et la créativité des étudiants. Sur le site de l’ancien siège social des 3 Suisses, entièrement rénové, cette extension de 3000 m² compte 12 salles de cours modernes, un studio de création 3D, deux studios de tournage professionnels et une cyberwaroom. Ces équipements soutiennent une pédagogie orientée vers l’agilité, l’entrepreneuriat et l’innovation, des valeurs au cœur de la mission de Ynov.

Le campus peut désormais accueillir plus de 620 étudiants, dont 230 en alternance. Son ambition est d’accueillir 1 000 étudiants d’ici 2027/2028, ce qui lui permettra de consolider son rôle clé dans le paysage éducatif et économique des Hauts-de-France.

En s’implantant dans la commune de Croix, Ynov contribue à la revitalisation du territoire et à la croissance de l’écosystème numérique régional. L’établissement entretient des partenariats solides avec plus de 160 entreprises, offrant ainsi aux étudiants un large éventail d’opportunités professionnelles et de stages.

Matthieu Bouton, Directeur Lille Ynov Campus, conclut :

“Ce campus est bien plus qu’un lieu d’apprentissage, il est un espace d’innovation qui accompagne le développement de l’écosystème numérique local. Notre ambition est de former une génération prête à relever les défis de demain, tout en faisant rayonner le territoire”.

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  • GenAI et diagnostic médical : des résultats potentiellement prometteurs mais une intégration à affiner
    L’IA peut-elle améliorer la précision des diagnostics médicaux ? Des chercheurs d’UVA Health, un réseau de soins de santé affilié à l’Université de Virginie, ont tenté de répondre à cette question. Le résultat de leur étude est surprenant : si l’IA peut effectivement surpasser les performances des médecins dans certaines tâches de diagnostic, son intégration dans leur flux de travail n’a pas significativement amélioré leurs performances globales. Les grands modèles de langage (LLM) ont montré de

GenAI et diagnostic médical : des résultats potentiellement prometteurs mais une intégration à affiner

21 novembre 2024 à 09:30

L’IA peut-elle améliorer la précision des diagnostics médicaux ? Des chercheurs d’UVA Health, un réseau de soins de santé affilié à l’Université de Virginie, ont tenté de répondre à cette question. Le résultat de leur étude est surprenant : si l’IA peut effectivement surpasser les performances des médecins dans certaines tâches de diagnostic, son intégration dans leur flux de travail n’a pas significativement amélioré leurs performances globales.

Les grands modèles de langage (LLM) ont montré des résultats prometteurs dans la réussite aux examens de raisonnement médical, qu’il s’agisse de questions à choix multiples ou de questions ouvertes. Cependant, leur impact sur l’amélioration du raisonnement diagnostique des médecins en situation réelle reste à déterminer.

Andrew S. Parsons, qui supervise l’enseignement des compétences cliniques aux étudiants en médecine de la faculté de médecine de l’Université de Virginie et codirige le Clinical Reasoning Research Collaborative, et ses collègues de l’UVA Health ont voulu mettre ChatGPT Plus (GPT-4) à l’épreuve. Leur étude, a été publiée dans la revue scientifique JAMA Network Open et acceptée ce mois-ci par le symposium 2024 de l’American Medical Informatics Association.

Méthodologie de l’étude

Les chercheurs ont recruté 50 médecins exerçant en médecine familiale, en médecine interne et en médecine d’urgence pour lancer un essai clinique randomisé et contrôlé dans trois hôpitaux de pointe : UVA Health, Stanford et le Beth Israel Deaconess Medical Center de Harvard. La moitié d’entre eux ont été assignés aléatoirement à l’utilisation de ChatGPT en plus de méthodes conventionnelles telles que Google ou des sites de référence médicaux comme UpToDate, tandis que l’autre moitié s’est appuyée uniquement sur ces méthodes conventionnelles.

Les participants ont eu 60 minutes pour examiner jusqu’à 6 vignettes cliniques, des outils pédagogiques utilisés dans le domaine médical pour évaluer et améliorer les compétences cliniques des professionnels de santé. Ces vignettes, basées sur des cas réels, comprenaient des détails sur les antécédents des patients, des examens physiques et des résultats d’analyses de laboratoire.

Résultats

L’étude a révélé que les médecins utilisant ChatGPT Plus obtenaient une précision diagnostique médiane de 76,3 %, légèrement supérieure aux 73,7 % des médecins s’appuyant uniquement sur des outils traditionnels. Si l’écart reste modeste, en revanche, Chat GPT Plus, utilisé indépendamment, a atteint une précision impressionnante de 92 %.

Si les participants à l’essai utilisant ChatGPT Plus ont atteint un diagnostic un peu plus rapidement dans l’ensemble (519 secondes contre 565 secondes par cas), paradoxalement, ils ont réduit la précision diagnostique de l’IA.

Pour les chercheurs, cette baisse de la précision pourrait être due aux invites utilisées. Ils soulignent la nécessité de former les cliniciens à l’utilisation optimale de l’IA, notamment en exploitant les prompts de manière plus efficace. Sinon, les organisations de soins de santé pourraient acheter des invites prédéfinies à mettre en œuvre dans le flux de travail et la documentation clinique.

Selon eux, ChatGPT Plus se comporterait probablement moins bien dans la vie réelle, où de nombreux autres aspects du raisonnement clinique entrent en jeu, en particulier pour déterminer les effets en aval des diagnostics et des décisions de traitement. Ils demandent des études supplémentaires pour évaluer les capacités des grands modèles de langage dans ces domaines et mènent une étude similaire sur la prise de décision de gestion.

Conclusions

Les résultats révèlent une nuance essentielle : bien que les LLM soient capables de performances autonomes impressionnantes, leur utilisation en complément des méthodes traditionnelles n’a pas significativement amélioré la précision diagnostique des médecins.

Les chercheurs avertissent que “les résultats de cette étude ne doivent pas être interprétés comme indiquant que les LLM devraient être utilisés pour le diagnostic de manière autonome sans la surveillance d’un médecin” ajoutant que “des développements supplémentaires dans les interactions homme-machine sont nécessaires pour réaliser le potentiel de l’IA dans les systèmes d’aide à la décision clinique”.

Ils ont d’ailleurs lancé un réseau bicôtier d’évaluation de l’IA appelé ARiSE (AI Research and Science Evaluation) afin d’évaluer davantage les résultats de la GenAI dans les soins de santé.

Références de l’article

“Influence d’un grand modèle de langage sur le raisonnement diagnostique. Un essai clinique randomisé” doi :10.1001/jamanetworkopen.2024.40969

Equipe de recherche : Ethan Goh, Robert Gallo, Jason Hom, Eric Strong, Yingjie Weng, Hannah Kerman, Joséphine A. Cool, Zahir Kanjee, Andrew S. Parsons, Neera Ahuja, Eric Horvitz, Daniel Yang, Arnold Milstein, Andrew P.J. Olson, Adam Rodman et Jonathan H. Chen.

GenAI et diagnostic médical : des résultats potentiellement prometteurs mais une intégration à affiner
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  • IA et data, une relation fusionnelle pour libérer toute la puissance des données
    Il n’est pas simple de suivre les avancées dans le domaine de l’intelligence artificielle, encore moins leur mise en œuvre. Cependant, face à la mise en place de nouvelles réglementations (IA Act ou la déclaration de Bletchley sur la sécurité de l’IA signée par 28 pays), il sera bientôt difficile d’invoquer cette excuse. Un cadre plus précis pour la réglementation de l’IA va faciliter sa mise en œuvre dans les entreprises, à condition de disposer d’un socle de données solide. Principale conséque

IA et data, une relation fusionnelle pour libérer toute la puissance des données

16 avril 2024 à 14:30

Il n’est pas simple de suivre les avancées dans le domaine de l’intelligence artificielle, encore moins leur mise en œuvre. Cependant, face à la mise en place de nouvelles réglementations (IA Act ou la déclaration de Bletchley sur la sécurité de l’IA signée par 28 pays), il sera bientôt difficile d’invoquer cette excuse. Un cadre plus précis pour la réglementation de l’IA va faciliter sa mise en œuvre dans les entreprises, à condition de disposer d’un socle de données solide.

Principale conséquence, les dirigeants mettent la pression sur leurs collaborateurs en leur demandant de démontrer rapidement la valeur de l’IA pour l’entreprise. Ce sont les équipes en charge des données qui se trouvent en première ligne. Ces experts jouent un rôle clé dans toute stratégie d’IA, car leur mission consiste à alimenter les modèles en injectant des informations contrôlées tout en s’assurant de leur pertinence et de leur éthique.

Les équipes data entretiennent désormais avec l’IA des relations réellement fusionnelles. Certes, une de leurs missions consiste à vérifier les informations alimentant l’intelligence artificielle, mais pour réaliser son plein potentiel, l’IA peut avant tout les aider à extraire le maximum de valeur des données disponibles.

Améliorer les processus de données avec l’IA

S’il est reconnu depuis longtemps que les données massives engrangées par les entreprises cachent une valeur significative ; aujourd’hui l’IA peut jouer un rôle majeur dans l’amélioration des processus analytiques et contribuer à exploiter pleinement le potentiel non encore exploré des données.

Au-delà de la rapidité d’analyse souvent associée à l’IA, ces technologies sont capables de créer des modèles prédictifs qui permettent aux entreprises d’anticiper les tendances et leurs résultats, un avantage incontesté dans un contexte économique perturbé. Ainsi, dans le domaine de la santé, les entreprises collectent des données à chaque interaction avec le patient et à chaque test de diagnostic. Ces données sont ensuite utilisées pour prévoir de possibles goulots d’étranglement et le flux de patients entre les services, pour mieux répondre à la demande et dispenser les meilleurs soins possibles.

Le principal atout de l’IA pour les équipes data est bien là : apporter des réponses aux questions qu’elles ne se posaient même pas. Outre la capacité à analyser de très grandes quantités d’informations, l’IA peut instantanément identifier des relations, des formes, des patterns et des anomalies dans des jeux de données. Pour les entreprises cela signifie que sans être des data scientists, les utilisateurs métiers et les analystes seront capables de tirer des données toute leur valeur.

Et pourtant adopter l’IA ne se fait pas d’un coup de baguette magique. Les équipes data connaissent les difficultés que présente l’intégration de l’IA aux processus en place qui ont fait leurs preuves, même s’ils demeurent perfectibles. Des tests rigoureux et le respect des réglementations en vigueur sont essentiels pour créer un socle de données nécessaire à l’adoption de l’IA et atteindre l’équilibre entre le risque et l’innovation.

Mettre l’IA au service des équipes data

Conscients des avantages, mais aussi des interrogations que peuvent avoir les professionnels des données qui cherchent à améliorer les processus analytiques grâce à l’IA, comment appliquer concrètement ces techniques et les mettre en pratique pour maximiser leur valeur ?

  • Trouver des quick wins : malgré la capacité de l’IA à gérer des données non structurées, c’est dans les informations structurées que se trouvent les gains les plus rapides. Connues et exploitées de façon régulière par les entreprises, ces données sont propres, fiables et représentent une bonne base pour tester des techniques d’IA plus sophistiquées sans prendre de risques.
  • Choisir un cas d’usage pour mesurer l’impact de l’IA : fait désormais avéré, l’IA aura un fort impact dans les entreprises. Il est donc important d’associer l’IA à un cas d’usage précis pour produire un retour démontrable. Simplement expérimenter avec la technologie ne mènera nulle part. Pour démontrer les avantages de la technologie, les initiatives et les investissements dans l’IA, souvent pilotés par l’équipe data chargée de la gestion des modèles, doivent être guidés par un objectif précis.
  • Penser aux utilisateurs : utiliser l’IA dans les processus de données ne garantit pas qu’elle apportera un résultat business. Une analyse avancée ne présente aucun intérêt si elle ne peut être partagée clairement avec les décideurs. Il est essentiel d’impliquer les utilisateurs de ces informations dans tout le processus, de la création du modèle d’IA jusqu’à la manière dont les insights vont être partagés. Trop souvent les modèles innovants restent non utilisés parce que la façon dont ils sont déployés ne correspond pas aux besoins et aux attentes de l’utilisateur final des données.
  • Minimiser les risques grâce à l’intégration des données : l’intégration et la gouvernance des données sont deux piliers essentiels à la mise en œuvre de nouveaux processus impliquant l’IA. Cette dernière exige également une approche plus souple de la gestion des données, parce que l’ingestion de nouvelles données peut très vite modifier un modèle. Les organisations doivent bâtir une source de données fiable, solide et gouvernée, pour soutenir les processus de données et d’analyse actuels, mais aussi être en mesure de s’ouvrir aux nouvelles techniques basées sur l’IA.
  • Aller de l’avant et expérimenter : le déploiement de processus de sécurité et de gouvernance des données ne doit pas empêcher les équipes data d’expérimenter avec l’IA. Il est essentiel de se donner des objectifs clairs, correctement anonymiser les données et introduire des POC avec le concours du service IT. Remettre en cause des processus existants n’est jamais facile, c’est même une raison de plus pour expérimenter sans tarder.

    Avec l’aide de l’IA, les équipes data peuvent extraire les données plus rapidement et en obtenant des résultats bien meilleurs. Parfois des applications adressant des consommateurs font la une, mais avant d’y arriver, il est indispensable d’optimiser l’utilisation des données pour les équipes internes. Comme pour toute nouvelle technologie, introduire de l’AI dans des processus établis suscite des débats sur son véritable impact business. Si l’IA était appliquée aux process fondamentaux qui sous-tendent l’IA, cet impact pourrait être exponentiel.

Compte tenu du potentiel que cachent les données d’entreprise, l’IA semble un allié indispensable pour beaucoup, mais son l’adoption reste un long chemin. Pour maximiser son intérêt, les équipes data doivent avancer étape par étape, par itérations et apprendre en permanence, sans négliger les pratiques éthiques et responsables. Et surtout, se lancer sans hésiter !

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