❌

Vue normale

Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
À partir d’avant-hierActuIA
  • ✇ActuIA
  • Helsing et Mistral AI : une alliance stratégique pour la défense européenne basée sur l’IA
    S’il est une entreprise qui occupe le devant de la scène médiatique durant cette Semaine pour l’Action sur l’IA, il s’agit sans conteste de Mistral AI. La licorne avait déjà fait fort avec l’annonce d’un partenariat avec France Travail le 4 février dernier, d’un autre avec Stellantis le lendemain. Elle a ensuite abordé la semaine dédiée à l’IA avec le partenariat de Free, l’annonce de la création de son propre datacenter avant-hier et celle hier d’un partenariat avec Helsing, axé sur l’IA de déf

Helsing et Mistral AI : une alliance stratégique pour la défense européenne basée sur l’IA

11 février 2025 à 14:00

S’il est une entreprise qui occupe le devant de la scène médiatique durant cette Semaine pour l’Action sur l’IA, il s’agit sans conteste de Mistral AI. La licorne avait déjà fait fort avec l’annonce d’un partenariat avec France Travail le 4 février dernier, d’un autre avec Stellantis le lendemain. Elle a ensuite abordé la semaine dédiée à l’IA avec le partenariat de Free, l’annonce de la création de son propre datacenter avant-hier et celle hier d’un partenariat avec Helsing, axé sur l’IA de défense. 

Fondée en 2021 par Torsten Reil, Gundbert Scherf et Niklas Köhler en Allemagne, également présente en France et au Royaume-Uni, Helsing est une licorne européenne spécialisée dans les technologies de défense basées sur l’IA. Elle affirme placer l’éthique au cœur de leur développement et vouloir se consacrer à la défense des valeurs de démocratie et de liberté.

L’entreprise travaille en collaboration avec des gouvernements et des partenaires industriels pour améliorer les capacités des matériels existants. Elle a ainsi été sélectionnée en juin 2023 avec Saab, par le ministère allemand de la Défense pour améliorer les capacités de guerre électronique de 15 Eurofighter de la Luftwaffe.

Le projet prévoit l’installation à l’horizon 2028 de la suite de capteurs Arexis de Saab, augmentée par la solution d’IA développée par Helsing. Cette intégration permettra une analyse en temps réel des données radar collectées par les capteurs de l’avion, générant en quelques millisecondes des mesures d’autoprotection précises contre les radars adverses modernes.

En décembre 2024, Helsing a dévoilé son premier drone d’attaque, le HX-2, utilisé par l’Ukraine. Ce drone peut être produit en masse grâce à des techniques avancées de fabrication, notamment l’impression 3D, à un coût inférieur à celui des systèmes existants. Lorsqu’ils sont mis en œuvre au sein du système de reconnaissance-frappe Altra développé par Helsing, les HX-2 peuvent fonctionner en essaim autonome, contrôlé par un seul opérateur humain. Ils sont proposés aux alliés de l’OTAN comme un “bouclier anti-invasion”.

Un développement conjoint axé sur les Vision-Language-Action models

Le partenariat, qui combine l’expertise d’Helsing avec celle de Mistral AI en matière de GenAI, a pour objectif de renforcer la collaboration entre l’humain et l’IA sur le champ de bataille.

Antoine Bordes, Vice-Président de l’IA chez Helsing, affirme :

“L’avenir de la défense repose sur des systèmes intégrant l’IA et travaillant en complémentarité avec l’humain dans le monde réel. La robotique et l’IA vont transformer la conduite des opérations militaires en optimisant l’efficacité, en réduisant les risques et en accélérant la prise de décision dans des environnements contestés.”

Le développement conjoint reposera sur les Vision-Language-Action models (VLA), des systèmes permettant d’analyser en temps réel l’environnement opérationnel, de comprendre et d’interpréter les commandes humaines, et de générer des actions adaptées aux situations complexes. Ces modèles devraient permettre d’accélérer la prise de décision militaire, en améliorant la rapidité et la fiabilité des réponses opérationnelles.

Un enjeu de compétition mondiale

Dans un contexte de tensions internationales accrues et de complexité du contexte opérationnel militaire, ce projet entre les 2 licornes européennes pourrait offrir une alternative souveraine aux technologies américaines et chinoises.

Gundbert Scherf, cofondateur de Helsing, commente :

“L’Europe doit affirmer son rôle d’acteur géopolitique majeur. L’IA en est une pierre angulaire, et ce partenariat avec Mistral AI nous place à l’avant-garde de l’innovation militaire.”

Arthur Mensch renchérit :

“L’intégration de nos modèles dans les systèmes de défense constitue une avancée majeure pour le positionnement technologique de l’Europe sur la scène internationale.”

défense européenne basée sur l'IA
  • ✇ActuIA
  • Eurosatory 2024 : l’intelligence artificielle au cœur de la Défense
    La 28e édition du salon Eurosatory, dédié à la Défense et à la Sécurité terrestre et aéroterrestre, a débuté ce 17 juin par une conférence sur l’intelligence artificielle de défense. Présentée par Sébastien Lecornu, ministre des Armées et Bertrand Rondepierre, directeur de l’AMIAD, elle donne le ton du salon 2024 qui place l’IA au cœur de son actualité. En avril 2019, Florence Parly, Ministre des Armées, présentait sa stratégie sur l’intelligence artificielle, rappelant qu’il s’agissait d’une pr

Eurosatory 2024 : l’intelligence artificielle au cœur de la Défense

18 juin 2024 à 14:00

La 28e édition du salon Eurosatory, dédié à la Défense et à la Sécurité terrestre et aéroterrestre, a débuté ce 17 juin par une conférence sur l’intelligence artificielle de défense. Présentée par Sébastien Lecornu, ministre des Armées et Bertrand Rondepierre, directeur de l’AMIAD, elle donne le ton du salon 2024 qui place l’IA au cœur de son actualité.

En avril 2019, Florence Parly, Ministre des Armées, présentait sa stratégie sur l’intelligence artificielle, rappelant qu’il s’agissait d’une priorité pour la défense nationale française, la feuille de route était dévoilée au mois de septembre suivant.

Un investissement stratégique pour l’avenir

La loi de finance pour 2024 consacre 130 millions d’euros à l’IA de Défense, un budget qui devrait être doublé d’ici la fin de la loi de programmation militaire 2024-2030, soit un total de 2 milliards d’euros dédiés au domaine. En 2026, près de 800 personnes travailleront sur l’IA au ministère des Armées.

Création d’une agence ministérielle pour l’IA de défense et supercalculateur

En mars dernier, Sébastien Lecornu, ministre des Armées, annonçait lors d’une visite à l’Ecole Polytechnique de Palaiseau, la création de l’Agence ministérielle pour l’intelligence artificielle de défense (AMIAD). L’agence, à laquelle seront consacrés environ 300 millions d’euros chaque année, devrait compter, à terme, 300 personnes dont des chercheurs et des experts civils et militaires. Elle a pour mission de professionnaliser l’usage de l’IA au sein des armées, assurant ainsi une transformation numérique souveraine et est dirigée par Bertrand Rondepierre, polytechnicien et normalien (ENS Cachan), rapporteur de la mission Villani sur l’IA.

Grâce à l’AMIAD, le ministère reste maître de ses bases de données, considérées comme le “nerf de la guerre” de l’IA. D’ici 2025, le ministère se dotera également du plus puissant supercalculateur classifié secret défense d’Europe, renforçant ainsi sa capacité à développer des solutions d’IA avancées.

Une conférence consacrée à l’utilisation opérationnelle de L’IA dans les armées françaises

De nombreux projets autour de l’IA sont d’ores et déjà en cours de développement, Sébastien Lecornu, et Bertrand Rondepierre, directeur de l’AMIAD en ont présenté quelques-uns lors de cette conférence d’ouverture :

Détection optique des véhicules militaires terrestres : Cette innovation a été confiée à l’AMIAD qui a pu entraîner son algorithme et a réussi la première campagne d’essai menée en avril 2024. Grâce à l’IA, l’opérateur est à présent capable de détecter et d’identifier immédiatement des véhicules cachés en lisière de forêt.

Détection acoustique : La Marine nationale utilise l’IA pour optimiser le travail des “oreilles d’or” du Centre d’interprétation et de reconnaissance acoustique (CIRA). L’IA élimine les bruits parasites, permettant ainsi une détection sonore plus rapide et efficace.

Formation des pilotes : L’IA analyse les données des vols réels et des simulateurs pour identifier les points forts et les difficultés des élèves pilotes. Ce système personnalisé améliore considérablement l’efficacité de la formation.

Maintenance du matériel terrestre : En reconnaissant visuellement les besoins en pièces de rechange, l’IA réduit les délais de diagnostic, de maintenance et d’approvisionnement, même en l’absence de connexion internet, ce qui est crucial en situation de combat.

Lutte contre la désinformation : Face à la menace des fakenews et des deepfakes, le ministère utilise un logiciel d’IA capable de détecter les contenus falsifiés. Cet outil permet de confirmer les intuitions humaines avec une grande fiabilité, protégeant ainsi l’image de la France et la liberté d’action de ses forces.

Traduction instantanée : Un outil de traduction disponible sur smartphone en 19 langues facilite la communication des forces spéciales et des unités avec les populations civiles, même sans connexion internet. Cette technologie suscite également l’intérêt des administrations.

Retrouver le replay de la conférence ici

Eurosatory-2024-intelligence-artificielle-Defense
  • ✇ActuIA
  • Preligens, pionnier français de l’IA appliquée aux données géospatiales, passe sous le giron du groupe Safran
    On savait depuis début 2024 que la scale-up française Preligens, l’un des leaders de l’IA appliquée aux données géospatiales, au service de la défense et du renseignement, était à la recherche d’un repreneur. Selon le journal La Tribune, Safran, avec 220 millions d’euros, aurait fait la meilleure offre.  Fondée en 2016 par Arnaud Guérin et Renaud Allioux sous le nom d’Earthcube, Preligens, fournit des solutions qui, via des algorithmes d’IA, automatisent le traitement d’images satellites que les

Preligens, pionnier français de l’IA appliquée aux données géospatiales, passe sous le giron du groupe Safran

Par : Thomas Calvi
17 juin 2024 à 10:00

On savait depuis début 2024 que la scale-up française Preligens, l’un des leaders de l’IA appliquée aux données géospatiales, au service de la défense et du renseignement, était à la recherche d’un repreneur. Selon le journal La Tribune, Safran, avec 220 millions d’euros, aurait fait la meilleure offre. 

Fondée en 2016 par Arnaud Guérin et Renaud Allioux sous le nom d’Earthcube, Preligens, fournit des solutions qui, via des algorithmes d’IA, automatisent le traitement d’images satellites que les analystes du renseignement exploitent. Elle compte aujourd’hui 220 employés, en majorité des scientifiques qui forment la plus grande équipe d’IA sur imagerie satellite du monde occidental, s’étant séparée de 30 collaborateurs lors d’un PSE, lancé l’an passé.

Elle a ouvert des filiales au Royaume-Uni, aux États-Unis, en Allemagne, en Belgique et à Singapour et, en 2022, créé à Rennes CEDIA, le premier centre dédié à l’IA géospatiale souveraine en France, dont Vincent Cornillet a pris la direction en avril dernier, tout juste un an après que Jean-Yves Courtois ait été nommé président de Preligens.

L’entreprise qui travaille avec le Ministère des Armées depuis ses débuts a connu une croissance très rapide, remportant plusieurs marchés via l’accord-cadre OURANOS. En octobre 2022, elle s’est vu notifier par la Direction Générale de l’Armement (DGA) le  contrat TORNADE (Traitement Optique et Radar par Neurones Artificiels via Détecteurs), d’un montant  d’environ 240 millions d’euros sur sept ans.

La recherche de repreneurs

Malgré ses contrats avec l’armée française, un contrat-cadre avec le centre de commandement de l’OTAN et des clients parmi les services de renseignement du Japon, Preligens est en butte à des difficultés financières. En 2023, elle a ainsi essuyé des pertes de l’ordre de 4 millions d’euros. Bien que Jean-Yves Courtois assure qu’elle sera rentable dès cette année, le fonds d’amorçage 360 Capital et ses cofondateurs ont décidé de revendre leurs parts et la scale-up est partie à la recherche d’un repreneur. Celui-ci devait être obligatoirement un industriel européen, vu le caractère ultra-sensible de ses technologies.

Trois repreneurs étaient en lice : Safran, le groupe suédois Hexagon AB et l’italien Telespazio, coentreprise franco-italienne de l’industrie spatiale détenue par Thales et Leonardo.

Selon le journal La Tribune, ce serait finalement l’offre de 220 millions d’euros du groupe Safran qui a été retenue alors que certains l’estimaient aux environs de 350 millions d’euros. Preligens irait renforcer les activités de l’une de ses entités, Safran Electronics & Defense, un leader mondial en optronique, avionique, électronique et logiciels critiques pour les marchés civils et de défense, qui travaille lui aussi pour la DGA, notamment dans le cadre du Programme FURIOUS (FUturs systèmes Robotiques Innovants en tant qu’OUtilS au profit du combattant embarqué et débarqué).

Pour l’instant, ni Safran ni Preligens n’ont confirmé l’acquisition.

Preligens-donnees-geospatiales-Safran
  • ✇ActuIA
  • IA et Armée : Sébastien Lecornu annonce la création d’AMIAD et l’acquisition d’un supercalculateur
    Vendredi dernier, en visite à l’Ecole Polytechnique de Palaiseau dans l’Essonne, Sébastien Lecornu, Ministre des Armées, a dévoilé la prochaine création d’AMIAD, (Agence Ministérielle pour l’IA de Défense) dont le pôle de recherche sera situé sur le site même de l’école. Il a également annoncé que son ministère allait se doter de son propre supercalculateur “le plus gros dédié à l’IA et classifié en Europe” d’ici 2025. En avril 2019, Florence Parly, Ministre des Armées, présentait sa stratégie s

IA et Armée : Sébastien Lecornu annonce la création d’AMIAD et l’acquisition d’un supercalculateur

12 mars 2024 à 13:55

Vendredi dernier, en visite à l’Ecole Polytechnique de Palaiseau dans l’Essonne, Sébastien Lecornu, Ministre des Armées, a dévoilé la prochaine création d’AMIAD, (Agence Ministérielle pour l’IA de Défense) dont le pôle de recherche sera situé sur le site même de l’école. Il a également annoncé que son ministère allait se doter de son propre supercalculateur “le plus gros dédié à l’IA et classifié en Europe” d’ici 2025.

En avril 2019, Florence Parly, Ministre des Armées, présentait sa stratégie sur l’intelligence artificielle, rappelant qu’il s’agissait d’une priorité pour la défense nationale française, la feuille de route était dévoilée au mois de septembre suivant. Pour le ministère, l’IA doit passer dorénavant à l’échelle industrielle.

La loi de finance pour 2024 consacre 130 millions d’euros à l’IA de Défense, un budget qui devrait être doublé d’ici la fin de la loi de programmation militaire 2024-2030, soit un total de 2 milliards d’euros dédiés au domaine. En 2026, près de 800 personnes travailleront sur l’IA au ministère des Armées.

Sébastien Lecornu a déclaré lors de sa visite à l’école d’ingénieur :

“Les Armées doivent prendre le virage de l’intelligence artificielle. C’est pourquoi j’annonce la création d’une nouvelle Agence ministérielle pour l’IA de défense (AMIAD) avant cet été. Elle aura pour mission de permettre à la France de maîtriser souverainement ces technologies pour ne pas dépendre des autres puissances”. 

Le volet “recherche” d’AMIAD sera basé sur le site de l’établissement, le volet  “production”, sera quant à lui installé à Bruz, près de Rennes, où se trouvent le 2ème Régiment du matériel (2e Rmat), spécialisé dans la maintenance des matériels de l’Armée de terre, mais également le site de DGA Maîtrise de l’information, expert technique du ministère des Armées, notamment en matière de cybersécurité.

L’agence, à laquelle seront consacrés environ 300 millions d’euros chaque année, devrait compter, à terme, 300 personnes dont des chercheurs et des experts civils et militaires. Elle sera dirigée par Bertrand Rondepierre, polytechnicien et normalien (ENS Cachan), rapporteur de la mission Villani sur l’IA.  Il a été “Product Manager & Architecte IA – Big Data” à la DGA entre 2013 et octobre 2018 avant de rejoindre le mois suivant Google Deepmind comme “Future Products Program lead” jusqu’en décembre dernier.

Pour traiter les données “secret défense”, l’agence disposera de son propre supercalculateur auquel le Ministère va consacrer entre 200 et 300 millions. Il devrait entrer en service dès l’année prochaine, les entreprises de la base industrielle et technologique de défense y auront également accès tout comme d’autres ministères.

De nombreux projets autour de l’IA sont d’ores et déjà en cours de développement, notamment celui de développer une solution d’analyse automatisée de l’acoustique sous-marine dans le but d’assister le travail des “oreilles d’or” de la Marine nationale.

Sébastien Lecornu commente :

“Le saut technologique que représente l’intelligence artificielle est sans doute celui qui révolutionnera la manière de faire la guerre. Ou même, plus important encore, de l’éviter comme l’atome en son temps”. 

IA-Armee-Sebastien-Lecornu-annonce-creation-AMIAD-acquisition-supercalculateur
❌
❌