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  • L’IA dans les grandes entreprises : état des lieux et perspectives 2025
    Le 6 février dernier, lors d’un événement officiellement affilié au Sommet pour l’Action sur l’IA, Wavestone et la French Tech Grand Paris ont présenté le livre blanc “L’IA dans les grandes organisations : état des lieux et perspectives 2025″, réalisé en partenariat avec Hub France IA et Viva Technology. Accessible aux non-experts tout en restant précis et équilibré pour les spécialistes, ce document de 15 pages donne la parole à ceux qui rendent possible l’utilisation quotidienne de l’IA au sei

L’IA dans les grandes entreprises : état des lieux et perspectives 2025

11 février 2025 à 09:30

Le 6 février dernier, lors d’un événement officiellement affilié au Sommet pour l’Action sur l’IA, Wavestone et la French Tech Grand Paris ont présenté le livre blanc “L’IA dans les grandes organisations : état des lieux et perspectives 2025″, réalisé en partenariat avec Hub France IA et Viva Technology. Accessible aux non-experts tout en restant précis et équilibré pour les spécialistes, ce document de 15 pages donne la parole à ceux qui rendent possible l’utilisation quotidienne de l’IA au sein des entreprises.

La perception dominante de l’IA est largement influencée par les discours des acteurs de la Big Tech, des start-ups et des décideurs politiques. Or, ceux-ci mettent généralement en avant les avancées technologiques et les cas d’usage réussis, laissant dans l’ombre les difficultés rencontrées par les grandes entreprises lors de l’adoption et de l’implémentation de ces technologies, les travaux en cours et les perspectives.

Ce livre blanc, auquel plus de 40 professionnels, jouant chacun un rôle clé dans la mise en œuvre de l’IA au sein de leur organisation respective ont contribué, cherche justement à combler ces lacunes.

L’une des conclusions majeures du livre blanc est la nécessité d’une gouvernance robuste de l’IA. Alors que l’IA générative suscite un intérêt grandissant, les entreprises doivent repenser leur approche en l’intégrant à leurs stratégies globales. La conformité aux réglementations, notamment l’AI Act européen, soulève des interrogations quant à l’harmonisation des différentes juridictions et à la manière dont les entreprises peuvent s’adapter efficacement.

Chadi Hantouche, Partner Wavestone, a partagé sur LinkedIn, les principaux enseignements tirés de ce rapport articulé autour de 8 chapitres :

Chapitre 1 : Gouvernance de l’IA pour la réussite des métiers et la conformité

  • Deux ans après l’essor de l’IA Générative, les démarches en entreprise se structurent, en alignant la technologie aux besoins métiers, et plus l’inverse.
  • La visibilité apportée par l’IA Générative offre une opportunité de s’attaquer à des défis persistants en matière de Data et d’IA, avec du support et du budget !
  • La complexité de gouvernance du sujet vient en particulier de ses nombreuses facettes, aux maturités hétérogènes, et d’un horizon réglementaire incertain.

Chapitre 2 : L’IA en action, cas d’usage et adoption

  • Beaucoup d’entreprises se sont lancées dans une course au cas d’usage, dont peu sont en réalité « révolutionnaires » et passent à très grande échelle.
  • Démontrer un retour sur investissement est encore complexe, en particulier quand les gains sont de l’ordre de l’efficacité individuelle.
  • Une adoption réussie de systèmes d’IA par les collaborateurs demande une véritable conduite du changement, et ce sujet est encore souvent négligé.

Chapitre 3 : Aspects techniques de l’IA traditionnelle et générative

  • L’IA générative ne vient pas remplacer les autres types d’IA. C’est une option de plus, avec ses avantages et ses inconvénients.
  • Il est difficile de faire de grands choix technologiques dans un contexte aussi mouvant. Au-delà de ces choix, bien aborder l’architecture/organisation autour est clé.
  • Deux orientations semblent claires : les modèles d’IA deviennent majoritairement des commodités, et l’avenir sera multi-IA, multi-agents, multi-modal.

Chapitre 4 : Confiance numérique – Les risques Cyber de l’IA

  • L’IA, en particulier générative, amplifie des risques Cyber existants, mais en amène aussi des nouveaux. Cette menace bouge aussi vite que la technologie.
  • Des méthodologies de gestion du risque IA émergent. La gouvernance reste à consolider, notamment vis-à-vis des tiers qui vont tous proposer de l’IA.
  • Le savoir-faire cyber autour de systèmes d’IA est encore rare. La réponse à incident est complexe, et amène les entreprises à l’externaliser.

Chapitre 5 : Éthique et responsabilité environnementale

  • L’IA tire depuis toujours des questions éthiques et humaines. Celles-ci sont amplifiées et pressées par l’arrivée de l’IA Générative.
  • Si l’IA traditionnelle peut aider dans la crise climatique, l’IA Générative, elle, l’aggrave. Les entreprises tentent, en majorité, de sensibiliser leurs utilisateurs à ce sujet.
  • Plusieurs approches rendront possible la pratique d’une IA responsable : frugalité, transparence, métriques standardisées, et réglementation.

Chapitre 6 : L’avenir du travail avec l’IA (Générative)

  • L’IA traditionnelle “révolutionnait” déjà des métiers. L’IA générative a créé une vague qui touche tout le monde, et l’arrivée des agents IA va encore accélérer ce mouvement.
  • Toutes les entreprises ont mis en place des formations, plus ou moins avancées. Malgré cela, le niveau général de maîtrise, y compris par le management, reste faible.
  • Les départements RH en entreprise commencent à s’emparer du sujet – pour préparer les employés au futur, et aussi pour rester un employeur attractif.

Chapitre 7 : La course mondiale aux talents en IA

  • La compétition pour les meilleurs experts en IA est véritablement mondiale, et oppose les grandes entreprises aux géants de la Tech.
  • Le manque de compétences dans le domaine de l’IA va nécessiter de former, de rediriger des carrières, et d’ouvrir le domaine à des profils plus divers.
  • Cette course aux talents va aussi devoir trouver des réponses communes entre les entreprises, les formations supérieures, et un appui politique.

Chapitre 8 : Autonomie stratégique à l’ère de l’IA

  • L’IA devient un enjeu de pouvoir géopolitique et économique, avec le risque qu’il soit détenu par une poignée d’acteurs.
  • Certaines entreprises travaillent à créer un écosystème les rendant moins dépendantes à ces acteurs. L’open source peut y jouer un rôle important.
  • Une gouvernance mondiale sur certains sujets critiques est indispensable, bien que sa mise en œuvre paraisse difficile dans le contexte actuel, très polarisé.

Retrouver les lignes directrices et le livre blanc ici.

L'IA dans les grandes entreprises
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  • Deepfakes : YouTube et la Creative Artists Agency s’associent pour protéger l’image des célébrités
    YouTube a annoncé ce 17 décembre s’associer à la Creative Artists Agency (CAA), l’une des agences les plus influentes dans le domaine du divertissement et du sport, afin de protéger les personnalités publiques contre les deepfakes sur sa plateforme. La Creative Artists Agency compte parmi ses clients nombre de personnalités de premier plan, notamment les acteurs Jennifer Aniston, George Clooney, Tom Cruise, Nicole Kidman, les chanteurs Beyoncé, Justin Bieber, Ariana Grande ou les sportifs Tony P

Deepfakes : YouTube et la Creative Artists Agency s’associent pour protéger l’image des célébrités

19 décembre 2024 à 10:00

YouTube a annoncé ce 17 décembre s’associer à la Creative Artists Agency (CAA), l’une des agences les plus influentes dans le domaine du divertissement et du sport, afin de protéger les personnalités publiques contre les deepfakes sur sa plateforme.

La Creative Artists Agency compte parmi ses clients nombre de personnalités de premier plan, notamment les acteurs Jennifer Aniston, George Clooney, Tom Cruise, Nicole Kidman, les chanteurs Beyoncé, Justin Bieber, Ariana Grande ou les sportifs Tony Parker, Cristiano Ronaldo et Serena Williams.

Elle s’emploie à préserver l’intégrité des talents à travers des initiatives comme le CAA Vault, un service qui capture et stocke les répliques numériques des clients (visage, voix, corps) pour identifier les contenus non autorisés. Cet engagement en faveur de l’innovation responsable en fait un partenaire de choix pour YouTube.

Bryan Lourd, PDG et co-président de Creative Artists Agency, déclare :

“Neal [Mohan] et moi avons commencé à parler plus tôt cette année de l’importance de créer un écosystème d’IA responsable qui protège les artistes, tout en ouvrant de nouvelles possibilités d’expression créative. Chez CAA, nos conversations sur l’IA sont centrées sur l’éthique et les droits des talents”.

Début 2025, des acteurs primés et des athlètes de haut niveau de la NBA et de la NFL représentés par l’agence auront un accès anticipé à la technologie que YouTube développe pour détecter et gérer les contenus générés par l’IA qui représentent l’image des artistes, notamment leur visage. Elle leur permettra également de demander leur suppression via le processus de plainte pour atteinte à la vie privée de YouTube.

Leurs retours d’expérience permettront d’améliorer les systèmes de détection et d’ajuster les fonctionnalités. Selon la plateforme de streaming :

“En collaborant avec CAA, nous obtiendrons les conseils de certaines des personnalités les plus influentes du monde, dont certaines ont été considérablement touchées par les dernières vagues d’innovation en matière d’IA, afin de peaufiner notre produit avant de le proposer à un groupe plus large de créateurs et d’artistes. L’expérience directe des clients de CAA avec les répliques numériques dans le paysage en constante évolution de l’IA sera essentielle à l’élaboration d’un outil qui responsabilise et protège de manière responsable les créateurs et la communauté YouTube dans son ensemble”.

De nouvelles cohortes de test “composées des meilleurs créateurs YouTube, des professionnels de la création et d’autres partenaires de premier plan représentant les talents” seront formées dans les mois à venir.

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  • BlackRock élargit son offre en Europe avec trois nouveaux fonds dédiés à l’IA
    BlackRock, le leader mondial de la gestion d’actifs, a annoncé ce 10 décembre, le lancement de trois nouveaux fonds axés sur l’IA destinés aux investisseurs européens. Cette suite comprend BGF AI Innovation, l’ETF iShares AI Infrastructure UCITS et l’ETF iShares AI Adopters & Applications UCITS.  Créé en 1988, BlackRock s’impose aujourd’hui l’un des principaux fournisseurs mondiaux de solutions d’investissement, de conseil et de gestion des risques, notamment grâce à sa plateforme technologi

BlackRock élargit son offre en Europe avec trois nouveaux fonds dédiés à l’IA

11 décembre 2024 à 11:00

BlackRock, le leader mondial de la gestion d’actifs, a annoncé ce 10 décembre, le lancement de trois nouveaux fonds axés sur l’IA destinés aux investisseurs européens. Cette suite comprend BGF AI Innovation, l’ETF iShares AI Infrastructure UCITS et l’ETF iShares AI Adopters & Applications UCITS. 

Créé en 1988, BlackRock s’impose aujourd’hui l’un des principaux fournisseurs mondiaux de solutions d’investissement, de conseil et de gestion des risques, notamment grâce à sa plateforme technologique phare : Aladdin. Avec environ 11 500 milliards de dollars d’actifs sous gestion, il est le premier gestionnaire de fonds mondial, couvrant une large gamme de classes d’actifs, dont les actions, les obligations et les placements alternatifs.

Selon BlackRock, les investissements dans les infrastructures liées à l’IA, couvrant le matériel, le cloud computing et les semi-conducteurs, devraient dépasser 270 milliards de dollars en 2024 et franchir la barre des 1 000 milliards à plus long terme. Une tendance qui s’étend également aux applications pilotées par l’IA, qu’il s’agisse de solutions automatisées pour les entreprises ou d’innovations grand public comme les assistants virtuels, offrant ainsi des opportunités stratégiques significatives.

La suite européenne axée sur l’IA : deux ETF innovants et un fonds de conviction

La nouvelle suite de BlackRock propose une approche stratifiée pour saisir les opportunités offertes par l’écosystème IA :

  • iShares AI Infrastructure ETF (AINF) : ce fonds cible les infrastructures essentielles au développement de l’IA, telles que les semi-conducteurs, le cloud computing et le big data ;
  • iShares AI Adoption ETF (AIAA) : focalisé sur les secteurs qui adoptent l’IA, notamment la santé, la finance et la mobilité, ce fonds se concentre sur les couches applicatives de l’IA.
  • BGF AI Innovation Fund : Un fonds commun de placement, géré activement par Tony Kim et Reid Menge. Le portefeuille, se concentre sur 20 à 40 actions, couvrant les infrastructures essentielles (énergie, calcul accéléré) et les applications (logiciels de données).

Tony Kim, responsable de l’équipe technologique chez BlackRock, souligne :

“Nous sommes à l’aube d’une révolution de l’intelligence. Ces fonds permettent aux investisseurs de capter des opportunités uniques dans tout l’écosystème de l’IA et des technologies avancées.” 

Un engagement envers l’innovation et la durabilité

En plus de se concentrer sur l’innovation technologique, ces fonds intègrent également des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans leur stratégie d’investissement. BlackRock s’engage à promouvoir des pratiques durables tout en maximisant les rendements pour ses investisseurs.

Avec ces nouveaux fonds, BlackRock entend répondre à une demande croissante des investisseurs pour des solutions d’investissement axées sur l’IA.

Manuela Sperandeo, responsable de la gamme iShares Europe et Moyen-Orient, conclut :

“L’IA transforme l’investissement en offrant des opportunités de croissance et d’innovation sans précédent. Nous voulons offrir aux investisseurs les moyens de tirer parti de ces opportunités.” 

BlackRock élargit son offre en Europe avec trois nouveaux fonds dédiés à l'IA
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  • AIS et IoT : succès du 3ème lancement de nanosatellites de la constellation KINEIS
    Kineis, acteur spatial français, annonce que ce lundi 25 novembre, à 4h55 (heure de Paris), le lanceur Electron de Rocket Lab a réussi la mise en orbite de 5 nouveaux satellites de sa constellation dédiée aux marchés mondiaux de l’Internet des Objets (IoT) et au secteur maritime, l’AIS (Automatic Identification System). Avec ce troisième lancement, baptisé « Ice AIS Baby », la start-up toulousaine se rapproche de son objectif : 15 nanosatellites sur les 25 prévus sont désormais déployés en orbit

AIS et IoT : succès du 3ème lancement de nanosatellites de la constellation KINEIS

26 novembre 2024 à 15:03

Kineis, acteur spatial français, annonce que ce lundi 25 novembre, à 4h55 (heure de Paris), le lanceur Electron de Rocket Lab a réussi la mise en orbite de 5 nouveaux satellites de sa constellation dédiée aux marchés mondiaux de l’Internet des Objets (IoT) et au secteur maritime, l’AIS (Automatic Identification System). Avec ce troisième lancement, baptisé « Ice AIS Baby », la start-up toulousaine se rapproche de son objectif : 15 nanosatellites sur les 25 prévus sont désormais déployés en orbite basse (LEO).

Kineis a été fondée en 2018 par le CNES (Centre National d’Etudes Spatiales) et sa filiale CLS (Collecte Localisation Satellites) pour opérer le système Argos. Ce système mondial de localisation et de collecte de données géo-positionnées par satellite a été créé en 1978 à l’initiative du CNES, de la NASA et de l’agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA).

En 2020, Kineis a levé 100 millions d’euros pour financer le développement et le déploiement des 25 nanosatellites et 20 stations terrestres qui vont constituer sa constellation dont l’objectif est de démultiplier les capacités de suivi du système Argos.

Après avoir mis en orbite cinq premiers satellites en juin, puis cinq autres en septembre, depuis la base de lancement néo-zélandaise de Rocket Lab, située dans la péninsule de Māhia, le lanceur Electron vient donc de réaliser avec succès le troisième lancement. Le prochain devrait avoir lieu en décembre et le dernier, début 2025.

Alexandre Tisserant, Président de Kinéis, a salué cette étape :

“Les équipes Kinéis démontrent une fois de plus leurs capacités techniques
d’opérateur satellitaire avec la prise en charge de ces 5 nouveaux satellites
dans une cadence soutenue de lancements. Cet exploit n’aurait pu avoir lieu
sans la précision d’Electron de Rocket Lab pour placer nos satellites sur leurs
positionnements planifiés. Avec 15 satellites désormais en orbite, nous nous
rapprochons du déploiement complet de notre constellation dédiée à l’IoT
pour transmettre de la data en quasi-temps réel, en n’importe quel point du
globe. Félicitations à toutes nos équipes qui réalisent un travail incroyable,
et rappelons-le, une première européenne !”.

Une constellation dédiée à l’IoT mais également à la surveillance maritime

Initialement dédiée à l’IOT, Kinéis s’adresse depuis peu à un second marché tout aussi stratégique, celui de la surveillance du trafic maritime.

L’AIS satellitaire est un système maritime d’identification automatique des navires qui fonctionne par radiofréquences VHF (très haute fréquence). Il permet aux navires équipés de transpondeurs et aux systèmes de surveillance de connaître l’identité, la position, la direction et le statut des navires en mer.

Les données AIS sont utilisées pour la gestion du trafic maritime, la détection des comportements suspects, l’optimisation logistique, le renforcement de la défense et de la sécurité, la protection environnementale et l’analyse des données. Traditionnellement limitée à une portée de 100 km autour des antennes terrestres, l’AIS voit ainsi son efficacité multipliée grâce aux satellites Kinéis.

Innovation technologique et souveraineté européenne

La technologie S-AIS de Kinéis, une antenne multibrins, constitue une avancée majeure. Par rapport aux satellites mono-brin classiques. L’antenne AIS Kinéis assure une qualité supérieure de réception puisque le signal du navire est reçu par chacun des 6 brins métalliques indépendants de l’antenne.

Celle-ci permet ainsi de capter jusqu’à 80 % des signaux dans des zones densément peuplées de navires. Cette performance, couplée à des algorithmes de détection sophistiqués (intégrant l’effet Doppler), garantit la fiabilité des données, même face aux tentatives de falsification de positionnement ou de « spoofing ».

En s’appuyant sur une technologie 100 % française, Kinéis revendique son rôle d’acteur souverain face à une compétition internationale dominée par des entreprises américaines ou asiatiques. La start-up ambitionne de traiter quotidiennement des millions de messages AIS, offrant une vision détaillée et fiable du trafic maritime mondial.

Alexandre Tisserant conclut :

“Nous sommes également enthousiastes concernant notre seconde mission, l’AIS. Dans un marché en pleine consolidation, Kinéis s’impose comme un acteur européen souverain combinant expertise technologique et indépendance stratégique. Grâce à notre nouvelle offre AIS, les acteurs maritimes bénéficient d’une visibilité renforcée sur leurs flottes et d’une fiabilité accrue des données”.

lancement de nanosatellites
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  • IA et développement durable : l’action n’est pas à la hauteur de l’ambition au sein des entreprises, selon IBM
    Alors que les entreprises tentent de concilier performance économique et responsabilité environnementale, elles voient en l’IA un allié potentiel. Cependant, IBM a récemment publié le rapport “State of Sustainability Readiness Report 2024″, qui révèle un paradoxe dans les stratégies des entreprises : malgré une intention claire de renforcer les investissements dans l’IA et les technologies de l’information pour des pratiques durables, les actions concrètes tardent à suivre. Le rapport State of S

IA et développement durable : l’action n’est pas à la hauteur de l’ambition au sein des entreprises, selon IBM

14 novembre 2024 à 13:00

Alors que les entreprises tentent de concilier performance économique et responsabilité environnementale, elles voient en l’IA un allié potentiel. Cependant, IBM a récemment publié le rapport “State of Sustainability Readiness Report 2024″, qui révèle un paradoxe dans les stratégies des entreprises : malgré une intention claire de renforcer les investissements dans l’IA et les technologies de l’information pour des pratiques durables, les actions concrètes tardent à suivre.

Le rapport State of Sustainability Readiness 2024 a été réalisé de manière indépendante par Morning Consult, sponsorisé, analysé et publié par IBM. Des entretiens ont été menés entre avril et mai 2024 auprès de 2 790 dirigeants et décideurs dans 15 secteurs d’activité et 9 pays. Le rapport comprend également des études de cas qui mettent en évidence l’intersection du développement durable et de la technologie.

Des intentions fortes, des actions limitées

Plus de la moitié des personnes interrogées considèrent l’investissement dans la technologie pour le développement durable comme une opportunité de croissance, et non seulement comme un moyen de réduire les coûts.

Le rapport indique que 88 % des dirigeants envisagent d’augmenter leurs investissements dans les technologies de l’information en faveur du développement durable d’ici l’année prochaine. Pourtant, un décalage important persiste entre l’ambition et la mise en œuvre. Si 90 % des dirigeants reconnaissent le potentiel de l’IA pour atteindre les objectifs de durabilité, plus de la moitié des entreprises (56 %) ne l’utilisent toujours pas activement dans ce domaine. Un retard dû principalement aux contraintes budgétaires.

Les résultats montrent que seulement 48 % des entreprises financent leurs investissements dans le développement durable via des budgets de fonctionnement réguliers. Ce pourcentage souligne que, dans de nombreux cas, l’engagement envers la durabilité reste sporadique et dépend de projets ponctuels, plutôt que d’une stratégie continue et intégrée.

La pénurie de talents et l’impact environnemental de l’IA : deux défis majeurs

Malgré son potentiel en matière de développement durable, l’IA pose elle aussi un défi environnemental. L’entraînement et l’utilisation de modèles d’IA consomment d’importantes quantités d’énergie, ce qui pousse les entreprises à envisager des solutions pour limiter leur impact, telles que l’optimisation des centres de données, l’investissement dans des processeurs à haut rendement énergétique et la collaboration open source. Ces stratégies peuvent non seulement diminuer l’empreinte écologique de l’IA, mais aussi améliorer leur efficacité opérationnelle et leur rentabilité.

Cependant, les organisations font face à un autre enjeu : trouver les talents adéquats en IA. Selon le rapport, dans le contexte actuel de pénurie de compétences, retenir les travailleurs expérimentés est l’un des trois principaux défis pour les dirigeants en matière de développement durable.

Un écart de perception entre les dirigeants et leurs équipes

Le rapport souligne également un décalage de perception entre les cadres supérieurs et leurs collaborateurs quant aux attentes en matière de développement durable. Tandis que 67 % des cadres supérieurs estiment que leur organisation est proactive en matière de résilience climatique, seulement 56 % des décideurs de niveau inférieur partagent cette vision.

Cette disparité concerne des sujets clés tels que les risques financiers liés au changement climatique, les risques liés aux infrastructures physiques vulnérables aux phénomènes climatiques, les risques liés à la chaîne d’approvisionnement et aux dépendances critiques.

De la difficulté à mesurer le développement durable

Un autre défi majeur identifié est la difficulté à mesurer les progrès en matière de durabilité. Bien que les entreprises surveillent des indicateurs comme la consommation d’énergie renouvelable, la consommation totale d’énergie et le recyclage, il leur est difficile de collecter et de structurer les données nécessaires pour des rapports précis et cohérents. Le rapport souligne que 50 % des dirigeants estiment que leurs données pour les indicateurs clés de performance (KPI) de durabilité ne sont pas suffisamment matures, ce qui rend le reporting et la prise de décision plus complexes.

Les recommandations d’IBM pour relever les défis du développement durable

IBM propose plusieurs pistes pour aider les entreprises à combler l’écart entre ambition et action. Parmi celles-ci, l’utilisation d’outils d’IA pour identifier les opportunités de réduction de carbone et une meilleure collecte des données pour réduire l’écart de perception en interne.

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Etude TeamViewer : malgré l’impact positif de l’IA sur la productivité, la prudence reste de mise pour les décideurs français

5 novembre 2024 à 11:00

TeamViewer, une entreprise technologique fournissant des solutions de connectivité à distance et de numérisation de l’espace de travail, a récemment publié un rapport visant à appréhender l’impact concret de l’IA sur la productivité des entreprises. Intitulé “AI Opportunity Report”, ce document s’appuie sur une étude menée auprès de 1400 décideurs de divers pays dans les domaines de l’informatique (IT), de l’OT (technologies opérationnelles) et des métiers de différents secteurs, révélant que 75 % des répondants voient l’IA comme un levier essentiel pour améliorer l’efficacité de leur organisation.

Le rapport met en lumière des résultats qui confirment l’impact croissant de l’IA dans les entreprises à travers le monde. Plus de 69 % des participants (59 % en France) anticipent d’ailleurs que l’IA sera à l’origine du plus grand boom de productivité depuis un siècle.

Les professionnels du secteur informatique, en particulier, constatent que l’IA leur permet de gagner en moyenne 16 heures de travail par mois, bien que ce chiffre soit inférieur en France (7 heures) ainsi que dans le secteur public (6 heures), où l’adoption de cette technologie est moins avancée.

Des bénéfices financiers et une adoption de plus en plus pragmatique

Outre les gains de productivité, l’IA montre des effets tangibles sur les performances financières. Environ 61 % des décideurs interrogés s’attendent à ce que l’IA ait un impact positif sur les résultats financiers de leur entreprise dès l’année prochaine. Certains avancent même que l’IA pourrait permettre d’augmenter les revenus de 211 % en moyenne. Cependant, malgré cet optimisme, les professionnels adoptent une approche pragmatique de l’IA : 61 % des répondants estiment que le battage médiatique autour de cette technologie a cédé la place à une demande pour des solutions pratiques et mesurables.

L’IA, un levier pour l’évolution de carrière

Le rapport met également en avant les bénéfices de l’IA pour les professionnels eux-mêmes. Environ 72 % des répondants (61 % en France) affirment que l’IA leur permet de se recentrer sur des tâches stratégiques, tout en facilitant l’acquisition de nouvelles compétences. De plus, 73 % des participants voient l’IA comme un atout indispensable pour leur évolution professionnelle.

Une adoption prudente de l’IA en France

En France, toutefois, l’approche vis-à-vis de l’IA reste plus réservée. Seulement 61 % des professionnels y considèrent leur usage de l’IA comme mature, loin des 80 % observés aux États-Unis. De même, seuls 59 % des répondants français pensent que l’IA est le catalyseur de productivité du siècle, contre 74 % au Royaume-Uni. Cette prudence pourrait expliquer pourquoi seulement 61 % des entreprises françaises prévoient de renforcer leurs formations en IA dans les prochains mois.

Mei Dent, CPTO de TeamViewer, commente :

“L’adoption de l’IA connaît une croissance rapide, car les entreprises reconnaissent de plus en plus ses avantages tangibles en termes de productivité et de rationalisation des opérations. Notre étude révèle que 79 % des décideurs interagissent désormais avec l’IA au moins une fois par semaine, une augmentation notable par rapport aux 52 % de l’an dernier”.

Ajoutant :

“Avec le lancement des nouvelles fonctionnalités Session Insights de TeamViewer, basées sur l’IA, nous donnons aux entreprises la possibilité de prendre des décisions plus intelligentes et d’optimiser leurs processus, tout en respectant les normes de sécurité et de confidentialité des données les plus rigoureuses. Nous appliquons des pratiques de chiffrement strictes pour garantir la protection des données des clients et ainsi favoriser leur traitement en toute sécurité”. 

Etude TeamViewer : malgré l'impact positif de l'IA sur la productivité, la prudence reste de mise pour les décideurs français
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  • Etude Medscape : l’IA dans le quotidien des médecins français, entre promesses et défis
    Quel est l’impact de l’IA sur la vie professionnelle des médecins français ? Qu’en est-il de leurs espoirs et leurs appréhensions vis-à-vis de cette technologie ? Pour répondre à ces questions, Medscape, l’un des principaux sites mondiaux d’information médicale, a interrogé 1 077 praticiens au 1er semestre 2024 pour son étude “Les médecins français et l’IA“. Parmi les répondants à l’enquête, 60% étaient des hommes, 40% exerçaient dans un établissement hospitalier, 53% étaient salariés. 22% étaie

Etude Medscape : l’IA dans le quotidien des médecins français, entre promesses et défis

30 octobre 2024 à 10:10

Quel est l’impact de l’IA sur la vie professionnelle des médecins français ? Qu’en est-il de leurs espoirs et leurs appréhensions vis-à-vis de cette technologie ? Pour répondre à ces questions, Medscape, l’un des principaux sites mondiaux d’information médicale, a interrogé 1 077 praticiens au 1er semestre 2024 pour son étude “Les médecins français et l’IA“.

Parmi les répondants à l’enquête, 60% étaient des hommes, 40% exerçaient dans un établissement hospitalier, 53% étaient salariés. 22% étaient des médecins généralistes, 9% des psychiatres, 7% des urgentistes, 6% d’anesthésistes, 5% des cardiologues. Les autres spécialités étaient réparties de manière égale, en moyenne entre 1 et 4%.

L’IA, un outil puissant pour améliorer l’efficacité et l’accès aux soins, mais peu utilisé

L’étude met en lumière une faible utilisation de l’IA par les médecins français dans leur pratique quotidienne. Pour eux, l’IA reste principalement pour eux un instrument de recherche sur les pathologies (20 %), de gestion administrative (12 %) et d’aide au diagnostic (11 %). Ils l’utilisent également pour lire des radiographies, effectuer des recherches approfondies sur des maladies rares, rédiger des synthèses ou transcrire des entretiens.

Crédit : Medscape

Malgré une utilisation encore limitée, les médecins sont de plus en plus nombreux à reconnaître les avantages futurs de l’IA. Une majorité envisage de l’intégrer à leur pratique, pour se libérer de tâches répétitives et chronophages comme la gestion des rendez-vous, la mise à jour des dossiers médicaux ou la recherche sur des pathologies.

Environ 57 % des praticiens interrogés considèrent l’IA comme un moyen d’améliorer la rapidité et la précision des diagnostics, mais la nécessité d’une supervision humaine est également soulignée.

Freins à l’adoption : manque de formation et de maîtrise de l’IA

L’étude de Medscape montre qu’une large majorité des médecins français reconnaît l’importance de se tenir informés sur les apports potentiels de l’IA dans leur métier.

Cependant, les résultats de l’enquête soulignent un faible taux de maîtrise de cette technologie parmi les praticiens : près de la moitié des médecins interrogés ne sont pas familiers avec l’IA, et seulement un médecin sur dix pense avoir une très bonne maîtrise de cette technologie.

Ce déficit de compétences est plus prononcé parmi les femmes et les médecins généralistes, ces derniers se déclarant majoritairement mal informés (57 %). Les spécialistes se sentent mieux armés face à l’IA : 43% affirment être relativement bien informés.

Les médecins de plus de 45 ans se déclarent plus au fait des avancées de l’IA que leurs confrères plus jeunes (51% contre 43%).

Une profession partagée entre enthousiasme et prudence

Si 50 % des hommes interrogés voient en l’IA un moteur de transformation positive, les femmes semblent plus prudentes, 44 % d’entre elles exprimant des inquiétudes quant à son impact sur la relation patient-médecin. Les préoccupations se cristallisent autour de deux aspects : la perte potentielle de l’empathie et du contact humain, et la crainte que l’IA ne prenne un jour le dessus sur la décision médicale. Plus de 39 % des médecins redoutent que l’IA puisse supplanter leur expertise, même si l’erreur médicale reste une préoccupation mineure, la majorité des répondants ne percevant pas l’IA comme un facteur de risque élevé.

Les avis des médecins sont également partagés concernant l’intégration de l’IA dans les établissements de santé. Près de la moitié préfèrent attendre que ces technologies fassent leurs preuves avant de les adopter, craignant les effets de leur développement rapide et les transformations potentielles des pratiques. Si 51 % des hommes soutiennent une mise en place rapide, 58 % des femmes privilégient une approche plus prudente. Pendant ce temps, “Agent Hospital”, un établissement entièrement piloté par l’IA, a été lancé en Chine dans un cadre pédagogique, pour former les professionnels de santé dans un environnement simulé.

L’ appel à une réglementation stricte

Les médecins français insistent sur la nécessité d’une régulation stricte par l’État et à un cadre juridique spécifique au secteur médical. L’AI Act qui pose un cadre autour des applications à risque élevé et impose une transparence accrue pour les technologies d’IA intermédiaires, est un premier pas prometteur. En matière de facturation des actes IA, 40 % des praticiens restent indécis, les autres sont divisés : 32 % y sont favorables tandis que 28 % s’y opposent. Le secteur appelle donc à davantage de directives, notamment sur la tarification et l’accessibilité de ces nouveaux outils.

Cybersécurité et données de santé : un point de tension

Les récents piratages de systèmes hospitaliers renforcent les craintes des médecins, qui craignent pour la confidentialité des données médicales. Une cyberattaque pourrait non seulement compromettre les informations personnelles des patients, mais aussi mettre en péril l’intégrité des systèmes de soins. Les médecins interrogés doutent des capacités des infrastructures actuelles à protéger ces données sensibles et soulignent le besoin d’investissements conséquents en cybersécurité.

La perception des patients

Les patients semblent prioriser l’accès à un professionnel de santé plutôt que de s’intéresser aux outils utilisés : neuf médecins sur dix affirment que leurs patients ne se préoccupent pas de savoir si l’IA est impliquée dans leur prise en charge. Lorsqu’ils abordent la question avec eux lors d’une consultation, 53 % se disent favorables, tandis que seulement 15 % y sont opposés.

Etude Medscape : l'IA dans le quotidien des médecins français, entre promesses et défis
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  • Sécurité nationale : l’administration Biden publie un mémorandum historique pour encadrer l’IA
    Le 30 octobre 2023, Joe Biden a émis un décret présidentiel historique visant à garantir que les Etats-Unis soient à l’avant-garde pour saisir les opportunités et gérer les risques de l’IA. Un an plus tard, il publie le tout premier Mémorandum de Sécurité Nationale (NSM) sur l’IA, soulignant son importance pour la sécurité nationale et la politique étrangère. Ce NSM s’appuie sur les mesures clés déjà prises par le gouvernement fédéral, y compris ce décret exécutif historique. Il part du principe

Sécurité nationale : l’administration Biden publie un mémorandum historique pour encadrer l’IA

28 octobre 2024 à 11:00

Le 30 octobre 2023, Joe Biden a émis un décret présidentiel historique visant à garantir que les Etats-Unis soient à l’avant-garde pour saisir les opportunités et gérer les risques de l’IA. Un an plus tard, il publie le tout premier Mémorandum de Sécurité Nationale (NSM) sur l’IA, soulignant son importance pour la sécurité nationale et la politique étrangère.

Ce NSM s’appuie sur les mesures clés déjà prises par le gouvernement fédéral, y compris ce décret exécutif historique. Il part du principe que les avancées de pointe en IA auront des répercussions significatives sur la sécurité nationale américaine et sa politique étrangère dans un avenir proche.

Le NSM définit plusieurs priorités stratégiques afin que les États-Unis conservent leur position de leaders mondiaux dans le développement de l’IA. Il vise également à exploiter cette dernière pour renforcer les capacités de sécurité nationale et à favoriser un consensus international autour de normes communes pour l’utilisation de cette technologie.

Des actions concrètes pour sécuriser la chaîne d’approvisionnement et prévenir les ingérences étrangères

L’un des volets essentiels du NSM concerne le renforcement de la chaîne d’approvisionnement en semi-conducteurs, technologie indispensable au développement de systèmes avancés d’IA. S’appuyant sur la loi CHIPS, signée par Joe Biden en 2023, le NSM appelle à sécuriser et diversifier l’accès aux puces, rendant les États-Unis moins dépendants de pays étrangers et mieux armés contre les cyber-menaces.

En parallèle, le mémorandum met un accent particulier sur la protection des technologies américaines contre les tentatives de vol et d’espionnage. Des directives strictes exigent une vigilance accrue des agences de renseignement et des entités gouvernementales pour renforcer la sécurité des innovations en IA, en fournissant notamment des informations de contre-espionnage aux développeurs et aux chercheurs. Cette stratégie vise à préserver la compétitivité technologique des États-Unis face aux tentatives d’ingérence économique et technologique de pays concurrents.

L’Institut de sécurité en IA et la mobilisation de la recherche scientifique

Le NSM désigne l’Institut de Sécurité en IA comme point de contact central entre l’industrie et le gouvernement. Composé d’experts techniques, il sera chargé de faciliter les échanges et de promouvoir des pratiques rigoureuses de cybersécurité et de contre-espionnage. Le National AI Research Resource, lancé en tant que pilote, est quant à lui renforcé pour permettre à un éventail plus large d’institutions (universités, petites entreprises…), de contribuer aux avancées en IA et d’améliorer les capacités de recherche américaines.

Un cadre de gouvernance pour une IA au service de la sécurité nationale et des valeurs démocratiques

Reconnaissant le potentiel de l’IA à transformer les missions de sécurité nationale, le NSM introduit le tout premier cadre de gouvernance et de gestion des risques pour l’utilisation de l’IA dans les missions sensibles. Intitulé Framework to Advance AI Governance and Risk Management in National Security”, il introduit des directives aux agences fédérales visant à limiter les applications de l’IA qui pourraient compromettre la sécurité nationale, les droits civils ainsi que les libertés individuelles.

Les principaux cas interdits sont les suivants :

  • Discrimination et biais : Les systèmes d’IA ne doivent pas être utilisés pour des décisions automatisées qui introduisent des biais ou discriminent injustement en fonction de caractéristiques protégées (telles que l’origine ethnique, la religion, ou le genre), en particulier dans les contextes de sécurité nationale ;
  • Surveillance de masse non autorisée : L’utilisation de l’IA pour la surveillance de masse sans supervision légale appropriée est proscrite. Cela comprend des pratiques de surveillance intrusives qui pourraient violer la vie privée des individus ou la confidentialité des données personnelles ;
  • Violations des droits humains : Toute utilisation de l’IA qui pourrait être employée pour la surveillance ou le contrôle répressif des populations (par exemple, dans les zones de conflit) est interdite si elle enfreint les droits de l’Homme ;
  • Usage létal sans supervision humaine : Les applications de l’IA pour les systèmes d’armement autonome ne doivent pas permettre des actions létales sans supervision humaine appropriée, afin de garantir que des décisions de vie ou de mort ne soient pas déléguées uniquement à des machines ;
  • Manipulation et influence : L’IA ne doit pas être utilisée pour manipuler ou influencer l’opinion publique ou des comportements à des fins politiques ou stratégiques sans transparence ou sans consentement, pour éviter les risques de propagande ou de désinformation ;
  • Intrusions dans la vie privée : L’IA ne peut être utilisée pour collecter, stocker, ou traiter des données personnelles de manière abusive, notamment sans un cadre légal et des mesures de sécurité adéquates pour protéger les droits à la vie privée.

Un leadership international pour une IA responsable

Enfin, le NSM affirme la volonté des États-Unis de jouer un rôle central dans la définition des règles internationales de l’IA. En coopération avec ses alliés, Washington poursuit l’objectif d’établir des normes globales pour l’utilisation de l’IA, respectueuses des droits humains et compatibles avec le droit international. Après la création d’un Code de Conduite International sur l’IA avec les membres du G7 en 2023, les États-Unis s’engagent avec leurs partenaires à promouvoir un cadre de gouvernance pour une IA pacifique et responsable, encadrant notamment son usage militaire.

Sécurité nationale : l'administration Biden publie un mémorandum historique pour encadrer l'IA
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  • « Women rAIsing » : la Journée de la Femme Digitale consacre sa 13ème édition à l’IA
    La Journée de la Femme Digitale (JFD), désormais rebaptisée Join Forces & Dare, est un événement qui met à l’honneur l’audace et le leadership des femmes dans le secteur de la tech. En 2025, sa 13ème édition sera placée sous le signe de l’intelligence artificielle : « Women rAIsing » mettra en lumière celles qui façonnent l’IA. Selon le Rapport de l’UNESCO sur la science, intitulé « Pour être intelligente, la révolution numérique devra être inclusive », les femmes ne représentaient en 2021 q

« Women rAIsing » : la Journée de la Femme Digitale consacre sa 13ème édition à l’IA

15 octobre 2024 à 12:00

La Journée de la Femme Digitale (JFD), désormais rebaptisée Join Forces & Dare, est un événement qui met à l’honneur l’audace et le leadership des femmes dans le secteur de la tech. En 2025, sa 13ème édition sera placée sous le signe de l’intelligence artificielle : « Women rAIsing » mettra en lumière celles qui façonnent l’IA.

Selon le Rapport de l’UNESCO sur la science, intitulé « Pour être intelligente, la révolution numérique devra être inclusive », les femmes ne représentaient en 2021 que 22 % des professionnels de l’IA en France et 33,3 % de la population dans les recherches scientifiques.

Une forte sous-représentation (20%) dans les écoles d’ingénieurs et du numérique était également constatée, due principalement à des stéréotypes de genre amenant les jeunes filles à se tourner au lycée vers des études littéraires, paramédicales ou sociales.

Surmonter les préjugés et les biais qui empêchent les femmes de choisir et d’accéder aux métiers de l’IA, alors que cette dernière pourrait améliorer l’inclusion et la parité, est essentiel pour prévenir des impacts socio-économiques significatifs. Ce sujet est d’ailleurs porté depuis des années par Delphine Remy-Boutang, une entrepreneuse française spécialisée dans le numérique et la transformation digitale.

Fondatrice et PDG de the bureau, une agence de conseil en stratégie digitale créée en 2012, elle a cofondé en 2013 « La Journée de la Femme Digitale » pour promouvoir les femmes dans la technologie et l’innovation. JFD a pour objectif de célébrer et d’encourager leurs initiatives dans les domaines du numérique, en leur offrant une plateforme pour échanger, partager et mettre en lumière leurs projets.

En septembre 2022, Delphine Remy-Boutang a lancé Arver, une société d’investissement indépendante en venture capital, pour des start-ups fondées ou co-fondées par des femmes.

Join Forces & Dare : une nouvelle identité pour une mission renforcée

Bien plus qu’un événement annuel, JFD a évolué pour devenir un accélérateur international qui mobilise acteurs publics, privés et médias pour mettre à l’honneur les femmes qui innovent et entreprennent. Il déploie de nombreuses initiatives en Europe, en Afrique et au Canada, telles que le prix les Margaret, (en hommage à Margaret Heafield Hamilton, informaticienne, ingénieure système et chef d’entreprise), la Fondation Margaret, le JFD Club (réseau d’affaires), JFD Manifeste, des études de référence et des ouvrages.

Delphine Remy-Boutang explique :

“Join Forces & Dare c’est l’ADN de JFD : l’union et l’audace. “Join Forces” est notre capacité à rassembler toutes les forces — celles des acteurs publics, privés, et des médias — pour faire front commun. “Dare” incarne le cœur de notre message : oser entreprendre, oser inventer des technologies de rupture et oser imaginer un futur plus responsable”. 

Des actions concrètes tout au long de l’année

Sous le thème « Women rAIsing », l’événement 2025 rassemblera des pionnières, des entrepreneuses et des expertes qui partagent une vision commune : une IA responsable et inclusive.

  • Son Prix « les Margaret », seul prix tech féminin placé sous le haut patronage du Président de la République française, se concentrera sur des projets liés à l’IA. Le dépôt des candidatures débutera le 6 novembre sur joinjfd.com, pour se clôturer le 6 janvier 2025 ;
  • JFD publiera en collaboration avec EY Fabernovel le premier baromètre européen de l’intelligence artificielle : « l’IA, accélérateur d’inégalités ou vecteur de progrès ? ». Une réflexion nécessaire pour faire de l’IA une technologie performante, mais aussi responsable ;
  • Le JFD Club continuera d’animer sa communauté avec des événements mensuels, comme les JFD Nights et des masterclasses spécialisées en IA. Ces événements permettront aux membres de rester connectés et de partager leurs expériences et expertises autour de l’IA et de l’innovation technologique.

Jean-Christophe Liaubet, associé chez EY Fabernovel, conclut :

“Women rAI sing représente bien plus qu’un thème, c’est un engagement à permettre aux femmes de contribuer activement à l’évolution de l’IA. Ensemble, nous devons façonner un avenir où l’IA est utilisée de manière éthique, inclusive et innovante”.

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  • Rapport GlobalData T2 2024 : comment l’IA et la cybersécurité redéfinissent les stratégies d’entreprise
    Selon le rapport “Company Filings Analytics Trends & Signals – Q2 2024” de GlobalData, une entreprise leader dans le domaine des données et de l’analyse, la confiance des entreprises dans l’économie mondiale et leurs perspectives d’avenir a légèrement progressé, enregistrant une hausse de 0,2 % par rapport à la même période l’année précédente. L’étude révèle d’autre part que les secteurs de la technologie, des voyages et du tourisme, ainsi que de l’assurance ont particulièrement bénéficié de

Rapport GlobalData T2 2024 : comment l’IA et la cybersécurité redéfinissent les stratégies d’entreprise

3 septembre 2024 à 11:00

Selon le rapport “Company Filings Analytics Trends & Signals – Q2 2024” de GlobalData, une entreprise leader dans le domaine des données et de l’analyse, la confiance des entreprises dans l’économie mondiale et leurs perspectives d’avenir a légèrement progressé, enregistrant une hausse de 0,2 % par rapport à la même période l’année précédente. L’étude révèle d’autre part que les secteurs de la technologie, des voyages et du tourisme, ainsi que de l’assurance ont particulièrement bénéficié de l’adoption de l’IA et des améliorations en cybersécurité.

La base de données analytique des dépôts de GlobalData avait permis de constater en 2023 que l’IA occupait une place centrale dans les discussions des entreprises explorant des stratégies d’innovation, une tendance confirmée et renforcée au cours des deux premiers trimestres de 2024.

Ce dernier rapport de GlobalData met ainsi en lumière l’augmentation des mentions de l’IA mais également de la cybersécurité qui sont devenus les thèmes principaux dans les discussions d’entreprise. La protection contre les violations de données et la conformité aux réglementations deviennent des priorités absolues, avec de plus en plus d’entreprises investissant dans des technologies de cybersécurité avancées pour atténuer ces risques.

Les secteurs en pleine croissance : technologie, voyages, et assurance

Les entreprises de technologie ont intensifié leurs efforts pour intégrer des innovations numériques. Elles ont investi dans des solutions de cloud hybride, dans des technologies et des pratiques pour renforcer la sécurité de leurs systèmes et protéger leurs données contre les cybermenaces, et dans l’IA générative. Cette dernière, en particulier, a joué un rôle crucial dans l’amélioration de l’expérience client et dans la modélisation des risques, apportant ainsi des avantages compétitifs significatifs. Parallèlement, le secteur des voyages et du tourisme a commencé à exploiter l’IA pour offrir des recommandations de voyage personnalisées, renforçant ainsi la satisfaction des clients.

Le secteur de l’assurance suit également cette tendance, adoptant des solutions centrées sur le client qui utilisent l’IA pour mieux anticiper les besoins des assurés et améliorer les processus de gestion des risques.

Les défis du commerce de détail et de l’emballage

Cependant, tous les secteurs ne sont pas à la même enseigne. Les secteurs de l’emballage et du retail ont ainsi été confrontés à l’évolution des préférences des consommateurs, à la hausse des coûts des matières premières, et aux perturbations des chaînes d’approvisionnement. Pour rester compétitives, les entreprises de ces secteurs doivent innover, en se concentrant sur la personnalisation des offres et en ajustant leurs stratégies en réponse aux nouvelles attentes des consommateurs.

Un regard sur les marchés internationaux

Sur la scène mondiale, certains pays se distinguent par leur dynamisme économique et leur capacité à attirer des investissements. Aux États-Unis, les entreprises se tournent vers des technologies de pointe et prévoient des investissements substantiels dans les installations de fabrication et de recherche et développement (R&D). Israël, malgré ses défis géopolitiques, se positionne comme un leader dans l’innovation technologique. L’Indonésie, quant à elle, émerge comme un hub attractif pour la fabrication à faible coût, suscitant l’intérêt des entreprises cherchant à diversifier leurs chaînes d’approvisionnement.

Misa Singh, analyste chez GlobalData, conclut :

“L’évolution de l’accent mis sur l’IA et la cybersécurité souligne une reconnaissance croissante du fait que la compétitivité future dépend de l’adoption de la technologie. Alors que les entreprises naviguent dans ces priorités, des secteurs comme la vente au détail et l’emballage doivent innover pour s’aligner sur les changements des consommateurs et les défis opérationnels. Cette trajectoire suggère qu’une transformation numérique plus large est impérative pour soutenir la croissance”.

Rapport GlobalData T2 2024 comment l'IA et la cybersécurité redéfinissent les stratégies d'entreprise
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  • Etude Deloitte : l’IA générative, un levier de transformation pour le secteur M&A
    Les professionnels du M&A (fusion-acquisition) partagent une vision commune sur le potentiel transformateur de l’IA générative dans leur secteur. Ils considèrent que cette technologie est un levier important pour accélérer et approfondir leur travail, éliminant les tâches à faible valeur ajoutée et enrichissant les analyses. Cependant, selon une étude récente de Deloitte, une faible maturité en matière d’investissement et de formation aux outils d’IA est observée au sein des équipes. Pour ce

Etude Deloitte : l’IA générative, un levier de transformation pour le secteur M&A

2 juillet 2024 à 14:00

Les professionnels du M&A (fusion-acquisition) partagent une vision commune sur le potentiel transformateur de l’IA générative dans leur secteur. Ils considèrent que cette technologie est un levier important pour accélérer et approfondir leur travail, éliminant les tâches à faible valeur ajoutée et enrichissant les analyses. Cependant, selon une étude récente de Deloitte, une faible maturité en matière d’investissement et de formation aux outils d’IA est observée au sein des équipes.

Pour cette étude, Deloitte Financial Advisory Corporate a interrogé les professionnels du secteur investissement et M&A afin d’appréhender leurs attentes vis-à-vis de l’IA générative tout au long d’un process M&A et la maturité de leurs équipes sur ces sujets.

Impact de l’IA sur le M&A

L’étude révèle que 68% des professionnels en fusions-acquisitions prévoient que l’IA générative impactera leur métier, que ce soit complètement (18%) ou partiellement (50%). Selon eux, elle permettra de réduire considérablement le temps consacré aux tâches à faible valeur ajoutée, telles que l’analyse de données ou la rédaction de documents financiers et juridiques.

Le facteur humain dans le M&A

Les professionnels du M&A considèrent que l’IA leur permettra de se concentrer sur les missions valorisant les relations humaines. D’après l’enquête de Deloitte, 84% des professionnels estiment que l’humain apporte une réelle plus-value dans la recherche d’opportunités d’investissement, 77% dans l’élaboration de la valorisation des actifs, et près de 70% dans les due diligences financières, fiscales ou légales. L’IA facilitera donc la focalisation sur la dimension stratégique du métier, permettant d’exploiter l’intuition à partir de données mises en valeur par la machine.

Charlotte Karsenti, Associée spécialiste des projets d’intégration et de désinvestissement chez Deloitte, affirme :

“L’émergence de l’IA représente un formidable levier de transformation du secteur des transactions. Il s’agira d’un exhausteur de talents qui mettra en avant les esprits aiguisés et accélérés grâce à l’automatisation d’un certain nombre de tâches aujourd’hui répétitives, formalisées et inhérentes aux processus M&A. Le sens critique, l’intuition, et l’empathie seront des qualités indispensables pour rester à la pointe et compétitif dans les métiers du M&A”.

Barrières à l’adoption de l’IA

Malgré cette prise de conscience, peu de professionnels ont pris des mesures concrètes pour intégrer l’IA générative dans leur organisation. Environ 73% des sondés estiment que leur équipe a une maturité faible ou très faible en matière d’IA. Bien que 70% des équipes soient autorisées à utiliser l’IA générative, seulement 32% le font réellement. Ce retard s’explique par un faible niveau d’investissement dans les technologies et la formation : beaucoup d’entreprises investissent moins de 50K€ par an dans ces solutions.

Inquiétudes et perspectives d’Avenir

Les préoccupations concernant l’ergonomie, la sécurité et la confidentialité des données freinent l’adoption de l’IA générative. Une fois ces inquiétudes dissipées, une accélération de l’adoption est attendue. Les professionnels du M&A comprennent que l’IA générative ne remplacera pas la prise de décision humaine, mais servira d’outil d’assistance et d’aide à la décision.

Rémy Saint-Aubert, Senior Manager membre du Young Advisory Board chez Deloitte Financial Advisory, commente :

“Les résultats de l’étude démontrent que les acteurs du M&A partagent très majoritairement la conviction que l’IA générative aura un impact réel sur le secteur. Néanmoins, le passage à l’action reste encore difficile du fait d’un certain attentisme. Les prochaines années seront décisives pour permettre aux organisations de monter en puissance sur l’intégration des nouvelles technologies de l’IA générative dans le M&A”

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  • Suresnes s’engage pour une IA responsable et au service de ses habitants
    Comme de nombreuses municipalités ou collectivités territoriales, la Ville de Suresnes a commencé à déployer des solutions d’IA pour mieux accompagner les usagers dans leurs démarches, tout en veillant à ce que cette technologie soit utilisée de manière éthique, transparente et dans le respect des droits des citoyens, ce qui nécessite une acculturation à l’IA de ses agents. Elle a ainsi lancé le programme “Initiative IA responsable” pour familiariser ses équipes avec les principes et enjeux de l

Suresnes s’engage pour une IA responsable et au service de ses habitants

11 juin 2024 à 12:30

Comme de nombreuses municipalités ou collectivités territoriales, la Ville de Suresnes a commencé à déployer des solutions d’IA pour mieux accompagner les usagers dans leurs démarches, tout en veillant à ce que cette technologie soit utilisée de manière éthique, transparente et dans le respect des droits des citoyens, ce qui nécessite une acculturation à l’IA de ses agents. Elle a ainsi lancé le programme “Initiative IA responsable” pour familiariser ses équipes avec les principes et enjeux de l’IA et co-construire avec eux et l’ensemble de ses administrés une Charte d’utilisation.

Le 21 mai dernier, Suresnes a organisé le colloque “Ma Ville et l’IA”, qui a réuni autour de tables rondes différents acteurs de l’IA et des collectivités comme Christian Estrosi, maire de la smart city Nice, qui lui ont apporté un éclairage expert.

Lors de l’annonce de l’évènement, Guillaume Boudy, son maire, également Vice-président du Conseil départemental des Hauts-de-Seine, déclarait :

” Le colloque « Ma Ville et l’IA » s’adresse à tous ceux qui s’intéressent à l’intelligence artificielle et à ses applications dans la vie quotidienne des habitants. Ce sera l’occasion de rencontrer des experts et des praticiens qui expliqueront les possibilités de l’IA, sans masquer les inquiétudes qu’elle peut susciter chez des habitants qui craignent d’être fichés, repérés ou de voir leurs données divulguées.

Il y a donc un vrai sujet autour de l’IA responsable sur laquelle nous souhaitons nous engager pour comprendre les usages d’aujourd’hui, ceux qui pourront être développés pour un meilleur service aux habitants à un moindre coût, et les garanties qui pourront être fournies à nos concitoyens “.

En lançant ce programme “Initiative IA responsable” la ville de Suresnes veut répondre à la fois à la rapidité du déploiement de cette technologie et à la complexité de ses enjeux.

Thomas Klein, Conseiller municipal délégué aux Systèmes d’information et à l’Intelligence artificielle responsable, souligne :

“Il a fallu 16 ans pour atteindre les 100 millions d’utilisateurs de téléphonie mobile. Pour Internet, c’était 7 ans, Facebook 4, et ChatGPT c’était 3 mois  La révolution est déjà en marche. Si nous, collectivités locales, ne nous saisissons pas de ces sujets, d’autres acteurs vont le faire pour nous”. 

Initiative IA responsable

Ce programme comporte deux grands volets : le déploiement de solutions concrètes d’IA au bénéfice des habitants mais également des agents, et l’acculturation de ces derniers.

Des solutions concrètes pour améliorer les services municipaux

Certaines solutions ont déjà été déployées par la municipalité ou sont en passe de l’être :

  • Automatisation des tâches administratives : Suresnes a mis en place des solutions d’IA génératives pour automatiser les comptes rendus de réunions. Ces outils, développés en collaboration avec Microsoft, permettent de gagner un temps précieux au quotidien, libérant ainsi les agents municipaux pour des tâches à plus forte valeur ajoutée, notamment auprès des Suresnois qui en ont le plus besoin ;
  • Chatbot SIA : une assistance numérique pour les habitants : un chatbot est actuellement testé sur le site municipal pour guider les habitants dans leurs démarches administratives. En plus de la version textuelle, une déclinaison vocale est en test pour répondre aux appels en dehors des heures ouvrables et réduire les temps d’attente pendant les heures de travail, améliorant ainsi l’accessibilité des services municipaux ;
  • Comptes rendus des conseils municipaux : en partenariat avec Google, Suresnes travaille à rendre les comptes rendus des Conseils municipaux plus interactifs. Grâce à l’IA, ces documents seront indexés pour faciliter les recherches et permettre aux citoyens de poser des questions concrètes sur le contenu des débats et des délibérations. Les informations pourront être enrichies avec des éléments de contexte et d’actualité ;
  • Un centre de contact optimisé : Pour répondre à la variété des questions posées par les habitants, Suresnes collabore avec Genesys et NXO afin de développer des solutions permettant d’analyser en temps réel les demandes et de fournir des réponses interactives aux agents du centre de contact. Cette innovation vise à améliorer l’efficacité et la rapidité des réponses apportées aux citoyens.

Acculturation des agents municipaux

Suresnes va progressivement former ses équipes aux principes et enjeux de l’IA. Des ateliers de recherche et des études de cas concrets seront organisés pour initier les agents à cette technologie. L’objectif est de les familiariser avec l’IA et de les sensibiliser à l’importance de l’éthique dans son utilisation.

D’ailleurs, pour assurer que l’utilisation de l’IA soit alignée avec des principes éthiques stricts, dans le respect des droits des citoyens, la ville va établir une Charte de l’IA avec ses agents et ses habitants.

Sensibilisation des jeunes

La Ville de Suresnes a également l’intention de mettre en place des interventions spécifiques pour sensibiliser les jeunes à l’IA. Son objectif est de développer leur esprit critique tout en les préparant aux compétences essentielles pour leur avenir.

Guillaume Boudy conclut :

“Les collectivités commencent tout juste à implanter cette technologique et agents comme élus peinent encore souvent à en saisir les contours. À Suresnes nous voulons construire avec pragmatisme une IA responsable. Le but est évidemment d’exploiter toutes les opportunités qu’elle offre pour rendre l’action publique plus efficace plus transparente et accessible.

Mais il est essentiel de répondre aux inquiétudes et de fournir les garanties indispensables sur la fiabilité des réponses, la sécurité des données, le respect de la vie privée ainsi que la garantie qu’en toutes circonstances on pourra toujours avoir un contact humain et ne pas s’enfermer dans les impasses de guichets numériques virtuels”.

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  • Le Forum TERATEC, plus grand événement en France dédié aux technologies du numérique et du calcul intensif
    Couplée au Cloud, l’intelligence artificielle (IA) vient brouiller les frontières et les barrières technologiques, notamment en termes de puissance de calcul et de transfert de données. Les nouveaux environnements du calcul intensif et les promesses du calcul quantique sont ainsi devenus des catalyseurs cruciaux dans l’écosystème de l’IA. Avec l’avènement de l’exascale, ces technologies numériques changent encore de dimension ! Leur convergence peut fournir la puissance et les compétences nécess

Le Forum TERATEC, plus grand événement en France dédié aux technologies du numérique et du calcul intensif

14 mai 2024 à 10:34

Couplée au Cloud, l’intelligence artificielle (IA) vient brouiller les frontières et les barrières technologiques, notamment en termes de puissance de calcul et de transfert de données. Les nouveaux environnements du calcul intensif et les promesses du calcul quantique sont ainsi devenus des catalyseurs cruciaux dans l’écosystème de l’IA. Avec l’avènement de l’exascale, ces technologies numériques changent encore de dimension ! Leur convergence peut fournir la puissance et les compétences nécessaires pour repousser les frontières de la recherche académique et de l’innovation industrielle. Mais comment conjuguer ces technologies et tirer pleinement parti de leur potentiel ? Pour quelles applications et pour quels usages ?

Le Forum TERATEC 2024, l’accélérateur de performance du numérique de puissance

Pendant deux jours, au Parc floral de Paris, plus de 1 300 professionnels utilisateurs et fournisseurs de technologies numériques de pointe, mais aussi de grands chercheurs et des décideurs, se réunissent pour répondre à ces questions essentielles. Placée sous le signe de l’accélération du numérique de puissance, l’édition 2024 vous donne toutes les clés sur les dernières avancées et applications de ces technologies qui doivent, plus que jamais aussi, concilier performance, flexibilité, éthique et frugalité. Ne ratez pas le numérique de puissance de demain, il est au Forum Teratec 2024 !

Updatez les grands enjeux du moment !

Au Forum Teratec, rencontre annuelle majeure en Europe, les grands industriels, les entreprises technologiques de premier plan et les meilleurs experts européens dans les domaines de la simulation numérique, du calcul haute performance, du traitement massif de données, de l’intelligence artificielle et du calcul quantique viennent échanger et partager leurs points de vue, leurs insights et leurs stratégies, pour insuffler de nouveaux horizons d’innovation, imaginer de nouvelles applications, développer leur compétitivité et repousser ensemble les frontières des grandeurs numériques !

À la clé, des rencontres, des temps forts et un programme d’une richesse inégalée pour débattre, approfondir les grands enjeux scientifiques, économiques, sociétaux et industriels qui sous-tendent la maîtrise de technologies déterminantes pour la compétitivité et l’avenir de la France et de l’Europe, et faire bouger les lignes de la performance en numérique de puissance et en intelligence artificielle : vision prospective, analyses d’experts, keynotes décoiffantes, ateliers techniques de haut niveau, tables rondes inspirantes…

L’exascale, quelle utilité ?

Élément essentiel de la recherche universitaire et de l’innovation industrielle, le calcul haute performance (HPC) permet de résoudre des problèmes vastes et complexes en beaucoup moins de temps et à moindre coût que le calcul traditionnel. Une étape décisive a été franchie dans la course à la puissance de calcul avec l’avènement des supercalculateurs exascale, et en ligne de mire les futures architectures post-exascale. Dans quel but ? Quels sont les cas d’usage que le post-exascale rendra possibles ? Quid de la frugalité numérique ? Ces questions passionnantes seront débattues entre fournisseurs technologiques et utilisateurs de renom lors de notre table ronde Exascale et post-exascale, quelle utilité ? Quels impacts ?, le mercredi 29 mai 2024 à 9h45

Quelle hybridation entre l’IA et le HPC ?

Tout en répondant aux besoins classiques en calcul intensif, un nombre croissant de supercalculateurs s’adaptent aux besoins de l’intelligence artificielle. Comment leurs infrastructures se transforment-elles pour répondre aux besoins de l’IA ? L’hybridation des architectures est-elle faisable et/ou souhaitable afin d’adresser à la fois les puissances de calculs liées à la simulation et à l’IA ? Ne manquez pas la table ronde IA générative et puissance de calcul : quelle hybridation ? le mercredi 29 mai 2024 à 11h45

Au cœur de la deeptech

Innovation, financement, accompagnement, recrutement, marketing,.. : comment encourager les projets d’entrepreneurs du deeptech, accélérer leur développement, les promouvoir à l’international, éviter les erreurs de parcours et faire la différence ? L’écosystème français est-il à la hauteur ? Investisseurs, accompagnateurs de startups et champions français de renom aborderont toutes ces questions autour de notre table ronde Deeptech : comment créer les champions français de demain ? le jeudi 30 mai 2024 à 15h35

Exigeant, à la hauteur des enjeux… : tout le programme en un clin d’œil

Lors de la première journée du Forum Teratec 2024, le mercredi 29 mai, de nombreux intervenants prestigieux viennent partager leur vision du calcul avancé et de l’IA de nouvelle génération. Et c’est assez puissant !

  • 9h : Daniel Verwaerde, président de Teratec, inaugure le Forum
  • 9h15 : Découvrez avec Bertrand Rondepierre, son directeur, les ambitions et les missions de la nouvelle agence ministérielle pour l’IA de défense (AMIAD)
  • 9h30 : Explorez la plateforme exascale Isambard AI avec Sadaf Alam, directrice de l’Advanced Computing Research de l’Université de Bristol (Royaume-Uni)
  • 9h45 : Ne ratez pas la table sur l’utilité et les impacts de l’exascale
  • 11h15 : Découvrez avec Pauline Flament, CTO du Groupe, comment Michelin innove par sa puissance de calcul
  • 11h30 : Calcul Haute Performance (HPC), (Large Language Models (LM)… ou les deux ? Dorin Preda, BU Manager et CTO d’Axians, nous explique comment l’IA va révolutionner les métiers du numérique de puissance
  • 11h45 : Ne manquez pas la deuxième table ronde sur l’hybridation des architectures entre IA générative et puissance de calcul
  • 14h00 : Plongez dans le tsunami IA avec Emmanuel Le Roux, senior VP D’Eviden pour surfer sur les vagues de transformation déclenchées par l’IA dans trois domaines clés : le Cloud, HPC et l’Informatique Quantique.
  • 14h15 : On parlera souveraineté et confiance pour le Cloud avec Eric Brier, VP, CTO S3NS and Cyber Defence Solutions de Thales
  • 14h30 : Venez comprendre comment le calcul intensif petabyte-scale dans le cloud AWS accélère la recherche bio-informatique avec Rayan Chikhi, chercheur à l’Institut Pasteur, et Mathieu Jeandron Head of Solution Architecture France & Benelux, AWS Public Sector.
  • 15h00 : Participez à l’un des 4 grands ateliers thématiques qui vous éclairent sur les écosystèmes et les applications en pointe dans le HPC, l’IA et le calcul quantique
    • Réconcilier sobriété numérique et performance : est-ce possible ?
    • Environnements logiciels pour le calcul quantique
    • Les Industries Culturelles et Créatives à l’heure de l’Intelligence Artificielle et du HPC
    • Jumeaux numériques : la révolution est en cours

Lors de la seconde journée du Forum, le jeudi 30 mai, les plus grands experts viennent dévoiler les nouveaux potentiels du Calcul Haute Performance et de l’IA. Et c’est particulièrement inspirant !

  • 9h : Participez à l’un des 4 grands ateliers thématiques qui vous éclairent sur les écosystèmes et les applications en pointe dans le HPC, l’IA et le calcul quantique
    • Le Cloud est-il l’avenir (inévitable) du HPC ? Légendes urbaines et réalités
    • Les applications de l’IA dans la recherche et l’industrie
    • Risques naturels et technologiques
    • Technologies et usages du futur
  • 12h30 : Ecoutez Hugues Even, CDO de BNP Paribas, expliquer quelle place tient l’IA dans la banque en 2024
  • 12h45 : Retrouvez Pascale Senellart-Mardon, cofondatrice et conseillère scientifique de Quandela, parler des calculateurs quantiques à base de lumière
  • 13h45 : Venez rencontrer les lauréats du hackathon Teratec et découvrir leurs projets lors de la cérémonie de remise des prix
  • 14h15 : Retrouvez Patrick Pérez, directeur de Kyutai, autour d’une question clé : Quel modèle d’IA générative en France ?
  • 14h30 : Jeff Denworth, cofondateur de VAST Data, explique comment conjuguer exascale et IA
  • 14h45 : Ne ratez pas Maud Vinet, pionnière du calcul quantique à base de silicium et CEO de Quobly, revisiter la loi de Moore et le scaling de chips : comment mettre 70 ans d’expertise au service du qubit ?
  • 15h : Venez voir comment construire les systèmes d’IA les plus rapides et les plus efficaces au monde, avec James Coomer, Senior VP Product Management de DDN Storage
  • 15h35 : On parlera champions, mais pas JO, autour d’une table ronde passionnante, avec des décideurs et des ventures capitalists : comment créer les champions français de demain dans la deeptech ?
  • 16h35 : Ne ratez pas la présentation du nouveau supercalculateur européen Jules Verne par Nicolas Lardjane, responsable du TGCC au CEA
  • 16h50 : Ne manquez pas l’allocution de Bruno Bonnell, secrétaire général pour l’investissement, chargé de France 2030
  • 17h05 : Clôturez cette journée d’exception en ouvrant un nouvel horizon européen avec le discours très attendu d’Anders Dam Jensen, directeur exécutif d’EuroHPC

Et en ligne toute l’année…

Le Forum Teratec c’est aussi en ligne, avec deux matinales digitales thématiques en avril et en octobre 2024. Ces moments privilégiés permettent à toute la communauté du numérique de puissance et de l’intelligence artificielle de continuer à se rencontrer et à échanger tout au long de l’année.

FORUM TERATEC 2023
  • ✇ActuIA
  • IA et inclusion : IVèS dévoile IRIS, le premier assistant conversationnel en langue des signes
    IVèS, un des leaders européens de l’accessibilité pour les sourds, a développé IRIS, le premier assistant conversationnel dédié à la langue des signes. Les personnes atteintes de surdité peuvent converser en temps réel avec ce “signbot” en langue des signes française, québécoise, américaine et tunisienne. La France compte environ 7 millions de sourds et malentendants (soit environ 11 % de la population), une grande majorité d’entre eux a des difficultés avec la langue écrite. Fondée en 2005 par

IA et inclusion : IVèS dévoile IRIS, le premier assistant conversationnel en langue des signes

30 avril 2024 à 14:00

IVèS, un des leaders européens de l’accessibilité pour les sourds, a développé IRIS, le premier assistant conversationnel dédié à la langue des signes. Les personnes atteintes de surdité peuvent converser en temps réel avec ce “signbot” en langue des signes française, québécoise, américaine et tunisienne.

La France compte environ 7 millions de sourds et malentendants (soit environ 11 % de la population), une grande majorité d’entre eux a des difficultés avec la langue écrite.

Fondée en 2005 par Pascal Dupuy, Didier Chabanol et Emmanuel Buu, basée à Montbonnot-Saint-Martin, dans l’Isère, IVèS (Interactivité Vidéo et Systèmes) est née du constat des nombreux obstacles rencontrés par ces personnes pour communiquer au quotidien, notamment leur accès limité au téléphone.

IVèS s’est concentrée sur le développement d’une plateforme de conversation totale, permettant l’utilisation simultanée de l’audio, du texte et de la vidéo en temps réel, pour leur rendre tout type de conversation accessible.

Leur solution ELIOZ permet ainsi à une personne sourde ou malentendante de lancer un appel vidéo vers un interprète en langue des signes, qui relaie l’appel vers le téléphone d’une personne entendante et sert d’intermédiaire le temps de la conversation. Elle a permis de démocratiser l’accès à la communication pour les personnes sourdes et malentendantes non seulement en France, mais également à l’international, avec le déploiement d’Elioz dans une dizaine de pays.

IRIS, le premier signbot

Pour développer IRIS, IVèS s’est appuyé sur la solution Sopra Steria Alive Intelligence (SSAI) lancée en mars 2022 qui intègre IBM watsonx Assistant. Une prochaine version de Alive Intelligence, appelée nAIxus, mettant en œuvre l’IA générative de watsonx permettra d’étendre ses fonctionnalités et performances, ainsi que celles du Signbot IRIS.

Iris est le premier bot à comprendre les langues des signes et à répondre en langues des signes. Ses algorithmes sophistiqués de traitement du langage naturel et de vision par ordinateur, lui permettent de détecter et d’interpréter les gestes. La réponse est transmise via un avatar en 3D. L’outil peut être déployé sur écran fixe, tablette mobile ou dans un simple navigateur web.

Déjà présentée et primée au CES de Las Vegas en début année, la technologie IRIS est opérationnelle depuis peu dans l’Innovation Studio d’IBM à Bois-Colombes, et sera également bientôt disponible dans les locaux de Sopra Steria, à Paris. L’agent conversationnel est également accessible sur les sites web d’IVèS, d’Elioz, Orange, Mutuelle Intégrance, il sera prochainement déployé dans différents secteurs.

Pascal Dupuy, CEO d’IVèS, commente :

“Lorsqu’on a affaire à des handicaps invisibles comme c’est le cas pour les sourds et les malentendants, la prise de conscience vient souvent avec la discussion qui s’engage. Aussi, en développant ce type de solution, on sensibilise et on favorise l’inclusion. Le numérique n’est pas une fin en soi, c’est avant tout un outil. Il ne s’agit donc pas tant de rendre le numérique accessible mais bien de fluidifier les relations, le parcours client tout en sensibilisant le plus grand nombre”.

Concluant :

“La collaboration avec IBM et Sopra Steria nous a permis de favoriser l’inclusion pour les personnes sourdes et malentendantes, nous sommes à l’aube d’une révolution pour l’accessibilité des personnes sourdes et malentendantes”.

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