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  • L'éducation financière par la pub ?
    Inlassable, Experian poursuit ses aventures avec l'intelligence artificielle et, après ses premiers pas dans ChatGPT, s'empare à présent d'une nouveauté introduite récemment sur Snapchat qui lui permet de partager des éléments d'éducation financière avec les adeptes de la plate-forme dans un contexte de publicités interactives.Le réseau social cède lui-même à la tendance incontournable du moment, en arguant que, désormais, les contenus promotionnels doivent s'aligner avec les attentes des conso

L'éducation financière par la pub ?

Par : Patrice
1 mai 2026 à 23:00
Experian
Inlassable, Experian poursuit ses aventures avec l'intelligence artificielle et, après ses premiers pas dans ChatGPT, s'empare à présent d'une nouveauté introduite récemment sur Snapchat qui lui permet de partager des éléments d'éducation financière avec les adeptes de la plate-forme dans un contexte de publicités interactives.

Le réseau social cède lui-même à la tendance incontournable du moment, en arguant que, désormais, les contenus promotionnels doivent s'aligner avec les attentes des consommateurs vis-à-vis de leurs interactions, avec leurs pairs comme avec les annonceurs, et donc adopter un mode conversationnel. Il appuie son raisonnement, entre autres, sur ses propres observations consécutives à la mise en place de son propre robot « My AI », dont il affirme qu'il est plébiscité par ses utilisateurs.

Le principe consiste à offrir aux entreprises un format publicitaire via lequel elles insèrent leur chatbot au cœur de l'expérience Snapchat. Dans le cas d'Experian, en l'occurrence, la bannière sponsorisée renvoie ainsi vers un agent virtuel qui propose d'échanger sur les thématiques financières préoccupant plus particulièrement la population, jeune, adepte de l'application au petit fantôme : réaliser des économies sur ses dépenses, comprendre les cartes de crédit, apprendre à gérer son budget…

L'utilisateur pose ses questions librement, en langage naturel, bien entendu, et obtient instantanément des réponses qui se veulent personnalisées et contextuelles – ce qui, vue l'absence d'informations spécifiques sur la situation des comptes de l'individu, se limitera vraisemblablement à maintenir une continuité logique dans le dialogue.

Experian AI Sponsored Snaps

L'idée sous-jacente au déploiement de ce drôle de dispositif consiste à assurer une présence visible où et quand les citoyens sont susceptibles de s'interroger sur des sujets financiers, ce qui se produit évidemment de plus en plus souvent sur les sites où ils passent le plus de temps. Un ciblage des annonces pourrait alors être un plus (par exemple lors d'une discussion d'argent avec un proche). Dans cette logique, la démarche a un certain mérite, même si ces prémices requerront une validation.

À défaut de convaincre Mme ou Mr Tout-le-Monde de consentir spontanément un effort afin d'acquérir quelques bases d'éducation financière, l'approche retenue par Experian paraît intéressante dans sa capacité à s'immiscer dans le quotidien des gens. Elle n'est cependant pas sans défauts. D'abord, elle demande malgré tout un engagement actif dont il faudra voir si l'audience visée est prête à le fournir. L'entrée en matière (l'accroche commerciale) joue là un rôle critique. D'autre part, son périmètre restera circonscrit aux seuls domaines qui préoccupent la personne interpellant l'agent.

Au-delà de ces réserves, je soupçonne qu'il existe pour les banques une réelle opportunité à explorer et à approfondir derrière cette implémentation pionnière. Considérez-la comme une simple ébauche, imaginez des variantes, développez-la, expérimentez différentes options… la littératie financière de la population le vaut bien.

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  • Une autre dimension de l'éducation financière
    À l’occasion de la « Global Money Week » 2026, le monde de la finance se mobilise et les études en tout genre pleuvent. Celle de l’ASIC, le régulateur australien du secteur, me procure une excuse pour aborder un volet de l’éducation financière – un des principaux thèmes de la semaine – qui me semble un peu négligé sinon occulté.L’enquête menée par la branche spécialisée de l’organisme (MoneySmart) porte (une nouvelle fois) sur les comportements de la Génération Z et ses résultats ne surprendron

Une autre dimension de l'éducation financière

Par : Patrice
19 mars 2026 à 21:30
ASIC
À l’occasion de la « Global Money Week » 2026, le monde de la finance se mobilise et les études en tout genre pleuvent. Celle de l’ASIC, le régulateur australien du secteur, me procure une excuse pour aborder un volet de l’éducation financière – un des principaux thèmes de la semaine – qui me semble un peu négligé sinon occulté.

L’enquête menée par la branche spécialisée de l’organisme (MoneySmart) porte (une nouvelle fois) sur les comportements de la Génération Z et ses résultats ne surprendront pas, tant ils sont similaires dans toutes les régions du monde (je reviendrai peut-être prochainement sur une version française). En particulier, ils relèvent plusieurs constats d’inquiétude qui devraient donner lieu à des réactions urgentes… sur lesquelles je souhaite m’attarder car elles ne sont pas vraiment à la hauteur de l’enjeu.

Je ne vais pas énumérer toutes les statistiques mais, en résumé, une majorité de jeunes recourent, avec une certaine confiance, aux réseaux sociaux et aux recommandations des « finfluenceurs » sur les questions d’argent, tandis que les plates-formes d’intelligence artificielle prennent progressivement leur place parmi leurs sources d’information préférées. S’ils placent la crédibilité au premier rang de leurs critères de choix, leurs approches de crypto-investissement montrent les limites de leur sagacité.

Malgré leurs velléités affirmées de prudence, qui devraient encourager les efforts de vérification, l’ASIC met ainsi en avant les risques encourus lorsque ces populations encore naïves peinent à identifier clairement la fiabilité des interlocuteurs (et l’authenticité de leurs promesses), dont ils ne se rendent pas toujours compte que, par exemple, les algorithmes qui les leur présentent n’ont généralement pas pour premier objectif de servir leur intérêt mais plutôt de maximiser les revenus publicitaires.

ASIC – Comportement des GenZ

Quelles sont les préconisations des autorités afin de lutter contre le danger ? Dans le cas australien, elles se réduisent à alerter les individus concernés et à les inciter à adopter de meilleures pratiques. Au mieux, notamment en Europe, ces messages génériques s’accompagnent d’un arsenal législatif destiné à responsabiliser les pourvoyeurs de contenus (dont, en premier lieu, les géants du web) sur les dérives manifestement illicites, qui ne constituent toutefois qu’une partie du problème.

Voilà un axe sur lequel il serait essentiel de développer une démarche pédagogique sérieuse. Au sein d’un programme plus général d’apprentissage des usages numériques, qui devrait également comprendre, entre autres, des sections dédiées à la désinformation et aux corvées administratives, il s’agirait de créer un cursus complet sur les pièges dans la finance, les moyens de s’en protéger, la « bonne » manière d’utiliser les ressources disponibles en ligne… dans un format accessible et séduisant pour la cible visée… et plus percutant que les campagnes de sensibilisation actuelles.

Maintenant, toute la question est de savoir qui doit assumer la charge de produire et distribuer ces solutions éducatives. À mon sens, l'industrie devrait fournir les meilleures candidates, non seulement parce qu'elles disposent des compétences et des moyens nécessaires mais aussi parce qu'elles ont tout à gagner à endosser un tel rôle, aussi bien pour démontrer leur attachement à un conseil de qualité que dans le but de renforcer la confiance que leur accorde le public, minée par les nouveaux médias.

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  • Le Tinder du score de crédit revient
    Lancée pour une durée limitée à l'occasion de la Saint Valentin 2024 dans le but d'inciter au dialogue autour de l'argent dans les couples, Score refait surface pour la même fête deux ans plus tard dans une version plus définitive, toujours avec la même mission et en essayant d'éviter les quelques critiques essuyées avec sa première incarnation.La vision initiale de ses fondateurs consistait à déclencher une sorte de réflexe d'attention à la compatibilité financière dans les relations amoureuse

Le Tinder du score de crédit revient

Par : Patrice
16 février 2026 à 21:30
Score
Lancée pour une durée limitée à l'occasion de la Saint Valentin 2024 dans le but d'inciter au dialogue autour de l'argent dans les couples, Score refait surface pour la même fête deux ans plus tard dans une version plus définitive, toujours avec la même mission et en essayant d'éviter les quelques critiques essuyées avec sa première incarnation.

La vision initiale de ses fondateurs consistait à déclencher une sorte de réflexe d'attention à la compatibilité financière dans les relations amoureuses, grâce à une application qui proposait, à la manière d'un Tinder, de mettre en contact des personnes à la recherche de l'âme sœur, mais uniquement si elles disposaient d'un score de crédit de niveau honorable. Malgré les polémiques sur cet aspect perçu comme élitiste, le succès a été tel que les trois mois de fonctionnement prévus furent prolongés.

Alors qu'ils pensaient que le mouvement qu'ils avaient effectivement propulsé dans les comportements des utilisateurs du logiciel allait perdurer par lui-même, ils se sont malheureusement rendus compte que, sans catalyseur, les conversations sur le budget, les dépenses, l'épargne… se tarissaient. En tous cas, c'est l'explication qu'ils donnent à la résurrection de l'idée, cette fois sous une forme plus élaborée et plus durable, qui, entre autres, sera distribuée sur les App Stores… et s'ouvrira bientôt à l'international.

Tout d'abord, la nouvelle édition porte une attention particulière à l'expérience de la rencontre, de manière à se rapprocher des stars du domaine. Mais, surtout, elle se démocratise, doublement, avec, d'une part, deux niveaux de participations et, d'autre part, l'élimination de tout critère de filtrage à l'entrée (ce qui lui était reproché). Avec l'option de base, les utilisateurs auront un point d'entrée simple dans la communauté, avec la capacité de consulter les profils, établir des connexions, échanger…

Score Returns

Ceux qui veulent s'engager plus sérieusement seront invités à vérifier leur identité et – en ligne avec l'ADN de la jeune pousse – à autoriser l'accès à leur score de crédit (auprès d'Equifax), ce qui leur offrira des privilèges spécifiques : visibilité prioritaire, recherche de proximité géographique… L'idée reste ici d'exploiter cette note comme un critère reflétant la fiabilité et la discipline des personnes dans les algorithmes de la solution, à revers de l'ambition plus souvent mise en avant par les concurrents.

La Saint Valentin 2026 a donné lieu à la publication de plusieurs études, un peu partout dans le monde, démontrant la préoccupation croissante des gens – et plus spécifiquement les jeunes – quant au rôle de l'argent dans leur vie sentimentale, avec parfois des résultats étonnants, par exemple sur le refus absolu d'une relation avec quelqu'un d'une autre classe patrimoniale. Ces évolutions sociétales illustrent clairement le besoin de faciliter la transparence financière dans les couples (et les familles). Score propose une approche originale du sujet, il reste de la place pour d'autres…

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  • Coinbase rêve aussi de super app
    Il y a quelques jours, le spécialiste des cryptomonnaies Coinbase présentait sa prochaine révolution : derrière le changement de nom de son porte-monnaie mobile en « Base », son ambition est désormais de développer une « super app », à la manière des dragons chinois. Aura-t-elle plus de succès que les tentatives similaires récentes ?Décidément, personne ne semble vouloir admettre que le concept venu de l'empire du milieu – avec sa star WeChat, née dans un contexte bien particulier, impossible à

Coinbase rêve aussi de super app

Par : Patrice
20 juillet 2025 à 21:30
Coinbase
Il y a quelques jours, le spécialiste des cryptomonnaies Coinbase présentait sa prochaine révolution : derrière le changement de nom de son porte-monnaie mobile en « Base », son ambition est désormais de développer une « super app », à la manière des dragons chinois. Aura-t-elle plus de succès que les tentatives similaires récentes ?

Décidément, personne ne semble vouloir admettre que le concept venu de l'empire du milieu – avec sa star WeChat, née dans un contexte bien particulier, impossible à répliquer aujourd'hui – n'a pas d'avenir dans les écosystèmes mobiles de 2025. Le rêve d'atteindre le même niveau de succès, en visant une échelle mondiale tant qu'à faire, continue donc à séduire les dirigeants des grandes entreprises technologiques… surtout quand ils s'échinent à trouver de nouvelles opportunités de croissance.

Telle est la situation dans laquelle se trouve maintenant Coinbase, avec une audience solide pour sa plate-forme d'échanges et sa solution de conservation de cryptoactifs mais qu'il devient difficile de mieux rentabiliser à travers ces seules activités. Alors la jeune pousse propose des services supplémentaires, de manière à démultiplier les occasions de transactions pour les utilisateurs existants et, dans la mesure du possible, attirer une clientèle additionnelle moins sensible à l'univers du bitcoin et consorts.

L'option retenue ressemble à s'y méprendre à son modèle, combinant un outil de paiement, un module de gestion d'identité, un réseau social et un socle ouvert pour la création de mini-apps en tout genre. L'objectif est, évidemment, de convaincre les adeptes de rester dans l'application pour toutes leurs interactions, avec leurs proches ou avec les fournisseurs des jeux ou autres produits dont ils ont besoin, en recourant au moyen de paiement intégré, avec une garantie inédite de protection de la vie privée.

Coinbase – A New. Day One

Techniquement, l'ensemble repose sur la « blockchain » propriétaire de Coinbase (elle-même baptisée « Base », pour entretenir la confusion ?) et chacune de ses composantes est conçue pour répondre à des besoins avérés. Ainsi, par exemple, la gestion d'identité adopte une approche décentralisée à l'état de l'art, permettant de limiter le partage et la diffusion de données sensibles, tandis que le système de paiement supporterait les cryptomonnaies mais aussi le « stable coin » USDC (via Apple Pay), évitant aux personnes réticentes d'avoir à créer un compte dédié.

Ces caractéristiques suffiront-elles à transformer l'essai ou l'initiative est-elle vouée à l'échec comme les précédentes ? Il n'est pas exclu que la communauté « crypto », y compris au-delà de la base de clients de Coinbase, se laisse conquérir par les arguments qui résonnent avec les motivations principales des tenants de monnaies alternatives. Mais il sera tout de même difficile d'embarquer les indifférents dans l'aventure, pour qui les promesses de « Base » se heurtent à une concurrence bien installée, que ce soit dans le domaine des réseaux sociaux ou de l'identité numérique.

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  • Les inégalités se creusent dans l'investissement
    Le phénomène n'est certes pas nouveau : les inégalités face à l'investissement ont toujours existé, entre classes sociales, entre générations et entre hommes et femmes. Malheureusement, loin de s'infléchir, la courbe montre actuellement une tendance à la croissance qui prend même des proportions alarmantes par certaines aspects.Entre l'enquête menée au Royaume-Uni par TSB, qui révèle d'abord que plus de la moitié des personnes qui suivent les conseils repérés sur les médias sociaux ont subi une

Les inégalités se creusent dans l'investissement

Par : Patrice
14 juillet 2025 à 22:10
TSB
Le phénomène n'est certes pas nouveau : les inégalités face à l'investissement ont toujours existé, entre classes sociales, entre générations et entre hommes et femmes. Malheureusement, loin de s'infléchir, la courbe montre actuellement une tendance à la croissance qui prend même des proportions alarmantes par certaines aspects.

Entre l'enquête menée au Royaume-Uni par TSB, qui révèle d'abord que plus de la moitié des personnes qui suivent les conseils repérés sur les médias sociaux ont subi une perte financière, et l'estimation de l'AMF, citée par Yomoni, selon laquelle les arnaques auraient siphonné quelques 500 millions d'euros de l'épargne des français en 2024 (un montant qui a triplé en trois ans), une évidence ressort immédiatement : ce sont toujours les jeunes qui fournissent la majorité des victimes.

Le constat n'a rien de très surprenant, il reflète simplement deux défauts propres aux moins de 30 ans : d'une part, leur goût du risque n'est pas encore modéré par l'expérience et la sagesse, d'autre part, ils manquent cruellement d'éducation financière. Ainsi, ils se fient facilement à des influenceurs sans s'inquiéter de leur expertise réelle et ils sont prêts à gober les promesses d'enrichissement rapide qui en font des proies idéales, à la fois pour des escrocs et pour des recommandations légales dangereuses.

Les cryptoactifs cristallisent particulièrement ces comportements hasardeux. Présentés comme un moyen de multiplier sa mise en quelques jours, leurs promoteurs jouent sur l'aversion grandissante aux banques et autres institutions pour faire miroiter leurs propositions, en oubliant de parler de risque. Deuxième étage de la fusée, la frontière devient tenue, et indiscernable pour des néophytes, entre les offres légitimes dont la communication est pour le moins floue et des mécanismes entièrement frauduleux.

Yomoni – 500 M€

Les femmes se trouvent également discriminées. La presse s'est ainsi faite l'écho, à l'occasion du soixantième anniversaire de la loi les autorisant à ouvrir un compte de manière autonome, d'une étude de l'AMF qui montre leur profond désavantage par rapport à la gent masculine. Par exemple, en 2024, elles ne représentent plus qu'un quart des investisseurs actifs (c'est à dire ayant exécuté au moins un transaction), contre 30% en 2022, et elles recourent plus fréquemment à une banque traditionnelle.

Les raisons à ces écarts sont multiples mais au-delà des arguments classiques (et douteux ?) d'une moindre implication dans la gestion de l'épargne des ménages et d'une attitude plus prudente dans la vie en général, les femmes sont aussi en moins bonne position d'investir parce que leur revenu disponible est inférieur à celui des hommes (du fait, entre autres, des écarts de salaire persistants dans les entreprises, de leur précarité plus grande, de leur prédominance dans les emplois à temps partiel…).

La principale conclusion à tirer de ces analyses porte naturellement sur le besoin d'éducation financière afin d'aider tout un chacun à prendre les bonnes décisions avec son argent. Les différences majeures existant entre catégories de personnes (pas seulement sur l'âge et le genre, d'ailleurs) requièrent en outre de l'envisager sous une forme personnalisée, de manière à cibler les problèmes prioritaires de chacune.

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  • Des finfluenceurs dans le viseur des régulateurs
    Quelques jours après l'annonce par les Émirats Arabes Unis de leur nouvelle licence de « finfluenceur », une coalition de régulateurs menée par la FCA britannique communique sur ses actions de répression visant les personnes qui abusent de leur aura auprès des internautes afin de promouvoir ou distribuer illégalement des services financiers.Outre celle du Royaume-Uni, les autorités d'Australie, de quatre provinces canadiennes, de Hong Kong, d'Italie… et des Émirats ont lancé à partir du 2 juin

Des finfluenceurs dans le viseur des régulateurs

Par : Patrice
8 juin 2025 à 22:25
FCA
Quelques jours après l'annonce par les Émirats Arabes Unis de leur nouvelle licence de « finfluenceur », une coalition de régulateurs menée par la FCA britannique communique sur ses actions de répression visant les personnes qui abusent de leur aura auprès des internautes afin de promouvoir ou distribuer illégalement des services financiers.

Outre celle du Royaume-Uni, les autorités d'Australie, de quatre provinces canadiennes, de Hong Kong, d'Italie… et des Émirats ont lancé à partir du 2 juin dernier une vaste campagne d'assainissement sur les réseaux sociaux en vue de combattre les individus aux audiences parfois immenses qui vantent des produits et mécanismes interdits, en général mettant en scène des scénarios d'enrichissement rapide, ou, plus simplement, endossent un rôle de conseil financier sans les agréments nécessaires.

Pour la seule FCA, l'opération a conduit à trois arrestations à Londres, la mise en examen de trois personnes (les mêmes ?), la convocation en entretien de quatre individus, l'envoi de sept courriers d'injonction (« cease and desist ») et l'émission de cinquante avertissements, inscrits sur sa liste officielle. Ces derniers s'accompagnent de 650 demandes de clôtures de comptes aux plates-formes sociales sur lesquelles ont lieu les faits reprochés et de cinquante requêtes de fermeture de sites web frauduleux.

Ces résultats, obtenus en une semaine, paraissent peut-être flatteurs mais ne sont-ils pas finalement un peu dérisoires face à l'ampleur du phénomène contre lequel il s'agit de lutter ? D'autant plus que les moyens engagés ont certainement été importants et, au vu de la manière dont l'initiative est présentée, ne pourront pas être maintenus en permanence… Toujours est-il qu'on peut retenir de cette expérience deux enseignements principaux, à méditer par tous les régulateurs de la planète.

Le premier concerne l'idée émirienne de définir un statut formel pour les « finfluenceurs » : au-delà des risques d'excès que celui-ci peut créer (comme je le suggérais dans mon article), le coup de filet de ce mois de juin démontre clairement que les législations existantes suffisent à affronter les dérives sur le terrain judiciaire. Le second est une évidence dans un monde « digital » où les frontières s'effacent : une coordination internationale (qui ne peut se limiter à 6 pays, incidemment) est indispensable pour espérer contenir l'explosion de fraude affectant le secteur financier.

Annonce FCA

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  • Les Émirats créent une licence de finfluenceur
    En réaction aux inquiétudes croissantes que suscitent les excès et dérives des « finfluenceurs » ou influenceurs de la finance, et dans ce que je crois être une première mondiale, l'autorité des marchés des Émirats Arabes Unis instaure un mécanisme de licence dédié afin de renforcer la protection des investisseurs dans l'univers « digital ».L'initiative s'inscrit dans une démarche plus globale qui vise à adapter les approches réglementaires traditionnelles aux comportements contemporains. Parmi

Les Émirats créent une licence de finfluenceur

Par : Patrice
28 mai 2025 à 19:30
SCA
En réaction aux inquiétudes croissantes que suscitent les excès et dérives des « finfluenceurs » ou influenceurs de la finance, et dans ce que je crois être une première mondiale, l'autorité des marchés des Émirats Arabes Unis instaure un mécanisme de licence dédié afin de renforcer la protection des investisseurs dans l'univers « digital ».

L'initiative s'inscrit dans une démarche plus globale qui vise à adapter les approches réglementaires traditionnelles aux comportements contemporains. Parmi ceux-ci, la progression fulgurante du recours aux réseaux sociaux pour être guidé, surtout chez les jeunes, représente un marqueur fort de notre époque. Il semble logique que les garde-fous mis en place pour les métiers historiques du conseil financier prennent en compte ce phénomène… dont Dubaï est rapidement devenue une source majeure.

Le texte adopté a toutefois une portée particulièrement large, puisqu'il concerne tout individu qui offre, depuis le territoire des EAU, des recommandations d'investissement ou, plus généralement, d'ordre financier (tout ce qui a trait à des services et actifs de toutes sortes) à travers des médias électroniques ou classiques (comprenant donc, outre les plates-formes sociales, la publication d'articles, le partage d'opinions et d'analyses, la participation à des événements ou à des forums, les apparitions publiques…).

L'institution se félicite de sa réactivité face aux changements du paysage de l'investissement et de son positionnement comme terre d'accueil des nouveaux acteurs de la finance, qu'elle matérialise par la gratuité des procédures d'enregistrement (pendant trois ans). Son ambition est bien sûr, comme dans d'autres domaines, de prendre une place de premier plan au niveau régional, voire global, en maintenant l'équilibre entre un cadre légal accommodant et la protection du consommateur.

Une telle perspective devrait logiquement attirer l'attention de tous les régulateurs de la planète, confrontés aux mêmes risques, que, à ce jour, ils ne traitent, au mieux, que par l'intermédiaire de codes de conduite volontaires ou autres dispositifs équivalents. Pourtant l'exemple émirien expose au grand jour la difficulté à aller plus loin : entre le périmètre considéré, qui est tellement vague qu'il pourrait s'étendre bien au-delà de la cible (potentiellement) problématique, et l'absence de détails sur les exigences imposées aux intéressés, qui laisse entrevoir une autre zone de flou, la rapidité de déploiement a peut-être sacrifié l'efficacité et la viabilité de la réglementation proposée.

Siège SCA

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  • Meta, paradis de la fraude
    Une récente étude menée par Revolut sur la base des déclarations des fraudes subies par ses quelques 50 millions de clients révèle que les plates-formes sociales de Meta sont à l'origine de plus de la moitié d'entre elles, les messageries dites sécurisées – WhatsApp en tête – devenant les médias les plus populaires parmi les cybercriminels.Dans une certaine mesure, les statistiques dévoilées n'ont pas de quoi surprendre : les auteurs de malversation privilégient naturellement les services en li

Meta, paradis de la fraude

Par : Patrice
5 avril 2025 à 21:30
Revolut
Une récente étude menée par Revolut sur la base des déclarations des fraudes subies par ses quelques 50 millions de clients révèle que les plates-formes sociales de Meta sont à l'origine de plus de la moitié d'entre elles, les messageries dites sécurisées – WhatsApp en tête – devenant les médias les plus populaires parmi les cybercriminels.

Dans une certaine mesure, les statistiques dévoilées n'ont pas de quoi surprendre : les auteurs de malversation privilégient naturellement les services en ligne qui comptabilisent le plus grand nombre d'utilisateurs, ce qui place automatiquement le propriétaire de Facebook au sommet des cibles potentielles et explique également leur bascule vers les messageries, qui prennent l'ascendant sur les réseaux sociaux classiques… surtout parmi les clients plutôt jeunes et « digitaux » de Revolut.

Il n'en reste pas moins un autre facteur à considérer, quand on découvre que la part de Google dans les sources d'escroquerie est minime, à 0,9%. Certes, son positionnement différent justifie en partie sa performance mais celle-ci illustre comment la mise en place d'une démarche sérieuse de lutte contre les contenus et publicités malhonnêtes est à la fois possible et efficace. Outre la demande récurrente d'une participation financière des sites perçus comme responsables à la compensation des victimes, Revolut appelle donc tous les acteurs à engager d'urgence des efforts de protection des consommateurs.

La néo-banque s'aventure toutefois sur un terrain glissant dans son argumentaire, lorsqu'elle évoque la fausse impression d'immunité qu'engendrent les allégations parfois exagérées de sécurité formulées par les fournisseurs eu égard à leurs stratégies de chiffrement des communications de bout en bout. De telles allégations pourraient en effet apporter de l'eau au moulin des régulateurs de tout poil qui persistent à vouloir introduire de dangereux mécanismes de contournement sur ces systèmes.

La Commission Européenne revenait justement cette semaine à la charge sur ce thème à l'occasion de la présentation de ProtectEU, sa nouvelle stratégie de sécurité intérieure. Celle-ci signale encore une fois une détermination à imposer un accès discrétionnaire à toutes les données électroniques à des fins d'enquête policière, ce qui introduirait une obligation de porte dérobée synonyme de faille de sécurité potentielle (exigence comique, soit dit en passant, dans un texte qui aborde un peu plus loin les besoins de défense renforcée des infrastructures, entre autres via des technologies quantiques).

La seule réponse possible à ces différentes dérives, aussi disparates soient-elles, se résume simplement : éducation numérique. Face à l'inculture crasse et coupable des responsables politiques, qui n'appréhendent pas les conséquences de leurs propositions ridicules faute de comprendre le monde dans lequel ils évoluent, comme face à la naïveté des internautes, qui se lancent sur internet de plus en plus jeunes, seul un apprentissage formel et complet des codes, des risques, des bonnes pratiques… peut ramener de la sérénité dans les débats… et dans les porte-monnaie menacés.

Revolut – Fraude et Arnaques

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  • SaveAway enrichit son offre d'épargne ciblée
    Bien que beaucoup moins visible que le paiement fractionné dont elle joue sur le nom familier en anglais (caché derrière l'acronyme BNPL), la tendance du « save now buy later » (économisez d'abord, achetez plus tard) n'en progresse pas moins. SaveAway, une de ses représentantes aux États-Unis, lui ajoute ainsi de nouvelles options.Au tout début, quand on ne parlait encore que d'épargne ciblée, il s'agissait simplement de proposer au consommateur de définir un projet (voyage, achat important…) a

SaveAway enrichit son offre d'épargne ciblée

Par : Patrice
21 mars 2025 à 22:00
SaveAway
Bien que beaucoup moins visible que le paiement fractionné dont elle joue sur le nom familier en anglais (caché derrière l'acronyme BNPL), la tendance du « save now buy later » (économisez d'abord, achetez plus tard) n'en progresse pas moins. SaveAway, une de ses représentantes aux États-Unis, lui ajoute ainsi de nouvelles options.

Au tout début, quand on ne parlait encore que d'épargne ciblée, il s'agissait simplement de proposer au consommateur de définir un projet (voyage, achat important…) auquel il affecte une réserve d'argent dédiée, alimentée au fil du temps, manuellement ou via un programme périodique prédéfini. Avec le temps, le principe a évolué et, dans le cas de SaveAway, par exemple, le service est combiné avec une plate-forme e-commerce, qui permet de sélectionner précisément l'objet à acquérir… et de déclencher automatiquement sa commande quand le montant nécessaire est atteint.

Le premier changement que vient d'annoncer la jeune pousse concerne son catalogue. Son intégration au cœur de l'application apporte évidemment une transparence incomparable à l'expérience utilisateur, autant à la mise en place qu'à la conclusion du plan, mais au prix d'une offre forcément limitée. Il devient donc désormais possible de sélectionner un produit en dehors de la gamme disponible – il suffit d'en fournir les détails –, grâce à un réseau étendu de distributeurs et de marques partenaires.

L'autre nouveauté, plus originale… même si elle reprend une idée ancienne, consiste à introduire une dimension sociale dans son modèle. S'il le souhaite, l'épargnant peut inviter des proches – amis et/ou parents, à sa convenance – en priorité dans le but qu'ils émettent un avis, un commentaire ou une recommandation sur son projet. Naturellement, une fois inscrits dans son cercle de confiance, ils auront également l'opportunité de contribuer financièrement… à un objectif clairement identifié.

Accueil SaveAway

L'ambition de SaveAway, qui veut s'inscrire dans une démarche de responsabilité sociale, est de promouvoir la consommation réfléchie, par opposition aux dépenses impulsives qu'encouragent les multiples solutions de crédit, toutes plus alléchantes les unes que les autres. Elle s'appuie pour ce faire sur une approche de renforcement positif autour de l'épargne, qui passe par des mécanismes classiques mais toujours efficaces : association de la cagnotte à une cible précise, pression implicite de l'entourage…

Face aux mastodontes du BNPL qui, en dehors de quelques rares exceptions, se contentent, au mieux, d'une prise en compte superficielle des risques induits pour leurs clients (en attendant les grandes manœuvres réglementaires), le SNBL a pour lui de s'ancrer fondamentalement dans une perspective de bien-être financier. D'autant plus que les pratiques qu'il met en avant sont susceptibles de constituer un tremplin vers l'adoption de comportements sains dans d'autres catégories de projets.

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  • Une assurance e-réputation paramétrique
    Bessé et Hiscox combinent leurs expertises respectives de conseil en assurance et de gestion des crises afin de proposer une garantie paramétrique destinée à couvrir les risques de réputation en ligne des entreprises françaises. Elle s'adresse dans un premier temps au secteur agroalimentaire, qui est un des plus sensibles en la matière.Le principe du contrat « e-réputation » correspond aux normes reconnues des modèles paramétriques : dès le franchissement d'un seuil prédéterminé sur l'indice d'

Une assurance e-réputation paramétrique

Par : Patrice
14 février 2025 à 21:30
Bessé
Bessé et Hiscox combinent leurs expertises respectives de conseil en assurance et de gestion des crises afin de proposer une garantie paramétrique destinée à couvrir les risques de réputation en ligne des entreprises françaises. Elle s'adresse dans un premier temps au secteur agroalimentaire, qui est un des plus sensibles en la matière.

Le principe du contrat « e-réputation » correspond aux normes reconnues des modèles paramétriques : dès le franchissement d'un seuil prédéterminé sur l'indice d'exposition qui sert de référence partagée, l'indemnisation prévue est versée automatiquement. L'approche se révèle particulièrement adaptée aux préjudices d'image, susceptibles de prendre très rapidement une ampleur considérable et contre lesquels le déploiement d'une riposte, potentiellement coûteuse, doit donc être le plus réactif possible.

Le paramètre retenu pour évaluer la dégradation de la réputation du client constitue évidemment le cœur du produit. En l'occurrence, les deux partenaires ont analysé 11 ans d'historique d'interactions sur les médias sociaux portant sur 166 marques de l'agroalimentaire, dont 60% ont vécu des alertes médiatiques et 14% ont subi des crises majeures. À partir de ces travaux, ils ont élaboré un modèle qui permet de mesurer le risque à partir des échanges publics et d'en dériver une offre d'assurance adaptée.

La méthode s'avère astucieuse car la diffusion du score en temps réel (ou presque) fournit également un support à la prévention ou, à tout le moins, à la minimisation des impacts d'un incident. En effet, pour peu qu'une surveillance s'organise (en complément des outils de pilotage habituels sur le web social), les responsables pourront détecter en avance les poussées de fièvre qui présagent peut-être d'une catastrophe à venir. Et on sait qu'un désamorçage précoce de ces situations est infiniment plus efficace.

Bessé – E-réputation

À mon avis, le dispositif comporte tout de même un point faible, dans le sens où l'assureur va devoir convaincre ses clients de la légitimité de son indice d'e-réputation et des résultats qu'il génère. La question se posera à la souscription, où la démonstration des performances sur le passé peut suffire à surmonter les réticences, et surtout en cas de sinistre, si un désaccord surgit sur la perception qu'en a la victime et la traduction qu'en fait le calcul officiel. Le problème ici est l'absence d'indépendance et de transparence de ce dernier, qui sont de rigueur avec les systèmes paramétriques.

De ce point de vue, la solution de Bessé et Hiscox – si elle parvient à franchir l'obstacle (en montrant que ses bénéfices méritent quelques concessions) – ouvre une nouvelle voie pour le concept paramétrique, dans laquelle il ne serait plus nécessaire de s'appuyer sur des relevés d'un tiers de confiance mais où l'assureur peut aussi fixer ses propres règles. À moins qu'il ne faille plutôt envisager la création d'un nouveau métier qui consiste justement à produire ces outils à l'écart de tout contrôle de l'industrie, en cultivant l'ouverture (de type « open source » ?) et la recherche de consensus.

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  • Steppin combine bien-être physique et mental
    Prenez, d'un côté, les applications qui tentent de vous convaincre de faire de l'exercice régulièrement et, de l'autre, les outils qui veulent vous aider à maîtriser le temps que vous perdez sur l'écran de votre smartphone. Mélangez les deux et vous obtenez Steppin dont l'ambition est ainsi d'améliorer votre bien-être général.Concrètement, une fois que vous avez installé son logiciel sur votre appareil et établi vos paramètres personnels, vous ne pourrez plus accéder aux applications les plus a

Steppin combine bien-être physique et mental

Par : Patrice
14 janvier 2025 à 21:30
Steppin
Prenez, d'un côté, les applications qui tentent de vous convaincre de faire de l'exercice régulièrement et, de l'autre, les outils qui veulent vous aider à maîtriser le temps que vous perdez sur l'écran de votre smartphone. Mélangez les deux et vous obtenez Steppin dont l'ambition est ainsi d'améliorer votre bien-être général.

Concrètement, une fois que vous avez installé son logiciel sur votre appareil et établi vos paramètres personnels, vous ne pourrez plus accéder aux applications les plus addictives, qui vous entraînent dans une spirale de consultation décérébrée sans fin, qu'à la condition préalable d'avoir effectué un certain nombre de pas, leur total déterminant même la durée de votre immersion dans le trou noir de l'internet mobile.

Naturellement, l'adoption de la solution repose exclusivement sur la volonté individuelle. Elle autorise donc chacun à fixer ses règles, plus ou moins permissives, à tous les niveaux. Il est d'abord possible de choisir les applications qui seront bloquées : réseaux sociaux pour les uns, jeux ou vidéos pour les autres, par exemple. D'autre part, l'effort nécessaire pour obtenir une minute d'accès est configuré librement.

Vous pourrez aussi décider de remettre les compteurs à zéro quotidiennement, de manière hebdomadaire ou jamais, selon vos préférences. Enfin, pour ceux qui auraient trop de difficultés à accepter le sevrage imposé (ou en cas d'urgence ?), un mécanisme permet d'outrepasser le verrouillage occasionnellement. Cependant, dans ce cas, la tricherie est enregistrée et rappelée à l'utilisateur afin de le culpabiliser (un peu).

Accueil Steppin

Il est désormais notoire que le temps d'écran des consommateurs – surtout, mais pas uniquement, chez les jeunes générations – est un important facteur de stress et de malaise, notamment lorsqu'il porte sur les médias sociaux. Steppin apporte donc un double bénéfice, pour la santé physique et mentale, en encourageant simultanément les personnes à bouger plus et à consommer moins de contenus « digitaux ».

L'idée pourrait peut-être intéresser les assureurs, en particulier ceux qui, pendant un temps (apparemment plus ou moins révolu) proposait des programmes d'incitation à la marche à pied (avec récompenses, pour les plus séduisants) et ceux qui incluent des prestations de relaxation, de yoga… Leur conviction de l'impact positif du bien-être des assurés sur leur modèle économique devrait représenter un argument de poids.

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  • Meta et paiement, l'histoire sans fin
    Depuis plus de 10 ans, Meta cherche à exploiter le potentiel de ses plates-formes afin de développer des applications de paiement social. Une de ses initiatives récentes les plus prometteuses, en Inde, vient tout juste de franchir [PDF] une étape décisive. Mais le rêve d'échanges transparents à l'échelle de la planète reste toujours aussi lointain…La tentation est évidemment grande pour le géant des médias sociaux de capitaliser sur son audience de centaines de millions d'individus afin de prop

Meta et paiement, l'histoire sans fin

Par : Patrice
5 janvier 2025 à 21:40
WhatsApp
Depuis plus de 10 ans, Meta cherche à exploiter le potentiel de ses plates-formes afin de développer des applications de paiement social. Une de ses initiatives récentes les plus prometteuses, en Inde, vient tout juste de franchir [PDF] une étape décisive. Mais le rêve d'échanges transparents à l'échelle de la planète reste toujours aussi lointain…

La tentation est évidemment grande pour le géant des médias sociaux de capitaliser sur son audience de centaines de millions d'individus afin de proposer une solution de paiement universelle qui, dans ses espoirs les plus fous, deviendrait le standard incontournable des échanges d'argent entre particuliers… voire au-delà. Hélas, de ses premiers pas sur Facebook jusqu'à son aventure avortée avec sa cryptomonnaie Diem (ex-Libra), les plans se sont révélés plus difficiles à concrétiser que prévu.

À défaut, et en parallèle, Meta a engagé une approche plus pragmatique à partir de 2018, en ciblant un des marchés les plus prometteurs pour celle-ci : l'Inde avec sa population d'1,4 milliards d'habitants, dont 500 millions enregistrés sur WhatsApp, et où les moyens de paiement évoluent aujourd'hui rapidement entre tradition (des espèces) et modernité (de la « digitalisation » menée à marche forcée par le gouvernement). Cependant, là aussi, la réalité, entre autres réglementaire, impose ses contraintes.

L'agrément accordé à ce que tout le monde nomme désormais WhatsApp Pay était assorti d'une condition de déploiement par paliers. Le lancement initial était ainsi limité à 40 millions d'utilisateurs et, deux ans plus tard, quand les optimistes envisageaient une ouverture totale, le plafond n'était en fait relevé qu'à 100 millions. Ces chiffres semblent élevés – et ont certainement permis de valider le concept – mais ils constituaient un handicap. Ce n'est que le mois dernier que toute restriction était levée.

Paiements sur WhatsApp

L'histoire n'est vraisemblablement pas terminée mais les péripéties vécues jusqu'à maintenant démontrent combien l'ambition de révolutionner les paiements, même pour une des firmes les plus puissantes de la Silicon Valley, peut se révéler difficile à matérialiser, entre les délais engendrés par des obstacles en tout genre, les craintes suscitées par le pouvoir que veulent s'arroger certains acteurs de la technologie ou encore les simples difficultés pratiques à unifier un domaine fragmenté.

Voilà une éclatante confirmation de ma conviction de toujours que la menace des « GAFA » sur le secteur financier ne réside pas dans une hypothétique entrée dans le cœur de ses métiers. Une telle mission s'avère extrêmement complexe à exécuter… pour des bénéfices qui resteraient modestes. Contrairement à Meta (qui persiste, dans une certaine mesure) ou X (dont la mégalomanie de son propriétaire croit y parvenir), les autres géants de l'internet savent maintenant que la bataille se joue uniquement sur l'expérience utilisateur et ne requiert donc que de capter la relation avec le client.

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  • Meta et les banques, ensemble contre la fraude
    Bien qu'ils soient largement ignorés dans leur contenu spécifique, les appels répétés des acteurs de la finance à faire porter une partie de la responsabilité (pécuniaire) de la fraude sur les médias sociaux finissent peut-être par être entendus. C'est une conclusion possible de la collaboration qu'engage Meta avec les banques britanniques.Le principe du dispositif est tellement simple qu'il démontre clairement que l'implication des géants de l'internet dans la lutte contre les malversations es

Meta et les banques, ensemble contre la fraude

Par : Patrice
3 octobre 2024 à 21:30
Meta
Bien qu'ils soient largement ignorés dans leur contenu spécifique, les appels répétés des acteurs de la finance à faire porter une partie de la responsabilité (pécuniaire) de la fraude sur les médias sociaux finissent peut-être par être entendus. C'est une conclusion possible de la collaboration qu'engage Meta avec les banques britanniques.

Le principe du dispositif est tellement simple qu'il démontre clairement que l'implication des géants de l'internet dans la lutte contre les malversations est avant tout une question de volonté et non de complexité technique. En l'occurrence, tout repose sur une simple plate-forme d'échange d'information, sur laquelle les institutions financières déposent les éléments saillants qu'elles recueillent sur les arnaques dont sont victimes leurs clients, Meta se chargeant ensuite de verrouiller les profils qui les propagent.

Plus précisément, ce sont apparemment les adresses des sites web exploités par les escrocs qui permettent de repérer les (faux) utilisateurs qui les diffusent et cherchent donc à piéger des victimes. Au cours de la phase pilote de six mois qui vient de s'achever – à laquelle ont participé NatWest et Metro Bank –, la communication de 185 de ces références aurait conduit à la fermeture de quelques 20 000 comptes, le lot comprenant un vaste réseau d'arnaque aux faux billets de spectacles. Au passage, Meta en profite également pour renforcer ses systèmes de détection et de protection.

Meta & Banks Against Scams

En attendant que la démarche soit généralisée, d’abord au Royaume-Uni dans les prochains mois, puis, espérons-le, dans le reste du monde, il faut se réjouir de l’immense progrès qu’elle représente… en ce qui concerne la prise de conscience de l’importance des coopérations entre toutes les parties prenantes d’une bataille permanente dont il sera absolument impossible de sortir gagnant seul. Une fois la conviction acquise et les conditions définies, la mise en œuvre est quasiment triviale.

Et les opportunités semblables – circonstances dans lesquelles l’identification d’anomalies par une organisation autoriserait une autre à prendre des mesures défensives – sont innombrables. Tel serait le cas, par exemple, des initiatives de répression des tentatives de hameçonnage (entre autres via des solutions collaboratives du type Phishing Initiative en France) : le partage des alertes qu’elles collectent avec les grandes enseignes de l’économie numérique aurait certainement du sens.

À l’extrême, on pourrait imaginer un dépôt universel, centralisant quelques données (non sensibles) sur les malversations précédemment signalées, accessible aux entreprises les plus exposées afin de les aider à contribuer à une guerre vitale pour tous. Mais qui serait à même de lancer et animer un tel programme ? Quand on découvre que Revolut, qui sera probablement suivie par d'autres, juge immédiatement les efforts de Meta insuffisants, on peut hélas s'inquiéter de l'état d'esprit de l'industrie bancaire.

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  • Epargnoo crée une assurance-vie collaborative
    Ce lancement par Epargnoo – jeune pousse française qui se donne pour mission de faciliter l'accès à une gamme immense et diversifiée de produits d'épargne – d'une assurance-vie communautaire résolument innovante remonte déjà à plusieurs mois… mais je ne le découvre qu'aujourd'hui (grâce à Qorus : merci !). Et il m'inspire !Pour être clair, le principe semble pour l'instant embryonnaire et plutôt expérimental. Il s'agit tout simplement de proposer aux investisseurs de voter, chaque trimestre, po

Epargnoo crée une assurance-vie collaborative

Par : Patrice
4 septembre 2024 à 21:30
Epargnoo
Ce lancement par Epargnoo – jeune pousse française qui se donne pour mission de faciliter l'accès à une gamme immense et diversifiée de produits d'épargne – d'une assurance-vie communautaire résolument innovante remonte déjà à plusieurs mois… mais je ne le découvre qu'aujourd'hui (grâce à Qorus : merci !). Et il m'inspire !

Pour être clair, le principe semble pour l'instant embryonnaire et plutôt expérimental. Il s'agit tout simplement de proposer aux investisseurs de voter, chaque trimestre, pour leurs préférences générales d'allocation, sur un produit dédié, vers lequel ils peuvent transférer volontairement leur assurance-vie existante. À l'issue de la période d'ouverture du scrutin, les équipes de la startup établissent la moyenne des souhaits exprimés et ajustent la composition du portefeuille en conséquence.

De toute évidence (parce que ce serait trop difficile à gérer ?), il n'est pas question de choisir des titres individuels et il faudra se contenter de sélectionner des pourcentages par grandes catégories d'actifs (fonds euros, actions, obligations, immobilier…), ce qui permet tout de même d'orienter sérieusement la stratégie, dont son équilibre sécurité-performance. Les participants sont également invités à partager leurs convictions et les raisons de leurs décisions dans l'espace de discussion associé au sondage.

Bien que l'annonce initiale évoque la notion d'intelligence collective, la motivation principale de la démarche concerne son aspect collaboratif, c'est-à-dire la faculté unique offerte à ses acquéreurs de façonner eux-mêmes leur support d'investissement. Malgré tout, le concept remet automatiquement en mémoire la fameuse théorie de la sagesse des foules développée par James Surowiecki et ses quelques tentatives d'application dans l'univers de la finance, en vogue il y a une douzaine d'années.

Epargnoo – Assurance-Vie Communautaire

Il n'est pas certain que les équipes d'Epargnoo aient cette référence en ligne de mire, puisque, outre l'absence de mention d'une possible optimisation grâce à la communauté, ils omettent dans leur implémentation quelques préceptes essentiels, tels que l'impératif de vote indépendant de chaque contributeur, ce qui devrait se traduire par un masquage des résultats jusqu'à la clôture et l'interdiction d'émettre des commentaires, toujours susceptibles d'influencer leurs lecteurs et de créer de la sorte un biais.

Ces limitations n'empêchent pas d'imaginer, après une période d'oubli, le grand retour de la théorie dans le domaine de l'investissement, dont il serait intéressant de valider sérieusement (sinon définitivement) son efficacité pour la performance des portefeuilles. En l'état, Epargnoo arrive à capter une cinquantaine de participants sur son initiative, ce qui paraît un peu juste pour la fiabilité des prédictions communautaires mais serait largement suffisant pour une première étape, d'autant qu'il ne devrait pas être trop difficile d'attirer plus de monde avec quelques ajustements sur le dispositif actuel.

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  • Fin de l'app de rencontre du bien-être financier
    L'application éphémère de rencontre lancée par Neon Money Club à l'occasion de la St Valentin 2024 a été discrètement démantelée au début de ce mois après avoir remporté un succès assez inattendu qui démontre l'importance de sensibiliser les citoyens aux enjeux du bien-être financier et leur adhésion aux efforts déployés en ce sens.Vous souvenez-vous de Score et de sa proposition de mettre en relation des personnes, comme un « vulgaire » Tinder, à la condition expresse qu'elles justifient d'un

Fin de l'app de rencontre du bien-être financier

Par : Patrice
20 août 2024 à 21:40
Neon Money Club
L'application éphémère de rencontre lancée par Neon Money Club à l'occasion de la St Valentin 2024 a été discrètement démantelée au début de ce mois après avoir remporté un succès assez inattendu qui démontre l'importance de sensibiliser les citoyens aux enjeux du bien-être financier et leur adhésion aux efforts déployés en ce sens.

Vous souvenez-vous de Score et de sa proposition de mettre en relation des personnes, comme un « vulgaire » Tinder, à la condition expresse qu'elles justifient d'un score de crédit respectable (c'est-à-dire supérieur à 675) ? Alors que, initialement, elle ne devait rester disponible que 90 jours, l'expérience a été prolongée de presque autant et se vante d'avoir attiré 18 000 curieux, pour lesquels elle a généré 8 000 suggestions de rencontres. Un résultat honorable pour une initiative sortie de nulle part.

Grâce à cette opération, la jeune pousse a collecté un trésor d'informations sur la situation des jeunes américains, à la fois totalement objective puisque basée sur une interrogation des bases de données officielles (dont elle précise heureusement qu'elle n'a conservé aucune donnée sensible) mais à prendre avec précautions en raison de l'absence d'un échantillonnage scientifique. Petite surprise, le principal enseignement qu'elle en tire est l'écart mesuré entre hommes et femmes, au détriment de ces dernières, notamment chez les milléniaux (avec un score moyen inférieur de 11%).

Score by Neon Money Club

Cependant, l'aspect le plus intéressant de la démarche réside ailleurs, à savoir dans la capacité qu'elle révèle à capter l'attention de nombreux consommateurs – encore une fois, en proportion de la notoriété préalable de Neon Money Club et de son irruption dans un domaine incongru – sur un sujet a priori rébarbatif et généralement difficile à aborder, grâce à une approche détournée, relativement ludique. Au-delà du prétexte de la recherche de l'âme sœur, les 18 000 utilisateurs enregistrés ont ainsi bénéficié d'une initiation aux enjeux du score de crédit, assortie de quelques conseils pratiques.

J'avoue que je n'aurais pas parié sur un quelconque engouement pour cette application, qui outre son concept étrange a aussi froissé certains observateurs prompts aux jugements hâtifs par son apparent élitisme. Elle conforte pourtant un principe auquel je crois fermement : quand les modèles pédagogiques classiques, frontaux, ne fonctionnent pas, en particulier par manque de conviction de l'audience visée, rien ne vaut l'éducation financière par bribes, insinuée dans le contexte de la vie courante.

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  • La souscription de crédit via tchat
    Les quelques tentatives historiques de lancement de services bancaires au cœur des réseaux sociaux ont connu une existence éphémère. Deux acteurs du sud-est asiatique collaborent maintenant afin de remettre l'idée au goût du jour, au moins pour la souscription de crédit, par l'intermédiaire d'une interface conversationnelle.Il y a quelques années, l'ambition était d'installer les outils financiers sur les plates-formes favorites des consommateurs, notamment Facebook et dans une moindre mesure T

La souscription de crédit via tchat

Par : Patrice
9 août 2024 à 22:16
Boost Capital
Les quelques tentatives historiques de lancement de services bancaires au cœur des réseaux sociaux ont connu une existence éphémère. Deux acteurs du sud-est asiatique collaborent maintenant afin de remettre l'idée au goût du jour, au moins pour la souscription de crédit, par l'intermédiaire d'une interface conversationnelle.

Il y a quelques années, l'ambition était d'installer les outils financiers sur les plates-formes favorites des consommateurs, notamment Facebook et dans une moindre mesure Twitter, en considérant qu'il devenait nécessaire de se rapprocher des clients, ce qui devait passer par une présence dans leurs environnements de prédilection. En 2024, la démarche de Boost Capital et Brankas semble capitaliser sur le même principe… mais dans les outils de messagerie popularisés entretemps.

Leur solution commune LoanLink, dans laquelle la première fournit sa technologie de souscription et la seconde les fondations de banque ouverte nécessaires à son intégration avec les systèmes en place, permettent ainsi aux institutions financières et autres intermédiaires de proposer aux particuliers de solliciter un prêt personnel depuis WhatsApp, Telegram ou Facebook Messenger, en quelques interactions, à travers un dialogue entièrement « digital » à base de messages textuels.

Brankas x Boost Capital

Concrètement, le demandeur commence par répondre à quelques questions sur sa situation (identité, numéro de téléphone, employeur, salaire…) et sur son besoin, puis il se soumet à un contrôle d'identité en vidéo, transmet les différents justificatifs requis et connecte son compte bancaire (pour évaluation et, s'il l'accepte, prélèvement des échéances de remboursement). Il obtient une réponse en quelques minutes, qu'il ne lui reste qu'à signer, sans jamais quitter son logiciel de messagerie préféré.

Depuis les premières aventures sur les médias sociaux, les pratiques ont sensiblement évolué. Il n'est plus question comme autrefois de se contenter de répliquer les fonctions des applications mobiles dans un contexte spécifique. Comme le montre LoanLink, il s'agit dorénavant de déployer une expérience utilisateur adaptée au support retenu, à la fois dans sa modalité (la conversation) mais également dans ses habitudes, par exemple de simplicité et d'instantanéité. Le paradoxe pourrait être de voir des établissements adopter cette approche… alors qu'ils ne parviennent pas à réunir ces qualités sur les canaux d'interaction web et mobile qu'ils gèrent en propre !

Boost Capital

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  • Santander crée des deepfakes pour sensibiliser
    Ce n'est, pour le moment, qu'une tendance émergente, mais le recours aux deepfakes – hypertrucages, en français – par les cybercriminels est appelé à prendre rapidement de l'ampleur. Au Royaume-Uni, Santander anticipe avec une campagne de sensibilisation basée sur la démonstration des véritables capacités de la technologie.Concrètement, la banque a donc organisé la production de deux vidéos générées par l'intelligence artificielle destinées à illustrer son propos. L'une implique son propre respo

Santander crée des deepfakes pour sensibiliser

Par : Patrice
7 août 2024 à 21:31
Santander
Ce n'est, pour le moment, qu'une tendance émergente, mais le recours aux deepfakes – hypertrucages, en français – par les cybercriminels est appelé à prendre rapidement de l'ampleur. Au Royaume-Uni, Santander anticipe avec une campagne de sensibilisation basée sur la démonstration des véritables capacités de la technologie.

Concrètement, la banque a donc organisé la production de deux vidéos générées par l'intelligence artificielle destinées à illustrer son propos. L'une implique son propre responsable de la lutte contre la fraude – Chris Ainsley, qui, incidemment, a été précédemment victime d'une telle opération d'usurpation d'identité –, dans laquelle il expose le concept et donne quelques indications pour se protéger. La seconde cible un célèbre influenceur financier – MrMoneyJar – à travers la simulation d'une arnaque (classique) à l'investissement mirobolant, dont il révèle ensuite les clés.

Les deux clips sont évidemment partagés sur les réseaux sociaux, où se déroulent la plupart des tentatives d'escroquerie exploitant ce genre de méthodes et qui sont également une des principales sources d'information en matière de finances personnelles pour les jeunes générations. Cette approche offre de la sorte une certaine garantie de toucher les victimes potentielles là où elles sont le plus actives et là où elles sont le plus en danger, et de leur fournir quelques armes défensives « en contexte ».

MrMoneyJar pour Santander

Notons que les recommandations formulées laissent entrevoir le profond désarroi de l'institution face à un phénomène dont elle ne voit pas comment il pourrait être enrayé. Ainsi, si elle souligne les défauts techniques – flou autour des yeux, clignements insuffisants, désynchronisation des lèvres et des gestes, arrière-plans manquant de naturel… – qui permettent aujourd'hui d'identifier un hypertrucage, elle explique que les progrès de l'IA les gommeront au fil du temps et que, en conséquence, le bon sens est finalement la seule parade efficace. On sait hélas qu'il n'est pas suffisant.

Mais nous n'en sommes pas encore là et, avant que les attaques sophistiquées ne prolifèrent, la priorité consiste bien sûr à informer les consommateurs des nouveaux risques qu'ils encourent et à les inciter à la vigilance. De ce point de vue, la démarche retenue par Santander est plutôt bien pensée, entre, d'une part, sa mise en scène contextuelle et didactique, au ton légèrement humoristique, et, d'autre part, son appui sur les médias concernés au premier chef et sur un relais d'influence populaire.

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  • Frich revisite la finance sociale
    Pour ses deux co-fondatrices, Frich est le résultat d'une double prise de conscience : tandis que les membres de la Génération Z passent leur vie sur les réseaux sociaux, l'argent fait rarement partie de leurs échanges… bien que leurs compétences en la matière soit généralement lacunaires. La startup comble donc ces deux vides.L'objectif de la plate-forme est de permettre aux jeunes de progresser en leur procurant des opportunités d'échanger, de manière informelle, avec leurs pairs… en maintena

Frich revisite la finance sociale

Par : Patrice
31 mai 2024 à 22:40
Frich
Pour ses deux co-fondatrices, Frich est le résultat d'une double prise de conscience : tandis que les membres de la Génération Z passent leur vie sur les réseaux sociaux, l'argent fait rarement partie de leurs échanges… bien que leurs compétences en la matière soit généralement lacunaires. La startup comble donc ces deux vides.

L'objectif de la plate-forme est de permettre aux jeunes de progresser en leur procurant des opportunités d'échanger, de manière informelle, avec leurs pairs… en maintenant la confidentialité sur des informations privées que personne ne veut partager avec la terre entière. La méthode pédagogique est de la sorte ajustée à sa cible : il n'est définitivement pas question d'éducation financière formelle mais plutôt d'encourager les participants à réfléchir en s'inspirant de personnes dont ils se sentent proches.

Concrètement, l'application de Frich consiste en un outil de comparaison des comportements financiers, à travers lequel chacun peut évaluer ses propres pratiques par rapport à celles des autres utilisateurs dans une situation similaire (notamment par âge, par parcours, par localisation…), dans le plus strict anonymat. En amont, les données sont collectées via des sollicitations régulières (la question du jour, par exemple) abordant les sujets les plus préoccupants pour les populations concernées.

Ceux qui se lassent des étalages d'enrichissement rapide n'apportant aucune valeur de conseil, auront ainsi, entre autres, l'occasion de découvrir la moyenne de salaire et de loyer payé parmi leur classe d'âge, la propension à investir, les montants dépensés dans les principales catégories d'achats de la vie courante, ou encore, pour les adolescents, le niveau d'argent de poche perçu… À partir des usages constatés, la jeune pousse recommande des partenaires qui la rémunèrent pour leur présence.

Accueil Frich

Naturellement, la démarche rappelle instantanément les innombrables tentatives (ratées) de création de mécanismes de comparaison similaires qui ont émaillé la longue histoire du PFM (y compris ma référence habituelle, Wesabe). Cependant, le choix de Frich de n'établir aucune interaction directe avec les comptes bancaires et de rester au contraire sur un mode de fonctionnement exclusivement centré sur la relation sociale, si cruciale aujourd'hui, change tout et pourrait peut-être enfin transformer l'idée en succès.

En effet, l'ensemble de la plate-forme est propice à un fort engagement de ses membres : outre son moteur de réseau social (bien qu'anonyme), la prise en compte d'un périmètre large, incluant non seulement les usages avec l'argent mais également des thématiques connexes de santé mentale, d'addiction aux jeux, de style de vie, de prêt étudiant… autorise une connexion avec des problématiques presque universelles. Dès lors, un des principaux obstacles des expériences antérieures devrait être levé.

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  • L'assistant virtuel de Bunq sort de la banque
    Représentatif d'une des applications les plus courantes de l'intelligence artificielle dans le domaine financier, l'assistant virtuel de Bunq s'enrichit progressivement de fonctionnalités supplémentaires. Toujours en version beta, sa deuxième itération sait désormais tenir de vraies conversations et commence à s'ouvrir à des sujets non bancaires.En comparaison avec sa collègue Erica de Bank of America, Finn, lancé officiellement depuis moins de six mois, fait figure de débutant avec ses 100 000

L'assistant virtuel de Bunq sort de la banque

Par : Patrice
17 mai 2024 à 22:31
Bunq
Représentatif d'une des applications les plus courantes de l'intelligence artificielle dans le domaine financier, l'assistant virtuel de Bunq s'enrichit progressivement de fonctionnalités supplémentaires. Toujours en version beta, sa deuxième itération sait désormais tenir de vraies conversations et commence à s'ouvrir à des sujets non bancaires.

En comparaison avec sa collègue Erica de Bank of America, Finn, lancé officiellement depuis moins de six mois, fait figure de débutant avec ses 100 000 interactions enregistrées à ce jour. Mais il est loin d'avoir exprimé tout son potentiel et son passage en version 0.2 lui permet de faire un immense bond en avant. Sur le plan de l'ergonomie, sa nouvelle aptitude à la discussion – alors que, jusqu'à maintenant, il était seulement capable de répondre à des questions unitaires – est la plus visible.

Je préfère cependant m'intéresser à une autre évolution, touchant plus à ses facultés intrinsèques, qui rappelle d'anciennes tentatives – sans succès – d'introduire une dimension sociale dans la gestion de l'agent. En l'occurrence, Finn ne se contente plus d'expliquer le fonctionnement de l'application de Bunq ou d'extraire des informations plus ou moins élaborées à partir de l'analyse des transactions comptabilisées, il est également en mesure de conseiller des adresses pour toutes sortes de besoins.

Vous cherchez une salle de gym ou un restaurant à proximité de votre position ? L'assistant vous propose un lieu et vous fournit un plan afin de vous y rendre. Surtout, chaque client ayant la possibilité de commenter son expérience sur chacune de ses dépenses, les suggestions formulées s'appuient sur les avis des autres utilisateurs, soit dans un mode globalisé à la manière des plates-formes de type Yelp ou Trustpilot, soit en relayant la recommandation spécifique d'un proche, identifié.

Bunq – Finn 0.2

Voilà donc le retour de cette idée, maintes fois expérimentée au fil des générations d'innovateurs, de capitaliser sur la connaissance des lieux fréquentés par les clients de la banque dans le but de constituer une sorte de communauté dont les membres sont rapprochés, virtuellement, par leurs achats et leurs commerces préférés. Qu'est-ce qui pourrait transformer en réussite un concept qui n'a jamais vraiment pris auparavant ? Peut-être le cumul de plusieurs facteurs complémentaires : la proximité avec les clients, la connexion avec les contacts, la facilité d'échanger offerte par Finn…?

Comme toujours, le principe est séduisant mais sa concrétisation reste compliquée, car la banque n'offre pas spontanément le meilleur environnement pour développer une approche sociale. Il ne serait toutefois pas totalement illusoire de changer cette perception, à condition de s'en donner les moyens, par exemple en introduisant lors de chaque moment de paiement une option de partage instantané, ultra-simple et sans frictions (en se souvenant tout de même que d'autres acteurs ont essayé – et échoué – par le passé). Une autre opportunité à explorer pour l'assistant virtuel ?

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  • ChitChat, un WeChat pour l'Afrique
    Portant l'ambition de dépasser les quelques initiatives locales au succès retentissant – dont m-Pesa est certainement la plus représentative – et de défendre la souveraineté panafricaine, la FinTech Union54 déploie en Zambie ChitChat, qui fait penser au chinois WeChat, et promet son extension rapide au reste du continent.Quand tant de candidats à l'émulation ont essayé de commencer par l'un pour ensuite ajouter l'autre, la version beta de ChitChat inclut d'emblée les fonctions de communication,

ChitChat, un WeChat pour l'Afrique

Par : Patrice
26 mars 2024 à 21:30
ChitChat
Portant l'ambition de dépasser les quelques initiatives locales au succès retentissant – dont m-Pesa est certainement la plus représentative – et de défendre la souveraineté panafricaine, la FinTech Union54 déploie en Zambie ChitChat, qui fait penser au chinois WeChat, et promet son extension rapide au reste du continent.

Quand tant de candidats à l'émulation ont essayé de commencer par l'un pour ensuite ajouter l'autre, la version beta de ChitChat inclut d'emblée les fonctions de communication, par tchat (comme son nom l'indique) ou par appel vocal, et de paiements entre proches. Cette dernière permet, sans surprise, d'envoyer de l'argent à un correspondant par le seul intermédiaire de son numéro de téléphone.

Selon toute vraisemblance, le dispositif s'appuie sur un compte prépayé pour son volet financier. Il possède cependant la particularité d'être libellé en dollars américains. Cette sévère concession aux velléités de souveraineté est malheureusement indispensable afin d'envisager une portée transnationale. Les conversions en kwachas zambiens devraient toutefois être réalisées à des conditions avantageuses, sinon sans frais.

En dehors des échanges instantanés entre utilisateurs enregistrés, les possibilités d'utilisation de ChitChat ne sont pas très claires, notamment en ce qui concerne la sortie des fonds, sous quelque forme que ce soit (virement bancaire, espèces…). En revanche, dans ce registre précis comme de manière générale, les projets esquissés pour l'avenir sont nombreux… et suivent un schéma finalement classique.

Accueil ChitChat

D'abord, une carte Mastercard, virtuelle ou matérielle, pourra être attachée au compte, autorisant de la sorte les règlements dans les commerces physiques et en ligne. Elle s'accompagnerait d'un module de gestion de finances personnelles pour ceux qui en ferait leur instrument principal, prenant en charge analyse des dépenses, création de sous-comptes pour un pilotage fin, épargne automatique, paiement de factures…

Mais, à l'image des références chinoises, il est également question d'introduire la faculté pour les marchands et autres fournisseurs de services d'installer leur boutique au cœur de l'outil de messagerie, qui deviendrait de la sorte une « super app » telle qu'en rêvent tant d'acteurs. Là encore, l'originalité de la démarche est, à terme, de proposer automatiquement aux participants l'accès au marché africain global.

Enfin, Union54 (pour les 54 états africains, j'imagine) veut miser aussi sur les tendances et les besoins émergents susceptibles de capitaliser sur sa technologie. Elle a ainsi prévu de distribuer la solution sous forme d'API, offrant l'opportunité à n'importe quelle entreprise de développer sa propre déclinaison, sous sa marque, pour ses usage(r)s spécifiques. Une instance dédiée aux gouvernements et à leurs employés, avec toutes les règles de sécurité et de confidentialité requises, est déjà dans les cartons.

Si je suis généralement sceptique quant aux chances de succès des tentatives de « super app » en Europe ou en Amérique du Nord, l'expérimentation que constitue ChitChat se place dans un contexte radicalement différent, encore vierge, à ma connaissance, d'initiatives d'ampleur dans ce domaine. Incidemment, il restera à voir si les citoyens seront sensibles à la fibre africaniste brandie par ses fondateurs.

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  • L'obsession de la néo-banque sociale
    Tandis que le nouveau propriétaire du réseau social X rêve de transformer celui-ci en super-app (d'abord) financière, le fondateur de ce qui se nommait autrefois Twitter voit quant à lui l'avenir de son application de paiement dans la banque sociale… D'où vient un tel engouement pour une combinaison qui tâtonne depuis des années ?Revenu à la barre de Square, qui avait tendance à disperser ses efforts ces dernières années, et toujours à la tête de sa maison mère Block, Jack Dorsey élabore désorm

L'obsession de la néo-banque sociale

Par : Patrice
25 février 2024 à 21:30
Cash App
Tandis que le nouveau propriétaire du réseau social X rêve de transformer celui-ci en super-app (d'abord) financière, le fondateur de ce qui se nommait autrefois Twitter voit quant à lui l'avenir de son application de paiement dans la banque sociale… D'où vient un tel engouement pour une combinaison qui tâtonne depuis des années ?

Revenu à la barre de Square, qui avait tendance à disperser ses efforts ces dernières années, et toujours à la tête de sa maison mère Block, Jack Dorsey élabore désormais une stratégie de rationalisation… qui ne se contente pas, comme tant d'autres, de réductions d'effectifs. Une de ses priorités consiste en effet à rassembler tous les clients du groupe, particuliers et professionnels, autour d'une plate-forme bancaire unifiée, construite sur la base de Cash App, son outil d'échanges entre pairs.

Il est vrai que ce dernier a considérablement évolué au fil du temps. de l'idée d'envoyer de l'argent de la manière la plus simple possible puis décliné pour les règlements chez les commerçants et artisans équipés des solutions d'encaissement de Square, il s'est progressivement enrichi de multiples fonctions, depuis sa carte de débit jusqu'à ses offres de crédit à court terme et de paiement fractionné (via l'absorption d'Afterpay), en passant par son compte d'épargne, l'investissement en bourse…

Portée par l'ambition de développer un véritable concurrent des établissements traditionnels, qui vise à la placer à terme au sommet des fournisseurs préférés des ménages américains aux revenus inférieurs à 150 000 dollars (soit l'ensemble de la classe moyenne), la jeune pousse devrait prochainement introduire dans sa palette quelques services qui manquent encore à l'appel, dont notamment l'encaissement de chèques (en plus des espèces), le paiement des factures, les virements…

Cash App – Do More with your Money

Cependant, un des principaux chantiers engagés concerne l'enrôlement des professionnels utilisateurs de Square, qui bénéficient déjà, depuis 2021, d'une solution spécifique pour leur activité. L'hypothèse d'une fusion de cette dernière au sein de Cash App, qui prendrait de la sorte les allures de banque universelle couvrant les besoins des individus et des entrepreneurs constituant l'essentiel de sa clientèle, n'est pas mentionnée mais semblerait pourtant en ligne avec les objectifs d'optimisation.

Tout aussi mystérieuse est cette évocation d'une cible « sociale » dont ne sont suggérés aucun détail ni piste de concrétisation. S'agit-il simplement de maintenir les échanges entre personnes au centre de la plate-forme, de manière à stimuler une relation de proximité, à travers les interactions financières, entre les individus entre eux et, dorénavant, avec leurs marchands favoris incités à la rejoindre ? Ou bien des capacités additionnelles viendront-elles ultérieurement compléter le panorama ?

En tout état de cause, l'approche retenue est radicalement différente de celle qu'esquisse Elon Musk avec X et paraît beaucoup plus pragmatique et susceptible de réussir, au moins dans sa dimension bancaire. Toujours est-il que l'aspect social de l'équation reste un point d'interrogation quant à son potentiel. Aucune tentative du genre (Venmo en tête) n'a rencontré le succès sur ce territoire et il restera à voir si, au-delà des paiements P2P, les consommateurs adhèrent à d'autres opportunités.

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  • Le bien-être financier via une app de rencontre
    La situation financière constitue un facteur essentiel de bien-être des individus, hélas trop méconnu et négligé. Afin de remettre le sujet au premier plan, le « Neon Money Club » profitait ce mercredi de la Saint Valentin pour lancer une application de rencontre intégrant une composante de sensibilisation… pour le moins surprenante.Vous voyez Tinder ? Score fonctionne exactement de la même manière : vous décrivez votre profil, vous précisez les qualités que vous recherchez chez l'âme sœur et l

Le bien-être financier via une app de rencontre

Par : Patrice
16 février 2024 à 21:30
Neon Money Club
La situation financière constitue un facteur essentiel de bien-être des individus, hélas trop méconnu et négligé. Afin de remettre le sujet au premier plan, le « Neon Money Club » profitait ce mercredi de la Saint Valentin pour lancer une application de rencontre intégrant une composante de sensibilisation… pour le moins surprenante.

Vous voyez Tinder ? Score fonctionne exactement de la même manière : vous décrivez votre profil, vous précisez les qualités que vous recherchez chez l'âme sœur et les algorithmes vous proposent des correspondances potentielles, que vous acceptez ou refusez d'un glissement du doigt vers la droite ou vers la gauche. Une seule différence : lors de votre inscription, votre score de crédit est interrogé et vous n'êtes accepté que s'il est supérieur à 675 (c'est-à-dire d'un niveau relativement honorable).

Présenté autrement, la solution est réservée à une élite, non basée sur la fortune comme il en existe par ailleurs, mais assise sur des critères de responsabilité budgétaire. Qu'on se rassure toutefois (ce qui n'empêchera certes pas les accusations de discrimination), ceux qui sont exclus à l'entrée sont renvoyés vers un catalogue de ressources pédagogiques qui devraient leur permettre de parfaire leur éducation financière et vers un outil spécialisé dans l'amélioration de leur notation personnelle. Idéalement, il atteindront alors le palier d'admission et pourront re-postuler.

Score by Neon Money Club

Selon TechCrunch, le service ne sera disponible que pour une durée limitée (environ trois mois). Avec une telle approche relevant plutôt de l'opération de marketing, qu'il est incidemment difficile de prendre totalement au sérieux, l'objectif visé semble clairement être de l'ordre de la communication autour de la thématique du bien-être financier qui constitue le cœur de mission du « Neon Money Club ». Elle s'aligne de la sorte parfaitement avec sa vision de l'importance d'aborder les questions d'argent même là où elles semblent incongrues, en évitant leur côté traditionnellement ennuyeux.

Les moyens d'apprendre à maîtriser son budget et à se sentir en confiance dans sa relation avec ses comptes sont innombrables mais il est une certitude : des rappels réguliers au fil de la vie quotidienne, explicites ou, comme dans le cas de l'application Score, indirects, sont indispensables pour une bonne efficacité. Dans cette logique, leur insertion dans des domaines insolites, résolument inattendus, n'encourage peut-être pas l'action immédiate mais représente une excellente technique pour attirer l'attention !

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  • Le danger du conseil financier sur TikTok
    J'ai déjà évoqué dans ces colonnes le phénomène #FinTok – c'est-à-dire l'utilisation de TikTok, entre autres réseaux sociaux (YouTube est également concerné), comme source de conseils en gestion de finances personnelles. À l'occasion d'un article de C|Net Money, je m'attarderai cette fois sur les dangers inhérents à ces pratiques.Selon une étude, trois américains sur quatre de la Génération Z se fient aux plates-formes sociales – et TikTok figure en tête de liste – quand ils recherchent des inf

Le danger du conseil financier sur TikTok

Par : Patrice
9 février 2024 à 21:35
TikTok
J'ai déjà évoqué dans ces colonnes le phénomène #FinTok – c'est-à-dire l'utilisation de TikTok, entre autres réseaux sociaux (YouTube est également concerné), comme source de conseils en gestion de finances personnelles. À l'occasion d'un article de C|Net Money, je m'attarderai cette fois sur les dangers inhérents à ces pratiques.

Selon une étude, trois américains sur quatre de la Génération Z se fient aux plates-formes sociales – et TikTok figure en tête de liste – quand ils recherchent des informations ou de l'aide autour de problématiques budgétaires de la vie courante telles que l'épargne, les revenus passifs, l'investissement sur les marchés, la préparation de la retraite (oui, beaucoup y pensent tôt dans leur existence), la maîtrise de l'endettement… (dans l'ordre décroissant des priorités de leurs préoccupations).

Malheureusement, la nature du média et de ses algorithmes de recommandation fait que, en matière de finance, le meilleur côtoie le pire et que, par exemple, des interrogations à propos de réduction du solde de carte de crédit débouchent rapidement sur des vidéos suggérant des pratiques illicites ou promouvant des arnaques à l'enrichissement rapide. Dans le seul registre des transactions boursières, 63% des contenus partagés comporteraient ainsi des éléments trompeurs ou fallacieux.

Dans une telle situation, susceptible de ruiner des vies entières, l'article de C|Net Money tente classiquement de sensibiliser les jeunes aux risques auxquels ils s'exposent, à travers une petite série de « réflexes » de pondération et de protection à acquérir en vue de séparer le bon grain de l'ivraie et de s'assurer de la qualité des « influenceurs » dont ils écoutent et appliquent les préconisations. Le principe est similaire aux démarches pédagogiques de lutte contre l'infox en général sur les réseaux sociaux.

#FinTok

Or de la même manière que les organes de presse sont normalement les mieux placés pour combattre la désinformation, les banques sont certainement les plus à même de contrer les dérives qui affectent directement le porte-monnaie de leurs clients (et, incidemment, perturbent leur relation avec eux quand ils sont entraînés dans des aventures précaires). Outre la responsabilité naturelle de l'industrie dans l'éducation et l'accompagnement financiers des citoyens, la défense contre les charlatans et autres faux gourous constitue une seconde exhortation à s'impliquer dans ce domaine.

Bien sûr, quelques établissements (dont BBVA, sur une thématique particulière) installent leur propre présence sur TikTok afin de faire entendre leur voix, sans filtre. Cependant, les modes de consommation de cet outil et les habitudes de ses utilisateurs appellent probablement une approche différente. Peut-être faudrait-il plutôt engager des collaborations avec des personnalités reconnues par leurs pairs, sans empiéter sur leur liberté de création mais en garantissant la validité de leurs messages.

Quoi qu'il en soit, la ligne est claire : si des acteurs sérieux ne s'emparent pas promptement et sérieusement du conseil financier « opérationnel », les individus qui en ont plus que jamais besoin et, étonnamment, dans une certaine mesure, le demandent explicitement savent désormais où le dénicher. Hélas sans avoir pleine conscience des pièges qui les attendent, faute des connaissances de base… qu'il faudrait donc aussi leur inculquer en amont. Autant de chantiers à aborder de toute urgence !

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