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  • Visa investit dans la biométrie comportementale
    Longtemps affaire de spécialistes, la biométrie comportementale appliquée à la lutte contre la fraude et autres besoins de sécurité commence désormais à intéresser de près les grands groupes de la finance en mal de solutions face à la montée des menaces propulsées à l'IA. L'acquisition de BioCatch par Visa en fournit une illustration.La discipline a déjà une quinzaine d'années et consiste à capter et analyser, grâce à des librairies dédiées disponibles pour les applications web et mobile, une b

Visa investit dans la biométrie comportementale

Par : Patrice
10 août 2026 à 18:30
Visa
Longtemps affaire de spécialistes, la biométrie comportementale appliquée à la lutte contre la fraude et autres besoins de sécurité commence désormais à intéresser de près les grands groupes de la finance en mal de solutions face à la montée des menaces propulsées à l'IA. L'acquisition de BioCatch par Visa en fournit une illustration.

La discipline a déjà une quinzaine d'années et consiste à capter et analyser, grâce à des librairies dédiées disponibles pour les applications web et mobile, une batterie d'informations représentative du comportement d'un utilisateur : mode de saisie au clavier (physique ou virtuel), mouvements de souris ou du doigt sur un écran tactile, configuration des environnements, temps d'attente et hésitations… Chaque individu possédant sa propre signature, les écarts signalent une intrusion possible.

Aussi attractive qu'elle paraisse, l'approche n'a semble-t-il jamais conquis massivement son marché, selon toute vraisemblance en raison d'un taux de faux positifs potentiellement élevé (dont la réalité n'est cependant pas clairement établie). En effet, outre les risques d'erreurs algorithmiques communs à toutes les méthodes de détection de fraude, les événements de la vie courante – blessure, fatigue, gêne exceptionnelle (un colis dans les bras)… – peuvent entraîner un rejet abusif, néfaste pour l'expérience.

Visa acquiert BioCatch

Mais voilà, ces défauts, qui, heureusement, s'estompent au fil de la maturité croissante, ne comptent (presque) plus à l'heure où les fraudes prennent une ampleur inédite, autant sur les paiements que sur leurs éléments de contexte (via, par exemple, l'usurpation d'identité), et où les outils classiques sont facilement bernés par l'intelligence artificielle qu'emploient régulièrement les cybercriminels de tout poil. Dans ces conditions, une entreprise telle que Visa n'a d'autre choix que d'étendre son arsenal.

En fait, son achat de BioCatch marque un tournant majeur pour la biométrie comportementale. En effet, elle vient conclure une série d'opérations (dont celle de LexisNexis sur le pionnier BehavioSec) qui ont progressivement intégré cette dernière dans des offres plus vastes et en détermine ainsi la fin en tant que catégorie indépendante. Naturellement, cette transition devrait également représenter le début de son adoption généralisée par les industries financière et du commerce de détail.

Hélas, ne serait-il pas un peu tard pour s'emparer de cette solution et la transaction de Visa ne constituerait-elle pas un nouvel épisode du feuilleton de la tentative un peu désespérée de rattrapage de l'avance technologique que conservent toujours les cybercriminels ? Je ne fais pas avec cette interrogation montre de pessimisme gratuit : des logiciels malveillants capables de contourner les protections comportementales sont déjà apparus et laissent entrevoir leur obsolescence quasi inévitable, à terme.

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  • Visa démystifie le grand transfert de patrimoine
    La transmission générationnelle de patrimoine qui doit se dérouler d'ici une vingtaine d'année entre les « baby boomers » – particulièrement nombreux et nantis – et leurs descendants tend à susciter des fantasmes. Visa essaie donc de rationaliser les projections, via une enquête approfondie sur le sujet, aux États-Unis.Pour ce seul pays, les dernières évaluations font état de presque 100 000 milliards de dollars détenus par les personnes nées durant les trente glorieuses qui changeront de mains

Visa démystifie le grand transfert de patrimoine

Par : Patrice
11 juillet 2026 à 18:00
Visa
La transmission générationnelle de patrimoine qui doit se dérouler d'ici une vingtaine d'année entre les « baby boomers » – particulièrement nombreux et nantis – et leurs descendants tend à susciter des fantasmes. Visa essaie donc de rationaliser les projections, via une enquête approfondie sur le sujet, aux États-Unis.

Pour ce seul pays, les dernières évaluations font état de presque 100 000 milliards de dollars détenus par les personnes nées durant les trente glorieuses qui changeront de mains d'ici 2045, au profit (partiel) d'une population relativement plus réduite, en raison de la baisse régulière de la natalité depuis cette période. Le phénomène concerne aussi, évidemment, les autres régions développées et les constats établis par l'étude de Visa y sont certainement applicables, même si des variations sont inévitables.

D'emblée, seule une fraction de cette manne financière peut être considérée comme réellement destinée aux héritiers, après élimination du 1% des plus riches (qui ont d'autres plans), des engagements à liquider (notamment le remboursement des dettes, typique de l'économie américaine) et des charges diverses qui restent à assumer avant le grand saut (pension, impôts…). Selon les calculs des analystes, il resterait environ 36 000 milliards à redistribuer effectivement au cours des deux prochaines décennies.

Les montants faramineux évoqués laissent généralement espérer un bond de consommation et une progression globale de la richesse des pays affectés. Malheureusement, il s'avère que l'essentiel (trois quarts) des mouvements de patrimoine s'adresseront à des citoyens eux-même aisés, qui adopteront donc un réflexe d'épargne et d'investissement plus que de dépenses. Ainsi, dans l'ensemble, il ne faut guère attendre du grand transfert un choc transformationnel mais des impacts ciblés.

Visa – Great Wealth Transfer

Par exemple, les 8 000 milliards de dollars qui pourraient, malgré tout, être consacrés à des achats représenteront un petit surcroît de 0,1% de consommation jusqu'en 2046. En outre, ils porteront principalement sur quelques catégories sectorielles, correspondant également à la situation des bénéficiaires (en moyenne) : habitation, automobile, voyage… qui, en conséquence, connaîtront une croissance plus soutenue.

Cependant, un autre résultat vaut d'être souligné. En effet, les « baby boomers » n'attendent pas la dernière extrémité pour entamer la transmission. Depuis quelques temps maintenant, les jeunes reçoivent de leur part un coup de pouce pour la constitution d'un apport personnel lors de l'acquisition d'un logement ou se font offrir des vacances avec leurs grands-parents, entre autres tendances qui prennent de l'ampleur.

Pour les institutions financières, la compréhension fine des mécanismes en jeu dans la transition qui se prépare est indispensable afin de capitaliser sur les opportunités qu'elle engendre. Les sommes considérables qui iront plus ou moins directement dans des produits d'épargne ou d'investissement figureront naturellement en tête des préoccupations. Encore faudra-t-il appréhender correctement les attentes de ces clients. Mais les autres aspects méritent tout autant l'attention, qu'il s'agisse d'accompagner les seniors désireux d'aider aujourd'hui leur famille dans les meilleures conditions ou d'anticiper les changements de comportement d'achat après un transfert…

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  • Visa se lance dans la gestion d'abonnements
    Initialement affaire de startups, qui ont rapidement conquis les grands groupes du secteur depuis 2018, le pilotage des abonnements dans les applications de banque au quotidien se fraie un difficile chemin chez les fournisseurs de moyens de paiement. Après plusieurs initiatives chez Mastercard, Visa en présente aujourd'hui sa propre déclinaison.Le principe, dont la suédoise Minna Technologies était une des premières à le concrétiser, consiste à identifier les abonnements souscrits par une perso

Visa se lance dans la gestion d'abonnements

Par : Patrice
27 mars 2026 à 21:30
Visa
Initialement affaire de startups, qui ont rapidement conquis les grands groupes du secteur depuis 2018, le pilotage des abonnements dans les applications de banque au quotidien se fraie un difficile chemin chez les fournisseurs de moyens de paiement. Après plusieurs initiatives chez Mastercard, Visa en présente aujourd'hui sa propre déclinaison.

Le principe, dont la suédoise Minna Technologies était une des premières à le concrétiser, consiste à identifier les abonnements souscrits par une personne à partir d'une analyse de son historique de transactions – plus spécifiquement, la détection des ponctions récurrentes – de manière à l'éclairer sur ses engagements en cours et, le cas échéant, à prendre des mesures. Dans la plupart des implémentations, des options de résiliation ou de changement de fournisseur sont proposées dans ce but.

Pas de grande originalité chez Visa… mais quelques limitations. Son offre à l'intention des émetteurs reprend donc le concept tel quel, laissant à ceux-ci la responsabilité d'en définir l'intégration dans leurs plates-formes « digitales ». La recherche des abonnements ne porte cependant que sur les opérations par carte, à l'exclusion des prélèvements ou équivalents, et la faculté d'intervenir directement sur les indésirables, disponible grâce à un partenariat avec Pinwheel, ne concerne hélas que 150 enseignes.

Visa Enhanced Subscription Manager

La solution répond évidemment à un besoin universel, quoique pas nécessairement explicite. Dans une économie qui bascule chaque jour un peu plus vers un modèle de services, les paiements périodiques prennent une place importante dans les budgets des consommateurs. Un inconvénient majeur de cette tendance – qui est également un avantage du point de vue des marchands peu scrupuleux – est la perte de transparence qu'elle entraîne, sur le coût réel et sur les versements, qui deviennent invisibles.

Naturellement, Visa rejoint le mouvement un peu tard sur un marché parfois encombré – en France, par exemple, Papernest a séduit la quasi totalité des établissements, avec une approche certes différente. Les faiblesses évoquées ne sont pas obligatoirement rédhibitoires par rapport à l'ambition considérée et la position de l'entreprise au cœur des réseaux de paiement est susceptible d'optimiser le fonctionnement de ses algorithmes de traitement des données, donc de la performance de l'outil.

En revanche, il faudrait maintenant que les institutions financières qui adoptent ce genre de produit cherchent à en exploiter tout le potentiel. Fournir une liste des abonnements en cours est un bon début… mais il mériterait d'être enrichi afin d'encourager une réflexion sur les usages sous-jacents, qui pourrait ensuite s'ouvrir sur une perspective étendue de gestion des finances personnelles. De ce point de vue, la possibilité de résilier rapidement fait partie du champ… mais elle ne couvre pas toutes les opportunités, ne serait-ce que parce que son recours n'est qu'occasionnel.

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  • Un protocole de confiance pour les agents IA
    Les visites des sites de commerce en ligne par des agents intelligents étant en pleine explosion, Visa, comme le reste de l'industrie, se précipite afin de développer un protocole adapté pour les paiements et dévoilait donc récemment les résultats de ses travaux, fruits d'une collaboration étendue, destinés à instaurer un modèle de confiance.Les consommateurs sont de plus en plus nombreux – aux États-Unis et dans le reste du monde – à apprécier ces nouveaux outils d'intelligence artificielle ca

Un protocole de confiance pour les agents IA

Par : Patrice
19 octobre 2025 à 21:30
Visa
Les visites des sites de commerce en ligne par des agents intelligents étant en pleine explosion, Visa, comme le reste de l'industrie, se précipite afin de développer un protocole adapté pour les paiements et dévoilait donc récemment les résultats de ses travaux, fruits d'une collaboration étendue, destinés à instaurer un modèle de confiance.

Les consommateurs sont de plus en plus nombreux – aux États-Unis et dans le reste du monde – à apprécier ces nouveaux outils d'intelligence artificielle capables d'effectuer leurs emplettes pour leur compte, avec plus ou moins d'autonomie, à partir d'une simple directive énoncée en langage naturel. Cependant, les marchands qui accueillent ces clients un peu particuliers ont encore quelques obstacles et limitations à éradiquer avant de profiter pleinement de l'opportunité qu'ils entrevoient pour l'avenir.

Le premier d'entre eux peut paraître paradoxal : alors que les malversations en tout genre – notamment la fraude – les ont contraints à mettre en place des mécanismes de protection contre les robots, il leur faut dorénavant accepter les incursions d'une partie d'entre eux, générateurs d'activité légitime. Autre motif de préoccupation critique, les commerçants veulent maintenir une relation avec l'humain qui se « cache » derrière l'IA connectée à leur site, à travers une collecte d'information toujours aussi précieuse.

Logiquement, les principales caractéristiques du « Trusted Agent Protocol » de Visa cherchent à répondre à ces enjeux. Dans cette optique, ses spécifications comportent donc des signatures chiffrées permettant, entre autres, de confirmer l'authenticité d'un agent virtuel… et de l'intention exprimée par son utilisateur lors d'une transaction ou encore de transmettre des données de reconnaissance du client (s'il possède déjà un compte, par exemple) et, naturellement, de ses instruments de paiement.

Visa Trusted Agent Protocol

Élaboré en concertation avec plusieurs entreprises du e-commerce, l'initiative de Visa se veut complémentaire – et surtout pas concurrente – des tentatives d'élaboration de standards du secteur. Quand ces derniers visent l'acte d'achat, elle se concentre plutôt sur les mécanismes de sécurité associés. Le protocole s'appuie d'ailleurs sur des normes d'authentification et de signature du web, avec l'objectif périphérique de minimiser les impacts de son implémentation sur les plates-formes existantes.

La démarche est certainement impérative afin d'entretenir la confiance dans un monde en partie piloté par l'intelligence artificielle… mais l'approche spécifique de Visa n'est peut-être pas idéale. D'une part, l'enseigne parle de sa propre implémentation et de son ambition de travailler sur le sujet avec les organismes internationaux ad hoc mais, contrairement à toutes les propositions de cadre pour l'IA agentique, elle ne paraît pas – explicitement, en tous cas – encline à une distribution libre et ouverte.

D'autre part, ses efforts sont, pour l'instant, relativement déséquilibrés, puisqu'ils portent exclusivement sur le renforcement de la protection des marchands vis-à-vis des systèmes d'IA, et négligent de fait l'importance d'établir également la confiance du côté des consommateurs, pour lesquels de telles garanties ne suffisent pas. Quand on connaît les risques auxquels sont potentiellement confrontés les porte-monnaie des pionniers du magasinage agentique, cet aspect mériterait autant d'attention…

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  • Menaces sur la banque ouverte
    Il n'y a pas si longtemps, les équipes de Visa proclamaient « l'avenir de la banque est ouvert ». Pourtant, selon Bloomberg, les dernières évolutions réglementaires conduisent l'entreprise à mettre un terme à sa ligne d'activité d'« open banking » aux États-Unis, ce qui devrait résonner comme une alerte pour l'industrie et surtout pour la FinTech.C'est encore une perturbation majeure de l'économie qu'il faut porter au passif de l'administration Trump : la directive toute récente (elle datait d'

Menaces sur la banque ouverte

Par : Unknown
28 août 2025 à 21:30
Visa
Il n'y a pas si longtemps, les équipes de Visa proclamaient « l'avenir de la banque est ouvert ». Pourtant, selon Bloomberg, les dernières évolutions réglementaires conduisent l'entreprise à mettre un terme à sa ligne d'activité d'« open banking » aux États-Unis, ce qui devrait résonner comme une alerte pour l'industrie et surtout pour la FinTech.

C'est encore une perturbation majeure de l'économie qu'il faut porter au passif de l'administration Trump : la directive toute récente (elle datait d'octobre 2024) qui imposaient aux institutions financières de permettre à leurs clients de partager les données de leurs comptes avec les intermédiaires qu'ils choisissent a été annulée, déclenchant immédiatement un vent d'incertitude massif et, plus grave peut-être, un mouvement offensif de la part de plusieurs grandes banques du pays.

JP Morgan Chase, d'abord, a rapidement annoncé son intention de facturer la connexion à ses systèmes pour les opérateurs d'agrégation de comptes, allant jusqu'à transmettre à ces derniers sa grille tarifaire. Peu après, PNC lui emboîtait le pas en déclarant envisager de suivre son exemple. Et il ne fait aucun doute que toutes leurs grandes concurrentes sont alignées sur cette stratégie, voyant là une opportunité triviale de créer une source de revenus qui relève essentiellement de la rente de situation.

Confrontée à ce contexte doublement équivoque, entre risque de fermeture des accès chez certains établissements et coûts incontrôlables chez les autres, Visa préfèrerait donc renoncer aux États-Unis et se concentrer sur l'Amérique Latine et l'Europe, pour l'instant plus stables. Précisons tout de même que la décision est probablement influencée, dans une certaine mesure, par la position marginale de la marque sur le marché après l'échec de sa tentative d'acquisition de Plaid au début de la décennie.

Visa – The future of banking is open

Toujours est-il que l'impact du revirement politique peut être dramatique pour tous les acteurs, nombreux, qui ont bâti une solution exploitant l'intégration facile et (relativement) bon marché des historiques de transactions et autres informations bancaires de leurs utilisateurs. La seule augmentation du prix de la collecte de ces données remet en cause de modèles économiques déjà difficiles à équilibrer, fragilisant notamment les jeunes pousses les plus innovantes de la FinTech (telles que celles qui œuvrent sur le bien-être financier pour ne citer qu'un exemple que j'ai vécu).

Nous ne sommes heureusement pas concernés par une menace similaire sur le vieux continent mais l'exemple américain peut néanmoins susciter quelque inquiétude au regard d'une des évolutions envisagées avec les orientations prises pour la future directive FIDA, qui devrait prendre un jour le relais de la DSP2. Je pense précisément à son inclusion d'une faculté pour les fournisseurs de données de facturer leur service – à un niveau « raisonnable ». Espérons que cette provision ne viendra pas totalement désorganiser, voire détruire, un écosystème encore jeune et précaire.

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  • Visa intègre une assurance paramétrique
    Alors que de jeunes pousses de l'InsurTech tentent de s'emparer du marché lucratif des assurances associées aux moyens de paiement, jusqu'à maintenant largement contrôlé par les réseaux de carte, Visa prépare (pour l'Europe) une riposte originale, grâce à une collaboration avec le spécialiste de l'approche paramétrique Companjon.Comme il est d'usage en la matière, le produit est mis à la disposition des émetteurs, qui feront le choix ou non de l'exposer à leurs clients. En revanche, contraireme

Visa intègre une assurance paramétrique

Par : Patrice
10 février 2025 à 21:30
Visa
Alors que de jeunes pousses de l'InsurTech tentent de s'emparer du marché lucratif des assurances associées aux moyens de paiement, jusqu'à maintenant largement contrôlé par les réseaux de carte, Visa prépare (pour l'Europe) une riposte originale, grâce à une collaboration avec le spécialiste de l'approche paramétrique Companjon.

Comme il est d'usage en la matière, le produit est mis à la disposition des émetteurs, qui feront le choix ou non de l'exposer à leurs clients. En revanche, contrairement à l'habitude, il ne s'agit pas d'une couverture directement applicable aux achats éligibles, comme le sont par exemple les garanties sur les annulations de voyage, la perte ou la casse d'objet, la franchise des locations de véhicule… En l'occurrence, la nouvelle solution est plutôt conçue comme une option contextuelle relativement classique.

Concrètement, l'objectif consiste à proposer au porteur de carte de souscrire une protection contre les intempéries – pluie, neige, température anormale… – à chaque fois qu'il effectue un achat dans un domaine pertinent : billet de concert en plein air, séjour balnéaire, excursion en montagne… L'émetteur est libre de configurer les paramètres de déploiement à sa convenance, ce qui fait donc de Visa un intermédiaire de mise en relation avec son partenaire plus qu'un fournisseur du service.

La prime exigée est calculée en temps réel, par les modèles d'IA de Companjon, en fonction des différents facteurs de risque, dont, naturellement, le lieu, la saison et les spécificités de l'événement considéré. Le fonctionnement de la garantie est sans surprise pour sa catégorie : si le seuil (de précipitations, de température…) inscrit au contrat est dépassé sur la période prévue, selon des mesures de référence officielles, l'indemnisation, prédéterminée, est versée automatiquement au bénéficiaire.

Companjon Weather Protection

L'initiative reflète un effort nécessaire de diversification de Visa face à la menace grandissante de trublions distribuant des assurances qui correspondent mieux aux attentes des consommateurs. Elle apporte également une opportunité de différenciation aux émetteurs, d'autant qu'ils pourront la décliner selon leur bon vouloir (et les audiences qu'ils ciblent). Cet aspect devrait d'ailleurs inspirer les acteurs qui conçoivent eux-mêmes les couvertures accompagnant leurs offres de moyen de paiement.

Et pour les utilisateurs finaux ? Si l'adoption par l'industrie est au rendez-vous, l'arrivée plus ou moins massive d'incitations à souscrire une garantie lors de leurs emplettes représentera une formidable sensibilisation aux principes de l'assurance enfouie et paramétrique, qui est pour l'instant beaucoup trop discrète, et, par conséquent, méconnue et source potentielle de méfiance, pour prétendre à une diffusion étendue.

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  • X Money : deux ans pour en arriver là ?!
    Naturellement, nous sommes maintenant largement habitués aux promesses farfelues et jamais tenues d'Elon Musk. Toujours est-il que son « ambition » de transformer Twitter en une « super app » révolutionnaire prend une tournure ridicule, sa seule annonce deux ans plus tard étant un accord avec Visa, acteur traditionnel s'il en est.Faisant fi des avis d'analystes (dont je fais partie depuis longtemps) qui considèrent qu'il s'agit d'une pure chimère, le rêve de répliquer dans les pays occidentaux

X Money : deux ans pour en arriver là ?!

Par : Patrice
30 janvier 2025 à 23:50
X Money
Naturellement, nous sommes maintenant largement habitués aux promesses farfelues et jamais tenues d'Elon Musk. Toujours est-il que son « ambition » de transformer Twitter en une « super app » révolutionnaire prend une tournure ridicule, sa seule annonce deux ans plus tard étant un accord avec Visa, acteur traditionnel s'il en est.

Faisant fi des avis d'analystes (dont je fais partie depuis longtemps) qui considèrent qu'il s'agit d'une pure chimère, le rêve de répliquer dans les pays occidentaux le succès des plates-formes mobiles universelles chinoises – WeChat en tête – reste donc au premier plan de la stratégie de ce que sont désormais les vestiges de Twitter. Or, dans cette perspective, la mise en place d'une solution de paiement intégrée, aussi transparente et facile d'accès que possible constitue un préalable indispensable.

En réponse à ce besoin, c'est l'option Visa Direct que retient X. Grâce à celle-ci, les utilisateurs du réseau social pourront facilement alimenter leur porte-monnaie virtuel depuis une carte de paiement et, surtout, réaliser des transferts portant directement sur cette dernière (et le compte bancaire associé). La seule application mentionnée à ce stade, qui est d'ailleurs la cible normale du produit de Visa, concerne les échanges entre pairs. On est encore bien loin des usages requis pour une super app !

Visa x X Money

Plus profondément, l'innovation semble résolument en panne dans l'univers des paiements. Que l'industrie traditionnelle – aux États-Unis, avec Zelle, comme en France, avec PayLib puis Wero – ait du mal à dépasser le stade des versements entre amis est finalement compréhensible, au vu, entre autres, de ses intérêts dans les modèles existants. Qu'un trublion (auto-proclamé) passe par les mêmes voies, des années plus tard et derrière une concurrence aujourd'hui consolidée, qui plus est en s'appuyant sur un partenaire qui ne lui ouvrira guère d'horizons nouveaux, est plus désespérant.

Essayons de nous rassurer en considérant que, malgré les velléités et les déclarations tonitruantes de son propriétaire, X n'est décidément pas une référence à suivre et qu'il n'y a rien à en attendre pour le secteur financier (ni pour le reste, vraisemblablement). Malheureusement, les besoins émergents, notamment en matière de paiements, restent à couvrir et rares sont les entreprises – historiques ou startups – qui s'attellent à la tâche (dans la mesure où, bien sûr, j'exclus du champ les cryptomonnaies, qui cherchent plutôt à apporter des réponses à des questions que personne ne se pose).

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  • OCBC choisit Visa pour les transferts en Chine
    Tandis que l'ensemble de l'Asie bascule, dans le sillage de la Chine et en attendant le reste de la planète, vers les porte-monnaie mobiles, au détriment des instruments de paiement traditionnels, les échanges transfrontaliers doivent s'adapter. Pour la singapourienne OCBC, la solution universelle passera par la technologie de… Visa.Intégré au cœur de son application bancaire, le nouveau service permettra d'abord aux clients de l'établissement d'envoyer instantanément de l'argent depuis leur co

OCBC choisit Visa pour les transferts en Chine

Par : Patrice
7 novembre 2024 à 22:10
OCBC
Tandis que l'ensemble de l'Asie bascule, dans le sillage de la Chine et en attendant le reste de la planète, vers les porte-monnaie mobiles, au détriment des instruments de paiement traditionnels, les échanges transfrontaliers doivent s'adapter. Pour la singapourienne OCBC, la solution universelle passera par la technologie de… Visa.

Intégré au cœur de son application bancaire, le nouveau service permettra d'abord aux clients de l'établissement d'envoyer instantanément de l'argent depuis leur compte vers les wallets des deux pionniers chinois, WeChat Pay et AliPay, qui représentent à eux seuls plus d'un milliard d'utilisateurs, en spécifiant simplement le numéro de téléphone et l'identifiant national du bénéficiaire, conformément aux habitudes locales. Au cours des deux années à venir, l'objectif est d'intégrer de la même manière une cinquantaine de porte-monnaie « digitaux », notamment dans la région (Indonésie, Philippines…).

De toute évidence, le marché a besoin d'une révolution. Non seulement les méthodes historiques de transfert, que ce soit par virement interbancaire ou par l'intermédiaire d'agences spécialisés (à la Western Union), peinent à prendre en charge directement les supports modernes (jusqu'à parfois imposer une conversion en espèces), mais elles induisent en outre des délais incompatibles avec l'exigence d'immédiateté à laquelle les consommateurs sont accoutumés dans leur expérience quotidienne.

Or, à ce jeu-là, Visa Direct a quelques atouts sérieux à faire valoir… qui ont donc séduit OCBC dans un contexte de demande croissante des clients. Entre son réseau sécurisé fonctionnant en quasi temps réel et sa connexion pré-existante à près de 8,5 milliards de points de terminaison – dont 3 milliards de cartes et autant de comptes bancaires, le reste étant constitué de portefeuilles virtuels – prêts à accepter des versements en quelques 160 devises, le dispositif n'a pas beaucoup de concurrents à craindre.

Si ce sont en général des nouveaux entrants qui, en quelques années, ont radicalement transformé les usages de paiement dans les pays asiatiques, il est assez ironique de constater que c'est une « vieille » entreprise américaine qui fait partie des mieux placées aujourd'hui pour en appréhender les impacts sur des domaines périphériques (mais importants). Il est vrai que, dans cet exercice, Visa possède un avantage incomparable – et critique pour les applications en question – par sa nature transnationale, déclinée aussi bien dans ses expertises que dans ses infrastructures.

Visa Direct

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  • Visa pense aux voyageurs
    Juste à temps pour la période des vacances, propice aux incidents et autres désagréments en tout genre, Visa dévoile, pour les (nombreux) émetteurs américains qui n'auraient pas mis en place leur propre version, un service de remplacement de carte d'urgence, capitalisant évidemment sur la popularité croissante des porte-monnaie virtuels.Alors qu'elle est dorénavant devenue l'instrument privilégié par une majorité des consommateurs, perdre sa carte de paiement, définitivement ou temporairement,

Visa pense aux voyageurs

Par : Patrice
27 juin 2024 à 21:30
Visa
Juste à temps pour la période des vacances, propice aux incidents et autres désagréments en tout genre, Visa dévoile, pour les (nombreux) émetteurs américains qui n'auraient pas mis en place leur propre version, un service de remplacement de carte d'urgence, capitalisant évidemment sur la popularité croissante des porte-monnaie virtuels.

Alors qu'elle est dorénavant devenue l'instrument privilégié par une majorité des consommateurs, perdre sa carte de paiement, définitivement ou temporairement, constitue toujours un moment difficile. Mais rien n'est pire que de se trouver dans cette situation loin de chez soi, notamment dans un pays étranger, sans accès à un moyen alternatif, à une agence bancaire ou à un proche susceptible d'apporter son aide en attendant un renouvellement… qui se fait parfois attendre de longs jours.

Heureusement, l'évolution des usages ouvre maintenant la voie à des solutions pratiques à ces problèmes autrefois insurmontables. Ainsi, grâce à l'offre de Visa, une carte de substitution peut être transmise par voie électronique pour le compte de l'établissement émetteur, presque instantanément : un courriel ou un SMS envoyé directement au bénéficiaire permet alors à celui-ci de l'installer sur son smartphone (via Google Pay ou Apple Pay, vraisemblablement) et l'activer en quelques gestes.

Visa Digital Card Replacement

Naturellement, quelques enseignes (parmi lesquelles ANZ en Australie, CIBC au Canada…) ont depuis longtemps conçu et développé, en interne, des fonctions de ce genre. L’avantage avec la version de Visa est toutefois sa facilité d’intégration, qu’on peut imaginer sans impact sur les systèmes existants. Les institutions de taille modeste, entre autres, qui doivent arbitrer entre la multitude d’innovations « digitales » réclamées par leurs clients, sauront certainement profiter de l’opportunité.

Il faut pourtant préciser que le service est avant tout un facteur de sécurisation plus qu’une véritable bouée de sauvetage en cas de mésaventure à l’autre bout du monde puisque, comme le signale justement la communication officielle, environ trois quarts des américains ont de nos jours recours à un porte-monnaie mobile pour leurs dépenses en voyage. Dans ces conditions, la perte de la carte n’empêche pas techniquement son utilisation, seule la prudence suggère sa désactivation et son remplacement.

Fidèle à sa tradition conservatrice, Visa débarque tardivement sur une tendance qui, heureusement pour elle, ne s'est guère propagée malgré son ancienneté. Les bénéfices n'en sont certes pas aussi importants qu'on l'espérerait a priori – surtout en considérant (ce serait à vérifier) que les adeptes du paiement mobile sont moins enclins à égarer leur carte, en principe soigneusement rangée – mais le surcroît de réassurance que leur procurera la nouvelle capacité contribuera à la satisfaction des porteurs.

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  • La carte Visa de demain
    Comme d'autres enseignes historiques, Visa voit ses métiers changer radicalement – quoique sans véritable révolution – au fil des années et de la « digitalisation » du monde. Dans une tentative de se remettre au goût du jour, elle vient de publier une série d'annonces… étrange mélange de conservatisme et de reprises de vieilles idées.Présentées comme une ré-invention de la carte, ces différentes initiatives laissent une impression mitigée, entre manque d'originalité et, tout de même, rattrapage

La carte Visa de demain

Par : Patrice
20 mai 2024 à 21:30
Visa
Comme d'autres enseignes historiques, Visa voit ses métiers changer radicalement – quoique sans véritable révolution – au fil des années et de la « digitalisation » du monde. Dans une tentative de se remettre au goût du jour, elle vient de publier une série d'annonces… étrange mélange de conservatisme et de reprises de vieilles idées.

Présentées comme une ré-invention de la carte, ces différentes initiatives laissent une impression mitigée, entre manque d'originalité et, tout de même, rattrapage indispensable de l'état de l'art. Il est par exemple question des paiements via le compte bancaire, stimulés par la vague de la banque ouverte et portés, en Europe, par l'acquisition de Tink. Voilà le seul exemple de transformation en profondeur pour le cœur d'activité de Visa, évidemment dictée par une menace existentielle.

Autre nouveauté, « Flexible Credential » offre aux émetteurs, pour l'instant uniquement en Asie et bientôt aux États-Unis, la possibilité d'une affectation dynamique des dépenses effectuées sur un support au choix du consommateur, de débit, de crédit, de règlement fractionné (BNPL), voire de fidélité (ou équivalent), via une interface intégrée à leurs applications mobiles. Le concept a émergé il y a très longtemps et Curve l'a converti en succès depuis près d'une décennie. Il était temps d'y penser !

De son côté, la solution « Payment Passkey Service » vise à simplifier et sécuriser les transactions en ligne grâce à la validation instantanée par un moyen biométrique (empreinte digitale ou reconnaissance faciale), sans transmission de données sensibles. Si vous croyez à une copie du fonctionnement d'Apple Pay ou de Google Pay, vous avez raison. Et sa déclinaison par Visa paraît artificielle puisqu'elle nécessite obligatoirement le recours aux capacités des appareils qui ne sont pas sous son contrôle.

Visa Future

Il reste enfin la généralisation du « tap », c'est-à-dire le recours au geste de présentation de la carte sans contact à proximité d'un terminal afin d'exécuter une opération. Désormais ancrée dans les habitudes pour les paiements, Visa veut en faire un modèle pour toutes sortes d'interactions de la vie courante : les échanges d'argent entre proches, l'ajout d'une carte dans un porte-monnaie virtuel, l'authentification et la fourniture d'information (de livraison, par exemple) sur les sites d'e-commerce…

Le principe semble séduisant a priori… mais quelle est sa valeur dans un contexte de dématérialisation accélérée ? Naturellement, l'entreprise essaie là de sauver son instrument historique en imaginant des cas d'usage complémentaires, mais cette démarche est contradictoire avec ses velléités de mutation « digitale », y compris, notamment, la validation biométrique décrite précédemment, et, surtout, ne correspond, selon toute vraisemblance, à aucune attente des consommateurs.

À travers ses projets, Visa illustre en fait le paradoxe classique de l'innovation dans les grands groupes, résultat d'une double erreur mortifère : d'une part, la lenteur à adopter de nouveaux concepts, facteurs de disruption, qui fait manquer les opportunités créant les leaders de demain et, d'autre part, l'incorrigible désir de continuer à capitaliser sur les produits existants (et leurs technologies sous-jacentes), en pensant que leur popularité suffit à assurer leur pérennité et la fidélité de leurs utilisateurs.

  • ✇C'est pas mon idée !
  • Le Web3 selon Visa
    Avec la fin des grands espoirs (à court terme) pour le métavers, les promesses du web3 se sont elles aussi éloignées, en attendant des jours meilleurs. Qu'à cela ne tienne, Visa profite du déclin pour s'approprier le concept, ou, du moins, son titre, dans le lancement d'une nouvelle plate-forme de fidélisation des consommateurs.Selon la définition généralement admise, le web3 est une notion relativement théorique – ou, à tout le moins, aux frontières floues – embrassant des principes de décentr

Le Web3 selon Visa

Par : Patrice
8 janvier 2024 à 21:30
Visa
Avec la fin des grands espoirs (à court terme) pour le métavers, les promesses du web3 se sont elles aussi éloignées, en attendant des jours meilleurs. Qu'à cela ne tienne, Visa profite du déclin pour s'approprier le concept, ou, du moins, son titre, dans le lancement d'une nouvelle plate-forme de fidélisation des consommateurs.

Selon la définition généralement admise, le web3 est une notion relativement théorique – ou, à tout le moins, aux frontières floues – embrassant des principes de décentralisation, des technologies de blockchain et une économie à base de jetons (ou tokens), le tout étant fréquemment orchestré dans des univers immersifs au sein desquels ces composants nativement « digitaux » prennent tout leur sens. Naturellement, un tel pedigree le réserve pour l'instant à une minorité de passionnés.

Et, avec la même évidence, ce n'est pas ce qui intéresse Visa… Sous couvert d'une dénomination qui ne fait pourtant plus rêver grand monde, le géant des paiements évoque des outils destinés à stimuler l'engagement des porteurs de carte de paiement dans le contexte de 2024, donc en prenant pleinement en compte leurs comportements en ligne et leurs attentes correspondantes, en parallèle de leurs parcours dans le monde physique. Tout cela paraît loin d'une troisième génération du web.

Visa Web3 Loyalty Engagement Solution

Concrètement, il est question de programmes de fidélité intégrés en quelques gestes grâce à un porte-monnaie virtuel et pilotés via une application mobile, assortis de récompenses qui, outre les systèmes de points en vigueur, prennent aussi la forme de cadeaux, réels ou virtuels… dont, seule référence effective au web3, des jetons numériques, à convertir ou de collection. Sont également évoqués des possibilités d'animations hybrides, telles que des chasses au trésor en réalité augmentée.

En soi, l'approche est plutôt raisonnable. Partant du constat d'un décalage entre les modèles de cashback traditionnels (et leurs variantes) et l'évolution des habitudes de leurs bénéficiaires, il semble pertinent de les compléter, d'une part sur le volet de l'acquisition des avantages, en misant sur les actes et événements autres que les seuls achats (par exemple l'incontournable partage sur les réseaux sociaux, la participation à une enquête ou à un jeu…), et, d'autre part, côté rétributions, à travers des primes dématérialisées ou virtuelles.

Certes, présenté de la sorte, la nouveauté perd beaucoup de son originalité. Alors un brillant cerveau marketing (à moins qu'ils ne s'y soient mis à plusieurs) a décidé d'intituler le dispositif « Visa Web3 Loyalty Engagement Solution » afin de lui donner une aura futuriste. Encore quelques opérations similaires et le web3, qui avait déjà du plomb dans l'aile, achèvera sa brève carrière dans la dérision et l'oubli général.

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